And then there were none d’Agatha Christie – Adaptation BBC

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Mini série BBC

de Sarah Phelps

Charles Dance, Burn Gorman, Sam Neil, Toby Stephens, Maeve Dermody, Anna Maxwell Martin, Miranda Richardson

Sur une ile au large des cotes anglaises, un couple de domestiques accueillent dans une grande demeure 8 personnes qui ne se connaissent absolument pas. L’hôte mystérieux qui a envoyé les invitations n’est pas présent sur les lieux. Sans aucun moyens de transports pour rejoindre le continent, les invités s’installent, les domestiques suivent les instructions laissées par l’hôte mystérieux. Mais petit à petit les invités tombent comme des mouches, violemment assassinés…

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Je n’ai pas lu les dix petits nègres ou And then there were none. L’histoire est très différente des autres romans d’Agatha Christie, ici pas de détective professionnel ou amateur, pas de policier, pas de véritable enquêtes, interrogatoires, indices. Cette fois ci, c’est un magnifique huis clos, dans lequel 10 personnes qui n’ont rien en commun, se retrouvent enfermés dans une grande demeure sur une ile perdue. 10 personnes qui ont commis des atrocités dans leurs vies passées, qui ont la mort de personnes sur la conscience et qui n’ont jamais payé.

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C’est super bien réalisé, on sent des les premières minutes une véritable tension, un vrai suspense. C’est un huis clos tendu et sombre, plus on avance dans le temps plus les cadavres s’amoncèlent. Les invités tombent comme des mouches, tout en dévoilant entre chaque meurtre le passé des invités, les meurtres ou atrocités qu’ils ont commis et qui leur valent d’être enfermés sur cette ile. Et plus le temps passe et plus les bonnes manières disparaissent, les traces d’humanité et de civilités ne font pas long feu.

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Sans dévoiler l’intrigue pour ceux qui ne connaissent pas, c’est tout de même très sombre, mais tellement bien réalisé. Le casting joue pour beaucoup aussi, notamment Charles Dance, excellent, Anna Maxwell Martin, Sam Neill, mais je retiens surtout Maeve Dermody dans le rôle de la jeune Vera, excellente, elle a vraiment tiré son épingle du jeu, j’ai trouvé qu’elle crevait l’écran, elle marque la série par sa présence et son jeu.

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A voir donc, que l’on ai lu ou non le roman. J’essaierais de le lire “rapidement”!

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Broadchurch

série uk

saison 1    8 épisodes

David Tenant, Olivia Colman, Jodie Whittaker, Andrew Buchan, Pauline Quirke, Arthur Darvill, David Bradley

4/5

dans la petite ville de Broadchurch, tous le monde se connait et la vie y est paisible. Jusqu’au jour où le corps sans vie de Danny Latimer, 11 ans, est découvert au pied de la falaise, sur la plage. La police conclut rapidement à un meurtre par strangulation. Les parents sont effondrés, la ville traumatisée, tout le monde s’interroge, qui a pu faire un acte aussi horrible? pour quelles raison? L’inspecteur principal Hardy prend en charge l’affaire, lui qui vient tout juste d’être affecté au commissariat de cette ville, pensant s’occuper de petites affaires sans envergure, et pensant pouvoir se reposer après qu’une affaire assez similaire non résolue l’ai complètement épuisé. Il fait équipe avec l’inspecteur Miller, mère de famille qui espérait obtenir le poste d’inspecteur principale avant que Hardy ne se pointe.

Photo David Tennant, Olivia Colman

Broadchuch est une série que de 8 épisodes qui a fait pas mal parler d’elle en Angleterre et lors de sa diffusion en France, sur France 2, il y a quelques mois. J’ai profité de la diffusion sur France 4 pour réparer cet oubli.

Dès les premières minutes j’ai été embarqué par cette histoire qui peut paraitre simple au final. Une petite ville, le meurtre horrible d’un enfant, une petite ville, des habitants qui se connaissent tous, des rumeurs, des ragots, des liaisons, des secrets longtemps enfoui, un inspecteur qui a un passé traumatisant et qui espère une vie plus calme dans un village sensé être paisible.

Photo Arthur Darvill, David Tennant, Olivia Colman

David Tenant est géniale dans le rôle de cet inspecteur chef qui a vécu l’enfer professionnellement et personnellement, lors de sa dernière enquête. Bourru, asocial, froid, autoritaire, il n’est intéressé par aucune relation amicale ni avec ces nouveaux voisins, ni avec sa nouvelle collègue. Mais si David Tenant est impeccable comme toujours, j’ai été plus marqué par l’interprétation d’Olivia Colman, magnifique actrice. Je l’avais déjà remarqué dans un petit role dans Hot fuzz, et surtout dans Tyranosaur, un film avec entre autre Peter Mulan, dans lequel elle jouait une femme battu par son mari et qui tenait le coup grâce à sa foi en Dieu, et dans lequel elle était déjà excellente.

Photo Adam Wilson, Matthew Gravelle, Olivia Colman

Broadchurch est une série dure, où l’on suit certains personnages autour de la mort de ce jeune garçon. Sa famille d’abord, la mère qui se découvre enceinte, le père qui essaye de cacher sa liaison, la fille ado en pleine rébellion. Il y a le pasteur, le dirigent des scout des mers, l’inspecteur Miller et sa petite famille, la patronne du seul hôtel de la ville, la rédactrice en chef du journal local…

Photo David Tennant, Jodie Whittaker

L’enquête est difficile, l’inspecteur Hardy a du mal à trouver des pistes sérieuses, chacun doit faire face à son passé, à ses soucis personnels et au deuil plus ou moins prononcé selon le degré de parenté avec la victime.

J’ai été vraiment très touché par certaines histoires qui sont révélées dans la série, comme le passé de Jack Marshall, le vieil homme qui tient un magasin au bord de la plage, qui sera soupçonné du meurtre et dont on apprendra un passé lourd et dramatique. Son personnage est très touchant, peut être celui qui m’a le plus ému.

Photo David Bradley

Il y a aussi Susan Wright, cette femme d’un certain age dont on devine que la vie ne la pas épargné, dure, et dont on apprendra aussi le lourd passé.

Photo Pauline Quirke

Les épisodes défilent, l’enquête avance, les secrets des uns et des autres sont dévoilés, les vrais personnalités sont mises à jour, les masques tombent, la tension est présente du début à la fin, difficile de ne pas enchainé les épisodes, jusqu’au final qui surprend et choc. Casting impeccable, mise en scène sobre et parfaitement maitrisé, qui font d’une histoire somme toute banale, une série choc. A ne pas rater!

The fall

Affiche

Crée par Alan Cubitt

Gillian Anderson, Jamie Dornan, Bronagh Waugh, Archie Panjabi, John Lynch

4/5

A Belfast, plusieurs femmes sont victimes d’agressions violentes, elles sont agressées, violées, et étranglées. Après plusieurs semaines sans résultat, les dirigeants de la police de Belfast font appel au super intendant Gibson, de la police de Londres, pour qu’elle reprenne le dossier avec un œil neuf. Elle fait le lien entre les différents meurtres et un autre plus ancien, met à jour l’existence d’un tueur en série qui sévirait dans la région et met tout en œuvre pour recouper les informations et témoignages pour découvrir l’identité du coupable. Le tueur, Paul Spector, marié et père de famille, mène une vie sans tâche aux yeux de son entourage. Personne ne pourrait soupçonner ce père de famille d’être en réalité le meurtrier sans pitié qui sévit dans la région…

En 2013, la saison 1 de The Fall m’avait énormément plut, j’ai regardé les 5 épisodes sans temps mort, complètement absorbée par l’enquête du super intendant Gibson. L’univers de la série est à l’image du personnage du détective Gibson, froid, dure, sans concession.

On est tout de suite happé par l’atmosphère tendue, flippante, glauque, violente de The fall. Les attaques de Paul Spector font froid dans le dos, comme rarement ce fut le cas. de jolies femmes brunes, célibataires, intelligentes, sans attache, indépendantes, ayant un poste à responsabilité, il les repère, les traque, et les attaque chez elles, quand elles se sentent le plus en sécurité. C’est rapide, violent, brutale, les scènes des agressions font penser au monde animal, un prédateur qui vient de blesser une pauvre proie, la ficelle et l’achève. C’est assez dure à regarder et la saison 1 ne fait pas dans la dentelle, une jeune femme qui se sent pris au piège dans sa propre maison, ficelée comme un animal, qui n’a pas la force physique de se défendre, on peut la voir se débattre, lutter, et cesser le combat abandonnant toute résistance, on peut voir la volonté de vivre quitter les yeux de la victime et c’est pas facile à voir. Dans un autre épisode, c’est une nouvelle victime qui garde espoir d’un sauvetage par l’intervention de la police passant à proximité de sa maison, mais qui finalement passera son chemin, plongeant la victime dans un désespoir noir.

Photo Gillian Anderson, John Lynch, Niamh McGrady

Ce qui fait que The Fall est une série glaçante, c’est les personnages d’abord, entre Spector un mari attentionné, un père aimant et chaleureux, qui se transforme en tueur froid, sans pitié pour sa proie, méthodique, méticuleux et extrêmement calme, et Stella Gibson, la super intendante, une vraie chef qui s’impose à tous, qui inspire le respect, qui est aussi froide, méticuleuse, méthodique que Spector, et qui est d’un calme olympien sans faille. Avec ses talons aiguilles, ses tailleurs sexy, ses cheveux blonds platine, Gibson affirme sa féminité, l’assume complètement, et sait s’imposer comme personne, aux hommes comme aux femmes, c’est un personnage surprenant, fort, déterminé, intelligent, posé, calme.

Photo Emmett J. Scanlan, Gillian Anderson, Niamh McGrady

Si The Fall est aussi glaçante, c’est aussi la mise en scène, sans fioriture, une musique très discrète, des scènes d’agressions très réaliste, sans musique, sans effet, qui rend la scène difficile à digérer, dans le sens où on n’arrive pas forcément à prendre les distances que l’on a quand on regarde une fiction. C’est sobre, c’est efficace, beaucoup de gros plan sur le visage sans émotion de Stella. Et l’enquête policière est à l’image des deux personnages principaux, froide, lente, calme, méthodique, sans action, ni effet à l’américaine, très réaliste.

Photo Gillian Anderson, Tim Loane

J’ai adoré le personnage de Stella, on ne voit pas beaucoup de personnage féminin de cette envergure. C’est une femme forte, indépendante, intelligente, qui n’a besoin de personne pour s’accomplir, s’imposer, réussir. Elle est très féminine, elle arbore tout les artifices visuelles de la femme fatale, des cheveux blonds, au maquillage en passant par les vêtements ou une voix ultra douce, elle n’a pas besoin d’avoir des pouvoirs magiques, ou d’être une super agent secret surentrainée, ou encore avoir un caractère de chien, ni faire le garçon manqué pour montrer sa puissance, en cela, elle ressemble un peu à Scully, même si cette fois ci, son caractère est très loin de celui de l’agent fédéral un peu trop sceptique. Gillian Anderson est vraiment exceptionnelle dans ce rôle, c’est une excellente actrice.

Photo Gillian Anderson

J’avais attendu avec impatience la saison 2 et j’avais commencé à la regarder, puis avec les fêtes de fin d’année, je n’étais plus trop dans l’ambiance pour regarder la série, et cette semaine je m’y suis remise, et j’ai enchainé les épisodes. Toujours la même qualité, toujours une tension extrême, toujours cette pression, on n’est hypnotisé par les épisodes et quand on commence on a du mal à s’arrêter. La seule chose que je reproche, c’est la facilité déconcertante avec laquelle Spector agit dans cette saison, un peu trop facile sous le nez de la police, mais à part ça, les épisodes sont de la même grande qualité que ceux de la première saison, l’atmosphère oppressante est de nouveau là, les personnages toujours aussi intenses, et les interprétations excellentes.

Entre Spector et Gibson les choses se resserrent, les similitudes entre les deux personnages sont plus visibles, même si la différence reste déterminante, Gibson reste humaine, et derrière son visage impassible qui ne reflète aucune émotion, elle est touchée par certaines choses, qui laissent bien sur de marbre Spector. Il y aurait beaucoup de chose à dire sur cette sérié, la fin de saison est saisissante, intense, intéressante, le travail fait autour du personnage de Spector est prenant et les dernières secondes tendu comme pas possible. Pour l’instant, il semblerait qu’une 3e saison soit envisagée, mais rien d’officielle n’a été annoncé. Une série à ne pas manquer!

Penny dreadful

série UK/US

Saison 1

Eva Green, Josh Hartnett, Timothy Dalton, Rory Kinnear, Billie Piper, Harry Treadaway

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Dans le Londres de la fin du 19e siècle, Vanessa Ives engage Ethan Chandler, un américain doué au pistolet, pour aider Sir Malcolm, un riche aventurier, à retrouver sa fille Mina, enlevée par un maitre vampire. Le trio est rejoint par le docteur Frankenstein, engagé pour étudier les vampires afin d’essayer de comprendre leur fonctionnement et de trouver leurs points faibles. Chaque personnage doit faire avec un lourd passé.

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Quand le cinéma n’offre plus beaucoup de beaux rôles et de beaux scénarios, on se tournent vers le petit écran qui a finit de prouver qu’il n’a rien a envier au cinéma, ni en termes de moyen, ni en termes d’audiences ou en termes de qualité d’images, Game of throne ayant fini de prouver ce fait.

Penny dreadful bénéficie donc d’un casting en or, et je me suis particulièrement intéressée à la série quand j’ai su que Eva Green interprétait un des rôles principaux, celui d’une femme de l’ère victorienne possédée par un démon, ce qui lui donne quelques pouvoirs psychiques, ou quelques immunités faces aux démons. Josh Hartnett quelque peu absent des grands écrans trouve ici le rôle d’un américain issu de la bonne société, qui pour on ne sait quelles raisons, a du fuir son pays. Quant à Timothy Dalton, il est Sir Malcolm, un aventurier qui a parcouru le monde dans sa jeunesse, et qui s’est alliée à Vanessa Ives dans le but de retrouver sa fille Mina, enlevée par un maitre vampire.

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Dans Penny Dreadful, on retrouve aussi le docteur Frankenstein, hanté par sa créature ou encore Dorian Gray, bien mystérieux. Au fur et à mesure que les épisodes défilent, on en apprend plus sur le passé des personnages, et ce qui les ont amenés à Londres. On découvre ce qui les hantent, leurs regrets, leurs remords, leurs erreurs, avec toujours en fond de décor, la recherche de Mina.

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La série a su créer une atmosphère bien sombre, grise, certaines scènes sont dures, les personnages ne sont pas ménagers, et le coté victorien renforce encore plus cette atmosphère flippante. La saison 1 n’est constituée que de 8 épisodes, tous forts, prenants, hypnotisant parfois.

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L’apothéose de la série reste l’épisode 5 dans lequel on en apprend énormément sur le personnage le plus intéressant de l’histoire, Vanessa Ives, de son enfance à l’âge adulte. L’épisode est digne d’un long métrage de cinéma, autant sur le plan de la réalisation, de l’image, de l’intrigue, ou de la musique, l’épisode m’a tenu en haleine du début à la fin.

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Quant au casting, c’est la quasi perfection, entre Timothy Dalton en père plein de remords, qui n’a qu’un objectif peu importe les dommages collatéraux, Josh Hartnett en américain au passé trouble, Rory Kinnear en créature à la double face, Billie Pipper en immigrée irlandaise qui fuit une violence passée, Harry Treadaway, excellent en Dr Frankestein, et surtout Eva Green dans le rôle de Vanessa Ives, extraordinaire dans les scènes de possession et de démence, juste impressionnante que ce soit dans la scène de possession de l’épisode 7 ou la scène de spiritisme de l’épisode 3!

 

J’ai donc adoré cette plongée dans ce monde d’horreur et de folie, dans le Londres victorien, avec des personnages tous plus intéressants les uns que les autres. C’est prenant, inquiétant, parfois impressionnant, comme les épisodes 5 et 7. Une saison 2 est annoncée, en espérant en apprendre encore plus!

 

Hercule Poirot, le rideau tombe

Saison 13

Série uk 1989/2013

Une mémoire d’éléphant

Les quatre

Poirot joue le jeu

Les traveaux d’Hercule

Hercule Poirot quitte la scène

Voilà, fini, après 13 saisons, après 25 ans de bons et loyaux services, Hercule Poirot nous quitte, les adaptations des célèbres romans d’Agatha Christie prennent fin. J’ai connu la série télé produite par la chaine anglais ITV, dans la deuxième moitié des années 90 avec des diffusions sur France 3, tous les matins vers 9h il me semble. Étant lycéenne, c’était surtout pendant les vacances scolaires que je pouvais les regarder, sacrifiant les grasses matinées pour le plaisir de voir mon détective préféré résoudre des énigmes. J’ai toujours beaucoup aimé les romans d’Agatha Christie, j’avais commencé au collège, avec Le crime de l’orient express, suivi de près de l’un de mes favoris, Le meurtre de Roger Acroyd, dont le dénouement m’avait complètement retournée!

La série fut tout de suite un coup de cœur, une de mes séries chouchou, je ne me suis jamais lassée de voir et revoir les épisodes. Évidemment, ce qui fait le succès de la série en plus des histoires policières parfaitement menées, c’est les prestations et le casting, à commencer par l’excellent David Suchet, qui incarne à la perfection Hercule Poirot, entre sarcasme, belle assurance, fierté, prétentieux pour certains, plein d’humour et souvent plein de tendresse envers la jeunesse. Hercule Poirot tel que jouer par David Suchet ne peux être qu’attachant.

On peut voir d’ailleurs l’évolution du personnage au travers les saisons, au début très précieux, centré sur sa moustache, et toujours accompagné de Hastings sont fidèle ami, il évoluera vers un personnage plus âgé, plus posé, plus mélancolique, et qui essaye toujours d’être de bons conseils envers les jeunes gens qu’il rencontre lors de ces enquêtes, toujours ému par leurs amours naissants, lui l’éternel célibataire.

Hastings reste lui aussi un personnage excellent, qui apparait surtout dans la première moitié de la série (jusqu’à la saison 8 de manière régulière). Fidèle ami de Poirot, ils se connaissent depuis la première guerre mondiale, et se retrouve dans l’épisode, La mystérieuse affaire de styles (saison 3). Impossible de ne pas aimer Hastings, simple, presque simplet quand il est question de nature humaine, souvent naïf, un peu trop innocent, il voit le bien partout et a du mal à imaginer les manœuvres parfois diaboliques des criminels qu’il rencontre avec Poirot. Il soupçonne ou tout le monde ou personne, et voit toujours dans les jeunes dames, de potentielles futurs madames Hastings, le personnage étant un indécrottable romantique, voir fleur bleu dans certains épisodes.

J’aime toutes les saisons, mais ma grande préférence va quand même aux 8 premières saisons, dans lequel Hastings apparait toujours comme le second de Poirot. Leur duo ressemble plus à un vieux couple qui se tape mutuellement sur les nerfs, mais ils ne peuvent pas se passer l’un de l’autre pour autant. Et dans ces saisons là, on retrouve aussi dans beaucoup d’épisodes, l’inspecteur Japp, de scotland yard, qui au début était agacé de se voir voler la vedette par Poirot, créant une sorte de compétition saine entre eux, mais qui finira par devenir un très bon ami du détective belge. Contrairement à Hastings, Japp n’est ni naïf, ni romantique, et reste beaucoup plus blasé quant aux talents de Poirot, n’admettant pas toujours la supériorité du belge. Mais leur amitié, tout comme celle avec Hastings, apporte énormément d’humour à la série. Tout comme l’autre personnage récurrent de cette moitié de série, avec Melle Lemon, la secrétaire de Poirot, elle aussi beaucoup plus blasée que Hastings, et qui participera souvent aux enquêtes.

Ces épisodes entre les saisons 1 et 8, sont pour la majorité d’une durée de 45 minutes et on sent que les moyens ne sont pas toujours au rendez vous, même si la reconstitution de l’Angleterre de l’entre deux guerre est toujours bien faite. L’humour et la légèreté prennent le dessus.

A partir de la saison 9, les choses changent, la chaine a plus de moyens et ça se sent à l’image, c’est visuellement plus clair, plus beau, et les épisodes sont systématiquement plus longs, 1h30 et il y en a moins par saison. Ce qui change surtout, c’est la quasi absence d’Hastings, qui dans l’histoire est parti en Argentine avec sa nouvelle femme, laissant Poirot seul. Il n’y a plus de Miss Lemon ou d’inspecteur Japp non plus. Du coup, si les épisodes sont plus somptueux visuellement, l’humour manque quand même cruellement. Mais je n’ai pas pour autant délaissé la série, j’aimais toujours autant suivre les épisodes. Poirot aura d’ailleurs parfois la visite d’une nouvelle alliée, Ariadne Oliver, écrivaine de roman policier, et qui croise souvent le chemin de son ami Poirot, dans des affaires de meurtre. Si le personnage apporte parfois de l’humour, je ne me suis jamais sentie proche d’elle comme je l’étais de Miss Lemon, Japp ou Hastings.  Si les personnages secondaires me manquent, il y a quelques épisodes vraiment excellents, comme Les cinq petits cochons, Je ne suis pas coupable, Les indiscrétions d’Hercule Poirot, Le chat et les pigeons, ou encore l’excellent Rendez vous avec la mort.

Rendez vous avec la mort

En 25 ans, la série aura su garder une qualité d’écriture et de jeu, quelques très beaux morceaux, et pas mal de stars du grand ou du petit écran qui seront venus le temps d’un épisode comme James D’Arcy, Elliott Gould, Toby Stephens, Emily Blunt, Judy Parfitt, David Soul, Micheal Fassbender, Amanda Root, Tim Curry, Christina Cole, Elizabeth McGovern, Jessica Chastain, David Morissey, Sinead Cusak, Damien Lewis…

Les indiscrétions d’Hercule Poirot

Le chat et les pigeons

Quant à la 13e et dernière saison, elle ne regroupe pas mes épisodes préférés. L’épisode Les quatre est intéressant mais un peu étrange, j’ai préféré Une mémoire d’éléphant dont l’histoire était prenante. L’épisode Poirot joue le jeu se rapproche des épisodes classiques de la série, à savoir un grand domaine, une fête, des invités à domicile, et un meurtre, l’histoire m’a un peu trop rappelée celle de l’épisode Le crime d’halloween, mais il fut très bien menée, avec une excellente Sinead Cusak. J’ai aussi beaucoup aimé les douze travaux d’Hercule, cette brochette de clients si différents les uns des autres, coincés dans un hôtel perché au sommet d’une montagne enneigée, à cause d’un éboulement, un concierge comique mais malhonnête, et un Poirot qui a soif de vengeance. J’ai trouvé l’intrigue prenante, mais seul bémol, ce fut l’une des rares fois où j’ai découvert le meurtrier presque tout de suite, sans difficulté ce qui rend la fin de l’épisode moins palpitant.

Les travaux d’Hercule

Poirot quitte la scène

Quant au dernier épisode, Poirot quitte la scène, j’ai été triste de voir mon détective favori, mourant, dans un fauteuil roulant, diminué physiquement mais heureusement, ces petites cellules grises étaient bien en forme, son analyse de la nature humaine toujours affutée. J’ai beaucoup aimé cette histoire de meurtre par procuration, d’assassin qui n’en ai pas un aux yeux de la loi, j’ai surtout adoré revoir Hastings, qui a bien vieilli. J’ai été surprise de la philosophie de vie de la fille d’Hastings, dure et intransigeante, tellement pas comme son père. Et la fin fut assez surprenante, de voir Hercule Poirot, l’homme qui respectait les chemins de la loi et les procédures juridiques comme personne, traverser la frontière qu’il a longtemps gardée, pour devenir lui même ce qu’il a toujours traquée, avant de rendre son dernier soupir. J’ai beaucoup aimé voir la résolution de l’enquête au travers de la lettre que lit Hastings, qui n’a bien entendu pas résolu l’enquête tout seul, 4 mois après la mort de Poirot. J’ai pas pu résister et j’ai bien sur versé ma petite larme. Heureusement, me reste encore plein de romans de Christie que je n’ai pas encore lu, mais la série me manquera énormément.

 

Sherlock – Did you miss me?

Sherlock – saison 3

The empty hearse

The sign of three

His last vow

Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Lars Mikkelsen, Marc Gatiss

ça y est, enfin la saison 3 de Sherlock a commencé… et s’est terminée! Deux ans d’attente, deux petites semaines, trois épisodes, et bye bye Sherlock et Watson, ce fut rapide!

Photo Benedict Cumberbatch

Trois épisodes que j’attendais avec impatience au vue de la fin de la saison 2, avec SPOILER: la mort de Sherlock et l’attente de sa résurrection.

Le premier épisode fut donc intense, avec les retrouvailles entre les deux hommes, pleine d’humour surtout. L’intrigue de ce premier épisode est d’abord concentrée sur les règlements de compte entre Sherlock et Watson. Les différentes théories sur comment Sherlock a fait pour simuler sa mort sont passées en revue.

L’intérêt de ce premier épisode c’est donc les tête à tête entre les deux hommes, Sherlock qui se justifie, Watson qui essaye de digérer la nouvelle, et c’est aussi là qu’on peut voir que Cumberbatch et Freeman sont deux très bons acteurs. L’intrigue se concentre sur une attaque terroriste visant à détruire le parlement par des bombes placées dans les anciens conduits de métro, gros clins d’œil à Guy Fawkes, et au film V for Vendetta.

Photo Una Stubbs

Si le premier épisode est prenant et bien mené, le second m’a un peu déçu, et c’est le cas pour toutes les saisons de Sherlock, j’ai toujours un peu moins d’intérêt pour les seconds épisodes de la série! L’intérêt de cet épisode, c’est son coté humain avec le mariage de Watson et Mary et Sherlock qui doit jouer les témoins d’honneur, devant être présent et faire des discours. L’intrigue en elle même est mineure voir inintéressante, et même un peu farfelue.

Photo Benedict Cumberbatch, Martin Freeman

Quant au 3e épisode, c’est le meilleur bien sur, comme les saisons précédentes, avec un ennemi pas comme les autres. J’ai été surprise par certaines révélations concernant certains personnages. L’épisode est rythmée, prenant, on ne voit pas le temps passé, et l’intrigue est intéressante, même si la manière de conclure est rapide et loin des méthodes habituelles de Holmes pour arrêter un ennemi.

Photo Benedict Cumberbatch, Lars Mikkelsen, Martin Freeman

Cette saison fut donc plus tournée vers le coté humain des personnages et sur leurs vies personnelles, avec un Sherlock plus humains (mais il ne devient pas pour autant sentimental), un ennemi intéressant pour le dernier épisode, qui vient heureusement remonté le niveau coté intrigue policière qui n’était pas du tout le centre des épisodes. Gros coup de cœur pour l’humour très présent, notamment les rencontres avec les parents de Sherlock, scènes vraiment très drôles (dans le salon de Holmes, et dans la maison familiale pour noël), la découverte du passé de madame Hudson et surtout les têtes à tête entre Sherlock et son frère Mycroft (les voir jouer au docteur maboul!), extrêmement drôle, mes moments préférés! La fin du dernier épisode permet l’introduction de l’intrigue de la prochaine saison, j’ai adoré les dernières minutes, ce coté dramatique et triste, complètement effacé et annihilé par un dernier rebondissement qui nous replonge dans l’humour si particulier de cette série. Va falloir prendre son mal en patience!

Death comes to pemberley

Mini série uk

Anna Maxwell Martin, Matthew Goode, Matthew Rhys, Jenna Louise Coleman,

3 épisodes

Elizabeth Bennett est désormais Elizabeth Darcy, mariée et heureuse maitresse de Pemberley, l’immense demeure de son mari. Tout va pour le mieux chez les Darcy, ils ont désormais un petit garçon et vivent en parfaite harmonie. A quelques jours du grand bal qu’ils veulent donner, Lydia, la sœur d’Elizabeth arrive en catastrophe avec Wickham, son mari au passé et à la réputation plus que douteuse. Darcy qui n’a jamais beaucoup aimé la famille de sa femme, et qui déteste plus que tout Wikcham, n’est pas du tout content de les voir débarquer sans être invité, sans parler qu’ils apportent avec eux le cadavre de leur ami, abattu dans la forêt du domaine. Très vite, le magistrat n’a pas d’autre choix que d’arrêter Wickham et de l’envoyer devant un juge, qui risque bien de l’envoyer à la potence si on ne découvre pas vite la vérité derrière ce meurtre.

J’adore les personnages d’Orgueil et préjugés, j’adore le roman et l’adaptation par la BBC qui date de 1995. J’adore également Anna Maxwell Martin, c’est une actrice que j’aime beaucoup et que j’avais découverte avec l’adaptation de Nord et Sud. Elle a toujours une présence bien particulière à l’écran.

J’ai finalement enchainé les épisodes sans pause, j’ai beaucoup aimé. J’étais contente de voir Elizabeth et Darcy après le mariage, leur vie au quotidien, tous les fans du roman ont toujours voulu voir ce qui se passe après, même si ce n’est pas de la main de Jane Austen. La série à su nous montrer le couple Darcy/Elizabeth, sans tomber dans la mièvrerie ou le romantisme excessif. Le couple à ses mésententes, ses désaccords, ses disputes et ses doutes, et ça c’est pas mal rendu. Anna Maxwell Martin nous joue une Lizzie proche de celle de Jennifer Ehle je trouve. J’ai aussi beaucoup aimé la prestation de Jenna Louise Coleman, on retrouve l’inconscience, le grain de folie de Lydia, son franc parler méchant et grotesque, ses réactions puériles, et ses petits rires mesquins quand elle se moque des autres. La série nous montre quand même une Lydia un peu plus sérieuse quand son mari est proche d’une condamnation mais dont la nature revient au galop (j’ai bien ri quand elle prend le bras de son beau frère, piquant le marie de Lizzie le temps de faire son entrée à l’église).

Les secrets autour du crime sont révélés, les personnalités aussi. J’ai été surprise par la manière dont est présenté le cousin de Darcy, alors qu’il était si sympathique dans le roman et l’adaptation BBC. C’est aussi très bien réalisé, on a droit à de très jolies images, et le boulot sur les décors et les costumes sont enchanteurs pour les yeux!

En bref, une mini série qui se regarde bien vite, qui nous replonge avec plaisir dans le monde d’Orgueil et préjugés, qui nous permet de prendre des nouvelles d’un des couples les plus aimés de la littérature. Servis par d’excellents acteurs (en particulier Anna Maxwell Martin), on se promène avec plaisir dans le domaine de Pemberley. Très plaisant.