Dernière lecture: Le brigand bien aimé de Eudoria Witby – Trois hommes sur un bateau de Jerome K Jerome

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Le brigand bien aimé d’Eudoria Witby

3.5/5

Dans le sud des États Unis, Clément est un homme qui a réussi à faire fortune. Clément a une femme laide et méchante, cupide et arrogante qui sert de marâtre à sa fille  la trop jolie Rosamonde. Alors qu’il vient d’être sauvé in extremis d’un bandit qui voulait l’assassiner, Clément fait la connaissance de son sauveur, un certains Jaime Lockhart, qui en réalité, est le chef d’une bande de bandit sans scrupule. Ce dernier va tomber amoureux de la belle Rosamonde, sans pour autant renoncer à sa belle carrière de voleur.

En voilà un roman bien étrange ! écrit par une grande écrivaine américaine, j’ai découvert ce roman un peu par hasard, dans les rayons. Une histoire qui se passe dans le sud des états unis, entre champs à cultivés, esclaves, indiens, nature sauvage et impitoyable, et personnages étranges. Le roman nous mélange humour bizarre, personnages de contes de fées, on a parfois l’impression de lire un conte des frères Grimm ou de Charles Perrault et parfois on a l’impression de baigné dans l’absurde total. Un père gaga de sa fille,  une marâtre aussi laide que jalouse, une jeune fille belle comme le jour et innocente comme un enfant, une maison perdue au milieu des champs de tabac et de coton, des indiens sanguinaires, des bandits sans foi ni loi, une maison perdue au fond des bois digne de la maison en pain d’épice de Hansel et Gretel, tout ça forme un mélange étrange. Ajouter à ça une histoire « d’amour » spéciale et limite. Si on lit le roman sans le prendre au premier degré , il y a des passages amusants. Ce qui est sur c’est qu’au delà de cette histoire et de ces personnages bizarres, j’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur, j’aimerais donc beaucoup lire un autre de ses romans.

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Trois hommes sur un bateau de Jérôme k Jérôme

3.5/5

Jérôme et ses deux amis, Harris et George, se sentent mal en cette fin du 19e siècle. Ils s’imaginent avoir toutes les maladies du monde et décident donc de prendre quelques jours de vacances et de partir en canot sur la tamise. Quitter Londres, sa foule, sa grisaille, son mauvais air, et partir à la campagne, sa verdure, son fleuve, ses soirées au coin du feu sous les étoiles. L’organisation n’est pas simple, et le réveil raté, mais les trois amis arrivent enfin à embarquer sur leur canoé en compagnie du chien de Jérôme, Montmorency.

Je connaissais de nom l’auteur Jérôme K Jérôme, mais je ne l’avais jamais lu. Je suis tombée dessus par hasard à la librairie, et le ton humoristique m’a donné envie de le lire. On suit donc trois jeunes hommes londoniens, qui travaillent pour gagner leur vie, mais de manière assez dilettante. Ce sont en réalité des personnes très feignants, qui ne veulent jamais faire d’effort, qui se fatiguent vite, qui sont un peu de mauvaise foi. Ils adorent la nature, et surtout la bonne chair, car ils passent leur temps à manger, du petit déjeuner jusqu’au diner du soir, en passant par le déjeuner et le souper. On dirait presque trois hobbits partis en excursion. Ils n’ont l’air jamais rassasié, et leur humeur est très influencée par le contenu de leurs estomacs et la qualité de leurs repas.

Jérôme est le narrateur de l’histoire et le maitre du chien Montmorency, qui a sale caractère. On remonte avec eux la tamise, depuis Hampton court jusqu’à Oxford, en passant par de nombreux villages qui ont marqués l’histoire d’Angleterre. Jérôme nous raconte d’ailleurs beaucoup d’histoires et d’anecdotes concernant des rois, des invasions, des conquêtes. Et entre deux récits historiques, Jérôme se laisse volontiers aller à la rêvasserie et son ton romantique reprend le dessus quand il décrit la nature, les forêts, la couleur du fleuve qui l’entourent et l’enchantent.

J’ai bien aimé cette lecture, on a l’impression d’être avec eux dans ce canoé, avec leurs réserves de nourritures intarissables, leur bouilloire chérie car il ne faudrait manquer le thé pour rien au monde, leur whisky pour les moments difficiles, leurs disputes pour savoir qui rame, qui en fait trop et surtout qui n’en fait pas assez, leurs petites aventures et mésaventures. Parfois, la lecture est un peu lente quand l’auteur délaisse la description de leurs vacances pour nous relater certaines aventures vécut par lui-même ou par d’autre personnes de sa connaissance. Ces histoires parallèles qui sont parfois un peu longues sont inégales, certaines sont drôles, d’autre sont sans intérêt.

J’ai aussi beaucoup aimé la fin et la manière dont les trois héros mettent un terme à leur voyage. Une lecture reposante, qui m’a fait sourire plus d’une fois avec cet humour britannique souvent ironique. On peut aussi se rendre compte que, finalement, la jeunesse de l’époque (fin 19e) n’est pas si différente de celle d’aujourd’hui, ce sont de jeunes personnes qui sont considérées comme feignantes, toujours fatiguées, partisanes du moindre effort, mangeant trop, irrespectueux, voire de petites racailles ! Bref, tous ce que les adultes reprochent toujours à la génération plus jeune.

Edmond au théâtre du palais royal

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de Alexis Michalik

avec Anna Mihalcea, Christian Mulot, Jean Michel Martial, Guillaume Sentou, Kévin Garnichat, Christine Bonnard, Nicolas Lumbreras, Pierre Benezit, Pierre Forest, Régis Vallée, Stéphanie Caillol, Valérie Vogt

Vendredi soir je me suis rendue au théâtre du palais royal (très beau théâtre) pour voir la dernière création d’Alexis Michalik, Edmond. Je ne rate jamais une pièce d’Alexis Michalik, depuis que j’ai vu il y a quelques années sa pièce La mégère à peu  près apprivoisée, que j’avais adoré. J’avais aussi été voir plus récemment ses deux dernières pièces, Le porteur d’histoire et Le cercle des illusionnistes, et j’avais eu un coup de cœur pour les deux.

Quand j’ai su qu’il mettait en scène une pièce sur Edmond Rostand, je n’ai pas hésité ! On suit donc Edmond Rostand à la fin du 19e siècle à Paris, qui vient de sortir sa nouvelle pièce, qui s’avère être un vrai flop. Déçu, il déprime, mais après quelques années difficiles, Edmond Rostand est contacté par le grand acteur Coquelin, qui lui commande une pièce. Elle doit être montée dans les jours qui suivent, mais le problème est que Rostand n’a aucune inspiration…

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Comme d’habitude, ce fut un coup de cœur ! Dès les premières secondes on est pris par l’atmosphère, on est dans les derniers mois du 19e siècle, on est à Paris, dans ses cabarets, dans ses petits cafés, dans ses théâtres, à la lumière des lampadaires, sous quelques flocons de neige, on y croise Sarah Bernard, Méliès, Feydeau, Tchekov.

La mise en scène est pleine de trouvailles, d’originalité et d’énergie, les acteurs endossent tous plusieurs rôles différents ce qui entraine beaucoup de changement de costumes et de décors. Ce vendredi soir est la 2e représentation de la pièce, et l’un des acteurs en perdra sa moustache, ce qui entraine quelques rires et quelques réparties improvisées.

On suit Rostand qui écrit très vite sa célèbre pièce, Cyrano de Bergerac, ses sources d’inspirations, comment la pièce fut montée en quelques jours, la première et le succès.

C’est très drôle, plein de charme, les dialogues sont très bien écrits, les acteurs sont excellents, les personnages sont tous intéressants et apportent un petit quelque chose, l’habilleuse qui rêve de romantisme et d’être actrice, les deux mafieux corses, le propriétaire de café philosophe, l’actrice capricieuse, l’auteur en mal de confiance…

La mise en scène est inventive et énergique, on ne voit pas le temps passé. Il y a toujours un coté poétique, magique, dans les pièces de Michalik qu’on retrouve encore ici. Je ne vais pas souvent au théâtre, mais ça fait du bien de voir ces acteurs en costumes sur scène, jouer devant nous, les voir de si près. Si vous devez choisir une pièce de théâtre cet automne, allez voir celle-ci, j’ai passé une excellente soirée !

Comancheria de David Mackenzie

Comancheria : Affiche

De David Mackenzie

Chris Pine, Ben Foster, Jeff Bridges

4.5/5

Dans le fin fond du Texas de l’ouest, les deux frères Howard, Toby et Tanner, viennent d’hériter du ranch de leur mère. Les Howard ont toujours été pauvres et ce sur des générations, et le maigre ranch familiale ne rapporte plus un centime depuis longtemps. Avec la mort de leur mère, la banque saisiront la propriété d’ici la fin de la semaine si ils ne remboursent pas les dettes accumulées. Pour Toby, hors de question de céder ce ranch à la banque responsable de tous leurs malheurs, surtout qu’on vient de découvrir des gisements de pétrole dans les sous sol. Alors Toby et son grand frère, récemment sorti de prison, décident de braquer les agences de la banque qui les menace d’expulsion, afin de réunir la somme nécessaire. Le ranger Marcus Hamilton, à quelques jours de la retraite se lance sur les traces de ces deux étranges braqueurs de banque qui n’ont pas l’air de chercher à voler de grosses sommes.

Comancheria : Photo Gil Birmingham, Jeff Bridges

Comancheria nous emmène dans l’Amérique profonde, celle des grands espaces, celle qui donne l’impression qu’on n’est pas du tout au 21e siècle, qu’on est plutôt encore au début du 20e. Bien sur, la crise est passée par là, ce qui donne l’impression d’être au lendemain de la crise de 29. Toutes les maisons sont à vendre, vendues ou saisies par les banques, les publicités pour des organismes de crédit et de rachat de crédit sont partout, les policiers ressemblent à des cow boys sortis d’un western, et toute la population est armée et n’attend qu’une occasion pour dégainer les pistolets.

Comancheria : Photo Ben Foster, Chris Pine

C’est dans ce contexte qu’on fait connaissance avec les frères Howard. Chacun des deux frères est malin ou intelligent à sa façon, mais n’ont pas du tout le même caractère. Tanner, l’ainé, au tempérament violent qu’un séjour à la prison locale n’a pas arrangé, à la répartie facile, sait parler à son prochain, sait convaincre, et joue son rôle protecteur de grand frère à merveille. Toby, le plus jeune, est plus posé, calme, déteste la violence, mais ne peut se résoudre à transmettre à ses deux fils, qui vivent avec leur mère depuis le divorce, que misère et pauvreté et veut que ses fils aient une vrai chance de changer le destin. Avec la découverte du pétrole dans les sous sol de leur ranch, qui ne valait pas de quoi rembourser leur dette jusque la, les frères Howard on une vraie carte à jouer.

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J’ai adoré l’ambiance du film, cet Amérique loin des images de rêve, excitante et pleine de vie que véhiculent les séries et les films. Ici, ni de grandes mégapoles où tout est possible, pas de grands espaces verts romanesques où tout est paisible. C’est champs à perte de vue, décharges, maisons mal entretenues, bâtiments saisis par la banque, propriété agricole à l’abandon. Quelques vrais cow boy vivent encore là , à élever du bétail, mais on nous fait bien comprendre qu’ils sont probablement les derniers de la région…Et puis le réalisateur n’oublie pas d’écorcher à vif l’image des banques qui participent grandement à l’appauvrissement des gens et qui n’hésitent pas à frôler la malhonnêteté.

Vacances au pays des fées, ile de Skye

Comme chaque année pour les vacances d’été, je recherche la fraicheur et je fuis la chaleur. Cette année, j’ai décidé de retourner en Écosse. Cette fois ci, j’ai pu enfin visiter la célèbre ile de Skye, sur la cote ouest des Highlands. Après 8 heures de train depuis Londres, avec une amie, on arrive en début de soirée à Inverness sur la cote est. L’accueil est comme souvent, dans les bed and breakfast, chaleureux et familiale, la chambre est confortable et le petit déjeuner copieux. Pour ce premier jour, le temps n’est pas au beau fixe, autant vous le dire tout de suite, de  tous mes séjours en Écosse, je n’ai jamais eu autant de mauvais temps que pour celui ci, mais j’ai quand même eu un peu de soleil! On se rend sur les bords de la Ness pour un tour en bateau, mais en arrivant au centre d’information, on nous annonce qu’il faut absolument une voiture pour descendre à la marina. On change alors nos plans, et on décide d’emprunter les sentiers piétons pour se rendre à Urquhart castle, pour visiter les ruines. Il nous faut environ une heure de marche pour y arriver, on visite les ruines, on admire le paysage, on se poser sur les bords du loch Ness avant de repartir en sens inverse et reprendre le bus pour Inverness. Il nous reste encore du temps pour faire quelques boutiques dans le centre ville, avant d’aller diner dans un bon resto italien.

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Urquart castle, sur les bords du loch Ness.

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Portree, ile de Skye

Le lendemain on prend la route de notre destination principale, l’ile de Skye. Le train qui nous conduit à la porte de l’ile, Kyle of Lochkalsh, nous permet de voir de magnifiques paysages. Une fois à Kyle of Lochalsh, on prend le bus pour Portree, grace à un pont qui relie l’ile au continent. Portree est la ville la plus importante de l’ile, qui reste tout de même un petit village. On est accueillie par le couple propriétaire du bed and breakfast dans lequel nous allons passer les cinq prochains jours. On est accueillie très chaleureusement à la gare routière. Le bed and breakfast est sans prétention, un peu à l’ancienne, on a vraiment l’impression de dormir chez l’habitant. Les propriétaires dorment dans la chambre à coté, et tous les matins on prend le petit déjeuner dans leur salon, l’ambiance est très familiale. On finit la journée en visitant le centre ville sous un magnifique soleil, on descend sur les quais du port, on fait une ou deux boutiques, et on dine au Granary, un resto qui nous propose pas mal de plats à base de poissons, dont un délicieux saumon.

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Le lendemain, on commence la journée par le fameux petit déjeuner écossais, œufs brouillés, haricots en sauce tomate, champignons, toast, et une belle assiette de fruits de saisons avec des fraises et des framboises. Tous les matins le couple propriétaire du bed and breakfast nous demande ce que nous allons faire de notre journée, et tous les soirs, on discute avec eux de ce qu’on a vu, on fait connaissance, et c’est vraiment agréable de discuter avec eux.

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Pour notre première pleine journée sur l’ile de Skye, on part à la découverte des différents sites principaux grâce à un tour bus pour lequel on a réserver à l’avance. On part en mini van en compagnie d’une jeune américaine originaire de Los Angeles, une autre américaine originaire du Colorado, un couple d’étudiants venus de Singapour, deux étudiantes de Shanghai, un couple d’anglais et notre guide et conducteur, Bill, un natif de l’ile. J’ai jamais autant apprécié un tour bus que celui là. Bill a été un guide très sympa, cool et sans chichi, nous racontant des tas d’anecdotes sur l’histoire locale et les légendes. On commence la journée par Nest point, sur la pointe ouest de l’ile. L’intérêt à part la vue, c’est le fameux phare qui se trouve au bord de l’eau. Pour y arriver, il faut descendre une pente raide aménagée, et environ 250 marches. On croise étendue d’herbes vertes et des moutons en pagailles qui se baladent tranquillement. Au phare, on peut voir au loin les iles extérieures, ainsi que des pêcheurs debout sur les rochers. Ce jour-là, la météo n’est pas vraiment au top, c’est très nuageux, brumeux, un fin crachin se fait sentir par intermittence. La remontée des marches est dure, on est essoufflées, on en peut plus  et on trouve refuge dans le van car les midges, ces petits moustiques qui attaquent en groupe les pauvres touristes, se sont mis à nous assaillir !

 

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Neist point et son phare

Dans le van, Bill notre guide-chauffeur nous demande ce que nous faisons dans la vie, on discute facilement avec lui, puis une fois tout le monde à bord, on reprend la route pour une pause déjeuner dans un tout petit village qui possède un café.

Sur la route, Bill ne manque pas de nous raconter des histoires, des récits historiques concernant la révolte jacobine, concernant l’héroïne Flora Macdonald, un vrai personnage de roman, ou encore des petites histoires du folklore locale. On s’installe dans le café, et Bill nous réunit autour d’une table, avec les deux étudiantes chinoises originaires de Shanghai, et la jeune américaine originaire de Los Angeles et il nous laisse l’air de rien, une manière plutôt discrète de nous obliger à faire connaissance ! et c’est tant mieux, car on discutera avec ces deux étudiantes chinoises et cette californienne qui travaille dans un hôtel à santa Monica. C’était très enrichissant et intéressant d’échanger avec ces trois personnes.

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Fairy glen

Notre deuxième étape, et pas la moindre, c’est les Fairy glen. Des tertres recouverts de verdure presque fluorescente, qui serait d’après le folklore, les maisons des fées. L’endroit est juste magnifique, enchanteur, presque mystique, on se promène, on grimpe des collines, des tertres, on croise des petits ruisseaux, on aperçoit au loin des cascades, un cercle de pierre est visible au centre d’une plaine. D’autres touristes sont en visites, mais il suffit de faire 10 mètres de marche dans un sens pour se retrouver complètement seule, et de perdre complètement la notion du temps au point que je ne sais plus si ça fait cinq minutes ou une heure que je suis là.

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Fairy glen

De retour dans le van, Bill nous raconte l’histoire d’un petit garçon qui jouait très bien de la cornemuse, au point que sa mère lui disait qu’il était meilleur que son père et qu’il devrait aller jouer pour les fées à fairy glen.  Tous les soirs, le petit garçon allait donc jouer pour les fées. On disait que si il jouait à la perfection, les fées finiraient par se manifester, l’accueilleraient chez elles et partageraient tous ces secrets. Alors le petit garçon devient obsédé par les fées et rêve de les rencontrer.  Il grandit, devient adulte, gagne toutes les compétitions et tous les prix de joueur de cornemuse. Puis il finit par se marier et avoir des enfants, mais malgré tout, il n’est pas heureux, car les fées ne se sont pas manifesté à lui. Un jour, alors qu’il est devenu vieux, il se rend comme chaque jour dans les fairy glen pour jouer de la cornemuse, et les fées sont enfin charmées par son talent. Elles l’invitent chez elles mais alors qu’il est parmi les fées depuis quelques minutes, il se rend compte que le monde des fées va se refermer sur lui, qu’il ne pourra plus voir ni sa femme ni ses enfants, et décide de renoncer aux fées. Fâchées, elles essayent de le retenir, mais il arrive tout de même à sortir et rentre chez lui, pour découvrir que sa femme et ses enfants sont morts depuis longtemps de vieillesse, que le temps ne s’écoule pas de la même manière chez les fées et chez les hommes, et qu’il s’est passé 150  ans depuis sa rencontre avec les fées. Alors, très triste de ne plus avoir sa famille, il décide de retourner à fairy glen, et se met à jouer de la cornemuse avec tant de talent, que tout le village l’écoutait, jusqu’à ce que tout d’un coup, on n’entendit plus une note, et on ne revit plus jamais le joueur de cornemuse.

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Fairy pools

Bill sait donc nous mettre dans l’ambiance locale ! On passe avec le van au pied des mont Quiraing, puis au pied d’une montagne surnommée la table de Macleod, dont Bill nous raconte l’histoire, celle du chef de clan Macleod qui donna une leçon de savoir vivre au roi anglais, en visite sur l’ile.

On finit la journée par un arrêt à Kilt rock, puis un arrêt à Man of storr, avant de repartir dans le sud de l’ile pour visiter les fairy pools.

Les fairy pools sont des lacs et des cascades d’eau, juste sublime. Il faut remonter un sentier, crapahuter dans les rochers, sauter quelques cours d’eau, rien de bien méchant, avant d’arriver au fairy pools. On y reste le temps qu’il faut avant de rejoindre le van et de rentrer à Portree. Ce fut vraiment une belle journée, probablement la plus intéressante du voyage !

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Fairy pools

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Les Quiraing, Man of storr, Kilt rock

Le jour suivant, c’est une journée calme qui nous attend. Il ne fait toujours pas beau sur l’ile de skye, on décide d’aller visiter la Talisker distillerie, qui est réputé pour son whisky. Le seul bus pour s’y rendre ne démarre pas avant 12h50, du coup on prend notre temps pour prendre notre petit déjeuner  puis on traine devant la télé, on se repose tranquillement avant de prendre le bus. Arrivée à la Talisker distillerie, on nous annonce qu’il y a deux heures d’attente ! Les visites se font en petit groupe et apparemment les gens réservent à l’avance. Le soucis c’est que notre bus retour ne nous laisse pas le temps de patienter deux heures avant de faire la visite. On part un peu déçue, faire un tour dans le coin, mais entre le climat humide qui menace de lâcher la pluie à tout instant et l’absence totale d’activité dans le coin, on décide de tenter encore notre chance. J’explique donc à l’hôtesse notre situation avec notre histoire de bus, et après discussion avec ses collègues, elle arrive à nous caser dans la prochaine visite ce qui nous laisse le temps de reprendre notre bus, ouf , la journée n’est pas perdue ! La visite est intéressante, la distillerie fonctionne réellement, contrairement à celle que j’avais visité à Dublin et se termine par une dégustation pour ceux qui veulent.

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Les jardins de Dunvegan castle

Mardi, le temps est encore aux nuages. On se rend en bus au Dunvegan castle, le château du clan MacLeod. Le château n’est pas bien grand, la visite doit se faire en une bonne demi heure, il faut dire que le château est toujours habité par la famille Macleod et qu’ne partie n’est donc pas visitable ! On peut y voir des objets intéressants, comme une lettre de Walter Scott qui remercie la maitresse de maison pour son accueil chaleureux, des objets ayant appartenu à Flora Macdonald, ou encore une épée impressionnante. J’ai plus apprécié l’extérieur avec son walled garden, un jardin magnifique et très très fleuri, ou encore la belle cascade d’eau. On déjeune tardivement d’un panini et d’un carrot cake dans le café du château en attendant notre bus retour. Une fois à Portree, on se balade dans le centre ville, avant d’aller diner dans le pire restaurant indien de ma vie ! On y est allée un peu à l’aventure, on ne savait pas à quoi s’attendre, et au finale, c’est très décevant ! Un poulet korma hyper sucré dont la sauce est bourrée de noix de coco, tout comme la sauce du poulet au curry de mon amie ! Et en entrée des pakora de légume hyper fade, sans sel et sans gout ! Ce fut très étrange…

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Dunvegan Castle

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La table de Macleod

Mercredi, dernier jour sur l’ile de skye, on se rend en bus à Elgol, un tout petit village (trois maisons et un café) d’où partent plusieurs balades en bateau. Aujourd’hui c’est beau ciel bleu, et grand soleil, ça nous change ! On a réservé in extremis la veille, mais ce n’est pas le tour qu’on voulait au départ. On avait le choix entre le tour d’1h30 qui ne nous permettait pas de descendre du bateau, et un autre tour un peu plus long qui nous permettait de descendre du bateau pour se balader une bonne demi heure autour du loch coruisk. Hélas, lors de la réservation il ne restait plus que des places pour le tour en bateau sans escale. On a pu tout de même faire une jolie balade en bateau, voir une colonie de phoques qui se prélassaient sur les rocher et approcher les black cuillins, cette chaine de montagnes noires qui encerclent le loch coruisk. Faire un tour en mer, c’est toujours agréable, même si on a pas pu faire la balade à pied. De retour à Elgol, on part se promener sur la plage de galets puis on s’installe dans le minuscule et unique café du coin, et je déguste un excellent lemon cake avant de partir en balade dans les hauteurs d’Elgol. On croise des vaches qui gambadent libre dans les rues d’Elgol avant de prendre un petit sentier qui nous permet d’approcher ruisseaux, petites cascades, avec une vue imprenable sur la baie. Un silence totale et un calme absolue règne dans les environs. Une fois notre balade finie, on se pose à une table à l’extérieur du café pour prendre le soleil en attendant notre bus. Notre pause est passablement déranger par le survol assez bas d’un avion de chasse, c’est assez impressionnant de le voir faire ses loopings au-dessus de nous, même si c’est une apparition un peu bizarre. Le soir, on retourne diner dans le resto qui nous aura le plus plut de Portree, the granary, même si ce n’est pas parfait, surtout au niveau des desserts !

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Elgol, les black cuillins et les phoques

Jeudi, on dis au revoir au très gentil couple qui nous aura accueilli sous leur toit. On a même droit à un tour en voiture pour nous ramener nous et nos valises à la gare routière. Aujourd’hui aussi on a beau temps, et on profite des magnifiques paysages, dont les red cuillins, qu’on approche de très près avec le bus. De retour à Inverness, on loge dans un bed and breakfast, dans une chambre juste sublime, avec un énorme bow window, tellement confortable qu’on a plus envie de quitter la chambre! On ressort tout de même, sa balader sur le bord du fleuve, on admire les très jolies maisons, on fait du shopping de dernière minute, puis on file dans un restaurant gastronomique pour l’ouverture. Normalement, quand on a pas réservé, c’est très dure d’avoir une table, mais comme nous ne sommes que deux, on arrive à nous caser. Et le couple qui viendra cinq minute après nous n’aura pas cette chance! car dans ce restaurant on mange très très bien pour pas très cher! Entrée + plat pour 9£. Je mangerais une excellente soupe de butternut, puis un filet de bar grillé avec ces petits légumes, un vrai délice. Sans parler du dessert, un cheesecake au caramel très fondant, vraiment une très bonne adresse.

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Les red cuillins

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Sur la route, entre Kyle of Lochalsh et Inverness

Vendredi, nos vacances sont déjà terminées, on reprend le train pour Londres, 8 longues heures de trajet, c’est bien la dernière fois que je fais le chemin en train! Arrivée à Paris après 2h d’eurostar, on peut constater la chaleur étouffante de la capitale française. En sortant du train, on a juste l’impression qu’on marche dans un chauffage géant ou un four, c’est l’horreur, sans parler des odeurs de poubelles et de gaz, c’est un choc après le climat doux, frais et pure de l’Ecosse. Cette région reste donc vraiment un coup de coeur, les Highlands reste vraiment une région extraordinaire, des paysages magnifiques, des gens accueillants, des rencontres intéressantes, des resto de poissons très bons, et toute cette nature partout ça fait du bien, surtout quand on habite Paris. J’espère pouvoir y retourner l’année prochaine, peut être pour visiter la région des Highlands que je n’ai pas encore vu, le Ross occidental.

Dernières séances: Dernier train pour Busan – Star trek sans limites – Divines

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De Sang Ho Yeon

Gong Yoo, Ma Donh Seok, Jung Yoo Mi, Kim Soo An

4/5

A Séoul, Sok Woo travaille dure dans le monde de la finance. Il a peu de temps à consacrer à sa fille Soo-an, qu’il élève seul depuis que lui et sa femme se sont séparés. En attendant le divorce, c’est lui qui s’occupe de leur fille, mais Soo an ne veut qu’une chose, rejoindre sa mère qui espère avoir sa garde. Le jour de son anniversaire, Soo an demande à son père de l’emmener par le train du matin à Busan pour voir sa mère qui l’attendra à la gare. Sok woo qui n’a pas été présent pour sa fille ces derniers mois, cède à la demande de sa fille. Ils prennent alors un train grand vitesse pour Busan. Alors que le train est sur le point de partir, une jeune femme monte in extremis dans le dernier wagon. Dans un état de convulsion, la jeune femme s’attaque aux autre passagers, qui une fois mordus, deviennent agressifs. Tous ceux qui sont mordus se transforment donc en zombies et cherchent inlassablement à contaminer les autres en les mordants. Sok woo et soo an se réfugient dans un autre wagon, avec d’autre passagers. Le chauffeur du train déclare au même moment qu’il ne s’arrêtera pas avant Busan, car à l’extérieur, le virus s’est répandu très vite, les zombies sont partout, et dans les villes règnent chaos et violence. Sok Woo va tout faire pour que sa fille survive à cette catastrophe.

Dernier train pour Busan : Photo Dong-seok Ma, Gong Yoo

Dernier train pour Busan est donc un film de zombie, un film catastrophe. On apprendra qu’un virus s’est répandu en dehors d’un laboratoire en faillite, dont les mesures de sécurité étaient probablement défaillantes. Le virus s’est répandu à vitesse grand v, contaminant la population et transformant les humains en zombies violents et assoiffés de sang. En cela, dernier train pour Busan n’apporte rien d’originale ou de nouveau. Un virus, des zombies classiques dans leur genre, des villes saccagées, des actes de violences, du sang. Les personnages aussi ne sortent pas du cadre. On a le gros bras qui apporte pas mal d’humour, une femme enceinte, deux vieilles dames, deux ado qui viennent à peine de commencer à vivre, le gros pdg riche qui piétine tout le monde pour favoriser sa survie.

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Le plus du film, c’est qu’il s’agit ici d’un huis clos, toute l’action ou presque se passe dans un train à l’exception d’une scène en gare, et de la fin du film. Les zombies et les survivants sont coincés dans le même train. De ce côté-là, c’est donc très intéressant et très bien filmé.

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Mais au-delà du simple film de survie, de zombie, dernier train pour Busan interroge surtout sur la nature humaine et ce que sont capable de faire les êtres humains pour survivre.  Survivre à une catastrophe mais aussi survivre tout court, sans forcément être face à un danger imminent. Le personnage de Sok woo est devenu un être sans pitié. Dans le train, il ne comprend pas pourquoi sa fille d’à peine 7 ans, se lève pour laisser sa place à une vieille dame. Bien sur, face aux zombies, le père agira encore sans penser aux autres. Il n’aura aucun geste pour aider ceux qui l’entoure, mis à part sa fille bien sur, car dans ce monde il faut savoir ne penser qu’à soi pour survivre.

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Bien sur, face aux réactions de sa fille, Sok woo deviendra un peu plus attentif à son entourage, et quand des inconnus prendront des risques pour l’aider et lui sauver la vie, il se remettra en question.

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Dernier train pour Busan nous parle de sacrifice, d’entraide, d’empathie, de solidarité entre humain. Sans le sacrifice de certaines personnes, personnes n’aurait pu survivre. Le film suit des lignes tracées concernant le film de survie. Les zombies, les attaques, deux ou trois scènes qui glacent le sang, un peu de suspense, mais au final, tout est assez stéréotypé. Chaque personnage à son rôle à jouer, et je n’ai pas été surprise de la tournure que prend l’intrigue ou de la destinée de certains personnages, si ce n’est une ou deux exceptions. Reste un film prenant, qui renvoie une image clairvoyante de l’humanité confronté à des situations extrêmes.

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On ne s’ennuie pas une seconde, on ne voit pas le temps passé, et comme souvent dans les films coréens, on prend toujours quelques minutes pour égratigner soit la police, soit le gouvernement, et ici c’est le gouvernement qui en prend un peu pour son grade. J’ai été un peu surprise qu’il n’y ait pas plus d’humour, en générale, les films coréens savent mélanger les genres les plus terribles avec un peu d’humour mais ici on n’en a pas des masses, si ce n’est un peu dans la première moitié du film.

Star Trek Sans limites : Affiche

Star trek

de Justin Lin

Chris Pine, Zachary Quinto, Simon Pegg, Zoé Saldana, Karl Urban, Idris Elba, Sofia Boutella

3,5/5

Le capitaine James T Kirk s’ennuie un peu à bord de l’Entreprise. Poursuivant l’exploration de la galaxie, la mission trop longue qui doit encore durer 3 ans, commence à peser sur les épaules du jeune capitaine Kirk qui va bientôt fêter son anniversaire. Il pense sérieusement à accepter une promotion pour devenir un amiral et dire adieu à l’entreprise. Mais alors qu’ils viennent d’arriver sur un énorme satellite de la fédération starfleet, ils reçoivent un sos provenant d’une nébuleuse non exploré. L’équipe du capitaine Kirk se rend alors dans la nébuleuse. Ils tombent dans un piège et le célèbre vaisseau est disloqué avant de s’écraser sur une planète.

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J’aime beaucoup le reboot star trek, j’ai aimé les deux premiers volets. Ce 3e film est de la même qualité que les deux premiers, le même humour, l’action, l’aventure spatiale. J’ai tout de même trouvé ce film un peu moins drôle que les deux premiers. Et coté scénario, le truc du sos bidon pour attirer les personnages pour qu’ils tombent dans un piège, c’est du déjà vu surtout dans l’univers de Star trek.

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J’ai beaucoup aimé retrouvé le capitaine Kirk qui ici se pose des questions à la veille de son anniversaire. Il repense à son père qui s’est sacrifié pour qu’il survive, il s’interroge sur les vrais raisons de son engagement avec starfleet. Spock lui aussi se pose des questions sur ce qu’il doit faire, ses devoirs envers sa race en voie de disparition, et sa relation avec Uhura.

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Ce coté introspection de soi est intéressant, mais gomme un peu le coté humoristique, peut être un peu plus présent dans les deux premiers films. Ce qui m’a beaucoup plut dans ce film, c’est le duo Spock/docteur MacCoy, obligé de se serrer les coudes, leur duo est très drôle, tout comme le duo entre Scotty et Jaylah joué par la danseuse Sofia Boutella. Et puis le méchant interprété par Idris Elba nous interroge sur une civilisation qui n’a plus besoin de faire la guerre et qui n’a plus d’ennemi.

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En bref, toujours un aussi bon casting, de l’humour, de l’action et donc un bon divertissement!

Divines : Affiche

Divines

de Ouda Benyamina

Oulaya Amamra, Déborah Lukumuena, Jisca Kalvanda

4/5

Dans une banlieue parisienne Dounia vit dans la misère auprès d’une mère souvent soule. Elle rêve de gagner beaucoup d’argent et de ne plus vivre au jour le jour. Avec sa meilleure amie Maimouna, elle propose ses services à Rébecca, la plus grande dealeuse de la cité, et espère par gagner beaucoup d’argent. L’argent rentre doucement mais surement, et avec Maimouna, les deux jeunes femmes s’amusent beaucoup, mais bientôt, Dounia va trop loin et les choses échappent à son contrôle.

Divines : Photo Oulaya AmamraJ’ai beaucoup aimé Divines, un film fort, passionnel, excessif, mais pas sans défaut. La première partie du film nous montre la réalité des banlieues, le manque de perspective, l’absence d’espoir, la pauvreté, la routine du quotidien. Le discours que Dounia tient à sa professeur en bep est très vrai. C’est aussi un film bourré d’humour, on rit énormément dans Divines, il y a beaucoup de scènes drôles. C’est aussi un film très féminin. Ici les personnages fort, qui ont le pouvoir ou qui le cherche, sont des femmes, et j’ai aimé l’absence de femme objet, car il faut le dire, le cinéma français ne peut s’empêcher de dénuder ses personnages féminins ou de les transformer en objet sexuel à un moment ou à un autre. Ici, ce n’est pas le cas, pas d’utilisation de ce genre parce que le personnage est une femme, et ça fait du bien.

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Ici le personnage de Dounia est fort, déterminé, et rêve de sortir de sa vie de misère, de briser le destin qui veut qu’elle reste dans cette cité et cette pauvreté. Elle rêve de s’élever, elle est ambitieuse et surtout elle a la rage de vaincre. Petit à petit, elle s’endurcit, prend des risques, pète les plombs. J’ai aussi beaucoup aimé l’amitié fusionnelle entre Dounia et Maimouna, ces deux femmes qui sont prêtes à tout l’une pour l’autre, qui ne supportent pas être séparées.

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Pour ce qui est des défauts, je parlerais surtout de l’apparition du danseur/vigile, que Dounia et Mamouina observent du haut des coulisses, pendant que lui et d’autre danseurs, passent des auditions et s’entrainent avec un chorégraphe. L’attirance que Dounia ressent pour ce danseur, la fascination qu’elle ressent quand elle le voit dansé, permet de belles scènes, et l’histoire d’amour naissante entre ces deux personnages est touchante, mais me semble un peu hors sujet, et un peu contradictoire avec le reste.

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Un film fort, qui nous parle de banlieue mais qui en fait va beaucoup plus loin que ça. C’est la motivation de s’élever, la rage de vivre une autre vie, de changer sa destinée, de se donner les moyens d’y arriver quelque soit le prix à payer. Les deux actrices principales sont excellentes et la mise en scène subtile et douce, malgré le sujet. La fin est dure et brutale.

Harry Potter and the cursed child

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de John Tiffany, Jack Thorne, JK Rowling

3.5/5

On retrouve l’univers de Harry Potter, juste après la fin du tome 7, c’est à dire avec Harry , Ginny, Ron et Hermione qui accompagnent leurs enfants au poudlard express pour une nouvelle année scolaire. Albus, le dernier enfant des Potter, monte dans le poudlard express en compagnie de Rose, la fille de Ron et Hermione. Tout deux connaissent très bien l’importance de son premier voyage dans ce train, puisque c’est là que Harry Ron et Hermione se sont rencontrer pour la première fois pour ne plus se quitter. Alors qu’ils entrent dans un premier compartiment, Albus sympathise très vite et naturellement avec un certain Scorpius, le fils de Draco Malfoy. Rose refuse de lui parler, mais Albus et Scorpius sympathisent très vite. S’ensuit alors toute une série de malchances pour Albus. Il est rejeté par sa cousine pour s’être lier à Scorpius, il est envoyé chez les serpentard, et comble du malheur, avec le début de l’adolescence, rien ne va entre lui et son père Harry.

Voilà donc un roman qui se présente comme le 8e tome des aventures d’Harry Potter. Je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée de dire ça. Il s’agit ici d’une pièce de théâtre mettant en scène surtout Albus, le fils de Potter, et Scorpius le fils de Malfoy. Et bien sur, on retrouve les personnages qui ont fait la saga Harry Potter, avec Harry, Ron, Hermione, MacGonagall, Malfoy, et quelques autres. La pièce de théâtre est donc ici édité sous forme de livre. Le style n’est donc pas le même , puisqu’ici ce sont surtout des dialogues. Mais la forme ne m’a finalement pas gêné car les dialogues sont suffisamment bien construit pour faire passer en quelques mots, tous les sentiments, émotions et ressentit des personnages. Il y a souvent des apartés en italiques pour décrire en deux mots les décors, l’arrière plan, le paysage, si y’a besoin.

L’histoire quant à elle, à de bons et mauvais coté. On retrouve l’univers des romans d’Harry Potter, mais de manière bien différente. Ici on aura pas du tout l’occasion de voir évoluer cette nouvelle génération d’élèves en cours, au quidditch, a noel, à des bals de fin d’année, rien de tout ça. on fait référence ici ou la à un cours ou au quidditch, mais rien de plus. L’intrigue tourne autour d’un time turner volé par Albus et Scorpius pour essayer de sauver la vie de Cédric Diggory dans le passé, après avoir entendu son père, Amos, se lamenté de la mort de son fils. S’en suis toute une série de va et viens dans le temps, notamment bien sur autour du tome 4 et du tournoi des trois sorciers. Albus et Scorpius essaieront de faire disqualifier Cédric afin que ce dernier ne soit pas obliger de rencontrer Voldemort et d’en mourir. Mais bien sur les conséquences quand ils reviennent dans le présent sont souvent catastrophiques et parfois rigolote, comme Ron et Hermione qui ne sont pas mariés, Hermione en vieille professeur aigri par la vie, ou en guerrière. J’ai été contente d’ailleurs de pouvoir voir Severus Rogue dans l’une de ses réalités alternatives.

 Je n’ai pas trop aimé les derniers chapitres SPOILER SUR LA FIN:

je n’ai pas trop accroché au retour de Voldemort, retourner à l’époque où les parents de Harry se font tuer. La scène dans laquelle Harry assiste au double meurtre est triste et émouvante, mais pourquoi faire tourner l’intrigue autour de Voldemort? j’aurais aimé autre chose plutôt que de revenir sur le passé. Et puis la fille de Voldemort qu’il aurait eu avec Bellatrix Lestrange?? je trouve ça pas très crédible non plus…

FIN SPOILER.

La très bonne idée de cette histoire ce n’est donc pas l’utilisation des time turner et les retours incessants dans le temps (même si j’ai apprécié voir un Ron et Hermione alternatifs), mais plutôt l’amitié fusionnel entre Albus et Scorpius. Leurs deux pères se détestaient dans leur jeunesse, de véritables ennemis, mais ils se sont tout de suite apprécié et se sont tout de suite trouvés des points communs. Tous les deux ont des pères célèbres auxquels ils sont constamment comparer par les autres, tout les deux subissent une pression sociale par rapport à leurs pères. Tous les deux sont des déceptions pour leurs pères. Albus ne s’entend pas du tout avec son père, et Scorpius sait pertinemment qu’il est loin d’être le fils que Draco à toujours rêver d’avoir, avec son impopularité et son coté geek. J’ai beaucoup aimé leurs amitiés. Mais plutôt que de nous parler de Harry et de son entourage, il aurait peut être mieux valu partir sur des personnages complètement différent afin de se détacher des sept tomes. L’univers Harry Potter est suffisamment large et développer pour pouvoir parler d’autre chose, la jeunesse de Dumbledore, ou alors la jeunesse de Rogue, Lilly et James, ou beaucoup d’autre personnages historiques, à d’autre périodes dans le temps comme pour le film Les animaux fantastiques qui sortira à la fin de l’année, Voldemort n’est pas le seul grand méchant de l’histoire de la magie.

Bien qu’il y ait quelques incohérences, quelques petites choses pas crédible, on passe un bon moment, la lecture est agréable, le rythme ne retombe pas, on a pas le temps de s’ennuyer. Et pour ceux qui se posent la question, le niveau anglais est très accessible, sans aucun problème.

 

Jason Bourne

Jason Bourne : Affiche

de Paul Greengrass

Matt Damon, Alicia Vikander, Tommy Lee Jones, Julia Stiles, Vincent Cassel

4/5

Plusieurs années après la fin des évènements de Bourne Ultimatum, Jason Bourne vit au jour le jour, sans raison, en se battant dans des combats à main nue clandestin, histoire de pouvoir se payer a manger et un hôtel. Il a quasiment recouvrer toute la mémoire, son passé, sa famille, son enrôlement. Il est alors contacté par Nicky Parsons, qui lui fournit des documents de la CIA qu’elle a piraté et dans lesquels Jason découvre des informations sur son père, sur son implication dans le projet treadstone, et son assassinat. Parsons lui demande son aide pour révéler au public le nouveau projet de la CIA, Iron hand, visant à contrôler et surveiller tous les citoyens du monde grace à une nouvelle application internet. Mais Jason n’a pas l’âme d’un révolutionnaire et ne s’intéresse qu’à découvrir la vérité sur son père. Au même moment à la CIA, l’analyste cyber Heather Lee repère Jason Bourne grâce au piratage de Nicky Parsons. Le directeur Dewey décide donc de lancer son atout, un tueur implacable, aux trousses de Bourne.

Jason Bourne : Photo

J’ai pu voir ce nouveau volet des aventures de Bourne en avant première, lundi soir.

J’adore la trilogie Jason Bourne (je ne parlerais pas de Jason Bourne l’héritage qui n’a rien à voir), j’adore voyager à travers le monde, j’adore les courses poursuites, j’adore les combats à mains nues. Quel plaisir de retrouver Matt Damon dans le rôle de Bourne et Paul Greengrass derrière la caméra.

On retrouve tout ce qui a fait qu’on aime la trilogie des Bourne: les courses poursuites en voiture, les combats à main nues, l’implication politique, la CIA en gros méchant, les complots, les personnages forts, le suspense, la tension, les mouvements de caméra toujours aussi efficace de Paul Greengrass, un tour du monde en bonus.

Jason Bourne : Photo Matt Damon, Tommy Lee Jones

On suis Jason Bourne en Grèce, en pleine crise financière et émeutes populaires, à Londres au bord des canaux, à Berlin, et enfin à Las Vegas. Comme toujours c’est les vraies visages des mégapoles qui nous sont montré, et pas que des gros plans sur les monuments les plus touristiques. Ici, la CIA fait pression, voir exerce un chantage sur Kalloor, un génie qui vient de lancer une nouvelle application sur internet qui va être utilisées par des milliards de personnes à travers la planète, afin qu’il donne accès à toutes les données personnelles et privées de ces utilisateurs, sous prétexte de sauver les États Unis de futures attaques terroristes. Paul Greengrass pose le débat aussi vieux que la société moderne, qui oppose les libertés individuelles et le droit à la vie privée, contre la sécurité nationale. Ce n’est pas une question nouvelle au cinéma, et ce n’est pas traité ici de manière originale, mais reste efficace. Il permet de souligner les grandes lignes de ce débat et les enjeux, sans que ça compromettre le rythme du film.

Jason Bourne : Photo Vincent Cassel

Greengrass reprend aussi le classique sujet  de la CIA en machine inhumaine, qui ne sert que ces intérêts, et qui est toujours prête à tuer et à avoir toujours dans un tiroir un pauvre bouc émissaire utilement mort qui portera le chapeau et servira d’excuse. ça non plus ce n’est pas nouveau, ni traité avec originalité, mais ça reste toujours efficace. Dans le cas de Jason Bourne  2016, le directeur de la CIA organise l’assassinat de Kalloor, peu enclin à coopérer, et espère faire porter le chapeau à un jeune irakien qui a le bon gout d’être mort et d’avoir ces empreintes sur l’arme qui servira au meurtre. Cet aspect du film m’a rappeler un peu le scénario du film Au revoir à jamais avec Geena Davis et Samuel Jackson, dans lequel la CIA fomente un attentat terroriste le jour de noël, en faisant porter le chapeau à deux hommes arabes morts, afin que le sénat américain vote plus de crédit pour la CIA. Le film date de 1996 et en 20 ans, ba rien à changer finalement!

Jason Bourne : Photo Matt Damon

J’ai donc apprécié le scénario, j’ai apprécié mon petit tour du monde, j’ai adoré les scènes d’action, de courses poursuites dans Las Vegas, les combats à main nues entre Bourne et son ennemi joué par Vincent Cassel. Et j’ai beaucoup aimé le personnage de Alicia Vikander, en analyse cyber de la CIA, ambitieuse, froide, j’ai adoré la découvrir au fil du film et la fin m’a bien fait sourire!

Jason Bourne : Photo Alicia Vikander, Matt Damon

On peut reprocher au film d’avoir un peu trop copié les précédents volets en faisant des parallèles qui n’étaient pas nécessaire (la scène en moto avec Nicky Parsons, qui rappelle l’ouverture de Bourne Supremacy, la course poursuite à Las Vegas qui rappelle celle de Moscou dans Bourne Supremacy…). Mais sinon, très bon film d’action qui n’est pas stupide pour autant, toujours la mise en scène rythmée de Paul Greengrass, toujours les petits jeu de cache cache dans les grandes capitales d’Europe, toujours ses combats à main nues impressionnant.