Petit séjour en Bretagne

Avec le covid la passion que j’ai pour les voyages vit des temps difficiles, c’est bien simple je n’ai fait aucun voyage depuis décembre 2019 et cette année, impossible de renoncer encore à des voyages mais pour autant je ne me sentait pas de quitter la France, l’évolution de l’épidémie avec les nombreux variants ne me donnait pas le courage d’aller tenter ma chance…J’ai gentillement attendu que l’été passe, j’ai vu tous ceux que je connais ou presque partir en vacances et revenir l’air content, j’ai voulu attendre la rentrée scolaire pour m’assurer que je ne serais pas confronter à une trop grande foule. Covid ou pas, je n’aime pas la foule et en été il n’y a que peu d’endroits qui ne soit pas pris d’assaut et cette année encore moins en France.

Vue depuis la chambre d’hotel

Le choix fut vite fait, je me suis décidée pour la Bretagne. D’habitude en été je vais en écosse, et je pense que ce qui s’en rapproche le plus reste la Bretagne. J’ai toujours voulu visiter la cote de granite rose, mais à chaque fois que j’y ai pensé, la plupart des gens qui y sont allés me disaient que sans voiture, c’est compliqué. L’autre raison reste le prix. Voyager en France ça reste cher et la crise du covid n’a pas arrangé les prix. C’est simple, j’ai payé plus cher le tgv pour faire Paris-Lannion, que l’avion pour la Sicile, Rome, Lisbonne ou Prague.

Plage de Trestraou

Départ pour la Bretagne, gare Montparnasse à 7h30, dure dure le réveil! Je m’arrête à Guingamp pour un ter jusqu’à Lannion. Durant les mois de juillet et aout, le bus E qui relie Lannion à Perros Guirec passe toujours 10 minutes après l’arrivée du train, mais nous sommes le 2 septembre, dorénavant le bus passe une fois par heure. J’attends 35 minutes l’arrivée du bus et pour 1,20€ j’arrive dans le centre de Perros Guirec en 25 minutes.

Pour ce séjour je me suis fait plaisir et j’ai réservé une chambre à l’Agapa hôtel, avec vue sur mer. Comme je ne reste que très peu de jours, j’ai voulu un hotel plus que confortable, proche de la plage et avec une vue sur la mer, voir la mer étant l’élément le plus important du séjour pour moi. Je dois dire que je ne suis pas habituée à un standing aussi top, et l’hôtel fut à la hauteur de mes attentes: l’accueil, le service, la chambre magnifique, la salle de bain top et surtout la baie vitrée avec vue sur la plage principale de Perros Guirec, la plage de Trestraou. Une fois installée, je pars déjeuner au restaurant de l’hôtel, le Belouga. J’avais réservé à l’avance, car le restaurant est toujours complet, il faut dire qu’il n’y a pas énormément de tables. A midi, ce restaurant propose un menu défiant toute concurrence, entrée plat dessert pour 34€ et vu la qualité des plats, ça vaut vraiment le coup. Qui dit menu dis aucun choix dans les plats proposés mais l’annonce du menu de ce jour me convient parfaitement, une entrée à base de saumon gravlax, un suprême de volaille avec une sucrine et quelques légumes parfaitement cuisinés, et en dessert un mont blanc revisité, meringue, crème au cassis, châtaignes confites et crème glacée à la châtaigne, accompagné d’une pâte de fruit à la passion et une guimauve au chocolat. Autant vous dire que tout fut délicieux.

Menu restaurant Le belouga

Après ce repas qui restera dans ma mémoire, je pars me changer et direction le sentier des douaniers qui démarre au bout de la plage de Trestraou qui se situe à 3 minutes à pieds de l’hôtel. Après une matinée un peu nuageuse, le ciel se dégage avec seulement quelques nuages de beau temps et ce vent frais qui souffle l’air marin. Le sentier des douaniers c’est un chemin de randonnée, le GR34 qui longe la côte bretonne. Sur une grande première moitié, je croise régulièrement d’autres promeneurs mais pas de foule, j’ai toute la place, je profite des paysages, je prends des photos, j’admire la mer se fracasser sur les rochers de granit rose, c’est vraiment très beau. Je décide de marcher jusqu’à la plage de Saint Guirec, à environ 55 minutes de marche, mais je mettrais 1h30 à l’atteindre puisque j’emprunte tous les petits sentiers qui se détournent de la route principale pour approcher les roches de granite rose, pour approcher le bord de mer, pour prendre des photos ou faire quelques pauses pour apprécier la vue. Arrivée à Saint Guirec, le ciel est complètement dégagé et le soleil tape fort! comme je l’avais lu quelque part sur internet, il y a peu de coin d’ombre sur la route, alors je ne m’attarde pas trop. Au départ j’avais prévu de me poser sur la plage de Saint Guirec avant de repartir mais finalement, je ferais une pause plus haut sur le chemin à l’abri du soleil.

Sentier des douaniers

La plage de Saint Guirec, contrairement à celle de Trestraou, ressemble plus à une jolie crique qu’à une grosse plage, c’est plus mignon, plus cosy, et surtout la mer est d’un calme plat, une mer d’huile, contrairement à Trestraou avec une mer beaucoup plus agitée. Le retour fut donc plus rapide puisque je file directement à mon point de départ. En récompense, je vais tremper mes jambes dans l’eau de mer. Finalement, je trouve la mer à Perros Guirec beaucoup plus froide qu’à Trouville! il y a quand même quelques courageux, des enfants (mais eux sont universellement immunisé contre le froid), quelques surfeurs, kite surfeurs et quelques baigneurs adultes quand même, pour certains vêtus de combinaisons de surfeurs plutôt que de simples maillots de bain. Après une heure posée sur le sable, je suis trop fatiguée pour me chercher un endroit ou diner, alors je fini au carrefour du coin pour m’acheter un paquet de tortillas et de pistaches.

Phare Men Ruz
Plage de Saint Guirec

Le lendemain, je me lève assez tôt et après un petit déjeuner composé d’une banane et de coca, je me rends à la marina sur la plage de Trestraou. J’ai réservé pour un tour en bateau de 2h30 avec Armor navigation. Rendez vous 9h30. On est déjà pas mal de monde à attendre derrière les cordes, tous masqués ce qui est une bonne chose. On embarque et là je doute sur mon choix. Il fait très nuageux ce matin mais surtout la mer est assez agitée. Je monte sur le bateau et m’assois à l’air libre à l’arrière et déjà ça tangue beaucoup. Je me dis que ça ira mieux une fois le bateau démarré, mais non! d’ailleurs le responsable qui nous donne des explications sur la balade nous indique au micro qu’effectivement ça va tanguer! j’ai un peu peur d’être malade, mais je fais comme j’ai l’habitude quand je prends le bateau dans des eaux un peu agitées, je fixe l’horizon, je respire bien et je me laisse bercer par le tangage du bateau pour ne pas aller à contre sens des mouvements. Je m’inquiète un peu quand je vois un des marins nous distribuer des sacs en papier mais tout ira bien. Première étape, l’ile de Rouzic dite l’ile aux oiseaux, qui abrite une colonie de fous de bassans, le plus grand oiseau marin de France. On apprend que les oiseaux marins possèdent une glande leur permettant de changer l’eau salée en eau douce, on apprend que les fous de bassans se mettent en couple et reste avec le même partenaire toute leur vie, revenant chaque année sur le même nid qu’ils améliorent au fil des ans avec des algues et brindilles. Ils sont connus pour leur façon de pêcher, en plongeant tête la première dans l’eau comme un missile. C’est assez impressionnant à voir, on les admire en plein action de pêche, on repère aussi un ou deux phoques. En longeant l’ile, on a droit à quelques énormes creux qui donnent l’impression d’être dans un manège!

Ile aux oiseaux ou ile Rouzic, colonie des fous de bassans
Ile aux moines

On repart ensuite jusqu’à l’ile aux moines, une ile sur laquelle a vécut pendant 50 ans des moines qui souhaitaient vivre retirer de tout. L’ile fut aussi connue pour être un repère de corsaires. On fait escale, et on accède aux hauteurs de l’ile par une échelle de corde qui donne l’impression d’avancer sur un trampoline. On a 45 minutes pour découvrir l’ile, je l’a contourne d’abord par le bas, jolies vues, puis dans les hauteurs avec un fort et une vue magnifique sur 360 degrés avec un ciel qui s’éclaircie petit à petit. On rembarque tous, mais 1 personne manque à l’appel. Le mari qui ne voit pas revenir sa femme, décide de rester sur l’ile pour l’attendre et rentrera par le bateau de l’après midi. Finalement, alors que le bateau vient de larguer les amarres, la dame apparait enfin et le bateau décide de faire demi tour pour les reprendre.

côte de granit rose, rocher de la bouteille renversée

Pour finir on repart vers Perros Guirec sur des eaux plus tranquilles, ouf! c’est plus sereine que je profite de cette fin de voyage, on longe la cote de granite rose, agrémenter par les explications géologiques du capitaine. N’ayant rien prévu pour déjeuner, je tente ma chance au restaurant de l’hôtel mais c’est complet jusqu’à la fin du week end. je trouve ça dommage que les clients de l’hôtel n’aient pas accès au restaurant plus facilement. Du coup je ne déjeune pas, l’hôtel possède un spa et d’après la personne qui m’a accueillie à mon arrivée, l’heure du déjeuner est une période creuse. Je me change et je descends dans la piscine de l’hôtel. Ce n’est pas ici que je ferais mes longueurs habituelles, la piscine doit faire 20 mètres maximum mais je peux quand même barboter un peu, faire quelques longueurs. 40 minutes pour moi toute seule dans la piscine, puis 10 minutes sur la terrasse au soleil pour sécher.

Plage de Trestignel

Après m’être changée, départ pour la GR34 mais côté est. Je longe le bord de mer, je remonte le chemin de la messe, je passe devant le manoir du sphinx. Depuis cette route, on a de magnifiques points de vue, un paysage très différent de celui du sentier des douaniers de la veille. Il n’y a que très peu de monde et la route est assez facile car on ne fait que descendre en admirant les belles demeures de chaque côté de la route jusqu’à la plage de Trestrignel, jolie plage, je me pose les pieds dans le sable à regarder les baigneurs, à admirer la mer, puis au bout d’un bon moment je reprend la route qui grimpe pour rejoindre la plage de Porz ar Goret et je longe le bord de mer jusqu’au port de Perros Guirec. Je dine le soir au restaurant le Suroit, salade mesclun avocat fraise, crèpe croustillante au poisson, dos de cabillaud avec purée artichaud, puis tarte chiboust fraise. Pour revenir à l’hôtel, c’est 20 minutes à pied à remonter des pentes ardues.

Samedi, je décide de passer la matinée a visiter le centre ville de Perros Guirec, la mairie, une jolie église qui date du 12e siècle, quelques boutiques sympas où j’achète du caramel beurre salée au yuzu (un pur délice, jamais mangé un caramel aussi delicieux), des caramels mous, une boite de thé fraise rhubarbe, deux cartes postales que je trouve particulièrement belles, puis je retourne au port pour manger à la crêperie Ty Breizh, simple et bon, j’ai choisi la galette aux coquilles saint jacques et la crêpe fraise chantilly glace vanille en dessert, très bonne, accompagné d’un délicieux jus de pomme.

Crêperie Ty Breizh
Eglise Saint Jacques Perros Guirec

Je prends ensuite le bus de la ville qui m’emmène à Tregastel. On passe devant la plage de Saint Guirec mais de l’autre côté de ce que j’avais vu le jeudi, on passe par le village de Ploumanac’h puis je descend à Sainte Anne. Je marche sur le bord de mer, les pieds dans le sable, je longe la côte et j’arrive très vite sur un champ de roches de granit. Je m’approche d’un amas de roche un peu éloigné du bord pour monter dessus et voir la vue, mais en me retournant après 2 minutes je m’aperçois que le chemin est déjà sous les eaux, la marée montante à démarrée! je dois retirer mes baskets pour traverser le ruisseau nouvellement présent et le temps de remettre mes chaussures, la mer entoure les roches et le chemin que j’ai pris est englouti.

Baie de Sainte Anne
Plage et vue depuis Coz Pors

Je continue ma route sur la plage, entre les roches de granit, c’est vraiment très beau, on a une très belle vue sur le château des coastères que j’avais vu sur le sentier des douaniers ou lors de la balade en bateau. Je pourrais aller jusqu’à la pointe de l’ile Renote mais j’ai un peu peur de me laisser surprendre par la marée montante et je rebrousse chemin après être monter sur les rochers pour voir la vue sur la région. Je reprend la route jusqu’à la plage de Coz Pors, très jolie plage où je m’arrête pour boire une limonade à la violette, avant de reprendre un petit bout de chemin du sentier des douaniers pour admirer la vue sur la baie, puis retour Perros Guirec par le bus. Je me décharge de mes affaires, je met des tongs et direction la plage une dernière fois. Cette fois-ci je m’enfonce dans l’eau jusqu’à la taille, je ne comptais pas aller jusque là et je pense que si j’avais été en maillot, je me serais surement baignée entièrement! Je dine de pain nordic et de tranche de gouda face à la mer dans ma chambre. Je me réveille vers 2h du matin et j’ai la surprise de voir un ciel parfaitement dégagé et étoilé, on voit même la voie lactée. L’hôtel a la bonne idée de ne pas illuminer la nuit, et de ma fenêtre je peux voir un très beau ciel. Je décide même de sortir dehors sur la terrasse de l’hotel, il n’y a pas un chat. Je verrais même une belle étoile filante avant d’aller me recoucher.

Dimanche, c’est déjà le jour du départ. Je décide de profiter à fond de cette matinée, et à 7h40 me voila en maillot de bain au spa de l’hôtel. A cette heure matinale, je suis bien sur la seule! je croise seulement un employé. Je nage dans la piscine, je fais quelques longueurs, puis je profite du jacuzzi d’où je vois un bout de mer. Comme je ne vais pas déjeuner aujourd’hui, je décide d’aller prendre un vrai petit déjeuner à l’hôtel. Le petit déjeuner en buffet c’est 25 euros, mais ça vaut le coup à condition d’avoir faim. Crêpes, pain perdu, croissant, pain au chocolat, pain aux raisins, pleins de confitures différentes, pâte à tartiner, caramel, pancakes, sirop d’érables, des fruits frais, yaourt, muffin, céréales, fruits secs, pleins de fromages différents, saumon fumé…. je prend du café, un jus de pomme, croissant, pain au chocolat, pain perdu, crêpe et confitures, pain et beurre, tranches de melon, saumon fumé et je commande des œufs brouillés. Tout est très bon. Je comptais aller faire un dernier tour sur la plage, mais ce matin c’est un brouillard très épais qui recouvre tout, je ne vois même pas la mer, du coup je préfère me reposer.

Lannion

Pour le retour ce fut assez fatiguant. D’abord j’ai découvert avant le voyage qu’il n’y a aucun bus pour Lannion le dimanche passé le mois d’aout. Du coup, obligé de prendre un taxi, ce qui me coute quand même 35€ au lieu de 1,20€ en bus, mais bon pas le choix. Je sympathise avec la chauffeure très sympa qui me dépose dans le centre ville de Lannion. J’avais décidé d’arriver tôt à Lannion pour ne pas me stresser en cas d’imprévu et aussi pour visiter la ville, mais j’avais oublié que j’étais très chargée. A Lannion pas de brouillard mais un soleil qui tape assez fort. On sent qu’il va faire chaud. Je trouve quand même le courage de faire la vieille ville de Lannion, assez mignon, puis je me pose au bord du fleuve Leguer, à l’ombre, puis TER jusqu’à Plouget Tregor et le tgv jusqu’à paris Montparnasse.

Alors que dire de ce premier voyage depuis décembre 2019 et de ce premier voyage en Bretagne? J’ai adoré la Bretagne, les paysages sont à la hauteur de ce que j’espérais voir en y allant. J’ai adoré les points de vue depuis le sentier des douaniers, ma sortie en bateau, ma balade vers la plage de Trestrignel, ma balade à Sainte Anne et à Tregastel. Finalement, sans voiture ça reste faisable, le bus de la ville Le Macareux, dessert quand même la plupart des points intéressants et permet de nous rapprocher des points de départ de différentes randonnées. Les plages sont paradisiaques, le sable fin et dorée, la mer transparente, bleue, bien qu’un peu trop froide! le ciel bleu, le soleil, un hôtel top, de bons petits plats, une chouette balade en bateau, du beau temps, des paysages magnifiques qui me rappellent parfois l’écosse, parfois la cote d’azur. Une ambiance calme et sereine, en ce début de septembre beaucoup de personnes âgées, quelques couples. Ce qui est sur c’est que je reviendrais.

Balade en Bretagne: Vitré et Rennes

Durant mes quelques rares jours de congés cet été, après avoir été une journée à Trouville, je me suis rendue à Vitré et Rennes en Bretagne.

Après Saint Malo, je continue mon exploration de la Bretagne tout en essayant d’éviter les coins les plus touristiques de la région pour éviter la foule. J’avais plusieurs choix pour faire une excursion à la journée depuis Paris et j’ai choisi Vitré et Rennes, les deux villes étant reliées par un ter en 19 minutes.

Pour me rendre à Vitré, je prends le TGV pour Nantes depuis la gare Montparnasse. En montant dans le wagon indiqué sur mon billet, je vois très vite qu’il y a un peu de monde. Je suis assise à coté d’un monsieur qui n’a même pas attendu que le train démarre pour lever le masque et prendre son petit déj. Bref, je me dis que comme pour Trouville, peut être que je vais trouver un coin plus tranquille et effectivement, il me suffit de me rendre dans le wagon suivant pour me retrouver presque seule, 2 autres passagers sont présents. Je peux vous dire que j’ai voyager l’esprit tout à fait tranquille. Je descends au premier stop, Sablé sur Sarthe et de là je prends un ter qui arrive 5 minutes après et qui m’emmène en 45 minutes à Vitré. Là aussi le voyage est calme et serein.

J’arrive à Vitré à 9h40 et les rues du centre ville sont étonnamment vides! il n’y a pas un chat dans les rues, je croise quand même quelques rares personnes, je photographie les bâtisses très anciennes qui font le charme du centre ville, je fait un petit tour dans l’église locale, puis je me rends doucement vers le château de Vitré qui date du 11e siècle.

En arrivant devant pour l’heure d’ouverture, je m’attendais à voir quelques personnes, mais à part une dame qui prend des photos de l’extérieur, il n’y a personne sur la place du château! A 10h la grille d’entrée n’est toujours pas ouverte et je commence à me demander si j’ai pas raté une info, puis la porte s’ouvre et je traverse le pont levis. J’avais acheté ma place en avance sur internet car le château applique la jauge des moins de 50 personnes. Finalement, je suis la première et la seule à me présenter à l’entrée. On échange ma réservation contre un ticket code barre, et on m’explique que je dois me rendre à la porte d’entrée d’une des tours et avec l’aide de mon code barre je déverrouille la porte. C’est assez étonnant, il n’y a personne, c’est moi qui ouvre la porte, j’ai l’impression qu’on m’a confié les clés de la maison. Ce sont des escaliers en colimaçon qui grimpent et à chaque palier son lot de pièces décorées selon les époques, en remontant dans le temps du moyen age au 19e siècle. Des salles très hautes, des cheminées gigantesques, des petites fenêtres qui deviennent plus grandes, plus sophistiquées selon qu’on avance dans le temps. On a de jolies vues sur la ville de Vitré, on grimpe les derniers escaliers les plus étroits jusqu’au sommet, et on traverse des coursives qui nous permettent de changer de bâtiment. Des chambres, des salons, des toilettes utilisés au moyen age qui ne connaissent pas l’hygiène de base! je finis le tour dans une galerie d’art, quelques tableaux du 19e siècle, des photos récentes sur les objets du quotidien. Je fais ensuite un tour dans la cour extérieure et je passe aux toilettes, les plus propres que j’ai jamais vu dans un musée! j’ai adoré ma visite, j’étais vraiment seule dans les lieux et comme j’étais la seule à faire la visite l’atmosphère était bien particulière. Je discute avec le monsieur qui m’a accueilli à l’entrée et qui me dis que le matin c’est assez calme. C’est bien la première fois que je visite un château en étant la seule dans les murs! il me propose de participer à la visite guidée de l’extérieur du château qui regroupe plusieurs visiteurs, mais je n’ai plus trop le temps.

Je reprends la visite des rues de Vitré. J’emprunte “le chemin des remparts” et je me rends compte que la ville est en faite fortifiée mais que d’un coté, celui opposé à la gare par laquelle je suis arrivée. Cette promenade en hauteur contourne les fortifications et permet de se balader avec une jolie vue sur la région et sur le pré des lavandières qui se situe en contrebas. Je repasse la grille d’entrée de la ville et fais encore un tour. Cette fois ci il y a un peu plus d’animation, plus de gens. Les stands en bois sur la place du château commencent à ouvrir et à s’animer. Mais pour moi il est temps de reprendre le train direction Rennes, 19 minutes de trajet.

Ce jour là j’ai droit à une très belle météo, quelques passages nuageux, du soleil, du ciel bleu. Je me promène dans les rues de Rennes et je m’arrête au palais Saint Georges pour une pause déjeuner dans le parc. En effet, avec l’instauration du pass sanitaire en avance dans le calvados lors de ma journée à Trouville, je n’ai pas voulu prendre de risque et j’ai apporté de quoi manger avec moi. Les jardins du palais Saint Georges sont très beaux, bel endroit pour déjeuner sur le pouce. Ensuite, il ne me reste pas beaucoup de temps pour visiter Rennes, mon tgv est à 13h30 car je ne voulais pas rentrer trop tard. Je passe devant la très belle piscine municipale, je remonte la rue saint Georges et je me balade dans le vieux Rennes, passant devant le parlement de Bretagne, puis l’hotel de ville, je me perds un peu dans les vieilles ruelles puis place Sainte Anne et je prends une boule de glace à la pistache chez le glacier Saint Anne et il est déjà l’heure de reprendre le chemin de la gare. Le retour fut moins serein que l’allée, car cette fois le TGV est bondé, il est même annoncé complet. Honnêtement je ne me vois pas m’assoir dans un wagon bondé, je ne le sens pas, alors je passe mon temps assise dans un coin sur les marches du train ou dans le wagon bar dans lequel je peux m’isoler un peu. Le trajet ne durant qu’1h30, ce n’est pas trop dérangeant.

Gros coup de cœur pour Vitré, la ville est agréable, les ruelles historiques sont très jolies, le château très intéressant à visiter et de jolies balades à pieds sont possible autour du centre ville. J’ai beaucoup aimé Rennes aussi (du moins, le court aperçu que j’en ai eu), c’est une ville très sympa, jolie, agréable, il faut dire que j’ai eu beau temps aussi! j’aimerais beaucoup y retourner, passer plus de temps à parcourir les ruelles du vieux Rennes, d’aller voir les portes mordelaises et visiter le parc Thabor. A refaire donc.

Petit tour en Normandie: Rouen et Trouville

Cet été, je n’avais pas envie de me risquer à partir en vacances. En dehors de la France, les restrictions, tests, mesures qui changent tout les deux jours m’ont refroidis, quant à voyager en France, je n’avais pas envie de me retrouver avec des foules envahissantes. D’un autre coté, je ne me voyais pas passer les mois de juillet et aout sans sortir de Paris, c’est bien trop déprimant.

Donc pour commencer, courant juin, je passe une journée à Rouen, une ville que j’avais visité l’année dernière et qui m’avait laisser une très bonne impression. J’ai retrouvé les rues nettes, propres, espacées, j’ai retrouvé ce côté très agréable de se promener loin des foules, car il n’y a pas énormément de monde dans les rues. On se promène dans le centre ville, les petites rues, les bâtisses à colombages, on visite la cathédrale Notre Dame, puis on déjeune à la crêperie rouennaise, qu’on avait déjà testé l’année dernière. Toujours ce cadre agréable, toujours un service sympathique et efficace. Galette au poulet, crème, moutarde et pommes de terre, un diabolo à la violette et en dessert de la glace au caramel au beurre salée, la meilleure glace caramel beurre salée que j’ai jamais mangé, un délice!

Après ce déjeuner, on passe à la patisserie Gil, dont on a entendu parler, un gâteau au chocolat et la tarte aux pommes vertes, qu’on dégustera le lendemain, délicieuses, légères, peu sucrées.

On continue de se balader, on achète du caramel au beurre salée, on passe devant le monument dédié à Jeanne d’Arc, devant le marché. On se balade devant le gros horloge et déjà il est temps de repartir à la gare.

Je continue toujours en Normandie, fin juillet. Je voulais absolument voir la mer et depuis Paris les destinations de bord de mer par train, sans besoin de passer la nuit sur place, il n’y en a pas beaucoup. Je décide de me rendre à Trouville. Quand j’étais petite, on allait souvent en famille pour y passer la journée, pique nique sur la plage et baignade. Cette fois ci j’y vais seule. Depuis Paris c’est 2h15 de trajet en ter jusqu’à la gare Deauville-Trouville. Je décide de ne pas aller à Deauville, que j’avais déjà visité il y a quelques années et qui m’avait laissé un souvenir mitigé. L’impression de me balader dans des décors de cinéma, d’être à disneyland, ça manque d’authenticité. Je décide d’aller me balader à Trouville et j’ai beaucoup aimé ma balade.

Il est 9h40 quand j’arrive à Trouville. Je me rends directement sur la plage. Je remonte le long de la grande plage, les pieds dans l’eau. Le temps est encore nuageux, je sais qu’il a beaucoup plut tôt ce matin, la mer est un peu agitée, le sable est mouillé, mais j’ai adoré ma balade. Les jambes dans une eau qui n’est pas si froide, il y a peu de gens présents, quelques personnes âgées qui font des balades, quelques joggeurs, j’étais tranquille pour profiter des lieux. Après avoir passer une heure à marcher dans l’eau, à admirer la mer, à respirer l’air marin, à regarder les voiliers de l’école de voile à côté, je m’assois sur le sable une vingtaine de minutes supplémentaires avec le soleil qui sort définitivement des nuages.

Quand je décide de repartir, je me rends compte qu’il commence à y avoir un peu plus de monde, des gens vont se baigner, des familles commencent à s’installer pour la journée sur la plage. Je me balade ensuite dans les rues autour de la plage, je passe devant de magnifiques maisons, je prends de nombreuses photos, je prends mon temps, puis j’arrive dans le centre ville piéton. Quelques boutiques, des restaurants, il commence à y avoir de plus en plus de monde, il est midi et je me décide à choisir un resto pour le déjeuner. Mais là grosse surprise, alors que le pass sanitaire sera appliquer dans les resto et café qu’à partir de début aout, j’apprends que dans le Calvados ils ont décidé de l’appliquer plus tôt. Si j’avais su, j’aurais amené à manger avec moi. Grosse déception, je passe une demi heure à tourner en rond à me demander ce que je vais manger, quand je tombe sur une petite boutique qui propose des plats végétariens dont une option à emporter. J’emporte donc une sorte de grosse salade de lentille, légumes variés, rien d’exceptionnel mais qui me dépanne. Je pars le manger sur un banc face à la statue de Flaubert. En dessert un carrot cake maison léger et savoureux. Avec cette perte de temps inattendue, je n’ai pas le temps de me rendre à Deauville, ce qui n’est pas bien grave. Je voulais juste retourner voir les planches avec les noms des célèbres acteurs et comparer avec la plage de Trouville. Mais le soleil est dorénavant très présent, il tape fort et il y a peu d’ombre.

Je repart donc vers la gare. Le parking qui longe le port de plaisance et qui était vide à mon arrivée est dorénavant plein. Je n’aime pas la foule, alors je ne suis pas mécontente de repartir. J’ai beaucoup aimé Trouville, surtout la plage et les rues tranquilles bordées de belles demeures. Dommage que je n’ai pas pu tester les resto, mais après avoir vu les prix, je me dis que si je dois retourner à Trouville, ce que je pense faire, je n’irai probablement pas au restaurant car les prix m’ont un peu refroidi. L’air de la mer, le bruit des vagues tout ce petit tour sur la plage m’a apaisé le temps que ça a duré. Prochain épisode, la Bretagne, fin juillet.

Saint Malo

Pour cause de Covid, encore, cette année les voyages j’ai fais une croix dessus. Soyons objectif, le virus est toujours présent, les restrictions nombreuses, variées, importantes et surtout changeantes. Des pays qui passent de aucunes restrictions pour les touristes à des quarantaines et des pcr obligatoires. Préparer des voyages dans ces conditions la, c’est compliqué, risqué, difficilement remboursables. J’avais déjà bataillé dure pour obtenir le remboursement pour certains de mes voyages prévus en 2020… Quitter la France pour prendre l’air en 2021, j’ai laissé tomber.

A la fin du mois de juin je suis allée passer une journée à Saint Malo. J’avais très envie de voir la mer et la Bretagne me tente beaucoup depuis longtemps. De chez moi, aller en Normandie ou en Bretagne en train, c’est finalement le même temps de trajet malgré des distances différentes, la Normandie étant desservie par des ter alors que la Bretagne par des tgv.

Je n’avais jamais mis les pieds à Saint Malo. Je n’ai qu’une journée et je préfère arriver tot et rentrer tot plutôt que le contraire, du coup départ par le TGV de 7h03 à la gare Montparnasse. 2h47 plus tard, j’arrive à Saint Malo. Avec la SNCF le problème, c’est que le prix des tgv devient très vite très élevés si tu ne réserves pas des mois à l’avance. Hélas, je n’ai pas la possibilité de me projeter longtemps à l’avance dans ces temps maussades et covidés, donc c’est deux semaines en avance que je décide de prendre mes places et j’en ai déjà pour 100 euros aller retour. Franchement ça fais cher la journée à Saint Malo, mais bon je suis tellement en manque de changement d’air…bref, j’arrive et la météo ne sera pas bonne mais toujours meilleur qu’à Paris le même jour ceci dit (pluie dilluvienne toute la journée).

Donc c’est un vent frais presque froid et une petite pluie qui m’accueille et là je suis très contente d’avoir apporté dans mon sac mon ciré coupe vent acheter il y a longtemps, car ici le parapluie ne sert à rien d’ailleurs personne ne l’a sorti, le vent tue ces petites choses inutiles ici.

Depuis la gare, il faut marcher une quinzaine de minutes le long d’une avenue qui passe par des chantiers, un port, avant d’arriver à l’entrée du centre dit “intra muros”, qui se trouve entouré de remparts. Dans intra muros, on ressent moins le vent. Je me balade dans les ruelles du centre historique, je m’arrête acheter des caramels à la maison Guella, puis direction la plage de Bon secours. Une fois ressorti de l’abri des remparts, on ressent de nouveau le vent. J’avais décidé de me rendre sur le grand Bé, une sorte de presqu’ile dont le chemin est accessible depuis la plage qu’à marée basse. Cependant le vent souffle tellement fort que j’ai du mal à marcher et le sable s’il ne vous blesse pas les yeux, fouette les jambes, c’est pas très agréable. Finalement, je laisse tomber la promenade vers le grand Bé, le vent étant plus fort à mesure que j’avance. Je m’installe sur un rebord en bord de plage et me contente d’admirer la vue. Je croise un homme en t shirt, tong et serviette de bain autour de la taille, se diriger sans hésiter vers la piscine d’eau de mer sur la plage, accessible à marée basse. L’homme se jette à l’eau sans frissonner et entame des longueurs sous l’oeil admiratif des passants.

Je passe un bon moment sur la plage avant de me rendre à Bergamote un salon de thé qui sert à déjeuner à midi. Je savais que l’endroit est prisé et qu’il vaut mieux réserver à l’avance. Je n’ai pas de réservation alors je me rends à 11h30 en espérant pouvoir me caser dans un coin. Manger à l’intérieur ne me tente pas vraiment car je n’oublie pas le covid. Malgré le mauvais temps je préfère manger en terrasse ce qui arrange le serveur car ils sont complet pour ce midi. Il y a quand même une protection de toit ce qui permet d’être protégé des petites gouttes de pluie et je me trouve dans un petit coin donc à l’abri du vent. Galette aux légumes, oignon et champignons, limonade citron maison, et en dessert crêpe au caramel beurre salé. Tout était délicieux, le service super sympa et rapide, les serveurs à l’écoute, top.

Pour le temps qu’il me reste avant mon retour je visite la cathédrale de Saint Malo. On apprend que Jacques Cartier est passé par là avant son second départ pour le Canada. L’église est très ancienne, c’est surtout les vitraux qui m’ont plut, la rosace et les vitraux autour sont très colorés sans représenter une scène particulière. En sortant je me balade dans les ruelles autour, très jolies, dont certaines s’éloignent du style très gris du centre ville, puis je monte sur les remparts, je passe devant la tour bidouane et je remonte le long de la plage du bon secours jusqu’au bastion de la Hollande, un jardin au bout des remparts. On peut y voir les canons ou encore une jolie vue sur la mer, la plage et au loin Dinard. Il existe un bateau taxi pour se rendre à Dinard, une traversée qui dure moins de dix minutes, mais je n’ai pas beaucoup de temps avant mon retour et la mer est bien agitée! Je préfère me concentrer sur Saint Malo.

Je reviens sur mes pas, et je me retrouve sur la grande plage du sillon par laquelle on peut accéder au fort national. Sur cette plage je subi un peu moins le vent, j’en profite pour rester un bon moment à me balader au bord de l’eau, il y a beaucoup moins de monde que sur la plage du bon secours. Un dernier tour dans le centre ville et c’est déjà l’heure du retour à la gare. Contrairement à l’allée, je prends d’abord un TER jusqu’à Rennes puis le TGV direct jusqu’à Paris, le retour est plus rapide que l’allée.

J’ai beaucoup aimé Saint Malo, à refaire un jour de beau temps. Les remparts, les petites ruelles typiques quand on s’éloigne un peu des commerces, les plages spacieuses. La prochaine fois, j’espère pouvoir grimper sur le grand Bé et également prendre le bateau taxi pour me rendre à Dinard, j’irais bien également visité la demeure du corsaire.

Les jardins de Bagatelle, Etretat, Honfleur

Comme déjà dit dans un post précédent, avec le covid, la pandémie, etc etc, impossible de voyager cette année. Je me suis seulement permise de faire des excursions à la journée. Dieppe, Giverny, Rouen, j’ai dernièrement passé une après midi au parc de Bagatelle et une journée en Normandie.

Parc Bagatelle

Le parc de Bagatelle est un jardin que j’avais très envie de voir depuis longtemps. Depuis chez moi, un bus me rapproche de l’entrée du parc et un second bus me dépose à 5 minutes de marche, histoire de gagner du temps. Le parc de bagatelle est collé au bois de boulogne et l’entrée n’est pas libre, il faut s’acquitter de 2,50€. Très peu de monde ce jour là, j’ai adoré ma balade. Bagatelle c’est donc un grand parc et une demeure qui date du 18e siècle et qui a vu le jour suite à un pari entre le comte d’Artois et Marie Antoinette. Au 19e siècle, la propriété était occupée par Richard Wallace (dont on peut admirer la demeure londonienne the Wallace collection). Ce qui est dommage c’est qu’il n’est pas possible d’entrée à l’intérieur de la villa. Le jardin est de style romantique ou anglais, loin des lignes géographiques strictes des jardins à la française et c’est tant mieux!

Bagatelle est connue pour sa roseraie, magnifique. Toutes les couleurs, toutes les formes, tous les styles et même la lauréate du meilleur parfum! On peut y croiser de nombreux paons, des chats un peu partout, des oies qui jouent le rôle de tondeuses naturelles, des specimens d’arbres très intéressants comme ce  sophora du japon pleureur. Il y a une belle cascade d’eau qui plonge dans un bassin remplie de carpes, et un étang aux nénuphars.

On peut facilement se balader des heures ou se poser sur un banc a admirer les différentes plantes et fleurs qui y poussent.

Finalement, je suis allée passer une journée en Normandie. En voiture, il faut environ 2H10 pour se rendre à Etretat, notre première étape. Hélas, ce jour là le temps est vraiment loin de l’été! il pleut des cordes, le vent souffle fort, il fait même froid! heureusement, j’étais bien équipée. Sur la plage il n’y a quasiment personne ce qui fait du bien, mais entre le vent et la pluie c’est pas l’idéale pour se promener. Mais c’est quand même très appréciable de pouvoir observer de près les vagues déchainées qui s’écrasent sur les falaises célèbres d’Etretat et de sentir l’air de la mer. Dans le centre ville, on fait une ou deux boutiques, j’achète des caramels mous et des conserves de thon et de sardines de la conserverie La belle iloise. Pour déjeuner on se rend au restaurant La flotille.

Etretat

Malgré la pluie, le vent, le froid, et qu’on ne croise pas trop de monde dans les rues, les places de stationnement sont toutes occupées. Au restaurant il ne reste qu’une table libre et après qu’on se soit installés, les gens s’accumulent et font la queue pour attendre une table. Crevettes roses fraiches en entrée, daurade grillée au feu de bois et pommes de terres braisées en plat et crêpe compote de pomme maison, chantilly et caramel beurre salée en dessert, tout était très bon. La pluie s’est enfin arrêtée, on part faire un dernier tour sur la plage. La mer est toujours autant agitée, mais sentir l’air marin c’est un vrai bonheur.

Honfleur

Je serais bien restée toute l’après midi à respirer l’air de la mer, mais le reste de la troupe est plutôt frileuse alors on file. On passe par des petites routes qui traversent la forêt, puis on arrive au Havre. On passe par des routes désertes qui traverse la zone portuaire du Havre, puis on arrive à Honfleur. Il y a déjà beaucoup plus de monde dans les rues, il y a quelques rayons de soleil. On se balade dans les ruelles du centre ville, on mange une glace, puis il est déjà temps de rentrée. Je referais bien une journée à Etretat, un jour où la pluie n’est pas au rendez-vous!

Petit bol d’air d’été

En ces temps maussades, tous mes projets de voyages pour cette année sont tombées à l’eau. Au départ je pensais en sauver au moins un de la noyade mais aucun rescapé parmi mes projets d’évasion. Les derniers mois ont été pénibles et contrairement à certaines personnes qui ont la chance de s’échapper quelques jours ailleurs, je n’ai pas eu cette chance, j’ai laissé tomber toutes idées de court séjour, même en france. Les déplacements sont compliqués, la situation changeante et instable, les prix assez élevés. Alors que j’espérais pouvoir me rendre une journée à saint Malo, les cas de covid ont explosés dans la région et le nombre de touristes aussi, sans parler du prix des trains. Je m’étais même dit “tiens pourquoi je ne pars pas plus souvent en France finalement?”, ba le prix du train aller retour m’a rappelé pourquoi je ne voyage pas souvent dans l’hexagone, à moins de réserver trois mois à l’avance les prix des tgv sont chers quand il s’agit de certaines régions.

Bref, j’ai revu mes ambitions à la baisse et pour commencer j’ai décidé d’aller visiter le château de Fontainebleau fin juillet. J’ai toujours voulu le visiter mais j’en avais jamais eu le temps. Depuis gare de Lyon, un transilien permet d’arriver à la gare Fontainebleau-Avon en 40 minutes. Avec un pass navigo classique vous pouvez également prendre la navette depuis la gare qui vous dépose au pied du château en plein centre ville en un peu moins de 10 minutes.

J’ai beaucoup aimé ma visite. L’entrée est à 12 euros mais on en a pour son argent. La chambre du roi, des différentes reines, les appartements de Napoléon, la salle de réception, les boudoirs, salles d’armes, et même la salle de bain. Tous est très bien conservés, les meubles, les tapisseries, les objets d’arts, vases, pendules, lustres,…Certaines tapisseries sont magnifiques et il ne faut surtout pas oublier de lever les yeux, les plafonds sculptés et décorés sont tous plus beaux et impressionnants les uns que les autres. J’ai en particulier adoré la galerie de Diane avec le globe terrestre appartenant à Napoléon.

Avec le covid, le masque est obligatoire  à l’intérieur et un chemin tracé ne permet pas de revenir sur ses pas et de croiser les autres visiteurs. Le gel hydroalcoolique est présent partout. La visite m’a pris une bonne heure, puis je visite ensuite les jardins. Il y a les parterres classiques à la française, les fontaines d’eau, la vue sur le domaine. De là il est très agréable de s’assoir sur un banc à l’ombre des arbres, à admirer les fontaines ou le grand étang aux carpes, avec une légère brise rafraichissante, car si ce n’est pas encore la canicule ce jour là le soleil tape dure.

Je fais ensuite le tour de l’étang aux carpes, où un couple fait de la barque près du belvédère.  Je me balade dans le jardin anglais, plusieurs spécimens d’arbres, des saules pleureurs, des petits cours d’eau, une fontaine de diane planquée dans les sous bois, des panneaux de bambous, une source d’eau particulièrement claire, si transparente que j’ai bien failli ne pas la voir. On peut se balader pendant des heures sans problèmes. Des parterres d’herbes vertes sont à disposition des familles qui souhaitent pique niquer. Attention aux nombreux canons à eau qui permettent de maintenir le vert des arbres et des parterres et qui parfois se mettent en plein sur la route des promeneurs.

Une fois ma visite finie, je me balade un peu dans le centre ville avant de reprendre la navette et le train pour Paris. C’est vraiment un jolie coin, qui permet de s’échapper de Paris, de prendre un peu l’air, de changer de décor à seulement 40 minutes du centre de Paris. A savoir, les jardins du château sont gratuits. J’y retournerais surement.

Parmi les différentes options pour partir à la journée depuis chez moi, j’avais retenu plusieurs possibilités. Cependant la canicule m’a découragé. Je suis finalement partie avec une amie à Dieppe pour la journée à la mi aout, sortie un peu mitigée. Depuis la gare saint Lazare, on prend un ter jusqu’à Rouen puis changement de train pour Dieppe. J’avais une envie de voir la mer et Dieppe est l’une des rares ville proche de paris, desservie par un train dont la gare ne se situe pas loin de la mer. Le quartier de la gare, comme souvent dans les villes n’est pas intéressant, mais très vite on se retrouve au bord du port de plaisance. En face, on déjeune dans le restaurant le New haven, réputé pour les plats de poisson. Premier restaurant depuis mars pour ma part, (sauf excepté les petits boui boui parisiens dans lesquels je déjeune parfois pendant mes pauses déjeuner) et c’est délicieux.

On se balade ensuite le long du bord de mer, sur la jetée accaparée par les nombreux pêcheurs qu’on observe, puis sur la plage de galet. J’en profite pour plonger mes jambes dans l’eau fraiche de la manche et avec la chaleur du jour j’aurais très bien pu me baigner si j’avais mon maillot de bain, l’eau n’étant pas si froide que ça. Après ça on se balade le long de la mer, on passe dans le petit centre historique de la ville avec quelques belles bâtisses, on visite l’église et puis bien vite on a fait le tour. J’ai préféré me balader à Dieppe plutôt qu’à Deauville, mais Dieppe n’a rien d’extraordinaire finalement. Malgré un retour un peu pénible (pas de clim dans notre wagon entre Rouen et Paris) j’ai apprécié manger du bon poisson et voir la mer.

Enfin durant cet été assez triste il faut le dire, je me suis rendu à Giverny pour visiter la maison et surtout les jardins de Claude Monet. J’avais déjà visité les lieux il y a 7 ou 8 ans au printemps et j’avais beaucoup aimé. Depuis Saint Lazare il faut prendre un train pour une durée de 45 minutes jusqu’à Vernon puis de la gare prendre une navette pour 15 minutes jusqu’au domaine de Claude Monet. Il faut réserver à l’avance sa place, le nombre de visiteurs étant limités par créneau. La visite ne se fait pas de manière aussi sereine avec le covid, un parcours est établi pour que les visiteurs ne puissent pas revenir sur leur pas mais la balade est toujours aussi belle.

Dans la première partie du jardin, ce sont les étangs, les ruisseaux, les saules pleureurs, les fameux paysages qui ont inspirés les nymphéas de Monet. Les petits ponts de bois vert, les glycines, les nénuphars, et puis toutes ses fleurs dans les tons de roses, violets, oranges, blancs, rouges, bleus. On traverse une route pour accéder à la deuxième partie du jardin, le clos normand. Ici, pas d’arbres pour ombrager les allées, c’est plein soleil et on sent la différence de température. Les tournesols, les cosmos, les dahlias, les lys, les glaïeuls, les roses, et ces allées recouvertes de lavande qui se frotte à nos jambes, malgré le masque on peut sentir le délicieux parfum de la lavande!

On finit notre visite par la maison, salons en enfilade, des chambres à coucher, et surtout cette salle à manger jaune poussin et la cuisine bleu qui donnent sur les jardins. C’est toujours aussi sympa à faire Giverny. On a moins de liberté pour se balader mais il y a aussi beaucoup moins de touristes.

Pour le retour, la navette ne vient pas comme promis à l’heure indiquée. On est sauvé par l’arrivée du petit train, une alternative à la navette. Le trajet coute 1 euro de moins que la navette. Avec ce temps c’est très agréable de faire la route par le petit train puisqu’il n’y a pas de vitre on est à l’air libre. La route est plus longue par contre, car il passe par certains coins de la ville de Vernon avant de nous ramener à la gare. On passe par de vieilles bâtisses en bord de seine avec des vestiges de pont en pierre qui date du moyen age, on a droit à quelques anecdotes historiques, et on passe devant les vestiges des remparts et du donjon de Vernon.

C’était très sympa mais les détours nous font presque raté notre train dans lequel on monte de justesse, pour nous rendre à Rouen. On arrive en ville vers 12h45, on se balade dans le centre historique, on passe devant l’abbatiale saint Ouen, on admire les jolies immeubles à colombages de toutes les couleurs. On déjeune dans une crêperie la rouennaise, excellent, avant de se balader encore dans le centre ville, on passe par la patisserie Vatelier pour acheter leur spécialité, la tarte au caramel, puis nous reprenons le train pour Paris. J’ai beaucoup aimé Rouen, c’est une jolie ville, très agréable, dont le centre historique vaut le détour. Je n’ai pas eu le temps de tout faire ni voir, vu l’heure à laquelle je suis arrivée et le temps qu’on a pris pour déjeuner. J’y retournerais surement bientôt.

Grand week end à Londres

Dernier voyage avant le confinement et toute cette période déprimante, voici le résumé de mon dernier week end à Londres au mois de décembre dernier. Dans le contexte actuel, impossible de savoir quand je pourrais repartir quelque part alors en attendant…

Je devais normalement partir à Londres le vendredi 6 décembre dernier, juste pour le week end à l’occasion du double concerts de White lies qui, pour les 10 ans de leur album To lose my life, ont prévu de jouer l’intégralité de l’album. Mais grève oblige, Eurostar me fait savoir que les 5 et 6 décembre, la grande majorité des eurostars sont annulés. J’ai la possibilité de changer mon billet, je décide donc de finalement partir mercredi 4 décembre après-midi et de rajouter deux nuits d’hôtels supplémentaires. D’un côté, je ne suis pas trop pour devoir payer deux nuits d’hôtels en plus, surtout à la dernière minute et d’un autre côté je suis contente de pouvoir profiter un peu plus de Londres!

J’arrive donc le mercredi en fin de journée. Le temps de déposer mes affaires à l’hôtel, je repars dans le centre retrouver une amie venue de Bruxelles. Le soir, on se contente de diner et de se promener aux alentours d’oxford street et regent street afin d’admirer les lumières de noël.

Je loge cette fois-ci dans un Holiday Inn qui se situe dans un quartier qui ressemble plus à un chantier géant qu’à autre chose. Du coup les prix étaient “corrects” pour Londres. Il faut savoir qu’à Londres je ne reprends jamais deux fois le même hotel. A chaque séjour, je trouve un hotel confortable dans un quartier peu connu ou qui semble éloigné du centre mais qui ne l’est pas tant que ça car bien desservi par les transports. Mais ce genre d’hotel ne reste jamais bon marché longtemps, le quartier peu connu devient vite à la mode ou autre et les prix s’envolent…Pour ce quartier ci, qui se trouve sur la central line, le quartier ne ressemble pas à grand chose, mais au vue des nombreux chantiers et du fait que la central line passe par là, on peut être sur que d’ici 1 à 2 ans, ça deviendra trop cher pour y séjourner…

Jeudi, le temps est plutôt nuageux mais on a droit à un magnifique lever de soleil depuis l’hôtel. Après un petit déjeuner au pub de Shepherd’s bush, on se rend à tottenham commencer notre matinée shopping, à l’heure où les magasins sont encore plutôt vides. On déjeune ensuite à Arabica café à Borough market. Le serveur était très sympa et on a très bien mangé. Je recommande, tout était délicieux, jusqu’au petit loukoum à la pistache servi avec le café, moi qui n’aime pas ça d’habitude, le loukoum était tellement bon que j’en ai acheté quelques uns à l’épicerie du restaurant, juste à coté. Je vous conseille quand même de réserver, même pour l’heure du déjeuner, car l’endroit est pris d’assaut et vous risquez, en venant à l’improviste, d’attendre ou de vous retrouver au bar, ce qui n’est pas aussi confortable.

On fait le tour du borough market dans lequel j’achète du miel, puis on fait une pause au pub The old thameside inn au bord de la tamise. Ce pub est vraiment sympa si vous passez dans le quartier. J’y avais mangé un délicieux fish and chips il y a deux ans et la vue est très agréable.

On file ensuite à Hyde park corner pour se balader à winter wonderland. C’est un marché de noël prolongé par une énorme fête foraine avec son lot de stands pour gagner des nounours, une patinoire et de manèges comme le grand huit, la maison hantée, les auto tamponneuses, des grands classiques pour les petits et les grands. Il y a aussi des stands pour manger et boire à tout les coins. On ne fera pas de manèges, d’abord parce que mon amie n’aime pas ça, mais surtout car les prix sont assez élevés pour chaque attraction. C’est déjà très sympa de s’y balader, regarder les stands du marché de noël, voir le saumon cuire au feu de bois, voir les enfants s’émerveiller, l’ambiance est très festive.

On finit la journée à Bravas tapas, un restaurant à saint katherine’s dock. On peut donc commander plusieurs petites assiettes qu’on est senser partager, comme en Espagne. Mais ici, les parts sont très petites et les prix trop élevés. J’avais tester un restaurant de tapas au Portugal, on avait très bien mangé pour pas cher, ici, c’est presque des prix de plats classiques sauf qu’on t’apporte un échantillon. Je commande le filet de seabass et pour 15£ on m’apporte un minuscule morceau de poisson. C’était délicieux, mais 15£ pour le quart d’un filet….la seule chose qui remplisse un peu l’estomac, ce sont les tartines à la sauce tomate, du pain qui donne un semblant de satiété. La serveuse, originaire des pays de l’est (ou de la Russie?), était assez désagréable. Elle avait l’air de trouver ça étrange qu’on ne commande pas plus de plats, mais la note grimpait déjà pas mal. L’addition inclue le service, 12% du total de la note, ce qui fait beaucoup. Autant on a pas eu de mal à payer celle de Arabica café parce que le service était très bien et que le serveur était super sympa, autant là on ne voit pas trop où est le service. Du coup on recalcule pour ne payer que les prix des plats sans aucun service inclus, car ce n’est pas obligatoire, il faut le savoir.

Vendredi, il va faire moche toute la journée. Après le petit déjeuner, je laisse mon amie partir faire du shopping et moi je vais faire une longue balade à Holland park. Ce parc est toujours aussi agréable, il y avait très peu de monde ça fait du bien!

ça m’a fait un bien fou de me balader au calme. Pour les deux dernières nuits, on change d’hôtel. Cette fois-ci ce n’est plus un holiday inn un peu lointain (excentré mais tout de même proche d’un métro), mais une auberge juste en face du célèbre palace saint pancras. L’intérêt c’est son emplacement. La chaine d’auberges YHA est plutôt pas mal en générale. On a pris une chambre privative avec salle de bain, ce n’est pas donné pour ce que c’est, mais dans le quartier on pouvait pas espérer mieux. C’est propre et sécurisé c’est l’essentiel. On se rend dans le quartier de king cross pour déjeuner à Dishoom, un resto indien très connu à Londres, il y a d’ailleurs toujours un monde fou. On nous annonce 1h en moyenne d’attente peut être plus. On nous fait attendre dehors, il fait froid mais on a échapper à la pluie en ce jour maussade. On nous sert un verre de thé à la menthe avant de nous faire entrer au bout de deux minutes, ouf!

 

A l’intérieur, le service est toujours aussi sympa que la première fois où je suis venue, on nous aide avec nos valises, on nous installe au bar du restaurant, autour d’une table haute. Je commande un cocktail à base de fruits de la passion, de limonade, de coriande fraiche, c’est délicieux! on attendra quand même une bonne heure avant d’avoir une table, mais on passe un bon moment, bien installées et puis on a tout notre temps, dehors c’est vent et pluie. Chez Dishoom, les plats sont fait pour être partagés, de l’agneau grillé, un dal de lentille, un paneer végétarien, des samosas à l’agneau, des naans, des épis de maïs grillés, tout était très bon bien que un peu trop épicés. La note est un peu élevée avec tous ce qu’on a pris, mais c’était très bon et il faut dire qu’on a repris des boissons durant tout l’après-midi.

Pour ce vendredi soir, direction Brixton, à la salle de concert O2 pour voir White lies donc. La salle me rappelle un peu l’Olympia en terme de superficie et la fosse est en pente ce qui est utile pour mieux voir la scène. La première moitié du concert est donc consacrée à l’intégralité de l’album To lose my life, qui fête ces 10 ans. On est rejoint par deux amis venus pour l’occasion. Le concert est top, il faut dire que les anglais sont fans, bien plus qu’en France, et le public reprendra en chœur toutes les paroles des chansons, au point de couvrir la voix du chanteur. Mais contrairement au concert de White lies auquel j’avais assisté à Londres au Troxy il y a deux ans, les gens autour de nous ne sont pas très agréables, beaucoup de gens très souls alors que le concert n’a pas commencé, ce qui rend parfois l’ambiance moyenne, surtout le second soir, samedi. Mais on passe quand même une très bonne soirée, et j’adore toujours autant ce groupe sur scène.

Samedi matin, après un petit déjeuner au pub de saint pancras, on se rend à covent garden avant que la foule ne débarque. Je m’achète un agenda et un calendrier à la boutique souvenir du musée des transports, illustrés par des reprographies d’affiches de voyages des années 20, 30, 40, 50. On se balade dans le marché couvert, on passe par la librairie consacrée aux voyages, Stanford, avant de finir au TK Max, un magasin qui vend des vêtements, des chaussures, des jeux, des parfums, des bijoux issus des déstockages et des invendus d’autres marques. Je déniche une paire de bottes en cuir de très bonne qualité de la marque Calvin Klein que je paye 38 euros au lieux de 150€, une très bonne affaire!

On se rend ensuite à Westminster, mais il y a une foule comme j’en ai jamais vu dans ce quartier depuis que je viens à Londres, on n’y reste pas trop longtemps. L’après-midi, promenade à Hyde park, près de la serpentine jusqu’aux jardins italiens, où les écureuils se sont fait volés la vedette par tout une troupe de perruches vertes qui ne sont pas du tout sauvages et n’hésitent pas à manger directement dans la main des gens ou de se poser sur leurs têtes. On finit la journée par la 2e date de White lies toujours à Brixton.

 

Dimanche mon amie reprend l’eurostar aux aurores. Pour ma part, j’ai un billet pour 14h, cependant, avec les grèves des transports à Paris, je sais que les métros et rer sont assurés jusqu’à 18h. Pour être sur de ne pas rater le créneau, je décide de changer mon billet pour partir à 12h24, ce que les agents eurostar font sans problème. Après un petit déjeuner tranquille, je me rends dans le tout nouveau quartier derrière kings cross. J’ai toujours voulu prendre le temps de faire le tour de ce quartier récent, mais je n’en ai jamais trouvé le temps.

 

Ce sont des anciens bâtiments en briques qui servaient à entreposés le charbon, des silos énormes qui servaient à entreposés l’huile et le pétrole, qui ont été entièrement réaménagés autour des canaux. Le quartier était il y a encore quelques années, désert, une zone industrielle à l’abandon. Les anciens entrepôts, à l’instar de la cour saint émilion à Paris, accueillent désormais petites boutiques un peu chics, des bars, des restaurants, des cafés. Des passerelles en hauteur permettent de contournés ces nouvelles boutiques, une allée bordée de végétaux qui rappellent la high line new yorkaise ou la coulée verte au dessus de la gare de Lyon. On redescend ensuite au plus près des canaux sur lesquelles les péniches naviguent. On peut remonter les canaux à pied, le long des berges, soit vers camden soit vers regent park, de belles balades à faire la prochaine fois.

Dans le hall d’attente eurostar il n’y a quasiment personne, je n’ai jamais eu autant l’embarras du choix pour m’assoir, et je n’ai jamais passé aussi vite les contrôles!! je prend le temps de manger un sandwich et boire mon thé avant d’embarquer tranquillement et d’avoir la chance de profiter des deux sièges pour moi toute seule.

 

Belgique en 2019

J’ai passé deux week end en Belgique cette année, dont je n’ai pas eu le temps de parler ici.

Le premier week end, en début d’année, c’était pour pouvoir assister au concert des White lies, un groupe anglais que j’apprécie beaucoup. Outre le concert en question, j’ai passé ces quelques jours à faire une balade à Leuven et en particulier dans son béguinage transformé en logements étudiants, la visite du musée de la BD à Bruxelles dans un beau bâtiment conçu par l’architecte Horta, des anecdotes étonnantes sur les Schtroumpfs, et une jolie expo sur une BD récente “Maternité rouge”, dont les dessins m’ont particulièrement marqués. Puis un très bon resto portugais et la découverte d’un salon de thé très sympa, Chouconut, délicieux!

 

Le second week end, au mois de juin dernier, était l’occasion d’aller au festival Werchter, un soucis technique nous en a empêcher et on a du revendre nos places à la dernière minute, sans trop de regret finalement.

Je me suis donc surtout reposée, j’ai testé un restaurant coréen, puis j’ai passé une journée entière à Bruxelles seule et j’en ai profiter pour me promener comme une touriste, un peu de shopping et surtout la visite d’une partie des musées royaux des beaux arts, notamment Oldmasters et fin de siècle museum avec entre autre de très beaux tableaux de Sir Edward Coley Burne Jones.

 

Deux week end à Londres

Je n’ai pas eu le temps de parler ici de deux week end que j’ai passé à Londres durant le 1er trimestre de l’année. A la fin du mois de janvier et à la fin du mois de mars.

A la fin du mois de janvier, je suis partie trois jours à Londres. Chaque année ou presque, je passe toujours deux ou trois jours à Londres en début d’année, grâce aux promo eurostar. D’habitude j’attends la fin du mois de février pour partir, et en générale j’ai toujours du beau temps. Cette fois ci le temps n’était pas très agréable!

Je connais bien la capitale anglaise maintenant, alors quand je m’y rend j’essaye de ne pas trop en faire et de profiter. Hôtel dans le quartier d’Algate, je me suis promenée à Little Venice près de Regent Park le long des canaux, quelques premiers signes printaniers, de jolies maisons cossues à admirer, des péniches colorées. Je débouche dans un quartier beaucoup plus populaire dans Marylebone road avant de revenir vers Marylebone high street, puis Marylebone lane qui nous ramène dans le quartier d’oxford street. Je trouve refuge dans Wardour street chez Princi, que je ne connaissais pas. Très bonne pizza vendu à la part, et des pâtisseries très tentantes.

Durant ce petit week end, j’ai pris le temps de rendre visite à la librairie waterstone, de faire quelques magasins, de me promener dans Kensington, de visiter la Leighton house museum que j’aime beaucoup et en particulier une des peintures exposées dans ce musée. Vu la météo à ce moment là, j’ai privilégié les musées et j’ai donc été faire l’expo Pierre Bonnard à la tate modern, de jolies tableaux dont les sujets sont un peu trop répétitifs (sa maison de campagne, des jardins et sa femme qui dort, sa femme qui se peigne, sa femme qui prend son bain…). J’ai testé un resto Clos Maggiore à covent garden, qui s’avère un peu trop snob, bien que les serveurs soient tous très gentils. Les plats sont bons mais ce n’est pas non plus le repas de ma vie, et vu les prix, j’aurais pu m’en passer!

Enfin, j’ai pu visiter Houses of parliament, c’est un peu cher (18£) mais ça vaut le coup d’œil. File d’attente, fouille comme à l’aéroport, audioguide, photos autorisées uniquement dans le premier hall. On peut voir entre autre, le central lobby dont le plafond est magnifique, la chambre des lords en rouge, la chambre des communes en vert. La visite est très intéressante, j’ai beaucoup aimé. Dernière promenade à Hampstead pour profiter du beau temps avant le retour.

 

Le second week end n’était pas tout à fait prévu à l’avance, en tout cas pas autant à l’avance que dans mes habitudes. Cette fois ci c’est en avril, il fait beaucoup plus chaud et surtout beaucoup plus beau. On se rend à la sky tower pour profiter de la vue, shopping, relève de la garde à Buckingham palace, promenade à Borough market pour acheter du très bon miel, balade à Chiswick house, ou plutôt son grand parc car la maison est fermée ce jour là. Je déjeune à Dishoom, un resto indien qui propose des plats qui n’ont rien à voir avec les resto indiens habituels en France. C’est très bon.

Retour un peu chaotique car problème de manif sur les voies et retard des eurostars depuis la veille au soir. Heureusement on en a pas trop souffert au final.

Quelques jours de vacances en Écosse

Comme chaque année en été, je me rends quelques jours en Écosse. Cela fait plusieurs années que je fais ce voyage en été, et je ne m’en suis pour l’instant pas lassée!

cette année j’ai joué la facilité, j’avais envie juste de me reposer, de profiter de l’air frais et de me détendre, donc je suis retournée à Oban, comme l’année dernière. Connaitre la ville et les alentours me paraissait être plus confortable et reposant que de découvrir un endroit totalement inédit! j’avais beaucoup apprécié la ville d’Oban l’année dernière.

Comme à chaque fois, je souhaite venir en avion jusqu’à Glasgow, mais comme à chaque fois je me rabat sur le train car les horaires des avions sont toujours très tôt le matin ou tard en début de soirée, ce qui n’est vraiment pas pratique.

Cette année je ferais une halte à Glasgow  (je conseille Glasgow, plutôt qu’Édimbourg, le prix des hôtels étant trois fois moins cher sans exagéré que les prix à Édimbourg et si vous souhaitez visiter la ville, il n’y a que 40 minutes de trajet en train entre les deux villes). Je visite et je loge dans le quartier de Merchant city à l’est du centre ville. L’année dernière j’avais visité l’ouest de la ville, j’ai voulu découvrir un autre quartier. C’est très jolie, beaucoup de boutiques et de resto sympa, une architecture très intéressante et du street art partout. Je me contente de me promener, de manger dans un resto italien (très bon au passage) et de rentrée à l’hôtel entre deux grosses averses, même si jusque là j’avais eu plutôt droit à de belles éclaircies.

Le lendemain, petit déj dans une adresse que j’avais repéré sur internet, à deux pas de mon hôtel, Gandolfi café. Accueil chaleureux, très bon café pour les amateurs et du très bon pain perdu accompagné de yaourt, de sirop d’érable et de fruits frais. Après ça, la gare pour prendre le train pour Oban. 3 h de train, toujours de jolies paysages, un retard de 40 minutes mais je ne suis pas pressée!

A Oban, il fait très beau, je retrouve les jolies boutiques du centre ville, la librairie Waterstone et je finis la journée en dinant au Waterfront fish restaurant, délicieux. Je mange du poisson frais avec des légumes, et en dessert crème brulée et son churros à la cannelle.

Le jour suivant, à ma grande surprise, il fait toujours très beau! Je décide de me rendre sur l’ile de Iona, que j’avais déjà visité l’année dernière. Un ferry vous emmène jusqu’à Craignure sur l’ile de Mull, puis c’est un tour en bus pour voir les plus beaux paysages de l’ile avec une conductrice qui raconte des anecdotes liées à l’ile, et ce ne sera pas les même que l’année dernière! Puis un dernier ferry traverse en quelques minutes le bras de mer qui sépare les deux iles pour se rendre sur Iona. Ayant déjà visité l’ile l’année dernière je me contente de prendre un sandwich dans un hôtel, puis de marcher 30 minutes pour visiter les deux plages principales de l’ile avant de me reposer sur l’une d’entre elle. La mer est turquoise, le sable blanc et fin mais ce n’est qu’illusion car l’eau reste très froide! je trempe mes pieds uniquement mais certains courageux, notamment des enfants, s’y sont baignés.

Le lendemain, je décide de visiter Kilchurn castle, les ruines d’un château du clan Campbell. Pour m’y rendre je prend le bus jusqu’au loch Awe. Le château est au bord du loch, les ruines se reflétant dans les eaux. Depuis le train ou le bus, on a une très belle vue du château. Une fois descendu du bus, il me reste encore 38 minutes à marcher le long de ce qu’ils nomment autoroute. La promenade n’est pas du tout agréable, car la moitié du chemin le trottoir pour piéton est étroit et les voitures qui passent nous frôlent d’un peu trop près. Quant à la 2e moitié du chemin, le trottoir laisse la place à un talus d’herbe sur le bas coté, très étroit et pas forcément fait pour les piétons. Il est dommage qu’il n’existe pas de sentier piéton le long du loch. J’arrive donc un peu fatigué sur le plan des nerfs à Kilchurn castle! Je visite les ruines qui ont l’avantage d’être gratuites avant de prendre mon courage à deux mains et de faire le voyage en sens inverse. Je retourne par le train jusqu’à Oban.

L’après midi, direction Ganavan beach par un bus municipale. 10 minutes de route et c’est une belle plage entouré de logements de vacances. Le sable est fin, la mer est bleue et la proximité des terres autour fait que l’eau est bien moins froide que celle de Iona. Pas mal de gens s’y baignent. Je me contente d’admirer la vue et de me détendre. En fin d’après midi, c’est pause gouter à la Oban chocolate company dont j’avais gouté les gaufres l’an passé. Carrot cake et thé au jasmin.

Le lendemain c’est excursion dans la région de Glencoe. Le bus pour fort William s’arrête dans le village de Ballachulish. Une panne nous oblige à nous arrêter sur une aire de repos, face au loch Linnhe. La vue étant très jolie et n’étant pas pressée, je patiente. Certains passagers finiront en stop pour ne pas rater leurs correspondances. Depuis Ballachulish, 30 minutes de marche vous amène à Glencoe village, le départ de nombreuses randonnée. Cette fois la promenade est bien plus agréable, loin des voitures. Petite pause au glencoe café pour manger sur le pouce avant d’aller se balader. Le soleil tape fort ce jour là, je décide donc de laisser tomber une partie de la randonnée que j’avais prévu, préférant rester à l’ombre et je me contente de remonter une partie du loch trail de glencoe. De retour à Ballachullish, je visite les anciennes carrières d’ardoises. Des sentiers permettent une visite intéressante avec des informations sur le quotidien des ouvriers.

Pour mon dernier jour, il pleut! La pluie s’arrête assez vite, mais le temps reste très nuageux. Je reprend le ferry jusqu’à Craignure et de la un bus pour me rendre à Tobermory, de l’autre coté de l’ile. La route n’a pas d’intérêt contrairement à la route pour se rendre sur l’ile de Iona. Une fois à Tobermory, le restaurant de poisson que je voulais tester est fermé pour le déjeuner, dommage. D’autant qu’à Tobermory il n’y a pas grand chose à faire. Je finis par déjeuner dans un resto au hasard et je tombe bien car j’y mangerais l’un des meilleurs fish and chips de ma vie. Les frites n’étaient pas terribles, mais le poisson et la panure étaient un vrai délice. De retour à Oban, je déguste une glace au caramel, très bonne, avec le soleil qui est revenu. Puis je dine à EE USK, un restaurant de poisson et de crustacé. Délicieux.

Le retour fut plus chaotique que mon séjour. En effet mon train Oban / Glasgow est annulé pour cause d’inondation des voies. Ayant un train pour Londres à 12h40 pour attraper un eurostar départ 19h, je m’inquiète et je pars expliquer ma situation à la guichetière qui semble désabusée par les nombreuses réclamations des voyageurs. Un bus de remplacement est annoncé et partira donc une heure plus tard. J’ai droit à une attention particulière, un agent vient me chercher pour me faire monter la première dans le bus, car il n’était pas sur qu’il y ait assez de place pour tous les voyageurs. Finalement je raterais mon train pour Glasgow, mais j’arriverais à monter dans le suivant ce qui me permettra de ne pas rater mon eurostar de 19h tout juste.

Bon à savoir:

Depuis Oban, il y a pas mal de bus qui vous permettent de vous déplacer dans la région. Un bus vous emmène à fort William, à Glencoe via Ballachulish. Vous pouvez vous rendre au loch Awe, au loch Linnhe, visiter plusieurs châteaux en ruines. Sachez aussi que certains bus ne passent que toutes les trois heures, donc il faut faire en sorte de ne pas le rater quand il passe.

Sachez qu’en écosse en générale, les restaurants proposent toujours un early lunch ou early dinner. Entre 12h et 13h et entre 17h30 et 18h30, vous pourrez déjeuner ou diner dans des restaurants réputés pour moins cher que les prix habituels, les restaurants proposant des formules très intéressantes. Enfin sachez que si vous n’avez pas réservé, ce n’est même pas la peine d’aller tenter votre chance dans les resto le soir, si vous n’arrivez pas pour l’heure d’ouverture. Sans réservation, vous trouverez sans problème une table pour 17h30 à l’ouverture, mais si vous arrivez à 18h ou plus tard, vous n’avez quasiment aucune chance d’avoir une table.

Pour la visite du Kilchurn castle, honnêtement il n’est pas nécessaire de vous y rendre pour le visiter, car au final, j’ai trouvé le château beaucoup plus beau et majestueux vu du train ou du bus, lorsqu’il domine le loch Awe. Par contre, sur la route qui mène au loch Awe depuis Oban, le bus passe au plus près d’un cour d’eau, dans lequel vous pouvez admirer les collines autour dans un parfait effet miroir dans les eaux qui les reflètent; Mais à ne pas faire un jour de pluie, l’effet miroir ne fonctionne pas!

Je n’ai pas eu le temps d’explorer, mais sachez que depuis Tobermory, il y a un chemin qui permet de jolies promenades dans la nature qui part depuis la marina.