Le cinéma de Hirokazu Kore Eda

Dans le cadre du challenge Un mois au Japon, je vous présente l’un des réalisateurs japonais que je préfère, Hirokazu Kore Eda, et ça tombe bien, ce mercredi sort en France son tout nouveau film, Après la tempête. Ce réalisateur né en 1962 à Tokyo est connu en France surtout depuis la sortie de son 4e film Nobody Knows.

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Je l’ai connu grâce à ce film donc, Nobody knows raconte l’histoire vraie de 4 très jeunes enfants livrés à eux même après que leur mère les aient abandonnés pour pouvoir se marier avec un autre homme. C’est probablement le film le plus dure de Kore Eda, parmi ceux que j’ai pu voir. L’histoire se situe à la fin du 20e siècle et une mère décide de laisser tomber ces jeunes enfants pour refaire sa vie. Tout le monde savait, les voisins, le propriétaire de l’appartement, les gens du quartier, mais personne n’osait rien dire par peur du scandale.

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Le film que j’ai préféré reste à ce jour Still Walking sortie en 2008, qui raconte sur une journée, la réunion d’une famille, à l’occasion de l’anniversaire de la mort du fils ainé. Autour des parents vieillissants, la fille cadette, son mari et leurs enfants et le fils cadet avec sa nouvelle femme et le fils de cette dernière. Sous un beau soleil d’été, la famille se réunit, et certaines rancœur refont surface.

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C’est un très beau film sur la famille, le couple, les relations intergénérationnelles. Kore Eda nous présente cette famille, le caractère de chacun, tout en douceur et poésie. Si certains moments sont émouvants, il y a aussi beaucoup d’humour tout au long du film. Comme souvent dans le cinéma de Kore Eda, on a droit à des scènes de la vie quotidienne, le bain, la cuisine. D’ailleurs le film ouvre l’appétit, car toutes les scènes tournent autour des différents repas de la journée, et de la préparation des plats.

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J’ai beaucoup aimé I wish, l’histoire de deux frères obliger de vivre séparément depuis le divorce de leurs parents,  et qui vont tout faire pour se rejoindre à mi chemin le temps d’une journée. C’est un peu naïf, peut être le film le plus facile d’accès pour des enfants. Mais encore une fois, c’est poétique, doux, chaleureux, et attachant.

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Tel père tel fils sortie en 2013, raconte la rencontre de deux familles que tout opposent, une riche et cultivée, l’autre pauvre et simple. Les deux familles se rencontrent à la demande d’un hôpital qui leur annonce que lors de la naissance de leurs fils respectifs, les bébés ont été échangés.

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Le film pose la question de l’amour d’un parent pour son enfant. Est il plus fort par le lien du sang, ou par le fait d’avoir élevé l’enfant? Les deux familles sont bien sur bouleversées. Comment choisir entre le fils qu’ils ont toujours connu, aimé, élevé, et le fils qui est finalement leur chair et leur sang? là encore, le réalisateur a su abordé cette question avec humanité et justesse, sans pour autant tombé dans le mélo, le film, encore une fois, ne manque pas d’humour.

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Notre petite sœur sortie en 2015 est le dernier film en date que j’ai vu du réalisateur. L’histoire de trois sœurs adultes qui vivent dans la maison familiale à Kamakura, chacune vivant librement leur vie, jusqu’à l’annonce de la mort de leur père, qu’elles n’ont pas revu depuis que ce dernier a décidé de quitter leur mère pour refaire sa vie. Elles découvrent alors qu’elles sont une demi sœur de 14 ans qui se retrouve seul ou presque. Elles décident de l’accueillir chez elles.

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Là encore toujours cette poésie, légèreté, tendresse pour ses personnages, douceur, là aussi beaucoup d’humour, on s’attache beaucoup à tous les personnages, et on adore suivre les différents rituels, le bain, la cuisine, l’alcool de poire, les différentes saisons.

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Finalement le seul film que je n’ai pas trop aimé c’est Air doll sortie en 2008, l’histoire d’une poupée gonflable qui prend vie et se pose la question de sa création. Une sorte de Pinocchio moderne. Je n’en garde pas beaucoup de souvenir, je ne l’ai jamais revu depuis sa sortie cinéma, mais je me souviens avoir pas trop accroché.

Si vous voulez vous faire une idée, son dernier film Après la tempête est sortie hier. Je l’ai vu et j’ai adoré, je vous en reparle très vite!

L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage

L'incolore, Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage

de Haruki Murakami

4/5

Tsukuru Tazaki a grandit à Nagoya entouré de 4 amis dont les noms signifient tous des couleurs, rouge, bleu, blanche et noire. Ensemble, ils formaient un groupe soudé, uni, solidaire. Le groupe se disperse avec la fin du lycée. Si les 4 amis de Tsukuru décident de rester à Nagoya pour poursuivre leurs études, Tsukuru part pour Tokyo poursuivre des études d’ingénieur spécialisé dans la construction des gares ferroviaires, comme il l’a toujours rêvé. Ils revoient régulièrement ces amis lors de ces visites à Nagoya, mais dans sa 2e année universitaire, il reçoit le coup de fil d’un de ses amis qui lui annonce qu’il n’est plus le bienvenu dans leur groupe et qu’ils ne veulent plus jamais le revoir. Tsukuru grandit avec ce rejet qui deviendra un poids et peut être un frein avec les années.

Voilà c’est une première! A l’occasion du challenge Un mois au Japon organisé par Hilde et Lou, j’ai lu mon premier roman de Murakami. L’incolore Tsukuru Tazaki et ses années de pèlerinage nous raconte donc l’histoire de Tsukuru à plusieurs étapes de sa vie, mais pas forcément dans l’ordre. On commence par sa vie à l’age de 36 ans, Tsukuru a un job qu’il apprécie sans plus, une vie assez terne et répétitive. Tsukuru n’a pas vraiment d’amis, pas vraiment de lien avec sa famille, pas de femme, pas d’enfants, il enchaine les aventures plus ou moins longues. Il n’est ni triste, ni joyeux. On voit Tsukuru dans sa période étudiante, la souffrance qu’il ressent après avoir été évincé brutalement de son groupe d’amis, sa guérison, sa rencontre avec Haida, un étudiant qui deviendra son ami, on apprend à connaitre Tsukuru, ses fantasmes, ses envies, ses pensées.

Tout au long du roman, on le voit rencontrer à plusieurs reprises sa copine avec qui les choses deviennent peut être sérieuses. Mais elle ne s’engagera pas davantage avant que Tsukuru ait le courage d’aller à la rencontre de ces amis pour guérir ses blessures. Aujourd’hui, le temps à passer et il est temps que Tsukuru apprennent pourquoi il a été rejeté 15 ans auparavant.

Ce sont les passages que j’ai préféré lire, ces rencontres avec ces amis, 15 ans après. Tsukuru les rencontre un par un, il découvre ce qu’ils sont devenu, leur vie, leur boulot, leur famille. J’ai beaucoup aimé les différentes rencontres, mais j’ai surtout beaucoup aimé le passage à Helsinki, voyage que Tsukuru entreprend pour rencontrer Noire, la dernière amie du groupe que Tsukuru va affronter.

Le roman nous parle du passage de l’adolescence à l’âge adulte, de ce coté fusionnelle dans les amitiés adolescentes, Murakami nous parle des désillusions des jeunes adultes, de l’entrée dans la vie active, la recherche de soi. Murakami nous parle de l’image qu’on a de soi et de la manière dont les autres nous perçoivent. L’écriture est douce parfois neutre, il y a beaucoup de mélancolie, d’introspection. Tsukuru doit aller au bout des choses, au bout de soi, au bout de sa quête pour pouvoir aller de l’avant. Les souvenirs sont parfois brouillés, parfois à la limite de la rêverie.

J’ai beaucoup aimé la construction du roman, ces allers et retours dans la vie de Tsukuru, son pèlerinage auprès de ces amis, qui malgré les années le connaissent mieux que personne. Si ce n’est pas un coup de cœur, il y a certains moments pleins de grâce dans ce roman qui m’ont emporté. Je lirais bien d’autre romans de cet auteur très apprécié de la blogosphère.

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Challenge Un mois au Japon: Aki café

Dans le cadre du challenge Un mois au Japon, je vous parle aujourd’hui d’une chouette découverte, le café Aki rue sainte Anne à Paris, près de la station de métro Pyramides. J’ai découvert cette adresse japonaise sur le blog d’Ori. Le café est très spacieux, il y a beaucoup de table et c’est assez rare à Paris pour le signaler, enfin un café pour lequel il ne faut pas faire la queue pour avoir un petit coin de table.

On y sert quelques repas chauds, des sandwichs chauds, des spécialités de plats à emporter japonais, des salades originales, mais surtout des pâtisseries comme les daifukus, des dorayakis, et des pâtisseries françaises revisiter au yuzu ou thé matcha. Le service est très agréable, simple et chaleureux. J’ai pu tester l’éclair au yuzu et le gâteau mille crêpes au yuzu et bien je ne m’attendais pas à aimer autant! c’est très frais, très bons et peu sucrées pour des pâtisseries. J’ai aussi testé leur chocolat chaud, qui n’est pas mal du tout, pas indigeste. J’y retournerais avec grand plaisir!

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Quelques jours à Lyon

Je me suis rendue à Lyon quelques jours en mars, pour rendre visite à une copine qui s’y est installée depuis quelques mois. Je m’y étais déjà rendue une première fois en novembre dernier. Cette fois ci j’ai eu la chance d’avoir de belles journées ensoleillées pour me balader dans les rues de la ville.

J’ai pu me balader dans le vieux Lyon, dans le quartier de la fourvière en redescendant jusque sur les bords de la Saône, dans le quartier de la croix rousse, j’ai pu retourner visiter le parc de la tête d’or sous un beau soleil, avec de belles fleurs annonciateurs du printemps, et voir quelques animaux du zoo notamment des pandas roux trop mignons.

Quelques bons salons de thés, de belles promenades, de jolies quartiers, de bons gâteaux, beaucoup de rire. Et les deux jours étaient déjà terminées! Une ville très sympa et agréable.

Challenge japon: Première neige sur le mont Fuji

Dans le cadre du challenge Un mois au Japon, organisé par Lou et Hilde, je commence avec un peu de retard, par vous parler d’un recueil de nouvelles.

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4/5

Première neige sur le mont fuji ce sont de petites histoires, des fenêtres ouvertes sur le japon. C’est  poétique, calme, reposant, pas de rebondissements affolants, mais une atmosphère qu’on ressent dans chacune des nouvelles. La première histoire est peut être ma préférée, celle d’un couple amoureux dans leurs premières jeunesses, mais séparé par la guerre. Ils se retrouvent alors qu’ils sont à un carrefour de leurs vies. La femme vient de divorcer après un mariage qui n’a été qu’échec et tristesse. Le couple se retrouve par hasard et prend la route d’Hakone, près du mont Fuji, sur un coup de tête, sur la route de leur jeunesse perdue et vont tenter de renouer avec leur amour perdu.

J’ai beaucoup aimé aussi la seconde nouvelle, celle d’un écrivain qui va rendre visite à un autre écrivain, un mentor qui aujourd’hui se meurt. ll discute avec la fille du malade sur fond d’histoire surnaturelle, de fantômes qui hantent les taxi de la région.

Il y a une nouvelle que je n’ai pas trop aimé, très abstraite et difficile à comprendre. La dernière nouvelle était jolie dans un style contemplatif sur la nature, son évolution, ses étapes, ici avec les gingkos de la rue qui perd ses feuilles.

On sent un travail d’orfèvre derrière ces petites histoires, des métaphores sur la vie et son sens tout en se promenant à Tokyo, Kyoto ou Hakone. C’est beau à lire, et ça donne envie de se lancer dans d’autre romans de l’auteur.

Les figures de l’ombre

Les Figures de l'ombre : Affiche

Les figures de l’ombre

de Theodore Melfi

Taraji P Henson, Octavia Spencer, Janelle Monae, Kevin Costner, Kirsten Dunst, Mahershala Ali

4/5

Katharine Goble a toujours été très doué en mathématique et très en avance sur les autres enfants de son âge. Grace à des parents motivés et à ses enseignants, Katherine a la possibilité de faire de très hautes études malgré le fait qu’elle soit une femme afro américaine dans les années 30. Elle et ses deux amies, Dorothy et Mary, elles aussi très douées, femme et noires, elle travaille dorénavant pour la Nasa. Comme partout aux Etats Unis, la ségrégation fait rage. Ainsi les employés afro américaines de la Nasa travaille dans un bâtiment à part. Alors que le pays fait la course avec l’URSS pour la conquête de l’espace, tout s’accélère pour la Nasa, qui doit envoyé bientôt John Glenn faire un premier voyage dans l’espace. Le chef du programme spatial demande alors le meilleur employé mathématicien pour les calculs. Katherine y est envoyé. De son coté, Mary Jackson intègre le département ingénieur, tandis Dorothy Vaughan aimerait bien avoir le titre de responsable de son service, puisqu’elle l’est déjà officieusement. Elle se met à étudier sérieusement le langage informatique fortran, persuadé qu’elle doit devenir une spécialiste de l’informatique si elle ne veut pas devenir obsolète au sein de la Nasa.

Les Figures de l'ombre : Photo

j’ai failli ne pas voir ce film, car ce jour là il faisait très beau et j’ai eu comme une envie d’aller me promener au soleil plutôt que de m’enfermer dans une salle obscure. Mais au bout de quelques minutes dehors, la foule très dense m’a soulé et quelque peu énervé. J’avais envie de calme pour mon week end, du coup finalement, je suis allée au cinéma, sans être bien convaincu.

Les Figures de l'ombre : Photo Glen Powell, Octavia Spencer, Taraji P. Henson

Au bout de 20 minutes de film, j’étais contente de mon choix, contente de voir ce film. Le film parle du quotidien difficile des femmes afro américaines des années 60, mais sans tomber dans les clichés habituels. Ici on ne parle pas de rébellion, de lutte pour les droits civiques, il n’y a pas de drames personnels, de grosses scènes dramatiques, on ne voit pas la lutte pour l’égalité des droits. On ne nous montre pas des femmes mariées à des macho ou à des hommes violents, qui ne souhaitent pas voir leurs femmes aller bosser. Ici, la ségrégation est racontée d’un point de vue intimiste, quotidien. Aller à la bibliothèque, passer devant le juge pour défendre sa cause, boire du café pendant sa pause au travail, aller au toilettes, des actes anodins qui ne le sont pas pour les afro américains des années 60.

Les Figures de l'ombre : Photo Taraji P. Henson

J’ai adoré suivre l’évolution de ces trois femmes très intelligentes, très scientifiques, très déterminée. Voir Katherine s’énerver de devoir faire plusieurs fois par jour 1km pour juste aller au toilette, la voir subir le raciste et la condescendance de ces collègues hommes et blancs, voir Mary devoir passer devant le juge pour pouvoir avoir le droit de suivre le cours supplémentaire qui lui permettrait de devenir ingénieur à la Nasa, ou Dorothy travailler plus dure et avoir des idées plus innovante, notamment en matière d’informatique pour obtenir le grade qu’elle était en droit d’avoir depuis longtemps. J’ai adoré leur soutien mutuel, leur courage, leur travail, leur passion.

Les Figures de l'ombre : Photo Jim Parsons, Kevin Costner, Taraji P. Henson

La scène de la bibliothèque avec Dorothy, la scène au tribunal avec Mary et la scène avec Katherine devant ces collègues m’ont beaucoup plut. Ce que j’ai aimé aussi c’est ce coté rien n’est tout blanc ou tout noir. Les collègues hommes blancs de Katherine l’ignore, la regarde comme une bête curieuse, l’oblige à se servir d’une cafetière différente de la leur à cause de sa couleur. Mais en même temps, quand ils apprennent à la connaitre, ils l’acceptent sans pour autant le lui dire. Ou encore la supérieur de Dorothy qui la traite avec condescendance, mais qui au final n’est pas si méchante au fond. Et les Etats Unis qui refuse d’accorder le même droit aux noirs et aux femmes, mais qui enterrent tous les préjugés quand il s’agit d’être le plus efficace possible, et battre l’URSS dans la course à l’espace.

Les Figures de l'ombre : Photo Janelle Monáe, Octavia Spencer, Taraji P. Henson

Les Figures de l'ombre : Photo

Les trois actrices principales incarnent parfaitement ces trois femmes hors normes et quand on voit que les personnages ont vraiment existé on ne peut qu’être admirative. Des femmes, noires, dans les années 60, qui ont réussi à accomplir ce qu’elles ont accomplis, c’est avec admiration que j’ai regardé les dernières minutes du film. Un film intéressant, intelligent, dont le sujet est prenant, avec de bons acteurs, j’ai passé un excellent après midi!

 

The lost city of Z de James Gray

The Lost City of Z : Affiche

de James Gray

Charlie Hunnam, Robert Pattinson, Sienna Miller

4/5

L’histoire vrai de l’explorateur anglais, Percy Fawcett. Au début du 20e siècle, Percy Fawcett, membre de l’armée britannique, marié et père d’un petit garçon, est en manque de gloire et de reconnaissance de ces pairs. Son père ayant commis certaines erreurs morales, il espère obtenir médailles et récompenses pour redorer le blason familiale. Il voit l’occasion de briller quand il est détaché à la royal geographic society. On lui confie la mission d’aller en Bolivie afin d’établir la carte géographique plus précise du pays et surtout la frontière exacte avec le Brésil en remontant le fleuve Amazone. Une mission de deux ans, difficile et éprouvante, dont Fawcett reviendra persuadé que l’Amazonie renferme les traces d’une civilisation millénaire, oubliée et perdue qu’il aimerait mettre à jour.

The Lost City of Z : Photo Sienna Miller

J’ai beaucoup aimé le dernier film de James Gray, très différent de ce qu’il nous propose d’habitude (beaucoup aimé La nuit nous appartient, bien aimé the yards, pas du tout aimé two lovers). L’histoire débute au tout début du 20e siècle, et Percy Fawcett a tout pour être heureux. Une situation correcte, une belle épouse qu’il adore et qui l’adore, et un petit garçon qui sort à peine de ses couches. Mais Percy est rongé par l’absence de reconnaissance de la part de ces pairs, qui se sont arrêtés aux fautes passées d’un père disparus depuis longtemps. Il rêve de gloire et de reconnaissance, être admirer, récompenser.

The Lost City of Z : Photo Charlie Hunnam, Robert Pattinson

Les scènes se déroulant en Amazonie sont vraiment belles tout en gardant un coté réaliste. On est pas dans la forêt enchantée, mais plutôt dans une jungle riche mais qui donne peu aux voyageurs, pleines de dangers, de la part des animaux locaux ou des indiens. Percy découvre un peuple réduit à l’esclavage par les occidentaux, les indiens sont vu comme des inférieurs. La remontée du fleuve lors du premier voyage de Percy est prenante, hypnotisant, on ne décroche pas une seconde de l’histoire et des péripéties. Le second voyage de l’explorateur avec son acolyte devenu ami, est encore plus palpitant, plus prenant, plus hypnotique encore. J’ai adoré la relation entre Fawcett et son ami Costin.

The Lost City of Z : Photo

Ces deux voyages long et éprouvants sont entrecoupés de scènes se déroulant en Angleterre,  lors du retour de Fawcett, puis de son obligation de se battre pendant la première guerre mondiale. On prend le temps de nous montrer la relation du couple Fawcett, notamment sa femme, qui l’encourage, le supporte, prend sur elle de vivre sans lui pour élever ses enfants, le temps de ses voyages. On nous montre une femme courage, déterminée, qui participe aux recherches concernant cette fameuse city mais dont le mari ne cédera jamais à la volonté de sa femme de l’accompagner dans ses périples. Et quand on voit l’enfer que ce fut parfois, on peut le comprendre.

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Un beau film sur une quête devenue obsession. Fawcett part pour trouver gloire et reconnaissance, il repart par obsession pour un lieu qui l’a envouté, une quête quasi impossible. Une histoire de famille également magnifiquement réalisé, dans des décors incroyables et dont la fin reste assez mystique.