Dernières séances: Opération Beyrouth – Sans un bruit – Sicario 2

Opération Beyrouth : Affiche

John Ham, Rosamund Pike

3.5/5

Beyrouth au début des années 70, la vie est belle pour les expatriés européens et américains. Adam Skiles, un diplomate américain, organise une soirée où tout le gratin est invité. Avec sa femme Nadia, il s’active pour que la soirée reste dans les mémoires et serve sa carrière. Il reçoit cependant la visite de collègues travaillant pour l’ambassade et surtout pour les services secrets. Ils souhaitent emmener sans tarder Karim, un enfant de 13 ans que Adam et sa femme ont recueillis et espèrent adopter bientôt. La CIA veut l’interroger car il est en réalité le frère d’un homme connu pour ses actes de terrorisme dans la région. Karim l’aurait rencontré récemment. Adam n’a pas le temps de réagir, que des terroristes attaquent sa maison pour enlever Karim. Dans la bataille Nadia est tuée. 10 ans plus tard, Adam a fondé son entreprise de négociation entre employeur et employés. Depuis 10 ans, il n’a plus mis un pied au Liban, a mis un terme à sa carrière de diplomate, et n’a plus eu de nouvelle de Karim. Il est alors contacté par la CIA. Cal, un ami du Liban agent secret, a été capturer par des terroristes libanais. Ces derniers souhaitent négocier sa libération uniquement avec Adam.

Opération Beyrouth : Photo Jon Hamm, Rosamund Pike

On retrouve le héros de la série Mad men dans le rôle d’un diplomate qui a tout perdu, sa femme, son métier, sa position, son optimisme et qui doit revenir sur les terres sur lesquelles il a vécu tous ces drames pour aider un vieil ami qu’il a laisser derrière lui.

Opération Beyrouth : Photo Jon Hamm

Sur fond de guerre du Liban dans les années 80, on déambule dans les rues de Beyrouth défoncées et entre les immeubles en ruines ou criblés de balles. Entre l’OLP, les israéliens qui veulent envahir le Liban, et la CIA qui veut sécuriser sa présence dans la région et assurer ses intérêts personnels,  on suit le personnage d’Adam qui se retrouve dans une situation géo politique qu’il ne maitrise plus.

Ici il n’y a pas de gentils, tout le monde ne pense qu’à son intérêt propre, la paix, la stabilité, tout le monde s’en fou. Faire de l’argent, favoriser sa carrière et s’en sortir sans trop de casse.

Opération Beyrouth : Photo Rosamund Pike

John Ham et Rosamund Pike jouent très bien leurs rôles, j’ai apprécié de voir le seul rôle féminin important être un agent de la CIA maligne, intelligente et débrouillarde, sans qu’il y ait forcément une romance quelque part. Un bon film d’espionnage, sans grande surprise ni originalité, servis par de bons acteurs.

Sans un bruit : Affiche

de John Krasinsky

Emily Blunt, John Krasinzky, Milicent Simmonds

4/5

Dans un futur très proche, la Terre est frappée par l’invasion d’une race probablement extra terrestre, qui attaque tout être vivant. Puissantes, rapides, les créatures semblent être uniquement attirer par le bruit qui leur permet de repérer leurs futures victimes au millimètre près. Les rares survivants doivent donc vivre dans le silence absolu. Les Abott survivent au jour le jour, en espérant qu’aucun membre de la famille ne fasse le bruit de trop. La famille se prépare surtout à l’accouchement prochain de la mère de famille, et à l’arrivée d’un nouveau qui ne pourra pas rester silencieux à volonté.

Sans un bruit : Photo Millicent Simmonds, Noah Jupe

J’adore Emily Blunt, j’étais contente de la voir dans un film, on ne l’a voit pas si souvent que ça. Sans un bruit n’est pas un film d’horreur mais plutôt un film angoissant. On ne rentre pas trop dans les détails de l’origine de ces créatures, ni dans quel état est le reste du monde, mais certains indices nous laissent penser qu’une grande partie de l’humanité n’est plus et que les créatures sont probablement extraterrestres.

Sans un bruit : Photo John Krasinski, Noah Jupe

J’ai beaucoup aimé Sans un bruit, c’est intéressant de suivre la famille et l’adaptation à leur nouvel environnement, les jeux, les relations humaines, les repas, les promenades, la manière de se nourrir et de se ravitailler, avec interdiction d’émettre le moindre son.

Sans un bruit : Photo Emily Blunt

La scène de l’accouchement et tout ce qui suit est particulièrement prenant, tendu, flippant, on a peur pour tous les membres de la famille. Le film n’en fait pas plus que nécessaire, et la fin m’a rappelé un peu mars attacks! Emily blunt est excellente dans le rôle de cette mère courage. Milicent Simmonds qui joue la fille ainée muette de la famille, est sourde et muette dans la vraie vie et est particulièrement douée à l’écran.

 

Sicario La Guerre des Cartels : Affiche

de Stefano Sollina

Benicio Del Toro, Josh Brolin, Catherine Keener

2,5/5

Quelques années après les évènements de Sicario, on retrouve l’ancien procureur Alejandro. Avec Matt Graver, les deux hommes s’attaquent encore aux cartels de drogue à la frontière mexicaine, qui financeraient indirectement des actes terroristes perpétués sur le sol américain. Ils décident de s’en prendre à Carlos Suarez, et pour cela ils doivent s’éloigner des procédures et de la loi. Avec l’accord du gouvernement, les deux hommes décident de monter les cartels les uns contre les autres pour les affaiblir.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Josh Brolin

Au départ, j’étais très sceptique, je n’imaginais pas de suite à Sicario. Et puis après avoir vu les critiques majoritairement positives, j’ai décidé de laisser une chance au film malgré l’absence au casting d’Emily Blunt qui ne reprend pas son rôle de l’agent Kate Macer.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Benicio Del Toro, Isabela Moner

Finalement, je n’ai pas apprécié plus que ça cette suite, que j’ai trouvé inutile. Son plus gros défaut c’est qu’elle n’apporte pas grand chose. Le film ouvre sur une scène de terrorisme perpétrée par des arabes musulmans, le nouvel ennemi Hollywoodien, et on se demande ce que ça vient faire dans un film qui parle de cartels mexicains. Tous les clichés passent en quelques minutes, l’explosion dans un supermarché, des tapis de prières bien étalés par terre à la frontière mexicaine…J’ai continué le film en me disant qu’il y aura peut être un lien, une explication, un bouc émissaire ou quoi mais non. En réalité, le film délaisse très vite les terroristes qui sont finalement délogés, originaires des États Unis et qui n’ont pas grand chose à voir avec les cartels, bref, tout ça pour rien donc.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Benicio Del Toro

Le reste du film reprend un peu les codes du premier Sicario, la musique très angoissante qui ajoutait une dimension supplémentaire aux scènes de suspenses et qui continuent à jouer son rôle ici, la façon de filmer les trajets en voiture vu depuis le ciel, caractéristique du premier Sicario, l’ambiguïté du rôle de la CIA façon barbouze à passer outre toutes les lois existantes notamment avec le personnage de Graver. Moi qui suit fan de Catherine Keener, elle interprète ici un rôle sans importance et assez insipide. Quant à Josh Brolin j’ai trouvé qu’il en faisait trop, son personnage était plus subtile dans le premier film.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Benicio Del Toro, Josh Brolin

Seul Benicio del Toro sort son épingle du jeu, j’ai beaucoup aimé le revoir dans le rôle d’Alejandro. Hélas, la scène d’exécution dans le désert (sans vouloir en dire trop), est un peu absurde, on se dit “c’est n’importe quoi”, en voyant la scène même si elle n’est pas impossible…Dommage donc que le scénario ne soit pas à la hauteur d’un personnage aussi intéressant que celui d’Alejandro, surtout quand il est interprété par un si bon acteur. La fin du film laisse penser à une possible suite, en espérant qu’elle soit meilleure.

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Escapade lyonnaise

Avec les ponts du mois de mai je suis descendue voir mon amie lyonnaise. Cette fois ci, comme j’ai déjà bien visité la ville à plusieurs reprises, on décide de se détendre et de ne pas en faire trop. J’arrive un lundi soir, après une journée de travail. Le lendemain, on décide de faire la grasse matinée, petit déjeuner puis on déjeune des restes du repas de la veille. L’après midi on se rend dans le quartier de la cité internationale pour voir the avengers 3. Je n’ai pas été le voir avant, car le second volet m’avais un peu déçu…. Après la séance qui nous laisse dubitatives, on se promène dans le parc de la tête d’or sous un beau soleil.

Puis on marche jusqu’au vieux Lyon pour retrouver un ami. On s’installe au salon de thé Terre Adelice, spécialisé dans les glaces. C’est férié, nous sommes dans le quartier touristique de Lyon, il fait beau et chaud, je n’espérais pas trouver de table libre. Nous avons attendu à peine cinq minutes pour être installés. Les glaces sont délicieuses et le service plutôt rapide vu le monde. Après une longue balade digestive, c’est l’heure de diner, on se rend chez Icho, le restaurant japonais qu’on avait déjà testé lors de mon dernier passage. Cette fois ci je prend le bœuf c’est tout aussi délicieux que le saumon et en dessert la tarte citron yuzu passe très bien. Le service est toujours aussi sympathique.

Le lendemain, on prend une sorte de brunch chez Diploid dans le vieux Lyon. Ce sera pain de campagne avec crème de parmesan, tranche d’avocat frais, roquette et œuf poché. On mange en regardant les cuisiniers s’activent. Je termine par le blondie, un gâteau qui ressemble un peu à un crumble avec des pommes caramélisées, très bon. Après ça on prend la route pour Pérouge, un village médiévale à environ 45 minutes de Lyon. La ville est petite, mais c’est très sympa de se promener dans les ruelles, on admire les vieilles bâtisses, les fleurs, l’église du 13e siècle, les terrasses des resto. Je goutte la spécialité du coin, la tarte au sucre, pas aussi gras et sucré que ce qu’on peut croire et qui doit très bien passé avec un petit thé ou café l’après midi. De retour sur Lyon on se balade et on termine la journée au salon de thé Sur le bout de la langue. On voulait le chocolat chaud valrhona, mais au vu de la chaleur on prend une coupe de glace chocolat noir, lait noisette, surmontée de chantilly, avec un énorme cookie maison délicieux coupé en deux et posé sur la glace, un délice mais faut pas avoir un appétit de moineau pour la finir! Après ça, une bonne balade digestive.

  

Pour mon dernier jour, on voulait se rendre dans un restaurant dont on avait entendu beaucoup de bien mais il est fermé pour pont du mois de mai, alors on se rabat sur le Diploid, encore une fois. Cette fois ci il y a un peu plus de monde que la veille mais rien d’affolant. Je prend l’assiette pancakes salés, crème d’avocat, saumon fumé, salade, et œuf poché, délicieux, et je termine par un cheesecake citron très très bon. On passe le reste de l’après midi à se balader le long du Rhône durant une bonne heure, jusqu’à l’entrée du parc de la tête d’or qu’on traverse un peu avant de se rendre dans une jardinerie. J’y achète quelques graines pour planter chez moi et c’est déjà la fin de journée et l’heure de reprendre mon tgv.

13 reasons why

Affiche

Liberty height est un lycée américain ordinaire. Il y a les sportifs, les geeks, les nerds, les pompom girls, et la grande majorité qui ne sont rien en particulier. Un lycée ordinaire avec des élèves qui sont parfois très cruels entre eux et des adultes qui préfèrent regarder ailleurs. La routine est chamboulée lorsque Hannah, 17 ans, se suicide sans laisser de mot. Pourquoi en est elle arrivée à une telle extrémité? alors que les élèves essayent de reprendre leurs vies, Clay, un ami proche d’Hannah, reçoit une boite contenant plusieurs cassettes sur lesquelles Hannah a enregistré une sorte de témoignage testament. Elle raconte comment sa vie lui a peu à peu échappée, comment les choses négatives se sont accumulées. Elle dénonce sur chacune des cassettes les personnes qui ont contribué plus ou moins fortement à son suicide…

Photo Katherine Langford

Je connaissais le roman bien que je ne l’ai pas lu et je ne comptais pas du tout voir cette série. C’est en voyant la pub pour le lancement de la saison 2 que j’ai lancé le premier épisode sans savoir vraiment pourquoi. Cette série ne m’a jamais attiré et je n’ai jamais rien lu dessus. Et pourtant, dès les premières minutes on est comme happé par l’histoire, hypnotisé par la voix d’Hannah. Au bout de quelques minutes seulement on est pris au piège, on s’attache à Hannah, à Clay et on veut savoir ce qui a pu pousser cette belle jeune fille d’à peine 17 ans à se donner la mort.

Photo Dylan Minnette, Katherine Langford

Chaque épisode correspond à une face d’une cassette, dans laquelle Hannah va raconter les agissements d’une personne en particulier, d’un camarade de classe, d’une amie ou d’une connaissance, qui ont tous contribué à la mort d’Hannah. Une rumeur, une main au fesse, une agression sexuelle, des trahisons, des amitiés qui se terminent pour des bêtises. Durant des mois, Hannah va subir épreuve après épreuve. Elle aura de bons moments, tentera de refaire confiance aux gens, essaiera d’y croire et d’être positive, mais rien n’y fait. Hannah n’est pourtant pas le souffre douleur du lycée. Au travers des diverses histoires secondaires que l’on suit dans les épisodes, on devine que chaque personnage a son lot de soucis, d’inquiétudes, d’humiliation, de problème.

Photo Dylan Minnette

Mais Hannah n’aura pas la chance de pouvoir remonter à la surface pour reprendre du souffle entre deux coups durs. Les agissements de son entourage, conscient ou inconscient, parfois anodins, parfois d’une extrême violence, auront pour effet de tuer la confiance qu’Hannah a en elle, puis la confiance dans les autres. Viendra la déprime, l’isolement, la solitude, le doute. Mais tout ça ne suffira pas pour anéantir la pauvre Hannah. C’est dans un moment de grande fragilité et d’isolement qu’Hannah recevra le coup ultime, le plus violent de tous, qui finira par l’achever.

Photo Brandon Larracuente, Dylan Minnette

Attention, 13 reasons why n’est pas une série à mettre entre toute les mains je trouve. Elle a beau raconter le quotidien d’ado, la série est très dure. On devient vite accroc, on veut savoir, mais au bout d’une petite moitié d’épisodes, on se rend compte aussi que l’atmosphère est sombre, pesante, c’est souvent déprimant et dure. Outre les choses difficiles qui arrivent à Hannah et à d’autres élèves, ce sont les sentiments et émotions des personnages qui sont parfois déprimants et pesants. D’autant qu’il est difficile de ne pas continuer les épisodes une fois commencé.

Affiche

C’est aussi une série qui montre cruement les choses parfois, notamment des scènes de viol qui peuvent être choquantes, ou encore la scène du suicide qui est très dure et qui est loin de ce que l’on peut voir dans les films ou séries en général. Il est difficile de se remettre de cette série je trouve, et de passer à autre chose. Par contre voir la saison 2 ne m’intéresse pas car la saison 1 se suffit à elle même et je ne vois pas trop l’intérêt de faire une seconde saison si ce n’est de tirer sur la corde du succès et d’en rajouter inutilement.

Dernières séances: The avengers 3 – L’homme qui tua don Quichotte – Deadpool 2

Avengers: Infinity War : Affiche

The avengers: Infinity war

de Anthony et Joe Russo

Chris Pratt, Robert Downey Jr, Elizabeth Olsen, Chris Hemsworth, Josh Brolin, Mark Ruffalo, Benedict Cumberbath, Chris Evans, Scarlett Johansson, Zoé Saldana…

3/5

On retrouve les héros Marvel, de Iron man à Hulk en passant par Black widow, Black panther, Captain america, Thor…Cette fois ci, les héros se réunissent pour empêcher Thanos de mettre la main sur les pierres d’infinité, qui permettent à celui qui les possède de devenir indestructible et tout puissant.

Avengers: Infinity War : Photo Chris Hemsworth, Chris Pratt, Zoe Saldana

Bon l’univers Marvel n’est pas toujours parfait. Je n’ai pas aimé les deux premiers Thor, je n’ai pas aimé les deux premiers volets de Captain america, je ne suis pas allée voir le énième spiderman, ni le docteur strange. Mais j’ai beaucoup aimé dernièrement le dernier Thor, Black panther et surtout les Gardiens de la galaxie dont les personnages viennent rejoindre les avengers ici.

Avengers: Infinity War : Photo Winston Duke

J’ai préféré ce 3e volet au second, mais il n’empêche que j’ai été un peu blasée. Je ne peux pas dire que je sois déçue car je ne m’attendais pas à grand chose. Avengers 3e du nom à son lot de scènes d’action, de poursuites, de combat, de blessés. Le film réussi le pari de parler un peu de chaque personnage Marvel, tout le monde à son petit “quart d’heure” de gloire, Thor, Tony Stark, Banner, captain America, Black panther, Black widow, docteur Strange, Spiderman, et les petits nouveaux, les Gardiens de la galaxy, qui ont une bonne place dans le film. Chacun a droit à sa bagarre, à sa blague, à son moment.

Avengers: Infinity War : Photo Benedict Cumberbatch, Benedict Wong, Mark Ruffalo, Robert Downey Jr.

Certaines scènes sont plus réussies que d’autre, j’ai trouvé le film plus drôle que le précédent, du moins j’ai plus ri que pour the avengers l’ère d’ulltron qui m’avait un peu ennuyé et dont l’humour ne m’avait pas du tout atteint.

Avengers: Infinity War : Photo Chris Pratt, Pom Klementieff

Un film long mais nécessaire au vue des nombreux personnages principaux et secondaires qui se côtoient. Si ce 3e volet est meilleur que le second, ça reste un film Marvel qui ne restera pas dans mes préférés. Sans rien révéler, la scène finale avec Thanos qui s’amuse à jouer les dieux est pas mal du tout. Les spectateurs sont surpris de ces choix et surtout de finir le film comme ça, même si personne n’est dupe que tout finira par rentrer dans l’ordre dès le prochain film (nan mais qui a crut une seconde que ça allait rester comme ça?? surement personne…). Avengers 4 devrait sortir en mai 2019.

 

L'Homme qui tua Don Quichotte : Affiche

L’homme qui tua Don Quichotte

de Terry Gilliam

Jonathan Pryce, Adam Driver, Joanna Ribeiro, Olga Kurylenko, Stellan Skarsgard

3.5/5

Toby, réalisateur mégalo et égoïste, débarque en Espagne pour tourner une pub. Devenu célèbre en peu de temps, Toby a pris la grosse tête. Il découvre par hasard un dvd pirate du film qu’il avait lorsqu’il était étudiant et qui lui avait permis de se faire un nom et une carrière. Il se rappelle alors comment il avait mobilisé tout un village isolé pour faire un film sur Don Quichotte. Délaissant le tournage, il décide d’aller voir le village en question…

L'Homme qui tua Don Quichotte : Photo Adam Driver, Jonathan Pryce

On l’aura attendu ce film, Terry Gilliam est enfin délivré de son obsession. Je me souviens avoir suivi les déboires, retards et finalement annulation du tournage de son film. Et j’avais été voir le documentaire qui a été filmé sur le tournage du film, Lost in la mancha. J’avais adoré ce documentaire, c’était passionnant et en même temps tragique. La pluie alors qu’il ne pleut jamais, les avions militaire qui débarquent en plein tournage, les acteurs qui ont des problèmes de santé… Un vrai cauchemar. J’ai été étonné qu’il ne lâche pas l’affaire à aucun moment.

L'Homme qui tua Don Quichotte : Photo

Si les critiques sont plutôt mitigées, moi j’ai finalement bien aimé le résultat même si j’aurais adoré voir sa version du film à l’époque où c’était Jean Rochefort qui jouait Don Quichotte. J’ai beaucoup aimé la première moitié du film, le cynisme du héros Toby, le tournage, le monde des producteurs, des financiers, j’ai aimé ce coté déjanté et l’escapade de Toby jusqu’au village Los suenos (les rêves), ses retrouvailles mitigées avec les locaux, et en flash back le tournage du film sur Don Quichotte, qui s’est déroulé dix ans plus tôt et qui a laissé des traces.

L'Homme qui tua Don Quichotte : Photo Jonathan Pryce

J’ai aussi beaucoup aimé le duo Don Quichotte/Toby, leurs aventures extrêmes, j’ai aimé l’humour, les paysages somptueux, les décors naturels, cascades d’eau, forêts, plaines désertiques, on suit avec plaisir la route que prend Toby et Don Quichotte, voyage à travers le temps pour mieux se comprendre. J’ai un peu moins aimé la partie qui se situe dans le château du méchant russe, partie dans laquelle Toby se transforme petit à petit en héros.

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On peut voir dans le film plusieurs clins d’œil aux projets avortés de Gilliam, comme l’allusion aux problèmes de pluie diluvienne que Gilliam avait vécu lors du tournage avec Jean Rochefort. Ou encore la phrase d’introduction au début du film “Après 25 ans de dure besogne et de foire d’empoigne”.

J’ai finalement beaucoup aimé le film. On retrouve le style de Terry Gillliam, j’ai aussi trouvé le film très drôle, bien joué par Jonathan Pryce et Adam Driver, avec en bonus les magnifiques paysages du Portugal et de l’Espagne.

Deadpool 2 : Affiche

de David Leitch

Ryan Reynolds, Josh Brolin, Zazie Beetz, Julian Dennison, Morena Baccarin

3.5/5

On retrouve Deadpool toujours à traquer les méchants et à les déchiqueter de toutes les manières possibles avec son humour bien à lui. Son bonheur est total lorsque sa fiancée lui annonce vouloir des enfants. Mais les choses ne se déroulent pas comme prévu et Deadpool fini en prison haute sécurité, ses pouvoirs de mutant en moins. Tout ce complique lorsque un être mystérieux venu du futur débarque déterminé à vouloir tuer le co-détenu de Deadpool, un enfant mutant de 12 ans.

Deadpool 2 : Photo promotionnelle Ryan Reynolds

Je n’avais pas particulièrement apprécié le premier film, j’avais bien aimé mais en allant le voir je m’attendais à rire plus. L’humour du film ne m’a finalement pas atteint comme il l’aurait du. Le 2e volet est bien meilleur de ce coté là.

Le début du film, sans rien révélé, m’a surpris, je ne m’y attendais pas, sauf 30 secondes avant que la surprise se produise, j’ai commencé à me dire “ah tiens, je crois que la ça va…” et paf la surprise! Dans la salle j’ai bien senti la surprise générale. Le film est drôle même dans ces moments dramatiques, du générique chanté par Céline Dion, avec une présentation de l’équipe technique complètement barrée, jusqu’à la fin et les scènes post générique.

 

Deadpool 2 : Photo Zazie Beetz

L’histoire est complétement cinglée, l’humour complétement barré. On passe un scénario qui reprend les codes des films de super héros mais uniquement dans le but de faire de l’humour. On sent que les scénaristes assument complètement leur scénario en faisant passé la pilule des points faibles par l’humour en se moquant d’eux même. Alors oui c’est drôle mais c’est pas parce que les personnages se moquent des défauts qu’il faut que le spectateur les oublie!

Deadpool 2 : Photo Josh Brolin

J’aime beaucoup Josh Brolin, donc j’étais contente de le voir dans ce rôle de vengeur du futur et j’ai beaucoup aimé le personnage mutant de Domino dont le super pouvoir est d’avoir une chance hors norme, un peu comme le personnage de la série télé Drôle de chance.

Deadpool 2 : Photo Julian Dennison

Un très bon cru ce Deadpool 2, avec un Ryan Reynolds complètement dingue qui se moque de sa propre carrière (green lantern), l’humour est présent même dans les scènes plus dramatiques, quelques surprises, des références incalculables aux autres films de super héros partout, Deadpool passe son temps à se moquer des autres super héros Marvel, en particulier Wolverine qu’il semble jalousé. J’ai passé un très bon moment devant Deadpool 2, que j’ai trouvé bien meilleur que le premier volet.

 

Une semaine en Algérie

Avec le printemps, je suis partie quelques jours en Algérie en avril, accompagnée par une amie belge. Nous atterrissons en fin de journée sur Annaba, qui se situe au bord de mer à l’est du pays. Nous restons deux jours sur celle qu’on appelait Hippone Regus du temps des romains. Le lendemain matin, une amie nous emmène en voiture visiter la basilique Saint Augustin. Saint Augustin est un romain d’origine berbère qui vécut à Annaba et qui fut l’un des pères fondateurs de l’Église catholique.

La basilique saint augustin date de la fin du 19e siècle et surplombe Annaba. Construite au sommet d’une colline, on peut voir les ruines romaines d’Hippone. La basilique fut entièrement rénovée très récemment. On visite ensuite le dispensaire qui est collée à l’église, dans lequel vit des retraités sans argent ou famille dans un confort que beaucoup n’ont pas. Des chambres spacieuses, individuelles, des lits médicalisés, on croise quelques bonnes sœurs sympathiques, un chat qui joue les pacha, de vieilles dames émouvantes contentes de nous voir…

Basilique Saint Augustin

A Annaba à cette période de l’année, c’est très fleurie. Les orangers croulent sous les fruits, on voit déjà les premiers nèfles, le bougainvilliers, le chèvrefeuille et le jasmin sont partout, c’est très agréable. On continue la visite en se rendant au pied du téléphérique qui grimpe durant un bon quart d’heure jusqu’à la ville de Seraidi, tout en haut d’une petite montagne. Le voyage est impressionnant, surtout au retour en descendant. On passe au dessus de potagers, de moutons, de vaches, de coqs, de cours d’eau. Au sommet, on ne fait pas de tour dans le village, un épais brouillard nous motivent à redescendre rapidement, d’autant que l’intérêt est plus le trajet que la destination, la vue sur la baie est très belle. Une fois redescendue on se rend sur le bord de mer. Le sable fin, la couleur de l’eau, voir le littoral, les pêcheurs, les rochers, ça vaut le coup d’œil. Plusieurs plages se succèdent face à la ville.

Téléphérique pour Seraïdi

Centre ville Annaba

Le lendemain, on se rend dans le centre ville, on passe par “le cour”, une énorme place centrale sur laquelle les gens boivent un café ou lisent le journal. A chaque extrémité, des arbres plus que centenaires trônent, impressionnant à voir. On passe par la gare style art déco, très jolie, avant de nous rendre à nouveau sur le bord de mer pour continuer la balade commencée la veille, le long de l’eau. On finit par prendre un bus qui nous emmène loin du centre au bord de mer toujours. Après une petite grimpette, on arrive au sommet d’une colline sur laquelle on peut visiter une grotte très ancienne. D’après les fouilles, des hommes préhistoriques y ont vécu. On peut admirer la vue sur la mer des deux cotés de la colline. En redescendant on croise un vieux berger qui précède son troupeau de moutons. On passe derrière lui et les moutons semblent perplexes, entre les ordres du berger d’avancer et nous qui sommes sur le bord de la route, c’était assez drôle de les voir nous regarder avec curiosité. Finalement le 3e cri de ralliement du berger aura raison des moutons. De retour en ville, on se balade sous un beau soleil au bord de la mer, la corniche contourne un rocher qui sépare les deux grandes plages du centre ville. On a terminé avec Annaba. C’est une ville agréable, avec ces grandes plages de sable fin, les eaux turquoises de la méditerranée, les maisons qui croulent sous les orangers, bougainvilliers, les cages à oiseaux que tout le monde trimballent partout, présentes devant la porte de chaque boutique, les palmiers…

Bord de mer, Annaba et environ

Le lendemain, direction la gare routière pour prendre le bus pour Constantine à environ deux heures de route. Constantine est une ville historique, l’une des plus ancienne cité du monde encore debout aujourd’hui. Elle s’appelait autrefois Cirta, capitale de la Numidie avant JC puis l’empereur Constantin 1er la baptise Constantine.

Constantine, vue sur les gorges, pont suspendu

Elle est construite principalement sur deux rochers reliés par des ponts, elle est d’ailleurs surnommée la ville des ponts suspendus. Le temps d’arrivée et de nous reposer, c’est déjà l’après midi. On part se promener le long des gorges et on grimpe jusqu’au monument au mort, qui rend hommage aux personnes mortes durant la première et seconde guerre mondiale. De la haut on a une vue sur les gorges et l’un des ponts suspendus les plus impressionnants de la ville. On redescend jusqu’au centre ville.

Pont suspendu de Constantine, vue sur les gorges, monument aux morts

Le jour suivant on démarre tôt pour nous rendre a Timgad à deux heures de route de Constantine. Sur la route, c’est collines verdoyantes, prairies recouvertes de petites fleures jaunes, lac de sel, puis enfin Timgad, une ancienne cité romaine qui abritait beaucoup d’anciens officiers de l’armée romaines à la retraite et qui date de l’année 100.

Timgad

Le site est immense, avec une arche en parfaite état, une arène, une bibliothèque, des temples, des termes. C’est impressionnant de se balader entre les ruines, les colonnes, les bâtiments. On finit la journée à manger des brochettes, les meilleures qui soient, puisque nous sommes dans une région reconnue pour la qualité de la viande. Sur la route on passe devant le tombeau de la medrasen, un mausolée numide qui date du 3e siècle avant JC. L’édifice est dans un état de délabrement important, mais reste impressionnant à voir.

Tombeau de la Medrassen, mausolée royale, 3e siècle avant JC

Le lendemain hélas, c’est brouillard et nuages. Le matin, on se promène en centre ville, et en insistant gentillement on arrive à entrer dans le théâtre de la ville, qui date du 19e siècle. La salle est très belle, le plafond aussi, même si le lustre a été décrochée pour entretien.

On est accueilli par une équipe qui répète une pièce pour enfant , avec qui on discute un peu. On se balade dans le centre ville, on fait quelques boutiques, puis on monte dans les vieilles ruelles de la ville qui abritent un marché, des boutiques, des stands, des ruelles toutes piétonnes. On s’arrête au marché aux fleurs, qui vend de magnifiques cactus, du jasmin, du bougainvillier, des mufliers, et des bouteilles d’eau de fleur d’oranger et d’eau de rose, car c’est justement la période de la distillerie de ces deux essences, spécialité de la région au début de chaque printemps. On peut d’ailleurs voir des distilleries au travail. On se dirige ensuite à saint jean, un quartier commerçant, dans lequel je m’achète des bijoux. L’après midi on visite le palais du Bey, ancien palais des rois du temps des turcs.

Palais du Bey

On décide de visiter le musée nationale Cirta, qui retrace l’histoire de la ville depuis la préhistoire. Le musée n’est pas très grand, mais il y a des pièces intéressantes surtout du temps de la préhistoire et de l’époque romaine. On peut y voir des coquilles d’escargots avec un trou toujours au même endroit, que les hommes faisaient pour atteindre l’escargot et le manger. Des outils, des pierres gravées d’écriture cunéiformes, des statues du temps de l’empire romain et des numides, des bijoux, des mosaïques. On fait ensuite un tour en voiture en ville, on passe devant de magnifiques immeubles récents refaits à neuf ou le dernier pont en date, très moderne.

Pour notre dernier jour, on va d’abord à la mosquée Emir Abdelkader. L’émir Abdelkader est un résistant qui a repousser les français lorsqu’ils sont venus occuper l’Algérie au 19e siècle. La mosquée aura mis 30 ans pour être livrée mais ça valait le coup, elle est magnifique. L’intérieur, avec son dôme, ses mosaïques, ses vitraux, ses lustres, et l’extérieur, son jardin, sa fontaine, la vue depuis le parvis. On continue en visitant le quartier de bellevue, un quartier résidentiel, qui permet de voir de très belles villas.

Mosquée Emir Abdelkader

Bellevue

Dans l’après midi, on sort dans le centre de Constantine. On traverse à pied le pond sidi Rashid, puis on traverse les ruelles piétonnes de la vieille ville, on passe devant de grandes villas anciennes du temps des turcs qui sont en pleines restaurations ou à l’abandon complet et qui rappellent un peu la casbah d’Alger. On fait une pause à la terrasse d’un restaurant qui donne directement sur les gorges au dessus d’un pont suspendu, la vue est impressionnante.

Le lendemain, direction l’aéroport, on laisse derrière nous les magnifiques paysages, que ce soit le littoral, la mer, les plages, ou les gorges et autre montagnes ocres, les ruines romaines, les fleurs, la nourriture excellente. Ici les fruits et légumes sont sans comparaison, les oranges, les citrons, les tomates, les courgettes, les aubergines, les dattes, un vrai délice, rien à voir avec les fruits et légumes que l’on trouve en Europe.

Tombeau du roi Massinissa, roi berbère avant JC qui unifia la numide, à l’extérieur de Constantine

L’accueil, les visites, la politesse des gens, la nourriture, les spécialités, les paysages; les sites historiques restent impressionnant à voir et à visiter, les ruines romaines sont nombreuses et bien conservées, j’ai choisi Timgad, mais il existe bien d’autres sites à visiter. J’aurais aimé visiter le sud du pays, le désert, les peintures rupestres, mais il faut du temps et plus d’argent pour ça, peut être un jour…

 

 

Dernières séances: Senses 1,2,3,4 et 5

Senses 3&4 : Affiche

de Ryusuke Hamagushi

Sachie Tanaka, Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura

3/5

De nos jours à Kobe, 4 jeunes femmes de 37 ans sont amies et se retrouvent régulièrement pour des activités en groupe, quand leurs emplois du temps respectif le permet. Akari est infirmière, divorcée sans enfants et célibataire, Jun est mariée et sans enfants, Sakurako est mariée, mère d’un ado et femme au foyer, enfin Fumi est mariée et travail dans la communication d’évènements. Lors d’une soirée un peu arrosée en compagnie de nouvelles connaissances, les masques tombent un peu. Fumi avoue devant ses amies incrédules à quel point son travail la pèse et parle sans détour de la vie de femme célibataire. Jun se lance à son tour et choque son entourage en avouant qu’elle a entamé une procédure de divorce depuis un an et que les choses se passent mal. S’en suit tout une remise en question des 4 jeunes femmes sur leurs amitiés et se demandent si elles se connaissent aussi bien qu’elles le pensaient.

Senses 3&4 : Photo Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura, Sachie Tanaka

Senses se divisent en trois films, Senses 1&2, Senses 3&4 et enfin Sense 5, la première partie étant celle qui dure le plus longtemps avec une séance de 2h20. Ce premier film prend le temps de présenter les 4 jeunes femmes, leurs vies, leurs vies de couple, leurs vies professionnelles, et puis leur relation lorsqu’elles se retrouvent ensemble. J’ai vraiment eu un peu de mal avec les réactions des personnages principaux. Les femmes sont toujours dans la retenue, jamais elles ne craquent vraiment, se laissent aller et leurs sentiments sont étudier avec froideur, presque cliniquement, ce qui donnent parfois des scènes d’analyse un peu étrange, presque inhumaine. Heureusement certaines scènes plus “humaines”, nous permettent de mieux appréciées la personnalité des personnages.

Senses 3&4 : Photo Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura, Sachie Tanaka

Akari est une infirmière exemplaire, qui a l’expérience mais qui s’emporte aussi beaucoup par rapport à ses autres amies. Elle est aussi plus intransigeante, ne voit pas les nuances et reste trop dans l’excès. Tout le contraire de Fumi qui exprime le moins ce qu’elle ressent. Même avec son mari, ça manque de vie, d’émotion, aucune expression de joie ou de tristesse. Tout semble glisser sur elle et pourtant dans certaines scènes on devine que ça boue sous la surface.

Senses 5 : Photo Hazuki Kikuchi

Je ne me suis pas ennuyée durant le premier film, malgré la durée on a envie d’en savoir plus sur chacune des femmes. J’ai beaucoup aimé voir la vie de famille de Sakurako, une femme qui semble effacée qui ne vit que pour entretenir la maison, préparer à manger afin que son mari et son fils ado n’aient rien à faire d’autre que de s’occuper de leurs personnes. Heureusement que les sorties de groupe lui permettent de sortir de chez elle. Sakurako est l’épouse japonaise par excellence. J’ai beaucoup aimé sa relation tout en finesse avec sa belle mère. Jun reste le personnage le plus mystérieux, c’est elle qui disparaitra sans raison à la fin du premier film. Son couple est étrange, on a du mal à cerner son mari, les scènes au tribunal sont rudes pour Jun et nous permettent de mieux comprendre son mal être. J’ai beaucoup aimé la scène dans laquelle son mari vient la voir à l’improviste.

Senses 5 : Photo Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura, Sachie Tanaka

J’ai été surprise de voir que le second film, qui ne dure qu’1h25 était bien plus ennuyant. Autant je n’ai pas vu le temps passé avec les 2h20 du premier, autant j’ai eu du mal à garder les yeux ouverts pour le second. Les scènes sont bien plus longues et certaines choses n’ont pas trouvé d’intérêt à mes yeux. J’ai adoré les scènes autour de Sakurako, sa relation avec sa belle mère plus approfondie, le petit drame que vit la famille à travers les bêtises du fils, la lâcheté du père. Par contre, pour ce qui est du reste, j’ai trouvé les choses un peu vide, notamment la fin lorsque les personnages viennent à une lecture et qu’on se tape toute la nouvelle lu par la romancière. Nouvelle qui ne m’a pas intéressée et qui m’a fait sentir le temps passé.

Senses 3&4 : Photo

En allant voir le dernier épisode, je m’attendais à autre chose. Les couples se révèlent, les personnalités aussi. Sakurako décide de faire ce qu’elle a envie et sa manière d’avouer sa nuit passée dehors à son mari est encore une fois froide. La réaction du mari qui se retient devant sa femme est surprenante, surtout une fois qu’il se retrouve dehors et que le mari craque devant des passants qui font semblant de ne rien voir. Je n’ai pas toujours compris les réactions et paroles des personnages. Autant on peut comprendre Sakurako, autant Akari est fidèle à elle même, autant je n’ai pas trop compris la décision de Fumi.

J’ai été tout de même déçu par ce dernier film. Je pensais voir un peu plus de conclusion, une fin, un point, mais la fin du film est semblable aux deux autres épisodes, se terminant comme si juste derrière un autre épisode était prévu sauf que non. J’ai été déçu aussi par l’absence de Jun, un personnage très intéressant. Il y a de beaux moments dans ces films, de belles scènes, quelques face à face intenses, de beaux portraits de femmes jouées par d’excellentes actrices et des moments de mise en scène réussis, mais à la fin on se dit, “tout ça pour ça”. Il manque vraiment un gros quelque chose pour en faire un bon film.

Dernières séances: L’ile aux chiens – Place publique

L'Île aux chiens : Affiche

L’ile aux chiens

de Wes Anderson

4/5

Bryan Cranston, Bill Murray, Edward Norton, Scarlett Johansson, Liev Schreiber, Jeff Goldblum, Tilda Swinton, Greta Gerwing, Yoko Ono

4/5

Dans un futur proche, les chiens de la ville de Megasaki au Japon, sont bannis des rues et des foyers pour être exilés sur une ile qui sert de décharge géante. En effet, le maire qui est le descendant d’une famille qui a toujours adulée les chats et donc détestée les chiens, profite du fait que ces derniers soient contaminés par une grippe canine, pour retourner la population contre eux et les isolés. Sur l’ile, la vie des chiens est difficile. Poubelle, détritus, eaux usées, les chiens sont livrés à eux même loin de leurs maitres. Un jour, un orphelin que le maire a adopter par charité, décide de se rendre sur l’ile pour retrouver son chien, qui fut le premier à être envoyé sur l’ile aux chiens.

L'Île aux chiens : Photo

L'Île aux chiens : Photo

Wes Anderson nous présente un nouveau film animé après l’excellent fantastic mr fox. J’ai beaucoup aimé l’ile aux chiens, même si je garde une préférence pour fantastique mr fox, dont j’avais préféré l’histoire.

L'Île aux chiens : Photo

Techniquement, c’est magnifique, chaque scène est construite avec précision. On suit la meute de chiens qui tente de survivre sur cette ile polluée, en essayant de garder l’espoir de jours meilleurs. Les conversations entre les chiens sont souvent teintées d’humour, notamment lorsque l’un des chiens raconte les rumeurs et autres cancans qu’il a entendu. Il y a des moments très drôles, d’autres plus émouvants, c’est inventif, originale, on s’attache très vite à ces chiens malades, à leur amitié avec le petit garçon à la recherche de son chien Spot.

L'Île aux chiens : Photo

Un message écologique, la dénonciation de la corruption politique, Wes Anderson permet à son film d’être vu par les petits et grands, chacun y trouve son compte selon le niveau de lecture, avec un casting voix royale.

Place publique : Affiche

Place publique

de Agnès Jaoui

Agnès Jaoui, Jean Pierre Bacri, Héléna Noguerra, Lea Drucker

3/5

Castro, animateur d’émission à succès, se fait vieux et ne supporte pas les signes de vieillesse. Il se rend dans une maison de campagne en dehors de Paris pour la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie, Nathalie, qui organise une grande fête. Il y a aussi Hélène, l’ex femme de Castro qui est aussi la sœur de Nathalie, Nina la fille de Castro et d’Hélène, Vanessa la nouvelle copine de Castro, un agriculteur du coin qui fait des légumes bio, un jeune youtubeur que Nathalie aimerait produire…Tandis que la fête se déroule, les rancœurs et les non dits se dévoilent…

Place publique : Photo Jean-Pierre Bacri, Yvick Letexier

Je ne vais pas voir tous les films de Bacri ou de Jaoui, mais en générale je suis plutôt bonne publique devant leurs films. J’aime beaucoup Bacri dans le rôle du bougon, du cynique, du blasé. Dans Place publique il joue Castro, un animateur télé qui présente une émission populaire dans laquelle il invite des gens célèbres pour passer au crible leurs vies privées. Il a dépassé les 60 ans depuis quelque temps et n’arrive pas à accepter son age. Le temps passe vite devant ce film dont l’histoire est sans grande prétention. Pas de mise en scène particulière, pas de rebondissements surprenants, juste une fête, des parisiens mégalo centrés sur leurs petits problèmes, des personnages attachants malgré tout, et le petit monde des médias, hypocrite, changeant, bipolaire.

Place publique : Photo Agnès Jaoui, Léa Drucker

Nathalie la productrice de télé opportuniste, Hélène la militante qui n’a pas oublié ses idéaux, Castro devenu cynique et blasé avec les années, Nina qui se venge de ses parents dans les romans qu’elle écrit. C’est drôle, les dialogues sont bien écrits, il y a une réflexion autour de l’age et de la vieillesse, la manière dont on se voit et dont les autres nous voit. La scène dans laquelle Castro apprend que leur ami de 60 ans sort avec la fille de Nathalie qu’il a connu bébé résume bien le tout. Castro trouve ça normal que l’ami en question soit attirée par une petite jeune et qu’il a bien raison d’en profiter, que d’être vieux c’est moche, être jeune c’est la beauté. Nathalie outrée, lui balance alors la nouvelle des producteurs qui veulent continuer de produire son émission mais avec un animateur jeune car Castro est devenue trop vieux. Castro se voit encore jeune, mais les gens extérieurs le voit différemment.

D’ailleurs je n’ai rien lu sur ça sur internet, mais pour moi le personnage de Castro est tout simplement calqué sur Ardisson, même coupe de cheveux, même fringues noirs, même style d’émission qui dure depuis des années, même âge, même habitude de sniffer de la coke…Un film bien interprété, drôle, qui détend et diverti, c’est déjà pas mal.