Broadchurch

série uk

saison 1    8 épisodes

David Tenant, Olivia Colman, Jodie Whittaker, Andrew Buchan, Pauline Quirke, Arthur Darvill, David Bradley

4/5

dans la petite ville de Broadchurch, tous le monde se connait et la vie y est paisible. Jusqu’au jour où le corps sans vie de Danny Latimer, 11 ans, est découvert au pied de la falaise, sur la plage. La police conclut rapidement à un meurtre par strangulation. Les parents sont effondrés, la ville traumatisée, tout le monde s’interroge, qui a pu faire un acte aussi horrible? pour quelles raison? L’inspecteur principal Hardy prend en charge l’affaire, lui qui vient tout juste d’être affecté au commissariat de cette ville, pensant s’occuper de petites affaires sans envergure, et pensant pouvoir se reposer après qu’une affaire assez similaire non résolue l’ai complètement épuisé. Il fait équipe avec l’inspecteur Miller, mère de famille qui espérait obtenir le poste d’inspecteur principale avant que Hardy ne se pointe.

Photo David Tennant, Olivia Colman

Broadchuch est une série que de 8 épisodes qui a fait pas mal parler d’elle en Angleterre et lors de sa diffusion en France, sur France 2, il y a quelques mois. J’ai profité de la diffusion sur France 4 pour réparer cet oubli.

Dès les premières minutes j’ai été embarqué par cette histoire qui peut paraitre simple au final. Une petite ville, le meurtre horrible d’un enfant, une petite ville, des habitants qui se connaissent tous, des rumeurs, des ragots, des liaisons, des secrets longtemps enfoui, un inspecteur qui a un passé traumatisant et qui espère une vie plus calme dans un village sensé être paisible.

Photo Arthur Darvill, David Tennant, Olivia Colman

David Tenant est géniale dans le rôle de cet inspecteur chef qui a vécu l’enfer professionnellement et personnellement, lors de sa dernière enquête. Bourru, asocial, froid, autoritaire, il n’est intéressé par aucune relation amicale ni avec ces nouveaux voisins, ni avec sa nouvelle collègue. Mais si David Tenant est impeccable comme toujours, j’ai été plus marqué par l’interprétation d’Olivia Colman, magnifique actrice. Je l’avais déjà remarqué dans un petit role dans Hot fuzz, et surtout dans Tyranosaur, un film avec entre autre Peter Mulan, dans lequel elle jouait une femme battu par son mari et qui tenait le coup grâce à sa foi en Dieu, et dans lequel elle était déjà excellente.

Photo Adam Wilson, Matthew Gravelle, Olivia Colman

Broadchurch est une série dure, où l’on suit certains personnages autour de la mort de ce jeune garçon. Sa famille d’abord, la mère qui se découvre enceinte, le père qui essaye de cacher sa liaison, la fille ado en pleine rébellion. Il y a le pasteur, le dirigent des scout des mers, l’inspecteur Miller et sa petite famille, la patronne du seul hôtel de la ville, la rédactrice en chef du journal local…

Photo David Tennant, Jodie Whittaker

L’enquête est difficile, l’inspecteur Hardy a du mal à trouver des pistes sérieuses, chacun doit faire face à son passé, à ses soucis personnels et au deuil plus ou moins prononcé selon le degré de parenté avec la victime.

J’ai été vraiment très touché par certaines histoires qui sont révélées dans la série, comme le passé de Jack Marshall, le vieil homme qui tient un magasin au bord de la plage, qui sera soupçonné du meurtre et dont on apprendra un passé lourd et dramatique. Son personnage est très touchant, peut être celui qui m’a le plus ému.

Photo David Bradley

Il y a aussi Susan Wright, cette femme d’un certain age dont on devine que la vie ne la pas épargné, dure, et dont on apprendra aussi le lourd passé.

Photo Pauline Quirke

Les épisodes défilent, l’enquête avance, les secrets des uns et des autres sont dévoilés, les vrais personnalités sont mises à jour, les masques tombent, la tension est présente du début à la fin, difficile de ne pas enchainé les épisodes, jusqu’au final qui surprend et choc. Casting impeccable, mise en scène sobre et parfaitement maitrisé, qui font d’une histoire somme toute banale, une série choc. A ne pas rater!

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Hercule Poirot, le rideau tombe

Saison 13

Série uk 1989/2013

Une mémoire d’éléphant

Les quatre

Poirot joue le jeu

Les traveaux d’Hercule

Hercule Poirot quitte la scène

Voilà, fini, après 13 saisons, après 25 ans de bons et loyaux services, Hercule Poirot nous quitte, les adaptations des célèbres romans d’Agatha Christie prennent fin. J’ai connu la série télé produite par la chaine anglais ITV, dans la deuxième moitié des années 90 avec des diffusions sur France 3, tous les matins vers 9h il me semble. Étant lycéenne, c’était surtout pendant les vacances scolaires que je pouvais les regarder, sacrifiant les grasses matinées pour le plaisir de voir mon détective préféré résoudre des énigmes. J’ai toujours beaucoup aimé les romans d’Agatha Christie, j’avais commencé au collège, avec Le crime de l’orient express, suivi de près de l’un de mes favoris, Le meurtre de Roger Acroyd, dont le dénouement m’avait complètement retournée!

La série fut tout de suite un coup de cœur, une de mes séries chouchou, je ne me suis jamais lassée de voir et revoir les épisodes. Évidemment, ce qui fait le succès de la série en plus des histoires policières parfaitement menées, c’est les prestations et le casting, à commencer par l’excellent David Suchet, qui incarne à la perfection Hercule Poirot, entre sarcasme, belle assurance, fierté, prétentieux pour certains, plein d’humour et souvent plein de tendresse envers la jeunesse. Hercule Poirot tel que jouer par David Suchet ne peux être qu’attachant.

On peut voir d’ailleurs l’évolution du personnage au travers les saisons, au début très précieux, centré sur sa moustache, et toujours accompagné de Hastings sont fidèle ami, il évoluera vers un personnage plus âgé, plus posé, plus mélancolique, et qui essaye toujours d’être de bons conseils envers les jeunes gens qu’il rencontre lors de ces enquêtes, toujours ému par leurs amours naissants, lui l’éternel célibataire.

Hastings reste lui aussi un personnage excellent, qui apparait surtout dans la première moitié de la série (jusqu’à la saison 8 de manière régulière). Fidèle ami de Poirot, ils se connaissent depuis la première guerre mondiale, et se retrouve dans l’épisode, La mystérieuse affaire de styles (saison 3). Impossible de ne pas aimer Hastings, simple, presque simplet quand il est question de nature humaine, souvent naïf, un peu trop innocent, il voit le bien partout et a du mal à imaginer les manœuvres parfois diaboliques des criminels qu’il rencontre avec Poirot. Il soupçonne ou tout le monde ou personne, et voit toujours dans les jeunes dames, de potentielles futurs madames Hastings, le personnage étant un indécrottable romantique, voir fleur bleu dans certains épisodes.

J’aime toutes les saisons, mais ma grande préférence va quand même aux 8 premières saisons, dans lequel Hastings apparait toujours comme le second de Poirot. Leur duo ressemble plus à un vieux couple qui se tape mutuellement sur les nerfs, mais ils ne peuvent pas se passer l’un de l’autre pour autant. Et dans ces saisons là, on retrouve aussi dans beaucoup d’épisodes, l’inspecteur Japp, de scotland yard, qui au début était agacé de se voir voler la vedette par Poirot, créant une sorte de compétition saine entre eux, mais qui finira par devenir un très bon ami du détective belge. Contrairement à Hastings, Japp n’est ni naïf, ni romantique, et reste beaucoup plus blasé quant aux talents de Poirot, n’admettant pas toujours la supériorité du belge. Mais leur amitié, tout comme celle avec Hastings, apporte énormément d’humour à la série. Tout comme l’autre personnage récurrent de cette moitié de série, avec Melle Lemon, la secrétaire de Poirot, elle aussi beaucoup plus blasée que Hastings, et qui participera souvent aux enquêtes.

Ces épisodes entre les saisons 1 et 8, sont pour la majorité d’une durée de 45 minutes et on sent que les moyens ne sont pas toujours au rendez vous, même si la reconstitution de l’Angleterre de l’entre deux guerre est toujours bien faite. L’humour et la légèreté prennent le dessus.

A partir de la saison 9, les choses changent, la chaine a plus de moyens et ça se sent à l’image, c’est visuellement plus clair, plus beau, et les épisodes sont systématiquement plus longs, 1h30 et il y en a moins par saison. Ce qui change surtout, c’est la quasi absence d’Hastings, qui dans l’histoire est parti en Argentine avec sa nouvelle femme, laissant Poirot seul. Il n’y a plus de Miss Lemon ou d’inspecteur Japp non plus. Du coup, si les épisodes sont plus somptueux visuellement, l’humour manque quand même cruellement. Mais je n’ai pas pour autant délaissé la série, j’aimais toujours autant suivre les épisodes. Poirot aura d’ailleurs parfois la visite d’une nouvelle alliée, Ariadne Oliver, écrivaine de roman policier, et qui croise souvent le chemin de son ami Poirot, dans des affaires de meurtre. Si le personnage apporte parfois de l’humour, je ne me suis jamais sentie proche d’elle comme je l’étais de Miss Lemon, Japp ou Hastings.  Si les personnages secondaires me manquent, il y a quelques épisodes vraiment excellents, comme Les cinq petits cochons, Je ne suis pas coupable, Les indiscrétions d’Hercule Poirot, Le chat et les pigeons, ou encore l’excellent Rendez vous avec la mort.

Rendez vous avec la mort

En 25 ans, la série aura su garder une qualité d’écriture et de jeu, quelques très beaux morceaux, et pas mal de stars du grand ou du petit écran qui seront venus le temps d’un épisode comme James D’Arcy, Elliott Gould, Toby Stephens, Emily Blunt, Judy Parfitt, David Soul, Micheal Fassbender, Amanda Root, Tim Curry, Christina Cole, Elizabeth McGovern, Jessica Chastain, David Morissey, Sinead Cusak, Damien Lewis…

Les indiscrétions d’Hercule Poirot

Le chat et les pigeons

Quant à la 13e et dernière saison, elle ne regroupe pas mes épisodes préférés. L’épisode Les quatre est intéressant mais un peu étrange, j’ai préféré Une mémoire d’éléphant dont l’histoire était prenante. L’épisode Poirot joue le jeu se rapproche des épisodes classiques de la série, à savoir un grand domaine, une fête, des invités à domicile, et un meurtre, l’histoire m’a un peu trop rappelée celle de l’épisode Le crime d’halloween, mais il fut très bien menée, avec une excellente Sinead Cusak. J’ai aussi beaucoup aimé les douze travaux d’Hercule, cette brochette de clients si différents les uns des autres, coincés dans un hôtel perché au sommet d’une montagne enneigée, à cause d’un éboulement, un concierge comique mais malhonnête, et un Poirot qui a soif de vengeance. J’ai trouvé l’intrigue prenante, mais seul bémol, ce fut l’une des rares fois où j’ai découvert le meurtrier presque tout de suite, sans difficulté ce qui rend la fin de l’épisode moins palpitant.

Les travaux d’Hercule

Poirot quitte la scène

Quant au dernier épisode, Poirot quitte la scène, j’ai été triste de voir mon détective favori, mourant, dans un fauteuil roulant, diminué physiquement mais heureusement, ces petites cellules grises étaient bien en forme, son analyse de la nature humaine toujours affutée. J’ai beaucoup aimé cette histoire de meurtre par procuration, d’assassin qui n’en ai pas un aux yeux de la loi, j’ai surtout adoré revoir Hastings, qui a bien vieilli. J’ai été surprise de la philosophie de vie de la fille d’Hastings, dure et intransigeante, tellement pas comme son père. Et la fin fut assez surprenante, de voir Hercule Poirot, l’homme qui respectait les chemins de la loi et les procédures juridiques comme personne, traverser la frontière qu’il a longtemps gardée, pour devenir lui même ce qu’il a toujours traquée, avant de rendre son dernier soupir. J’ai beaucoup aimé voir la résolution de l’enquête au travers de la lettre que lit Hastings, qui n’a bien entendu pas résolu l’enquête tout seul, 4 mois après la mort de Poirot. J’ai pas pu résister et j’ai bien sur versé ma petite larme. Heureusement, me reste encore plein de romans de Christie que je n’ai pas encore lu, mais la série me manquera énormément.

 

Death comes to pemberley

Mini série uk

Anna Maxwell Martin, Matthew Goode, Matthew Rhys, Jenna Louise Coleman,

3 épisodes

Elizabeth Bennett est désormais Elizabeth Darcy, mariée et heureuse maitresse de Pemberley, l’immense demeure de son mari. Tout va pour le mieux chez les Darcy, ils ont désormais un petit garçon et vivent en parfaite harmonie. A quelques jours du grand bal qu’ils veulent donner, Lydia, la sœur d’Elizabeth arrive en catastrophe avec Wickham, son mari au passé et à la réputation plus que douteuse. Darcy qui n’a jamais beaucoup aimé la famille de sa femme, et qui déteste plus que tout Wikcham, n’est pas du tout content de les voir débarquer sans être invité, sans parler qu’ils apportent avec eux le cadavre de leur ami, abattu dans la forêt du domaine. Très vite, le magistrat n’a pas d’autre choix que d’arrêter Wickham et de l’envoyer devant un juge, qui risque bien de l’envoyer à la potence si on ne découvre pas vite la vérité derrière ce meurtre.

J’adore les personnages d’Orgueil et préjugés, j’adore le roman et l’adaptation par la BBC qui date de 1995. J’adore également Anna Maxwell Martin, c’est une actrice que j’aime beaucoup et que j’avais découverte avec l’adaptation de Nord et Sud. Elle a toujours une présence bien particulière à l’écran.

J’ai finalement enchainé les épisodes sans pause, j’ai beaucoup aimé. J’étais contente de voir Elizabeth et Darcy après le mariage, leur vie au quotidien, tous les fans du roman ont toujours voulu voir ce qui se passe après, même si ce n’est pas de la main de Jane Austen. La série à su nous montrer le couple Darcy/Elizabeth, sans tomber dans la mièvrerie ou le romantisme excessif. Le couple à ses mésententes, ses désaccords, ses disputes et ses doutes, et ça c’est pas mal rendu. Anna Maxwell Martin nous joue une Lizzie proche de celle de Jennifer Ehle je trouve. J’ai aussi beaucoup aimé la prestation de Jenna Louise Coleman, on retrouve l’inconscience, le grain de folie de Lydia, son franc parler méchant et grotesque, ses réactions puériles, et ses petits rires mesquins quand elle se moque des autres. La série nous montre quand même une Lydia un peu plus sérieuse quand son mari est proche d’une condamnation mais dont la nature revient au galop (j’ai bien ri quand elle prend le bras de son beau frère, piquant le marie de Lizzie le temps de faire son entrée à l’église).

Les secrets autour du crime sont révélés, les personnalités aussi. J’ai été surprise par la manière dont est présenté le cousin de Darcy, alors qu’il était si sympathique dans le roman et l’adaptation BBC. C’est aussi très bien réalisé, on a droit à de très jolies images, et le boulot sur les décors et les costumes sont enchanteurs pour les yeux!

En bref, une mini série qui se regarde bien vite, qui nous replonge avec plaisir dans le monde d’Orgueil et préjugés, qui nous permet de prendre des nouvelles d’un des couples les plus aimés de la littérature. Servis par d’excellents acteurs (en particulier Anna Maxwell Martin), on se promène avec plaisir dans le domaine de Pemberley. Très plaisant.

I’m definitely a mad man in a blue box

Le docteur et moi c’est une grande histoire d’amour, ce fut le coup de foudre au premier regard entre lui et moi, depuis le jour où mon chemin a croisé le coffret dvd de la saison 1 (la saison 2 venait de sortir en dvd) et entre la couverture et le résumé, je n’ai pas réfléchi une seconde avant de l’emmener à la caisse. et dès les premières minutes, malgré son coté un peu déjanté, un peu kitsch dans les effets visuels, je me suis dis que c’était une union faite pour durer.

Même les multiples changements de visages ne m’a pas fait renoncer, pas même le départ du magnifique Monsieur Tennant, pas même le départ de Rose, ou la fin triste de Donna, et pourtant, il faut le dire, si la saison 5 ne m’avait pas déçue, j’ai décroché après les deux ou trois premiers épisodes de la saison 6. Pourquoi? je ne le sais pas vraiment, nos chemins se sont éloignés petit à petit, j’ai laissé passer un, deux, trois épisodes, et avant que je ne m’en rende compte, la saison 7 était passée…

Je me suis même demandé si ce n’était pas une rupture définitive, peut être que Matt Smith m’avait finalement déplut, que je ne supportais pas ce nouveau changement, peut être que mon cerveau rejetait ce nouveau visage, ce nouveau docteur. Les mois passaient et la motivation de me remettre à la série ne revenait pas, jusqu’à ce que tous les soirs, je me surprenne à mettre france 4 et à revoir la saison 3 puis la saison 4 (en vostfr merci bien france 4). Plein de bons souvenirs, pleins d’épisodes qui m’avaient vraiment marqués, Gridlocks, Human nature/family blood, Blink, Partners in crime, silence in the library, the unicorn and the wasp, Turn left…

tout ça m’a à nouveau donner très envie de me replonger dans le monde du docteur, de cet homme fou dans sa petite boite bleue, il est temps que je rattrape mon retard, ne serait-ce que pour être à jour pour pouvoir apprécié l’épisode de noël qui arrive à grands pas et que je ne veux pas rater. Peut être que mon impression reviendra au fil des épisodes, peut être que je vais être déçue par ces deux saisons, je ne sais pas, mais ce qui est sur c’est qu’il faut que je redonne une chance à l’une des séries qui m’a le plus enchanté et fait rêver ces dernières années, une des rares séries télé à pouvoir faire passer en une scène, des émotions aussi diverses que la tristesse, la mélancolie et le fou rire, oui c’est possible avec le docteur! Alors est ce que le docteur sait encore me faire rêver et me surprendre, verdict d’ici quelques semaines j’espère, le temps de voir tout ça, de digérer et de vous dire si oui ou non, cette série est toujours à la hauteur de ce qu’elle fut les 5 saisons précédentes.

Call the midwife

série anglaise

saison 1

6 épisodes

Dans les années 50, dans l’east end londonien, une poignée d’infirmières sages femmes suivent et accouchent les futures mères. Jenny Lee, nouvelle dans le métier, Chummy, issu d’un milieu aristocratique, la séduisante Trixie, ou la timide Bryony. Elles sont logées à st Nonantus, un couvent de bonnes sœurs, elles aussi chargées d’aider les femmes à accoucher. Tous les jours, elles sont confrontées à la pauvreté, les grossesses et accouchements difficiles, arpentant les rues de Poplar.

Lors de mon dernier séjour à Londres, je suis tombée sur la saison 1 pas chère du tout et j’en ai profité pour me l’acheter. Une fois commencée, les épisodes s’enchainent vite, j’avais hâte de retrouver les infirmières et les nonnes de Poplar tous les soirs.

L’un des points forts de la série, c’est que tout les personnages sont attachants, jenny la nouvelle, qui va découvrir la pauvreté, Chummy, la maladroite, au gabarit hors norme qui aura une romance touchante avec un policier et qui apporte pas mal d’humour, ou encore sœur Monica Joan, qui parle de manière énigmatique, au point que l’on ne sait pas si elle devient folle, jouée par la très douée Judy Parfitt.

A chaque épisode, on suit de nouveaux cas, de nouvelles femmes enceintes qu’il faut suivre et soignée. On nous montre ainsi les méthodes d’accouchements de l’époque, les drames qui surviennent fautes de moyens plus modernes. J’ai été très intéressé par certaines des histoires que l’on voit dans les épisodes, comme cette mère d’origine espagnole qui a à son actif pas moins de 24 grossesses, et qui ne se lasse pas d’enfanter, la force et l’amour qu’elle a su donner à son nouveau né prématuré que personne ne voyait survivre, j’ai tremblé pour elle dans cet épisode, ou encore cette pauvre femme qui accouche d’un enfant noir suite à une infidélité et son mari qui fait comme si de rien n’était, trop content d’avoir un enfant, je l’ai trouvé très touchant!

Call the midwife nous parle de femmes donnant naissance passée la quarantaine, les moyens de contraception de l’époque, les adoptions forcées quand la mère n’est pas mariée, comme le cas de cette adolescente prostituée à qui ont retire de force l’enfant quelques jours après la naissance.

Mais on ne parle pas seulement de grossesses et d’accouchement, l’épisode le plus touchant reste l’épisode 3 dans lequel l’infirmière Jenny doit se rendre trois fois par semaine chez Joe, un vétéran qui a perdu sa femme et ses fils lors des deux dernières guerres et qui vit désormais seul dans la saleté. Le personnage de Joe et sa relation avec Jenny sont vraiment très émouvants.

La série se laisse donc voir avec plaisir, les personnages sont tous très attachants, et si certains passages sont parfois tristes, l’humour n’est pas absent pour autant, heureusement. Je verrais la saison 2 avec beaucoup de plaisir!

The fall

bbc 2

5 épisodes

A Belfast, le meurtre du jeune femme reste non résolu. On décide d’envoyer le superintendant Stella Gibson, pour reprendre l’affaire. Elle est alors persuadé que ce meurtre est lié à un autre crime du même genre, commis quelques mois auparavant. Elle parle de serial killer, mais son supérieur ne veut pas se lancer la dedans sans être sur. Le meurtre de Sarah Kay confirme les soupçons de Gibson, et la police de Belfast met en place une cellule dédiée à la capture de ce prédateur.

Photo Gillian Anderson

Comment résister à une série policière anglaise avec pour actrice principal Gillian Anderson que j’adore? On suit donc cette inspecteur, Gibson, froide, solitaire, on apprend à la connaitre, elle ne s’attache pas, ne recherche pas de partenaire à long terme mais seulement pour la soirée, ne cherche pas à fonder une famille, ou à se faire des amis. Elle est là pour quelques semaines, le temps de boucler cette affaire, avant de repartir ailleurs, sur un autre meurtre. Bref, Gibson est sans attache. Elle est aussi intelligente, douée  et va vite comprendre à quoi elle a affaire.

Photo Gillian Anderson

Photo Gillian Anderson, John Lynch, Niamh McGrady

La série est tout de suite glaçante, à voir cet homme si ordinaire, marié, deux jeunes enfants, qui gagne sa vie en conseillant des personnes qui passent par des moments difficiles, le voir s’occuper de ces enfants, et qui passe la nuit à chercher sa nouvelle victime. D’ailleurs, le premier épisode est très stressant et dure à voir, le meurtre de Sarah Kay est d’autant plus horrible qu’il a été à deux doigts d’être évité. Les scènes de meurtre, (il y en a deux), sont d’ailleurs très crues, très fortes, et surtout très réalistes, ce qui les rend difficile à voir, et peut mettre mal à l’aise le spectateur.

Suivre l’enquête est passionnant et apprendre à connaitre les personnages est prenant, surtout Stella Gibson, ou Spector, le meurtrier. Sa relation avec sa fille fait vraiment froid dans le dos, quand on sait ce qu’il fait de ses nuits, et sa manie de planquer dans le faux plafond de la chambre d’enfant, les carnets et autres reliques qu’il garde de ces victimes.

En bref, une excellente série policière, glaçante, à l’atmosphère pesante, avec des acteurs vraiment excellents. Je ne vais pas en dire trop, et je suis contente d’apprendre qu’une saison 2 est en route. Par contre, comme souvent avec les séries anglaises, il faudra s’armer de patience pour la voir, puisque le tournage ne débutera qu’en janvier 2014, pour une diffusion fin 2014, dans le meilleur des cas.

Vu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou et Titine.

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Parade’s end

Mini série télé

Benedict Cumberbatch, Rebecca Hall, Adelaide Clemens, Miranda Richardson, Rupert Everett

De Tom Stoppard

3/5

Début du siècle, en Angleterre, Christopher Tienjens rencontre la jolie Sylvia dans un train dans lequel ils deviennent amants. Quelques temps plus tard, Christopher et Sylvia se marient puisque cette dernière est enceinte. Sachant que Sylvia a un autre amant, il n’est pas sur d’être le père mais son honneur de gentleman le pousse à l’épouser. Quelques années plus tard, entre Christopher et Sylvia les choses ne vont pas très bien et elle décide, pour le provoquer plus qu’autre chose, de fuguer avec son amant. De son coté Christopher sauve les apparences en expliquant que sa femme est partie en Allemagne voir sa mère. Il rencontre alors la jeune Valentine, qui milite pour le vote des femmes en tant que suffragette.

J’avais vu le premier épisode il y a un bon moment, je n’avais pas accroché plus que ça et je n’avais pas trop de motivation pour voir la suite. J’ai profité de la diffusion en vo sur arte pour voir le reste de la série.

Le premier épisode ne m’a pas vraiment convaincu donc, je l’ai trouvé un peu décousue, un peu distant, je n’arrivais pas à rentrer dans l’intrigue. Les épisodes suivants m’ont plus plut, même si il y a parfois quelques longueurs qui auraient pu nous être épargné.

Les personnages ne sont pas particulièrement attachant, Christopher est un peu froid, Sylvia est une vraie peste. J’ai eu du mal à comprendre son comportement, la voir pourrir la vie de son mari qui n’a rien fait pour mériter ça, mais il faut dire que leurs mariage partait sur de mauvaises bases, avec ce coté forcée par la grossesse de sylvia et le doute quant à la paternité de l’enfant.

Sylvia est un personnage facile à détester, capricieuse, gâtée, girouette, qui ne supporte pas d’avoir un mari qui lui pardonne tout pour éviter tout conflits, elle qui est persuadé qu’une bonne et franche engueulade aurait permis une amélioration dans leur couple.

Valentine est un ange de lumière la parfaite jeune fille qui attendra plus de cinq années que son Christopher veuille bien se lancer et la prendre pour maitresse. Les autres personnages ne sont pas plus attachant entre MacMaster qu demande à Christopher de l’argent à tout va, ou Madame Duchemin, détestable au possible.

Heureusement le casting est impeccable. Encore une fois Benedict Cumberbatch nous montre que c’est un excellent acteur et Rebecca Hall est juste magnifique dans le role de son épouse intelligente mais un peu cinglée sur les bords.

En bref, une série un peu longuette, mais servie par d’excellents acteurs. L’occasion de voir les changements qui se passent au début du 20e siècle avec la première guerre mondiale qui apportera tellement de changement sociaux, et puis les beaux décors et surtout les magnifique costumes sont plaisant à voir.

Vu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou et Tititne

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