Dernière séance: 3 billboards outside Ebbing Missouri

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Affiche

de Martin McDonagh

Frances McDormand, Woody Harrelson, Sam Rockwell, Lucas Hedges, Peter Dinklage, Clarke Peters

4,5/5

Ca fait 9 mois que Mildred Hayes a perdu sa fille, sauvagement assassinée par un inconnu sur une route déserte. La police n’a jamais eu la moindre piste et le crime reste impuni. Mildred, en colère, décide de louer les 3 panneaux publicitaires à l’entrée de la ville pour y afficher un message critiquant l’inefficacité de la police en citant le nom du chef de la police local, William Willoughby.

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Photo Frances McDormand

Tout le monde en parle depuis quelque temps, surtout depuis les Golden globes qui ont consacré le film avec le golden globes du meilleur film, du meilleur scénario, de la meilleur actrice et du meilleur acteur masculin dans un second rôle.

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Photo Sam Rockwell, Woody Harrelson

Tout le monde le dit favori pour les oscars, et franchement, je vois pas quel film mériterait plus l’oscar que 3 billboards. La première chose que je me suis dit en sortant de la séance, c’est que ça allait être difficile de faire mieux pour 2018.

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Photo Frances McDormand, Sam Rockwell

3 billboards se présente comme un film policier, mais l’enquête policière n’est pas très présente, ici pas de suspect, pas d’enquête, pas d’indice. On nous parle de l’Amérique profonde, celle qui est loin des paillettes, avec les communautés, le racisme, l’ignorance.

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Photo Frances McDormand, Woody Harrelson

Le point fort du film ce sont les personnages, que ce soit le chef de la police Willoughby qui doit faire face à une maladie incurable et à des agents de police raciste et inculte, Dixon l’agent de police qui se prend pour un cow boy et qui baigne dans la violence, Mildred qui a soif de vengeance et de justice, tous les personnages sont dans le gris. Pas de manichéisme, il n’y a pas de bons et de méchants, chacun à sa part de noirceur, de bêtises, de sagesse, de coup de génie.

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Photo Frances McDormand

Frances Mcdormand crève l’écran dans le rôle de cette mère hors norme que rien n’effraie quand il s’agit de rendre justice à sa fille. Elle mérite l’oscar mais elle n’est pas seule à crevée l’écran dans 3 billboards, j’ai adoré la performance de Woody Harrelson dans le rôle du chef de police et Sam Rockwell dans le rôle de Dixon, qui confirme ici son talent. Chaque personnage, avec ses défauts, ses faux pas, ses atrocités parfois, sont attachants chacun à sa façon, profond, très vrai.

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Photo Frances McDormand, John Hawkes, Lucas Hedges

L’autre point fort c’est le scénario. On ne sait pas ce qui va se passer d’une scène à l’autre, j’ai été surprise plusieurs fois par la tournure des choses, ce qui n’est pas souvent le cas, l’histoire, les faits, sont au plus proche de la réalité, c’est à dire imprévisibles. Dans la réalité, tout peut arriver et en même temps il arrive aussi que rien n’arrive.

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Photo Frances McDormand

Les dialogues sont aussi très forts et le film a surtout réussi à doser comme il faut la violence, la réalité, la noirceur et l’humour, car le film est très souvent drôle, notamment avec le franc parler de Mildred.

J’ai adoré 3 billboads, un film sur l’humanité, dans toute sa splendeur et dans toute son horreur. J’ai pas vu le temps passé, j’étais complètement dans le film, l’intrigue, les personnages. Harrelson, Rockwell et McDormand mériteraient tous les trois d’avoir un oscar pour leurs performances. A ne pas manquer.

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Dernière séance: Le grand jeu

Le Grand jeu : Affiche

de Aaron Sorkin

Jessica Chastain, Idris Elba, Kevin Costner, Chris O’Dowd

3.5/5

Molly Bloom est une battante et une gagnante. Elle a été élevée par un père exigeant, intransigeant, qui voulait faire d’elle la championne olympique de ski à bosse. Mais une grave chute met fin à sa carrière. Elle décide de prendre une année sabbatique avant de commencer ses études de droit afin de devenir avocate.  Pour gagner sa vie, Molly est repérée et embauchée par un joueur de poker invétéré qui organise des parties privées de poker qui réunit des grosses célébrités hollywoodiennes. Molly gagne beaucoup d’argent en pourboire et apprend beaucoup sur ce monde rien qu’en ouvrant les yeux et les oreilles. Un jour, son boss l’a renvoi et elle décide alors de voler de ses propres ailes en organisant ses propres parties.

Le Grand jeu : Photo Idris Elba, Jessica Chastain

Je suis une fan inconditionnelle de Jessica Chastain, j’adore son jeu, j’adore ses films, et j’adore son état d’esprit et ses déclarations. Bref je suis fan. Après l’excellent Miss Sloane l’année dernière, elle continue sur sa lancée en jouant encore une femme forte dans Le grand jeu. Il faut dire que c’est son truc les femmes fortes avec Zero dark thirsty, Interstellar, A most violent year, Miss Sloane…

Le Grand jeu : Photo Jessica Chastain

Dans Le grand jeu, tirée d’une histoire vraie, elle interprète Molly Bloom, une jeune femme déterminée, forte, qui ne se décourage pas, qui ne se laisse pas intimidée. Ici elle part de rien, apprend beaucoup, monte ses propres parties de poker; c’est un mélange de boulot, de courage, de culot. J’ai beaucoup aimé le personnage de Molly, une bosseuse, intelligente, qui ose, qui prend des risques. L’histoire est prenante, intéressante, même si le langage un peu trop pro qui tourne autour du poker ne m’a pas des masses parlé. Il y a certains moments tendus et l’humour est souvent présent.

Le Grand jeu : Photo Jessica Chastain

Ce qui m’a moins plut, c’est la mise en scène. Aaron Sorkin est connu pour être un scénariste de talent avec Des hommes d’influences, Social network, La guerre selon Charlie Wilson et surtout la série télé politique A la maison blanche. Mais si il est un scénariste de talent, je n’ai pas trouvé que ce soit le cas en tant que réalisateur. La mise en scène est au mieux classique, au pire un peu ringarde. En regardant certaines scène ou certains plans, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir  presque l’impression de regarder un de ces téléfilms qui passe les après midi. Certaines choses auraient pu être mieux traitées. Certaines choses sont abordées sans subtilité,  amenées avec de gros sabots pour être sur que le spectateur ne passe pas à côté et c’est parfois lourdingue et manque de finesse.

Une histoire intéressante avec une Jessica Chastain à la hauteur de son talent même si je l’a préfère dans Miss Sloane ou A most violent year. Une meilleure réalisation aurait permis de donner une autre dimension à ce film.

 

Derniers concerts 2017: Depeche mode à Bercy et Hurts à Utrecht, Hollande

Le mois de novembre 2017 était le mois des concerts, puisque j’ai assisté à 4 concerts en 2 semaines. Décembre 2017 ne battra pas le record mais j’en ai tout de même vu deux pour finir l’année en beauté, une année qui finalement aura été assez pauvre en concert, du moins avant que le mois de novembre se pointe.

J’ai commencé le mois avec un des plus gros groupe de rock qui soit encore en activité, j’ai nommé Depeche mode. J’adore ce groupe, j’écoute très souvent leurs albums, les plus vieux comme les plus récents, et le dernier en date Spirit est excellent pour ne pas changer.

Comme lors de la tournée en 2014, le concert se déroulait à Bercy mais contrairement à 2014 je ne suis pas venue tôt. Au lieu de venir faire la queue à partir de midi, nous sommes venu pour 19h-19h30. Donc bien sur nous ne sommes pas aussi bien placés qu’il y a trois ans, où j’avais pu être au 2e rang de la barrière, pas loin du groupe pour mon plus grand plaisir.

Cette fois si donc, nous sommes plutôt barrière soundesk, bref, assez loin de la scène. Au départ, durant la première partie, qui fut bien nulle il faut le dire, j’avais un peu peur de ne rien voir, mais finalement ce fut très correcte. J’ai pu voir les pas de danse, les déhanchements de Dave, ses petites choré, de ce coté là j’ai rien raté. L’arrivée sur scène du groupe est à l’image de Dave, un peu fou un peu mégalo, un peu show man, et bien sur sans oublier ses pas de danses. J’ai adoré le concert, visuellement c’était top, avec un écran géant qui retransmettait parfois des images de la scène, parfois des clips qui accompagnent certaines chansons. Il y en avait pour tout le monde coté setlist, du vieux comme du neuf, 3 titres parmi le dernier album en date, Spirit, avec Cover me, Going backwards et bien sur Where’s the revolution. J’étais contente d’entendre A pain that i’m used to que j’adore ou encore la sublime Precious, et bien sur un florilège d’anciens tubes comme Walking in my shoes,  Stripped, In your room, A question of time, Useless, j’étais très contente d’entendre It’s no good et Never let me down again mais un peu déçue qu’ils ne jouent pas Behind the wheel!

Enfin ils nous jouent Enjoy the silence avec le public qui reprend en chœur les paroles tout comme pour la dernière qui clôture le concert, l’inévitable Personal Jesus et on a eu droit à un petit bout de la chanson The message de Grandmaster flash, que j’adore, à la fin de Barrel in the gun! Depeche mode en concert c’est toujours quelque chose.

Enfin pour mon dernier concert de l’année, je vais voir Hurts, un groupe anglais qui n’est pas très connu voir pas du tout connu en France (d’ailleurs leur tournée ne passe même pas par chez nous), mais qui sont considérés comme des stars dans les pays de l’est et en Russie. Une de mes amies est une fan inconditionnelle. Nous sommes deux parisiennes à nous rendre donc à Bruxelles, chez mon amie belge qui nous accueille la veille. Le jour J on mange dans un excellent resto italien avant de prendre la route pour un peu plus de deux heures, direction Utrecht en Hollande. Au départ on avait prévu de visiter un peu la ville, mais on démarre plus tard que prévu. A 18h30 on arrive dans la salle qui se trouve être dans un centre commerciale. Ronda est une salle qui peut accueillir environ 1700 personnes, une petite salle donc.

C’est probablement le concert le plus civilisé auquel j’ai pu assister! Lorsque nous arrivons, tout les spectateurs font la queue devant la porte, en file indienne, impeccable, tout le monde a laisser son manteau aux vestiaires, personne ne fait la queue au bar et les toilettes sont immaculés. Quand les portes s’ouvrent, les gens entre deux par deux, sans courir, ni se bousculer, j’avais jamais vu ça! Au bar dans la salle, il faudra attendre la 1ere partie pour que les gens aillent chercher un verre, des bières sont servis dans des gobelets en plastique mais imitation cristal dans le design, les gens sont tous sur leur 31, et même les vigiles, qui me semblent un peu jeunes et un peu minces, sont habillés en chemise et petit pull en laine par dessus. Alors ça fait jolie dans le décor, mais j’imagine mal les deux jeunes soulever qui que ce soit l’air de rien en cas d’évacuation. D’ailleurs après une première partie très sympathique (Tom Walker un anglais), une personne fait un malaise dans la fosse…

Hurts, originaire de Manchester fait son entrée sur scène. J’ai beaucoup aimé les deux premiers albums, je connais un peu moins les deux suivants, en particulier le dernier. Mais on comprend le style du chanteur dès les premières secondes. Costume noir, chemise blanche, cheveux gominés en arrière pour Theo le chanteur, barbe hipster et bombers pour le guitariste pianiste, Adam. Theo entre, les mains derrière le dos, en terrain conquis, se positionne devant la foule, il prend la température, il entend la plupart des gens hurlés, il est satisfait, il souri, et il nous sort un petit numéro de playboy sur de lui qui me fait rire, son personnage est bien rôdé. Au vue des albums, je ne m’attendais pas à ce que ça bouge à ce point dans la fosse, les gens sautent beaucoup ce qui me surprend, l’énergie du chanteur est très communicative, l’ambiance est très joyeuse, et Theo passera son temps avec regarder dans les yeux tout ceux qui voudront bien croiser son regard, on sent qu’il a besoin d’une relation avec les spectateurs.

Vers la seconde moitié du show, sur certains titres, il jettera dans le public des roses blanches, ce qui est assez drôle à voir. C’est surtout les filles qui se jettent dessus un peu hystériques. Theo en lancera une qui atterrira sur le piano d’Adam ce qui le fera bien rire, et essaiera d’en donner une à un homme mais bien sur une jeune blonde s’est jetée dessus comme si sa vie en dépendait! Hurts en live c’est quand même très sympa, plein d’humour et de séduction et aussi pas mal de second degré! Un week end court en Belgique/Hollande mais ça m’a quand même fait beaucoup de bien de changer d’air.

Derniers films vus: L’ombre d’un doute – Le 7e juré – Pain, amour et fantaisie – La belle équipe- Zootopie – Compartiment tueur – The homesman – L’étoffe des héros – Gold

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L’ombre d’un doute

d’Alfred Hitchcock

Avec Teressa Wright, Joseph Cotten, Macdonald Carey, Patricia Collinge

4/5

C’est l’histoire de charlotte, une jeune fille qui vient de terminer ses études avec brio. Elle vit chez ses parents avec ses deux jeunes frères et sœurs et ensemble ils forment une famille heureuse et unie. Un jour, oncle Charlie, le jeune frère de sa mère, vient leur rendre visite et pour Charlotte c’est le bonheur totale car elle a toujours eu une relation très forte avec son oncle. Elle l’a toujours idolâtré mais ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’il est aussi recherché pour avoir assassiné 3 veuves riches pour leur prendre leur argent. Petit à petit Charlotte va apprendre les sombres secrets de son oncle.

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Il parait que c’est le film préféré d’Hitchcock parmi sa filmographie. Au début, je n’étais pas plus emballée que ça par l’histoire. Charlotte est trop excitée, trop souriante, trop joyeuse, on dirait presque un personnage de dessin animé et elle en est un peu agaçante. Elle aide sa mère en cuisine, ne râle jamais, adore ses petits frères et sœurs, ménage son père, est toujours de bonne humeur, toujours gaie, trop parfaite. Mais le film reste assez envoutant à regarder dès les premières minutes. Comme le spectateur sait dès le départ que l’oncle Charlie n’est pas un homme honnête, c’est intéressant de le suivre dans la famille du bonheur, de le voir charmer les membres de la maison pour se les mettre dans la poche, de cacher tout ce qui pourrait le trahir, et surtout de voir charlotte qui doute et remet en cause son amour inconditionnel pour son oncle. Car la petite fille qui était sous le charme de l’oncle parfait est devenue grande et voit avec d’autre yeux.

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J’ai donc beaucoup aimé ce film, beaucoup aimé la relation entre Charlotte et son oncle, voir leur duo se déformer et se dissoudre à coup de vérité et de révélations. Joseph Cotten qui incarne l’oncle Charlie est très bon et très charismatique, il a su insuffler ce charisme malsain à son personnage.

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Les deux enfants sont aussi attachants, la petite sœur notamment qui passe son temps à lire, ou encore le père qui apporte beaucoup d’humour, et qui passe tout son temps libre à essayer de mettre au point le meurtre parfait avec son ami le voisin. Un film noir, avec ses scènes devenues cultes (comme la fin dans le train), qui contient beaucoup d’humour noir et une belle touche de cynisme.

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Le 7e juré

de George Lautner

Avec Bernard Blier, Danièle Delorme, Francis Blanche,

4.5/5

Début des années 60, Grégoire Duval, pharmacien, père de famille, bien implanté dans le monde sociale de sa petite ville de province, vient de commettre un meurtre. Alors qu’il se baladait le dimanche sur les bords du fleuve, il tombe sur une jeune femme à moitié nue qui bronze seule. Grégoire qui a toujours été très sage, craque et se jette sur la jeune femme. Quand elle se met à crier, Grégoire panique et l’étrangle pour la faire taire. Le lendemain, il est étonné de ne ressentir ni culpabilité ni peur. Très vite, le petit ami de la victime est inculpé du meurtre et envoyé aux assises. Grégoire à la mauvaise surprise d’être intégré au jury qui devra juger l’accusé. Mais finalement, il voit là l’occasion de faire en sorte d’innocenter le malheureux grâce à ses interventions.

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Un film qui réunit Bernard Blier et George Lautner, je ne pouvais pas dire non, même si je connaissais déjà l’histoire, puisque j’avais vu un téléfilm remake avec Jean Pierre Daroussin. Mais alors que le téléfilm s’intéressait plus sur les regrets du personnage principal et sur les répercussions personnelles, le film de Lautner va plus loin. Ici le sujet n’est pas l’enquête policière ni la culpabilité que pourrait ressentir le personnage principal, mais plutôt une introspection sur le sens de la vie, son intérêt, ses regrets de jeunesse, les routes que l’on a prise et sur lesquelles on aimerait rebrousser chemin pour tourner dans le sens inverse.

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Grégoire est un homme qui se laisse vivre et dont les jours passent sans qu’il ne s’en rende compte. Dans sa petite ville de province, il y a sa pharmacie, sa femme qu’il trouve froide et sans émotion, ses enfants qui commencent à vivre leur vie et qui n’ont plus beaucoup besoin de lui, ses amis, toujours les même, avec qui il joue au bridge, toujours le même jeu, à la même table du même café, à faire les même gestes.

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Mais il faudra que Grégoire commette un acte odieux pour qu’il s’interroge enfin sur sa vie. Au lieu de regretter son acte, de s’angoisser, de se torturer, de s’interroger sur la vie de sa victime, de se sentir coupable, Grégoire pense plutôt à sa vie perdue, à son amour de jeunesse auquel il a renoncé par peur, à son regret d’avoir épousé sa femme pour qui il ne ressentait pas autant d’amour mais qu’il épouse parce qu’il « en avait marre de s’embrasser dans le froid de l’hiver ». Il a de temps en temps quelques sentiments de culpabilité, mais sans plus.

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Les dialogues brillant de Lautner et le jeu de Blier donne toute sa valeur au film, on entend des choses bien juste, bien vraie, sans jamais que ça soit déprimant ou dramatique et la fin vient mettre un terme aux misères de ce personnage paumé.

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Pain, amour et fantaisie
de Luigi Comencini
Avec Vittorio De Sica, Gina Lollobrigida

3.5/5

Dans l’Italie d’après guerre, dans un village perdue au milieu de nulle part, le maréchal des logis Antonio Carotenuto vient de prendre ses nouvelles fonctions. Il n’est plus un jeune premier, mais il n’est toujours pas marié à son grand désespoir. Il tombe très vite sous le charme de la jeune et sauvage Maria, une jeune fille pauvre, vivant dans une petite bicoque avec ces jeunes frères et sœurs ainsi que sa vieille mère. Mais Maria est amoureuse de Pietro, un jeune carabinier très timide qui n’ose pas avouer ses sentiments.
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Je suis tombée par hasard sur ce film, diffusé dans la séance du cinéma de minuit, sur france 3. L’émission diffuse très souvent des films intéressants, mais difficile de les voir un dimanche soir à minuit…Et bien j’ai beaucoup aimé, l’histoire est simple, c’est une comédie romantique sans grande ambition, mais on passe un excellent moment à regarder les quiproquos amoureux. On est dans le début des années 50, Maria est pauvre et jeune, et tous les hommes célibataires, du plus jeune au plus vieux aimerait en faire son épouse. Le maréchal Antonio ne fait pas exception, il joue les romantiques à fond, espérant tomber sur le grand amour au détour d’une rue.
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J’ai beaucoup aimé voir la vie de village aussi, tout se sait, tout se raconte, les vieilles dames sont pleines de superstitions et de croyances, les ragots vont bon train mais ici, toujours avec une bonne intention. La scène du “miracle de saint Antoine” est très drôle, car le film est avant tout une comédie, et les dialogues bien écrits.
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Gina Lollobrigida est pleine d’énergie et très convaincante dans le rôle de la sauvageonne Maria, qui n’a pas sa langue dans sa poche, mais j’ai surtout adoré Vittorio De Sica, avec son sourire ultra bright, son brushing, son envie de tomber amoureux et de trouver sa future épouse, son personnage est très attachant et en même temps plein d’humour. Il est excellent dans ce rôle.
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La belle équipe
de Julien Duvivier
Jean Gabin, Charles Vanel

3.5/5

5 ouvriers parisiens au chômage ont la chance de gagner au loto. Après avoir tous acheté des petites choses qu’ils ne pouvaient pas se permettre, Jean propose de mettre tout l’argent en commun afin d’acheter un vieux lavoir en ruine sur les bords de marne, afin de le retaper et d’en faire une guinguette. La bonne entente entre les hommes et leur solidarité font qu’ils travaillent dure, chacun dans son domaine, pour faire de la ruine une vraie maison confortable. Bientôt, avec le retour des beaux jours, ils pourront ouvrir leur guinguette. Mais les aléas de la vie viennent séparer certains des compagnons, et surtout Gina, la femme de l’un d’entre eux, refait surface pour essayer d’extorquer de l’argent à son mari.
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J’ai beaucoup aimé la belle équipe. Le film nous raconte surtout une amitié solide entre cinq hommes. Jean le meneur, Charles influençable, ou encore Mario, un réfugié espagnole qui est menacé d’expulsion par la police et qui est le seul à être en couple avec son grand amour, Huguette. Ils ont la chance de gagner à la loterie une jolie somme qui leur permet de s’acheter ce qui sera leur futur guinguette. Bricolage, dure labeur, solidarité, entraide, les choses commencent à se casser la figure quand petit à petite, la vie fait que certains membre du groupe disparaisse, laissant seul Jean et Charles. Et les choses s’approchent dangereusement du gouffre, quand Gina, la femme de Charles qui l’avait quitter, revient pour toucher sa part du magot.
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J’ai beaucoup aimé donc, on s’attache aux personnages et l’histoire est doucement ternie par les aléas de la vie, tout change, rien ne peut rester statique. A noter que la fin lors de sa sortie cinéma, a été changé à la demande des producteurs. Ces derniers souhaitaient une fin heureuse et optimiste. Mais Arte, qui a diffusé le film, nous montre le film dans la version voulue par le réalisateur, avec une fin bien plus pessimiste, et qui donne tout son sens et sa valeur au film je trouve.

Zootopie : Affiche

Zootopie

de Byron Howard, Rich Moore

4.5/5

Judy Hopps est une lapine qui a toujours rêvé de devenir policière.  Mais dans son monde, les lapins et autre petits animaux ne deviennent pas flics. Malgré des parents qui tentent de la dissuader de suivre son rêve, Judy intègre l’académie de police de Zootopie, la grande capitale, grâce à une politique d’ouverture et de discrimination positive. Judy sort très bien notée, mais dès son premier jour elle est affectée aux contraventions. Elle rencontre alors Nick, un renard quelque peu arnaqueur et voleur, comme souvent le sont les renards. Judy qui aimerait bien résoudre l’affaire de la disparition de certains animaux à travers la ville, se voit obliger de s’allier à Nick pour l’aider dans son enquête.

Zootopie : Photo

Zootopie : Photo

J’ai adoré zootopie. La ville qui rassemble tous les animaux, que l’on soit petit ou gros, prédateurs ou non. J’ai adoré les personnages, la très attachante Judy qui rêve de devenir flic et le très malicieux Nick, le renard débrouillard. J’ai adoré leur duo, l’enquête policière, la plongée dans la ville, qui change en fonction des habitats des animaux qui y vivent. Il y a tout un message classique, celui de se battre pour réaliser ses rêves et d’y croire, de ne pas avoir peur de la différence, et de ne pas croire les préjugés. Ici, Nick a toujours souffert de la méfiance des autres, uniquement parce que c’est un renard, Judy n’a jamais été prise au sérieuse, parce que les lapins ça cultivent les carottes et c’est gentils.

Zootopie : Photo

Zootopie : Photo

Il y a aussi pas mal de chose pour satisfaire le public plus adultes, comme une dose de cynisme, une louchette d’humour plus noire, c’est très drôle, il y a pas mal de petites références notamment au Parrain ou surtout à la série Breaking bad, ou de petites touches sarcastiques, comme le discours des parents de Judy en début de film “tu vois Judy si ta mère et moi on est si heureux c’est qu’on a abandonné tous nos rêves!”   ou encore les désillusions de la vie dans une grande ville, avec la relation distante de Judy et ses voisins.

Compartiment tueurs

de Costa Gavras

Catherine Allegret, Jacques Perrin, Yves Montant, Jean Louis Trintignant, Charles Denner, Simone Signoret, Pierre Mondy

4/5

Dans un train de nuit reliant Marseille à Paris, 8 passagers se partagent un compartiment. Parmi eux, Bambi une jeune fille qui va à Paris pour travailler, Eliane une comédienne entre deux âges, ou encore Daniel, un passager clandestin. Mais au matin, alors que tous les passagers débarquent, on découvre le cadavre d’une des voyageuses du compartiment, morte étranglée. L’inspecteur Grazziani mène l’enquête et essaye de retrouver tous les voyageurs du compartiment.

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J’ai beaucoup aimé ce film policier. Quand je vois de quoi était capable le cinéma français dans les années 40, 50, 60, 70 et même 80 et que je vois ce qu’on nous sort comme film maintenant, ça fait peur et c’est bien triste…

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Compartiment tueur c’est donc un film policier aux allures classiques. Un huit clos, un meurtre, une enquête, un inspecteur, des interrogatoires, un suspense. On ne découvre l’identité du coupable et le pourquoi du meurtre qu’à la toute fin. J’ai adoré Montant dans le rôle de l’inspecteur calme qui enquête méthodiquement, le commissaire joué par Pierre Mondy qui ne pense qu’à son avancement ou encore Bambi jouée par la jolie Catherine Allegret. On ne voit pas le temps passé, les dialogues sont bien écrits, les rebondissements présents sans être absurdes, un dénouement bien ficelé, tout comme l’enquête. Un film de genre très réussi.

The Homesman : Affiche

The homesman

de Tommy Lee Jones

Tommy Lee Jones, Hilary Swank, Miranda Otto, Meryl Streep

3/5

Au 19e siècle, dans l’ouest américain, Mary Bee Cuddy est une femme célibataire qui a très bien su gérer sa terre et sa ferme, mais qui cherche maintenant désespéramment un mari pour l’aider dans l’exploitation et avec qui fonder une famille. Mais si tout le monde respecte Mary, aucun homme ne veut l’épouser. Au village, 3 femmes sont devenues folles suites à des traumatismes ou des vies horribles, chacune ayant son histoire. Abandonnées par leurs époux, elles sont confiées au pasteur du village. Un pasteur et sa femme, installée dans une grande ville, acceptent de les prendre en charge et de les renvoyer dans leurs familles respectives, à l’est. Mais encore faut il trouver des volontaires pour les y emmener, car la ville en questions se situe à plusieurs semaines de voyages. Mary décide alors de se porter volontaire. Très pieuse, Mary estime que c’est son devoir. Juste avant de partir, elle sauve la vie à George Briggs, laissé pendu à une corde. Elle lui propose alors 300 dollars pour l’aider dans son voyage.

The Homesman : Photo Hilary Swank

J’aime bien les westerns modernes en générale, et j’aime beaucoup le cinéma de Tommy Lee Jones. Ici, tous les personnages sont destinées à leur perte. On découvre l’histoire des trois femmes folles, comment ces trois femmes ont perdu la raison suite à des traumatismes pour certaines, ou à une vie horrible pour d’autre, ces scènes sont assez horribles à voir, glauques et dures. Pas difficile de comprendre comment elles sont devenues folles.

The Homesman : Photo Meryl Streep, Tommy Lee Jones

Et puis il y a Mary, une femme forte, déterminée, qui a su s’installer seule sur des terres sauvages, qui a su les exploiter dans une région difficile et à les rendre rentables. Mary est à l’abri du besoin, mais elle est aussi très pieuse et estime que son devoir de femme c’est de se marier pour avoir des enfants. Elle aussi commence à perdre la boule dans cette vie dure, isolée, sans personne pour l’épouser.

The Homesman : Photo Hilary Swank, Tommy Lee Jones

Le périple à travers les paysages désertiques, violent, dramatiques de l’ouest des États Unis est parfois beau, parfois agressif, parfois flippant. La fin m’a surprise, je ne m’y attendais pas. Un film dure et assez déprimant au final.

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L’étoffe des héros

de Philip Kaufman

4/5

Le film raconte l’histoire de la conquête spatiale américaine, du point de vue des pilotes, de 1945 à la mission Mercury. Du premier vol qui dépassera le mur du son jusqu’aux premiers astronautes américains qui ont volés dans l’espace en orbite au dessus de la terre, avec en fond, la pression des dirigeants américains face à l’avance que prenait dans ce domaine l’URSS.

L'Etoffe des héros : Photo Sam Shepard

J’ai toujours voulu voir ce film, vu que j’en entends parler depuis petite, mais j’ai jamais eu l’occasion. Au départ, j’avais peur de m’endormir devant, car il dure tout de même 3h! Mais finalement, si les toutes premières minutes ne sont pas les plus palpitantes, j’ai regardé jusqu’au bout sans m’endormir, le film devenant de plus en plus passionnant.

L'Etoffe des héros : Photo

L’étoffe des héros ne parle que de personnages qui existent réellement. Yeager au début du film qui passera le mur du son, dans une ambiance années 50 avec bar spéciale pilote dans le désert californien, les années 50 avec les avions qui deviennent de plus en plus puissants, de plus en plus rapides, et Yeager qui aura de nouveaux pilotes venu le défier sans jamais l’égaler. Puis le début de la conquête spatiale, on voit comment les ingénieurs partent de rien pour la conception des fusées, des navettes, des capsules de retour, des combinaisons, des casques, des détails qui ont leur importance comme faire pipi dans sa combinaison, les premiers pilotes sélectionnés pour passer des tests interminables et en sélectionner qu’une poignée qui aura la chance de partir dans l’espace. On nous montre que la plupart des ingénieurs du programme spatiale sont d’anciens allemands, on voit les russes battre de vitesse plusieurs fois les américains, on voit la pression médiatique.

L'Etoffe des héros : Photo Dennis Quaid, Ed Harris, Lance Henriksen, Scott Glenn

On suit ces pilotes qui ont marqué l’histoire, Alan Shepard, John Glenn, Gordon Cooper, Virgil Grissom. Et Yeager qui lui préfèrera battre des records en ne sortant pas de l’atmosphère terrestre, et qui préfère laisser la conquête spatiale à d’autre. J’ai beaucoup aimé la partie dans laquelle on voit le programme Mercury et suivre chaque astronaute faire son essai les uns après les autres, partir voler en orbite autour de la Terre.

L'Etoffe des héros : Photo Philip Kaufman

Plus le film déroule et plus ça devient passionnant à suivre, il y a aussi pas mal d’humour et puis le casting est en or, à commencer par le charismatique Sam Shepard, suivi de Scott Glen, Ed Harris, Fred Ward et un tout jeune Dennis Quaid. J’ai aussi beaucoup aimé la fin, avec les astronautes accueillis en héros par Lyndon Johnson, après la fin du programme Mercury, avec en conclusion Yeager qui bat un nouveau record, petit clin d’œil à celui qui est peut être au finale, le meilleur pilote.

Gold : Affiche

Gold

de Thomas Arslan

Nina Hoss, Marko Mandic, Lars Rudolphe

4/5

Au 19e siècle au Canada, Emily jeune allemande se joint à un groupe d’émigrés allemand dirigé par un homme d’affaire dont le but est de se rendre dans les Klondike pour faire fortune en profitant de la ruée vers l’or. Un couple de cuisinier d’un certains âge, un homme embauché pour les aider à passer les obstacles et à s’occuper des chevaux, un journaliste qui aimerait écrire un article sur ce voyage. Le petit groupe finance chacun sa partie du voyage en espérant faire fortune à l’arrivée, mais trouver l’or n’est pas chose facile, surtout lorsque le responsable du groupe s’avère ne pas connaitre le chemin comme il l’avait prétendu.

Gold : Photo Nina Hoss

J’étais curieuse de voir ce film surtout parce que l’héroïne est une femme. J’ai beaucoup aimé son personnage, Mary ne se laisse ni effrayée ni intimidée, elle est courageuse, déterminée, ne laisse rien transparaitre et supporte beaucoup de choses. Dans le groupe elle détonne un peu car c’est la seule à être une femme, jeune et en plus jolie et célibataire, mais Mary n’est pas là pour trouver l’amour ou un mari, elle est là pour trouver son filon d’or et faire fortune.

Gold : Photo Marko Mandic, Nina Hoss

On est embarqué dans ce petit groupe de fortune, des gens biens avec leur lots de défauts qui seront exacerbés par les épreuves qu’ils vont endurer dans une nature qui ne pardonne rien, dans un isolement qui peut rendre fou.

Un très bon film interprété par une très bonne actrice.

Bye bye 2017

Comme chaque année, voilà le temps du bilan et surtout des autres tops et classements. Pour commencer voilà le classement des films vu au cinéma pour 2017.

Meilleur film: Après la tempête

Meilleur acteur principal : Fares Fares dans Le Caire confidentiel 

ex aequo avec Harry Dean Stanton dans Lucky

Je retiens aussi Hugh Jackman dans Logan, James MacAvoy dans Split, Steve Carell dans Battle of the sexes, Willem Dafoe dans Florida project, Niels Arestrup dans Au revoir la haut

Meilleur actrice principale : Jessica Chastain dans miss Sloane 

Je retiens aussi Noomi Rapace dans Seven sisters,  Florence Pugh dans The young lady, Emma Stone dans Lalaland

Meilleure mise en scène  : Dunkerque de Christopher Nolan

Je retiens aussi Terrence Malick pour Song to song, Denis Villeneuve pour Blade runner 2049, Kathryn Bigelow pour Detroit

Meilleure musique : Lalaland 

Meilleur acteur masculin dans un second rôle : Niels Arestrup, Au revoir la haut

Meilleur actrice féminine dans un second rôle : Kirin Kiki, Après la tempête

TOP 10

1

Après la tempête : Affiche

 

Après la tempête de Hirokazu Kore Eda

2

Lucky : Affiche

Lucky de John Caroll Lynch

3

Miss Sloane : Affiche

Miss Sloane de John Madden

4

Dunkerque : Affiche

Dunkerque de Christopher Nolan

5

Detroit : Affiche

Detroit de Kathryn Bigelow

6

La La Land : Affiche

La la land de Damien Chazelle

7

Get Out : Affiche

Get out de Jordan Peele

8

The Florida Project : Affiche

The Florida project de Sean S Baker

9

Le Caire Confidentiel : Affiche

Le Caire confidentiel de Tarik Saleh

10

Dans un recoin de ce monde : Affiche

Dans un recoin du monde de Sunao Katabushi

 

Et je retiens:

Song to song: Pour les images, la réalisation, un objet d’art, mais pas un film sans défaut.

Atomic blonde: J’ai beaucoup aimé le style, les scènes d’action, pour la classe du personnage joué par Charlize Théron

A ghost story: Pour son originalité et sa 2e moitié notamment la fin.

Star wars the last jedi: Beaucoup de divergences autour du film, beaucoup de déception pour beaucoup. Pour ma part, je n’ai pas tout aimé, de très bonnes choses et certaines scènes mauvaises, un parti pris sur le plan scénaristique que je ne juge pas tant que je n’ai pas vu la trilogie dans son ensemble. L’épisode 9 pourrait justifier ce film comme il pourrait l’enfoncer encore plus, à suivre.

Les figures de l’ombre : Une histoire qu’il faut connaitre, des femmes qui m’ont marqué une histoire prenante tirée de faits réels

Split : Pour la performance d’acteur de James McAvoy, pour sa tension prenante, et puis ça annonce la suite de incassable en beauté

Le grand méchant renard : très drôle, touchant et charmant

The young lady : Pour la performance de son actrice principale, une atmosphère glaçante

Blade runner 2049 : Une suite honorable, visuellement c’est très réussi et sur le plan scénaristique c’est bien trouvé

Les gardiens de la galaxy 2 : Que j’ai préféré au premier

Thor 3 : Le coté déjanté m’a plut

et Alibi.com: Une comédie bien ficelée, bien menée, bien jouée, avec une fin logique, c’est tellement rare aujourd’hui dans le cinéma français

TOP FLOP

Beaucoup de films moyens mais parmi ceux que j’ai vu il y en a 2 que j’ai vraiment détesté:

Conspiracy

Baby driver

TOP SÉRIES

Mindhunter saison 1

Très bonne première saison, d’excellents acteurs et des épisodes qui filent sans que je vois le temps passé. Prenante.

Alias Grace

Une mini série très captivante, on est emportée par la narration de la jeune Grace comme l’est le psychiatre qui l’interroge sur son passé.

Stranger things saison 2

Excellente saison tout comme l’avait été la première saison, avec un épisode particulièrement flippant et tendu.

Game of throne saison 7

Comme d’habitude, excellente saison, costume, musique, mise en scène, paysages, personnages, acteurs, histoire, probablement la meilleure série du 21e siècle.

Romans

2017 est une année assez faible en lecture. Je n’ai pas eu de gros coup de cœur ni de bonnes surprises. Seul les romans de Ken Bruen sortent vraiment du lot, j’adore toujours autant son écriture.

TOP 5:

1

Chemin de croix de Ken Bruen

2

En ce sanctuaire de Ken Bruen

3

L’incolore Tsukuru tazaki et ses années de pélerinage de Murakami

4

White hot et Wildfire de Ilona Andrews

5

La mort dans les nuages de Agatha Christie

Top concerts

Beaucoup de très bons concerts cette année!

1

Prophets of rage zénith, paris

2

Depeche mode Bercy, paris

3

Kasabian zénith, paris

4

White lies Troxy, Londres

5

Algiers la maroquinerie, paris

6

Royal blood zénith, paris

7

Hurts ronda, Utrecht

8

U2 stade Pierre Baudoin, Bruxelles

 

En 2017, j’ai changé de boulot. Je continue toujours la natation 2 fois par semaine, j’ai changé mes habitudes alimentaires depuis l’été 2016 ce qui m’a permis de perdre 11 kilos en un peu plus d’un an. J’ai découvert deux nouveaux pays, le Portugal et la Norvège. J’ai adoré Lisbonne et sa région, j’ai beaucoup aimé les fjords norvégiens malgré un niveau de vie beaucoup trop élevé.

Je suis retournée sur la cote d’azur entre Nice et Cannes, j’ai découvert des lieux magnifiques sous un beau ciel bleu. Je suis retournée en Écosse, toujours une région qui m’enchante, je suis retournée à Londres, Bruxelles, Lyon, j’ai découvert Bristol. En 2017 j’ai assisté à de supers concerts, Algiers, Kasabian, Hurts, Depeche mode, Royal blood, White lies, U2 et surtout Prophets of rage.

En 2017 j’ai été deux fois au théâtre, Tristan Lopin et Nawell Madani, deux comiques, deux spectacles très drôles que je recommande. J’ai visité le château de Chantilly, le palais de justice, la Sainte chapelle, j’ai assisté à un concert de musique classique dans la chapelle royale du château de Versailles.

Voilà pour le bilan 2017. Espérons que 2018 apporte autant de bonnes choses! Et vous quel est le bilan de votre année? J’aime beaucoup parcourir la blogosphère à cet époque pour lire les top et flop des autres blogueurs.

Je vous souhaite à tous une très bonne année 2018!

 

Dernières séances: Le crime de l’orient express – A ghost story – Florida project – Lucky – Tout l’argent du monde

Le Crime de l'Orient-Express : Affiche

de Kenneth Brannagh

Kenneth Branagh, Johnny Depp, Judy Dench, Michelle Pfeiffer, Daisy Ridley, Penelope Cruz, Olivia Coleman, Derek Jacobi, Willem Dafoe

3.5/5

Dans les années 30, le célèbre détective privé Hercule Poirot est en vacances à Istanbul lorsqu’il est demandé de toute urgence à Londres pour régler une affaire. Grace à un très bon ami qui se trouve être le directeur de la compagnie de l’orient express, Poirot trouve de justesse une place à bord du célèbre train pour rejoindre le plus vite possible Londres. A bord, mr Ratchett, un homme d’affaire à la mauvaise réputation, lui demande d’assurer sa protection le temps d’arriver à destination, car il a reçu dans le train plusieurs lettres de menaces. Poirot décline et le lendemain Ratchett est retrouvé mort poignardé de douze coups de couteau. Le meurtrier ne peut être qu’un passager du train.

Le Crime de l'Orient-Express : Photo Judi Dench, Olivia Colman

Au départ, j’étais très curieuse de voir ce film, mais le jour de sa sortie je n’attends rien de particulier et je me demandais au final si ça servait à quelque chose de refaire une énième version.

Finalement, j’ai plutôt bien apprécié cette nouvelle adaptation. J’ai en particulier beaucoup aimé la première moitié du film. J’ai aimé le Hercule Poirot de Kenneth Branagh, on retrouve un peu tout ce qui fait qu’on aime ce personnage, la moustache et le soin que le héros y apporte, le coté dandy, le coté mégalo avec cette façon de parler de soi à la 3e personne. J’ai retrouvé son assurance, sa confiance en lui, son humour si particulier et sa méticulosité digne de Monk, notamment avec son obsession des œufs, ou encore son amour de la bonne nourriture.

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Il y a beaucoup de touche d’humour dans cette première partie, j’ai aimé son départ depuis Istanbul, sa rencontre avec le directeur de la compagnie Orient express, son départ. J’ai trouvé les dialogues du film bien tournés, c’est bien écrit, du moins concernant les phrases qui sortent de la bouche de Poirot. Car Kenneth Branagh s’est surtout concentré sur son personnage, un peu au détriment des autres. Les personnages qui occupent le train sont tous joués par de grands acteurs connus, Olivia Coleman, Judy Dench, Michelle Pfeiffer, Johnny Depp, Derek Jacobi, Willem Dafoe, Penelope Cruz, Daisy Ridley… Finalement à la fin du film , on a comme un sentiment de peu les concernant, on ne les vois pas des masses je trouve, certains plus que d’autres (Pfeiffer, Ridley, Josh Gad). Ils jouent leurs rôles sans se démarquer, si ce n’est le couple Andrenyi qui m’a un peu exaspéré, too much dans leurs réactions et leurs agissements.

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J’ai moins aimé la dernière partie, notamment celle dans laquelle Poirot est un peu trop dans l’action, avec une poursuite à pied dans la structure du pont, ou encore avec le personnage du médecin qui lui tire dessus et le blesse au bras. C’était en trop et pas du tout nécessaire. J’ai aussi trouvé ça dommage que la scène finale, dans laquelle Poirot réuni tout le monde pour expliquer les faits et révéler le coupable, se fasse dehors dans un tunnel, plutôt que dans le wagon du célèbre train, car l’intérêt de cette histoire est qu’il s’agit d’un quasi huis clos et le train faisant partie des personnages principaux.

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Au final, une adaptation intéressante malgré quelques défauts, on retrouve la personnalité du détective belge, le luxe décadent de l’orient express, l’humour british, c’est déjà pas mal.

A Ghost Story : Affiche

A ghost story

de David Lowery

Casey Affleck, Rooney Mara

3,5/5

Un couple amoureux vit dans une maison à la campagne. Alors qu’ils vivent heureux, l’homme meurt brutalement dans un accident laissant sa femme veuve. Mais l’homme est toujours présent dans la maison, sous la forme d’un fantôme. Recouvert d’un drap blanc, il est témoin de la vie de sa femme qui essaye de reprendre le dessus. Petit à petit, le temps n’a plus d’emprise sur lui, surtout à partir du moment où sa femme déménage et quitte leur maison. Les locataires se suivent alors dans un monde en évolution, tandis que lui ne change pas.

A Ghost Story : Photo

Pour être honnête j’ai eu du mal au début du film. On suit un couple installé dans une maison, ils ont l’air heureux, on ne sait pas grand chose à leur sujet, ont-ils de la famille, des amis, que font-ils dans la vie, on ne connait pas non plus leurs prénoms. Les premières scènes ont le mérite de mettre le spectateur dans l’ambiance mais le souci c’est que ça ne décolle pas tout de suite. Pour un film qui dure 1h30 je m’attendais à ce que les choses décollent plus vite. Certaines scènes sont inutilement longues et figées, notamment la scène dans laquelle le couple s’enlace dans leur lit après avoir été réveillé par un bruit inconnu. Enlacement, respiration, silence…et rien. Pendant 3 bonnes minutes au moins ce qui est long dans un film. Je m’attendais à une chute, un autre bruit mystérieux, une réplique, une discussion, mais rien et finalement pas de chute puisque la scène suivante n’a rien à voir…Autre scène du même style, dans laquelle on voit l’héroïne assise par terre en train de dévorer une tarte à même le plat, cuillerée par cuillerée, sans prendre le temps de mâcher ou d’avaler et ça dure au moins 3 ou 4 minutes. Je ne vois pas l’intérêt de tout ça, je l’ai regardé manger en me disant que la scène suivante ça allait être l’héroïne qui se lève pour aller vomir et j’ai pas eu tort…

A Ghost Story : Photo Rooney Mara

Mais passée les 30 ou 40 premières minutes durant lesquelles ont s’ennuie, il faut le dire, et durant lesquelles j’ai eu envie plus d’une fois de me lever et de sortir, les choses prennent leurs envols et on voit enfin l’intérêt du film. L’homme du couple meurt brutalement mais se réveille à l’état de fantôme. Il rentre alors chez lui couvert d’un drap, celui de la morgue, dans lequel deux trous lui permettent de voir. J’ai trouvé l’idée osée car on pourrait trouver ça ridicule de voir cet homme déambulé couvert d’un drap sans qu’on ne voit jamais son visage. Mais au final l’idée est bonne. On voit donc ce fantôme mais on ne voit pas les traits de son visage, ni son expression, car étant mort il n’est pas censé avoir une enveloppe, un corps, une apparence et j’ai trouvé le concept intéressant.

A Ghost Story : Photo

Dès lors, il insiste passivement à la vie de la maison qu’il aimait tant de son vivant. Il voit sa fiancée endeuillée, il l’a voit faire les cartons et quitter la maison alors que lui semble être coincé entre les murs. A partir du départ de la fiancée, le fantôme ne vit plus le temps qui passe de manière logique, il peut tourner la tête une seconde à gauche et découvrir que la maison encore meublée juste avant est vide. Il passe de la cuisine au salon et une nouvelle famille s’est installée. Il regarde par la fenêtre et la maison qu’il habitait autrefois est à l’abandon, totalement dévastée.

A Ghost Story : Photo Rob Zabrecky

J’ai beaucoup aimé cette partie à partir du moment où le fantôme se retrouve seul témoin de la vie. Un moment de colère, beaucoup de passivité, un moment de dépression, la solitude. La fin, ou du moins les dix dernières minutes, est originale et intéressante, cette plongée dans le temps, le passé, le futur. L’atmosphère du film est assez prenante alors. Ces dix dernières minutes m’ont un peu rappeler le cinéma de Terrence Malick. Ce n’est ni aussi beau ni aussi bien filmé, mais l’idée aurait pu être la sienne sur ces dernières minutes, ce coté métaphysique et poétique.

Une expérience un peu hors norme donc avec du moins bon et de l’excellent dans un même film. C’est originale et intéressant, même si certaines parties du film m’ont ennuyé.

The Florida Project : Affiche

Florida project

de Sean Baker

Willem Dafoe, Bria Vinaite, Brooklyn Kimberley Prince

4/5

En Floride, non loin du mythique Disney world, des quartiers pauvres constitués de motel bas de gammes s’enchainent dans des couleurs et des design qui rappellent ceux du célèbre parc. Rose, violet, bleu, des marchands de glace avec un toit en forme de magicien, des supermarchés aux allures de fort enchanté, tout est fait pour coller au rêve Disney, inaccessible pour ces gens malgré la proximité. Au magic castle motel, peint tout en rose, Moonee 6 ans, passe ses vacances d’été avec ces deux copains à parcourir les parkings des motels, à quémander de l’argent pour s’acheter une glace, à cracher sur les voitures garées devant le motel et à embêter le manager, Bobby. Haute comme trois pommes Moonee n’a pas sa langue dans sa poche, c’est la reine des 400 coups et des aventures enfantines sous le soleil de plomb de Floride, sous l’œil lointain de sa mère Hailey, qui passe son temps à essayer de récolter l’argent nécessaire au paiement du loyer hebdomadaire.

The Florida Project : Photo Bria Vinaite, Brooklynn Prince

J’en ai beaucoup entendu parler de ce film et sa réputation n’est pas volée. J’ai beaucoup aimé Florida project qui s’acharne à filmer l’enfance. D’ailleurs le réalisateur film les aventures des enfants en se mettant à leurs hauteurs, on voit leurs regards, leurs visions. Moonee est une fillette très attachante. Avec son imagination d’enfant, elle passe ses après midi à rire, à s’amuser, à inventer des tas de jeux et surtout à faire des tas de bêtises avec ces deux copains de motel, et une copine nouvellement arrivée et qui habite au motel d’à coté.

The Florida Project : Photo Brooklynn Prince, Valeria Cotto

J’ai beaucoup aimé suivre Moonee et sa bande dans leurs jeux, dans leurs imaginaires, j’ai beaucoup aimé les entendre discuter, écouter leurs logiques d’enfant, c’est rafraichissant, parfois très drôle, parfois touchant. Mais au delà d’un film quasi documentaire sur l’enfance, Florida project nous montre aussi le quotidien de ces motels, qui servent plus de logements précaires pour des gens trop pauvres pour avoir un appartement classique que de réels hôtels à touristes. D’ailleurs les seuls touristes que l’on peut croiser au magic castle motel, ce sont ceux qui se sont perdus sur la route de Disney world. Un monde socialement triste dans un décor de cartoon, à quelques pas d’un monde de rêve et d’illusions inaccessibles.

The Florida Project : Photo Willem Dafoe

On suit le manager Bobby, qui répare, qui alerte, qui surveille, qui reçoit les nouveaux clients, qui déplace les locataires de chambre en chambre, ces locataires qui sont le plus souvent des petites familles qui vivent au jour le jour en attendant une meilleure situation, qui vient parfois (le départ d’un des camarades de Moonee) ou qui ne vient pas.

The Florida Project : Photo Willem Dafoe

C’est aussi tout une communauté avec ces défauts mais aussi ces qualités. Les parents ne sont pas présentés comme des irresponsables, mais souvent comme des adultes qui n’ont pas eu la vie facile et qui s’acharnent à améliorer les choses, comme la meilleure amie de Hailey, ou encore la grand mère de Jancey, la nouvelle copine de Mooney. Les choses ne sont pas toujours sombres et les gens ne sont pas entièrement ni mauvais ni bons. Hailey n’est pas une mère parfaite, Moonee a une éducation qui laisse à désirer mais on sent son coté attentionnée, son amour pour sa fille, son envie de lui faire plaisir et de lui cacher les misères de leurs vies. Et puis il y a Bobby, qui voit beaucoup de choses dures, qui n’est pas toujours bien traité par les locataires, mais qui est toujours serviable, qui prend son travail très à cœur et qui reste toujours à l’affut, notamment concernant les enfants, livrés à eux même durant la journée.

The Florida Project : Photo Brooklynn Prince, Valeria Cotto

Un film plein de joie, un film sur les enfants, leurs jeux, leur imagination, leur tendresse, leur capacité à oublier, leur tolérance, c’est souvent drôle parfois émouvant. Le casting est lui aussi très réussi, j’aime beaucoup Willem Dafoe dans le rôle de Bobby, Bria Vinaite est très crédible dans celui de la mère célibataire Hailey, mais on retiendra surtout Brooklyn Kimberly Prince dans le rôle de Moonee qui est juste incroyable, rien que pour elle le film vaut le détour.

Lucky : Affiche

Lucky

De John Carroll Lynch

Harry Dean Stanton, Ron Livingston, David Lynch

4,5/5

Lucky est un vieux cow boy de 90 ans. Seul dans sa vieille maison dans le désert, tous les jours se suivent et se ressemblent. Toilette du matin, exercice de yoga, passage dans son café préféré pour sa tasse quotidienne et ses mots croisés, pause télé devant son jeu préféré et soirée dans son bar pour boire un bloody mary. Mais Lucky sent la fin approchée et s’interroge sur le pourquoi de la vie, ce qu’il y a après, l’absence de l’âme, l’absurdité de la vie sur Terre.

Lucky : Photo Harry Dean Stanton

J’en avais entendu parler en bien et grâce à certaines circonstances, j’ai finalement été voir le film. Et j’en suis très contente, car Lucky est l’un des films que j’ai préféré voir cette année, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu de coup de cœur.

Lucky : Photo

Lucky est semi autobiographique, le personnage de Lucky est fortement inspiré par la personnalité et la vie de Harry Dean Stanton. On suit cet homme très âgé, qui porte tout les jours la même chemise à carreaux, le même vieux jean, les même bottes de cow boy, la même veste et le même chapeau. C’est un homme solitaire qui a ses habitudes. Il a eut la vie qu’il a eut, sans regrets, pour le pire et le meilleur. Il en est à un stade de sa vie dans laquelle il sait que la fin est forcément proche, malgré le fait qu’il soit en bonne santé. Il fume, ne mange pas grand chose, boit son café avec trop de sucre, fait des exercices tous les jours.

Lucky : Photo Harry Dean Stanton

Au delà de la vie quotidienne de Lucky, le film présente une réflexion sur le sens de la vie, sur l’absurdité de l’existence, le pourquoi de notre présence sur Terre. Lucky ne croit ni à l’âme ni à la vie dans l’au delà.

Lucky : Photo Harry Dean Stanton

J’ai adoré les images, la manière de filmer, j’ai adoré le personnage de Lucky qui est parfois en colère, qui se pose des questions au crépuscule de sa vie, j’ai adoré écouter les conversations parfois philosophiques, parfois métaphysiques des personnages, le gérant du café, la serveuse, la propriétaire du bar, ces amis. Il y a des moments de grâce purs dans Lucky, notamment lorsque Lucky va à une fête d’anniversaire latinos et qu’il improvise de chanter une chanson mexicaine, juste magnifique. Ou encore lorsque Lucky explique sa façon de réagir face à la vie et à la mort. Le film ne manque pas d’humour, c’est très poétique, c’est touchant, la fin est particulièrement réussie, un coup de cœur, un bel hommage à l’acteur Harry Dean Stanton qui est mort en septembre dernier.

Tout l'argent du monde : Affiche

Pour tout l’argent du monde

de Ridley Scott

Christopher Plummer, Michelle Williams, Mark Wahlberg, Romain Duris, Charlie Plummer

3,5/5

Dans les années 70, Paul Getty 3e du nom se balade à Rome et se fait enlever par des malfaiteurs. Paul étant le petit fils de l’homme le plus riche du monde, JP Getty, les kidnappeurs demandent 17 millions de dollars. Mais Getty est un homme qui ne dépense jamais d’argent, il en gagne. Il refuse donc de payer la rançon. Gail, la mère de Paul, fait tout son possible pour faire libérer son fils, mais elle ne possède aucune fortune…

Tout l'argent du monde : Photo Andrew Buchan, Charlie Shotwell, Christopher Plummer, Michelle Williams

Tiré d’une histoire vraie, celle de JP Getty un milliardaire qui refusa de dépenser le moindre centimes pour libérer son petit fils, enlever par des maffieux italiens. On suit la mère, Gail qui fait tout son possible pour libérer son fils, JP Getty qui ne pense qu’à accumuler les œuvres d’art et à accumuler les millions, et le jeune Paul, qui passe des mois entiers entre les mains de maffieux, sans savoir si il en sortira vivant.

Tout l'argent du monde : Photo Charlie Plummer

Tout l’argent du monde est prenant, même en sachant avant de voir le film comment ça se terminerait. On ne s’ennuie pas une seconde. J’ai particulièrement aimé la performance de Christopher Plummer en vieux gripsou, qui fait penser à Burns des Simpsons mais en pire.

Tout l'argent du monde : Photo Christopher Plummer, Mark Wahlberg

Tout l'argent du monde : Photo Michelle Williams

La manière qu’il a de manipuler son monde, son manque total d’empathie, la seule chose qui l’intéresse c’est son argent et comment faire pour en gagner plus sans en perdre. Les décisions du vieil homme  m’a donné plus d’une fois la nausée. J’ai aussi énormément aimé la performance de Michelle Williams, une actrice que j’adore et que je suis au cinéma depuis son départ de la série Dawson.

Un bon film prenant servie par des acteurs talentueux.

 

Dernières lectures: En ce sanctuaire de Ken Bruen – Tortilla flat de John Steinbeck – Le tour du monde du roi Zibeline de Jean Christophe Ruffin

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En ce sanctuaire

de Ken Bruen

4/5

On retrouve encore une fois le détective privé le plus torturé de Galway. Depuis la mort de Serena May dont il se sent responsable, Jack Taylor ne boit plus et pourtant ce ne sont pas les coups durs qui manquent dans sa vie. Cette fois ci, les mauvaises nouvelles sont annoncées dans une lettre, dans laquelle un dingue a décider de tuer certaines personnes par vengeance. Deux flics, une bonne sœur, un enfant… Lorsque Taylor prend connaissance de la lettre la liste est déjà entamée et les cadavres s’accumulent dans l’indifférence totale.

J’ai encore une fois adoré ce roman. Après autant de tomes tournant autour de Jack Taylor, j’ai toujours l’appréhension d’en commencer un autre, persuadé que je vais finir par être déçue. Peur de voir l’auteur tourner en rond car après tout, le lecteur en aura peut être marre de voir le héros de l’histoire se torturer, se souler, se droguer, se faire du mal, finir à l’hosto, repartir enquêter sur des histoires sordides…Mais au fil des tomes aucune lassitude.

J’adore retrouvé le style, l’écriture de Bruen, ces phrases courtes et efficaces, une écriture pleine de noirceur de cynisme, de réparties cinglantes, comme l’est son héros Jack Taylor, auquel on ne peut s’empêcher de s’attacher malgré les défauts nombreux du monsieur. En fait quand on y pense, Jack Taylor est presque un saint, il ne s’intéresse pas à l’argent, ni à s’enrichir, il ne cherche ni la gloire ni la reconnaissance, il rêve seulement qu’on lui fiche la paix, mais ne peut s’empêcher d’intervenir face à une injustice.

Ici, Taylor replonge dans l’alcool après plusieurs tomes d’abstinence, suite à des révélations qui le font vaciller de colère. J’ai encore une fois adoré retrouvé son ami, toujours aussi énigmatique, j’aime la relation qu’il a avec Taylor. Vivement le prochain tome…

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Tortilla flat

de John Steinbeck

3.5/5

Tortilla flat c’est un quartier sur la cote californienne au début du 20e siècle. La première guerre vient de se finir, et les habitants du quartier sont toujours aussi pauvres. Certains s’en sortent mieux que d’autre. Danny, un homme pauvre qui dort là où il peut, apprend un matin qu’il a hérité de son père de deux maisons dans le quartier de tortilla flat. Deux ruines diraient certains mais pour Danny ce sont de vrais châteaux. Une des maisons brule par accident, reste encore à Danny un toit, sous lequel ne tarde par à venir certains amis de Danny, comme Pilon, Pablo, Jesus Maria, Big Joe, ou encore Pirate. Mais être propriétaire entraine des responsabilités que Danny n’a pas forcément envie d’assumer.

J’avais adoré Des souris et des hommes et j’ai donc continuer ma découverte de l’auteur avec Tortilla flat. La plupart du roman nous présente les différents personnages qui gravitent autour de Danny. Ici, la morale n’est pas très présente, les habitants du quartier vivent en toute liberté, peu importe la morale sociale des hommes. Ainsi, les amis de Danny sont parfois voleurs, vils, menteurs, malhonnêtes même entre eux, mais dans les coups durs souvent, ils peuvent compter les uns sur les autres. Parfois ils peuvent être sans pitié, et parfois ils peuvent se mettre en quatre quand ils découvrent une famille qui n’a plus de nourriture à donner aux enfants faute de récolte annuelle. Parfois ils peuvent se battre pour un rien ou se voler entre eux, et parfois ils peuvent s’émouvoir devant l’historie d’un inconnu père d’un bébé mourant.

Au final, Tortilla flat c’est surtout des petites anecdotes, des petites histoires de quartier qui décrivent la vie d’une petite ville pauvre dans le début des années 20. C’est aussi toute une philosophie sur la liberté de l’homme. Quand Danny était pauvre et sans toit, il était finalement plus heureux que lorsqu’il devient propriétaire. Car du moment où il possède une maison, les demandes des autres, les responsabilités, les factures, les actes administratifs lui tombent dessus, ce qui entrainera la dépression de Danny qui au final, était bien plus heureux quand il dormait sous des cartons dans la forêt, rencontrait ses amis au hasard des chemins, et dont la seule préoccupation du jour était de trouver de quoi manger et surtout de quoi boire. L’incendie volontaire de la maison de Danny par les survivants de l’histoire viennent rendre la liberté de chacun de faire ce que chacun désire. J’ai de loin préféré Des souris et des hommes, qui est une histoire plus construite que Tortilla flat qui ressemble plus à des nouvelles qu’à un roman.

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Le tour du monde du roi Zibeline

de Jean Christophe Ruffin

3/5

Au 18e siècle, Auguste Benjowski, un noble polonais, rencontre aux États Unis un Benjamin Franklin vieillissant. En compagnie de sa femme, Auguste s’emploie à lui raconter son histoire. Sa jeunesse dans le château familiale avec un père rustre, ses campagnes militaires à travers l’Europe, son exil en Sibérie, sa rencontre avec sa femme, sa fuite à travers les mers, jusqu’en Chine puis au Japon, avant d’échouer en France puis à Madagascar.

J’aime beaucoup les romans de Jean Christophe Ruffin, en particulier les romans historiques. J’avais adoré Rouge Brésil, L’abyssin et Sauvez Hispahan, mais j’avais moins accroché à des romans plus contemporains comme Le parfum d’Adam. Du coup quand l’auteur sort un roman historique qui parle de voyage et de pays étrangers, j’étais motivée au point d’aller l’acheter sans passer par la case livre de poche, même si je l’ai quand même acheté d’occasion.

Et bien finalement, j’ai été un peu déçue. On lit les aventures assez extraordinaires d’Auguste, j’ai beaucoup aimé la partie dans laquelle il raconte son enfance dans le château familiale froid et lugubre, au coté d’un père un peu barbare et du fantôme de sa mère qu’il n’a jamais vraiment connue. Il passe ses années pré adolescentes auprès d’un précepteur français, qui lui inculque les valeurs du siècle des lumières, ce qui lui vaudra d’être renvoyer comme un malpropre par le père, mais qui aura un impact énorme sur le jeune Auguste.

Auguste laisse ensuite la place à sa femme Aphanasie, qui raconte sa vie de jeune fille dans un camp pour exilés en Sibérie. Cette partie là aussi était assez intéressante, la vie dans la ville-camp, son père alcoolique et méprisant, sa mère qui a souffert d’un mariage sans amour ni respect, et ses sœurs ainées, toutes mariées par leur père en fonction de leur statut social, sans qu’elles aient eu leur mot à dire sur le choix du conjoint et qui subissent leurs mariages comme une agression perpétuelle. Aphanasie va alors rencontrer Auguste et tout va changer.

C’est à partir de leur départ de Sibérie que les choses se gâtent un peu. C’est pourtant la partie que je pensais le plus aimé, moi qui avait adoré les romans de l’auteur qui racontaient des voyages, des périples, des rencontres. Ici, les choses restent trop superficielles. Il arrive à nous faire imaginer la vie des exilés sur le bateau que prennent Auguste, Aphanasie et d’autres exilés pour fuir, on sent les difficultés du voyage en mer, mais la façon de raconter l’histoire joue un rôle important dans le fait que je n’ai pas particulièrement accroché. Auguste raconte les étapes de son voyage sans passion ni émotion, tout comme Aphanasie. Il y a peu de dialogue, il n’ y a pas beaucoup de vie dans les phrases énoncées par les personnages. C’est un peu froid et on a donc du mal à s’attacher aux personnages. Ils iront entre autre au Japon et en Chine, mais il n’y a que très peu de description. Autant dans ces précédents romans on avait l’impression d’y être rien qu’en lisant les descriptions des paysages, les senteurs, les détails des villes, de la population, des rencontres, autant ici il n’y a rien de tout ça. Au Japon il n’y a quasi pas de détails, de descriptions, les personnages que les héros rencontres sont quasi invisibles car très peu décrits, et le manque de dialogue n’arrangent rien. Pareil lorsqu’ils sont en chine. Seul leur voyage à Madagascar prend une autre dimension, on ressent plus les paysages, l’atmosphère, le peuple, leur tradition, les interactions qu’ils ont avec les héros, même si il n’y a pas beaucoup de place pour présenter ces nouveaux personnages. D’ailleurs on n’en sait pas beaucoup sur ceux qui entourent Aphanasie et Auguste, les personnes qui passent des années en mer à leur coté sont à peine d’écrites, exception faite de l’amie qu’Aphanasie se fait à Paris, le temps de leur passage.

Et puis je n’ai pas compris l’intérêt qu’il y avait à les faire raconter leur histoire à Benjamin Franklin. Que vient il faire là dedans? Pas grand chose. J’attendais la fin du livre pour voir la raison de leur venue, mais au finale, cette raison n’a pas vraiment lieu d’être, aucun intérêt. La fin du livre et de la destinée d’Auguste est bien décrite et assez poétique, ça rattrape un peu le reste, mais je ne peux m’empêcher d’être déçu, le potentiel était intéressant pourtant, on aurait pu avoir là un grand roman d’aventure à la mesure de Sauvez Hispahan/l’Abyssin ou Rouge Brésil, dommage.