Dernières séries télé: La foire aux vanités – The witcher – Rick et Morty saison 4

La Foire aux vanités : Affiche

Au début du 19e siècle, en Angleterre, Becky Sharp n’a pas eu la chance de naitre dans une famille riche. Dans son malheur elle a tout de même la chance d’étudier dans un pensionnat pour jeunes filles de bonnes familles. Mais sans argent ni relation, se faire des amis est presque impossible à l’exception d’Amelia Sedley, douce, généreuse et gentille. A la fin de leurs études, Amelia doit rentrer chez elle, sa destinée étant d’épouser son ami d’enfance, l’héritier d’un ami de la famille. Quant à Becky, sa seule option est de devenir gouvernante chez lord Crawley, mais Becky qui rêve de devenir riche et respectée, fera tout pour monter l’échelle sociale.

Affiche

Je n’ai pas lu le roman de Thackeray donc je ne parlerais pas de la fidélité de l’adaptation mais j’ai beaucoup aimé la série. Olivia Cooke est vraiment excellente dans le rôle de Becky, cette jeune femme qui a eu l’opportunité d’apprendre le français, le piano et l’art de la séduction. Ce seront ses seules armes pour charmer son entourage et espérer grimper l’échelle sociale. Mais dans l’Angleterre géorgienne ou austenienne, difficile pour une femme de changer sa destinée.

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Becky, partout où elle va, arrive à mener son monde par le bout du nez. Tout d’abord chez Amélia, chez qui elle se fait inviter pour une semaine, alors qu’elle n’a nulle part où aller entre la fin des études au pensionnat et le début de son engagement comme gouvernante chez les Crawley. Elle a donc une semaine pour espérer se faire épouser par Jos, le frère un peu trop stupide d’Amélia.

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La série se déroule sur plusieurs années, la jeunesse d’Amélia et Becky, d’abord au pensionnat puis pendant la semaine de vacance durant laquelle Becky perd espoir d’un mariage avantageux, mais comme les chats, elle sait retomber sur ses pattes et ne pas se laisser aller au désespoir. La maison isolée et lugubre des Crawley sera son nouveau terrain de jeu, entre les deux fillettes qu’elle charme très vite et le vieux monsieur Crawley, rustre et un peu grossier mais qui saura vite apprécié les talents de comptable et de commerce de Becky.

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C’est vraiment passionnant à regarder, voir Becky devenir adulte, se marier, affronter les difficultés, charmer, se rendre indispensable, manipuler les âmes les plus faibles ou les plus gentilles. Et en parallèle voir la douce Amélia, perdre son statut, sa fortune, vivre des moments assez terribles.

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La roue ne fera que tourner encore et toujours pour ces deux personnages féminins que tout opposent, les hauts, les bas, les revers de situation, personne n’est à l’abri. J’ai adoré voir ces personnages prendre des décisions, faire des choix, qui auront des conséquences parfois désastreuses, parfois positives, mais toujours importantes, changeant le cour de leurs vies.

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Il y a beaucoup de cynisme, d’humour, les choses se noircissant dans la deuxième moitié. Les costumes, les décors, les reconstitutions, tout est vraiment bien fait, bien réalisé. Chaque épisode apporte son lots de rebondissements, ceux de la vie, et on ne s’ennuie pas une seconde. C’est simple, j’ai regardé la série diffusée sur Arte deux jeudis soirs de suite, entre 21h et minuit, et moi qui n’arrive pas à garder les yeux ouverts passé 22h30, je n’ai pas cligné des yeux durant les 7 épisodes. Une très belle adaptation, avec des acteurs tous excellents, que ce soit Olivia Cooke dans le rôle de Becky, Claudia Jessie dans le rôle d’Amélia, Tom Bateman dans le rôle du fils Rawdon et en bonus Micheal Palin en maitre de cérémonie, le conteur.

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The witcher

saison 1

Dans un monde qui n’est pas le notre à une époque qui s’apparente au moyen age, le monde est peuplé de “monstres”, de mages, et de quelques rares sorceleur ou witcher. Geralt de Riv est un sorceleur légendaire. Il parcourt les villages, les communautés, les royaumes et vends ses talents de tueurs de monstres, créatures terribles qui menacent la vie des humains. Il rencontrera de nombreux personnages qui influeront grandement sur sa vie et sur celle du monde, comme Yennefer la grande magicienne, Jaskier le barde, ou Ciri, l’héritière du trône de Cintra qui à 12 ans possède déjà des pouvoirs que beaucoup convoitent.

Photo Anya Chalotra

J’ai lu les trois premiers tomes de la saga de Sapkowski. La saison 1 reprend les deux premiers romans, qui se composent de nouvelles nous permettant de suivre Geralt dans ses aventures de sorceleur, ce qui nous permet de comprendre le monde dans lequel il évolue, la politique des différents royaumes, le rôle de la confrérie des mages, ainsi que les personnages importants pour la suite de l’histoire, Yennefer, Ciri, Calanthe, Jaskier…

Photo Henry Cavill

J’ai trouvé l’adaptation des romans très réussie ici, on perd un peu le côté contes de fées revisités. Dans les romans, on peut voir une version de blanche neige ou de la belle et la bête mais version plus trash et moins glamour. Entre les différentes histoires de monstres à affronter ou de malédictions à brisées, on découvre également l’histoire personnelle de Yennefer, ce qu’elle était au début de sa vie, comment elle est devenue une mage redoutable, les prix qu’elle a du payer pour le devenir. On découvre un peu plus légèrement les origines de Geralt (on en sait un peu plus dans les romans), lui aussi a du payer un prix important pour devenir sorceleur (mutation, potions mortelles…). Enfin on découvre en parallèle la vie de Ciri à la cour de la reine Calanthe.

Photo Freya Allan

On peut être un peu déstabilisé par la narration puisque on comprend au bout d’un ou deux épisodes, que les lignes temporelles ne sont pas du tout les mêmes selon les histoires racontées. Le présent est l’histoire de Ciri à partir de la fuite de Cintra, tandis que la majorité des scènes consacrées à Yennefer et Geralt se situent dans un passé, parfois proche, parfois lointain, par rapport à ce que vit Ciri à l’écran. Cette façon de narrer l’histoire est originale et intéressante.

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La fin de la saison réconcilie toute les lignes temporelles, et laisse pensée que la saison 2 nous fera enfin voir la destinée de tous les personnages dans un seul et même présent.

J’ai trouvé les personnages tous très bien incarnés par les acteurs. Henry Cavill est très crédible, c’est exactement comme ça que je l’imaginais. Yennefer était dans mon esprit un peu plus âgée, mais là aussi Anya Chalotra est très convaincante dans le rôle de la belle et terrible Yennefer. J’imaginais également Ciri comme dans la série, si ce n’est que je l’imaginais plus jeune.

Photo Henry Cavill

L’adaptation est assez fidèle, même si il y a quelques libertés prises qui ne viennent que rendre la narration ou l’histoire plus fluide et compréhensible, de ce côté là c’est très réussie. J’aurais aimé un petit peu plus d’humour, et j’ai été un peu déçu par l’acteur qui interprète Jaskier. J’ai littéralement enchainé les épisodes en deux jours, j’ai beaucoup aimé le résultat, la manière de découpé les épisodes nous donne envie d’en savoir plus et de lancer le prochain épisode, même quand on connait l’histoire. Vivement la saison 2.

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Rick et Morty

saison 4

ça fait longtemps que j’attendais de voir la nouvelle saison de ce dessin animé pour qui j’ai eu un coup de foudre! Encore une fois j’ai adoré. On retrouve Rick le génie et son petit fils Morty, partir à travers l’univers pour vivre des aventures toutes plus dingues les unes que les autres. Des histoires de serpents version Roswell, une histoire de toilette privée, une appli qui en fait qu’à sa tête…

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Les épisodes sont tous déjantés, avec des tas de clins d’œil et de référence, terminator, Ocean eleven, les films de science fiction en générale, la série se moque des rebondissements farfelues, des intrigues à tiroirs, de noël, de netflix…

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Encore une fois, j’ai beaucoup ri devant les aventures de toute la famille, des réparties et de la franchise de Rick. 5 épisodes c’est un peu court…!

Les 30 ans de la série Hercule Poirot

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Cette année, la série Hercule Poirot a fêté son 30e anniversaire. Cette série produite par ITV entre 1989 et 2013 contient 13  saisons.

Hercule Poirot fait partie de mes séries préférées, sans conteste. Ce n’est pas une série à la qualité parfaite mais elle a un charme très particulier qui m’a toujours plut. Beaucoup me disent qu’ils n’aiment pas, que c’est ennuyant, que “y’a rien de mieux pour s’endormir”.

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Pour ma part, je suis tombée dessus quand j’étais au collège, un jour où j’étais malade. Je passais la journée à la maison et en fin de matinée, je suis tombée sur la diffusion d’un épisode sur France 3. Et depuis j’adore. Bien sur je n’ai pas eu la possibilité de voir beaucoup d’épisode à l’époque, pas d’internet, pas de dvd et la série ne passait que les jours de semaines pendant les heures de cours.

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Depuis bien sur, je me suis rattrapée. J’ai toujours adoré les romans d’Agatha Christie depuis que je suis petite. J’avais adoré lire notamment deux grands classiques de l’auteur, le crime de l’orient express et le meurtre de Roger Acroyd.

La série a beaucoup évoluée au fil des saisons. Les 8 premières saisons sont différentes des cinq dernières. Les 3 premières saisons sont majoritairement composées d’épisodes courts (40 minutes) dont les histoires sont des adaptations de nouvelles et non de romans, avec quelques exceptions comme La maison du péril ou La mystérieuse affaire de style.

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Dans ces 8 premières saisons, Hercule Poirot est presque toujours entouré de ces trois compagnons de route, à savoir sa secrétaire Miss Lemon, l’inspecteur Japp et son fidèle ami le capitaine Hasting.

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J’ai beaucoup d’affection pour ces trois personnages. L’inspecteur Japp est un policier blasé, fatigué, qui semble toujours un peu fataliste. Et si il apprécie beaucoup Hasting et Poirot, il est parfois agacé de voir le détective Belge le coiffé au poteau dans ses enquêtes.

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Hasting, qui a participé à la première guerre mondiale, est bien trop gentil. Il joue les assistants de Poirot, un peu son faire valoir. Sa naïveté et son coté vieille Angleterre  sont souvent moqués par Poirot. Hasting est aussi un vrai cœur d’artichaut. Pour lui une dame ne peut pas être meurtrière, surtout si elle est jolie. Il dira d’ailleurs dans l’épisode Mystère en mer (saison 1) à propose d’une femme que Poirot soupçonne d’être une meurtrière :

Hasting: « ce ne peut être elle Poirot, c’est une lady ».

Poirot : « parce que les lady ne peuvent pas commettre de meurtre ? »

Hasting: « si mais elles ne se font pas prendre ! »

Quant à Miss Lemon, si elle est officiellement la secrétaire de Poirot et une pro de l’archivage, elle est aussi occasionnellement une enquêtrice hors pair et rendra de nombreux services d’enquête à Poirot, sur de nombreux épisodes comme dans l’aventure de l’appartement bon marché, dans lequel Miss Lemon se transforme en journaliste pour obtenir certaines infos.

 

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La relation amicale entre ces 4 personnages est un des éléments qui fait que j’ai adoré la série et c’est pour ça que j’ai un gros faible pour les 8 premières saisons, mais aussi grâce à l’humour très présent dans ces 8 premières saisons.

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Poirot après avoir du visionner de trop nombreuses diapositives de vacances : « ahhhh Hasting, l’inventeur de la photographie est à l’origine de bien des maux ».

Bien sur l’un des éléments essentiels au succès de la série c’est David Suchet qui incarne un hercule poirot comme je l’imagine : dandy, guindé, précieux parfois, fier, possédant une confiance démesurée en ses petites cellules grises. Flatté quand on le reconnait, il est parfois un peu orgueilleux. Au fil des épisodes et avec l’age, Poirot est toujours très sensible aux histoires d’amour et reste toujours bienveillant envers les jeunes adultes qu’il croise sur sa route. C’est aussi un fin gourmet, qui aime la bonne cuisine au grand désarroi de son tailleur, et déteste la cuisine anglaise:

Hasting: “il y a quelque chose dans la cuisine anglaise que vous aimez Poirot?”

Poirot: “les anglais ne font pas de cuisine, mon ami, il ne font que se nourrir. ils ont de la viande trop cuite, des légumes trop mous, des fromages immangeables. Le jour où les anglais feront leurs propres vins sera le jour où je rentrerais chez moi en Belgique”.

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David Suchet est très bon dans ce rôle. Je n’ai vu que la version française avec la voix de Roger Carel qui double Suchet, ce qui ne gâche rien.

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A partir de la saison 9 les choses changent beaucoup  dans la série. Les épisodes sont plus longs, adoptent un style plus cinématographique, un visuel plus travaillé, il y a plus de moyens de production, les décors, les costumes, les extérieurs… Mais surtout c’est le ton de la série qui change, un ton plus dramatique, plus sombre, et un humour quasi absent, ce que je regrette beaucoup. Japp, Hasting et Lemon n’apparaissent plus (sauf un retour pour la dernière saison). Si la saison 9 est sombre,  à partir de la saison 10 la série renoue un peu avec l’humour avec l’arrivée d’un nouveau personnage, Ariadne Oliver, une auteure de romans policiers à succès, qui s’est liée d’amitié avec Poirot. Je n’apprécie pas énormément son personnage qui peut parfois être un peu agaçant, mais j’ai beaucoup aimé qu’elle apporte un peu de légèreté et d’humour après une saison 9 trop sombre.

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La dernière saison reste pour moi assez triste. Les deux premiers épisodes sont plutôt réussi notamment Une mémoire d’éléphant et puis aussi Poirot joue le jeu, cependant je n’ai pas du tout aimé l’épisode Les travaux d’Hercule. L’épisode Les quatre m’a laissé perplexe, ça m’a fait plaisir de revoir miss lemon, Hasting et Japp qui ont bien vieillis mais l’histoire est un peu tordue. Quant au dernier épisode, je l’ai trouvé déprimant, voir Poirot vieux, fatigué, le cœur fragile, ne pouvant se déplacer qu’en fauteuil roulant…l’histoire est assez glauque, et le tout très triste.

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J’ai vu revu rerevu, à la grande incompréhension de mon entourage, un nombre incalculable de fois les épisodes de cette série, au point que mon lecteur n’arrive plus à lire certains disques.

Hercule Poirot c’est pour moi David Suchet, les personnages de Hasting, Miss Lemon et l’inspecteur Japp, c’est l’humour très british des épisodes et c’est aussi  les voyages. J’ai adoré suivre les personnages en Mésopotamie, en Syrie, en Irak, dans les Cornouailles, à Rhodes, en Égypte, en Turquie, dans le sud de la France, en Normandie, à Paris, en Écosse, à New York…

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Au fil des épisodes, il y a eut beaucoup de stars qui sont passées dans la série, entre autre: Emily Blunt (mort sur le nil), Micheal Fassbender (les indiscrétions d’Hercule Poirot), Damian Lewis (Pension Vanilos), Rupert Penry Jones et Kelly Reilly (Je ne suis pas coupable), Eliott Gould et James d’Arcy (le train bleu), Elizabeth Mcgovern (rendez-vous avec la  mort), Jessica Chastain (le crime de l’orient express)…

Parmi les 71 épisodes, voici mes préférés :

La mystérieuse cuisine de Clapham (saison 1): J’ai beaucoup aimé l’humour dans cet épisode.

Enigme à Rhodes (saison 1): J’ai adoré l’ambiance, l’histoire. Outre l’histoire qui ressemble un peu à l’épisode Les vacances d’hercule Poirot, ou à Mort sur le Nil, j’ai beaucoup aimé le duo que forme Hercule Poirot et miss Lyall, une vacancière qui va seconder Poirot dans son enquête, j’ai beaucoup aimé ce personnage et sa complicité avec Poirot.

La maison du péril (saison 2): L’histoire et l’intrigue sont très bonnes, j’ai beaucoup aimé l’interaction entre Poirot, Japp, Hasting et miss Lemon dans cet épisode.

La disparition de monsieur Davenheim (saison 2): Ici, l’histoire de cette disparition n’a pas beaucoup d’intérêt mais j’ai beaucoup aimé voir Poirot relevé le pari de Japp qui consiste a résoudre l’affaire sans sortir de son appartement, avec uniquement Hasting sur place. Beaucoup d’humour également.

L’aventure de l’appartement bon marché (saison 2): Miss Lemon qui se transforme en journaliste pour obtenir des infos, la rencontre forcée de Japp avec un arrogant agent du FBI, beaucoup d’humour aussi.

La mystérieuse affaire de Style (saison 3): Les retrouvailles de Hasting et Poirot, ça aurait du être normalement le premier épisode de la série, l’histoire se déroulant avant la fin officielle de la première guerre mondiale. L’histoire policière est particulièrement réussi dans cet épisode, et les costumes des années 1910 donne une autre dimension par rapport aux autres épisodes qui se déroulent surtout dans les années 30 et 40.

1, 2, 3… (saison 4): J’ai beaucoup aimé l’histoire et l’intrigue.

Vol de bijoux à l’hôtel métropolitain (saison 5): Beaucoup d’humour dans cet épisode, notamment avec miss Lemon et Japp.

Le noël d’Hercule Poirot (saison 6): l’histoire est très réussie, Poirot qui accepte une enquête uniquement parce qu’il n’a plus le chauffage dans son appartement.

Pension Vanilos (saison 6): la première fois que j’ai vu l’épisode, je n’ai pas accroché, mais en le revoyant, j’adore. Japp et Lemon aident Poirot à résoudre une enquête qui tourne autour de la sœur de miss Lemon. Beaucoup d’humour aussi avec Japp qui accepte de s’installer pour quelques jours chez Poirot, avec regret.

Témoin muet (saison 6): un épisode très sympathique, une intrigue prenante, une adaptation assez réussie du roman.

Le couteau sur la nuque (saison 7): Très bonne intrigue autour de ce meurtre et d’un alibi qui semble parfait.

Les vacances d’hercule poirot (saison 8): j’ai beaucoup aimé cet épisode qui marque les retrouvailles de Poirot, Japp, Hasting et miss Lemon, après une retraite courte du détective.

Je ne suis pas coupable (saison 9): J’ai beaucoup aimé l’histoire de cet épisode, le suspense, et puis le dénouement autour d’une certaine tasse de thé.

Cartes sur table (saison 10): Le personnage énigmatique de Shaitana la victime, la fameuse partie de carte, les différents personnages, j’ai beaucoup aimé l’ambiance de cet épisode, bien que le roman soit complètement différent.

Les indiscrétions d’Hercule Poirot (saison 10): J’ai adoré l’intrigue de cet épisode, on retrouve les éléments classiques chez Agatha Christie, une grande maison anglaise, une famille bourgeoise, un mort qui laisse des secrets de famille et un héritage à se partager. Avec Micheal Fassbender en prime.

Le chat et les pigeons (saison 11): Là aussi j’ai beaucoup aimé l’atmosphère avec ces meurtres qui s’enchainent dans un pensionnat pour jeunes filles de bonnes familles.

Rendez-vous avec la mort (saison 11): une mégère toute puissante sur une famille soumise, tous ça sous le soleil de Syrie. Très bel épisode.

Le crime d’halloween (saison 12): Un épisode parfait pour se mettre dans l’ambiance d’halloween, une intrigue prenante.

Mémoire d’éléphant (saison 13): Là aussi j’ai beaucoup aimé l’intrigue, le suspense, attendre jusqu’à la dernière minute pour découvrir ce qui s’est vraiment passé dans cette famille étrange.

Dernières séries: Sex education – Poupées russes – The OA

Sex Education : Affiche

Sex education

saison 1

Miles est un ado ordinaire. Dans son lycée il est content de pouvoir dire que ce n’est ni un élève populaire ni un souffre douleur. En fait, Miles passe inaperçu, on lui fou la paix, il n’attire pas l’attention et ça lui convient tout à fait. Avec son meilleur ami Eric, gay et fier de l’être, ils vivent leurs petites vies de lycéens. Mais Miles n’est pas aussi ordinaire qu’il aimerait l’être. Mis à part quelques petits problèmes concernant sa “vie sexuelle”, un épisode dans son enfance qui l’a un peu traumatisé, il y a aussi sa mère qui est une thérapeute sexuelle très connue dans le milieu. Elle travaille depuis leur maison et enchaine les conquêtes sans lendemain. Étant le fils de deux psychologues, Miles est sans le vouloir un fin connaisseur du fonctionnement du corps humain et des problèmes de puberté et de la psychologie du couple. Un jour, un peu par hasard, il donne de bons conseils à un élève en proies à des problèmes de ce genre. Maeve, une élève un peu rebelle et marginale, propose alors à Miles un partenariat. Elle fait sa pub auprès des élèves  et lui envoi des “clients”. Miles les conseils moyennant finances et ils se partagent les bénéfices.

Photo Asa Butterfield, Connor Swindells

Photo Asa Butterfield, Emma Mackey

J’ai surtout regardé la série car je suis fan de Gillian Anderson. Ici elle joue une mère psychologue sexuelle, mère célibataire, et mangeuse d’homme. J’ai beaucoup aimé Sex education, Miles est un ado très attachant qui lutte contre ses propres démons mais qui reste lucide concernant les problèmes des autres.

Photo Asa Butterfield

On parle des problèmes de puberté, de sexualité des ados de manière dédramatisée et rigolote. Petit à petit, on découvre des cotés plus dramatiques de la vie de certains personnages. Ainsi, on découvre la dure réalité du quotidien de Maeve, l’incompréhension de la famille d’Eric, et ce qui a traumatisé Miles quand il était enfant.

Photo Asa Butterfield, Gillian Anderson

C’est bourré d’humour, les personnages sont très attachants, quelques moments sont juste émouvants. J’ai adoré voir la relation évoluée entre Eric et son père, notamment dans l’épisode du bal de l’école. J’ai beaucoup aimé la relation de Miles avec sa mère, qui sous de faux airs de ne pas s’inquiéter, est en fait une vraie maman poule. La saison 1 aurait pu se suffire à elle même mais je suis très contente de revoir bientôt cette brochette de personnages attachants.

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Poupée russe

saison 1

Un soir, Amy, célibataire, informaticienne conceptrice de jeux vidéos, se rend chez l’une de ses meilleures amies qui organisent une fête pour son 36e anniversaire. Cet anniversaire est spécial, car Amy aura vécu un an plus long que sa défunte mère, avec qui elle avait une relation très particulière. Cependant, alors que la nuit avance elle se fait renversée par une voiture. Sauf qu’au lieu de mourir elle se réveille plusieurs heures plus tôt lorsqu’elle arrive à sa fête d’anniversaire…

Photo Natasha Lyonne

Natasha Lyonne porte en grande partie la série sur ses épaules. Cynisme, attitude blasée, le personnage d’Amy est une new yorkaise solitaire qui n’attend rien de la vie si ce n’est la passer dans les meilleures conditions. Elle ne cherche pas le grand amour, ni à fonder une famille, ni à plaire aux autres. Elle me fait penser à Daria mais avec plus d’humour.

Photo Charlie Barnett

Bien sur quand on lit le résumé de la série on pense tout de suite au film Un jour sans fin avec Bill Murray dans lequel il revit sans cesse la même journée. Ici Amy revit la même soirée encore et encore et finit toujours pas mourir dans des conditions assez atroces: tomber dans les escaliers, tomber dans une cave, noyer dans le fleuve, écraser par une voiture, après la chute d’un ascenseur, écraser par un climatiseur tombé du ciel…

Photo Greta Lee, Rebecca Henderson

Pourtant chaque épisode est différent, les choix que fait le personnage en début de soirée changent toujours le contenu de la soirée et la fin. Les rencontres sont différentes, les évènements aussi. On découvre petit à petit la vie d’Amy, son travail, ses amis, sa vie amoureuse, son passé et surtout sa relation avec sa mère.

Photo Natasha Lyonne

J’ai beaucoup aimé Poupée russe, les épisodes ne durent que 25 à 30 minutes chacun, le temps passe vite avec l’humour noir d’Amy qui profite de ce temps pour remettre de l’ordre dans sa vie, prendre le temps de réfléchir et de faire la paix avec ses démons.

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The OA

2 saisons

Prairie Johnson, une jeune femme de 21 ans, aveugle, disparait du jour au lendemain sans laisser aucune trace. Aucun indice, aucune piste, rien. 7 ans plus tard, les parents de Prairie retrouvent leur fille qui a retrouvé la vue. Où était Prairie durant ces 7 dernières années et comment a t-elle retrouvé la vue? alors qu’elle s’installe de nouveau chez ses parents, Prairie fait la connaissance de 4 lycéens qui n’ont pas grand chose en commun les uns avec les autres, ainsi que de madame Broderick Allen, professeur de mathématique. Tous les soirs pendant une heure, Prairie les invite à se réunir dans une maison à l’abandon afin qu’elle puisse leur raconter son histoire.

Photo Alice Krige, Brit Marling

La saison 1 de The OA est sortie il y a environ 3 ans mais je n’ai jamais pris la peine de m’intéresser à cette série ou de la regarder. Je ne sais pas comment je me suis décidée à la regarder, peut être que j’ai vu une fois de trop une pub concernant la saison 2 qui vient de sortir, mais ce qui est sur c’est qu’une fois l’épisode 1 entamé, il est difficile de ne pas enchainer les épisodes. J’ai du voir la série dans son intégralité en même pas une semaine.

Affiche

On suit donc Prairie, son retour parmi les siens et son histoire que l’on découvre dès le premier épisode. Son enfance, sa vie, sa disparition, et tout ce qui lui est arrivée durant les 7 années d’absence. Un conseil avant de débuter cette saison, c’est de ne pas trop en savoir avant de se lancer dans cette histoire, c’est plus appréciable, je ne rentrerais donc pas dans les détails de l’intrigue ici.

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Entre chaque morceau d’histoire conter par Prairie, on suit aussi son retour difficile dans sa famille, sa relation avec ses parents, ses doutes. On apprend à connaitre également les 5 personnes à qui Prairie raconte son histoire. Winchell un ado avec un problème d’agressivité, French un élève modèle qui décroche une bourse au mérite pour aller à la fac, Buck une jeune fille qui prend des médicaments pour devenir un garçon, Jesse un ado livré  à lui même et madame Broderick Allen , une prof de math qui vient de perdre son frère jumeau.

Photo Brit Marling

Ce qui est appréciable dans the OA c’est que très vite on obtient des informations, des réponses aux questions que l’on se pose dans la première partie du premier épisode. Très vite on découvre ce qui est arrivé à Prairie. L’intrigue avance donc vite, on ne fait jamais 2 pas en avant pour reculer de 3 pas en arrière, on ne nous explique jamais une chose pour revenir dessus quelques épisodes plus tard, et ça fait du bien.

Photo Emory Cohen

La narration fait qu’on est piégée par la série comme Prairie est piégée elle même au début de la saison 1. On a envie de mieux connaitre ces personnages, de savoir ce qui s’est passé pour eux et ce qui va se passer pour eux. La narration est fluide et on alterne les souvenirs de Prairie aux éléments présents, du coup les épisodes, qu’ils durent 30 min ou 1h10, passent très rapidement.

Photo Kingsley Ben-Adir

Visuellement c’est très bien réalisé. La musique est discrète et donne une dimension fantastique au récit. C’est doux sans jamais être lent ou ennuyeux. Brit Marling est excellente dans le rôle de Prairie et les personnages secondaires ne sont pas en reste.

Affiche

Si la saison 1 se concentre plus sur les émotions, le ressenti, la saison 2 est plus dans l’action, dans l’intrigue. La saison 2 introduit de  nouveaux personnages dont Karim, détective privé, un personnage très charismatique avec un coté anti héros qui le rend très sympathique. Il y a un coté policier, énigme à résoudre, presque un jeu de rôle ou un escape game dans l’histoire qui est intéressant. On avance beaucoup, on comprend pas mal de choses supplémentaires.

Photo Brit Marling, Kingsley Ben-Adir

La saison 2 est toujours aussi prenante, aussi hypnotisante que la saison 1, je n’ai pas été déçu par la tournure que prennent les choses. Les personnages sont toujours aussi bien travaillés, la réalisation est toujours aussi soignée, et les acteurs toujours aussi bon. Ce qui est sur c’est que pour apprécier the OA il faut accepter de lâcher prise, d’ouvrir son esprit, de ne pas trop réfléchir et de se laisser porter. J’ai adoré me laisser porter par cette histoire et ces personnages et j’ai hâte de voir la suite.

 

And then there were none d’Agatha Christie – Adaptation BBC

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Mini série BBC

de Sarah Phelps

Charles Dance, Burn Gorman, Sam Neil, Toby Stephens, Maeve Dermody, Anna Maxwell Martin, Miranda Richardson

Sur une ile au large des cotes anglaises, un couple de domestiques accueillent dans une grande demeure 8 personnes qui ne se connaissent absolument pas. L’hôte mystérieux qui a envoyé les invitations n’est pas présent sur les lieux. Sans aucun moyens de transports pour rejoindre le continent, les invités s’installent, les domestiques suivent les instructions laissées par l’hôte mystérieux. Mais petit à petit les invités tombent comme des mouches, violemment assassinés…

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Je n’ai pas lu les dix petits nègres ou And then there were none. L’histoire est très différente des autres romans d’Agatha Christie, ici pas de détective professionnel ou amateur, pas de policier, pas de véritable enquêtes, interrogatoires, indices. Cette fois ci, c’est un magnifique huis clos, dans lequel 10 personnes qui n’ont rien en commun, se retrouvent enfermés dans une grande demeure sur une ile perdue. 10 personnes qui ont commis des atrocités dans leurs vies passées, qui ont la mort de personnes sur la conscience et qui n’ont jamais payé.

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C’est super bien réalisé, on sent des les premières minutes une véritable tension, un vrai suspense. C’est un huis clos tendu et sombre, plus on avance dans le temps plus les cadavres s’amoncèlent. Les invités tombent comme des mouches, tout en dévoilant entre chaque meurtre le passé des invités, les meurtres ou atrocités qu’ils ont commis et qui leur valent d’être enfermés sur cette ile. Et plus le temps passe et plus les bonnes manières disparaissent, les traces d’humanité et de civilités ne font pas long feu.

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Sans dévoiler l’intrigue pour ceux qui ne connaissent pas, c’est tout de même très sombre, mais tellement bien réalisé. Le casting joue pour beaucoup aussi, notamment Charles Dance, excellent, Anna Maxwell Martin, Sam Neill, mais je retiens surtout Maeve Dermody dans le rôle de la jeune Vera, excellente, elle a vraiment tiré son épingle du jeu, j’ai trouvé qu’elle crevait l’écran, elle marque la série par sa présence et son jeu.

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A voir donc, que l’on ai lu ou non le roman. J’essaierais de le lire “rapidement”!

Broadchurch

série uk

saison 1    8 épisodes

David Tenant, Olivia Colman, Jodie Whittaker, Andrew Buchan, Pauline Quirke, Arthur Darvill, David Bradley

4/5

dans la petite ville de Broadchurch, tous le monde se connait et la vie y est paisible. Jusqu’au jour où le corps sans vie de Danny Latimer, 11 ans, est découvert au pied de la falaise, sur la plage. La police conclut rapidement à un meurtre par strangulation. Les parents sont effondrés, la ville traumatisée, tout le monde s’interroge, qui a pu faire un acte aussi horrible? pour quelles raison? L’inspecteur principal Hardy prend en charge l’affaire, lui qui vient tout juste d’être affecté au commissariat de cette ville, pensant s’occuper de petites affaires sans envergure, et pensant pouvoir se reposer après qu’une affaire assez similaire non résolue l’ai complètement épuisé. Il fait équipe avec l’inspecteur Miller, mère de famille qui espérait obtenir le poste d’inspecteur principale avant que Hardy ne se pointe.

Photo David Tennant, Olivia Colman

Broadchuch est une série que de 8 épisodes qui a fait pas mal parler d’elle en Angleterre et lors de sa diffusion en France, sur France 2, il y a quelques mois. J’ai profité de la diffusion sur France 4 pour réparer cet oubli.

Dès les premières minutes j’ai été embarqué par cette histoire qui peut paraitre simple au final. Une petite ville, le meurtre horrible d’un enfant, une petite ville, des habitants qui se connaissent tous, des rumeurs, des ragots, des liaisons, des secrets longtemps enfoui, un inspecteur qui a un passé traumatisant et qui espère une vie plus calme dans un village sensé être paisible.

Photo Arthur Darvill, David Tennant, Olivia Colman

David Tenant est géniale dans le rôle de cet inspecteur chef qui a vécu l’enfer professionnellement et personnellement, lors de sa dernière enquête. Bourru, asocial, froid, autoritaire, il n’est intéressé par aucune relation amicale ni avec ces nouveaux voisins, ni avec sa nouvelle collègue. Mais si David Tenant est impeccable comme toujours, j’ai été plus marqué par l’interprétation d’Olivia Colman, magnifique actrice. Je l’avais déjà remarqué dans un petit role dans Hot fuzz, et surtout dans Tyranosaur, un film avec entre autre Peter Mulan, dans lequel elle jouait une femme battu par son mari et qui tenait le coup grâce à sa foi en Dieu, et dans lequel elle était déjà excellente.

Photo Adam Wilson, Matthew Gravelle, Olivia Colman

Broadchurch est une série dure, où l’on suit certains personnages autour de la mort de ce jeune garçon. Sa famille d’abord, la mère qui se découvre enceinte, le père qui essaye de cacher sa liaison, la fille ado en pleine rébellion. Il y a le pasteur, le dirigent des scout des mers, l’inspecteur Miller et sa petite famille, la patronne du seul hôtel de la ville, la rédactrice en chef du journal local…

Photo David Tennant, Jodie Whittaker

L’enquête est difficile, l’inspecteur Hardy a du mal à trouver des pistes sérieuses, chacun doit faire face à son passé, à ses soucis personnels et au deuil plus ou moins prononcé selon le degré de parenté avec la victime.

J’ai été vraiment très touché par certaines histoires qui sont révélées dans la série, comme le passé de Jack Marshall, le vieil homme qui tient un magasin au bord de la plage, qui sera soupçonné du meurtre et dont on apprendra un passé lourd et dramatique. Son personnage est très touchant, peut être celui qui m’a le plus ému.

Photo David Bradley

Il y a aussi Susan Wright, cette femme d’un certain age dont on devine que la vie ne la pas épargné, dure, et dont on apprendra aussi le lourd passé.

Photo Pauline Quirke

Les épisodes défilent, l’enquête avance, les secrets des uns et des autres sont dévoilés, les vrais personnalités sont mises à jour, les masques tombent, la tension est présente du début à la fin, difficile de ne pas enchainé les épisodes, jusqu’au final qui surprend et choc. Casting impeccable, mise en scène sobre et parfaitement maitrisé, qui font d’une histoire somme toute banale, une série choc. A ne pas rater!

The fall

Affiche

Crée par Alan Cubitt

Gillian Anderson, Jamie Dornan, Bronagh Waugh, Archie Panjabi, John Lynch

4/5

A Belfast, plusieurs femmes sont victimes d’agressions violentes, elles sont agressées, violées, et étranglées. Après plusieurs semaines sans résultat, les dirigeants de la police de Belfast font appel au super intendant Gibson, de la police de Londres, pour qu’elle reprenne le dossier avec un œil neuf. Elle fait le lien entre les différents meurtres et un autre plus ancien, met à jour l’existence d’un tueur en série qui sévirait dans la région et met tout en œuvre pour recouper les informations et témoignages pour découvrir l’identité du coupable. Le tueur, Paul Spector, marié et père de famille, mène une vie sans tâche aux yeux de son entourage. Personne ne pourrait soupçonner ce père de famille d’être en réalité le meurtrier sans pitié qui sévit dans la région…

En 2013, la saison 1 de The Fall m’avait énormément plut, j’ai regardé les 5 épisodes sans temps mort, complètement absorbée par l’enquête du super intendant Gibson. L’univers de la série est à l’image du personnage du détective Gibson, froid, dure, sans concession.

On est tout de suite happé par l’atmosphère tendue, flippante, glauque, violente de The fall. Les attaques de Paul Spector font froid dans le dos, comme rarement ce fut le cas. de jolies femmes brunes, célibataires, intelligentes, sans attache, indépendantes, ayant un poste à responsabilité, il les repère, les traque, et les attaque chez elles, quand elles se sentent le plus en sécurité. C’est rapide, violent, brutale, les scènes des agressions font penser au monde animal, un prédateur qui vient de blesser une pauvre proie, la ficelle et l’achève. C’est assez dure à regarder et la saison 1 ne fait pas dans la dentelle, une jeune femme qui se sent pris au piège dans sa propre maison, ficelée comme un animal, qui n’a pas la force physique de se défendre, on peut la voir se débattre, lutter, et cesser le combat abandonnant toute résistance, on peut voir la volonté de vivre quitter les yeux de la victime et c’est pas facile à voir. Dans un autre épisode, c’est une nouvelle victime qui garde espoir d’un sauvetage par l’intervention de la police passant à proximité de sa maison, mais qui finalement passera son chemin, plongeant la victime dans un désespoir noir.

Photo Gillian Anderson, John Lynch, Niamh McGrady

Ce qui fait que The Fall est une série glaçante, c’est les personnages d’abord, entre Spector un mari attentionné, un père aimant et chaleureux, qui se transforme en tueur froid, sans pitié pour sa proie, méthodique, méticuleux et extrêmement calme, et Stella Gibson, la super intendante, une vraie chef qui s’impose à tous, qui inspire le respect, qui est aussi froide, méticuleuse, méthodique que Spector, et qui est d’un calme olympien sans faille. Avec ses talons aiguilles, ses tailleurs sexy, ses cheveux blonds platine, Gibson affirme sa féminité, l’assume complètement, et sait s’imposer comme personne, aux hommes comme aux femmes, c’est un personnage surprenant, fort, déterminé, intelligent, posé, calme.

Photo Emmett J. Scanlan, Gillian Anderson, Niamh McGrady

Si The Fall est aussi glaçante, c’est aussi la mise en scène, sans fioriture, une musique très discrète, des scènes d’agressions très réaliste, sans musique, sans effet, qui rend la scène difficile à digérer, dans le sens où on n’arrive pas forcément à prendre les distances que l’on a quand on regarde une fiction. C’est sobre, c’est efficace, beaucoup de gros plan sur le visage sans émotion de Stella. Et l’enquête policière est à l’image des deux personnages principaux, froide, lente, calme, méthodique, sans action, ni effet à l’américaine, très réaliste.

Photo Gillian Anderson, Tim Loane

J’ai adoré le personnage de Stella, on ne voit pas beaucoup de personnage féminin de cette envergure. C’est une femme forte, indépendante, intelligente, qui n’a besoin de personne pour s’accomplir, s’imposer, réussir. Elle est très féminine, elle arbore tout les artifices visuelles de la femme fatale, des cheveux blonds, au maquillage en passant par les vêtements ou une voix ultra douce, elle n’a pas besoin d’avoir des pouvoirs magiques, ou d’être une super agent secret surentrainée, ou encore avoir un caractère de chien, ni faire le garçon manqué pour montrer sa puissance, en cela, elle ressemble un peu à Scully, même si cette fois ci, son caractère est très loin de celui de l’agent fédéral un peu trop sceptique. Gillian Anderson est vraiment exceptionnelle dans ce rôle, c’est une excellente actrice.

Photo Gillian Anderson

J’avais attendu avec impatience la saison 2 et j’avais commencé à la regarder, puis avec les fêtes de fin d’année, je n’étais plus trop dans l’ambiance pour regarder la série, et cette semaine je m’y suis remise, et j’ai enchainé les épisodes. Toujours la même qualité, toujours une tension extrême, toujours cette pression, on n’est hypnotisé par les épisodes et quand on commence on a du mal à s’arrêter. La seule chose que je reproche, c’est la facilité déconcertante avec laquelle Spector agit dans cette saison, un peu trop facile sous le nez de la police, mais à part ça, les épisodes sont de la même grande qualité que ceux de la première saison, l’atmosphère oppressante est de nouveau là, les personnages toujours aussi intenses, et les interprétations excellentes.

Entre Spector et Gibson les choses se resserrent, les similitudes entre les deux personnages sont plus visibles, même si la différence reste déterminante, Gibson reste humaine, et derrière son visage impassible qui ne reflète aucune émotion, elle est touchée par certaines choses, qui laissent bien sur de marbre Spector. Il y aurait beaucoup de chose à dire sur cette sérié, la fin de saison est saisissante, intense, intéressante, le travail fait autour du personnage de Spector est prenant et les dernières secondes tendu comme pas possible. Pour l’instant, il semblerait qu’une 3e saison soit envisagée, mais rien d’officielle n’a été annoncé. Une série à ne pas manquer!

Penny dreadful

série UK/US

Saison 1

Eva Green, Josh Hartnett, Timothy Dalton, Rory Kinnear, Billie Piper, Harry Treadaway

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Dans le Londres de la fin du 19e siècle, Vanessa Ives engage Ethan Chandler, un américain doué au pistolet, pour aider Sir Malcolm, un riche aventurier, à retrouver sa fille Mina, enlevée par un maitre vampire. Le trio est rejoint par le docteur Frankenstein, engagé pour étudier les vampires afin d’essayer de comprendre leur fonctionnement et de trouver leurs points faibles. Chaque personnage doit faire avec un lourd passé.

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Quand le cinéma n’offre plus beaucoup de beaux rôles et de beaux scénarios, on se tournent vers le petit écran qui a finit de prouver qu’il n’a rien a envier au cinéma, ni en termes de moyen, ni en termes d’audiences ou en termes de qualité d’images, Game of throne ayant fini de prouver ce fait.

Penny dreadful bénéficie donc d’un casting en or, et je me suis particulièrement intéressée à la série quand j’ai su que Eva Green interprétait un des rôles principaux, celui d’une femme de l’ère victorienne possédée par un démon, ce qui lui donne quelques pouvoirs psychiques, ou quelques immunités faces aux démons. Josh Hartnett quelque peu absent des grands écrans trouve ici le rôle d’un américain issu de la bonne société, qui pour on ne sait quelles raisons, a du fuir son pays. Quant à Timothy Dalton, il est Sir Malcolm, un aventurier qui a parcouru le monde dans sa jeunesse, et qui s’est alliée à Vanessa Ives dans le but de retrouver sa fille Mina, enlevée par un maitre vampire.

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Dans Penny Dreadful, on retrouve aussi le docteur Frankenstein, hanté par sa créature ou encore Dorian Gray, bien mystérieux. Au fur et à mesure que les épisodes défilent, on en apprend plus sur le passé des personnages, et ce qui les ont amenés à Londres. On découvre ce qui les hantent, leurs regrets, leurs remords, leurs erreurs, avec toujours en fond de décor, la recherche de Mina.

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La série a su créer une atmosphère bien sombre, grise, certaines scènes sont dures, les personnages ne sont pas ménagers, et le coté victorien renforce encore plus cette atmosphère flippante. La saison 1 n’est constituée que de 8 épisodes, tous forts, prenants, hypnotisant parfois.

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L’apothéose de la série reste l’épisode 5 dans lequel on en apprend énormément sur le personnage le plus intéressant de l’histoire, Vanessa Ives, de son enfance à l’âge adulte. L’épisode est digne d’un long métrage de cinéma, autant sur le plan de la réalisation, de l’image, de l’intrigue, ou de la musique, l’épisode m’a tenu en haleine du début à la fin.

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Quant au casting, c’est la quasi perfection, entre Timothy Dalton en père plein de remords, qui n’a qu’un objectif peu importe les dommages collatéraux, Josh Hartnett en américain au passé trouble, Rory Kinnear en créature à la double face, Billie Pipper en immigrée irlandaise qui fuit une violence passée, Harry Treadaway, excellent en Dr Frankestein, et surtout Eva Green dans le rôle de Vanessa Ives, extraordinaire dans les scènes de possession et de démence, juste impressionnante que ce soit dans la scène de possession de l’épisode 7 ou la scène de spiritisme de l’épisode 3!

 

J’ai donc adoré cette plongée dans ce monde d’horreur et de folie, dans le Londres victorien, avec des personnages tous plus intéressants les uns que les autres. C’est prenant, inquiétant, parfois impressionnant, comme les épisodes 5 et 7. Une saison 2 est annoncée, en espérant en apprendre encore plus!

 

Hercule Poirot, le rideau tombe

Saison 13

Série uk 1989/2013

Une mémoire d’éléphant

Les quatre

Poirot joue le jeu

Les traveaux d’Hercule

Hercule Poirot quitte la scène

Voilà, fini, après 13 saisons, après 25 ans de bons et loyaux services, Hercule Poirot nous quitte, les adaptations des célèbres romans d’Agatha Christie prennent fin. J’ai connu la série télé produite par la chaine anglais ITV, dans la deuxième moitié des années 90 avec des diffusions sur France 3, tous les matins vers 9h il me semble. Étant lycéenne, c’était surtout pendant les vacances scolaires que je pouvais les regarder, sacrifiant les grasses matinées pour le plaisir de voir mon détective préféré résoudre des énigmes. J’ai toujours beaucoup aimé les romans d’Agatha Christie, j’avais commencé au collège, avec Le crime de l’orient express, suivi de près de l’un de mes favoris, Le meurtre de Roger Acroyd, dont le dénouement m’avait complètement retournée!

La série fut tout de suite un coup de cœur, une de mes séries chouchou, je ne me suis jamais lassée de voir et revoir les épisodes. Évidemment, ce qui fait le succès de la série en plus des histoires policières parfaitement menées, c’est les prestations et le casting, à commencer par l’excellent David Suchet, qui incarne à la perfection Hercule Poirot, entre sarcasme, belle assurance, fierté, prétentieux pour certains, plein d’humour et souvent plein de tendresse envers la jeunesse. Hercule Poirot tel que jouer par David Suchet ne peux être qu’attachant.

On peut voir d’ailleurs l’évolution du personnage au travers les saisons, au début très précieux, centré sur sa moustache, et toujours accompagné de Hastings sont fidèle ami, il évoluera vers un personnage plus âgé, plus posé, plus mélancolique, et qui essaye toujours d’être de bons conseils envers les jeunes gens qu’il rencontre lors de ces enquêtes, toujours ému par leurs amours naissants, lui l’éternel célibataire.

Hastings reste lui aussi un personnage excellent, qui apparait surtout dans la première moitié de la série (jusqu’à la saison 8 de manière régulière). Fidèle ami de Poirot, ils se connaissent depuis la première guerre mondiale, et se retrouve dans l’épisode, La mystérieuse affaire de styles (saison 3). Impossible de ne pas aimer Hastings, simple, presque simplet quand il est question de nature humaine, souvent naïf, un peu trop innocent, il voit le bien partout et a du mal à imaginer les manœuvres parfois diaboliques des criminels qu’il rencontre avec Poirot. Il soupçonne ou tout le monde ou personne, et voit toujours dans les jeunes dames, de potentielles futurs madames Hastings, le personnage étant un indécrottable romantique, voir fleur bleu dans certains épisodes.

J’aime toutes les saisons, mais ma grande préférence va quand même aux 8 premières saisons, dans lequel Hastings apparait toujours comme le second de Poirot. Leur duo ressemble plus à un vieux couple qui se tape mutuellement sur les nerfs, mais ils ne peuvent pas se passer l’un de l’autre pour autant. Et dans ces saisons là, on retrouve aussi dans beaucoup d’épisodes, l’inspecteur Japp, de scotland yard, qui au début était agacé de se voir voler la vedette par Poirot, créant une sorte de compétition saine entre eux, mais qui finira par devenir un très bon ami du détective belge. Contrairement à Hastings, Japp n’est ni naïf, ni romantique, et reste beaucoup plus blasé quant aux talents de Poirot, n’admettant pas toujours la supériorité du belge. Mais leur amitié, tout comme celle avec Hastings, apporte énormément d’humour à la série. Tout comme l’autre personnage récurrent de cette moitié de série, avec Melle Lemon, la secrétaire de Poirot, elle aussi beaucoup plus blasée que Hastings, et qui participera souvent aux enquêtes.

Ces épisodes entre les saisons 1 et 8, sont pour la majorité d’une durée de 45 minutes et on sent que les moyens ne sont pas toujours au rendez vous, même si la reconstitution de l’Angleterre de l’entre deux guerre est toujours bien faite. L’humour et la légèreté prennent le dessus.

A partir de la saison 9, les choses changent, la chaine a plus de moyens et ça se sent à l’image, c’est visuellement plus clair, plus beau, et les épisodes sont systématiquement plus longs, 1h30 et il y en a moins par saison. Ce qui change surtout, c’est la quasi absence d’Hastings, qui dans l’histoire est parti en Argentine avec sa nouvelle femme, laissant Poirot seul. Il n’y a plus de Miss Lemon ou d’inspecteur Japp non plus. Du coup, si les épisodes sont plus somptueux visuellement, l’humour manque quand même cruellement. Mais je n’ai pas pour autant délaissé la série, j’aimais toujours autant suivre les épisodes. Poirot aura d’ailleurs parfois la visite d’une nouvelle alliée, Ariadne Oliver, écrivaine de roman policier, et qui croise souvent le chemin de son ami Poirot, dans des affaires de meurtre. Si le personnage apporte parfois de l’humour, je ne me suis jamais sentie proche d’elle comme je l’étais de Miss Lemon, Japp ou Hastings.  Si les personnages secondaires me manquent, il y a quelques épisodes vraiment excellents, comme Les cinq petits cochons, Je ne suis pas coupable, Les indiscrétions d’Hercule Poirot, Le chat et les pigeons, ou encore l’excellent Rendez vous avec la mort.

Rendez vous avec la mort

En 25 ans, la série aura su garder une qualité d’écriture et de jeu, quelques très beaux morceaux, et pas mal de stars du grand ou du petit écran qui seront venus le temps d’un épisode comme James D’Arcy, Elliott Gould, Toby Stephens, Emily Blunt, Judy Parfitt, David Soul, Micheal Fassbender, Amanda Root, Tim Curry, Christina Cole, Elizabeth McGovern, Jessica Chastain, David Morissey, Sinead Cusak, Damien Lewis…

Les indiscrétions d’Hercule Poirot

Le chat et les pigeons

Quant à la 13e et dernière saison, elle ne regroupe pas mes épisodes préférés. L’épisode Les quatre est intéressant mais un peu étrange, j’ai préféré Une mémoire d’éléphant dont l’histoire était prenante. L’épisode Poirot joue le jeu se rapproche des épisodes classiques de la série, à savoir un grand domaine, une fête, des invités à domicile, et un meurtre, l’histoire m’a un peu trop rappelée celle de l’épisode Le crime d’halloween, mais il fut très bien menée, avec une excellente Sinead Cusak. J’ai aussi beaucoup aimé les douze travaux d’Hercule, cette brochette de clients si différents les uns des autres, coincés dans un hôtel perché au sommet d’une montagne enneigée, à cause d’un éboulement, un concierge comique mais malhonnête, et un Poirot qui a soif de vengeance. J’ai trouvé l’intrigue prenante, mais seul bémol, ce fut l’une des rares fois où j’ai découvert le meurtrier presque tout de suite, sans difficulté ce qui rend la fin de l’épisode moins palpitant.

Les travaux d’Hercule

Poirot quitte la scène

Quant au dernier épisode, Poirot quitte la scène, j’ai été triste de voir mon détective favori, mourant, dans un fauteuil roulant, diminué physiquement mais heureusement, ces petites cellules grises étaient bien en forme, son analyse de la nature humaine toujours affutée. J’ai beaucoup aimé cette histoire de meurtre par procuration, d’assassin qui n’en ai pas un aux yeux de la loi, j’ai surtout adoré revoir Hastings, qui a bien vieilli. J’ai été surprise de la philosophie de vie de la fille d’Hastings, dure et intransigeante, tellement pas comme son père. Et la fin fut assez surprenante, de voir Hercule Poirot, l’homme qui respectait les chemins de la loi et les procédures juridiques comme personne, traverser la frontière qu’il a longtemps gardée, pour devenir lui même ce qu’il a toujours traquée, avant de rendre son dernier soupir. J’ai beaucoup aimé voir la résolution de l’enquête au travers de la lettre que lit Hastings, qui n’a bien entendu pas résolu l’enquête tout seul, 4 mois après la mort de Poirot. J’ai pas pu résister et j’ai bien sur versé ma petite larme. Heureusement, me reste encore plein de romans de Christie que je n’ai pas encore lu, mais la série me manquera énormément.

 

Sherlock – Did you miss me?

Sherlock – saison 3

The empty hearse

The sign of three

His last vow

Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Lars Mikkelsen, Marc Gatiss

ça y est, enfin la saison 3 de Sherlock a commencé… et s’est terminée! Deux ans d’attente, deux petites semaines, trois épisodes, et bye bye Sherlock et Watson, ce fut rapide!

Photo Benedict Cumberbatch

Trois épisodes que j’attendais avec impatience au vue de la fin de la saison 2, avec SPOILER: la mort de Sherlock et l’attente de sa résurrection.

Le premier épisode fut donc intense, avec les retrouvailles entre les deux hommes, pleine d’humour surtout. L’intrigue de ce premier épisode est d’abord concentrée sur les règlements de compte entre Sherlock et Watson. Les différentes théories sur comment Sherlock a fait pour simuler sa mort sont passées en revue.

L’intérêt de ce premier épisode c’est donc les tête à tête entre les deux hommes, Sherlock qui se justifie, Watson qui essaye de digérer la nouvelle, et c’est aussi là qu’on peut voir que Cumberbatch et Freeman sont deux très bons acteurs. L’intrigue se concentre sur une attaque terroriste visant à détruire le parlement par des bombes placées dans les anciens conduits de métro, gros clins d’œil à Guy Fawkes, et au film V for Vendetta.

Photo Una Stubbs

Si le premier épisode est prenant et bien mené, le second m’a un peu déçu, et c’est le cas pour toutes les saisons de Sherlock, j’ai toujours un peu moins d’intérêt pour les seconds épisodes de la série! L’intérêt de cet épisode, c’est son coté humain avec le mariage de Watson et Mary et Sherlock qui doit jouer les témoins d’honneur, devant être présent et faire des discours. L’intrigue en elle même est mineure voir inintéressante, et même un peu farfelue.

Photo Benedict Cumberbatch, Martin Freeman

Quant au 3e épisode, c’est le meilleur bien sur, comme les saisons précédentes, avec un ennemi pas comme les autres. J’ai été surprise par certaines révélations concernant certains personnages. L’épisode est rythmée, prenant, on ne voit pas le temps passé, et l’intrigue est intéressante, même si la manière de conclure est rapide et loin des méthodes habituelles de Holmes pour arrêter un ennemi.

Photo Benedict Cumberbatch, Lars Mikkelsen, Martin Freeman

Cette saison fut donc plus tournée vers le coté humain des personnages et sur leurs vies personnelles, avec un Sherlock plus humains (mais il ne devient pas pour autant sentimental), un ennemi intéressant pour le dernier épisode, qui vient heureusement remonté le niveau coté intrigue policière qui n’était pas du tout le centre des épisodes. Gros coup de cœur pour l’humour très présent, notamment les rencontres avec les parents de Sherlock, scènes vraiment très drôles (dans le salon de Holmes, et dans la maison familiale pour noël), la découverte du passé de madame Hudson et surtout les têtes à tête entre Sherlock et son frère Mycroft (les voir jouer au docteur maboul!), extrêmement drôle, mes moments préférés! La fin du dernier épisode permet l’introduction de l’intrigue de la prochaine saison, j’ai adoré les dernières minutes, ce coté dramatique et triste, complètement effacé et annihilé par un dernier rebondissement qui nous replonge dans l’humour si particulier de cette série. Va falloir prendre son mal en patience!

Death comes to pemberley

Mini série uk

Anna Maxwell Martin, Matthew Goode, Matthew Rhys, Jenna Louise Coleman,

3 épisodes

Elizabeth Bennett est désormais Elizabeth Darcy, mariée et heureuse maitresse de Pemberley, l’immense demeure de son mari. Tout va pour le mieux chez les Darcy, ils ont désormais un petit garçon et vivent en parfaite harmonie. A quelques jours du grand bal qu’ils veulent donner, Lydia, la sœur d’Elizabeth arrive en catastrophe avec Wickham, son mari au passé et à la réputation plus que douteuse. Darcy qui n’a jamais beaucoup aimé la famille de sa femme, et qui déteste plus que tout Wikcham, n’est pas du tout content de les voir débarquer sans être invité, sans parler qu’ils apportent avec eux le cadavre de leur ami, abattu dans la forêt du domaine. Très vite, le magistrat n’a pas d’autre choix que d’arrêter Wickham et de l’envoyer devant un juge, qui risque bien de l’envoyer à la potence si on ne découvre pas vite la vérité derrière ce meurtre.

J’adore les personnages d’Orgueil et préjugés, j’adore le roman et l’adaptation par la BBC qui date de 1995. J’adore également Anna Maxwell Martin, c’est une actrice que j’aime beaucoup et que j’avais découverte avec l’adaptation de Nord et Sud. Elle a toujours une présence bien particulière à l’écran.

J’ai finalement enchainé les épisodes sans pause, j’ai beaucoup aimé. J’étais contente de voir Elizabeth et Darcy après le mariage, leur vie au quotidien, tous les fans du roman ont toujours voulu voir ce qui se passe après, même si ce n’est pas de la main de Jane Austen. La série à su nous montrer le couple Darcy/Elizabeth, sans tomber dans la mièvrerie ou le romantisme excessif. Le couple à ses mésententes, ses désaccords, ses disputes et ses doutes, et ça c’est pas mal rendu. Anna Maxwell Martin nous joue une Lizzie proche de celle de Jennifer Ehle je trouve. J’ai aussi beaucoup aimé la prestation de Jenna Louise Coleman, on retrouve l’inconscience, le grain de folie de Lydia, son franc parler méchant et grotesque, ses réactions puériles, et ses petits rires mesquins quand elle se moque des autres. La série nous montre quand même une Lydia un peu plus sérieuse quand son mari est proche d’une condamnation mais dont la nature revient au galop (j’ai bien ri quand elle prend le bras de son beau frère, piquant le marie de Lizzie le temps de faire son entrée à l’église).

Les secrets autour du crime sont révélés, les personnalités aussi. J’ai été surprise par la manière dont est présenté le cousin de Darcy, alors qu’il était si sympathique dans le roman et l’adaptation BBC. C’est aussi très bien réalisé, on a droit à de très jolies images, et le boulot sur les décors et les costumes sont enchanteurs pour les yeux!

En bref, une mini série qui se regarde bien vite, qui nous replonge avec plaisir dans le monde d’Orgueil et préjugés, qui nous permet de prendre des nouvelles d’un des couples les plus aimés de la littérature. Servis par d’excellents acteurs (en particulier Anna Maxwell Martin), on se promène avec plaisir dans le domaine de Pemberley. Très plaisant.