Projet 52-2021: Une photo, une semaine, un thème

3e semaine du challenge projet 52-2021, organisé par Ma, dont les détails sont accessibles ici: projet 52-2021

Cette semaine, le thème est hiver et moi je pense tout de suite à neige. Photo prise au parc de Bercy lors d’une belle chute de neige, on se croirait à la montagne!

A la semaine prochaine pour un nouveau thème.

Exposition Louis de Funès à la cinémathèque

Je me suis rendue à l’expo consacrée à l’un de mes acteurs favoris, Louis de Funès, expo prévue à la base en avril dernier mais repoussée à juillet pour cause de covid.

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L’exposition reprend la carrière de De Funès, en suivant une chronologie parfois ponctuée de thèmes récurrents dans la filmo de De Funès, comme la nourriture, ou la danse. On découvre ses inspirations, entre autre les grands comiques anglo saxons mais aussi sa mère, ses nombreux boulots qu’il a enchainé et qu’il commente dans une interview rigolote, fourreur mais il n’a pas dépassé l’apprentissage, comptable mais deux autres comptables devaient vérifiés son travail toujours plein d’erreurs, dessinateur industriel dans une usine de voiture mais licenciement du personnel, et bien sur pianiste dans des bars et clubs à la mode.

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On peut voir des photos de famille, sa mère, son frère mort durant la guerre, son père, sa femme, des photos de jeunesse, puis ses premiers films, ses nombreux petits rôles ou apparitions avant le début de la gloire. Certains films sont bien sur mis à l’honneur: La traversée de Paris qui offre à De Funès son premier grand rôle marquant, les gendarmes avec certains objets tirés de la série, la voiture volante de fantomas, la baguette de chef de la Grande vadrouille, la robe de la reine d’Espagne de la Folie des grandeurs, la voiture démolie de Bourvil dans le Corniaud…beaucoup d’objets, de photos de tournage, de story board, de notes, et de lettres…

On peut y voir de nombreux extraits de films et d’interview, notamment lors du tournage du film Jo, dans lequel Claude Gensac alias “ma biche” est interrogée sur ce que signifie d’être souvent la femme de De Funès dans ces films. Elle répondra que c’est exigeant car pour que le comique marche il faut y aller de toutes ses forces, de toutes ses tripes et son âme, que c’est pas facile mais que ça vaut la peine, car ensuite on rigole et quand on rigole sur son lieux de travail, ça produit une ambiance et une atmosphère extraordinaire. Tous ça dit sous les yeux d’un De Funès touché qui répondra à la place de Claude Gensac à la question “faites vous partie du prochain Oury?” et De Funès répondra “non et c’est bien dommage” avec une sincérité touchante.

L’expo n’est pas sans défaut elle reste assez incomplète. Bien sur on s’arrête plus longuement sur les plus gros succès de l’acteur, mais j’aurais aimé que certains films secondaires ou pas connu soient plus mis en avant, comme Taxi roulotte et corrida, ou encore la belle américaine même si il n’y joue qu’un petit rôle. Certains films de la filmographie principale ne sont pas cités comme Le petit baigneur (ou alors j’ai raté un bout) ou faites sauter la banque. Derrière un gag ou une situation comique De Funès sait nous dépeindre l’âme humaine, mettre en lumière ses défauts et faiblesses. Comme il le dit dans une interview, ses nombreux petits boulots, à son insu, lui auront servi énormément pour devenir l’acteur qu’il est devenu, car il aura appris beaucoup de choses sur le genre humain. “Comme quoi?” lui demandera un journaliste, “comme la lâcheté, la sournoiserie, la tromperie” répondra t-il en rigolant.

La petite boutique propose certaines choses pour repartir avec un souvenir. Quelques sacs en tissu qui rappelle la filmo de De Funès, mais à 19,90€ j’ai trouvé que c’était un peu cher. Quelques affiches et cartes postales, mais j’ai été un peu déçue qu’il n’y ai pas plus de reproduction d’affiches de films en format cartes postales. Je suis finalement repartie avec une carte postale, un exemplaire du télérama hors série consacré à l’acteur et qui me semble bien fourni, et la nouvelle écrite par Marcel Aymé “la traversée de Paris”. Une expo sympathique qui m’a fait passer un moment agréable. N’hésitez pas à aller y faire un tour à la sortie du déconfinement, l’expo est prévue jusqu’au 31 mai 2021.

Projet 52-2021 Une photo, une semaine, un thème

2e semaine du challenge projet 52-2021, organisé par Ma, dont les détails sont accessibles ici: projet 52-2021

Cette semaine, le thème est Hasard. Au départ, j’avais très envie de photographier des dés, mais bizarrement je n’en ai pas du tout chez moi. Ma 2e idée, des cartes à jouer, mais le seul paquet de carte que j’avais a disparu dans les limbes, allez savoir où…j’ai pensé à des pièces de monnaie pour symboliser pile ou face, à des fèves de galette des rois que j’aurai photographier avec la couronne des rois, mais j’avais peur que ne soit pas très parlant. Finalement, faute de mieux, un roman de Sommerset Maugham “Rencotres et hasards”, l’un de mes auteurs favoris (plutôt un recueil de nouvelles), que j’ai mis en scène dans un décor de neige, car il neige à gros flocon chez moi depuis ce matin.

A la semaine prochaine!

1er challenge de l’année, Projet 52-2021

Cela fait très longtemps que je n’ai pas participé à un challenge proposé par un blog. Fut une époque où je m’inscrivais à de nombreux challenges, mais j’avais du mal à tenir les engagements et j’avais fini par laisser tomber. Cette année, j’ai décidé de m’inscrire à deux challenges, dont celui-ci Projet 52-2021, proposé par Ma qui consiste à poster une photo par semaine sur son blog, selon un thème déterminé à l’avance. Si ça vous intéresse, vous trouverez tous les détails en cliquant sur le lien dessus.

Pour cette semaine, le thème est “commencer”, je ne vais pas être très orginal mais c’est ma première semaine.

Dernières séries vues: Le jeu de la dame – Bienvenue à Sanditon – The mandalorian saison 1 et 2 – The Bridgerton saison 1

4 nouvelles séries vues récemment, et parmi les 4, deux coups de coeur: the mandalorian qui renoue avec ce qui a fait que j’adore la première trilogie star wars, on retrouve l’atmosphère des premiers films, les mêmes qualités. J’ai adoré les personnages, les histoires de chaque épisode, l’évolution des personnages au fil des saisons. Le 2e coup de coeur c’est la mini série Le jeu de la dame, 7 épisodes qui nous raconte le destin incroyable de cette jeune fille talenteuse, dont le génie frôle avec la folie et le fantôme de sa mère devenue folle. J’ai adoré la personnalité de l’héroine, j’ai adoré ses relations avec les différents personnages secondaires, l’ambiance des années 60, Beth doit trouver l’équilibre entre son don et le prix à payer pour ce don, ainsi que ces dépendances à l’alcool et aux petites pillules vertes.

Les deux autres séries vues m’ont laissé une impression plus mitigée. Sanditon est sympa à regarder sans casser la baraque et une fin qui n’en est pas une faute de renouvellement (apparemment peu de chance de voir une saison 2) et Les Bridgertons, histoire insipide et creuse, tout comme son héroine, Daphné, inintéressante au possible. ça se laisse regarder et ça s’oublie vite.

Sanditon saison 1

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Au début du 19e siècle, Tom Parker et sa femme se rendent à Sanditon, un petit village de pêcheur en bord de mer que Tom Parker souhaite transformer en station balnéaire à la mode digne de concurrencer Brighton. Sur la route qui les ramènent à Sanditon, un accident de carrosse les font rencontrer Miss Charlotte Haywood, qui les aident lors de l’accident. Pour la remercier ils l’invitent à passer quelques temps chez eux à Sanditon. La bas, Charlotte va rencontrer de nombreuses personnes, comme Lady Denham la personne la plus riche et influente de la région, qui accepte de financer Tom Parker dans son projet de station balnéaire. Lady Denham est entourée de sa nièce et son neveu qui ne souhaitent pas s’éloigner de leur potentiel héritage. Il y a également Miss Brereton qui est accueillie chez Lady Denham et qui a bien l’intention de toucher une part de l’héritage. Charlotte fait aussi connaissance des frères de monsieur Parker, notamment Sidney qui s’occupe avec difficulté de sa pupille la rebelle miss Lambe.

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J’avais lu il y a quelques années le roman de Jane Asuten qui hélas ne compte qu’une cinquantaine de pages. Jane Austen est morte avant d’avoir fini le roman et c’est bien dommage car le peu que j’en ai lu m’avait énormément plut. Les scènaristes sont donc partis de cette introduction et on brodé une histoire autour.

Pour ce qui est de l’adaptation j’avais entendu beaucoup de critique à son encontre. On suit l’héroine Charlotte faire connaissance avec tout une brochette de personnages. Il y a lady Denham la riche du coin, celle qui possède le domaine et la fortune. Evidemment tout le monde se met en quatre pour lui faire plaisir et s’attirer ses bonnes grâces. Parmi eux, il y a Esther Denham, la nièce et son frère par alliance sir Edward, qui malgré leurs rangs n’ont plus de fortune et espèrent obtenir un bel héritage. Il y a aussi Clara Brereton, la fille d’une amie de lady Denham qui a été invité à passer quelques temps chez elle par charité, la jeune fille espère ainsi attendrir suffisamment la dame.

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Et puis il y a les Parker, Tom et Mary, qui accueillent Charlotte et qui espèrent mener à bien leur projet de transformation de la ville pour en faire une station balnéaire populaire mais cela demande beaucoup d’argent. Parmi les Parker il y a une soeur et deux frères, un hypocondriaque et le plus jeune Sidney qui a fait fortune à l’étranger et qui a fait la promesse de s’occuper de Georgina Lambe, la fille de son ami défunt, qui ne semble pas heureuse de venir vivre à Sanditon, loin de Londres.

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Regarder les épisodes n’est pas déplaisant, Sanditon reste agréable à regarder. Charlotte est charmante, Sidney à tout du héros austénien, donc très séduisant, Leur relation donne lieux à des scènes dignes de pride and prejudice. Les costumes et décors sont réussi. Mais contrairement aux plus gros succès de Jane Austen, Sanditon manque cruellement d’humour noir ou d’humour tout court. On retrouve de nombreux éléments présents dans les oeuvres de Jane Austen, la Lady richissime que tout le monde veut courtiser pour son argent, des personnages qui n’ont pas de scrupules pour arriver à leur but, il y a l’héroine naive et pleine de bonnes attentions et le héros avec qui c’est un coup je souris, un coup je t’engueule, mais au finale on a comme une impression de facilité dans le développement des personnages, l’impression que les auteurs ont tout simplement piqué par ci par là, les caractéristiques des autres héros des romans de Jane Austen. Charlotte et Sidney sont des mélanges des héros de Persuasion et Orgueil et préjugés. La décision du héros à la fin de la série, rappelle Willouhgby dans Raison et sentiment. Ce ne sont que quelques exemples, mais j’ai vraiment eu à plusieurs reprises des impressions de déjà vu. Une scène qui me rappelle un rebondissement déja vu dans tel roman, un personnage qui me rappelle tel héros de tel roman etc etc.

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La fin bien sur est très frustrante. On devine qu’elle a été fait dans le but d’enchainer avec une seconde saison, qui n’a pas l’air de voir le jour, faute d’audience suffisante. Si ce n’est pas une grande réussite, c’est plaisant à voir, et je regarderais la suite si suite il y a.

The mandalorian

The Mandalorian : Affiche

5 ans après la chute de l’empire et la victoire de la résistance à la fin du retour du jedi, la république est rétabli. Ce n’est pour autant pas la perfection, notamment comme toujours sur les planètes de la bordure galactique, toujours oubliées des autorités en place. Din Djarin, aussi appelé Mando, est un chasseur de prime élevé selon les préceptes des mandaloriens, qui sont toujours vêtus d’une armure faite en beskar, un métal quasi indestructible et dont l’une des règles est de ne jamais quitter son masque en beskar et de découvrir son visage que lorsqu’il se retrouve seul. Il est alors engagé par des personnes mystèrieuses afin de leur ramener un individu. Aucune localisation, aucune description si ce n’est que l’individu aurait 50 ans. Alors que Mando retrouve la personne en question, il découvre qu’il s’agit d’un bébé d’une espèce intelligente mais qu’il ne connait pas. Après avoir livrer la commande, Mando a des remords et décide de reprendre le mystèrieux bébé.

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J’ai mis un peu de temps à me lancer dans la série dérivée de l’univers star wars. Mais une fois lancée, j’ai tout de suite accrochée. Une fois que Mando décide de ne pas livrer l’enfant, s’ensuit tout une série d’aventure de planète en planète dans le but de retrouver des personnes qui ont un lien avec l’enfant et pourrait l’élever en sécurité. On découvre petit à petit le passé de Mando, ses origines, ses drames, on découvre aussi la nature et les préceptes des mandalorians.

With The Mandalorian, Star Wars Leans Hard Into Moral Relativism

J’ai un petit faible pour la saison 2 dans laquelle on avance plus sur les pouvoirs en lien avec la Force de celui qu’on appellera “bébé Yoda”, les relations entre bébé Yoda et Mando deviennent plus fortes. J’ai adoré l’avant dernier épisode “the believer” et la conversation à la fin entre un dirigeant de l’empire et Migs Mayfield devant Mando, une scène que j’ai trouvé forte avec un rebondissement surprenant. Que dire aussi du dernier épisode “the rescue”, épique, un véritable space opéra qui donne l’impression de voir un film de cinéma et non une série. Sans parler de la surprise de fin, un plaisir de fan et une scène de combat au sabre laser sublime.

Affiche
Luke Skywalker | The Rescue | The Mandalorian [2x08] - YouTube

C’est ça que j’aime dans the Mandalorian, on a vraiment l’impression de retrouver la trilogie d’origine, l’humour, l’aventure, l’espace, celle où les effets spéciaux n’étaient pas le personnage principal. Ici ils servent l’histoire et les personnages, tous bien travaillés et intéressants, en particulier les personnages que l’on fait que croiser dans un ou deux épisodes. La fin de la saison 2 est vraiment une réussite, j’ai donc hâte de voir la 3e saison mais elle ne sera disponible qu’en décembre 2021, c’est pas pour demain.

Le jeu de la dame

Le jeu de la dame : Affiche

En 1957, Beth 9 ans, se retrouve orpheline après que sa mère se soit tuer dans un accident de voiture. A l’orphelinat, Beth s’ennui et se retrouve au sous sol où elle rencontre le concierge, M. Shaibel, un homme agé, taciturne qui passe son temps à jouer aux échecs contre lui même. Beth très intriguée, demande à apprendre et s’avère être un véritable prodige. A 13 ans, après avoir tout appris des échecs auprès de M. Shaibel, Beth est finalement adoptée par M. et Mme Weathley. Très vite elle réalise que M. Weathly ne s’entend plus avec sa femme et passe des semaines et même des mois loin du foyer. Quant à Mme Weathly elle passe son temps à boire et à mélanger l’alcool avec des tranquilisants. Mais Beth n’a qu’une obsession, jouer aux échecs, et décide de s’inscrire au tournoi régional.

Photo Bill Camp, Isla Johnston

J’ai adoré Le jeu de la dame, c’est un coup de coeur. La mini série comporte 7 épisodes, et une fois commencé, j’ai eu du mal à m’arrêter. Que ce soit son enfance à l’orphelinat, son amitié avec Jolene et le concierge, son adolescence chez Mme Weathly et le début de sa carrière de joueuse d’échec ou sa carrière internationale, j’ai tout adoré. J’ai pris un grand plaisir à avancer dans les années en compagnie de Beth, de la voir évoluer en tant qu’adulte comme en tant que joueuse d’échec, de voir ses réussites et ses erreurs.

Photo Anya Taylor-Joy
Photo Anya Taylor-Joy

J’ai trouvé l’histoire prenante et intéressante, mais c’est surtout la personnalité de Beth qui marque, elle est fascinante, et d’ailleurs elle fascinera tout ceux qui croiseront sa route, fascination qui se manifeste différemment selon les gens rencontrés. Beth marque les esprits de tous partout où elle passe, de manière involontaire, et le spectateur est lui aussi fasciné et se retrouve entrainé dans sa vie, ses rencontres, ses coups durs et ses succès. Anya Taylor Joy qui avait déjà fait parler d’elle dans Split, est excellente dans ce rôle.

Photo Anya Taylor-Joy

Et puis j’ai beaucoup aimé les relations de l’héroine avec les différents personnages secondaires. Jolene, la meilleure amie d’orphelinat de Beth qui sera d’un grand soutien, Benny, joueur d’échec qui apprendra beaucoup de chose à Beth (joué par Thomas Brodie Sangster, l’enfant amoureux de Love actually), Townes joueur d’échec puis journaliste dont Beth sera amoureuse. Mais je retiens surtout Alice la mère adoptive de Beth, femme au foyer coincée dans un mariage stérile et sans amour et qui tombe dans l’alcool pour oublier sa vie qui est loin de ce qu’elle espérait, et surtout M. Shaibel joué par Bill Camp qui fera office de mentor et de père pour Beth, une relation très touchante. C’est ce personnage qui résumera un peu la vie de Beth: être un génie c’est comme une pièce de monnaie, face on a un don hors du commun et pile on a le prix à payer pour ce don. Beth devra lutter contre de nombreux démons.

Photo Anya Taylor-Joy, Jacob Fortune-Lloyd

Visuellement c’est aussi très réussie, c’est filmé à la perfection. Les épisodes s’enchainent avec une telle fluidité qu’à la fin j’ai eu l’impression d’avoir vu un film de cinéma et non 7 épisodes. On prend plaisir aussi à suivre la mode changeante au fil des ans avec Beth, de la robe affreuse d’orphelinat à la mode des années 50 pour finalement suivre la mode des années 60, si élégante.

Photo Anya Taylor-Joy, Marielle Heller

Une excellente série, parfaitement maitrisée, parfaitement interprêtée, visuellement réussie, une histoire prenante, touchante, des touches d’humour, une héroîne fascinante. Un des coups de coeur de l’année.

Les Bridgertons saison 1

Affiche

Au début du 19e siècle à Londres, toutes les familles nobles et riches viennent d’entrer dans la danse de la saison, période durant laquelle les bals et cotillons se succèdent dans lesquelles les bonnes familles présentent leurs fils et filles en âge de se marier afin de former les unions les plus avantageuses. Daphné Bridgerton fait partie des nouvelles jeunes filles qui font leur entrée sur le marché du mariage. Elle espère se trouver un bon parti pour fonder à son tour sa famille. Mais son frère ainé Anthony fait fuire tous les prétendants. Après sa rencontre avec le duc de Hasting, jeune célibataire qui vient d’hériter du titre et de la fortune de son père, et accessoirement le meilleur ami d’Anthony, les deux se mettent d’accord: ils feront semblant d’avoir développer des sentiments l’un pour l’autre afin d’obtenir ce qu’il souhaite. Daphné sera la convoitise de tous les jeunes gens qui souhaitent ravir la jeune fille à un vrai duc, et le duc aura la paix avec les mères qui ne reculent devant rien pour le convaincre d’épouser l’une de leurs filles.

Photo Ben Miller, Bessie Carter, Harriet Cains, Polly Walker

Avant de voir la série, j’ai lu le premier tome des romans de Julia Quinn, et je n’ai pas aimé. L’héroine n’est pas attachante, elle me semble vide, sans intérêt ni personnalité. Elle n’est défini que par ses amours et sa recherche d’un mari. On s’ennui avec Daphné, ses conversations, ses occupations, ses réflexions. On s’ennui aussi avec l’histoire, il ne se passe en fait pas grand chose, des diners, des bals, des conversations interminables et creuses, des rebondissements peu crédibles, des choses qui m’ont semblé anachroniques.

Photo Claudia Jessie, Nicola Coughlan

Et tous ces défauts cités dessus, on les retrouve dans la série. C’est sur si je suis allée au bout des 8 épisodes, c’est qu’on ne s’ennui pas, tout simplement parce que les scènes qui s’enchainent sont courtes, on n’a pas le temps de sentir l’ennui. On suit évidemment les Bridgerton, les fils ainés, Anthony, Benedict et Colin qui faute de père, font un peu près ce qu’ils veulent de leur vie. Et puis on se concentre sur les deux filles ainées de la famille, Daphné et Eloise. La première n’a donc, comme dans le roman, aucun intérêt. Elle ne pense qu’à sa robe, son apparence, son pouvoir de séduction, tout ça n’ayant qu’un seul et unique objectif, trouver un mari convenable, si possible supérieur à son rang social déjà élevé, afin de pouvoir fanfaronner dans la bonne société et surtout devant la voisine Mme Featherington. La seconde est déjà plus intéressante, Eloise ne se trouve ni belle ni féminine, ne s’intéresse ni aux robes ni aux bals, car elle sait que ce chemin là ne mène qu’au mariage et aux grossesses, alors qu’elle aspire à d’autres choses, qui lui sont malheureusement fermées, et ça elle en a conscience. Mais même si Eloise semble plus intéressante que sa soeur, les auteurs avec leurs gros sabots manquent de subtilité: Eloise rechigne à passer chez la modiste pour faire des essayages, Eloise râlent quand il faut se rendre à un bal et elle fume des cigarettes en cachette dans le jardin pour exprimer sa rébellion…

Photo Phoebe Dynevor, Ruth Gemmell

L’histoire ne m’a pas non plus convaincu. Franchement on peine à croire à la crédibilité de cette histoire, le duc taciturne, qui cache des blessures d’enfance, qui peine à sourire, qui ne supporte pas de participer aux “marchés aux bestiaux” que représentent les bals dans lesquels les mères luttent pour mettre en lumières leurs rejetons encore célibataires. Mais bon avait-il besoin de la jeune Daphné Bridgerton pour ça? s’il avait envie, il avait tout à fait la possibilité de se retirer du monde et d’aller s’occuper de son domaine point barre, il n’a de compte à rendre à personne. Et puis en quoi se lier avec un duc permet d’attirer les prétendants pour Daphné?? on sent qu’on a chercher un prétexte bidon pour faire en sorte que les deux héros nous rejouent Elizabeth Bennett et Darcy, deux personnes qui ne s’apprécient pas et qui finissent par tomber amoureux l’un de l’autre. Fallait bien un prétexte pour les faire passer du temps ensemble…Quant à l’histoire de rejet de son père, on à peine à y croire. Ce père qui a tout fait pour avoir un héritier jusqu’à sacrifier la vie de sa femme, et finalement rejeter l’enfant parce qu’il bégaye, mouais, qu’il prenne ses distances à la rigueur, mais quand il s’aperçoit que finalement, l’enfant est très intelligent et qu’il a corrigé son bégaiement, ce père avide d’un héritier continue de le rejeter.

Photo Phoebe Dynevor, Rege-Jean Page

Toutes les interventions de la reine d’Angeleterre semblent aussi farfelues (personnage qu’on ne retrouve pas dans le roman). Une reine dont le mari est dingue et qui doit s’occuper des affaires du royaume mais qui semble avoir beaucoup de temps libre pour participer à des bals inutiles et surtout se mêler de la vie amoureuse de l’insipide Daphné, qui pourtant ne représente personne aux yeux de la reine d’Angleterre.

Concernant la vie sexuelle de l’héroïne, bon je veux bien croire que les jeunes filles de cette époque étaient maintenues dans l’ignorance mais quand même, un enfant de cinq ans en sait plus sur les relations sexuelles et la reproduction que Daphné qui ne sait rien malgré ses nombreux frères dont Daphné répètent sans cesse qu’ils ont des vies de parfait dépravés et qu’elle a été témoin de nombreuses dépravations. Et que dire de l’épisode dans lequel Daphné et son mari s’envoient en l’air toutes les trois secondes, prétexte à produire des scènes érotiques et déshabiller le héros pour attirer le chalan alors que ça n’apporte strictement rien à l’intrigue ou l’histoire.

Personnages ennuyants, creux, vides ou stéréoptypés, manque totale d’originalité, ici on essaye de nous faire un pseudo Jane Austen mais on n’a ni la critique sociale, ni l’humour, ni le cynisme. Les rebondissements sont ordinaires, du déjà vu, parfois pas du tout crédible. Mais y a t-il des bons côtés? oui quand même, on s’amuse à regarder défiler l’héroine dans une garde robe incroyable qui relève un peu de la science fiction, et certains personnages sont quand même intéressants, comme Violet la mère des enfants Bridgerton, et surtout Pénélope, la fille des voisins et meilleure amie d’Eloise, un personnage bien plus intéressant que tous les autres.

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Il y a eu des polémiques dans les médias concernant l’emploi d’acteurs noirs pour jouer la reine, le duc, lady Danbury entre autre à une époque (1813) où la haute société anglaise était totalement blanche. Personnellement ça ne me choque pas du tout car les anglais on l’habitude depuis longtemps de faire jouer des acteurs noirs dans des films et séries historiques, je trouve que c’est d’ailleurs une bonne chose, peu importe que l’acteur soit noir, asiatique ou blanc pour jouer un duc ou un prince européen du 19e siècle, pas plus que de prendre une actrice blonde pour jouer une rousse. Mais en fait ici, c’est différent, car la créatrice, Shonda Rhimes, indique dans l’un des épisodes que les noirs ont été accepté dans la société grâce au fait que la reine est elle même noir. J’ai trouvé ce parti pris étrange, rendant les choses aburdes, dommage que les scénaristes se sont mis à introduire des explications pour justiifer de voir des noirs à l’écran, alors que finalement cela ne demandait pas de justification car devrait être naturel.

Est-ce que je regarderais la saison 2? honnêtement, je ne le pense pas!

Bilan 2020

Que dire de cette année 2020? Ba pas grand chose hélas, elle fut difficile comme pour beaucoup de monde. Pas grand chose à retenir cette année, 0 concert, 0 voyage, quelques rares sorties pour essayer de garder le moral. Je n’ai quasiment vu aucun de mes amis depuis le mois de mars, je communique par téléphone et internet.

J’avais de beaux projets pour cette année, je devais me rendre mi février à Taiwan pour deux semaines mais on a du y renoncer. J’avais commencé à entendre parler d’une étrange épidémie à Wuhan début janvier qui m’avait un peu inquiété, mais quand j’ai vu les médias français en parler en boucle, j’ai compris que c’était grave. Etait-ce raisonnable d’aller à Taïwan? Finalement après réflexion, nous avons décidé d’annuler notre voyage. Peur que les choses se dégradent pendant notre séjour, peur d’être retenue en quarantaine lors de notre escale à Shanghai en cas de suspicion comme ça a été le cas pour certains touristes. Nous avons vite compris qu’on n’apprécierais pas le séjour. Heureusement, l’annulation du voyage ne nous a rien couté. Les hotels étaient réservés avec paiement à l’arrivée et l’annulation sans frais. Quant au billet d’avion, air china ne nous a fait aucune difficulté pour le remboursement bien que nos billets soient non remboursables non échangeable. L’épidémie n’avait officiellement pas atteint l’europe et nous n’allions pas en chine mais à Taïwan et malgré tout air china nous a rembourser sans condition ni hésitation en une semaine. Tout le contraire de mon second beau projet de l’année, celui de partir deux semaines en ecosse en juin. Transavia n’a pas voulu nous rembourser alors qu’au moment de les contacter nous étions au début du premier déconfinement, en mai, orly était fermé, les vols étaient tous annulés, le royaume uni avait mis en place une quatorzaine obligatoire pour toute personne arrivant sur leur territoire. Et malgré tout transavia ne nous a offert qu’un simple avoir utilisable sur même pas une année mais jusqu’en mars 2021, utopique…

Concernant les concerts, j’étais surtout très excitée par le concert des Rage against the machine qui s’étaient reformé exceptionnellement, je devais les voir début septembre à rock en seine; j’ai mis plusieurs mois à me faire rembourser, grosse déception de ne pas pouvoir les voir en live.

J’aurais tout de même réussi à faire quelques sorties entre deux confinements. Une journée à Dieppe, une autre à Rouen que j’ai beaucoup aimé. Une journée à Giverny et une autre à Etretat et Honfleur. J’ai aussi visité le château de Fontainebleau et j’ai pu voir une seule expo celle sur Louis de Funes à la cinémathèque.

Mis à part l’annulation de mes projets voyages et concerts, comment j’ai vécu cette année? Lors du premier confinement, j’étais en télétravail à 100%. Avec le temps libre, on se dit que c’est l’occasion de faire de super choses qu’on avait jamais le temps de faire, Ba pas du tout car ce premier confinement c’était plutôt l’angoisse totale. Sortir de chez moi uniquement pour faire les courses alimentaires, avec pour seule protection des bandes de tissus découpées dans de vieux vêtements et cousues pour me couvrir le nez et la bouche, protection complètement illusoire bien évidemment. Pas de masque, pas de gel hydroalcoolique, des bouteilles d’alcool à désinfecter inexistantes dans les supérettes près de chez moi, heureusement que j’avais un petit stock. Sortir était une épreuve physique (marcher avec ces “masques” fait maison sur la bouche et le nez, je respirais plutôt comme dark vador et je rentrais chez moi essoufflée) et psychologique. Une personne qui m’approchait trop au supermarché et me voilà en train de compter les 14 jours d’incubation officielle. Une drôle de période durant laquelle on n’avait peu d’information et beaucoup d’interrogations concernant le virus lui même et durant laquelle j’ai connu les fameuses pénuries de farine et d’oeufs et où j’ai testé la livraison à domicile des courses alimentaires (toujours pas de masques disponibles et la preuve que le risque de contagion est grand dans les supermarchés et autres magasins clos). J’ai surtout pris le temps de vider les armoires et de jeter tout ce qui est inutilement entassé, ça fait du bien. J’ai aussi redécouvert ma ville, certains quartiers que je n’avais pas revu depuis des années, certaines rues et zones que je ne connaissais pas du tout, comme la coulée verte du coin qui est bien sympathique à parcourir un jour de beau temps.

J’ai aussi pris le temps de trier un peu toutes mes photos sur mon disque dur, surtout que mon ordi a eu la bonne idée de rendre l’âme durant le premier confinement, heureusement que certaines enseignes livraient à domicile, j’ai pu avoir un nouvel ordinateur assez rapidement. Le ménage dans mes fichiers photos m’a donné l’envie de me lancer dans les livres photos. ça faisait longtemps que je voulais garder en format papier certaines photos de mes voyages, et j’ai donc testé les livres photos Cewe. Une fois le tri des photos fait, ce qui prend déjà pas mal de temps, manier le logiciel pour décider de la couverture, de la disposition des photos, du texte, des titres, des fonds de page, ça prend aussi du temps mais ça vaut le coup, le résultat est très bien et on prend plaisir à regarder les photos sans que ce soit à travers un écran. J’ai réalisé un album pour la Nouvelle Zélande, le Japon et l’Ecosse.

Evidemment je n’ai pas pu aller autant à la piscine qu’à mon habitude, faire des longueurs deux fois par semaine me manque énormément. Après la réouverture des piscines, entre juillet et début octobre, j’y suis retournée sans hésiter tellement ça me manquait, et j’étais contente de voir que les mesures d’hygiènes étaient irréprochables et très strictes. Hélas la piscine a refermé ses portes au début de la deuxième vague et pour une période indéterminée. Sachant que les gens vont irrémédiablement se lâchés durant les fêtes de fin d’année, il faut hélas s’attendre à une 3e vague d’ici la mi janvier…

Quant au cinéma, j’avais vu quelques films avant le premier confinement et j’ai eu le temps d’en voir que trois entre la réouverture en juillet et la refermeture en octobre. Il faut dire que la programmation était assez mauvaise et les rares films qui me tentaient étaient parfois trop sombres pour me donner envie, surtout en ce moment…

Bref, le classement sera rapide avec seulement 10 films vu, un triste reccord:

1- 1917 de Sam Mendes

1917: George MacKay

Le film m’a scoatché, un montage qui laisse croire à un seul et unique plan séquence quasiment en temps réel. De sublimes scènes notamment la fuite dans les ruines d’un village bombardé en pleine nuit. Le meilleur de l’année, sans hésitation.

2- Séjour dans les monts Fuchun de Gu Xiaogang

Séjour dans les monts Fuchun

J’ai été assez envouté par l’atmosphère de cette chronique familiale. Des frères, leurs épouses, leurs enfants, leurs parents, toutes ses différentes générations, leurs vies, leurs problèmes, leurs liens, le tout dans une région en pleine mutation. Séjour dans les monts Fuchun m’a beaucoup plut, et doit normalement s’inscrire dans une trilogie. Les deux autres films doivent se concentrer sur l’histoire de certains personnages, en espérant que la crise du covid ne remettra pas en cause le tournage de la suite.

3- Dans un jardin qu’on dirait éternel de Tatsushi Omori

Dans un jardin qu'on dirait éternel

Très beau film sur la quête de soi, apprendre à se connaitre, à travers les leçons de la cérémonie du thé que suit l’héroine, en proie à de nombreux doutes quant aux choix de vie qui lui sont possibles. Jolie portraits de femmes, entre l’héroine qui doute et hésite sur les chemins à prendre, sa cousine qui prend des décisions de vie et s’y tient et la vieille dame jouée par l’excellente Kirin Kiki, maitre du thé qui dispense subtilement les leçons de vie.

4- Tenet de Christopher Nolan

Tenet: Robert Pattinson, John David Washington, Jack Cutmore-Scott

En grande fan de Nolan, et ayant vu tous ces films, bien sur je suis allée voir Tenet au cinéma et franchement c’est à voir sur grand écran. Visuellement il est très réussi mais bémol sur certains aspects du scénario et sur certains personnages un peu faibles. Le film reste très bien fait et on ne cligne pas des yeux une seconde. Mais ce n’est pas mon film de Nolan préféré.

5- Le cas Richard Jewell de Clint Eastwood

Le Cas Richard Jewell: Sam Rockwell, Paul Walter Hauser

Comme souvent Eastwood arrive à faire un film prenant en partant d’un fait divers qui semble assez pauvre. J’ai trouvé Le cas Richard Jewel très réussi, touchant avec quelques touches d’humour, très bien interprété, notamment avec Sam Rockwell que j’adore.

6- Lupin III de Takashi Yamazaki

Lupin III: The First

Très bon film d’animation, beaucoup d’humour, des personnages attachants, de l’aventure, des péripéties, un film qui a fait du bien et qui change les idées.

7- Les enfants du temps de Makoto Shinkai

Les Enfants du temps

Moins bon que son dernier film, Your Name, Les enfants du temps reste quand même excellent, avec de magnifiques images, des personnages intéressants, de l’humour et un peu de magie.

8- Jojo rabbit de Taika Waititi

Jojo Rabbit: Roman Griffin Davis, Sam Rockwell, Alfie Allen

Un film orignale, une comédie qui cache un drame, et encore une fois Sam Rockwell qui marque les esprits.

9- Les filles du docteur March de Greta Gerwig

Les Filles du Docteur March: Florence Pugh, Saoirse Ronan, Emma Watson, Eliza Scanlen

Une jolie revisite du roman jeunesse de Louisa May Alcott. C’est visuellement réussi même si assez classique, avec un sacré casting. Saoirse Ronan est excellente dans son rôle de Jo, cette jeune femme si sur de ces décisions de vie mais qui finit par douter de ces choix en grandissant et Florence Pugh en Amy.

10- Scandale de Jay Roache

Scandale: Charlize Theron

Tiré en partie d’une histoire vraie, on découvre l’envers très mysogyne des plateaux télé américain, où au 21e siècle on en est encore à voir les animatrices obliger de porter des jupes et interdites de pantalon, à cause d’un chef pervers qui n’a pas évolué depuis les années 50. Classique mais intéressant.

J’ai quand même vu de nombreux films hors cinéma, et parmi eux j’ai eu les coups de coeur suivants:

Bellissima de Luchino Visconti, excellente comédie, avec cette mère touchante qui s’illusionne toute seule, excellent.

Chantons sous la pluie de Stanley Donen et Gene Kelly, comédie musicale que j’avais pas revu depuis mon enfance et j’ai beaucoup aimé. Un film qui redonne le sourire et la bonne humeur, pas du luxe en ce moment.

L’homme qui tua Liberty Valance de John Ford, western qui parle des mutations dans l’ouest sauvage à un tournant important, une belle histoire prenante, j’ai énormément aimé le film.

16 levers de soleil de Pierre Emmanuel Le Goff, documentaire qui suit l’expédition de trois astronautes dont Thomas Pesquet. Un russe, une américaine et un français que l’on suit de leur préparation durant des mois, jusqu’à leur retour de la station internationale. Intéressant, prenant, de belles images de la planète Terre et de l’espace, un film qui rappel un peu le film Proxima avec Eva Green que j’avais adoré.

Shirley Valentine de Lewis Gilbert , l’histoire d’une femme qui a atteint la quarantaine et qui décide qu’il est temps de vivre pour elle. C’est une comédie très drôle qui sous des scènes comiques, porte un message plus profond sur la vie et la manière d’en profiter. Un film culte en Grande Bretagne.

From Prada to nada de Angel Garcia, adapté du roman Raison et sentiments de Jane Austen, une petite comédie sans prétention qui m’a bien changé les idées et qui m’a bien amusé, avec Camilla Belle que j’aime beaucoup.

Taxi roulotte et corrida de André Hunebelle, un film avec Louis de Funès dans l’un des rôles principaux avant qu’il ne connaisse la gloire dans les années 60. Un film très drôle, sympathique, divertissant et bien mené, contente de découvrir un film avec De Funès que je ne connaissais pas encore et dans lequel il ne joue pas un tout petit rôle.

The dressmaker de Jocelyn Moorehouse, un film sorti directement en dvd en france, comme souvent avec les films australiens, et c’est bien dommage. Kate Winslet est excellente dans ce rôle. Le film me rappelle un peu la folie qu’on retrouve dans le film Ballroom Dancing. Le film n’est pas sans défaut, mais j’ai beaucoup aimé.

Coté séries, il y a eu de bonnes surprises. Je retiens la saison 2 de Sex education toujours aussi réussie, j’ai adoré la saison 1 de Raised by wolves. Giri/Haji fut une bonne surprise c’est dommage que la série n’a pas été renouvelée…

Les deux meilleures surprises de l’année c’est The mandalorian saison 1 et saison 2. J’ai adoré la série, la saison 2 encore meilleure que la première. The mandalorian renoue avec ce qui a fait le succès de Star wars, on retrouve l’ambiance, ce coté intimiste que la première trilogie avait et qu’elle a perdu avec l’arrivée de trop gros moyens et de trop d’effets speciaux qui ont pris le dessus sur l’histoire et surtout sur la complexité des personnages. The mandalorian se concentre sur les personnages, sur le coté simple, sur de bonnes intrigues, j’ai adoré et que dire des deux derniers épisodes, excellents. Il va falloir être patient pour voir la suite, la saison 3 est prévue pour décembre 2021.

Affiche
Affiche

Enfin l’autre bonne surprise c’est Better call saul, le spin off de Breaking bad. J’avais commencé la saison 1 lors de sa diffusion il y a plusieurs années et j’ai profité du confinement pour rattrapper mon retard en enchainant les 5 saisons et j’ai adoré, un vrai coup de coeur. Si la dernière saison qui n’est pas encore tournée à cause du covid, est aussi bonne que le reste, Better call saul deviendra surement l’une de mes séries préférées, dans mon top 5.

EDIT: parmi les coups de coeur série de l’année, je place très haut Le jeu de la dame ou The queen’s gambit, vu dans les tous derniers jours de l’année. La mini série de 7 épisodes m’a beaucoup plut, beaucoup touchée, fascinée, j’en reparlerais plus tard.

Bref 2020 restera une très mauvaise année, tout ce qui fais les bons cotés de la vie sont interdits et c’est très dure, très frustrant, et déprimant, surtout de ne pas avoir de date butoir à partir de laquelle la vie reprendra son cour normal, ne serait-ce que de pouvoir aller déjeuner avec ces collègues à midi, d’aller boire un café ensemble, de retourner au cinéma avec mes amis, de retourner à la piscine…Vivement la fin de cette horrible période.

Je termine ce bilan en vous souhaitant bon courage pour la suite, une très bonne année 2021 et surtout une excellente santé!

Derniers films vus

Cela fait longtemps que je n’ai pas parlé des films vu en dehors du cinéma. Parmi tous les films vu ci-dessous, j’ai une grosse préférence pour Bellissima de Luchino Visconti, L’homme qui tua Liberty Valance de John Ford, L’héritière de William Wyler et Chantons sous la pluie de Stanley Donen et Gene Kelly. Avec une mention pour Ascenseur pour l’échaffaud pour son atmosphère particulière.

L’héritière

L'Héritière : Affiche

de William Wyler

Olivia de Havilland, Montgomery Clift, Ralph Richardson, Miriam Hopkins

4,5/5

Au milieu du 19e siècle, Catherine Sloper vit avec son père, un médecin réputé dans le quartier chic de Washington square. Le docteur Sloper ne s’est jamais vraiment remis de la mort de sa femme, morte en donnant naissance à Catherine. Contrairement à sa mère, Catherine n’est pas ce qu’on appelle une jolie femme et à force d’entendre son père répété qu’elle n’a pas hérité de la beauté de sa mère, Catherine est devenue une femme peu sur d’elle, timide et effacée. Sa tante espère voir sa nièce faire un beau mariage, alors quand le jeune et beau Morris Townsend fait la cour à Catherine pour finalement la demander en mariage, Catherine et sa tante sont les plus heureuses des femmes. Mais pour le docteur Sloper, ce mariage est hors de question, car il comprend très vite que Morris est surtout un beau parleur sans le sou et qu’il est attiré par la belle fortune dont Catherine héritera.

L'Héritière : Photo Montgomery Clift, Olivia de Havilland, Ralph Richardson
L'Héritière : Photo Olivia de Havilland

Olivia de Haviland est morte il y a peu de temps et en hommage arte a diffusé le film pour lequel elle a eu un oscar. J’ai beaucoup aimé le film adapté d’un roman de Henry James. L’évolution de Catherine est crédible et très intéressante à suivre. Jeune fille naïve, timide et effacée, Catherine se laisse facilement convaincre que le beau oisif Morris est sincèrement amoureux d’elle. J’ai beaucoup aimé voir la relation entre Catherine et son père, bien plus complexe. Un père qui aime sa fille mais qui en même temps ne peut s’empêcher de la rabaisser, voyant en elle la cause de la mort de sa femme. Un mari qui a trop idéalisé l’épouse disparut au fil des ans. A une époque où réussir sa vie pour une femme passe forcément par un mariage, pour Catherine et sa tante il est plus facile de croire les mots du charmant Morris plutôt que d’affronter la réalité. Pire, la tante finira même par essayer de convaincre Catherine qu’il vaut mieux épouser un hypocrite menteur, profiteur de dot, plutôt que de rester célibataire. J’ai adoré la scène en pleine nuit quand Catherine attend désespérément l’arrivée de Morris, et voir son visage se décomposé quand elle comprend qu’il ne viendra pas, ou encore la scène finale, assez magistrale.

A l’est d’Eden

A l'est d'Eden : Photo Elia Kazan

de Elia Kazan

James Dean, Julie Harris, Raymond Massey

4/5

Au début du 20e siècle, alors que la première guerre mondiale fait rage en Europe, Adam Trask élève seul ces deux fils, Cal et Aaron, des jumeaux. Ils exploitent ensemble leurs terres de Salinas en Californie. Adam à toujours dit à ses fils que leur mère était morte à leur naissance mais alors qu’ils sont presque adultes, Cal découvre que leur père leur a toujours menti. Il découvre que leur mère est bien vivante et tient une maison close dans une ville voisine. Cal estime que leur père a toujours préféré et mieux aimé son frère Adam alors que lui est toujours considéré comme le vilain petit canard de la famille. Lorsque leur père se retrouve dans une situation critique suite à de mauvais investissements, Cal décide de mettre en œuvre certaines de ses idées afin de renflouer l’affaire de son père et peut être ainsi gagner son affection.

A l'est d'Eden : Photo Elia Kazan, James Dean, Julie Harris

Je n’ai pas lu le roman, mais le film adapte seulement une partie de la saga écrite par Steinbeck. Le film aborde les relations fraternelles, avec comme souvent celui que tout le monde encense, le fils prodigue qui ne peut que s’améliorer à force d’entendre les louanges et encouragements du père et celui qui malgré des qualités indéniables, n’a pas la perfection apparente de son frère et qui doit faire ses preuves sans se laisser démonter par les remontrances et critiques constantes. Si Adam prend souvent la défense de son frère mal aimé, on devine qu’au fond il apprécie la situation. La relation entre les deux frères ne fera que se complexifier lorsque le soi disant vilain petit canard s’avère être supérieur au fils prodigue qui ne supporte pas le moindre échec ou surprise.

A l'est d'Eden : Photo Elia Kazan, James Dean, Raymond Massey

La fin est touchante, notamment autour de ce père qui a toujours voulu faire bien. Malgré ses efforts et l’amour qu’il leur porte, il n’a pas pu s’empêcher de traiter différemment ses deux fils. Un jolie film dans lequel on peut voir James Dean dans l’un des rares rôles qu’il a interprété.

L’homme qui tua Liberty Valance

L'Homme qui tua Liberty Valance : Affiche John Ford, John Wayne

de John Ford

John Wayne, James Stuart, Vera Miles

4.5/5

En 1910, le sénateur Stoddard et sa femme se rendent dans l’ouest dans une petite ville, pour assister à l’enterrement de Tom Doniphon. La presse suit le sénateur dans son déplacement et s’interroge sur la raison de la venue de Stoddard loin de Washington. Stoddard accepte alors de raconter à un journaliste comment il est arrivé dans cette ville des décennies plus tôt, fraichement diplômé de la fac de droit, rêvant d’apporter la loi et la justice dans une région où seule la loi du plus fort s’appliquait. Mais à peine arrivé qu’il est déjà confronté au bandit Liberty Valance, payé par les grands propriétaires terriens pour faire le ménage par la violence.

L'Homme qui tua Liberty Valance : Photo John Wayne

J’ai beaucoup aimé l’homme qui tua Liberty Valance. Ce n’est pas un simple western classique. Stoddard plein d’idéalisme, est persuadé de pouvoir apporter la justice et faire en sorte que la loi s’applique dans une région qui l’ignore. Il découvre une région dans laquelle les grands propriétaires terriens font la loi, embauchant des petites frappes comme Liberty Valance pour faire fuir les petits fermiers et récupérer des terres immenses.

L'Homme qui tua Liberty Valance : Photo

En arrière plan de l’histoire de Stoddard, on découvre le quotidien d’une région de l’ouest à une époque charnière. Les propriétaires terriens qui règnent en maitre, les petits paysans et fermiers qui se font tuer sans personne pour les défendre, les hors la loi qui ici se mettent au service des plus riches, les grands propriétaires. C’est aussi l’entrée de cette région de l’ouest dans l’Union et un changement légal important qui va s’amorcer.

J’ai beaucoup aimé la relation entre l’idéaliste et éduqué Stoddard et le cynique et blasé Doniphon. La fin est d’ailleurs très belle je trouve.

Bellissima

Bellissima : Affiche

de Luchino Visconti

Anna Magnani, Walter Chiari, Tina Apicella

4.5/5

Maddalena est une femme mariée et mère d’une petite fille à Rome dans les années 50. La petite famille vie très modestement entre la belle famille et les voisines curieuses. Lorsqu’elle apprend qu’une audition va être organisée pour sélectionner une petite fille afin de jouer dans le nouveau film d’un très grand réalisateur, beaucoup de mamans tentent leur chance en emmenant leurs fillettes à cinecitta. Maddalena veut absolument que sa fille, qu’elle considère comme étant la plus jolie des fillettes, soit choisie. Elle espère ainsi que sa fille puisse entamée une carrière au cinéma et éviter une vie pauvre de femme au foyer comme la sienne.

Bellissima : Photo

Je suis tombée par hasard sur ce film en zappant à la télé et au bout de cinq minutes j’ai été complétement subjugué par le film. Chaque scène nous montre la détermination, la folie, la passion, l’énergie de cette mère prête à tout pour voir sa fillette réussir. Elle traine sa petite à l’autre bout de la ville pour se promener dans les allées de cinecita, elle va de salon de beauté en atelier de couture pour donner toutes ses chances à sa fille. Elle se ruine, dépense ses économies et celle du ménage, affronte la colère de son mari. Rien ne l’a décourage. Il y a quelque chose de complètement hypnotisant à suivre cette mère partout, toujours souriante et positive. C’est un film très bavard, surtout les babillages de l’héroïne, qui tente de convaincre tout le monde, et elle même en premier, des talents de sa fille, qui en réalité n’est ni plus jolie ni plus talentueuse qu’une autre.

Bellissima : Photo

J’ai beaucoup aimé les scènes avec la belle famille, la manière de s’emporter pour tout et rien, de casser la vaisselle et de redevenir calme et sereine la seconde suivante. La scène dans laquelle son mari en a assez des excès de sa femme concernant leur fille est tragique et drôle en même temps. Les cris, les airs de tragédienne de la mère, les menaces de coups qui ne viennent jamais du mari, les voisines qui déboulent pour tenter d’apaiser le couple mais qui viennent surtout pour voir le spectacle. L’actrice principale, Anna Magnani est excellente, j’ai adoré la voir défaite lorsqu’elle comprend que sa fille n’a pas de talent et j’ai trouvé sa réaction touchante quand elle décide que finalement, la vie d’actrice n ‘est pas pour sa fille, sa fille n’est pas à vendre! un jolie film.

Gilda

Gilda : Photo Charles Vidor, Rita Hayworth

de Charles Vidor

Rita Hayworth, Glenn Ford

3/5

Johnny Farrell, joueur professionnel, fait la rencontre à Buenos Aires de Ballin, un homme d’affaire. Ensemble ils ouvrent un casino qui marche bien mais en parallèle, Ballin est à la tête d’une organisation secrète qui a pour but de prendre le monopole de l’exploitation d’un métal rare, le tungstène. Après un voyage d’affaire, Ballin revient avec sa nouvelle épouse, Gilda. Elle est en faite l’ex fiancée de Farrell qu’elle avait quitté du jour au lendemain. Farrell ne le sait pas mais Gilda pensait agir pour le bien de Farrell en le quittant.

Gilda : Photo Rita Hayworth

J’en avais beaucoup entendu parler de ce film, célèbre notamment pour la scène dans laquelle elle chante en retirant un gant noir. Le film est intéressant à suivre, Farrell est tiraillé par l’amour qu’il ressent pour Gilda et la haine pour cette femme qui l’a quitté sans raison. C’est l’histoire classique du triangle amoureux entre Ballin, l’homme d’affaire impitoyable, Farrell l’homme de main passionné et Gilda qui a appris à faire tourner en bourrique les hommes. La deuxième partie du film change de ton et la fin est assez rocambolesque!

Soupçons

Soupçons : Photo Alfred Hitchcock

Alfred Hitchcock

Cary Grant, Joan Fontaine

4/5

Lina McLaidlaw est une jeune femme issue d’une famille aisée et bourgeoise. Lina qui est sage et trop sérieuse rencontre et tombe sous le charme du séduisant John Aysgarth. Tchatcheur, séducteur, sur de lui, John arrive toujours à mener les gens par le bout de leur nez et arrive sans peine à charmer la naïve Lina. Très vite John flirte, séduit, disparait et revient pour la demander en mariage. Lina décide d’accepter sans en avertir ses parents. Après un voyage de noce, le jeune couple s’installe dans une grande et belle maison. Mais très vite Lina découvre que son mari est sans le sou, qu’il vit bien au dessus de ses moyens grâce à des combines et des arrangements. Lina commence à se poser des questions et comprend vite qu’elle ne connait pas très bien celui avec qui elle vient de se marier. John ne cache pas son amour de l’argent et Lina commence à se demander jusqu’où son mari est prêt à aller pour s’enrichir.

Soupçons : Photo

Soupçon a pour particularité de nous faire suivre l’histoire uniquement du point de vue de Lina. En tant que spectateur, nous n’en savons pas plus qu’elle sur son mari et ses intentions, ce qui est très appréciable, car tout comme Lina, nous ne savons pas si John est un homme prêt à tout pour devenir riche, si il est capable de tuer son meilleur ami, si il est capable de comploter contre sa femme en organisant son meurtre.

Soupçons : Photo

Lina est un personnage intéressant à suivre. A une époque où le mariage est très important socialeme, Lina n’a pas de prétendant. Intelligente, éduquée, avertie, un peu trop sérieuse, elle comprend que ces qualités ne sont pas celles recherchées par les hommes qui souhaitent se marier. D’ailleurs elle découvre que ces propres parents pensent que Lina finira vieille fille. Alors quand John débarque dans sa vie, virevoltant, séducteur, la parole facile, elle tombe rapidement amoureuse. Mais tombe t-elle vraiment amoureuse de John? ne tombe t-elle pas amoureuse de l’idée de l’amour, de l’idée du mariage, ne se ment-elle pas à elle même après avoir entendu ses parents exprimer l’idée qu’elle finira vieille fille?

Comme Lina, on doute. On doute de l’honnêteté de John, est il juste un homme léger, incompétent, inconséquent, ou est-il un véritable psychopathe, sans scrupule, prêt à tuer. Jusqu’à la fin on se pose la question, tout comme Lina, qui est tenter de quitter son mari à plusieurs reprises mais qui se refuse à subir un échec personnel aussi important, et qui coute que coute restera aux cotés de son mari, assassin ou pas.

Tant qu’il y aura des hommes

Tant qu'il y aura des hommes - Film (1953) - SensCritique

de Fred Zinnemann

Montgomery Clift, Burt Lancaster, Deborah Kerr, Frank Sinatra

3.5/5

En 1941, Robert Lee Prewitt est envoyé dans une caserne à Hawai. Ancien boxeur talentueux, son capitaine souhaite qu’il intègre l’équipe de la caserne pour gagner des combats et promouvoir ainsi sa carrière. Mais Robert ne souhaite plus boxer depuis qu’un de ses coups à rendu aveugle son adversaire. Il doit alors supporter les brimades de son capitaine qui lui en veut. Robert se fait quelques amis, découvre la vie à Hawai lors de ses permissions, le tout peu de temps avant l’attaque meurtrière de Pearl Harbor.

https://focus.nouvelobs.com/2020/04/22/3/0/2953/1474/1377/667/75/0/f992cae__yfC-cZ6-yO2o64xi-AQyHHx.jpg

Un film culte notamment pour la fameuse scène d’amour sur la plage. Le titre français n’a aucun sens, je préfère de loin le titre original. Je retiens surtout l’excellent Burt Lancaster dans le rôle  du sergent chef, un personnage qu’on croise souvent dans les films de guerre, le soldat aguerri qui fait preuve de compassion et d’autorité pour maintenir l’ordre mais qui n’est pas suffisamment gradé pour ne pas connaitre le vrai quotidien des soldats qu’il doit gérer. Le film qui date de 1953 n’aborde pas les polémiques et les subtilités du roman dont il est tiré (attirance homosexuel entre soldats ou encore l’histoire malsaine entre le capitaine et sa pauvre épouse).

Etat de siège

ETAT DE SIEGE: Amazon.fr: Yves Montand,, Renato Salvatori, COSTA GAVRAS:  DVD & Blu-ray

de Costa Gavras

Yves Montand, Renato Salvatori

3/5

Dans un pays d’amérique du sud, dans les années 70, des militants d’extrême gauche qui luttent pour renverser le gouvernement en place, enlève Philip Santore, un haut fonctionnaire de l’AID, une agence international dont le but officiel est d’aider les pays en développement. Les militants font comprendre à Santore qu’ils sont au courant de sa véritable mission qui consiste à former les gouvernements à la torture et à l’intimidation. Envoyé par les États Unis pour s’assurer que les partis de gauche n’arrivent pas au pouvoir et aider les partis fasciste à s’imposer par la violence et la manipulation des populations. Alors que les militaires recherchent activement Santore, les militants l’interroge sur ses activités.

Etat de siège (1973) — Chacun Cherche Son Film

Costa Gavras avait déjà réalisé des films politiques avec Z et l’Aveu. Le film dans sa forme n’est pas très cinématographique, il alterne quelques scènes de la junte militaire qui doit gérer la crise suite à l’enlèvement de Santore et les échanges entre le chef des militants et Santore. Ce sont ces dernières scènes qui sont les plus intéressantes.  Le film n’est donc pas marquant dans sa forme mais j’ai beaucoup aimé les échanges entre les deux protagonistes. Une belle réflexion sur la manipulation des populations et sur la manipulation effectuée par les États Unis sur certains pays afin de contrôler les gouvernements en place. Un film à voir pour mieux comprendre l’influence des États Unis sur l’arrivée au pouvoir de régimes autoritaires.

Chantons sous la pluie

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Gene Kelly, Debbie Reynolds, Donald O’Connor

4,5/5

Dans les années 20 Don est un acteur célèbre du cinéma muet. Il forme avec sa partenaire de jeu Lina un couple crée par la production uniquement pour faire rêver la population. Mais l’apparition du cinéma parlant vient chambouler la donne. Le producteur, Don et son meilleur ami acteur également, Cosmo, comprennent qu’il va falloir s’adapter ou disparaitre comme le cinéma muet est sur le point de le faire. Si tout le monde décide de s’adapter, on découvre également que Lina a une voix de crécelle insupportable. Don et Cosmos décident de doubler la voix de Lina avec une jeune danseuse que Don vient de rencontrer et dont il tombe amoureux.

Chantons sous la pluie : Photo

J’avais vu le film quand j’étais petite et j’en gardais peu de souvenirs. Je l’ai revu récemment et j’ai adoré. Le film nous plonge dans l’arrivée révolutionnaire du cinéma parlant. Producteurs, scénaristes, réalisateurs et surtout acteurs doivent s’adapter au cinéma parlant ou disparaitre avec la fin du cinéma muet et pas de chance pour ceux qui se découvrent une voix horrible.

Chantons sous la pluie » (1952), de Gene Kelly et Stanley Donen. Le sommet  de la comédie musicale - AgoraVox le média citoyen
Heclat on Twitter: "@tbarnaud #SondageDanse Chantons sous la pluie avec la  danse acrobatique de Donald O'Connor "Make 'Em Laugh".… "

Les scènes dansées et chantées sont vraiment très réussies et s’imbriquent sans défaut dans une histoire bien menée et intéressante, et pas seulement une simple histoire d’amour ou de quiproquo. Le trio qui s’acharne à transformer le film muet “the duelling cavalier” en film parlant est attachant et donne la célèbre chanson “good morning”. On est impressionné aussi par le talent et la prestation de Donald O’Connor, excellent danseur notamment lors de la scène “make’ em laugh” (chanson que ceux de ma génération on pu entendre à un million de fois dans la pub des matelas Merinos). Chantons sous la pluie est un des plus grand feel good movie. Il a ce petit don de remonter le moral, de faire sourire, de retrouver sa bonne humeur, ce que peu de films arrivent à faire avec succès.

Ascenseur pour l’échaffaud

Ascenseur pour l'échafaud : Affiche

de Louis Malle

Jeanne Moreau, Maurice Ronet, Lino Ventura

4/5

A Paris, Julien ancien parachutiste à la légion étrangère, vit une liaison secrète avec Florence, la femme de son patron. Très amoureux l’un de l’autre, ils décident de mettre au point le meurtre parfait. Le soir, Julien assassine son patron dans son bureau, au dernier étage d’un immeuble parisien. Tout en se forgeant le parfait alibi, Florence et Julien sont assurés de ne pas être impliqués dans ce meurtre. Mais alors que Florence attend Julien dans un café, ce dernier retourne au bureau en catastrophe pour récupérer un indice compromettant et se retrouve coincé dans l’ascenseur. Tandis que Julien prend son mal en patience en espérant trouver un moyen de sortir de l’ascenseur, Florence arpente les rues de Paris à la recherche de Julien, se demandant si ce dernier ne la pas tout simplement abandonnée.

ASCENSEUR POUR L'ÉCHAFAUD – Louis Malle (1958)
Ascenseur pour l'échafaud, Louis Malle, 1957 - le blog d'alexandre clement

Considéré comme l’un des premiers films de la nouvelle vague (dont je ne suis pas une grande fan), Ascenseur pour l’échaufaud est un film d’atmosphère. Entre la jolie Jeanne Moreau qui arpente en long et en large les rues de Paris perchée sur ses hauts talons avec en voix off ses émotions et ses doutes et Julien coincé dans son ascenseur pour une erreur stupide, on suit également un jeune couple de paumés qui enchaine bêtise sur bêtise, ainsi qu’un inspecteur incarné par Ventura. Un film noir, avec une lumière extraordinaire tout en nuance de noir et de blanc, le tout sublimé par la musique de Miles Davis, qui joue un rôle très important dans la réussite du film.

The old guard

The Old Guard : Affiche

de Gina Prince Blythewood

Charlize Theron, Kiki Layne, Matthias Schoenaerts

3/5

Andy alias Andromaque la Scythe, vit depuis l’antiquité et est immortelle. Au fil des siècles, elle a rencontré de très rares autres personnes comme elle. Lorsque l’un des immortelles meurt et ressucite pour la première fois, Andy et les autres immortelles font des rêves leur permettant de se retrouver. Ainsi depuis plusieurs siècles, Andy fait équipe avec Booker, Joe et Nicky. Ensemble, ils mettent leurs expériences et leurs savoirs faire de guerriers pour faire le bien sur Terre. Un jour, un agent de la CIA les engagent pour mieux les piéger. Il travaille en réalité pour une entreprise privée pharmaceutique qui tente de percer scientifiquement le secret de leur immortalité afin d’en faire profiter le monde. Au même moment Nile, une soldat en Afghanistan, se découvre immortelle après s’être remise miraculeusement de plusieurs blessure. Andy décide d’aller à sa rencontre et de l’intégré à son groupe.

The Old Guard : Photo Charlize Theron, KiKi Layne, Luca Marinelli, Marwan Kenzari, Matthias Schoenaerts

Charlize Théron aime les rôles de femmes fortes. Ici elle incarne la légendraire guerrière antique Andromaque la Scythe qui arpente la terre sans vieillir ni mourir depuis plusieurs millénaires. Pour donner un sens à cette vie sans fin, elle décide de faire le bien autour d’elle. Le film se laisse voir, quelques scènes d’action bien réussies, une histoire qui avance, des énigmes qui sont résolues, Charlize Theron convaincante, mais l’histoire ne casse pas trois pattes à un canard, le scénario est assez classique, un sentiment de déjà vu, l’impression de voir un reboot de Highlander! Un divertissement sympathique, mais je ne ferais pas un scandale si la suite ne voit pas le jour.

Nevada Smith

Nevada Smith : Affiche Henry Hathaway

de Henry Hathaway

Steve McQueen, Karl Malden, Suzanne Pleschette

3,5/5

Dans l’ouest sauvage Max Sand est un jeune cow boy qui vit avec ses parents et les aide à s’occuper de la ferme. Un jour il rentre chez lui pour découvrir ses deux parents qui ont été torturés violemment jusqu’à la mort par un groupe de malfrats sadiques. Bien qu’il ne connaisse pas grand chose à la traque et au tir, il se lance sur les traces des agresseurs pour venger sa famille. Durant les années qui suivent Max qui se fait appeler Nevada Smith, fait des rencontres parfois cruelles parfois chaleureuses, lui permettant d’apprendre, de s’agguérir et de traquer encore et toujours les meurtriers. Il finit par en retrouver un premier dans un saloon, avant d’aller chercher le second dans un bagne.

Nevada Smith : Photo Henry Hathaway, Steve McQueen

La quête vengeresse d’un très jeune homme qui grandit et apprend au fil des rencontres. Rien ne l’arrête dans sa traque, dans sa soif de vengence jusqu’ à oublier de vivre sa vie. Le film nous permet de voyager dans de beaux paysages. On passe du monde du saloon à la tribu indienne en passant par le bagne dans le bayou, le héros parcours ainsi une grande partie du pays. Un film initiatique dans le lequel le héros apprend au fil de ses rencontres bonnes ou mauvaises. Le film se laisse voir.

L’age ingrat

L'Âge ingrat de Gilles Grangier (1964) - UniFrance

de Gilles Grangier

Jean Gabin, Fernandel, Marie Dubois

3,5/5

Au début des années 60 Marie et Antoine étudiants, décident de se marier. Les parents de Marie habitant Paris, sont invités à se rendre dans la demeure des parents d’Antoine sur la côte d’azur afin que tous le monde se rencontre et fasse connaissance. Un soir les deux amoureux se disputent se qui entraine une dispute entre les deux pères qui imaginent la querelle de leurs enfants comme la fin de leur union. Des insultes impardonnables sont prononcées ce qui provoquent le départ des parents de Marie.

Base de données de films français avec images
Francomac™: Grangier-1964-L'âge ingrat

Petit film sympathique qui ne marquera pas l’histoire du cinéma mais qui à déjà le bon point de divertir et de détendre. C’est la confrontation du parisien joué par Gabin avec le sud joué par Fernandel. Une petite comédie qui explore l’amour de jeunes gens, l’immaturité, la jalousie, l’égo de deux pères qui voient leurs enfants respectifs leurs échapper définitivement; et aussi une touchante relation fusionelle entre le père et sa fille Marie. L’occasion aussi de voir Gabin et Fernandel et la belle Marie Dubois avant son rôle dans La grande vadrouille.

Symphonie pour un massacre

Symphonie pour un massacre - Film (1963) - SensCritique

de Jacques Deray

Charles Vanel, Jean Rochefort, Claude Dauphin

4/5

4 gangsters décident de se lancer dans le trafic de drogue. Ils mettent en commun 500 000 dollars. Un 5e complice doit se rendre à Marseille pour ramener la marchandise en échange de l’argent mais un traitre se trouve parmi eux

Symphonie pour un massacre, de Jacques Deray (1963)
DVDFr - Symphonie pour un massacre : le test complet du Blu-ray

Un film de gangster très réussi où les trahisons et coup dans le dos pleuvent. Un jolie suspense, de belles images et une belle photographie dans un beau noir et blanc, on découvre scène après scène qui arnaque qui et jusqu’au bout les surprises s’enchainent, le tout servis par un bon casting avec Jean Rochefort qui traverse toute la France et Charles Vanel que j’aime beaucoup.

Dernière séance (de l’année?) et balade parisienne

En début de semaine, j’ai posé une journée pour me faire un peu plaisir en ces temps moroses. Depuis le mois de mars et le premier confinement de l’année, je ne suis retournée que deux fois au cinéma pour voir Tenet et Dans un jardin qu’on dirait éternel. Deux très bons films, c’est déjà ça. Avec la fin de l’été, je m’étais dis que je retournerais plus souvent au cinéma, avec quelques sorties intéressantes se profilant à l’horizon tel que surtout Kaamelott, mais hélas, tout comme le dernier James Bond, Kaamelott a été reporté à “une date ultérieure”. En voulant me faire un ciné ce lundi, le choix n’étaient pas folichon. J’ai hésité entre le dernier Dupontel (mais peur que le film tourne un peu trop dans les bons sentiments), Drunk (mais le sujet m’intéressais peu), 30 jours max, et Lupin III. Je me suis laissée tentée par Lupin III car pas sur qu’il reste longtemps à l’affiche alors que 30 jours max va surement attirer plus de gens. J’ai finalement bien fait car jeudi soir les cinémas refermaient à nouveaux pour au moins quatre semaines…

Lupin III: The First : Affiche

Lupin III de Takashi Yamazaki

4/5

Une petite quinzaine d’année après la fin de la seconde guerre mondiale, le célèbre gentleman cambrioleur Lupin III est de retour dans le pays d’origine de son illustre grand père, afin de voler le journal du grand défunt archéologue Bresson, qui renfermerait les indices permettant de mettre la main sur une terrible arme créée par une civilisation depuis longtemps disparue dont la technologie est bien supérieure à celle des hommes du 20e siècle. Mais Lupin n’est pas le seul intéressé, il y a aussi un groupuscule néo nazi qui rêve de faire renaitre de ses cendres le IIIe reich et aussi une certaine Leatitia, jeune fille qui cherche aussi a s’accaparé le journal.

Lupin III: The First : Photo

J’aime beaucoup le personnage de Lupin crée par Maurice Leblanc, j’avais adoré lire les dents du tigre et surtout l’aiguille creuse. Et j’adore également le manga Lupin III. On retrouve aussi ce personnage en compagnie de toute sa bande dans le film de Miyazaki, Le chateau de cagliostro, sous le nom d’Edgar.

Lupin III: The First : Photo

Le film d’animation a été une bonne pioche. Au départ la 3D ne m’attirait pas des masses, mais finalement le résultat est très réussi. Les images, la lumière, les décors, c’est visuellement très beau.

Cette fois-ci Lupin se balade à Paris sur les traces de son illustre grand père Arsène Lupin. On retrouve les accolytes habituels de Lupin III, Daisuke et son célèbre chapeau, Daemon et son katena, la sexy et arnaqueuse Fujiko et aussi l’ennemi de Lupin l’inspecteur Zenigata qui est obsédé par l’arrestation du voleur.

Lupin III: The First : Photo

L’histoire est sympa, les personnages attachants, beaucoup d’action, beaucoup d’humour, des rebondissements parfois farfelus et irréalistes mais on s’en fout, le tout fonctionne très bien, j’ai beaucoup aimé la scène finale et la petite phrase du créateur de Lupin III, pour lui rendre hommage, Monkey Punch étant décédé l’année dernière. On passe un très bon moment.

Après ma séance ciné, j’ai profité d’une belle journée ensoleillée, et j’ai bien fait vu que trois jours plus tard, nous étions tous reconfinés pour quatre semaines.

Je me suis baladée sur le parvis de la bibliothèque François Mittérand, puis au parc de bercy avant de me rendre à Alma Marceau pour déjeuner rapidement avant de marcher le long des quais de seine jusqu’au niveau du Louvres en passant devant les bateaux mouches à l’arrêt, le grand palais, le pont alexandre III, l’assemblée nationale, le ministère des affaires étrangères, place de la concorde, le musée d’orsay.

Je me suis baladée dans saint germain, je passe notamment devant la maison de Delacroix, avant de repartir vers chatelet pour une ou deux courses. Je passe par le quartier opéra et la rue sainte Anne où j’observe les restaurants asiatiques avant de rentrer chez moi suffisamment tot pour éviter l’heure de pointe.

Dernières séries: Sex education saison 2 – The mandolarian saison 1 – Giri/Haji – Raised by wolves saison 1- El camino

Sex education saison 2

Netflix balance la date de sortie de "Sex Education" saison 2

On retrouve tous les personnages là où on les avait laissés à la fin de la saison 1. J’ai adoré retrouver Otis, Maeve, Jean, Eric et tous les autres. Maeve retrouve sa mère sortie de désintox et qui souhaite faire amende honorable. Elle débarque chez Maeve avec la petite soeur, agée de trois ans. Otis avance dans sa relation avec Ola, Jean avec Jakob, Eric est attiré par le nouvel élève de sa classe, Adam découvre la rigueur et l’hypocrisie des écoles militaires.

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On y parle toujours de problèmes sexuels, de mal être chez l’ado mais aussi chez les adultes. Les personnages sont toujours aussi passionnants à suivre et sont toujours aussi profonds et complexes. Avec le personnage de Aimee, on parle aussi des agressions sexuelles dans les transports en communs. Toujours ce mélange de moments touchants et de scènes très drôles. J’enchaine les épisodes sans me lasser une seconde et c’est la même qualité dans les scénarios et dans le travail des personnages que dans la saison 1. Une très bonne série avec d’excellents acteurs.

The mandolarian saison 1

“this is the way”

Here's When 'The Mandalorian' Returns To Disney Plus For Season 2

5 ans après le Retour du Jedi et la chute de l’empire, la Nouvelle République ne contrôle pas encore toute la galaxie. Le mandolarien, un chasseur de prime, peine à trouver des missions. Sur la planète Nevarro, Mando accepte une mission un peu obscure, celle d’aller récupérer un mystérieux personnage âgé de 50 ans. Après quelques mésaventures, Mando découvre que l’être en question est un bébé de l’espèce de Yoda. Alors qu’il a livré la créature au commanditaire, Mando a des remords et récupère l’enfant. Il part à travers la galaxie espérant trouver un refuge pour le bébé tout en cherchant des missions pour gagner de quoi survivre. Cependant le commanditaire est déterminé à récupérer l’enfant.

The Mandalorian : les jouets Baby Yoda vont casser Noël ! - Star Wars

Pas très pressée de voir The mandolarian après la dernière trilogie mais il semblerait que ce soit les histoires parallèles de l’univers star wars qui inspirent le plus les scénaristes (après la réussite de Star wars rogue one). L’histoire d’un chasseur qui suit les préceptes de l’ordre des chasseurs de primes mandolariens dont la règle numéro 1 est de ne jamais enlever son masque en présence d’un autre être vivant. Les personnages secondaires sont bien développés, on découvre petit à petit la personnalité de chacun, leur passé, leur but. Y’a de l’action bien dosé, des touches d’humour et ce qui fait que la série est vraiment réussi c’est qu’on retrouve tout à fait l’univers et l’ambiance de la première trilogie star wars. Les effets spéciaux sont aux services des personnages et de l’histoire et ne sont pas là juste pour en mettre plein la vue et ça c’est très appréciable.  Hâte de voir la suite.

Raised by wolves saison 1

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Dans un futur alternatif, après plusieurs décennies de guerre entre les Croyants et les Athées, la Terre se meurt. Les Croyants sont les vainqueurs mais doivent quitter la Terre qui n’est plus habitable. Les Athées survivants sont condamnés à mourir. Afin de recommencer une vie ailleurs les Croyants embarquent sur des Arches, des vaisseaux spatiaux gigantesques sur lesquels les Croyants voyageront en hibernation jusqu’à atteindre une nouvelle planète. Caleb et Mary, deux athées, tuent deux Croyants, Sue et Marcus afin de prendre leur place sur l’arche. De son côté un hacker athée talentueux a passer ses derniers jours de survie à reprogrammer deux droides humanoides, Mother et Father afin qu’ils s’installent sur la planète Kepler 22b avec pour mission de faire naitre 12 foetus et crée ainsi une nouvelle humanité sans croyance ni folklore, afin qu’une nouvelle humanité vive dans un monde de paix.

Raised By Wolves Episode 5 Mémoire infectée - Revue et récapitulatif -  Théories menant à la dernière moitié de la saison - Juicee News

Ridley Scott nous propose une nouvelle série de sf et c’est excellent. Comme d’habitude avec HBO la qualité de l’image et de la réalisation est bien présente. Visuellement c’est très réussie, notamment la planète Kepler 22B avec son climat hostile, ses paysages arides et tranchants. J’ai beaucoup aimé, tout de suite je me suis accrochée à l’histoire, aux personnages, très vite on veut savoir ce qu’il va advenir de Mother et Father, des enfants qu’ils élèvent, de Marcus et Sue. Petit à petit on découvre qui sont tous ces personnages, d’où ils viennent, quelles sont leurs histoires, leurs destinées, on apprend à connaitre la personnalité de chacun.

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Les gros défauts de l’humanité sont passés en revue au delà de l’aspect SF. La violence, la jalousie, l’envie, la soif de pouvoir, l’hypocrisie. Ici la religion des croyants, Sol, est présenté comme la cause de la guerre entre les humains et la destruction de la Terre, mais l’utopie rêvé par le créateur de Mother et Father n’est pas possible, car ce n’est pas l’opposition croyant/athée qui a provoquer la destruction de l’humanité mais l’homme lui même. Si ce n’est pas pour une religion, c’est pour un bout de terrain, un morceau de viande, une richesse quelconque ou même juste la haine de l’autre que les hommes se feront toujours la guerre, c’est dans leur nature auto destructrice. Raised by wolves ne montre pas une image optimiste de l’humanité, condamnée à échouer quoi qu’elle fasse.

Is 'Raised By Wolves' Based On A Book? It Would Probably Be Better If It Was

J’ai enchainé les épisodes sans temps morts, on a envie de connaitre la suite. La vie sur Kepler 22b va t-elle se dégrader? Campion va t-il s’adapter à la présence d’autres enfants, après toutes ses années de solitude? La vraie identité de Marcus et Sue sera t-elle découverte par les Croyants? Mother et Father développeront-ils des sentiments humains? Que cache la planète Kepler 22b? et y a t-il réellement un dieu Sol qui parle au possible prophète Marcus ou bien y a t-il quelque chose sur Kepler qui provoque des hallucinations chez certaines personnes? Hâte de connaitre la réponse. Une saison 2 est déjà commandée par HBO.

El camino (Breaking bad)

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On retrouve Jesse dans les heures qui suivent la fin sanglante de la série Breaking bad. Jesse doit absolument quitter la ville avant qu’on le retrouve, que ce soit les gangs d’Albuquerque ou la police.

Breaking Bad" : le film "El Camino" a cartonné pour son premier week-end

Évidemment, El camino est à voir uniquement si on a vu la série Breaking bad. Un téléfilm court qui permet de découvrir ce qui est arrivé à Jesse après sa fuite. Après avoir été libéré par Walt de sa cage tenue par les dealers de drogue, Jesse retrouvent ses amis d’enfance qui vont tous faire pour l’aider à fuir. L’intérêt est assez limité, on découvre en flashback les choses horribles que Jesse à subit dans la dernière saison de Breaking bad durant sa captivité. J’ai apprécié voir le lien avec Better call saul, puisque Jesse fait appel au fameux homme mystère qui sous couverture de vendre et réparer des aspirateurs, organise les fuites définitives de ceux qui ont assez d’argent pour se payer ses services, joué par le génial Robert Forster.

Giri/Haji saison 1

Giri/Haji saison 1 (BBC / Netflix, 2020) - Hop Blog

Mori, inspecteur de police respecté, vit un peu endormi entre sa fille ado qui semble trop rebelle pour suivre les règlements, ses parents vieillissants qui se sont installés dans son petit appartement, et sa femme qui n’en peut plus de s’occuper de tout et de supporter les remarques et critique de sa belle mère. Il reçoit l’ordre de se rendre à Londres afin d’enquêter officieusement sur le meurtre du neveu d’un chef yakuza, un meurtre dont le but est de déclencher une guerre entre clans yakuzas. Mori est choisi pour cette mission car tout semble indiquer que le meurtrier n’est autre que le jeune frère de Mori, ancien yakuza présumé mort deux ans plus tôt.

Giri/Haji », le polar parfait - Le Point

John Seven | Viewer's Discretion: Multifaceted 'Giri/Haji' is a crime  series — and much more | The Bennington Banner | Bennington Breaking News,  Sports, Weather, Traffic

Découverte par hasard sur netflix, comment résister à une série qui se déroule pour moitié à Tokyo et pour moitié à Londres? faute de pouvoir voyager cette année, je vais me contenter de ce genre de dépaysement. J’ai beaucoup aimé cette série, qui malgré ses récompenses n’a pas été renouvelé par Netflix. Après l’annulation de l’excellente The OA, voila que Netflix ne renouvelle pas pour une seconde saison Giri Haji, pour la raison bidon “de vouloir faire de la place pour de nouvelles productions”. A quoi bon s’investir dans de nouvelles productions si c’est pour annuler au bout d’une année, car ça se produit tout de même très souvent avec Netflix. Apparemment, si la série produite n’est pas LA série de l’année, comme Stranger things par exemple, Netflix estime qu’il faut tenter autre chose, qui sera peut être LA série populaire ou celle qui fera le buzz, c’est bien dommage.

Giri/Haji », série policière stylisée entre Londres et Tokyo

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Giri Haji est une série policière qui mélange intrigue et vie personnelle des personnages. Entre deux pistes suivies par Mori, on découvre son couple en crise, le mal être de sa femme, la rébellion de sa fille. Les personnages sont complexes et parfois attachants, notamment Rodney un britanico japonais qui connait le Londres underground et qui a une vie marginale. Certaines scènes m’ont rappelé un peu Snatch (le clan maffieux anglais et son chef Connor).

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J’ai autant aimé suivre Mori, Rodney et sa fille dans les rues de Londres, que de suivre l’épouse de Mori, la belle mère et Rei au Japon. Le personnage de Sarah, policière qui va sympathiser et aider Mori n’est pas le personnage que j’ai préféré et l’évolution de leur relation ne m’a pas convaincu. J’ai par contre beaucoup aimé le personnage de Yuto le jeune frère de Mori, notamment toutes les scènes flashback dans lesquelles ont découvre sa vie avant de disparaitre. Une très belle série policière et humaine, qui permet de se balader entre Londres et le Japon servit par un beau casting et offrant de magnifiques scènes et images. A voir même si il n’y a pas de saison 2.

Petit bol d’air

Comme déjà dit dans un post précédent, avec le covid, la pandémie, etc etc, impossible de voyager cette année. Je me suis seulement permise de faire des excursions à la journée. Dieppe, Giverny, Rouen, j’ai dernièrement passé une après midi au parc de Bagatelle et une journée en Normandie.

Parc Bagatelle

Le parc de Bagatelle est un jardin que j’avais très envie de voir depuis longtemps. Depuis chez moi, un bus me rapproche de l’entrée du parc et un second bus me dépose à 5 minutes de marche, histoire de gagner du temps. Le parc de bagatelle est collé au bois de boulogne et l’entrée n’est pas libre, il faut s’acquitter de 2,50€. Très peu de monde ce jour là, j’ai adoré ma balade. Bagatelle c’est donc un grand parc et une demeure qui date du 18e siècle et qui a vu le jour suite à un pari entre le comte d’Artois et Marie Antoinette. Au 19e siècle, la propriété était occupée par Richard Wallace (dont on peut admirer la demeure londonienne the Wallace collection). Ce qui est dommage c’est qu’il n’est pas possible d’entrée à l’intérieur de la villa. Le jardin est de style romantique ou anglais, loin des lignes géographiques strictes des jardins à la française et c’est tant mieux!

Bagatelle est connue pour sa roseraie, magnifique. Toutes les couleurs, toutes les formes, tous les styles et même la lauréate du meilleur parfum! On peut y croiser de nombreux paons, des chats un peu partout, des oies qui jouent le rôle de tondeuses naturelles, des specimens d’arbres très intéressants comme ce  sophora du japon pleureur. Il y a une belle cascade d’eau qui plonge dans un bassin remplie de carpes, et un étang aux nénuphars.

On peut facilement se balader des heures ou se poser sur un banc a admirer les différentes plantes et fleurs qui y poussent.

Finalement, je suis allée passer une journée en Normandie. En voiture, il faut environ 2H10 pour se rendre à Etretat, notre première étape. Hélas, ce jour là le temps est vraiment loin de l’été! il pleut des cordes, le vent souffle fort, il fait même froid! heureusement, j’étais bien équipée. Sur la plage il n’y a quasiment personne ce qui fait du bien, mais entre le vent et la pluie c’est pas l’idéale pour se promener. Mais c’est quand même très appréciable de pouvoir observer de près les vagues déchainées qui s’écrasent sur les falaises célèbres d’Etretat et de sentir l’air de la mer. Dans le centre ville, on fait une ou deux boutiques, j’achète des caramels mous et des conserves de thon et de sardines de la conserverie La belle iloise. Pour déjeuner on se rend au restaurant La flotille.

Etretat

Malgré la pluie, le vent, le froid, et qu’on ne croise pas trop de monde dans les rues, les places de stationnement sont toutes occupées. Au restaurant il ne reste qu’une table libre et après qu’on se soit installés, les gens s’accumulent et font la queue pour attendre une table. Crevettes roses fraiches en entrée, daurade grillée au feu de bois et pommes de terres braisées en plat et crêpe compote de pomme maison, chantilly et caramel beurre salée en dessert, tout était très bon. La pluie s’est enfin arrêtée, on part faire un dernier tour sur la plage. La mer est toujours autant agitée, mais sentir l’air marin c’est un vrai bonheur.

Honfleur

Je serais bien restée toute l’après midi à respirer l’air de la mer, mais le reste de la troupe est plutôt frileuse alors on file. On passe par des petites routes qui traversent la forêt, puis on arrive au Havre. On passe par des routes désertes qui traverse la zone portuaire du Havre, puis on arrive à Honfleur. Il y a déjà beaucoup plus de monde dans les rues, il y a quelques rayons de soleil. On se balade dans les ruelles du centre ville, on mange une glace, puis il est déjà temps de rentrée. Je referais bien une journée à Etretat, un jour où la pluie n’est pas au rendez-vous!