Dernières séances: Yesterday – So long my son

Yesterday : Affiche

de Danny Boyle

Himesh Patel, Lily James, Kate McKinnon

2.5/5

Jack rêve de devenir une star du rock ou pop rock depuis son  enfance. Eli sa meilleure amie l’encourage depuis le collège. A l’âge adulte, Jack n’a toujours pas percé avec ses chansons, il enchaine festival obscur sur concert perdu au milieu de nulle part qui n’intéresse personne. Malgré la motivation d’Eli qui est son manager les soirs et week end, Jack décide de tout laissé tomber et de reprendre le cours de sa vie, à savoir redevenir prof des écoles comme Eli. Mais après un grave accident de la route, le voilà qui se réveil dans un monde perturbé. Certaines choses semblent avoir disparus de la mémoire collective des humains, notamment l’existence du groupe les Beatles. Jack décide donc de chanter tous leurs tubes afin de devenir célèbre.

Yesterday : Photo Himesh Patel

J’étais curieuse de voir le film. Jack comme tous les enfants, grandit avec l’espoir d’accomplir son rêve, mais comme 90% des gens, une fois adulte il se rend compte que ce rêve ne se réalisera pas; Là où tous ses amis ont tourné la page des rêves d’enfant, Jack lui espère encore, grâce notamment au soutien d’Eli sa meilleure amie.

Yesterday : Photo Himesh Patel, Lily James

Certains moments sont très drôles, notamment lorsque Jack découvre que d’autres choses n’existent pas dans le monde dans lequel il s’est réveillé après son accident, le coca cola, le groupe Oasis, ou encore Harry Potter! L’idée de départ est donc rigolote, mais le reste du film est parfois un peu ennuyeux, parfois un peu niais, notamment le personnage d’Eli qui porte toujours le même style de robe, du genre enseignante fleur bleue. Elle fait plutôt pensée à un personnage de dessin animé bateau, lisse et sans personnalité. Jack est plus intéressant à suivre. Le film passe le message que la célébrité n’apporte pas le bonheur, notamment quand Jack, devenu célèbre grâce aux chansons des Beatles, comprend que le vrai bonheur se trouve auprès d’Eli et qu’il devra choisir, mouais…(ou encore quand on découvre que John Lennon n’est pas devenu le chanteur qu’on connait, mais qu’il mène une vie simple et qu’il a vécu très heureux…).

Un film gentillet, quelques touches d’humour bienvenu, mais qui ne restera pas dans les mémoires.

 

So Long, My Son : Affiche

de Wang Xiaoshuai

Wang Jinchung, Young Mei

4.5/5

Au tout début des années 80 (ou fin 70?), Liyun et Yaojun forment un couple uni. Dans la chine communiste où le Parti fait la pluie et le beau temps, Yaojun et Liyun sont deux ouvriers qui tentent de suivre toutes les directives du régime afin de gravir les échelons. Bientôt ils sont parents d’un petit garçon né le même jour que le petit garçon de leurs voisins et meilleurs amis. Mais un drame viendra mettre un terme à leur entente parfaite, et les deux couples s’éloigneront l’un de l’autre progressivement jusqu’à couper complètement les ponts durant les décennies suivantes.

So Long, My Son : Photo

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Dure de se motiver pour aller voir So long my son, car le film dure 3h. Mais heureusement que je l’ai vu car c’est probablement un des meilleurs films de l’année. 3h qui ne sont pas du tout de trop au finale. Aucune lenteur, aucune longueur, aucun ennui, j’ai quasi pas cligné des yeux devant cette fresque familiale et historique. L’histoire est racontée sans suivre la chronologie ce qui rend le film moins classique et plus vivant. Suivre la destinée de ces personnages fut prenant, intéressant et fort. Liyun et Yaojun forment un couple tellement attachant, mais dans la chine communiste, celle du Parti omniprésent, du qu’en dira-t-on, de la politique de l’enfant unique, les drames vont s’imposer à ce couple si volontaire, si travailleur.

So Long, My Son : Photo

 

Le film passe en revu, au travers de la vie et des épreuves de ce couple, 30 ans de la Chine actuelle. Les usines ouvrières menées par le parti communiste, le sacrifice de tout une génération pour le bien économique du pays, la cruelle politique de l’enfant unique et de ces conséquences, l’ouverture du marché, le sacrifice des ouvriers tous licencier comme s’ils étaient devenus indésirables, la disparition des logements ouvriers pour mieux construire les nouveaux centres commerciaux. Liyun et Yaojun, contrairement à leurs voisins et meilleurs amis, auront vécu des choses trop dures pour s’intéresser aux évolutions de leur pays et ne s’enrichiront pas au passage.

“Le temps s’est arrêté il ne nous reste plus qu’à attendre de vieillir”.

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Wang Jinchung et Young Mei qui jouent les deux personnages principaux sont exceptionnels, toutes les émotions qui passent dans un regard, une parole, une posture. On va jusqu’au bout avec eux en leur souhaitant juste un peu de bonheur pour rééquilibrer la balance.

Un très beau film, je n’ai pas vu le temps passé une seconde. Les histoires personnelles des personnages s’entremêlent dans la grande histoire du pays. C’est fort, puissant et très bien filmé. A voir.

 

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Stranger things saison 3

Affiche

On l’a attendu cette saison 3 et ça valait le coup de patienter car c’est peut être la meilleure saison de la série!

On retrouve tous les personnages quelques semaines après les évènements de la saison 2. C’est l’été, les vacances scolaires, pour Nancy, Jonathan et Steeve, les années lycées sont terminées. Nancy et Jonathan ont décroché des stages dans le journal local de la ville, mais si Jonathan passe son temps à développer des photos, Nancy est réduit à apporter des sandwichs et à servir du café. Quant à Steeve, il a décroché un job de serveur de glace dans le nouveau centre commercial du coin. Centre commercial qui a d’ailleurs entrainé la ruine des nombreux commerçants du centre ville. Du coté des enfants, El, Mike, Dustin, Will, Lucas et Max profitent des vacances, entre cinéma, shopping et premières disputes amoureuses. Mais certaines personnes ont décidé de tout tenter pour ré-ouvrir le portail menant vers les mondes parallèles qu’El avait refermé.

Affiche

J’ai adoré cette saison. Cette fois ci on est en 1985, en plein dans les années 80, et les héros ne sont plus de jeunes enfants mais bien des ados. Musique, vêtements, coiffures, la grande ère du centre commercial, l’ombre de la guerre froide qui plane, les communistes… J’ai beaucoup aimé voir les personnages évolués chacun selon son âge. Les enfants, Will, Lucas, Max, El, Mike, et Dustin sont des ados. Jouer à donjon et dragon ne les intéressent plus des masses, mais par contre ils deviennent obsédés par les filles et tentent de comprendre leur psychologie. J’ai trouvé le traitement du passage à l’adolescence très réaliste.

Photo Millie Bobby Brown, Sadie Sink

Pour certains, cette évolution est naturelle, Mike ne pense qu’à El, Max et Lucas ressemblent déjà à un vieux couple, j’ai beaucoup aimé la relation amicale entre El et Max. Mais tout le monde n’a pas tourné le dos à l’enfance et pour Will, voir ses amis évolués, changés, c’est dure. Après ce qu’il a vécu, rester un peu plus dans l’enfance, retrouver ces habitudes de jeu avec ces amis, c’était très important, et Will aura bien du mal à s’adapter aux nouveaux centres d’intérêt de ses amis.

Photo Priah Ferguson

Nancy, Jonathan et Steeve eux, rentrent dans l’âge adulte, et la transition est tout aussi difficile que pour les enfants. Nancy se rend compte que la vraie vie, le monde du travail, c’est dure, sans pitié. Quant à Steeve il comprendra que son statut populaire au lycée ne lui sert à rien. Tous ce qui était important socialement durant ces années lycées n’ont plus aucun sens aujourd’hui. Avec ces notes, Steeve n’a pu s’inscrire dans aucune université et est donc condamné aux petits boulots minables.

Photo Natalia Dyer

L’histoire nous replonge dans les films des années 80 dans lesquelles Hollywood adorait utiliser les soviétiques et l’URSS comme ennemis universels. On retrouve toujours ces scènes de suspense, d’action, de sang et de gores, de créatures dégueulasses, de courses poursuites, on retrouve El et ses pouvoirs. Mais surtout la différence avec les saisons précédentes, c’est l’humour. Les scènes drôles se succèdent, notamment tous ce qui tourne autour de Steeve, sa collègue de travail Robin, Dustin et la sœur de Lucas, Erica. Le petit groupe, perdu dans les méandres du centre commercial apportera beaucoup d’humour. Le duo Hopper et Joyce apporteront aussi beaucoup d’humour, notamment lorsqu’ils seront rejoints par “Smirnoff/Aleksei” et Murray.

Photo Dacre Montgomery

Photo Winona Ryder

Les références sont bien sur toujours aussi nombreuses, Retour vers le futur, The thing, le méchant russe qui ressemble au terminator, et surtout la scène culte du dernier épisode dans laquelle Dustin et sa copine longue distance, Suzie, chantent par radio interposée, la chanson phare du film L’histoire sans fin. Impossible de ne pas rire devant cette scène ridicule à un moment d’extrême danger pour tous les personnages.

Photo Caleb McLaughlin, Finn Wolfhard, Millie Bobby Brown, Noah Schnapp, Sadie Sink

J’ai beaucoup aimé l’intrigue, mais aussi le fait que la série nous parle entre deux scènes de rebondissement, de l’Amérique des années 80, de la psychologie des personnages, que ce soit du passage à l’adolescence et la fin de l’enfance pour certains, ou du passage à l’âge adulte pour d’autre. La fin de l’épisode, avec la lettre écrite par Hopper pour El est en même temps très émouvante et drôle. Une très belle saison pour Stranger things. Seul défaut, on se serait passé du placement de produit coca cola, aussi subtil qu’un rhinocéros dans un magasin de porcelaine. La présence des bouteilles ou canette de la boisson rouge frôle même parfois le ridicule.

Dernières séances: Men in black international – Nevada – Le daim

Men In Black: International : Affiche

de F Gary Gray

Chris Hemsworth, Tessa Thompson, Emma Thompson, Liam Neeson

2.5/5

Quand Molly était petite fille, elle découvre un petit extraterrestre dans sa chambre. Les men in black débarquent et effacent la mémoire de ses parents qui ont vu certaines choses, mais pas la mémoire de leur petite fille. Molly grandit passionnée par les extraterrestres et les men in black. Toutes ses études et sa vie sont tournées vers la quête des men in black avec l’espoir d’être embauchée. Un jour, elle atteint enfin son but. Elle est envoyée par sa chef au bureau de Londres pour une enquête et fait la connaissance de l’agent H, la vedette régionale. Il a sauvé la Terre avec l’aide de son chef “grand T”, en mettant en déroute la redoutable race extraterrestre “la ruche” quelques années plus tôt.

Men In Black: International : Photo Chris Hemsworth, Tessa Thompson

J’avais bien aimé le Men in black de 1997 avec Tommy Lee Jones et Will Smith, un peu moins les deux volets suivants. Je n’étais pas contre un nouvel épisode. Chris Hemsworth joue les agents héros mégalo, qui s’est endormi sur ses lauriers passées et vit désormais en mode feignasse. Molly c’est la nouvelle agent hyper motivée, elle qui a cherché quasiment toute sa vie à intégrer un jour les MIB. Leur duo fonctionne plutôt bien, l’histoire n’est ni ennuyeuse ni longuette.

Men In Black: International : Photo Chris Hemsworth, Tessa Thompson

Très vite le film prend des airs d’Indiana Jones, en faisant voyager les deux héros à la recherche d’artefacts.  Je ne pense pas en garder un souvenir impérissable. Il y a quelques touches d’humour mais personnellement je n’ai pas beaucoup ri durant le film. Les deux personnages principaux sont assez attachants dans leur genre, et j’irais peut être voir un 2e volet si il sort un jour, mais concernant ce film, il s’oublie assez vite au final.

Nevada : Affiche

de Laure de Clermont Tonnerre

Matthias Schonaerts, Jason Mitchell, Bruce Dern

4/5

Au Nevada, Roman est enfermé pour une période longue durée, et pour un crime lourd. Après avoir été prisonnier dans plusieurs prisons depuis une dizaine d’années, et souvent à l’isolement, une conseillère estime qu’il est temps pour lui et sa future réinsertion de retourner en zone pénitentiaire collectif. Roman, lui s’est habitué à l’isolement et n’approuve pas. Il est envoyé à l’entretien des écuries de la prison. Là, il découvre un programme concernant les chevaux Mustangs. Dans plusieurs états du pays, des mustangs sauvages se reproduisent dans des espaces de plus en plus réduits et leur surpopulation pose problème. Le programme permet aux prisonniers d’apprendre l’élevage des chevaux. Leur mission est de les élever durant plusieurs semaines avant de les mettre aux enchères auprès des municipalités et autres services de police.

Nevada : Photo Jason Mitchell, Matthias Schoenaerts

J’ai beaucoup aimé Nevada. Matthias Schonaerts est excellent dans le rôle de ce prisonnier asociale, nerveux, renfermé. On apprend petit à petit son passé et ce qu’il a fait pour avoir fini en prison. Roman se voit confié le seul cheval capturé qui n’a pas abdiqué. Agressif, il semble être impossible à dompter tout comme Roman. Les deux forment donc un duo plein de colère.

Nevada : Photo Gideon Adlon, Matthias Schoenaerts

La vie carcérale, son quotidien répétitif, violent, terne, l’échappatoire de ces prisonniers avec leurs chevaux. La réalisatrice nous dépeint un monde carcérale ni enjolivé, ni romanesque. Les chevaux permettent de canaliser la violence de ces prisonniers mais pas de messages idéaliste ici, tout est très réaliste. Ce n’est pas un film hollywoodien sur la prison et la réinsertion, le pardon et la repentance. Les prisonniers sont condamnés à des peines lourdes pour des crimes violents et si leur relation avec les chevaux leurs rends leur humanité et calme leur violence, rien n’indique que c’est un remède miracle. Un film intéressant parfaitement interprété.

Le Daim : Affiche

De Quentin Dupieux

Jean Dujardin, Adèle Haenel

3/5

Georges plaque tout sur un coup de tête, femme, boulot, vie et roule vers un patelin paumé pour répondre à une annonce, la vente d’une veste 100% daim à franges, la veste de ses rêves. Pour l’acquérir il vide son compte en banque de toutes ses économies. Il s’installe à l’hôtel du coin. Petit à petit il délire et perd complètement le sens de la réalité.

Le Daim : Photo Adèle Haenel, Jean Dujardin

J’avais adoré le précédent film de Dupieux Au poste. Le soucis avec les films absurdes c’est que parfois ça marche, parfois ça marche moins. George plaque tout, se paye la veste en daim de ses rêves, fait croire à la barman du coin qu’il est là pour réaliser un film et décide que sa mission est de détruire toutes les vestes afin que sa veste à lui soit la seule au monde.

Le Daim : Photo Jean Dujardin

Le film est court, on accompagne George dans sa folie, dans ses actes meurtriers et absurdes pour le compte de son blouson qui lui parle. On retrouve le coté absurde des films de Dupieux, les personnages bizarres qui frôlent la folie ou qui sont complètement dingues pour certains, mais contrairement à Au poste, je n’ai pas retrouvé l’humour ou alors un humour morbide et trop noir.

Découverte de la Slovénie

En juin dernier, je suis partie avec une amie en Slovénie. Quand je discutais de ce projet de voyage, la plupart des gens avaient souvent la même réaction “pourquoi la Slovénie? c’est où? y’a quelque chose d’intéressant à y voir?” et j’avoue que je me suis posée les mêmes questions! c’est l’amie avec qui je suis partie qui a choisit la destination, on réfléchissait à un pays européen pour partir pas trop loin et elle a proposé la Slovénie. Après quelques recherches sur internet j’ai été convaincu.

La Slovénie est donc un pays d’Europe du sud, l’euro est sa monnaie et le pays a des frontières communes avec l’Autriche, l’Italie, la Croatie et la Hongrie. Le pays possède un petit littoral sur le bord de la mer adriatique, à la frontière italienne. La Slovénie est parfois appelé la suisse du sud.

le triple pont, Ljubljana

Contrairement à ce que je pensais, le pays n’est pas si bon marché que ça, notamment le billet d’avion. Je m’y suis prise plusieurs mois à l’avance, mais j’ai quand même payé 250€ aller/retour pour un vol qui dure 1h20. Il n’y a pas beaucoup de vol au départ de Paris: à part Adria airlines, la compagnie du pays, easy jet propose des vols mais le plus souvent avec escale.

Après 1h20 de vol avec un passage au dessus des alpes, on atterri à Ljubljana la capitale. Pour rejoindre le centre ville, il n’y a pas énormément de transports. Un bus public permet de relier le centre en 50 minutes pour 4€ mais il ne passe que toutes les deux heures. On se rabat sur des navettes privées de 8/10 places qui permettent de relier le centre en 25 minutes pour 10€. La navette est un moyen efficace et rapide, dont le prix reste raisonnable, et qui peut même vous déposer devant votre hôtel si vous indiquez l’adresse.

Ljubljana

On loge pour deux nuits dans un appartement qui se trouve dans une très ancienne bâtisse (16e siècle) qui servait autrefois d’auberge pour les voyageurs qui faisait escale pour la nuit. Les murs sont très épais et l’intérieur de l’appart entièrement refait à neuf. De l’extérieur, le quartier ne paye pas de mine, avec les façades pas toujours nickel et les graffitis partout mais on découvre vite que c’est la rue dans laquelle il faut manger, Trubarjeva cesta. Les petits resto ou boui boui sont tous les uns à coté des autres et on y mange très très bien pour pas cher du tout. Une fois les valises posées, on teste le resto d’en face, Abi falafel. Pour 6€ on a droit à une assiette remplie de houmous, de falafel, de salade, de crudité, et plein d’autres petites choses qui remplissent bien l’estomac. La rue en question est à deux minutes à peine du centre historique, composé de rues piétonnes qui longent le bord du fleuve la Ljubljanica. Les rues piétonnes sont pleines de boutiques intéressantes, de cafés, de terrasses, de glaciers et de restaurants. On passe devant le pont aux dragons, le triple pont qui fait la célébrité de la ville, la place Preseren du nom d’un poète slovène. C’est très agréable de se balader sur les rives du fleuve. Il fait chaud et très beau, ce qui n’était pas gagné car il semble que la météo soit souvent capricieuse en Slovénie. On se rend ensuite au funiculaire qui permet de grimper sans effort la colline qui surplombe la ville et qui abrite le château.

Spica, Ljubljana

Ljubljana, château, vue sur la ville

On ne le visite pas, on se contente de se promener autour du château, d’admirer la vue sur la ville, de se balader dans le parc ombragé, avant de redescendre. On mangera nos premières glaces chez Cacao, délicieuses, avant de reprendre la balade le long du fleuve, jusqu’au quartier de Spica. On peut s’assoir sur les bords du fleuve et voir ce dernier se séparer en deux cours d’eau. On est loin de la seine, ici les eaux du fleuve sont claires, on y voit des poissons et des serpents d’eau! On a à peine marché une vingtaine de minutes depuis le centre ville et on a l’impression d’être à la campagne.

 

Ljubljana, parc tivoli

Le lendemain c’est dimanche, on se rend au parc Tivoli, un énorme parc à 10 minutes à peine du centre, en passant par des rues larges et différentes de l’hyper centre. Le parc est rempli de famille ou de groupes venus profiter des coins ombragés car il fait 30 degrés minimum ce jour là! Après un tour, on déjeune d’un sandwich au falafel à la même adresse que la veille, il faut dire que le dimanche, tout n’est pas ouvert, loin de là! D’ailleurs, il faut savoir que le samedi après midi, beaucoup de commerces sont également fermés.

Pour l’après midi, on prend un bus pour les Postojna caves, des grottes que l’on peut visiter depuis plus de deux siècles. Le système de bus slovène est très bien développé, nombreux, réguliers, pas chers et climatisés, mais pas souvent à l’heure! Après une heure de route on débarque comme beaucoup de groupes de touristes. Après un verre en terrasse, on prend part à une visite guidée des grottes. C’est d’abord un train électrique qui nous emmène au centre de la grotte et qui nous donne l’impression d’être dans l’attraction pirates des caraïbes chez Disney, sauf que il n’y a pas de pirates ou de chansons. On est loin dans les profondeurs de la terre, ici la température est entre 8 et 10 degrés, quelque soit la température extérieure.

Postojna caves

C’est aussi très humide, et on peut entendre le plic ploc de gouttes tombant des parois. Les stalagmites et stalactites sont partout, de couleurs différentes selon la composition de la pierre. La guide anglophone est efficace et rapide, mais peu chaleureuse et distante, on sent son ras le bol! Les explications sont basiques et parfois peu intéressantes, mais on profite surtout de l’atmosphère des lieux et on admire les sculptures de la nature. J’ai parfois l’impression d’être dans un épisode du dessin animé Tom Sawyer lorsqu’il se perd avec Becky dans les couloirs d’une grotte souterraine, à la recherche du trésor de Joe l’indien.

Lundi matin on quitte la capitale slovène et notre super appart dans ce super quartier pour nous rendre à la gare routière direction Bled en bus. Bled c’est une ville très prisée en Slovénie sur le bord du lac de Bled, au nord du pays, près des alpes. Le village est petit, les logements pas si nombreux, les routes pas très larges.

Lac de Bled

En ce mois de juin, avec la chaleur et le soleil, il y a déjà pas mal de monde, de touristes, et on se dit qu’en plein été, ça doit être beaucoup moins agréable! Le bus s’arrête à la gare routière de Bled et il nous faut remonter à pied le long du lac durant une vingtaine de minutes pour trouver notre hôtel sur la rive d’en face. La chambre est minuscule, mais elle a l’intérêt de se trouver juste en face du lac. On découvre également qu’un arrêt de bus nous permettra de retourner à Ljubljana sans avoir à retourner dans le centre du village en trimballant nos valises. On déjeune à Ostarija Peglez’n un peu cher, mais en se contentant de plats sans viandes ou poissons, on s’en sort pour des plats à 11€. Pour ce prix j’ai droit à une poêlée de pâtes fraiches au pesto, très bon et très généreux. Il faut dire qu’en Slovénie, on sent l’influence gastronomique de l’Italie, avec des pizzas, pâtes et glaces qui rappellent le pays, et à l’opposé des goulasch et autres ragouts qui rappellent plutôt la cuisine d’Europe de l’est.

Kremsnita

Après une longue promenade autour du lac, on fait une pause à l’hôtel Toplice, un palace dans lequel je peux tester la pâtisserie emblématique du pays. Pour 5 euros, on m’apporte une grosse part de ce gâteau, accompagné de fruits rouges et d’une boule de sorbet. Le kremsnita est une pâtisserie composée d’une énorme couche de crème pâtissière compacte, d’une autre énorme couche de chantilly entourées de pâtes feuilletés. C’est doux, gourmand, mais ça ne me laisse pas un souvenir impérissable!

bord du lac de Bled

Alors qu’on a vraiment bien chaud, on décide de se rendre en face de notre hôtel pour nager dans le lac. Il y a quelques courageux qui se baignent. Il doit faire plus de 30 degré dehors, mais l’eau est un peu fraiche! ce qui est bien c’est que presque partout au bord du lac, des grosses pierres plates permettent de se tremper les pieds doucement et que juste sous la surface de l’eau, un système de poutres en bois permet de s’assoir dessus. Ainsi les jambes, les cuisses et les hanches sont immergés, et à toi de prendre le temps de rentrer doucement dans l’eau. Finalement passé les premières secondes, c’est très agréable de se baigner dans le lac de bled. L’eau est tellement claire qu’on voit le fond sans problème. Une fois dedans on ne veut plus ressortir. Le soir on dine au restaurant le Sova, filet de truite grillée et légume, très bon!

Truite grillée, Sova

Le lendemain, direction les gorges de Vintgar à une vingtaine de minutes en bus de Bled. En dehors de juillet et aout, un seul bus s’y rend, mais on le rate de peu. On se rabat sur les navettes privées, qui sont un peu plus chères (10€ au lieu de 6€). Les gorges sont justes magnifiques! l’entrée est payante et c’est pas donnée, 9€. Des plateformes en bois qui courent tout le long des parois permettent de remonter les gorges. L’aller retour prend environ 1h30 en prenant tout son temps. Les eaux sont turquoises, et on peut y voir de très nombreuses truites remonter le courant, l’endroit est vraiment magnifique, on aimerait pouvoir s’y baigner.

Gorges du Vintgar

De retour à Bled, on déjeune à Public & vegan kitchen, qui sert d’excellent burgers végétariens pour pas cher. On prend notre temps et on entend la conversation de la serveuse qui annonce qu’un orage approche. Le temps de rentrer à l’hôtel, il commence à pleuvoir légèrement et on entend des grondements orageux. Je décide d’aller tout de même me baigner, il fait très chaud ce jour là. Quelques grondements au loin, pas de pluie, des gros nuages. Je me met à l’eau et j’ai trouvé cette expérience géniale, j’ai beaucoup aimé me baigner dans le lac désert, sous les nuages, avec le bruit de l’orage au loin. Des groupes de touristes chinois passent par là surpris de voir quelqu’un dans l’eau. Je fini par rentrer et peu de temps après, l’orage éclate vraiment avec des trombes d’eau qui s’abattent sur Bled.

  

Mercredi, le beau temps est revenu. On se rend au lac de Bohinj, à une demi heure en bus depuis Bled. Le lac de Bohinj est plus haut en altitude, on sent l’air un peu plus frais mais il fait quand même très chaud. Ici c’est plus nature que Bled, il n’ ya pas grand chose au village de Ribcev Laz, et dès qu’on traverse le pont on se retrouve très vite au milieu des chants, des arbres et de la nature. On ne fait pas le tour du lac, car la durée est de 3h30 on se contente de se balader un peu et de s’installer sur un banc tout au bord de l’eau.

Lac de Bohinj

On admire le paysage, on respire et on fait un peu de lecture et des photos. Ce n’est que lorsqu’il se met à pleuvoir quelques gouttes qu’on préfère rebrousser chemin au cas où ça se transformerait en déluge comme la veille. On reprend le bus pour retourner sur Bled, pour faire de nouveau trempette dans le lac. Cette fois ci avec le beau temps il y a déjà plus de gens dans l’eau mais rien de bien dérangeant!

Jeudi c’est retour à Ljubljana. Notre appartement est un peu en dehors du centre historique mais à moins de 5 minutes. La propriétaire nous explique exclusivement en slovène le fonctionnement de l’appartement et je comprend toutes ces indications grâce à sa gestuelle.

Bibliothèque universitaire Ljubljana

On se balade ensuite dans les ruelles piétonnes autour du château, un quartier très sympa à faire car la majorité des touristes ne s’éloignent pas des rives du fleuve. Il fait encore très chaud aujourd’hui. On mange à nouveau une glace, puis pour notre dernier diner, après une longue balade, on mange une excellente pizza au feu de bois. Le lendemain, c’est déjà notre dernier jour, on se balade près des ruines romaines dont il ne reste pas grand choses, avant de faire un tour au marché. On peut manger tout et n’importe quoi pour pas cher, toutes les cuisines du monde y sont représentées. Mais ce vendredi il fait encore plus chaud que la veille, ce qui nous coupe un peu l’appétit. Notre navette vient nous chercher à la gare routière direction l’aéroport.

La Slovénie est un pays très agréable suffisamment petit pour en faire le tour si on est véhiculé. Les transports, notamment le bus et un peu le train, desservent bien les coins les plus connus du pays, mais le temps de trajet est quand même beaucoup plus réduit quand on est en voiture.

 

ruines romaines, Ljubljana

Petit resto thaï Ljubljana

C’est un pays très propres et très surs,  j’ai été agréablement surprise. Magnifiques paysages, des gorges, des montagnes, des lacs, des grottes enchanteresses, une capitale sympa et très agréable, à taille humaine. D’ailleurs, nous croiserons régulièrement les même touristes! La nourriture est très bonne, on peut se baigner dans des lacs aux eaux claires ou en bord de mer. Les gens sont sympathiques, accueillants, anglophones, il est très facile de communiquer avec eux. J’ai adoré me baigner dans le lac de bled, voir les gorges du Vintgar et explorer les grottes de Postnoja. C’est un pays très agréable où il est facile de mixer visites, randonnées, promenades, baignades et détente, paysages urbains et décors naturels. Un pays dont le tourisme n’est pas encore très développé, même si nous avons croisé de nombreux touristes asiatiques. A ramener dans vos valises, le miel de Slovénie, qui est réputé. J’en ai ramené et il est délicieux.

Avant première : Parasite de Bong Joon Ho

 

Parasite : Affiche

Song Kang Ho, Lee Sun Kyun, Choi Woo Sik, Cho Yeo Jeong, Jong Hyeon Yun

4/5

La famille Park et la famille Kim n’ont qu’un seul point commun, celui d’habiter la même ville. La famille Park  est riche, habite une luxueuse villa design créée par un architecte connu. La famille Kim vit dans un taudis en entresol, leur fenêtre étant la cible de tous les poivrots du quartier qui souhaitent soulager leurs vessies pleines. Un jour, le fils Kim se voit offrir la possibilité de donner des cours d’anglais à la fille lycéenne de la famille Park. Voilà une occasion de gagner décemment sa vie, à condition de réussir la contrefaçon de son faux diplôme. Une fois accepté par la famille, il arrive a faire engager sa sœur comme prof de dessin. Petit à petit, toute la famille Kim, sous des identités bidons, intègre le personnel de la famille Park.

Parasite : Photo

J’étais vraiment contente, bien avant de voir le film, de voir la palme d’or attribuée à Bong Joon Ho. Je suis fan de ses films depuis que j’ai vu au cinéma Memories of murder. Depuis j’ai suivi sa carrière, j’ai pu voir Barking dog, The host, Mother, Snowpiercer, et je n’ai pas encore pu voir Okja.

Parasite : Photo

Bong Joon Ho excelle toujours dans le genre de film qui l’a fait connaitre, celui de la critique sociale. Sous couvert d’un film de genre, que ce soit policier avec memories of murder, horreur avec The host, ou comédie avec Barking dog, le réalisateur coréen en profite toujours pour nous parler des travers de la société coréenne. Dans the host, il nous parle déjà d’un des thèmes de Parasites, le chômage.

Parasite : Photo

Ici, on suit la famille Kim. Le père, ancien athlète de haut niveau ne fait rien de ces journées. Après une période de chômage, il s’est résolu à ne vivre que de petites combines et de boulots aussi courts que peu payés, tout comme sa femme. Le fils ainé a l’ambition d’intégré une très prestigieuse université mais malgré ses révisions il échoue à chaque examen d’entrée. Quant à sa sœur, si elle est douée pour embobiner son monde, elle n’arrive pas non plus à gagner sa vie.

Parasite : Photo

Leur rencontre avec les Park va leur permettre de mettre en pratique leurs talents. Les park n’ont jamais connu le besoin, leur maison est nickel grâce à leur gouvernante, monsieur Park ne se fatigue qu’à son travail de directeur, madame Park ne s’occupe que de l’éducation de ces enfants.

J’ai adoré l’humour caustique, parfois noir du film, comme souvent dans les films de Bong Joon Ho.

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La première partie permet de voir le quotidien des deux familles, de voir la fracture sociale, ceux qui ont tout et réussi toujours tout et ceux qui n’ont rien et échoue partout. La misère attire la misère.  La famille Kim abuse de la confiance des Park qui comme tous les nantis, ne pensent pas qu’il puisse leur arriver quoique ce soit de mal. Tout leur est acquis, ils vivent dans leur bulle loin des problèmes du monde, un peu méprisant mais pas méchants. Ils en sont devenus faibles. Les maitres sont en fait au service des serviteurs qui sont maitres des lieux.

Parasite : Photo

La seconde partie du film m’a surpris. On change de ton et de style. Certaines scènes sont assez flippantes, on est pris par le suspense, on se demande à tout instant ce qui va se passer pour les deux familles.

J’ai beaucoup aimé le film. La réalisation se fait énormément dans la maison des Park, toute vitrée, lumineuse, ingénieuse, rien ne dépasse, rien n’est posé de travers. De l’humour, de l’horreur, du social, deux familles que tout opposent, des acteurs excellents à commencer par Song Kang Ho que j’ai vu dans beaucoup de film et que j’aime beaucoup.

Dernières séances: The avengers 4 -Gloria Bell – The dead don’t die – Douleur et gloire – Séduis moi si tu peux

Avengers: Endgame : Affiche

de Anthony et Joe Russo

Robert Downey jr, Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Brie Larson, Josh Brolin

3.5/5

On retrouve la brochette de super héros Marvel suite au génocide de Thanos qui vient de supprimer des milliards de vie humaines sur Terre. Parmi les super héros restent Natasha, Thor, captain America, iron man, Hulk Nebula et Rocket. Après avoir retrouvé la trace de Thanos, ce dernier avoue que le gant ainsi que les pierres ont été détruites maintenant que son but a été atteint. Par colère Thor tue Thanos. Les survivants retournent donc sur Terre sans espoir de faire revenir tous les disparus. 5 ans plus tard, alors que les gens vivent dans un état catatonique, Ant man refait surface alors qu’il était coincé dans une dimension subatomique. Après avoir pris connaissance de la tragédie, il a une idée de machine à voyager dans le temps. Mais pour que sa théorie prenne vie il a besoin de l’aide de Tony Stark, qui ne semble pas prêt de sortir de sa retraite.

Avengers: Endgame : Photo Chris Evans, Don Cheadle, Jeremy Renner, Karen Gillan, Paul Rudd

J’avoue que si j’avais été emballé par le premier avengers, les 2e et 3e épisodes m’avaient un peu ennuyé, soulé. Mais j’étais quand même très curieuse de voir comment l’histoire allait se finir.

Avengers: Endgame : Photo Robert Downey Jr.

Le film est un peu trop long, d’ailleurs on a un peu mal aux yeux et un début de mal de crâne en sortant. On retrouve tous les ingrédients de ce genre de film, rebondissements, batailles, combats, et humour. Et heureusement qu’il y a de l’humour, sinon je me serais lassée au bout d’une heure. J’ai donc apprécié ce dernier volet, j’ai aimé voir Tony Stark en papa gâteau vivre tranquillement sa vie auprès de Pepper, j’ai beaucoup ri en voyant ce qu’est devenu Thor, un buveur de bière qui a bien 30 kilos de trop, dont les muscles légendaires se sont transformés en graisses après 5 années à boire, manger des cochonneries et à passer ses journées à jouer à des jeux en lignes. La référence à the big lebowski est bien trouvée.

Avengers: Endgame : Photo

La scène finale dans laquelle tous les héros de toutes les dimensions se réunissent pour se battre contre les méchants est classique. La fin ne m’a pas surprise (notamment concernant Tony et captain america). Un film Marvel classique dans lequel on peut voir la destinée des super héros et la fin de certains dont on suit les aventures depuis Iron man en 2008.

Gloria Bell : Affiche

de Sebastian Lelio

Julianne Moore, John Turtuto, Micheal Cera

4/5

Gloria Bell n’est plus une jeune femme mais n’est pas encore à l’âge de la retraite. La cinquantaine bien passée, Gloria est divorcée depuis longtemps et ces deux enfants sont devenus des adultes indépendants qui ne semblent pas avoir besoin d’elle. Gloria adore danser et ne se prive pas de sortir régulièrement le soir dans des boites ou bar dont la clientèle a environ son âge. Elle danse sur les chansons de sa jeunesse, boit des cocktails et arrive toujours à se lier d’amitié avec de parfaits inconnus. Un soir, elle tape dans l’œil d’un homme, Arnold. Elle finit la nuit avec lui sans penser au lendemain. Mais Arnold lui est sous le charme et souhaite la revoir.

Gloria Bell : Photo John Turturro, Julianne Moore

Au départ je n’étais pas du tout motivée pour voir le film. La bande annonce ne m’avait pas donnée envie. Ce fut donc une jolie surprise. Ce petit film sans prétention est bourrée de joie de vivre, de positivisme. Gloria est une femme calme, sereine, qui vit sans penser au lendemain, souriante et pleine de vie. Avec elle on fait connaissance de ces deux enfants, son ex mari, ses amis, on passe la soirée avec elle, on danse avec elle, on sourit.

Gloria Bell : Photo Julianne Moore

Parfois j’ai eu peur que le film change de cap et nous sort des rebondissements, des drames, des tragédies. L’histoire reste au fond d’une grande banalité comme l’est souvent la vie au finale et c’est tant mieux. De l’humour, et une Julianne Moore lumineuse, rigolote, sympathique. Un feel good movie sans tomber dans un coté trop parfait à l’américaine.

The Dead Don't Die : Affiche

de Jim Jarmusch

Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton

2.5/5

A centerville, une petite ville au milieu de nulle part, le shérif Robertson veille avec deux adjoints. Il n’y a pas grand chose à voir à centerville, le commissariat, les pompes funèbres, la station d’essence, le magasin de bricolage, le diner du coin. Un jour des phénomènes étranges semblent provenir d’une exploitation de la Terre brutale qui aurait déformer l’axe de la Terre. Pour conséquences, les cadavres se transforment en zombies et se mettent à s’attaquer aux habitants.

The Dead Don't Die : Photo Tilda Swinton

La bande annonce m’avait donné envie de voir le dernier Jarmusch. J’aime beaucoup certains films de ce réalisateur et j’adore Bill Murray. Tous les ingrédients étaient réunis pour que j’apprécie le film et ce fut un résultat mitigé.

The Dead Don't Die : Photo Adam Driver, Bill Murray, Chloë Sevigny

J’ai aimé l’absurdité de certaines scènes, comme les personnages qui semblent savoir qu’ils ne sont que dans un film, les références, le personnage d’Adam Driver qui ne cesse de dire que tous cela finira mal parce qu’il a lu le scénario.

The Dead Don't Die : Photo Adam Driver

Mais ça ne suffit pas à faire un bon film. Le coté absurde prend le pas sur tout le reste. J’attendais beaucoup du personnage cool interprété par Tilda Swinton. Mais finalement tout part dans le mur, ça ne vas nulle part, et la scène dans laquelle Tilda Swinton tire sa révérence m’a fait écarquiller les yeux durant cinq bonnes minutes. The dead don’t die aurait pu être culte, cependant le résultat ressemble plus à un nanar, dommage!

Douleur et gloire : Affiche

de Pedro Almodovar

Antonio Banderas, Penelope Cruz, Nora Navas

4/5

Salvador Mallo est un réalisateur espagnole connu et reconnu, mais le grand réalisateur est en pleine dépression. Il ne fait rien de ses journées, prétextant ses douleurs de dos. Son assistante et amie, Mercedes, tente de le motiver, de lui redonner envie de tourner ou de sortir. Le film qui l’a rendu célèbre 30 ans plus tôt va être mis à l’honneur à la cinémathèque de Madrid. Salvador décide pour l’occasion de faire la paix avec l’acteur principal, Alberto. Entre deux médoc contre la douleur et sa découverte de l’héroïne, Salvador se remémore son enfance.

Douleur et gloire : Photo Antonio Banderas, Nora Navas

J’ai beaucoup aimé le dernier film de Almodovar. Je ne connais pas assez Almodovar pour  l’affirmer, mais le personnage de Salvador semble être lui même: coupe de cheveux, âge, réalisateur de film qui a percé dans les années 80…

Douleur et gloire : Photo Asier Flores, César Vicente, Penélope Cruz

J’ai beaucoup aimé les scènes racontant l’enfance de Salvador, sa relation avec sa mère, son adoration dans les yeux du petit garçon qui regarde sa mère laver le linge dans la rivière. Un joli film sur un homme qui repense à sa vie et qui se remet en question.

Séduis-moi si tu peux ! : Affiche

de Jonathan Levine

Seth Rogen, Charlize Theron

3.5/5

Charlotte Field est une femme belle, intelligente, ambitieuse, et secrétaire d’état. Quand elle apprend que le président ne se représentera pas pour un second mandat, Charlotte exprime son intention de se présenter et obtient le soutien futur du président. Alors qu’elle est en chasse avec son équipe pour obtenir le plus de soutiens possible, elle rencontre par hasard Fred Flarsky, son ancien voisin quand elle était au lycée. Elle découvre qu’il est devenu un journaliste rebelle et marginale. Son travail l’inspire et elle décide de l’embauché pour rédiger ses futurs discours. Fred, malgré sa haine des politiciens accepte, car il a toujours eu le béguin pour son ancienne voisine.

Séduis-moi si tu peux ! : Photo Charlize Theron, Seth Rogen

Passez outre le titre affreux de la version française (long shot en vo). Cette comédie un peu romantique ne surprend pas par les rebondissements, mais réussi le job, à savoir une comédie drôle et réussie. J’ai ri tout le long du film, on se détends et on oublie ses problèmes le temps du film. Certes on sait tous comment le film va finir mais on passe un bon moment.

L’adieu de Game of thrones

Après plusieurs semaines d’absence sur ce blog, je reviens pour vous parler de Game of throne,  qui m’a un peu réconcilié avec les séries télé. Ce qui suit ne comporte aucun spoilers, sauf dans la dernière partie de l’article pour lequel je signale le début du spoiler.

Mon avis sans spoilers.

On l’aura attendu 2 ans cette fin de saison. Après 8 saisons, 9 années, une pléthore de personnages, de morts, de rebondissements, de révélations, de tortures, de guerres, de batailles, Game of throne s’est terminée ce lundi matin.

Photo Nikolaj Coster-Waldau

J’aurais personnellement vécu chacune des saisons de game of thrones de manière intense. J’ai adoré chacun des épisodes, j’ai jamais vu le temps passé, j’ai eu des frissons, j’ai ressenti toutes sortes d’émotions auprès de tous ces personnages. J’ai adoré certains, j’ai détesté d’autres, j’ai eu peur pour eux. Toute l’histoire, chacune des saisons a été parfaitement construites, les évolutions des uns et des autres s’est fait naturellement.

Photo Kit Harington, Liam Cunningham

En regardant la première saison et en voyant les rebondissements et la destinée des personnages, je me suis rendu compte que ça faisait très longtemps que je n’avais pas été surpris dans le bon sens du terme par une série.

Daenerys qui passe d’une jeune fille innocente et douce à une guerrière charismatique, Jaime qui s’adoucit au fur et à mesure des épreuves perdant de son sadisme, Arya qui devient implacable, Sansa qui passe de la naïveté à la stratégie…

Photo Conleth Hill, Emilia Clarke, Nathalie Emmanuel

Qu’en est-il de cette fin que tout le monde attendait avec impatience? comme beaucoup j’ai été un peu déçu par les épisodes de cette dernière saison. Visuellement c’est toujours aussi réussi. Winter est bien là, les personnages ont abandonnés depuis longtemps les tenues colorées, décolletées de l’été, pour revêtir des vêtements sombres et fermés. L’une des polémiques sur le visuel c’est le coté trop sombre des scènes, en particulier lors de la première moitié de saison. La bataille contre les white walkers est particulièrement sombre sur le plan de la lumière. Les scènes de guerre sont dignes d’un film de cinéma, de ce coté la rien à dire.

Affiche Isaac Hempstead Wright, Liam Cunningham, Maisie Williams, Rory McCann, Sophie Turner

La destinée des personnages? je n’ai été ni déçu ni contente de ce que décide cette saison pour les personnages encore debout. Et c’est peut être bien là le problème. Durant les 7 premières saisons j’ai ressenti des tas d’émotions devant game of throne, dégout, tristesse, choc, des morts qui chocs qui surprennent, des destinées glauques qui traumatisent. Mais pour cette dernière saison, rien, électrocardiogramme plat en somme. C’est beau, c’est bien fait, il y a une conclusion qui peut satisfaire ou pas, mais on ne ressent pas grand chose.

Photo

Rare sont les séries qui savent conclure correctement. Six feet under, The shield, The wire, Buffy contre les vampires font partis des rares élus. Pour game of throne, je ne peux pas dire que la fin est nulle, mais elle ne restera pas dans les mémoires non plus. C’est le drame de cette série, elle nous a fait tellement ressentir des tas de choses, elles nous a proposé tellement de retournements de situation, de changements de destinées, de chocs, de traumatismes, de surprises…il était difficile de maintenir le niveau, de nous garder dans un état de tension, tout en concluant ce qui devait être conclu.

Photo Lena Headey

Je n’ai donc pas de regret ou de déception, cette série reste l’une des meilleures séries télé de l’histoire des séries télé, sans conteste ni hésitation. Et si la fin n’est pas à la hauteur des 7 saisons précédentes, elle ne démérite pas non plus.

SPOILERS:

Que Bran finisse roi des 6 royaumes du westeros pourquoi pas? je n’ai jamais imaginé Jon sur le trône, lui qui n’a jamais voulu le pouvoir. Il est clair que Bran n’a aucune légitimité mais quand j’entends le discours de Tyrion qui vend son poulain pour le trône, j’avoue avoir aussi été convaincu. Après tout Bran connait l’histoire du monde et possède probablement des dons de médiums alors pourquoi pas?

Affiche Emilia Clarke

J’ai été déçu par l’évolution du personnage de Jon. Depuis qu’il a “bent the knee” devant Daenerys, il est quasi inexistant et en particulier dans cette saison. Son seul moment d’action est quand il poignarde Daenerys…

Photo Peter Dinklage

Je n’ai pas été surpris par l’évolution de Daenerys. Une fois qu’elle a éliminé toutes ces vies innocentes, il n’y avait plus de retour possible. Comme beaucoup de tyrans, elle s’imagine savoir ce qui est bien et juste et ceux qui ne pensent pas comme elle ne mérite pas de vivre. Le pouvoir lui est monté à la tête et elle est devenue la digne héritière de sa famille. J’ai été un peu déçu de la voir mourir aussi vite et facilement. Par contre, j’ai adoré la scène dans laquelle le trône est détruit par les flammes du dragon, le symbole est fort.

Photo Gwendoline Christie, Nikolaj Coster-Waldau

J’ai trouvé la fin de Jaime tout à fait logique. Personne ne le voyait vivre heureux avec Brienne. Depuis longtemps maintenant Jaime vit torturé par ce qu’il a fait dans son passé, et Brienne en est témoin. Il est clair qu’il ne se voyait pas finir autrement qu’en sacrifié auprès de sa jumelle.

Il y a vraiment parfois des raccourcis dans le dernier épisode. La réaction de ver gris par exemple, le fait qu’il n’exécute pas Jon après ce qu’il a fait n’est pas logique, le voir accepter Bran comme roi et Jon envoyé à la garde de nuit sans broncher n’est pas très crédible. Les choses sont expédiées trop rapidement, un épisode supplémentaire n’aurait peut être pas été du luxe.

Photo Isaac Hempstead Wright

Enfin, j’ai aimé voir les dernières minutes. Tyrion a su sortir ses épingles du jeu et le voila devenu la main du nouveau roi, président le conseil du roi au coté de Brienne, Bronn, Sam et Davos. Sansa a enfin ce qu’elle voulait depuis plusieurs saisons, à savoir être la reine de Winterfell. Elle est loin la jeune fille fleur bleue, naïve et rêvant du prince charmant. Enfin, j’ai adoré voir Arya repartir à l’aventure, il est clair que depuis sa formation avec Ja’quen elle ne pouvait pas continuer sa vie en princesse ou lady dans un château.  Jon, lui, laisse le Westeros aux autres et part vivre, probablement une vie simple et ordinaire avec les sauvageons. L’héritier légitime des Targaryens n’aspire qu’à une vie calme loin du pouvoir. Les enfants Stark auront tout tenter pour se retrouver depuis leur séparation et finalement ne resteront pas du tout ensemble, chacun accomplissant sa destinée.