Dernière lecture: La mort dans les nuages d’Agatha Christie – L’ile de Peter de Alex Nikolavitch – Wildfire de Ilona Andrews – Agatha Raisin la quiche fatale de MC Beaton

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La mort dans les nuages

de Agatha Christie

4/5

Hercule Poirot rentre à Londres par le vol de 8h45. A son bord que le gratin: une lady, une vénérable, une jeune femme qui a gagné au loto, un dentiste, un père et son fils célèbres archéologues français, un écrivain, un médecin…et une vieille dame qui à l’atterrissage ne se réveille pas. Hercule Poirot n’est pas content, comment un meurtrier à pu avoir l’audace d’assassiner sous ses yeux? hors de question de se laisser humilier de la sorte pour le détective belge. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne découvre qui a fait le coup.

Un bon cru que cet Hercule Poirot! le célèbre détective prend l’avion et bien entendu, un meurtre à lieu durant le vol. J’ai beaucoup aimé suivre l’enquête, surtout que Poirot est très actif dans ce tome ci. Il fait des filatures, part à Paris, revient en Angleterre, côtoie la haute société, des archéologues, un romancier, un dentiste. J’ai aussi beaucoup aimé la collaboration amicale entre l’inspecteur Japp, l’inspecteur Fournier et Poirot. Son duo avec la jeune et jolie Jane Grey est très sympathique. Il y a quelques touches d’humour, du suspense, on ne s’ennuie pas! J’ai revu l’adaptation télé peu de temps après et pour le coup, le roman est bien meilleur.

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L’ile de Peter

de Alex Nikolavitch

2.5/5

L’inspectrice Wednesday et son coéquipier parcours les rues de Manhattan. Ils gardent à l’œil un certain Joab, un chef de gang. Ce dernier est à la recherche d’un certain petit homme à lunette et au ventre rebondi appelé Mouche. Elle retrouve le Mouche en question mais  alors que Mouche semble s’évaporer dans une vapeur étrange, Wednesday et Joab sont entrainés dans son sillage et se réveillent sur une ile tropicale aussi étrange que mystérieuse. Wednesday y découvre des pirates, des indiens, un crocodile qui fait tic tac, et un homme enfant qui semble boudé au sommet de l’ile…

Le principe de départ est originale,  une flic de New York propulsée sans le vouloir sur une ile perdue dans l’espace temps et qui s’avère être l’ile de Peter Pan, une ile aux propriétés magiques, surnaturelles, figée dans le temps depuis plusieurs siècles. J’ai eu l’impression qu’il s’agissait d’un mix entre Peter Pan et la série Lost. Les personnages sont plutôt intéressants, notamment celui du capitaine crochet et de Mouche, qui racontent leurs passés de marin et de pirate avant de se retrouver coincés sur l’ile et de devenir des personnages légendaires. J’ai bien aimé les parties où l’on découvre un peu la vie passé de Crochet et de Mousse, surtout ce dernier d’ailleurs, un roman entièrement consacré à leur vie de pirates partis piller les bateaux avant d’entendre parler de cette ile mystérieuse et d’en faire leur obsession aurait été plus intéressant que l’histoire que j’ai lu. Reste un roman originale et un peu étrange, avec quelques bonnes idées, mais qui manquent de développement.

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Wildfire

de Ilona Andrews

3.5/5

3e tome des aventures de Nevada et de Rogan. Dorénavant Nevada ne peut plus se cacher et doit absolument se déclarer comme Prime et déclarer sa famille comme une Maison pour obtenir la protection des Primes de Houston et ainsi éviter les attaques de sa grand mère paternelle qui a retrouver leur trace. La grand mère de Nevada voudrait bien récupérer ses petits enfants pour reconstituer sa Maison. Nevada décide alors d’enregistrer comme Maison Baylor toute sa famille afin d’assurer leur sécurité. Entre temps, elle reçoit la visite de Rayna, l’ex fiancée de Rogan. Elle vient demander de l’aide à Nevada pour retrouver son mari qui a mystérieusement disparu.

Les couvertures de cette série sont toujours aussi moches mais encore une fois une lecture pleine de rebondissement, d’action, d’humour. On découvre enfin quels sont les pouvoirs de certains membres de la famille de Nevada, on a droit à un tête à tête entre Nevada et sa diabolique grand mère qui garde le sens de la famille malgré tout, on retrouve des personnages attachants comme Bug, Cornelius, Mathilda, par contre dommage que l’on ne voit pas Augustine auquel je m’étais un peu attaché. L’intrigue est prenante, la disparition du mari de Rayna est intéressante et bien ficelée. Et puis bien sur la relation entre Rogan et Nevada est très réussie dans son évolution. Une série Urban fantasy sympathique, distrayante, pleine d’action et d’humour avec des personnages bien développés. Il devrait y avoir un 4e tome selon l’auteur, si les ventes du 3e tome sont à la hauteur des attentes, la maison d’édition en commandera un 4e et si ce n’est pas le cas l’auteur le publiera sur son site. Mais aux dernières nouvelles les ventes étaient plus qu’excellentes. A suivre.

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Agatha Raisin tome 1, la quiche fatale

de MC Beaton

3/5

 

Agatha Raisin aura bientôt 50 ans et vient de vendre son entreprise de relations publiques pour qu’elle puisse couler une retraite dorée et réaliser son rêve, celui d’acheter un cottage dans les cotswolds. Agatha dit donc adieu à la vie trépidante de Londres pour s’installer dans un jolie cottage dans un charmant petit village. Agatha se rend vite compte que les habitants, si ils sont tous très polis avec elle, ne cherchent pas du tout à la connaitre. Les relations restes superficielles. Elle décide alors de participer à un concours de quiches et pour s’assurer la victoire elle décide d’acheter sa quiche chez l’un des meilleurs traiteurs londonien plutôt que de la faire elle même. Hélas, le président du jury ne déclare pas Agatha vainqueur et en plus il a le mauvais gout de mourir empoisonné plus tard chez lui après avoir mangé les restes de la quiche. Bien que la police décide de se prononcer pour un accident, Agatha renifle le meurtre et commence à fouiner.

J’avais entendu parler des romans, mais j’ai d’abord regarder l’adaptation télé. La série m’a beaucoup plut, j’ai trouvé ça drôle, pétillant, surtout grâce à l’actrice qui joue Agatha, Ashley Jensen. Du coup j’ai eu envie de lire le premier tome.

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On se rend compte assez vite en lisant le livre, que le roman a été écrit il y a un moment (début 90), et qu’il n’y avait donc ni internet ni téléphone portable pour aider à résoudre les enquêtes. Le personnage d’Agatha, quoique parfois agaçant dans son comportement, reste attachante. Sure d’elle, déterminée, volontaire, elle a créer seule une entreprise florissante et décide de couler des jours calmes à la campagne. Mais très vite elle déchante, elle s’attendait à de véritables amitiés avec les gens du coin, mais elle trouve leur relation avec elle superficielle et distante, alors qu’en réalité, Agatha ne se rend pas compte que progressivement, elle tisse des liens profond avec certains membres du village.

J’ai bien aimé ma lecture au finale, l’intrigue policière est sympa à suivre, on découvre la vie de village, les points négatifs, les points positifs, on apprend à connaitre les différents personnages qui entourent Agatha, comme l’inspecteur de police qui s’attache très vite à Agatha, son ancien employé Roy, qui apporte pas mal d’humour, la femme du révérend, les piliers du pub local…

Il y a quelques traits d’humour, pas mal de rebondissements, les questionnements d’Agatha concernant sa nouvelle vie. Une lecture sympa, mais dommage que les tomes ne sortent pas en poche, ce sont des formats entre deux, qui coute quand même 14 eur l’unité. Je lirais peut être la suite si ils sortent en poche ou si je les trouve d’occasion.

 

 

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Dernières séances: Les proies – Seven sisters – Atomic blonde

Les Proies : Affiche

Les proies

de Sofia Coppola

Nicole Kidman, Kirsten Dunst, Elle Fanning, Colin Farrell

3.5/5

1864, la guerre de sécession qui divise le nord et le sud des États Unis fait rage depuis trois ans. L’école pour jeunes filles sudiste de madame Farnsworth reste cependant ouverte malgré le départ en nombre de ces élèves. Reste cinq jeunes filles de 12 à 16 ans, qui passent leurs journées à effectuer des corvées pour assurer le bon fonctionnement de la maison et à suivre les leçons dispensées par la seule institutrice encore présente, mademoiselle Morrow. Un jour la plus jeune des élèves part à la cueillette aux champignons et tombe sur le caporal nordiste John McBurney. Blessé à la jambe, il est condamné à mourir sans aide. La jeune fille décide alors de le ramener à l’école, où il devient très vite le centre d’attention de toutes les résidentes.

Les Proies : Photo Colin Farrell, Nicole Kidman

Les films de Sofia Coppola ne sont pas tous des réussites. Lost in translation reste mon préféré dans toute sa filmographie, et c’est même l’un de mes films favoris tout court. J’ai beaucoup aimé Virgin suicides que j’ai trouvé très intéressant, Marie Antoinette était esthétiquement très réussi, the bling ring m’a un peu ennuyé, et somewhere malgré ses défauts avait un certain charme. On peut aimer ou pas le cinéma de Sofia Coppola, mais ce qui est sûr c’est qu’on retrouve toujours son style, des thèmes de prédilection, une façon de narrer l’histoire, un style dans la mise en scène.

Les Proies : Photo Addison Riecke, Angourie Rice, Elle Fanning, Emma Howard, Kirsten Dunst

C’est le cas pour Les proies, on devine tout de suite qu’il s’agit d’un film de Sofia Coppola. Les personnages féminins, La lumière, la mise en scène, visuellement le film est très réussi.

Dans cette école perdue au milieu de la guerre, les pensionnaires sont refermées sur elle-même, n’ont pas beaucoup de nouvelles du monde extérieur. La directrice passe son temps à exercer son autorité avec bienveillance, les élèves tentent de vivre avec l’ennui du quotidien et l’institutrice voit sa jeunesse s’éloigner de plus en plus sans perspective d’avenir enfermée dans cette école. L’arrivée d’un homme jeune et séduisant va raviver la passion chez chacune des résidentes. La directrice trouve rafraichissant de pouvoir discuter avec un homme, l’adolescente de 16 ans y voit son potentiel premier amour et les hormones lui donne l’audace, les plus jeunes voient dans le caporal la figure paternel ou fraternel que les jeunes filles n’ont plus, isolées dans leur écoles féminines. Quant à l’institutrice elle voit dans la figure du caporal, sa seule chance de prendre la clé des champs, d’être libérée de son statut d’enseignante, de sa directrice, de cette école, elle voit là sa chance de reprendre sa liberté. Au final, si l’institutrice est prête à se donner au caporal qu’elle ne connait que depuis quelques jours, ce n’est pas parce qu’elle en est amoureuse. Lui ou un autre peu importe, du moment que ce dernier, pas trop mal de sa personne, l’emmène loin vers une nouvelle vie.

Les Proies : Photo Addison Riecke, Angourie Rice, Elle Fanning, Emma Howard, Kirsten Dunst

J’ai beaucoup aimé le film, les personnages sont plus complexes qu’il n’y parait. Le jeune caporal comprendra vite l’adoration que lui porte les filles de l’école et saura en jouer pour obtenir ce qu’il veut, mais il finira par se bruler les doigts. Il aura bien cherché le sort qui l’attend, bien que disproportionné, on peut comprendre autant la colère du caporal que la détresse des personnages féminins qui sont poussées à certaines extrémités. Je m’attendais à une scène peut être plus sanglante, qui se serait rapproché de misery. J’ai été surprise par l’humour présent dans le film, dans la salle les spectateurs ont ri plus d’une fois, un humour grinçant et noir qui m’a plu.

Seven Sisters : Affiche

Seven sisters

de Tommy Wirkola

Noomi Rapace, Willem Dafoe, Glenn Close

3.5/5

Dans un futur proche la surpopulation de la Terre pose de graves problèmes. Les autorités décident d’instaurer la politique de l’enfant unique afin de réduire la population. Mais suite à des manipulations génétiques sur les produits alimentaires, les naissances multiples augmentent, ce qui rend encore plus difficile l’application de la loi. Pour respecter ces nouvelles mesures, Nicolette Cayman met en place une procédure de cryogénisation, afin de mettre en stase les enfants nés “illégalement” ainsi que les frères et sœurs de jumeaux, triplés et autre naissances multiples. Karen Settman donne naissance à 7 filles mais meurt suite à un accouchement difficile. Terrence, le grand père, décide d’élever secrètement les 7 sœurs dans son appartement. Pendant toute leur enfance, les filles prénommées chacune selon un jour de la semaine, apprennent à rester vigilantes et ne pas trahir leur secret. 30 ans plus tard, les 7 femmes se partagent donc une seule et même identité. Chacune des filles sortent assumées l’identité unique selon leur jour de sortie. Mais tout bascule lorsque Lundi ne rentre pas après sa journée de travail.

Seven Sisters : Photo Noomi Rapace

Seven sisters nous parle d’une réalité qui pourrait être la nôtre. Une population trop nombreuse, pas assez de nourriture pour contenter tout le monde, une agriculture génétiquement modifiées aux conséquences graves, un réchauffement climatique qui n’arrange rien. La politique de l’enfant unique permet aux autorités de prendre le contrôle, d’espionner tout  le monde tout le temps. Pour lutter contre les fraudes, chaque citoyen est constamment contrôlé, pour se rendre au travail, pour rentrer dans les immeubles, pour prendre les transports, pour passer des check point de contrôle d’un quartier à l’autre…c’est un véritable régime totalitaire qui est mis en place sous l’excuse de la survie de l’humanité.

Seven Sisters : Photo Lara Decaro, Willem Dafoe

Noomi Rapace tient le film sur ses seules épaules ou presque, en incarnant les sept sœurs Settman. Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche ont le même visage, mais chacune à sa propre personnalité, ses propres talents, ses propres défauts.  Il y a beaucoup de plan dans lesquelles on voit plusieurs sœurs Settman ensemble, et c’est très bien fait. Les scènes de combats sont très bien réalisées et surtout crédibles. La plupart des sœurs Settman ne  sont pas des guerrières mais quand l’instinct de survie et l’adrénaline interviennent, elles sont capables de choses hors normes.

Seven Sisters : Photo Noomi Rapace

Quelques pointes d’humour, pas mal d’action, des problèmes de société très crédibles qui sont abordés, même si c’est parfois un peu superficiel, une actrice douée dans le rôles de ces sept soeurs au caractère différent. J’ai aussi beaucoup aimé que le film prenne le temps de mettre en place une société futuriste à travers certains détails, les bracelets électroniques d’identité, les miroirs qui vous indiquent les problèmes de santé rien qu’en se regardant dedans, les téléphones portables holographique dans les paumes…

Par contre l’accroche sur les affiches du film « vous ne devinerez jamais la fin » ne tient pas ses promesses, je n’ai pas été surprise par le scénario:

Seven Sisters : Photo Noomi Rapace

SPOILER

Je ne m’attendais pas à ce que la plupart des sœurs Settman meurt, mais par contre découvrir que les enfants n’étaient pas cryogéniser dans l’attente d’un futur meilleur mais bruler vifs pour se débarrasser des corps, ne m’a pas surpris du tout.

FIN SPOILER

Seven sisters est bien fichu, bien joué, ça reste une série b de très bonne facture, avec un scénario plutôt intelligent, tout en restant divertissant.

Atomic Blonde : Affiche

Atomic blonde

de David Leitch

Charlize Théron, James McAvoy, John Goodman, Eddie Marsan, Sofia Boutella

3.5/5

1989, quelques jours avant la chute du mur, Lorraine Broughton, agent pour le MI6, s’envole à Berlin pour mettre la main sur « la liste », un microfilm qui contient tous les noms des agents secrets des différents pays embarqués dans la guerre froide et indique qui sont les traites, les agents doubles, les agents triple etc…Pour l’aider elle prend contact avec un autre agent basé à Berlin depuis plusieurs années. La belle Lorraine se rend très vite compte qu’elle est tombée dans un sacré nid d’espions…

Atomic Blonde : Photo Charlize Theron

Quand je suis allée voir le film je ne m’attendais pas à aimer, on m’avait dit des choses très mitigées à son sujet, on m’avait dit que c’était trop de musique pour rien, trop bruyant, trop trop…Et bien en fait, j’ai bien aimé ! Quand on attend trop d’un film on est souvent trop exigeant et donc souvent déçue mais quand on n’attend pas grand-chose d’un film, on est souvent agréablement surpris ce qui est le cas avec Atomic blonde.

Atomic Blonde : Photo Charlize Theron

J’ai adoré l’ambiance année 80, Berlin est, Berlin ouest, le mur, les espions russes, anglais ricains, français qui recherchent tous la même liste. J’ai beaucoup aimé Lorraine Broughton, c’est le fantasme de toute actrice de pouvoir jouer une femme belle, forte, déterminée, sûre d’elle, sur de son intuition, maline, qui sait se battre avec violence et efficacité. Les tenues, la musique, les coupes de cheveux…

Atomic Blonde : Photo Charlize Theron, Sofia Boutella

Charlize Theron joue avec beaucoup de plaisir les agents secrets impitoyables. Les scènes de combat au corps à corps sont impressionnantes, réalistes tout en en mettant plein les yeux. Bien sûr on retrouve dans la manière de les tournées, l’influence des Jason Bourne avec des combats à main nue ou à l’aide de certains objets trouvés sur place, des combats plus réalistes. J’ai beaucoup aimé notamment la scène de combat filmée dans un immeuble de Berlin est vers la fin du film.

Atomic Blonde : Photo Charlize Theron, James McAvoy

Coté scénario, on ne peut pas dire que ce soit originale. Pour un film d’espionnage, c’est classique, déjà vu mais bien fait (guerre froide, berlin est/ouest, microfilm contenant la liste des agents…).

Un film d’action et d’espionnage classique dans son histoire, bien fait et bien filmé, avec des scènes d’action au top et des personnages intéressants, notamment Lorraine et Percival joué par James McAvoy. Le tout rythmé par une superbe bande son année 80.

 

 

Game of throne saison 7

Encore une saison qui se termine pour cette série qui est déjà plus que culte. Game of throne est vraiment la seule série de ces dernières années qui me tient en haleine, qui me fait monter la tension à chaque épisode. C’est la seule série pour laquelle je ne vois pas du tout le temps passé quand je lance un épisode, les 60 minutes passent très très vite, c’est presque surréelle.

Cette saison ne fera donc pas exception, j’ai adoré. Le coté cinéma est de plus en plus marqué, avec des plans et des mises en scènes incroyables pour une série télé. Les personnages évoluent, on sent que winter is here, même dans les caractères des personnages, fini l’été et ses envolées passionnelles, c’est l’heure de la retenue, de la sagesse, de la réflexion, fini les décisions prises sur un coup de tête. Fini aussi les beaux cheveux lâchés sur des épaules dénudées et des décolletées. Le climat a changé et maintenant tout le monde se trimballe en robe d’hiver à col montant, surmontées de fourrures!

Qu’en est-il de cette saison 7?

ATTENTION SPOILER

J’ai adoré l’évolution de Arya. Elle est devenue une vrai professionnelle, elle ressemble de plus en plus à Ja’quen je trouve. Calme, sur d’elle, sereine. Les retrouvailles avec Sansa ne m’ont pas particulièrement touchées et j’ai été déçue de ne pas assister à ses retrouvailles avec Jon, j’aurais aimé voir sa réaction face à sa petite “sœur” préférée. J’ai par contre adoré la manière dont elle manipule Littlefinger et la manière dont Sansa le manipule aussi.

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Littlefinger a fait l’erreur de ne pas s’apercevoir que les petites Stark ont bien grandies. Il a manifestement sous estimée Arya et n’a pas imaginer que les leçons de stratégie distillées à Sansa avaient germées dans son cerveau. J’adore le duel entre Arya et Brienne, et j’ai été plus que joyeuse (mais pas surprise) quand j’ai vu le visage de Littlefinger se décomposé quand il découvre que Sansa et Arya se sont liguées contre lui. Cette scène est l’une de mes préférées cette saison, après tout le mal indirect que cette fouine à fait à la famille Stark ça fait du bien. Pratiquement tous les malheurs de cette famille découle de ses manipulations et mensonges et ça fait du bien d’entendre Arya et Sansa les lui rappeler.

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On a droit à des scènes épiques notamment les scènes de batailles. Daenreys qui prend son dragon pour défaire les armées de Jaime Lannister, c’était juste sublime. Ou encore bien sur Daenerys et son dragon venant à la rescousse de Jon et ses hommes encerclés par les white walkers.

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Le dernier épisode est prenant du début à la fin bien qu’il dure 1h20. Entre Theon qui retrouve un peu ce qui fait de lui un homme, Bran qui découvre grâce à Sam que Jon est le véritable héritier du trône de fer vu que c’est le fils légitime de Rhaegar Targaryen, Arya et Sansa qui se vengent de Littlefinger, Bronn qui fait dans la philosophie, et surtout la rencontre de tous ces personnages en un seul et même endroit, Cersei, Jaime, Brienne, Jon, Tyrion, Danerys, Varys, Davos (que j’aime beaucoup).

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Jubilatoire de les voir se parler et se jauger après tout les évènements. La rencontre entre Cersei et Tyrion en tête à tête est intense, et le départ de Jaime surprenante, j’étais sur que Cersei allait le tuer, j’étais soulagée qu’elle ne le fasse pas. Par contre difficile de ne pas être un peu dégouté par Jon et Daenerys dans le même lit quand on connait le lien de parenté qui existe entre ces deux là!

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La scène finale est impressionnante avec le fameux mur soi disant imprenable qui s’écroule comme un château de sable après des siècles et des siècles d’existence, l’armée des white walkers affublée d’un dragon mort vivant est en marche vers le sud, et ça va pas être beau à voir je pense.

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J’ai hâte de voir ça, hâte de voir où Jaime va se rendre, hâte de voir la tête de Jon et Daenerys quand ils apprendront leur lien familiale, hâte de voir si Daenerys va laisser sa place de souveraine à Jon, hâte de voir les retrouvailles entre Jon et Arya, hâte de voir Cersei se casser la gueule, hâte de voir comment les personnages vont finir, qui va s’en sortir et dans quel état? qui sera sacrifié? L’attente va être atroce car dans Game of throne tout peut arriver et pas de saison 8  avant au mieux fin 2018 au pire en 2019 (début du tournage en octobre 2017)…

 

Quelques jours en Ecosse

Cette année pour l’été, je retourne dans ma région fétiche, l’Écosse. Après une semaine de grosse canicule en France début juillet, je suis contente de fuir la nouvelle vague de chaleur parisienne qui s’annonçait durant mon séjour et je file dans le nord! Cette année, je pars toute seule, j’avais très envie de me retrouver seule quelques jours. En générale, je réserve mes séjours écossais très à l’avance avec l’idée de partir seule, et ce n’est que vers les dernières semaines qu’une amie finit par se joindre à moi. Cette fois ci je me retrouve seule. Ce n’est pas la première fois que je pars seule en vacances mais c’est toujours en Grande Bretagne car c’est un pays dans lequel je me sens bien et où je suis sur de ne jamais m’ennuyer. Le seul point pas trop cool quand on est seule, ce sont les repas. Manger seule c’est pas toujours drôle, même si je passais mes repas en compagnie d’amis grâce à internet.

Pour ce voyage, je pars donc en train jusqu’à Glasgow où je vais passer une nuit. L’avantage à Glasgow c’est que les hôtels ne sont pas chers! J’arrive en fin d’après midi, alors je me contente de faire un tour en centre ville, quelques magasins vu que c’est la période des soldes, puis de me trouver un endroit pour diner. J’avais repérée une pizzeria qui avait l’air très tentante mais quand j’arrive sur place, il y a déjà la queue jusque sur le trottoir. Je finis donc la soirée dans ma chaine de pub habituelle.

 

Loch Linnhe à Fort William

Le lendemain il me reste une matinée avant de prendre mon train pour fort William. Mais ce matin il pleut des cordes! Je voulais me rendre à la Kelvingrove gallery mais je suis trempée littéralement jusqu’aux os avant même d’avoir fait la moitié du chemin. Je laisse donc tombée car cette fois ci j’ai prévu de ne pas trop en faire et de privilégier aussi le repos et le confort, plutôt que de remplir mes journées quoi qu’il en coute. Du coup je retourne à l’hôtel me changer et je pars au pub du bout de la rue histoire de prendre un bon petit déjeuner.

Le train pour Fort William est quelque chose que j’aime beaucoup faire et que j’avais déjà fait lors d’un précédent voyage. Les paysages le long de la route sont justes magnifiques. Le train passe au plus près des montagnes, le long de grandes plaines, ou parfois en pleine foret. On peut voir de nombreuses cascades, de nombreux animaux, on passe par de petites gares perdues au milieu de nulle part. C’est vraiment particulier. Le trajet dure 3h30 mais on ne voit pas le temps passé. Arrivée à Fort William, je dépose mes affaires dans un bed and breakfast et je pars me promener en ville. Fort William est construite au bord du loch Linnhe, je me balade le long de la rue principale et je remonte au bord de l’eau jusqu’à l’emplacement de l’ancien fort. Je profite du coucher du soleil avant d’aller au pub du coin pour diner.

Au sommet du Aonach mor

C’est le mercredi que les choses sérieuses commencent. Ce matin il fait très très beau. Je prends le petit déjeuner en discutant avec une pensionnaire qui me raconte le programme de sa journée. Pour ma part après hésitation, je décide de me rendre au sommet du Aonach mor, une montagne accessible par un téléphérique. L’ascension prend une dizaine de minute et une fois là haut la vue est juste superbe! Il y a deux chemins possibles, l’un court qui permet d’avoir une très belle vue avec peu d’effort et l’autre plus long mais pas difficile du tout et qui permet d’avoir une vue sublime sur les montagnes alentours. C’est une visite qui vaut vraiment le coup d’œil. Une fois redescendue, je reprends le bus pour retourner en ville.

 

Tour en bateau sur le loch Linnhe

 Pour l’après midi, je fais un tour en bateau sur le loch Linnhe. On y a une jolie vu sur le Ben Nevis. Nous étions censer voir des animaux tel que l’aigle doré, des phoques ou encore de possibles dauphins mais finalement nous apercevrons une sorte de grand échassier et la tête d’un phoque en train de nager émergeant des eaux. Le pauvre capitaine du bateau qui a l’air désolé qu’on ne voit pas plus que ça, est gêné, mais bon c’est la nature c’est comme ça, j’aurais fait une belle balade quand même!

Le soir je me rends dans un restaurant réputé de la ville connu pour ses plats à base de poisson et de crustacé local. Les prix sont élevés, je paierais 27£ pour un plat et un dessert et au final, j’ai été très déçue par les plats. Je commande de la sole. Le plat est composé de filets de sole roulés avec des feuilles d’épinard à l’intérieur, le tout posé sur une purée et une crème de patate douce. Et bien c’était très fade, on sent que les feuilles d’épinard ne sont pas cuisinées et que le poisson est probablement cuit à l’eau, sans saveur. Je mangerais donc sans plaisir et je me console avec le cheesecake cappuccino, qui rattrape un peu le reste.

Sur la route des Lower steall falls

Jeudi il ne fait pas très beau. Après avoir laisser passer un peu la pluie le temps de finir mon petit déjeuner, je me rends à la gare de Fort William pour prendre le bus. Le but est d’aller voir les Lower steall falls. Pour ça, il faut prendre le bus 42 qui nous dépose un peu au milieu de nulle part. Je ne vous cache pas que pour cette excursion le mieux est d’avoir une voiture, car depuis la descente du bus il vous faudra marcher environ une bonne grosse demi heure pour atteindre le début officiel de la randonnée. Le chemin menant au lower steall falls est d’une durée d’une heure aller et une heure retour. Pour ma part, je me met en route à la descente du bus. Il n’y a quasiment personne sur le chemin. Je ne mettrais pas une demi heure mais une heure, car sur la route les paysages sont grandioses et je m’arrête toutes les cinq minutes pour prendre des photos. On passe entre les montagnes, on passe au dessus de cascades d’eau, le long des gorges, le long d’une rivière, on croise la route de plusieurs moutons…

Sur la route des Lower stealls falls

Une heure plus tard, j’arrive au point de départ officielle de la randonnée. Ici, on croise déjà plus de monde, des voitures ayant amenées de nombreux petits groupes et des familles. Comme je voyage seule, je partage mon expérience: il est vrai que la marche depuis la descente de bus jusqu’au départ de la randonnée pour les lower steall falls est très belle, mais aussi très isolée. Une fois arrivé au parking qui marque le début officielle de la randonnée, je retrouve plusieurs petits groupes, des familles, qui partent sur le sentier et je passe devant ça:

Et la je me dis que je suis seule, dans un coin assez isolé dans lequel je ne capte aucun réseau internet. Je décide quand même d’avancer et d’aviser au fur et à mesure. Mais le bus retour passe soit à 13h soit à 17h. Pour être sur d’être de retour à temps pour le bus de 13h je me donne une heure limite à laquelle je devrais faire demi tour. Car dans le coin il n’y a ni café, ni distributeur ni même toilette, et que je ne me vois pas rester dans le coin toute la journée jusqu’à 17h! Mais finalement, je n’atteindrais jamais cette heure limite de retour car au bout de dix minutes de marche après le fameux panneau “danger de mort”, je tombe sur un passage qui me semble bien difficile, un amas rocheux luisant d’eau qui m’a l’air glissant à souhait, avec à sa droite, un jolie gouffre assez flippant! je me rappelle que je suis seule ici, et je préfère faire demi tour! Aucun regret au final, car les paysages sur la route m’ont tellement plut que la balade valait plus que le détour!

 

 

Sur la route des Lower stealls falls

J’attendrais une demi heure que le bus reviennent me chercher et me ramène à Fort William. Je passe le reste de l’après midi à me promener et à m’installer dans un resto du coin, Browns restaurant. Je serais moins déçue que pour le restaurant de poisson, même si ça ne me laisse pas un souvenir impérissable.

Old Inverlochy castle

Vendredi, dernier jour avant le retour, je me rends à pied au Old Inverlochy castle, les ruines d’un vieux château fort. Une fois sur place, je découvre un lieu complètement vide, je suis seule au milieu des ruines. Je me balade tranquillement et en ressortant de l’autre coté de la cour, je surprends pleins d’oiseaux qui virevoltent partout, c’est très sympa. Finalement je reprends la west highland way, une route de randonnée qui traverse une partie de la région, et je retourne au centre ville de Fort William. J’en profite pour passer à la gare pour prendre mon billet de train pour Mallaig. Le train passe par la même route que le célèbre jacobite steam train qui a servit pour le tournage d’Harry Potter. Les paysages sont très beau et on passe sur le Glenfinnan viaduct, le fameux pont qu’on voit dans les films.

Glenfinnan viaduct et le Neptune stair case, vu du train pour Mallaig

Une fois à Mallaig, je pars un peu à l’aventure. Je n’ai pas vraiment prévu grand chose et je me rends au port pour me renseigner sur les balades en bateau possible. Un ferry part dans 20 minute. J’ai juste le temps d’aller dans un café m’acheter un panini. Je profiterais de l’attente pour discuter avec le caissier, un écossais d’origine de Glasgow qui me fait savoir qu’il adorerais visiter les alpes. Le ferry traverse la mer pour se rendre à Inervie, un petit village qui n’est accessible qu’en bateau. Il y a quelques maisons, une église, un pub et une poste et c’est tout! On peut se balader dans la forêt autour, au bord de la mer sur les plages de galets, une cascade d’eau fait pas mal de bruit à l’arrière d’une des maison. Pour ceux qui rêvent d’être isolé du monde c’est parfait. On peut voir un bateau faire livraison de certains produits alimentaires, des futs de bière et de bombonnes de gaz, et on peut voir la postière remettre le courrier au capitaine du bateau.

La traversée en bateau entre Mallaig et Inervie

Nous sommes une toute petite poignée de personnes à descendre pour profiter des lieux le temps que le bateau revienne. Le plus gros des passagers sont soient des locaux soit un groupe important venus faire du camping plusieurs jours; je ne capte pas de réseau internet avec mon téléphone, ce qui ne m’étonne pas, mais je ne capte pas non plus de réseau téléphonique ce qui me surprend un peu! En attendant le retour du bateau, je vois trois enfants sauter du ponton directement dans l’eau glacée. Ils feront plusieurs sauts avant de se cramponner au ponton pour voir le bateau arrivé, sans même avoir la chaire de poule, ils n’ont pas l’air d’avoir froid le moins du monde alors que la température de l’air doit être aux alentours de 12/13° et qu’ils ruissellent encore d’eau de mer!

Inervie

Je suis quand même bien contente de revenir à Mallaig. Je n’aime pas la foule, mais là c’était peut être un peu trop! Une fois de retour au port, il me reste une bonne heure avant le départ de mon train, le dernier de la journée! Je me renseigne sur les endroits où je pourrais manger et je tombe sur le site d’une boulangerie qui m’a l’air vraiment délicieuse! Mais lorsque j’arrive, elle est déjà fermée. Heureusement, juste à coté, tenue par les même propriétaires, une pizzeria me fait de l’œil; c’est une sorte de cahute en bois avec à l’intérieur un grand comptoir avec vue sur la baie, et de l’autre un monsieur qui fait les pizzas devant les clients et qui les enfournent dans un four à feu de bois. Pour 8.50£ j’ai droit a une pizza mozza buffala basilic. La sauce tomate est maison et délicieuse, la pâte fine et croustillante, la mozza fondante. C’est un délice! l’un de mes rares repas que j’apprécierais vraiment lors de mon séjour.

Les paysages et les cerfs vu du train pour Glasgow

Le voyage touche à sa fin, samedi matin je me lève tôt, je discute un peu avec le propriétaire du bed and breakfast dans son immense cuisine personnelle, pendant qu’il me prépare gentillement des toasts beurrés, puis je me met en route. D’abord le train entre Fort William et Glasgow que je recommande vraiment. Ce n’est pas la première fois que je fais le trajet et il vaut vraiment le coup d’œil. On passe par des paysages somptueux, des plaines désertiques, des montagnes majestueuses, des lochs, des marécages, des ruisseaux, des forêts, et si vous faites le trajet le matin, vous avez toutes les chances d’apercevoir des daims (ou des cerfs? ), seul et en groupe, qui passent assez près du train.

Le reste du voyage est moins intéressant, entre Glasgow et Londres mais assez stressant puisque le train est en retard de presque une heure, ce qui m’oblige à courir jusqu’à saint pancras pour ne pas rater l’eurostar. Si je devais vous donner un conseil pour vous rendre dans les Highlands, c’est de prendre l’avion jusqu’à Glasgow et finir la route en train. L’écosse me plait toujours autant, c’est vraiment une région qui me repose l’esprit, j’adore les balades, les paysages, les gens toujours gentils et accueillants, facile à aborder. Encore une fois des paysages enchanteurs, notamment au sommet du Aonoch Mor et le long de la route qui mène aux lower stealls falls!

Baby driver

Baby Driver : Affiche

de Edgar Wright

Jon Hamm, Kevin Spacey, Ansel Elgort, Lily James, Jamie Foxx,

2/5

Baby est accroc a son ipod et à la musique, est aussi chauffeur dans des braquages organiser par un certain Doc. Ce dernier organise les coups, engage les braqueurs et toujours baby, surdoué en conduite. Il doit en réalité payer sa dette  à Doc, à qui il a voler une voiture quand il était ado. Encore un dernier coup avant d’avoir réglé sa dette. Il espère alors prendre la route en compagnie de la fille qu’il aime, Déborah.

Baby Driver : Photo Jamie Foxx

J’avais le choix entre Ma cousine Rachel et Baby driver. Je n’ai pas choisi sagement! Vous l’avez compris avec son petit 2/5 je n’ai pas du tout aimé ce film.

Tout est mauvais, l’histoire, les rebondissements, le rythme, et l’acteur principal ne casse pas des briques.

Baby Driver : Photo Ansel Elgort, Kevin Spacey

Beaucoup d’invraisemblances et de clichés. Des braquages de banques et de bureaux de postes avec des masques de président ou d’acteur, des courses poursuites en voiture, la fameuse phrase “un dernier gros coup et je raccroche”…. Encore un gang de braqueur, un chef maffieux puissant et mystérieux, des braqueurs qui jouent les gros dures, le couple de braqueur avec la bimbo latino, le jeune héros qui a vécut un traumatisme dans sa jeunesse et qui rêve de prendre la route vers l’horizon. Qui de nos jours peut encore croire que prendre la route et rouler vers l’infini peut apporter le bonheur???

Baby Driver : Photo Eiza Gonzalez, Jon Hamm

Chaque personnage et chaque situation sont de vrais clichés, rien n’est originale ou complexe dans la personnalité des personnages, leurs gestes sont prévisibles, tout comme les rebondissements. La 2e moitié est looongue et interminable, avec des courses poursuites sans fin, des méchants à terre qui se relèvent cent fois avant de mourir enfin. La fin est naïve et à la limite du ridicule (notamment concernant le personnage de Baby).

Baby Driver : Photo Ansel Elgort, Lily James

Quant aux acteurs, on se demande comment Kevin Spacey a pu accepter un rôle aussi cliché et déjà vu, on se demande ce que fais Jon Hamm ici, Jamie Foxx est presque ridicule. On se demande comment un scénariste à pu encore aujourd’hui écrire un personnage comme celui de Déborah, la jeune et jolie blonde un peu naïve, amoureuse et prête à prendre la fuite avec un criminelle après un diner au resto, mouais. Reste Baby joué par un Ansel Elgort fade et sans relief.

Baby Driver : Photo Edgar Wright, Jamie Foxx, Kevin Spacey

Seule point intéressant du film, la course poursuite en ouverture du film, mais ça ne permet pas de faire tenir un film. Si vous voulez voir un film de voitures, de courses poursuites, de personnages au lourd passé, autant se refaire Drive. On aurait pu croire au bout d’un moment que le film est en fait à prendre au second degré et qu’il faut le prendre à la rigolade, mais Baby driver se prend trop au sérieux pour croire qu’il y a une seconde lecture. En plus j’ai trouvé le temps long sur la fin, j’étais bien contente d’en finir. Passez votre chemin.

Valerian et la cité aux mille planètes de Luc Besson

Valérian et la Cité des mille planètes : Affiche

de Luc Besson

3,5/5

Dane Dehaan, Cara Delevingne, Clive Owen, Kris Wu, Ethan Hawke

Au 28e siècle les agents Valerian et Laureline sont au service des humains et participent à des missions mandaté par la fédération humaine. Leur mission les mène sur la station Alpha, une station dont l’origine remonte à 1975. Après s’être étendue à toutes les civilisations humaines, la station a accueillie aussi les différentes espèces extraterrestres rencontrées au fil des siècles au point que la station devenue trop grosse, a pris son envol à travers la galaxie. Valerian et Laureline doivent découvrir quelle est l’énergie étrange qui semble se déployer au cœur de la station et qui menace son équilibre.

Valérian et la Cité des mille planètes : Photo

Avec Besson, c’est pas toujours le grand amour. J’ai été comme beaucoup très touché et assez marqué par le grand bleu, quand j’étais petite, et j’aime toujours revoir le film régulièrement. J’ai aussi beaucoup aimé Subway, Léon, Nikita et le cinquième élément. J’ai moins apprécié Jeanne d’Arc, pas du tout aimé Angel A ou Adele blanc sec et j’ai été assez déçue par Lucy malgré une idée de départ originale.

Valérian et la Cité des mille planètes : Photo Cara Delevingne

Pour ce qui est de Valerian je ne m’attendais pas à grand chose en y allant. J’avais entendu parler d’un film beau visuellement mais assez vide. Finalement, j’ai été plutôt séduite par le film. C’est sur que le point fort du film c’est les effets spéciaux, visuellement c’est donc très beau, très réussie.

Valérian et la Cité des mille planètes : Photo Clive Owen

Il y a aussi beaucoup d’originalité dans le film, notamment la scène du Big market ou encore la scène d’ouverture sur fond de la chanson Space oditty de Bowie, dans laquelle on voit comment la station Alpha est né, de 1975 jusqu’à la rencontre avec plusieurs espèces extraterrestres. Il y a un message écologique assez simpliste mais efficace et une critique sur l’humanité pas si négative finalement.

Valérian et la Cité des mille planètes : Photo Cara Delevingne, Clive Owen, Dane DeHaan, Kris Wu

Il y a de l’humour, de l’action, les scènes s’enfilent naturellement. Les personnages sont assez bien dessinés, même si Valerian a parfois des airs de James Bond (homme à femme, trop sur de lui, un brin macho, et la scène finale rappelle certaines fins de Bond). Laureline est une femme féminine et forte à la fois qui n’a pas besoin de son prince charmant pour lui sauver la mise, même si de la part de Besson, je m’attendais à un personnage féminin un peu plus fort que ça.

On peut voir Ethan Hawke en proxénète, Rihanna en prostituée, Clive Owen en générale. Il faut prendre Valerian comme un film de divertissement pure, pas de drame, pas trop de complexité. Il y a certaines choses très réussies, d’autre plus ordinaires, un casting sympa. Un divertissement plutôt réussi même si ce n’est pas le film de l’année.

 

Dunkerque de Christopher Nolan

Dunkerque : Affiche

de Christopher Nolan

4,5/5

Fionn Whitehead, Mark Rylance, Jack Lowden, Kenneth Brannagh, Tom Hardy, Harry Styles, Cillian Murphy, James D’Arcy

1940, l’armée britannique débarque sur les plages française pour repousser les allemands. Mais la défaite est lourde et les 400 000 soldats doivent être évacués d’urgence. Alors que l’armée française tiennent les allemands en arrière, les anglais ne disposent que de peu de temps pour quitter la France, mais ce n’est pas simple quand on est canarder en permanence par les allemands.

Dunkerque : Photo Fionn Whitehead

Avec Christopher Nolan c’est une histoire qui dure et qui tient la route. Je l’ai connu avec son premier long métrage, Memento, vu au cinéma, et depuis je ne rate pas un de ses films et je n’ai jamais été déçue. Insomnie, la trilogie des Batmans, Le prestige, Inception et Interstellar que je considère comme culte.

Dunkerque : Photo Kenneth Branagh

Bref, c’est sans hésitation que je me suis rendue au cinéma pour voir son dernier film. Dunkerque c’est un film de guerre pure et simple. Il y a les soldats qui attendent désespéramment d’être sauvés dans un ordre typiquement anglais, il y a le commandant de la royal navy qui espère pouvoir évacuer ses hommes, il y a les deux pilotes de la RAF qui survole la manche, il y a aussi un civil qui répond comme beaucoup d’autre civils, à l’appel lancé par l’armée à tous ceux qui possèdent un bateau, d’aller aider à l’évacuation des soldats coincés en France.

Dunkerque : Photo

Nolan divise son film en 3 niveaux, il y a la plage avec le soldat, le ciel avec les deux pilotes, et la mer avec le père de famille qui décide de répondre à l’appel et de se rendre à Dunkerque. Mais les 3 niveaux ne se déroulent pas en même temps. 3 points dans le temps différents, avec des croisements entre les trois. C’est fait de manière originale, fluide, clair, ça donne une certaine profondeur à la narration.

Dunkerque : Photo Aneurin Barnard, Fionn Whitehead, Harry Styles

J’ai adoré Dunkerque, rien n’est idéalisé. Tommy le soldat isolé, qui tente tout pour embarquer sans devoir attendre docilement son tour. Nolan nous fait vraiment ressentir le sentiment d’emprisonnement de Tommy, qui se sent coincé, acculé sur cette plage, sans possibilité de quitter ce lieu. Le nombre de tentative avortée est affolant, on ressent le désespoir du personnage, sa peur. Les scènes de naufrage sont vraiment très réussies, avec cet impression de perte de repère, d’absence de gravité, quand un bateau sombre, les personnes ne savent plus ou est le haut, le bas, la gravité semble changer de lois. On ressent parfaitement la perturbation des soldats.

Dunkerque : Photo Tom Hardy

Mais ce que j’ai trouvé de plus réussi encore ce sont les scènes en vol. Les combats aériens sont vraiment sublimes, on a parfois l’impression de voir la scène depuis le cockpit de l’avion, il y a un coté réaliste assez effrayant.

Dunkerque : Photo James d'Arcy, Kenneth Branagh

Visuellement c’est très réussie et encore une fois, Nolan sublime ses images, les émotions par la musique toujours juste de Hans Zimmer, qui joue un rôle important. On sent la tension dès la première minute, et la tension ne retombe jamais. Durant 1h45, on ne peut qu’avoir les yeux grands ouverts, écarquillés, sans jamais décrocher une seule fois. Quant aux acteurs ils sont tous très très bons. Il y a certaines scènes plus intimes qui sont très réussies, comme les soldats joués par Harry Styles et Fionn Whitehead assis sur le sable de Dunkerque, sans plus trop d’espoir d’échapper à cette plage maudite, et qui regarde un de leur camarade se jeter dans la mer par désespoir.

Dunkerque : Photo Fionn Whitehead

Les soldats ne sont pas montrés comme des figures héroïques, mais comme de simples hommes traumatisés, qui tentent de garder quelques valeurs dans la débâcle de la fuite et le désir de survivre quoi qu’il en coute. Il y a aussi le commandant de la navy joué par Kenneth Brannagh, debout sur la jeté de Dunkerque, qui donne l’impression d’être le capitaine d’un navire en perdition et qui décide d’attendre que tous ses hommes soient sauvé avant de se sauver lui même. La scène d’atterrissage du capitaine Farrier joué par l’excellent Tom Hardy sur la plage de Dunkerque est un beau moment de cinéma également, après plusieurs minutes de vol plané au dessus de la plage.

Dunkerque : Photo Fionn Whitehead

Un excellent film sur un épisode de la seconde guerre mondiale que je ne connaissais pas. Une mise en scène vraiment bluffante et des acteurs très bons. A ne pas rater donc, probablement l’un des meilleurs films de l’année.