Harry Potter and the cursed child

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de John Tiffany, Jack Thorne, JK Rowling

3.5/5

On retrouve l’univers de Harry Potter, juste après la fin du tome 7, c’est à dire avec Harry , Ginny, Ron et Hermione qui accompagnent leurs enfants au poudlard express pour une nouvelle année scolaire. Albus, le dernier enfant des Potter, monte dans le poudlard express en compagnie de Rose, la fille de Ron et Hermione. Tout deux connaissent très bien l’importance de son premier voyage dans ce train, puisque c’est là que Harry Ron et Hermione se sont rencontrer pour la première fois pour ne plus se quitter. Alors qu’ils entrent dans un premier compartiment, Albus sympathise très vite et naturellement avec un certain Scorpius, le fils de Draco Malfoy. Rose refuse de lui parler, mais Albus et Scorpius sympathisent très vite. S’ensuit alors toute une série de malchances pour Albus. Il est rejeté par sa cousine pour s’être lier à Scorpius, il est envoyé chez les serpentard, et comble du malheur, avec le début de l’adolescence, rien ne va entre lui et son père Harry.

Voilà donc un roman qui se présente comme le 8e tome des aventures d’Harry Potter. Je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée de dire ça. Il s’agit ici d’une pièce de théâtre mettant en scène surtout Albus, le fils de Potter, et Scorpius le fils de Malfoy. Et bien sur, on retrouve les personnages qui ont fait la saga Harry Potter, avec Harry, Ron, Hermione, MacGonagall, Malfoy, et quelques autres. La pièce de théâtre est donc ici édité sous forme de livre. Le style n’est donc pas le même , puisqu’ici ce sont surtout des dialogues. Mais la forme ne m’a finalement pas gêné car les dialogues sont suffisamment bien construit pour faire passer en quelques mots, tous les sentiments, émotions et ressentit des personnages. Il y a souvent des apartés en italiques pour décrire en deux mots les décors, l’arrière plan, le paysage, si y’a besoin.

L’histoire quant à elle, à de bons et mauvais coté. On retrouve l’univers des romans d’Harry Potter, mais de manière bien différente. Ici on aura pas du tout l’occasion de voir évoluer cette nouvelle génération d’élèves en cours, au quidditch, a noel, à des bals de fin d’année, rien de tout ça. on fait référence ici ou la à un cours ou au quidditch, mais rien de plus. L’intrigue tourne autour d’un time turner volé par Albus et Scorpius pour essayer de sauver la vie de Cédric Diggory dans le passé, après avoir entendu son père, Amos, se lamenté de la mort de son fils. S’en suis toute une série de va et viens dans le temps, notamment bien sur autour du tome 4 et du tournoi des trois sorciers. Albus et Scorpius essaieront de faire disqualifier Cédric afin que ce dernier ne soit pas obliger de rencontrer Voldemort et d’en mourir. Mais bien sur les conséquences quand ils reviennent dans le présent sont souvent catastrophiques et parfois rigolote, comme Ron et Hermione qui ne sont pas mariés, Hermione en vieille professeur aigri par la vie, ou en guerrière. J’ai été contente d’ailleurs de pouvoir voir Severus Rogue dans l’une de ses réalités alternatives.

 Je n’ai pas trop aimé les derniers chapitres SPOILER SUR LA FIN:

je n’ai pas trop accroché au retour de Voldemort, retourner à l’époque où les parents de Harry se font tuer. La scène dans laquelle Harry assiste au double meurtre est triste et émouvante, mais pourquoi faire tourner l’intrigue autour de Voldemort? j’aurais aimé autre chose plutôt que de revenir sur le passé. Et puis la fille de Voldemort qu’il aurait eu avec Bellatrix Lestrange?? je trouve ça pas très crédible non plus…

FIN SPOILER.

La très bonne idée de cette histoire ce n’est donc pas l’utilisation des time turner et les retours incessants dans le temps (même si j’ai apprécié voir un Ron et Hermione alternatifs), mais plutôt l’amitié fusionnel entre Albus et Scorpius. Leurs deux pères se détestaient dans leur jeunesse, de véritables ennemis, mais ils se sont tout de suite apprécié et se sont tout de suite trouvés des points communs. Tous les deux ont des pères célèbres auxquels ils sont constamment comparer par les autres, tout les deux subissent une pression sociale par rapport à leurs pères. Tous les deux sont des déceptions pour leurs pères. Albus ne s’entend pas du tout avec son père, et Scorpius sait pertinemment qu’il est loin d’être le fils que Draco à toujours rêver d’avoir, avec son impopularité et son coté geek. J’ai beaucoup aimé leurs amitiés. Mais plutôt que de nous parler de Harry et de son entourage, il aurait peut être mieux valu partir sur des personnages complètement différent afin de se détacher des sept tomes. L’univers Harry Potter est suffisamment large et développer pour pouvoir parler d’autre chose, la jeunesse de Dumbledore, ou alors la jeunesse de Rogue, Lilly et James, ou beaucoup d’autre personnages historiques, à d’autre périodes dans le temps comme pour le film Les animaux fantastiques qui sortira à la fin de l’année, Voldemort n’est pas le seul grand méchant de l’histoire de la magie.

Bien qu’il y ait quelques incohérences, quelques petites choses pas crédible, on passe un bon moment, la lecture est agréable, le rythme ne retombe pas, on a pas le temps de s’ennuyer. Et pour ceux qui se posent la question, le niveau anglais est très accessible, sans aucun problème.

 

Jason Bourne

Jason Bourne : Affiche

de Paul Greengrass

Matt Damon, Alicia Vikander, Tommy Lee Jones, Julia Stiles, Vincent Cassel

4/5

Plusieurs années après la fin des évènements de Bourne Ultimatum, Jason Bourne vit au jour le jour, sans raison, en se battant dans des combats à main nue clandestin, histoire de pouvoir se payer a manger et un hôtel. Il a quasiment recouvrer toute la mémoire, son passé, sa famille, son enrôlement. Il est alors contacté par Nicky Parsons, qui lui fournit des documents de la CIA qu’elle a piraté et dans lesquels Jason découvre des informations sur son père, sur son implication dans le projet treadstone, et son assassinat. Parsons lui demande son aide pour révéler au public le nouveau projet de la CIA, Iron hand, visant à contrôler et surveiller tous les citoyens du monde grace à une nouvelle application internet. Mais Jason n’a pas l’âme d’un révolutionnaire et ne s’intéresse qu’à découvrir la vérité sur son père. Au même moment à la CIA, l’analyste cyber Heather Lee repère Jason Bourne grâce au piratage de Nicky Parsons. Le directeur Dewey décide donc de lancer son atout, un tueur implacable, aux trousses de Bourne.

Jason Bourne : Photo

J’ai pu voir ce nouveau volet des aventures de Bourne en avant première, lundi soir.

J’adore la trilogie Jason Bourne (je ne parlerais pas de Jason Bourne l’héritage qui n’a rien à voir), j’adore voyager à travers le monde, j’adore les courses poursuites, j’adore les combats à mains nues. Quel plaisir de retrouver Matt Damon dans le rôle de Bourne et Paul Greengrass derrière la caméra.

On retrouve tout ce qui a fait qu’on aime la trilogie des Bourne: les courses poursuites en voiture, les combats à main nues, l’implication politique, la CIA en gros méchant, les complots, les personnages forts, le suspense, la tension, les mouvements de caméra toujours aussi efficace de Paul Greengrass, un tour du monde en bonus.

Jason Bourne : Photo Matt Damon, Tommy Lee Jones

On suis Jason Bourne en Grèce, en pleine crise financière et émeutes populaires, à Londres au bord des canaux, à Berlin, et enfin à Las Vegas. Comme toujours c’est les vraies visages des mégapoles qui nous sont montré, et pas que des gros plans sur les monuments les plus touristiques. Ici, la CIA fait pression, voir exerce un chantage sur Kalloor, un génie qui vient de lancer une nouvelle application sur internet qui va être utilisées par des milliards de personnes à travers la planète, afin qu’il donne accès à toutes les données personnelles et privées de ces utilisateurs, sous prétexte de sauver les États Unis de futures attaques terroristes. Paul Greengrass pose le débat aussi vieux que la société moderne, qui oppose les libertés individuelles et le droit à la vie privée, contre la sécurité nationale. Ce n’est pas une question nouvelle au cinéma, et ce n’est pas traité ici de manière originale, mais reste efficace. Il permet de souligner les grandes lignes de ce débat et les enjeux, sans que ça compromettre le rythme du film.

Jason Bourne : Photo Vincent Cassel

Greengrass reprend aussi le classique sujet  de la CIA en machine inhumaine, qui ne sert que ces intérêts, et qui est toujours prête à tuer et à avoir toujours dans un tiroir un pauvre bouc émissaire utilement mort qui portera le chapeau et servira d’excuse. ça non plus ce n’est pas nouveau, ni traité avec originalité, mais ça reste toujours efficace. Dans le cas de Jason Bourne  2016, le directeur de la CIA organise l’assassinat de Kalloor, peu enclin à coopérer, et espère faire porter le chapeau à un jeune irakien qui a le bon gout d’être mort et d’avoir ces empreintes sur l’arme qui servira au meurtre. Cet aspect du film m’a rappeler un peu le scénario du film Au revoir à jamais avec Geena Davis et Samuel Jackson, dans lequel la CIA fomente un attentat terroriste le jour de noël, en faisant porter le chapeau à deux hommes arabes morts, afin que le sénat américain vote plus de crédit pour la CIA. Le film date de 1996 et en 20 ans, ba rien à changer finalement!

Jason Bourne : Photo Matt Damon

J’ai donc apprécié le scénario, j’ai apprécié mon petit tour du monde, j’ai adoré les scènes d’action, de courses poursuites dans Las Vegas, les combats à main nues entre Bourne et son ennemi joué par Vincent Cassel. Et j’ai beaucoup aimé le personnage de Alicia Vikander, en analyse cyber de la CIA, ambitieuse, froide, j’ai adoré la découvrir au fil du film et la fin m’a bien fait sourire!

Jason Bourne : Photo Alicia Vikander, Matt Damon

On peut reprocher au film d’avoir un peu trop copié les précédents volets en faisant des parallèles qui n’étaient pas nécessaire (la scène en moto avec Nicky Parsons, qui rappelle l’ouverture de Bourne Supremacy, la course poursuite à Las Vegas qui rappelle celle de Moscou dans Bourne Supremacy…). Mais sinon, très bon film d’action qui n’est pas stupide pour autant, toujours la mise en scène rythmée de Paul Greengrass, toujours les petits jeu de cache cache dans les grandes capitales d’Europe, toujours ses combats à main nues impressionnant.

La main droite du diable de Ken Bruen

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4.5/5

On retrouve Jack Taylor dans son Galway natal, en Irlande. A la suite des évènements tragique dans la fin du tome précédent (Le dramaturge), Jack Taylor, détective privé à ses heures perdues, est en hopital psychiatrique, en mode légume. Finalement, grâce à quelques mots que lui diront un autre patient, Jack sort du brouillard et reprend sa vie là où il l’avait laissé. Plus d’alcool, et même plus de cigarette, c’est la révolution chez Jack Taylor. Il a même un peu de chance qui lui sourit. Mais voila que son ennemi de toujours, le père Malachy, vient lui demander son aide. Un prêtre vient d’être retrouver décapiter dans son église. Le père Joyce était soupçonné fortement d’être un pédophile. Malachy lui demande de retrouver le meurtrier et Taylor accepte, bien qu’il pense que ça risque de lui apporter des ennuis. Il croise également la route de Cody, un jeune homme persuadé d’être un Taylor plus jeune, et qui rêve d’ouvrir avec lui une agence de détective digne de ce nom.

J’adore Jack Taylor, cet homme trop écorché vif, trop à fleur de peau, qui ne laisse rien couler, qui est trop dans l’émotion, toujours dans la rage, la colère, le manque de retenu. Toujours dans l’alcool, la clope et même la drogue à un moment de son passé bien lourd. J’adore le suivre dans les rues de Galway, l’entendre décrire les irlandais, l’Irlande, sa météo, son caractère. J’aime le voir remarquer les changements et la modernité dans sa ville, pour le pire et le meilleur.

J’ai adoré les quatre premiers tomes, même si j’ai un gros faible pour le premier, Delirium tremens. Dans La main droite du diable, on commence comme souvent avec Taylor, par un Jack qui se sent mieux, qui fait des efforts, qui reste sobre. Souvent dans les romans de cette série policière, Jack finit par déraper, par se laisser submerger par ses émotions, par sa colère, et finit dans le fond d’une bouteille de whisky. Cette fois ci, ce n’est pas le cas, enfin Jack Taylor a réussi à vaincre un peu ses démons. Les occasions de replonger sont nombreuses pourtant, les tentations très présentes, mais Jack tient bon, car sa culpabilité est plus forte, il ne se pardonne pas les évènements horribles de la fin du tome 4. J’ai d’ailleurs mis du temps à digérer et à lire le tome suivant.

L’intrigue est intéressante, mais les anecdotes et témoignages des pauvres victimes du prêtre pédophile, qui sont maintenant adultes, c’est dure à lire, violent. Taylor nous raconte comment les prêtres et les nonnes étaient adulés, et comment les pauvres petites victimes ne pouvaient rien dire et de toute façon personne ne les entend.

Un excellent tome, avec un Jack Taylor qui doit rester sobre, plus pour certaines personnes qu’il espère voir aller mieux, que pour lui même. Comme d’habitude, c’est bourrer de références littéraires et musicales et ce style sobre, court, un humour noir et pleines de réparties cinglantes. J’ai beaucoup aimé son amitié avec le jeune Cody, et la fin m’a laisser encore une fois un peu traumatisé, mais cette fois ci, j’ai bien envie de lire très vite le tome suivant.

Penny dreadful, fin de saison et fin de série

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Penny dreadful

saison 3

Avec un peu de retard, mon avis sur la série Penny dreadful qui s’est finalement terminée brutalement, le créateur ayant annoncé la fin de la série à la dernière minute, précipitant la fin en diffusant les deux derniers épisodes à la suite. Et pour ceux qui se posent la question, l’histoire a une fin et une conclusion.

J’ai adoré les deux premières saisons, mais j’ai eu un peu de mal avec le début de la 3e, même si je n’ai pas pour autant boudé mon plaisir, je n’ai pas eu de problème à enchainé les épisodes. Mais le fait que les personnages étaient tous éparpillés à travers le monde, ça ne m’a pas trop plut au départ. J’avais l’habitude de les voir interagir, de les voir se rencontrer, s’aider, mais cette fois ci, chacun a pris un chemin différent, à la fin de la saison 2. Sir Malcolm est partie en Afrique enterré son meilleur  ami, docteur Frankenstein cherche un moyen de reconquérir la belle Lilly qui s’est installée avec Dorian Gray. Ensemble, ils vivent leur coté démoniaque et vengeur à fond. Ethan Chandler est ramené de force chez son père dans l’ouest américain, et se laisse aller à son coté obscur, pousser par Hecate Pool. John Clare qui a pris le large, revient en Angleterre et retrouve la famille qu’il avait avant de devenir le monstre de Frankenstein, grâce à des souvenirs qui lui sont revenus. On va d’ailleurs découvrir pas mal de chose concernant sa vie passée. Et puis enfin Vanessa Ives, abandonnée de tous dans la grande maison vide de sir Malcolm, sort d’une dépression et consulte la médecin psychiatre Seward, qui va lui permettre de découvrir certaines choses de son passé, et mieux comprendre pourquoi les démons la tourmente.

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J’ai notamment adoré l’épisode en huis clos, centré sur Vanessa Ives et John Clare, dans une chambre capitonnée d’un asile psychiatrique. L’épisode se passe quelques temps après que Vanessa, dans sa jeunesse, a montrer des signes de possession et de folie. Sa famille décide de l’interner, et son infirmier n’est autre que John Clare, sensé nettoyer la chambre et s’assurer que la jeune femme se nourrit un minimum. Mais leur relation devient amicale, et Vanessa Ives passe par de terribles “traitements” qui ne sont pas moins que de la simple torture physique. Encore une fois Eva Green montre son talent d’actrice dans cet épisode, et Rory Kinnear, n’est pas en reste.

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Cet épisode reste le gros point fort de la saison 3. Les scènes se déroulant en Amérique ne m’ont pas captivée plus que ça, et la relation de plus en plus malsaine entre Lilly et Dorian n’est pas des plus passionnantes non plus mais ça se laisse voir. Par contre, les scènes entre le docteur Frankenstein et son collègue médecin ne m’ont pas du tout intéressé.

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Quant aux deux derniers épisodes, ils concluent l’histoire et font le boulot. Mais on sent une précipitation dans cette fin. La saison 3 ne propose pas vraiment de nouvelles intrigues, mis à part autour de miss Ives, et l’accélération des deux derniers épisodes ne cadre pas avec l’évolution des intrigues durant les 7 premiers épisodes. On sent la précipitation… Du coup, la fin distille quelques incohérences. Je n’ai pas trop adhéré au fait que tous les personnages prennent la fuite, laissant Vanessa Ives toute seule, malgré sa dépression et sa fragilité mentale. Passe encore que sir Malcolm parte en Afrique pour enterrer son ami, même s’il aurait pu emmener miss Ives avec lui, passe encore que Chandler soit obligé de partir en Amérique, mais que le docteur Frankenstein qui est toujours à Londres ne vienne même pas prendre des nouvelles de Vanessa après tout ce qu’ils ont vécu ensemble, et tous ce qu’il sait sur elle, c’est pas très crédible.

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Mais surtout c’est la fin du 8e épisode qui m’a déplut. Vanessa Ives qui se laisse prendre par Dracula, qui se laisse “manger” par lui en toute connaissance de cause, en sachant parfaitement les conséquences sur la population et pour elle même, ce n’est vraiment pas crédible, après tout ce qu’elle a fait pour échapper à ce destin, se laisser faire comme ça alors qu’elle avait l’opportunité de se débarrasser de lui, c’est vraiment dommage. Je ne m’attendais pas à ce qu’elle survive à tout ça, mais je m’attendais à plus de combativité, Vanessa Ives étant un personnage qui sur le plan physique peut paraitre frêle mais qui possède un mental fort. Je n’ai pas du tout aimé la scène finale dans laquelle elle se sacrifie, entre drap blancs et bougies, on se serait crut dans un clip d’Evanescence! J’ai été assez déçue, même si au finale, il y a une fin et une conclusion. Je conseillerais donc à ceux qu n’ont pas vu la série de se contenter des deux premières saisons!

Elvis & Nixon

Elvis & Nixon : Affiche

de Liza Johnson

Micheal Shannon, Kevin Spacey

3.5/5

L’histoire vraie d’une rencontre entre Elvis Prestley et le président Nixon en 1971. Elvis décide de devenir un agent fédérale non rattaché, et demande dans une lettre à rencontrer le président des Etats Unis. Les deux meilleurs amis d’Elvis essayent alors d’organiser une rencontre rapide, avec l’aide de deux conseillers de Nixon qui aimerait bien exploiter cette rencontre à des fins politiques.

Elvis & Nixon : Photo Kevin Spacey, Michael Shannon

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce film, je n’avais vu qu’un ou deux extraits. Mais étant fan des deux acteurs principaux, j’y suis allée un peu les yeux fermés. Au final, j’ai bien aimé le film, même si au fond il n’y a pas grand chose dedans. On découvre un Elvis des années 70, qui commence à avoir un peu d’embonpoint, qui est dans sa phase bling bling années 70, qui est un peu déconnecté de la réalité et qui rêve de pouvoir arranger les problèmes de son pays en parlant au président Nixon. On apprend quelques anecdotes sur la vie d’Elvis, qui viennent naturellement se coller au récit, on découvre l’entourage proche d’Elvis aussi, comme son meilleur ami Jerry, et quelques scènes de quotidien d’une maison blanche en effervescence pour accueillir the king.

Elvis & Nixon : Photo Colin Hanks, Evan Peters

Micheal Shannon ne ressemble pas du tout à Elvis mais on s’en fout un peu, il est très bon dans son rôle, et Kevin Spacey imite les mimiques de Nixon, même si on remarque que la mise en scène fait tout son possible pour ne pas rester trop longtemps sur le visage de Spacey, histoire que le spectateur ne se rendent pas compte de la non ressemblance. On s’attarde que quelques secondes sur le visage souvent de profil ou sur un détail comme les yeux ou la bouche. J’ai trouvé le procédé un peu bizarre, d’autant que pour Micheal Shannon qui ne ressemble pas du tout à Elvis, ça ne dérangeait personne de filmer l’acteur en gros plan.

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J’ai trouvé le duo d’acteur très bons, les seconds rôles aussi (Colin Hank a la même voix que son papa), et on rit plus d’une fois. Y’a pas mal d’humour, mais au finale, j’ai préféré toute la partie du film qui organise cet entretien entre les deux hommes, plutôt que l’entretien lui même. La discussion entre Elvis et Nixon est parfois drôle, parfois un peu ennuyeuse, mais elle représente qu’une petite partie du film au final. Un jolie hommage au King tout  de même, et un film intéressant et bien tournée, même si ce n’est pas le film de l’année.

Guibord s’en va – t – en guerre

Guibord s'en va-t-en guerre : Affiche

de Philippe Falardeau

Patrick Huard, Suzanne Clément, Irdens Exantus, Clémence Dufresne Deslières

4/5

Steve Guibord est un député indépendant élus dans la région du nord Québec. Dans son coin du Canada, il s’occupe surtout des problèmes qu’on les indiens Algonquins avec la pollution de leur rivière, ou des ouvriers de la scierie local. Il vient de prendre en stage politique, un jeune homme venu tout droit de Haiti, Souverain, passionné par la politique. Mais tout change quand le Canada doit décider d’entrer en guerre au coté des Etats Unis en Irak. Les députés vont devoir voté; alors que les conservateurs sont pour et l’opposition contre, le nombre de députés des deux partis sont à égalité. Le vote de Guibord, seul député indépendant, devient alors décisif pour départager les deux camps. Mais Guibord ne sait pas ce qu’il va voter.

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Je suis allée voir ce film un peu par hasard. Je voulais aller voir Man on high heels, mais les horaires ne me convenaient pas. Et finalement, j’ai bien choisi, car Guibord s’en va-t- en guerre est vraiment une réussite.

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J’ai adoré suivre le quotidien de ce député habitant une petite ville, dans son petit bureau situé au dessus d’une boutique de lingerie, ancien hockeyeur qui a renoncé à une carrière internationale pour cause de phobie en avion. Le suivre dans les affaires locales entre les problèmes des indiens algonquins, les problèmes des mineurs, les inaugurations ordinaires, les routes bloquées.

Guibord s'en va-t-en guerre : Photo Irdens Exantus

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J’ai adoré sa famille, sa femme décidé à ce que son mari vote pour la guerre, sa fille Lune, qui veut que son père vote contre la guerre, et puis sa rencontre avec le jeune Souverain, tout droit débarquer de son pays Haiti, pour faire un stage politique auprès de Guibord, et qui arrive avec son optimiste, son sourire, sa motivation, sa passion pour les grands philosophes, ou les citations des grands politiciens de tout bord.

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Le film nous présente rapidement les grandes lignes de la politique canadienne et son fonctionnement, c’est bien écrit, bien construit, l’intrigue est bien mené, on ne s’ennuie pas une seconde et surtout c’est vraiment hilarant, ça faisait longtemps que je n’avais pas ri autant au cinéma. On n’oublie tout et on parcours les routes du Canada en compagnie de Guibord, sa petite famille et Souverain, et on passe avec eux un très bon moment. A ne pas rater!

La fille au revolver de Amy Stewart

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4/5

1914, dans une petite ville de la cote est américaine, vivent les sœurs Kopp. Constance l’ainée de 35 ans, Norma sa cadette et Fleurette la petite dernière qui va bientôt fêter ses 16 ans. Les sœurs Kopp vivent isolées dans une ferme à l’extérieur de la ville de Paterson, au grand désespoir de leur frère ainé, Francis, qui aimerait bien voir ses soeurs venir s’installer chez lui et sa femme afin de garder un œil vigilant sur elles. Mais il n’en est pas question pour les sœurs Kopp, indépendantes et qui aiment leur liberté. Alors qu’elles se rendent en ville dans leur carriole, elles sont percutées de plein fouet par une automobile, conduite par un certains Henry Kauffman et ses amis. Constance réclame alors 50 dollars à Monsieur Kauffman, le prix des réparations de la carriole, mais ce dernier, patron d’une usine de soie, n’est pas d’accord. C’était sans compter l’obstination de Constance mais Kauffman avec sa bande de bons à rien, se met à harceler les sœurs Kopp et à leur envoyer des menaces en tout genres.

J’avais croisé ce roman à plusieurs reprises sur les blogs, et les avis m’avaient plutôt donnés envie. L’histoire des sœurs Kopp est tirée de véritables faits divers et de véritables personnages. Ainsi les trois sœurs Kopp ont réellement existé, elles ont vraiment fait l’objet d’harcèlement et de menace de la part de Kauffman et de ses acolytes. Certains autres personnages secondaires ont réellement existé aussi.

J’ai beaucoup aimé les sœurs Kopp. Elles ont chacune leur caractère et leur force, leur qualité et leur défaut. Constance l’ainée, qui se sent responsable de ces sœurs, à la particularité de mesurer 1,80m, ce qui pour l’époque devait être hors norme! C’est un personnage très attachant, elle est forte et déterminée, têtue, volontaire, mais à ses petites faiblesses, ses petites douceurs. Norma la cadette est  au final plus rude que sa soeur ainée, elle est plus acharnée et travailleuse que ses sœurs, c’est elle aussi qui apprécie le plus la vie à la ferme, et c’est une passionnée des pigeons voyageurs. Quant à Fleurette c’est celle qui a le plus de liberté dans le sens où elle est encore très inconsciente du danger. Elle est romantique, elle rêve d’aventure et de rencontres étranges, au grand désespoir de ces soeurs. Fleurette c’est aussi la plus coquette, elle adore les franfreluches, à un talent particulier pour la couture, et adore la danse et le théâtre. Chacune a un caractère bien trempée.

L’enquête criminelle n’est pas vraiment le plus intéressant du roman. L’histoire avec Kauffman permet de sortir les sœurs Kopp de leur torpeur, de leur petite vie monotone et sans saveur. Elles vont devoir sortir plus souvent de leur ferme, faire des rencontres, avoir des aventures palpitantes, apprendre à tirer au revolver. On en apprend beaucoup sur l’époque, les usines de soies de la région, le quotidien des ouvriers, les grêvistes, le système judiciaire, le système pénitencier, la technologie et les mœurs qui évoluent, l’image de la femme. C’est surtout ça qui m’a intéressé dans ma lecture, avec bien sur suivre le quotidien des soeurs Kopp, en apprendre beaucoup sur leurs origines et leurs passés.

Seul bémol, le livre est parfois, surtout dans sa seconde moitié, un peu répétitif, une menace de Kauffman, la réaction des soeurs Kopp, une visite chez le shériff pour en parler et retour case départ. Parfois, il y a certains épisodes qui ne sont pas utiles et une petite impression de tourner en rond, mais vraiment une ou deux fois, ce qui ralentit le rythme. Sur le site de l’auteur, on trouve des photographies d’époque sur lesquelles on peut voir les soeurs Kopp ou encore le shérrif Heath. Un 2e tome est sortie, j’attendrais qu’il sorte en poche pour le lire, en espérant ne pas trop attendre, car je me suis vraiment attachée aux sœurs Kopp!