Dernières séances: Midsommar – Once upon a time in Hollywood – Le flic le gangster et l’assassin

Midsommar : Affiche

de Ari Aster

Florence Pugh, Jack Reynor, Will Poulter

4/5

Dani, une jeune étudiante, se remet très difficilement de la mort tragique et brutale de ses parents et de sa sœur. Elle se raccroche à Christian, son petit ami depuis les trois dernières années, malgré son manque d’engagement vis à vis d’elle. Ce dernier souhaite rompre avec Dani, mais n’osant pas le faire alors qu’elle est toujours en deuil, il décide de l’inviter à un voyage d’été en Suède. Christian et ses deux amis, Josh et Mark ont été invité par leur ami suédois, Pelle, pour participer à la célébration du solstice d’été organisée par la communauté dans laquelle Pelle a grandit. Les 4 américains se retrouvent au sein de cette communauté qui semblent avoir des rites et des coutumes ancestraux. Perdu en pleine nature suédoise, chacun est venu pour des raisons différentes: Christian et Josh espèrent pouvoir finir leur thèse d’anthropologie en étudiant les coutumes de cette communauté, Mark lui espère juste pouvoir profiter des jolies suédoises, quant à Dani elle espère pouvoir faire son deuil et tourner la page.

Midsommar : Photo Isabelle Grill

Midsommar : Photo Florence Pugh, Jack Reynor

J’étais très curieuse de voir Midsommar, même si j’ai eu un peu de mal à me motiver. Je n’avais pas envie de voir un film qui serait déprimant ou choquant. Le film dure 2h30 et on ne voit pas le temps passé, aucune longueur. Si la bande annonce nous laisse penser que Midsommar est plus un film d’horreur à l’intrigue classique (des jeunes étudiants coincés dans un lieu d’abord sympathique et qui se révèle de plus en plus sombre), il possède en réalité plusieurs niveaux de lecture.

Midsommar : Photo Florence Pugh

On peut le voir comme un simple film d’horreur, une communauté isolée dans la nature pour fêter le solstice d’été, accueillante, gentille et très polie, mais qui cache en réalité des rites et coutumes qui paraissent vite horribles pour les touristes en visite. Mais on peut aussi voir Midsommar comme un film sur la nature humaine, sur le deuil, sur sa relation à l’autre. Rien de mieux qu’un voyage dans un lieu inconnu pour découvrir la vraie nature et la vraie personnalité des gens que vous côtoyez au quotidien et que vous pensez connaitre. Notamment le personnage de Christian, le parfait pote qui joue le rôle du fiancé persécuté par sa copine qu’il présente à son entourage comme hystérique et lourdingue. Il souhaite rompre avec Dani mais ne le fait à aucun moment, préférant l’inviter à leur voyage en Suède plutôt que de rompre, car Christian est un personnage lâche, feignant, cherchant la facilité. Il cache son manque total d’empathie envers les autres en jouant son rôle de gentil garçon en société. Josh, l’un de ses meilleurs amis, fera les frais de cette hypocrisie, de sa lâcheté, tout comme Dani qui découvrira bien vite que Christian a bien caché son jeu, montrant son arrivisme, sa lâcheté et son absence d’émotion. C’est simple, il ressemble tout à fait à un sociopathe.

Midsommar : Photo

Au travers du personnage de Dani, le film nous parle du deuil. Comment faire son deuil, tourner la page, aller de l’avant. Midsommar nous parle également de la communauté face à l’individualité. La communauté de Pelle fait passer le collectif toujours avant l’individu. L’individu lui même n’a presque pas d’existence dans cette société. Chacun à un rôle à jouer, selon son âge et selon ses talents, pour le bien de la communauté, sa survie et sa pérennisation. Tout le contraire du comportement des 4 étudiants étrangers. Lorsqu’une personne souffre c’est toute la communauté qui souffre, les autres mimant les cris et les douleurs physiques de ceux qui souffrent, comme pour alléger les souffrances de l’un des leurs, en partageant leurs émotions. Cette communauté et ce choix de vie n’est pas sans hypocrisie aussi…

Midsommar : Photo Florence Pugh, Henrik Norlén, Jack Reynor

Le film possède une atmosphère bien particulière, certaines scènes sont très étranges et d’autres très dérangeantes et brutales, Midsommar n’est pas pour tout le monde, il peut choquer. On pardonnera le comportement parfois pas très malin ou pas très crédibles des personnages, du au fait que leurs hôtes passent leur temps à leur faire boire des tisanes hallucinogènes. Midsommar est un film très intéressant, prenant, dérangeant, qui remue et avec la confirmation que Florence Pugh est une excellente actrice.

Once Upon a Time… in Hollywood : Affiche

De Quentin Tarentino

Brad Pitt, Leonardo Dicaprio, Margot Robbie, Emile Hirsch, Margeret Qualley, Bruce Dern, Al Pacino, Damian Lewis, Dakota Fanning, Kurt Russell

4/5

En 1969, Hollywood est en pleine mutation. Les années 60, les gentlemen en smoking, les dames déguisées en vraie poupée, sont révolues. Les années 70 pointent leur nez, la mode change, les mœurs aussi, les valeurs hollywoodiennes ne font pas exception. Rick Dalton est un acteur sur le déclin, lui aussi à un tournant de sa vie. Sa carrière d’acteur avait bien commencé, en décrochant le rôle principal dans un western télévisé qui raconte le quotidien d’un chasseur de prime. Sa doublure cascade Cliff a bien vécu durant les 8 années que dure la série, mais dorénavant c’est les vaches maigres pour l’acteur et sa doublure. Alors que Rick décroche un rôle secondaire dans un western, Cliff peine à trouver un boulot de cascadeur à cause de sa réputation. Sous des airs d’homme calme et serein, Cliff a tendance à laisser parler les poings, sans parler des doutes concernant la mort de sa femme, que Cliff aurait peut être assassiné. Entre deux crises de doutes et de soulerie, Rick garde espoir de voir sa carrière reprendre un second souffle, surtout quand il découvre que ses voisins ne sont autre que Sharon Tate et Roman Polanski.

Once Upon a Time… in Hollywood : Photo Brad Pitt

Le dernier né des films de Tarantino dure tout de même 2h45! même si c’est parfois long quand on est assis dans un fauteuil sans bouger, le film n’ennuie pas une seconde. J’ai beaucoup aimé suivre le duo de l’acteur sur le retour et de sa doublure Cliff, leur relation, leurs discussions. Rick est un acteur qui se prend très au sérieux, qui est resté figé dans les années 50 et 60, et ne comprend pas très bien cette nouvelle ère qui commence à pointée, celle des hippies. Rick est un acteur stressé, peu sur de lui au finale, qui doute beaucoup. J’ai beaucoup aimé la longue partie durant laquelle on le voit sur le tournage de ce nouveau western, un rôle secondaire mais qui lui tient à cœur. Sa manière de s’investir à fond et sa relation avec une enfant actrice. Rick est un acteur à fleur de peau, trop émotif. A l’inverse de Cliff, sa doublure, toujours la maitrise de soi et de ses émotions, tout sous contrôle. Il incarne la force tranquille, car si de prime abord il semble être calme, Cliff devient vite violent quand on le cherche. Et même dans la violence, Cliff garde un contrôle non pas de sa violence mais de ses émotions; Tout est résumé dans sa relation avec son chien, notamment quand il est l’heure de la nourrir.

Once Upon a Time… in Hollywood : Photo Brad Pitt, Leonardo DiCaprio

Once Upon a Time… in Hollywood : Photo Leonardo DiCaprio

En arrière plan bien sur, c’est aussi le meurtre horrible de Sharon Tate, enceinte de 8 mois, et de ses invités. On suit Sharon dans son quotidien de jeune actrice, sa relation avec Roman Polanski et avec son meilleur ami. La tuerie perpétrée par plusieurs disciples de Charles Manson est revue et corrigée selon le fantasme du réalisateur (fantasme partagé). J’ai adoré voir la scène finale donc, dans laquelle les choses ne se passeront pas comme dans les faits réels, notamment grâce à Cliff. Comme sait le faire Tarentino, c’est un mélange de violence pure et d’humour tordu.

Once Upon a Time… in Hollywood : Photo Leonardo DiCaprio

Once Upon a Time… in Hollywood : Photo Leonardo DiCaprio

Once upon a time in Hollywood c’est prenant, bien interprété, bien réalisé, on retrouve le style de Tarentino dans certaines scènes. J’ai beaucoup aimé les personnages, leurs interactions, l’époque dans laquelle les héros ne se sentent pas à leur place. J’ai beaucoup aimé la revisite de la réalité historique.  Des trouvailles scénaristiques, des scènes parfois longues sur un détail et pour autant jamais ennuyant.

Le Gangster, le flic & l'assassin : Affiche

de Lee Won Tae

Ma Dong Seok,  Kim Yu Yeol

3/5

Jang Dong Soo, un chef de gang redouté et respecté, est gravement agressé par un inconnu après un accrochage sur l’autoroute. Il s’agit en fait d’un tueur en série qui frappe au hasard après avoir fait exprès d’accrocher la voiture de sa future victime pour la forcer à s’arrêter. Mais Dong Soo n’est pas une victime comme les autres et arrive à blesser et à faire fuir l’assassin.  Jeong Tae Seok, inspecteur de police qui aime titiller les gangster sous les ordres de Dong Soo, souhaite être le flic qui arrêtera le tueur en série. Mais sa hiérarchie en est encore à se demander s’il s’agit bien d’un assassin en série et ne souhaite pas aller plus loin. Les deux hommes que tout opposent vont alors s’allier et mettre en commun leurs ressources pour arrêter cet assassin, chacun pour des raisons différentes.

Le Gangster, le flic & l'assassin : Photo Kim Moo-yul, Ma Dong-seok

J’adore le cinéma coréen alors je n’ai pas hésité avant d’aller voir ce film. Le concept de l’histoire est assez classique, le gangster intouchable qui s’allie à un inspecteur frustré afin d’arrêter un tueur en série qui frappe au hasard. Si le film était américain, il est clair que les deux hommes auraient fini meilleurs potes à la fin du film mais heureusement on est en Corée du sud, et les choses sont plus complexes que ça.

Le Gangster, le flic & l'assassin : Photo Ma Dong-seok

Dong Soo souhaite à tout prix arrêter le tueur pour en faire un exemple auprès de ses hommes et de ses concurrents, car sa réputation en a pris un sacré coup: lui le chef de gang redouté, envoyé à l’hôpital par un inconnu qui l’agresse dans la rue. La concurrence voit là une faiblesse qu’il faut exploitée. De son coté, Tae Seok, flic frustré par le manque de réaction de sa hiérarchie face aux gangs, espère jouer les héros et les supers flics en étant celui qui arrêtera le tueur en série dont tout le monde parle. En arrière plan on peut voir la protection des gangs par la police grâce à des hauts fonctionnaires corrompus, payés pour regarder ailleurs et pour faire regarder ailleurs les policiers sous leurs ordres.

Le Gangster, le flic & l'assassin : Photo

J’ai trouvé Ma Dong Seok, dans le rôle du chef de gang, très bon. La force tranquille, l’homme ne pers pas souvent son sang froid, en tout cas pas sans une bonne raison et quand il frappe, on le voit pas toujours venir et ça frappe dure! J’avais déjà vu l’acteur dans Le bon la brute et le cinglé et dans Dernier train pour Busan. Par contre j’ai été assez agacé par le jeu de Kim Yu Yeol qui joue le rôle du flic. Il en fait des caisses, parfois c’est vraiment trop au point qu’il en devient agaçant. Un bon divertissement, de l’action, de la violence, de l’humour, le film ne se prend pas au sérieux et j’ai bien aimé la fin.

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Dernière séance: Les enfants de la mer

Les Enfants de la mer : Affiche

de Ayumu Watanabe

2.5/5

Ruka, lycéenne, débute enfin ses vacances d’été. Elle est contente de pouvoir aller tous les jours à son club de hand. Après avoir été victime d’un croche pied d’une camarade qui ne supportait pas la voir constamment gagner, Ruka se laisse submerger par la colère et lui donne un coup de coude dans le nez. Ne voulant pas s’excuser elle est renvoyée. Ruka a du mal à supporter sa maison, notamment à cause de sa mère, séparée de son père, qui passe son temps en arrêt maladie à boire et à dormir. Ruka décide alors d’aller rendre une visite à son père, océanographe qui travaille pour le grand aquarium. C’est ici que Ruka a vécu son plus beau souvenir d’enfance. Alors qu’elle cherche son père, Ruka tombe sur Umi, un jeune garçon de son âge qui semble avoir des capacités surhumaines dans l’eau. Elle découvre que lui et un autre garçon Sora, ont été élevé par des dugongs dans l’océan. Ils ont donc développés des capacités d’apnées et de nage presque surnaturelle, et leur peau ne supporte pas de rester trop longtemps sans être dans l’eau. Ruka sympathise avec eux. Umi lui explique que très bientôt un évènement important va se dérouler dans l’océan, une naissance qui nécessite la présence de certains êtres.

Les Enfants de la mer : Photo

J’étais très motivée pour aller voir ce nouveau animé japonais, et franchement j’ai été assez déçu! La première partie m’a plutôt emballée, on fait la connaissance de Ruka, une ado un peu rebelle, peu sociale, qui ne sait pas se faire des amis. Elle trouve la réaction de ses camarades et du coach injuste après son renvoi. On découvre sa frustration, sa colère, ses émotions probablement exacerbées par la séparation de ses parents et la “démission” de sa mère, apparemment en légère dépression, passant son temps à boire et cuver la journée. Ruka est donc une ado très seule et isolée et sa rencontre avec Umi et Sora va changer la donne. Ruka va apprendre à se connaitre et à se faire plus confiance.

Les Enfants de la mer : Photo

C’est la deuxième moitié du film qui m’a perdu. On découvre que les deux enfants de la mer, Umi et Sora sentent qu’un évènement important va bientôt arrivé et que cela va surement entrainé de grandes conséquences les concernant. On comprend que Ruka a peut être des dons communs avec Umi et Sora, qu’elle apprend à développer. Mais quel est cet évènement? cette naissance dont les personnages parlent? on comprend bien que le sujet c’est la protection des océans et des êtres qui y vivent mais on comprend rien à l’histoire! Toute la longue partie durant laquelle Ruka est sous l’eau, avalée par une baleine, recrachée, se disputant une météorite avec Umi, c’est sans queue ni tête! c’est bien simple j’ai l’impression de voir en image le délire psychédélique de quelqu’un qui serait sous LSD…

Les Enfants de la mer : Photo

Pas vraiment de conclusion à la fin du film sur ce qui s’est passé ou pas passé, Ruka reprend sa vie avec plus de confiance, plus d’assurance, prête à s’excuser, pardonner et reprendre peut être une vie sociale et ne s’inquiétant en rien de la disparition de ses deux nouveaux amis. Bref, malgré de belles images, notamment concernant la mer et le ciel étoilé, j’ai pas compris grand chose, je me suis ennuyée, j’ai décroché et attendu impatiemment la fin de la séance.

Dernières séances: Yesterday – So long my son

Yesterday : Affiche

de Danny Boyle

Himesh Patel, Lily James, Kate McKinnon

2.5/5

Jack rêve de devenir une star du rock ou pop rock depuis son  enfance. Eli sa meilleure amie l’encourage depuis le collège. A l’âge adulte, Jack n’a toujours pas percé avec ses chansons, il enchaine festival obscur sur concert perdu au milieu de nulle part qui n’intéresse personne. Malgré la motivation d’Eli qui est son manager les soirs et week end, Jack décide de tout laissé tomber et de reprendre le cours de sa vie, à savoir redevenir prof des écoles comme Eli. Mais après un grave accident de la route, le voilà qui se réveil dans un monde perturbé. Certaines choses semblent avoir disparus de la mémoire collective des humains, notamment l’existence du groupe les Beatles. Jack décide donc de chanter tous leurs tubes afin de devenir célèbre.

Yesterday : Photo Himesh Patel

J’étais curieuse de voir le film. Jack comme tous les enfants, grandit avec l’espoir d’accomplir son rêve, mais comme 90% des gens, une fois adulte il se rend compte que ce rêve ne se réalisera pas; Là où tous ses amis ont tourné la page des rêves d’enfant, Jack lui espère encore, grâce notamment au soutien d’Eli sa meilleure amie.

Yesterday : Photo Himesh Patel, Lily James

Certains moments sont très drôles, notamment lorsque Jack découvre que d’autres choses n’existent pas dans le monde dans lequel il s’est réveillé après son accident, le coca cola, le groupe Oasis, ou encore Harry Potter! L’idée de départ est donc rigolote, mais le reste du film est parfois un peu ennuyeux, parfois un peu niais, notamment le personnage d’Eli qui porte toujours le même style de robe, du genre enseignante fleur bleue. Elle fait plutôt pensée à un personnage de dessin animé bateau, lisse et sans personnalité. Jack est plus intéressant à suivre. Le film passe le message que la célébrité n’apporte pas le bonheur, notamment quand Jack, devenu célèbre grâce aux chansons des Beatles, comprend que le vrai bonheur se trouve auprès d’Eli et qu’il devra choisir, mouais…(ou encore quand on découvre que John Lennon n’est pas devenu le chanteur qu’on connait, mais qu’il mène une vie simple et qu’il a vécu très heureux…).

Un film gentillet, quelques touches d’humour bienvenu, mais qui ne restera pas dans les mémoires.

 

So Long, My Son : Affiche

de Wang Xiaoshuai

Wang Jinchung, Young Mei

4.5/5

Au tout début des années 80 (ou fin 70?), Liyun et Yaojun forment un couple uni. Dans la chine communiste où le Parti fait la pluie et le beau temps, Yaojun et Liyun sont deux ouvriers qui tentent de suivre toutes les directives du régime afin de gravir les échelons. Bientôt ils sont parents d’un petit garçon né le même jour que le petit garçon de leurs voisins et meilleurs amis. Mais un drame viendra mettre un terme à leur entente parfaite, et les deux couples s’éloigneront l’un de l’autre progressivement jusqu’à couper complètement les ponts durant les décennies suivantes.

So Long, My Son : Photo

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Dure de se motiver pour aller voir So long my son, car le film dure 3h. Mais heureusement que je l’ai vu car c’est probablement un des meilleurs films de l’année. 3h qui ne sont pas du tout de trop au finale. Aucune lenteur, aucune longueur, aucun ennui, j’ai quasi pas cligné des yeux devant cette fresque familiale et historique. L’histoire est racontée sans suivre la chronologie ce qui rend le film moins classique et plus vivant. Suivre la destinée de ces personnages fut prenant, intéressant et fort. Liyun et Yaojun forment un couple tellement attachant, mais dans la chine communiste, celle du Parti omniprésent, du qu’en dira-t-on, de la politique de l’enfant unique, les drames vont s’imposer à ce couple si volontaire, si travailleur.

So Long, My Son : Photo

 

Le film passe en revu, au travers de la vie et des épreuves de ce couple, 30 ans de la Chine actuelle. Les usines ouvrières menées par le parti communiste, le sacrifice de tout une génération pour le bien économique du pays, la cruelle politique de l’enfant unique et de ces conséquences, l’ouverture du marché, le sacrifice des ouvriers tous licencier comme s’ils étaient devenus indésirables, la disparition des logements ouvriers pour mieux construire les nouveaux centres commerciaux. Liyun et Yaojun, contrairement à leurs voisins et meilleurs amis, auront vécu des choses trop dures pour s’intéresser aux évolutions de leur pays et ne s’enrichiront pas au passage.

“Le temps s’est arrêté il ne nous reste plus qu’à attendre de vieillir”.

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Wang Jinchung et Young Mei qui jouent les deux personnages principaux sont exceptionnels, toutes les émotions qui passent dans un regard, une parole, une posture. On va jusqu’au bout avec eux en leur souhaitant juste un peu de bonheur pour rééquilibrer la balance.

Un très beau film, je n’ai pas vu le temps passé une seconde. Les histoires personnelles des personnages s’entremêlent dans la grande histoire du pays. C’est fort, puissant et très bien filmé. A voir.

 

Dernières séances: Men in black international – Nevada – Le daim

Men In Black: International : Affiche

de F Gary Gray

Chris Hemsworth, Tessa Thompson, Emma Thompson, Liam Neeson

2.5/5

Quand Molly était petite fille, elle découvre un petit extraterrestre dans sa chambre. Les men in black débarquent et effacent la mémoire de ses parents qui ont vu certaines choses, mais pas la mémoire de leur petite fille. Molly grandit passionnée par les extraterrestres et les men in black. Toutes ses études et sa vie sont tournées vers la quête des men in black avec l’espoir d’être embauchée. Un jour, elle atteint enfin son but. Elle est envoyée par sa chef au bureau de Londres pour une enquête et fait la connaissance de l’agent H, la vedette régionale. Il a sauvé la Terre avec l’aide de son chef “grand T”, en mettant en déroute la redoutable race extraterrestre “la ruche” quelques années plus tôt.

Men In Black: International : Photo Chris Hemsworth, Tessa Thompson

J’avais bien aimé le Men in black de 1997 avec Tommy Lee Jones et Will Smith, un peu moins les deux volets suivants. Je n’étais pas contre un nouvel épisode. Chris Hemsworth joue les agents héros mégalo, qui s’est endormi sur ses lauriers passées et vit désormais en mode feignasse. Molly c’est la nouvelle agent hyper motivée, elle qui a cherché quasiment toute sa vie à intégrer un jour les MIB. Leur duo fonctionne plutôt bien, l’histoire n’est ni ennuyeuse ni longuette.

Men In Black: International : Photo Chris Hemsworth, Tessa Thompson

Très vite le film prend des airs d’Indiana Jones, en faisant voyager les deux héros à la recherche d’artefacts.  Je ne pense pas en garder un souvenir impérissable. Il y a quelques touches d’humour mais personnellement je n’ai pas beaucoup ri durant le film. Les deux personnages principaux sont assez attachants dans leur genre, et j’irais peut être voir un 2e volet si il sort un jour, mais concernant ce film, il s’oublie assez vite au final.

Nevada : Affiche

de Laure de Clermont Tonnerre

Matthias Schonaerts, Jason Mitchell, Bruce Dern

4/5

Au Nevada, Roman est enfermé pour une période longue durée, et pour un crime lourd. Après avoir été prisonnier dans plusieurs prisons depuis une dizaine d’années, et souvent à l’isolement, une conseillère estime qu’il est temps pour lui et sa future réinsertion de retourner en zone pénitentiaire collectif. Roman, lui s’est habitué à l’isolement et n’approuve pas. Il est envoyé à l’entretien des écuries de la prison. Là, il découvre un programme concernant les chevaux Mustangs. Dans plusieurs états du pays, des mustangs sauvages se reproduisent dans des espaces de plus en plus réduits et leur surpopulation pose problème. Le programme permet aux prisonniers d’apprendre l’élevage des chevaux. Leur mission est de les élever durant plusieurs semaines avant de les mettre aux enchères auprès des municipalités et autres services de police.

Nevada : Photo Jason Mitchell, Matthias Schoenaerts

J’ai beaucoup aimé Nevada. Matthias Schonaerts est excellent dans le rôle de ce prisonnier asociale, nerveux, renfermé. On apprend petit à petit son passé et ce qu’il a fait pour avoir fini en prison. Roman se voit confié le seul cheval capturé qui n’a pas abdiqué. Agressif, il semble être impossible à dompter tout comme Roman. Les deux forment donc un duo plein de colère.

Nevada : Photo Gideon Adlon, Matthias Schoenaerts

La vie carcérale, son quotidien répétitif, violent, terne, l’échappatoire de ces prisonniers avec leurs chevaux. La réalisatrice nous dépeint un monde carcérale ni enjolivé, ni romanesque. Les chevaux permettent de canaliser la violence de ces prisonniers mais pas de messages idéaliste ici, tout est très réaliste. Ce n’est pas un film hollywoodien sur la prison et la réinsertion, le pardon et la repentance. Les prisonniers sont condamnés à des peines lourdes pour des crimes violents et si leur relation avec les chevaux leurs rends leur humanité et calme leur violence, rien n’indique que c’est un remède miracle. Un film intéressant parfaitement interprété.

Le Daim : Affiche

De Quentin Dupieux

Jean Dujardin, Adèle Haenel

3/5

Georges plaque tout sur un coup de tête, femme, boulot, vie et roule vers un patelin paumé pour répondre à une annonce, la vente d’une veste 100% daim à franges, la veste de ses rêves. Pour l’acquérir il vide son compte en banque de toutes ses économies. Il s’installe à l’hôtel du coin. Petit à petit il délire et perd complètement le sens de la réalité.

Le Daim : Photo Adèle Haenel, Jean Dujardin

J’avais adoré le précédent film de Dupieux Au poste. Le soucis avec les films absurdes c’est que parfois ça marche, parfois ça marche moins. George plaque tout, se paye la veste en daim de ses rêves, fait croire à la barman du coin qu’il est là pour réaliser un film et décide que sa mission est de détruire toutes les vestes afin que sa veste à lui soit la seule au monde.

Le Daim : Photo Jean Dujardin

Le film est court, on accompagne George dans sa folie, dans ses actes meurtriers et absurdes pour le compte de son blouson qui lui parle. On retrouve le coté absurde des films de Dupieux, les personnages bizarres qui frôlent la folie ou qui sont complètement dingues pour certains, mais contrairement à Au poste, je n’ai pas retrouvé l’humour ou alors un humour morbide et trop noir.

Avant première : Parasite de Bong Joon Ho

 

Parasite : Affiche

Song Kang Ho, Lee Sun Kyun, Choi Woo Sik, Cho Yeo Jeong, Jong Hyeon Yun

4/5

La famille Park et la famille Kim n’ont qu’un seul point commun, celui d’habiter la même ville. La famille Park  est riche, habite une luxueuse villa design créée par un architecte connu. La famille Kim vit dans un taudis en entresol, leur fenêtre étant la cible de tous les poivrots du quartier qui souhaitent soulager leurs vessies pleines. Un jour, le fils Kim se voit offrir la possibilité de donner des cours d’anglais à la fille lycéenne de la famille Park. Voilà une occasion de gagner décemment sa vie, à condition de réussir la contrefaçon de son faux diplôme. Une fois accepté par la famille, il arrive a faire engager sa sœur comme prof de dessin. Petit à petit, toute la famille Kim, sous des identités bidons, intègre le personnel de la famille Park.

Parasite : Photo

J’étais vraiment contente, bien avant de voir le film, de voir la palme d’or attribuée à Bong Joon Ho. Je suis fan de ses films depuis que j’ai vu au cinéma Memories of murder. Depuis j’ai suivi sa carrière, j’ai pu voir Barking dog, The host, Mother, Snowpiercer, et je n’ai pas encore pu voir Okja.

Parasite : Photo

Bong Joon Ho excelle toujours dans le genre de film qui l’a fait connaitre, celui de la critique sociale. Sous couvert d’un film de genre, que ce soit policier avec memories of murder, horreur avec The host, ou comédie avec Barking dog, le réalisateur coréen en profite toujours pour nous parler des travers de la société coréenne. Dans the host, il nous parle déjà d’un des thèmes de Parasites, le chômage.

Parasite : Photo

Ici, on suit la famille Kim. Le père, ancien athlète de haut niveau ne fait rien de ces journées. Après une période de chômage, il s’est résolu à ne vivre que de petites combines et de boulots aussi courts que peu payés, tout comme sa femme. Le fils ainé a l’ambition d’intégré une très prestigieuse université mais malgré ses révisions il échoue à chaque examen d’entrée. Quant à sa sœur, si elle est douée pour embobiner son monde, elle n’arrive pas non plus à gagner sa vie.

Parasite : Photo

Leur rencontre avec les Park va leur permettre de mettre en pratique leurs talents. Les park n’ont jamais connu le besoin, leur maison est nickel grâce à leur gouvernante, monsieur Park ne se fatigue qu’à son travail de directeur, madame Park ne s’occupe que de l’éducation de ces enfants.

J’ai adoré l’humour caustique, parfois noir du film, comme souvent dans les films de Bong Joon Ho.

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La première partie permet de voir le quotidien des deux familles, de voir la fracture sociale, ceux qui ont tout et réussi toujours tout et ceux qui n’ont rien et échoue partout. La misère attire la misère.  La famille Kim abuse de la confiance des Park qui comme tous les nantis, ne pensent pas qu’il puisse leur arriver quoique ce soit de mal. Tout leur est acquis, ils vivent dans leur bulle loin des problèmes du monde, un peu méprisant mais pas méchants. Ils en sont devenus faibles. Les maitres sont en fait au service des serviteurs qui sont maitres des lieux.

Parasite : Photo

La seconde partie du film m’a surpris. On change de ton et de style. Certaines scènes sont assez flippantes, on est pris par le suspense, on se demande à tout instant ce qui va se passer pour les deux familles.

J’ai beaucoup aimé le film. La réalisation se fait énormément dans la maison des Park, toute vitrée, lumineuse, ingénieuse, rien ne dépasse, rien n’est posé de travers. De l’humour, de l’horreur, du social, deux familles que tout opposent, des acteurs excellents à commencer par Song Kang Ho que j’ai vu dans beaucoup de film et que j’aime beaucoup.

Dernières séances: The avengers 4 -Gloria Bell – The dead don’t die – Douleur et gloire – Séduis moi si tu peux

Avengers: Endgame : Affiche

de Anthony et Joe Russo

Robert Downey jr, Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Brie Larson, Josh Brolin

3.5/5

On retrouve la brochette de super héros Marvel suite au génocide de Thanos qui vient de supprimer des milliards de vie humaines sur Terre. Parmi les super héros restent Natasha, Thor, captain America, iron man, Hulk Nebula et Rocket. Après avoir retrouvé la trace de Thanos, ce dernier avoue que le gant ainsi que les pierres ont été détruites maintenant que son but a été atteint. Par colère Thor tue Thanos. Les survivants retournent donc sur Terre sans espoir de faire revenir tous les disparus. 5 ans plus tard, alors que les gens vivent dans un état catatonique, Ant man refait surface alors qu’il était coincé dans une dimension subatomique. Après avoir pris connaissance de la tragédie, il a une idée de machine à voyager dans le temps. Mais pour que sa théorie prenne vie il a besoin de l’aide de Tony Stark, qui ne semble pas prêt de sortir de sa retraite.

Avengers: Endgame : Photo Chris Evans, Don Cheadle, Jeremy Renner, Karen Gillan, Paul Rudd

J’avoue que si j’avais été emballé par le premier avengers, les 2e et 3e épisodes m’avaient un peu ennuyé, soulé. Mais j’étais quand même très curieuse de voir comment l’histoire allait se finir.

Avengers: Endgame : Photo Robert Downey Jr.

Le film est un peu trop long, d’ailleurs on a un peu mal aux yeux et un début de mal de crâne en sortant. On retrouve tous les ingrédients de ce genre de film, rebondissements, batailles, combats, et humour. Et heureusement qu’il y a de l’humour, sinon je me serais lassée au bout d’une heure. J’ai donc apprécié ce dernier volet, j’ai aimé voir Tony Stark en papa gâteau vivre tranquillement sa vie auprès de Pepper, j’ai beaucoup ri en voyant ce qu’est devenu Thor, un buveur de bière qui a bien 30 kilos de trop, dont les muscles légendaires se sont transformés en graisses après 5 années à boire, manger des cochonneries et à passer ses journées à jouer à des jeux en lignes. La référence à the big lebowski est bien trouvée.

Avengers: Endgame : Photo

La scène finale dans laquelle tous les héros de toutes les dimensions se réunissent pour se battre contre les méchants est classique. La fin ne m’a pas surprise (notamment concernant Tony et captain america). Un film Marvel classique dans lequel on peut voir la destinée des super héros et la fin de certains dont on suit les aventures depuis Iron man en 2008.

Gloria Bell : Affiche

de Sebastian Lelio

Julianne Moore, John Turtuto, Micheal Cera

4/5

Gloria Bell n’est plus une jeune femme mais n’est pas encore à l’âge de la retraite. La cinquantaine bien passée, Gloria est divorcée depuis longtemps et ces deux enfants sont devenus des adultes indépendants qui ne semblent pas avoir besoin d’elle. Gloria adore danser et ne se prive pas de sortir régulièrement le soir dans des boites ou bar dont la clientèle a environ son âge. Elle danse sur les chansons de sa jeunesse, boit des cocktails et arrive toujours à se lier d’amitié avec de parfaits inconnus. Un soir, elle tape dans l’œil d’un homme, Arnold. Elle finit la nuit avec lui sans penser au lendemain. Mais Arnold lui est sous le charme et souhaite la revoir.

Gloria Bell : Photo John Turturro, Julianne Moore

Au départ je n’étais pas du tout motivée pour voir le film. La bande annonce ne m’avait pas donnée envie. Ce fut donc une jolie surprise. Ce petit film sans prétention est bourrée de joie de vivre, de positivisme. Gloria est une femme calme, sereine, qui vit sans penser au lendemain, souriante et pleine de vie. Avec elle on fait connaissance de ces deux enfants, son ex mari, ses amis, on passe la soirée avec elle, on danse avec elle, on sourit.

Gloria Bell : Photo Julianne Moore

Parfois j’ai eu peur que le film change de cap et nous sort des rebondissements, des drames, des tragédies. L’histoire reste au fond d’une grande banalité comme l’est souvent la vie au finale et c’est tant mieux. De l’humour, et une Julianne Moore lumineuse, rigolote, sympathique. Un feel good movie sans tomber dans un coté trop parfait à l’américaine.

The Dead Don't Die : Affiche

de Jim Jarmusch

Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton

2.5/5

A centerville, une petite ville au milieu de nulle part, le shérif Robertson veille avec deux adjoints. Il n’y a pas grand chose à voir à centerville, le commissariat, les pompes funèbres, la station d’essence, le magasin de bricolage, le diner du coin. Un jour des phénomènes étranges semblent provenir d’une exploitation de la Terre brutale qui aurait déformer l’axe de la Terre. Pour conséquences, les cadavres se transforment en zombies et se mettent à s’attaquer aux habitants.

The Dead Don't Die : Photo Tilda Swinton

La bande annonce m’avait donné envie de voir le dernier Jarmusch. J’aime beaucoup certains films de ce réalisateur et j’adore Bill Murray. Tous les ingrédients étaient réunis pour que j’apprécie le film et ce fut un résultat mitigé.

The Dead Don't Die : Photo Adam Driver, Bill Murray, Chloë Sevigny

J’ai aimé l’absurdité de certaines scènes, comme les personnages qui semblent savoir qu’ils ne sont que dans un film, les références, le personnage d’Adam Driver qui ne cesse de dire que tous cela finira mal parce qu’il a lu le scénario.

The Dead Don't Die : Photo Adam Driver

Mais ça ne suffit pas à faire un bon film. Le coté absurde prend le pas sur tout le reste. J’attendais beaucoup du personnage cool interprété par Tilda Swinton. Mais finalement tout part dans le mur, ça ne vas nulle part, et la scène dans laquelle Tilda Swinton tire sa révérence m’a fait écarquiller les yeux durant cinq bonnes minutes. The dead don’t die aurait pu être culte, cependant le résultat ressemble plus à un nanar, dommage!

Douleur et gloire : Affiche

de Pedro Almodovar

Antonio Banderas, Penelope Cruz, Nora Navas

4/5

Salvador Mallo est un réalisateur espagnole connu et reconnu, mais le grand réalisateur est en pleine dépression. Il ne fait rien de ses journées, prétextant ses douleurs de dos. Son assistante et amie, Mercedes, tente de le motiver, de lui redonner envie de tourner ou de sortir. Le film qui l’a rendu célèbre 30 ans plus tôt va être mis à l’honneur à la cinémathèque de Madrid. Salvador décide pour l’occasion de faire la paix avec l’acteur principal, Alberto. Entre deux médoc contre la douleur et sa découverte de l’héroïne, Salvador se remémore son enfance.

Douleur et gloire : Photo Antonio Banderas, Nora Navas

J’ai beaucoup aimé le dernier film de Almodovar. Je ne connais pas assez Almodovar pour  l’affirmer, mais le personnage de Salvador semble être lui même: coupe de cheveux, âge, réalisateur de film qui a percé dans les années 80…

Douleur et gloire : Photo Asier Flores, César Vicente, Penélope Cruz

J’ai beaucoup aimé les scènes racontant l’enfance de Salvador, sa relation avec sa mère, son adoration dans les yeux du petit garçon qui regarde sa mère laver le linge dans la rivière. Un joli film sur un homme qui repense à sa vie et qui se remet en question.

Séduis-moi si tu peux ! : Affiche

de Jonathan Levine

Seth Rogen, Charlize Theron

3.5/5

Charlotte Field est une femme belle, intelligente, ambitieuse, et secrétaire d’état. Quand elle apprend que le président ne se représentera pas pour un second mandat, Charlotte exprime son intention de se présenter et obtient le soutien futur du président. Alors qu’elle est en chasse avec son équipe pour obtenir le plus de soutiens possible, elle rencontre par hasard Fred Flarsky, son ancien voisin quand elle était au lycée. Elle découvre qu’il est devenu un journaliste rebelle et marginale. Son travail l’inspire et elle décide de l’embauché pour rédiger ses futurs discours. Fred, malgré sa haine des politiciens accepte, car il a toujours eu le béguin pour son ancienne voisine.

Séduis-moi si tu peux ! : Photo Charlize Theron, Seth Rogen

Passez outre le titre affreux de la version française (long shot en vo). Cette comédie un peu romantique ne surprend pas par les rebondissements, mais réussi le job, à savoir une comédie drôle et réussie. J’ai ri tout le long du film, on se détends et on oublie ses problèmes le temps du film. Certes on sait tous comment le film va finir mais on passe un bon moment.

Dernières séances: Us – Shazam – El reino – Liz et l’oiseau bleu

Us : Affiche

de Jordan Peele

3.5/5

Lupita Nyong’o, Winston Duke, Shahadi Wright-Joseph, Evan Alex, Elisabeth Moss

Les Wilson sont une famille heureuse et ordinaire. Avec leurs deux enfants ils se rendent dans leur maison de vacances au bord de la mer. Les lieux rappellent à la mère un épisode de son enfance qui fut traumatisant. Elle aurait disparu dans une fête foraine pendant 15 minutes pendant un moment d’inattention de ses parents. Alors que la mère ressasse cet épisode de sa vie, les Wilson sont terrorisés par l’apparition de 4 individus devant leur maison, qui semblent leurs ressembler étrangement….

Us : Photo Anna Diop, Evan Alex, Lupita Nyong'o, Winston Duke

J’avais beaucoup aimé Get out du même réalisateur. Si l’histoire est différente, Us possède beaucoup d’éléments qui ont fait le succès de Get out. Une histoire étrange, un suspense prenant, une tension, des moments d’horreurs sanglants mélangés à des moments de pures comédies.

Us : Photo Evan Alex, Shahadi Wright Joseph

Us : Photo Evan Alex, Lupita Nyong'o, Winston Duke

Les acteurs sont tous excellents, des parents jusqu’aux enfants. On est pris par l’histoire, on rit à plusieurs reprises, on est tendu avec les personnages, bref un peu comme dans Get out. Sauf qu’ici, Us n’a pas su conclure aussi bien que son frère ainé. Le mystère qui se cache derrière les doppelgängers n’est pas très crédible, l’explication finale ne tient pas debout et on reste donc sur notre faim. Si on laisse tomber l’idée d’une histoire cohérente, on peut facilement se laisser aller à apprécier le film.

Shazam! : Affiche

de David Sandberg

Zachari Levi, Asher Angel, Djimon Hounsou, Mark Strong, Jack Dylan Grazer

3/5

Le jeune ado Billy Batson est orphelin depuis qu’il a perdu de vue sa mère dans une fête foraine quand il avait 5 ans. il n’a jamais cessé de la rechercher sans résultat. Après avoir fuit son dernier foyer d’accueil pour suivre une piste concernant sa mère, Billy est placé dans un nouveau foyer géré par un couple eux même orphelins. Il partage la maison avec Marie, Freddie, Eugène, Pedro et Darla. Mais il ne semble pas vouloir ni s’adapter ni s’intégrer, ne pensant qu’à retrouver sa mère. Un jour, après avoir défendu un de ses “frères” d’adoption à l’école, Billy est propulsé dans une autre dimension. Il rencontre le sorcier Shazam qui lui explique qu’il devient trop vieux pour sa mission et passe ses pouvoirs à Billy. En prononçant le mot “shazam”, Billy se transforme en adulte musclé qui possède des pouvoirs incroyables. Alors qu’il ne pense qu’à profiter des bons cotés de ses nouveaux pouvoirs, il est confronté à un ennemi puissant, Thaddeus, un homme riche qui a toujours voulu s’approprier les pouvoirs de Shazam.

Shazam! : Photo Asher Angel, Jack Dylan Grazer

Le dernier né de DC comics verse plus dans le comique que dans le super héros. J’ai apprécié les scènes autour des ados, de Billy, sa quête pour retrouver sa mère, son amitié naissante avec Freddie, sa relation difficile avec les autres orphelins. Il prendra vite la grosse tête avec ses nouveaux pouvoirs.

Shazam! : Photo Jack Dylan Grazer, Zachary Levi

Ce qui est plus dérangeant c’est le changement entre l’ado Billy et l’adulte héros Shazam. Seul l’apparence est sensé changer mais le Billy adulte, un peu hystérique et excité, n’a pas beaucoup de points communs avec le Billy enfant et c’est un peu déconcertant.

Shazam! : Photo Faithe Herman, Grace Fulton, Ian Chen, Jack Dylan Grazer, Jovan Armand

Shazam! : Photo Jack Dylan Grazer, Mark Strong

J’ai passé un moment sympa, quelques scènes très drôles, on ne s’ennuie pas et si ce film se démarque des films de super héros classiques, il ne s’en éloigne jamais beaucoup, surtout dans la deuxième moitié du film où les signes classiques de ce genre de films reviennent à la charge (course poursuite, bataille, duel, le méchant contre le héros…). Ce n’est pas le film de l’année, mais ça détend.

El Reino : Affiche

de Rodrigo Sorogoyen

Antonio de la Torre, Monica Lopez, Nacho Fresneda

3.5/5

En Espagne, Manuel Vidal Lopez est un membre important de son parti politique. Petit chouchou d’une des grosses pontes, il compte bientôt être propulsé sur le devant de la scène. Mais une histoire de corruption et de détournement d’argent public vient frapper le parti. Certaines personnalités sont inculpées, discréditées, mais le parti fait front, détruit certaines preuves et les incriminés font profil bas. Tout est différent quand Manuel découvre que son tour est venu. Il découvre alors que certains enregistrements ont été fait à son insu dans son bureau, la police est sur son dos tout comme les médias. Refusant de faire profil bas et de jouer les bouc émissaires pour sauver le reste du parti, Manuel s’entête à trouver des preuves compromettantes pour menacer les chefs du parti en cas de chute.

El Reino : Photo

J’en avais entendu du bien de ce film. El reino, c’est tendu, stressant, oppressant de la première image à la dernière. On sent la vie à cent à l’heure de Manuel déjà avant que le scandale n’éclate. Puis c’est la chute. Entre la musique qui imite les battements cardiaques d’un sprinter, les mouvements de caméra qui tanguent donnant l’impression que c’est filmé à l’épaule la majorité du temps, on est vite stressé tout comme l’est le héros. Mais c’est surtout fatiguant pour le spectateur qui voit la sortie de la salle obscure comme une délivrance.

El Reino : Photo

El Reino est un film sur la drogue du pouvoir, la corruption des politiques, mais aussi des médias. Chacun y cherche son intérêt personnel. Manuel est loin d’être un héros qui cherche à faire éclater la vérité sur des pratiques illégales et immorales. Il ne cherche que son intérêt, les moyens qui lui permettront de ne pas faire de prison, de ne pas aller devant un tribunal et surtout de ne pas servir de bouc émissaire au parti, lui qui devait bientôt devenir la star du parti. C’est en partie l’orgueil et la fierté qui le motive.  Un film intéressant, bien interprété, mais un peu trop tendu. Je suis sortie un peu fatiguée de la séance!

Liz et l'oiseau bleu : Affiche

de Naoko Yamada

3/5

Mizore et Nozomi sont deux lycéennes amies depuis le collège. Mizore, timide, renfermée, peu sociale, est très admirative de Nozomi, plus extravertie, entourée d’amis. Elles jouent toutes les deux de la flute dans l’orchestre du lycée. Bientôt ce sera le concours inter lycée, puis la fin de l’année et le départ vers des études supérieures. Elles répètent toutes les deux le morceau de Liz et l’oiseau bleu, inspiré par un conte dans lequel Liz, une jeune femme solitaire, rencontre un jour une femme aux cheveux bleus qui s’installe chez elle. Liz n’est plus seule désormais mais elle réalise que sa nouvelle amie est un oiseau bleu qui renonce à ses ailes pour ne pas laisser seule Liz.

Liz et l'oiseau bleu : Photo

J’avais hâte de voir cet animé et je dois dire que j’ai été un peu déçu. De Naomi Yamada j’avais vu Silent voice, que j’avais trouvé un peu plus prenant. Le film ne dure qu’1h30 mais j’ai senti le temps passé. Il faut dire qu’il ne se passe pas grand chose durant le film. La plupart de l’action se déroule dans l’école de Nozomi et Mizore, en particulier dans la salle de musique. C’est aussi très répétitif, les tentatives d’une lycéenne plus jeune pour se rapprocher de Mizore, Nozomi qui rit et s’amuse tandis que Mizore se touche les cheveux et prend un air triste et mélancolique, la répétition du morceau de musique, les allées et venues dans la salle de musique…et de temps en temps on découvre par morceau l’histoire de Liz et de l’oiseau bleu.

Liz et l'oiseau bleu : Photo

Certains moments sont beaux, la musique de Liz et l’oiseau bleu est paisible et belle à entendre, mais c’est surtout le message du film qui est intéressant. La psychologie des personnages est intelligente et subtile. La relation entre Mizore et Nozomi c’est le passage de l’adolescence vers l’âge adulte, c’est se détacher d’une amitié fusionnelle pour pouvoir s’épanouir pleinement chacune de son coté. L’amitié entre Nozomi et Mizore les ont aidé à se construire ensemble mais elles arrivent à un moment de leur vie où cette amitié va devenir nuisible. Elles comprennent qu’il est temps de s’en détacher afin de vivre pleinement.

Liz et l'oiseau bleu : Photo

Ce côté du film m’a plut, mais j’avoue que je ne le reverrais pas deux fois et que si je l’avais vu chez moi, je me serais probablement endormie…