Dernières séances: Song to song – Le Caire confidentiel

Song To Song : Affiche

Song to song

de Terrence Malick

Ryan Gosling, Rooney Mara , Micheal Fassbender, Nathalie Portman, Holly Hunter, Cate Blanchett

4/5

Cook, un chanteur de rock célèbre, entretient une relation étrange avec Faye, une musicienne qui cherche à percer sur la scène musicale d’Austin. A une soirée, elle fait la rencontre de BV, un musicien très talentueux qui vient de sympathiser avec Cook. Bv a un bon espoir de percer grâce à l’influence de Cook. Il tombe très amoureux de Faye. De son coté, Cook dont la célébrité le rend arrogant, séduit une jeune et jolie serveuse. Après une courte relation, il l’a demande en mariage.

Song To Song : Photo Michael Fassbender, Rooney Mara, Ryan Gosling

Avec Terrence Malick, on ne sait jamais trop à quoi s’attendre. Après 4 premiers films excellents devenus cultes, dont la ligne rouge que je considère comme l’un (si ce n’est pas LE) de mes films préférés, les choses se sont un peu corsées avec lui. Beaucoup de scènes contemplatives, beaucoup d’introspection, beaucoup d’envolées lyriques et de belles scènes visuelles, au détriment d’une intrigue, d’une histoire. C’était le cas avec Tree of life, dont  l’histoire semblait forte et intéressante, mais gâchées par des scènes inutiles (celles avec Sean Penn) ou des envolées hors sujet (comme le trop long interlude sur la création de l’univers). Avec Tree of life, j’ai l’impression qu’on n’est pas passé loin d’un grand film et c’est dommage. Pour To the wonder, les choses sont pires, puisqu’ici il n’y a quasiment pas d’histoire, c’est plat et on s’ennuie assez.

Song To Song : Photo Patti Smith, Rooney Mara

Avec Terrence Malick, quand on voit un film, on a l’impression qu’il se fait surtout plaisir à lui même, si il a envie de filmer tel ou tel truc, tel ou tel sujet et tant pis si ça ne cadre pas avec l’histoire qu’il raconte.

Avec Song to song, j’ai été agréablement surprise finalement. Ici aussi Malick fait dans les envolées lyriques, dans les moments contemplatifs, là aussi il se fait plaisir à filmer tel instant, tel sujet, telle actrice, telle lumière. Mais contrairement à To the wonder ici il y a une histoire et des personnages intéressants. Il n’y a pas énormément de dialogues, c’est surtout les voix off des personnages qu’on entend. Il avait l’habitude de faire ça aussi dans ces autres films, mais les dialogues étaient majoritaires. Ici il y a des dialogues mais ça reste moins présent que les pensées intérieures des personnages.

Song To Song : Photo Rooney Mara, Ryan Gosling

Car BV, Faye, Cook et Rhonda font beaucoup d’introspection personnelle. Le film raconte leurs états d’âme, leurs doutes. Song to song parle très joliment du sens de la vie, de ce que l’on croit vouloir et de ce que l’on veut vraiment, comment les personnages le découvre. BV et Faye tentent de percer dans la musique. Faye est un être qui doute beaucoup d’elle même, de son talent et même de ses envies. Son histoire d’amour avec BV est très belle, Rooney Mara et Ryan Gosling forment un couple beau, uni.

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Cook, lui s’est perdu dans la célébrité. Trop d’assurance, trop d’arrogance. Il se voit et se veut libre, heureux, cool et très généreux, mais en réalité, il est gâté, capricieux, égoïste et joue de sa célébrité pour avoir et dominer. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Rhonda joué par Nathalie Portman. Elle aussi est perdue au début du film et se perd encore plus finalement au contact de Cook. L’argent ne résout pas tous les problèmes.

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Bien sur c’est un film réalisé par Terrence Malick donc c’est visuellement encore très réussie. Je pense que personne ne dépasse ou n’égale le talent qu’à Malick pour filmer la lumière, les décors, les gens. C’est toujours visuellement aussi beau. Un film et des personnages très intéressants, une réflexion sur la vie qui tient le spectateur. Finalement on ne s’ennuie pas du tout durant les deux heures, comme je le craignais, on est emporté par ses personnages qui évoluent dans le monde du rock et de la scène musicale, des festivals de musique et des studios d’enregistrement. Pour ma part, j’ai eu très envie de voir ce qu’il adviendrait de cette brochette de personnages.

Le Caire confidentiel

Le Caire Confidentiel : Affiche

de Tarek Saleh

Fares Fares, Mari Malek, Yasser Ali Maher, Mohamed Yousri, Slimane Dazi, Hichem Yacoubi

4/5

Au Caire, quelques semaines avant la révolution de 2011, une chanteuse est retrouvée morte, assassinée dans sa chambre d’hôtel. Noureddine Mostefa, un inspecteur de police, est chargé d’enquêter. Très vite, il découvre que la jeune femme était la maitresse d’un député et homme d’affaire très en vue. L’homme en question aurai quitté l’hôtel peu de temps avant la mort de la jeune femme. Il découvre aussi que Salwa, une femme de ménage, a été témoin du meurtre et a vu le visage du meurtrier.

Le Caire Confidentiel : Photo Fares Fares

Le Caire Confidentiel : Photo Fares Fares

J’en avais beaucoup entendu parlé de ce film et j’avais très envie de le voir. Le Caire confidentiel c’est plus qu’un simple film policier avec enquête, meurtre, assassin et indice. C’est un film social, historique, politique, policier, et aussi un portrait de flic, celui de Noureddine. Son personnage, malgré ses défauts, est très intéressant à suivre et attachant.

Le Caire Confidentiel : Photo Fares Fares

Le Caire Confidentiel : Photo Mari Malek

Le Caire confidentiel, c’est une enquête dont la résolution judiciaire est rendue impossible par la corruption de la police, sur fond de révolution que les policiers ne voient absolument pas venir. Il y a quelques touches d’humour, c’est très bien filmé, l’histoire est très bien ficelée, et les touches de politique et de social (corruption, situation des émigrés clandestins) sont très bien amenées et intégrées au récit. Le tout joué par d’excellents acteurs, à commencé par Fares Fares qui joue l’inspecteur Noureddine (que j’avais vu dans le très drôle Cops) et Mari Malek qui joue Salwa. A voir.

 

Avril enchanté dans le sud de la France

Avec un peu de retard, je vous raconte mon voyage en famille dans le sud de la France pour une semaine à la mi avril, plus précisément à Villeneuve Loubet sur la côte d’azur. J’y étais déjà allée deux fois, en 2007 et 2008. Je m’y étais rendue surtout pour le festival de Cannes. J’avais pu me promener sur la croisette, rencontrer pleins de stars plus ou moins célèbres au détour d’une rue, j’avais pu voir le cirque devant le palais des festival ou devant le martinez, j’avais assistée à une émission du grand journal de Denisot… ça avait été une expérience très intéressante, excitante parfois, mais ça m’a quand même bien désacralisé le festival, voir l’envers du décor enlève un peu la magie!

Les iles du Lérins

Cette année, presque 10 ans après mon dernier passage, je m’y suis rendue courant avril, donc loin des effervescences du festival de Cannes.

Plage à Villeneuve Loubet

Nous avons parcouru la cote d’azur, du moins une partie. Nous avons eu que du beau temps, un ciel bleu profond, un grand soleil. La première moitié de la semaine était assez chaude, la seconde plus fraiche.

Ile du Lérins

Nous avons fait la traversée en bateau depuis Cannes jusqu’à l’ile du Lérins Sainte Catherine. Le prix de la traversée est un peu cher (14euros aller/retour pour 15 minutes de traversée). L’ile du Lérins est tout de même bien agréable. Nous n’avons pas visité le fort de Richelieu dans lequel aurait été enfermé l’homme au masque de fer, mais on se promène sur les remparts du fort, depuis lesquels on a une superbe vue sur Cannes, la mer est d’un bleu profond, on a envie de se jeter à l’eau, mais en avril elle reste quand même trop fraiche! Je me tremperais quand même les pieds dans la méditerranée. On fini la journée dans le vieux Cannes, en déjeunant très tardivement dans un petit restaurant familiale italien, La farigoule.

Le lendemain, nous consacrons une bonne partie de la journée à la villa Ephrussi de Rotschild à Saint Jean Cap Ferrat, connue pour ses jardins. Une fois arrivés à Beaulieu sur mer, on prend un véritable chemin de traverse pour arriver à la villa. Après un bon quart d’heure de marche, nous passons par une petite ruelle piétonne désertique, bordée de villas qui croulent sous la végétation: bougainvilliers, jasmin, rosiers, et j’en passe, ce qui nous occupent jusqu’à ce que le chemin finissent par redescendre par d’énormes marches difficiles. Il faut le dire, la route à pied nous a bien fatigués! Heureusement la villa Ephrussi en valait la chandelle. La villa date du début du 20e siècle, construite sur la presqu’ile du cap Ferrat. De chaque coté de la villa, on peut voir la mer. L’intérieur est très jolie et des acteurs en costumes début du siècle déambulent dans les couloirs, deux femmes en tenues de soirée qui parfois se retrouvent dans le hall pour jouer ensemble, un maitre d’hôtel et un jardinier, qui participent ensemble à certaines parties des visites guidées.

Villa Ephrussi

Le jardin est le point fort. Jardin à la française, à l’italienne, jardin japonais, jardin mexicain avec ces cactus géants, il y en a pour tout les gouts. Certains arbres sont magnifiques. Des jeux d’eau et de musique sont lancés toutes les 20 minutes au dessus d’un long bassin contenant des carpes. Un jardin vraiment magnifique, on pourrait y passer des heures. On finit la journée à Nice pour “déjeuner” à 16h d’un kebab délicieux, ça faisait longtemps que je n’en avais pas mangé d’aussi bon.

Villa Ephrussi

Mardi est consacrée à Menton. On visite la vieille ville, les petites ruelles, on passe aussi par le bord de mer, avant de déjeuner chez Marcello, un restaurant correcte, avec une très bonne pana cotta en dessert. On finit la journée à Nice encore pour déguster une glace.

Le mercredi, on se rend plus à l’ouest à Mandelieu la Napoule. On y va surtout pour visiter le château de la Napoule, qui date du 10e siècle (peut être un peu moins) et qui a surtout été retapé par un couple d’américain, les Clews. Ensemble ce couple tombèrent amoureux des lieux et entreprirent de le reconstruire, de l’agrandir, de l’améliorer.

Château de la Napoule

Nous ne visitons que l’intérieur de la grande salle du château, car la visite guidée avait déjà commencée et la suivante n’était que dans deux heures. On visite les jardins qui sont vraiment enchanteurs, des petites fontaines, des bassins, des bougainvilliers, une terrasse donnant sur la mer, une fausse impression de ruines…Le parc contient certains panneaux qui nous expliquent la destinée du château, l’histoire des lieux, la personnalité atypique du couple Clews. On finit par la petite plage en contrebas du château, dans laquelle j’irais me tremper les pieds, petit rituel que je prendrais l’habitude de faire durant la semaine, avant d’emprunter un petit passage au ras de l’eau, qui contourne le château et qui traverse certaines petites plages. On finit la journée à se balader dans le vieux Antibes.

Le vieux Villeneuve Loubet

Le jeudi on visite la vieille ville de Villeneuve Loubet, des petites ruelles très jolies, des chats partout qui passent dans les rues, l’un des plus beau village que j’ai visité, avant de consacré le reste de la journée à Nice. On marchera tout le long de la promenade des anglais, puis sur la place Massena, avant de rejoindre le vieux Nice. On goute aux glaces Azzuro dans la rue Sainte Separate.

Nice

Vendredi est déjà notre dernier jour! Toujours le même beau temps, on se rend dans le vieux Antibes, on se promène dans les ruelles, on monte sur les remparts, je passe par la plage d’Antibes pour tremper mes pieds dans l’eau plus que fraiche, puis on déjeune dans le meilleur restaurant de la semaine, le Jardin.

Juan les pins, Cannes, Antibes

Le menu du midi c’est plat, dessert, boisson et café pour 15€. On nous apporte du filet de bœuf, pommes de terre rôties et une des meilleures ratatouilles que j’ai jamais mangé. En dessert, c’est la tarte aux fruits rouges, délicieuse. On passe l’après midi à Juan les pins au bord de mer, avant de terminer à Cannes sur la croisette.

Si je ne devais choisir qu’un lieu, peut être Mandelieu la napoule pour son château au bord de l’eau. J’ai adoré les ruelles de la vieille ville de Villeneuve Loubet, la villa Ephrussi, l’ile du Lérins et le vieux Antibes. Pouvoir m’approcher à tout instant de la mer ça fait du bien, pouvoir tremper ne serait-ce que les pieds dans l’eau fraiche de la méditerranée. En avril c’est vraiment une période géniale, on a eu que du beau temps, de magnifiques couchés du soleil, une lumière sublime, et pas encore trop de touristes!

 

 

Dernières séances: Creepy – It comes at night – Le grand méchant renard

Creepy : Affiche

de Kiyoshi Kurosawa

Hidetoshi Nishijima, Yuko Takeushi, Teruyuki Kagawa

3.5/5

Takakura est lieutenant de police spécialisé dans le profilage et la psychologie des tueurs. Après un interrogatoire qui tourne mal, Takakura démissionne de la police. Il devient professeur à l ‘université et s’installe dans une nouvelle maison avec sa femme. Tandis que cette dernière essaye désespéramment de sympathiser avec des voisins récalcitrants, Takakura est contacté par un ancien collègue qui aimerait avoir son aide pour enquêter sur une affaire non résolue: la disparition d’une famille il y a 6 ans.

Creepy : Photo Hidetoshi Nishijima, Masahiro Higashide

Du même réalisateur, j’avais déjà vu Tokyo sonata que j’avais adoré, et Real qui ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable. Creepy tient plus du thriller policier. Un voisin étrange, une enquête policière glauque, quelques scènes bien glauques, un ancien flic qui retombe dans ses vieux travers, des mystères à élucider, une épouse un peu trop curieuse.

Creepy : Photo

Il y a certaines scènes qui rappellent le Silence des agneaux, les acteurs sont très bien et le réalisateur a su donner une atmosphère flippante à son film qui porte vraiment très bien son nom du coup. Quand on découvre l’envers du décor, on tombe dans l’horreur absolue.

Creepy : Photo

Dommage qu’il y ait quelques rebondissements qui ne m’ont pas convaincu, manquant de crédibilité (le chef de la police qui doit bien avoir 60 ans et qui se précipite chez un tueur psychopathe, qu’il est bien conscient que l’homme est très dangereux, et qui ne prend même pas la peine d’emmener avec lui quelques hommes histoire d’assurer ses arrières). Un film tout de même bien prenant malgré quelques petites erreurs et quelques petites longueurs.

It Comes At Night : Affiche

It comes at night

de Trey Edward Schults

Joel Edgerton, Christopher Abbott, Carmen Ejogo, Kelvin Harrison jr, Riley Keough

3.5/5

Paul, Sarah et Travis leur fils, vivent en reclus dans une maison de campagne cachée au fond des bois. Ils s’y sont réfugiés après qu’une épidémie mystérieuse ait ravagé le monde. Coupe du monde extérieur, la famille ne sait rien sur la maladie, l’origine ou l’état des populations. Ils savent reconnaitre les premiers symptomes et savent se préserver en cas de contact. Ils doivent faire attention aux vivres, au renouvellements d’énergies, et le soir personne n’est autorisé à sortir de la maison, barricadée de l’intérieure. Un jour, Paul découvre Will un survivant. Passé une quarantaine de quelques heures pour être sur qu’il n’est pas contaminé, Will demande l’aide de Paul pour aller chercher sa femme et leur fils cachés dans une cabane à 20 kilomètres de là. Paul prend le risque de parcourir les quelques kilomètres et les ramène. Les deux familles cohabitent donc sous un même toit. L’organisation est revu pour les tâches ménagères, le partage des vivres…

It Comes At Night : Photo Christopher Abbott, Joel Edgerton, Kelvin Harrison Jr., Riley Keough

Je m’attendais presque à un film de zombie mais ce n’est pas le cas. L’épidémie qui a touchée l’humanité est une maladie brutale, dont les symptomes apparaissent vite. La contagion est très virulente, un simple contact suffit. Le film nous raconte la vie isolée de cette famille, des parents  et de leur fils Travis qui est presque adulte et doit désormais prendre ses responsabilité. Le film est dure des le départ puisque les premières scènes sont celle de la mise à mort et de l’enterrement du grand père, le père de la femme. Infecté on ne sait comment, le grand père à vite développer des symptomes. La famille décide donc de l’abattre, de mettre le feu au cadavre avant de l’enterrer.

It Comes At Night : Photo Joel Edgerton, Kelvin Harrison Jr.

En réalité, sous des aspects de film catastrophe, le films nous parle surtout des hommes, de leurs réactions, de leur nature. L’instinct de survie plus fort que toutes valeurs morales, la suspicion, le manque de communication et de confiance. Entre les deux familles les choses dégénèrent très vite et quand les choses ne vont plus comme on leu voudrait les défauts de l’humanité ressortent vite, même chez les personnes les plus civilisées. La mère dira à son fils “tu ne sais pas ce dont sont capables les gens désespérés”. Avec un minimum de communication, les choses n’auraient peut être pas autant dégénérées que ce qui s’est passé dans le film. L’instinct de survie et la loi du plus fort s’imposent.

It Comes At Night : Photo Joel Edgerton

La fin est dure, sans pitié et sans espoir et sans explication sur ce qui peut se passer en dehors de cette maison perdue au fond des bois. Un huis clos glauque et claustrophobe, dans une once d’espoir servi par d’excellents acteurs. A ne pas voir en cas de déprime!

Le Grand Méchant Renard et autres contes : Affiche

Le grand méchant renard et autres contes

de Benjamin Renner, Patrick Imbert

4/5

A la campagne, dans une ferme, un cochon, un lapin et un canard décide de faire la livraison d’un bébé après que la cigogne se soit fait mal aux ailes. Un renard qui en a marre d’avoir faim et qui ne fais pas le poids face aux poules décident de suivre le conseil du loup et d’enlever les œufs de la poule. Quand les poussins seront nés et auront engraissés il pourra les manger dans sa tanière…

Le Grand Méchant Renard et autres contes : Photo

Le Grand Méchant Renard et autres contes : Photo

Trois petites histoires toutes réussies. J’avais adoré le long métrage précédent, Ernest et Célestine. Ici on retrouve les dessins épurés, poétiques, de véritables dessins. C’est beau, c’est coloré, c’est doux pour les yeux. Les histoires sont toutes les trois très bien racontées; j’ai adoré l’histoire du cochon sérieux et du lapin et canard crétins qui tentent de livrer le bébé à la place de la cigogne. J’ai aussi adoré la 3e histoire autour de noël, de l’existence du père noël, c’est drôle, mignon. Mais ma chouchou reste la seconde histoire, celle du renard qui kidnappe des œufs de poules pour pouvoir manger les poussins quand ils seront assez grand. Mais le soucis c’est que les poussins pensent que le renard est leur mère et qu’ils sont eux même des renards. C’est très drôle!

Le Grand Méchant Renard et autres contes : Photo

Le Grand Méchant Renard et autres contes : Photo

On passe une excellent moment avec ces animaux, on rigole plus d’une fois, c’est loin d’être un simple dessin animé pour tout petit, les adultes y trouveront leur compte ( avec un clin d’œil à Totoro en passant). A ne pas manquer quelque soit votre age.

 

 

Petits plaisirs: Les pavlova aux fraises

 J’aime beaucoup ce dessert composé de meringue, de crème chantilly et de fruits selon les envies et avec la chaleur actuelle c’est un dessert rafraichissant!

J’ai parfois des envies soudaines de cuisiner, en particulier la pâtisserie, et du coup j’ai tenter les pavlova. Au départ j’ai voulu faire mes propres meringues, et comme à mon habitude, je divise toujours par deux voir par trois la quantité de sucre indiquée dans les recettes. Le soucis, c’est que mes meringues prenaient une couleur marron (encore que ça ne me dérange pas), mais surtout que mes meringues ne durcissaient pas. Une catastrophe. J’ai finalement lu quelque part que si on ne respecte pas les quantités de sucre, la meringue rejette trop d’eau et le coté croustillant n’existe pas.

Bon maintenant je peux le dire, je suis la reine de la meringue! La chantilly c’est facile à faire, me restait plus que l’assemblage. Personnellement, j’ai préféré faire des petites meringues pour pouvoir faire des verrines, plutôt qu’un gâteau entier.

Pour les meringues:

160 g de sucre semoule

3 blancs d’œufs

Pour la chantilly

50g de sucre semoule (voir moins)

1 pot de 200g de crème fraiche épaisse 30% de matière grasse minimum

Pour les meringues, préchauffer le four à 120°. Séparer les blancs des jaunes d’œufs. Monter à l’aide d’un batteur électrique les blancs en neige. Ajouter le sucre à mi chemin. La meringue doit être lisse, brillante et retomber en bec d’oiseau. Mettre la meringue dans une poche à douille (douille lisse), mettre un papier cuisson sur une plaque et pocher des petites meringues. Mettre au four environ une heure.

Pour la chantilly, battre la crème au fouet électrique. Ajouter le sucre en cours de route, et continuez de battre jusqu’à ce que la chantilly soit montée.

Déposer au fond d’un verre large, une ou deux petites meringues, ajouter la chantilly, recouvrir d’une ou deux meringues, recouvrer encore d’un peu de chantilly (selon les gouts). Décorer avec des fraises coupées en quatre. (mettre autant de fraises que l’on veut, selon les gouts). Mettre au frigo au moins deux heures, pour que ce soit bien frais.

Franchement c’est un dessert facile à faire, qui ne prend pas de temps dans son exécution et c’est vraiment délicieux!

Dernières pauses gourmandes

Voici une sélection des dernières adresses gourmandes que j’ai pu tester ces derniers mois à Paris. Du kebab à la pizzeria, en passant par salon de thé et pâtisserie, y’en a pour tous les gouts! (Pour les photos, celle de KL et Karamel ce sont mes photos. Pour Gustus ce sont des photos tirées de leur profil facebook, et pour les autres, j’ai pioché sur internet, n’ayant pris aucune photo).

KL

Salon de thé, pâtisseries

78 avenue de Villiers, Paris 17e

J’avais entendu beaucoup de bien de ce salon de thé et je n’ai pas été déçue! Les lieux sont simples, agréables, il n’y a pas beaucoup de tables, mais le point un peu négatif c’est que les fauteuils assez bas ne sont pas très confortables pour déguster des pâtisseries. ça convient mieux si on ne fais que boire une boisson et papoter, mais pour manger c’est un peu plus inconfortable.

 

Mais bon on oublie tout quand le serveur nous apporte les pâtisseries de Kévin Lacote. Nous étions trois, et nous avons pris le saint honoré à la fraise, la tarte aux fraises, le kara damia, et les churros servit minute avec une sauce chocolat et une marmelade d’orange.

Tout est délicieux! Le kara damia, mousse de lait, noix de macadamia et caramel est une tuerie! J’ai aussi énormément aimé la tarte aux fraises, un délice. Quant aux churros, ils sont tout dorés, délicieux, je n’en ai jamais mangé d’aussi bons! J’ai trouvé que les prix étaient raisonnables pour la qualité et le cadre. On peut aussi prendre les pâtisseries à emporter.

DES GÂTEAUX ET DU PAIN

Pâtisserie

63 boulevard Pasteur, Paris 15e

Des gâteaux et du pain, comme son nom l’indique, est une boutique qui tourne autour de gâteaux et de pains. Ce sont les créations de  Claire Damon. Il n’y a pas beaucoup de choix dans les pâtisseries, mais Claire Damon ne travaille que les fruits de saison. En ce moment, c’est surtout la fraise et la rhubarbe. J’avais gouté il y a plusieurs mois le pomelo rosa, une pâtisserie à base de pamplemousse et de rose, et je n’avais pas tout à fait aimé à cause de l’amertume du pamplemousse dont je ne suis pas fan.

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J’étais retournée dans sa boutique à plusieurs reprise, mais uniquement pour m’acheter leurs chaussons aux pommes et chaussons au citron qui sont délicieux, parmi les meilleurs que j’ai mangé. Avec l’arrivée de la fraise, je suis partie retenter ma chance. J’ai testé le baba aux fraises et ce fut un coup de cœur! le baba est parfaitement imbibé de jus de fraise, au milieu on tombe sur une crème à la fraise, coulis de fraise, surmonter de trois fraises. Si vous aimez la fraise, ce dessert est à ne pas manquer, c’est très frais, léger, aérien, le gout de la fraise est très présent, c’est sublime! Seul bémol, le service n’est pas forcément des plus aimable selon les jours et les personnes sur qui vous tombez.

KARAMEL

Salon de thé, pâtisseries

67 rue saint Dominique, Paris 7e

Salon de thé que m’a fait découvrir une collègue, ce fut une bonne surprise! Plusieurs tables, une vaisselle rétro, et surtout des pâtisseries qui tournent autour du caramel délicieuses. J’y suis allée en hiver et j’y ai gouté La poire, la tarte vanille et le mille et une miette. Les trois sont à tomber, si vous aimez le caramel il ne faut pas rater l’occasion d’y aller. Ils vendent aussi beaucoup de caramel à l’unité, des viennoiseries délicieuses (notamment les brioches) et des pâtes à tartiner.

PIZZERIA POPOLARE

Pizzeria, restaurant italien

111 rue réaumur, Paris 11e

La dernière enseigne du restaurant East mama, le fameux restaurant près de ledru rollin pour lequel il faut faire la queue des heures pour avoir une table et où les réservations n’existe pas. J’ai pu me rendre une fois à east mama; nous étions deux et nous sommes arrivées en fin de service un vendredi,  du coup on a attendu juste cinq minutes. Mais bon nous n’avons pas eu de table, faut pas rêver, juste un coin de comptoir mais c’est mieux que rien. J’y avais gouté une pizza, très très bonne, mais on en trouve de tout aussi bonne ailleurs à paris, sans devoir faire la queue. Par contre, j’ai testé le tiramisu en dessert, et là ce fut un coup de foudre, je n’ai jamais mangé de tiramisu aussi bon que celui la.

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Mais retourner à east mama jusqu’à Ledru rollin qui est un quartier un peu loin pour moi, sans être sur de pouvoir y manger avec leur file d’attente interminable, même pour regouter au tiramisu c’était trop me demander. Alors quand ils ont ouvert leur adresse spéciale pizza dans le quartier de la bourse j’y suis allée. Un jour férié, un week end prolongé, dans un quartier qui vit surtout en semaine, j’espérais ne pas trop faire la queue et ça a été, je n’ai attendu “que” 20 minutes. L’intérieur de Popolare est beaucoup plus grand que east mama. On nous installe en bout de table d’une longue tablée. Que ce soit chez east mama ou pizzeria popolare, ce qui est sur c’est qu’on ne vient pas pour le confort. Nous sommes trois et du coup l’une d’entre nous finit en bout de table sur un tabouret, avec pas beaucoup de place pour y poser trois grandes assiettes de pizza. Mais ça passe. Les pizza sont très bonnes, généreuses, fraiches, rien à dire, elles sont excellentes et en plus vraiment pas cher. Mais je suis super contente de voir que dans leur carte on retrouve le fameux tiramisu toujours aussi excellent.

FIVE GUYS

Burger, fast food

Court saint émilion, Paris 12e

Oui c’est le fameux fast food US haut de gamme. J’ai connu cette adresse à Londres, mais je n’y avais jamais mis les pieds, car à chaque fois que je suis passée devant, il y avait une foule monstre. Quand ils ont ouvert leur première adresse française à Bercy, j’ai attendu la fin de l’été et une heure bien creuse (il est ouvert en continu), pour m’y rendre. Du coup je n’ai pas fait la queue et j’ai pu avoir une table. On s’est pris le classique cheeseburger, chacun à sa façon, des frites et un milk shake cacahuète.

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Alors le verdict, c’est que le cheeseburger est super copieux, généreux dans ces ingrédients, on sent qu’on est chez les américains, hors de questions que vous sortiez des murs sans avoir le ventre plus que plein. Les frites sont encore pire dans le genre quantité. J’ai pris une petite portion et je n’ai même pas eu le courage de les finir. Les frites ne sont pas surgelées et sont très bonnes. Le cheeseburger m’a beaucoup plut, je l’ai trouvé très bon, tout comme le milk shake, moi qui adore la cacahuète, je suis servie, aucun soucis pour arriver à bout du gros gobelet, c’est délicieux! Seule bémol, les prix sont un peu cher. 10eur le cheeseburger, 3.50 la portion de frite, et 6.50 le milk shake. un poil cher, surtout qu’on est dans le style fast food, donc pas de service, pas de vaisselle. Petit bonus, si vous aimez les cacahuètes il y en a en libre service pour faire patienter les clients, les cacahuètes grillées et salées dans leurs coquilles sont très bonnes et à volonté.

B BELL

Kebab

74 rue de turbigo, Paris 3e

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Près de la station de métro Temple, B Bell propose des kebabs haut de gamme. Il y en a plusieurs qui ont vu le jour dernièrement à Paris et qui redorent un peu l’image affreuses que les médias ont donné aux kebab. Viande avariée, viande bourrée de gras, hygiène déplorable…B Bell réconcilie avec les kebab, la viande est délicieuse, il y a plusieurs choix possibles. En fait tout est délicieux, les sauces, la viande, le pain maison et les frites fraiches qui ne sont pas trop grasses. L’accueil est chaleureux et sympathique. Je n’y suis allée qu’une fois, mais j’ai très envie d’y retourner!

GUSTUS

Asiatique

215 rue de vaugirard, paris 15e

Découvert encore une fois grâce à une de mes collègues. La devanture ne paye pas de mine, on a un peu de mal à imaginer qu’on vend de la nourriture à l’intérieur. Le comptoir est lui aussi vide, si ce n’est quelques rares desserts. Car Gustus prépare tout ou presque à la minute selon les commandes. Il n’y a pas dix mille choix à la carte, mais tout est délicieux. Riz sauce saté au poulet, riz sauce cacahuète, nouille soba aux légumes et au poulet, un vrai délice. Il y a aussi des versions végétarien à base de tofu ou de légumes. Le menu à 8.80€ se compose d’un rouleau de printemps et d’une box à base de riz ou de nouilles soba, avec son assortiment de légume, de viande ou de tofu. Le rouleau de printemps vaut le détour, rempli généreusement de crudités en tout genre (carotte, courgette, concombre…) avec sur le dessus une très légère vinaigrette, des morceau de mangue fraiche, des radis finement coupés et des oignons grillés, un vrai délice. Avec ce menu, ventre rempli garantie. C’est sain, équilibré, pas gras pour un sou, gourmand et délicieux.

Il y a aussi les ravioles avec sa soupe à la coriandre, mais je n’ai pas encore gouté.

J’ai également tenté le bo bun et je n’ai pas été déçue. Composé de quelques feuilles de salade verte, des carottes râpées, quelques autres crudités (radis, avocat, concombre…), pousse de soja, des vermicelles de riz, de la coriandre fraiche, des oignons grillés, des cacahuètes, de la menthe fraiche, des morceaux de poulet. On recouvre les vermicelles d’une sauce absolument pas grâce et c’est super bon, super frais, super copieux, super gouteux.

Récemment, des bento sont proposés mais je n’ai pas encore testé. Cette adresse est devenue un peu ma cantine et le couple qui tient le lieu est tout aussi délicieux que leurs plats, toujours un accueil impeccable.

Dernière lecture: Kayla Marchal tome 2: L’ascension de Estelle Vagner – Le joueur de croquet de HG Wells – Hidden legacy tome 2: White hot – Park life de Shuichi Yoshida

L’ascension

de Estelle Vagner

3.5/5

Le tome 2 des aventures de Kayla Marchal. On retrouve donc Kayla et Jade qui découvrent la vie des polymorphes et du clan des protecteurs. Elle est sensée s’entrainer à développer son pouvoir et à trouver sa deuxième forme animale, mais hélas pour elle rien ne fonctionne. Alors qu’elle pensait enfin trouvée sa place parmi les polymorphes, elle comprend très vite qu’elle n’est pas acceptée par les autres. Encore une fois, elle a l’impression de ne pas être à sa place et de ne pas être acceptée. Heureusement elle trouve du réconfort auprès de Jade, mais Max lui manque énormément. Les mois passent et elle n’a aucune nouvelle…les choses auraient pu continuer ainsi si Kayla n’avait pas découvert le véritable but des polymorphes protecteurs. Elle décide alors qu’il est temps d’aller voir ailleurs.

j’avais beaucoup aimé le premier tome des aventures de Kayla. Les dialogues sont parfois un peu trop ado mais il faut dire que l’héroïne n’a que 18 ans. J’ai moins aimé le début du roman, lorsque Kayla et sa nouvelle copine Jade sont coincés dans les quartiers des Protecteurs et qu’elles sont obligées de suivre des cours. Le coté lycée n’était pas des plus passionnant, mais heureusement cette partie là passe très vite. On se retrouve donc ensuite dans le vif du sujet, et dans tous ce qui a fait que j’ai aimé le premier tome: de l’action, des rebondissements, de l’aventure, de l’humour. On découvre grâce à Jeremiah, l’univers des Traditionalistes.

Avec les rêves de plus en plus vivant et détaillés de Kayla, on découvre enfin ses vies antérieures, notamment le passé de Kania et Max/Mydan, mais aussi une autre vie antérieure plus lointaine. Les rêves apprennent à Kayla sa destinée et les sacrifices qu’elle a fait et qu’elle devra surement faire encore.

Une lecture très sympa, parfois légère, parfois drôle, Kayla évolue doucement, et les personnages secondaires sont pour la plupart attachant. Je lirais le 3e tome avec plaisir.

 

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Le joueur de croquet

de HG Wells

4/5

Dans les années 30, George est un homme de la bonne société, oisif et lisse. Il dépend du bon vouloir de sa riche tante, avec qui il passe tout son temps. George boit, voyage, et joue du croquet, sport dans lequel il excelle. Bref, George est un anglais respectable. Il est un jour aborder sur la terrasse d’un hôtel par le docteur Finchatton, qui lui demande s’il peut lui raconter ses mésaventures récentes afin d’avoir l’opinion d’un homme extérieur. Finchatton lui raconte comment il est devenu médecin dans une petite ville paumée. Il a été témoin de certains faits qui l’ont persuadé que le mal à l’état pure agissait dans la région, au point de hanter ses nuits et ses rêves et de perturbé sa tranquillité.

Je suis tombée sur ce court roman un peu par hasard et j’ai tenté le coup. Le roman se passe exclusivement sur la terrasse de cet hôtel dans lequel le héros, George, va rencontrer Finchatton, persuadé d’avoir été contaminé par le mal qui règne dans la ville où il est établi. Un petit roman étrange. J’ai été intéressée par l’histoire de Finchatton; est t-il tout simplement fou, l’est-il devenu en se laissant convaincre que le mal est contagieux, ou a t-il vraiment été témoin du mal qui prendrait véritablement forme? Tout est sujet à questionnement dans ce roman, même le médecin psychiatre de Finchatton n’est pas dénué d’ambiguïté; est-il fou lui aussi? a t-il été contaminé par Finchatton? et si c’est le cas, George va t-il être contaminé aussi?

Ce qui sauve George de la folie finalement, c’est tout simplement son caractère. George est un anglais dilettante, qui ne se prend pas la tête, qui a des idées très terre à terre et zéro imagination. Ce qui intéresse George c’est d’en faire le minimum, de se prélasser le maximum et de satisfaire sa tante qui tient les cordons de la bourse, alors le mal, la folie et la contagion il s’en fout, et c’est finalement ça qui le sauve.

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Hidden legacy tome 2: White hot

de Ilona Andrews

4/5

Nevada Baylor est toujours détective privée et tente de se remettre des évènements récents (Burn for me tome 1). Mad Rogan n’a pas reparue dans sa vie et c’est tant mieux, du moins le pense t-elle. La routine a repris  le dessus jusqu’à ce que Cornelius Harrison sonne à sa porte. Sa femme a été sauvagement assassinée en compagnie de plusieurs autres collègues de travail. Il aimerait venger la mort de sa femme, d’autant que son employeur ne semble pas intéressé de le faire. Nevada accepte l’affaire et doit pour enquêter, remettre les pieds dans le monde des Primes, ces êtres qui ont des pouvoirs importants et qui les placent au dessus du commun des mortels.

Bon je ne comprend toujours pas les couvertures affreuses pour cette série. En plus d’être vraiment très moches, elles donnent l’impression qu’on est sur le point de lire des romans arlequins ou érotiques, alors que non, ce n’est pas le cas. C’est d’ailleurs à cause de la couverture que je ne m’étais lancée dans la lecture du tome 1 Burn for me, que un an après sa sortie alors que je suis très fan des romans d’Ilona Andrews. Heureusement j’ai lu des articles qui m’ont fait réalisé que c’était bien de l’urban fantasy avant tout.

Dans la série des Hidden legacy, nous sommes dans un monde qui pourrait être le notre aujourd’hui mais qui a été chamboulé à la fin du 19e siècle par l’invention d’un sérum qui permet aux êtres qui se l’injecte de développer des pouvoirs extraordinaire comme la télékinésie, la télépathie, contrôler les éléments, ou autre. Certains développent des pouvoirs à un niveau très élevé, d’autre à un niveau minuscule. Ces pouvoirs pouvant se transmettre d’une génération à l’autre, ces personnes sont très vite rangées dans des cases selon le niveau de la magie. Moyen, élevée, ou encore Prime, qui sont les plus puissants. Ce ne sont plus des “familles” mais des “maisons”, qui suivent leurs propres règles, qui ont leurs propres institutions, même si ils respectent un minimum les êtres humains lambda et leurs lois pour ne pas soulever la haine et la rébellion de la population. Pour les membres des “maisons”, les mariages sont arrangés selon les pouvoirs des uns et des autres, dans l’espoir qu’une union engendrera des enfants puissants, avec des mélanges de différents types de pouvoir. C’est dans ce contexte qu’on fait connaissance dans le précédent tome de Nevada, dont le pouvoir est de savoir si quelqu’un ment ou pas. C’est un pouvoir rare et facile à cacher. Seule sa famille le sait et pour le reste du monde Nevada n’est qu’une simple petite détective privée qui s’occupe surtout d’infidélité.

J’ai adoré ce tome. On retrouve Nevada et toute sa petite famille, la mère ancienne militaire, la grand mère Frida qui adore bricoler les tanks dans le garage, Catalina et Arabella, les deux jeunes sœurs de Nevada et Leon et Bern ses deux cousins. On en apprend plus sur les origines de Nevada, d’où vient son pouvoir, on en apprend plus aussi sur les sœurs et cousins de Nevada qui ont eux aussi des pouvoirs intéressants.

Il y a beaucoup d’actions, beaucoup d’humour aussi, les dialogues sont toujours très drôles à lire, comme c’est déjà le cas dans les autres romans de Ilona Andrews (Kate Daniels). J’aime vraiment les romans urban fantasy de cette auteur, surtout pour ses héroïnes, toujours des personnages forts, déterminés, indépendants. Contrairement à son personnage de Kate Daniels, Nevada ne sait pas se battre et n’a pas de capacité physique particulière, mais son pouvoir devient de plus en plus maitrisé et puissant. Et surtout Nevada gère beaucoup de choses, j’adore son indépendance d’esprit, son coté malin. J’ai adoré son évolution. Avec des pouvoirs de plus plus puissant, elle devient quelqu’un qu’elle n’est peut être pas prête à assumer.

J’ai beaucoup aimé l’intrigue aussi, Cornelius est un personnage sympathique tout comme sa petite fille entourée d’animaux magiques; et puis bien sur le roman tourne beaucoup autour de la relation entre Nevada et Rogan qui évolue énormément. C’est drôle, bourré de rebondissement et d’action, on ne voit pas les pages tournées. Il se sera passé quasiment 3 ans pour que la suite sorte mais heureusement le tome 3 écrit dans la foulée sortira fin juillet 2017. J’ai hâte de le lire,  on devrait notamment voir la confrontation entre Nevada et sa grand mère paternelle.

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Park life

de Shuichi Yoshida

3.5/5

Un employé de bureau, son chef direct, une jeune employée de bureau, un vieux monsieur qui s’amuse avec son drone, une dame qui fait du jogging, un homme d’âge mur qui fait des exercices d’équilibre, tout ce monde se croise dans le parc Hibiya à Tokyo.

Park life parle du quotidien d’un jeune tokyoïte comme beaucoup d’autre. Célibataire, solitaire, employé de bureau, pas trop d’ambition. Il passe alors toutes ses pauses dans le parc à coté de son bureau, parfois seule, parfois en compagnie de son chef avec qui il a des discussions sur le sens de la vie. Il y a aussi la mystérieuse jeune femme qui vient tous les jours boire son café dans le parc avec qui il sympathise.

On le suit dans l’appart d’un couple d’amis qui se sont séparés et qui lui ont laissé les clés pour un temps indéterminé. ça tombe bien, puisque sa mère est de passage à Tokyo et squatte son appartement, comme elle le fait tout les ans pour quelques jours, pour respirer un autre air que celui de sa maison et pour voir d’autre tête que celle de son mari. La relation mère fils est parfois drôle.

Il y a une ambiance douce amère qui se dégage du roman, des petites choses du quotidien qui n’ont pas de réels importance. Le roman est court, il n’est pas exceptionnelle, mais j’imagine qu’entre les mains d’un bon scénariste et d’un bon réalisateur, ça pourrait faire un chouette film plein de douceur.

 

Conspiracy de Micheal Apted

Conspiracy : Affiche

De Micheal Apted

Noomi Rapace, Micheal Douglas, Orlando Bloom, Toni Collette, John Malkovitch

1,5/5

Alice Racine, interrogatrice pour la CIA, s’est retirée du terrain après un échec professionnel. Elle travaille à Londres sous couverture dans un service d’aide social pour le compte du MI-5, afin de repérer de potentielle menace. Elle est approchée par la CIA pour interroger d’urgence un potentiel terroriste qui a des liens dans une organisation importante qui menace d’attaquer sous peu. Mais Alice découvre que ces agents de la CIA ne sont pas ce qu’ils prétendent être.

Conspiracy : Photo Noomi Rapace

La programmation cette semaine n’est pas folichonne, du coup je me suis rabattue sur Conspiracy en pensant aller voir un film d’espionnage avec un peu d’action, un film correcte histoire de passer l’après midi.

Conspiracy : Photo Aymen Hamdouchi, Orlando Bloom

Je crois que je tiens la le plus mauvais film de l’année, ça va être dure de faire pire! y’a tellement de défaut que je ne sais pas par quoi commencer!

L’histoire est ridicule, bourrée de cliché et de choses vues revues et rerevues. Zéro originalité, zéro crédibilité. Le ou les scénaristes ne se sont pas cassés la tête. Une menace terroriste saupoudrée de guéguerre entre service secret anglais et américain, avec quelques grammes de trahisons et de complots. Les rebondissements sont dignes des Mystères de l’amour. Qui a crut au personnage de Micheal Douglas? personne je pense. Le coup de se faire tirer dessus hors caméra et de faire croire aux spectateurs qu’il est mort, un effet de manche digne des téléfilm des années 90.

Conspiracy : Photo Noomi Rapace, Toni Collette

Le personnage d’Orlando Bloom est encore moins crédible et les rebondissements autour de ce personnage encore plus ridicules.

Noomi Rapace est au mieux correct, au pire mauvaise selon les scènes. On a du mal à croire aux scènes de combat parfois, elle n’est vraiment pas crédible dans le rôle d’une femme d’action qui frappe et qui tire. Certaines scènes sont même risibles. Notamment la scène dans laquelle Alice Rapace est contactée dans le bus par un superviseur de la CIA avec un journal sur lequel est écrit un numéro au stylo, tout ça pour recevoir un sms avec un lieux de rencontre, tout ça pour retrouver le même gars 15 minutes plus tard… ou encore  la scène dans laquelle la CIA présente avec de gros sabots le passif de l’héroïne, pour nous brosser un portrait de guerrière qui en a vue d’autre.

Conspiracy : Photo John Malkovich

En bref, un scénario mauvais, des rebondissements ridicules, ringards, un manque totale de crédibilité, et des acteurs qui font le minimum syndicale et ça se voit, de Noomi Rapace, à John Malkovitch en passant par Orlando Bloom et Micheal Douglas, franchement tous plutôt mauvais. Le film en devient comique malgré lui, alors ne perdez pas votre temps à moins de le regarder au centième degré.