Baby driver

Baby Driver : Affiche

de Edgar Wright

Jon Hamm, Kevin Spacey, Ansel Elgort, Lily James, Jamie Foxx,

2/5

Baby est accroc a son ipod et à la musique, est aussi chauffeur dans des braquages organiser par un certain Doc. Ce dernier organise les coups, engage les braqueurs et toujours baby, surdoué en conduite. Il doit en réalité payer sa dette  à Doc, à qui il a voler une voiture quand il était ado. Encore un dernier coup avant d’avoir réglé sa dette. Il espère alors prendre la route en compagnie de la fille qu’il aime, Déborah.

Baby Driver : Photo Jamie Foxx

J’avais le choix entre Ma cousine Rachel et Baby driver. Je n’ai pas choisi sagement! Vous l’avez compris avec son petit 2/5 je n’ai pas du tout aimé ce film.

Tout est mauvais, l’histoire, les rebondissements, le rythme, et l’acteur principal ne casse pas des briques.

Baby Driver : Photo Ansel Elgort, Kevin Spacey

Beaucoup d’invraisemblances et de clichés. Des braquages de banques et de bureaux de postes avec des masques de président ou d’acteur, des courses poursuites en voiture, la fameuse phrase “un dernier gros coup et je raccroche”…. Encore un gang de braqueur, un chef maffieux puissant et mystérieux, des braqueurs qui jouent les gros dures, le couple de braqueur avec la bimbo latino, le jeune héros qui a vécut un traumatisme dans sa jeunesse et qui rêve de prendre la route vers l’horizon. Qui de nos jours peut encore croire que prendre la route et rouler vers l’infini peut apporter le bonheur???

Baby Driver : Photo Eiza Gonzalez, Jon Hamm

Chaque personnage et chaque situation sont de vrais clichés, rien n’est originale ou complexe dans la personnalité des personnages, leurs gestes sont prévisibles, tout comme les rebondissements. La 2e moitié est looongue et interminable, avec des courses poursuites sans fin, des méchants à terre qui se relèvent cent fois avant de mourir enfin. La fin est naïve et à la limite du ridicule (notamment concernant le personnage de Baby).

Baby Driver : Photo Ansel Elgort, Lily James

Quant aux acteurs, on se demande comment Kevin Spacey a pu accepter un rôle aussi cliché et déjà vu, on se demande ce que fais Jon Hamm ici, Jamie Foxx est presque ridicule. On se demande comment un scénariste à pu encore aujourd’hui écrire un personnage comme celui de Déborah, la jeune et jolie blonde un peu naïve, amoureuse et prête à prendre la fuite avec un criminelle après un diner au resto, mouais. Reste Baby joué par un Ansel Elgort fade et sans relief.

Baby Driver : Photo Edgar Wright, Jamie Foxx, Kevin Spacey

Seule point intéressant du film, la course poursuite en ouverture du film, mais ça ne permet pas de faire tenir un film. Si vous voulez voir un film de voitures, de courses poursuites, de personnages au lourd passé, autant se refaire Drive. On aurait pu croire au bout d’un moment que le film est en fait à prendre au second degré et qu’il faut le prendre à la rigolade, mais Baby driver se prend trop au sérieux pour croire qu’il y a une seconde lecture. En plus j’ai trouvé le temps long sur la fin, j’étais bien contente d’en finir. Passez votre chemin.

Valerian et la cité aux mille planètes de Luc Besson

Valérian et la Cité des mille planètes : Affiche

de Luc Besson

3,5/5

Dane Dehaan, Cara Delevingne, Clive Owen, Kris Wu, Ethan Hawke

Au 28e siècle les agents Valerian et Laureline sont au service des humains et participent à des missions mandaté par la fédération humaine. Leur mission les mène sur la station Alpha, une station dont l’origine remonte à 1975. Après s’être étendue à toutes les civilisations humaines, la station a accueillie aussi les différentes espèces extraterrestres rencontrées au fil des siècles au point que la station devenue trop grosse, a pris son envol à travers la galaxie. Valerian et Laureline doivent découvrir quelle est l’énergie étrange qui semble se déployer au cœur de la station et qui menace son équilibre.

Valérian et la Cité des mille planètes : Photo

Avec Besson, c’est pas toujours le grand amour. J’ai été comme beaucoup très touché et assez marqué par le grand bleu, quand j’étais petite, et j’aime toujours revoir le film régulièrement. J’ai aussi beaucoup aimé Subway, Léon, Nikita et le cinquième élément. J’ai moins apprécié Jeanne d’Arc, pas du tout aimé Angel A ou Adele blanc sec et j’ai été assez déçue par Lucy malgré une idée de départ originale.

Valérian et la Cité des mille planètes : Photo Cara Delevingne

Pour ce qui est de Valerian je ne m’attendais pas à grand chose en y allant. J’avais entendu parler d’un film beau visuellement mais assez vide. Finalement, j’ai été plutôt séduite par le film. C’est sur que le point fort du film c’est les effets spéciaux, visuellement c’est donc très beau, très réussie.

Valérian et la Cité des mille planètes : Photo Clive Owen

Il y a aussi beaucoup d’originalité dans le film, notamment la scène du Big market ou encore la scène d’ouverture sur fond de la chanson Space oditty de Bowie, dans laquelle on voit comment la station Alpha est né, de 1975 jusqu’à la rencontre avec plusieurs espèces extraterrestres. Il y a un message écologique assez simpliste mais efficace et une critique sur l’humanité pas si négative finalement.

Valérian et la Cité des mille planètes : Photo Cara Delevingne, Clive Owen, Dane DeHaan, Kris Wu

Il y a de l’humour, de l’action, les scènes s’enfilent naturellement. Les personnages sont assez bien dessinés, même si Valerian a parfois des airs de James Bond (homme à femme, trop sur de lui, un brin macho, et la scène finale rappelle certaines fins de Bond). Laureline est une femme féminine et forte à la fois qui n’a pas besoin de son prince charmant pour lui sauver la mise, même si de la part de Besson, je m’attendais à un personnage féminin un peu plus fort que ça.

On peut voir Ethan Hawke en proxénète, Rihanna en prostituée, Clive Owen en générale. Il faut prendre Valerian comme un film de divertissement pure, pas de drame, pas trop de complexité. Il y a certaines choses très réussies, d’autre plus ordinaires, un casting sympa. Un divertissement plutôt réussi même si ce n’est pas le film de l’année.

 

Dunkerque de Christopher Nolan

Dunkerque : Affiche

de Christopher Nolan

4,5/5

Fionn Whitehead, Mark Rylance, Jack Lowden, Kenneth Brannagh, Tom Hardy, Harry Styles, Cillian Murphy, James D’Arcy

1940, l’armée britannique débarque sur les plages française pour repousser les allemands. Mais la défaite est lourde et les 400 000 soldats doivent être évacués d’urgence. Alors que l’armée française tiennent les allemands en arrière, les anglais ne disposent que de peu de temps pour quitter la France, mais ce n’est pas simple quand on est canarder en permanence par les allemands.

Dunkerque : Photo Fionn Whitehead

Avec Christopher Nolan c’est une histoire qui dure et qui tient la route. Je l’ai connu avec son premier long métrage, Memento, vu au cinéma, et depuis je ne rate pas un de ses films et je n’ai jamais été déçue. Insomnie, la trilogie des Batmans, Le prestige, Inception et Interstellar que je considère comme culte.

Dunkerque : Photo Kenneth Branagh

Bref, c’est sans hésitation que je me suis rendue au cinéma pour voir son dernier film. Dunkerque c’est un film de guerre pure et simple. Il y a les soldats qui attendent désespéramment d’être sauvés dans un ordre typiquement anglais, il y a le commandant de la royal navy qui espère pouvoir évacuer ses hommes, il y a les deux pilotes de la RAF qui survole la manche, il y a aussi un civil qui répond comme beaucoup d’autre civils, à l’appel lancé par l’armée à tous ceux qui possèdent un bateau, d’aller aider à l’évacuation des soldats coincés en France.

Dunkerque : Photo

Nolan divise son film en 3 niveaux, il y a la plage avec le soldat, le ciel avec les deux pilotes, et la mer avec le père de famille qui décide de répondre à l’appel et de se rendre à Dunkerque. Mais les 3 niveaux ne se déroulent pas en même temps. 3 points dans le temps différents, avec des croisements entre les trois. C’est fait de manière originale, fluide, clair, ça donne une certaine profondeur à la narration.

Dunkerque : Photo Aneurin Barnard, Fionn Whitehead, Harry Styles

J’ai adoré Dunkerque, rien n’est idéalisé. Tommy le soldat isolé, qui tente tout pour embarquer sans devoir attendre docilement son tour. Nolan nous fait vraiment ressentir le sentiment d’emprisonnement de Tommy, qui se sent coincé, acculé sur cette plage, sans possibilité de quitter ce lieu. Le nombre de tentative avortée est affolant, on ressent le désespoir du personnage, sa peur. Les scènes de naufrage sont vraiment très réussies, avec cet impression de perte de repère, d’absence de gravité, quand un bateau sombre, les personnes ne savent plus ou est le haut, le bas, la gravité semble changer de lois. On ressent parfaitement la perturbation des soldats.

Dunkerque : Photo Tom Hardy

Mais ce que j’ai trouvé de plus réussi encore ce sont les scènes en vol. Les combats aériens sont vraiment sublimes, on a parfois l’impression de voir la scène depuis le cockpit de l’avion, il y a un coté réaliste assez effrayant.

Dunkerque : Photo James d'Arcy, Kenneth Branagh

Visuellement c’est très réussie et encore une fois, Nolan sublime ses images, les émotions par la musique toujours juste de Hans Zimmer, qui joue un rôle important. On sent la tension dès la première minute, et la tension ne retombe jamais. Durant 1h45, on ne peut qu’avoir les yeux grands ouverts, écarquillés, sans jamais décrocher une seule fois. Quant aux acteurs ils sont tous très très bons. Il y a certaines scènes plus intimes qui sont très réussies, comme les soldats joués par Harry Styles et Fionn Whitehead assis sur le sable de Dunkerque, sans plus trop d’espoir d’échapper à cette plage maudite, et qui regarde un de leur camarade se jeter dans la mer par désespoir.

Dunkerque : Photo Fionn Whitehead

Les soldats ne sont pas montrés comme des figures héroïques, mais comme de simples hommes traumatisés, qui tentent de garder quelques valeurs dans la débâcle de la fuite et le désir de survivre quoi qu’il en coute. Il y a aussi le commandant de la navy joué par Kenneth Brannagh, debout sur la jeté de Dunkerque, qui donne l’impression d’être le capitaine d’un navire en perdition et qui décide d’attendre que tous ses hommes soient sauvé avant de se sauver lui même. La scène d’atterrissage du capitaine Farrier joué par l’excellent Tom Hardy sur la plage de Dunkerque est un beau moment de cinéma également, après plusieurs minutes de vol plané au dessus de la plage.

Dunkerque : Photo Fionn Whitehead

Un excellent film sur un épisode de la seconde guerre mondiale que je ne connaissais pas. Une mise en scène vraiment bluffante et des acteurs très bons. A ne pas rater donc, probablement l’un des meilleurs films de l’année.

 

Dernières séances: Song to song – Le Caire confidentiel

Song To Song : Affiche

Song to song

de Terrence Malick

Ryan Gosling, Rooney Mara , Micheal Fassbender, Nathalie Portman, Holly Hunter, Cate Blanchett

4/5

Cook, un chanteur de rock célèbre, entretient une relation étrange avec Faye, une musicienne qui cherche à percer sur la scène musicale d’Austin. A une soirée, elle fait la rencontre de BV, un musicien très talentueux qui vient de sympathiser avec Cook. Bv a un bon espoir de percer grâce à l’influence de Cook. Il tombe très amoureux de Faye. De son coté, Cook dont la célébrité le rend arrogant, séduit une jeune et jolie serveuse. Après une courte relation, il l’a demande en mariage.

Song To Song : Photo Michael Fassbender, Rooney Mara, Ryan Gosling

Avec Terrence Malick, on ne sait jamais trop à quoi s’attendre. Après 4 premiers films excellents devenus cultes, dont la ligne rouge que je considère comme l’un (si ce n’est pas LE) de mes films préférés, les choses se sont un peu corsées avec lui. Beaucoup de scènes contemplatives, beaucoup d’introspection, beaucoup d’envolées lyriques et de belles scènes visuelles, au détriment d’une intrigue, d’une histoire. C’était le cas avec Tree of life, dont  l’histoire semblait forte et intéressante, mais gâchées par des scènes inutiles (celles avec Sean Penn) ou des envolées hors sujet (comme le trop long interlude sur la création de l’univers). Avec Tree of life, j’ai l’impression qu’on n’est pas passé loin d’un grand film et c’est dommage. Pour To the wonder, les choses sont pires, puisqu’ici il n’y a quasiment pas d’histoire, c’est plat et on s’ennuie assez.

Song To Song : Photo Patti Smith, Rooney Mara

Avec Terrence Malick, quand on voit un film, on a l’impression qu’il se fait surtout plaisir à lui même, si il a envie de filmer tel ou tel truc, tel ou tel sujet et tant pis si ça ne cadre pas avec l’histoire qu’il raconte.

Avec Song to song, j’ai été agréablement surprise finalement. Ici aussi Malick fait dans les envolées lyriques, dans les moments contemplatifs, là aussi il se fait plaisir à filmer tel instant, tel sujet, telle actrice, telle lumière. Mais contrairement à To the wonder ici il y a une histoire et des personnages intéressants. Il n’y a pas énormément de dialogues, c’est surtout les voix off des personnages qu’on entend. Il avait l’habitude de faire ça aussi dans ces autres films, mais les dialogues étaient majoritaires. Ici il y a des dialogues mais ça reste moins présent que les pensées intérieures des personnages.

Song To Song : Photo Rooney Mara, Ryan Gosling

Car BV, Faye, Cook et Rhonda font beaucoup d’introspection personnelle. Le film raconte leurs états d’âme, leurs doutes. Song to song parle très joliment du sens de la vie, de ce que l’on croit vouloir et de ce que l’on veut vraiment, comment les personnages le découvre. BV et Faye tentent de percer dans la musique. Faye est un être qui doute beaucoup d’elle même, de son talent et même de ses envies. Son histoire d’amour avec BV est très belle, Rooney Mara et Ryan Gosling forment un couple beau, uni.

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Cook, lui s’est perdu dans la célébrité. Trop d’assurance, trop d’arrogance. Il se voit et se veut libre, heureux, cool et très généreux, mais en réalité, il est gâté, capricieux, égoïste et joue de sa célébrité pour avoir et dominer. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Rhonda joué par Nathalie Portman. Elle aussi est perdue au début du film et se perd encore plus finalement au contact de Cook. L’argent ne résout pas tous les problèmes.

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Bien sur c’est un film réalisé par Terrence Malick donc c’est visuellement encore très réussie. Je pense que personne ne dépasse ou n’égale le talent qu’à Malick pour filmer la lumière, les décors, les gens. C’est toujours visuellement aussi beau. Un film et des personnages très intéressants, une réflexion sur la vie qui tient le spectateur. Finalement on ne s’ennuie pas du tout durant les deux heures, comme je le craignais, on est emporté par ses personnages qui évoluent dans le monde du rock et de la scène musicale, des festivals de musique et des studios d’enregistrement. Pour ma part, j’ai eu très envie de voir ce qu’il adviendrait de cette brochette de personnages.

Le Caire confidentiel

Le Caire Confidentiel : Affiche

de Tarek Saleh

Fares Fares, Mari Malek, Yasser Ali Maher, Mohamed Yousri, Slimane Dazi, Hichem Yacoubi

4/5

Au Caire, quelques semaines avant la révolution de 2011, une chanteuse est retrouvée morte, assassinée dans sa chambre d’hôtel. Noureddine Mostefa, un inspecteur de police, est chargé d’enquêter. Très vite, il découvre que la jeune femme était la maitresse d’un député et homme d’affaire très en vue. L’homme en question aurai quitté l’hôtel peu de temps avant la mort de la jeune femme. Il découvre aussi que Salwa, une femme de ménage, a été témoin du meurtre et a vu le visage du meurtrier.

Le Caire Confidentiel : Photo Fares Fares

Le Caire Confidentiel : Photo Fares Fares

J’en avais beaucoup entendu parlé de ce film et j’avais très envie de le voir. Le Caire confidentiel c’est plus qu’un simple film policier avec enquête, meurtre, assassin et indice. C’est un film social, historique, politique, policier, et aussi un portrait de flic, celui de Noureddine. Son personnage, malgré ses défauts, est très intéressant à suivre et attachant.

Le Caire Confidentiel : Photo Fares Fares

Le Caire Confidentiel : Photo Mari Malek

Le Caire confidentiel, c’est une enquête dont la résolution judiciaire est rendue impossible par la corruption de la police, sur fond de révolution que les policiers ne voient absolument pas venir. Il y a quelques touches d’humour, c’est très bien filmé, l’histoire est très bien ficelée, et les touches de politique et de social (corruption, situation des émigrés clandestins) sont très bien amenées et intégrées au récit. Le tout joué par d’excellents acteurs, à commencé par Fares Fares qui joue l’inspecteur Noureddine (que j’avais vu dans le très drôle Cops) et Mari Malek qui joue Salwa. A voir.

 

Dernières séances: Creepy – It comes at night – Le grand méchant renard

Creepy : Affiche

de Kiyoshi Kurosawa

Hidetoshi Nishijima, Yuko Takeushi, Teruyuki Kagawa

3.5/5

Takakura est lieutenant de police spécialisé dans le profilage et la psychologie des tueurs. Après un interrogatoire qui tourne mal, Takakura démissionne de la police. Il devient professeur à l ‘université et s’installe dans une nouvelle maison avec sa femme. Tandis que cette dernière essaye désespéramment de sympathiser avec des voisins récalcitrants, Takakura est contacté par un ancien collègue qui aimerait avoir son aide pour enquêter sur une affaire non résolue: la disparition d’une famille il y a 6 ans.

Creepy : Photo Hidetoshi Nishijima, Masahiro Higashide

Du même réalisateur, j’avais déjà vu Tokyo sonata que j’avais adoré, et Real qui ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. Creepy tient plus du thriller policier. Un voisin étrange, une enquête policière glauque, quelques scènes bien glauques, un ancien flic qui retombe dans ses vieux travers, des mystères à élucider, une épouse un peu trop curieuse.

Creepy : Photo

Il y a certaines scènes qui rappellent le Silence des agneaux, les acteurs sont très bien et le réalisateur a su donner une atmosphère flippante à son film qui porte vraiment très bien son nom du coup. Quand on découvre l’envers du décor, on tombe dans l’horreur absolue.

Creepy : Photo

Dommage qu’il y ait quelques rebondissements qui ne m’ont pas convaincu, manquant de crédibilité (le chef de la police qui doit bien avoir 60 ans et qui se précipite chez un tueur psychopathe, qu’il est bien conscient que l’homme est très dangereux, et qui ne prend même pas la peine d’emmener avec lui quelques hommes histoire d’assurer ses arrières). Un film tout de même bien prenant malgré quelques petites erreurs et quelques petites longueurs.

It Comes At Night : Affiche

It comes at night

de Trey Edward Schults

Joel Edgerton, Christopher Abbott, Carmen Ejogo, Kelvin Harrison jr, Riley Keough

3.5/5

Paul, Sarah et Travis leur fils, vivent en reclus dans une maison de campagne cachée au fond des bois. Ils s’y sont réfugiés après qu’une épidémie mystérieuse ait ravagé le monde. Coupe du monde extérieur, la famille ne sait rien sur la maladie, l’origine ou l’état des populations. Ils savent reconnaitre les premiers symptomes et savent se préserver en cas de contact. Ils doivent faire attention aux vivres, au renouvellements d’énergies, et le soir personne n’est autorisé à sortir de la maison, barricadée de l’intérieure. Un jour, Paul découvre Will un survivant. Passé une quarantaine de quelques heures pour être sur qu’il n’est pas contaminé, Will demande l’aide de Paul pour aller chercher sa femme et leur fils cachés dans une cabane à 20 kilomètres de là. Paul prend le risque de parcourir les quelques kilomètres et les ramène. Les deux familles cohabitent donc sous un même toit. L’organisation est revu pour les tâches ménagères, le partage des vivres…

It Comes At Night : Photo Christopher Abbott, Joel Edgerton, Kelvin Harrison Jr., Riley Keough

Je m’attendais presque à un film de zombie mais ce n’est pas le cas. L’épidémie qui a touchée l’humanité est une maladie brutale, dont les symptomes apparaissent vite. La contagion est très virulente, un simple contact suffit. Le film nous raconte la vie isolée de cette famille, des parents  et de leur fils Travis qui est presque adulte et doit désormais prendre ses responsabilité. Le film est dure des le départ puisque les premières scènes sont celle de la mise à mort et de l’enterrement du grand père, le père de la femme. Infecté on ne sait comment, le grand père à vite développer des symptomes. La famille décide donc de l’abattre, de mettre le feu au cadavre avant de l’enterrer.

It Comes At Night : Photo Joel Edgerton, Kelvin Harrison Jr.

En réalité, sous des aspects de film catastrophe, le films nous parle surtout des hommes, de leurs réactions, de leur nature. L’instinct de survie plus fort que toutes valeurs morales, la suspicion, le manque de communication et de confiance. Entre les deux familles les choses dégénèrent très vite et quand les choses ne vont plus comme on leu voudrait les défauts de l’humanité ressortent vite, même chez les personnes les plus civilisées. La mère dira à son fils “tu ne sais pas ce dont sont capables les gens désespérés”. Avec un minimum de communication, les choses n’auraient peut être pas autant dégénérées que ce qui s’est passé dans le film. L’instinct de survie et la loi du plus fort s’imposent.

It Comes At Night : Photo Joel Edgerton

La fin est dure, sans pitié et sans espoir et sans explication sur ce qui peut se passer en dehors de cette maison perdue au fond des bois. Un huis clos glauque et claustrophobe, dans une once d’espoir servi par d’excellents acteurs. A ne pas voir en cas de déprime!

Le Grand Méchant Renard et autres contes : Affiche

Le grand méchant renard et autres contes

de Benjamin Renner, Patrick Imbert

4/5

A la campagne, dans une ferme, un cochon, un lapin et un canard décide de faire la livraison d’un bébé après que la cigogne se soit fait mal aux ailes. Un renard qui en a marre d’avoir faim et qui ne fais pas le poids face aux poules décident de suivre le conseil du loup et d’enlever les œufs de la poule. Quand les poussins seront nés et auront engraissés il pourra les manger dans sa tanière…

Le Grand Méchant Renard et autres contes : Photo

Le Grand Méchant Renard et autres contes : Photo

Trois petites histoires toutes réussies. J’avais adoré le long métrage précédent, Ernest et Célestine. Ici on retrouve les dessins épurés, poétiques, de véritables dessins. C’est beau, c’est coloré, c’est doux pour les yeux. Les histoires sont toutes les trois très bien racontées; j’ai adoré l’histoire du cochon sérieux et du lapin et canard crétins qui tentent de livrer le bébé à la place de la cigogne. J’ai aussi adoré la 3e histoire autour de noël, de l’existence du père noël, c’est drôle, mignon. Mais ma chouchou reste la seconde histoire, celle du renard qui kidnappe des œufs de poules pour pouvoir manger les poussins quand ils seront assez grand. Mais le soucis c’est que les poussins pensent que le renard est leur mère et qu’ils sont eux même des renards. C’est très drôle!

Le Grand Méchant Renard et autres contes : Photo

Le Grand Méchant Renard et autres contes : Photo

On passe une excellent moment avec ces animaux, on rigole plus d’une fois, c’est loin d’être un simple dessin animé pour tout petit, les adultes y trouveront leur compte ( avec un clin d’œil à Totoro en passant). A ne pas manquer quelque soit votre age.

 

 

Conspiracy de Micheal Apted

Conspiracy : Affiche

De Micheal Apted

Noomi Rapace, Micheal Douglas, Orlando Bloom, Toni Collette, John Malkovitch

1,5/5

Alice Racine, interrogatrice pour la CIA, s’est retirée du terrain après un échec professionnel. Elle travaille à Londres sous couverture dans un service d’aide social pour le compte du MI-5, afin de repérer de potentielle menace. Elle est approchée par la CIA pour interroger d’urgence un potentiel terroriste qui a des liens dans une organisation importante qui menace d’attaquer sous peu. Mais Alice découvre que ces agents de la CIA ne sont pas ce qu’ils prétendent être.

Conspiracy : Photo Noomi Rapace

La programmation cette semaine n’est pas folichonne, du coup je me suis rabattue sur Conspiracy en pensant aller voir un film d’espionnage avec un peu d’action, un film correcte histoire de passer l’après midi.

Conspiracy : Photo Aymen Hamdouchi, Orlando Bloom

Je crois que je tiens la le plus mauvais film de l’année, ça va être dure de faire pire! y’a tellement de défaut que je ne sais pas par quoi commencer!

L’histoire est ridicule, bourrée de cliché et de choses vues revues et rerevues. Zéro originalité, zéro crédibilité. Le ou les scénaristes ne se sont pas cassés la tête. Une menace terroriste saupoudrée de guéguerre entre service secret anglais et américain, avec quelques grammes de trahisons et de complots. Les rebondissements sont dignes des Mystères de l’amour. Qui a crut au personnage de Micheal Douglas? personne je pense. Le coup de se faire tirer dessus hors caméra et de faire croire aux spectateurs qu’il est mort, un effet de manche digne des téléfilm des années 90.

Conspiracy : Photo Noomi Rapace, Toni Collette

Le personnage d’Orlando Bloom est encore moins crédible et les rebondissements autour de ce personnage encore plus ridicules.

Noomi Rapace est au mieux correct, au pire mauvaise selon les scènes. On a du mal à croire aux scènes de combat parfois, elle n’est vraiment pas crédible dans le rôle d’une femme d’action qui frappe et qui tire. Certaines scènes sont même risibles. Notamment la scène dans laquelle Alice Rapace est contactée dans le bus par un superviseur de la CIA avec un journal sur lequel est écrit un numéro au stylo, tout ça pour recevoir un sms avec un lieux de rencontre, tout ça pour retrouver le même gars 15 minutes plus tard… ou encore  la scène dans laquelle la CIA présente avec de gros sabots le passif de l’héroïne, pour nous brosser un portrait de guerrière qui en a vue d’autre.

Conspiracy : Photo John Malkovich

En bref, un scénario mauvais, des rebondissements ridicules, ringards, un manque totale de crédibilité, et des acteurs qui font le minimum syndicale et ça se voit, de Noomi Rapace, à John Malkovitch en passant par Orlando Bloom et Micheal Douglas, franchement tous plutôt mauvais. Le film en devient comique malgré lui, alors ne perdez pas votre temps à moins de le regarder au centième degré.

Life de Daniel Espinosa

Life - Origine Inconnue : Affiche

de Daniel Espinosa

Jake Gyllenhaal, Rebecca Fergusson, Olga Dihovisnaya Ryan Reynolds, Hiroyuki Sanada

3/5

Dans la station spatiale internationale c’est l’effervescence. La sonde revenant de mars avec à son bord des échantillons de sol est réceptionnée par l’équipe d’astronautes. Les échantillons pourraient contenir des traces de vie extraterrestre. Hugh Derry est le spécialiste chargé d’étudier les échantillons. Il découvre alors une cellule endormie mais toujours vivante, qui après avoir reçut les bons stimuli, se met à se développer. Sur Terre comme sur la station l’excitation est à son comble. Après plusieurs semaines, la cellule grandit de plus en plus, mais un accident dans le labo met fin brutalement à l’évolution de cette vie. Hugh Derry essaye de la ranimer avec des mini électrochoc. La créature se réveille et se met à attaquer Hugh. La créature est encore petite mais très puissante et surtout intelligente, elle tente par tout les moyens de sortir du labo.

Life - Origine Inconnue : Photo Hiroyuki Sanada, Olga Dihovichnaya

Life - Origine Inconnue : Photo Jake Gyllenhaal

Bon ben voilà un scénario qui fait fortement penser à Alien. Ici rien de nouveau, rien d’originale, une bande d’astronautes, tous des gens très intelligents, enfermés sur la station spatiale, en compagnie d’une cellule alien minuscule devenue de plus en plus grande, et qui attaque tous ce qui bouge. En peu de temps, la cellule devient agressive et surtout très intelligente, peut être un peu trop. La créature résiste au feu, elle résiste au froid, au vide et à l’absence d’oxygène de l’espace quand elle se retrouve à l’extérieur de la station, elle déjoue tout les tours des humains, résiste à tout, est plus maligne que tout le monde. Bon que la créature soit résistante et maligne, d’accord, mais qu’elle résiste au froid de l’espace et à son manque d’oxygène pour un temps assez long c’est un peu trop.

Life - Origine Inconnue : Photo Rebecca Ferguson

Alors bien sur on retrouve tout les rouages qui sont habituels à ce genre de film, le huis clos, les astronautes qui se font butés un à un par la créature, la palme du dégueulasse revenant au pauvre Ryan Reynolds. Les habituels plans pour essayer de tuer la créature, les habituels problèmes en tout genre, les habituels sacrifices héroïques pour sauver le plus grand nombre. La fin ne surprend même pas, avec le mélange dans les capsules de sauvetage, je m’attendais à la confusion entre les deux et à la catastrophe provoquée. Et puis j’ai trouvé assez naïf que ces professionnels fassent joujou avec une entité biologique extraterrestre inconnue sans qu’il y ai le moindre protocole d’auto destruction de la cellule étudiée. Bref, de bons acteurs, un film bien fait dans son genre, mais qui ne restera pas dans les mémoires je pense.