Dernières séances: Mourir peut attendre, Stillwater

MOURIR PEUT ATTENDRE - BOF - Genres musicaux - Musique

de Cary Joji Fujunaga

Daniel Craig, Lea Seydoux, Ana de Armas, Rami Malek, Jeffrey Wright, Ralph Fienes, Lashana Lynch, Ben Wishaw

3/5

Après les évènements de Spectre, Bond et Madeleine mènent une vie paisible loin des affaires d’états. Elle décide d’emmener Bond en Italie afin qu’il puisse se rendre sur la tombe de Vesper Lynd et faire ses adieux au passé afin d’aller de l’avant ensemble. Mais après un attentat de grande envergure, Bond évite de justesse la mort. Toutes les informations tendent à pointer du doigt Madeleine comme traitresse et Bond décide de se séparer d’elle. 5 ans plus tard, Bond s’est retranché en Jamaique, à la retraite, lorsqu’il est contacté par son ami, l’agent de la CIA Felix Leiter, qui lui demande son aide pour retrouver un scientifique enlevé quelques jours plus tot alors qu’il travaillait dans un laboratoire top secret du MI6. Bond finit par accepter.

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Et voilà enfin le nouveau James Bond, après un an et demi de retard du au covid. C’est aussi le dernier James Bond incarné par Daniel Craig. J’avais adoré, mais vraiment adoré le premier film, Casino Royale avec Eva Green, j’avais bien aimé sans plus Quantum of solace, bien aimé Skyfall, et je n’ai pas trop accroché à Spectre.

Photo de Lashana Lynch - Mourir peut attendre : Photo Daniel Craig, Lashana  Lynch - AlloCiné

Qu’en est-il de ce dernier opus? et bien on se rapproche plus de mon ressenti pour Spectre que pour les autres film hélas. Bien sur, c’est un James Bond, et en cela certains éléments traditionnels sont bien présents. Beaucoup d’actions, des gadgets, du rythme, on voyage dans plusieurs pays, un peu d’humour, et l’entourage habituel de Bond, M, Q, Money Penney.

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Mais je n’ai pas aimé le personnage de Madeleine. Déjà dans Spectre je trouvais son personnage prometteur au tout début et décevant au fur et à mesure que le film avance. Son personnage est un peu ringard, un peu passé, pas moderne. Et dans Mourir peut attendre, ça ne s’arrange pas. Sans parler que Lea Seydoux n’est pas une actrice qui marque les esprits, je l’a trouve insipide, peu expressive. Son couple avec Bond, on y croit pas trop.

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L’histoire en elle même n’a rien d’originale ou de nouveau, un gros méchant, une ile perdue au milieu de nulle part qui sert de base, un classique dans James Bond, mais Rami Malek joue très bien le méchant psychopathe.

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2h45, j’ai eu un peu la flemme de m’assoir dans la salle, appréhendant de m’ennuyer un peu, mais de ce côté là, c’est réussi. Beaucoup d’action, beaucoup de destinations différentes à travers le globe, des touches d’humour aussi. Ce que j’ai préféré, c’est Ana de Armas. Elle apporte une énorme dose de fraicheur, d’humour, le passage du film dans lequel elle apparait reste mon moment préféré du film loin devant, une vraie bouffée d’air frais. Dommage que ça ne dure pas plus longtemps ou qu’on ne revoit pas ce personnage.

SPOILER (texte en blanc ci-dessous)

(Et puis la fin, je n’approuve pas. James Bond doit rester un divertissement, et la tradition du personnage veut que tout le monde croit Bond mort alors qu’en fait il ne l’est pas. Le faire mourir c’est une solution facile et qui ne va pas du tout avec le personnage, la fin m’a donc déçu.

Photo de Léa Seydoux - Mourir peut attendre : Photo Léa Seydoux - AlloCiné

On ne s’ennui pas, c’est bien rythmé, ça reste un bon divertissement malgré les défauts. Daniel Craig aura été un excellent James Bond, et avec lui la franchise se sera modernisée et aura évolué, surtout avec Casino royale. Le rôle des femmes aura lui aussi évolué, bien que cela dépendent vraiment des personnages (Eva Green, Olga Kurylenko, Ana de Armas, Lashana Lynch), certaines resteront dans le modèle de la femme objet ou de la brebis égarée (Monica Belluci, Lea Seydoux, Berenice Marlohe). A voir maintenant qui reprendra le flambeau du plus célèbre agent secret de sa majesté.

Stillwater - film 2021 - AlloCiné

de Tom McCarthy

Matt Damon, Abigail Breslin, Camille Cottin

4/5

Depuis 4 ans, Bill Baker, foreur sur des sites pétroliers à Stillwater en Oklahoma, se rend régulièrement à Marseille rendre visite à sa fille unique Allison, emprisonnée pour 9 ans à la prison des baumettes. Alors qu’elle était étudiante, elle a été accusé et condamné pour le meurtre de sa petite amie, Lina. Bill Baker qui a épuisé tous les recours possibles, vient lui rendre visite dans l’attente de sa libération mais Allison, qui a toujours clamé son innocence, a entendu parler d’une nouvelle piste menant à un homme qui pourrait bien être le meurtrier de Lina. Bill comprend vite qu’il ne peut compter que sur lui-même pour retrouver l’homme en question, mais il ne connait pas la ville et ne parle pas français. Il fait la connaissance de Virginie, actrice de théâtre qui élève seule sa fille Maya. Elle décide de l’aider en jouant les traductrices.

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J’avais très envie de voir ce film et j’aurais mis du temps avant de pouvoir y aller. On suit Matt Damon dans le rôle d’un père dont on comprend qu’il n’ pas toujours été là pour sa fille, qui a surtout été élevée par sa grand mère. Retrouver l’homme qui pourrait permettre de faire sortir sa fille de prison est pour lui le moyen de se rattraper, de se racheter.

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Les personnages sont tous plus complexes qu’il n’y parait, Bill n’est pas le père parfait, sous sa gentillesse et son sang froid, il a ses propres démons et ses propres faiblesses. Petit à petit, on découvre doucement le passé, le caractère de chacun. Personne n’est tout blanc ou tout noir, ni Abigail, ni Virginie. J’ai beaucoup aimé la relation de Bill avec la petite Maya, leur relation est très touchante, très humaine.

La bande-annonce de Stillwater suit Matt Damon en tant que père de  l'Oklahoma qui se rend en France pour sauver sa fille | FR24 News France

La quête de vérité de ce père est vrai, crédible, car difficile, longue, Bill reste de long mois sans la moindre avancée, reprenant le quotidien, espérant un miracle, une piste, une information. Et McCarthy film parfaitement Marseille loin des clichés touristiques, les immeubles vieillissants, les tags, les cités, les bars, les cafés, on ressent l’atmosphère de la ville, une petite excursion dans les calanques. Un bon film, des petites révélations, un peu de suspense, de très bons acteurs, Marseille en personnage à part entière du film, un duo touchant entre Bill et Maya, un film réaliste et maitrisé, à voir.

Dernières séries vues: Squid game saison 1, Sex education saison 3, Loki saison 1, Carmen Sandiego

Squid game : un jeu malsain - ZDNet

Seong Gi Hun est une sorte de loser. Sans travail, divorcé et père d’une fillette qu’il ne voit pa beaucoup, il vit avec sa mère, dont il vole dès que possible ses économies pour assouvir son vice, les paris de courses de chevaux. Il a accumulé énormément de dettes auprès de la banque mais aussi auprès d’usuriers. Un soir, après une sale journée, un homme lui propose de participer à un très grand jeu; celui qui remportera les 6 parties organisées remportera le gros lot, une forte somme d’argent. Pensant à une arnaque il décline l’offre, mais acculé par ses dettes, Seong Gi Hun accepte finalement. Endormi, il se réveille dans un immense hangar auprès de 455 autres candidats. Tout une armée encadre les “joueurs”, dont le premier jeu sera 1,2,3 soleil. Les candidats ont 5 minutes pour atteindre le mur opposé. Si les participants se moque du côté enfantin du jeu, les conséquences pour les perdants ne sont pas aussi légères.

Squid Game: pourquoi ça peut être dangereux pour vos enfants de le regarder  (et que faire s'ils l'ont vu)?

L’idée de la série n’est pas si originale que ça, bien au contraire, faire jouer des gens désespérés, en manque d’argent, à des jeux mortels, ça s’est déjà vu dans des romans, des films aussi. Le scénario et l’idée de départ n’innovent finalement pas grand chose, mais très vite, on rentre dans l’histoire, dans le quotidien de ce loser qui rappelle beaucoup le personnage principal du film de Hirokazu Kore Eda, Après la tempête, un homme divorcé, père d’un enfant, vivant avec sa vieille mère pauvre et qui passe son temps a dépenser le peu d’argent qu’il possède dans les courses de chevaux.

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Les épisodes passent tous très vite, on ne voit pas le temps passé, les épisodes s’enchainent sans temps morts, j’ai regardé la série en deux ou trois jours. Les jeux auxquels sous soumis les participants sont tous des jeux d’enfants comme 1,2,3 soleil ou le jeu des billes. Chaque jeu est une version toujours plus sadique et perverse que la version originale. Ce qui est intéressant dans la série, c’est ce petit twist au bout du premier épisode. Après la première partie, les participants découvrent la véritable nature du jeu, la mort qui attend les perdants. Les joueurs invoquent alors l’une des rares règles du jeu: si la majorité vote l’arrêt du jeu, chacun rentrera chez soi, le jeu s’arrête sans que personne ne touche la fameuse cagnotte. Si au début la grande majorité souhaite rentrer, la vue de l’énorme cagnotte fait réfléchir une partie des joueurs mais finalement, à un vote près, les joueurs sont renvoyés chez eux. Ils ont alors la possibilité de reprendre le jeu si la majorité souhaite reprendre. On se dit que après l’horreur du premier jeu, personne n’est assez fou pour retenter sa chance, surtout qu’il n’y a qu’un vainqueur au final, et je me demande comment le créateur va rendre crédible le retour des joueurs. Mais il suffit de passer une journée dans la vie des joueurs pour comprendre, défaite, échec, humiliation, certains sont recherchés par la police, d’autres recherchés par la mafia, d’autres encore ont des proches qui ont besoin urgemment de soins médicaux chers, on nous montre des gens dont la vie n’a aucun point positif, aucun espoir, aucune perspective, ils sont acculés, perdus, et on comprend alors leur décision de tenter le tout pour le tout et de revenir dans le jeu.

Squid Game played me so hard with Kang Sae-Byeok and Ji-yeong - Gayming  Magazine

Une série pas forcément révolutionnaire, mais très intéressante sur le plan psychologie des personnages et socialement aussi. Comme souvent dans le cinéma coréen récent, notamment avec les films de Bong Joon Ho, derrière cette histoire pas banale, Squid game nous parle des problèmes sociaux de la Corée du sud, le système des universités trop sélectives, du problème du chomage, de la pauvreté, de la fracture entre riche et pauvre. La série possède quelques touches d’humour surtout dans la première moitié, et la fin, si elle répond aux questions qu’on se posent au début, reste ouverte pour une potentielle suite.

Sex Education Saison 3 - AlloCiné

Saison 3

C’est la rentrée scolaire pour tout le monde. Otis se remet doucement de sa déception de n’avoir reçu aucune nouvelle de Maeve malgré la déclaration qu’il a laissé sur son répondeur, il décide de se distraire en sortant secrètement avec Ruby, l’une des filles les plus populaires du lycée. Maeve s’est rapprochée de son voisin Isaac et culpabilise d’avoir dénoncé sa mère aux services sociaux. Il en résulte que sa petite sœur est confiée à une famille d’accueil. Eric a passé l’été avec Adam qui assume enfin son homosexualité, Aimee ne s’est pas complètement remise de son agression sexuelle et prend ses distances avec Steeve, sans lui expliquer son mal être. M. Groff qui se retrouve au chômage, n’a pas d’autres choix que de s’installer chez son insupportable frère millionnaire. Mme Groff reprend sa vie en main et décide de s’amuser, quant à Jean, elle doit affronter cette grossesse surprise à 48 ans, et doit trouver le courage d’avouer à Jacob qu’il va bientôt être papa.

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Encore une fois , sex education frappe fort et juste. La saison 3 est à la hauteur des deux précédentes, j’ai adoré. On retrouve l’humour, les personnages si attachants, l’ambiance parfois un peu décalée de la série. On s’attache très facilement aux personnages dès la 1ère saison. Les personnages ont évolué depuis la saison 1, Otis a pris de l’assurance, Eric s’assume encore plus, Adam s’est complètement découvert, Aimee a beaucoup mûrie,…

Poster Sex Education - Saison 3 - Affiche 3 sur 44 - AlloCiné
Sex Education': Ncuti Gatwa & Aimee Lou Wood Tease Season 3 Breakthroughs

Cette année, comme M. Groff a été licencié par le conseil d’administration du lycée, l’école a droit à une nouvelle proviseure, une femme jeune, dynamique, qui se présente de façon originale, avec la ferme intention de réformer le lycée. Mais sous l’aspect d’idées révolutionnaires, la nouvelle proviseure se trouve être une femme intransigeante, obtue d’esprit, peu ouverte sur la réalité sociale des ado d’aujourd’hui, très conservatrice, dont le sport préféré est de faire rentrer dans des cases bien définies chacun de ses élèves. Petit à petit le lycée se transforme en vraie dictature aux idées et valeurs malsaines, d’un autre temps.

Votre télé sur le net: Sex Education - saison 3
Nonton Sex Education: Season 3 Episode 7 - Subtitle Indonesia - IDLIX

La saison 3 est donc très réussie, beaucoup d’humour aussi malgré des sujets parfois difficiles. On voyage aussi un peu plus puisqu’on sort de la petite ville de province, on suit notamment Eric qui part une semaine avec sa famille en Afrique pour assister à un mariage, et on suit aussi la classe de terminale en voyage d’une journée en France. Vivement la suite.

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Pour ceux qui ne connaissent pas le monde Marvel, Loki est le frères “machiavélique” du héros Thors, fils de Odin. Dans l’un des films The Avengers, Loki meurt. Mais lors d’un voyage temporel des avengers, ils changent un élement qui entraine un changement de destinée pour Loki, dont les actes crées malgré lui une réalité alternative. Il est alors arrêté par le bureau de variation anachronique, bureau qui arrête toute personne dont les actes crée des réalités alternatives. Mobius, un agent du bureau, propose à Loki de l’aider pour arrêter un “déviant” qui voyage dans l’espace et le temps pour créer partout où il passe des réalités alternatives et le chaos. La seule alternative étant sa propre destructions par le bureau, Loki accepte. Mobius lui révèle alors que le déviant qu’il recherche est une version alternative de lui même.

Après « Wandavision » et « Falcon », « Loki » réussit à changer à nouveau  le game de Marvel

J’ai regardé sans grande conviction, surtout parce que dans le monde cinéma de Marvel, Loki est un de mes personnages préférés et que j’aime beaucoup l’acteur Tom Hiddleston. J’ai regardé tout les épisodes assez rapidement, j’ai apprécié l’atmosphère décalée de la série, ce côté anacronique du bureau des variations anachronique, et j’ai ausi beaucoup aimé les personnages secondaires, comme Sylvie, ou encore Mobius.

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Mais le côté version alternative, voyage dans le temps, perturbation du flux temporel, c’est un peu casse gueule, parfois certaines choses m’ont semblé peu crédibles, certains éléments absurdes. J’ai apprécié voir plus le personnage de Loki et surtout l’originalité visuelle. Je ne suis pas forcément pressé de voir la suite mais je regarderais la saison 2.

Carmen Sandiego : une nouvelle expérience interactive... sur Netflix !

Carmen n’a jamais connu ses parents. Bébé elle est recueillie par un groupe surnomée V.I.L.E. qui occupe une ile perdue loin de toute civilisation, où ses membres vivent en autarcie, c’est du moins ce que pense la petite Carmen. En réalité V.I.L.E est une organisation criminelle dont le but est de former des adolescents à devenir d’excellents voleurs et arnaqueurs afin une fois adulte, de les envoyer aux 4 coins du monde pour voler les objets les plus précieux afin d’amasser le plus d’argent, le nerf de la guerre. Carmen est plus jeune que la majorité des élèves de l’école V.I.L.E. mais elle souhaite trouver sa place et commencer la formation. N’ayant connu que ça, elle se découvre des aptitudes hors normes dans l’art de voler, cambrioler, détrousser. Après sa brillante formation, Carmen espère enfin voir le monde autrement que dans des livres, mais découvre la véritable nature de V.I.LE. De retour sur son ile, Carmen finira par s’enfuir. Avec l’aide de player, un jeune geek qui assiste Carmen à distance, Ivy et Zack qu’elle rencontrera par hasard, Carmen s’applique à saboter V.I.L.E. dans les différentes missions afin de réparer les injustices produites par ceux qui l’ont élevé.

Carmen Sandiego | Site officiel de Netflix

Adapté d’un jeu vidéo, je suis tombée sur ce dessin animé un peu par hasard et j’ai tout de suite accrochée. Carmen est une héroïne facile à aimer, forte, sure d’elle, débrouillarde, athlétique, elle parcours le monde à la poursuite des agents de V.I.L.E., toujours à faire son possible pour déjouer leurs plans.

Cafe scene | Carmen sandiego, Carmen sandiago, Modern disney

En parallèle, elle recherche la vérité sur ses origines, ses parents, comment elle a pu finir par être élever par les dirigeants de V.I.L.E.. Les personnages secondaires qui entourent Carmen sont intéressants et développés au fil des épisodes, Ivy et Zack, deux frères et sœurs passionnés de mécaniques qui aident Carmen, Chase un agent d’interpol un peu loser, qui pourchasse sans cesse la mystérieuse voleuse et qui fera équipe avec la très perspicace et très intelligente agent Argent, ou encore Shadow san, ancien dirigeant de V.I.L.E. qui a toujours veillé sur Carmen et qui est devenu son allié.

Carmen Sandiego | Site officiel de Netflix

J’aime beaucoup le graphisme, en particulier les couleurs, il y a quelque chose de chaleureux, les couleurs donnent une atmosphère, une ambiance bien particulière que j’ai beaucoup apprécié. A chaque épisode, Carmen se rend dans un nouveau pays, et on a droit à une petite présentation sympa du lieu fait par Player. Singapour, Paris, Sidney, le Japon, le Mexique, le Maroc, la Chine, l’Inde, Nouvelle Zélande, Suède, Egypte, Italie,…ça fait beaucoup voyager et les dessins restent fidèles à la réalité du pays visité.

De l’humour, de l’action, des personnages sympas, du suspense, quelques mystères à résoudre. 4 saisons dont le dernier épisode résout toutes les questions qu’on se pose, ce qui est très appréciable.

Dernières séances: Dune de Denis Villeneuve, Le sommet des dieux de Patrick Imbert

Après une longue période de vaches maigres au cinéma, enfin la programmation devient un peu plus folichonne. Je suis allée récemment voir deux films, Dune et Le sommet des dieux.

Dune

de Denis Villeneuve,

Timothée Chalamet, Rebecca Fergusson, Oscar Isaac, Zendaya, Josh Brolin, Stellan Skarsgard, David Baustista, Jason Momoa, Charlotte Rampling, Javier Barden

4/5

En l’an 10191, une galaxie est divisée en plusieurs grandes familles appelées “Maisons”, toutes sous l’autorité de l’Empereur. Les voyages interstellaires sont permis grâce à l’Épice, une sorte de substance qui possède énormément de propriétés dont celle de faciliter les voyages spatiaux. L’Épice est donc l’élément le plus précieux de la galaxie et elle ne se trouve que sur la planète Arrakis, une planète entièrement recouverte par le désert, l’épice se mêlant au sable. L’empereur accorda pendant 80 ans le monopole de l’exploitation de l’épice à la Maison Harkonen, qui oppressa le peuple autochtone, les Fremens. Mais l’Empereur a décider de retirer l’exploitation de Arrakis aux Harkonens pour la donner à la famille Atreides. L’empereur qui ne supporte pas la concurrence, estime que les Harkonens et les Atreides sont devenus trop dangereux, l’une étant trop riche grâce à l’exploitation de l’épice, et l’autre trop puissante grâce à une influence de plus en plus grande. L’empereur espère monter les deux familles l’une contre l’autre et se débarrasser ainsi des deux. C’est dans ce contexte difficile que la famille Atreides prends place sur la planète Arrakis. Paul, l’héritier du trône, est perturbé depuis des semaines par des rêves étranges en lien avec Arrakis mais aussi par l’épreuve étrange que lui a fait passer sa mère avant leur départ. Il serait selon une prophétie, une sorte d’élu pouvant amener les humains vers un meilleur avenir.

Dune: Oscar
        Isaac
Dune: Timothée
        Chalamet, Javier
        Bardem, 
        Zendaya, Rebecca
        Ferguson

Je n’ai pas lu le roman de Frank Herbert, donc je ne parlerais pas de l’adaptation en elle même. J’ai adoré le film, tout y est, une réalisation très réussie, de sublimes images, de sublimes couleurs, un casting très réussi. Malgré un contexte sociale, politique, historique, religieux, complexes, Denis Villeneuve arrive à nous faire comprendre l’univers de Dune et de ses personnages, sans être lourd ou trop didactique.

Dune
Dune: Josh
        Brolin, Timothée
        Chalamet

Si les personnages de Dame Jessica et de Paul sont assez bien développés, c’est un peu moins le cas pour d’autres, mais c’est compréhensible, Dune aura normalement droit à une suite. 2h35 sans que je me sois ennuyée une seule fois, c’est fluide, c’est beau, à voir sur grand écran, le tout sublimé par la très belle et originale musique écrite par Hans Zimmer ( qui a bien fait de ne pas travailler sur le Tenet de Nolan pour pouvoir faire Dune, ça valait le coup). On devine une complexité dans l’histoire de Dune qui me donne envie de lire le roman (peut être pas tout le cycle). Espérons que la suite se fasse comme prévu.

Le Sommet des Dieux

De Patrick Imbert

4/5

A Katmandou, le reporter photographe japonais Fukamachi spécialisé dans l’alpinisme, croit reconnaitre le célèbre alpiniste Habu Joji, autrefois une figure célèbre mais qui a disparu de la circulation depuis 8 ans. Il détiendrais l’appareil photo d’un autre alpiniste célèbre, disparu en montagne en tentant d’atteindre le sommet de l’Everest pour la première fois. Les photos prises par l’appareil pourrait bien remettre en cause l’histoire de l’alpinisme et désigner le véritable premier grimpeur à avoir atteint le sommet. Fukamachi devient obsédé par Abu et commence à retracer sa vie passé en rencontrant les gens qu’il a côtoyé, ces premiers succès, ces difficultés.

Le Sommet des Dieux

Le sommet des dieux fait partie des titres les plus connus de Jiro Taniguchi, célèbre auteur de bande dessinée japonaises. J’ai lu beaucoup de ces bd, Quartier lointain, L’orme du Caucase, Le journal de mon père, La montagne magique, mais je n’ai pas lu le Sommet des dieux.

Le Sommet des Dieux
Le Sommet des Dieux

J’ai beaucoup aimé cet animé, les images sont sobres, très réalistes, les paysages de montagne donnent parfois l’impression de voir une photo plutôt qu’un dessin. J’ai beaucoup aimé suivre le reporter remonter la trace de Habu et découvrir avec lui ce qu’à été sa vie, sa passion dévorante pour la montagne, ce besoin d’atteindre toujours et encore le sommet, sa façon absolue et sans concessions de voir les choses sans nuances ce qui l’a isolé des autres, de la société. C’est un jolie suspense jusqu’au bout, une poésie se dégage des images, des personnages, de l’histoire, on se sent touché par l’atmosphère dès les premières minutes, à voir.

Projet 52-2021: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021.

Cette semaine le thème est “Carnet de note”. J’en ai amassé beaucoup depuis quelques années, en générale j’en achète souvent quand je suis en voyage quelque part. Voici la photo de deux carnets achetés en Nouvelle Zélande (le kiwi et les moutons) et le dernier carnet en date reçu gratuitement en achetant un guide de voyage Lonely planet.

Bon week end!

Projet 52-2021: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021.

Cette semaine le thème est “ombre et lumière”. J’ai pensé à pas mal de photo et je me suis arrêtée sur une photo prise dans les grottes de Postojna en Slovénie. Une grotte assez impressionnante!

bon week end!

Petit séjour en Bretagne

Avec le covid la passion que j’ai pour les voyages vit des temps difficiles, c’est bien simple je n’ai fait aucun voyage depuis décembre 2019 et cette année, impossible de renoncer encore à des voyages mais pour autant je ne me sentait pas de quitter la France, l’évolution de l’épidémie avec les nombreux variants ne me donnait pas le courage d’aller tenter ma chance…J’ai gentillement attendu que l’été passe, j’ai vu tous ceux que je connais ou presque partir en vacances et revenir l’air content, j’ai voulu attendre la rentrée scolaire pour m’assurer que je ne serais pas confronter à une trop grande foule. Covid ou pas, je n’aime pas la foule et en été il n’y a que peu d’endroits qui ne soit pas pris d’assaut et cette année encore moins en France.

Vue depuis la chambre d’hotel

Le choix fut vite fait, je me suis décidée pour la Bretagne. D’habitude en été je vais en écosse, et je pense que ce qui s’en rapproche le plus reste la Bretagne. J’ai toujours voulu visiter la cote de granite rose, mais à chaque fois que j’y ai pensé, la plupart des gens qui y sont allés me disaient que sans voiture, c’est compliqué. L’autre raison reste le prix. Voyager en France ça reste cher et la crise du covid n’a pas arrangé les prix. C’est simple, j’ai payé plus cher le tgv pour faire Paris-Lannion, que l’avion pour la Sicile, Rome, Lisbonne ou Prague.

Plage de Trestraou

Départ pour la Bretagne, gare Montparnasse à 7h30, dure dure le réveil! Je m’arrête à Guingamp pour un ter jusqu’à Lannion. Durant les mois de juillet et aout, le bus E qui relie Lannion à Perros Guirec passe toujours 10 minutes après l’arrivée du train, mais nous sommes le 2 septembre, dorénavant le bus passe une fois par heure. J’attends 35 minutes l’arrivée du bus et pour 1,20€ j’arrive dans le centre de Perros Guirec en 25 minutes.

Pour ce séjour je me suis fait plaisir et j’ai réservé une chambre à l’Agapa hôtel, avec vue sur mer. Comme je ne reste que très peu de jours, j’ai voulu un hotel plus que confortable, proche de la plage et avec une vue sur la mer, voir la mer étant l’élément le plus important du séjour pour moi. Je dois dire que je ne suis pas habituée à un standing aussi top, et l’hôtel fut à la hauteur de mes attentes: l’accueil, le service, la chambre magnifique, la salle de bain top et surtout la baie vitrée avec vue sur la plage principale de Perros Guirec, la plage de Trestraou. Une fois installée, je pars déjeuner au restaurant de l’hôtel, le Belouga. J’avais réservé à l’avance, car le restaurant est toujours complet, il faut dire qu’il n’y a pas énormément de tables. A midi, ce restaurant propose un menu défiant toute concurrence, entrée plat dessert pour 34€ et vu la qualité des plats, ça vaut vraiment le coup. Qui dit menu dis aucun choix dans les plats proposés mais l’annonce du menu de ce jour me convient parfaitement, une entrée à base de saumon gravlax, un suprême de volaille avec une sucrine et quelques légumes parfaitement cuisinés, et en dessert un mont blanc revisité, meringue, crème au cassis, châtaignes confites et crème glacée à la châtaigne, accompagné d’une pâte de fruit à la passion et une guimauve au chocolat. Autant vous dire que tout fut délicieux.

Menu restaurant Le belouga

Après ce repas qui restera dans ma mémoire, je pars me changer et direction le sentier des douaniers qui démarre au bout de la plage de Trestraou qui se situe à 3 minutes à pieds de l’hôtel. Après une matinée un peu nuageuse, le ciel se dégage avec seulement quelques nuages de beau temps et ce vent frais qui souffle l’air marin. Le sentier des douaniers c’est un chemin de randonnée, le GR34 qui longe la côte bretonne. Sur une grande première moitié, je croise régulièrement d’autres promeneurs mais pas de foule, j’ai toute la place, je profite des paysages, je prends des photos, j’admire la mer se fracasser sur les rochers de granit rose, c’est vraiment très beau. Je décide de marcher jusqu’à la plage de Saint Guirec, à environ 55 minutes de marche, mais je mettrais 1h30 à l’atteindre puisque j’emprunte tous les petits sentiers qui se détournent de la route principale pour approcher les roches de granite rose, pour approcher le bord de mer, pour prendre des photos ou faire quelques pauses pour apprécier la vue. Arrivée à Saint Guirec, le ciel est complètement dégagé et le soleil tape fort! comme je l’avais lu quelque part sur internet, il y a peu de coin d’ombre sur la route, alors je ne m’attarde pas trop. Au départ j’avais prévu de me poser sur la plage de Saint Guirec avant de repartir mais finalement, je ferais une pause plus haut sur le chemin à l’abri du soleil.

Sentier des douaniers

La plage de Saint Guirec, contrairement à celle de Trestraou, ressemble plus à une jolie crique qu’à une grosse plage, c’est plus mignon, plus cosy, et surtout la mer est d’un calme plat, une mer d’huile, contrairement à Trestraou avec une mer beaucoup plus agitée. Le retour fut donc plus rapide puisque je file directement à mon point de départ. En récompense, je vais tremper mes jambes dans l’eau de mer. Finalement, je trouve la mer à Perros Guirec beaucoup plus froide qu’à Trouville! il y a quand même quelques courageux, des enfants (mais eux sont universellement immunisé contre le froid), quelques surfeurs, kite surfeurs et quelques baigneurs adultes quand même, pour certains vêtus de combinaisons de surfeurs plutôt que de simples maillots de bain. Après une heure posée sur le sable, je suis trop fatiguée pour me chercher un endroit ou diner, alors je fini au carrefour du coin pour m’acheter un paquet de tortillas et de pistaches.

Phare Men Ruz
Plage de Saint Guirec

Le lendemain, je me lève assez tôt et après un petit déjeuner composé d’une banane et de coca, je me rends à la marina sur la plage de Trestraou. J’ai réservé pour un tour en bateau de 2h30 avec Armor navigation. Rendez vous 9h30. On est déjà pas mal de monde à attendre derrière les cordes, tous masqués ce qui est une bonne chose. On embarque et là je doute sur mon choix. Il fait très nuageux ce matin mais surtout la mer est assez agitée. Je monte sur le bateau et m’assois à l’air libre à l’arrière et déjà ça tangue beaucoup. Je me dis que ça ira mieux une fois le bateau démarré, mais non! d’ailleurs le responsable qui nous donne des explications sur la balade nous indique au micro qu’effectivement ça va tanguer! j’ai un peu peur d’être malade, mais je fais comme j’ai l’habitude quand je prends le bateau dans des eaux un peu agitées, je fixe l’horizon, je respire bien et je me laisse bercer par le tangage du bateau pour ne pas aller à contre sens des mouvements. Je m’inquiète un peu quand je vois un des marins nous distribuer des sacs en papier mais tout ira bien. Première étape, l’ile de Rouzic dite l’ile aux oiseaux, qui abrite une colonie de fous de bassans, le plus grand oiseau marin de France. On apprend que les oiseaux marins possèdent une glande leur permettant de changer l’eau salée en eau douce, on apprend que les fous de bassans se mettent en couple et reste avec le même partenaire toute leur vie, revenant chaque année sur le même nid qu’ils améliorent au fil des ans avec des algues et brindilles. Ils sont connus pour leur façon de pêcher, en plongeant tête la première dans l’eau comme un missile. C’est assez impressionnant à voir, on les admire en plein action de pêche, on repère aussi un ou deux phoques. En longeant l’ile, on a droit à quelques énormes creux qui donnent l’impression d’être dans un manège!

Ile aux oiseaux ou ile Rouzic, colonie des fous de bassans
Ile aux moines

On repart ensuite jusqu’à l’ile aux moines, une ile sur laquelle a vécut pendant 50 ans des moines qui souhaitaient vivre retirer de tout. L’ile fut aussi connue pour être un repère de corsaires. On fait escale, et on accède aux hauteurs de l’ile par une échelle de corde qui donne l’impression d’avancer sur un trampoline. On a 45 minutes pour découvrir l’ile, je l’a contourne d’abord par le bas, jolies vues, puis dans les hauteurs avec un fort et une vue magnifique sur 360 degrés avec un ciel qui s’éclaircie petit à petit. On rembarque tous, mais 1 personne manque à l’appel. Le mari qui ne voit pas revenir sa femme, décide de rester sur l’ile pour l’attendre et rentrera par le bateau de l’après midi. Finalement, alors que le bateau vient de larguer les amarres, la dame apparait enfin et le bateau décide de faire demi tour pour les reprendre.

côte de granit rose, rocher de la bouteille renversée

Pour finir on repart vers Perros Guirec sur des eaux plus tranquilles, ouf! c’est plus sereine que je profite de cette fin de voyage, on longe la cote de granite rose, agrémenter par les explications géologiques du capitaine. N’ayant rien prévu pour déjeuner, je tente ma chance au restaurant de l’hôtel mais c’est complet jusqu’à la fin du week end. je trouve ça dommage que les clients de l’hôtel n’aient pas accès au restaurant plus facilement. Du coup je ne déjeune pas, l’hôtel possède un spa et d’après la personne qui m’a accueillie à mon arrivée, l’heure du déjeuner est une période creuse. Je me change et je descends dans la piscine de l’hôtel. Ce n’est pas ici que je ferais mes longueurs habituelles, la piscine doit faire 20 mètres maximum mais je peux quand même barboter un peu, faire quelques longueurs. 40 minutes pour moi toute seule dans la piscine, puis 10 minutes sur la terrasse au soleil pour sécher.

Plage de Trestignel

Après m’être changée, départ pour la GR34 mais côté est. Je longe le bord de mer, je remonte le chemin de la messe, je passe devant le manoir du sphinx. Depuis cette route, on a de magnifiques points de vue, un paysage très différent de celui du sentier des douaniers de la veille. Il n’y a que très peu de monde et la route est assez facile car on ne fait que descendre en admirant les belles demeures de chaque côté de la route jusqu’à la plage de Trestrignel, jolie plage, je me pose les pieds dans le sable à regarder les baigneurs, à admirer la mer, puis au bout d’un bon moment je reprend la route qui grimpe pour rejoindre la plage de Porz ar Goret et je longe le bord de mer jusqu’au port de Perros Guirec. Je dine le soir au restaurant le Suroit, salade mesclun avocat fraise, crèpe croustillante au poisson, dos de cabillaud avec purée artichaud, puis tarte chiboust fraise. Pour revenir à l’hôtel, c’est 20 minutes à pied à remonter des pentes ardues.

Samedi, je décide de passer la matinée a visiter le centre ville de Perros Guirec, la mairie, une jolie église qui date du 12e siècle, quelques boutiques sympas où j’achète du caramel beurre salée au yuzu (un pur délice, jamais mangé un caramel aussi delicieux), des caramels mous, une boite de thé fraise rhubarbe, deux cartes postales que je trouve particulièrement belles, puis je retourne au port pour manger à la crêperie Ty Breizh, simple et bon, j’ai choisi la galette aux coquilles saint jacques et la crêpe fraise chantilly glace vanille en dessert, très bonne, accompagné d’un délicieux jus de pomme.

Crêperie Ty Breizh
Eglise Saint Jacques Perros Guirec

Je prends ensuite le bus de la ville qui m’emmène à Tregastel. On passe devant la plage de Saint Guirec mais de l’autre côté de ce que j’avais vu le jeudi, on passe par le village de Ploumanac’h puis je descend à Sainte Anne. Je marche sur le bord de mer, les pieds dans le sable, je longe la côte et j’arrive très vite sur un champ de roches de granit. Je m’approche d’un amas de roche un peu éloigné du bord pour monter dessus et voir la vue, mais en me retournant après 2 minutes je m’aperçois que le chemin est déjà sous les eaux, la marée montante à démarrée! je dois retirer mes baskets pour traverser le ruisseau nouvellement présent et le temps de remettre mes chaussures, la mer entoure les roches et le chemin que j’ai pris est englouti.

Baie de Sainte Anne
Plage et vue depuis Coz Pors

Je continue ma route sur la plage, entre les roches de granit, c’est vraiment très beau, on a une très belle vue sur le château des coastères que j’avais vu sur le sentier des douaniers ou lors de la balade en bateau. Je pourrais aller jusqu’à la pointe de l’ile Renote mais j’ai un peu peur de me laisser surprendre par la marée montante et je rebrousse chemin après être monter sur les rochers pour voir la vue sur la région. Je reprend la route jusqu’à la plage de Coz Pors, très jolie plage où je m’arrête pour boire une limonade à la violette, avant de reprendre un petit bout de chemin du sentier des douaniers pour admirer la vue sur la baie, puis retour Perros Guirec par le bus. Je me décharge de mes affaires, je met des tongs et direction la plage une dernière fois. Cette fois-ci je m’enfonce dans l’eau jusqu’à la taille, je ne comptais pas aller jusque là et je pense que si j’avais été en maillot, je me serais surement baignée entièrement! Je dine de pain nordic et de tranche de gouda face à la mer dans ma chambre. Je me réveille vers 2h du matin et j’ai la surprise de voir un ciel parfaitement dégagé et étoilé, on voit même la voie lactée. L’hôtel a la bonne idée de ne pas illuminer la nuit, et de ma fenêtre je peux voir un très beau ciel. Je décide même de sortir dehors sur la terrasse de l’hotel, il n’y a pas un chat. Je verrais même une belle étoile filante avant d’aller me recoucher.

Dimanche, c’est déjà le jour du départ. Je décide de profiter à fond de cette matinée, et à 7h40 me voila en maillot de bain au spa de l’hôtel. A cette heure matinale, je suis bien sur la seule! je croise seulement un employé. Je nage dans la piscine, je fais quelques longueurs, puis je profite du jacuzzi d’où je vois un bout de mer. Comme je ne vais pas déjeuner aujourd’hui, je décide d’aller prendre un vrai petit déjeuner à l’hôtel. Le petit déjeuner en buffet c’est 25 euros, mais ça vaut le coup à condition d’avoir faim. Crêpes, pain perdu, croissant, pain au chocolat, pain aux raisins, pleins de confitures différentes, pâte à tartiner, caramel, pancakes, sirop d’érables, des fruits frais, yaourt, muffin, céréales, fruits secs, pleins de fromages différents, saumon fumé…. je prend du café, un jus de pomme, croissant, pain au chocolat, pain perdu, crêpe et confitures, pain et beurre, tranches de melon, saumon fumé et je commande des œufs brouillés. Tout est très bon. Je comptais aller faire un dernier tour sur la plage, mais ce matin c’est un brouillard très épais qui recouvre tout, je ne vois même pas la mer, du coup je préfère me reposer.

Lannion

Pour le retour ce fut assez fatiguant. D’abord j’ai découvert avant le voyage qu’il n’y a aucun bus pour Lannion le dimanche passé le mois d’aout. Du coup, obligé de prendre un taxi, ce qui me coute quand même 35€ au lieu de 1,20€ en bus, mais bon pas le choix. Je sympathise avec la chauffeure très sympa qui me dépose dans le centre ville de Lannion. J’avais décidé d’arriver tôt à Lannion pour ne pas me stresser en cas d’imprévu et aussi pour visiter la ville, mais j’avais oublié que j’étais très chargée. A Lannion pas de brouillard mais un soleil qui tape assez fort. On sent qu’il va faire chaud. Je trouve quand même le courage de faire la vieille ville de Lannion, assez mignon, puis je me pose au bord du fleuve Leguer, à l’ombre, puis TER jusqu’à Plouget Tregor et le tgv jusqu’à paris Montparnasse.

Alors que dire de ce premier voyage depuis décembre 2019 et de ce premier voyage en Bretagne? J’ai adoré la Bretagne, les paysages sont à la hauteur de ce que j’espérais voir en y allant. J’ai adoré les points de vue depuis le sentier des douaniers, ma sortie en bateau, ma balade vers la plage de Trestrignel, ma balade à Sainte Anne et à Tregastel. Finalement, sans voiture ça reste faisable, le bus de la ville Le Macareux, dessert quand même la plupart des points intéressants et permet de nous rapprocher des points de départ de différentes randonnées. Les plages sont paradisiaques, le sable fin et dorée, la mer transparente, bleue, bien qu’un peu trop froide! le ciel bleu, le soleil, un hôtel top, de bons petits plats, une chouette balade en bateau, du beau temps, des paysages magnifiques qui me rappellent parfois l’écosse, parfois la cote d’azur. Une ambiance calme et sereine, en ce début de septembre beaucoup de personnes âgées, quelques couples. Ce qui est sur c’est que je reviendrais.

Adieu Bébel

Tragique nouvelle pour les fans de Jean-Paul Belmondo - Recettes Faciles

L’un des plus grands acteurs français nous a quitté, il était probablement le dernier grand acteur français de cette période que je considère comme l’âge d’or du cinéma français avec des films et des acteurs comme on en fait plus (des années 30 à la fin des années 80). Comme pour beaucoup, Jean Paul Belmondo a fait partie de mon univers cinématographique depuis mon enfance et je continue de revoir avec plaisir ces films sans me lasser.

Parmi les films que j’ai vu je retiens Le doulos, A bout de souffle, Le cerveau, les mariés de l’an II, L’alpagueur, Le guignolo, L’as des as, Le marginal, Itinéraire d’un enfant gâté, Le voleur, Borsalino, Le magnifique.

Mais surtout les films que j’ai vraiment adoré:

Notre conseil télé : «Week-end à Zuydcoote», épique

Week end à Zuydcoote d’Henri Verneuil

Le quotidien d’un soldat français coincé sur les plages de Zuydcoote pendant la bataille de Dunkerque durant la seconde guerre mondiale. Des rencontres se font et se défont dans l’attente d’une évacuation des plages. Tiré d’un roman de Robert Merle, très bon film et très bon Belmondo, je suis sur que Nolan a du s’en inspiré pour son film Dunkerque.

France : Film « Le Casse »

Le casse d’Henri Verneuil

Un cambrioleur dérobe avec l’aide de ses amis, une belle collection de pierres précieuses mais sont rattrapés par un flic tenace qui souhaitent d’abord les arrêter pour finalement voler les voleurs. Un film que je ne connaissais pas et que j’ai vu il y a quelques mois seulement.

Peur sur la ville (1975)

Peur sur la ville d’Henri Verneuil

Un psychopathe sème la terreur dans Paris en traquant et assassinant les femmes qu’il juge immorales. Le commissaire Letellier obsédé par la traque d’un maffieux, doit mettre de coté cette affaire pour débusqué le tueur en série.

J’ai toujours beaucoup aimé ce film policier très prenant, à l’atmosphère un peu pesante et stressante. Je retiens surtout les touches d’humour apportées par le duo Belmondo/Charles Denner, les célèbres courses poursuites en voiture dans les rues de Paris et à pied entre le rer opéra, le métro et le toit des galeries lafayettes, et la musique d’Ennio Morricone.

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Le corps de mon ennemi d’Henri Verneuil

L’ascension, la chute et la vengeance d’un homme aux origines modestes dans la société de notables de provinces.

Film peu connu du grand public j’ai toujours aimé revoir ce film, suspense, action, un excellent film qui dénonce les travers des villes de provinces et des élites toutes puissantes que représentent les notables.

La Rolex Submariner de Jean-Paul Belmondo dans Le Professionnel | Spotern

Le professionnel de Georges Lautner

Beaumont, un barbouze envoyé en afrique pour assassiner un président, est froidement dénoncé et abandonné à son sort quand la situation politique change brutalement. Après plusieurs années en prison, il s’évade et n’a qu’une idée en tête, se venger. Un film qui possède des scènes excellentes et d’autre moins bonnes mais à voir rien que pour la scène finale, excellente et pour entendre dans son contexte l’une des plus belles musiques de film d’Ennio Morricone.

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Flic ou voyou de Georges Lautner

Un commissaire se fait passé pour un petit malfrat pour déloger la mafia niçoise. Ce n’est pas le meilleur de ces films, mais j’adore le revoir, beaucoup d’humour, des dialogues très réussi par le grand Michel Audiard, une joute oratoire très drôle entre Michel Galabru et un maffieux sur le prix des croissants qui monte et le yalta des voyous.

Projet 52-2021: 1 semaine, 1 photo, 1 thème

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021.

Cette semaine, le thème est Panneau indicateur. Alors là j’ai tout de suite pensée à mon voyage en 2012 dans la région de Lake District en Angleterre, où je suis tombée par hasard sur ce panneau qui m’a fait rire.

ça change des panneaux avec des enfants à la sortie des écoles!

Bon week end!

Dernières séances: Drive my car – Reminiscence

La programmation n’est pas folichonne ces jours ci, je devrais même dire ces mois-ci. Si je regarde les quelques films que j’ai vu depuis janvier 2021, c’est un peu la tristesse niveau qualité. J’ai bien vu des films sympa mais rien d’exceptionnel et on est déjà en aout. Avec l’instauration du pass sanitaire et la grosse baisse de fréquentation des salles, certains films ont même été retiré de la programmation. Déjà qu’en été, en temps normal c’est jamais bien intéressant, mais là c’est vraiment la tristesse.

Drive My Car

De Ryusuke Hamaguchi

Hidetoshi Nishijima, Toko Miura, Masaki Okada, Reika Kirishima

3,5/5

Yusuke Kafuku est un acteur de théâtre et metteur en scène qui est en train de mettre une touche finale à une adaptation de Oncle Vania, tandis que sa femme est scénariste de séries télé. Le couple très complice dans leurs vies privées et dans leur travail respectif, s’aiment sincèrement. Quelques années plus tard, Yusuke, devenu veuf, ne s’est jamais complétement remis de la mort de sa femme, morte brusquement. Il ne peut d’ailleurs plus jouer le rôle principal de sa dernière pièce, qui lui rappelle trop sa femme. Aujourd’hui, un festival important lui propose de remonter sa pièce Oncle Vania. Il doit se rendre sur place plusieurs semaines durant pour participer aux castings des différents acteurs, la lecture de la pièce et enfin les répétitions. Alors que tout le monde espère que Yusuke reprenne le rôle principal, ce dernier s’y refuse toujours. Pour des questions d’assurance il est obligé d’accepter le réglement du festival et se faire conduire par un chauffeur. Il confie alors sa voiture à Misaki, une très jeune femme taciturne qui conduit à la perfection. D’abord réticent, Yusuke commence à s’habituer à la présence de Misaki, qui elle même a du mal à se remettre de la mort violente de sa mère.

Drive My Car: Hidetoshi Nishijima

J’étais un peu flemmarde pour voir Drive my car uniquement parce que le film dure 3h. Mais en lisant les critiques je vois que tous sont unanimes sur le fait que le film est un chef d’oeuvre, même télérama et première lui accordent 5/5 alors que c’est assez rare. Je me dis que je vais peut être voir mon film de l’année, mais finalement ce n’est pas encore ça.

Drive My Car: Hidetoshi Nishijima, Toko Miura

La première heure du film nous présente Yusuke et sa femme, leur vie, leur quotidien. Le réalisateur prend le temps de nous introduire dans leur vie de couple, leur intimité, leur complicité et leur travail. Tout semble aller simplement dans ce couple uni, cependant petit à petit on découvre les failles de ce couple, leur drame, leur blessure, leurs défauts. La 2e partie du film change de décor avec Yusuke qui a pour travail de monter la pièce Oncle Vania avec de nouveaux acteurs et surtout sa rencontre avec Misaki, la conductrice taciturne qui elle aussi a ses failles et blessures.

Malgré les 3h que dure le film on ne s’ennuie pas, je ne dirais pas que je n’ai pas vu le temps passé, mais je ne me suis pas ennuyée non plus. Bien que je peux comprendre que le réalisateur ait pris le temps de nous faire connaitre ses personnages, j’ai trouvé le film trop long et aurait très facilement pu ne durer que 2h.

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Du même réalisateur j’avais vu il y a quelques années Senses qui était sortie en 3 fois car d’une durée de plus de 5h. On y retrouve les mêmes caractèristiques, un film très long, qui prend le temps de faire connaitre en douceur les personnages aux spectateurs, qui prend le temps de faire découvrir les failles des personnages, mais une impression de vide concernant le scénario, l’histoire. On retrouve aussi cette façon étrange de nous montrer en temps réel des lectures de textes qui peuvent sembler interminables pour celui qui regarde le film. Dans Senses on avait eu droit à la lecture d’une nouvelle entière en temps réel et qui m’avait profondément ennuyée; ici c’est les nombreuses lectures du texte faites par les acteurs choisis pour la pièce devant le metteur en scène et ses adjoints. C’est malgré tout moins ennuyant à suivre que dans Senses.

Si pour moi ce n’est pas un chef d’oeuvre, j’ai aimé suivre le parcours du héros, Yusuke et découvrir le portrait de la jeune Misaki. Leur rencontre est intéressante au début, touchante au fur et à mesure qu’ils apprennent à se connaitre et à se dévoiler leurs blessures respectives. Un film qui parle du deuil avec beaucoup de subtilité interprété par d’excellents acteurs.

Reminiscence

de Lisa Joy

Hugh Jackman, Rebecca Fergusson, Thandie Newton

2,5/5

Dans un futur proche, Miami comme beaucoup d’autres endroit sur terre, est touchée par la montée des eaux. Nick Bannister gère, avec l’aide de son amie Watts, une petite entreprise qui exploite une technologie assez répandue, qui permet à une personne de se replonger dans ses souvenirs. Il participe ainsi parfois à des enquêtes policières, des interrogatoires et plus couramment à des gens nostalgiques de leurs passés ou qui ont des petits soucis de mémoire et on besoin de se rappeler certains détails. Un jour il reçoit la visite de Mae, une jolie chanteuse qui souhaite se replonger dans ses souvenirs récents car elle a perdue ses clés. Très vite Nick et Mae tombent amoureux l’un de l’autre mais un beau jour Mae disparait sans laisser de trace.

Reminiscence

En allant voir Reminiscence je ne m’attendais pas à grand chose et je n’ai pas eu grand chose. Rien de bien original dans ce film, un futur proche qui sort à peine d’une guerre violente suite à la montée des eaux et les nombreux problèmes que ça a engendrés, une population pauvre qui doit survivre dans des quartiers insalubres tandis qu’une très petite minorité très riche s’est encore plus enrichie sur le dos des autres, protégée des eaux derrière des digues qui contribuent à engloutir les autres. La technologie permettant de refaire vivre les souvenirs n’a rien de bien originale non plus tout comme le message du film, doit on vivre dans le présent et penser à l’avenir même si c’est plus douloureux, ou peut on choisir de ne pas affronter la vie en vivant constamment dans ses souvenirs?

Reminiscence: Hugh Jackman, Natalie Martinez

Reminiscence n’est pas bien originale, avec des personnages peu approfondis. On a du mal à s’attacher aux personnages, on nous les présente à peine, aucune profondeur. Un esthétisme sympa sans être révolutionnaire et une voix off du personnage principal qui nous parle sans arrêt, comme dans un film noir des années 40 qui mettrait en scène un détective au chapeau fatigué. Reste un film divertissant, sans longueur qui n’ennuie pas, mais vite vu vite oublié.

Projet 52-2021: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021.

Cette semaine, le thème est charmant. J’ai tout de suite pensé à une photo prise à Londres en décembre 2019, juste avant notre peine collective de prison, a winter wonderland, une fête foraine spéciale noel, 2 fillettes qui me semblent être jumelles, qui s’émerveillent devant des bulles de savon et qui m’ont rappelé les jumelles de mon cousin.

Bon week end!