Alien convenant

Alien: Covenant : Affiche

de Ridley Scott

Micheal Fassbender, Katherine Waterston, Billy Crudup, Danny Mcbride

3.5/5

2104, le vaisseau le Convenant fait route vers la planète Origae 6 afin d’établir une nouvelle colonie. A son bord, une dizaine de membre d’équipage et 2000 colons, tous en sommeil prolongés le temps du voyage. Pour surveiller tout ce monde, Mother l’ordinateur centrale et Walter un androïde qui s’occupe de la maintenance du vaisseau. Après un grave accident inévitable, plusieurs membres d’équipage meurt dans leurs caissons, dont le capitaine de la mission. Désormais réveillée, le reste de l’équipe doit faire leur deuil et doivent surtout réparer les petites avaries. Alors que personne n’a envie de retourner dans leur caisson pour encore 7 années de voyage, le vaisseau repère une planète à portée de main qui semble réunir tous les éléments pour accueillir les colons. Le nouveau capitaine décide d’aller voir sur place si la planète est aussi parfaite qu’elle en à l’air.

Alien: Covenant : Photo Katherine Waterston

Alien: Covenant : Photo Guy Pearce, Michael Fassbender

J’aime beaucoup les Alien. Même si j’ai beaucoup aimé Prometheus, le préquel à la série des aliens, je préfère les 4 premiers films. Avec Alien covenant, on est dans la suite directe de Alien prometheus.

C’est visuellement très réussi, les scènes sur le vaisseau, sur la planète, les scènes avec les monstres, les scènes d’action sont très réussies, rien à redire. Par contre, on remarquera certaines petites choses pas toujours très originales, comme le soldat qui part “pisser” ou l’autre qui part “se rafraichir”, on sait tous ce qui arrive aux gens lorsqu’ils s’éloignent du groupe pour s’isoler, dans ce genre de film!

Alien: Covenant : Photo Amy Seimetz, Carmen Ejogo

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Il y a eu quelques petites incohérences, comme la scène dans laquelle l’héroïne reçoit du sang d’alien mais qui n’entraine pas des brulures d’acide, contrairement à son collègue. Il y a aussi quelques facilités, comme les personnages qui s’isolent pour mieux se faire zigouiller, ou encore le coup de faire sortir l’alien du vaisseau à coup d’ouverture de porte pour le faire aspirer par le vide de l’espace, comme c’était le cas à la fin du premier et du second film. Et puis comment ces gens si expérimentés peuvent se permettre d’aller explorer une planète inconnue sans prendre de précaution en mettant des combinaisons étanches? comment ces personnes si professionnelles ont pu vouloir aller établir la colonie sur une planète inconnue alors que la planète sélectionnée au départ à passer des test pendant une dizaine d’année avant d’être choisie?

Alien: Covenant : Photo

Alien covenant est dans la lignée de prometheus, on retrouve ce qui fait le succès des Aliens, des créatures bien dégueulasses et bien agressives, des combats sanguinolent, pas mal de gore et de scènes d’action, sans qu’elles soient pour autant trop longues ou à rallonge, ce qui est appréciable. Le coup du double humanoïde Walter/David est très intéressant, leurs personnalités et leurs évolutions est ce qui est le plus intéressant dans le scénario au finale, même si le coup du jumeau diabolique c’est du déjà vu cent fois et ne surprend donc pas. Reste quand même un bon film divertissant, prenant, certains aspects sont très intéressants et le casting bien choisi, j’irais surement voir le prochain volet.

Dernières séances: Tunnel – Get out

Tunnel : Affiche

Tunnel

de Kim Seong Hun

Ha Jung Woo, Doona Bae, Dal Su Oh

3.5/5

Jung Soo est en route pour apporter le gâteau d’anniversaire de sa fille. Alors qu’il traverse un tunnel nouvellement inauguré, ce dernier s’écroule. Lee est ensevelie sous des tonnes de terre et de roches, coincé dans sa voiture qui l’a protégé de l’effondrement. Par miracle il n’a aucune blessure. Dans la voiture Lee a deux petites bouteilles d’eau, le gâteau d’anniversaire de sa fille, des lampes torches, du liquide à vitre, et son téléphone portable qui capte les appels. Alors que les secours s’activent à l’extérieur du tunnel, Jung Soo va devoir survivre et tenir le coup.

Tunnel : Photo Ha Jung-Woo

Un homme seul coincé dans sa voiture sous des tonnes de terres et de roches après l’effondrement d’un tunnel, c’est le point de départ. Le héros organise sa survie, et comme souvent, l’homme ne met pas longtemps avant d’instaurer une routine, des habitudes quotidiennes qu’il répète comme une cérémonie, qui l’oblige à diviser sa journée, son temps d’attente sous le tunnel, pour ne pas devenir fou. Ainsi il boit tout les jours à midi une toute petite quantité d’eau, il allume la radio pour écouter la seule station qu’il capte, radio classique, pour entendre des messages d’encouragement de proches ou d’inconnu, et il appelle avec son téléphone pour une ou deux minutes le responsable de la mission de sauvetage qui le met au courant des avancées et essaye de l’encourager.

Tunnel : Photo Doona Bae

Outre le quotidien difficile du pauvre Jung Soo qui va passer de longues journées seul dans le froid, à supporter la faim et la soif mais aussi la fatigue physique et mentale, on voit ce qui se passe à l’extérieur. L’épouse inquiète qui se met à aider les ouvriers qui creusent nuit et jour un puits pour atteindre son mari, la ministre qui tente de faire  bonne presse, les entrepreneurs qui râlent de voir leur chantier du second tunnel suspendu le temps de sauver une seule personne, ou encore les médias, qui court au scoop sans penser à la vie du prisonnier du tunnel, et qui dénonce en même temps des malfaçons dans la construction.

Tunnel : Photo Doona Bae

Je pensais que Tunnel dénoncerais plus violemment et plus franchement les médias, les politiques, la corruption. Le film aborde un peu les problèmes mais de manière très rapide, préférant se concentrer sur l’état d’esprit de Jung Ho, coincé dans le tunnel. Finalement, autant on ressent ses difficultés d’être avec lui au début du film, autant on a du mal à imaginer son mal être vers les derniers jours d’enfermement. Il y a quelques touches d’humour et les acteurs sont très bons, mais il n’empêche qu’on est loin de la réussite des films de Bong Joon Ho par exemple, qui mélange souvent les genres avec succès pour dénoncer les problèmes de société de son pays, comme Memories of murder, Barking dogs ou The host.

Get Out : Affiche

Get out

de Jordan Peele

Daniel Kaluuya, Allison Williams, Catherine Keener, Bradley Whitford

4/5

Chris, un jeune photographe talentueux afro américain est en couple depuis 4 mois avec Rose, une femme blanche. Leur couple mixte ne pose pas de problème à New York, mais lorsque la jeune femme lui demande de l’accompagner chez ses parents pour le week end, à la campagne, il n’est pas très motivé. Il finit par se laisser convaincre, et part sans grand enthousiasme. La maison familiale est perdue au milieu de nulle part, mais les parents de Rose s’avèrent chaleureux et accueillants. Pour autant, Chris ne se sent pas à l’aise dans cette maison, notamment quand il fait la rencontre des deux domestiques noirs qui ont l’air, au mieux drogués, au pire de zombies.

Get Out : Photo Catherine Keener

Je n’en dis pas plus, inutile d’en savoir davantage si vous ne voulez pas vous gâcher le film. Au départ, je pensais aller voir un film qui, sous couvert de thriller, dénonce le racisme aux États Unis. Au final, le film est fait de faux semblants. Get out n’est pas un film d’horreur, c’est plutôt un thriller, un film à suspense, avec quelques moments bien flippants. Il y a aussi dans Get out, énormément d’humour, on rigole plus d’une fois, surtout avec le personnage de Rod, le meilleur ami du héros. Un humour parfois sadique, qui m’a fait penser aux films d’horreur de Wes Craven.

Get Out : Photo Betty Gabriel, Marcus Henderson

SPOILER:

J’avais compris depuis le départ que Rose, la copine du héros, était une rabatteuse d’homme pour sa famille, et qu’elle devait avoir ramener chez elle un grand nombre de petit copain, mais j’étais persuadé qu’il s’agissait en fait d’un marché aux esclaves moderne, dont les victimes étaient tenues au silence grâce aux séances d’hypnose de la mère de Rose. En réalité, il s’agit plus d’un marché pour que les vieilles personnes en fin de vie puissent transférer une partie de leur cerveaux dans des corps jeunes. Le fait que les victimes soient toutes noires est justifié par le fait que les “acheteurs” considèrent qu’être noir c’est “à la mode” et que les noirs sont plus vigoureux et fort physiquement que les blancs.

J’ai adoré la scène dans laquelle le héros se met à dégommer toute la famille, de manière extrêmement violente, des coups répétés à la tête notamment, et on se rend compte que, comme le reste de l’audience, on se délecte à chaque coup qu’il inflige à cette famille de dégénérée, qui sous des aspects très civilisés, se cache en réalité de véritables monstres. J’ai pris plaisir à le voir les frapper sans fin, on sentait que tous les spectateurs avaient envie de prendre sa place pour les frapper aussi. Une violence qui d’habitude fait tourner la tête, ou fermer les yeux, mais ici, c’est presque thérapeutique de voir leurs têtes se fracasser et le sang gicler, même si c’est loin d’être le film le plus gore que j’ai vu.

Le film nous dénonce tout de même le racisme, notamment lors de la dernière scène. Le héros est ensanglanté et vient de tuer tout ses ennemis, lorsqu’une voiture de police arrive. Là tout le monde se dis que le pauvre va être exécuté par les flics qui voient un noir en sang entouré de cadavres blancs, mais soulagement générale quand on découvre qui débarque. Une fin qui est donc dans la lignée du film, pleine d’humour.

FIN SPOILER

 

Get Out : Photo Allison Williams, Daniel Kaluuya

En bref, un thriller qui cache bien son jeu, une histoire intelligente, des rebondissements malins, un film divertissant qui fait aussi réfléchir sur le racisme et les préjugés et surtout beaucoup d’humour décalé. A ne pas rater!

Dernières séances: The young lady – La colère d’un homme patient – Les gardiens de la galaxie 2

The Young Lady : Affiche

The young lady

de William Oldroyd

Florence Pugh, Cosmo Jarvis, Paul Hilton, Naomie Ackie

4/5

Au 19e siècle, en Angleterre, Katherine épouse Lord Lester. Comme beaucoup de jeune fille de son époque, c’est un mariage arrangé par les deux familles, où chacun y trouve son compte. Katherine n’est ni choquée, ni malheureuse ou heureuse d’épouser cet homme qu’elle ne connait pas. Mais lors de leur nuit de noce, son époux ne la touche pas, pas plus que les jours et les semaines qui suivent. Elle vit dans la grande demeure familiale auprès d’un beau père austère et d’un mari silencieux qui ne l’autorise pas à sortir dans le domaine prendre l’air. Jour après jour, Katherine passe son temps engoncée dans un corset qui la maintien bien droite, assise dans le sofa ou le fauteuil, sans que personne ne lui parle, à lutter contre le sommeil de l’ennui. Un jour, son beau père et son mari quitte la demeure pour régler des affaires urgentes. Katherine apprécie enfin sa tranquillité. Elle rencontre le nouveau palefrenier, Sebastian, qui devient très vite son amant.

The Young Lady : Photo Florence Pugh

A lire le résumé sur les différents sites, on pourrait croire à une énième histoire du style Lady Chatterley, une femme aisée enfermée dans un mariage stérile, qui décide de prendre un amant pour enfin ne plus être frustrée. Ici on est loin de Lady Chatterley.

Katherine n’a rien d’une jeune fille émotive et effrayée quand elle se marie à Lord Lester. On sent qu’elle a été élevée loin de toute idée romantique du mariage. C’est un accord, un arrangement, un acte de commerce. Katherine sait qu’on attend d’elle qu’elle soit une bonne maitresse de maison et surtout pourvoyeuse de petits héritiers de la famille Lester.

The Young Lady : Photo Florence Pugh, Naomi Ackie

Katherine se retrouve dans une maison vide, un mari fantomatique, un beau père pas content de voir sa belle fille pas capable de provoquer le désir de son mari. Chaque jour ressemble à un autre, avec sa femme de chambre, Anna qui vient la réveiller à heure fixe, qui la coiffe, l’habille, les repas en silence, les longues heures assises dans le salon, seule, à lutter contre un sommeil provoquer par un ennui profond. Pour seul bruit de fond, le tic tac de l’horloge qui tape sur le système de la prisonnière.

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Katherine est un personnage étrange, elle ne ressent pas vraiment d’émotion. Elle frôle surement la folie par ces longues semaines enfermées à ne parler à personne, à ne voir personne, à ne rien faire. Avec le départ du beau père et du mari, Katherine se sent libre de sortir, de faire la sieste si elle s’ennuie, de s’allonger ou de se prend un amant. Elle revit. Mais en réalité, Katherine n’a pas vraiment de sentiment ni d’émotion. Elle est très attachée à Sebastian, mais on ne peut pas appeler ça de l’amour. Ses différents crimes la laisse marquée, mais on sent à chaque nouveau pas qu’elle fait vers l’horreur, qu’elle saura surmonter et passer au travers, ce qui n’est pas le cas de Sebastian. En réalité, Katherine est probablement une sociopathe. Elle aurait pu faire une parfaite maitresse de maison chez les Lester, et donner tous les héritiers que son beau père souhaitait, si seulement son mari l’avait laisser un peu libre et s’il avait pris la peine de consommer son union.

The Young Lady : Photo Cosmo Jarvis, Florence Pugh

Difficile donc de s’attacher au personnage de Katherine, même si on peut comprendre certains de ses actes, ou sa frustration à chaque obstacle venant se mettre en travers de la vie indépendante et tranquille qu’elle recherche. Encore plus difficile de s’attacher à Sebastian, un homme rustre, qui s’avèrera être un lâche et un faible, notamment lorsqu’il demande à Katherine de faire une chose dont il n’a pas le courage, pour lui reprocher ensuite cet acte.

The Young Lady : Photo Florence Pugh

Le film reste prenant, il ne dure qu’1h30, on ne s’ennuie pas une une seconde. Malgré certaines horreurs, le film n’est jamais lourd ou pesant. Tout y est froid, la maison, le mobilier, les tenues, à l’image de Katherine. On est très curieuse de voir comment les choses vont finir pour ces personnages, Katherine, Sebastian, mais aussi la femme de chambre. Il n’y a pratiquement aucune musique et la mise en scène est impeccable, et va à la perfection avec le caractère de Katherine jouée par une excellente Florence Pugh.

Les Gardiens de la Galaxie 2 : Affiche

Les gardiens de la galaxie vol. 2

de James Gunn

Chris Pratt, Zoe Saldana, Bradley Cooper, Vin Diesel, David Bautista, Michael Rooker, Karen Gillan, Kurt Russell, Pom Klementieff

4/5

On retrouve Peter Quill, en compagnie de sa fine équipe. Ils viennent de finir une mission pour le compte des Souverains, engagés pour se débarrasser d’un monstre. Mais avant de repartir, Rocket décide de voler quelques batteries par simple défi et s’attire les foudres de leur reine, Ayesha. Elle envoie sa flotte à leur poursuite et sont sur le point d’être annihilés lorsqu’ils sont sauvés in extremis par un mystérieux vaisseau. Il s’agit en réalité de Ego, le géniteur de Peter, qui a passé la moitié de sa vie à le recherché. Peter décide de faire connaissance avec son père et part sur la planète d’Ego, en compagnie de Gamorra et de Drax, laissant Rocket, bébé groot et Nébula faite prisonnière, sur la planète Berhert, pour que Rocket puisse réparer les dégâts.

Les Gardiens de la Galaxie 2 : Photo

Si le premier film était pas mal le second est bien meilleur.

J’ai beaucoup aimé l’humour, j’ai beaucoup plus ri dans ce film que dans le premier volet. J’adore chacun des personnages, Drax et sa franchise parfois blessante, Rocket et son cynisme, Gamorra et sa relation avec sa sœur Nebula, et bien sur Quill. Il y a certaines scènes vraiment très drôles, notamment quand Quill se fait lire ses émotions par Mantis, ou encore toutes les scènes impliquant bébé Groot. Moi qui était déçue de voir ce personnage détruit à la fin du premier film pour le revoir renaitre à état de brindille, j’étais contente de voir que, à l’état de “bébé” le personnage est encore plus réussi et attachant, impossible de ne pas craqué pour bébé groot.

Les Gardiens de la Galaxie 2 : Photo Chris Pratt, Dave Bautista, Karen Gillan, Zoe Saldana

Les Gardiens de la Galaxie 2 : Photo Chris Pratt, Dave Bautista, Zoe Saldana

On passe un excellent moment, on en apprend plus sur les origines de Quill, j’ai beaucoup aimé l’évolution dans la relation entre les deux sœurs Gamorra et Nebula, j’ai trouvé leur relation très touchante. Pareil pour Yondu et Quill, avec une fin très touchante. Sous des airs très comique, les personnages ont beaucoup évolués dans leurs caractères et dans leurs sentiments, que ce soit Rocket, Gamorra ou Quill.

Les Gardiens de la Galaxie 2 : Photo Michael Rooker

Un second volet bourré d’humour, d’action, de rebondissements, on ne s’ennuie pas, on ne se lasse pas, avec des personnages plus en profondeurs. Je l’ai trouvé bien au dessus du premier volet. On s’attache beaucoup aux personnages, j’ai beaucoup ri, toujours avec ses références et sa musique des années 80, et j’ai hâte de voir le 3e volet.

La Colère d’un homme patient : Affiche

La colère de l’homme patient

3/5

de Raul Arevalo

Antonio de la Torre, Luis Callejo

José est un homme taciturne qui passe son temps dans un café de son quartier au point qu’il a sympathisé avec les propriétaires. En réalité José est un homme brisé qui a passé 8 ans à attendre pour venger un crime qui a brisé sa vie.

La Colère d’un homme patient : Photo Antonio de la Torre, Luis Callejo

J’y suis allée sans trop savoir à quoi m’attendre, j’avais seulement vu la bande annonce. On suit donc ce personnage de José qui attend 8 ans pour se venger. De qui, pourquoi, ce sont des questions auxquelles le film répond au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire. Il attendra 8 ans qu’un des responsable sorte de prison, afin de trouver les autres responsables, dont les identités n’ont jamais été découverte par la police à l’époque des faits.

La Colère d’un homme patient : Photo Antonio de la Torre

Le film ne dure qu’1h30 mais j’ai senti le temps passé, au point qu’à un moment je me suis demandée si je ne m’étais pas trompée dans la durée du film. C’est pas si lent que ça, mais ça tarde à démarrer. On ne s’intéresse pas énormément aux personnages. On découvre au milieu du film pourquoi José est celui qu’il est aujourd’hui, si froid, si taciturne, on découvre l’horreur que certaines personnes de sa famille on vécut et comment ça a briser sa vie. Si l’un des responsables a passé 8 ans en prison, José a lui aussi passé 8 ans enfermé même s’il n’avait pas de cellule.

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Le film nous parle de pardon, de remord, et pose la question. Un homme qui a commis un crime inhumain dans sa jeunesse a t-il le droit de rester impuni en vivant une vie honnête et irréprochable? José découvre qu’un des coupables est devenu un fermier honnête, parfait mari et futur père dévoué. Mais doit -il rester impuni d’un crime commis 8 ans auparavant parce qu’il va soudain devenir père?

Un sujet intéressant servi par de bons acteurs. Mais au finale le temps passe lentement avec José, et on ne s’attache pas vraiment à sa mission de vengeance.

 

Lisbonne sous le soleil d’avril

Pour le tout début du mois d’avril, je me suis envolée pour la première fois au Portugal, à Lisbonne. Je suis partie avec deux amies, et nous avons logées dans un appartement dans le centre de la capitale, près de la station de métro Rossio. Le quartier est populaire, cosmopolite, et très calme en soirée. Nous sommes arrivées en fin de journée, chaleureusement accueillis par notre hôte qui nous laisse des pastéis comme cadeau de bienvenue.

Le dimanche est notre première vraie journée à Lisbonne. On a eu la chance d’avoir une météo parfaite pour nos quelques jours à Lisbonne, c’est-à-dire ciel bleu, grand soleil, 25 degrés. Le monastère des hiéronymites de Bélem est gratuit le dimanche, on décide de s’y rendre, ça nous fait économiser le prix d’entrée. Pour s’y rendre, on prend le tram, Belem étant un quartier excentré de Lisbonne ; nous arrivons en milieu de matinée, et il y a déjà la queue ; on patientera environ 20 minutes pour entrer. L’intérieur du monastère est très joli, il y a quelques azulejos, des murs et colonnes finement sculptés, et une très belle église.

Belem et le monastère des Hiéronymites

Pour déjeuner à Belem il n’y a pas beaucoup de choix. Que des resto à touristes et la foule s’y presse. On se décide pour le resto A Floresta, par dépit, et on attendra une bonne demi-heure pour pouvoir enfin s’assoir. C’est l’anarchie, vu que le serveur ne regarde aucun client qui attend, les ignorants superbement, et c’est à celui qui attirera l’attention du serveur du nom de sergio, qui aura la possibilité d’avoir une table en premier. Bref, c’est la foire à l’empoigne, la loi du plus fort, du grand n’importe quoi. Une fois assises, on attendra encore dix minutes pour commander et 45 minutes pour avoir nos plats. Tout ça pour manger des frites et du poulet grillé. Bref, si c’était à refaire, on se serai contenter de s’acheter des sandwichs pour manger dans le parc, mais faut dire que dans le coin il n’y avais pas grand choix pour manger. Bien sur, on finit par prendre le dessert avec des pasteis de nata, et on part les manger dans le parc. Ils sont à la hauteur de leur réputation, délicieux, tout droit sortie du four un délice !

Pont du 25 avril

Tour de Belem

On finit la journée en se promenant le long du tage, à admirer le pont du 25 avril qui ressemble énormément au golden gate de San Fransisco, construit par le même architecte. On remonte le bord du fleuve jusqu’à la tour de belem avant de repartir en tramway dans le centre, un retour un peu chaotique car le tramway sera bondé. Il n’y en a que toutes les 15/20 minutes, et la foule ne désemplit pas. Le trajet qui prend quand même une bonne demi-heure nous aura achevés, compresser les uns sur les autres, le trajet m’a paru extrêmement long. Nous n’avons même plus la force de ressortir mangé. La visite gratuite à belem avait finalement un prix !

Les remparts du château Sao Jorge

Le lundi, après un petit déjeuner dans ce qui deviendra notre endroit habituel, A padaria Portugese, une sorte de chaine de boulangerie qui fait d’excellentes viennoiseries, du très bon café et du jus d’orange pressé, on se rend au château Sao Jorge. Le château se trouve tout en haut perché sur une colline. Pour s’y rendre, on prend plutôt un mini bus dans lequel on a toute la place qu’on veut, plutôt que prendre le tramway 28 connu pour faire le tour de la ville, et qui est toujours bondé. Le château se résume à des remparts et des tourelles construit par les maures. On mont et on descend le long des remparts, pour admirer la plus belle vue qu’on peu avoir sur Lisbonne.

Vue depuis le château Sao Jorge

On peut y voir aussi de magnifiques paons dans la cour, et des orangers en fleurs qui sentent merveilleusement bon. On se balade ensuite dans les petites ruelles autour du château avant de redescendre vers le centre à pied, en s’arrêtant pour visiter la très ancienne cathédrale Se.

Autour du château Sao Jorge 

 

La cathédrale Sê

Pour l’après midi on repart vers le centre, à grimper dans les petites rues en hauteur, on grimpe on redescend, on reprend les escaliers, on croise des bâtiments couverts d’azulejos, de fils électriques, de cordes à linge, de couleurs éclatante, pour arriver au miradoura sainte catherine, une terrasse pour admirer la vue, mais finalement l’endroit est plus un repère pour les jeunes qui veulent fumer des joints tranquillement, et la vue n’a rien d’exceptionnel !

Le couvent des carmes

ça nous aura fait une belle balade, qui nous emmène au couvent des carmes, une église qui fut détruite lors du grand tremblement de terre du 18e siècle. Le toit s’était écroulé et un  incendie qui ne laisse que des ruines. Il y a eu un projet de reconstruction au 19e siècle, mais finalement les ruines dégageaient un romantisme à la mode. Les ruines sont magnifiques, et on peut admirer dans certaines pièces des objets hétéroclites, comme une momie égyptienne, et deux momies incas du 16e siècle assez effrayantes. On redescend sur la place du Rossio pour prendre un petit goûter avec un gâteau à base d’amande très bon, et un autre gâteau au biscuit, pas mal mais un peu écœurant. On passe la soirée au centre commercial colombo pour faire un tour surtout au primark local.

 

Ruelles dans Lisbonne

Pour notre 4e jour au Portugal, on se rend à Sintra par le train. C’est un petit village historique à une bonne demi heure du centre de Lisbonne. Le trajet en train n’a rien de bien palpitant, mais la ville de Sintra regorge de jolies pépites. Pour commencer, on prend un bus pour se rendre au palais de Pena, un château un peu kitsch qui semble construit pour le tournage d’un conte de fée. Des tourelles rouges vifs, jaunes pimpants, une architecture qui renvoi au moyen age ou encore au style arabe, un mélange qui peut dérouter. Mais depuis le palais, on a une vue imprenable sur la région et notamment sur le château des maures qui date du 9e siècle.

Le château des maures

Le palais de Pena, Sintra

On se contente de faire le tour des terrasses extérieures, d’admirer la vue et de se promener dans son parc mais nous ne visitons pas l’intérieur. Le palais de Pena constitue le point d’attraction le plus célèbre de Sintra, et une foule s’y presse déjà, sans compter que le prix d’entrée pour visiter l’intérieur du palais est cher et que nous avons d’autre visites qui nous attendent dans le coin. Nous quittons donc le domaine du palais sans regret avec sa horde de touristes espagnols très bruyant et envahissant. En revenant dans le centre ville, on décide de déjeuner. On marche dans le centre historique de Sintra, petites ruelles, escaliers, ça grimpe, ça redescend, ça regrimpe, et on finit par s’installer sur la terrasse d’un restaurant qu’on avait repéré dans un guide, Tascantiga. Ce fut une très bonne surprise! du pain délicieux accompagné de chips maison, d’ailes de poulet frits, d’un plateau de plusieurs fromages tous délicieux, avec noix et miel particulièrement bon, des salades en tout genre, on fait un déjeuner géniale et pour pas cher!

 

Le palais de Monserrate, Sintra

On reprend ensuite un bus pour se rendre au palais de Monserrate, un palais de style arabe construit au 19e siècle. Pour y accéder on visite d’abord le parc, un véritable jardin botanique, avec un jardin mexicain, japonais, jardin à l’anglaise. Cascade, rhododendrons, du jasmin, les premiers glycines, des arbres incroyables, cactus, bambous, rosiers, arbres exotiques, c’est l’un des plus beau jardin que j’ai pu visiter. Le palais est lui aussi vraiment très beau et il n’y a presque personne dans le coin, les touristes s’arrêtant toujours au palais de Pena et au centre ville de Sintra, et je ne vais pas m’en plaindre!

Les jardins du palais de Monserrate

On finit par le palais La quinta da regaleira. La maison n’a pas grand intérêt à visiter, contrairement au parc. Il n’est pas aussi grand que le parc de Monserrate, mais il est très originale. Statues, chapelle, escaliers, tourelles, c’est une atmosphère romantique et un peu gothique qui se dégage du parc. Mais ce sont surtout ces séries de galeries souterraines accessibles par des escaliers sculptés dans le style gothique, qui marque l’esprit. On descend dans l’obscurité, par des escaliers en colimaçon. On a l’impression de descendre dans des grottes de film d’horreur (the descent notamment). Mais la horde de touristes espagnols ultra bruyant nous empêche de nous mettre dans l’ambiance. Ceci dit, une fois que nous les laissons passer, un silence totale se fait dans les grottes et couloirs souterrains, silence troublé uniquement par les gouttes d’eau qui tombent du plafond. On sort les téléphones portables, histoire de ne pas marcher dans les flaques d’eau ou pour ne pas échouer dans les lacs souterrains. Les galeries les plus sombres sont éclairées par des guirlandes électriques, et j’ai l’impression que je suis avec Tom Sawyer, Huck et Becky lorsqu’ils parcours les grottes à la recherche du trésor de Jo l’indien! On finit la journée en redescendant à pied jusqu’à la gare, crevées!

Les jardins du palais La quinta da regaleira

Pour notre avant dernier jour, on visite un quartier très moderne de Lisbonne, le parc des nations, un quartier entièrement construit pour l’exposition universelle de 1998. Sur les bords du Tage, on se balade sur des passerelles piétonnes, on peut admirer le pont Vasco de Gama, le pont le plus long d’Europe, et on finit par atteindre l’Oceanario, le plus grand aquarium d’Europe. Je ne suis pas fan des aquariums, mais celui là est vraiment exceptionnelle et valait la visite!

La quartier moderne du parc des nations

On y voit des loutres de mer joueuses, des raies manta qui donnent l’impression de voler dans les airs, des requins, des pingouins, des anémones, des dragons des mer, et une multitude de poissons tropicaux. Avec ses lumières bleues tamisées on pourrait rester des heures assis devant les baies géantes de l’aquarium principale, c’est reposant, hypnotisant.

 

L’oceanario de Lisbonne

Pour déjeuner on repart dans le centre ville chez super Mario, une sorte de cantine. A l’intérieur que des habitués qui s’installent, mangent et repartent aussi sec. Je mange du poulet grillé accompagné de frites, de riz et de salade, simple mais très bon, avec un bon fromage. L’accueil est sympa, chaleureux, on a l’impression d’être invité chez un oncle! Pour l’après midi, on se rend à Cascais, sur la cote. Une bonne demi heure de train qui longe la cote. On se rend directement sur la plage, assis sur le sable à regarder les jeunes ado en maillots de bain, jouer au volley ou essayer de nager quelques brasses dans une eau encore trop froide, l’atlantique n’est pas réputé pour sa chaleur! Nous on se contentera de tremper les pieds en marchant le long de la plage. Le temps est idéal, encore une fois c’est le soleil et le ciel bleu, le sable est fin, dorée c’est super agréable de se promener. On mangera une bonne glace avant d’admirer le coucher du soleil en terrasse.

Cascais

Voila, pour notre dernier jour on se promène dans les ruelles du centre ville, on remonte vers la place du commerce, inondée de soleil, avant de profiter un bon moment de la vue depuis les cais das colunas, des colonnes plantées dans l’estuaire du Tage. C’est un endroit très sympa pour se poser sur les marches quelques minutes. On déjeunera dans un excellent restaurant que je recommande, Moma, à cinq minutes de la place du commerce, dans une rue piétonne bondée de restaurants à touristes. C’était tout simplement délicieux. Escalope de veau grillé, qui ne demande même pas un couteau pour être découpée tellement la viande est tendre, j’ai vraiment bien mangé, c’est simple mais parfaitement cuisiné. Les desserts maisons sont eux aussi excellents, notamment la tarte aux framboises. Après le déjeuner, on esquive avec humour tous les rabatteurs des restaurants à touristes qui sont très entreprenants, et il est déjà temps de prendre la route de l’aéroport.

Place du commerce

Cais das colunas

Lisbonne m’a laissé de très bons souvenirs. Les gens sont agréables, la ville superbe, les ruelles, les azulejos. J’ai particulièrement adoré la journée passée à Cascais, la balade au bord de mer avec les surfeurs à l’horizon, le soleil, le sable fin. J’ai adoré le jardin du palais Monserrate à Sintra, et les grottes mystiques des jardins du palais La quinta da regaleira, la vue qu’on a depuis le château Sao Jorge et les ruelles autour du château, ou encore manger des pasteis de nata à Belem et finir sur les bords du Tage devant la tour. C’est un voyage qui m’a beaucoup plut, une sensation de calme et de zen avec une lumière incroyable toute la semaine avec un ciel bleu profond. A refaire, d’autant que la vie sur place n’est pas chère!

Retour au Japon

Pour clôturer le challenge Un mois au Japon, je termine par quelques photos datant de mon séjour au Japon à l’automne 2013. Un voyage très particulier, puisque le Japon est un pays qui a beaucoup marqué mon enfance, entre les très nombreux manga animé, mais aussi les nombreux mangas que je pouvais lire grâce à l’un des amis de mon frère, très doué pour le dessin et fan de manga, à une époque où ce n’était pas facile à trouver à tout les coins de rue (une seule librairie dans tout Paris) et qui avait la gentillesse de nous les prêter.

Je garde de ce voyage un très bon souvenir, on est ébloui ou intrigué par tout, la moindre chose, des grattes ciel de Tokyo au distributeur de thé ou de cigarette, on photographiait tout!

J’ai adoré Tokyo et ses lumières partout, Kyoto et ses magnifiques temples et jardins, Hakone et son coté Totoro, ou encore l’un de mes meilleurs souvenirs pour ce voyage, ma découverte du mont Aso, où nous avions pu nous approcher au plus près du cratère enfumé.

J’ai adoré la gentillesse et la serviabilité des japonais, Tokyo n’est pas une très belle ville, mais elle est pleine de vie, de contrastes et d’énergie, on peut se balader entre les building énormes et originaux, et se retrouver d’un coup dans des petites ruelles de quartier, entre supérette et resto traditionnel. On peut marcher dans un quartier ultra  moderne, et se balader d’un coup dans un jardin traditionnel et avoir l’impression d’avoir changer de ville.

Le sud du pays m’a aussi beaucoup plut, tout comme Kyoto et ses incontournables temples. J’espère y retourner un jour.

Mont Aso, ile de Kyushu

Pavillon d’argent, Kyoto

Fushimi Inari, Kyoto

Heian Shrine, Kyoto

Kyumizu Dera, Kyoto

Nanzen Ji, Kyoto

Le shikansen

Hakone

Koishikawara gyoen, Tokyo

Tokyo

Pour ceux qui sont intéressés par les détails de mon voyage:

Japon 1

Japon 2

Japon 3

Japon 4

 

Après la tempête de Hirokazu Kore Eda

Après la tempête : Affiche

Après la tempête

de Hirokazu Kore Eda

Hiroshi Abe, Kirin Kiki, Yoko Maki

4.5/5

Ryota est un gentil loser. Après un premier roman qui a eu son petit succès et quelques prix, Ryota n’a plus écrit. Aujourd’hui divorcé, père d’un enfant de 11 ans qu’il ne voit pas beaucoup faute de payer une pension alimentaire dans les temps. Pour payer les factures, Ryota est employé dans une agence de détective privé, et passe son temps à filer les maris et épouses infidèles. Il dépense le peu d’argent qu’il gagne aux courses de vélo. Entre deux boulots, il passe voir sa vieille mère, qui vit son récent veuvage comme une libération et un soulagement. Ryota espère se réconcilier avec son ex femme, mais cette dernière commence déjà à refaire sa vie.

Après la tempête : Photo Hiroshi Abe

“C’est difficile de devenir l’adulte de ses rêves”. Cette phrase que prononce le héros pour remettre à sa place un ado, résume bien le dernier film de Hirokazu Kore Eda. On retrouve un peu l’atmosphère de son meilleur film, Still Walking, les relations intergénérationnelles, les désillusions des personnages, les regrets.

Après la tempête : Photo Hiroshi Abe

Ryota, le héros du film, est un gentil loser. Tout le monde pensait le voir devenir un grand écrivain, mais finalement il n’a jamais confirmer son talent. Dorénavant, Ryota est divorcé, père d’un fils de 11 ans qu’il ne voit pas souvent, et pour gagner sa vie il passe son temps à épier les maris et épouses infidèles pour le compte d’une agence de détective privé minable. Il dépense son salaire dans les courses de vélos et peine à payer son loyer et sa pension alimentaire.

Après la tempête : Photo Hiroshi Abe

Les personnages sont très attachants. Ryota en loser pathétique qui fait ce qu’il peut, mais aussi sa mère, une vieille dame qui vit son récent veuvage comme une libération et une renaissance. J’ai beaucoup aimé les relations entre les personnages, Ryota et sa mère, Ryota et son fils Shingo, Ryota et son collègue, ou encore Shingo et sa grand mère.

C’est drôle, émouvant, il y a surtout beaucoup d’humour. Kore Eda mélange toujours le sombre et la lumière, les joies de la vie, et les petites aigreurs du passé. La mère de Ryota révait de finir ses jours dans une jolie maison et pas dans un appartement minuscule d’une cité hlm. Ryota rêvait de devenir un grand écrivain mais fait des boulots alimentaires sans intérêt. L’ex femme de Ryota espérait vivre sa vie au coté d’un homme qu’elle aime, mais préfère faire des concessions et se trouver un partie correcte.

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La mère de Ryota reste un des personnages les plus attachants du film, une vieille dame contente d’être débarrassé d’un mari qui lui piquait son argent pour aller jouer aux courses, et qui sait jouer les victimes pour apitoyer son entourage sur son sors. On passerait bien l’après midi avec elle, à l’écouter parler franchement de son fils, sans filtre, qui sait dire des choses franches l’air de rien, sur un ton neutre.

Après la tempête : Photo Hiroshi Abe, Yoko Maki

Après la tempête est un film plus profond qu’il n’y parait. Des personnages attachants, de l’humour parfois tranchant, des relations intergénérationnelles compliquées, et encore une fois Kore Eda fait mouche, les dialogues superbes, des petites phrases parfois lourdes de sens, une dernière partie excellente. J’ai adoré revoir Kirin Kiki, qui jouait déjà une mère acide dans ses paroles dans Still Walking tout comme Hiroshi Abe qui joue Ryota. Probablement le film de Kore Eda que je préfère après Still Walking.

Vu dans le cadre du challenge, Un mois au Japon

Masayuki Kusumi & Jirô Taniguchi, Le gourmet solitaire, manga, japon, plats japonais, challenge un mois au japon

Le cinéma de Hirokazu Kore Eda

Dans le cadre du challenge Un mois au Japon, je vous présente l’un des réalisateurs japonais que je préfère, Hirokazu Kore Eda, et ça tombe bien, ce mercredi sort en France son tout nouveau film, Après la tempête. Ce réalisateur né en 1962 à Tokyo est connu en France surtout depuis la sortie de son 4e film Nobody Knows.

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Je l’ai connu grâce à ce film donc, Nobody knows raconte l’histoire vraie de 4 très jeunes enfants livrés à eux même après que leur mère les aient abandonnés pour pouvoir se marier avec un autre homme. C’est probablement le film le plus dure de Kore Eda, parmi ceux que j’ai pu voir. L’histoire se situe à la fin du 20e siècle et une mère décide de laisser tomber ces jeunes enfants pour refaire sa vie. Tout le monde savait, les voisins, le propriétaire de l’appartement, les gens du quartier, mais personne n’osait rien dire par peur du scandale.

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Le film que j’ai préféré reste à ce jour Still Walking sortie en 2008, qui raconte sur une journée, la réunion d’une famille, à l’occasion de l’anniversaire de la mort du fils ainé. Autour des parents vieillissants, la fille cadette, son mari et leurs enfants et le fils cadet avec sa nouvelle femme et le fils de cette dernière. Sous un beau soleil d’été, la famille se réunit, et certaines rancœur refont surface.

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C’est un très beau film sur la famille, le couple, les relations intergénérationnelles. Kore Eda nous présente cette famille, le caractère de chacun, tout en douceur et poésie. Si certains moments sont émouvants, il y a aussi beaucoup d’humour tout au long du film. Comme souvent dans le cinéma de Kore Eda, on a droit à des scènes de la vie quotidienne, le bain, la cuisine. D’ailleurs le film ouvre l’appétit, car toutes les scènes tournent autour des différents repas de la journée, et de la préparation des plats.

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J’ai beaucoup aimé I wish, l’histoire de deux frères obliger de vivre séparément depuis le divorce de leurs parents,  et qui vont tout faire pour se rejoindre à mi chemin le temps d’une journée. C’est un peu naïf, peut être le film le plus facile d’accès pour des enfants. Mais encore une fois, c’est poétique, doux, chaleureux, et attachant.

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Tel père tel fils sortie en 2013, raconte la rencontre de deux familles que tout opposent, une riche et cultivée, l’autre pauvre et simple. Les deux familles se rencontrent à la demande d’un hôpital qui leur annonce que lors de la naissance de leurs fils respectifs, les bébés ont été échangés.

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Le film pose la question de l’amour d’un parent pour son enfant. Est il plus fort par le lien du sang, ou par le fait d’avoir élevé l’enfant? Les deux familles sont bien sur bouleversées. Comment choisir entre le fils qu’ils ont toujours connu, aimé, élevé, et le fils qui est finalement leur chair et leur sang? là encore, le réalisateur a su abordé cette question avec humanité et justesse, sans pour autant tombé dans le mélo, le film, encore une fois, ne manque pas d’humour.

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Notre petite sœur sortie en 2015 est le dernier film en date que j’ai vu du réalisateur. L’histoire de trois sœurs adultes qui vivent dans la maison familiale à Kamakura, chacune vivant librement leur vie, jusqu’à l’annonce de la mort de leur père, qu’elles n’ont pas revu depuis que ce dernier a décidé de quitter leur mère pour refaire sa vie. Elles découvrent alors qu’elles sont une demi sœur de 14 ans qui se retrouve seul ou presque. Elles décident de l’accueillir chez elles.

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Là encore toujours cette poésie, légèreté, tendresse pour ses personnages, douceur, là aussi beaucoup d’humour, on s’attache beaucoup à tous les personnages, et on adore suivre les différents rituels, le bain, la cuisine, l’alcool de poire, les différentes saisons.

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Finalement le seul film que je n’ai pas trop aimé c’est Air doll sortie en 2008, l’histoire d’une poupée gonflable qui prend vie et se pose la question de sa création. Une sorte de Pinocchio moderne. Je n’en garde pas beaucoup de souvenir, je ne l’ai jamais revu depuis sa sortie cinéma, mais je me souviens avoir pas trop accroché.

Si vous voulez vous faire une idée, son dernier film Après la tempête est sortie hier. Je l’ai vu et j’ai adoré, je vous en reparle très vite!