Valerian et la cité aux mille planètes de Luc Besson

Valérian et la Cité des mille planètes : Affiche

de Luc Besson

3,5/5

Dane Dehaan, Cara Delevingne, Clive Owen, Kris Wu, Ethan Hawke

Au 28e siècle les agents Valerian et Laureline sont au service des humains et participent à des missions mandaté par la fédération humaine. Leur mission les mène sur la station Alpha, une station dont l’origine remonte à 1975. Après s’être étendue à toutes les civilisations humaines, la station a accueillie aussi les différentes espèces extraterrestres rencontrées au fil des siècles au point que la station devenue trop grosse, a pris son envol à travers la galaxie. Valerian et Laureline doivent découvrir quelle est l’énergie étrange qui semble se déployer au cœur de la station et qui menace son équilibre.

Valérian et la Cité des mille planètes : Photo

Avec Besson, c’est pas toujours le grand amour. J’ai été comme beaucoup très touché et assez marqué par le grand bleu, quand j’étais petite, et j’aime toujours revoir le film régulièrement. J’ai aussi beaucoup aimé Subway, Léon, Nikita et le cinquième élément. J’ai moins apprécié Jeanne d’Arc, pas du tout aimé Angel A ou Adele blanc sec et j’ai été assez déçue par Lucy malgré une idée de départ originale.

Valérian et la Cité des mille planètes : Photo Cara Delevingne

Pour ce qui est de Valerian je ne m’attendais pas à grand chose en y allant. J’avais entendu parler d’un film beau visuellement mais assez vide. Finalement, j’ai été plutôt séduite par le film. C’est sur que le point fort du film c’est les effets spéciaux, visuellement c’est donc très beau, très réussie.

Valérian et la Cité des mille planètes : Photo Clive Owen

Il y a aussi beaucoup d’originalité dans le film, notamment la scène du Big market ou encore la scène d’ouverture sur fond de la chanson Space oditty de Bowie, dans laquelle on voit comment la station Alpha est né, de 1975 jusqu’à la rencontre avec plusieurs espèces extraterrestres. Il y a un message écologique assez simpliste mais efficace et une critique sur l’humanité pas si négative finalement.

Valérian et la Cité des mille planètes : Photo Cara Delevingne, Clive Owen, Dane DeHaan, Kris Wu

Il y a de l’humour, de l’action, les scènes s’enfilent naturellement. Les personnages sont assez bien dessinés, même si Valerian a parfois des airs de James Bond (homme à femme, trop sur de lui, un brin macho, et la scène finale rappelle certaines fins de Bond). Laureline est une femme féminine et forte à la fois qui n’a pas besoin de son prince charmant pour lui sauver la mise, même si de la part de Besson, je m’attendais à un personnage féminin un peu plus fort que ça.

On peut voir Ethan Hawke en proxénète, Rihanna en prostituée, Clive Owen en générale. Il faut prendre Valerian comme un film de divertissement pure, pas de drame, pas trop de complexité. Il y a certaines choses très réussies, d’autre plus ordinaires, un casting sympa. Un divertissement plutôt réussi même si ce n’est pas le film de l’année.

 

Shadow dancer

Shadow Dancer : affiche

de

Andrea Riseborough, Clive Owen, Gillian Anderson, Brid Brennan

3.5/5

Début des années 90, Collette est veuve et mère d’un petit garçon. Elle vit à Belfast et fait partie de l’IRA, surtout pour faire plaisir à ses frères. Alors qu’elle se trouve à Londres avec la mission de déposer une bombe dans le métro, elle se fait arrêter par les services secrets. L’un des agents, Mac, lui propose alors un marché, coopérer avec eux. Elle devra rentrer chez elle, et devenir leur indic. Soit elle accepte ce marché, soit elle sera arrêter pour terrorisme. Mac est persuadé qu’elle acceptera le marché, car Collette n’est pas une activiste convaincue, vu qu’elle n’enclenche jamais le mécanisme des bombes qu’elle est supposées faire exploser. Elle accepte le marché, pensant surtout à son fils qu’elle ne veut pas voir grandir sans mère. Elle rentre donc chez elle.

Shadow Dancer : photo Andrea Riseborough

La bande annonce m’avait intrigué, et puis le casting vient en bonus, sans parler du sujet qui m’intéresse aussi. Le film commence assez bien, on suit collette dans les couloirs du métro londonien, et la tension est déjà palpable. Ici, rien n’est glamour ou romancé. La situation dans laquelle se met Collette n’est pas enviable, tiraillée entre son amour pour sa famille, sa loyauté, et l’amour qu’elle a pour son fils, son espoir de le voir grandir, et de ne pas être traumatisé par la disparition de sa mère que ce soit par la prison ou par une exécution par l’IRA pour trahison, qui lui pend d’ailleurs au nez.

Shadow Dancer : photo Andrea Riseborough, Clive Owen

J’ai bien aimé que la relation entre Collette et son agent Mac ne vire pas au romantisme, bien au contraire. J’ai aussi beaucoup aimé voir Collette géré plus ou moins bien la situation, entre la pression que représente les attentes de Mac, la pression des soupçons du chef locale de l’IRA, celle de ses frères et de sa mère qu’elle ne veut pas trahir ou encore la confiance de son fils qui ne supporte pas quand sa mère n’est pas là et qui fait encore pipi au lit à son âge.

Shadow Dancer : photo Andrea Riseborough

Shadow Dancer : photo Brid Brennan

Le film est assez lent, passé le premier quart d’heure il ne se passe finalement pas énormément de chose durant l’heure qui suit, jusqu’à la fin, qui m’a surprise, deux rebondissements auxquels je ne m’attendais pas.

Shadow Dancer : photo Gillian Anderson

Shadow Dancer : photo Clive Owen

En bref, un film intéressant, un sujet intéressant, des personnages qui sortent des sentiers battus, surtout concernant Collette, et de très bons acteurs, à commencer par Andrea Riseborough, excellente dans le rôle de cette mère de famille qui ne veut pas perturber l’enfance de son fils, et puis ça fait toujours plaisir de revoir Gillian Anderson, même si ce n’est qu’un second role. Shadow Dancer est un film tout de même froid, c’est assez clinique dans sa manière de traité le sujet et ses personnages, et si on est assez tendu quant à leur destinée, on ne se sent pas trop attaché à eux non plus.