Dernières séances: Senses 1,2,3,4 et 5

Senses 3&4 : Affiche

de Ryusuke Hamagushi

Sachie Tanaka, Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura

3/5

De nos jours à Kobe, 4 jeunes femmes de 37 ans sont amies et se retrouvent régulièrement pour des activités en groupe, quand leurs emplois du temps respectif le permet. Akari est infirmière, divorcée sans enfants et célibataire, Jun est mariée et sans enfants, Sakurako est mariée, mère d’un ado et femme au foyer, enfin Fumi est mariée et travail dans la communication d’évènements. Lors d’une soirée un peu arrosée en compagnie de nouvelles connaissances, les masques tombent un peu. Fumi avoue devant ses amies incrédules à quel point son travail la pèse et parle sans détour de la vie de femme célibataire. Jun se lance à son tour et choque son entourage en avouant qu’elle a entamé une procédure de divorce depuis un an et que les choses se passent mal. S’en suit tout une remise en question des 4 jeunes femmes sur leurs amitiés et se demandent si elles se connaissent aussi bien qu’elles le pensaient.

Senses 3&4 : Photo Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura, Sachie Tanaka

Senses se divisent en trois films, Senses 1&2, Senses 3&4 et enfin Sense 5, la première partie étant celle qui dure le plus longtemps avec une séance de 2h20. Ce premier film prend le temps de présenter les 4 jeunes femmes, leurs vies, leurs vies de couple, leurs vies professionnelles, et puis leur relation lorsqu’elles se retrouvent ensemble. J’ai vraiment eu un peu de mal avec les réactions des personnages principaux. Les femmes sont toujours dans la retenue, jamais elles ne craquent vraiment, se laissent aller et leurs sentiments sont étudier avec froideur, presque cliniquement, ce qui donnent parfois des scènes d’analyse un peu étrange, presque inhumaine. Heureusement certaines scènes plus “humaines”, nous permettent de mieux appréciées la personnalité des personnages.

Senses 3&4 : Photo Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura, Sachie Tanaka

Akari est une infirmière exemplaire, qui a l’expérience mais qui s’emporte aussi beaucoup par rapport à ses autres amies. Elle est aussi plus intransigeante, ne voit pas les nuances et reste trop dans l’excès. Tout le contraire de Fumi qui exprime le moins ce qu’elle ressent. Même avec son mari, ça manque de vie, d’émotion, aucune expression de joie ou de tristesse. Tout semble glisser sur elle et pourtant dans certaines scènes on devine que ça boue sous la surface.

Senses 5 : Photo Hazuki Kikuchi

Je ne me suis pas ennuyée durant le premier film, malgré la durée on a envie d’en savoir plus sur chacune des femmes. J’ai beaucoup aimé voir la vie de famille de Sakurako, une femme qui semble effacée qui ne vit que pour entretenir la maison, préparer à manger afin que son mari et son fils ado n’aient rien à faire d’autre que de s’occuper de leurs personnes. Heureusement que les sorties de groupe lui permettent de sortir de chez elle. Sakurako est l’épouse japonaise par excellence. J’ai beaucoup aimé sa relation tout en finesse avec sa belle mère. Jun reste le personnage le plus mystérieux, c’est elle qui disparaitra sans raison à la fin du premier film. Son couple est étrange, on a du mal à cerner son mari, les scènes au tribunal sont rudes pour Jun et nous permettent de mieux comprendre son mal être. J’ai beaucoup aimé la scène dans laquelle son mari vient la voir à l’improviste.

Senses 5 : Photo Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura, Sachie Tanaka

J’ai été surprise de voir que le second film, qui ne dure qu’1h25 était bien plus ennuyant. Autant je n’ai pas vu le temps passé avec les 2h20 du premier, autant j’ai eu du mal à garder les yeux ouverts pour le second. Les scènes sont bien plus longues et certaines choses n’ont pas trouvé d’intérêt à mes yeux. J’ai adoré les scènes autour de Sakurako, sa relation avec sa belle mère plus approfondie, le petit drame que vit la famille à travers les bêtises du fils, la lâcheté du père. Par contre, pour ce qui est du reste, j’ai trouvé les choses un peu vide, notamment la fin lorsque les personnages viennent à une lecture et qu’on se tape toute la nouvelle lu par la romancière. Nouvelle qui ne m’a pas intéressée et qui m’a fait sentir le temps passé.

Senses 3&4 : Photo

En allant voir le dernier épisode, je m’attendais à autre chose. Les couples se révèlent, les personnalités aussi. Sakurako décide de faire ce qu’elle a envie et sa manière d’avouer sa nuit passée dehors à son mari est encore une fois froide. La réaction du mari qui se retient devant sa femme est surprenante, surtout une fois qu’il se retrouve dehors et que le mari craque devant des passants qui font semblant de ne rien voir. Je n’ai pas toujours compris les réactions et paroles des personnages. Autant on peut comprendre Sakurako, autant Akari est fidèle à elle même, autant je n’ai pas trop compris la décision de Fumi.

J’ai été tout de même déçu par ce dernier film. Je pensais voir un peu plus de conclusion, une fin, un point, mais la fin du film est semblable aux deux autres épisodes, se terminant comme si juste derrière un autre épisode était prévu sauf que non. J’ai été déçu aussi par l’absence de Jun, un personnage très intéressant. Il y a de beaux moments dans ces films, de belles scènes, quelques face à face intenses, de beaux portraits de femmes jouées par d’excellentes actrices et des moments de mise en scène réussis, mais à la fin on se dit, “tout ça pour ça”. Il manque vraiment un gros quelque chose pour en faire un bon film.

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Dernières séances: L’ile aux chiens – Place publique

L'Île aux chiens : Affiche

L’ile aux chiens

de Wes Anderson

4/5

Bryan Cranston, Bill Murray, Edward Norton, Scarlett Johansson, Liev Schreiber, Jeff Goldblum, Tilda Swinton, Greta Gerwing, Yoko Ono

4/5

Dans un futur proche, les chiens de la ville de Megasaki au Japon, sont bannis des rues et des foyers pour être exilés sur une ile qui sert de décharge géante. En effet, le maire qui est le descendant d’une famille qui a toujours adulée les chats et donc détestée les chiens, profite du fait que ces derniers soient contaminés par une grippe canine, pour retourner la population contre eux et les isolés. Sur l’ile, la vie des chiens est difficile. Poubelle, détritus, eaux usées, les chiens sont livrés à eux même loin de leurs maitres. Un jour, un orphelin que le maire a adopter par charité, décide de se rendre sur l’ile pour retrouver son chien, qui fut le premier à être envoyé sur l’ile aux chiens.

L'Île aux chiens : Photo

L'Île aux chiens : Photo

Wes Anderson nous présente un nouveau film animé après l’excellent fantastic mr fox. J’ai beaucoup aimé l’ile aux chiens, même si je garde une préférence pour fantastique mr fox, dont j’avais préféré l’histoire.

L'Île aux chiens : Photo

Techniquement, c’est magnifique, chaque scène est construite avec précision. On suit la meute de chiens qui tente de survivre sur cette ile polluée, en essayant de garder l’espoir de jours meilleurs. Les conversations entre les chiens sont souvent teintées d’humour, notamment lorsque l’un des chiens raconte les rumeurs et autres cancans qu’il a entendu. Il y a des moments très drôles, d’autres plus émouvants, c’est inventif, originale, on s’attache très vite à ces chiens malades, à leur amitié avec le petit garçon à la recherche de son chien Spot.

L'Île aux chiens : Photo

Un message écologique, la dénonciation de la corruption politique, Wes Anderson permet à son film d’être vu par les petits et grands, chacun y trouve son compte selon le niveau de lecture, avec un casting voix royale.

Place publique : Affiche

Place publique

de Agnès Jaoui

Agnès Jaoui, Jean Pierre Bacri, Héléna Noguerra, Lea Drucker

3/5

Castro, animateur d’émission à succès, se fait vieux et ne supporte pas les signes de vieillesse. Il se rend dans une maison de campagne en dehors de Paris pour la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie, Nathalie, qui organise une grande fête. Il y a aussi Hélène, l’ex femme de Castro qui est aussi la sœur de Nathalie, Nina la fille de Castro et d’Hélène, Vanessa la nouvelle copine de Castro, un agriculteur du coin qui fait des légumes bio, un jeune youtubeur que Nathalie aimerait produire…Tandis que la fête se déroule, les rancœurs et les non dits se dévoilent…

Place publique : Photo Jean-Pierre Bacri, Yvick Letexier

Je ne vais pas voir tous les films de Bacri ou de Jaoui, mais en générale je suis plutôt bonne publique devant leurs films. J’aime beaucoup Bacri dans le rôle du bougon, du cynique, du blasé. Dans Place publique il joue Castro, un animateur télé qui présente une émission populaire dans laquelle il invite des gens célèbres pour passer au crible leurs vies privées. Il a dépassé les 60 ans depuis quelque temps et n’arrive pas à accepter son age. Le temps passe vite devant ce film dont l’histoire est sans grande prétention. Pas de mise en scène particulière, pas de rebondissements surprenants, juste une fête, des parisiens mégalo centrés sur leurs petits problèmes, des personnages attachants malgré tout, et le petit monde des médias, hypocrite, changeant, bipolaire.

Place publique : Photo Agnès Jaoui, Léa Drucker

Nathalie la productrice de télé opportuniste, Hélène la militante qui n’a pas oublié ses idéaux, Castro devenu cynique et blasé avec les années, Nina qui se venge de ses parents dans les romans qu’elle écrit. C’est drôle, les dialogues sont bien écrits, il y a une réflexion autour de l’age et de la vieillesse, la manière dont on se voit et dont les autres nous voit. La scène dans laquelle Castro apprend que leur ami de 60 ans sort avec la fille de Nathalie qu’il a connu bébé résume bien le tout. Castro trouve ça normal que l’ami en question soit attirée par une petite jeune et qu’il a bien raison d’en profiter, que d’être vieux c’est moche, être jeune c’est la beauté. Nathalie outrée, lui balance alors la nouvelle des producteurs qui veulent continuer de produire son émission mais avec un animateur jeune car Castro est devenue trop vieux. Castro se voit encore jeune, mais les gens extérieurs le voit différemment.

D’ailleurs je n’ai rien lu sur ça sur internet, mais pour moi le personnage de Castro est tout simplement calqué sur Ardisson, même coupe de cheveux, même fringues noirs, même style d’émission qui dure depuis des années, même âge, même habitude de sniffer de la coke…Un film bien interprété, drôle, qui détend et diverti, c’est déjà pas mal.

 

Dernières séances: Ready player one – The third murder

Ready Player One : Affiche

de Steven Spielberg

Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn, Tj Miller, Simon Pegg, Mark Rylance

3.5/5

En 2045, le monde est en crise et l’humanité victime de dépression dans une société qui n’a pas oublié la consommation à grande échelle. Pour oublier un monde déprimant et un quotidien morose, la majorité de la population se réfugie dans l’OASIS, un monde virtuel dans lequel les participants accèdent à l’aide d’une paire de lunette, les propulsant dans cet univers fantasmé. Dans l’OASIS, un chômeur peut devenir un champion adulé, une mère au foyer peut devenir une aventurière, une femme obèse peut être une femme au corps de rêve. L’OASIS fut créer 20 ans plus tôt par un génie de l’informatique James Halliday, que tous les joueurs de l’OASIS vénèrent. A sa mort, le créateur a laissé un message à tous les joueurs: des easter eggs (bonus cachés) ont été disséminés partout dans l’univers de l’OASIS. Celui qui découvrira les 3 easter eggs deviendra le propriétaire de l’entreprise qui gère l’OASIS et donc milliardaire. Pour le jeune Wade Watts, qui vit pauvrement avec sa tante, trouver les easter eggs c’est l’objectif de sa vie. Après avoir trouvé le premier egg grâce à une intuition payante, il attire l’attention de IOI, la société rivale de l’OASIS qui espère mettre la main sur le contrat de propriété du jeu le plus utilisé au monde.

Ready Player One : Photo Tye Sheridan

Ready player one est un vrai film de geek, avec des références aux années 80 à gogo, Indiana Jones, les Goonies, les films de John Hugues…Au délà des années 80, le film fait défiler toutes sortes de références, Last action hero, les films de samaourai cultes japonais, certains manga  qui ont marqué leur époque comme Akira, Gundam…et bien sur Ready player one c’est aussi un gros hommage aux jeux vidéo et à ces codes, avec les bonus, les avatars, les easter eggs ou bonus cachés, les munitions, les vies supplémentaires, les sauvegardes, les solutions et autres “trucs” pour passer un niveau ou battre un boss…

Ready Player One : Photo Tye Sheridan

Le scénario du film  n’est pas des plus original et reste dans la veine des films pour ado des années 80, à savoir une équipe de gentils ado ou jeunes adultes, le coté David contre Goliath, le gros méchant qui ne laisse pas de place au doute (on retrouve un peu les éléments du film les Goonies). Le film se veut une gentille analyse d’un monde dans lequel le virtuel est devenu plus important que le réel. Ici, la majorité des adultes n’ont pas de quoi se réjouir ou espérer de meilleures lendemain et la majorité se réfugie donc dans ce jeu virtuel géant, dans lequel chacun peut être ce qu’il souhaite être, jusqu’à l’apparence. Mais heureusement pour Ready player one, le film ne tombe jamais dans la facilité de dire que le virtuel c’est le mensonge, le mal et la réalité le bien. Les deux mondes doivent se compléter.

Ready Player One : Photo Tye Sheridan

Ready player one rend hommage aux films des années 80 sans pour autant faire un film des années 80. Il s’inscrit dans son époque en nous présentant une société qui pourrait être la notre d’ici quelques décennies. Un film divertissant et sympa à voir, avec notamment le jeune Tye Sheridan découvert dans l’excellent Mud.

The Third Murder : Affiche

The third murder

de Hirokazu Kore Eda

Masaharu Fukuyama, Koji Yakusho, Suzu Hirose

4/5

Un avocat accepter de reprendre une affaire, celle d’un homme qui a avoué le meurtre d’un chef d’entreprise. Accusé de meurtre et de vol, il encourt la peine capitale. Alors que l’avocat essaye de garder une distance et de ne penser qu’à la stratégie qui lui permettra d’éviter la peine de mort à son client, il découvre certains faits qui l’amènent à se demander qu’elle est la vérité autour de ce meurtre.

The Third Murder : Photo

Ceux qui suivent mes chroniques ciné savent que je suis une fan inconditionnelle (ou presque) de monsieur Hirokazu Kore Eda. J’en ai vu beaucoup et finalement, il n’y a que Air doll qui ne m’a pas emballé. Mon favoris reste Still walking, et juste après Après la tempête. Ses films parlent souvent de la famille, des relations entre les différentes générations. Dans third murder, l’histoire est surtout policière, un meurtre, un procès, un coupable qui avoue, tout semble simple et pourtant non.

The Third Murder : Photo Masaharu Fukuyama

Au travers de cette histoire dont on découvre les dessous au fur et à mesure, Hirokazu Kore Eda nous présente le métier d’avocat, celui de juge, la justice hypocrite comme certains aspects de la société japonaise. Ici, l’ordre et l’équilibre sont plus important que la vérité. Finir un procès dans les temps et sans remous c’est plus important que la justice.

The Third Murder : Photo Koji Yakusho, Masaharu Fukuyama

Le film est beaucoup plus sérieux et dramatique que les chroniques familiale qu’on a l’habitude de voir, mais l’histoire est intéressante et prenante, les acteurs tous très bons, et malgré tout une pointe d’humour avec le personnage du père de l’avocat, ou encore le personnage de la secrétaire du cabinet d’avocat qui apporte beaucoup d’humour. Seul bémol le lenteur du film. Les nombreuses scènes de conversation entre l’avocat et le coupable par exemple, sont souvent inutilement longues, pas dans le contenu des dialogues, au contraire, mais dans la façon qu’ils ont de se parler, un morceau de phrase, un long silence, suivant de la suite de la phrase, etc etc. Somnoleurs s’abstenir sous peine d’endormissement.

 

Au revoir Monsieur Takahata

Résultat de recherche d'images pour "ISAO TAKAHATA"

J’ai appris la triste nouvelle, Isao Takahata est mort aujourd’hui à 83 ans. Il est connu pour être le co fondateur des studios Ghibli avec Hayao Myazaki. Il est un peu moins connu du grand public que ce dernier, mais il nous a donné de magnifiques films, à commencer par le plus connu, Le tombeau des lucioles. Le film est dure et difficile, mais il porte un message important que tous devrait entendre.

Résultat de recherche d'images pour "LE TOMBEAU DES LUCIOLES"

Contrairement à Miyazaki, les films de Takahata n’étaient pas portés sur l’onirisme, le poétique et le fantastique. Le tombeau des lucioles nous parle du quotidien difficile de deux enfants pendant la seconde guerre mondiale au Japon, jusqu’au bombardement d’Hiroshima et de Nagazaki.

Résultat de recherche d'images pour "POMPOKO"

Résultat de recherche d'images pour "MES VOISINS LES YAMADA FILM"

Mes voisins les Yamada est une comédie qui enchaine les petites anecdotes de la vie de tous les jours d’une famille japonaise ordinaire. Pompoko est moins réaliste, puisqu’il nous parle des Tanuki, un animal/esprit fantastique tiré de la mythologie japonaise, prétexte à un long message sur l’environnement et l’urbanisme excessif.

Résultat de recherche d'images pour "PRINCESSE KAGUYA"

La princesse Kaguya est une merveille visuelle, qui adapte un conte ancien japonais. Enfin, l’un de mes films préférés du monsieur, Omoide Poro poro.

Résultat de recherche d'images pour "OMOIDE PORO PORO"

 

Dernières séances: La nuit a dévoré le monde – La forme de l’eau – Hostile – Mektoub my love

La Nuit a dévoré le monde : Affiche

La nuit à dévoré le monde

de Dominique Rocher

Anders Danielson Lie, Golshifteh Farahani, Denis Lavant

3.5/5

Un soir, Sam passe récupérer des affaires dans le nouvel appartement de son ex copine. Il tombe en plein milieu d’une grosse fête. Pour ne pas être dérangé pendant qu’il cherche ses affaires, Sam s’enferme dans une pièce au fond de l’appart et s’endort. Le lendemain, il découvre avec horreur un appartement chamboulé dont les murs sont recouverts de sang. Très vite, Sam réalise que durant la nuit la population parisienne a été contaminé par un virus zombie. Sam, enfermé dans cet immeuble parisien va devoir s’organiser pour survivre.

La Nuit a dévoré le monde : Photo Anders Danielsen Lie

Le cinéma de genre en France aujourd’hui c’est très rare, suffisamment pour que ça me motive à aller voir ce que ça donne. Ces dernières années les films de zombie on en a eu pas mal, à commencer par 28 jours plus tard et sa suite 28 semaines plus tard, world war z, ou encore shaun of the dead dans un registre moins sérieux. Du coup, les zombies j’en ai un peu marre, mais j’étais curieuse de voir ce que ça donne du point de vue français. Ici le film privilégie plutôt la survie du héros. Enfermé dans cet immeuble, il explore les différents appartements à la recherche de toute nourriture, eaux, et autres accessoires qui pourraient l’aider à rester en vie avec un certain confort sans avoir à sortir de son immeuble.

La Nuit a dévoré le monde : Photo Golshifteh Farahani

Bien sur il y a quelques scènes de zombie, comme lorsque le héros explore les appartements un à un et est attaqué par un couple et leur fillette, ou encore le médecin de l’immeuble devenu zombie enfermé dans la cage d’ascenseur. La scène où le héros prend le risque de sortir pour sauver un chat qui n’a pas besoin de secours est aussi assez flippante. Mais si le film n’accumule pas trop les confrontations entre Sam et les zombies, les scènes dans lesquelles ils se rencontrent sont tendues.

La Nuit a dévoré le monde : Photo Anders Danielsen Lie

J’ai senti ma tension montée d’un cran à chaque fois que sa route croise un zombie ou même à chaque fois que sa route va potentiellement croiser un zombie. Une tension très forte ressort du film, hypertendu s’abstenir ou alors c’est moi qui a vieillie, les sensations fortes ne sont plus de mon age…Dommage que, comme souvent, le film ne prenne pas la peine de se mouiller et être plus créatif sur les causes du mode zombie, du comment et du pourquoi. L’absence totale de média reste un peu trop gros. Bizarrement, le héros ne tente à aucun moment d’allumer la télé ou la radio pour savoir ce qui se passe en dehors de son pâté de maison.

La Forme de l'eau - The Shape of Water : Affiche

La forme de l’eau

de Guillermo del Toro

Sally Hawkins, Micheal Shannon, Richard Jenkins, Octavia Spencer

4/5

Dans les années 50, Elisa est muette et travaille de nuit comme femme de ménage parmi de nombreuses autres femmes au sein d’un complexe militaro scientifique. Sa vie est une routine bien huilée et elle partage ses heures libres avec son voisin, un vieux monsieur solitaire, homosexuel, Giles, avec qui elle aime regarder des comédies musicales. Un jour, une créature étrange est amenée sur son lieu de travail, sur laquelle les scientifiques semblent faire des expériences. Elle découvre vite que la créature est aussi torturée par l’homme qui l’a capturé, Strickland, un homme sadique. Une relation amicale nait alors entre Elisa et la créature.

La Forme de l'eau - The Shape of Water : Photo

J’avais adoré Le labyrinthe de pan de Guillermo del Toro mais j’avoue que la bande annonce ne m’a pas emballée plus que ça au moment de sa sortie, d’où mon retard pour voir ce film. Au départ, je devais aller voir Avant que nous disparaissions mais je suis arrivée un peu juste pour la séance et j’en ai profité pour essayer La forme de l’eau.

La Forme de l'eau - The Shape of Water : Photo

J’ai bien aimé finalement, le film est très agréable à regarder, un coté rétro vraiment sympa et très bien fait, entre les costumes, les cafés, les films, les cinémas de l’époque. Les premières minutes du film se concentrent sur le quotidien qui se répète d’Elisa, ce qui permet de prendre le temps de la connaitre et de s’attacher à son personnage. J’ai beaucoup aimé l’amitié entre Elisa et sa collègue de travail jouée par la géniale Octavia Spencer que j’aime beaucoup ou encore son amitié avec son voisin Giles.

La Forme de l'eau - The Shape of Water : Photo Sally Hawkins

Le film, au delà de la romance étrange entre Elisa et la créature de l’eau, nous parle de la différence, de l’étranger, de l’inconnu. Bien sur il y a la créature que Strickland considère comme une bête sauvage, comportement identique à certains occidentaux qui découvraient des civilisations inconnues, et qui considéraient toutes les civilisations différentes de la leur comme des non civilisations, des non humains, et donc des bêtes sauvages que l’on peu détruire, tuer, torturer ou réduire à l’esclavage. Mais la forme de l’eau montre aussi la différence plus moderne à travers le personnage de Giles qui a souffert toute sa vie de solitude à cause de son homosexualité dans une société qui ne l’a tolère pas, ou encore avec quelques allusions aux droits civiques, comme Giles qui refuse de regarder les info qui diffusent des images violentes d’afro américains persécutés par la police ou encore la scène où un couple afro américain est rejeté à cause de leur couleur.

La Forme de l'eau - The Shape of Water : Photo Richard Jenkins, Sally Hawkins

On comprend que au delà du coté romantique et fantastique, Guillermo del Toro à voulu faire passer des messages contre le racisme et pour le droit à la différence, l’acceptation de l’autre…

Je ne me suis pas ennuyée, les acteurs étaient tous très bons, de la fragile Sally Hawkins au sadique Micheal Shannon en passant par Octavia Spencer ou Richard Jenkins. L’histoire est bien menée, bien racontée, il y a des moments très poétiques, d’autre émouvants, il y a aussi beaucoup d’humour. On retrouve ce mélange de poésie et de scène un peu gore comme on le voyait déjà dans le labyrinthe de pan. Si j’ai aimé le film, pour moi 3 billboards aurait du remporter l’oscar du meilleur film.

Hostiles : Affiche

Hostiles

de Scott Cooper

Christian Bale, Rosamund Pike,

4.5/5

1892, le capitaine Blocker a passé toute sa carrière militaire à se battre contre les indiens, tuant et massacrant des familles entières sans scrupule. Alors qu’il est sur le point d’être rendu à la vie civile, son supérieur lui assigne une dernière mission, celle d’emmener jusqu’au Montana, un vieux chef indien mourant, Yellow Hawk, pour qu’il puisse mourir sur sa terre natale. Il est prisonnier depuis plusieurs années dans le camp militaire du Nouveau Mexique. Blocker n’a aucune envie d’accompagner un indien pour un voyage de plusieurs semaines, mais la mission est une demande expresse du président en personne. Avec une équipe réduite, il emmène le chef, son fils, sa belle fille, sa fille et son petit fils à travers les paysages sauvages et rudes de l’ouest. Sur leur route ils croisent Rosalie Quaid, une jeune femme qui vient de connaitre l’horreur absolue…

Hostiles : Photo

De Scott Cooper j’ai vu et apprécié Les brasiers de la colère et Crazy heart sans pour autant que ce soit des coups de cœur. Pour Hostiles on atteint le cran du dessus. Je dois dire que j’ai fortement hésité entre 4/5 et 4.5/5, car il y a une chose qui m’a un peu agacé durant le film.

Hostiles : Photo Rosamund Pike

On plonge tout de suite dans le vif du sujet, la scène d’ouverture est forte, poignante et à ne pas montrer à tout le monde. La suite du film est classique dans sa construction puisqu’il s’agit d’un voyage long et difficile à travers les paysages magnifiques, hostiles, dangereux, enchanteurs, trompeurs de l’Amérique sauvage. Nous sommes en 1892 et le monde change, le chemin de fer apporte la “civilisation”, les bonnes manières et les gens plus éduqués et instruits sur des terres qui n’ont connu que massacres, tueries, violences, vengeances. Mais le capitaine Blocker est d’un autre temps, celui où l’indien était l’ennemi, alors difficile pour lui d’obéir aux ordres d’une ère nouvelle.

Hostiles : Photo Christian Bale, Wes Studi

J’ai aimé le parcours, les paysages, le rythme du film, l’histoire, j’ai aimé la relation entre Blocker et ses hommes, entre Blocker et les indiens qu’il apprend à connaitre. J’ai aimé qu’il n’y ai ni gentil ni méchant, on voit aussi bien les blancs que les indiens être violents. Les blancs ne sont pas tous des racistes violents, les indiens ne sont pas tous des sages innocents. Le film nous rappelle que les blancs on détruit le mode de vie des indiens, les ont chassé, massacré, mais il rappelle aussi qu’avant l’arrivée des blancs, les indiens ne vivaient pas en paix les uns avec les autres, que les guerres existaient déjà entre eux, comme c’était le cas entre les occidentaux.

Hostiles : Photo Rosamund Pike

Christian Bale est excellent dans le rôle de ce capitaine qui peut faire preuve de violence extrême et parfois faire preuve d’une humanité surprenante. Rosamond Pike marque encore plus les esprits, je n’en dirais pas plus mais elle est extraordinaire dans le rôle de cette femme fragile et forte, la scène d’ouverture est impressionnante. J’ai donc adoré ce western réaliste, mais j’hésite toujours entre 4/5 et 4.5/5 car il arrive des choses difficiles à la petite troupe durant leur voyage vers le Montana, et j’ai trouvé certaines épreuves de trop. La violence, la vie difficile, la haine et les horreurs qui peuvent surgir n’importe quand, ok, mais parfois quand c’est trop ça devient un peu absurde et ça perd de sa puissance. Une épreuve ou deux en moins n’aurait en rien enlever à la difficulté de vie des personnages.

Mektoub My Love : Canto Uno : Affiche

Mektoub my love

d’Abdellatif Kechiche

Shain Boumedine, Ophélie Bau, Salim Kechiouche, Lou Luttiau, Alexia Chardard, Hafsia Herzi

4/5

Amine revient dans sa ville natale sur la cote d’azur après un an d’étude universitaire à Paris. Décidé à arrêter ses études de médecine, Amine est passionné de cinéma et de photo et reste dans l’espoir de percer dans ce domaine. C’est l’été, les vacances, il fait beau et chaud et Amine renoue avec sa famille et ses amis d’enfance. Il y a Ophélie, Tony son cousin, sa mère, ses tantes, des copines plus ou moins proches, des oncles, et puis deux filles rencontrées sur la plage, Charlotte et Céline. Plage, boite de nuit, nature, bar, resto, alcool, drague, séduction, cancan, ragot, amitié, amour, déception, espoir…

Mektoub My Love : Canto Uno : Photo Alexia Chardard, Hafsia Herzi

De Kechiche, j’ai vu et beaucoup aimé L’esquive et La graine et le mulet. Je n’étais pas trop motivée pour aller voir Mektoub my love pour l’unique raison qu’il dure 3h et que je n’ai pas trop la patience! peur de m’ennuyer, de m’endormir.

Mektoub My Love : Canto Uno : Photo

Mektoub my love n’est pas un film de suspense ou d’action, Kechiche film la vie quotidienne de cette jeunesse libre, indépendante, vivante sans que le scénario inclut des rebondissements. Amine, sa famille, ses amis, passent leur temps à la plage, dans les bars, le resto familiale, en boite de nuit, ils se draguent, se séduisent, rigolent, s’amusent, profitent de l’été, du soleil. C’est l’insouciance, la désinvolture, c’est la vie au jour le jour sans penser au lendemain. Certaines scènes sont inutilement allongées, comme la scène de fin en boite de nuit, la scène de la naissance d’un chevreau. Le film aurait pu durer 1h de moins sans que ça enlève quoique ce soit à la qualité du film.

Mektoub My Love : Canto Uno : Photo Shaïn Boumedine

Et pourtant on ne s’ennuie pas. Le film est finalement assez hypnotisant. Mektoub my love est prévu pour être suivi par deux autres films, d’où cette impression de voir surtout une grande présentation des nombreux personnages. Alors évidemment, on a vraiment le temps d’apprendre qui est qui, la personnalité de chacun, à s’attacher à chacun d’eux, avec leurs défauts et qualités. La naïve et gentille Charlotte, la sulfureuse Céline, il y a Ophélie qui trompe son copain avec Tony un coureur de jupon mythomane, les tantes d’Amine…

Mektoub My Love : Canto Uno : Photo Ophélie Bau, Shaïn Boumedine

En réalité, Mektoub my love est un film social, un film sur les gens, leurs mœurs, leurs interactions, un film sur la psychologie des gens. Les ragots, l’idée que l’on se fait des gens, la véritable personnalité de ces personnes, celui qui cherche à être aimé à tout prix, celle qui ne peut pas s’empêcher de critiquer dans le dos des autres, celle qui parle trop, celle qui ne dis jamais rien…il y a certaines scènes prenantes, comme la conversation des tantes sur la plage, ou encore la naissance du chevreau qu’Amine prend en photo.

Mektoub My Love : Canto Uno : Photo Hafsia Herzi, Shaïn Boumedine

J’ai beaucoup aimé tous les personnages, j’ai aimé découvrir leur personnalité, de découvrir ce qui se cache derrière les premières impressions, les apparences, j’ai aimé découvrir les défauts des uns et des autres, j’ai aimé les relations entre les personnages, c’est parfois banal de réalisme. Amine est un personnage neutre, qui ne prend pas part concrètement aux vacances. Il ne drague pas, ne boit pas, s’amuse un peu sur la plage, son personnage est un observateur, il se nourri de ce qu’il voit, il apprend des autres et prend plaisir à observer en intervenant le moins possible.

Une belle brochette de jeunes acteurs débutants tous excellents et le plaisir de revoir Hafsia Herzi après La graine et le mulet. C’est aussi très bien filmé, certains plans sont vraiment beaux, même si on en a un peu marre au bout de 3h de film, de voir à chaque plan les fesses de l’une ou l’autre des jeunes actrices.

The killers au zénith – Wonderful wonderful tour

Samedi soir, direction le zénith avec deux amies pour voir The killers, le groupe américain venu de Las Vegas. J’avais été les voir une première fois au même zénith il y a 5 ans déjà!

On prend position dans la fosse. Le concert est complet et ça se voit, les gradins sont déjà bien remplis, pareil pour la fosse. On se place sur le coté vers l’avant. Avec le zénith, ce qui est bien, c’est qu’on voit très bien la scène peu importe où on se trouve, pas besoin de venir super à l’avance. Après une première partie un peu soporifique, on entend la chanson Wonderful wonferful, une vieille chanson américaine qui pour ma part me fou toujours un peu le frisson car elle a servit dans un épisode d’X files pour accompagner une scène atroce de tuerie sanglante.

Brian Flowers monte sur scène dans une veste pailletée digne des crooners de Las Vegas! il va enchainer les tubes sans temps mort, il danse, il saute, il évite de justesse la chute en s’approchant du bord de la scène, il boxe, il est infatigable! Même les chansons les plus lentes de leur répertoire sont énergiques, toujours des titres qui mettent la pêche. De temps en temps il s’adresse à la foule, toujours avec humour, il se moque un peu de sa veste, j’ai adoré! J’ai pas vu le temps passé, et j’étais contente d’entendre la plupart de mes titres favoris, Somebody told me, Miss atomic bomb, Human, Smile like you mean it, Tyson Vs Douglas, Runaway, All this things that i’ve done, When you were young, Bones, et l’excellente The man.

j’étais très contente et un peu ému d’entendre A dustland fairytale que j’aime beaucoup, et bien sur il termine par mr Brightside que tout le monde adore. La foule était vraiment un public de fan, tout le monde connaissait les paroles des titres, il y avait une très bonne ambiance dans la fosse. Deux heures de live non stop, avec un bis dans lequel Brian Flowers revient habillé dans un costume doré ultra moulant. Confettis, étincelles de feu, tout y était, une super soirée, j’espère qu’ils repasseront par Paris et pas dans 5 ans cette fois!

Dernières séances: Moi Tonya – Lady bird – The disaster artist

Moi, Tonya : Affiche

Moi Tonya

de Craig Gllepsie

Margot Robbie, Allison Janney, Sebastian Stan

4/5

Tonya Harding n’a pas eu une enfance facile, entre un père absent et une mère violente et abusive. Elle grandit sur des patins à glace et sa mère s’est jurée d’en faire une championne. Battue et souvent humiliée par cette dernière Tonya s’entraine plus que les autres et devient vite l’étoile montante du patinage en étant la seule américaine à faire le triple axel en compétition. Pourtant elle reste la bête noire de la fédération américaine de patinage qui ne voit pas au delà des tuniques de mauvais gout et de l’origine sociale de Tonya qui ne fait pas rêver. Pourtant malgré les désillusions et injustices, Tonya persiste dans ce sport.

Moi, Tonya : Photo

Moi, Tonya : Photo Margot Robbie

J’étais très intriguée par ce film car l’affaire Tonya Harding/Nancy Kerrigan je l’ai vécu devant mon petit écran. A l’époque, je ne ratais pas une compétition de patinage artistique à la télévision et c’était beaucoup plus diffusée qu’aujourd’hui. C’était une époque peu glorieuse pour ce sport, synonyme d’injustice, de complaisance, de corruption et d’hypocrisie. Je me souviens encore du podium sur lequel la pauvre Surya Bonaly avait retiré sa médaille d’argent alors qu’elle aurait mérité l’or, médaille injustement attribuée à une autre pour cause de racisme ni plus ni moins, sport qui n’était pas habitué à voir autre chose que des jeunes filles bien blanches…Je me souviens que souvent, les dés étaient jetés avant même que les patineuses n’entrent sur la glace. Ainsi, une patineuse favorite du jury finissait toujours sur la première marche même si elle chutait durant son programme alors qu’une outsider qui faisait une bien meilleure performance n’avait aucune chance de dépasser la favorite sur le podium uniquement parce qu’elle n’était pas assez connu du jury. Du gros délire quoi.

Moi, Tonya : Photo Margot Robbie, Sebastian Stan

Je me souviens donc de toute l’histoire Harding Kerrigan, les photos de cette dernière en pleure après avoir eu le genou frappé par une barre de fer, la campagne de haine à l’encontre de Harding, son craquage sur la glace avec son histoire de lacet cassé et ses larmes. Je me souviens aussi du regard plein de haine que Kerrigan lance à la gagnante des J.O., Oksana Baiul, lorsqu’elles se retrouvent sur le podium…

Moi, Tonya : Photo Margot Robbie

Le film remet un peu les pendules à l’heure. Non Kerrigan n’est pas la petite princesse, l’héroïne qu’il faut protéger, et non Harding n’est pas le monstre dépeint dans les journaux. J’ai beaucoup aimé le film. Est ce que cela retranscris la vérité? est ce que Tonya Harding n’était vraiment pas la commanditaire de l’attaque? on ne le saura peut être jamais mais j’aime croire cette version, celle d’une fille obnubilée par la réussite sur la glace, entourée que de bras cassés ou de personnes malveillantes, et qui aura accumulé la malchance.

Moi, Tonya : Photo Allison Janney

Margot Robbie joue parfaitement une Tonya forte, déterminée, capable du meilleur comme du pire, au tempérament de tigresse. Une bosseuse qui a toujours subi les coups et les humiliations, d’une mère d’abord, d’un mari ensuite. Et puis bien sur la grande Allison Janney, actrice que j’adore depuis que je l’ai découverte lors de la diffusion de The west wing, dans le rôle de CJ. Depuis j’adore la voir au cinéma, elle est vraiment talentueuse, même si on la voit surtout dans des seconds rôles. J’ai été très contente de la voir remporter son oscar pour le rôle de la mère de Tonya, une mère violente, autoritaire, humiliante.

Moi, Tonya : Photo Allison Janney, Mckenna Grace

Le film baigne constamment dans un humour cynique, dure, on rit beaucoup dans certaines scènes, et j’ai aimé cette façon qu’on les personnages de raconter directement à la caméra leurs histoires.

Lady Bird : Affiche

Lady bird

de Greta Gerwing

Saoirse Ronan, Laurie Metcalf

3/5

Septembre 2002, Christine “ladybird” entame sa dernière année au lycée privé dans lequel ses parents ont tout sacrifié pour l’y envoyer. Durant son année de terminale, Ladybird va grandir, apprendre beaucoup sur elle et sa famille, va découvrir ses premières désillusions et va apprendre les problèmes personnels de ses parents, qu’elle occultait jusqu’ici. En un mot, l’ado Ladybird va en quelques mois devenir l’adulte Christine.

Lady Bird : Photo Laurie Metcalf, Saoirse Ronan

Nommé dans plusieurs catégories aux oscars, en sortant de la salle j’ai compris pourquoi finalement Lady bird n’avait rien remporté. Saoirse Ronan joue une ado très crédible. Fonceuse, Ladybird n’a pas peur de grand chose, elle ose beaucoup. Elle rêve de vivre dans les grandes maisons bourgeoises du quartier riche de la ville, elle rêve de rencontrer le grand amour, mais surtout elle rêve d’être accepter dans une université de la cote est. La Californie, elle en a marre, et Sacramento encore plus, comme toute ado qui a grandit au même endroit toute sa vie, Lady bird rêve de changer d’air et de prendre son envol loin du domicile familiale.

Lady Bird : Photo Beanie Feldstein, Saoirse Ronan

Lady Bird : Photo Lucas Hedges, Saoirse Ronan

C’est souvent mignon, tendre, pas naïf, ladybird ne va pas connaitre une année facile, elle va vivre plusieurs expériences, des hauts et des bas. Premiers amours, relation difficile avec sa mère, difficulté de trouver sa place, ou ce pourquoi on est doué ou pas. Laurie Metcalf qui joue la mère retient mon attention, j’ai aimé l’amitié des deux ados, j’ai aimé me plonger dans le quotidien banal de cette ado comme il y en a beaucoup mais au finale, si on passe un bon moment durant le film, on ne le garde pas longtemps en mémoire.

The Disaster Artist : Affiche

The disaster artist

de James Franco

James Franco, Dave Franco, Seth Rogen

4/5

Greg Sestero, 19 ans, rêve de devenir acteur. Depuis quelques mois il prend des cours de comédies, mais il faut se rendre à l’évidence, Greg est mauvais, timide, tendu. C’est lors de ce cours qu’il rencontre Tommy Wiseau, un homme plus âgé, qui n’a aucune gêne, aucune retenue. Malgré ses vêtements et une coupe de cheveux étranges, Tommy se fiche de l’opinion des autres et Greg aimerait pouvoir ressentir ça. Après avoir sympathiser, Tommy lui propose de venir avec lui à Los Angeles dans son appartement, afin de tenter leur chance à Hollywood. Ils se promettent de s’aider et de se soutenir mutuellement jusqu’à percer dans le monde du cinéma. Mais au bout de plus d’un an, il faut se rendre à l’évidence, personne ne veut d’eux sur un plateau. Ils ont alors l’idée de faire leur propre film, Tommy écrit un scénario et engage tout une équipe technique.

The Disaster Artist : Photo Charlyne Yi, Dave Franco, Kelly Oxford (II), Paul Scheer, Seth Rogen

The disaster artist c’est l’histoire vrai de Tommy Wiseau, un homme mystérieux qui ne dit ni son âge, ni ses origines, ni surtout d’où lui vient tout l’argent qu’il dépense sans compter sur le tournage du film. Cet homme qui rêve de devenir une star du cinéma, mais qui n’a pas le talent d’acteur, finit par produire et réaliser son propre film dans lequel il occupe le rôle principal. Film qui va s’avérer si nul qu’il en devient comique et donc culte. Résultat de recherche d'images pour "the disaster artist"

Le film nous raconte la rencontre entre les deux hommes qui rêvent d’être acteurs, leur arrivée à Los Angeles, leurs désillusions, leurs échecs, les casting qui ne donnent rien. La partie la plus intéressante du flm reste bien sur le tournage. Comment Tommy, avec son argent sorti de nulle part, engage une équipe technique, loue des studios et du matériel, engage des acteurs, écrit un script, comment le tournage se déroule au fil des semaines.

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Beaucoup d’humour, surtout durant le tournage, une amitié hors norme entre les deux hommes, un James Franco très bon dans le rôle de cet homme qui n’a pas de talent mais qui n’abandonne pas son rêve pour autant. Et puis une scène finale qui marque par l’émotion qu’elle dégage, c’est l’avant première du film de Tommy en présence des acteurs et de l’équipe qui ont tous beaucoup souffert lors du tournage. On rit de bon cœur avec le reste du public, et on est en même attendri par la réaction de Tommy.