Dernières séries vues: House of cards version UK – Alien resident – Mrs Wilson

House of Cards (1990) - Série TV 1990 - AlloCiné

Ian Richardson, Susannah Harker, Miles Andersen

Après le départ de Margaret Thatcher, le parti conservateur au pouvoir doit élire un nouveau premier ministre. Francis Urquhart, le chief whip du parti conservateur fait jouer ses relations, ses connaissances, son talent pour faire élire Henry Collinridge au poste de premier ministre en échange d’une promesse d’un poste de ministre au sein du cabinet. Cependant, si Collinridge est élu il l’est avec une faible majorité, et afin de garder une stabilité, il décide de suivre le conseil de son plus proche ami et ne remanie pas la composition du cabinet. Urquhart est prié de rester à son poste de chief whip afin de bien garder le troupeau. Mais Urquhart compte bien se venger de cette trahison. Avec le soutien de son épouse, il commence à manipuler les uns et les autres à coup de mensonges et de chantages dans le but de grimper les échelons.

House of Cards - Série (1990) - SensCritique

House of cards, dans l’esprit du plus grand nombre, c’est d’abord la série américaine avec Kevin Spacey et Robin Wright. J’ai vu et beaucoup aimé les trois premières saisons, un peu moins les saisons suivantes et pas du tout vu la dernière saison. House of cards version us, est en fait un remake d’une série anglaise qui date de 1990, et grace à Arte j’ai enfin pu la voir.

House of Cards: Season 1 (1990) — The Movie Database (TMDb)

La série suit la carrière politique de Francis Urquhart. L’anglais dans sa plus pure tradition, costume classique, accent guindé, Urqhuart est le chief whip du parti conservateur, son rôle est l’équivalent de celui d’un berger gardant ses chèvres, il doit faire en sorte que les députés de son parti votent quand il faut voter, vote ce qu’ils doivent voter, il assure la discipline. Très à l’aise dans son poste, Urquhart a en réalité de bien plus grandes ambitions et en aidant Collinridge à devenir premier ministre il espère un renouveau dans sa propre carrière.

L’originalité de la série, c’est la manière dont Urquhart s’adresse aux téléspectateurs. Il se tourne vers la caméra et s’adresse à nous pour nous expliquer sa stratégie, ou pour nous dire ce qu’il pense réellement de telle ou telle personne, parfois se contentant de nous lancer un regard entendu ou plein de saracasme.

100 best miniseries of all time | Stacker

L’acteur Ian Richardson dans le rôle de Urquhart est excellent, il incarne l’archétype du londonien bourgeois, ses costumes sombres et strictes, son parapluie, sa façon de se tenir et de parler. Les moments où il s’adresse à la caméra sont excellents. Dans le rôle de la jeune journaliste aux dents longues que Urquhart va utiliser, on retrouve celle qui incarna Jane, la soeur ainée de Elizabeth Bennett dans la mini série Orgueil et Préjugés. La saison 1 tourne autour de Urquhart et du fonctionnement de la chambre des communes, la saison 2 (to play a king) s’intéresse plus au poids que peut représenter le roi d’Angleterre face au premier ministre (dans la série, la reine est un roi fraîchement couronné). Enfin dans la saison 3 (the final cut), Urquhart se voit rattraper par certains démons du passé et lutte pour conserver le pouvoir avec pour obsession de dépasser le records de longévité en tant que premier ministre, record détenu par Thatcher. Si toutes les saisons sont intéressantes j’ai une préférence pour la 1ère.

House of Cards”: Arte diffuse la version originale de la série

Si la mise en scène est assez statique, les décors peu divers, le jeu des acteurs et l’intrigue sont excellents, l’immersion dans les dessous du monde politique anglais est passionnant et les interractions entre Urquahrt et les téléspecateurs rendent la forme plus orginale et le personnage de Urquhart moins méprisable.

Resident Alien - Série TV 2021 - AlloCiné

Alan Tudyk, Sara Tomko, Alice Wetterlund, Elizabeth Bowen, Linda Hamilton

Un extraterrestre débarque sur Terre avec pour mission de détruire toute vie humaine sur la planète. Mais en arrivant sur Terre, un accident le fait se crasher quelque part dans les montagnes du Colorado. Il doit alors rechercher et rassembler les morceaux de son appareil éparpillés dans les montaignes et pour ne pas se faire repéreer il tue et prend l’apparence du Dr Vanderspeigle, un médecin new yorkais installé pour des raisons obscures dans sa résidence secondaire, une maison isolée au bord d’un lac. Mais il reçoit alors la visite du shérif qui lui demande son aide concernant la mort suspecte du médecin de la ville. Contre son gré, il fait la connaissance des habitants de la petite ville de Patience, Asta l’infirmière en chef du cabinet médicale, le shérif et son adjointe, le maire, D’Arcy la barmaid locale, et surtout Max, le petit garçon du maire qui possède le don rare de pouvoir voir l’extraterrestre tel qu’il est vraiment alors que tous les autres le voit sous les traits du dr Vanderspeigle.

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J’ai regardé sans trop d’attente cette série de SF qui me semblait légère et sympathique et c’est exactement ce qu’est Resident alien.

La star de « Resident Alien », Sara Tomko, sur l'autorisation de se mettre  en colère – et la vérité sur Harry – Series 80

Il y a beaucoup d’humour, l’extraterrestre ne s’attendait pas à devoir rester plus de 5 minutes le temps d’allumer son arme funeste et le voila obliger de prendre apparence humaine et d’apprendre la langue et les moeurs sociales des humains en regardant la télé et en particulier la série New York district dont il devient fan.

Au fil des épisodes ont découvre les vies et les blessures des personnages, notamment Asta qui deviendra l’ami du “dr Vanderspeigle”, sans se douter qu’il s’agit d’un extraterrestre venu détruire les êtres humains. Les incompréhensions entre le shérif et son adjointe, les blessures passées que D’Arcy cammoufle derrière son humour et ses soirées alcoolisées, le couple que le maire forme avec sa femme loin d’être aussi parfait qu’il ne parait, et surtout Asta qui sort d’une relation violente avec son ex et dont on découvre les secrets de jeunesse dans des flash backs au fil des épisodes.

Resident Alien - actu-cinema-et-series-tv

La série aime utilser les flash backs mais toujours avec parcimonie et toujours en étant très utile pour l’intrigue et pour approfondir le caractère et le passée des personnages. On découvre aussi avec les flash backs les raisons de la présence de l’extraterrestre et le pourquoi de sa mission sur Terre.

C’est drôle, sympathique, on s’attache aux personnages doucement mais surement en apprenant à les connaitre au fil de dix petits épsiodes que constituent la saison 1. Il y a beaucoup d’humour, parfois un peu barré, et on ne s’ennui pas une minute, les épisodes défilent tout seul. Je verrais avec plaisir la suite.

Mrs. Wilson - Série TV 2018 - AlloCiné

Ruth Wilson Iain Glenn, Fiona Shaw

En 1963, Alicia Wilson, dactylo, rendre déjeuner avec son mari dans leur petit pavillon de banlieue comme tous les midis. Mais à peine est-elle arrivée que son mari fait un malaise et meurt d’un arrêt cardiaque. Alors que Mme Wilson organise les funérailles et essaye de se consoler avec ces deux fils, elle découvre que son mari était marié à une autre femme. Elle se remémore alors sa rencontre avec celui qui deviendra son mari, 20 ans plus tôt. Alicia, 21 ans débarque de sa campagne natale pour Londres où elle espère une vie plus passionnante que celle qui lui était promise en province. C’est la seconde guerre mondiale et Alicia souhaite participer à l’effort de guerre. Elle est engagée dans les services secret où elle retranscris toute la journée les traductions du colonel Wilson. 30 ans plus agé qu’Alicia, le colonel Wilson entame une relation avec la jeune femme.

MRS. WILSON On MASTERPIECE | KPBS

Mrs Wilson est tirée d’une histoire vraie, celle ded la grande mère de l’actrice Ruth Wilson, qui joue le rôle de sa propre grand mère. On découvre l’histoire étonnante de cette jeune femme, un peu naîve, rêvant d’une vie plus excitante que celle d’une femme mariée d’un fermier local à la campagne. A Londres, elle travaille, vit seule, participe à son petit niveau à l’effort de guerre et bientot entame une relation avec le colonel Wilson de 30 ans son ainé, marié mais en instance de divorce.

Mrs. Wilson » sur France 3 : chronique d'une désillusion amoureuse -  Redon.maville.com

Les 4 épisodes font le va et vient entre le présent et le passé. Mrs Wilson en 1963 mène une vie modeste, mère de deux grands fils. Elle va bientôt découvrir la double vie de son défunt mari, et mener l’enquête. Quelle est la part de vérité dans les dires de son mari toutes ses années et quelle est la part de mensonge. Avec de nombreux flash backs, on découvre petit à petit la vie du couple Wilson après leur rencontre, les difficultés, les allégations de son mari, les doutes d’Alicia.

La mini-série britannique Mrs Wilson diffusée ce soir sur France 3 (trois  épisodes). - Leblogtvnews

Au final, il s’agit d’une histoire banale de bigamie, l’histoire d’un homme qui commence par un petit mensonge dans le cadre de ses fonctions d’espion et finit par devenir un grand mythomane. Si au départ on pense avoir à faire à une histoire d’espionnage, de service secret, de complot, au fil des épisodes on se rend compte que l’histoire de ce couple atypique n’a rien de si exotique ou excitant, au contraire. Petit à petit, les illusions tombent et la vérité est moins palpitante que ce à quoi on s’attend en regardant le premier épisode. La série reste prenante, difficile de ne pas enchainer les épisodes, on a envie d’aller au bout du chemin avec Alicia Wilson, d’aller au bout de sa quête de vérité. La série est visuellement très réussie et parfaitement interprété. Outre l’excellente Ruth Wilson, on retrouve Iain Glenn (Jorah Mormont, Game of throne) et Fiona Shaw.

Projet 52-2021: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021

Cette semaine, le thème est géographie et j’ai pensé aux photos que j’ai souvent l’habitude de prendre à travers le hublot quand je prend l’avion. J’ai choisi une photo lors du décollage depuis l’aéroport de Nice en 2017. On peut y voir à l’extrême droite l’aéroport de Nice, au milieu le cèlèbre complexe immobilier la marina La baie des anges à Villeneuve Loubet (il faut zoomer pour apercevoir la structure), et à l’extrême gauche le port Vauban à Antibes. On voit tout au fond les Alpes.

Bon week end!

Projet 52 2021: 1 photo, 1 semaine, 1 thème

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021

Cette semaine, le thème est poésie. J’ai pensé qu’à une chose chez moi, un livre que j’ai depuis l’école primaire: un recueil de petits poèmes sur le thème des fleurs et des animaux écrit par Robert Desnos, avec de très jolies illutrations à l’aquarelle de Ludmila Jirincova. J’aimais beaucoup le feuilleter quand j’étais petite. Voici une des pages, le poème Le bouton d’or avec la jolie illustration qui l’acccompagne. Le livre n’est hélas plus en très bon état, je l’ai beaucoup manipulé quand j’étais petite et je l’ai aussi beaucoup utilisé pour y faire sécher des roses entre les pages (d’où les tâches).

Bon week end!

Projet 2021-52: 1 photo, 1 semaine, 1 thème

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021

Cette semaine le thème est “il était une fois”. Je pense évidemment aux contes. Je voulais poster une photo d’un recueil de nombreux contes, le chat botté, la princesse au petit pois, Cendrillon, Riquet à la houppe, la belle et la bête… un album qu’on m’a offert quand j’étais petite et qui m’a toujours marqué par les illustrations surtout, ce fut l’un de mes premiers livres offert rien que pour moi, et je l’ai encore aujourd’hui en bon état, mais je ne l’ai pas sous la main à l’heure où je rédige cette note, donc je me contente de poster la photo de cette album illustré du conte Cendrillon transposé dans les années 20 et illustré par Roberto Innocenti.

Bon week end!

Projet 52-2021: 1 semaine, 1 photo, 1 thème

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021

Cette semaine c’est printemps, thème très inspirant pour moi, je pense toujours fleurs, j’adore cette saison quand la nature renait. J’ai hésité avec des photos des premières fleurs de mon balcon, jacynthes, jonquilles et tulipes, puis j’ai décidé d’utiliser cette photo prise d’un arbre en fleur la semaine dernière dans la rue.

Bon week end!

Derniers films vus: Ava, Network, Ni vu ni connu, Frantz, Moon

Toujours pas de réouverture des cinémas à l’horizon, bien au contraire, toujours le confinement, et en pleine 3e vague, heureusement certaines chaines de télé diffusent encore quelques rares bons films, et puis merci internet bien sur….

Ava

de Tate Taylor

Jessica Chastain, John Malkovitch, Colin Farrell, Geena Davis

2,5/5

Après des études brillantes, Ava, sportive de haut niveau, laisse tomber un avenir prometteur en s’engageant dans l’armée pour deux ans, suite à une dispute familiale grave. S’ensuit 8 années durant lesquelles Ava coupe totalement les ponts avec sa mère, sa soeur et son fiancée. En réalité Ava est devenue une tueuse professionnelle pour le compte d’une organisation secrète. Mais depuis quelques temps, Ava est dans le colimateur de son supérieur, après avoir découvert qu’elle discutait avec ses cibles avant de les tuer, devenue curieuse de savoir pourquoi ses cibles sont devenues des êtres à abattre. Après une mission complètement foirée, Ava échappe de justesse à la mort. Elle soupçonne fortement que sa mission a été intentionnellement sabotée par son supérieur pour se débarrasser d’elle. Elle décide alors d’accepter les vacances offerts par son mentor et rend visite à sa famille. Elle découvre que sa mère a été hospitalisé et que sa soeur s’est installée avec son ex fiancée.

Ava: Geena Davis

En grande fan de Jessica Chastain, j’ai bien évidemment regardé Ava produit par Netflix. Je ne partais pas très enthousiaste car jusqu’ici les films produits par netflix ne m’ont pas laissé des souvenirs impérissables et hélas, Ava ne fait pas exception.

Dès le générique du film on comprend qu’on n’a pas affaire à un chef d’oeuvre, un générique long, poussif, vieillot, qui me rappelle les génériques de films d’espionnages des années 90. Une compilation d’articles de presse, de dossiers, de photos qui permettent en trois minutes de faire comprendre aux spectateurs la vie d’Ava avant de devenir tueuse professionnelle: brillantes études, sportive de haut niveau, carrière dans l’armée…c’est vraiment pas subtile.

Ava: Jessica Chastain

Tout est un peu cliché dans le film, on espère faire d’Ava une sorte de Jason Bourne au féminin. Atomic blonde avec Charlize Theron avait réussi le pari. Ici le film manque d’originalité, de nouveauté, une femme qui se bat, qui frappe et se fait frapper, quelques scènes d’actions correctes, des images qui rappellent un peu Alias, une histoire de famille des plus classique, des personnages secondaires pas assez approfondis. Jessica Chastain se débrouille comme elle peut avec un scénario un peu faible et des dialogues ordinaires. Malgré un casting prestigieux, chacun fait le minimum syndicale, John Malkovitch est moyen dans un rôle là encore cliché. Seule Geena Davis s’en sort bien. Un film court qui n’ennuit pas mais vite oublié.

Network, main basse sur la télévision: Faye Dunaway, Peter Finch

de Sidney Lumet

Ned Beatty, William Holden, Faye Dunaway, Robert Duvall

4,5/5

Dans les années 70, la chaine de télé UBS est rachetée par un conglomérat CCA. Franck Hackett décide de renvoyer Howard Beale, le journaliste présentateur du journal télé de UBS, en perte d’audience malgré les protestations de Max Schumacher son ami et rédacteur en chef. Howard, en dépression depuis la mort de sa femme, ne supporte pas l’idée de se retrouver au chomage et annonce en direct son attention de se suicider dans l’indifférence générale.

Peter Finch et William Holden

Je connaissais Network de nom, film culte qui dénonce les dérives des médias de masse et de la télévision en particulier. Rachat des chaines par des conglomérats, obsessions des audiences dans l’unique but de vendre au plus chères les plages de pub qui entrecoupent les nouvelles, mort du véritable journalisme au profit du sensationnel et du spectacle pour faire monter l’audience. Les thèmes abordés m’ont rappelé un peu le film Révélation de Micheal Mann, notamment le personnage de Schumacher qui rappelle beaucoup le personnage d’Al Pacino dans le film.

Le casting est puissant, Faye Dunaway est excellente dans le rôle d’une productrice qui ne pense qu’à l’audience, l’argent, le pouvoir, et qui semble n’avoir aucune émotion si ce n’est quand il s’agit de lire les audiences des émissions qu’elle produit. William Holden incarne parfaitement le journalisme à l’ancienne qui voit sa profession sacrifiée sur l’autel de l’argent et du pouvoir.

Faye Dunaway et William Holden

Le film n’est pas forcément fort sur la forme et sur le rythme, mais sur le fond et sur le casting, c’est une vraie réussite. Le film date de 1976 et pourtant son analyse sur les médias, les chaines d’info, la course à l’audience, le rachat des chaines par des conglomérats économiques, les informations qui ne servent qu’à une chose, vendre de la pub et faire du fric, tout est toujours d’actualité aujourd’hui, d’où un film qui n’a pas prit une ride malgré la mode vestimentaire et capillaire des personnages.

Le film possède également quelques scènes cultes, notamment les scènes dans lesquelles le journaliste Howard Beale déclame les vérités dans sa nouvelle émission télé, et surtout la scène dans la salle de conférence vide et sombre dans laquelle le grand chef, Jensen, interprété par l’excellent Ned Beatty, hurle en cinq minutes ce qu’il faut retenir du film, une explication sur la réalité du monde, bien au dela de la mort du journalisme. Un film à voir.

Frantz

de François Ozon

Pierre Niney, Paula Beer

3,5/5

Après la fin de la première guerre mondiale, dans une petite ville d’Allemagne, Anna ne se remet de la mort tragique de son fiancée, Frantz, mort dans les tranchées en 1918. Elle vit dans la maison des parents de son défunt fiancée, qu’elle considére comme ses parents et se rend tous les jours sur la tombe de Frantz. Un jour un français, Adrien Rivoire leur rend visite. Il explique avoir très bien connu Frantz avant la guerre lors de leurs études à Paris. Si au début le père de Frantz rejette les visites d’Adrien, il finit par apprécier le jeune homme tout comme sa femme et Anna qui ont l’impression de faire revivre Frantz au travers des souvenirs qu’Adrien leur raconte.

Frantz: Ernst Stötzner

Frantz aborde les thèmes de la guerre, ces causes absurdes, ces effets catastrophiques. Pourquoi Frantz, ce jeune homme intellectuel, doué au violon, aimant rire et lire s’est retrouvé enterré sous les gravats, criblé de balles dans les tranchées. La culpabilité du père qui par patriotisme a poussé le fils à partir défendre l’honneur de son pays, la tristesse infinie d’Anna qui a pense avoir perdu la chance de tout bonheur avec la mort de Frantz, et cet Adrien plein de douleur et de remords qui rend visite à la famille de Frantz, et dont on découvre doucement les souvenirs passés.

Frantz: Pierre Niney, Paula Beer

C’est surtout sur le plan visuel que le film est réussi, une magnifique photographie en noir et blanc. Et puis l’autre point fort du film c’est Paula Beer dans le rôle d’Anna, touchante tout en douceur, pleine de douleur et n’arrivant pas à faire son deuil.

Moon

de Duncan Jones

Sam Rockwell

3,5/5

Dans un futur proche, la Terre n’a plus les ressources énergétiques nécessaires à la survie de l’homme moderne. Heureusement sur la Lune, un minerai permet d’alimenter la planète sans limite. La société Lunar est la seule société à exploiter les minerais grace à une base installée de manière permanente. Tout est automatisé sur place, des forages, jusqu’à l’acheminement pour l’envoi sur Terre. Cependant, en plus des machines et de l’intelligence artificielle nommée GERTY, un humain est présent pour parer tout problème, Sam Bell. Pour éviter de former trop souvent du personnel, l’ingénieur chargé de s’installer sur la base signe un contrat de trois ans durant lesquelles l’ingénieur embauché s’investit 24/24 sans retour sur Terre. Mais alors qu’il arrive à quelques semaines du terme de son contrat et de son retour très attendu sur Terre, Sam a des hallucinations et ne tardent pas à avoir un accident.

Moon: Nathan Parker

J’adore Sam Rockwell. Je l’avais surtout remarqué dans Galaxy quest, Confession d’un homme dangereux, les associés. Puis ensuite, je l’ai adoré dans H2G2 le guide galactique, l’assassinat de Jesse James et plus récement, Sam Rockwell m’a beaucoup marqué dans Vice, Three billboards, Jojo rabbit et Le cas Richard Jewell.

Moon: Nathan Parker

Moon a la particularité d’être un huis clos sur cette base perdue sur la lune. Sam Bell commence à avoir du mal à vivre loin de la Terre et à hâte de voir enfin sa femme et sa fille. Mais voilà qu’il a des hallucinations, GERTY semble cacher des secrets, et bientôt Sam Bell découvre la terrible vérité. Le temps passe vite avec Moon, Sam Rockwell est toujours excellent, l’histoire tient bien la route, reste originale sans révolutionner le genre. Jusqu’au bout on se demande comment tout ça va finir. Un bon film de science fiction.

Ni vu ni connu

de Yves Robert

Louis de Funès, Moustache, Pierre Mondy, Claude Rich

4/5

Dans les années 50 dans le petit village de Montpaillard, le braconnier Blaireau fournie la ville entière en poissons et gibiers dans les périodes où la chasse et la pêche sont interdites. Mais Parju, le garde champêtre rève de mettre un terme aux agissements du braconnier mais ce dernier est trop malin pour se faire prendre. Parmi les notables de la ville certains souhaitent protéger les activités de leurs pourvoyeurs de gibiers et de poissons, et d’autres estiment qu’il faut absolument y mettre un terme!

Ni vu ni connu - Film Blu-Ray - DvdCritiques

Voilà l’un des premiers films de De Funès dans lequel il joue l’un des rôles principaux et qui a lancer sa carrière. Le film est drôle, léger, sympathique, tous comme les personnages, les riches propriétaires de vins qui rêvent de voir leur fille rebelle se marier, le directeur de la prison (joué par Pierre Mondy) qui chouchoutent les prisonniers, les laissant même aller au cinéma le soir, le maire qui souhaite arrêter Blaireau pour montrer à ses administrés qu’il fait son boulot, l’avocat de la ville qui souhaite devenir maire à la place du maire, le professeur de piano timide qui n’ose pas déclarer sa flamme (joué par Claude Rich) et bien sur Blaireau, ingénieux, malin, adroit, avec l’aide de son toutou gentillement appelé “fou le camp”.

Louis De Funès dans "Ni vu ni connu" - Louis De Funès, un acteur génial

Réalisé par Yves Robert dont j’aime beaucoup les films (le château de ma mère, la gloire de mon père, le grand blond avec une chaussure noire, un éléphant ça trompe énormément et nous irons tous au paradis). Un film que je reverrais avec plaisir.

Projet 52-2021: une semaine, une photo, un thème

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021

Cette semaine le thème est “En musique”. J’ai réfléchi et j’ai pensé assez rapidement à mes partitions de piano. A l’école maternelle, ma maitresse avait remarqué que je reproduisais des gestes très précis d’un chef d’orchestre quand elle nous faisait écouter de la musique classique. Elle a raconté l’histoire à mes parents et quand j’ai demandé à l’âge de 6 ans un piano, mes parents se sont dit que je serais peut être une future Mozart. Mon père m’a alors acheté un piano qu’il a eu pour presque rien lors d’une vente aux enchères faites dans une école de musique qui avait fermée ses portes. Hélas pour mes parents, je refusais nette de prendre des cours de solfège au conservatoire et à part ma voisine qui m’a donné quelques cours de piano, ma carrière de musicienne en est restée là! Mais je n’ai jamais oublié les petites choses qu’on m’a apprise et quand j’ai fini mes études, j’ai pris des cours de piano. J’ai appris à lire des partitions et aujourd’hui, j’aime bien jouer quelques morceaux notamment des extraits de musiques de films et le morceau que je maitrise un minimum, Sonate au clair de lune de Beethoven. Bien sur je joue en amatrice, juste pour mes oreilles et ça me suffit!

Bon week end!

Projet 52-2021: 1 thème, 1 semaine, 1 photo

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021

Le thème de la semaine c’est “un petit peu de “. J’étais pas très inspirée au début et puis j’ai pensé à “un petit peu de douceur” avec mon gâteau d’anniversaire, un opéra, l’une de mes patisseries préférées depuis que je suis petite, mais seulement quand il est bien fait, ce qui n’est pas si facile à trouver!

Bon week end!

Derniers films vus

The Dig

de Simon Stone

Carey Mulligan, Ralph Fiennes, Lily James

4/5

En 1939, Edith Pretty riche veuve, engage le terrassier et archéologue amateur Basil Brown pour entamer des fouilles sur sa propriété sur laquelle des tertres très anciens restent inexplorés. Bientôt il déterre un navire funéraire très ancien qui va bouleverser le monde de l’archéologie. A la veille de la seconde guerre mondiale, le British museum et le musée local s’affrontent pour récupérer les produits de la fouille.

The Dig: Carey Mulligan, Ralph Fiennes

L’histoire vraie de cette découverte historique en 1939, à quelques mois de l’entrée en guerre du Royaume Uni. On suit la riche veuve Mme Pretty, qui élève seul son fils Robert et qui souhaite explorer les tertres qui se trouvent sur son domaine. Il est clair qu’ils ont une valeur historique mais personne ne se doutait que l’un des tertres recouvraient un navire funéraire qui allait remettre en cause certains faits historiques, l’idée que l’on se faisait du moyen âge, de la culture des anglo saxons du 6e siècle. Basil Brown est celui qui mettra à jour cette découverte avec l’aide de Mme Pretty. Il n’a pas fait de longues études, n’a pas de diplôme prestigieux, mais il a l’expérience du terrain, la passion et les connaissances. La compétence d’un monsieur personne face à l’arrogance des intellectuels du british museum. Entre deux découvertes historiques et les annonces concernant l’entrée en guerre du Royaume Uni, le film nous brosse aussi quelques portraits intéressants. Basil qui a toujours souffert du manque de reconnaissance des élites intellectuels, Mme Pretty qui souffre d’une solitude depuis la mort de son mari et qui doucement s’affaiblit à cause de problèmes cardiaques, Robert qui a une belle imagination et rêve d’aventure, puis doucement le film introduit d’autres personnages, Rory Lomax le jeune cousin de Mme Pretty, engagé dans la RAF, passionné de photo et qui photographie les fouilles et l’équipe d’archéologues venu du british museum, en attendant d’être appelé pour partir à la guerre. Il y a aussi la jeune et intelligente Peggy, archéologue pour le british museum, mariée à un collègue, mais qui commence à comprendre que son nouveau mari ne ressent aucune attirance pour elle.

The Dig: Lily James
The Dig: Carey Mulligan, Ralph Fiennes

Il y a de très beaux moments dans le film, la scène dans laquelle Mme Pretty et son jeune fils passent la nuit allongée sur les ruines du navire funéraire sous les étoiles, Robert racontant une belle allégorie à sa mère mourrante, les scènes de tête à tête entre Peggy et Rory à la veille de son départ pour la guerre (dont le style m’a un peu rappelé celui de Terrence Malick), les scènes pleines de retenues entre Basil et sa femme, le tout filmé avec une très belle lumière. C’est un film dont la lumière attire et retiens jusqu’au bout, j’ai beaucoup aimé suivre le chemin de ses personnages, la découverte historique avec la menace de la guerre que tout le monde voit venir, un jolie film avec un beau casting, Ralph Fiennes, Carey Mulligan et Lily James entre autre.

Rebecca

de Ben Wheatley

Lily James, Armie Hammer, Kristin Scott Thomas

3,5/5

Dans les années 30, une jeune femme qui manque d’assurance n’a pas eu d’autre choix, à la mort de ces parents, de devenir dame de compagnie pour Mme Van Hopper. Elle espère ainsi voyager gratuitement mais supporter Mme Van Hopper n’est pas chose aisée. Alors qu’elles sont installées à Monte Carlo pour un moment, elles font la connaissance de M. de Winter, un aristocrate anglais, riche héritier d’une des demeures les plus célèbres d’Angleterre, Manderley. De Winter intrigue énormément Mme Van Hopper car il est veuf depuis un an et d’après les rumeurs il ne se remet pas de la disparition de sa femme Rebecca connue pour sa grande beauté. Mme Van Hopper étant malade et alitée, la jeune demoiselle de compagnie rencontre à plusieurs reprises M. de Winter, qui l’invite chaque jour à sortir avec lui. Alors qu’elle est sur le point de devoir suivre Mme Van Hopper qui souhaite quitter Monte Carlo, M. de Winter l’a demande en mariage.

Rebecca: Lily James
Rebecca: Kristin Scott Thomas, Lily James

J’avais lu le roman de Daphné du Maurier dont est tiré l’histoire du film et j’avais vu l’adaptation d’Alfred Hitchcock. J’ai regardé cette nouvelle version sans préjugés. L’histoire est assez fidèle au roman avec cette pointe de modernité obligée pour ne pas être totalement indigeste, notamment par rapport à la version d’Hitchcock dans laquelle l’héroine est un peu niaise, qu’on a envie de secouer un peu. Dans cette version la jeune héroine est décrite de manière un peu plus moderne tout en restant fidèle à l’histoire, notamment dans la partie où elle flirte et sort avec De Winter, ce qui l’a rend quand même un peu plus crédible et moins pénible. Elle est aussi décrite avec un peu plus d’assurance dans la partie où elle fait connaissance avec son nouveau rôle de maitresse de maison sans pour autant révolutionner le personnage, elle reste dominée par Mme Danvers et perdue dans son nouveau monde.

Rebecca: Armie Hammer, Lily James

Le film reste agréable à regarder, sans être particulièrement marquant, sans innovation particulière par rapport à l’histoire originale, un peu plus lisse sur certains aspects notamment l’amour ambigue de Mme Danvers pour Rebecca quand elle était vivante. Cette nouvelle version privilégie l’évolution de l’héroine, ses interactions avec les autres personnages, ses découvertes, c’est plus un film d’atmosphère qu’un vrai film noir à suspense, comme l’avait fait Hitchcock.

Raccrochez, c'est une erreur!

de Anatole Litvak

Barbara Stanwyck, Burt Lancaster

4/5

Leona, hypocondriaque, est alitée en attendant le retour de son mari. Alors qu’elle tente de joindre son mari au téléphone, la standardiste commet une erreur et Leona tombe sur une conversation entre deux hommes qui mettent au point un meurtre prévu le soir même. Alors qu’elle tente de convaincre la police, le peu d’éléments qu’elle possède ne permet pas de faire quoique ce soit. Petit à petit au fil des appels téléphoniques, Leona apprend certaines choses sur son passé, sur son mari, et commence par comprendre certaines choses.

Raccrochez, c’est une erreur (Arte) : une histoire vraie pour l’assassinat de Barbara Stanwyck par Burt Lancaster ?

J’ai beaucoup aimé ce film noir. Au départ, Leona semble une femme riche, mariée, malade, alitée, faible. Au fur et à mesure qu’elle reçoit des appels de vieilles connaissances, de son mari, de son médecin, on a droit en flash back à des moments du passé de Leona et on découvre sa personnalité. La fille d’un très riche industriel, pourrie gâtée, qui n’a pas l’habitude qu’on lui dise non. La manière dont elle décide de son mariage, de la vie de son mari dans les moindres détails, on découvre une Leona capricieuse, qui infantilise son mari, qui ne pense qu’à son bonheur, mais la personnalité de Leona est un peu plus complexe que ça.

Raccrochez, c'est une Erreur (Sorry, wrong Number) (1948) d'Anatole Litvak  - Shangols

Le film se passe quasi exclusivement avec Leona dans son lit, avec des flash back et des flash back dans les flash back. C’est finement menée jusqu’à la fin du film où les cinq dernières minutes sont très tendues, pleines de suspenses, avec deux excellents acteurs.

Enola Holmes

de Harry Bradbeer

Millie Bobby Brown, Henry Cavill, Helena Bohnam Carter

3/5

A la fin du 19e siècle en Angleterre, Enola Holmes grandit dans la grande maison familiale avec sa mère Eudoria. Ses deux célèbres frères, Sherlock et Mycroft ont quittés le domicile familiale quand Enola était encore très petite, et elle n’a que peu de souvenirs d’eux. Sa mère l’a élevé avec des principes modernes, mélangeant l’intellect et le physique. Ainsi Enola apprend la littérature, les mathématiques, la géographie, la chimie mais aussi les sports de combats. Le jour de ces 16 ans, Enola découvre que sa mère a mystérieusement disparue. Ses frères débarquent et désapprouvent le comportement libéré de leur soeur et l’éducation que leur mère lui a donné. Alors que Enola découvre des indices laissés par sa mère, ses frères ne l’a prenne pas au sérieux. Ils décident d’envoyer leur encombrante soeur dans un pensionnat pour qu’elle apprenne à tenir son rôle de femme mais Enola se déguise et s’enfuit à Londres pour suivre la piste de sa mère.

Enola Holmes: Millie Bobby Brown, Helena Bonham Carter

Le film est tiré d’une série de romans jeunesse dont j’avais lu le premier tome, mais ça remonte à loin et je n’en ai pas beaucoup de souvenir. J’ai trouvé le film sympa à voir, mais comme souvent pour les films (et pas les séries) netflix je n’en garderais pas un souvenir impérissable.

Enola Holmes: Sam Claflin, Millie Bobby Brown, Henry Cavill

J’ai bien aimé Henry Cavill dans le rôle de Sherlock, ce frère qui ne connait pas cette petite soeur arrivée trop tard dans sa vie mais qui ne peut s’empêcher d’être impressionner par ses capacités et sa détermination. Beaucoup d’aventures, de suspense et d’humour, on prend plaisir à regarder Enola changer de costume, de déguisement, de rôle, de fuir, de s’adapter, de se battre, de ne rien lâcher. Derrière le divertissement, le film dénonce la condition féminine de l’époque, où une femme n’avait le droit de ne rien faire, ne rien dire, n’a le droit à rien et se retrouve toujours sous la coupe d’un homme. Ici Eudoria, la mère de Mycroft, Sherlock et Enola, se fait engueuler et rabaisser comme une enfant par son fils ainé, qui a presque droit de vie et de mort sur elle.

Solo: A Star Wars Story

de Ron Howard

Alden Erhenreich, Emilia Clarke, Woody Harrelson, Donald Glover, Thandie Newton, Jon Favreau, Paul Bettany

3,5/5

Sur la planète Corellia, 6 ans après la chute de la république et l’avènement de l’empire, Han ne rêve que d’une chose, échapper à un destin qui ne lui apporte que pauvreté et exploitation. Il a un plan qui semble infaillible pour s’échapper de Corellia en compagnie de sa copine Qi’ra mais au moment de passer la douane, ils sont repérés et Qi’ra se sacrifie et se laisse arrêter pour que Han puisse fuir. Plusieurs années plus tard, Han ne pense qu’à retourner sur Corellia pour tenir sa promesse et sauver Qi’ra. Mais depuis son départ, il n’a pas réussi à y retourner. Pilote pour l’empire puis soldat, il finit finalement par se sortir de l’armée impérial en rejoignant l’équipe du contrebandier Tobias Beckett en compagnie d’un certain Chewbacca.

Solo: A Star Wars Story: Joonas Suotamo, Alden Ehrenreich

A sa sortie ciné j’avais entendue de bien mauvaises critiques sur ce nouveau film de l’univers star wars. Je ne l’avais pas vu à sa sortie ciné, je ne sais pas trop pourquoi, peut être un manque de motivation. Au final, je ne suis pas aussi négative que beaucoup de critiques que j’avais lu à l’époque. Le film raconte la jeunesse de Han Solo, le célèbre contrebandier devenu une des figures phares de la résistance contre l’Empire.

Solo: A Star Wars Story: Alden Ehrenreich, Woody Harrelson, Emilia Clarke, Joonas Suotamo

On y raconte sa rencontre avec Chewbacca qui deviendra son meilleur ami, son premier amour, sa rencontre avec son vaisseau chéri le faucon millénium, son amitié avec Lando Calrissian, ses années difficiles qui lui permettent de devenir le personnage que l’on connait dans les films star wars. Y’a beaucoup d’aventure, d’humour, des personnages loin d’être lisses ou manichéens, rien n’est tout blanc ou tout noir. C’est donc un film qui reste agréable à regarder, divertissant, sympathique avec de bons acteurs dont notamment Woody Harrelson qui est toujours bon quelque soit le film dans lequel il joue. Pas le meilleur de la franchise star wars, mais pas la catastrophe que je pensais.

Rouge rubis

de Félix Fuchssteiner

Maria Ehrich, Yannis Niewohner, Laura Berlin

3/5

A Londres, Gwendolyn est une lycéenne ordinaire. Elle partage son temps entre sa meilleure amie au lycée et sa famille étrange. En effet, Gwendolyn vit avec sa mère et son petit frère dans la grande maison familiale qui abrite également sa tante, sa cousine, sa grande mère, sa grande tante. Depuis petite Gwendolyn a été traitée par sa famille comme le vilain petit canard, car la tradition ancestrale veut que à chaque génération une jeune fille, née à une date bien précise, reçoit à ses 16 ans un pouvoir particulier et il semble que l’élue soit sa cousine. Ainsi, Gwendoline ne représente rien alors que sa cousine Charlotte est traitée comme une princesse, suivant des cours particuliers, allant à des réunions secrétes pour la préparer à utiliser son don dès qu’elle le recevra. Cependant alors que les deux jeunes filles fêtent leurs 16e anniversaire, il semble bien que les calculs soient erronés, c’est Gwendolyn qui reçoit le fameux pouvoir. Il s’agit en réalité du pouvoir de voyager dans le temps. Elle doit alors suivre une formation accélérée pour ne pas se perdre dans ses sauts dans le temps intempestifs. Elle découvre l’organisation secrète dont elle avait été jusqu’ici écartée, elle découvre de lourds secrets de famille et l’objectif de tous ces voyages dans le temps;

Rouge rubis: Maria Ehrich, Laura Berlin

J’étais tombée dessus complétement par hasard un soir à la télé. Il s’agit d’une trilogie tirée de romans jeunesse allemand. C’est surtout le premier film qui m’a plut, j’ai bien aimé l’héroine, Gwendolyn, sa personnalité spontanée, sans chichis. J’ai beaucoup aimé la voir dans son quotidien, la voir à l’école, puis découvrir son pouvoir, la voir destabiliser par des sauts dans le temps incontrôlables. Puis sa découverte de l’organisation secrète, son manque de snobisme, qui fait qu’elle ne rentre pas dans le cadre. Afin de ne pas détonner quand elle débarque au 18e ou 19 e siècle, sa cousine Charlotte a passé sa vie à apprendre à se tenir, à s’habiller, parler, a appris l’escrime, l’équitation, tous ce que n’a jamais appris Gwendolyn.

Voir toutes les photos du film Bleu Saphir et affiches officielles du film  en diaporama

La romance avec Gideon reste mignonne, classique, efficace pour une histoire destinée à la jeunesse. Il y a beaucoup d’humour, beaucoup d’aventures, de péripéties, de rebondissements, ce qui rend le film facile à regarder, divertissant, reposant. Les deux autres films, Vert émeraude et Bleu saphir, m’ont moins plut, il y a aussi des incohérences temporelles, comme c’est souvent le cas dans les films qui parlent de sauts dans le temps, surtout qu’ici, ce n’est pas la préoccupation première de l’histoire, il me semble. Je ne sais pas si c’est plus cohérent ou plus réaliste dans les romans, et si ces incohérences sont dûes à une adaptation trop rapide ou simplifiée des romans, car je ne les ai pas lu. Reste que les deux suites sont quand même plaisantes à voir.

L'Aigle s'est envolé

de John Sturges

Micheal Caine, Donald Sutherland, Robert Duvall

4/5

En 1943, Mussolini vient d’être enlevé, ce qui donne l’idée à Hitler de faire enlever Winston Churchill. Le colonel Radl est chargé de mettre en place cette mission, tout en pensant que ça n’ira jamais jusqu’au bout. Mais finalement, entre Devlin un mercenaire de l’IRA qui travaille avec les allemands, Starlight, une anglaise qui est en fait un agent secret pour l’Allemagne nazi et Steiner un officier banni par l’armée allemande mais qui bosse avec ses hommes sur les missions qu’on lui donne histoire de ne pas s’ennuyer, la mission est finalement mise sur pied. Churchill est sensé passer quelques jours de vacances dans un village isolé de la côte est de l’angleterre, l’occasion de tenter leur chance

L'Aigle s'est envolé

J’ai bien aimé ce film de guerre un peu différent, un peu décalé. On suit les différentes parties se mettre en place dans le but d’enlever Churchill. Radl un officier de l’arméer allemande, un officier à l’ancienne, plein de retenu, de dignité, une conception de l’honneur, tout comme le personnage de Steiner joué par Micheal Caine, cet officier qui a été exilé avec tous ces hommes sur une ile, puni d’avoir désobéi aux ordres. Steiner est lui aussi un homme d’honneur, digne, dont la parole vaut tout l’or du monde, qui joue selon les règles et ne triche jamais. Avec ces hommes il accepte la mission, pour le challenge et ne pas rester dans l’inaction. Plus que des soldats ce sont des professionnels.

L'aigle s'est envolé, John Sturges (1976) | La saveur des goûts amers

Pas mal de rebondissements, de suspense, une louche d’humour so british, un brin de cynisme, et des acteurs excellents en particulier Micheal Caine en homme d’honneur, Robert Duvall en officier désabusé et Donald Sutherland en mercenaire cynique.

War Dogs

de Todd Phillips

Miles Teller, Jonah Hill, Ana de Armas, Bradley Cooper

3,5/5

Au début des années 2000, David essaye de gagner honnêtement sa vie en faisant des massages. Pour améliorer son niveau de vie ainsi qu’à sa compagne enceinte, il tente de vendre des draps de qualité à des maisons de retraite mais David n’a aucun don pour le commerce ou pour convaincre les clients. Il retrouve lors d’un enterrement son ami d’enfance Efraim. Ce dernier lui propose de travailler avec lui. Il profite d’une faille dans le système utilisé par l’armée américaine qui lui permet de gagner correctement sa vie. En effet avec le début de la guerre en Irak, l’armée américaine est obligée de passer par des appels d’offre public pour toutes commandes de fourniture, des agrafes jusqu’aux armes les plus chères. Efraim lui se contente de récupérer tous les petits marchés insignifiants que les grosses entreprises délaissent, car moins rentables. Très vite Efraim et David prennent la confiance, veulent toujours plus et se lancent dans les appels d’offre plus importantes jusqu’à décrocher un marché de plusieurs centaines de millions de dollars concernant des armes pour l’armée américaine.

War Dogs: Jonah Hill

Je suis tombée dessus par hasard et j’ai finalement regardé le film jusqu’au bout très tard un soir. Tiré d’une histoire vrai, c’est l’histoire de deux hommes qui tentent de réaliser le rêve américain, devenir riche en partant de rien et en comptant que sur leur travail, leur audace et un coup de poker. David tente tant bien que mal de rester honnête mais l’influence de Efraim qui a toujours eu du bagou et de l’assurance, l’entraine dans une spirale compliquée. Vendre des fournitures insignifiantes pour devenir au final marchand d’arme sans même le vouloir. David et Efraim ne comptent pas leur temps passé au boulot, leur détermination à gagner, ils prennent des risques mais la frontière entre profiter du système et glisser doucement dans l’illégalité est très fine.

War Dogs: Jonah Hill, Miles Teller

Le casting est sympa, il y a du suspense, de l’humour, ça se laisse voir sans s’ennuyer. Le film rentre dans les détails techniques pour expliquer le système de l’appel d’offre et ses failles, à l’instar du film The big short de Adam McKay, les explications sont faites de manière didactiques, rapides et efficaces, pour ne pas perdre le spectateur. Le sujet rappelle aussi le film de Andrew Niccols Lord of war, qui raconte l’ascension et la chute d’un marchand d’arme.

Projet 52-2021: 1 semaine, 1 photo, 1 thème

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021

Cette semaine, le thème est boisson chaude. Les boissons chaudes, ça me fait penser à chocolat chaud et surtout les deux boissons chaudes que je bois le plus, le thé et le café.

J’ai pris en photo un petit florilège des mugs et théières que je possède. J’adore les mugs, la plupart chez moi ne servent jamais à boire le thé, mais servent à décorer ou à y mettre tout un tas de petits trucs. Sur la photo, on peut voir une théière aux couleurs du drapeau du Royaume Uni qu’on m’a offerte, une théière bleue que j’ai ramené du Japon, un bocal pour conserver le thé en vrac que j’ai déniché à Camden Market à Londres, ma boite à thé offert par le palais du thé, un mug de la série The wire que j’ai ramené de New York, une petite tasse à café Her royal highness acheté en Ecosse, un très joli pot à lait en porcelaine que j’ai trouvé dans une très jolie boutique à Bath, un mug mind the gap du métro londonnien, et enfin, le mug qui me sert à boire du thé ces jours-ci, celui à droite avec les petites fleurs bleues, de la marque Laura Ashley que j’avais acheté à Bergen en Norvège. J’ai d’autres mugs, mais on va s’arrêter là!

Bonne soirée!