Dernières séries: Mindhunters saison 1 – Stranger things saison 2 – Anne Shirley saison 1 – Captive (mini série) – Les grandes espérances (mini série)

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Stranger things

saison 2

Un an a passé depuis que Will est revenu de l’autre monde et que Eleven a disparue. Les enfants ont repris leur quotidien, du moins en apparence. Will est angoissé par des visions de l’autre monde et de la créature qui règne la bas, il semblerait que cette créature n’en a pas fini avec Will et ce dernier se sent de plus en plus menacé, se sentant parfois glisser dans cet univers parallèle. Quant à Mike, persuadé que Eleven n’est pas morte, il passe son temps libre à essayer de la contacter avec son talkie walkie.

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J’ai retrouvé avec plaisir cette série, dont la saison précédente m’avait énormément plut. On suit d’un coté le monde des enfants, qui tente de reprendre leurs vies, leurs jeux, leurs passions avec Will qui n’ose pas parler de ses visions pour ne pas effrayer son entourage, et Mike qui espère revoir Eleven. De l’autre coté, les adultes essayent aussi de reprendre leur vie, avec la mère de Will qui a du mal à ne pas jouer les mères poules avec le retour de Will. Elle vit une jolie histoire d’amour avec Sam, un homme gentil et aimant auquel Will et son frère Jonathan se sont habitués.

Photo Caleb McLaughlin, Finn Wolfhard, Gaten Matarazzo, Noah Schnapp

Les 2 axes importants restent d’un coté Will qui doit faire face aux attaques du monde parallèle, et le shérif qui “élève” en cachette Eleven qu’il a recueillie à la fin de la saison 1. Eleven grandit, elle contrôle de mieux en mieux son pouvoir, et son parcours initiatique au cours de cette saison est très intéressant.

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Sans trop en dire, j’ai adoré cette saison avec toujours autant de référence à la culture des années 80, toujours autant de références aux films de l’époque. Les enfants jouent toujours aussi bien, mention spéciale à Will, Eleven et Dustin. Si l’histoire devient parfois très sombres, la série n’oublie pas de distiller des traits d’humour très appréciables.

Photo Gaten Matarazzo, Noah Schnapp, Sadie Sink, Winona Ryder

J’ai adoré David Harbour, il mériterait des récompenses pour son rôle de shérif. Les scènes centrées autour de Eleven sont assez puissantes, notamment les conflits entre elle et le shérif.

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L’épisode 8 est particulièrement tendue, cardiaque s’abstenir, j’ai sentie ma tension montée d’un cran, on se croirait dans le jeu résident evil, c’est vraiment très très bien fait.

Photo Caleb McLaughlin, Finn Wolfhard, Gaten Matarazzo, Noah Schnapp

Une saison 2 vraiment bien faite, plein de tension, de suspense, de moment flippant, d’autre un peu dégueu, toujours autant d’humour et de référence aux années 80 trop nombreuses pour les citer, le tout avec que des acteurs extraordinaires, casting parfait rien à redire. Vivement la suite, mais la saison 3 ne sera pas diffuser avant 2019…

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Mindhunter

saison 1

1977, l’agent du FBI Holden Ford est missionné à quantico pour donner des cours aux jeunes agents sur les négociateurs en cas de prise d’otage. Il est alors très intéressé par le cours d’à coté, donné par l’agent Bill Tench, sur la psychologie du tueur. A l’époque où le terme de serial killer n’est pas encore inventé, les deux agents sont envoyés ensemble en mission à travers les états unis pour donner des cours superficielle sur la psychologie des tueurs auprès des commissariats de police. Ils décident alors de profiter de leurs passages dans certains états pour rendre visite à des tueurs sadiques afin d’essayer de comprendre pourquoi ils tuent.

Photo Jonathan Groff

Mindhunter raconte les débuts du profilage et de la science criminelle comportementale. Je n’étais pas sur d’aimer au départ, mais j’ai tout de suite été entrainée, chaque épisode me prenait en otage, une fois commencé, la saison n’a pas fait long feu puisque j’ai enchainé les épisodes en quelques jours.

Photo Anna Torv, Holt McCallany

J’ai beaucoup aimé le duo d’agent. L’agent Ford, jeune, ambitieux, il me faisait parfois pensé à Muler, dans sa manière déterminée de croire qu’il a toujours raison. Froid et détaché devant les tueurs qu’il interview, on a parfois l’impression de voir un sociopathe, même si humanisé un peu par sa relation avec une étudiante. L’agent Tench lui est plus âgé, plus professionnel, plus avisé, il a un coté plus blasé aussi, mais il se sent plus facilement touché par les témoignages des tueurs et de leurs crimes horrible, que ne l’est l’agent Ford, ce qui l’inquiète un peu parfois. Leur duo est vraiment prenant, leur amitié étrange.

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Les interviews des criminelles sont parfois rudes, les deux agents enquêtent également en parallèle sur certaines affaires criminelles. Dans les commissariats dans lesquels ils donnent leurs cours, les inspecteurs ont toujours une affaire de meurtre trop horrible, traumatisant et irrésolue. Les deux agents fédéraux tentent alors de mettre à profit sur le terrain les éléments de profilage et de psychologie qui se sont détachés de leurs nombreuses interviews de meurtriers en série.

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J’ai aussi beaucoup aimé l’intervention de la psychologue Wendy Carr, professeur à l’université que l’agent Tench consulte parfois sur certaines affaires et qui finit par rejoindre leur duo, lorsque la hiérarchie décide enfin d’ouvrir une cellule spéciale dédié à l’étude des crimes et du profilage.

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Une série prenante avec trois acteurs principaux assez impressionnant, que ce soit Holt McCallany qui joue Holt, personnage très attachant, ou Jonathan Corft dans le rôle du presque sociopathe agent Holden, et bien sur la charismatique Anna Torv dans le rôle de Wendy Carr. La fin de la saison 1 promet une suite tout aussi prenante, j’ai hâte de voir ça.

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Anne of green gables

saison 1

Beaucoup connaissent l’histoire d’Anne Shirley, tirée des romans de Lucy Maud Montgomery, grâce à l’adaptation en mini série connu en France sous le titre “le bonheur est au bout du chemin”, diffusée souvent sur M6. Je n’ai jamais raté une rediffusion, la jeune Anne avec ces cheveux roux, l’ile du prince Edouard, Marilla et Matthew…

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Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est l’histoire de la jeune Anne, orpheline. Au début du 20e siècle, après être passée de famille d’accueil en famille d’accueil pour jouer les esclaves auprès de familles trop nombreuses, Anne est adoptée par Matthew et Marilla Cuthbert, frère et sœur propriétaires d’une ferme sur l’ile du prince Édouard. Alors que Anne espère enfin vivre dans un bel endroit, on lui annonce que Marilla et Matthew cherchaient à adopter un garçon pour les aider à la ferme et non une fille. Mais finalement, Matthew se laisse complètement charmé par le babillage de Anne qui ne cesse de parler. Marilla finit aussi par s’attacher à Anne et ils décident alors de l’adopter.

Photo Amybeth McNulty

Anne, c’est une fillette pleine d’amour, intelligente, brillante, imaginative. J’avais adoré les téléfilms, voir Anne s’intégrer sur l’ile parmi la population, la voir délirer avec son imagination débordante, son esprit romanesque, son coté hystérique, la voir accumulée les bêtises, impossible de ne pas s’attacher à son personnage. Pareil pour Marilla et Matthew, Marilla intransigeante, parfois un peu froide, et Matthew qui ne dit jamais rien, mais tellement gentil et doux avec Anne.

Photo Amybeth McNulty

La version des années 80 est très réussie, c’est drôle, tendre, attachant, plein de joie et de gaieté, c’est le genre de film qu’on va revoir avec plaisir pour se remonter le morale un jour de pluie. De plus les deux acteurs jouant Marilla et Matthew, Colleen Dewhurst et l’excellent Richard Farnsworth sont vraiment excellents. Alors quand j’ai appris qu’une nouvelle série allait être tournée, j’étais très curieuse de la voir et en même temps je me disais comment c’était possible d’imaginer d’autres acteurs dans les rôles de Marilla et Matthew.

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Qu’en est il de cette nouvelle version? Je suis personnellement assez mitigée. La jeune actrice qui joue Anne m’a plut, elle est passionnée, un peu hystérique, romanesque, mais il y a certaines choses qui ne m’ont pas plut, notamment la façon de vouloir plaire aux camarades de classes quand elle commence l’école, la Anne de mes souvenirs ne se laissait pas faire, et surtout c’est elle qui influençait les autres et pas le contraire, même si très vite, les choses changent.

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Les deux acteurs qui jouent Marilla et Matthew se défendent bien, j’ai préféré le jeu de RH Thompson qui joue Matthew Cuthbert.

Les différences de jeu, quelques libertés dans les caractères des personnages, tout ça ne m’ont pas dérangés, après tout c’est une nouvelle adaptation, mais par contre ce qui m’a dérangé, c’est l’excès de drama qui es ajouté. Anne qui a des souvenirs de son affreux passé à l’orphelinat, Anne qui est traumatisée par des souvenirs lorsqu’elle était dans la famille Hammond où on l’a traitait comme une esclave à se faire battre…mais surtout tout ce coté dramatisé à l’extrême comme la mort du père de Gilbert et surtout lorsque Anne est renvoyée à la gare, tout une série d’évènements rajoutés pour amplifier le coté drama et le suspense…

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On sent la volonté de faire pleurer dans les chaumières. Toutes ces scènes qui sont dramatisées à l’extrême attriste l’atmosphère de la série. On perd le charme, le coté banale du quotidien de Anne durant son enfance.  Certaines scènes notamment entre les adolescentes, sont plus réalistes comme lorsque Anne a ses règles pour la première fois, les discussions entre fille à l’école, j’ai trouvé ce coté là assez intéressant et les relations pas toujours facile entre filles, crédible.  J’ai quand même aimé vu que j’ai regardé les épisodes en peu de temps. Malgré les défauts et les rajouts pour dramatiser on prend plaisir à voir cette série, même si j’ai un peu peur pour la saison 2 avec encore une fois, toute une histoire de brigand qui viendrait s’incruster dans la vie de Anne, Marilla et Matthew. Cette intrigue ne me dit rien qui vaille, d’autant que Anne of green gable c’est avant des histoires simples du quotidien, rien d’aussi hors norme. A voir donc comment sera la suite…

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Captive (Alias Grace)

mini série

Au 19e siècle, Grace est condamnée à perpétuité pour le double meurtre du propriétaire et de la gouvernante de la maison dans laquelle elle travaillait comme bonne. Son complice, un homme à tout faire, a perpétré les meurtres et Grace est accusée de l’y avoir poussé. Après 15 ans de prison, Grace travaille tout les jours comme bonne dans la maison du directeur de la prison, grâce à la demande de la maitresse de maison qui en fait une curiosité à montrer à ses invités. On lui demande alors de coopérer et de discuter tous les jours avec un psychologue américain. Ce dernier est engagé par un comité de soutien pour Grace qui aimerait que le psychiatre fasse un rapport favorable à sa libération. En effet, le doute plane toujours sur le rôle qu’à pu jouer Grace. Entre les dires des avocats, l’absence de témoins, et les trous de mémoire de Grace, le psychiatre espère démêler le vrai du faux. Grace se plonge alors dans son passé et raconte son arrivée avec sa famille, sur les cotes du Canada…

Photo Rebecca Liddiard, Sarah Gadon

J’ai commencé à regarder le premier épisode et je n’ai pas réussi à me détacher de l’histoire de Grace. Telle Shéhérazade, elle raconte sa courte vie épisode après épisode et on est pendue à ses lèvres. Je n’ai pas vu le temps passé. Grace nous raconte sa traversée de l’atlantique aux cotés de trop nombreux frères et sœurs dans des conditions infernales, d’un père alcoolique et violent et d’une mère qui mourra pendant la traversée, ce qui traumatise la jeune Grace. Rien ne lui sera épargné en arrivant au Canada, et c’est surtout les hommes qui feront son malheur. Grace est naïve et très ignorante, mais comprend vite que son père a bien failli commettre un inceste sur sa personne. Elle est donc bien contente d’être embauchée comme bonne dans une maison “respectable”, maison dans laquelle Grace apprendra beaucoup de chose, grâce à son amie Mary, une bonne avec qui elle partage sa chambre. Grace vivra à ses coté les moments les plus heureux de sa vie et apprendra beaucoup grâce à Mary, mais vivra aussi un traumatisme que l’on devine très important pour la suite des évènements.

Photo Edward Holcroft

J’ai été transporté complètement dans la vie de Grace, une histoire tirée d’un fait divers réel. On découvre la vie d’une domestique au 19e siècle, le dure labeur, l’ignorance dont on peut faire preuve faute de guide, de mère ou d’étude. Le poids de la réputation aussi et du difficile équilibre entre satisfaire ses maitres et ne pas se laisser embobiner.

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Grace nous raconte son passé pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé pendant le double assassinats, mais c’est aussi l’occasion de montrer la place de la femme dans cette société où l’on est rien si on est pas un homme. Le personnage de la gouvernante, Nancy, voit son statut sociale s’élever. De simple bonne, on pourrait la prendre pour une “vraie dame” ou même la maitresse de la maison, grâce à ses robes et autre froufrous, jusqu’à ce qu’on découvre qu’elle s’est élevée en couchant simplement avec le maitre de maison, un homme célibataire et seul.

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Mais c’est surtout à travers le personnage de Grace. Enfant, elle dépendra de son père, un homme violent et alcoolique. Plus tard, c’est autour du fils de la maitresse de maison, durant son premier emploi qui lui tourne autour, et elle n’arrivera à le fuir qu’en acceptant de travailler ailleurs. Elle dépendra ensuite de son nouveau maitre de maison, à la moralité douteuse et de tous les autres hommes qui l’entourent. Car Grace est aussi une très jolie fille. Même plus âgée, Grace dépendra encore des hommes, avec le psychiatre qui doit décider de sa culpabilité, les gardiens qui l’agressent souvent, et la personne qui viendra à sa rencontre lors du dernier épisode.

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Grace raconte sa vie par épisode et on est suspendues à ses lèvres, comme le sera le psychiatre qui deviendra de plus en plus dépendant des séances avec Grace, développant une obsession, un désir de protection et peut être même une sorte d’amour pour Grace. On attendra la fin pour savoir de quelle manière Grace est coupable, si elle est folle ou manipulatrice sans scrupule…

Les scènes racontant le passées de Grace sont aussi passionnantes que les scènes d’entretien avec le psychiatre, qui m’ont rappelé un peu le style des interviews des agents fédéraux dans Mindhunters. Les épisodes déroulent sans effort, difficile de stopper une fois entamée. C’est très bien filmé, très bien écrit, et surtout très bien joué, en particulier je retiens l’actrice Sarah Gadon qui joue Grace et qui est extraordinaire dans ce rôle.

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Les grandes espérances

mini série

Au 19e siècle, le jeune Pip est élevé par sa sœur et son mari. Il est destiné à devenir forgeron un jour, comme son beau frère, s’ils trouvent l’argent nécessaire pour payer son apprentissage, ce qui ferait sa fierté mais pas celle de sa sœur qui a de plus grandes ambitions. Pip voit alors son destin prendre un autre tournant lorsque miss Havisham, une femme célibataire et très riche, décide de prendre Pip comme enfant de compagnie pour sa fille adoptive, Estella. Chez miss Havisham, le jeune Pip découvre la richesse, les livres, le luxe, et ses ambitions sont revues à la hausse.

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Je n’ai pas lu le roman de Dickens, mais j’ai pu voir récemment la  mini série. On suit donc Pip d’abord dans son enfance pauvre auprès d’un père adoptif bon et juste qui aimerait voir Pip suivre ses traces en devenant forgeron, et auprès de sa sœur égoiste et hautaine qui espère voir son ascension sociale grâce à Pip qui depuis peu de temps passe tous ses après midi chez la richissime Miss Havisham.

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L’histoire est très intéressante, avec des personnages forts et parfois complexes. Miss Havisham surtout, cette femme qui autrefois belle, jeune et riche devait se marier mais qui fut abandonner le jour même des noces par un prétendant qui n’en avait qu’après son argent. Depuis, les décorations du mariage n’ont pas été enlevée. Miss Havisham est aussi une femme qui hait les hommes et s’acharne à élever sa fille adoptive en lui inculquant l’art de l’hypocrisie, de la manipulation et du mensonge dans le but de devenir une pro de la manipulation auprès des hommes.

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Les décors, les costumes, les personnages autant principaux que secondaires, l’intrigue, tout fut vraiment réussi. La seconde partie suit Pip à l’âge adulte, son évolution, son ambition, l’influence de Miss Havisham sur son caractère, sa relation avec Estella, et certaines révélations sur les origines de certains personnages ou encore sur certains évènements du passé qui auront la plus grande influence sur la vie des personnages.

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Le casting aussi est très bon avec David Suchet entre autre, mais je retiens surtout Gillian Anderson dans le rôle de Miss Havisham. On a vraiment l’impression de voir un fantôme, une femme au bord de la folie, un air éthérée. Une belle mini série sur le parcours initiatique d’un jeune homme qui finit par retrouver ses valeurs.

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La vengeance aux deux visages

Vous vous souvenez probablement (en tout cas ceux qui ont plus de 20 ans) de Stéphanie Harper, des crocodiles et de ses millions. L’histoire de cette riche héritière, douée en affaire, mais plutôt laide, qui épousera Greg Marsters en 3e noce, un play-boy notoire qui essaiera de l’assassiner en la jetant aux crocodiles, avec l’aide de Jilly, l’amie d’enfance de Stéphanie, qui avait le bon gout d’être belle, mais pauvre, on peut pas tout avoir ! Alors que tout le monde pensait que Stéphanie avait péri mangée par les crocodiles, elle refait surface sous le nom de Tara Wells. Après plusieurs semaines de chirurgie esthétique, la voilà devenue plus que belle, Stéphanie fait tourner les têtes et elle en profite pour séduire Greg qui tombe fou amoureux d’elle. Jilly finira par tuer Greg qui tentait à nouveau de tuer Stéphanie après qu’il ait découvert la vérité sur l’identité de Tara. Ça c’était la minisérie tournée pour la télé australienne qui eut tellement de succès qu’une suite fut tournée.

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Dans cette suite, l’histoire se situe 7 ans plus tard. Stéphanie est toujours la riche héritière qui sait gérer les affaires de sa compagnie avec talents. Dorénavant elle est mariée à Dan, le chirurgien qui l’avait retapé et redessiné après l’attaque des crocodiles. Les deux enfants de Stéphanie, issu d’anciens mariages, sont devenus adultes. Denis est loyal mais cynique et adore jouer la fortune familiale dans les courses de cheveux, Sarah est douce et gentille. Tous ce bonheur familial est remis en question lorsque Jilly sort de prison. On apprend le jour même qu’elle est en réalité la demi-sœur de Stéphanie. Stéphanie est prête à donner une seconde chance à jilly et à l’accueillir dans sa demeure tout comme Dan et Sarah. Seul Dennis ne crois pas une seconde à la repentance de Jilly. Du coté des affaires, la compagnie Harper affronte des attaques sur le marché boursier de la part d’un mystérieux Jack Saunders, qui est en réalité le demi-frère de Greg et qui cherche à venger la mort de son frère en ruinant Stéphanie Harper et en s’appropriant légalement sa compagnie.

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Quand j’étais petite, j’étais absolument fan de la série. J’adorais Stéphanie, elle était belle, elle avait la classe, elle savait dirigée toute seule une grande entreprise. Je crois que ce qui m’attirait surtout chez ce personnage alors que j’étais très petite, c’est sa force de caractère, sa confiance en elle, le fait qu’elle ne se laisse jamais abattre, qu’elle n’abandonne jamais, toujours prête à reprendre le combat.

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Bien sur, en revoyant la série à un âge adulte, les choses sont différentes. Mais mon affection pour la série n’a finalement pas changé. L’histoire et les personnages sont toujours très intéressant. Ce qui a mal vieilli ce sont les tenues que portes les personnages, les années 80 ne font pas dans la simplicité et le subtil, et dans La vengeance aux deux visages, c’est vraiment quelque chose !! les épaulettes énormes, les tissus satinés, les brillants et paillettes, les bijoux en or ou pas qui sont énormes et le plus voyant possible, des vêtements qui sont parfois très moulants, parfois sans aucune forme, digne d’un sac à patate, des chapeaux ridicules, des déshabillés extravagants, des talons aiguilles dans toutes les circonstances.

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Les rebondissements ne sont pas aussi farfelus que ce à quoi je m’attendais ; au fil des épisodes, Stéphanie et Dan vivent plusieurs crises dans leur mariage et Dan demande à Stéphanie de choisir entre lui et sa compagnie. La première partie de la série n’est pas la meilleur, ça reste intéressant à suivre, mais c’est surtout la seconde partie qui m’a le plus plut. J’ai adoré les manigances de Jilly, sa manière qu’elle a de vous laver le cerveau, de savoir profiter des faiblesses des autres, j’ai beaucoup aimé l’humour cynique de Denis, la sagesse de Bill McMaster, mais les personnages que j’ai le plus apprécié reste d’abord Jack Saunders, pour sa détermination à piquer la compagnie Harper à Stéphanie, pour son sang-froid, son calme, sa façon de vous rire au nez au lieu de s’énerver quand une situation ne lui plait pas, son admiration sans borne pour Stéphanie, et le fait que ce soit un ennemi redoutable en affaire mais qui finalement se bat avec un certain honneur et tient toujours parole quand il l’a donne. Et puis j’ai adoré la relation qu’il a avec Stéphanie. Ensuite c’est le prince Amal, charismatique prince arabe qui vient au secours de Stéphanie quand elle est au plus mal vis-à-vis de sa société. Rusé, intelligent, mais surtout d’un calme olympien pour affronter les obstacles, j’ai beaucoup aimé sa relation avec Stéphanie. Et puis pour finir j’ai beaucoup aimé Jonno, qui aidera Stéphanie et qui me fait fortement pensé au personnage de manga, Cobra, autant sur le plan physique que sur son comportement avec les femmes.

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Ce qui frappe aussi dans cette série, c’est le personnage de Stéphanie. Mariée deux fois dans sa jeunesse, avec des hommes qui ne s’intéressaient qu’à son argent, mère de deux enfants, femme d’affaire aguerrie, elle a un caractère bien trempée, ne se laisse pas faire, mais toujours avec classe et dignité. Sa relation avec Dan fonctionne quand tout va bien et que tout coule de source mais aux premiers ennuis, Dan s’avère être un homme faible, qui ne sait pas apporter son soutient quand il le faut, qui ne sait pas faire de compromis. Monsieur voit sa femme partir en guerre contre Jack Saunders, il prend sa valise et s’en va. Dan est parfait quand il s’agit de soigner et d’accompagner sa femme quand elle est malade, mais faut pas lui demander plus. Finalement, il lancera le fameux ultimatum, « moi ou ta société » et Stéphanie sera tenter de le suivre pour vivre une vie au calme, mais finalement, Stéphanie n’est pas faite pour ce genre de vie oisive, elle se serait ennuyée au bout d’une semaine, loin de sa compagnie et des batailles qui vont avec. Bref, après un essai, Stéphanie et Dan ne tiendront pas la distance et se sépareront. La série a un côté très moderne concernant les personnages féminins. Jilly est forte à sa manière, elle n’a besoin de personne pour s’affirmer, Cassie, l’informaticienne de la compagnie Harper est un vrai génie en ce qui concerne les ordinateurs, et puis bien sur Stéphanie qui représente la femme de pouvoir par excellence.

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Tout est résumé d’ailleurs, dans les derniers épisodes avec une Stéphanie qui réplique qu’elle n’a pas besoin d’un homme pour avoir une vie accomplie et heureuse, ou encore lorsque Jack Saunders lui propose pour la énième fois le mariage et qu’elle l’envoi balader :

« – vous êtes froide Stéphanie, vous avez la beauté, la classe et l’intelligence mais vous finirez seule »

–          Si je me sens seule, je prendrais un chien ! »

 

Les enquêtes de Murdoch

Séries canadienne

créée par Maureen Jennings

Yannick Bisson, Thomas Craig, Hélène Joy, Jonny Harris, Georgina Reilly

1895, à Toronto, on suit les enquêtes policières de l’inspecteur Murdoch, un homme féru de sciences et passionné par les nouvelles technologies. Avec l’aide du capitaine Brackenreid, son supérieur,  du sergent Crabtree, et de la jolie Julia, médecin légiste, Murdoch s’applique à résoudre les crimes de la ville, tout en appliquant les méthodes d’enquêtes les plus modernes possibles.

J’ai découvert la série comme beaucoup de monde en France, grâce aux diffusions de france 3 et j’ai tout de suite apprécié. Au départ, c’est sur la série semble classique, un meurtre, une enquête, un inspecteur assidue, quelques personnages secondaires, une romance platonique avec la belle Julia Ogden. Là où la série se démarque un peu des autres, c’est son coté historique. Murdoch rencontre pas mal de célébrités intellectuelles de son époque, Tesla, HG Wells, Jack London, Arthur Conan Doyle, Thomas Edison, pour mettre en lumières les évolutions de la société de l’époque, aussi bien politique que scientifique. Murdoch à l’occasion de tester, d’améliorer, découvrir ou utiliser des technologies toutes nouvelles (parfois de manière anachronique mais c’est pas bien grave), comme le télégramme, la télécopie, les empreintes digitales, les tests de sang, les portraits robots, les détecteurs de mensonges, les ondes, les sonars…Les épisodes font souvent références aussi à une invention, une évolution, un tournant et c’est toujours assez rigolo de voir Murdoch en parler comme lorsqu’il imagine qu’un jour les hommes marcheront sur la lune.

L’autre élément intéressant qui fait que la série sort du lot, ce sont ces personnages. Il suffit de quelques épisodes pour que le spectateur s’attache terriblement à Murdoch, sa passion pour la science et la technologie, son coté vieux jeu voir coincé, (l’épisode où il doit se faire passer pour un homosexuel pour infiltrer une société secrète était assez drôle). Mais on s’attache aussi énormément voir plus, aux personnages secondaires, comme Crabtree, le sergent quelque peu naïf, trop gentil, droit et loyale, qui apporte souvent un peu d’humour, tout comme Brackenreid, le capitaine, qui boit un peu trop et qui teste certains “médicament de l’époque”, comme la cocaïne pour soulager les douleurs dentaires.

Et puis bien sur, l’élément féminin, très en avance sur son temps, le docteur Ogden. Déjà, une femme médecin dans une grande ville comme Toronto en 1895 on a du mal à y croire (même si c’était effectivement possible) mais qui se trouve être à la tête de la médecine légale, on y croit plus trop. Julia reste une femme douce, gentille, attachante, et son coté scientifique finira par charmer et séduire le célibataire Murdoch. Mais le passé de Julia mettra un frein à leur possible relation malgré leur attachement réciproque, puisqu’elle révèle avoir déjà eu des relations avec des hommes, qu’elle en serait même tomber enceinte et aurait eu recours à un avortement pour ne pas perturber ses études de médecine, déjà très difficile. Depuis, la pauvre Julia est devenue stérile, à cause de son avortement clandestin fait dans des conditions douteuses, ce qui bien sur choque Murdoch, fervent catholique et quelque peu coincé. D’autant que l’inspecteur aimerait un jour fonder une famille.

J’aime beaucoup son personnage très en avance sur son temps, sans pour autant en avoir fait quelqu’un d’enragée, elle reste très douce très calme. Une autre figure féminine forte viendra rejoindre les rangs, Emily Grace, qui remplacera Julia comme médecin légiste, quand elle décidera de se spécialiser dans la médecine psychiatrique. Emily est aussi un personnage attachante, plus jeune que Julia et donc un peu plus révoltée et passionnée, qui deviendra vite amie avec Julia et avec qui elle rejoindra un club de féministe qui milite pour le droit des femmes, le vote, ou encore la contraception.

La série aborde souvent des phénomènes paranormaux, mais contrairement à  X files, Murdoch finit toujours par prouver qu’il ne s’agit en rien d’élément paranormal, comme pour l’existence des vampires, des loups garous, les voyages dans le temps, des extraterrestres, même si parfois certaines expériences restent dans le flou comme l’épisode dans lequel Murdoch est confronté à un groupe de médecins, qui voyage dans la vie après la mort grâce à un procédé de réanimation violente.

Une série que j’apprécie de plus en plus, des personnages auxquels je suis de plus en plus attachés, même si la relation un pas en avant deux pas en arrière entre Ogden et Murdoch peut parfois lassée. Une reconstitution de l’époque fin 19e et début 20e très bien faite et très intéressante, même si le ton de la série, optimiste et légère, ne montre pas forcément les difficultés ou les réalités parfois dures de l’époque. Un très bon divertissement en somme!

La gifle (the slap)

Série australienne

8 épisodes

Jonhatan Lapaglia, Melissa George, Sophie Okonedo, Alex Dimitriades, Essie Davis, Sophie Lowe, Lex Marinos, Blake Davis

2011

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Dans la banlieue de Melbourne, Hector s’apprête à fêter ses 40 ans. Pour l’occasion, sa femme Aicha organise un barbecue avec la famille et les amis proches. Rosie, son mari et leur fils de 4 ans, Anouk et son nouveau copain, un acteur célèbre, Connie la baby-sitter et son copain d’enfance, Harry le cousin d’Hector, accompagné de sa famille, et les parents d’Hector. Tout ce passe un peu près comme il faut jusqu’à ce que Harry perde patience face au comportement insupportable du fils de Rosie et lui donne une gifle retentissante. Événement qui aura des répercussions dans la vie de chacun des adultes présents.

J’en avais vaguement entendu parler, et comme j’ai souvent été agréablement surprise par les séries australiennes (sidney police, hartley coeur à vifs, Miss Fischer), j’ai tenté cette mini série de 8 épisodes, qui date de 2011 et qui est l’adaptation d’un roman (que j’aimerais bien lire pour le coup).

Chaque épisode se centre sur un personnage en particulier, d’abord Hector, 40 ans, marié à une femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, parfois un peu trop autoritaire, et qui ne peut s’empêcher de lorgner sur la jeune baby-sitter, Connie. On suivra ensuite Anouk, femme célibataire approchant la quarantaine, scénariste sur un soap à succès, et qui n’a pas envie de fonder de famille comme l’ont déjà fait ses deux amies. Il y a Rosie, ancienne fêtarde devenue mère poule qui donne encore le sein à son fils de 4 ans et qui le laisse absolument tout faire, au grand désespoir de son mari qui se réfugie dans l’alcool. Il y a Connie, la baby-sitter lycéenne qui fait une fixation sur Hector, et Richie, le meilleur amie de Connie, qui se cherche. On suivra aussi la vie de Manolis, le père d’Hector, d’origine grec et qui se voit vieillir, et bien sur Harry, celui qui donnera la gifle impardonnable.

J’ai commencé à voir le premier épisode sur arte, avec l’idée d’abandonner si la série m’ennuyait au bout de cinq minutes. J’avoue que le premier épisode n’est pas le meilleur, il ne se passe pas grand chose durant les 20 premières minutes, et pourtant j’ai été tout de suite assez hypnotisé par ce ballet de réaction humaine.

Chaque épisode est réussi, tous les personnages sont parfaitement développés, approfondi, on peut voir Rosie comme une mère complètement crétine, qui ne sait pas élever son fils, et on la comprendra bien mieux dans l’épisode qui lui ait consacré, comprenant sa vie, son passé, ses soucis, ses fêlures…

Tous les personnages sont touchants dans leur faiblesse, leur défaut, la violence d’Harry, la sensibilité de Rosie, le mal être de Anouk, la remise en question de Aicha, la faiblesse d’Hector…

J’ai particulièrement été touché par le personnage d’Anouk, il faut dire que Essie Davis est excellente actrice dans ce rôle, touchante comme pas possible. J’ai aussi été touché par le portrait de Manolis, qui voit ses amis mourir les uns après les autres, le confrontant à la vieillesse, à tous ce qu’il ne pourra plus faire.

La série nous parle surtout des relations humaines, qu’est ce que le mariage, les relations, les amitiés, ce que ça implique, les souffrances, les compromis, les capitulations…ça nous parle de choix, les choix à faire dans la vie quotidienne, qui peut tout changer ou pas.

La gifle est un vrai petit bijoux, qui nous parle de l’être humain, de sa nature, de ses défaillances. Servis par d’excellents acteurs, en particuliers Melissa George, Sophie Okonedo, Essie Davis et Lex Marinos.