Séance de rattrapage: Ave César de Joel et Ethan Coen – Le Havre de Aki Kaurismaki – Le trou de Jacques Becker – Falbalas de Jacques Becker – French cancan de Jean Renoir

Ave, César! : Affiche

Ave César !

de Ethan et Joel Coen

Josh Brolin, Scarlett Johansson, George Cloney, Tilda Swinton, Alden Ehrenreich

4/5

Dans les années 50. Eddie Mannix est un producteur d’un grand studio de cinéma hollywoodien. Tout repose sur lui, il gère tout, le tournage du film, la vie privée et l’image publique des acteurs, la réputation du studio, les journalistes qui cherchent le scoop…Alors que l’industrie de l’aviation cherche à le débaucher, Eddie supervise le tournage d’un péplum sur les romains et leur rencontre avec Jésus. La star du film, Baird Whitlock, disparait sans laisser de trace et Eddie reçoit une demande de rançon.

Ave, César! : Photo Alden Ehrenreich, Ralph Fiennes

Ave, César! : Photo Josh Brolin, Scarlett Johansson

A la sortie du film au cinéma, je n’ai pas été le voir, j’avais entendu beaucoup de choses mitigées et finalement j’avais laissé passer le coche. Ba heureusement qu’une de mes amies a insisté pour que je le vois. J’ai beaucoup aimé Ave César. J’ai déjà beaucoup aimé Josh Brolin qui devient de plus en plus un acteur qui compte par le choix de ces films et par ses interprétations. J’ai adoré le personnage d’Eddie Mannix, passionné par l’industrie du cinéma, même si ça ne se voit pas sous ses airs blasés et professionnels. Il gère tout, à tout heure, s’arrange pour garantir une image positive de tous ses acteurs, fait disparaitre les éléments compromettants, protège les stars des journalistes.

Ave, César! : Photo Channing Tatum

Ave, César! : Photo George Clooney

Le film m’a un peu fait penser à la série Action qui critiquait le monde du cinéma avec son personnage principal, Peter dragon, le producteur. Ave Cesar rend hommage à l’époque des grands studios hollywoodiens, avec leur plateau gigantesque, rend hommage au cinéma US des années 50 avec le tournage d’un western, d’une comédie musicale, ou les grands drama romantiques en noir et blanc. Tout y passe, les financiers qui ne connaissent pas grand chose au cinéma mais qui financent tout et donc décident de tout, les acteurs stars qui sont très loin de l’image parfaite qu’en ont les spectateurs, la réalité des tournages, du figurant à la star en passant par la monteuse, le réalisateur, la maquilleuse. C’est très drôle, intelligent, le film est court mais chaque minute est bien utilisé.

Le Havre : affiche

Le Havre

de Aki Kaurismaki

André Wilms, Katie Outinen, Jean Pierre Darroussin, Blondin Miguel, Elina Salo, Evelyne Didi

4.5/5

Au Havre, Marcel Marx, cireur de chaussure, voit sa femme se faire hospitaliser pour une maladie grave. Il découvre également un jeune africain, Idrissa, immigré clandestin qui a échappé à la police. Marcel décide de tout faire pour l’aider à se rendre en Angleterre pour rejoindre sa mère. Marcel sera aider dans sa tâche par des habitants amis de longue date, mais devra faire aussi avec les délations de certains voisins.

Le Havre : photo Aki Kaurismäki

Le Havre : Photo Aki Kaurismäki

J’en avais entendu parler lors de sa sortie au cinéma. En voyant la bande annonce sur Arte, j’ai su tout de suite que le film allait me plaire. J’ai adoré Le Havre, sorte de conte moderne. Impossible de ne pas aimer le film, à commencer par l’acteur André Wilms qui incarne Marcel. L’acteur a une présence forte et impressionnante. Tout m’a plut dans ce film, les acteurs, les personnages, l’atmosphère parfois étrange. Les décors et accessoires nous renvoi aux années 50, certaines voitures, tenues et coiffures renvoi aux années 80 et en même temps, il y a des téléphones portables. On devine que le film se passe de nos jours, mais certains éléments nous renvoi à d’autre décennies.

Le Havre : photo Aki Kaurismäki

Il y a beaucoup d’originalité dans la mise en scène, les décors, il n’y a pas beaucoup de dialogue, les personnages ne disent que l’essentiel. J’ai adoré parcourir les rues du Havre en compagnie de Marcel, de le voir aller dans des camps de migrants clandestins à la recherche d’un membre de la famille du petit qu’il cache chez lui, aller à la prison, aller à l’hôpital voir sa femme malade. Le film nous parle de solidarité entre membres d’un même quartier, de trahison et de dénonciation. Les personnages sont tous attachants et le film a un coté conte de fée sur certains aspects de l’histoire. Un très beau film.

Le Trou : Affiche

Le trou

de Jacques Becker

Philippe Leroy Beaulieu, Marc Michel, Jean Keraudy, Michel Constantin

4/5

Gaspard, un jeune homme bourgeois condamné pour tentative de meurtre sur sa jeune épouse, est transféré dans une nouvelle cellule à la prison de la santé. Il se retrouve à cohabiter avec 4 autres détenus, qui ont prévus de s’évader de prison en creusant un tunnel. Ils n’ont pas d’autre choix que de le mettre dans la confidence. Gaspard sympathise avec eux et tente lui aussi de s’évader.

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Considéré comme l’un des meilleurs film de Jacques Becker, on suit les prisonniers dans le quotidien d’une prison, presque comme un documentaire. Le quotidien, le levé, le repas, le coucher, la surveillance, les gardiens, les tâches journalières pour occuper les détenus, et la fameuse mission pour mettre au point le plan d’évasion.

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C’est au final très prenant, très intéressant, on sent une tension qui monte, et surtout on voit la complicité, la solidarité entre prisonniers. La fin est vraiment tendue, avec un rebondissement de dernière minute, les affres de la nature humaine qui remontent à la surface et effacent la solidarité première. La dernière phrase prononcée et le dernier plan du film sont lourd de sens.

Falbalas : Affiche Jacques Becker

Falbalas

de Jacques Becker

Raymond Rouleau, Micheline Presle, Gabriele Dorziat, Jeanne Fusier Gir, Jean Chevrier

4/5

Micheline, jeune provinciale, va se marier avec un notable lyonnais. Elle monte à Paris pour préparer son mariage et tombe amoureuse de l’ami de son futur mari, Clarence créateur haute couture qui doit lui confectionner sa robe. Dragueur invétéré, il enchaine les conquêtes et séduit sans remord la jeune Micheline afin de se redonner de l’inspiration pour sa nouvelle collection. Il met un terme à leur relation et se lance dans ses nouvelles créations pour son prochain défilé. Micheline comprend la nature du monsieur et décide de se faire faire sa robe de marié chez lui comme prévu et de l’ignoré. Mais Clarence, en continuant de la côtoyer, se rend compte qu’il est amoureux d’elle et essaye de la reconquérir.

Falbalas : Photo Gabrielle Dorziat, Jacques Becker, Raymond Rouleau

L’histoire d’amour entre Micheline et Clarence n’a rien de bien glamour. Il l’a drague ouvertement, elle est flattée et séduite, ils ont une très courte liaison. Après ça, lui passe à autre chose, elle qui n’est pas du monde des artistes mais une bourgeoise bon chic bon genre, a du mal à comprendre ce qui vient de se passer. Alors qu’elle tente de continuer son petit train de vie, elle se rend compte qu’elle n’est pas amoureuse de son futur mari. Quant à Clarence il se rend compte qu’il ne peut plus chasser Micheline de son esprit et tente de la reconquérir.

Falbalas : Photo Jacques Becker, Micheline Presle

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Micheline est finalement le personnage le plus intéressant du film. Elle évolue beaucoup durant les quelques semaines que dure l’histoire. Elle tombe amoureuse, a le cœur brisé, découvre qu’elle n’aime pas assez son futur mari pour envisager de l’épouser, mais ne renonce pas pour autant. Finalement, elle se décide à dire la vérité au fiancé, qui lui pardonne tout, mais Micheline finit par renoncer et au futur mari et à Clarence. Ce que souhaite Micheline à la fin du film, c’est partir seule.

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Le point le plus intéressant dans Falbalas, ce n’est pas les relations entre les personnages, mais l’univers de la mode. On voit comment fonctionne une maison haute couture dans les années 40. Le créateur, ses muses, ses dessins, les petites mains qui font le travail, et la hiérarchie qui existe parmi les couturières avec les plus âgées qui ont une autorité et une présence très forte. La création d’une collection, et bien sur le défilé finale avec la traditionnelle robe de marié.

French Cancan : Affiche

French Cancan

de Jean Renoir

Jean Gabin, Françoise Arnoul, Maria Felix,

4.5/5

Au début du 20e siècle, Danglard est patron d’une salle de spectacle populaire à Montmartre. Danglard fait un peu fortune, mais passionné par le spectacle il pense à ouvrir un nouveau cabaret, le moulin rouge, et y remettre à la mode une danse d’antan que plus personne ne danse, le french cancan, afin d’attirer des spectateurs plus bourgeois. Il découvre par hasard la jeune Nini, blanchisseuse, et voit en elle une future danseuse. Il l’engage et l’envoi chez Guibole, la prof de danse qui accepte d’entrainer et de former les danseuses de son cabaret pour le french cancan.

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Montmartre, le monde du spectacle, les cabarets, le paris de la belle époque, les jeunes femmes qui brûlent leur jeunesse et leur beauté, des thèmes qui rappellent un peu le film Moulin rouge de Baz Luhrmann dont il s’est forcément inspiré.

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Pour un film français de 1955, le fait qu’il soit tourné en couleur est déjà assez marquant, mais il faut souligner le soin donné à la reconstitution du Montmartre de la belle époque. Les rues pavées, les escaliers, les petites collines, les travaux, les terrasses de café où les bourgeois se pressent. Danglard est un personnage très intéressant, passionné par le monde du spectacle, j’ai  beaucoup aimé son discours à la fin du film, qui se résume par the show must go on. C’est son seul vrai intérêt dans la vie, monter des spectacles, les produire, les voir naitre.

French Cancan : Photo

Autour de lui toute une galerie de personnage plus ou moins important, comme la jeune Nini, qui passe de blanchisseuse à danseuse du moulin rouge. J’ai beaucoup aimé son évolution, elle qui se destinait à épouser son ami du moment, le boulanger, et probablement devenir une épouse derrière la caisse de la boulangerie, à élever leurs enfants. Elle découvre le monde du spectacle et le monde tout court au bras de Danglard, et doit au final choisir sa vie: danseuse star du french cancan ou épouse de boulanger. Le premier choix c’est celui de la passion, de l’art, et puis un moyen pour Nini de s’affirmer, d’être indépendante, libre. Le second choix c’est celui de la raison et de la sécurité, un mari aimant et rassurant, une vie de famille paisible et plan plan. Pas de strass et de paillette, mais la vie d’artiste est aussi moins rassurante, plus dangereuse, comme le montre sa rencontre fréquente avec une vieille dame mendiante à qui Danglard donne toujours quelque chose et qui était autrefois une danseuse talentueuse.

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French Cancan : Photo

Le film nous passe tous les petits travers de la bourgeoisie parisienne, sa folie, son insouciance dans ce Montmartre début du siècle. Avec en final un magnifique spectacle de french cancan dans lequel Nini prend sa décision. Un spectacle plein d’énergie et de folie, avec des danseuses qui se donnent à fond entourer de spectateurs surexcités. Un beau film, qui se laisse voir avec grand plaisir et avec qui on ne voit pas le temps passé, un ton léger, plein d’humour et de tendresse et dans lequel on peut entendre la chanson célèbre La complainte de la butte, écrite et composée pour le film. A voir.

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Dernières séances: Wind river – Blade runner 2049

Wind River : Affiche

Wind river

de Taylor Sheridan

Jeremy Renner, Elisabeth Olsen

4/5

Dans la colonie indienne de Wind river dans le Wyoming, Cory Lambert est un chasseur qui traque les prédateurs sauvages qui s’en prennent aux bétails des fermiers alentour. Il se remet difficilement de la mort de sa fille de 16 ans, survenue quelques années plus tôt. Depuis, il est séparé avec sa femme amérindienne et tient le coup en s’occupant de son fils. Alors qu’il traque une famille de puma, il tombe par hasard sur le cadavre de Natalie, une jeune femme de 18 ans, qui fut la meilleure amie de sa fille. Elle est morte de froid après avoir parcourus plusieurs kilomètres de nuit, pieds nus, par -30°. L’autopsie révèle un viol, Natalie aurait alors couru dans la neige pour échapper à ses agresseurs. L’agent du FBI Jane Banner se rend sur place et est aidée par le shérif locale et Cory qui avec ses dons de traqueur, remonte la piste des évènements.

Wind River : Photo Elizabeth Olsen, Graham Greene (II)

Taylor Sheridan est le scénariste des excellents Comancheria et Sicario. J’avais adoré ces deux films. Ici, Sheridan prend les commandes de la caméra. On retrouve le style de Sicario, pas dans la réalisation qui est efficace et simple, mais dans les personnages et l’histoire. Une enquête, une agent fédérale dépasser par le milieu inédit dans lequel elle met les pieds. On retrouve quelques similitudes entre l’héroïne de Sicario et celle de Wind river, des femmes fortes et déterminées, compétentes dans leurs domaines mais qui se retrouvent en terrain inconnus. Sheridan n’épargne pas ses héroïnes sur le plan physique.

Wind River : Photo

J’ai beaucoup aimé Wind river, je m’étais persuadée de certaines choses, je m’attendais à des révélations tordues et inattendues, mais en fait l’histoire de la victime est d’une banalité insupportable. La scène dans laquelle on voit ce qui est arrivée à Natalie est assez insoutenable car très réaliste et très crue, sans effet. Elle renvoie à la scène d’ouverture du film.

Wind River : Photo Jeremy Renner

Wind river est donc dure dans son réalisme, ça en devient trop violent. J’ai vu beaucoup de violence dans les films et les séries, mais j’ai été plus traumatisée par Wind river. Je pense que c’est du au fait que les choses qui arrivent à Natalie sont quasi quotidienne, traité sans fioriture ni effet, c’est d’un réalisme effroyable. Le film marque aussi par sa fin, qui fait un peu de bien. Les acteurs sont excellents et Sheridan nous entraine dans les réserves indiennes, territoires peu exploités par le cinéma. Un film à voir mais dure, à ne pas regarder dans un moment de déprime.

 

Blade Runner 2049 : Affiche

Blade runner 2049

de Denis Villeneuve

Ryan Gosling, Jared Leto, Ana de Armas, Robin Wright, Sylvia Hoeks

4/5

En 2049 l’agent K, un blade runner, est chargé de traquer des réplicants qui ont été membres d’une rébellion contre les humains quelques années auparavant. L’agent K est lui même un réplicant et il est très efficace dans son boulot. Alors qu’il vient de “retirer” un des réplicants recherchés, il découvre l’existence d’un enfant né du ventre d’une femme réplicant. Sa chef veut absolument enterrer l’affaire pour éviter une nouvelle rébellion et assurer l’ordre public. Elle charge K de retrouver la trace de cet enfant né 30 ans auparavant et de le “retirer”. Son enquête le mène sur les traces d’un certain Rick Deckard, ancien blade runner.

Blade Runner 2049 : Photo Harrison Ford, Ryan Gosling

Blade Runner 2049 : Photo Robin Wright, Sylvia Hoeks

Blade runner est un film culte qui a beaucoup influencé le cinéma SF aussi bien sur le plan du scénario que sur le plan du visuel et de la mise en scène. J’avais vu blade runner quand j’étais au lycée et j’avais adoré. Je l’avais revu au cinéma l’année dernière et si je trouve le film toujours très réussi sur le plan visuel, je lui ai trouvé quelques longueurs.

Blade Runner 2049 : Photo Ryan Gosling

Blade runner 2049 dure 2h45 et je ne me suis pas ennuyée une seconde. Peut être que si je vais le revoir une seconde fois je vais aussi trouver que le film a certaines longueurs. Sur le plan visuel et de la musique on retrouve beaucoup de points communs avec Blade runner. La mise en scène est très réussie, les décors aussi. J’ai aussi accroché à l’histoire, je me suis fait avoir comme le pauvre K. J’ai trouvé Ryan Gosling assez inexpressif mais c’est le rôle qui veut ça je suppose. Du coup, les rares scènes où il laisse ses émotions le submerger sont très réussies. On ressent tout son désespoir quand il découvre la vérité sur sa personne, toute sa colère quand il découvre certains éléments.

Blade Runner 2049 : Photo Ryan Gosling

J’ai donc trouvé l’histoire bien tournée, les effets visuels très bien fait, le décor et l’ambiance très proches du blade runner de 1982. Et j’ai aussi beaucoup aimé les personnages, celui de K, celui de l’impitoyable Luv, celui de Robin Wright…quelques clins d’œil à Blade runner sans pénaliser les spectateurs qui n’aurait pas vu le premier film. J’ai trouvé Blade runner 2049 plus sombre aussi, notamment à travers la destinée de K (SPOILER: K est l’élu puis finalement il découvre qu’il n’est personne, ce fut rude pour lui).

Blade Runner 2049 : Photo Ana de Armas, Ryan Gosling

C’est donc un très bon film de SF mais il n’aura surement pas le même impact que Blade runner, puisque Blade runner 2049 n’apporte pas une nouveauté ou une révolution dans le monde de la SF, mais c’est déjà pas mal.

Dernières séances: Good time – Dans un recoin du monde – Mary

Good Time : Affiche

Good time

de

Robert Pattinson, Ben Safdie, Talliah Webster, Jenifer Jason Leigh

2.5/5

Connie est très attaché à son frère, Nick, handicapé mental. Ce dernier est sur le point d’être envoyé dans une institution spécialisée mais Connie veut une vie normale pour son frère, sans qu’il se sente différent des autres. Il décide d’embarquer son frère dans le braquage d’une banque. Avec l’argent il compte offrir à son frère une vie calme et retirée mais le braquage tourne mal. Connie arrive à s’enfuir alors que Nick est arrêté par la police. Connie tente alors de réunir l’argent de la caution.

Good Time : Photo Robert Pattinson, Taliah Webster

Good time se déroule sur quelques heures seulement. Connie refuse de voir son frère aller dans un centre spécialisé, avec d’autre personnes attardées. Il rêve pour son frère d’une vie loin de tout, dans laquelle son frère ne sera pas confronté quotidiennement à sa différence, une vie dans laquelle il vivra libre sans le regard des autres. Durant une nuit, Connie s’acharne à trouver l’argent nécessaire pour faire sortir son frère de prison. Le film m’a paru un peu long, l’histoire m’a fait pensé un peu au roman Des souris et des hommes de Steinbeck. Connie est loin d’être une figure sympathique, prêt à tout pour faire sortir son frère, peu importe que d’autre en souffre.

Good Time : Photo Ben Safdie, Robert Pattinson

En bref, un film dont l’histoire n’a pas beaucoup d’intérêt, avec des acteurs qui se débrouillent bien notamment Ben Safdie qui joue le rôle de Nick.

 

Dans un recoin de ce monde : Affiche

Dans un recoin de ce monde

de Sunao Katabushi

4/5

Suzu quitte la région d’Hiroshima pour se rendre dans la famille de son nouvel époux, un jeune homme qui n’a jamais oublié sa rencontre avec Suzu quand ils étaient plus petits et qui est naturellement venu demander sa main à l’âge adulte. A peine 18 ans et Suzu quitte parents, frère et sœur pour une nouvelle maison et un mari qu’elle ne connait pas vraiment. Sous le toit familiale, il y a aussi ses beaux parents, très gentils, et parfois sa belle sœur qui vient en visite avec sa petite fille Harumi, belle sœur un peu plus difficile à vivre. C’est en pleine seconde guerre mondiale que Suzu fait ses premiers pas dans sa vie d’adulte, avec les alertes aux bombardements à répétition. Elle n’oublie pas pour autant sa vraie passion, le dessin, car Suzu a toujours eu une imagination débordante.

Dans un recoin de ce monde : Photo

Dans un recoin de ce monde, ça parle de l’enfance, de l’imagination, de la vie quotidienne, de la vie pendant la guerre. Suzu est un personnage très attachant. On la suit durant son enfance simple et heureuse, sa passion pour le dessin, son talent pour mettre en dessin son imagination débordante, c’est une fille pleine de vie, optimiste et tête en l’air, toujours dans la lune, perdue dans ses pensées.

Dans un recoin de ce monde : Photo

On la voit grandir, elle accepte la demande en mariage de celui qui l’a vu autrefois dans leur enfance et qui ne l’a jamais oublié. Suzu n’est pas amoureuse de son mari au début, puisqu’elle ne le connait pas du tout, mais apprend à le connaitre. J’ai beaucoup aimé sa vie de famille, son mari attentionné et aimant, tout comme ses beaux parents, compréhensifs et gentils. J’ai aussi aimé la belle sœur de Suzu qui, sous un aspect brusque et hostile, s’avère être une femme déterminée, bonne, forte et indépendante, dont la vie n’a pas toujours été facile.

Dans un recoin de ce monde : Photo

Le film alterne les moments de vie quotidienne et les affres de la guerre, avec une Suzu toujours joyeuse, toujours partante, jamais défaitiste. Elle a toujours des idées pour faire avec les pénuries de la guerre, comme reprendre des kimonos pour en faire des tenues plus adaptées, se contenter des restes et des rationnements alimentaires pour faire malgré tout des repas de fête et satisfaire l’appétit de tout le monde. J’ai adoré la séquence dans laquelle elle explique ses différentes recettes. On la suit dans les rues de Kure, se perdre dans le quartier rouge et sympathiser avec une prostituée sans s’en rendre compte.

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Le film enchaine les saisons tout en se dirigeant doucement vers la date fatidique du 6 aout 1945. Suzu vivra, durant la guerre, des épisodes douloureux, un énorme drame qui l’a laissera abattue, mais malgré ces malheurs, malgré la bombe, malgré la guerre et la destruction, Suzu reprendra toujours le dessus, avec son naturel positif. Le film n’essaye jamais de tirer les larmes du public, ne fait ni dans le drama ni dans le pathos. Il reste toujours tourné vers la vie, l’espoir et la joie de vivre, incarnés parfaitement par Suzu. C’est beau, poétique, parfois très réaliste, les dessins sont magnifiques, un animé à ne pas raté.

 

Mary : Affiche

Mary

de Marc Webb

Chris Evans, McKenna Grace, Octavia Spencer, Lindsay Duncan, Jenny Slate

3/5

Frank a tout abandonné pour s’occuper de Mary, la fille de sa sœur qui s’est suicidée peu de temps après son accouchement. Depuis, Frank élève comme il peut Mary tout en sachant qu’elle a hérité des dons incroyables de sa mère pour les mathématiques. Mary lit déjà des livres de mathématiques avancées alors qu’elle n’est pas encore entrée au primaire. Mais Frank espère la préservée le plus possible et souhaite qu’elle vive une enfance normale. C’est sans compter la grand mère, qui réclame la garde de Mary quand elle découvre ses dons. Elle espère développer les talents de Mary comme elle l’avait fait avec sa fille Diane, mais Frank ne veut pas lui céder la garde de Mary de peur qu’elle vive les même traumatismes que sa mère…

Mary : Photo Chris Evans, Lindsay Duncan, Mckenna Grace

Mary nous raconte l’histoire d’une enfant plus que surdoué. Ici Mary n’est pas seulement en avance, elle a une compréhension des mathématiques presque surnaturelle. D’un coté, Frank son oncle, a été témoin des souffrances de sa sœur Diane, qui a transmis son talent à sa fille Mary, et qui refuse qu’elle vive les même affres. Il souhaite que Mary vive une enfance normale. D’un autre coté, on a la grand mère qui souhaite que Mary se consacre entièrement aux mathématiques afin de révolutionner le monde des sciences et celui des hommes. C’est aussi un moyen pour elle de briller et de laisser sa marque, car si elle parle d’améliorer le sort de l’homme, elle parle aussi de vivre à travers sa fille et petite fille son envie de gloire scientifique, frustration avec laquelle elle a du vivre lorsqu’elle a du abandonner le monde de la recherche pour se marier.

Mary : Photo Mckenna Grace

Mary : Photo Chris Evans, Mckenna Grace

Le film reste mignon, l’histoire intéressante, certaines scènes sont too much, on sent l’envie de faire un peu pleurer dans les chaumières et d’émouvoir. Quelques touches d’humour, des acteurs sympathiques, une histoire de garde d’enfant très classique si ce n’est le coté surdoué de Mary. Un film sympathique mais qui ne restera pas dans les mémoires très longtemps.

Dernière lecture: La mort dans les nuages d’Agatha Christie – L’ile de Peter de Alex Nikolavitch – Wildfire de Ilona Andrews – Agatha Raisin la quiche fatale de MC Beaton

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La mort dans les nuages

de Agatha Christie

4/5

Hercule Poirot rentre à Londres par le vol de 8h45. A son bord que le gratin: une lady, une vénérable, une jeune femme qui a gagné au loto, un dentiste, un père et son fils célèbres archéologues français, un écrivain, un médecin…et une vieille dame qui à l’atterrissage ne se réveille pas. Hercule Poirot n’est pas content, comment un meurtrier à pu avoir l’audace d’assassiner sous ses yeux? hors de question de se laisser humilier de la sorte pour le détective belge. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne découvre qui a fait le coup.

Un bon cru que cet Hercule Poirot! le célèbre détective prend l’avion et bien entendu, un meurtre à lieu durant le vol. J’ai beaucoup aimé suivre l’enquête, surtout que Poirot est très actif dans ce tome ci. Il fait des filatures, part à Paris, revient en Angleterre, côtoie la haute société, des archéologues, un romancier, un dentiste. J’ai aussi beaucoup aimé la collaboration amicale entre l’inspecteur Japp, l’inspecteur Fournier et Poirot. Son duo avec la jeune et jolie Jane Grey est très sympathique. Il y a quelques touches d’humour, du suspense, on ne s’ennuie pas! J’ai revu l’adaptation télé peu de temps après et pour le coup, le roman est bien meilleur.

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L’ile de Peter

de Alex Nikolavitch

2.5/5

L’inspectrice Wednesday et son coéquipier parcours les rues de Manhattan. Ils gardent à l’œil un certain Joab, un chef de gang. Ce dernier est à la recherche d’un certain petit homme à lunette et au ventre rebondi appelé Mouche. Elle retrouve le Mouche en question mais  alors que Mouche semble s’évaporer dans une vapeur étrange, Wednesday et Joab sont entrainés dans son sillage et se réveillent sur une ile tropicale aussi étrange que mystérieuse. Wednesday y découvre des pirates, des indiens, un crocodile qui fait tic tac, et un homme enfant qui semble boudé au sommet de l’ile…

Le principe de départ est originale,  une flic de New York propulsée sans le vouloir sur une ile perdue dans l’espace temps et qui s’avère être l’ile de Peter Pan, une ile aux propriétés magiques, surnaturelles, figée dans le temps depuis plusieurs siècles. J’ai eu l’impression qu’il s’agissait d’un mix entre Peter Pan et la série Lost. Les personnages sont plutôt intéressants, notamment celui du capitaine crochet et de Mouche, qui racontent leurs passés de marin et de pirate avant de se retrouver coincés sur l’ile et de devenir des personnages légendaires. J’ai bien aimé les parties où l’on découvre un peu la vie passé de Crochet et de Mousse, surtout ce dernier d’ailleurs, un roman entièrement consacré à leur vie de pirates partis piller les bateaux avant d’entendre parler de cette ile mystérieuse et d’en faire leur obsession aurait été plus intéressant que l’histoire que j’ai lu. Reste un roman originale et un peu étrange, avec quelques bonnes idées, mais qui manquent de développement.

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Wildfire

de Ilona Andrews

3.5/5

3e tome des aventures de Nevada et de Rogan. Dorénavant Nevada ne peut plus se cacher et doit absolument se déclarer comme Prime et déclarer sa famille comme une Maison pour obtenir la protection des Primes de Houston et ainsi éviter les attaques de sa grand mère paternelle qui a retrouver leur trace. La grand mère de Nevada voudrait bien récupérer ses petits enfants pour reconstituer sa Maison. Nevada décide alors d’enregistrer comme Maison Baylor toute sa famille afin d’assurer leur sécurité. Entre temps, elle reçoit la visite de Rayna, l’ex fiancée de Rogan. Elle vient demander de l’aide à Nevada pour retrouver son mari qui a mystérieusement disparu.

Les couvertures de cette série sont toujours aussi moches mais encore une fois une lecture pleine de rebondissement, d’action, d’humour. On découvre enfin quels sont les pouvoirs de certains membres de la famille de Nevada, on a droit à un tête à tête entre Nevada et sa diabolique grand mère qui garde le sens de la famille malgré tout, on retrouve des personnages attachants comme Bug, Cornelius, Mathilda, par contre dommage que l’on ne voit pas Augustine auquel je m’étais un peu attaché. L’intrigue est prenante, la disparition du mari de Rayna est intéressante et bien ficelée. Et puis bien sur la relation entre Rogan et Nevada est très réussie dans son évolution. Une série Urban fantasy sympathique, distrayante, pleine d’action et d’humour avec des personnages bien développés. Il devrait y avoir un 4e tome selon l’auteur, si les ventes du 3e tome sont à la hauteur des attentes, la maison d’édition en commandera un 4e et si ce n’est pas le cas l’auteur le publiera sur son site. Mais aux dernières nouvelles les ventes étaient plus qu’excellentes. A suivre.

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Agatha Raisin tome 1, la quiche fatale

de MC Beaton

3/5

 

Agatha Raisin aura bientôt 50 ans et vient de vendre son entreprise de relations publiques pour qu’elle puisse couler une retraite dorée et réaliser son rêve, celui d’acheter un cottage dans les cotswolds. Agatha dit donc adieu à la vie trépidante de Londres pour s’installer dans un jolie cottage dans un charmant petit village. Agatha se rend vite compte que les habitants, si ils sont tous très polis avec elle, ne cherchent pas du tout à la connaitre. Les relations restes superficielles. Elle décide alors de participer à un concours de quiches et pour s’assurer la victoire elle décide d’acheter sa quiche chez l’un des meilleurs traiteurs londonien plutôt que de la faire elle même. Hélas, le président du jury ne déclare pas Agatha vainqueur et en plus il a le mauvais gout de mourir empoisonné plus tard chez lui après avoir mangé les restes de la quiche. Bien que la police décide de se prononcer pour un accident, Agatha renifle le meurtre et commence à fouiner.

J’avais entendu parler des romans, mais j’ai d’abord regarder l’adaptation télé. La série m’a beaucoup plut, j’ai trouvé ça drôle, pétillant, surtout grâce à l’actrice qui joue Agatha, Ashley Jensen. Du coup j’ai eu envie de lire le premier tome.

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On se rend compte assez vite en lisant le livre, que le roman a été écrit il y a un moment (début 90), et qu’il n’y avait donc ni internet ni téléphone portable pour aider à résoudre les enquêtes. Le personnage d’Agatha, quoique parfois agaçant dans son comportement, reste attachante. Sure d’elle, déterminée, volontaire, elle a créer seule une entreprise florissante et décide de couler des jours calmes à la campagne. Mais très vite elle déchante, elle s’attendait à de véritables amitiés avec les gens du coin, mais elle trouve leur relation avec elle superficielle et distante, alors qu’en réalité, Agatha ne se rend pas compte que progressivement, elle tisse des liens profond avec certains membres du village.

J’ai bien aimé ma lecture au finale, l’intrigue policière est sympa à suivre, on découvre la vie de village, les points négatifs, les points positifs, on apprend à connaitre les différents personnages qui entourent Agatha, comme l’inspecteur de police qui s’attache très vite à Agatha, son ancien employé Roy, qui apporte pas mal d’humour, la femme du révérend, les piliers du pub local…

Il y a quelques traits d’humour, pas mal de rebondissements, les questionnements d’Agatha concernant sa nouvelle vie. Une lecture sympa, mais dommage que les tomes ne sortent pas en poche, ce sont des formats entre deux, qui coute quand même 14 eur l’unité. Je lirais peut être la suite si ils sortent en poche ou si je les trouve d’occasion.

 

 

Dernières séances: Les proies – Seven sisters – Atomic blonde

Les Proies : Affiche

Les proies

de Sofia Coppola

Nicole Kidman, Kirsten Dunst, Elle Fanning, Colin Farrell

3.5/5

1864, la guerre de sécession qui divise le nord et le sud des États Unis fait rage depuis trois ans. L’école pour jeunes filles sudiste de madame Farnsworth reste cependant ouverte malgré le départ en nombre de ces élèves. Reste cinq jeunes filles de 12 à 16 ans, qui passent leurs journées à effectuer des corvées pour assurer le bon fonctionnement de la maison et à suivre les leçons dispensées par la seule institutrice encore présente, mademoiselle Morrow. Un jour la plus jeune des élèves part à la cueillette aux champignons et tombe sur le caporal nordiste John McBurney. Blessé à la jambe, il est condamné à mourir sans aide. La jeune fille décide alors de le ramener à l’école, où il devient très vite le centre d’attention de toutes les résidentes.

Les Proies : Photo Colin Farrell, Nicole Kidman

Les films de Sofia Coppola ne sont pas tous des réussites. Lost in translation reste mon préféré dans toute sa filmographie, et c’est même l’un de mes films favoris tout court. J’ai beaucoup aimé Virgin suicides que j’ai trouvé très intéressant, Marie Antoinette était esthétiquement très réussi, the bling ring m’a un peu ennuyé, et somewhere malgré ses défauts avait un certain charme. On peut aimer ou pas le cinéma de Sofia Coppola, mais ce qui est sûr c’est qu’on retrouve toujours son style, des thèmes de prédilection, une façon de narrer l’histoire, un style dans la mise en scène.

Les Proies : Photo Addison Riecke, Angourie Rice, Elle Fanning, Emma Howard, Kirsten Dunst

C’est le cas pour Les proies, on devine tout de suite qu’il s’agit d’un film de Sofia Coppola. Les personnages féminins, La lumière, la mise en scène, visuellement le film est très réussi.

Dans cette école perdue au milieu de la guerre, les pensionnaires sont refermées sur elle-même, n’ont pas beaucoup de nouvelles du monde extérieur. La directrice passe son temps à exercer son autorité avec bienveillance, les élèves tentent de vivre avec l’ennui du quotidien et l’institutrice voit sa jeunesse s’éloigner de plus en plus sans perspective d’avenir enfermée dans cette école. L’arrivée d’un homme jeune et séduisant va raviver la passion chez chacune des résidentes. La directrice trouve rafraichissant de pouvoir discuter avec un homme, l’adolescente de 16 ans y voit son potentiel premier amour et les hormones lui donne l’audace, les plus jeunes voient dans le caporal la figure paternel ou fraternel que les jeunes filles n’ont plus, isolées dans leur écoles féminines. Quant à l’institutrice elle voit dans la figure du caporal, sa seule chance de prendre la clé des champs, d’être libérée de son statut d’enseignante, de sa directrice, de cette école, elle voit là sa chance de reprendre sa liberté. Au final, si l’institutrice est prête à se donner au caporal qu’elle ne connait que depuis quelques jours, ce n’est pas parce qu’elle en est amoureuse. Lui ou un autre peu importe, du moment que ce dernier, pas trop mal de sa personne, l’emmène loin vers une nouvelle vie.

Les Proies : Photo Addison Riecke, Angourie Rice, Elle Fanning, Emma Howard, Kirsten Dunst

J’ai beaucoup aimé le film, les personnages sont plus complexes qu’il n’y parait. Le jeune caporal comprendra vite l’adoration que lui porte les filles de l’école et saura en jouer pour obtenir ce qu’il veut, mais il finira par se bruler les doigts. Il aura bien cherché le sort qui l’attend, bien que disproportionné, on peut comprendre autant la colère du caporal que la détresse des personnages féminins qui sont poussées à certaines extrémités. Je m’attendais à une scène peut être plus sanglante, qui se serait rapproché de misery. J’ai été surprise par l’humour présent dans le film, dans la salle les spectateurs ont ri plus d’une fois, un humour grinçant et noir qui m’a plu.

Seven Sisters : Affiche

Seven sisters

de Tommy Wirkola

Noomi Rapace, Willem Dafoe, Glenn Close

3.5/5

Dans un futur proche la surpopulation de la Terre pose de graves problèmes. Les autorités décident d’instaurer la politique de l’enfant unique afin de réduire la population. Mais suite à des manipulations génétiques sur les produits alimentaires, les naissances multiples augmentent, ce qui rend encore plus difficile l’application de la loi. Pour respecter ces nouvelles mesures, Nicolette Cayman met en place une procédure de cryogénisation, afin de mettre en stase les enfants nés “illégalement” ainsi que les frères et sœurs de jumeaux, triplés et autre naissances multiples. Karen Settman donne naissance à 7 filles mais meurt suite à un accouchement difficile. Terrence, le grand père, décide d’élever secrètement les 7 sœurs dans son appartement. Pendant toute leur enfance, les filles prénommées chacune selon un jour de la semaine, apprennent à rester vigilantes et ne pas trahir leur secret. 30 ans plus tard, les 7 femmes se partagent donc une seule et même identité. Chacune des filles sortent assumées l’identité unique selon leur jour de sortie. Mais tout bascule lorsque Lundi ne rentre pas après sa journée de travail.

Seven Sisters : Photo Noomi Rapace

Seven sisters nous parle d’une réalité qui pourrait être la nôtre. Une population trop nombreuse, pas assez de nourriture pour contenter tout le monde, une agriculture génétiquement modifiées aux conséquences graves, un réchauffement climatique qui n’arrange rien. La politique de l’enfant unique permet aux autorités de prendre le contrôle, d’espionner tout  le monde tout le temps. Pour lutter contre les fraudes, chaque citoyen est constamment contrôlé, pour se rendre au travail, pour rentrer dans les immeubles, pour prendre les transports, pour passer des check point de contrôle d’un quartier à l’autre…c’est un véritable régime totalitaire qui est mis en place sous l’excuse de la survie de l’humanité.

Seven Sisters : Photo Lara Decaro, Willem Dafoe

Noomi Rapace tient le film sur ses seules épaules ou presque, en incarnant les sept sœurs Settman. Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche ont le même visage, mais chacune à sa propre personnalité, ses propres talents, ses propres défauts.  Il y a beaucoup de plan dans lesquelles on voit plusieurs sœurs Settman ensemble, et c’est très bien fait. Les scènes de combats sont très bien réalisées et surtout crédibles. La plupart des sœurs Settman ne  sont pas des guerrières mais quand l’instinct de survie et l’adrénaline interviennent, elles sont capables de choses hors normes.

Seven Sisters : Photo Noomi Rapace

Quelques pointes d’humour, pas mal d’action, des problèmes de société très crédibles qui sont abordés, même si c’est parfois un peu superficiel, une actrice douée dans le rôles de ces sept soeurs au caractère différent. J’ai aussi beaucoup aimé que le film prenne le temps de mettre en place une société futuriste à travers certains détails, les bracelets électroniques d’identité, les miroirs qui vous indiquent les problèmes de santé rien qu’en se regardant dedans, les téléphones portables holographique dans les paumes…

Par contre l’accroche sur les affiches du film « vous ne devinerez jamais la fin » ne tient pas ses promesses, je n’ai pas été surprise par le scénario:

Seven Sisters : Photo Noomi Rapace

SPOILER

Je ne m’attendais pas à ce que la plupart des sœurs Settman meurt, mais par contre découvrir que les enfants n’étaient pas cryogéniser dans l’attente d’un futur meilleur mais bruler vifs pour se débarrasser des corps, ne m’a pas surpris du tout.

FIN SPOILER

Seven sisters est bien fichu, bien joué, ça reste une série b de très bonne facture, avec un scénario plutôt intelligent, tout en restant divertissant.

Atomic Blonde : Affiche

Atomic blonde

de David Leitch

Charlize Théron, James McAvoy, John Goodman, Eddie Marsan, Sofia Boutella

3.5/5

1989, quelques jours avant la chute du mur, Lorraine Broughton, agent pour le MI6, s’envole à Berlin pour mettre la main sur « la liste », un microfilm qui contient tous les noms des agents secrets des différents pays embarqués dans la guerre froide et indique qui sont les traites, les agents doubles, les agents triple etc…Pour l’aider elle prend contact avec un autre agent basé à Berlin depuis plusieurs années. La belle Lorraine se rend très vite compte qu’elle est tombée dans un sacré nid d’espions…

Atomic Blonde : Photo Charlize Theron

Quand je suis allée voir le film je ne m’attendais pas à aimer, on m’avait dit des choses très mitigées à son sujet, on m’avait dit que c’était trop de musique pour rien, trop bruyant, trop trop…Et bien en fait, j’ai bien aimé ! Quand on attend trop d’un film on est souvent trop exigeant et donc souvent déçue mais quand on n’attend pas grand-chose d’un film, on est souvent agréablement surpris ce qui est le cas avec Atomic blonde.

Atomic Blonde : Photo Charlize Theron

J’ai adoré l’ambiance année 80, Berlin est, Berlin ouest, le mur, les espions russes, anglais ricains, français qui recherchent tous la même liste. J’ai beaucoup aimé Lorraine Broughton, c’est le fantasme de toute actrice de pouvoir jouer une femme belle, forte, déterminée, sûre d’elle, sur de son intuition, maline, qui sait se battre avec violence et efficacité. Les tenues, la musique, les coupes de cheveux…

Atomic Blonde : Photo Charlize Theron, Sofia Boutella

Charlize Theron joue avec beaucoup de plaisir les agents secrets impitoyables. Les scènes de combat au corps à corps sont impressionnantes, réalistes tout en en mettant plein les yeux. Bien sûr on retrouve dans la manière de les tournées, l’influence des Jason Bourne avec des combats à main nue ou à l’aide de certains objets trouvés sur place, des combats plus réalistes. J’ai beaucoup aimé notamment la scène de combat filmée dans un immeuble de Berlin est vers la fin du film.

Atomic Blonde : Photo Charlize Theron, James McAvoy

Coté scénario, on ne peut pas dire que ce soit originale. Pour un film d’espionnage, c’est classique, déjà vu mais bien fait (guerre froide, berlin est/ouest, microfilm contenant la liste des agents…).

Un film d’action et d’espionnage classique dans son histoire, bien fait et bien filmé, avec des scènes d’action au top et des personnages intéressants, notamment Lorraine et Percival joué par James McAvoy. Le tout rythmé par une superbe bande son année 80.

 

 

Game of throne saison 7

Encore une saison qui se termine pour cette série qui est déjà plus que culte. Game of throne est vraiment la seule série de ces dernières années qui me tient en haleine, qui me fait monter la tension à chaque épisode. C’est la seule série pour laquelle je ne vois pas du tout le temps passé quand je lance un épisode, les 60 minutes passent très très vite, c’est presque surréelle.

Cette saison ne fera donc pas exception, j’ai adoré. Le coté cinéma est de plus en plus marqué, avec des plans et des mises en scènes incroyables pour une série télé. Les personnages évoluent, on sent que winter is here, même dans les caractères des personnages, fini l’été et ses envolées passionnelles, c’est l’heure de la retenue, de la sagesse, de la réflexion, fini les décisions prises sur un coup de tête. Fini aussi les beaux cheveux lâchés sur des épaules dénudées et des décolletées. Le climat a changé et maintenant tout le monde se trimballe en robe d’hiver à col montant, surmontées de fourrures!

Qu’en est-il de cette saison 7?

ATTENTION SPOILER

J’ai adoré l’évolution de Arya. Elle est devenue une vrai professionnelle, elle ressemble de plus en plus à Ja’quen je trouve. Calme, sur d’elle, sereine. Les retrouvailles avec Sansa ne m’ont pas particulièrement touchées et j’ai été déçue de ne pas assister à ses retrouvailles avec Jon, j’aurais aimé voir sa réaction face à sa petite “sœur” préférée. J’ai par contre adoré la manière dont elle manipule Littlefinger et la manière dont Sansa le manipule aussi.

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Littlefinger a fait l’erreur de ne pas s’apercevoir que les petites Stark ont bien grandies. Il a manifestement sous estimée Arya et n’a pas imaginer que les leçons de stratégie distillées à Sansa avaient germées dans son cerveau. J’adore le duel entre Arya et Brienne, et j’ai été plus que joyeuse (mais pas surprise) quand j’ai vu le visage de Littlefinger se décomposé quand il découvre que Sansa et Arya se sont liguées contre lui. Cette scène est l’une de mes préférées cette saison, après tout le mal indirect que cette fouine à fait à la famille Stark ça fait du bien. Pratiquement tous les malheurs de cette famille découle de ses manipulations et mensonges et ça fait du bien d’entendre Arya et Sansa les lui rappeler.

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On a droit à des scènes épiques notamment les scènes de batailles. Daenreys qui prend son dragon pour défaire les armées de Jaime Lannister, c’était juste sublime. Ou encore bien sur Daenerys et son dragon venant à la rescousse de Jon et ses hommes encerclés par les white walkers.

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Le dernier épisode est prenant du début à la fin bien qu’il dure 1h20. Entre Theon qui retrouve un peu ce qui fait de lui un homme, Bran qui découvre grâce à Sam que Jon est le véritable héritier du trône de fer vu que c’est le fils légitime de Rhaegar Targaryen, Arya et Sansa qui se vengent de Littlefinger, Bronn qui fait dans la philosophie, et surtout la rencontre de tous ces personnages en un seul et même endroit, Cersei, Jaime, Brienne, Jon, Tyrion, Danerys, Varys, Davos (que j’aime beaucoup).

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Jubilatoire de les voir se parler et se jauger après tout les évènements. La rencontre entre Cersei et Tyrion en tête à tête est intense, et le départ de Jaime surprenante, j’étais sur que Cersei allait le tuer, j’étais soulagée qu’elle ne le fasse pas. Par contre difficile de ne pas être un peu dégouté par Jon et Daenerys dans le même lit quand on connait le lien de parenté qui existe entre ces deux là!

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La scène finale est impressionnante avec le fameux mur soi disant imprenable qui s’écroule comme un château de sable après des siècles et des siècles d’existence, l’armée des white walkers affublée d’un dragon mort vivant est en marche vers le sud, et ça va pas être beau à voir je pense.

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J’ai hâte de voir ça, hâte de voir où Jaime va se rendre, hâte de voir la tête de Jon et Daenerys quand ils apprendront leur lien familiale, hâte de voir si Daenerys va laisser sa place de souveraine à Jon, hâte de voir les retrouvailles entre Jon et Arya, hâte de voir Cersei se casser la gueule, hâte de voir comment les personnages vont finir, qui va s’en sortir et dans quel état? qui sera sacrifié? L’attente va être atroce car dans Game of throne tout peut arriver et pas de saison 8  avant au mieux fin 2018 au pire en 2019 (début du tournage en octobre 2017)…

 

Quelques jours en Ecosse

Cette année pour l’été, je retourne dans ma région fétiche, l’Écosse. Après une semaine de grosse canicule en France début juillet, je suis contente de fuir la nouvelle vague de chaleur parisienne qui s’annonçait durant mon séjour et je file dans le nord! Cette année, je pars toute seule, j’avais très envie de me retrouver seule quelques jours. En générale, je réserve mes séjours écossais très à l’avance avec l’idée de partir seule, et ce n’est que vers les dernières semaines qu’une amie finit par se joindre à moi. Cette fois ci je me retrouve seule. Ce n’est pas la première fois que je pars seule en vacances mais c’est toujours en Grande Bretagne car c’est un pays dans lequel je me sens bien et où je suis sur de ne jamais m’ennuyer. Le seul point pas trop cool quand on est seule, ce sont les repas. Manger seule c’est pas toujours drôle, même si je passais mes repas en compagnie d’amis grâce à internet.

Pour ce voyage, je pars donc en train jusqu’à Glasgow où je vais passer une nuit. L’avantage à Glasgow c’est que les hôtels ne sont pas chers! J’arrive en fin d’après midi, alors je me contente de faire un tour en centre ville, quelques magasins vu que c’est la période des soldes, puis de me trouver un endroit pour diner. J’avais repérée une pizzeria qui avait l’air très tentante mais quand j’arrive sur place, il y a déjà la queue jusque sur le trottoir. Je finis donc la soirée dans ma chaine de pub habituelle.

 

Loch Linnhe à Fort William

Le lendemain il me reste une matinée avant de prendre mon train pour fort William. Mais ce matin il pleut des cordes! Je voulais me rendre à la Kelvingrove gallery mais je suis trempée littéralement jusqu’aux os avant même d’avoir fait la moitié du chemin. Je laisse donc tombée car cette fois ci j’ai prévu de ne pas trop en faire et de privilégier aussi le repos et le confort, plutôt que de remplir mes journées quoi qu’il en coute. Du coup je retourne à l’hôtel me changer et je pars au pub du bout de la rue histoire de prendre un bon petit déjeuner.

Le train pour Fort William est quelque chose que j’aime beaucoup faire et que j’avais déjà fait lors d’un précédent voyage. Les paysages le long de la route sont justes magnifiques. Le train passe au plus près des montagnes, le long de grandes plaines, ou parfois en pleine foret. On peut voir de nombreuses cascades, de nombreux animaux, on passe par de petites gares perdues au milieu de nulle part. C’est vraiment particulier. Le trajet dure 3h30 mais on ne voit pas le temps passé. Arrivée à Fort William, je dépose mes affaires dans un bed and breakfast et je pars me promener en ville. Fort William est construite au bord du loch Linnhe, je me balade le long de la rue principale et je remonte au bord de l’eau jusqu’à l’emplacement de l’ancien fort. Je profite du coucher du soleil avant d’aller au pub du coin pour diner.

Au sommet du Aonach mor

C’est le mercredi que les choses sérieuses commencent. Ce matin il fait très très beau. Je prends le petit déjeuner en discutant avec une pensionnaire qui me raconte le programme de sa journée. Pour ma part après hésitation, je décide de me rendre au sommet du Aonach mor, une montagne accessible par un téléphérique. L’ascension prend une dizaine de minute et une fois là haut la vue est juste superbe! Il y a deux chemins possibles, l’un court qui permet d’avoir une très belle vue avec peu d’effort et l’autre plus long mais pas difficile du tout et qui permet d’avoir une vue sublime sur les montagnes alentours. C’est une visite qui vaut vraiment le coup d’œil. Une fois redescendue, je reprends le bus pour retourner en ville.

 

Tour en bateau sur le loch Linnhe

 Pour l’après midi, je fais un tour en bateau sur le loch Linnhe. On y a une jolie vu sur le Ben Nevis. Nous étions censer voir des animaux tel que l’aigle doré, des phoques ou encore de possibles dauphins mais finalement nous apercevrons une sorte de grand échassier et la tête d’un phoque en train de nager émergeant des eaux. Le pauvre capitaine du bateau qui a l’air désolé qu’on ne voit pas plus que ça, est gêné, mais bon c’est la nature c’est comme ça, j’aurais fait une belle balade quand même!

Le soir je me rends dans un restaurant réputé de la ville connu pour ses plats à base de poisson et de crustacé local. Les prix sont élevés, je paierais 27£ pour un plat et un dessert et au final, j’ai été très déçue par les plats. Je commande de la sole. Le plat est composé de filets de sole roulés avec des feuilles d’épinard à l’intérieur, le tout posé sur une purée et une crème de patate douce. Et bien c’était très fade, on sent que les feuilles d’épinard ne sont pas cuisinées et que le poisson est probablement cuit à l’eau, sans saveur. Je mangerais donc sans plaisir et je me console avec le cheesecake cappuccino, qui rattrape un peu le reste.

Sur la route des Lower steall falls

Jeudi il ne fait pas très beau. Après avoir laisser passer un peu la pluie le temps de finir mon petit déjeuner, je me rends à la gare de Fort William pour prendre le bus. Le but est d’aller voir les Lower steall falls. Pour ça, il faut prendre le bus 42 qui nous dépose un peu au milieu de nulle part. Je ne vous cache pas que pour cette excursion le mieux est d’avoir une voiture, car depuis la descente du bus il vous faudra marcher environ une bonne grosse demi heure pour atteindre le début officiel de la randonnée. Le chemin menant au lower steall falls est d’une durée d’une heure aller et une heure retour. Pour ma part, je me met en route à la descente du bus. Il n’y a quasiment personne sur le chemin. Je ne mettrais pas une demi heure mais une heure, car sur la route les paysages sont grandioses et je m’arrête toutes les cinq minutes pour prendre des photos. On passe entre les montagnes, on passe au dessus de cascades d’eau, le long des gorges, le long d’une rivière, on croise la route de plusieurs moutons…

Sur la route des Lower stealls falls

Une heure plus tard, j’arrive au point de départ officielle de la randonnée. Ici, on croise déjà plus de monde, des voitures ayant amenées de nombreux petits groupes et des familles. Comme je voyage seule, je partage mon expérience: il est vrai que la marche depuis la descente de bus jusqu’au départ de la randonnée pour les lower steall falls est très belle, mais aussi très isolée. Une fois arrivé au parking qui marque le début officielle de la randonnée, je retrouve plusieurs petits groupes, des familles, qui partent sur le sentier et je passe devant ça:

Et la je me dis que je suis seule, dans un coin assez isolé dans lequel je ne capte aucun réseau internet. Je décide quand même d’avancer et d’aviser au fur et à mesure. Mais le bus retour passe soit à 13h soit à 17h. Pour être sur d’être de retour à temps pour le bus de 13h je me donne une heure limite à laquelle je devrais faire demi tour. Car dans le coin il n’y a ni café, ni distributeur ni même toilette, et que je ne me vois pas rester dans le coin toute la journée jusqu’à 17h! Mais finalement, je n’atteindrais jamais cette heure limite de retour car au bout de dix minutes de marche après le fameux panneau “danger de mort”, je tombe sur un passage qui me semble bien difficile, un amas rocheux luisant d’eau qui m’a l’air glissant à souhait, avec à sa droite, un jolie gouffre assez flippant! je me rappelle que je suis seule ici, et je préfère faire demi tour! Aucun regret au final, car les paysages sur la route m’ont tellement plut que la balade valait plus que le détour!

 

 

Sur la route des Lower stealls falls

J’attendrais une demi heure que le bus reviennent me chercher et me ramène à Fort William. Je passe le reste de l’après midi à me promener et à m’installer dans un resto du coin, Browns restaurant. Je serais moins déçue que pour le restaurant de poisson, même si ça ne me laisse pas un souvenir impérissable.

Old Inverlochy castle

Vendredi, dernier jour avant le retour, je me rends à pied au Old Inverlochy castle, les ruines d’un vieux château fort. Une fois sur place, je découvre un lieu complètement vide, je suis seule au milieu des ruines. Je me balade tranquillement et en ressortant de l’autre coté de la cour, je surprends pleins d’oiseaux qui virevoltent partout, c’est très sympa. Finalement je reprends la west highland way, une route de randonnée qui traverse une partie de la région, et je retourne au centre ville de Fort William. J’en profite pour passer à la gare pour prendre mon billet de train pour Mallaig. Le train passe par la même route que le célèbre jacobite steam train qui a servit pour le tournage d’Harry Potter. Les paysages sont très beau et on passe sur le Glenfinnan viaduct, le fameux pont qu’on voit dans les films.

Glenfinnan viaduct et le Neptune stair case, vu du train pour Mallaig

Une fois à Mallaig, je pars un peu à l’aventure. Je n’ai pas vraiment prévu grand chose et je me rends au port pour me renseigner sur les balades en bateau possible. Un ferry part dans 20 minute. J’ai juste le temps d’aller dans un café m’acheter un panini. Je profiterais de l’attente pour discuter avec le caissier, un écossais d’origine de Glasgow qui me fait savoir qu’il adorerais visiter les alpes. Le ferry traverse la mer pour se rendre à Inervie, un petit village qui n’est accessible qu’en bateau. Il y a quelques maisons, une église, un pub et une poste et c’est tout! On peut se balader dans la forêt autour, au bord de la mer sur les plages de galets, une cascade d’eau fait pas mal de bruit à l’arrière d’une des maison. Pour ceux qui rêvent d’être isolé du monde c’est parfait. On peut voir un bateau faire livraison de certains produits alimentaires, des futs de bière et de bombonnes de gaz, et on peut voir la postière remettre le courrier au capitaine du bateau.

La traversée en bateau entre Mallaig et Inervie

Nous sommes une toute petite poignée de personnes à descendre pour profiter des lieux le temps que le bateau revienne. Le plus gros des passagers sont soient des locaux soit un groupe important venus faire du camping plusieurs jours; je ne capte pas de réseau internet avec mon téléphone, ce qui ne m’étonne pas, mais je ne capte pas non plus de réseau téléphonique ce qui me surprend un peu! En attendant le retour du bateau, je vois trois enfants sauter du ponton directement dans l’eau glacée. Ils feront plusieurs sauts avant de se cramponner au ponton pour voir le bateau arrivé, sans même avoir la chaire de poule, ils n’ont pas l’air d’avoir froid le moins du monde alors que la température de l’air doit être aux alentours de 12/13° et qu’ils ruissellent encore d’eau de mer!

Inervie

Je suis quand même bien contente de revenir à Mallaig. Je n’aime pas la foule, mais là c’était peut être un peu trop! Une fois de retour au port, il me reste une bonne heure avant le départ de mon train, le dernier de la journée! Je me renseigne sur les endroits où je pourrais manger et je tombe sur le site d’une boulangerie qui m’a l’air vraiment délicieuse! Mais lorsque j’arrive, elle est déjà fermée. Heureusement, juste à coté, tenue par les même propriétaires, une pizzeria me fait de l’œil; c’est une sorte de cahute en bois avec à l’intérieur un grand comptoir avec vue sur la baie, et de l’autre un monsieur qui fait les pizzas devant les clients et qui les enfournent dans un four à feu de bois. Pour 8.50£ j’ai droit a une pizza mozza buffala basilic. La sauce tomate est maison et délicieuse, la pâte fine et croustillante, la mozza fondante. C’est un délice! l’un de mes rares repas que j’apprécierais vraiment lors de mon séjour.

Les paysages et les cerfs vu du train pour Glasgow

Le voyage touche à sa fin, samedi matin je me lève tôt, je discute un peu avec le propriétaire du bed and breakfast dans son immense cuisine personnelle, pendant qu’il me prépare gentillement des toasts beurrés, puis je me met en route. D’abord le train entre Fort William et Glasgow que je recommande vraiment. Ce n’est pas la première fois que je fais le trajet et il vaut vraiment le coup d’œil. On passe par des paysages somptueux, des plaines désertiques, des montagnes majestueuses, des lochs, des marécages, des ruisseaux, des forêts, et si vous faites le trajet le matin, vous avez toutes les chances d’apercevoir des daims (ou des cerfs? ), seul et en groupe, qui passent assez près du train.

Le reste du voyage est moins intéressant, entre Glasgow et Londres mais assez stressant puisque le train est en retard de presque une heure, ce qui m’oblige à courir jusqu’à saint pancras pour ne pas rater l’eurostar. Si je devais vous donner un conseil pour vous rendre dans les Highlands, c’est de prendre l’avion jusqu’à Glasgow et finir la route en train. L’écosse me plait toujours autant, c’est vraiment une région qui me repose l’esprit, j’adore les balades, les paysages, les gens toujours gentils et accueillants, facile à aborder. Encore une fois des paysages enchanteurs, notamment au sommet du Aonoch Mor et le long de la route qui mène aux lower stealls falls!