Miss Fisher’s murder mysteries

3 saisons 2012-2015 et Miss Fisher and the crypt of tears

Dans les années 20, Miss Fisher est de retour dans son pays de naissance à Melbourne, après plusieurs années passées en Angleterre. Depuis que sa famille à touché un gros héritage, Miss Fisher est financièrement indépendante. Elle souhaite se réinstaller à Melbourne afin de s’assurer que l’homme qui a autrefois assassinée sa soeur quand elles étaient enfants, ne sorte pas de prison. A peine est elle arrivée que sa tante Prudence lui demande d’aider sa cousine dont le mari vient de mourrir empoisonné. Elle s’improvise détective privée, occupation qui lui plait suffisamment pour qu’elle décide finalement d’en faire son métier.

La garde-robe de Phryne Fisher | le Blogue de la Bibliothèque publique de  Pointe-Claire

J’avais lu les deux premiers romans de Kerry Greenwood, sans vraiment accroché plus que ça car son auteur ne rend pas son personnage attachant, ni humaine, faute de faiblesse ou de défaut. Dans les romans, du moins les deux premiers tomes, Miss Fisher n’a pas de traumatisme causé par l’assassinat d’une soeur et n’a surtout aucun défaut, aucune faiblesse, et sait tout faire, tout, art martiaux, maniemant des armes, sait parler toutes les langues, connait toutes les coutumes de tous les pays du monde….

Miss Fisher's Murder Mysteries' Season 3, Episode 5 Recap: "Death &  Hysteria" | Telly Visions

Heureusement dans la série c’est différent. Les scénaristes lui donne un passé plus sombre, avec une petite soeur morte assassinée, une miss Fisher qui vit avec cette culpabilité. Dans la série Miss Fisher est aussi un peu trop savante, un peu trop madame je sais tout mais moins que dans le livre, elle a parfois quelques lacunes qui la rendent plus réaliste et humaine.

Photo Miriam Margolyes, Pip Miller

Passé le premier épisode qui n’est pas mon préféré, j’ai beaucoup apprécié la série. Essie Davis donne vie à cette héroine hors du commun. Dans les années 20, son indépendance financière lui donne une grande liberté aussi bien dans sa vie de tout les jours, que dans ses moeurs. Elle ose tout ou presque. Dans la série miss Fisher conduit une voiture, sait piloter des avions, sait tirer avec une arme, a déjà voyager sur presque tous les continents, mais bon elle ne parle pas toutes les langues et ne connait pas les arts martiaux c’est déjà ça de moins que la miss Fisher des romans!

Miss Fisher's Murder Mysteries | KPBS

Si la série n’est pas sans défaut, je prends toujours plaisir à revoir les épisodes, les enquêtes policières qui abordent de nombreux milieux, la mode, la course automobile, les universités, la religion, la bonne société, la traite des blanches, les orphelinats, la radio… la place des femmes est bien sur abordée dans la série, au travers de miss Fisher qui occupe une place privilégiée grace à sa fortune, au travers de Dot sa dame de compagnie, qui surmonte superstition et éducation rigide pour s’émanciper au côté de miss Fisher, ou encore au travers de la meilleure amie de miss Fisher, médecin légiste.

Miss Fisher's Murder Mysteries: The Feminist Sherlock You Should Be  Watching | Den of Geek

J’aime beaucoup le personnage de Dot, ou encore Jane, que miss Fisher adopte. J’ai beaucoup de tendresse pour tante Prudence qui apporte pas mal d’humour. Et bien sur, il y a sa relation avec le commissaire Robinson, qui au départ ne supporte pas les intrusions de miss Fisher dans ses enquêtes et qui finira par ne plus savoir se passer de sa présence. Leur duo apporte pas mal d’humour. Il faut souligner aussi le casting, notamment Nathan Page dans le rôle du commissaire Robinson, Miriam Margolyes dans le rôle de la tante Prudence et surtout Essie Davis dans le rôle de Miss Fisher.

miss fisher's murder mysteries | To the Lamp Post

Il y a quelque chose dans cette série qui fait que j’aime beaucoup me repasser les épisodes pour me détendre, un peu de la même façon que je revoie régulièrement les épisodes d’Hercule Poirot. C’est plaisant de voir l’héroïne se balader dans ses jolies tenues années 20, l’humour, les enquêtes policières, les relations entre les personnages, c’est léger et certains épisodes sont particulièrement réussie comme l’épisode “noel en juillet” un huis clos dans une maison perdue dans la montagne, où les morts tombent comme des mouches.

The Romance at the Heart of Miss Fisher & The Crypt of Tears | Den of Geek

La série se compose de trois saisons, et un film sortie au cinéma en Australie mais directement en dvd chez nous. Je l’ai vu récemment et j’ai bien aimé, on reste dans l’esprit de la série télé, on retrouve tous les personnages bien que j’ai été un peu déçue de voir Dot ou tante prudence aussi peu de temps à l’écran mais contente de retrouver le commissaire Robinson et de voir miss Fisher voyager partout dans de nouvelles aventures.

Il y a également une série dérivée très récente Miss Fisher’s modern murder mysteries, qui raconte l’histoire de la nièce de Miss Fisher dans les années 60. Je n’ai pas eu l’occasion de la voir mais si je trouve l’occasion pourquoi pas. J’espère qu’on aura droit à d’autres films autour de Miss Fisher dans un avenir proche.

Dernières séries: Mindhunters saison 1 – Stranger things saison 2 – Anne Shirley saison 1 – Captive (mini série) – Les grandes espérances (mini série)

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Stranger things

saison 2

Un an a passé depuis que Will est revenu de l’autre monde et que Eleven a disparue. Les enfants ont repris leur quotidien, du moins en apparence. Will est angoissé par des visions de l’autre monde et de la créature qui règne la bas, il semblerait que cette créature n’en a pas fini avec Will et ce dernier se sent de plus en plus menacé, se sentant parfois glisser dans cet univers parallèle. Quant à Mike, persuadé que Eleven n’est pas morte, il passe son temps libre à essayer de la contacter avec son talkie walkie.

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J’ai retrouvé avec plaisir cette série, dont la saison précédente m’avait énormément plut. On suit d’un coté le monde des enfants, qui tente de reprendre leurs vies, leurs jeux, leurs passions avec Will qui n’ose pas parler de ses visions pour ne pas effrayer son entourage, et Mike qui espère revoir Eleven. De l’autre coté, les adultes essayent aussi de reprendre leur vie, avec la mère de Will qui a du mal à ne pas jouer les mères poules avec le retour de Will. Elle vit une jolie histoire d’amour avec Sam, un homme gentil et aimant auquel Will et son frère Jonathan se sont habitués.

Photo Caleb McLaughlin, Finn Wolfhard, Gaten Matarazzo, Noah Schnapp

Les 2 axes importants restent d’un coté Will qui doit faire face aux attaques du monde parallèle, et le shérif qui “élève” en cachette Eleven qu’il a recueillie à la fin de la saison 1. Eleven grandit, elle contrôle de mieux en mieux son pouvoir, et son parcours initiatique au cours de cette saison est très intéressant.

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Sans trop en dire, j’ai adoré cette saison avec toujours autant de référence à la culture des années 80, toujours autant de références aux films de l’époque. Les enfants jouent toujours aussi bien, mention spéciale à Will, Eleven et Dustin. Si l’histoire devient parfois très sombres, la série n’oublie pas de distiller des traits d’humour très appréciables.

Photo Gaten Matarazzo, Noah Schnapp, Sadie Sink, Winona Ryder

J’ai adoré David Harbour, il mériterait des récompenses pour son rôle de shérif. Les scènes centrées autour de Eleven sont assez puissantes, notamment les conflits entre elle et le shérif.

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L’épisode 8 est particulièrement tendue, cardiaque s’abstenir, j’ai sentie ma tension montée d’un cran, on se croirait dans le jeu résident evil, c’est vraiment très très bien fait.

Photo Caleb McLaughlin, Finn Wolfhard, Gaten Matarazzo, Noah Schnapp

Une saison 2 vraiment bien faite, plein de tension, de suspense, de moment flippant, d’autre un peu dégueu, toujours autant d’humour et de référence aux années 80 trop nombreuses pour les citer, le tout avec que des acteurs extraordinaires, casting parfait rien à redire. Vivement la suite, mais la saison 3 ne sera pas diffuser avant 2019…

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Mindhunter

saison 1

1977, l’agent du FBI Holden Ford est missionné à quantico pour donner des cours aux jeunes agents sur les négociateurs en cas de prise d’otage. Il est alors très intéressé par le cours d’à coté, donné par l’agent Bill Tench, sur la psychologie du tueur. A l’époque où le terme de serial killer n’est pas encore inventé, les deux agents sont envoyés ensemble en mission à travers les états unis pour donner des cours superficielle sur la psychologie des tueurs auprès des commissariats de police. Ils décident alors de profiter de leurs passages dans certains états pour rendre visite à des tueurs sadiques afin d’essayer de comprendre pourquoi ils tuent.

Photo Jonathan Groff

Mindhunter raconte les débuts du profilage et de la science criminelle comportementale. Je n’étais pas sur d’aimer au départ, mais j’ai tout de suite été entrainée, chaque épisode me prenait en otage, une fois commencé, la saison n’a pas fait long feu puisque j’ai enchainé les épisodes en quelques jours.

Photo Anna Torv, Holt McCallany

J’ai beaucoup aimé le duo d’agent. L’agent Ford, jeune, ambitieux, il me faisait parfois pensé à Muler, dans sa manière déterminée de croire qu’il a toujours raison. Froid et détaché devant les tueurs qu’il interview, on a parfois l’impression de voir un sociopathe, même si humanisé un peu par sa relation avec une étudiante. L’agent Tench lui est plus âgé, plus professionnel, plus avisé, il a un coté plus blasé aussi, mais il se sent plus facilement touché par les témoignages des tueurs et de leurs crimes horrible, que ne l’est l’agent Ford, ce qui l’inquiète un peu parfois. Leur duo est vraiment prenant, leur amitié étrange.

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Les interviews des criminelles sont parfois rudes, les deux agents enquêtent également en parallèle sur certaines affaires criminelles. Dans les commissariats dans lesquels ils donnent leurs cours, les inspecteurs ont toujours une affaire de meurtre trop horrible, traumatisant et irrésolue. Les deux agents fédéraux tentent alors de mettre à profit sur le terrain les éléments de profilage et de psychologie qui se sont détachés de leurs nombreuses interviews de meurtriers en série.

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J’ai aussi beaucoup aimé l’intervention de la psychologue Wendy Carr, professeur à l’université que l’agent Tench consulte parfois sur certaines affaires et qui finit par rejoindre leur duo, lorsque la hiérarchie décide enfin d’ouvrir une cellule spéciale dédié à l’étude des crimes et du profilage.

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Une série prenante avec trois acteurs principaux assez impressionnant, que ce soit Holt McCallany qui joue Holt, personnage très attachant, ou Jonathan Corft dans le rôle du presque sociopathe agent Holden, et bien sur la charismatique Anna Torv dans le rôle de Wendy Carr. La fin de la saison 1 promet une suite tout aussi prenante, j’ai hâte de voir ça.

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Anne of green gables

saison 1

Beaucoup connaissent l’histoire d’Anne Shirley, tirée des romans de Lucy Maud Montgomery, grâce à l’adaptation en mini série connu en France sous le titre “le bonheur est au bout du chemin”, diffusée souvent sur M6. Je n’ai jamais raté une rediffusion, la jeune Anne avec ces cheveux roux, l’ile du prince Edouard, Marilla et Matthew…

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Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est l’histoire de la jeune Anne, orpheline. Au début du 20e siècle, après être passée de famille d’accueil en famille d’accueil pour jouer les esclaves auprès de familles trop nombreuses, Anne est adoptée par Matthew et Marilla Cuthbert, frère et sœur propriétaires d’une ferme sur l’ile du prince Édouard. Alors que Anne espère enfin vivre dans un bel endroit, on lui annonce que Marilla et Matthew cherchaient à adopter un garçon pour les aider à la ferme et non une fille. Mais finalement, Matthew se laisse complètement charmé par le babillage de Anne qui ne cesse de parler. Marilla finit aussi par s’attacher à Anne et ils décident alors de l’adopter.

Photo Amybeth McNulty

Anne, c’est une fillette pleine d’amour, intelligente, brillante, imaginative. J’avais adoré les téléfilms, voir Anne s’intégrer sur l’ile parmi la population, la voir délirer avec son imagination débordante, son esprit romanesque, son coté hystérique, la voir accumulée les bêtises, impossible de ne pas s’attacher à son personnage. Pareil pour Marilla et Matthew, Marilla intransigeante, parfois un peu froide, et Matthew qui ne dit jamais rien, mais tellement gentil et doux avec Anne.

Photo Amybeth McNulty

La version des années 80 est très réussie, c’est drôle, tendre, attachant, plein de joie et de gaieté, c’est le genre de film qu’on va revoir avec plaisir pour se remonter le morale un jour de pluie. De plus les deux acteurs jouant Marilla et Matthew, Colleen Dewhurst et l’excellent Richard Farnsworth sont vraiment excellents. Alors quand j’ai appris qu’une nouvelle série allait être tournée, j’étais très curieuse de la voir et en même temps je me disais comment c’était possible d’imaginer d’autres acteurs dans les rôles de Marilla et Matthew.

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Qu’en est il de cette nouvelle version? Je suis personnellement assez mitigée. La jeune actrice qui joue Anne m’a plut, elle est passionnée, un peu hystérique, romanesque, mais il y a certaines choses qui ne m’ont pas plut, notamment la façon de vouloir plaire aux camarades de classes quand elle commence l’école, la Anne de mes souvenirs ne se laissait pas faire, et surtout c’est elle qui influençait les autres et pas le contraire, même si très vite, les choses changent.

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Les deux acteurs qui jouent Marilla et Matthew se défendent bien, j’ai préféré le jeu de RH Thompson qui joue Matthew Cuthbert.

Les différences de jeu, quelques libertés dans les caractères des personnages, tout ça ne m’ont pas dérangés, après tout c’est une nouvelle adaptation, mais par contre ce qui m’a dérangé, c’est l’excès de drama qui es ajouté. Anne qui a des souvenirs de son affreux passé à l’orphelinat, Anne qui est traumatisée par des souvenirs lorsqu’elle était dans la famille Hammond où on l’a traitait comme une esclave à se faire battre…mais surtout tout ce coté dramatisé à l’extrême comme la mort du père de Gilbert et surtout lorsque Anne est renvoyée à la gare, tout une série d’évènements rajoutés pour amplifier le coté drama et le suspense…

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On sent la volonté de faire pleurer dans les chaumières. Toutes ces scènes qui sont dramatisées à l’extrême attriste l’atmosphère de la série. On perd le charme, le coté banale du quotidien de Anne durant son enfance.  Certaines scènes notamment entre les adolescentes, sont plus réalistes comme lorsque Anne a ses règles pour la première fois, les discussions entre fille à l’école, j’ai trouvé ce coté là assez intéressant et les relations pas toujours facile entre filles, crédible.  J’ai quand même aimé vu que j’ai regardé les épisodes en peu de temps. Malgré les défauts et les rajouts pour dramatiser on prend plaisir à voir cette série, même si j’ai un peu peur pour la saison 2 avec encore une fois, toute une histoire de brigand qui viendrait s’incruster dans la vie de Anne, Marilla et Matthew. Cette intrigue ne me dit rien qui vaille, d’autant que Anne of green gable c’est avant des histoires simples du quotidien, rien d’aussi hors norme. A voir donc comment sera la suite…

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Captive (Alias Grace)

mini série

Au 19e siècle, Grace est condamnée à perpétuité pour le double meurtre du propriétaire et de la gouvernante de la maison dans laquelle elle travaillait comme bonne. Son complice, un homme à tout faire, a perpétré les meurtres et Grace est accusée de l’y avoir poussé. Après 15 ans de prison, Grace travaille tout les jours comme bonne dans la maison du directeur de la prison, grâce à la demande de la maitresse de maison qui en fait une curiosité à montrer à ses invités. On lui demande alors de coopérer et de discuter tous les jours avec un psychologue américain. Ce dernier est engagé par un comité de soutien pour Grace qui aimerait que le psychiatre fasse un rapport favorable à sa libération. En effet, le doute plane toujours sur le rôle qu’à pu jouer Grace. Entre les dires des avocats, l’absence de témoins, et les trous de mémoire de Grace, le psychiatre espère démêler le vrai du faux. Grace se plonge alors dans son passé et raconte son arrivée avec sa famille, sur les cotes du Canada…

Photo Rebecca Liddiard, Sarah Gadon

J’ai commencé à regarder le premier épisode et je n’ai pas réussi à me détacher de l’histoire de Grace. Telle Shéhérazade, elle raconte sa courte vie épisode après épisode et on est pendue à ses lèvres. Je n’ai pas vu le temps passé. Grace nous raconte sa traversée de l’atlantique aux cotés de trop nombreux frères et sœurs dans des conditions infernales, d’un père alcoolique et violent et d’une mère qui mourra pendant la traversée, ce qui traumatise la jeune Grace. Rien ne lui sera épargné en arrivant au Canada, et c’est surtout les hommes qui feront son malheur. Grace est naïve et très ignorante, mais comprend vite que son père a bien failli commettre un inceste sur sa personne. Elle est donc bien contente d’être embauchée comme bonne dans une maison “respectable”, maison dans laquelle Grace apprendra beaucoup de chose, grâce à son amie Mary, une bonne avec qui elle partage sa chambre. Grace vivra à ses coté les moments les plus heureux de sa vie et apprendra beaucoup grâce à Mary, mais vivra aussi un traumatisme que l’on devine très important pour la suite des évènements.

Photo Edward Holcroft

J’ai été transporté complètement dans la vie de Grace, une histoire tirée d’un fait divers réel. On découvre la vie d’une domestique au 19e siècle, le dure labeur, l’ignorance dont on peut faire preuve faute de guide, de mère ou d’étude. Le poids de la réputation aussi et du difficile équilibre entre satisfaire ses maitres et ne pas se laisser embobiner.

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Grace nous raconte son passé pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé pendant le double assassinats, mais c’est aussi l’occasion de montrer la place de la femme dans cette société où l’on est rien si on est pas un homme. Le personnage de la gouvernante, Nancy, voit son statut sociale s’élever. De simple bonne, on pourrait la prendre pour une “vraie dame” ou même la maitresse de la maison, grâce à ses robes et autre froufrous, jusqu’à ce qu’on découvre qu’elle s’est élevée en couchant simplement avec le maitre de maison, un homme célibataire et seul.

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Mais c’est surtout à travers le personnage de Grace. Enfant, elle dépendra de son père, un homme violent et alcoolique. Plus tard, c’est autour du fils de la maitresse de maison, durant son premier emploi qui lui tourne autour, et elle n’arrivera à le fuir qu’en acceptant de travailler ailleurs. Elle dépendra ensuite de son nouveau maitre de maison, à la moralité douteuse et de tous les autres hommes qui l’entourent. Car Grace est aussi une très jolie fille. Même plus âgée, Grace dépendra encore des hommes, avec le psychiatre qui doit décider de sa culpabilité, les gardiens qui l’agressent souvent, et la personne qui viendra à sa rencontre lors du dernier épisode.

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Grace raconte sa vie par épisode et on est suspendues à ses lèvres, comme le sera le psychiatre qui deviendra de plus en plus dépendant des séances avec Grace, développant une obsession, un désir de protection et peut être même une sorte d’amour pour Grace. On attendra la fin pour savoir de quelle manière Grace est coupable, si elle est folle ou manipulatrice sans scrupule…

Les scènes racontant le passées de Grace sont aussi passionnantes que les scènes d’entretien avec le psychiatre, qui m’ont rappelé un peu le style des interviews des agents fédéraux dans Mindhunters. Les épisodes déroulent sans effort, difficile de stopper une fois entamée. C’est très bien filmé, très bien écrit, et surtout très bien joué, en particulier je retiens l’actrice Sarah Gadon qui joue Grace et qui est extraordinaire dans ce rôle.

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Les grandes espérances

mini série

Au 19e siècle, le jeune Pip est élevé par sa sœur et son mari. Il est destiné à devenir forgeron un jour, comme son beau frère, s’ils trouvent l’argent nécessaire pour payer son apprentissage, ce qui ferait sa fierté mais pas celle de sa sœur qui a de plus grandes ambitions. Pip voit alors son destin prendre un autre tournant lorsque miss Havisham, une femme célibataire et très riche, décide de prendre Pip comme enfant de compagnie pour sa fille adoptive, Estella. Chez miss Havisham, le jeune Pip découvre la richesse, les livres, le luxe, et ses ambitions sont revues à la hausse.

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Je n’ai pas lu le roman de Dickens, mais j’ai pu voir récemment la  mini série. On suit donc Pip d’abord dans son enfance pauvre auprès d’un père adoptif bon et juste qui aimerait voir Pip suivre ses traces en devenant forgeron, et auprès de sa sœur égoiste et hautaine qui espère voir son ascension sociale grâce à Pip qui depuis peu de temps passe tous ses après midi chez la richissime Miss Havisham.

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L’histoire est très intéressante, avec des personnages forts et parfois complexes. Miss Havisham surtout, cette femme qui autrefois belle, jeune et riche devait se marier mais qui fut abandonner le jour même des noces par un prétendant qui n’en avait qu’après son argent. Depuis, les décorations du mariage n’ont pas été enlevée. Miss Havisham est aussi une femme qui hait les hommes et s’acharne à élever sa fille adoptive en lui inculquant l’art de l’hypocrisie, de la manipulation et du mensonge dans le but de devenir une pro de la manipulation auprès des hommes.

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Les décors, les costumes, les personnages autant principaux que secondaires, l’intrigue, tout fut vraiment réussi. La seconde partie suit Pip à l’âge adulte, son évolution, son ambition, l’influence de Miss Havisham sur son caractère, sa relation avec Estella, et certaines révélations sur les origines de certains personnages ou encore sur certains évènements du passé qui auront la plus grande influence sur la vie des personnages.

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Le casting aussi est très bon avec David Suchet entre autre, mais je retiens surtout Gillian Anderson dans le rôle de Miss Havisham. On a vraiment l’impression de voir un fantôme, une femme au bord de la folie, un air éthérée. Une belle mini série sur le parcours initiatique d’un jeune homme qui finit par retrouver ses valeurs.

La gifle (the slap)

Série australienne

8 épisodes

Jonhatan Lapaglia, Melissa George, Sophie Okonedo, Alex Dimitriades, Essie Davis, Sophie Lowe, Lex Marinos, Blake Davis

2011

https://leschoixdetrilliandotcom.files.wordpress.com/2013/08/coup-de-coeur.jpg?w=660

Dans la banlieue de Melbourne, Hector s’apprête à fêter ses 40 ans. Pour l’occasion, sa femme Aicha organise un barbecue avec la famille et les amis proches. Rosie, son mari et leur fils de 4 ans, Anouk et son nouveau copain, un acteur célèbre, Connie la baby-sitter et son copain d’enfance, Harry le cousin d’Hector, accompagné de sa famille, et les parents d’Hector. Tout ce passe un peu près comme il faut jusqu’à ce que Harry perde patience face au comportement insupportable du fils de Rosie et lui donne une gifle retentissante. Événement qui aura des répercussions dans la vie de chacun des adultes présents.

J’en avais vaguement entendu parler, et comme j’ai souvent été agréablement surprise par les séries australiennes (sidney police, hartley coeur à vifs, Miss Fischer), j’ai tenté cette mini série de 8 épisodes, qui date de 2011 et qui est l’adaptation d’un roman (que j’aimerais bien lire pour le coup).

Chaque épisode se centre sur un personnage en particulier, d’abord Hector, 40 ans, marié à une femme qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, parfois un peu trop autoritaire, et qui ne peut s’empêcher de lorgner sur la jeune baby-sitter, Connie. On suivra ensuite Anouk, femme célibataire approchant la quarantaine, scénariste sur un soap à succès, et qui n’a pas envie de fonder de famille comme l’ont déjà fait ses deux amies. Il y a Rosie, ancienne fêtarde devenue mère poule qui donne encore le sein à son fils de 4 ans et qui le laisse absolument tout faire, au grand désespoir de son mari qui se réfugie dans l’alcool. Il y a Connie, la baby-sitter lycéenne qui fait une fixation sur Hector, et Richie, le meilleur amie de Connie, qui se cherche. On suivra aussi la vie de Manolis, le père d’Hector, d’origine grec et qui se voit vieillir, et bien sur Harry, celui qui donnera la gifle impardonnable.

J’ai commencé à voir le premier épisode sur arte, avec l’idée d’abandonner si la série m’ennuyait au bout de cinq minutes. J’avoue que le premier épisode n’est pas le meilleur, il ne se passe pas grand chose durant les 20 premières minutes, et pourtant j’ai été tout de suite assez hypnotisé par ce ballet de réaction humaine.

Chaque épisode est réussi, tous les personnages sont parfaitement développés, approfondi, on peut voir Rosie comme une mère complètement crétine, qui ne sait pas élever son fils, et on la comprendra bien mieux dans l’épisode qui lui ait consacré, comprenant sa vie, son passé, ses soucis, ses fêlures…

Tous les personnages sont touchants dans leur faiblesse, leur défaut, la violence d’Harry, la sensibilité de Rosie, le mal être de Anouk, la remise en question de Aicha, la faiblesse d’Hector…

J’ai particulièrement été touché par le personnage d’Anouk, il faut dire que Essie Davis est excellente actrice dans ce rôle, touchante comme pas possible. J’ai aussi été touché par le portrait de Manolis, qui voit ses amis mourir les uns après les autres, le confrontant à la vieillesse, à tous ce qu’il ne pourra plus faire.

La série nous parle surtout des relations humaines, qu’est ce que le mariage, les relations, les amitiés, ce que ça implique, les souffrances, les compromis, les capitulations…ça nous parle de choix, les choix à faire dans la vie quotidienne, qui peut tout changer ou pas.

La gifle est un vrai petit bijoux, qui nous parle de l’être humain, de sa nature, de ses défaillances. Servis par d’excellents acteurs, en particuliers Melissa George, Sophie Okonedo, Essie Davis et Lex Marinos.