Saint Malo

Pour cause de Covid, encore, cette année les voyages j’ai fais une croix dessus. Soyons objectif, le virus est toujours présent, les restrictions nombreuses, variées, importantes et surtout changeantes. Des pays qui passent de aucunes restrictions pour les touristes à des quarantaines et des pcr obligatoires. Préparer des voyages dans ces conditions la, c’est compliqué, risqué, difficilement remboursables. J’avais déjà bataillé dure pour obtenir le remboursement pour certains de mes voyages prévus en 2020… Quitter la France pour prendre l’air en 2021, j’ai laissé tomber.

A la fin du mois de juin je suis allée passer une journée à Saint Malo. J’avais très envie de voir la mer et la Bretagne me tente beaucoup depuis longtemps. De chez moi, aller en Normandie ou en Bretagne en train, c’est finalement le même temps de trajet malgré des distances différentes, la Normandie étant desservie par des ter alors que la Bretagne par des tgv.

Je n’avais jamais mis les pieds à Saint Malo. Je n’ai qu’une journée et je préfère arriver tot et rentrer tot plutôt que le contraire, du coup départ par le TGV de 7h03 à la gare Montparnasse. 2h47 plus tard, j’arrive à Saint Malo. Avec la SNCF le problème, c’est que le prix des tgv devient très vite très élevés si tu ne réserves pas des mois à l’avance. Hélas, je n’ai pas la possibilité de me projeter longtemps à l’avance dans ces temps maussades et covidés, donc c’est deux semaines en avance que je décide de prendre mes places et j’en ai déjà pour 100 euros aller retour. Franchement ça fais cher la journée à Saint Malo, mais bon je suis tellement en manque de changement d’air…bref, j’arrive et la météo ne sera pas bonne mais toujours meilleur qu’à Paris le même jour ceci dit (pluie dilluvienne toute la journée).

Donc c’est un vent frais presque froid et une petite pluie qui m’accueille et là je suis très contente d’avoir apporté dans mon sac mon ciré coupe vent acheter il y a longtemps, car ici le parapluie ne sert à rien d’ailleurs personne ne l’a sorti, le vent tue ces petites choses inutiles ici.

Depuis la gare, il faut marcher une quinzaine de minutes le long d’une avenue qui passe par des chantiers, un port, avant d’arriver à l’entrée du centre dit “intra muros”, qui se trouve entouré de remparts. Dans intra muros, on ressent moins le vent. Je me balade dans les ruelles du centre historique, je m’arrête acheter des caramels à la maison Guella, puis direction la plage de Bon secours. Une fois ressorti de l’abri des remparts, on ressent de nouveau le vent. J’avais décidé de me rendre sur le grand Bé, une sorte de presqu’ile dont le chemin est accessible depuis la plage qu’à marée basse. Cependant le vent souffle tellement fort que j’ai du mal à marcher et le sable s’il ne vous blesse pas les yeux, fouette les jambes, c’est pas très agréable. Finalement, je laisse tomber la promenade vers le grand Bé, le vent étant plus fort à mesure que j’avance. Je m’installe sur un rebord en bord de plage et me contente d’admirer la vue. Je croise un homme en t shirt, tong et serviette de bain autour de la taille, se diriger sans hésiter vers la piscine d’eau de mer sur la plage, accessible à marée basse. L’homme se jette à l’eau sans frissonner et entame des longueurs sous l’oeil admiratif des passants.

Je passe un bon moment sur la plage avant de me rendre à Bergamote un salon de thé qui sert à déjeuner à midi. Je savais que l’endroit est prisé et qu’il vaut mieux réserver à l’avance. Je n’ai pas de réservation alors je me rends à 11h30 en espérant pouvoir me caser dans un coin. Manger à l’intérieur ne me tente pas vraiment car je n’oublie pas le covid. Malgré le mauvais temps je préfère manger en terrasse ce qui arrange le serveur car ils sont complet pour ce midi. Il y a quand même une protection de toit ce qui permet d’être protégé des petites gouttes de pluie et je me trouve dans un petit coin donc à l’abri du vent. Galette aux légumes, oignon et champignons, limonade citron maison, et en dessert crêpe au caramel beurre salé. Tout était délicieux, le service super sympa et rapide, les serveurs à l’écoute, top.

Pour le temps qu’il me reste avant mon retour je visite la cathédrale de Saint Malo. On apprend que Jacques Cartier est passé par là avant son second départ pour le Canada. L’église est très ancienne, c’est surtout les vitraux qui m’ont plut, la rosace et les vitraux autour sont très colorés sans représenter une scène particulière. En sortant je me balade dans les ruelles autour, très jolies, dont certaines s’éloignent du style très gris du centre ville, puis je monte sur les remparts, je passe devant la tour bidouane et je remonte le long de la plage du bon secours jusqu’au bastion de la Hollande, un jardin au bout des remparts. On peut y voir les canons ou encore une jolie vue sur la mer, la plage et au loin Dinard. Il existe un bateau taxi pour se rendre à Dinard, une traversée qui dure moins de dix minutes, mais je n’ai pas beaucoup de temps avant mon retour et la mer est bien agitée! Je préfère me concentrer sur Saint Malo.

Je reviens sur mes pas, et je me retrouve sur la grande plage du sillon par laquelle on peut accéder au fort national. Sur cette plage je subi un peu moins le vent, j’en profite pour rester un bon moment à me balader au bord de l’eau, il y a beaucoup moins de monde que sur la plage du bon secours. Un dernier tour dans le centre ville et c’est déjà l’heure du retour à la gare. Contrairement à l’allée, je prends d’abord un TER jusqu’à Rennes puis le TGV direct jusqu’à Paris, le retour est plus rapide que l’allée.

J’ai beaucoup aimé Saint Malo, à refaire un jour de beau temps. Les remparts, les petites ruelles typiques quand on s’éloigne un peu des commerces, les plages spacieuses. La prochaine fois, j’espère pouvoir grimper sur le grand Bé et également prendre le bateau taxi pour me rendre à Dinard, j’irais bien également visité la demeure du corsaire.

Les jardins de Bagatelle, Etretat, Honfleur

Comme déjà dit dans un post précédent, avec le covid, la pandémie, etc etc, impossible de voyager cette année. Je me suis seulement permise de faire des excursions à la journée. Dieppe, Giverny, Rouen, j’ai dernièrement passé une après midi au parc de Bagatelle et une journée en Normandie.

Parc Bagatelle

Le parc de Bagatelle est un jardin que j’avais très envie de voir depuis longtemps. Depuis chez moi, un bus me rapproche de l’entrée du parc et un second bus me dépose à 5 minutes de marche, histoire de gagner du temps. Le parc de bagatelle est collé au bois de boulogne et l’entrée n’est pas libre, il faut s’acquitter de 2,50€. Très peu de monde ce jour là, j’ai adoré ma balade. Bagatelle c’est donc un grand parc et une demeure qui date du 18e siècle et qui a vu le jour suite à un pari entre le comte d’Artois et Marie Antoinette. Au 19e siècle, la propriété était occupée par Richard Wallace (dont on peut admirer la demeure londonienne the Wallace collection). Ce qui est dommage c’est qu’il n’est pas possible d’entrée à l’intérieur de la villa. Le jardin est de style romantique ou anglais, loin des lignes géographiques strictes des jardins à la française et c’est tant mieux!

Bagatelle est connue pour sa roseraie, magnifique. Toutes les couleurs, toutes les formes, tous les styles et même la lauréate du meilleur parfum! On peut y croiser de nombreux paons, des chats un peu partout, des oies qui jouent le rôle de tondeuses naturelles, des specimens d’arbres très intéressants comme ce  sophora du japon pleureur. Il y a une belle cascade d’eau qui plonge dans un bassin remplie de carpes, et un étang aux nénuphars.

On peut facilement se balader des heures ou se poser sur un banc a admirer les différentes plantes et fleurs qui y poussent.

Finalement, je suis allée passer une journée en Normandie. En voiture, il faut environ 2H10 pour se rendre à Etretat, notre première étape. Hélas, ce jour là le temps est vraiment loin de l’été! il pleut des cordes, le vent souffle fort, il fait même froid! heureusement, j’étais bien équipée. Sur la plage il n’y a quasiment personne ce qui fait du bien, mais entre le vent et la pluie c’est pas l’idéale pour se promener. Mais c’est quand même très appréciable de pouvoir observer de près les vagues déchainées qui s’écrasent sur les falaises célèbres d’Etretat et de sentir l’air de la mer. Dans le centre ville, on fait une ou deux boutiques, j’achète des caramels mous et des conserves de thon et de sardines de la conserverie La belle iloise. Pour déjeuner on se rend au restaurant La flotille.

Etretat

Malgré la pluie, le vent, le froid, et qu’on ne croise pas trop de monde dans les rues, les places de stationnement sont toutes occupées. Au restaurant il ne reste qu’une table libre et après qu’on se soit installés, les gens s’accumulent et font la queue pour attendre une table. Crevettes roses fraiches en entrée, daurade grillée au feu de bois et pommes de terres braisées en plat et crêpe compote de pomme maison, chantilly et caramel beurre salée en dessert, tout était très bon. La pluie s’est enfin arrêtée, on part faire un dernier tour sur la plage. La mer est toujours autant agitée, mais sentir l’air marin c’est un vrai bonheur.

Honfleur

Je serais bien restée toute l’après midi à respirer l’air de la mer, mais le reste de la troupe est plutôt frileuse alors on file. On passe par des petites routes qui traversent la forêt, puis on arrive au Havre. On passe par des routes désertes qui traverse la zone portuaire du Havre, puis on arrive à Honfleur. Il y a déjà beaucoup plus de monde dans les rues, il y a quelques rayons de soleil. On se balade dans les ruelles du centre ville, on mange une glace, puis il est déjà temps de rentrée. Je referais bien une journée à Etretat, un jour où la pluie n’est pas au rendez-vous!

Petit bol d’air d’été

En ces temps maussades, tous mes projets de voyages pour cette année sont tombées à l’eau. Au départ je pensais en sauver au moins un de la noyade mais aucun rescapé parmi mes projets d’évasion. Les derniers mois ont été pénibles et contrairement à certaines personnes qui ont la chance de s’échapper quelques jours ailleurs, je n’ai pas eu cette chance, j’ai laissé tomber toutes idées de court séjour, même en france. Les déplacements sont compliqués, la situation changeante et instable, les prix assez élevés. Alors que j’espérais pouvoir me rendre une journée à saint Malo, les cas de covid ont explosés dans la région et le nombre de touristes aussi, sans parler du prix des trains. Je m’étais même dit “tiens pourquoi je ne pars pas plus souvent en France finalement?”, ba le prix du train aller retour m’a rappelé pourquoi je ne voyage pas souvent dans l’hexagone, à moins de réserver trois mois à l’avance les prix des tgv sont chers quand il s’agit de certaines régions.

Bref, j’ai revu mes ambitions à la baisse et pour commencer j’ai décidé d’aller visiter le château de Fontainebleau fin juillet. J’ai toujours voulu le visiter mais j’en avais jamais eu le temps. Depuis gare de Lyon, un transilien permet d’arriver à la gare Fontainebleau-Avon en 40 minutes. Avec un pass navigo classique vous pouvez également prendre la navette depuis la gare qui vous dépose au pied du château en plein centre ville en un peu moins de 10 minutes.

J’ai beaucoup aimé ma visite. L’entrée est à 12 euros mais on en a pour son argent. La chambre du roi, des différentes reines, les appartements de Napoléon, la salle de réception, les boudoirs, salles d’armes, et même la salle de bain. Tous est très bien conservés, les meubles, les tapisseries, les objets d’arts, vases, pendules, lustres,…Certaines tapisseries sont magnifiques et il ne faut surtout pas oublier de lever les yeux, les plafonds sculptés et décorés sont tous plus beaux et impressionnants les uns que les autres. J’ai en particulier adoré la galerie de Diane avec le globe terrestre appartenant à Napoléon.

Avec le covid, le masque est obligatoire  à l’intérieur et un chemin tracé ne permet pas de revenir sur ses pas et de croiser les autres visiteurs. Le gel hydroalcoolique est présent partout. La visite m’a pris une bonne heure, puis je visite ensuite les jardins. Il y a les parterres classiques à la française, les fontaines d’eau, la vue sur le domaine. De là il est très agréable de s’assoir sur un banc à l’ombre des arbres, à admirer les fontaines ou le grand étang aux carpes, avec une légère brise rafraichissante, car si ce n’est pas encore la canicule ce jour là le soleil tape dure.

Je fais ensuite le tour de l’étang aux carpes, où un couple fait de la barque près du belvédère.  Je me balade dans le jardin anglais, plusieurs spécimens d’arbres, des saules pleureurs, des petits cours d’eau, une fontaine de diane planquée dans les sous bois, des panneaux de bambous, une source d’eau particulièrement claire, si transparente que j’ai bien failli ne pas la voir. On peut se balader pendant des heures sans problèmes. Des parterres d’herbes vertes sont à disposition des familles qui souhaitent pique niquer. Attention aux nombreux canons à eau qui permettent de maintenir le vert des arbres et des parterres et qui parfois se mettent en plein sur la route des promeneurs.

Une fois ma visite finie, je me balade un peu dans le centre ville avant de reprendre la navette et le train pour Paris. C’est vraiment un jolie coin, qui permet de s’échapper de Paris, de prendre un peu l’air, de changer de décor à seulement 40 minutes du centre de Paris. A savoir, les jardins du château sont gratuits. J’y retournerais surement.

Parmi les différentes options pour partir à la journée depuis chez moi, j’avais retenu plusieurs possibilités. Cependant la canicule m’a découragé. Je suis finalement partie avec une amie à Dieppe pour la journée à la mi aout, sortie un peu mitigée. Depuis la gare saint Lazare, on prend un ter jusqu’à Rouen puis changement de train pour Dieppe. J’avais une envie de voir la mer et Dieppe est l’une des rares ville proche de paris, desservie par un train dont la gare ne se situe pas loin de la mer. Le quartier de la gare, comme souvent dans les villes n’est pas intéressant, mais très vite on se retrouve au bord du port de plaisance. En face, on déjeune dans le restaurant le New haven, réputé pour les plats de poisson. Premier restaurant depuis mars pour ma part, (sauf excepté les petits boui boui parisiens dans lesquels je déjeune parfois pendant mes pauses déjeuner) et c’est délicieux.

On se balade ensuite le long du bord de mer, sur la jetée accaparée par les nombreux pêcheurs qu’on observe, puis sur la plage de galet. J’en profite pour plonger mes jambes dans l’eau fraiche de la manche et avec la chaleur du jour j’aurais très bien pu me baigner si j’avais mon maillot de bain, l’eau n’étant pas si froide que ça. Après ça on se balade le long de la mer, on passe dans le petit centre historique de la ville avec quelques belles bâtisses, on visite l’église et puis bien vite on a fait le tour. J’ai préféré me balader à Dieppe plutôt qu’à Deauville, mais Dieppe n’a rien d’extraordinaire finalement. Malgré un retour un peu pénible (pas de clim dans notre wagon entre Rouen et Paris) j’ai apprécié manger du bon poisson et voir la mer.

Enfin durant cet été assez triste il faut le dire, je me suis rendu à Giverny pour visiter la maison et surtout les jardins de Claude Monet. J’avais déjà visité les lieux il y a 7 ou 8 ans au printemps et j’avais beaucoup aimé. Depuis Saint Lazare il faut prendre un train pour une durée de 45 minutes jusqu’à Vernon puis de la gare prendre une navette pour 15 minutes jusqu’au domaine de Claude Monet. Il faut réserver à l’avance sa place, le nombre de visiteurs étant limités par créneau. La visite ne se fait pas de manière aussi sereine avec le covid, un parcours est établi pour que les visiteurs ne puissent pas revenir sur leur pas mais la balade est toujours aussi belle.

Dans la première partie du jardin, ce sont les étangs, les ruisseaux, les saules pleureurs, les fameux paysages qui ont inspirés les nymphéas de Monet. Les petits ponts de bois vert, les glycines, les nénuphars, et puis toutes ses fleurs dans les tons de roses, violets, oranges, blancs, rouges, bleus. On traverse une route pour accéder à la deuxième partie du jardin, le clos normand. Ici, pas d’arbres pour ombrager les allées, c’est plein soleil et on sent la différence de température. Les tournesols, les cosmos, les dahlias, les lys, les glaïeuls, les roses, et ces allées recouvertes de lavande qui se frotte à nos jambes, malgré le masque on peut sentir le délicieux parfum de la lavande!

On finit notre visite par la maison, salons en enfilade, des chambres à coucher, et surtout cette salle à manger jaune poussin et la cuisine bleu qui donnent sur les jardins. C’est toujours aussi sympa à faire Giverny. On a moins de liberté pour se balader mais il y a aussi beaucoup moins de touristes.

Pour le retour, la navette ne vient pas comme promis à l’heure indiquée. On est sauvé par l’arrivée du petit train, une alternative à la navette. Le trajet coute 1 euro de moins que la navette. Avec ce temps c’est très agréable de faire la route par le petit train puisqu’il n’y a pas de vitre on est à l’air libre. La route est plus longue par contre, car il passe par certains coins de la ville de Vernon avant de nous ramener à la gare. On passe par de vieilles bâtisses en bord de seine avec des vestiges de pont en pierre qui date du moyen age, on a droit à quelques anecdotes historiques, et on passe devant les vestiges des remparts et du donjon de Vernon.

C’était très sympa mais les détours nous font presque raté notre train dans lequel on monte de justesse, pour nous rendre à Rouen. On arrive en ville vers 12h45, on se balade dans le centre historique, on passe devant l’abbatiale saint Ouen, on admire les jolies immeubles à colombages de toutes les couleurs. On déjeune dans une crêperie la rouennaise, excellent, avant de se balader encore dans le centre ville, on passe par la patisserie Vatelier pour acheter leur spécialité, la tarte au caramel, puis nous reprenons le train pour Paris. J’ai beaucoup aimé Rouen, c’est une jolie ville, très agréable, dont le centre historique vaut le détour. Je n’ai pas eu le temps de tout faire ni voir, vu l’heure à laquelle je suis arrivée et le temps qu’on a pris pour déjeuner. J’y retournerais surement bientôt.

Grand week end à Londres

Dernier voyage avant le confinement et toute cette période déprimante, voici le résumé de mon dernier week end à Londres au mois de décembre dernier. Dans le contexte actuel, impossible de savoir quand je pourrais repartir quelque part alors en attendant…

Je devais normalement partir à Londres le vendredi 6 décembre dernier, juste pour le week end à l’occasion du double concerts de White lies qui, pour les 10 ans de leur album To lose my life, ont prévu de jouer l’intégralité de l’album. Mais grève oblige, Eurostar me fait savoir que les 5 et 6 décembre, la grande majorité des eurostars sont annulés. J’ai la possibilité de changer mon billet, je décide donc de finalement partir mercredi 4 décembre après-midi et de rajouter deux nuits d’hôtels supplémentaires. D’un côté, je ne suis pas trop pour devoir payer deux nuits d’hôtels en plus, surtout à la dernière minute et d’un autre côté je suis contente de pouvoir profiter un peu plus de Londres!

J’arrive donc le mercredi en fin de journée. Le temps de déposer mes affaires à l’hôtel, je repars dans le centre retrouver une amie venue de Bruxelles. Le soir, on se contente de diner et de se promener aux alentours d’oxford street et regent street afin d’admirer les lumières de noël.

Je loge cette fois-ci dans un Holiday Inn qui se situe dans un quartier qui ressemble plus à un chantier géant qu’à autre chose. Du coup les prix étaient “corrects” pour Londres. Il faut savoir qu’à Londres je ne reprends jamais deux fois le même hotel. A chaque séjour, je trouve un hotel confortable dans un quartier peu connu ou qui semble éloigné du centre mais qui ne l’est pas tant que ça car bien desservi par les transports. Mais ce genre d’hotel ne reste jamais bon marché longtemps, le quartier peu connu devient vite à la mode ou autre et les prix s’envolent…Pour ce quartier ci, qui se trouve sur la central line, le quartier ne ressemble pas à grand chose, mais au vue des nombreux chantiers et du fait que la central line passe par là, on peut être sur que d’ici 1 à 2 ans, ça deviendra trop cher pour y séjourner…

Jeudi, le temps est plutôt nuageux mais on a droit à un magnifique lever de soleil depuis l’hôtel. Après un petit déjeuner au pub de Shepherd’s bush, on se rend à tottenham commencer notre matinée shopping, à l’heure où les magasins sont encore plutôt vides. On déjeune ensuite à Arabica café à Borough market. Le serveur était très sympa et on a très bien mangé. Je recommande, tout était délicieux, jusqu’au petit loukoum à la pistache servi avec le café, moi qui n’aime pas ça d’habitude, le loukoum était tellement bon que j’en ai acheté quelques uns à l’épicerie du restaurant, juste à coté. Je vous conseille quand même de réserver, même pour l’heure du déjeuner, car l’endroit est pris d’assaut et vous risquez, en venant à l’improviste, d’attendre ou de vous retrouver au bar, ce qui n’est pas aussi confortable.

On fait le tour du borough market dans lequel j’achète du miel, puis on fait une pause au pub The old thameside inn au bord de la tamise. Ce pub est vraiment sympa si vous passez dans le quartier. J’y avais mangé un délicieux fish and chips il y a deux ans et la vue est très agréable.

On file ensuite à Hyde park corner pour se balader à winter wonderland. C’est un marché de noël prolongé par une énorme fête foraine avec son lot de stands pour gagner des nounours, une patinoire et de manèges comme le grand huit, la maison hantée, les auto tamponneuses, des grands classiques pour les petits et les grands. Il y a aussi des stands pour manger et boire à tout les coins. On ne fera pas de manèges, d’abord parce que mon amie n’aime pas ça, mais surtout car les prix sont assez élevés pour chaque attraction. C’est déjà très sympa de s’y balader, regarder les stands du marché de noël, voir le saumon cuire au feu de bois, voir les enfants s’émerveiller, l’ambiance est très festive.

On finit la journée à Bravas tapas, un restaurant à saint katherine’s dock. On peut donc commander plusieurs petites assiettes qu’on est senser partager, comme en Espagne. Mais ici, les parts sont très petites et les prix trop élevés. J’avais tester un restaurant de tapas au Portugal, on avait très bien mangé pour pas cher, ici, c’est presque des prix de plats classiques sauf qu’on t’apporte un échantillon. Je commande le filet de seabass et pour 15£ on m’apporte un minuscule morceau de poisson. C’était délicieux, mais 15£ pour le quart d’un filet….la seule chose qui remplisse un peu l’estomac, ce sont les tartines à la sauce tomate, du pain qui donne un semblant de satiété. La serveuse, originaire des pays de l’est (ou de la Russie?), était assez désagréable. Elle avait l’air de trouver ça étrange qu’on ne commande pas plus de plats, mais la note grimpait déjà pas mal. L’addition inclue le service, 12% du total de la note, ce qui fait beaucoup. Autant on a pas eu de mal à payer celle de Arabica café parce que le service était très bien et que le serveur était super sympa, autant là on ne voit pas trop où est le service. Du coup on recalcule pour ne payer que les prix des plats sans aucun service inclus, car ce n’est pas obligatoire, il faut le savoir.

Vendredi, il va faire moche toute la journée. Après le petit déjeuner, je laisse mon amie partir faire du shopping et moi je vais faire une longue balade à Holland park. Ce parc est toujours aussi agréable, il y avait très peu de monde ça fait du bien!

ça m’a fait un bien fou de me balader au calme. Pour les deux dernières nuits, on change d’hôtel. Cette fois-ci ce n’est plus un holiday inn un peu lointain (excentré mais tout de même proche d’un métro), mais une auberge juste en face du célèbre palace saint pancras. L’intérêt c’est son emplacement. La chaine d’auberges YHA est plutôt pas mal en générale. On a pris une chambre privative avec salle de bain, ce n’est pas donné pour ce que c’est, mais dans le quartier on pouvait pas espérer mieux. C’est propre et sécurisé c’est l’essentiel. On se rend dans le quartier de king cross pour déjeuner à Dishoom, un resto indien très connu à Londres, il y a d’ailleurs toujours un monde fou. On nous annonce 1h en moyenne d’attente peut être plus. On nous fait attendre dehors, il fait froid mais on a échapper à la pluie en ce jour maussade. On nous sert un verre de thé à la menthe avant de nous faire entrer au bout de deux minutes, ouf!

 

A l’intérieur, le service est toujours aussi sympa que la première fois où je suis venue, on nous aide avec nos valises, on nous installe au bar du restaurant, autour d’une table haute. Je commande un cocktail à base de fruits de la passion, de limonade, de coriande fraiche, c’est délicieux! on attendra quand même une bonne heure avant d’avoir une table, mais on passe un bon moment, bien installées et puis on a tout notre temps, dehors c’est vent et pluie. Chez Dishoom, les plats sont fait pour être partagés, de l’agneau grillé, un dal de lentille, un paneer végétarien, des samosas à l’agneau, des naans, des épis de maïs grillés, tout était très bon bien que un peu trop épicés. La note est un peu élevée avec tous ce qu’on a pris, mais c’était très bon et il faut dire qu’on a repris des boissons durant tout l’après-midi.

Pour ce vendredi soir, direction Brixton, à la salle de concert O2 pour voir White lies donc. La salle me rappelle un peu l’Olympia en terme de superficie et la fosse est en pente ce qui est utile pour mieux voir la scène. La première moitié du concert est donc consacrée à l’intégralité de l’album To lose my life, qui fête ces 10 ans. On est rejoint par deux amis venus pour l’occasion. Le concert est top, il faut dire que les anglais sont fans, bien plus qu’en France, et le public reprendra en chœur toutes les paroles des chansons, au point de couvrir la voix du chanteur. Mais contrairement au concert de White lies auquel j’avais assisté à Londres au Troxy il y a deux ans, les gens autour de nous ne sont pas très agréables, beaucoup de gens très souls alors que le concert n’a pas commencé, ce qui rend parfois l’ambiance moyenne, surtout le second soir, samedi. Mais on passe quand même une très bonne soirée, et j’adore toujours autant ce groupe sur scène.

Samedi matin, après un petit déjeuner au pub de saint pancras, on se rend à covent garden avant que la foule ne débarque. Je m’achète un agenda et un calendrier à la boutique souvenir du musée des transports, illustrés par des reprographies d’affiches de voyages des années 20, 30, 40, 50. On se balade dans le marché couvert, on passe par la librairie consacrée aux voyages, Stanford, avant de finir au TK Max, un magasin qui vend des vêtements, des chaussures, des jeux, des parfums, des bijoux issus des déstockages et des invendus d’autres marques. Je déniche une paire de bottes en cuir de très bonne qualité de la marque Calvin Klein que je paye 38 euros au lieux de 150€, une très bonne affaire!

On se rend ensuite à Westminster, mais il y a une foule comme j’en ai jamais vu dans ce quartier depuis que je viens à Londres, on n’y reste pas trop longtemps. L’après-midi, promenade à Hyde park, près de la serpentine jusqu’aux jardins italiens, où les écureuils se sont fait volés la vedette par tout une troupe de perruches vertes qui ne sont pas du tout sauvages et n’hésitent pas à manger directement dans la main des gens ou de se poser sur leurs têtes. On finit la journée par la 2e date de White lies toujours à Brixton.

 

Dimanche mon amie reprend l’eurostar aux aurores. Pour ma part, j’ai un billet pour 14h, cependant, avec les grèves des transports à Paris, je sais que les métros et rer sont assurés jusqu’à 18h. Pour être sur de ne pas rater le créneau, je décide de changer mon billet pour partir à 12h24, ce que les agents eurostar font sans problème. Après un petit déjeuner tranquille, je me rends dans le tout nouveau quartier derrière kings cross. J’ai toujours voulu prendre le temps de faire le tour de ce quartier récent, mais je n’en ai jamais trouvé le temps.

 

Ce sont des anciens bâtiments en briques qui servaient à entreposés le charbon, des silos énormes qui servaient à entreposés l’huile et le pétrole, qui ont été entièrement réaménagés autour des canaux. Le quartier était il y a encore quelques années, désert, une zone industrielle à l’abandon. Les anciens entrepôts, à l’instar de la cour saint émilion à Paris, accueillent désormais petites boutiques un peu chics, des bars, des restaurants, des cafés. Des passerelles en hauteur permettent de contournés ces nouvelles boutiques, une allée bordée de végétaux qui rappellent la high line new yorkaise ou la coulée verte au dessus de la gare de Lyon. On redescend ensuite au plus près des canaux sur lesquelles les péniches naviguent. On peut remonter les canaux à pied, le long des berges, soit vers camden soit vers regent park, de belles balades à faire la prochaine fois.

Dans le hall d’attente eurostar il n’y a quasiment personne, je n’ai jamais eu autant l’embarras du choix pour m’assoir, et je n’ai jamais passé aussi vite les contrôles!! je prend le temps de manger un sandwich et boire mon thé avant d’embarquer tranquillement et d’avoir la chance de profiter des deux sièges pour moi toute seule.

 

Belgique en 2019

J’ai passé deux week end en Belgique cette année, dont je n’ai pas eu le temps de parler ici.

Le premier week end, en début d’année, c’était pour pouvoir assister au concert des White lies, un groupe anglais que j’apprécie beaucoup. Outre le concert en question, j’ai passé ces quelques jours à faire une balade à Leuven et en particulier dans son béguinage transformé en logements étudiants, la visite du musée de la BD à Bruxelles dans un beau bâtiment conçu par l’architecte Horta, des anecdotes étonnantes sur les Schtroumpfs, et une jolie expo sur une BD récente “Maternité rouge”, dont les dessins m’ont particulièrement marqués. Puis un très bon resto portugais et la découverte d’un salon de thé très sympa, Chouconut, délicieux!

 

Le second week end, au mois de juin dernier, était l’occasion d’aller au festival Werchter, un soucis technique nous en a empêcher et on a du revendre nos places à la dernière minute, sans trop de regret finalement.

Je me suis donc surtout reposée, j’ai testé un restaurant coréen, puis j’ai passé une journée entière à Bruxelles seule et j’en ai profiter pour me promener comme une touriste, un peu de shopping et surtout la visite d’une partie des musées royaux des beaux arts, notamment Oldmasters et fin de siècle museum avec entre autre de très beaux tableaux de Sir Edward Coley Burne Jones.

 

Deux week end à Londres

Je n’ai pas eu le temps de parler ici de deux week end que j’ai passé à Londres durant le 1er trimestre de l’année. A la fin du mois de janvier et à la fin du mois de mars.

A la fin du mois de janvier, je suis partie trois jours à Londres. Chaque année ou presque, je passe toujours deux ou trois jours à Londres en début d’année, grâce aux promo eurostar. D’habitude j’attends la fin du mois de février pour partir, et en générale j’ai toujours du beau temps. Cette fois ci le temps n’était pas très agréable!

Je connais bien la capitale anglaise maintenant, alors quand je m’y rend j’essaye de ne pas trop en faire et de profiter. Hôtel dans le quartier d’Algate, je me suis promenée à Little Venice près de Regent Park le long des canaux, quelques premiers signes printaniers, de jolies maisons cossues à admirer, des péniches colorées. Je débouche dans un quartier beaucoup plus populaire dans Marylebone road avant de revenir vers Marylebone high street, puis Marylebone lane qui nous ramène dans le quartier d’oxford street. Je trouve refuge dans Wardour street chez Princi, que je ne connaissais pas. Très bonne pizza vendu à la part, et des pâtisseries très tentantes.

Durant ce petit week end, j’ai pris le temps de rendre visite à la librairie waterstone, de faire quelques magasins, de me promener dans Kensington, de visiter la Leighton house museum que j’aime beaucoup et en particulier une des peintures exposées dans ce musée. Vu la météo à ce moment là, j’ai privilégié les musées et j’ai donc été faire l’expo Pierre Bonnard à la tate modern, de jolies tableaux dont les sujets sont un peu trop répétitifs (sa maison de campagne, des jardins et sa femme qui dort, sa femme qui se peigne, sa femme qui prend son bain…). J’ai testé un resto Clos Maggiore à covent garden, qui s’avère un peu trop snob, bien que les serveurs soient tous très gentils. Les plats sont bons mais ce n’est pas non plus le repas de ma vie, et vu les prix, j’aurais pu m’en passer!

Enfin, j’ai pu visiter Houses of parliament, c’est un peu cher (18£) mais ça vaut le coup d’œil. File d’attente, fouille comme à l’aéroport, audioguide, photos autorisées uniquement dans le premier hall. On peut voir entre autre, le central lobby dont le plafond est magnifique, la chambre des lords en rouge, la chambre des communes en vert. La visite est très intéressante, j’ai beaucoup aimé. Dernière promenade à Hampstead pour profiter du beau temps avant le retour.

 

Le second week end n’était pas tout à fait prévu à l’avance, en tout cas pas autant à l’avance que dans mes habitudes. Cette fois ci c’est en avril, il fait beaucoup plus chaud et surtout beaucoup plus beau. On se rend à la sky tower pour profiter de la vue, shopping, relève de la garde à Buckingham palace, promenade à Borough market pour acheter du très bon miel, balade à Chiswick house, ou plutôt son grand parc car la maison est fermée ce jour là. Je déjeune à Dishoom, un resto indien qui propose des plats qui n’ont rien à voir avec les resto indiens habituels en France. C’est très bon.

Retour un peu chaotique car problème de manif sur les voies et retard des eurostars depuis la veille au soir. Heureusement on en a pas trop souffert au final.

Quelques jours de vacances en Écosse

Comme chaque année en été, je me rends quelques jours en Écosse. Cela fait plusieurs années que je fais ce voyage en été, et je ne m’en suis pour l’instant pas lassée!

cette année j’ai joué la facilité, j’avais envie juste de me reposer, de profiter de l’air frais et de me détendre, donc je suis retournée à Oban, comme l’année dernière. Connaitre la ville et les alentours me paraissait être plus confortable et reposant que de découvrir un endroit totalement inédit! j’avais beaucoup apprécié la ville d’Oban l’année dernière.

Comme à chaque fois, je souhaite venir en avion jusqu’à Glasgow, mais comme à chaque fois je me rabat sur le train car les horaires des avions sont toujours très tôt le matin ou tard en début de soirée, ce qui n’est vraiment pas pratique.

Cette année je ferais une halte à Glasgow  (je conseille Glasgow, plutôt qu’Édimbourg, le prix des hôtels étant trois fois moins cher sans exagéré que les prix à Édimbourg et si vous souhaitez visiter la ville, il n’y a que 40 minutes de trajet en train entre les deux villes). Je visite et je loge dans le quartier de Merchant city à l’est du centre ville. L’année dernière j’avais visité l’ouest de la ville, j’ai voulu découvrir un autre quartier. C’est très jolie, beaucoup de boutiques et de resto sympa, une architecture très intéressante et du street art partout. Je me contente de me promener, de manger dans un resto italien (très bon au passage) et de rentrée à l’hôtel entre deux grosses averses, même si jusque là j’avais eu plutôt droit à de belles éclaircies.

Le lendemain, petit déj dans une adresse que j’avais repéré sur internet, à deux pas de mon hôtel, Gandolfi café. Accueil chaleureux, très bon café pour les amateurs et du très bon pain perdu accompagné de yaourt, de sirop d’érable et de fruits frais. Après ça, la gare pour prendre le train pour Oban. 3 h de train, toujours de jolies paysages, un retard de 40 minutes mais je ne suis pas pressée!

A Oban, il fait très beau, je retrouve les jolies boutiques du centre ville, la librairie Waterstone et je finis la journée en dinant au Waterfront fish restaurant, délicieux. Je mange du poisson frais avec des légumes, et en dessert crème brulée et son churros à la cannelle.

Le jour suivant, à ma grande surprise, il fait toujours très beau! Je décide de me rendre sur l’ile de Iona, que j’avais déjà visité l’année dernière. Un ferry vous emmène jusqu’à Craignure sur l’ile de Mull, puis c’est un tour en bus pour voir les plus beaux paysages de l’ile avec une conductrice qui raconte des anecdotes liées à l’ile, et ce ne sera pas les même que l’année dernière! Puis un dernier ferry traverse en quelques minutes le bras de mer qui sépare les deux iles pour se rendre sur Iona. Ayant déjà visité l’ile l’année dernière je me contente de prendre un sandwich dans un hôtel, puis de marcher 30 minutes pour visiter les deux plages principales de l’ile avant de me reposer sur l’une d’entre elle. La mer est turquoise, le sable blanc et fin mais ce n’est qu’illusion car l’eau reste très froide! je trempe mes pieds uniquement mais certains courageux, notamment des enfants, s’y sont baignés.

Le lendemain, je décide de visiter Kilchurn castle, les ruines d’un château du clan Campbell. Pour m’y rendre je prend le bus jusqu’au loch Awe. Le château est au bord du loch, les ruines se reflétant dans les eaux. Depuis le train ou le bus, on a une très belle vue du château. Une fois descendu du bus, il me reste encore 38 minutes à marcher le long de ce qu’ils nomment autoroute. La promenade n’est pas du tout agréable, car la moitié du chemin le trottoir pour piéton est étroit et les voitures qui passent nous frôlent d’un peu trop près. Quant à la 2e moitié du chemin, le trottoir laisse la place à un talus d’herbe sur le bas coté, très étroit et pas forcément fait pour les piétons. Il est dommage qu’il n’existe pas de sentier piéton le long du loch. J’arrive donc un peu fatigué sur le plan des nerfs à Kilchurn castle! Je visite les ruines qui ont l’avantage d’être gratuites avant de prendre mon courage à deux mains et de faire le voyage en sens inverse. Je retourne par le train jusqu’à Oban.

L’après midi, direction Ganavan beach par un bus municipale. 10 minutes de route et c’est une belle plage entouré de logements de vacances. Le sable est fin, la mer est bleue et la proximité des terres autour fait que l’eau est bien moins froide que celle de Iona. Pas mal de gens s’y baignent. Je me contente d’admirer la vue et de me détendre. En fin d’après midi, c’est pause gouter à la Oban chocolate company dont j’avais gouté les gaufres l’an passé. Carrot cake et thé au jasmin.

Le lendemain c’est excursion dans la région de Glencoe. Le bus pour fort William s’arrête dans le village de Ballachulish. Une panne nous oblige à nous arrêter sur une aire de repos, face au loch Linnhe. La vue étant très jolie et n’étant pas pressée, je patiente. Certains passagers finiront en stop pour ne pas rater leurs correspondances. Depuis Ballachulish, 30 minutes de marche vous amène à Glencoe village, le départ de nombreuses randonnée. Cette fois la promenade est bien plus agréable, loin des voitures. Petite pause au glencoe café pour manger sur le pouce avant d’aller se balader. Le soleil tape fort ce jour là, je décide donc de laisser tomber une partie de la randonnée que j’avais prévu, préférant rester à l’ombre et je me contente de remonter une partie du loch trail de glencoe. De retour à Ballachullish, je visite les anciennes carrières d’ardoises. Des sentiers permettent une visite intéressante avec des informations sur le quotidien des ouvriers.

Pour mon dernier jour, il pleut! La pluie s’arrête assez vite, mais le temps reste très nuageux. Je reprend le ferry jusqu’à Craignure et de la un bus pour me rendre à Tobermory, de l’autre coté de l’ile. La route n’a pas d’intérêt contrairement à la route pour se rendre sur l’ile de Iona. Une fois à Tobermory, le restaurant de poisson que je voulais tester est fermé pour le déjeuner, dommage. D’autant qu’à Tobermory il n’y a pas grand chose à faire. Je finis par déjeuner dans un resto au hasard et je tombe bien car j’y mangerais l’un des meilleurs fish and chips de ma vie. Les frites n’étaient pas terribles, mais le poisson et la panure étaient un vrai délice. De retour à Oban, je déguste une glace au caramel, très bonne, avec le soleil qui est revenu. Puis je dine à EE USK, un restaurant de poisson et de crustacé. Délicieux.

Le retour fut plus chaotique que mon séjour. En effet mon train Oban / Glasgow est annulé pour cause d’inondation des voies. Ayant un train pour Londres à 12h40 pour attraper un eurostar départ 19h, je m’inquiète et je pars expliquer ma situation à la guichetière qui semble désabusée par les nombreuses réclamations des voyageurs. Un bus de remplacement est annoncé et partira donc une heure plus tard. J’ai droit à une attention particulière, un agent vient me chercher pour me faire monter la première dans le bus, car il n’était pas sur qu’il y ait assez de place pour tous les voyageurs. Finalement je raterais mon train pour Glasgow, mais j’arriverais à monter dans le suivant ce qui me permettra de ne pas rater mon eurostar de 19h tout juste.

Bon à savoir:

Depuis Oban, il y a pas mal de bus qui vous permettent de vous déplacer dans la région. Un bus vous emmène à fort William, à Glencoe via Ballachulish. Vous pouvez vous rendre au loch Awe, au loch Linnhe, visiter plusieurs châteaux en ruines. Sachez aussi que certains bus ne passent que toutes les trois heures, donc il faut faire en sorte de ne pas le rater quand il passe.

Sachez qu’en écosse en générale, les restaurants proposent toujours un early lunch ou early dinner. Entre 12h et 13h et entre 17h30 et 18h30, vous pourrez déjeuner ou diner dans des restaurants réputés pour moins cher que les prix habituels, les restaurants proposant des formules très intéressantes. Enfin sachez que si vous n’avez pas réservé, ce n’est même pas la peine d’aller tenter votre chance dans les resto le soir, si vous n’arrivez pas pour l’heure d’ouverture. Sans réservation, vous trouverez sans problème une table pour 17h30 à l’ouverture, mais si vous arrivez à 18h ou plus tard, vous n’avez quasiment aucune chance d’avoir une table.

Pour la visite du Kilchurn castle, honnêtement il n’est pas nécessaire de vous y rendre pour le visiter, car au final, j’ai trouvé le château beaucoup plus beau et majestueux vu du train ou du bus, lorsqu’il domine le loch Awe. Par contre, sur la route qui mène au loch Awe depuis Oban, le bus passe au plus près d’un cour d’eau, dans lequel vous pouvez admirer les collines autour dans un parfait effet miroir dans les eaux qui les reflètent; Mais à ne pas faire un jour de pluie, l’effet miroir ne fonctionne pas!

Je n’ai pas eu le temps d’explorer, mais sachez que depuis Tobermory, il y a un chemin qui permet de jolies promenades dans la nature qui part depuis la marina.

 

Découverte de la Slovénie

En juin dernier, je suis partie avec une amie en Slovénie. Quand je discutais de ce projet de voyage, la plupart des gens avaient souvent la même réaction “pourquoi la Slovénie? c’est où? y’a quelque chose d’intéressant à y voir?” et j’avoue que je me suis posée les mêmes questions! c’est l’amie avec qui je suis partie qui a choisit la destination, on réfléchissait à un pays européen pour partir pas trop loin et elle a proposé la Slovénie. Après quelques recherches sur internet j’ai été convaincu.

La Slovénie est donc un pays d’Europe du sud, l’euro est sa monnaie et le pays a des frontières communes avec l’Autriche, l’Italie, la Croatie et la Hongrie. Le pays possède un petit littoral sur le bord de la mer adriatique, à la frontière italienne. La Slovénie est parfois appelé la suisse du sud.

le triple pont, Ljubljana

Contrairement à ce que je pensais, le pays n’est pas si bon marché que ça, notamment le billet d’avion. Je m’y suis prise plusieurs mois à l’avance, mais j’ai quand même payé 250€ aller/retour pour un vol qui dure 1h20. Il n’y a pas beaucoup de vol au départ de Paris: à part Adria airlines, la compagnie du pays, easy jet propose des vols mais le plus souvent avec escale.

Après 1h20 de vol avec un passage au dessus des alpes, on atterri à Ljubljana la capitale. Pour rejoindre le centre ville, il n’y a pas énormément de transports. Un bus public permet de relier le centre en 50 minutes pour 4€ mais il ne passe que toutes les deux heures. On se rabat sur des navettes privées de 8/10 places qui permettent de relier le centre en 25 minutes pour 10€. La navette est un moyen efficace et rapide, dont le prix reste raisonnable, et qui peut même vous déposer devant votre hôtel si vous indiquez l’adresse.

Ljubljana

On loge pour deux nuits dans un appartement qui se trouve dans une très ancienne bâtisse (16e siècle) qui servait autrefois d’auberge pour les voyageurs qui faisait escale pour la nuit. Les murs sont très épais et l’intérieur de l’appart entièrement refait à neuf. De l’extérieur, le quartier ne paye pas de mine, avec les façades pas toujours nickel et les graffitis partout mais on découvre vite que c’est la rue dans laquelle il faut manger, Trubarjeva cesta. Les petits resto ou boui boui sont tous les uns à coté des autres et on y mange très très bien pour pas cher du tout. Une fois les valises posées, on teste le resto d’en face, Abi falafel. Pour 6€ on a droit à une assiette remplie de houmous, de falafel, de salade, de crudité, et plein d’autres petites choses qui remplissent bien l’estomac. La rue en question est à deux minutes à peine du centre historique, composé de rues piétonnes qui longent le bord du fleuve la Ljubljanica. Les rues piétonnes sont pleines de boutiques intéressantes, de cafés, de terrasses, de glaciers et de restaurants. On passe devant le pont aux dragons, le triple pont qui fait la célébrité de la ville, la place Preseren du nom d’un poète slovène. C’est très agréable de se balader sur les rives du fleuve. Il fait chaud et très beau, ce qui n’était pas gagné car il semble que la météo soit souvent capricieuse en Slovénie. On se rend ensuite au funiculaire qui permet de grimper sans effort la colline qui surplombe la ville et qui abrite le château.

Spica, Ljubljana

Ljubljana, château, vue sur la ville

On ne le visite pas, on se contente de se promener autour du château, d’admirer la vue sur la ville, de se balader dans le parc ombragé, avant de redescendre. On mangera nos premières glaces chez Cacao, délicieuses, avant de reprendre la balade le long du fleuve, jusqu’au quartier de Spica. On peut s’assoir sur les bords du fleuve et voir ce dernier se séparer en deux cours d’eau. On est loin de la seine, ici les eaux du fleuve sont claires, on y voit des poissons et des serpents d’eau! On a à peine marché une vingtaine de minutes depuis le centre ville et on a l’impression d’être à la campagne.

 

Ljubljana, parc tivoli

Le lendemain c’est dimanche, on se rend au parc Tivoli, un énorme parc à 10 minutes à peine du centre, en passant par des rues larges et différentes de l’hyper centre. Le parc est rempli de famille ou de groupes venus profiter des coins ombragés car il fait 30 degrés minimum ce jour là! Après un tour, on déjeune d’un sandwich au falafel à la même adresse que la veille, il faut dire que le dimanche, tout n’est pas ouvert, loin de là! D’ailleurs, il faut savoir que le samedi après midi, beaucoup de commerces sont également fermés.

Pour l’après midi, on prend un bus pour les Postojna caves, des grottes que l’on peut visiter depuis plus de deux siècles. Le système de bus slovène est très bien développé, nombreux, réguliers, pas chers et climatisés, mais pas souvent à l’heure! Après une heure de route on débarque comme beaucoup de groupes de touristes. Après un verre en terrasse, on prend part à une visite guidée des grottes. C’est d’abord un train électrique qui nous emmène au centre de la grotte et qui nous donne l’impression d’être dans l’attraction pirates des caraïbes chez Disney, sauf que il n’y a pas de pirates ou de chansons. On est loin dans les profondeurs de la terre, ici la température est entre 8 et 10 degrés, quelque soit la température extérieure.

Postojna caves

C’est aussi très humide, et on peut entendre le plic ploc de gouttes tombant des parois. Les stalagmites et stalactites sont partout, de couleurs différentes selon la composition de la pierre. La guide anglophone est efficace et rapide, mais peu chaleureuse et distante, on sent son ras le bol! Les explications sont basiques et parfois peu intéressantes, mais on profite surtout de l’atmosphère des lieux et on admire les sculptures de la nature. J’ai parfois l’impression d’être dans un épisode du dessin animé Tom Sawyer lorsqu’il se perd avec Becky dans les couloirs d’une grotte souterraine, à la recherche du trésor de Joe l’indien.

Lundi matin on quitte la capitale slovène et notre super appart dans ce super quartier pour nous rendre à la gare routière direction Bled en bus. Bled c’est une ville très prisée en Slovénie sur le bord du lac de Bled, au nord du pays, près des alpes. Le village est petit, les logements pas si nombreux, les routes pas très larges.

Lac de Bled

En ce mois de juin, avec la chaleur et le soleil, il y a déjà pas mal de monde, de touristes, et on se dit qu’en plein été, ça doit être beaucoup moins agréable! Le bus s’arrête à la gare routière de Bled et il nous faut remonter à pied le long du lac durant une vingtaine de minutes pour trouver notre hôtel sur la rive d’en face. La chambre est minuscule, mais elle a l’intérêt de se trouver juste en face du lac. On découvre également qu’un arrêt de bus nous permettra de retourner à Ljubljana sans avoir à retourner dans le centre du village en trimballant nos valises. On déjeune à Ostarija Peglez’n un peu cher, mais en se contentant de plats sans viandes ou poissons, on s’en sort pour des plats à 11€. Pour ce prix j’ai droit à une poêlée de pâtes fraiches au pesto, très bon et très généreux. Il faut dire qu’en Slovénie, on sent l’influence gastronomique de l’Italie, avec des pizzas, pâtes et glaces qui rappellent le pays, et à l’opposé des goulasch et autres ragouts qui rappellent plutôt la cuisine d’Europe de l’est.

Kremsnita

Après une longue promenade autour du lac, on fait une pause à l’hôtel Toplice, un palace dans lequel je peux tester la pâtisserie emblématique du pays. Pour 5 euros, on m’apporte une grosse part de ce gâteau, accompagné de fruits rouges et d’une boule de sorbet. Le kremsnita est une pâtisserie composée d’une énorme couche de crème pâtissière compacte, d’une autre énorme couche de chantilly entourées de pâtes feuilletés. C’est doux, gourmand, mais ça ne me laisse pas un souvenir impérissable!

bord du lac de Bled

Alors qu’on a vraiment bien chaud, on décide de se rendre en face de notre hôtel pour nager dans le lac. Il y a quelques courageux qui se baignent. Il doit faire plus de 30 degré dehors, mais l’eau est un peu fraiche! ce qui est bien c’est que presque partout au bord du lac, des grosses pierres plates permettent de se tremper les pieds doucement et que juste sous la surface de l’eau, un système de poutres en bois permet de s’assoir dessus. Ainsi les jambes, les cuisses et les hanches sont immergés, et à toi de prendre le temps de rentrer doucement dans l’eau. Finalement passé les premières secondes, c’est très agréable de se baigner dans le lac de bled. L’eau est tellement claire qu’on voit le fond sans problème. Une fois dedans on ne veut plus ressortir. Le soir on dine au restaurant le Sova, filet de truite grillée et légume, très bon!

Truite grillée, Sova

Le lendemain, direction les gorges de Vintgar à une vingtaine de minutes en bus de Bled. En dehors de juillet et aout, un seul bus s’y rend, mais on le rate de peu. On se rabat sur les navettes privées, qui sont un peu plus chères (10€ au lieu de 6€). Les gorges sont justes magnifiques! l’entrée est payante et c’est pas donnée, 9€. Des plateformes en bois qui courent tout le long des parois permettent de remonter les gorges. L’aller retour prend environ 1h30 en prenant tout son temps. Les eaux sont turquoises, et on peut y voir de très nombreuses truites remonter le courant, l’endroit est vraiment magnifique, on aimerait pouvoir s’y baigner.

Gorges du Vintgar

De retour à Bled, on déjeune à Public & vegan kitchen, qui sert d’excellent burgers végétariens pour pas cher. On prend notre temps et on entend la conversation de la serveuse qui annonce qu’un orage approche. Le temps de rentrer à l’hôtel, il commence à pleuvoir légèrement et on entend des grondements orageux. Je décide d’aller tout de même me baigner, il fait très chaud ce jour là. Quelques grondements au loin, pas de pluie, des gros nuages. Je me met à l’eau et j’ai trouvé cette expérience géniale, j’ai beaucoup aimé me baigner dans le lac désert, sous les nuages, avec le bruit de l’orage au loin. Des groupes de touristes chinois passent par là surpris de voir quelqu’un dans l’eau. Je fini par rentrer et peu de temps après, l’orage éclate vraiment avec des trombes d’eau qui s’abattent sur Bled.

  

Mercredi, le beau temps est revenu. On se rend au lac de Bohinj, à une demi heure en bus depuis Bled. Le lac de Bohinj est plus haut en altitude, on sent l’air un peu plus frais mais il fait quand même très chaud. Ici c’est plus nature que Bled, il n’ ya pas grand chose au village de Ribcev Laz, et dès qu’on traverse le pont on se retrouve très vite au milieu des champs, des arbres et de la nature. On ne fait pas le tour du lac, car la durée est de 3h30 on se contente de se balader un peu et de s’installer sur un banc tout au bord de l’eau.

Lac de Bohinj

On admire le paysage, on respire et on fait un peu de lecture et des photos. Ce n’est que lorsqu’il se met à pleuvoir quelques gouttes qu’on préfère rebrousser chemin au cas où ça se transformerait en déluge comme la veille. On reprend le bus pour retourner sur Bled, pour faire de nouveau trempette dans le lac. Cette fois ci avec le beau temps il y a déjà plus de gens dans l’eau mais rien de bien dérangeant!

Jeudi c’est retour à Ljubljana. Notre appartement est un peu en dehors du centre historique mais à moins de 5 minutes. La propriétaire nous explique exclusivement en slovène le fonctionnement de l’appartement et je comprend toutes ces indications grâce à sa gestuelle.

Bibliothèque universitaire Ljubljana

On se balade ensuite dans les ruelles piétonnes autour du château, un quartier très sympa à faire car la majorité des touristes ne s’éloignent pas des rives du fleuve. Il fait encore très chaud aujourd’hui. On mange à nouveau une glace, puis pour notre dernier diner, après une longue balade, on mange une excellente pizza au feu de bois. Le lendemain, c’est déjà notre dernier jour, on se balade près des ruines romaines dont il ne reste pas grand choses, avant de faire un tour au marché. On peut manger tout et n’importe quoi pour pas cher, toutes les cuisines du monde y sont représentées. Mais ce vendredi il fait encore plus chaud que la veille, ce qui nous coupe un peu l’appétit. Notre navette vient nous chercher à la gare routière direction l’aéroport.

La Slovénie est un pays très agréable suffisamment petit pour en faire le tour si on est véhiculé. Les transports, notamment le bus et un peu le train, desservent bien les coins les plus connus du pays, mais le temps de trajet est quand même beaucoup plus réduit quand on est en voiture.

 

ruines romaines, Ljubljana

Petit resto thaï Ljubljana

C’est un pays très propres et très surs,  j’ai été agréablement surprise. Magnifiques paysages, des gorges, des montagnes, des lacs, des grottes enchanteresses, une capitale sympa et très agréable, à taille humaine. D’ailleurs, nous croiserons régulièrement les mêmes touristes! La nourriture est très bonne, on peut se baigner dans des lacs aux eaux claires ou en bord de mer. Les gens sont sympathiques, accueillants, anglophones, il est très facile de communiquer avec eux. J’ai adoré me baigner dans le lac de bled, voir les gorges du Vintgar et explorer les grottes de Postnoja. C’est un pays très agréable où il est facile de mixer visites, randonnées, promenades, baignades et détente, paysages urbains et décors naturels. Un pays dont le tourisme n’est pas encore très développé, même si nous avons croisé de nombreux touristes asiatiques. A ramener dans vos valises, le miel de Slovénie, qui est réputé. J’en ai ramené et il est délicieux.

Minuscule tour à Marseille

Fin janvier, j’ai eu l’occasion de me rendre à Marseille pour à peine 24 heures. Je me lève donc aux aurores  ce vendredi matin et en compagnie de ma tante, de ma belle sœur et de ma mère, on se rend gare de Lyon pour prendre un tgv Ouigo. Ce système de low cost proposé par la sncf nous a permis d’obtenir des aller retour paris Marseille, pris quelques jours auparavant, pour un total de 41€ chacun. 3h20 plus tard, nous voici à Marseille accueillie par un beau soleil, ce qui nous change de la grisaille des semaines précédentes à Paris.

La gare est perchée dans les hauteurs de Marseille et nous donne dès notre arrivée un aperçue de la ville. On descend les ruelles étroites pour déboucher dans le quartier de Belsunce, un quartier populaire dont les commerces donnent l’impression de ne pas avoir bouger depuis les années 70 (ce qui est surement le cas d’ailleurs). On remonte le cours Belsunce pour tourner dans la canebière, direction le vieux port.

On se balade, on admire les poissonniers puis on se pose sur un banc pour réfléchir au programme du jour. Il faut dire que je n’ai jamais aussi peu préparé un voyage que celui la, je ne connais rien de Marseille. On hésite entre visiter le château d’if sur les îles du Frioul ou monter à la bonne mère. Finalement, la sortie en mer nous tente bien surtout qu’il fait très beau et pas froid. On repère un bateau qui indique comme destination les calanques, et là on se dit que ça doit être chouette une balade en mer autour des calanques mais en réalité le bateau est prêté à une autre compagnie qui organise la traversée vers les iles du Frioul. On a juste le temps de prendre nos tickets et le bateau part. On se place sur le toit du bateau, pour admirer la vue et profiter de l’air marin. Il n’y a que très peu de gens autour de nous, la plupart étant dans la cabine fermée du bateau.

 

Au bout de 5 minutes de route on comprend pourquoi! Le capitaine met les gaz et le bateau se met à faire des sauts de plus en plus brutaux. Bref, au bout de quelques minutes nous sommes les seuls sur le toit du bateau, on est trempé par les vagues qui se fracassent sur la paroi du bateau, on est cramponné au barreaux des sièges et ça remue tellement qu’on ne peut même pas envisager de redescendre l’échelle pour trouver refuge! Finalement, ma mère et ma tante nous abandonnent et trouvent le moyen de redescendre l’échelle tandis que ma belle sœur et moi tenons le coup. J’ai un peu peur de me sentir nauséeuse avec le mouvement du bateau mais finalement non, le bateau fini par ralentir. On aura eu un peu peur mais on aura aussi énormément ri! finalement, nous ne sommes pas trop trempées et on ne regrette pas notre petite aventure.

Une fois sur l’ile du Frioul, on se rend compte qu’il n’y a rien à faire! On admire la cote, la mer, les eaux transparentes, puis je cherche un café où nous abriter du vent mais tout est fermé! les passagers du bateau on tous disparus, seul un couple et leur bébé ne savent pas quoi faire. Les horaires de retour ne sont pas indiqués. Au bout de la jetée du port de plaisance, un rempart se dresse. et je décide d’aller m’y promener seule, le reste de la troupe est trop crevée pour m’accompagner. Je monte les marches et de l’autre coté, c’est la mer, je prend l’air du large, ça fait du bien et je découvre que le dernier café de la jetée est ouvert! On retrouve d’ailleurs quelques personnes croisées sur le bateau, notamment une jeune touriste asiatique. On s’installe pour manger une crêpe et surtout  boire une boisson chaude et on repart juste à temps pour reprendre le bateau retour qui cette fois ci navigue beaucoup plus calmement.

De retour au vieux port, on se rend dans le quartier du Panier. Comme nous n’avions qu’une journée, on a du faire des choix, j’aurais voulu pouvoir monter voir notre dame de la garde, aller dans le parc Borely, aller voir la plage du Prado… Le quartier du panier a l’avantage de ne pas être loin du vieux port, car nous dormons le soir dans le quartier Belsunce. On se promène dans les ruelles aux bâtisses colorées qui montent et redescendent. Ici c’est pratiquement piéton partout, les habitants ont décoré les ruelles, les portes et les fenêtres avec de nombreux vases, pots, jardinières, remplies de plantes, fleurs, cactus. En été, ça doit être très agréable de se promener dans les ruelles ombragées. On redescend vers le Mucem. On ne visite pas l’intérieur du musée faute de temps, mais on se balade sur ses toits, sur les ponts qui le relie aux remparts de la ville, puis on remonte la grande avenue qui longe le port afin d’aller se poser au Vapiano du coin. On avait plusieurs adresses de resto toutes tentantes, mais aucun d’entre eux n’ouvraient avant 19h dans le meilleur des cas, ce qui n’était pas possible pour nous.

Pour notre dernière matinée, on se balade dans le quartier, on visite un marché, on retourne une dernière fois sur le vieux port en passant par les remparts qui bordent la mer, avant d’aller déjeuner chez la famille et de repartir à la gare, retour Paris.

J’ai beaucoup aimé Marseille, peu de temps mais bien remplie. Pour une première fois, j’ai eu un petit aperçue de la ville. Le quartier du panier, du vieux port, les iles du frioul, la mer. Parfois certains quartiers m’ont beaucoup rappelé l’Algérie! j’ai beaucoup aimé l’ambiance, c’est une ville très vivante, très animée, sans avoir l’impression d’être trop nombreux comme à Paris.