Découverte de la Slovénie

En juin dernier, je suis partie avec une amie en Slovénie. Quand je discutais de ce projet de voyage, la plupart des gens avaient souvent la même réaction “pourquoi la Slovénie? c’est où? y’a quelque chose d’intéressant à y voir?” et j’avoue que je me suis posée les mêmes questions! c’est l’amie avec qui je suis partie qui a choisit la destination, on réfléchissait à un pays européen pour partir pas trop loin et elle a proposé la Slovénie. Après quelques recherches sur internet j’ai été convaincu.

La Slovénie est donc un pays d’Europe du sud, l’euro est sa monnaie et le pays a des frontières communes avec l’Autriche, l’Italie, la Croatie et la Hongrie. Le pays possède un petit littoral sur le bord de la mer adriatique, à la frontière italienne. La Slovénie est parfois appelé la suisse du sud.

le triple pont, Ljubljana

Contrairement à ce que je pensais, le pays n’est pas si bon marché que ça, notamment le billet d’avion. Je m’y suis prise plusieurs mois à l’avance, mais j’ai quand même payé 250€ aller/retour pour un vol qui dure 1h20. Il n’y a pas beaucoup de vol au départ de Paris: à part Adria airlines, la compagnie du pays, easy jet propose des vols mais le plus souvent avec escale.

Après 1h20 de vol avec un passage au dessus des alpes, on atterri à Ljubljana la capitale. Pour rejoindre le centre ville, il n’y a pas énormément de transports. Un bus public permet de relier le centre en 50 minutes pour 4€ mais il ne passe que toutes les deux heures. On se rabat sur des navettes privées de 8/10 places qui permettent de relier le centre en 25 minutes pour 10€. La navette est un moyen efficace et rapide, dont le prix reste raisonnable, et qui peut même vous déposer devant votre hôtel si vous indiquez l’adresse.

Ljubljana

On loge pour deux nuits dans un appartement qui se trouve dans une très ancienne bâtisse (16e siècle) qui servait autrefois d’auberge pour les voyageurs qui faisait escale pour la nuit. Les murs sont très épais et l’intérieur de l’appart entièrement refait à neuf. De l’extérieur, le quartier ne paye pas de mine, avec les façades pas toujours nickel et les graffitis partout mais on découvre vite que c’est la rue dans laquelle il faut manger, Trubarjeva cesta. Les petits resto ou boui boui sont tous les uns à coté des autres et on y mange très très bien pour pas cher du tout. Une fois les valises posées, on teste le resto d’en face, Abi falafel. Pour 6€ on a droit à une assiette remplie de houmous, de falafel, de salade, de crudité, et plein d’autres petites choses qui remplissent bien l’estomac. La rue en question est à deux minutes à peine du centre historique, composé de rues piétonnes qui longent le bord du fleuve la Ljubljanica. Les rues piétonnes sont pleines de boutiques intéressantes, de cafés, de terrasses, de glaciers et de restaurants. On passe devant le pont aux dragons, le triple pont qui fait la célébrité de la ville, la place Preseren du nom d’un poète slovène. C’est très agréable de se balader sur les rives du fleuve. Il fait chaud et très beau, ce qui n’était pas gagné car il semble que la météo soit souvent capricieuse en Slovénie. On se rend ensuite au funiculaire qui permet de grimper sans effort la colline qui surplombe la ville et qui abrite le château.

Spica, Ljubljana

Ljubljana, château, vue sur la ville

On ne le visite pas, on se contente de se promener autour du château, d’admirer la vue sur la ville, de se balader dans le parc ombragé, avant de redescendre. On mangera nos premières glaces chez Cacao, délicieuses, avant de reprendre la balade le long du fleuve, jusqu’au quartier de Spica. On peut s’assoir sur les bords du fleuve et voir ce dernier se séparer en deux cours d’eau. On est loin de la seine, ici les eaux du fleuve sont claires, on y voit des poissons et des serpents d’eau! On a à peine marché une vingtaine de minutes depuis le centre ville et on a l’impression d’être à la campagne.

 

Ljubljana, parc tivoli

Le lendemain c’est dimanche, on se rend au parc Tivoli, un énorme parc à 10 minutes à peine du centre, en passant par des rues larges et différentes de l’hyper centre. Le parc est rempli de famille ou de groupes venus profiter des coins ombragés car il fait 30 degrés minimum ce jour là! Après un tour, on déjeune d’un sandwich au falafel à la même adresse que la veille, il faut dire que le dimanche, tout n’est pas ouvert, loin de là! D’ailleurs, il faut savoir que le samedi après midi, beaucoup de commerces sont également fermés.

Pour l’après midi, on prend un bus pour les Postojna caves, des grottes que l’on peut visiter depuis plus de deux siècles. Le système de bus slovène est très bien développé, nombreux, réguliers, pas chers et climatisés, mais pas souvent à l’heure! Après une heure de route on débarque comme beaucoup de groupes de touristes. Après un verre en terrasse, on prend part à une visite guidée des grottes. C’est d’abord un train électrique qui nous emmène au centre de la grotte et qui nous donne l’impression d’être dans l’attraction pirates des caraïbes chez Disney, sauf que il n’y a pas de pirates ou de chansons. On est loin dans les profondeurs de la terre, ici la température est entre 8 et 10 degrés, quelque soit la température extérieure.

Postojna caves

C’est aussi très humide, et on peut entendre le plic ploc de gouttes tombant des parois. Les stalagmites et stalactites sont partout, de couleurs différentes selon la composition de la pierre. La guide anglophone est efficace et rapide, mais peu chaleureuse et distante, on sent son ras le bol! Les explications sont basiques et parfois peu intéressantes, mais on profite surtout de l’atmosphère des lieux et on admire les sculptures de la nature. J’ai parfois l’impression d’être dans un épisode du dessin animé Tom Sawyer lorsqu’il se perd avec Becky dans les couloirs d’une grotte souterraine, à la recherche du trésor de Joe l’indien.

Lundi matin on quitte la capitale slovène et notre super appart dans ce super quartier pour nous rendre à la gare routière direction Bled en bus. Bled c’est une ville très prisée en Slovénie sur le bord du lac de Bled, au nord du pays, près des alpes. Le village est petit, les logements pas si nombreux, les routes pas très larges.

Lac de Bled

En ce mois de juin, avec la chaleur et le soleil, il y a déjà pas mal de monde, de touristes, et on se dit qu’en plein été, ça doit être beaucoup moins agréable! Le bus s’arrête à la gare routière de Bled et il nous faut remonter à pied le long du lac durant une vingtaine de minutes pour trouver notre hôtel sur la rive d’en face. La chambre est minuscule, mais elle a l’intérêt de se trouver juste en face du lac. On découvre également qu’un arrêt de bus nous permettra de retourner à Ljubljana sans avoir à retourner dans le centre du village en trimballant nos valises. On déjeune à Ostarija Peglez’n un peu cher, mais en se contentant de plats sans viandes ou poissons, on s’en sort pour des plats à 11€. Pour ce prix j’ai droit à une poêlée de pâtes fraiches au pesto, très bon et très généreux. Il faut dire qu’en Slovénie, on sent l’influence gastronomique de l’Italie, avec des pizzas, pâtes et glaces qui rappellent le pays, et à l’opposé des goulasch et autres ragouts qui rappellent plutôt la cuisine d’Europe de l’est.

Kremsnita

Après une longue promenade autour du lac, on fait une pause à l’hôtel Toplice, un palace dans lequel je peux tester la pâtisserie emblématique du pays. Pour 5 euros, on m’apporte une grosse part de ce gâteau, accompagné de fruits rouges et d’une boule de sorbet. Le kremsnita est une pâtisserie composée d’une énorme couche de crème pâtissière compacte, d’une autre énorme couche de chantilly entourées de pâtes feuilletés. C’est doux, gourmand, mais ça ne me laisse pas un souvenir impérissable!

bord du lac de Bled

Alors qu’on a vraiment bien chaud, on décide de se rendre en face de notre hôtel pour nager dans le lac. Il y a quelques courageux qui se baignent. Il doit faire plus de 30 degré dehors, mais l’eau est un peu fraiche! ce qui est bien c’est que presque partout au bord du lac, des grosses pierres plates permettent de se tremper les pieds doucement et que juste sous la surface de l’eau, un système de poutres en bois permet de s’assoir dessus. Ainsi les jambes, les cuisses et les hanches sont immergés, et à toi de prendre le temps de rentrer doucement dans l’eau. Finalement passé les premières secondes, c’est très agréable de se baigner dans le lac de bled. L’eau est tellement claire qu’on voit le fond sans problème. Une fois dedans on ne veut plus ressortir. Le soir on dine au restaurant le Sova, filet de truite grillée et légume, très bon!

Truite grillée, Sova

Le lendemain, direction les gorges de Vintgar à une vingtaine de minutes en bus de Bled. En dehors de juillet et aout, un seul bus s’y rend, mais on le rate de peu. On se rabat sur les navettes privées, qui sont un peu plus chères (10€ au lieu de 6€). Les gorges sont justes magnifiques! l’entrée est payante et c’est pas donnée, 9€. Des plateformes en bois qui courent tout le long des parois permettent de remonter les gorges. L’aller retour prend environ 1h30 en prenant tout son temps. Les eaux sont turquoises, et on peut y voir de très nombreuses truites remonter le courant, l’endroit est vraiment magnifique, on aimerait pouvoir s’y baigner.

Gorges du Vintgar

De retour à Bled, on déjeune à Public & vegan kitchen, qui sert d’excellent burgers végétariens pour pas cher. On prend notre temps et on entend la conversation de la serveuse qui annonce qu’un orage approche. Le temps de rentrer à l’hôtel, il commence à pleuvoir légèrement et on entend des grondements orageux. Je décide d’aller tout de même me baigner, il fait très chaud ce jour là. Quelques grondements au loin, pas de pluie, des gros nuages. Je me met à l’eau et j’ai trouvé cette expérience géniale, j’ai beaucoup aimé me baigner dans le lac désert, sous les nuages, avec le bruit de l’orage au loin. Des groupes de touristes chinois passent par là surpris de voir quelqu’un dans l’eau. Je fini par rentrer et peu de temps après, l’orage éclate vraiment avec des trombes d’eau qui s’abattent sur Bled.

  

Mercredi, le beau temps est revenu. On se rend au lac de Bohinj, à une demi heure en bus depuis Bled. Le lac de Bohinj est plus haut en altitude, on sent l’air un peu plus frais mais il fait quand même très chaud. Ici c’est plus nature que Bled, il n’ ya pas grand chose au village de Ribcev Laz, et dès qu’on traverse le pont on se retrouve très vite au milieu des chants, des arbres et de la nature. On ne fait pas le tour du lac, car la durée est de 3h30 on se contente de se balader un peu et de s’installer sur un banc tout au bord de l’eau.

Lac de Bohinj

On admire le paysage, on respire et on fait un peu de lecture et des photos. Ce n’est que lorsqu’il se met à pleuvoir quelques gouttes qu’on préfère rebrousser chemin au cas où ça se transformerait en déluge comme la veille. On reprend le bus pour retourner sur Bled, pour faire de nouveau trempette dans le lac. Cette fois ci avec le beau temps il y a déjà plus de gens dans l’eau mais rien de bien dérangeant!

Jeudi c’est retour à Ljubljana. Notre appartement est un peu en dehors du centre historique mais à moins de 5 minutes. La propriétaire nous explique exclusivement en slovène le fonctionnement de l’appartement et je comprend toutes ces indications grâce à sa gestuelle.

Bibliothèque universitaire Ljubljana

On se balade ensuite dans les ruelles piétonnes autour du château, un quartier très sympa à faire car la majorité des touristes ne s’éloignent pas des rives du fleuve. Il fait encore très chaud aujourd’hui. On mange à nouveau une glace, puis pour notre dernier diner, après une longue balade, on mange une excellente pizza au feu de bois. Le lendemain, c’est déjà notre dernier jour, on se balade près des ruines romaines dont il ne reste pas grand choses, avant de faire un tour au marché. On peut manger tout et n’importe quoi pour pas cher, toutes les cuisines du monde y sont représentées. Mais ce vendredi il fait encore plus chaud que la veille, ce qui nous coupe un peu l’appétit. Notre navette vient nous chercher à la gare routière direction l’aéroport.

La Slovénie est un pays très agréable suffisamment petit pour en faire le tour si on est véhiculé. Les transports, notamment le bus et un peu le train, desservent bien les coins les plus connus du pays, mais le temps de trajet est quand même beaucoup plus réduit quand on est en voiture.

 

ruines romaines, Ljubljana

Petit resto thaï Ljubljana

C’est un pays très propres et très surs,  j’ai été agréablement surprise. Magnifiques paysages, des gorges, des montagnes, des lacs, des grottes enchanteresses, une capitale sympa et très agréable, à taille humaine. D’ailleurs, nous croiserons régulièrement les même touristes! La nourriture est très bonne, on peut se baigner dans des lacs aux eaux claires ou en bord de mer. Les gens sont sympathiques, accueillants, anglophones, il est très facile de communiquer avec eux. J’ai adoré me baigner dans le lac de bled, voir les gorges du Vintgar et explorer les grottes de Postnoja. C’est un pays très agréable où il est facile de mixer visites, randonnées, promenades, baignades et détente, paysages urbains et décors naturels. Un pays dont le tourisme n’est pas encore très développé, même si nous avons croisé de nombreux touristes asiatiques. A ramener dans vos valises, le miel de Slovénie, qui est réputé. J’en ai ramené et il est délicieux.

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Minuscule tour à Marseille

Fin janvier, j’ai eu l’occasion de me rendre à Marseille pour à peine 24 heures. Je me lève donc aux aurores  ce vendredi matin et en compagnie de ma tante, de ma belle sœur et de ma mère, on se rend gare de Lyon pour prendre un tgv Ouigo. Ce système de low cost proposé par la sncf nous a permis d’obtenir des aller retour paris Marseille, pris quelques jours auparavant, pour un total de 41€ chacun. 3h20 plus tard, nous voici à Marseille accueillie par un beau soleil, ce qui nous change de la grisaille des semaines précédentes à Paris.

La gare est perchée dans les hauteurs de Marseille et nous donne dès notre arrivée un aperçue de la ville. On descend les ruelles étroites pour déboucher dans le quartier de Belsunce, un quartier populaire dont les commerces donnent l’impression de ne pas avoir bouger depuis les années 70 (ce qui est surement le cas d’ailleurs). On remonte le cours Belsunce pour tourner dans la canebière, direction le vieux port.

On se balade, on admire les poissonniers puis on se pose sur un banc pour réfléchir au programme du jour. Il faut dire que je n’ai jamais aussi peu préparé un voyage que celui la, je ne connais rien de Marseille. On hésite entre visiter le château d’if sur les îles du Frioul ou monter à la bonne mère. Finalement, la sortie en mer nous tente bien surtout qu’il fait très beau et pas froid. On repère un bateau qui indique comme destination les calanques, et là on se dit que ça doit être chouette une balade en mer autour des calanques mais en réalité le bateau est prêté à une autre compagnie qui organise la traversée vers les iles du Frioul. On a juste le temps de prendre nos tickets et le bateau part. On se place sur le toit du bateau, pour admirer la vue et profiter de l’air marin. Il n’y a que très peu de gens autour de nous, la plupart étant dans la cabine fermée du bateau.

 

Au bout de 5 minutes de route on comprend pourquoi! Le capitaine met les gaz et le bateau se met à faire des sauts de plus en plus brutaux. Bref, au bout de quelques minutes nous sommes les seuls sur le toit du bateau, on est trempé par les vagues qui se fracassent sur la paroi du bateau, on est cramponné au barreaux des sièges et ça remue tellement qu’on ne peut même pas envisager de redescendre l’échelle pour trouver refuge! Finalement, ma mère et ma tante nous abandonnent et trouvent le moyen de redescendre l’échelle tandis que ma belle sœur et moi tenons le coup. J’ai un peu peur de me sentir nauséeuse avec le mouvement du bateau mais finalement non, le bateau fini par ralentir. On aura eu un peu peur mais on aura aussi énormément ri! finalement, nous ne sommes pas trop trempées et on ne regrette pas notre petite aventure.

Une fois sur l’ile du Frioul, on se rend compte qu’il n’y a rien à faire! On admire la cote, la mer, les eaux transparentes, puis je cherche un café où nous abriter du vent mais tout est fermé! les passagers du bateau on tous disparus, seul un couple et leur bébé ne savent pas quoi faire. Les horaires de retour ne sont pas indiqués. Au bout de la jetée du port de plaisance, un rempart se dresse. et je décide d’aller m’y promener seule, le reste de la troupe est trop crevée pour m’accompagner. Je monte les marches et de l’autre coté, c’est la mer, je prend l’air du large, ça fait du bien et je découvre que le dernier café de la jetée est ouvert! On retrouve d’ailleurs quelques personnes croisées sur le bateau, notamment une jeune touriste asiatique. On s’installe pour manger une crêpe et surtout  boire une boisson chaude et on repart juste à temps pour reprendre le bateau retour qui cette fois ci navigue beaucoup plus calmement.

De retour au vieux port, on se rend dans le quartier du Panier. Comme nous n’avions qu’une journée, on a du faire des choix, j’aurais voulu pouvoir monter voir notre dame de la garde, aller dans le parc Borely, aller voir la plage du Prado… Le quartier du panier a l’avantage de ne pas être loin du vieux port, car nous dormons le soir dans le quartier Belsunce. On se promène dans les ruelles aux bâtisses colorées qui montent et redescendent. Ici c’est pratiquement piéton partout, les habitants ont décoré les ruelles, les portes et les fenêtres avec de nombreux vases, pots, jardinières, remplies de plantes, fleurs, cactus. En été, ça doit être très agréable de se promener dans les ruelles ombragées. On redescend vers le Mucem. On ne visite pas l’intérieur du musée faute de temps, mais on se balade sur ses toits, sur les ponts qui le relie aux remparts de la ville, puis on remonte la grande avenue qui longe le port afin d’aller se poser au Vapiano du coin. On avait plusieurs adresses de resto toutes tentantes, mais aucun d’entre eux n’ouvraient avant 19h dans le meilleur des cas, ce qui n’était pas possible pour nous.

Pour notre dernière matinée, on se balade dans le quartier, on visite un marché, on retourne une dernière fois sur le vieux port en passant par les remparts qui bordent la mer, avant d’aller déjeuner chez la famille et de repartir à la gare, retour Paris.

J’ai beaucoup aimé Marseille, peu de temps mais bien remplie. Pour une première fois, j’ai eu un petit aperçue de la ville. Le quartier du panier, du vieux port, les iles du frioul, la mer. Parfois certains quartiers m’ont beaucoup rappelé l’Algérie! j’ai beaucoup aimé l’ambiance, c’est une ville très vivante, très animée, sans avoir l’impression d’être trop nombreux comme à Paris.

 

Petit week end à Bruxelles, Editors au cirque royal

La semaine dernière, je me suis rendue en Belgique chez une amie, petit séjour qui n’était pas prévu. A la base, je devais y aller pour voir Editors en concert, l’un de mes groupes favoris, mais je n’avais pas réussi à avoir de place. Finalement on s’est débrouillé pour en trouver deux!

Editors c’est l’histoire d’un coup de foudre, je les avais vu en première partie du concert de Muse au stade de France en 2010. Je ne connaissais pas, je ne m’y intéressais pas, attendant avec impatience que Muse arrive sur scène, et dès les premières secondes j’ai eu le coup de cœur pour ce groupe, pour le chanteur, sa voix, sa gestuelle, et depuis je n’ai pas cesser de les suivre. J’aime énormément chacun de leur album et je n’ai pas été déçu une seule fois, ni par leurs albums ni par leurs concerts.

photos mediocres prises avec mon telephone faute de mieux…

  1. J’arrive donc mercredi après midi à Bruxelles. On fait d’abord du shopping et aussi quelques librairies d’occasion avant de rejoindre un ami  pour aller diner dans un très bon restaurant italien, escalope de veau au citron et pâtes, léger et très bon. On finit la soirée dans un café bar dans le quartier de Saint Gilles pour discuter jusqu’à minuit.

Le lendemain on prend notre temps, on se balade, on fait des magasins de seconde main dans lesquelles je trouve quelques dvd pour 1 eur ou 50 centimes, il faut fouiller un peu mais ça vaut vraiment le coup! On déjeune dans un resto grec avant de filer à Louvain la neuve faire un peu de shopping, le temps n’étant pas terrible avec un crachin qui ne nous lâche pas. On prend un dernier verre puis direction Bruxelles pour aller voir Editors au cirque royal.

 

C’est une très jolie salle, on est en gradin cette fois-ci. D’un coté je suis contente de pouvoir m’assoir n’étant pas en grande forme, d’un autre coté je sais que je vais être un peu frustrée de devoir rester assise durant le concert, même si ce n’est pas sur Editors que je m’agite le plus. Ma copine passe aux toilettes et c’est vraiment honteux de voir que c’est payant alors qu’on a déjà payé suffisamment pour l’entrée de la salle, sans parler que l’hygiène est assez déplorable.

La première partie, c’est Andy Burrows, un chanteur que j’ai déjà vu plusieurs fois en première partie. Disons que le monsieur à une jolie voix mais que chacune de ses chansons se ressemblent comme deux gouttes d’eau, la même soupe un peu niaise, bref on s’ennuie et on est bien content quand ça se termine. Vient enfin Editors et c’est toujours la même qualité. Tom Smith à toujours autant de charisme sur scène, sa façon de bouger, de chanter, sa voix, tout est au top. La setlist m’a énormément plut car, comparé à celle de Paris, certaines chansons changent et les titres que je n’ai pas eu à Paris, j’ai pu les entendre à Bruxelles. Des titres de leur dernier album que j’aime beaucoup, certains de leur album précédent que j’ai encore plus aimé, et bien sur certains titres incontournables. Je suis très contente aussi de réentendre No one but the wind chantée par un Tom Smith seul avec sa guitare, une très belle chanson et comme à Paris ce fut un moment intense. Pour la dernière chanson de la setlist, Tom interpelle un jeune garçon d’environ 6 ou 7 ans, qui a passé tout le concert sur les épaules de son père a tapoter le crane avec ses mains en rythme. Tom l’invite sur scène mais l’enfant semble un peu perdu et flippé sans son père, du coup il monte également sur scène et les deux passeront la dernière chanson avec le groupe, un moment très sympa!

Deux jours qui m’ont fait le plus grand bien et encore un superbe concert d’Editors!

La dolce vita en Sicile

En ce début d’automne, je suis partie avec une amie quelques jours en Sicile. Comme nous ne pouvions rester que très peu de jours, il a fallut choisir et on s’est décidé pour la région de Catane sur la côte est de l’ile. On fait donc l’impasse sur les iles éoliennes, Palerme et quelques autres sites réputés. On atterri après 2H30 de vol sur Catane, deuxième plus grosse ville de Sicile. Nous ne restons pas à Catane, direction Taormina, notre destination finale. Depuis l’aéroport de Catane, un bus permet de se rendre directement à Taormina. Il faut compter 1h30 de route, mais l’avantage du bus par rapport au train, c’est que le bus nous dépose dans le centre ville perché dans les hauteurs, alors que le train nous laisse entre Taormina et Giardini Naxos, à 45 minutes à pied du centre ville, par des routes qui grimpent.

Vue depuis le balcon de notre chambre, l’Etna et la mer

Arbuste de jasmin

On arrive donc en fin d’après midi à Taormina. Notre bed and breakast est top, chambre confortable, salle de bain moderne et un balcon qui donne sur la mer, sur la ville et sur l’Etna. Pour le peu de temps qu’il nous reste ce jour, on visite le centre ville, la fameuse rue Umberto Corso, rue piétonne qui enchaine les restaurants, les bars, les boutiques, et les glaciers. Les balcons sont très fleuris, les céramiques décorent les murs. On dine dans une pizzeria, la Napoletana, très très bon.

Pizza, La napoletana, Taormina

Taormina, Umberto Corso, Piazza ix aprile

Le lendemain, on prend le petit déjeuner sur le balcon de notre chambre, puis on visite le teatro greco, qui date du 3e siècle avant JC. L’entrée n’est pas donnée, 10 €, mais ça valait le coup, l’arène est bien conservée et la vue sur la baie de Taormina est époustouflante. On continue la visite en passant par les ruelles piétonnes, on passe sous les jasmins en fleurs, les bougainvilliers roses, les palmiers, les orangers, les mandariniers. On croise quelques chats à l’air blasé. On visite ensuite le jardin communale, un beau parc crée par une écossaise tombée amoureuse de la région au 19e siècle, de magnifiques arbres, une belle vue sur la mer.

Teatro greco, Taormina

Jardin communale, Taormina

On prend ensuite le bus jusqu’à la gare Giardini Naxos pour prendre le train direction Syracuse. Le quartier de la gare de Syracuse est désert et pas très accueillant, mais quelques pas plus tard, les choses deviennent vite intéressantes. On passe devant les ruines du temple d’Apollon. On se balade dans les ruelles du quartier d’Ortygie, c’est vraiment un beau quartier.

Vestiges du temple Apollon, Syracuse

déjeuner sur le pouce, Caia Piada, Syracuse

On déjeune à Caia piada qui sert des sortes de pain très fin et un peu sec fourré à la mozzarella, tomates et olives, délicieux. On continue la balade, on descend sur une toute petite plage avant de longer les remparts d’un château, juste au bord de mer. On passe par la place Duomo, puis la fontaine de Diane et il est déjà temps de reprendre le train pour Taormina après une très bonne glace à la pistache. On découvre que durant notre visite à Syracuse, il a plut sur Taormina, on y a échappé. On dine à la trattoria tiramisu, pâtes tomates aubergines, légumes grillés, et tiramisu bien sur, pour le dessert.

Syracuse

 

Bord de mer et fontaine de papyrus, Syracuse

Tiramisu!

Mercredi, on se lève plus tôt, nous avons rendez-vous avec un guide qui va nous conduire en jeep sur l’Etna. On est rejoint par un couple français de Toulouse et un couple Suisse. Le matin dans les rues de Taormina, il n’y a pas encore la foule de touristes et les vendeurs ambulants, il n’y a que les commerçants qui ouvrent leurs boutiques et les camions de livraisons. Notre guide, un sicilien qui parle parfaitement français, nous emmène au point de ralliement de toutes les jeeps. Les participants sont divisés en groupes selon leurs langues, les allemands, les anglophones, et les français. On représente le plus petit groupe. On roule vite sur les routes jusqu’à l’Etna.

L’Etna

Quelques villages, des châtaigniers qui croulent sous les châtaignes qui ne demandent qu’à être cueillies, les premières traces de coulées de lave refroidies depuis longtemps. Notre guide nous présente la flore endémique de l’ile, typique de l’Etna, les pierres de basaltes utilisées partout dans la région, il nous explique le fonctionnement des volcans, les cratères principaux et secondaires, le pourquoi de la couleur noire, rouge, nous montre des pierres volcaniques bleutées, dorées, selon la composition du sol. On part en balade dans des décors parfois lunaires, parfois avec une végétation particulière, à environ 1700 mètres d’altitude.

C’était très intéressant et surtout impressionnant de grimper autour des cratères secondaires, de sentir la chaleur du à un phénomène de condensation, de se balader sous un beau ciel bleu et d’un coup être entouré de nuages et de brouillard. Après un bon moment, on reprend la route pour visiter une très ancienne grotte formée par des coulées de lave, autrefois utilisé par des bandits de grands chemins pour cacher leurs butins avant de servir de réserves pour conserver la glace entreposée durant l’hiver. On descend muni de casques et de lampes torches. Puis on termine par une balade en foret à la recherche de champignons.

J’ai beaucoup aimé la sortie, les deux couples qui nous accompagnent sont sympas et agréables et notre guide nous emmène toujours loin des autres groupes qui participent à l’excursion. Il finit par nous emmener dans un chalet en bas d’une station de ski afin de faire une pause pipi et nous propose alors de soit de rester comme prévu dans l’auberge afin de manger et boire, soit de repartir tout de suite afin de faire une dégustation dans une boutique qui se situe à cinq minutes de route. On choisit bien sur la dégustation. Pâte à tartiner aux pistaches, miel au citron, miel à l’eucalyptus, pesto à la pistache, et quelques alcools locaux. Je ne repart pas les mains vides, les pâtes à tartiner à la pistache, le miel citron et le pesto à la pistache m’ont plus que convaincu!

 

Isola bella, plage, Taormina

On retourne ensuite à Taormina. Depuis le centre ville, on reprend un téléphérique qui nous emmène sur le bord de mer. Isola bella est une très jolie plage de galets reliée à une ile. La mer est présente de tous les cotés. Nous ne nous baignerons pas, mais il y a pas mal de gens qui se jettent à l’eau. On se balade les pieds dans la mer, le soleil est agréable sans être trop chaud. En été l’endroit doit être pris d’assaut. En dehors de Taormina, des plages de sables existent, mais nous nous contentons d’Isola bella. C’est très reposant d’écouter le bruit des vagues, de profiter des lieux.

Taormina

Jeudi est déjà notre dernier jour. Après notre petit déjeuner sur le balcon face à la mer et à l’Etna, on fait un tour dans le centre ville encore bien vide mais pas pour longtemps. Mon amie grimpe les 300 marches qui mènent à la madonna della rocca, mais personnellement, je n’en ai pas le courage! je me balade dans les ruelles du centre, je m’assois face à la mer sur la place piazza IX aprile puis on se rejoint pour profiter du calme de la ville une dernière fois.

 

Brioche, expresso et granité citron au Bam bar, Taormina

On prend place en terrasse avec expresso, brioche à 1€ et granité citron, les spécialités du Bam Bar, et ça valait le coup. A midi, il est déjà temps de repartir pour l’aéroport de Catane, retour Paris. J’ai adoré la Sicile, les gens sont calmes, accueillants, agréables. Taormina est une très jolie ville, les ruelles colorées, les buissons de jasmins, de bougainvilliers, les agrumes partout, la vue depuis le teatro greco. J’ai beaucoup aimé la visité de Syracuse aussi, dommage que nous ayons pas eu le temps de visiter le parc archéologique qui se situait dans un tout autre quartier de la ville. L’excursion sur l’Etna m’a beaucoup plut avec l’organisme Go Etna, notre guide est passionné et savait parfaitement nous expliquer l’activité du volcan et répondre à nos questions. J’ai adoré passer du temps les pieds dans l’eau à écouter le bruit des vagues. Je suis loin d’avoir fait le tour de l’ile, il y a énormément de choses à voir et j’aimerais bien revenir une prochaine fois plus longuement et profiter encore de la douceur de vivre et de leur très très bonne gastronomie!

Vacances à Oban, Écosse

Cet été, encore et toujours l’écosse pour les vacances! Je quitte Paris en pleine canicule sans aucun regret!

Comme à chaque fois, je me dis que pour mon prochain voyage dans les Highlands je prendrais l’avion et pas le train et comme à chaque fois les horaires et les prix des avions qui se rendent à Glasgow ne me conviennent pas. C’est cher, les vols sont quasiment toujours avec escales, les horaires pas commodes, bref, je finis par y aller en train. Direction Londres saint Pancras puis Euston station à 8 minutes à pied, ce qui me permet de remarquer qu’à Londres il fait quasiment aussi chaud qu’à Paris.

   

Université de Glasgow

Suit 4h30 de train pour me rendre à Glasgow où je passe la première nuit de mon voyage, histoire de ne pas enchainer 10 heures de train le même jour. A Glasgow, je me perds un peu suite à des blocages de rues. Il s’agit en réalité des championnats d’Europe jumelé aux championnats d’Europe d’athlétisme. L’athlétisme se déroule à Dublin et les autres sports, nage en eaux libre, natation, golf, plongeon et autre, se déroulent à Glasgow. La journée est presque terminée, je fais un tour au centre ville histoire de me dégourdir les jambes, je récupère les tickets de train pour mon voyage du lendemain, je fais quelques boutiques mais je n’achète rien et je décide de diner tôt à Wagamama. J’ai toujours voulu tester cette chaine de restaurants asiatiques. Finalement le résultat est mitigé: les gyozas qui m’ont fait de l’œil s’avèrent loin d’être aussi bon et appétissants que ceux de mon resto japonais préféré à Paris. Les sobas avec des morceaux d’agneau rôti et légumes sautés ne sont pas mal du tout, mais comme souvent les anglais noient leurs plats sous une pluie d’épices en tout genre, ce qui couvre le gout des aliments.

Kelvingrove gallery

Le lendemain, j’ai la matinée de libre avant de prendre mon train de 12H21. L’année dernière j’avais prévu de visiter l’université de Glasgow et la Kelvingrove gallery mais il avait tellement plut qu’au bout de 10 minutes de marche j’étais littéralement trempée jusqu’aux os et avait du renoncer. Cette année, il fait bien nuageux, mais pas de pluie, alors je prends le bus jusqu’à l’université pour me faire gagner du temps. Je n’ai pas été déçu par ma visite. Certes à 9h30 rien n’est ouvert au public, si ce n’est les portes et couloirs menant dans les divers cours et jardins. Et c’est déjà pas mal, j’ai pu voir le cloitre, magnifique, une entrée digne d’un château avec ces tapisseries et statues, et à travers une fenêtre j’ai pu apercevoir une salle d’examen ou encore de majestueux vitraux. Il faudra y retourner avec l’aide d’une visite guidée afin de voir probablement des endroits qui valent le coup.

Vue sur Kelvingrove gallery depuis l’université de Glasgow

Après mon petit tour, je me rends à la Kelvingrove gallery, un musée gratuit à environ 15 minutes à pied de l’université. Le musée est sympa à faire bien que je ne reste pas longtemps, faute de temps. Après ça direction la gare et le train pour Oban, une ville côtière, j’avais comme une envie de voir la mer cette fois ci. L’année dernière j’avais choisi Fort William, plus au nord et au bord d’un loch. Oban et Fort William sont desservie par le même train au départ de Glasgow, mais il faut choisir son wagon car à Crianlarich, à mi chemin, le train se sépare, une moitié part pour Fort William au nord, l’autre pour Oban à l’ouest.

Oban

Oban me semble plus grande que fort William bien que le monsieur de mon bed & breakfast m’affirme le contraire. En tout les cas, ce qui est sur, c’est que Oban est bien plus animée que Fort William. Beaucoup plus de magasins, d’artisanat, un Boots, et même des enseignes qu’on ne voyaient pas à Fort William, comme New look, WHSmith, ou encore Waterstone.  Coté restaurants il semble également qu’il y ait plus de choix. Par contre, il y a aussi plus de monde je trouve et plus de touristes de tout horizons!

Coquille saint Jacques et cabillaud au fish au Waterfront fish house restaurant

Mon bed & breakfast se situe dans un quartier résidentiel, à 5 minutes de la gare mais perchée sur une colline, donc des rues pentues à remonter avec la valise. Pour le reste de l’après midi je me promène au centre ville, je fais quelques boutiques, je repère les lieux et puis je me rends dans un restaurant de poissons réputés. Comme la plupart des resto en écosse, il ouvre à 17h30 et propose des menus moins chers que le service de 19h. Ce fut très bon, coquilles saint jacques en entrée, filet de cabillaud avec pommes de terre, champignons et brocolis.

L’ile de Iona et l’abbaye d’Iona

Dimanche enfin les choses plus sérieuses commencent. L’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi Oban c’est les excursions en mer qui sont proposées. J’ai réservé l’excursion Three isles tour. On prend le ferry pour l’ile de Mull pour 45 minutes, puis un bus nous fait traverser l’ile de Mull jusqu’à la pointe sud. 1h15 de route avec notre conductrice qui nous raconte pleins d’anecdotes et d’histoires concernant l’ile. Montagnes, vallées, ruisseaux, chutes d’eau, paon sur le bord de la route, moutons, vaches écossaises, daims…une fois au sud de l’ile de Mull, on prend un autre ferry pour 10 minutes afin de se rentre sur l’ile de Iona. Très belle ile calme et tranquille, avec son abbaye du 13e siècle, ses ruines, ses plages de sables blancs. Je me promène le long de la mer, je visite l’abbaye dont le café propose des pâtisseries délicieuses (le cake au citron est très bon), puis je part me reposer sur le sable blanc d’une des plages en attendant 15h.

Iona

A 15h un bateau plus petit nous emmène sur l’ile de Staffa à environ 40 minutes de Iona, dernière étape de notre tour. Le bateau tangue énormément et n’avance pas vite. Je me demande pourquoi lorsqu’une annonce faite au micro nous donne l’explication, des dauphins nous suivent ! Tout le monde s’excite, les dauphins nagent à coté du bateau, juste sous la surface de l’eau, et s’amusent à sauter et nous faire le spectacle. Je ne m’attendais pas à voir de dauphins c’était top!

Dauphins, macareux, ile de Staffa

Une fois sur l’ile de Staffa, nous avons un peu près une heure de libre. Staffa est connue pour ses formations rocheuses étranges suites à des éruptions de lave, qui ressemblent un peu à la giant causeway en Irlande du nord. L’intérêt principal, ce sont les “puffins”, des macareux moines. Les gens peuvent les approcher de très près, j’avais très envie de les voir, mais on m’avait prévenu qu’en générale ils partaient pour d’autres horizons chaque année à la fin du mois de juillet et nous sommes la première semaine d’aout. Je me dis qu’au pire, j’aurais vu des dauphins et puis non finalement les macareux sont encore là. On les voit s’avancer vers nous, se cacher dans des terriers d’herbe, prendre leur envol, plonger dans l’eau et revenir. De l’autre coté de l’ile on peut se balader sur les fameuses formations rocheuses, mais j’ai un peu le vertige, et je ne vais pas jusqu’au bout. La journée fut longue mais bien remplie, une excursion que je ne regrette pas! Au départ lors de notre arrivée à Mull, il faisait vraiment moche, pluie, brouillard vent, mais il a suffit qu’on prenne la route vers Iona et la météo s’est bien améliorer on a même eu quelques rayons de soleil!

Staffa et les macareux

Le lendemain, je prends mon temps et j’en fais pas trop. Après le traditionnel petit déjeuner écossais, je me rends à la McCaig tower, une sorte de monument inspiré du Colisée de Rome, construit au 19e par un banquier de Oban qui voulait en faire un musée et une galerie d’art, mais qui sera finalement un square public. Planter dans les hauteurs de la ville, on y a une vue magnifique sur la baie et les environs.

 

Dunolie castle et alentour

Je redescend ensuite dans le centre ville, je fais un tour dans les boutiques souvenirs, la librairie waterstone, new look, le whsmith, les confiseries du coin, le port, le centre d’information pour me renseigner sur certaines excursions puis il est l’heure de déjeuner. A Oban la spécialité est le poisson local et les crustacés, notamment, le crabe, les langoustines et les moules. Je me rends sur le bord de mer pour tester dans un resto les langoustines. C’est un peu cher mais je tente, je n’en ai jamais mangé et apparemment ici elles sont plus que fraiches. C’était pas mal, le plat est généreux.

Langoustines et gaufres

ça reste un plat léger dans le sens où les langoustines sont servis sans rien si ce n’est un morceau de pain, du coup j’ai la place pour un dessert. Je me rends à Oban chocolate company, un salon de thé très connue et très apprécié ici pour ces chocolats artisanaux fait sur place, ces cakes et surtout le chocolat chaud et les gaufres fraiches. Je prendrais un thé à la fleur de jasmin délicieux, avec des gaufres fraises fraiches, chantilly maison et sirop d’érable, à ne surtout pas rater si on passe dans la région!

 

Oban sous le soleil

Pour l’après midi, je me rends au Dunolie castle. C’est une balade au bord de l’eau très agréable depuis le centre ville, une petite vingtaines de minutes via un chemin forestier. Le château en lui même est sympathique, composée d’une villa ancienne, une belle foret, de beaux jardins, et les ruines du château d’origine, tout en haut d’une colline, face à la baie d’Oban. Dans la foret autour on peut voir énormément d’oiseaux de différentes espèces, des vaches écossaises et des moutons. Bien sur pas de diner ce soir la, j’ai ma dose! je finis la journée en me baladant au centre ville sous un beau soleil.

Duart castle

Mardi je reprends le ferry pour Craignure sur l’ile de Mull. Une navette doit emmener les voyageurs du ferry jusqu’au Duart castle, qui se trouve à 10 minutes de route ou à une heure à pied. Mais comme je n’ai pas réservé de place dans la navette, je dois attendre que le chauffeur face 1 premier voyage et revienne chercher ceux qui n’ont pas réservé. L’attente est à peine de 15 à 20 minutes, il fait beau, on est face à la mer, tout vas bien. Sur la route, on peut voir des vaches, des moutons, le chauffeur nous indique que parfois des daims traversent. Il nous raconte aussi que face à Duart castle, il y a un château construit récemment par une suisse française. Ce qui se passe derrière les murs est un vrai mystère et la proprio n’est jamais venu. Le château est ouvert au public deux jours par an, histoire d’éviter de payer des impôts.

Vue depuis Duart castle

J’ai adoré ma visite de Duart castle, demeure du clan Maclean. On nous montre des photos avant la restauration, les ruines étaient inhabitables. La cuisine, la chambre de maitre, le secrétaire, la salle à manger d’apparat, les cachots, la chambre de bonne, la salle de bain qui date de 1911, les photos de famille depuis l’apparition de la photo au 19e siècle jusqu’aux dernières générations actuelles. J’ai beaucoup aimé certaines vieilles photos, les enfants devenant eux même parents puis grand parents etc…quelques robes du 19e siècle sont exposées et sont incroyablement bien conservées je trouve. Comme souvent dans les vieux châteaux écossais, on a droit à une histoire rocambolesque digne d’un film. Ici c’est l’histoire d’un des maitres de maison qui n’était pas content de son épouse, qui ne lui donnait toujours pas d’héritier. Il voulait se remarier mais il devait d’abord se débarrasser de sa femme qui avait le mauvais gout de ne pas mourir. Il l’emmena alors sur un rocher au large du château, qui devait bientôt se retrouver submergé par la marée et noyer sa femme. Mais cette dernière à force de hurler attira un bateau de pêcheurs. Elle fut sauvée et ramenée chez son frère qui reçut une lettre de son beau frère lui annonçant alors la mort de sa sœur et sa venue pour lui apporter le cercueil afin qu’elle soit enterrée avec sa famille; mais quand il arriva, il fut bien sur surpris de voir sa “défunte” femme bien vivante assise à la table de famille.

Mull et autour

La visite du château est très intéressante, très bien faite. Et les extérieurs sont tout aussi charmants. On peut se balader sur des chemins au milieu des herbes et des fleurs sauvages jusqu’au bord de mer, faire le tour du château et visiter aussi une forêt plantée récemment. Le salon de thé est très accueillant, on peut soit y boire une boisson chaude, une pâtisserie ou même déjeuner. J’avais prévu d’aller à Tobermory, la ville principale de l’ile de Mull à une heure de route en bus après le château mais finalement je sus restée à duart castle jusqu’au milieu d’après midi, avec le vent, la bonne odeur de la mer, la bonne odeur de l’herbe mouillée, le soleil, le bruit du vent dans les arbres, c’est reposant, tranquille, une superbe journée! Je retourne à Oban en fin d’après midi, je me balade, j’organise ma journée du lendemain et finalement, même si je n’ai pas très faim, je décide d’aller diner à l’ouverture du resto à Coast. Après plusieurs jours de poissons et crustacés, j’avais envie d’essayer le fameux bœuf angus Aberdeen. Mais je fut très déçu par ce restaurant soi disant réputé! les serveuses sont plutôt agréables, mais la viande est dure comme du béton, les légumes qui l’accompagne assez insipides, je ne finis même pas mon assiette. Je prends tout de même un dessert, une sorte de dessert au citron, shortbreead et sorbet cassis. Le dessert est très froid, il doit être dans le frigo prêt à être servit, depuis des heures. C’est assez liquide, sans intérêt aussi bien sur la consistance que sur le gout. En plus d’être très cher, c’est décevant c’est très rare chez moi de ne pas finir un plat au resto, et encore moins les desserts.

 

Ile de Iona

Pour mon dernier jour, je décide de retourner sur l’ile de Iona. Lors de l’excursion organisée par west coast motor, je n’ai pas eu assez de temps pour profiter pleinement de l’ile et j’avais très envie de la voir sous le soleil. Car aujourd’hui, comme hier le beau temps est toujours là. Après un crachin matinale, le temps s’éclaircit et je pars prendre pour la 3e fois le fameux ferry qui relie Oban à l’ile de Mull.

Pour se rendre sur l’ile d’iona, vous pouvez passer par west coast motors et prendre l’excursion à 38 livres qui comprend le ferry, le bus jusqu’à Fionnphort, le ferry jusqu’à l’ile d’iona. Vous pouvez le faire par vos propre moyens, mais entre le prix des ferry et le prix du bus, vous en avez tout de même pour 28 livres. vous économisez donc 10 livres, sauf que si vous voulez avoir un bus local qui vous amène à Iona à votre descente du ferry, il faudra prendre le ferry de 7h30 du matin donc bon courage. Je décide de la jouer tranquille et prendre l’excursion clé en main, qui me permet de prendre le ferry de 9h50, ce qui déjà m’oblige à me lever à 7h.

il y a une petite blague sur l’ile de Mull qui dit que les pluies sont tellement localisées dans la région que dans une voiture décapotable, le conducteur peut être sec et le passager trempé. Et ce n’est pas faux ! alors que nous sommes à quelques minutes de notre arrivée sur l’ile de Mull,  à l’avant du ferry il se met à pleuvoir alors que sur l’arrière du bateau est au sec! Notre chauffeur une fois dans le bus, nous parle de l’ile, comme lors de mon excursion du dimanche. Le quotidien des élèves de l’ile, le fait qu’aucun femmes n’accouchent sur l’ile mais doit se rendre sur le continent 6 semaines avant le terme car pas d’hôpital sur Mull, on passe devant l’ancienne maison de Phil Collins. nous repassons par la même route prise le dimanche dernier, qui mène à Fionnphort.

Une fois sur l’ile de Iona, je remonte la route qui passe le long de l’abbaye, je passe quelques barrières de bois dans les champs que l’on referme derrière soi pour empêcher les animaux de sortir, et j’arrive sur l’une des plus belles plages de l’ile. On se croirait presque dans les caraibes, le ciel est bleu, la mer turquoise et le sable fin et blanc. Mais les températures nous rappellent  l’ordre! une seule personne osera se baigner sous les applaudissements des autres visiteurs!

De retour à Iona, je dine au restaurant de poissons que j’avais testé lors de mon premier jour et je dis au revoir à Oban. Le lendemain, le parcours du combattant m’attend, 3h30 de route jusqu’à Glasgow, 4h20 jusqu’à Londres, puis 2h15 avec l’eurostar pour Paris. L’organisation eurostar coté londonnien est toujours aussi chaotique (une seule file quelque soit l’heure de départ du train et donc un temps d’attente pour passer les contrôles difficile et le train pour Bruxelles et pour Paris qui partent à 3 minutes d’écart sur le même quai). Finalement, en arrivant 30 minutes avant le départ, je monte dans le train 5 minutes avant le départ.

Je ne regrette pas mon choix pour cet été. Contrairement à Fort William, Oban offre moins de possibilité de randonnée autour. Sur l’ile de Mull, quelques randonnées possibles mais qui sont jugées difficiles. J’ai donc beaucoup moins marché que lors de mes voyages écossais précédents, mais Oban offre des excursions en mer sur les iles de Staffa ou Iona qui valent vraiment le détour. J’avais une envie de voir la mer! Je retiens la rencontre avec les dauphins et avec les macareux, les plages de sable blanc de Iona, l’ile de Staffa, la visite de Duart castle, et les restaurants de poissons!

 

 

Escapade lyonnaise

Avec les ponts du mois de mai je suis descendue voir mon amie lyonnaise. Cette fois ci, comme j’ai déjà bien visité la ville à plusieurs reprises, on décide de se détendre et de ne pas en faire trop. J’arrive un lundi soir, après une journée de travail. Le lendemain, on décide de faire la grasse matinée, petit déjeuner puis on déjeune des restes du repas de la veille. L’après midi on se rend dans le quartier de la cité internationale pour voir the avengers 3. Je n’ai pas été le voir avant, car le second volet m’avais un peu déçu…. Après la séance qui nous laisse dubitatives, on se promène dans le parc de la tête d’or sous un beau soleil.

Puis on marche jusqu’au vieux Lyon pour retrouver un ami. On s’installe au salon de thé Terre Adelice, spécialisé dans les glaces. C’est férié, nous sommes dans le quartier touristique de Lyon, il fait beau et chaud, je n’espérais pas trouver de table libre. Nous avons attendu à peine cinq minutes pour être installés. Les glaces sont délicieuses et le service plutôt rapide vu le monde. Après une longue balade digestive, c’est l’heure de diner, on se rend chez Icho, le restaurant japonais qu’on avait déjà testé lors de mon dernier passage. Cette fois ci je prend le bœuf c’est tout aussi délicieux que le saumon et en dessert la tarte citron yuzu passe très bien. Le service est toujours aussi sympathique.

Le lendemain, on prend une sorte de brunch chez Diploid dans le vieux Lyon. Ce sera pain de campagne avec crème de parmesan, tranche d’avocat frais, roquette et œuf poché. On mange en regardant les cuisiniers s’activent. Je termine par le blondie, un gâteau qui ressemble un peu à un crumble avec des pommes caramélisées, très bon. Après ça on prend la route pour Pérouge, un village médiévale à environ 45 minutes de Lyon. La ville est petite, mais c’est très sympa de se promener dans les ruelles, on admire les vieilles bâtisses, les fleurs, l’église du 13e siècle, les terrasses des resto. Je goutte la spécialité du coin, la tarte au sucre, pas aussi gras et sucré que ce qu’on peut croire et qui doit très bien passé avec un petit thé ou café l’après midi. De retour sur Lyon on se balade et on termine la journée au salon de thé Sur le bout de la langue. On voulait le chocolat chaud valrhona, mais au vu de la chaleur on prend une coupe de glace chocolat noir, lait noisette, surmontée de chantilly, avec un énorme cookie maison délicieux coupé en deux et posé sur la glace, un délice mais faut pas avoir un appétit de moineau pour la finir! Après ça, une bonne balade digestive.

  

Pour mon dernier jour, on voulait se rendre dans un restaurant dont on avait entendu beaucoup de bien mais il est fermé pour pont du mois de mai, alors on se rabat sur le Diploid, encore une fois. Cette fois ci il y a un peu plus de monde que la veille mais rien d’affolant. Je prend l’assiette pancakes salés, crème d’avocat, saumon fumé, salade, et œuf poché, délicieux, et je termine par un cheesecake citron très très bon. On passe le reste de l’après midi à se balader le long du Rhône durant une bonne heure, jusqu’à l’entrée du parc de la tête d’or qu’on traverse un peu avant de se rendre dans une jardinerie. J’y achète quelques graines pour planter chez moi et c’est déjà la fin de journée et l’heure de reprendre mon tgv.

Une semaine en Algérie

Avec le printemps, je suis partie quelques jours en Algérie en avril, accompagnée par une amie belge. Nous atterrissons en fin de journée sur Annaba, qui se situe au bord de mer à l’est du pays. Nous restons deux jours sur celle qu’on appelait Hippone Regus du temps des romains. Le lendemain matin, une amie nous emmène en voiture visiter la basilique Saint Augustin. Saint Augustin est un romain d’origine berbère qui vécut à Annaba et qui fut l’un des pères fondateurs de l’Église catholique.

La basilique saint augustin date de la fin du 19e siècle et surplombe Annaba. Construite au sommet d’une colline, on peut voir les ruines romaines d’Hippone. La basilique fut entièrement rénovée très récemment. On visite ensuite le dispensaire qui est collée à l’église, dans lequel vit des retraités sans argent ou famille dans un confort que beaucoup n’ont pas. Des chambres spacieuses, individuelles, des lits médicalisés, on croise quelques bonnes sœurs sympathiques, un chat qui joue les pacha, de vieilles dames émouvantes contentes de nous voir…

Basilique Saint Augustin

A Annaba à cette période de l’année, c’est très fleurie. Les orangers croulent sous les fruits, on voit déjà les premiers nèfles, le bougainvilliers, le chèvrefeuille et le jasmin sont partout, c’est très agréable. On continue la visite en se rendant au pied du téléphérique qui grimpe durant un bon quart d’heure jusqu’à la ville de Seraidi, tout en haut d’une petite montagne. Le voyage est impressionnant, surtout au retour en descendant. On passe au dessus de potagers, de moutons, de vaches, de coqs, de cours d’eau. Au sommet, on ne fait pas de tour dans le village, un épais brouillard nous motivent à redescendre rapidement, d’autant que l’intérêt est plus le trajet que la destination, la vue sur la baie est très belle. Une fois redescendue on se rend sur le bord de mer. Le sable fin, la couleur de l’eau, voir le littoral, les pêcheurs, les rochers, ça vaut le coup d’œil. Plusieurs plages se succèdent face à la ville.

Téléphérique pour Seraïdi

Centre ville Annaba

Le lendemain, on se rend dans le centre ville, on passe par “le cour”, une énorme place centrale sur laquelle les gens boivent un café ou lisent le journal. A chaque extrémité, des arbres plus que centenaires trônent, impressionnant à voir. On passe par la gare style art déco, très jolie, avant de nous rendre à nouveau sur le bord de mer pour continuer la balade commencée la veille, le long de l’eau. On finit par prendre un bus qui nous emmène loin du centre au bord de mer toujours. Après une petite grimpette, on arrive au sommet d’une colline sur laquelle on peut visiter une grotte très ancienne. D’après les fouilles, des hommes préhistoriques y ont vécu. On peut admirer la vue sur la mer des deux cotés de la colline. En redescendant on croise un vieux berger qui précède son troupeau de moutons. On passe derrière lui et les moutons semblent perplexes, entre les ordres du berger d’avancer et nous qui sommes sur le bord de la route, c’était assez drôle de les voir nous regarder avec curiosité. Finalement le 3e cri de ralliement du berger aura raison des moutons. De retour en ville, on se balade sous un beau soleil au bord de la mer, la corniche contourne un rocher qui sépare les deux grandes plages du centre ville. On a terminé avec Annaba. C’est une ville agréable, avec ces grandes plages de sable fin, les eaux turquoises de la méditerranée, les maisons qui croulent sous les orangers, bougainvilliers, les cages à oiseaux que tout le monde trimballent partout, présentes devant la porte de chaque boutique, les palmiers…

Bord de mer, Annaba et environ

Le lendemain, direction la gare routière pour prendre le bus pour Constantine à environ deux heures de route. Constantine est une ville historique, l’une des plus ancienne cité du monde encore debout aujourd’hui. Elle s’appelait autrefois Cirta, capitale de la Numidie avant JC puis l’empereur Constantin 1er la baptise Constantine.

Constantine, vue sur les gorges, pont suspendu

Elle est construite principalement sur deux rochers reliés par des ponts, elle est d’ailleurs surnommée la ville des ponts suspendus. Le temps d’arrivée et de nous reposer, c’est déjà l’après midi. On part se promener le long des gorges et on grimpe jusqu’au monument au mort, qui rend hommage aux personnes mortes durant la première et seconde guerre mondiale. De la haut on a une vue sur les gorges et l’un des ponts suspendus les plus impressionnants de la ville. On redescend jusqu’au centre ville.

Pont suspendu de Constantine, vue sur les gorges, monument aux morts

Le jour suivant on démarre tôt pour nous rendre a Timgad à deux heures de route de Constantine. Sur la route, c’est collines verdoyantes, prairies recouvertes de petites fleures jaunes, lac de sel, puis enfin Timgad, une ancienne cité romaine qui abritait beaucoup d’anciens officiers de l’armée romaines à la retraite et qui date de l’année 100.

Timgad

Le site est immense, avec une arche en parfaite état, une arène, une bibliothèque, des temples, des termes. C’est impressionnant de se balader entre les ruines, les colonnes, les bâtiments. On finit la journée à manger des brochettes, les meilleures qui soient, puisque nous sommes dans une région reconnue pour la qualité de la viande. Sur la route on passe devant le tombeau de la medrasen, un mausolée numide qui date du 3e siècle avant JC. L’édifice est dans un état de délabrement important, mais reste impressionnant à voir.

Tombeau de la Medrassen, mausolée royale, 3e siècle avant JC

Le lendemain hélas, c’est brouillard et nuages. Le matin, on se promène en centre ville, et en insistant gentillement on arrive à entrer dans le théâtre de la ville, qui date du 19e siècle. La salle est très belle, le plafond aussi, même si le lustre a été décrochée pour entretien.

On est accueilli par une équipe qui répète une pièce pour enfant , avec qui on discute un peu. On se balade dans le centre ville, on fait quelques boutiques, puis on monte dans les vieilles ruelles de la ville qui abritent un marché, des boutiques, des stands, des ruelles toutes piétonnes. On s’arrête au marché aux fleurs, qui vend de magnifiques cactus, du jasmin, du bougainvillier, des mufliers, et des bouteilles d’eau de fleur d’oranger et d’eau de rose, car c’est justement la période de la distillerie de ces deux essences, spécialité de la région au début de chaque printemps. On peut d’ailleurs voir des distilleries au travail. On se dirige ensuite à saint jean, un quartier commerçant, dans lequel je m’achète des bijoux. L’après midi on visite le palais du Bey, ancien palais des rois du temps des turcs.

Palais du Bey

On décide de visiter le musée nationale Cirta, qui retrace l’histoire de la ville depuis la préhistoire. Le musée n’est pas très grand, mais il y a des pièces intéressantes surtout du temps de la préhistoire et de l’époque romaine. On peut y voir des coquilles d’escargots avec un trou toujours au même endroit, que les hommes faisaient pour atteindre l’escargot et le manger. Des outils, des pierres gravées d’écriture cunéiformes, des statues du temps de l’empire romain et des numides, des bijoux, des mosaïques. On fait ensuite un tour en voiture en ville, on passe devant de magnifiques immeubles récents refaits à neuf ou le dernier pont en date, très moderne.

Pour notre dernier jour, on va d’abord à la mosquée Emir Abdelkader. L’émir Abdelkader est un résistant qui a repousser les français lorsqu’ils sont venus occuper l’Algérie au 19e siècle. La mosquée aura mis 30 ans pour être livrée mais ça valait le coup, elle est magnifique. L’intérieur, avec son dôme, ses mosaïques, ses vitraux, ses lustres, et l’extérieur, son jardin, sa fontaine, la vue depuis le parvis. On continue en visitant le quartier de bellevue, un quartier résidentiel, qui permet de voir de très belles villas.

Mosquée Emir Abdelkader

Bellevue

Dans l’après midi, on sort dans le centre de Constantine. On traverse à pied le pond sidi Rashid, puis on traverse les ruelles piétonnes de la vieille ville, on passe devant de grandes villas anciennes du temps des turcs qui sont en pleines restaurations ou à l’abandon complet et qui rappellent un peu la casbah d’Alger. On fait une pause à la terrasse d’un restaurant qui donne directement sur les gorges au dessus d’un pont suspendu, la vue est impressionnante.

Le lendemain, direction l’aéroport, on laisse derrière nous les magnifiques paysages, que ce soit le littoral, la mer, les plages, ou les gorges et autre montagnes ocres, les ruines romaines, les fleurs, la nourriture excellente. Ici les fruits et légumes sont sans comparaison, les oranges, les citrons, les tomates, les courgettes, les aubergines, les dattes, un vrai délice, rien à voir avec les fruits et légumes que l’on trouve en Europe.

Tombeau du roi Massinissa, roi berbère avant JC qui unifia la numide, à l’extérieur de Constantine

L’accueil, les visites, la politesse des gens, la nourriture, les spécialités, les paysages; les sites historiques restent impressionnant à voir et à visiter, les ruines romaines sont nombreuses et bien conservées, j’ai choisi Timgad, mais il existe bien d’autres sites à visiter. J’aurais aimé visiter le sud du pays, le désert, les peintures rupestres, mais il faut du temps et plus d’argent pour ça, peut être un jour…