Dernières lectures: fantasy, mangas, policiers…

Je n’ai pas parlé de mes lectures depuis belle lurette sur ce blog, voici une première partie sur mes lectures de ces derniers mois. Beaucoup d’urban fantasy, de mangas et de BD, des lectures plutôt légères et divertissantes…

4.5/5

Ce manga seinen (pour adultes) raconte le quotidien d’un petit boui boui qui n’ouvre que entre minuit et l’aube. Elle ne propose qu’un seul plat au menu mais le propriétaire peut vous cuisiner “tous ce que vous souhaitez du moment que j’ai les ingrédients pour le faire”. On y rencontre des artistes, des gens qui travaillent de nuit, des yakusas, des insomniaques…chacun y raconte un bout de sa vie, certaines personnes rencontrent leur moitié ou leur nouveau meilleur ami, tous le monde commande le plat qui lui fait envie et parfois ils découvrent de nouvelles saveurs en regardant ce que le voisin de comptoir mange.

J’avais repéré ce manga il y a un bout de temps mais j’ai jamais été plus loin. C’est l’ami d’une amie qui en a dit le plus grand bien et m’a donc convaincu de le lire et j’ai adoré! On suit le quotidien de ce restaurateur qui cuisine devant ces clients, en fonction des envies des uns et des autres. Une stripteaseuse cœur d’artichaut, un yakuza sympathique, un gérant de boite de nuit, une voisine obèse qui n’arrive jamais à mener à bien un régime, une star de la chanson, une catcheuse etc etc.

c’est souvent drôle, le temps passe, les relations entre les clients se font et parfois se défont, certains passent tous les soirs, puis silence radio pendant des mois. Et puis tous ces plats japonais qui donnent envie de se lancer dans la cuisine nippone ou d’aller se commander un des plats. Le manga est découpé en plusieurs histoires indépendantes mais dont certains personnages reviennent régulièrement, soit pour être le personnage principale de l’histoire, soit en arrière plan. Le tome 2 est déjà en cours de lecture.

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de Agatha Christie

4/5

A Londres dans les années 40, la famille Leonides, d’origine grecque, vivent tous dans la même grande maison familiale un peu biscornue. Le patriarche, Aristide, y vit avec sa seconde épouse, ses enfants, leurs conjoints, et leurs enfants respectifs, chacun ayant transformé une aile de la maison en appartement autonome. L’une de ses petites filles Sophia, a travaillé à l’étranger et y a rencontré Charles, qui souhaite l’épouser. De retour en Angleterre, Charles n’a pas perdu son envie de mariage et part rencontrer la famille de Sophia. Mais Aristide est retrouvé mort, empoisonné par une trop grande dose de médicament. La police est persuadée qu’il s’agit d’un meurtre et très vite on en conclut que seul un membre de la famille a pu agir. Sophia estime que tant que la vérité n’aura pas été établit concernant la mort de son grand père, elle ne pourra épouser Charles. Ce dernier se met donc a enquêter de son coté.

Il parait que c’est le roman qu’Agatha Christie a préféré écrire. L’enquête est intéressante à suivre, on découvre la personnalité des différents membres de la famille Leonides: la pulpeuse et naïve Brenda la seconde épouse de Aristide, Philip le fils ainé d’Aristide, froid et réservé, Roger le frère cadet, émotif et dépendant, sa femme, une scientifique au sang froid imposant, Magda, actrice de théâtre qui en fait trop, Edith, la sœur de la première madame Leonides qui est restée auprès de son beau frère pour s’occuper des enfants après la mort de sa sœur. Et enfin les deux enfants de Philip et Magda, Eustache et Joséphine. Cette dernière, malgré son jeune âge (12 ans) semble en savoir long sur les secrets de la famille et Charles tentera de devenir son confident.

La fin sans rien révéler, est surprenante! je ne m’y attendais pas. Une adaptation cinéma qui date de 2017 existe avec Max Irons, Gillian Anderson, Christina Hendricks, et Glen Close. Je ne sais pas ce qu’elle vaut mais je suis très curieuse de la voir.

Rick and Morty, T1

3.5/5

Pour ceux qui ne connaissent pas le dessin animé, l’histoire est celle de Rick, un scientifique de génie, qui a su inventé un moyen de voyager à travers les galaxies. Durant des années, Rick a disparu, parti à la découverte de l’univers sans penser à la famille qu’il laissait derrière lui, notamment sa fille Beth. Devenue à son tour maman de deux ados et mariée à un homme faible, elle retrouve un jour son père qui débarque comme si de rien. Rick fait donc la connaissance de ses petits enfants et se prend d’amitié pour Morty, le petit dernier qui vient de débuter son adolescence, qui est frêle, peu sur de lui, un élève moyen voir médiocre. Rick décide alors d’emmener Morty dans ses voyages intergalactiques.

On retrouve l’humour décalé, les personnages barrés, les histoires et décors farfelues. Beth la mère de famille vétérinaire, le mari un peu idiot, faible, peureux et lâche, la grande sœur, grande gueule et téméraire, et Morty. Moi qui adore le dessin animé, je ne pensais pas aimé la BD et bien si c’est tout aussi bien que la version animé et ça fait plaisir de retrouver les personnages entre deux saisons.

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La dernière heure se passe probablement de nos jours au Japon, dans une réalité alternative. Le Japon est en guerre, mais les jeunes lycéens d’un coin paumé d’une ile éloignée des combats ne savent même pas contre qui leur pays se bat. Dans leur coin de paradis, les ado se sentent loin des problèmes de la guerre, ils espèrent au fond que tout se termine bientôt. Mais un jour leur professeur leur annonce que le gouvernement a décidé d’enrôler de force certains lycéens sur le front. Chaque lycée doit contribuer à l’effort de guerre: un élève sera chaque jour désigné au hasard pour se rendre sur le champ de bataille de l’autre coté de la mer, durant la dernière heure de cours, entre 16 et 17h. Le tirage au sort exclu cependant deux étudiants, un garçon et une fille, amis d’enfance. Pourquoi sont ils exemptés d’office? personne ne le sait et les adultes ne veulent pas en parler…

J’ai été attiré par ce manga, par l’histoire mais aussi parce que cette série ne contient que 5 volumes, je n’ai pas la patience de me lancer dans un manga aux nombres de tomes indéterminés.

Tout est assez mystérieux ici. On suit le quotidien des habitants d’une ile isolée, loin des conflits. Leur pays est en guerre, mais aucun habitant de l’ile n’a l’air de savoir qui est l’ennemi, quelle est la situation, pourquoi on en est arrivé là. Le manga nous raconte l’histoire du point de vue des ado, alors même si les adultes savent quelque chose le lecteur ne sais pas grand chose à la fin de ce premier tome. Les seuls éléments qui viennent perturbés le quotidien banal de l’ile, c’est le rationnement alimentaire et l’arrivée dans le lycée d’une ado qui était scolarisée sur le continent et qui a été témoin de certaines atrocités liées à la guerre.

Le tirage au sort quotidien pour désigner un élève dans le but de l’envoyer au front est assez glaçant. Ces ado qui ne sont pas encore des adultes et qui doivent partir comme ça, pour un lieu qu’ils ne connaissent pas, combattre des ennemis dont ils ne savent même pas la nature, sans savoir s’ils reviendront vivant le soir même. J’ai beaucoup aimé ce premier tome, les personnages, les passages qui nous parlent du quotidien banal dans lesquels l’héroïne essayent de préparer des repas dignes de ce nom avec le peu d’aliments disponibles, et les passages qui nous parlent des tirages au sort, du départ des étudiants, de l’attente de leurs camarades qui espèrent leur retour. A suivre.

Tokyo Alien Bros, Tome 1 :

L’histoire d’un extraterrestre débarquée sur terre pour étudier les humains. A Tokyo, sous la forme d’un jeune adulte, l’alien semble plutôt procrastiner qu’autre chose, passant ses journées à en faire le moins possible. Il reçoit alors la visite de son grand frère, venu inspecter son travail et estimer si l’étude de la terre et de ses habitants servent à quelque chose.

Ce qui m’a attiré, c’est d’abord l’histoire qui me rappelle un peu celle de Niea under seven, un manga animé que j’aimais bien. Ce qui m’attirait aussi c’est le coté un peu déjanté que laissais sous entendre l’histoire. Au final je suis un peu déçue par ce premier tome. Un frère qui a l’air trop léger, un autre qui semble trop sérieux et un fil conducteur qui laisse penser que le plus léger des deux n’est pas celui qu’on pense. Ce 1er tome reste agréable à lire, mais finalement j’ai un sentiment de déjà vu/lu avec ce manga et ces personnages, je ne pense pas continuer.

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de Helen Harper

Tome 1 et 2

3/5

A Oxford, le monde connait depuis toujours l’existence des sorciers et sorcières et sont intégrés à la société. La grande majorité d’entre eux souhaitent tous intégrer l’Ordre, organisation qui gère la formation et la carrière des sorciers, certains deviennent des enquêteurs, d’autre des chercheurs, d’autres des scientifiques qui tentent d’œuvrer pour le bien de l’humanité. Ivy Wilde elle, ne fait pas partie de l’ordre et ne désir pas en faire partie. Autrefois, après un an passé en formation pour intégrer l’ordre, elle fut renvoyée pour tricherie et manipulation. En réalité Ivy a été victime d’un autre élève. Depuis Ivy a tourné le dos à l’ordre et elle est devenue chauffeur de taxi. Et ça lui va très bien, elle est son propre patron, rentre quand elle a fait la recette du jour et peut passer autant de temps que possible à exercer son activité préférée, à savoir se prélasser dans son canapé à regarder sa série télé préférée en compagnie de son familier, un chat. Mais un quiproquo et un malentendu l’oblige à s’allier à un sorcier puissant de l’ordre le temps d’une enquête pour vol.

J’ai été emballée par le premier tome. Ivy est une sorcière très attachante, qui ne se prend pas au sérieux. Elle a du surmonter son renvoi injuste de l’Ordre à cause d’un camarade sans scrupule et arriviste. Ivy adore sa vie de feignante, elle regarde sa série préférée, se prélasse dans son canapé. C’est aussi une sorcière très puissante, puisqu’elle a réussi à donner la parole à son chat mais à son grand regret, puisque ce dernier ne sait dire que “faim”, “manger”, “caresse connasse”!

il y a beaucoup d’humour. Sa rencontre forcée avec le sorcier Winter est assez drôle puisque leurs caractères sont diamétralement opposés. Ivy est feignante, partisan du moindre effort, adore toute activité qui permet de se détendre, alors que Winter est travailleur, sportif, ne sait pas rester sans rien faire et ne pense qu’à son boulot. Leur duo est plutôt sympa. J’ai également lu le deuxième tome. J’ai bien apprécié l’intrigue qui nous emmène sur le tournage de la série favorite d’Ivy, une téléréalité sur la magie. On retrouve les personnages du premier tome, l’humour toujours présent, une enquête. Ivy Wilde n’est pas une lecture qui restera inoubliable, mais ça détend, ça fait sourire, et le personnage principale est sympathique.

 

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de T.A. White

4/5

Dans un futur plus que lointain, les hommes vivent dans toute la galaxie et les races extraterrestres sont nombreuses. Kira Forrest est une “salvager”. En compagnie de son meilleur ami, une sorte d’intelligence artificielle qui l’accompagne partout, Kira arraisonne les vaisseaux de guerre en perditions et abandonnés afin de récupérer des pièces très recherchées ou parfois des renseignements conservés dans les ordinateurs de bord pour les revendre. Beaucoup de risque et pas souvent de jackpot, mais pour Kira qui fut autrefois une héroïne de guerre, rien ne lui parait bien dangereux. Une panne sur son vaisseau l’oblige à s’arrêter sur un satellite très fréquenté sur lequel elle va malencontreusement rencontrer des personnes de son passé qu’elle aurait préféré éviter.

J’ai adoré ce premier roman d’une nouvelle série écrite par TA White. J’ai découvert cet auteur sur le blog de l’écrivaine Ilona Andrews qui recommandait une autre série de l’auteur, pathinder’s way (voir plus bas). En regardant les romans de TA White, le résumé de Rules of redemption m’a vraiment attiré.

On entre tout de suite dans le vif du sujet. Une héroïne qui en a vu d’autre, forte et qui aime le risque mais qui évite la foule. Les satellites ou planètes connus de la galaxie, très peu pour elle, elle préfère les endroits retirés et peu fréquentés, surtout pour ne pas croiser certaines personnes de son passé. On découvre au fil des chapitres qu’elle fut autrefois un officier dans une guerre qui a fait des millions de morts à travers la galaxie. On découvre qu’elle était une héroïne aux yeux de ses collègues mais qu’elle a choisi de disparaitre avant la fin de la guerre pour des raisons qu’on nous dévoile petit à petit, décision qui a terni sa réputation.

On suit Kira qui ne se sent attachée qu’à son ami intelligence artificiel Jin, qui l’a suit depuis toujours. Il y a beaucoup d’humour, beaucoup d’action, les personnages secondaires sont tous assez attachants. La majorité de l’action se passera sur l’une des planètes du peuple Tuann, des extraterrestres aux pouvoirs extraordinaires, surnommé sorciers par les humains.

J’ai surtout beaucoup aimé le personnage de Kira, dont la personnalité est assez originale; Elle n’est pas sociale et n’a pas les caractéristiques d’une héroïne compatissante. Elle peut être dure. J’ai vraiment hâte de lire la suite.

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de T.A. White

3.5/5

Dans un monde brisé par un cataclysme mystérieux des décennies plus tôt, chaque village, chaque région vivent assez indépendamment les uns des autres, les relations se rétablissant parfois dans un but de commerce et d’échange pour mieux vivre. Dans les Highlands, les villages vivent reclus les uns par rapport aux autres pour une raison simple, le Brouillard. Un phénomène mystique inexpliqué qui recouvre tout les chemins sans criée gare et qui enferme ceux qui s’y trouve pour ne jamais retrouvé leur chemin. La plupart s’égare indéfiniment. Celui qui est pris par le Brouillard, n’est jamais revu. Les pathfinders sont des personnes qui ont reçu une instruction et une formation leur permettant de relier les villages sans se perdre et même d’affronter le Brouillard. Les pathfinders ont aussi des connaissances très pointues concernant toutes les créatures souvent très dangereuses et agressives qui peuplent la terre depuis le cataclysme. Shea fait partie des pathfinders. Autrefois une élève très prometteuse pour faire partie de l’élite, une erreur lors de sa formation l’a rétrogradé et elle fut punie en devenant le guide d’un village reculé. C’est grâce à Shea uniquement que les habitants du village ne sont pas séparés du reste du monde et qu’ils peuvent commercer avec d’autres villages pour assurer leur survie, et pourtant personne n’apprécie Shea ni ne la respecte. Alors que trois hommes partis sans Shea pour négocier avec un autre village ne sont jamais revenu, le chef du village demande à Shea de partir à leur recherche…

Du même auteur que Rules of redemption, mais un tout autre univers, on est loin de l’espace et de la technologie des vols intergalactiques ici. Les Highlands, les Lowlands, un cataclysme qui a brisé les terres, un Brouillard mystique et malsain, des créatures dangereuses, des villageois arrogants et ignorants…Shea dans ces aventures pour sauver des hommes qui ne l’aime pas, découvrira les Trateris, un peuple de différents clans qui ont fusionné afin de conquérir toutes les terres libres et désolés. Les trateris sont un peuple nomade, organisé, performant, composé de guerriers endurant et dirigé par Fallon leur chef de guerre. Pour lui avoir sauver la vie, Shea est devenue  la cible de Fallon et elle est obligée de se cacher sous l’identité d’un homme afin de ne pas être découverte.

J’ai bien aimé l’histoire et les personnages, quelques touches d’humour, quelques rebondissements très réussis, mais cependant j’ai trouvé parfois certaines longueurs que je n’ai pas du tout eu avec Rules of redemption. J’ai lu également le second tome et j’ai bien aimé également, dans la même veine que le premier tome, avec les même cotés positifs et les mêmes défauts.

 

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de Agatha Christie

4/5

Monsieur Shaitana est connu de la bonne société londonienne pour ses fêtes, son excentricité, son coté mystique. Il aime jouer les hommes mystérieux et s’intéresse beaucoup aux criminels notamment aux meurtriers. Alors lorsqu’il rencontre le célèbre Hercule Poirot, il décide de l’inviter à un diner. Parmi les invités, madame Oliver l’auteure de romans policiers, le superintendant Battle de scotland yard, la jeune miss Meredith, madame Lorimer, le major Despard, ou encore le docteur Roberts. Après le repas, Shaitana décide de séparer ces invités en deux groupes; Dans le salon, il installe madame Lorimer, Miss Meredith, le docteur Roberts et le major Despard pour jouer une partie de bridge. Dans la pièce voisine, séparée par une porte close, madame Oliver, Poirot, Battle et le colonel Race jouent une autre partie. Mais quand les invités veulent prendre congé de leur hôte, on découvre monsieur Shaitana, poignardé à mort dans le fauteuil qu’il n’a pas quitter de la soirée; Il est clair pour tout le monde que seul l’un des quatre joueurs de bridge présent dans la pièce a pu assassiner shaitana, mais qui et pourquoi?

j’ai beaucoup aimé ce cru Hercule Poirot! Cartes sur table fait l’objet d’une adaptation dans l’un des épisodes de la série Hercule Poirot et j’ai été surprise de voir les grosses différences concernant l’intrigue, les personnalités des personnages et même le dénouement!

On retrouve tous les ingrédients des romans de Christie, Poirot qui enquête, les interrogatoires, la découverte des secrets des personnages, l’humour très british surtout avec le personnage de madame Oliver.

La fin est donc très différente de l’adapatation télé, le coupable n’est pas le même dans le roman et dans son adaptation, les relations entre les personnages sont elles aussi différentes, c’est assez surprenant, certaines choses étant même l’exacte contraire selon qu’on lit le roman ou qu’on voit l’épisode télé. Donc même si vous avez vu l’adaptation, n’hésitez pas à le lire, beaucoup de choses y sont totalement différentes;

 

 

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de Ilona Andrews

3.5/5

Depuis le début du 20e siècle, un sérum crée par l’homme a permis à ceux qui se le sont injectés de développer des pouvoirs de différentes natures, les rendant plus puissant, plus fortunés, plus forts. Certains humains ne développent aucun pouvoir, d’autre se transforment en monstres incontrôlables. Les familles qui ont développées des pouvoirs constituent une sorte d’élite à part entière, mais les êtres humains dépourvus de patrimoines génétiques altérés par le sérum ne sont pas laissés de coté pour autant. Les familles qui possèdent ces facultés les transmettent de génération en génération, d’où des mariages arrangés entre personnes qui possèdent des pouvoirs complémentaires afin de renforcer la puissance de la famille. Chaque famille constitue une “maison”. Les Baylor sont tous détenteurs de pouvoirs puissants. Dans cette nouvelle série, Catalina, la petite sœur de Nevada (l’héroïne de la première trilogie) a repris le flambeau et dirige la maison Baylor. Elle est à la tête de l’agence de détective familiale. Possédant un pouvoir très rare, elle est appelée d’urgence pour sauver du suicide un jeune ado dont la mère vient d’être assassinée. Sa sœur survivante demande alors à Catalina de l’aider à découvrir qui sont les responsables. 

J’adore les romans d’urban fantasy de Ilona Andrews, j’ai beaucoup aimé la série des Kate Daniels (10 tomes), et j’ai aussi beaucoup aimé la série des Hidden Legacy (3 tomes). Comme souvent avec Andrews, les couvertures de ces romans sont d’une laideur repoussante, et c’est bien dommage! Heureusement le contenu n’a rien à voir. Ici, on reprend l’histoire des Hidden legacy, ce monde dans lequel une partie de l’humanité est dotée de pouvoirs surnaturelle grâce à la création d’un sérum modifiant les ADN, plusieurs décennies plus tôt. Catalina fait partie de ces familles qui ont des pouvoirs importants, c’est la petite sœur de Nevada, l’héroïne des trois premiers tomes, et l’histoire se centre autour de son personnage, qui a pris la tête de la famille à la suite du mariage de sa sœur ainée.

Comme pour tous les autres romans d’Andrews, on retrouve les mêmes ingrédients qui font que ça marche. Une héroïne à la personnalité très intéressante, pas forcément invincible mais qui a ses faiblesses et ses points forts, une flopée de personnages secondaires qui sont bien développés et bien intégrés à l’intrigue, une histoire policière intéressante à suivre, des rebondissements, de l’action, de la romance et surtout de l’humour.

 

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de Jennifer Estep

3/5

Au royaume de Bellona, Evie n’est personne ou presque. Fille d’un couple princiers, dans la lignée des rois et reines du trône de Bellona, elle est recueillie par la reine lorsqu’elle a une dizaine d’année, après avoir assistée impuissante à l’assassinat de ses deux parents, sur leur terre loin de la capitale. Depuis qu’elle a été recueillie, Evie est à peine tolérée par les gens de la cour. Elle n’a ni appuie, ni famille, et aucun pouvoirs magiques. Elle fait partie d’une minorité qui n’a pas eu la chance de naitre avec certains pouvoirs qui auraient pu lui assurer une situation à la cour royale de Bellona. Une grande fête se prépare au château, la reine va annoncée les fiançailles de sa fille ainée avec le fils du roi d’un royaume voisin. Mais alors que l’annonce n’est pas encore faite, la princesse abat ces cartes et avec l’aide de ses pouvoirs redoutables et de certains complices, elle tue toute l’assemblée, dont sa mère, sa sœur, son fiancé, et tout ceux qui l’accompagne. Evie survie in extremis grâce à son pouvoir qu’elle a toujours caché aux autres car trop rare, celui d’annulé par le toucher les pouvoirs des autres. Elle échappe ainsi à une mort douloureuse. N’ayant plus rien ni personne, elle se réfugie en ville dans les logements de l’arène. Elle décide alors de se faire embaucher comme aide cuisinière pour l’équipe de gladiateur de la ville.

Rien de bien originale pour cet urban fantasy, mais j’ai tout de même apprécié ma lecture, c’est vraiment pour se détendre. Un peu de roi, de reine, de royaumes qui cherchent alliance, d’un roi maléfique qui menace le monde, de château, de mariage royale; On ajoute à tout ça un gros morceau du scénario de Gladiator et on obtient Kill the queen.

L’héroïne évolue beaucoup dans ce premier tome. Orpheline après le massacre de ses parents par des tueurs mystérieux, Evie ne doit sa place au sein de la cour royale uniquement car elle fait partie de l’arbre généalogique des rois et reines de Bellona. Elle a l’opportunité de recevoir une éducation similaire à celle d’une princesse, mais est au mieux ignorée par les autres, car il n’y a aucun intérêt à s’allier d’amitié avec elle. Et pourtant, comme toute héroïne de ce genre de roman, elle possède en réalité un pouvoir très particulier, qui pourrait bien lui permettre de devenir très puissante.

La grande majorité du roman suit donc Evie dans sa nouvelle vie d’exilée, dans l’arène où en plus de faire des pâtisseries aux cuisines, elle s’entraine pour devenir un gladiateur. l’auteur s’est beaucoup inspiré du film de Ridley Scott, avec un copié collé d’une scène du film: Evie qui doit se donner en spectacle devant la méchante princesse devenue reine et qui porte un masque pour ne pas être reconnue.

Le tome 2 m’a moins plut, mais reste tout autant divertissant. Un 3e tome devrait paraitre en 2020.

 

 

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Dernières lectures: Les vestiges du jour – Les pendules – Déracinée

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de Kazuo Ishiguro

4/5

Dans les années 50, monsieur Stevens majordome à Darlington hall pour le compte du nouveau propriétaire, a quelques jours de congés. Il décide d’aller rendre visite à son ancienne collègue, miss Kenton, autrefois gouvernante à Darlington hall, lorsque le maitre des lieux étaient encore un membre de la famille Darlington. Vêtu d’un beau costume que son maitre lui a offert et au volant d’une belle voiture qu’il lui a prêté, Stevens part sur les routes de la campagne anglaise. Il s’est organisé un petit road trip pour voir un peu du pays. Il en profite également pour méditer sur le métier de majordome, ce que ça voulait dire autrefois, ce que cela veut dire aujourd’hui, sur le sens de la vie et sur son passé, notamment concernant les années de fastes qu’il a connu à Darlington hall, lorsque lord Darlington était encore un gentleman respecté…

Je connaissais le film avec Anthony Hopkins et Emma Thompson, que j’avais vu quand j’étais au collège et que je prends plaisir à revoir très régulièrement. Je me souviens qu’à l’époque, j’avais été touché par l’histoire de Stevens, par l’atmosphère du film, par le jeu des acteurs et surtout la musique du film qui m’avait beaucoup marquée.

J’ai enfin découvert le roman. On suit donc Stevens à travers la campagne anglaise, au volant de sa belle voiture. Pour les gens de la campagne, Stevens passerait tout à fait pour un lord anglais et non pas pour un majordome, avec ces manières un peu snob à force de ne côtoyer que des aristocrates, Stevens en a acquis leurs gestes, leurs façons de parler, de se tenir, de se comporter. Dans la première partie du roman, Stevens partage surtout son ressenti face à certains paysages qui l’entoure, nous parle de certaines anecdotes de son métier de majordome, nous parle de son père, nous raconte certains souvenirs liés à son père lorsqu’il travaillait avec lui à Darlington hall dans les derniers mois de sa vie. Puis Stevens nous parle de miss Kenton, sa relation avec elle assez étrange, son manque d’émotion, et il s’interroge aussi beaucoup sur ce qui défini un bon majordome et sur le terme de dignité.

Ce n’est que dans la seconde moitié que Stevens nous parle de lord Darlington, sa façon de se fourvoyer avec des allemands nazis, son envie de réconciliation, son manque de clairvoyance, ses idéaux de chevalerie dans un monde qui ne respecte plus cette notion.

J’ai beaucoup aimé certains passages du roman, faire ce voyage avec monsieur Stevens mais j’ai préféré le film de James Ivory qui m’a beaucoup plus touché que le roman.

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de Agatha Christie

2.5/5

Miss Sheila Webb, sténo dactylo pour une agence, est envoyée chez une nouvelle cliente. Mais à son arrivée dans la maison, il n’y a personne excepté un cadavre et des pendules de toute sorte un peu partout dans le salon. La jeune femme sous le choc se précipite dehors et rentre de plein fouet dans Colin Lamb, un biologiste qui travaille pour le gouvernement, secrètement à la recherche d’un espion traite à la nation. Est ce que son enquête aurait un lien avec ce mystérieux meurtre? il faut dire que personne ne semble savoir qui est le cadavre ou comment il a pu atterrir dans la maison d’une vieille dame aveugle. Mais Colin Lamb, en plus de faire équipe avec l’inspecteur en charge de l’affaire, demande conseil à un ami de son père, un certain Hercule Poirot.

J’avais vu l’adaptation bbc de ce roman et j’avais plutôt bien aimé. Le roman est très différent et il est clair qu’il est loin de se classer parmi mes favoris! Je l’ai trouvé assez ennuyeux finalement. Poirot est quasi absent de ce roman, il ne sort pas de son appartement. Il reçoit son jeune ami pour entendre les avancées de l’enquête, le met sur une piste ou deux, donne quelques conseils et c’est tout. C’est d’ailleurs les moments du roman que j’ai préféré lire, mais ils sont bien rare. Le héros du roman, biologiste de formation et espion à ses heures perdues, s’éprend de la jolie secrétaire qui semble avoir quelques secrets de famille. On passe pas mal de temps à lire les interrogatoires de tous les voisins en compagnie de l’inspecteur, passages plaisant mais sans plus. Je n’ai pas non pus aimé le discours du jeune héros, qui tombe amoureux d’une jeune femme qu’il ne connait pas pour des raisons qu’on ignore. Il a vis à vis d’elle un comportement paternaliste et supérieur assez agaçant notamment lorsqu’ils sont tous les deux dans un salon de thé. Un Agatha Christie qui ne restera pas dans ma mémoire!

Déracinée

de Naomi Novik

4/5

Agnieszka vit dans le paisible village de Dvernik. La vallée qui l’entoure semble idéale pour vivre, mais en réalité tous les villageois vivent avec la peur du Bois à la lisière du village. Des forces maléfiques et une puissante magie très ancienne sévit. Tous le monde sait qu’il ne faut pas s’approcher du Bois sous peine d’être contaminé par ses miasmes et d’être définitivement perdu. Depuis plusieurs décennies maintenant un sorcier s’est installé dans une tour isolée juste à l’entrée du Bois envoyé par le roi depuis la capitale du royaume, afin d’empêcher le Bois de s’étendre autour des villages et d’avancer sur les terres du royaume. Connu sous le nom de Dragon, il protège les populations locales. Grace à lui, le Bois ne semble plus être un danger direct pour les habitants. Cependant en échange, le Dragon exige de pouvoir emmener dans sa tour une jeune fille. Tous les dix ans, les jeunes filles nées au mois d’octobre et qui ont atteint leur 17e anniversaire, devront se présenter devant le Dragon qui choisira une jeune fille. On ne connait pas les critères, mais depuis le temps les villageois ont sur repérer quelques indices: La jeune fille est toujours jolie, courageuse, brave et intelligente. Le sacrifice est grand pour la jeune fille qui ne revoit pas sa famille durant dix années et qui revient toujours très changée au point de ne plus se sentir à leur place au village et de partir vivre à la capitale. Agnieszka comme tout le village sait depuis longtemps que c’est sa meilleure amie qui sera choisie, la plus belle, la plus courageuse et la plus intelligente de la région. Mais à la surprise générale, le jour J le Dragon choisi Agnieszka.

Je suis tombée par hasard sur ce roman et le résumé m’a fait de l’œil, ça faisait longtemps que je n’avais pas lu de roman fantastique. L’univers de départ est assez classique, un monde médiéval, un royaume, un roi, un village loin de la capitale et du pouvoir, une jeune fille qui ne semble n’avoir aucune caractéristique hors du commun. Ici, le village de Dvernik pourrait être idyllique si il n’y avait pas le Bois. Les habitants sont tous très attachés à leur région à commencer par l’héroïne qui se voit bien vivre toute sa vie dans la vallée qui l’a vue naitre. Agnieszka est décrite comme une jeune fille ni laide ni belle, qui n’est pas particulièrement savante ni cultivée, qui ne semble pas avoir de talent particulier. Elle grandit auprès d’une famille unie et aimante et s’est choisie comme meilleure amie la seule fille du village que les autres enfants préfèrent fuir. En effet, tout le monde pense qu’elle sera choisie par le Dragon à ses 17 ans, et à quoi  bon s’investir amoureusement ou amicalement auprès d’une personne destinée à partir?

J’ai beaucoup aimé les premiers chapitres, la vie quotidienne d’Agnieszka, son amitié fusionnelle avec sa meilleure amie, le jour de la cérémonie, son départ inattendu avec le dragon sans avoir l’opportunité de dire adieu à sa famille, les premières semaines difficiles à la tour. Il y a beaucoup d’humour avec la maladresse légendaire d’Agnieszka qui ne semble pas du au hasard finalement, quelques rebondissements m’ont fait rire, et puis on entre dans le vif du sujet avec le Bois, ses miasmes, sa manière d’essayer de contaminer les villageois…

Magie, bois enchanté, créatures maléfiques, un magicien mystérieux, une héroïne qui n’en a pas l’air, tous les ingrédients d’un roman fantasy sont réunis. J’ai apprécié les personnages pas du tout manichéen, que se soit la meilleure amie d’Agnieszka qui semble si parfaite, le Dragon qui n’est pas un héros, le prince héritier, ou même la source du mal, tous les personnages ont de gros défauts, mais ont aussi leurs bons côtés. Pas mal d’action, de rebondissement, quelques touches d’humour, des personnages parfois attachants mais toujours très intéressant. Dommage que certains personnages qui entrent dans l’histoire un peu tardivement ne soient donc assez présents! Une lecture agréable, distrayante et une histoire bien ficelée.

L’âme des horloges de David Mitchell

L'âme des horloges par Mitchell

4,5/5

1984, Holly Sykes a 15 ans et après une énième dispute avec sa mère, décide de fuguer du foyer familiale estimant que quelques jours à s’inquiéter de son sort fera du bien à sa mère. Ses errements lui rappelleront certains aspects de son enfance qu’elle ne s’explique pas. Ces quelques jours auront un impact immense sur le reste de sa vie. 1991, Hugo Lamb est un étudiant de bonne famille mais qui ne possède pas l’héritage aristocrate de ces camarades de classe de l’université d’Oxford qu’il fréquente. Ambitieux, sans pitié, Hugo cache derrière une camaraderie factice, un manque totale d’empathie. En cette fin d’année 1991, il fera deux rencontres déterminantes. 2015, Crespin Hershey n’est plus que l’ombre de lui même. Autrefois écrivain à succès, il n’écrit plus rien de valable, son mariage est un échec il jalouse le succès des autres écrivains plus jeunes, notamment celui d’une certaine Holly Sykes. Tous ces personnages sont malgré eux entrainés dans une guerre invisible qui les dépasse et qui met en scène deux groupes qui vivent depuis des centaines de siècles…

Depuis que j’ai découvert David Mitchell avec les 1000 automnes de Jacob de Zoet, j’ai adoré tous les romans de cet auteur, Cloud atlas, Écrits fantômes, Number9dream, Black swan green. L’âme des horlogers ne fait pas exception, c’est encore un gros coup de cœur.

Comme pour les autres romans de l’auteur, on retrouve certains personnages secondaires de ces autres romans comme Marinus qui était dans Les 1000 automnes de Jacob de Zoet, ou encore Hugo Lamb qui apparaissait dans le roman Black Swan green. Si les intrigues diffèrent toujours, et qu’il n’y a pas de liens entre elles, les personnages restent toujours l’élément qui lient les différents romans.

Certains thèmes aussi reviennent, comme la réincarnation, la transmigration, l’humanité. Mitchell aime décrire l’humain, ce dont il est capable, du pire et du meilleur, de sa capacité à se sacrifier pour autrui, de sa capacité à s’autodétruire, de sa générosité, de son égoïsme, de son égocentrisme, de son ambition.

Comme dans cloud atlas, le roman est divisé en plusieurs parties se passant à des époques différentes et mettant en scènes des personnages différents. C’est plusieurs parties plus tard qu’on découvrira de manière détournée ce qui est arrivé au personnage qui tenait le rôle principale de la première partie.

On débute en 1984 avec l’histoire qui peut sembler banale d’Holly, une ado de 15 ans qui fugue suite à une dispute violente avec sa mère. Comme beaucoup d’ado de son age, Holly est persuadée avoir tout compris de la vie, des gens, que son petit copain est l’homme de toute sa vie future.

L’histoire tournera toujours autour d’Holly et de certaines dispositions qu’elle possède et qui fait d’elle un personnage à part. En 1991, on la retrouve en Suisse au travers des yeux et de l’histoire d’Hugo Lamb, un étudiant d’Oxford en vacances avec ces camarades qui ont l’avantage d’être tous issu de l’aristocratie anglaise, alors que lui ne l’est pas. On découvre un étudiant qui sous un aspect sympathique et solidaire n’est en fait qu’un loup solitaire, imbu de lui même, ambitieux et prêt à tout, limite sociopathe.

En 2004 on retrouve Holly Sykes au travers des yeux de son fiancé, Ed Brubeck, reporter de guerre. En 2015 on retrouve Holly au travers de Crispin Hershey, la cinquantaine, écrivain autrefois de génie qui  peine aujourd’hui a sortir un livre suffisamment potable pour être éditer. Il surf sur son succès d’antan, digère son récent divorce, alors qu’une certaine Holly Sykes bat tout les records de vente avec son historie personnelle.

On retrouve ensuite Holly en 2025 dans une partie beaucoup plus fantastique, parlant de transmutation, l’un thème récurrent de Mitchell, ces âmes qui peuvent changer de corps à volonté, ou ces âmes qui se réincarnent à chaque mort.

Enfin on retrouve Holly en 2043. Mitchell nous dépeint un futur apocalyptique. Là aussi c’est un thème qui revient régulièrement dans ses romans, une humanité qui se disloque, qui paye les excès des générations passées, un futur assez noire sans grand espoir. Une dernière partie assez sombre et déprimante.

J’ai été pris par l’intrigue, par les différents personnages tous intéressants, toutes leurs histoires prenantes. On a du mal à reposer le roman et les pages tournent toutes seules comme c’est souvent le cas avec les romans de Mitchell. Il y a quelque chose de particulier qui se dégage de ses romans; L’âme des horloges est un roman qui nous colle à la peau, qu’on a du mal à oublier la dernière page tournée. C’est assez fascinant de voir la vie d’Holly Sykes, de son adolescence à ces derniers jours, parfois de manière indirecte, aux travers des vies et témoignages des autres personnages qui vont croisés sa route.

J’ai particulièrement aimé la partie centrée sur Crispin Hershey, c’est bourré d’humour cinglant, de cynisme, d’humour noir. Crispin Hershey, ce romancier si prometteur qui n’a pas sur transformer l’essai et qui nous raconte ses déboires et désillusions en s’adressant directement aux lecteurs. Il m’a rappelé Timothy Cavendish, l’éditeur raté du roman Cloud Atlas.

Un gros coup de cœur donc pour ce roman de David Mitchell, qui devient l’un de mes romanciers préférés, puisque j’ai aimé tous ses romans jusqu’ici. Me reste dans ma pal son dernier Slade House.

Dernières lectures : Le sorceleur tome 2 l’épée de la providence – The innkeeper serie d’Ilona Andrews – La source de Estelle Vagner – Le nuage d’obsidienne

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Le sorceleur tome 2, L’épée de la providence

de Andrzej Sapkowski

4/5

On retrouve Géralt le sorceleur sur la route comme à son habitude, qui va de rencontre en rencontre, de pays en pays. Il va retrouver au fil de ses aventures, son ami le barde Jaskier, son amour la sorcière Yennefer et il va aussi rencontrer son destin, en la personne de Ciri, une fillette pas commune.

Après avoir lu le tome 1 je retrouve Géralt dans une nouvelle suite d’histoires indépendantes les unes des autres. Il y aura une chasse au dragon qui n’est pas ce qu’il semble être, une histoire qui me rappelle fortement les hobbits et la comté, un triangle amoureux avec Yennefer au centre, une histoire d’amour contrarier entre un seigneur et une sirène. On retrouve l’humour, les histoires fantasy bien racontées, l’univers de Géralt qu’on découvrait dans le premier tome, un recueil de nouvelles. Les deux dernières nouvelles font le lien avec une des histoires importantes racontées dans le premier tome. Geralt rencontre Ciri qui serait sa destinée, et qui permet de faire le lien entre les différentes petites nouvelles des deux premiers tomes et la suite des histoires de Géralt et de son entourage, qui seront développés dans les prochains tomes. J’ai donc hâte de lire la suite.

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The innkeeper serie

de Ilona Andrews

3/5

Dina est une “innkeeper”, elle est humaine mais s’occupe d’un bed and breakfast pas comme les autres, une auberge destinée aux extraterrestres de passage. L’univers est vaste, les créatures extraterrestres multiples et nombreuses. Un pacte très ancien permet à la Terre de vivre sans être détruite, colonisée ou exploitée par une race extraterrestre plus évoluée. Aucun extraterrestre ne doit révéler aux être humains de la Terre leur existence. En contrepartie, ils peuvent considérés la terre comme une escale paisible lors de leur voyage intergalactique. Ils doivent alors être discret et ne séjourner que dans les b&b tenus par les innkeepers qui sont liées biologiquement, magiquement et spirituellement à leur auberge. Relation qui leurs octroi des pouvoirs issus de leurs auberges qui leurs permettent de protéger et accueillir les extraterrestres. Leur mission première est la protection de leurs hôtes, qu’ils doivent servir au mieux.

J’aime énormément les deux autres séries écrites par Ilona Andrews et son mari, à savoir la série Kate Daniels, sa première série qui se terminera en aout avec le 10e et dernier tome et la série The hidden legacy composée de trois tomes. Les deux séries m’ont énormément plut, je me suis donc lancée dans cette 3e série encore inédite, the innkeeper. Je dois dire que l’histoire de Dina the innkeeper ne m’a pas autant plut. Le premier tome est réussi, on retrouve ce mélange d’urban fantasy, d’originalité, d’humour et de personnages intéressants. Dina est une jeune femme qui sous des apparences fragile reste une puissante innkeeper aux pouvoirs plus puissants qu’il n’y parait. Sa relation symbiotique avec son auberge est intéressante.

Les personnages qui gravitent autour de l’héroïne sont tous tout aussi intéressants, Sean le voisin loup garou, Arland un vampire guerrier de l’espace ou Lady Caldonia une dame dangereuse. J’ai moins aimé le second tome, l’histoire ne m’a pas passionnée des masses, j’ai ressenti quelques longueurs, même si j’ai aimé retrouver les personnages du premier tome et faire la rencontre du cuisinier de l’auberge, qui apporte de l’humour. J’ai préféré le 3e tome, dans lequel Dina tente de protéger de l’extinction l’un des derniers représentant d’une race victime d’un génocide, en lui accordant asile. J’ai beaucoup aimé le personnage de Maud, la sœur de Dina et surtout sa fille, moitié vampire, Hélène au caractère bien trempée, et aux réactions bien étranges; Une série sympathique même si elle ne m’a pas autant divertie que les deux autres séries écrites par l’auteur, ça reste une lecture détente agréable. L’auteur écrit d’ailleurs une histoire centrée sur Maud et sa fille, disponible gratuitement sur le blog de l’auteur.

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La source

d’Estelle Vagnier

3/5

Suite aux évènements des deux premiers tomes de la série, on retrouve Kayla en compagnie de Jeremiah et Jade en route vers la Source, qui permettra à Kayla d’obtenir tout le potentiel de ses pouvoirs et espérer ainsi avoir une chance de vaincre son ennemi éternel.

J’ai donc terminé la série de roman jeunesse que j’avais commencé l’année dernière. J’avais aimé l’héroïne, attachante, sympathique. J’ai aimé voir une héroïne forte et indépendante, et les personnages secondaires étaient aussi attachants, entre Jade, Jeremiah ou encore Max.

J’ai trouvé l’histoire intéressante, originale et bien ficelée. La fin est assez originale aussi et pas décevante, comme c’est souvent le cas dans les séries fantastiques young adult.

L’écriture est parfois un peu trop orale, il n’y a pas beaucoup de description, c’est pas toujours bien écrit, mais cette trilogie offre une lecture détente et agréable.

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Le nuage d’obsidienne

de Eric McCormack

4/5

Harry Steen, la cinquantaine, est de passage au Mexique pour une convention professionnelle. Par une après-midi pluvieuse, Harry trouve refuge dans une librairie poussiéreuse. Il découvre en se baladant entre les piles de livres, un ouvrage nommé Le nuage d’obsidienne qui mentionne le village écossais de Duncairn, un lieu dans lequel Harry a vécu un épisode de jeunesse qui a bouleversé sa vie et qui a déterminé sa destinée. Harry se replonge alors dans son passé.

La découverte d’un livre qui rappelle à un homme un évènement qui a définit le restant de sa vie. On fait la connaissance de Harry à travers ses souvenirs, son enfance dans les quartiers pauvres de Glasgow auprès de parents aimants dans les années 30, ses études universitaires dans les années 40, son passage dans le fameux village de Duncairn dans lequel il vécut une histoire qui le bouleversa au point de chambouler sa vie entière. Au lieu de devenir un instituteur à Duncairn, Harry deviendra marin, débarquera en Afrique, rencontrera un médecin canadien, partira en Amérique du sud pour enseigner l’anglais à des mineurs.

J’avais adoré L’épouse hollandaise du même auteur, qui fut un coup de cœur. Le nuage d’obsidienne ne m’a pas autant plut que l’épouse hollandaise, mais j’ai beaucoup aimé ma lecture. On retrouve ici le style mystique de McCormack, son écriture fluide, une fois commencé le roman se lit d’une traite, les pages tournent toutes seules. Toute une vie défile à travers les pages du roman, l’enfance, la jeunesse, l’entrée dans l’âge adulte, la maturité.

Comme dans l’épouse hollandaise, on voyage beaucoup, en Afrique, en Amérique du sud, en écosse, au canada.  Entre deux moments importants dans la vie de Harry, l’auteur s’interroge à travers le personnage d’Harry sur l’amour, ce qu’il représente, sur la passion, la raison, le raisonnable, le sens de la vie, les espérances, la différence entre la vie que l’on mène et la vie que l’on s’était imaginée. Un beau roman.

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Iron and magic

de Ilona Andrews

3,5/5

Hugh, ancien bras droit de Roland, le plus puissant être vivant, ne se remet pas d’avoir été exclu par celui qu’il considérait comme son père. Mais il est aussi le leader des Iron dogs, et il a la responsabilité de la survie de ses hommes qui placent la loyauté au dessus de tout. Sans argent, sans moyens ni appui depuis sa déchéance, Hugh recherche désespéramment un refuge. L’un de ses hommes lui parle alors d’un château occupé par une sorte de sorcière, Elara et tout son peuple. Elle a besoin de soutien logistique pour assurer la sécurité de son peuple face à une menace qu’elle ne peut gérer et il a besoin d’un refuge pour lui et ses hommes. Afin de faire illusion d’une parfaite alliance aux yeux de tous leurs ennemis respectifs, Elara et Hugh scellent leur association par un mariage. La cohabitation n’est pas facile, Elara et Hugh ayant des personnalités fortes, chacun possédant ses propres démons et un passé trouble.

Voila le premier tome d’une nouvelle série urban fantasy écrite par Ilona Andrews, spin off de la série des Kate Daniels, puisqu’on retrouve Hugh, le bras droit de Roland, le père de Kate. Après le tome 7 de la série des Kate Daniels, Hugh se voit écarter par Roland qui n’a pas apprécié ses initiatives concernant sa fille Kate.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Hugh qui était un méchant dans la série des Kate Daniels ne se transforme pas en gentil agneau dans ce roman dont il est le héros. On en apprend beaucoup sur son enfance, ses origines, sa rencontre avec Roland, sa relation avec ses hommes les Iron dogs, armée légendaire de Roland. J’ai beaucoup aimé la relation avec Elara, les deux caractères difficiles se clash à tout bout de champs. Elara fait penser à Danaerys de Game of throne sur le plan physique, mais la comparaison s’arrête la. On découvre rapidement qu’elle n’est pas qu’une simple sorcière mais une créature mystérieuse, dangereuse, hors norme. On apprend aussi qu’elle traine des démons, un lourd passé, et qu’elle et son peuple se sont autrefois séparés d’un autre groupe, pourquoi, on ne nous le dit pas encore.

On retrouve ce qui fait le succès des séries écrites par Andrews, l’action, un univers bien décrit et bien défini, des personnages forts et beaucoup d’humour. Les deux personnages principaux sont passionnants à suivre, mais les personnages secondaires ne sont pas en reste. Comme dans les autres séries de l’auteur, elle ne néglige pas les personnages qui gravitent autour du couple principale, et j’ai hâte d’en apprendre plus sur certains d’entre eux.

 

 

Dernière lecture: La mort dans les nuages d’Agatha Christie – L’ile de Peter de Alex Nikolavitch – Wildfire de Ilona Andrews – Agatha Raisin la quiche fatale de MC Beaton

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La mort dans les nuages

de Agatha Christie

4/5

Hercule Poirot rentre à Londres par le vol de 8h45. A son bord que le gratin: une lady, une vénérable, une jeune femme qui a gagné au loto, un dentiste, un père et son fils célèbres archéologues français, un écrivain, un médecin…et une vieille dame qui à l’atterrissage ne se réveille pas. Hercule Poirot n’est pas content, comment un meurtrier à pu avoir l’audace d’assassiner sous ses yeux? hors de question de se laisser humilier de la sorte pour le détective belge. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne découvre qui a fait le coup.

Un bon cru que cet Hercule Poirot! le célèbre détective prend l’avion et bien entendu, un meurtre à lieu durant le vol. J’ai beaucoup aimé suivre l’enquête, surtout que Poirot est très actif dans ce tome ci. Il fait des filatures, part à Paris, revient en Angleterre, côtoie la haute société, des archéologues, un romancier, un dentiste. J’ai aussi beaucoup aimé la collaboration amicale entre l’inspecteur Japp, l’inspecteur Fournier et Poirot. Son duo avec la jeune et jolie Jane Grey est très sympathique. Il y a quelques touches d’humour, du suspense, on ne s’ennuie pas! J’ai revu l’adaptation télé peu de temps après et pour le coup, le roman est bien meilleur.

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L’ile de Peter

de Alex Nikolavitch

2.5/5

L’inspectrice Wednesday et son coéquipier parcours les rues de Manhattan. Ils gardent à l’œil un certain Joab, un chef de gang. Ce dernier est à la recherche d’un certain petit homme à lunette et au ventre rebondi appelé Mouche. Elle retrouve le Mouche en question mais  alors que Mouche semble s’évaporer dans une vapeur étrange, Wednesday et Joab sont entrainés dans son sillage et se réveillent sur une ile tropicale aussi étrange que mystérieuse. Wednesday y découvre des pirates, des indiens, un crocodile qui fait tic tac, et un homme enfant qui semble boudé au sommet de l’ile…

Le principe de départ est originale,  une flic de New York propulsée sans le vouloir sur une ile perdue dans l’espace temps et qui s’avère être l’ile de Peter Pan, une ile aux propriétés magiques, surnaturelles, figée dans le temps depuis plusieurs siècles. J’ai eu l’impression qu’il s’agissait d’un mix entre Peter Pan et la série Lost. Les personnages sont plutôt intéressants, notamment celui du capitaine crochet et de Mouche, qui racontent leurs passés de marin et de pirate avant de se retrouver coincés sur l’ile et de devenir des personnages légendaires. J’ai bien aimé les parties où l’on découvre un peu la vie passé de Crochet et de Mousse, surtout ce dernier d’ailleurs, un roman entièrement consacré à leur vie de pirates partis piller les bateaux avant d’entendre parler de cette ile mystérieuse et d’en faire leur obsession aurait été plus intéressant que l’histoire que j’ai lu. Reste un roman originale et un peu étrange, avec quelques bonnes idées, mais qui manquent de développement.

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Wildfire

de Ilona Andrews

3.5/5

3e tome des aventures de Nevada et de Rogan. Dorénavant Nevada ne peut plus se cacher et doit absolument se déclarer comme Prime et déclarer sa famille comme une Maison pour obtenir la protection des Primes de Houston et ainsi éviter les attaques de sa grand mère paternelle qui a retrouver leur trace. La grand mère de Nevada voudrait bien récupérer ses petits enfants pour reconstituer sa Maison. Nevada décide alors d’enregistrer comme Maison Baylor toute sa famille afin d’assurer leur sécurité. Entre temps, elle reçoit la visite de Rayna, l’ex fiancée de Rogan. Elle vient demander de l’aide à Nevada pour retrouver son mari qui a mystérieusement disparu.

Les couvertures de cette série sont toujours aussi moches mais encore une fois une lecture pleine de rebondissement, d’action, d’humour. On découvre enfin quels sont les pouvoirs de certains membres de la famille de Nevada, on a droit à un tête à tête entre Nevada et sa diabolique grand mère qui garde le sens de la famille malgré tout, on retrouve des personnages attachants comme Bug, Cornelius, Mathilda, par contre dommage que l’on ne voit pas Augustine auquel je m’étais un peu attaché. L’intrigue est prenante, la disparition du mari de Rayna est intéressante et bien ficelée. Et puis bien sur la relation entre Rogan et Nevada est très réussie dans son évolution. Une série Urban fantasy sympathique, distrayante, pleine d’action et d’humour avec des personnages bien développés. Il devrait y avoir un 4e tome selon l’auteur, si les ventes du 3e tome sont à la hauteur des attentes, la maison d’édition en commandera un 4e et si ce n’est pas le cas l’auteur le publiera sur son site. Mais aux dernières nouvelles les ventes étaient plus qu’excellentes. A suivre.

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Agatha Raisin tome 1, la quiche fatale

de MC Beaton

3/5

 

Agatha Raisin aura bientôt 50 ans et vient de vendre son entreprise de relations publiques pour qu’elle puisse couler une retraite dorée et réaliser son rêve, celui d’acheter un cottage dans les cotswolds. Agatha dit donc adieu à la vie trépidante de Londres pour s’installer dans un jolie cottage dans un charmant petit village. Agatha se rend vite compte que les habitants, si ils sont tous très polis avec elle, ne cherchent pas du tout à la connaitre. Les relations restes superficielles. Elle décide alors de participer à un concours de quiches et pour s’assurer la victoire elle décide d’acheter sa quiche chez l’un des meilleurs traiteurs londonien plutôt que de la faire elle même. Hélas, le président du jury ne déclare pas Agatha vainqueur et en plus il a le mauvais gout de mourir empoisonné plus tard chez lui après avoir mangé les restes de la quiche. Bien que la police décide de se prononcer pour un accident, Agatha renifle le meurtre et commence à fouiner.

J’avais entendu parler des romans, mais j’ai d’abord regarder l’adaptation télé. La série m’a beaucoup plut, j’ai trouvé ça drôle, pétillant, surtout grâce à l’actrice qui joue Agatha, Ashley Jensen. Du coup j’ai eu envie de lire le premier tome.

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On se rend compte assez vite en lisant le livre, que le roman a été écrit il y a un moment (début 90), et qu’il n’y avait donc ni internet ni téléphone portable pour aider à résoudre les enquêtes. Le personnage d’Agatha, quoique parfois agaçant dans son comportement, reste attachante. Sure d’elle, déterminée, volontaire, elle a créer seule une entreprise florissante et décide de couler des jours calmes à la campagne. Mais très vite elle déchante, elle s’attendait à de véritables amitiés avec les gens du coin, mais elle trouve leur relation avec elle superficielle et distante, alors qu’en réalité, Agatha ne se rend pas compte que progressivement, elle tisse des liens profond avec certains membres du village.

J’ai bien aimé ma lecture au finale, l’intrigue policière est sympa à suivre, on découvre la vie de village, les points négatifs, les points positifs, on apprend à connaitre les différents personnages qui entourent Agatha, comme l’inspecteur de police qui s’attache très vite à Agatha, son ancien employé Roy, qui apporte pas mal d’humour, la femme du révérend, les piliers du pub local…

Il y a quelques traits d’humour, pas mal de rebondissements, les questionnements d’Agatha concernant sa nouvelle vie. Une lecture sympa, mais dommage que les tomes ne sortent pas en poche, ce sont des formats entre deux, qui coute quand même 14 eur l’unité. Je lirais peut être la suite si ils sortent en poche ou si je les trouve d’occasion.

 

 

Dernière lecture: Kayla Marchal tome 2: L’ascension de Estelle Vagner – Le joueur de croquet de HG Wells – Hidden legacy tome 2: White hot – Park life de Shuichi Yoshida

L’ascension

de Estelle Vagner

3.5/5

Le tome 2 des aventures de Kayla Marchal. On retrouve donc Kayla et Jade qui découvrent la vie des polymorphes et du clan des protecteurs. Elle est sensée s’entrainer à développer son pouvoir et à trouver sa deuxième forme animale, mais hélas pour elle rien ne fonctionne. Alors qu’elle pensait enfin trouvée sa place parmi les polymorphes, elle comprend très vite qu’elle n’est pas acceptée par les autres. Encore une fois, elle a l’impression de ne pas être à sa place et de ne pas être acceptée. Heureusement elle trouve du réconfort auprès de Jade, mais Max lui manque énormément. Les mois passent et elle n’a aucune nouvelle…les choses auraient pu continuer ainsi si Kayla n’avait pas découvert le véritable but des polymorphes protecteurs. Elle décide alors qu’il est temps d’aller voir ailleurs.

j’avais beaucoup aimé le premier tome des aventures de Kayla. Les dialogues sont parfois un peu trop ado mais il faut dire que l’héroïne n’a que 18 ans. J’ai moins aimé le début du roman, lorsque Kayla et sa nouvelle copine Jade sont coincés dans les quartiers des Protecteurs et qu’elles sont obligées de suivre des cours. Le coté lycée n’était pas des plus passionnant, mais heureusement cette partie là passe très vite. On se retrouve donc ensuite dans le vif du sujet, et dans tous ce qui a fait que j’ai aimé le premier tome: de l’action, des rebondissements, de l’aventure, de l’humour. On découvre grâce à Jeremiah, l’univers des Traditionalistes.

Avec les rêves de plus en plus vivant et détaillés de Kayla, on découvre enfin ses vies antérieures, notamment le passé de Kania et Max/Mydan, mais aussi une autre vie antérieure plus lointaine. Les rêves apprennent à Kayla sa destinée et les sacrifices qu’elle a fait et qu’elle devra surement faire encore.

Une lecture très sympa, parfois légère, parfois drôle, Kayla évolue doucement, et les personnages secondaires sont pour la plupart attachant. Je lirais le 3e tome avec plaisir.

 

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Le joueur de croquet

de HG Wells

4/5

Dans les années 30, George est un homme de la bonne société, oisif et lisse. Il dépend du bon vouloir de sa riche tante, avec qui il passe tout son temps. George boit, voyage, et joue du croquet, sport dans lequel il excelle. Bref, George est un anglais respectable. Il est un jour aborder sur la terrasse d’un hôtel par le docteur Finchatton, qui lui demande s’il peut lui raconter ses mésaventures récentes afin d’avoir l’opinion d’un homme extérieur. Finchatton lui raconte comment il est devenu médecin dans une petite ville paumée. Il a été témoin de certains faits qui l’ont persuadé que le mal à l’état pure agissait dans la région, au point de hanter ses nuits et ses rêves et de perturbé sa tranquillité.

Je suis tombée sur ce court roman un peu par hasard et j’ai tenté le coup. Le roman se passe exclusivement sur la terrasse de cet hôtel dans lequel le héros, George, va rencontrer Finchatton, persuadé d’avoir été contaminé par le mal qui règne dans la ville où il est établi. Un petit roman étrange. J’ai été intéressée par l’histoire de Finchatton; est t-il tout simplement fou, l’est-il devenu en se laissant convaincre que le mal est contagieux, ou a t-il vraiment été témoin du mal qui prendrait véritablement forme? Tout est sujet à questionnement dans ce roman, même le médecin psychiatre de Finchatton n’est pas dénué d’ambiguïté; est-il fou lui aussi? a t-il été contaminé par Finchatton? et si c’est le cas, George va t-il être contaminé aussi?

Ce qui sauve George de la folie finalement, c’est tout simplement son caractère. George est un anglais dilettante, qui ne se prend pas la tête, qui a des idées très terre à terre et zéro imagination. Ce qui intéresse George c’est d’en faire le minimum, de se prélasser le maximum et de satisfaire sa tante qui tient les cordons de la bourse, alors le mal, la folie et la contagion il s’en fout, et c’est finalement ça qui le sauve.

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Hidden legacy tome 2: White hot

de Ilona Andrews

4/5

Nevada Baylor est toujours détective privée et tente de se remettre des évènements récents (Burn for me tome 1). Mad Rogan n’a pas reparue dans sa vie et c’est tant mieux, du moins le pense t-elle. La routine a repris  le dessus jusqu’à ce que Cornelius Harrison sonne à sa porte. Sa femme a été sauvagement assassinée en compagnie de plusieurs autres collègues de travail. Il aimerait venger la mort de sa femme, d’autant que son employeur ne semble pas intéressé de le faire. Nevada accepte l’affaire et doit pour enquêter, remettre les pieds dans le monde des Primes, ces êtres qui ont des pouvoirs importants et qui les placent au dessus du commun des mortels.

Bon je ne comprend toujours pas les couvertures affreuses pour cette série. En plus d’être vraiment très moches, elles donnent l’impression qu’on est sur le point de lire des romans arlequins ou érotiques, alors que non, ce n’est pas le cas. C’est d’ailleurs à cause de la couverture que je ne m’étais lancée dans la lecture du tome 1 Burn for me, que un an après sa sortie alors que je suis très fan des romans d’Ilona Andrews. Heureusement j’ai lu des articles qui m’ont fait réalisé que c’était bien de l’urban fantasy avant tout.

Dans la série des Hidden legacy, nous sommes dans un monde qui pourrait être le notre aujourd’hui mais qui a été chamboulé à la fin du 19e siècle par l’invention d’un sérum qui permet aux êtres qui se l’injecte de développer des pouvoirs extraordinaire comme la télékinésie, la télépathie, contrôler les éléments, ou autre. Certains développent des pouvoirs à un niveau très élevé, d’autre à un niveau minuscule. Ces pouvoirs pouvant se transmettre d’une génération à l’autre, ces personnes sont très vite rangées dans des cases selon le niveau de la magie. Moyen, élevée, ou encore Prime, qui sont les plus puissants. Ce ne sont plus des “familles” mais des “maisons”, qui suivent leurs propres règles, qui ont leurs propres institutions, même si ils respectent un minimum les êtres humains lambda et leurs lois pour ne pas soulever la haine et la rébellion de la population. Pour les membres des “maisons”, les mariages sont arrangés selon les pouvoirs des uns et des autres, dans l’espoir qu’une union engendrera des enfants puissants, avec des mélanges de différents types de pouvoir. C’est dans ce contexte qu’on fait connaissance dans le précédent tome de Nevada, dont le pouvoir est de savoir si quelqu’un ment ou pas. C’est un pouvoir rare et facile à cacher. Seule sa famille le sait et pour le reste du monde Nevada n’est qu’une simple petite détective privée qui s’occupe surtout d’infidélité.

J’ai adoré ce tome. On retrouve Nevada et toute sa petite famille, la mère ancienne militaire, la grand mère Frida qui adore bricoler les tanks dans le garage, Catalina et Arabella, les deux jeunes sœurs de Nevada et Leon et Bern ses deux cousins. On en apprend plus sur les origines de Nevada, d’où vient son pouvoir, on en apprend plus aussi sur les sœurs et cousins de Nevada qui ont eux aussi des pouvoirs intéressants.

Il y a beaucoup d’actions, beaucoup d’humour aussi, les dialogues sont toujours très drôles à lire, comme c’est déjà le cas dans les autres romans de Ilona Andrews (Kate Daniels). J’aime vraiment les romans urban fantasy de cette auteur, surtout pour ses héroïnes, toujours des personnages forts, déterminés, indépendants. Contrairement à son personnage de Kate Daniels, Nevada ne sait pas se battre et n’a pas de capacité physique particulière, mais son pouvoir devient de plus en plus maitrisé et puissant. Et surtout Nevada gère beaucoup de choses, j’adore son indépendance d’esprit, son coté malin. J’ai adoré son évolution. Avec des pouvoirs de plus plus puissant, elle devient quelqu’un qu’elle n’est peut être pas prête à assumer.

J’ai beaucoup aimé l’intrigue aussi, Cornelius est un personnage sympathique tout comme sa petite fille entourée d’animaux magiques; et puis bien sur le roman tourne beaucoup autour de la relation entre Nevada et Rogan qui évolue énormément. C’est drôle, bourré de rebondissement et d’action, on ne voit pas les pages tournées. Il se sera passé quasiment 3 ans pour que la suite sorte mais heureusement le tome 3 écrit dans la foulée sortira fin juillet 2017. J’ai hâte de le lire,  on devrait notamment voir la confrontation entre Nevada et sa grand mère paternelle.

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Park life

de Shuichi Yoshida

3.5/5

Un employé de bureau, son chef direct, une jeune employée de bureau, un vieux monsieur qui s’amuse avec son drone, une dame qui fait du jogging, un homme d’âge mur qui fait des exercices d’équilibre, tout ce monde se croise dans le parc Hibiya à Tokyo.

Park life parle du quotidien d’un jeune tokyoïte comme beaucoup d’autre. Célibataire, solitaire, employé de bureau, pas trop d’ambition. Il passe alors toutes ses pauses dans le parc à coté de son bureau, parfois seule, parfois en compagnie de son chef avec qui il a des discussions sur le sens de la vie. Il y a aussi la mystérieuse jeune femme qui vient tous les jours boire son café dans le parc avec qui il sympathise.

On le suit dans l’appart d’un couple d’amis qui se sont séparés et qui lui ont laissé les clés pour un temps indéterminé. ça tombe bien, puisque sa mère est de passage à Tokyo et squatte son appartement, comme elle le fait tout les ans pour quelques jours, pour respirer un autre air que celui de sa maison et pour voir d’autre tête que celle de son mari. La relation mère fils est parfois drôle.

Il y a une ambiance douce amère qui se dégage du roman, des petites choses du quotidien qui n’ont pas de réels importance. Le roman est court, il n’est pas exceptionnelle, mais j’imagine qu’entre les mains d’un bon scénariste et d’un bon réalisateur, ça pourrait faire un chouette film plein de douceur.

 

Chemin de croix de Ken Bruen

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de Ken Bruen

4/5

Jack Taylor, le détective privée irlandais est toujours en proie à ses démons. L’alcool, la culpabilité, son passé trouble. Alors qu’il est confronté à un drame personnel, on lui demande d’apporter sa lumière sur une enquête difficile, le meurtre d’un jeune homme qui a été retrouvé crucifié. En même temps, le représentant d’un quartier bourgeois lui demande son aide sur la disparition de plusieurs chiens.

Toujours un plaisir de retrouver Jack Taylor, ses démons, son passé, son alcoolisme, sa solitude, et les horreurs qui croisent sa route. Comme dans chaque tome, Jack est un survivant. Cody, son nouveau pote qu’il considère comme un fils d’adoption, se meurt à l’hopital, et tout son monde s’écroule. Comme pour la météo irlandaise, à chaque fois qu’un rayon de soleil arrive à éclairer la vie de Jack un gros nuage bien sombre vient gacher la fête.

Avec tout les malheurs qu’il a vécut ou dont il a été témoin, on se demande comment Jack réussi à continuer, à vivre chaque jour, à se lever de son lit, et à ne pas retomber dans l’alcool. Car ça fait bien trois tomes qu’il n’a pas bu une goutte, et on se demande comment il tient, tant les mauvaises nouvelles s’enchainent pour lui.

Avec Ken Bruen, même en faisant subir des choses bien difficiles à son personnage central, on ne ressent jamais de malaise, de mélancolie, de tristesse. Les dialogues fusent comme dans chacun de ses romans, toujours le même style littéraire qui me plait: phrase courte, dialogues bien tournés, avec le lecteur qui suit les pensées de Jack, qui avance dans les rues de Galway à ses coté, comme un témoin muet et invisible. On se promène entre les pubs, les resto, les quartiers bobo, les quartiers populaire avec une ville en pleine transformation, des immeubles anciens démolis, des logements beaucoup plus cher qui se construisent à la place.

Encore une fois j’ai adoré. Ici l’intrigue policière est importante et bien menée, c’est sombre, cynique. J’ai adoré retrouver le personnage de Stewart qu’on avait connu dans un tome précédent. Je ne pensais pas le revoir, mais Jack croise sa route et j’ai beaucoup aimé l’évolution de son personnage. Stewart a changé suite à son séjour en prison, il fait dans le minimalisme et la zen attitude, sans pour autant abandonner certains de ces démons. J’ai beaucoup aimé leur duo. Et la fin du roman contient  une très belle scène, celle où Jack règle un problème dans l’océan. Je pouvais voir la scène dans ma tête comme si j’étais au cinéma. Vivement la suite.