Dernières séances: Youssef Salem a du succès – La famille Asada – Knock at the cabin

de Baya Kasmi

Ramzi Bedia, Melha Bedia, Abbes Zahmani, Tassidit Mandi

3,5/5

A 45 ans, Youssef Salem vient enfin de publier un roman pour lequel il s’est beaucoup inspiré de sa propre famille. Mais alors qu’il ne pensait pas être un jour lu, le voilà qu’il intéresse quelques émissions littéraires. Interviews, passages télé, la célébrité commence doucement à pointer son nez. Mais Youssef n’a qu’une seule frayeur, que son père lise son livre et soit déçu. D’autant que son père est obsédé par la langue française et par la littérature. Alors quand son père découvre l’existence du roman de son fils, Youssef fait tout pour l’empêcher de le lire.

On suit Youssef qui a décide de grandement s’inspirer de sa famille pour écrire son nouveau roman. Mais entre les critiques qui n’apprécient pas sa plume et d’autres qui pensent qu’en tant que musulman son roman est insultant car il y parle de sexualité, Youssef n’est pas vraiment à l’aise pour parler de son livre sur les plateaux télé. Il a surtout peur que son père le lise et soit déçu, lui qui a inculquer l’amour des mots et de la lecture à son fils. Mais les choses deviennent difficiles quand son livre reçoit le prix Goncourt. Je pensais vraiment que le film serait en fait plus marrant, une pure comédie, mais en réalité, si on sourit à plusieurs reprises, le film est surtout émouvant et touchant. La relation de Youssef avec son frère qui est vexé d’être le seul à ne pas apparaître dans son livre, sa relation je t’aime mais tu m’énerves avec ces deux sœurs, entre celle qui est toujours dans la revendication et l’autre qui cache sa relation amoureuse avec une autre femme. Mais surtout sa relation avec ses parents, très touchante.

D’ailleurs, j’ai particulièrement aimé le jeu d’acteur des deux parents, le père et la mère sont émouvants, drôles, et très doués. Un film sympathique.

de Ryota Nakano

Kazunari Ninomiya, Haru Kuroki, Satoshi Tsumabuki, Jun Fubuki, Mitsuru Hirata

4,5/5

Dans la famille Asada il y a le père qui a décidé de ne plus travailler pour s’occuper de la maison et des enfants et permettre à sa femme d’exercer le métier qui la passionne, il y a la mère infirmière en chef, passionnée par son travail, et leur deux fils, Yukihiro et Masachi. Masachi le dernier de la famille, se passionne dès son plus jeune age pour la photographie, initié par son père. Mais en grandissant, Masachi devient feignant et se laisse aller. Après avoir sécher trop souvent les cours de son école de photo, il décide de prendre un cliché de sa famille pour valider son diplôme. Mais au lieu de se lancer dans une carrière de photographe, Masachi se laisse vivre, à faire des petits boulots ou petites combines pour gagner un peu d’argent. Sa famille s’inquiète et un jour, après avoir parler avec son père qui lui confie ses rêves brisés de jeunesse, il décide de prendre des clichées de sa famille les mettant en scène chacun dans leur rêve personnel. Poussé par son amie d’enfance Wakana, qui croit en son talent, il décide de tenter sa chance à Tokyo.

J’avais très envie de voir ce film et je n’ai pas été déçue. On s’attache très facilement à cette famille, le père qui s’est transformé en homme à tout faire (cuisine, repassage, ménage) pour permettre à sa femme de faire carrière dans le métier qui l’a passionne est particulièrement touchant. La mère se fait du souci pour son dernier qui semble passer à côté de sa vie, se laissant porté par le vent. On suit surtout Masachi, qui, avec son âme d’artiste et de rêveur, est capable de partir deux ou trois ans sans jamais prendre la peine de venir voir sa famille une seule fois, débarquant sans prévenir après une longue absence, comme si de rien n’était à l’heure du dîner.

Le film est souvent très drôle mais aussi parfois touchant. Il y a certains moments plus dramatiques, notamment quand Masachi décide de se rendre sur les lieux du tsunami qui a frappé en 2011, pour aider les bénévoles, notamment en nettoyant les photos des albums de famille retrouvés dans les décombres.

Le film parle surtout des relations familiales, du deuil, du besoin de souvenir, de la pression de réussir sa vie, de réussir à atteindre les objectifs qu’on se fixe dans sa jeunesse pour essayer de devenir la personne qu’on a toujours souhaité être. On passe un très bon moment avec cette famille attachante, servis par d’excellents acteurs.

de M. Night Shyamalan

Johnathan Groff, Dave Bautista, Ben Aldridge, Kristen Cui, Rupert Grint, Nikki Amuka Bird, Abby Quin

4/5

Eric et Andrew forment un couple très uni. Avec leur fille adoptive de 8 ans, Wen, ils décident de partir pour quelques jours de vacances dans un chalet perdu au milieu de la forêt au bord d’un lac. Mais ils sont vite pris en otage par 4 personnes étranges, armés de massues et de haches, ils ont paradoxalement un discours calme. Leonard, leur leader, explique qu’Eric et Andrew doivent faire un choix difficile pour éviter l’apocalypse et la fin du monde et de l’humanité.

J’aime beaucoup le cinéma de Shyamalan. Même si tout n’est pas toujours très réussi, ses films ont le mérite d’être toujours originale. Shyamalan tente à chaque fois de nous présenter une histoire, un scénario originale et complexe, ce qui par les temps qui court est déjà pas mal du tout. Je n’ai pas vu tous ses films, en particulier les derniers, mais j’ai beaucoup aimé comme tout le monde, le sixième sens, j’ai aussi bien aimé Le village, Phénomènes, Split et Glass, mais mon préféré reste de loin Incassables, peut être un peu sous estimé par beaucoup, mais que je trouve personnellement excellent, surprenant, originale.

Qu’en est-il de son dernier né Knock at the cabin? c’est sur que ce ne sera pas un de mes préférés du monsieur mais j’ai quand même bien aimé. J’ai aimé ce huis clos dans ce chalet paradisiaque qui se transforme vite en maison des horreurs, remplit de peur et d’incertitudes. Sans trop en dire, passé le générique avec une typographie qui rappelle beaucoup les années 80/début 90, la tension, l’intérêt, et le suspense ne retombe jamais. On est emporté par l’histoire, on attend de voir comment les choses vont se passer. Mention spéciale pour la petite actrice qui joue l’adorable Wen. Bémol peut être concernant le premier degré du film, j’en dis pas plus pour ne pas spoiler.

Projet 52-2023: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Une nouvelle année commence pour le challenge une photo/un thème chaque semaine organisée par Ma. J’ai un peu de retard j’ai été un peu trop occupé ces premières semaines de janvier, mais cette semaine je suis présente!

Chaque semaine, une photo pour illustrer un thème particulier. Challenge organisé par Ma, dont les détails sont accessibles ici.

Cette semaine le thème est Froid. Bon et bien je vais pas être originale, car je choisis une photo qui date d’à peine 10 jours, lors de mon dernier voyage en Islande. J’ai découvert ce pays en mars dernier, j’y suis retournée en septembre dernier et je commence l’année 2023 avec une 3e fois dans ce pays pour lequel j’ai eu un coup de coeur! et je peux vous dire que partir en janvier n’a rien à voir avec mars ou septembre, il a fait très très froid. Sur la photo ci-dessous, le temps est juste magnifique mais il faisait – 10!

Bon week end!

Islande, jamais deux sans trois

Et oui, l’Islande m’a vraiment marqué, plut, envoûté, et donc après mon séjour en septembre dernier, je n’avais qu’une envie, y retourner, sans savoir quand je pourrais le faire. Est ce que j’attendais le mois de mai pour voir les champs de lupins en pleine floraison ou bien l’hiver pour me donner une chance de voir des aurores boréales? Finalement, ce sont les circonstances qui ont choisi pour moi, car côté boulot les choses évoluent et le mois de janvier reste une des rares possibilités pour voyager durant le premier semestre 2023. C’est vraiment à la dernière minute, environ 2 semaines avant, que je me décide. Avion, hôtels, excursions. Au départ je voulais absolument visiter une autre région que celle de Reykjavík, mais en janvier les routes ne sont pas toutes ouvertes, les tempêtes de neige ou de pluie peuvent du jour au lendemain rendre impraticables certaines routes. Vu que je ne pars que 5 jours, je préfère finalement rester sur la région de Reykjavík.

Sans être bons marchés, les hôtels ne sont pas excessifs en janvier, les prix étaient déjà plus élevés pour le mois de février. Il faut dire que le soleil ne se lève pas avant 9h (premières lueurs) et se couche vers 17h (18h30 pour que la nuit soit complètement noire). Premier jour, j’ai l’habitude maintenant, il n’y a pas énormément de vols quotidien pour l’Islande, mon vol est à 13h. Avec les problèmes de transports en commun en ile de France depuis quelques mois, le trafic est beaucoup plus aléatoire et réduit, je prends donc des précautions mais miracle tout s’enchaîne bien et j’ai même droit au rer B qui va directement à l’aéroport CDG sans arrêt, ce qui fait que j’arrive bien en avance, mais malgré ça, il y a déjà déjà la queue pour enregistrer les bagages. C’est le terminal 1 cette fois ci, ça ne m’ait pas souvent arrivé et j’espère que ça ne deviendra pas une habitude car une fois passé les contrôles, il n’y a quasi rien pour manger. Il est midi, je commence à avoir faim et entre les sandwichs triangles proposés par le point relais, et les sandwichs qui font grises mines et qui sont chers proposés par la brioche dorée, je préfère rester à la diète. Le vol se passe plutôt bien si ce n’est un passager qui perd connaissance deux fois, les hôtesses demandent s’il y a un médecin à bord, et ouf il y a un médecin à bord qui n’a pas l’air d’être inquiet.

Trottoirs à Reykjavik

On arrive à l’heure à Reykjavík, ciel bleu , pas un nuage, il fait très beau mais aussi très froid. Je me dépêche de récupérer ma valise et de partir en courant récupérer le bus que j’ai réservé pour me ramener au centre ville, il n’y a qu’un bus par heure, je n’ai pas envie de le rater. J’arrive juste juste et je peux admirer les beaux paysages le long de la route avec un soleil couchant. C’est mon premier soir mais pas le temps de se détendre, une fois arrivée à l’hôtel je pars manger chez Lamb street food. En décembre, le pays a été frappé par une sévère tempête de neige. Partout sur les trottoirs, d’énormes tas de neige ont été repoussés de chaque coté pour laisser la place aux piétons mais le sol reste souvent par endroit recouvert de glace, de la neige transformée en glace et lissée par les pluies glacées. Je peux vous dire que si vous marchez directement dessus c’est la patinoire et le risque de chute. Je fais donc bien attention à là où je met les pieds. Après avoir manger tôt, je me prépare pour la soirée, legging, pantalon de rando coupe vent, t shirt thermique, gros pull en laine, doudoune, gant thermique, tour de cou en pure laine qui monte jusque sur le nez, bonnet, capuche, chaussettes thermiques, chaussures de rando…je pars en excursion pour tenter de voir les aurores boréales. Le ciel est totalement dégagé, parfaitement nettoyé, propre, mais les prévisions d’activité solaire ne donne pas beaucoup d’espoir concernant les aurores boréales. Je suis récupérée par un mini van qui nous emmène avec quelques autres touristes en pleine nature à l’extérieur de la ville et loin des lumières. Il fait un froid très sec et en levant la tête, quel choc que de voir le ciel étoilé. Des étoiles grosses comme des diamants, un ciel chargé, une voie lactée bien visible. Et là je me dis que même si je ne vois pas d’aurore, ça aura valu le coup d’œil, moi qui adore observer les étoiles, ça me change de ce que je vois depuis ma fenêtre! Finalement, quelques lueurs d’aurores boréales se font voir bas sur l’horizon, notre guide prend quelques photos. Les lueurs vertes n’étaient pas aussi vives à l’œil nu que ce que vous voyez sur la photo ci-dessous.

Aurores boréales
Aurores boréales dans le centre ville, les photos dessus sont assez fidèle à ce que j’ai vu

De retour en ville, je me sens crevée, je passe dans une supérette ouverte tard, prendre de quoi grignoter et en me rendant à l’hôtel, bam, les aurores boréales frappent la ville de manière bien plus franche que lors de l’excursion. De magnifiques lueurs vertes vives qui bougent dans le ciel en plein centre. Je me met au mieux dans des coins d’ombres pour profiter du show, je prend même quelques photos avec mon téléphone, photos qui ne rendent pas justice à ce que j’ai vu mais ça donne un peu une idée quand même.

le célèbre volcan Eyjafjallajokul

Le lendemain, après le petit déj, je me rends à 50 mètres de l’hôtel pour attendre le mini bus qui va m’emmener en excursion sur la cote sud. Notre guide nous emmène le long de champs de lave déjà vu lors de mes précédents voyages mais complètement méconnaissables puisque recouverts de neige. On s’arrête juste en face du célèbre volcan Eyjafjallajokul, le fameux qui a bloqué le trafic aérien en 2010 suite à l’éruption du volcan. On peut voir aussi au large, les îles Westmann. On s’arrête plus longuement à la cascade Skogafoss, impressionnante. Une grande partie de la cascade est gelée, mais le débit d’eau reste très fort. C’est un paysage incroyable le tout sous un soleil magnifique.

Skogafoss

3ème arrêt, c’est la célèbre plage Reynisfjara, connue pour son sable noir et sa cote de roches de basaltes. La mer est connue pour être traîtresse ici, car les vagues qui ont l’air de rien au loin peuvent s’écraser brutalement et emporter certaines personnes qui prennent le risque de s’approcher trop près du bord ou de grimper sur les rochers de basalte. J’ai vu des vagues s’abattre brutalement à des endroits que je pensais sûr. C’est une plage magnifique et toujours ce ciel bleu et ce soleil qui réchauffe un peu.

Reynisfjara, plage de sable noir

On s’arrête dans les hauteurs de Vik pour déjeuner à the soup company. Comme son nom l’indique, la spécialité est la soupe, rien de mieux par ce froid. Le concept est sympa, on commande une soupe au choix, servi avec du pain et du beurre et on peut se resservir à volonté, soit la même soupe, soit une soupe différente pour goûter. Je prends la Icelandic lamb soup, un bouillon clair avec de nombreuses épices, des carottes oranges et jaunes, des oignons et des morceaux d’agneau, c’était très bon et le personnel très sympa. Je suis la seule personne du groupe à voyager seule, alors le guide et un jeune homme qui est une connaissance du guide, se joignent à moi pour déjeuner, le guide est d’origine grecque et le jeune homme d’origine serbe, on discute et on fait un peu connaissance.

Église à Vik
glacier Solheimajokull

Après le déjeuner on s’arrête au glacier Solheimajokul, une des raisons pour lesquelles j’ai choisi cette excursion. En fait au départ, je voulais visiter une grotte de glace mais les sites se trouvent un peu trop loin de la capitale pour le faire en une journée. Il y avait une excursion qui proposait un transfert entre Reykjavik et Vik, point de départ pour la visite de la grotte, mais quand j’ai voulu réserver c’était complet. Au moins j’ai pu m’approcher de ce glacier et je ne regrette pas mon choix, c’était impressionnant. Le glacier, sur lequel certains touristes grimpent avec tout un équipement, se déverse dans une lagune, sauf que l’eau qui entoure les morceaux de glace détachés du glacier est gelée. Des touristes japonais marchent sur les eaux glacées pour se rendre au plus près. Sous le soleil, on peut admirer les différentes nuances de couleurs, c’est très beau. Sur la route je sympathise avec le groupe de touristes anglais, 3 personnes originaires de Manchester.

cascade Seljalandsfoss
les islandais adorent manger des glaces même en plein hiver

Dernier arrêt, la cascade Seljalandsfoss, une cascade que j’avais visité lors de mon premier voyage, mais cette fois ci tout est gelé et le chemin pour se rendre à l’arrière de la cascade est bloqué par la neige. Le soleil commence à se coucher et il est déjà temps de rentrer sur Reykjavík. Pour diner, comme je n’ai pas faim, je repasse par la supérette me prendre un petit paquet de chips. Juste à côté il y a un marchand de glace. Pot de lait en fer transformé en tabouret, je m’assois au comptoir pour manger une glace malgré le froid, les islandais adorent manger des glaces même en plein hiver. La glace pistache était vraiment bonne.

Blue lagoon

Jeudi, mes plans ont été complètement chamboulés. J’avais une réservation pour me rendre au Sky lagoon, un spa dans la banlieue de Reykjavík, au bord de la mer, spa que j’ai fait à chacun de mes voyages, c’est un coup de cœur. Mais la veille, alors que je revenais de l’excursion, j’ai reçu un mail de Sky lagoon m’indiquant qu’ils ne pourront pas ouvrir le lendemain, car le froid intense a entraîner une hausse de la demande en eau chaude pour Reykjavík et sa région et le fournisseur ne peut pas suivre la demande. La veille, je demande à l’hôtel s’il y a une piscine à proximité, pour au moins pouvoir aller un peu nager, mais on me répond que toutes les piscines municipales de la ville seront aussi fermées le lendemain, pour les même raisons. Je décide alors de réserver à la dernière minute, une excursion au blue lagoon. Le blue lagoon est un spa du même type que Sky lagoon, sauf que c’est plus connue, plus populaire et surtout plus grands, et que les eaux sont naturellement riches en silice, algues et minéraux, ce qui donne a l’eau une couleur bleue laiteuse assez incroyable. L’inconvénient par rapport au sky lagoon, c’est que c’est plus loin, il faut donc réserver un transfert en bus, ce qui ajoute des dépenses, sans parler que l’entrée est plus cher également. Il faut compter 45 minutes de route depuis Reykjavik, et environ 85 euros l’entrée. J’ai dépensé 120 euros pour l’entrée et le transfert aller retour. Le billet d’entrée comprend également un masque de silice à appliquer sur le visage et le corps pour dix minutes et un verre gratuit au bar du lagoon. Le bus me récupère devant l’hôtel à 9h,et j’arrive au blue lagoon à 10h. Aujourd’hui, contrairement à ce que la météo avait annoncé, il fait encore très très beau. Le soleil est à peine levé quand on arrive, la luminosité est timide. Les vestiaires au blue lagoon ne sont pas très pratiques, ce sont de petits espaces pour se changer et on se marche vite les uns sur les autres malgré que l’on ne soit pas nombreux dans la pièce. Une douche obligatoire et directe dans le lagoon. La couleur de l’eau est vraiment incroyable, bien chaude, le contraste avec l’air glaciale est frappant et produit de la vapeur en grande quantité, c’est bien simple c’est à peine si je distingue les choses à plus de 3 mètres devant. Parfois une brise disperse la brume et je vois un peu plus loin. C’est une sensation géniale, car on a vraiment l’impression d’être seule parfois. Il y a du monde mais pas tant que ça dans l’eau et l’un des avantages du blue lagoon, c’est que c’est tellement grand que c’est pas difficile de se retrouver dans un coin tranquille si on le souhaite. Le ciel est bleu pâle, le soleil pas apparent, caché derrière les roches volcaniques noires qui entourent le site, ça donne une atmosphère presque mystique. J’ai toujours hésité à venir au blue lagoon, peur qu’il y ait trop de monde, mais finalement j’ai beaucoup aimé mon expérience. Je suis restée deux heures dans le lagon, j’ai eu droit au masque de silice, mon verre de limonade offert au bar, je me suis détendue, j’ai profité des lieux et vers 12h je sors pour aller boire un café et un biscuit au café du lagon. A 13h, le bus me ramène en ville. Si j’ai aimé le blue lagoon, je garde quand même un faible pour le sky lagoon et son bassin à débordement face à la mer, son gommage au sel et son sauna avec une vue magnifique.

Les arbres, les fenêtres et certaines maisons sont souvent recouverts de guirlandes lumineuses à Reykjavik
Sun voyager, Reykjavik
Lac Tjornin, Reykjavik

De retour au centre ville, je me balade sur le bord de mer, entre la salle de spectacle l’harpa et la sculpture Sun voyager face à la mer, avant d’aller faire les boutiques dans la rue principale de Reykjavik. Je finis sur les bords du lac Tjornin qui a complètement gelé, il y a même des gens qui se baladent sur le lac. N’ayant pas déjeuner, j’attends l’heure d’ouverture des restaurants, 17h, pour me rendre sur le vieux port au restaurant Kopar, restaurant que j’ai déjà fait et que j’adore. Arctic char fumé en entrée avec une mayonnaise maison à l’aneth, délicieux et frais. En plat, saumon sauce hollandaise, granola, quinoa, betterave et carottes rôties, et en dessert le Aflternoon delight, un brownie très chocolaté avec une crème au caramel délicieuse, des suprêmes de mandarines, une boule de sorbet orange carotte et le chef qui vient avec sa casserole pour verser sur l’assiette du caramel fondue. Tout était parfaitement cuisinés, délicieux, avec mention pour le dessert.

Repas au restaurant Kopar

Vendredi dernier jour. Comme les piscines n’ont pas l’air de vouloir réouvrir, je décide d’aller le matin visiter le musée Perlan dont j’ai entendu beaucoup de bien. Le musée se situe sur une colline et il parait que la vue sur la ville vaut le détour. S’il fait moins froid aujourd’hui, il fait aussi bien moche. Quand je sors il pleut des cordes depuis le milieu de la nuit. Je passe par une rue pas fréquentée pour rejoindre un arrêt de bus mais impossible de passer, la glace sur le trottoir polie par la pluie rend le chemin plus glissante qu’une patinoire, une vraie catastrophe. Je me rends alors à 12 minutes à pied de mon hôtel pour prendre un autre bus. Le temps d’arriver je suis déjà bien trempée mais heureusement le bus arrive tout de suite. Il me reste ensuite 9 minutes de marche mais je n’ai pas anticipé l’état des trottoirs. C’est un quartier qui n’a pas du tout été déblayé, la route à prendre passe par des sorties de grandes routes, la circulation est plus dense, il est trop dangereux de marcher sur la route dégagée de toute neige plutôt que sur le trottoir recouvert de glace. Je met plus de 20 minutes là où j’aurais du en mettre que cinq, le chemin pour Perlan n’est pas indiqué et je comprend vite qu’il est bien plus simple de s’y rendre en voiture qu’à pieds. Arrivée à mi chemin, il me faut traverser une grosse artère mais le passage piéton pour traverser est recouvert de glace et impraticable et je comprend qu’il me restera ensuite à gravir un sentier qui grimpe recouvert de neige. Décourager je décide d’abandonner et de faire demi tour, j’ai vraiment peur de faire un mauvais pas et de me casser un os. Le retour vers le bus ne sera pas de tout repos, car le trottoir d’en face est encore moins dégagé et je dois même parfois marcher sur la route. La station de bus est inaccessible, entourée de glace, je suis obligée de continuer jusqu’à la prochaine station et de marcher sur la pelouse recouverte de neige et sans prévenir je me retrouve les jambes enfoncées jusqu’aux genoux dans la neige! bref, après beaucoup trop d’émotion et de stress de me casser la jambe sur une plaque de glace traîtresse, j’arrive enfin à la station et le bus ne tarde pas. La doudoune dégouline d’eau, de retour à l’hôtel je doit même essorer les manches, sans parler du sac à dos mouiller jusqu’à l’intérieur. Alors que je suis en train de me dire que je vais aller m’enfermer dans un gentil café cosy pour le reste de l’après-midi avec un bon livre et une bonne tasse de café, je reçois un mail de sky lagoon, qui miraculeusement va réouvrir à partir de 16h. Après mon expérience de ce matin je décide de réserver un taxi pour m’y rendre. Les dernières fois que j’y suis allée, je prenais un bus municipale et je finissais la route en marchant 25 minutes. Le quartier étant peu fréquenté, je me doute que les trottoirs n’ont pas été dégagés et j’ai eu bien raison car depuis le taxi, je vois bien que les trottoirs sont impraticables, des murs de neiges les recouvre.

Sauna au Sky lagoon face à la mer

Mais payer un taxi pour pouvoir profiter du sky lagoon ça valait plus que le coup. Quand j’arrive on me prévient quand même que l’eau est légèrement plus fraîche que d’habitude de un à deux degrés. Effectivement, en nageant dans le lagon je remarque quelques rares endroits où l’eau est plus fraîche, mais rien de flagrant. Le bassin à débordement face à la mer vaut le coup. Il n’y a pas beaucoup de monde, les lieux viennent juste de réouvrir mais il y a quand même un grand groupe de touristes italiens qui font énormément de bruit, ça crie ça hurle, ça rigole très fort, je m’attends à découvrir de jeunes adultes un peu fous, mais en fait il s’agit de gens bien plus âgés. L’un des employés viendra même leur demander de faire moins de bruit, car le sky lagoon est sensé être un lieu de détente et de calme. Le circuit du sky lagoon comporte un passage dans un puits d’eau froide à 12 degrés puis le sauna avec vue sur la mer, la douche de pluie froide à l’extérieur, le gommage avec leur produit à base de sel et de minéraux, le sauna vapeur et retour dans le lagon. J’attends que les italiens aillent faire ce circuit avant d’y aller pour m’assurer le calme dans le sauna. C’était aussi géniale que dans mes souvenirs, surtout le sauna sec avec vue sur la mer, zen assuré; je reste environ deux heures en tout, puis retour en taxi pour le centre ville. Je dîne à Momo ramen, un petit boui boui minuscule devant lequel je suis souvent passée et que j’ai toujours voulu tester. Gyozas carotte, noix de cajou et ramen à l’agneau. C’était très bon et copieux. Le lendemain je suis à la station de bus à 3h15 du matin pour repartir à l’aéroport, décollage à 7h30, il est déjà temps de rentrer en France.

C’est mon 3e voyage en Islande et je suis toujours sous le charme. Le climat à chamboulé un peu le programme, pas de piscine municipale pour faire des longueurs comme j’avais prévu, j’ai pu aller au sky lagoon à la dernière seconde, je n’y croyais plus, je n’ai pas pu aller jusqu’au musée Perlan comme je l’avais voulu. Mais quel bonheur de voir les paysages magnifiques avec la neige, sous un beau soleil qui donne une lumière dorée et un ciel bleu, la plage de Reynisfjara, la cascade de Skogafoss et surtout le glacier Solheimajokul. J’ai adoré voir ce ciel étoilé dans un air sec et propre, j’ai adoré être surpris par l’apparition des aurores boréales en plein centre ville, me laisser surprendre alors que je ne m’y attendais pas du tout. J’ai aimé avoir pu tester le blue lagoon et de pouvoir retourner au sky lagoon. Je ne pense pas en avoir fini avec l’Islande, j’espère y retourner à un autre moment de l’année, peut être au printemps, et cette fois ci, j’aimerais pouvoir faire une excursion sur la cote d’argent au nord ouest de reykjavik et pouvoir me rendre dans la région de Egilstassid.

2022

2022, on commence enfin à voir un peu le retour à la vie d’avant covid, même si tout n’est pas redevenu à la normale et que la crise a laissé des séquelles un peu partout. Le port du masque reste pour ma part présent dans mon quotidien, dans les lieux clos comme les cinémas et surtout dans les transports. Enfin j’ai pu retrouvé un peu ce que j’aime faire, la piscine n’a plus refermé, j’ai pu enfin reprendre mes séances de natation sans avoir la menace d’une fermeture. Le cinéma n’a pas amélioré sa programmation, j’ai du mal à trouver des films qui me tentent chaque semaine, il y a eu de gros moment de vide parfois, ce qui fait que le nombre de films vus dans l’année n’est pas plus important que l’année dernière malgré la disparition des restrictions. J’espère vraiment que le cinéma va redresser un peu la barre petit à petit mais pour l’instant c’est pas gagné. Il y a de moins en moins de films intéressants, beaucoup de films sensés attirer le grand public qui sortent directement sur des plateformes de streaming et certains cinémas qui augmentent le prix du billet…

Voici mon classement, beaucoup de films moyens, pas mal, sans plus mais rare sont les films excellents, qui sortent du lot, bref une année un peu triste.

1- Les bonnes étoiles de Hirokazu Kore Eda

Heureusement que Hirokazu Kore Eda est là pour redresser un peu la barre dans les films de cette année, j’ai adoré son dernier film comme j’ai adoré tous ses films ou presque.

2- Decision to leave de Park Chan Wook

Un film pas parfait mais des acteurs magnifiques et une scène finale sur la plage juste visuellement sublime.

3- Les banshees d’Inerishin de Martin McDonagh

J’ai beaucoup aimé l’histoire, les relations entre les personnages et la performance de Brendan Gleeson et surtout Colin Farrell

4- Godland de Hlynur Palmason

Des images magnifiques, un réalisateur qui sublime les paysages naturelles de l’Islande, une histoire hypnotisante et un prêtre antipathique.

5- Coupez! de Michel Hazanavicius

Une belle surprise ce film, j’ai adoré me sentir un peu perdu au début et m’enthousiasmer dans la deuxième partie, j’ai énormément ri.

6- La nuit du 12 de Dominic Moll

Une tension palpable, des personnages très intéressants et complexes, une enquête policière prenante.

7- Nope de Jordan Peele

Belle réussite le dernier film de Jordan Peele, même si ça reste en dessous du génial Get out. Un beau suspense, de belles images, de beaux acteurs.

8- Contes du hasard et autres fantaisies de Ryusuke Hamguchi

J’ai beaucoup aimé ce film qui l’air de rien avec ces petites histoires tournée en temps réel a retenu mon attention.

9- Vesper chronicles de Kristina Buozyte et Bruno Semper

Un beau film d’anticipation, des trouvailles visuelles intéressantes, une histoire prenante, une belle surprise.

10- Sentinelle sud de Mathieu Gérault

Une bonne surprise ce film aussi, une histoire de frères de cœur, un joli suspense, d’excellents acteurs.

L’année dernière je n’avais pu faire aucun concert et aucun voyage en dehors de la France et je suis contente de dire qu’en 2022 j’ai pu renouer avec ces deux passions. Le dernier trimestre de l’année m’a permis de voir Arcade fire et surtout Editors en concert, une soirée que j’ai adoré. J’étais sensée voir Rage against the machine et Archive, mais ces deux groupes ont annulé leur tournée européenne pour raisons de santé.

Enfin surtout quel joie que de pouvoir à nouveau repartir et voyager! J’ai pu partir deux semaines en Écosse cet été, 15 jours qui m’ont permis de revoir certains endroits que j’adore comme Oban, Iona, Glencoe, Edimbourg mais aussi découvrir de nouveaux endroits comme Applecross, faire la randonnée au loch Achtriochtrian, aller au bout de la randonnée des Steall falls, faire la randonnée à Bridge of orchy, voir le nord des trossachs…

J’ai aussi pu passer un week end à Londres au printemps et j’ai pu découvrir Manchester, Birmingham et le parc national Peak District que j’ai toujours rêvé visiter. Mais surtout bien sur c’est la découverte d’un nouveau pays que j’ai toujours souhaiter voir, l’Islande. J’y suis allée en mars juste au moment de la levée des restrictions covid aux frontières, ce qui m’a permis de bénéficier de prix intéressants et une seconde fois en septembre, qui m’a coûté un peu plus cher! mais j’ai adoré ce pays, pouvoir se baigner dans des bassins d’eau chaude entourés de paysages sublimes, manger de délicieuses petites choses, j’ai adoré me balader dans la capitale Reykjavik. Et si le sud de l’Islande reste ce que les touristes visitent le plus car plus facile d’accès, j’ai préféré le nord du pays que j’ai pu découvrir en septembre.

Dans le sud, j’ai adoré les paysages de la région de la péninsule de Snaefellness, voir le geyser Strokkur exploser, mais j’ai un faible pour les paysages de la région de Myvatn, avec la chute d’eau impressionnante de Dettifoss en particulier. C’est vraiment un pays pour lequel j’ai eu un coup de cœur, pour les paysages, pour Reykjavik, pour leur style de vie, pour les nombreuses piscines, bains, spa, pour ce sentiment de sécurité (j’ai quand même été me balader à deux heures du matin toute seule dans les rues de la capitale à la recherche des aurores boréales). Un pays que j’espère revoir.

Bref, l’année fut quand même plus agréable que 2020 et 2021, et même si le covid n’a pas dis son dernier mot, on est plus dans la même situation d’inconnue, de peur, d’incertitude que durant les deux années précédentes.

Alors bonne année et surtout bonne santé à tous!

Projet 52-2022: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Voilà le challenge une photo par semaine selon un thème bien défini, organisé par Ma se termine. C’est la 2e année que je participe et contrairement à l’année dernière, je n’ai pas été aussi assidue que je l’aurais voulu mais je compte bien continuer ce challenge pour l’année 2023.

En attendant le thème de cette dernière semaine c’est « ma photo de l’année » et ce qui m’a le plus marqué cette année c’est le fait d’avoir pu reprendre les voyages, repartir à la découverte de nouveaux pays, alors j’ai choisi une des photos prise en Islande, pays que j’ai visité deux fois cette année.

J’ai choisi l’une des activités qui me plait le plus la bas, les bains d’eau chaude, être dans l’eau bien chaude jusqu’au épaule avec une vue sublime et l’air froid qui t’entoure sans le ressentir, le bien être totale!

Bon dernier week end 2022!

Dernières séances: Godland – Les banshees d’Inerishin

Godland

de Hlynur Palmason

Eliott Crossett Hove, Ingvar Eggert Sigurosson, Victoria Carmen Sonne, Ida Mekkin Hlynsdotir

4,5/5

A la fin du 19e siècle, Lucas un prêtre danois est envoyé en Islande pour superviser les travaux d’une église et répandre la foi chrétienne. Très enthousiaste par ce voyage il débarque après une longue traversée, mais au lieu de débarquer directement dans le village, il débarque à plusieurs jours de marche dans le but d’admirer les paysages islandais et prendre des photos. En compagnie d’un traducteur danois-islandais, chargé de bouquins et d’un énorme appareil photo, il prend la route en compagnie de plusieurs islandais pour les guider à travers la nature sauvage et dangereuse.

On suit donc ce prêtre danois particulièrement antipathique. Ne faisant aucun effort pour communiquer avec les islandais qu’il prend de haut et s’en remettant toujours au traducteur, Lucas fait preuve d’arrogance et d’autorité ce qui aura des conséquences dramatiques sur leur voyage à travers la nature parfois dangereuse. D’autant qu’on découvre plus tard que Lucas avait tout à fait la possibilité de débarquer en bateau directement au village en question.

Le film se découpe en deux parties, la première nous raconte le périple du groupe à travers les montagnes recouvert de roches volcaniques, les rivières traîtresses, les cascades d’eau puissantes, les éruptions volcaniques. Le réalisateur prend le temps de filmer amoureusement la nature islandaises, ses paysages impressionnants, on ressent tellement bien la fraîcheur de l’air, l’humidité de la pluie constante, le froid. On a droit à une magnifique séquence longue mais hypnotisante d’une éruption volcanique et de coulée de lave qui refroidit au contact de l’air froid. La deuxième partie nous montre la vie de Lucas installé au village et supervisant de loin la construction de l’église. Lucas ne devient pas plus sympathique, toujours aussi arrogant, toujours aussi peu enclin à communiquer avec les islandais, excepté le notable du coin qui s’avère d’origine danoise.

J’ai beaucoup aimé Godland, la mise en scène est belle, les images et la lumières sont justes magnifiques, rien que pour ça le film vaut le coup, mais j’ai aussi été prise par l’histoire, on a envie de savoir ce qu’il va advenir des personnages. Si Lucas est antipathique, il en reste pas moins intéressant à suivre. On s’attache aussi aux personnages secondaires, Ragnar l’islandais un peu rustre, et surtout les deux filles du notable, en particulier Ida, attachante fillette d’une dizaine d’année. J’ai aimé l’ambiance, l’atmosphère du film, la photographie, la lenteur, ce côté hypnotisante des images. Un beau film.

Les banshees d’Inverishin

de Martin McDonagh

Brenda Gleeson, Colin Farrell,

4/5

Dans les années 20, sur une ile perdue au large des côtes irlandaises, la vie s’écoule lentement. Seule animation du patelin, le pub locale qui accueille les habitants désoeuvrés. Colm et Padraic sont amis depuis toujours mais du jour au lendemain Colm a décidé de ne plus adressé la parole à Padraic. Personne ne comprend vraiment la raison et Padraic tente tout, avec maladresse, pour essayer de faire changer Colm d’avis. Perdant patience face à l’insistance de Padraic, Colm lance un ultimatum à Padraic pour qu’il arrête de lui parler.

J’avais hâte de voir ce film car j’aime beaucoup le travail du réalisateur Martin McDonagh, 7 psychopaths, Bons baisers de bruges, et surtout le cultissime 3 billboards. Ici on suit une poignée d’habitants coincés sur une ile au large des cotes irlandaises. Padraic qui s’occupe de quelques bêtes et passe tout son temps libre au pub, Dominic l’idiot du village, Siobhan la soeur de Padraic qui aspire à une autre vie mais qui se sent responsable de son frère, et enfin Colm, l’ancien meilleur ami de Padraic. Ce dernier plus âgé, voit la fin de sa vie approchée et ne supporte pas n’avoir rien accomplit dans sa vie et estime qu’une des raisons c’est le temps perdu à parler de choses futiles avec Padraic qu’il considère creux. Colm veut du temps pour penser et surtout composer de nouveaux morceaux de musiques. Ce chamboulement se fait sous les yeux du propriétaire du pub qui ne veut pas choisir de camp, la vieille sorcière du village qui semble tout comprendre ou le flic mauvais et violent, père de dominic.

J’ai beaucoup aimé la relation étrange entre Padraic et Colm, la violence qui découle de leurs non dits ou de leurs mots en trop, on suit avec intérêt l’évolution des personnages et les conséquences de leurs actions. J’adore Brendan Gleeson et j’ai été servi comme d’habitude, il est excellent dans le rôle de cet homme qui remet en question sa vie, qui a une tendance à la dépression. Mais j’ai surtout été impressionné par la performance de Colin Farrell excellent dans le rôle de Padraic, sa solitude, son incompréhension face aux agissements de Colm, sa relation avec sa sœur. Si le film est parfois violent, triste ou sombre, il y a aussi beaucoup d’humour. Un très bon film pour finir une année mitigée.

Concerts: Arcade fire à Bercy – Editors à l’olympia

Avec beaucoup de retard, je parle des deux concerts que j’ai pu faire cette année, après deux ans et demi de diète complète dû au covid. Je devais normalement voir en juillet dernier The killers au zénith, mais le concert se déroulait quelques jours seulement avant mes vacances en écosse et j’ai préféré éviter les foules pour ne pas tomber malade avant le départ, j’ai donc revendu ma place à la dernière minute. Je devais également voir Rage against the machine à rock en seine début septembre mais le groupe a annulé toute sa tournée européenne suite à la blessure de Zach de la Rocha, le chanteur. Décidément, je ne sais pas si je verrais un jour ce groupe, entre l’annulation en 2020 pour cause covid et cette annulation deux ans plus tard…Enfin, je devais également voir un de mes groupes préférés Archive, fin novembre, à Bercy et le lendemain à Londres dans une minuscule salle, j’attendais ça avec impatience, mais le groupe a annulé et reporté à l’année prochaine toute sa tournée pour raison de santé.

Je me rends donc un mardi soir mi septembre à bercy pour voir Arcade fire. Je m’y rends avec une amie sans même avoir entendu leur nouvel album, je n’ai pas trop suivi leur actu mais c’est pas grave. Ce n’est pas la première fois que j’assiste à un de leur concert et comme d’habitude, c’est toujours le côté festif qui prend le dessus. C’est sur le groupe met l’ambiance en chantant leurs tubes les plus connus. Au début on ne voit pas grand chose de la scène, nous sommes assez loin dans la fosse et la visibilité est très mauvaise comme souvent en fosse à Bercy quand on n’arrive pas des heures en avance, mais heureusement il y a aussi une avancée dans la fosse pour certaines chansons et là on peut dire qu’on est bien placé pour apprécié le spectacle. Finalement, avec la foule qui bouge avec l’arrivée du groupe sur l’avancée, on aura par la suite une bien meilleur vue sur la scène principale.

Je ne saurais dire pourquoi, mais je ne suis pas autant rentrer dans l’ambiance que lors de leurs derniers concerts. Peut être un peu déçue mais sans savoir vraiment pourquoi.

Deuxième concert cette année, Editors, un groupe anglais que j’adore, j’aime beaucoup tous leurs albums et je les vois régulièrement en concert depuis 2010.

Editors fut mon dernier concert avant le premier confinement covid en 2020. En février, je me suis rendue à la salle pleyel pour les voir. Je n’en n’ai pas parlé ici, mais j’ai beaucoup aimé ce concert, déjà car l’accoustique de la salle pleyel est excellente, la fosse est aussi très petite et j’ai une vue imprenable sur la scène. C’est assez rare pour le mentionner mais j’avais trouvé la setlist originale. Pour une fois un groupe prend le risque de proposer des titres très différents de ceux habituellement proposés. Certaines chansons qu’on entend presque à chaque concert ont disparu, d’autres qu’on entend jamais sont présentes, sans parler de la réorchestration de certains titres. Tous ça demande du travail et le groupe prend quelques risques ce qui est appréciable. Après, le rendu n’est pas toujours du goût de chacun, puisque moi par exemple, je n’ai pas eu droit à une de mes préférés Eat raw, alors que d’habitude ils l’a joue quasiment à chaque date (ils l’ont finalement jouée les soirées suivantes, dommage pour moi).

Donc je retrouve ce groupe deux ans et demi plus tard, avec cette fois-ci un nouvel album dont j’ai écouté quelques titres avant de me rendre à l’olympia. J’arrive en plein milieu de la première partie. A l’époque où j’ai pris ma place, je ne savais pas où en serais l’épidémie de covid alors j’ai préféré prendre une place en gradin, plus précisément sur la mezzanine. Je suis donc super bien placée pour voir la scène. C’est sur je ne peux pas profiter autant de l’ambiance de la salle que quand je suis en fosse, mais pas mécontente de pouvoir m’asseoir en attendant que ça commence. J’ai beaucoup aimé le concert comme à chaque fois avec Editors. La setlist possède pas mal de nouveaux titres et j’aime beaucoup leur nouvel album. Il y a aussi les gros tubes du groupe et j’en suis contente, comme Bones, In this light and on this evening, All sparks. J’ai adoré entendre encore une fois leur chanson No harm qui est juste puissante surtout en live. Entendre la chanson Nothing en accoustique c’est chouette mais un peu déçue car j’avoue que je préfère la version qu’ils faisaient en live jusqu’ici, une version très rythmée et nerveuse de la chanson qui réveillait bien la salle. Vraiment une très belle soirée, deux heures de concert, une belle ambiance dans la salle et sur scène et en plus un samedi soir, je n’ai pas à me dépêcher pour rentrer chez moi en comptant les heures qui me séparent de mon réveil pour aller bosser et ça c’est appréciable!

Deux concerts pour 2022 donc, ce qui est déjà mieux qu’en 2020 et 2021!

Dernière séance: Les bonnes étoiles de Hirokazu Kore Eda

de Hirokazu Kore Eda

Song Kang Ho, Bae Doona, Gang Gong Won, Iu, Lee Joo-Young

4/5

En Corée du Sud, à Busan, une jeune femme abandonne son bébé dans une « boite à bébé », une sorte de couveuse enfoncée dans le mur d’un orphelinat qui permet aux femmes qui le souhaitent d’abandonner leurs bébés en toute discrétion. Au même moment, deux inspectrices surveillent en permanence l’orphelinat car elles soupçonnent certains employés de s’adonner au trafic de bébé. Effectivement, deux hommes dont un bénévole à l’orphelinat, ont mis en place un trafic: ils vendent les bébés abandonnés à des familles désireuses d’avoir des enfants et qui sont assez riches pour payer le prix demandé. Mais malheureusement pour eux, So Young, la jeune femme qui vient d’abandonner son bébé, revient sur sa décision et veut le récupérer. Les deux hommes décident de mettre dans la confidence la jeune femme pour l’empêcher de se rendre à la police et lui propose une partie de la somme qu’ils vont touchés pour la vente de son fils. Les trois marginaux prennent la route pour rencontrer les nouveaux parents sans savoir que la police les suit.

Évidemment en grande fan de Hirokazu Kore Eda, je me suis précipitée pour voir son dernier film. Cette fois-ci, le réalisateur japonais situe son histoire en Corée du sud, avec des acteurs coréens. On retrouve les thèmes de prédilection de Hirokazu Kore Eda, la famille, les liens que les humains se créent et qui sont parfois plus fort que les liens du sang, ce questionnement sur les liens familiaux, sur ce qui fait qu’un groupe de personnes forment ou pas une famille. On retrouve aussi la relation avec la nourriture, et si cette fois il n’y a pas de grand mère qui cuisine de bons petits plats, on passe beaucoup de temps à regarder les personnages mangés, tout le temps.

Je ne connaissais pas du tout le concept de la boite à bébé, j’ai d’ailleurs pensé qu’il s’agissait de quelque chose inventé pour les besoins du film et de l’histoire mais après m’être renseigné, il s’avère que les boites à bébé existent bien en Corée du Sud. Elles existent aussi au Japon dans certaines régions mais surtout en Corée du Sud et permettent aux femmes qui ne peuvent élever leurs bébés de les abandonner en toute sécurité.

J’ai beaucoup aimé suivre ces trois personnages sur la route à la recherche d’une famille parfaite pour le fils de So Young: le gérant d’un pressing qui doit de l’argent à des malfrats, le jeune associé, lui même abandonné par sa mère quand il était petit, qui se désespère à chaque bébé abandonné et la jeune So Young qui est dépassée par sa maternité. Il y a également le point de vue des deux femmes policières, une plus âgée que l’autre, qui ont chacune leur opinion sur les faits et gestes des deux trafiquants de bébé et sur le comportement de So Young. Au fil du film on apprend à connaitre ces personnages, à découvrir leurs passés, leurs fêlures, leurs traumatismes, tout ce qui fait qu’ils en sont arrivés là où ils sont. Rien n’est tout blanc ou tout noir.

Encore une fois une réussite pour Hirokazu Kore Eda, on ne se lasse pas de voir ses histoires de familles, de liens, d’amitié, que ce soit au Japon ou en Corée, interprété par de très bons acteurs, en particulier Song Kang Ho, que j’ai vu dans beaucoup de films coréens. Après une année cinéma vraiment terme, il relève le niveau pour 2022.

Quelques jours dans le nord de l’Angleterre

A la base, je devais me rendre le samedi 26 novembre à Londres pour assister au concert d’Archive, un groupe que j’adore et que j’avais hâte de retrouver, surtout qu’il s’agissait d’un concert dans une toute petite salle. Mais il y a quelques semaines, le groupe annulait la tournée européenne pour cause de problème de santé d’un des membres d’Archive. J’annule l’hôtel prévu mais pour ce qui est des billets eurostar, le remboursement n’est pas possible, seul la reprogrammation l’est. Je décide de laisser tomber Londres car le prix des hôtels ont vraiment explosés depuis la fin des restrictions covid, au point que ça reste difficile de se loger à un prix raisonnable. Après avoir regarder mes options, je décide de changer mes plans et d’en profiter pour décaler mon voyage en semaine au lieu du week end et de visiter d’autres coins du pays. Beaucoup d’endroits me viennent à l’esprit, mais ce sont surtout des coins de natures, de campagnes, et étant fin novembre je préfère plutôt des villes en cas de mauvais temps. J’opte finalement pour Manchester et Birmingham, toutes deux séparées par 1h30 de train.

Je ne vous cache pas que mon voyage aller fut un peu un cauchemar, car je ne sors pas de chez moi à l’heure prévue et je suis super en retard au point que je doute beaucoup d’avoir l’eurostar de 7h40. Je cours après bus, métro, rer pour tenter d’arriver à l’heure. A gare du nord, il n’y a presque personne, on m’indique qu’il est trop tard pour passer les contrôles puis finalement on me laisse passer. Je me dépêche de passer les contrôles et autres formalités et je monte in extremis dans l’eurostar 4 minutes avant le départ. Pour me rendre à Manchester je prends le train depuis la gare d’Euston à 10 minutes de Saint Pancras, pour 2h de route.

Arrivée à Manchester, je loge dans un hôtel à 2 minutes de la gare centrale, ma chambre est déjà prête, je pose mes affaires et direction centre ville. Je passe par de jolies passages piétons qui longent des canaux, je passe devant chinatown avant de me rendre à Dishoom, le célèbre restaurant indien qui s’est établie dans la majorité des grandes villes de Grande Bretagne. J’aime bien leur plats mais honnêtement, c’est trop épicé à mon goût! Les restaurants Dishoom sont souvent plein à craquer et il faut en générale faire la queue, mais là nous sommes en pleine semaine, nous ne sommes pas à Londres et il est 14h, donc je suis tout de suite placée. Petit tour à la librairie Waterstone, très belle et très grande, d’où j’en ressors avec un petit puzzle Orgueil et préjugés, je fais un tour dans les magasins sans rien trouver, je me balade dans le centre avant de rentrer un peu beaucoup fatiguée.

Le lendemain, je me lève tôt. Muni d’un croissant et un café acheté dans la gare, je monte dans le train direction Edale, un petit village qui se situe au cœur du peak district, le célèbre parc nationale. En venant à Manchester, l’idée était d’avoir un accès facile en transport pour le peak district que j’ai toujours voulu visiter. Je vais y consacrer une demi journée. Après m’être repéré un peu, je décide de faire la balade « pennine way », une route circulaire. Une chemin étroit à l’abri des arbres et qui longe un gentil ruisseau débouche sur des collines vertes émeraudes, un petit chemin pavé permet de traverser les collines sans s’embourber dans la terre boueuse. Je traverse champ après champ, je croise de nombreux moutons qui broutent calmement et qui me regarde avec curiosité. Échaliers, champs, collines. Je fais une pause au sommet d’une colline, assise sur le seul banc que je croiserais, sous un arbre. Face à moi, la vallée en contrebas et derrière moi la montagne recouverte d’herbe et de bruyère. Le chemin fini par redescendre et me voilà face à un carrefour. Soit je vais à droite et je pousse encore 40 minutes pour arriver à Jacob’s ladder, un point de vue qui me paraissait très beau à voir, enfin sur google image, soit ne pas quitter la route circulaire et revenir vers mon point de départ. Vu qu’il commence à pluvioter et que la météo avait annoncer de la pluie en fin de matinée, je décide de laisser jacob’s ladder pour une autre fois. Le chemin me fait passer par des champs encore, je croise plein de moutons toujours, je longe la voie ferrée, je traverse des champs en prenant soin de refermer les portes derrière moi pour ne pas que les moutons s’en échappent et au bout de 2h30, quelques incartades à la route initiale, quelques détours, quelques poses photos, je suis de nouveau à Edale. Le train pour Manchester ne part que dans 40 minutes, alors je pars m’abriter de la pluie dans le café de la gare ‘pennine pot’, je recommande, le monsieur qui me sert est d’une rare gentillesse, il y fait très chaud et on peut déguster quelques pâtisseries avec café ou thé. Pour ma part, gâteau à la pomme et cannelle, pas mal du tout et une grande tasse de café. Durant ma balade je rencontrerais quelques autres randonneurs et quelques habitants, tous me saluant à chaque fois d’un « morning ». Ce fut une balade très agréable et j’espère pouvoir visiter plus longuement le peak district.

De retour à Manchester, la pluie fine s’est transformer en déluge. Je retourne à l’hôtel me changer et attendre que la pluie se calme, environ une demi heure d’attente. Je profite de l’arrêt de la pluie pour aller au centre m’installer dans un grand resto pour manger un burger et des frites et je suis la seule cliente! j’ai remarqué qu’à Manchester, les resto, en particulier les chaines ou franchises, restent ouverts toute la journée mais que passer 13h30 les resto sont déserts, apparemment rare sont les personnes qui mangent en heure décalée. Pour la fin de la journée je pars visiter le quartier de Castlefield. C’est ici que ce situait le fort construit par l’empire romain, le castrum de Mamucium, le nom d’origine de Manchester. C’est ici que se termine les canaux construits entre Manchester et Liverpool et passant à Worsley, canaux construits par le duke of Bridgerton au 18e siècle, un duc qui s’est presque ruiné pour construire ces canaux qui permettaient de transporter le charbon extrait de ses terres jusqu’à Manchester, ce qui lui a permis à long terme de produire une fortune colossale. Le quartier aujourd’hui est en partie modernisé, il y a encore de grands travaux dans le coin. Canaux, petits ponts, passerelles pour passer d’une rive à l’autre, cafés, pubs, restaurants. Je me balade mais en ce jeudi après-midi il n’y a quasi personne, les resto et pubs sont ouverts mais semblent vides, ce qui donne un effet étrange! Je suppose que le soir et surtout les week ends le coin est peut être beaucoup plus animé. J’ai beaucoup aimé ma balade dans les canaux, ce côté presque abandonné. Je passe aussi par les ruines du fort construit par l’empire romain. A Manchester dans les rues, il y a très peu de décorations de noël ou d’illuminations, excepté le marché de noël dans le centre ville, c’est assez étrange pour une ville de cette taille de ne pas voir d’illumination de noël ou très peu.

Le lendemain, je me rends dans le quartier de New Islington, un quartier en totale réhabilitation depuis quelques années maintenant, composé d’immeubles d’habitation modernes et de jolies balades à faire autour des canaux. On y trouve aussi quelques cafés un peu bobo, c’est là que je me rends pour prendre mon petit déjeuner, à Pollen bakery. Du pain qui me semble délicieux, des viennoiseries appétissantes, des pâtisseries et même de quoi manger sur le pouce ou des petits déjeuners anglais complets. Je me contente de prendre un expresso, deux grosses tartines grillées avec beurre et confiture et un pain au chocolat, très bon. Je finis ma balade sous un ciel bleu sans un nuage. Aujourd’hui il va faire très beau toute la journée. A 10h30 je dis au revoir à Manchester et je prends le train pour Birmingham. Le train est bondé et à chaque arrêt les gens continuent de monter encore, au point de finir le voyage debout pour beaucoup.

Arrivée à Birmingham, je me rends à mon hôtel, à 10 minutes à pied. Pour ma dernière nuit, je me suis faite plaisir, j’ai pris une chambre au Hyatt regency, grâce à des bons de réduction sur booking. L’accueil est très agréable, le lobby très bien décoré pour noël, et malgré qu’il ne soit que midi une chambre est déjà prête pour moi au 6e étage. Mais quand je monte, je découvre une chambre rideau fermée, lit défait, lumière tamisée, j’ai presque l’impression que l’occupant va revenir d’une minute à l’autre. Je redescends voir l’hôtesse d’accueil qui s’excuse et me donne une chambre au 10e étage. L’ascenseur est transparent et on peut voir la ville défilée, vue sur la petite fête foraine installée à côté, grande roue, manège à sensation forte, patinoire éphémère. La chambre est très spacieuse, la baie vitrée immense, grande salle de bain, très grand lit, seul bémol, la baignoire, qui possède un pommeau de douche fixe, ce qui est embêtant quand on veut se doucher sans se mouiller les cheveux.

Je ne traîne pas trop, car ici à partir de 15h30, la luminosité décline rapidement et à 16h il commence déjà à faire nuit. Je prends un bus pour le jardin botanique, à dix minutes de route ou 30 minutes à pieds. Je suis un peu désarçonnée de découvrir que l’entrée est payante, 7,50£. La visite commence par des serres de plantes tropicales, bassin remplie de carpes énormes, plantes exotiques, je m’approche d’un buisson de plantes qui produit la cannelle quand un énorme rat qui sortait du buisson me frôle le pied, couine bruyamment et retourne se planquer. Je pense qu’il a eu autant peur que moi, mais perso je ne m’attarde pas et sort dans les jardins. Il fait toujours aussi beau, pas un nuage. Quelques beaux arbres remarquables, quelques érables qui ont encore leurs feuilles, dont un d’un rouge flamboyant, quelques bassins d’eau, des petits ponts, une volière…. pour l’hiver, le jardin botanique a installé des illuminations et des jeux de lumière, c’est assez sympa mais d’un autre coté, certains fils électriques bloquent le passage de certains endroits du jardin botanique, ce qui est dommage. Après ma balade retour au centre ville, je pars me balader dans le quartier atour de l’hôtel toujours sous un ciel parfaitement dégagé, Gas basin street, qui ressemble beaucoup au quartier de castlefied de Manchester: canaux, anciens entrepôts réhabilités et transformer en cafés, pubs, restaurants, ponts et passerelles pour relier les rives. C’est un peu moins vétuste et peut être mieux rénové que le quartier de Castlefied, c’est tout autant plaisant de s’y balader. Il y a un peu plus de gens, c’est aussi plus animé, mais nous sommes vendredi, veille de week end.

Je suis de retour vers 15h45 à l’hôtel pour une raison bien précise. En effet si j’ai choisi le hyatt regency c’est en partie parce que l’hôtel avait une piscine. La piscine valait plus que le coup, ce fut une bonne surprise. Pour une piscine d’hôtel, les dimensions sont pas mal, avec 16 mètres de long et une profondeur de 1m70. Il y a très peu de monde, je peux faire mes longueurs pour une petite demi heure sans gêner personne ni être gêner non plus. Comme en Islande, il y a deux saunas, un sec et un humide, un jacuzzi et un bassin d’eau froide à 12 degrés; après mes longueurs et un peu de barbotage, je passe dans le bassin d’eau froide puis sans le sauna sec dans lequel je me sens bien avant de revenir à la piscine pour quelques longueurs supplémentaires. Je suis parfaitement bien, apaisée et même régénérée. De retour dans ma chambre, nouveau souci, dans la douche il n’y a qu’un seule réglage possible pour l’eau, c’est bouillant. Impossible de me laver avec ça, je redescends à l’accueil, on m’envoie un technicien en cinq minutes et le problème est réglé. Je dîne le soir dans le quartier des canaux, chez Bistrot Pierre, un restaurant « français », enfin personnellement j’y suis allée car il proposait à la carte du poulet rôti frites et c’est exactement ce que j’avais envie. En entrée c’est houmous avec pain pita. Le poulet rôti est bon, dommage que les frites soient des frites surgelés. Avec une limonade en plus j’en ai pour 24£ ce qui reste raisonnable. Finalement, je ne suis pas fatiguée du tout, alors je me rends à la fête foraine juste à côté, puis je visite le village de noël, stands en bois, carrousel, concert avec musiciens et chanteur qui interprète de gros tubes que tout les badauds connaissent. C’est très festif, il y a une bonne ambiance et énormément de monde. Je me balade dans le centre ville piéton jusqu’à Primark qui reste ouvert jusqu’à 22h et j’en profite pour y faire un tour.

Samedi, je me réveille tôt, 7h et j’ai bien fait car j’apprends aux infos de la BBC 1 qu’aujourd’hui est un jour de grève nationale pour les chemins de fer. Je savais qu’il y avait une grève ce jour là mais je ne pensais pas que c’était nationale. Je recherche sur internet pour voir si mon train retour vers Londres est impacté, et effectivement, il n’y a quasi aucun train en circulation et depuis Birmingham c’est carrément zéro train. Je suis quand même un peu surpris de n’avoir reçu aucun mail pour prévenir de cette grève totale. Je cherche sur internet une alternative et après avoir regardé sur deux sites de bus qui affichent tous complets, je trouve une place sur le bus de 11h pour Londres avec Megabus. Évidemment c’est pas donné et surtout le temps de trajet est le double en bus, 1h30 en train pour 3h de bus, mais pas le choix, j’ai déjà beaucoup de chance d’avoir trouvé un billet de bus, car deux heures plus tard, vers 9h30, quand je retourne sur le site je découvre que tous les bus du jour sont complets. Bref c’est un peu soulagé que je me prépare pour prendre mon petit déjeuner. En effet, la veille, l’hôtesse d’accueil m’a indiqué que le petit déjeuner était offert pour compenser les désagréments de mon séjour. Je suis super contente, c’est pas grand chose mais pour une fois que j’ai une compensation, ça fait plaisir! et c’est un petit déjeuner assez exceptionnel. Il faut débourser 26£ (ou 21£ si on s’inscrit en avance la veille), et pour ce prix on a droit à un joli cadre. Bien installé, on me sert café puis on m’indique le buffet. Petit déjeuner à l’anglaise, haricot sauce tomate, tomates grillés, champignons grillés, charcuterie en tout genre, œufs brouillés ou œufs aux plats, rosties de pommes de terre. Il y a des tranches de pain de mie avec grille pain spéciale qui grille les tartines en 30 secondes. Des céréales diverses et variées, du lait entier, demi écrémé, des yaourts, un quatre quart maison, des biscuits, des barres de céréales maison, des fruits frais, mures, myrtilles, fraises, ananas frais, différents jus de fruits….évidemment j’en ai bien profiter, toast beurre, confitures, miel, café, jus de pommes, œufs brouillés, rosties, myrtilles, ananas…

A la base, le programme était de me balader une dernière fois tôt dans le centre ville avant de reprendre le train de 11h pour Londres. J’avais prévu de laisser ma valise en consigne à saint pancras ce qui m’aurait laisser entre 13h et 16h30 de libre pour aller me balader dans le centre de Londres avant de reprendre l’eurostar de 18h; mais avec la grève et le bus à la place du train, j’arrive à Londres à 15h et il me faut encore 15 minutes pour rejoindre saint pancras car le bus nous laisse à la gare de victoria. Les métros sont aussi touchés par la grève, alors en arrivant à saint pancras, je me rends à la billetterie pour voir s’il est possible de prendre un eurostar plus tôt. Je n’ai aucune raison de rester à Londres, vue l’heure à laquelle j’arrive et vue les métros impactés par la grève. Le prochain train est à 16h30 et je suis loin d’être la seule à faire la demande. Eurostar accepte sans problème ma demande car avec les grèves des transports ils sont bien plus indulgents. C’est donc avec 1h30 d’avance que je retourne en France. Cette dernière journée ne fut donc que transports et attente, dommage, me reste quand même le super petit déj offert le matin!

Personnellement j’ai beaucoup aimé ces deux villes et j’ai adoré ma balade dans le peak district, j’ai déjà prévu d’y retourner dès que possible pour faire d’autres balades. J’ai particulièrement apprécié mon séjour au Hyatt regency de Birmingham, j’ai de plus en plus envie quand je pars en voyage, d’inclure une pause détente de ce genre, piscine, spa ou autre et ce passage à la piscine et au sauna m’ont vraiment fait du bien. Un court séjour qui m’a vraiment changé les idées.

Projet 52-2022: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Organisé par Ma, les détails du challenge photo c’est ici. Chaque semaine, c’est une photo selon un thème déterminé à l’avance.

Cette semaine le thème est éclairage et bien sur en décembre, on pense aux éclairages de noël. J’ai donc pris une photo des éclairages de noel 2022 installés à la cour saint émilion à paris. Chaque année le village de bercy propose des illuminations de noêl différents et cette année ce sont des nuages et des montgolfières.

Bon week end!