Dernières séances: Under the silver lake – Le monde est à toi – The guilty – The silent voice – Blackkklansman – Burning

Avec beaucoup de retard, voici mes avis sur les derniers films vu au cinéma.

Under The Silver Lake : Affiche

de David Robert Mitchell

Andrew Garfield, Riley Keough, Topher Grace

3/5

A Los Angeles, Sam est un loser qui se laisse vivre. Sans emploi, sans but, il vit au jour le jour sans se soucier des relances concernant le loyer. Il rencontre sa nouvelle voisine Sarah, dont il tombe très vite amoureux, mais alors qu’ils viennent juste de faire connaissance, elle disparait du jour au lendemain sans laisser de trace. Sam décide de tout faire pour la retrouver et explore les fêtes underground de Los Angeles. Partout où il passe il s’imagine voir des signes cachés, des codes secrets, des messages à déchiffrer, persuadé que résoudre ces énigmes le mèneront à Sarah.

Under The Silver Lake : Photo Andrew Garfield

Du même réalisateur, j’avais vu son précédent film, It follows, qui n’avait rien à voir avec Under the silver lake. Le héros, Sam, nous plonge dans un Los Angeles psychédélique, les appartements motels, les grandes artères de Los Angeles, le soleil, les palmiers, les fêtes underground dans des cimetières, sur des toits d’hôtels, dans des maisons immenses, dans des salles souterraines…

Under The Silver Lake : Photo

Parfois le film dans son atmosphère, me rappelle les films policiers noirs des années 40/50, avec ce personnage solitaire qui tombe sans le vouloir dans des histoires qui ne le concernent pas mais qui l’intrigue.

C’est aussi une plongée dans la pop culture, avec ces codes, ces mystères, ces objets cultes. Sam joue à Mario des années 90, des boites de céréales avec les joujoux cachés au fond des corn flakes ou ces jeux au dos des boites, il y a plusieurs références pendant le film. Visuellement le film est très réussi, l’atmosphère est étrange, mystérieuse, tendue malgré la nonchalance de son personnage principal. L’intrigue est un peu bordélique, on suit Sam dans les rues d’un Los Angeles festif et très jeune à la recherche de sa jolie blonde, suivant des codes, des messages cryptées, des indices et des signes qui pourraient ne pas du tout en être. Sam est il dingue ou les “signes” qu’il voit partout sont réels? L’histoire n’a rien de surnaturelle au finale, bien que certaines scènes semblent tout droit sorti d’un film fantastique ou d’un film d’horreur (avec un petit clin d’oeil à It follows), ou alors tout droit sortie de l’esprit quelque peu instable du jeune Sam et des substances pas toujours très nettes qui croisent son chemin (comme le cookie-invitation par exemple).

Under The Silver Lake : Photo Andrew Garfield, Grace Van Patten

L’histoire ne semble pas totalement aboutie ou maitrisée pour faire de Under the silver lake le film culte auquel je m’attendais. Malgré sa durée, on ne s’ennuie pas une seconde. Il manque un petit quelque chose, une histoire moins bordélique peut être, pour faire de Under  the silver lake un film culte qui marque les esprits.

Le Monde est à toi : Affiche

de Romain Gavras

Karim Leklou, Isabelle Adjani, Oulaya Amara, Vincent Cassel, Philippe Katherine, François Damiens

4/5

François galère dans une cité de banlieue à faire du deal de drogue et à vivre avec sa mère, une arnaqueuse et voleuse. Il a un rêve, celui de décrocher le monopole dans la distribution des mister freeze au Maroc. Avec l’aide de son ami avocat, il décroche le marché et doit virer une somme d’argent pour sceller leur accord, mais sa mère a dépenser sans lui dire, les 80 000€ qu’il avait mis de coté. Il décide alors d’accepter un gros coup pour se refaire, qui consiste à ramener pour le compte du caïd de la cité, des kilos de cannabis depuis l’Espagne.

Le Monde est à toi : Photo Vincent Cassel

Difficile de ne pas aimer Le monde est à toi, d’abord avec le personnage principale, François, qui a grandit dans les cités de la banlieue parisienne auprès d’une mère manipulatrice. La relation mère fils est intéressante à suivre, avec Isabelle Adjani dans le rôle de cette mère célibataire, capable de tout, surtout du pire, qui a toujours su manipuler son fils sur le plan émotionnel. François, qui n’a pas ou peu connu son père, n’a jamais su prendre ses distances avec une mère à la fois poule, qui infantilise son fils adulte, à lui préparer son petit déjeuner et lui servir des céréales, à l’obliger à faire le clown devant ses amis, comme si il avait encore 10 ans.

Le Monde est à toi : Photo Gabby Rose, Karim Leklou

Dès les premières minutes ont est captivé par l’histoire de François, sa vie dans la cité, sa relation avec sa mère, son rêve d’émancipation, s’émanciper de la banlieue, s’émanciper de sa mère, s’émanciper des perspectives d’avenir qu’offre la cité. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage interprété par Vincent Cassel, loin de ces rôles de durs à cuire. Ici, son personnage est un lent, vieilli et ralenti par des années passées en prison qui l’ont coupé un peu de la vie moderne. Il monologue souvent tout seul, un peu naïf et très attachant.

Le Monde est à toi : Photo François Damiens, Isabelle Adjani, Vincent Cassel

L’histoire est prenante, les acteurs très bons et les personnages vraiment intéressants à suivre. Le tout avec des notes d’humour très réussi sur fond de “la vie ne m’apprend rien” de Balavoine qui va très bien au film.

The Guilty : Affiche

de Gustav Moller

Jacob Cedergren, Jessica Dinnage

3.5/5

Un officier de Police à Copenhague, suspendu le temps d’un procès, est obliger de faire ses heures de garde au service d’appels d’urgence. L’officier s’y ennui ferme et a hâte de reprendre sa place dans la brigade criminelle. Lors de son dernier soir de garde, il reçoit l’appel d’une jeune femme qui lui fait comprendre qu’elle vient de se faire enlever par son compagnon et que sa fille est restée seule à la maison. Le policier tente de tout faire pour l’aider, peu importe le règlement.

The Guilty : Photo Jakob Cedergren

Je pensais que the guilty était une sorte de film d’action haletant, via un téléphone portable, en fait pas du tout. Le filme est un huis clos en temps réel. Durant 1h30 on est au plus près de ce policier qui tente tout pour découvrir qui est la jeune femme qui appel à l’aide et comment faire pour la sauver des mains de son ravisseur. Tous ce passe au téléphone, avec la victime, avec le ravisseur, avec la petite fille de la victime, seule chez elle, avec les autres services policiers. On ressent la frustration et l’angoisse du policier, qui ne peut agir, ni s’éloigner de son poste d’appel, qui ne peut se rendre sur le terrain.

The Guilty : Photo

Au final, The guilty a réussi à rendre l’histoire qui peut paraitre banale, haletante, prenante, un peu stressante. Le suspense est réussi, tout repose sur l’acteur principale, constamment filmer en gros plan, les yeux, les mains, les lèvres du personnage, qui permettent de faire passer ses émotions, ses doutes, ses frustrations. Le tout est réussie, on ne s’ennuie pas une seconde.

Silent Voice : Affiche

de Yaoko Yamada

3.5/5

Dans son école primaire, Ishida est heureux. Il a  sa bande de potes avec qui il fait les 400 coups, ses professeurs, sa maman qui l’élève seule avec sa grande sœur. Son petit quotidien est chamboulé par l’arrivée dans sa classe de Nishimiya, une petite fille sourde. Cette dernière tente de s’intégrer sans utiliser le langage des signes que les autres enfants ne connaissent pas. Si certains élèves tentent de sympathiser avec la douce et gentille Nishimiya, petit à petit les élèves en ont un peu marre de devoir l’assister régulièrement. Ishida lui ne s’est jamais intéressé à Nishimiya, mais petit à petit il se met à la martyriser. Certains élèves tournent la tête, d’autre en profite pour l’embêter également dans une moindre mesure. Mais les conséquences seront terribles pour toute la bande d’amis. Ishida, aujourd’hui lycéen, tente de réparer ses erreurs passées.

Silent Voice : Photo

Je ne rate presque jamais les sorties ciné des films d’animation japonais. Mon avis sur silent voice est un peu mitigé. J’ai beaucoup aimé l’histoire, la trop gentille Nishimiya, les relations sociales des jeunes enfants, les règles sociales des écoles et des élèves entre eux. Le film raconte le quotidien difficile d’un enfant qui ne s’intègre pas. La vie des écoliers n’est pas facile, certains enfants sont martyrisés, d’autres adulés et entre les deux, la majorité qui se fond dans la masse.

Silent Voice : Photo

On suit le pauvre Ishida qui au lycée n’est plus le leader qu’il était à l’école primaire. Ces camarades lui ont tous tournés le dos après les évènements passés et le harcèlement de Nishimiya. Il n’a jamais oublié et tente de la revoir afin de se faire pardonner. On retrouve donc les enfants devenue adolescents, se remettre en question. Ceux qui détournaient la tête sont ils aussi coupable que ceux qui harcelaient Nishimiya?

Silent Voice : Photo

Certaines scènes sont belles, les personnages attachants, mais il y a aussi quelques longueurs, un peu trop de mélancolie, un coté mélo, certaines choses dramatisés de manière exagérée rend le film un peu trop tire larme. Silent voice reste tout de même un jolie animé.

BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan : Affiche

de Spike Lee

John David Washington, Adam Driver, Laura Harrier, Topher Grace

4/5

A la fin des années 70, Ron Stallworth vient d’entrée dans la police de Colorado springs. Il est le seul afro américain policier et est ambitieux. Alors qu’il s’ennuie à son bureau, il tombe sur une publicité dans un journal, pour entrer dans le Klukluxklan. Il convint ses supérieurs d’infiltrer le kkk avec l’aide d’un de ses collègues blanc.

BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan : Photo

J’avais hâte de voir le dernier Spike Lee. Blackkklansman est une comédie sociale qui profite de l’infiltration du klukluxklan pour faire une peinture de la situation des afro américain à la fin des années 70. Les luttes pour les droits civiques afin de consolider les derniers acquis et en obtenir d’autre, les étudiants qui se réunissent le soir afin de militer pour leurs droits, le racisme des policiers blancs.

BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan : Photo Adam Driver, John David Washington

Certaines scènes sont très drôles, Spike Lee se moque de la bêtise et de l’absurdité des membres du klukluxklan. John David Washington est excellent dans le rôle de ce flic ambitieux qui décide d’infiltrer le KKK, tout comme Adam Driver. J’ai aussi beaucoup aimé le beau clin d’œil à la série The wire au début du film. Les images réelles qui viennent conclure le film dans le générique de fin et qui montre les manifestations des fascistes racistes américains, les affrontements entre noirs et policiers, viennent plomber l’ambiance mais montrent aussi que en 2018 les choses n’ont pas changé depuis les années 70.

Burning : Affiche

de Lee Chang Dong

Yoo Ah In, Steven Yeun, Jeon Jong Seo

3,5/5

A Séoul, Jongsu croise par hasard Haemi, une ami d’enfance qui a grandit dans le même village de campagne. Haemi séduit rapidement Jongsu mais doit partir pour un voyage en Afrique. A son retour de voyage, Jongsu réalise qu’Haemi lui a manqué. Alors qu’il vient la chercher à l’aéroport comme convenu, Haemi reevient accompagner de Ben, un coréen qu’elle a rencontrer à l’aéroport durant l’escale. Ce dernier très riche et sur de lui, s’immisce dans leur relation naissante. A chaque fois que Jongsu rencontre Haemi, Ben est toujours là. Jusqu’au jour où Ben avoue un secret étrange à Jongsu…

Burning : Photo Jeon Jong-seo

Tiré d’une nouvelle de Murakami, le film se divise en deux parties. on suit d’abord ce triangle particulier entre Haemi, Ben et Jongsu. Haemi est une jeune femme isolée, qui vit de petits boulots mal payé. Son voyage en Afrique l’a bouleverse complétement. C’est aussi une jeune femme mélancolique et souvent triste. Jongsu a des soucis familiaux, entre une mère partie 16 ans plus tôt qui réapparait et un père poursuivi en justice pour avoir agresser un policier. Ben est très riche et membre d’une famille qi semble uni, mais semble avoir une personnalité bien sombre.

Burning : Photo Steven Yeun, Yoo Ah-In

La première heure est parfois un peu longue, on fait connaissance avec les trois personnages principaux et il ne se passe pas grand chose. Ce n’est qu’au milieu du film qu’un évènement change la donne. Burning prend un tout autre sens et change de genre.

Burning : Photo Yoo Ah-In

Les trois acteurs sont vraiment excellents. Jeon Jong Seo est touchante en jeune femme perdue, Steven Yeun parfait en homme froid et Yoo Ah in attachant en jeune homme peu sur de lui et amoureux. Du même réalisateur j’avais vu et beaucoup aimé Poetry et Secret sunshine.

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Dernières séances: Au poste – Paranoia – Have a nice day – Les indestructibles 2 – Une pluie sans fin – Hotel Artemis

Au Poste ! : Affiche

de Quentin Dupieux

Benoit Poolvoerde, Gregoire Ludig

4/5

Un homme est convoqué au poste pour enregistrer son témoignage suite au décès d’un homme en bas de son immeuble. Le commissaire prend en charge son interrogatoire. La nuit va être pour les deux hommes, entre flash back et rebondissements inattendus…

Au Poste ! : Photo Benoît Poelvoorde, Grégoire Ludig

J’étais prévenu que l’humour de Quentin Dupieux était spécial, mais la bande annonce m’a donné envie d’aller voir ce film d’à peine 1h13 et il en faut pas plus pour un résultat réussi. J’aime beaucoup l’humour absurde et là j’en ai eu plus qu’il n’en faut. Des dialogues complètements barrés, des rebondissements surprenants, une soirée pas banale, Benoit Poolvoerde et Gregoire Ludig sont très bons dans les rôles du suspect et celui du commissaire. Les règles de la narration sont décortiquées et détournées. J’ai adoré les décors rétro, on a l’impression d’être dans un film des années 70 mais les personnages ont tout de même leurs smartphones en main…

C’est originale, drôle, ça sort de l’ordinaire et en bien, un petit bijou.

 

Paranoïa : Affiche

de Steven Soderbergh

3,5/5

Une jeune femme vient de refaire sa vie dans une nouvelle ville. Nouvel appart, nouveau boulot, elle ne semble pas avoir d’attache ou d’amis intimes. Alors qu’elle ressent le besoin de parler du harcèlement violent qu’elle a subi dans son passé, elle se rend dans un centre médicale spécialisé dans les soins psychiatriques. Mais après un rendez vous avec une des psychiatres, elle se retrouve enfermée contre son gré pour 72h soi disant pour la protéger de ses envies de suicide. Alors qu’elle est là depuis 24h, elle découvre qu’un des infirmiers est justement l’agresseur qu’elle a fuit. Mais est il réellement là ou est ce que c’est le fruit de son imagination?

Paranoïa : Photo Claire Foy, Polly McKie

Je pensais que Paranoia allai jouer sur l’ambiguïté du personnage principal, à savoir est elle folle, ou est ce réellement une victime? finalement le film ne tarde pas à nous révéler la réponse à la question et ne joue pas du tout sur l’ambiguïté de sa santé mentale. On est donc très vite dans un thriller classique. L’atmosphère de l’asile psychiatrique est étouffant, on se sent claustrophobe et il est facile de se mettre à la place de l’héroïne enfermée contre sa volonté.

Paranoïa : Photo Claire Foy

Sous couvert de thriller qui prend bien les tripes, Paranoia dénonce une pratique américaine horrible, voir terrifiante, celle d’obliger des gens sains d’esprit à être enfermé dans des asiles psychiatriques privés contre leurs gré sous prétexte qu’ils ont une mutuelle prête à payer les nuitées forcées. Vous redevenez sain d’esprit quand la mutuelle est à sec.

Paranoïa : Photo Jay Pharoah

Claire Foy est excellente dans ce rôle, son personnage ne se laisse pas démonter et la folie n’est jamais loin.

Les Indestructibles 2 : Affiche

de Brad Bird

4/5

La célèbre famille des indestructibles se voit interdite de sauver le monde, car ils provoquent trop de dégâts, leur image n’est plus au beau fixe. Bob et Hélène et leurs trois enfants ne peuvent plus mettre leurs uniformes et aller sauver la ville pour le compte de l’état. Cependant un fan multimilliardaire décide d’améliorer l’image des héros afin de les réintroduire dans la société. Il choisit Hélène pour devenir le porte parole des super héros et redorer leurs  images. Bob doit donc rester à la maison pour s’occuper des enfants, notamment Jack Jack, leur petit dernier, un bébé turbulent qui découvre ses pouvoirs.

Les Indestructibles 2 : Photo

Je ne me souvenais quasi plus de l’intrigue du premier Indestructible. J’ai beaucoup aimé retrouver la famille, la mère avec ses sa force, sa détermination, le père débordé par les enfants, Violette en pleine adolescence, dans un décor fin 60 début 70.

Les Indestructibles 2 : Photo

Humour, action, on ne s’ennuie pas, c’est un très bon divertissement et mon préféré reste Jack Jack le petit dernier de la famille, difficile de ne pas craquer.

Have a Nice Day : Affiche

de Liu Jian

3,5/5

Dans la chine profonde, un jeune homme qui fait le chauffeur pour la mafia locale, agresse un jour un de ses collègues et lui vole une grosse somme d’argent destiné au chef du gang. Son but est de payer une opération de chirurgie esthétique très chère afin de réparer les dégâts du à une première opération exécutée par un charlatant. La nouvelle ne tarde pas à faire le tour de la ville et tout le monde se met à la recherche du voleur et surtout du butin.

Have a Nice Day : Photo

Film d’animation chinois loin des films d’animations asiatiques que l’on peut voir en France au cinéma. Ici, c’est la réalité d’une Chine capitaliste qui est dépeinte. Dans un coin reculé, entre commerces et usines, chacun essaye d’obtenir sa part du gâteau.

Have a nice day se déroule sur une longue journée, entre tueur à gage aux ordres du chef de gang, cousins qui tentent de reprendre l’argent du voleur pour leurs comptes, inconnus qui profitent de certaines opportunités.

Have a Nice Day : Photo

L’idée, l’histoire et le contexte social, tous ça est très intéressant, mais je pense que ça aurait été mieux servit par un film avec de vrais acteurs plutôt qu’en version animé.

Une Pluie sans fin : Affiche

de Dong Yue

Duan Yihong, Jiang Yiyan, Du Yuan

3,5/5

1997, Hong Kong est sur le point d’être rétrocédé à la Chine. Loin des lumières de Hong Kong, Yu Guowei est chef de la sécurité d’une vieille usine dans une ville industrielle grise et morne. Très intéressé par des cadavres de femmes sauvagement assassinées dans les alentours de l’usine, Yu décide de mener l’enquête avec son assistant. Il rêve de prêter main forte à la police et de peut être, devenir policier si il arrive à faire ses preuves. La résolution des meurtres devient vite une obsession de tous les instants pour Yu.

Une Pluie sans fin : Photo Duan Yihong, Jiang Yiyan

Le début d’Une pluie sans fin me fait fortement penser au film coréen the strangers, la pluie, des meurtres sanglants, un flic dépassé. Mais la comparaison s’arrête la. Une pluie sans fin débute comme un film policier. Yu n’est qu’un chef de la sécurité d’une usine décrépite et rêve de devenir un vrai policier afin d’enquêter légitimement. Il doit se contenter d’enquêter avec l’aide de son assistant comme il peut, à diffuser des fausses informations en espérant faire sortir le tueur de sa  cachette, à voler des pièces à conviction sur les scènes du crime et à discuter le plus souvent avec le lieutenant en charge de l’enquête, un vieux monsieur fatigué qui fait tout son possible pour découvrir l’identité du tueur. Entre deux rebondissements dans l’enquête, Yu passe souvent discuter avec Yanzi, une prostituée qui rêve de partir s’installer à Hong Kong pour ouvrir un salon de coiffure.

Une Pluie sans fin : Photo Duan Yihong

La première partie du film est celle qui m’a le plus plut. L’enquête, la détermination de Yu, sa façon un peu pathétique de coller le lieutenant en charge de l’enquête, ses idées pour déloger le coupable qui sont finalement assez intéressantes et la course poursuite dans l’usine entre Yu et le coupable encapuchonné. La deuxième moitié du film est plus lente et plus ennuyeuse, et la fin aussi triste que le climat de la petite ville industrielle. Les illusions et espoirs sombres sur fond d’une catastrophe climatique. J’ai bien aimé les dernières minutes et le casting est impeccable.

Hotel Artemis : Affiche

de Drew Pearce

Jodie Foster, Sterling K Brown, Sofia Boutella, Dave Bautista, Jeff Goldblum

4/5

Dans un futur proche à Los Angeles, des émeutes comme la ville n’en a jamais connu ont lieux suite à l’augmentation des tarifs d’eau potable par la société privée qui la gère. Dorénavant, l’eau est devenu un produit que seuls les plus riches peuvent se procurer. Alors que la ville est à feu et à sang, deux frères en profitent pour braquer une banque. Le braquage tourne mal. Blessés, ils se rendent à l’hôtel Artemis. Dans les derniers étages de cet ancien hôtel, se cache en réalité une clinique privée. Chaque chambre est privée et anonyme et permet à ceux qui se sont abonnés de se faire soigner en toutes discrétion à l’abri de la justice et de la police. Les lieux répondent à des règles très strictes que l’infirmière Thomas, une vieille dame portée sur la bouteille, appliquent avec l’aide d’Everest, un homme de main costaud.

Hotel Artemis : Photo Dave Bautista, Jodie Foster

Jodie Foster dans un film au cinéma, c’est de plus en plus rare, alors je n’ai pas hésité. J’ai finalement beaucoup aimé le film. Sur fond de révolte sociale de plus en plus violente suite à une privatisation de l’eau potable à Los Angeles, (ce qui a pour conséquence un nombre de plus en plus important qui n’ont plus accès à l’eau courante, chose qui pourrait tout à fait se produire dans un futur pas si lointain), plusieurs criminels de hauts vols se retrouvent dans les couloirs de l’hôtel Artemis. Bien à l’abri et loin des violences de la rue, les criminels qui ont payé un abonnement peuvent venir se faire soigner sans que la police ne soit au courant, comme les deux frères braqueurs de banque ou Nice une tueuse à gage de luxe.

Hotel Artemis : Photo Jodie Foster

On suit donc à travers les couloirs, les ascenseurs d’un autre temps, les chambres individuelles décorées selon un pays ou une ville, l’infirmière Thomas qui procure des soins futuristes un peu brutalement mais avec efficacité.

Hotel Artemis : Photo Sofia Boutella, Sterling K. Brown

J’ai beaucoup aimé l’atmosphère de l’hôtel, les décors, les personnages, en particulier l’infirmière Thomas jouée par Jodie Foster, son passé, sa façon de gérer l’hôtel Artemis, sa façon de gérer les criminels, sa relation avec Everest. Pas mal d’action, de suspense, et une fin ouverte.

Dernières séances: Opération Beyrouth – Sans un bruit – Sicario 2

Opération Beyrouth : Affiche

John Ham, Rosamund Pike

3.5/5

Beyrouth au début des années 70, la vie est belle pour les expatriés européens et américains. Adam Skiles, un diplomate américain, organise une soirée où tout le gratin est invité. Avec sa femme Nadia, il s’active pour que la soirée reste dans les mémoires et serve sa carrière. Il reçoit cependant la visite de collègues travaillant pour l’ambassade et surtout pour les services secrets. Ils souhaitent emmener sans tarder Karim, un enfant de 13 ans que Adam et sa femme ont recueillis et espèrent adopter bientôt. La CIA veut l’interroger car il est en réalité le frère d’un homme connu pour ses actes de terrorisme dans la région. Karim l’aurait rencontré récemment. Adam n’a pas le temps de réagir, que des terroristes attaquent sa maison pour enlever Karim. Dans la bataille Nadia est tuée. 10 ans plus tard, Adam a fondé son entreprise de négociation entre employeur et employés. Depuis 10 ans, il n’a plus mis un pied au Liban, a mis un terme à sa carrière de diplomate, et n’a plus eu de nouvelle de Karim. Il est alors contacté par la CIA. Cal, un ami du Liban agent secret, a été capturer par des terroristes libanais. Ces derniers souhaitent négocier sa libération uniquement avec Adam.

Opération Beyrouth : Photo Jon Hamm, Rosamund Pike

On retrouve le héros de la série Mad men dans le rôle d’un diplomate qui a tout perdu, sa femme, son métier, sa position, son optimisme et qui doit revenir sur les terres sur lesquelles il a vécu tous ces drames pour aider un vieil ami qu’il a laisser derrière lui.

Opération Beyrouth : Photo Jon Hamm

Sur fond de guerre du Liban dans les années 80, on déambule dans les rues de Beyrouth défoncées et entre les immeubles en ruines ou criblés de balles. Entre l’OLP, les israéliens qui veulent envahir le Liban, et la CIA qui veut sécuriser sa présence dans la région et assurer ses intérêts personnels,  on suit le personnage d’Adam qui se retrouve dans une situation géo politique qu’il ne maitrise plus.

Ici il n’y a pas de gentils, tout le monde ne pense qu’à son intérêt propre, la paix, la stabilité, tout le monde s’en fou. Faire de l’argent, favoriser sa carrière et s’en sortir sans trop de casse.

Opération Beyrouth : Photo Rosamund Pike

John Ham et Rosamund Pike jouent très bien leurs rôles, j’ai apprécié de voir le seul rôle féminin important être un agent de la CIA maligne, intelligente et débrouillarde, sans qu’il y ait forcément une romance quelque part. Un bon film d’espionnage, sans grande surprise ni originalité, servis par de bons acteurs.

Sans un bruit : Affiche

de John Krasinsky

Emily Blunt, John Krasinzky, Milicent Simmonds

4/5

Dans un futur très proche, la Terre est frappée par l’invasion d’une race probablement extra terrestre, qui attaque tout être vivant. Puissantes, rapides, les créatures semblent être uniquement attirer par le bruit qui leur permet de repérer leurs futures victimes au millimètre près. Les rares survivants doivent donc vivre dans le silence absolu. Les Abott survivent au jour le jour, en espérant qu’aucun membre de la famille ne fasse le bruit de trop. La famille se prépare surtout à l’accouchement prochain de la mère de famille, et à l’arrivée d’un nouveau qui ne pourra pas rester silencieux à volonté.

Sans un bruit : Photo Millicent Simmonds, Noah Jupe

J’adore Emily Blunt, j’étais contente de la voir dans un film, on ne l’a voit pas si souvent que ça. Sans un bruit n’est pas un film d’horreur mais plutôt un film angoissant. On ne rentre pas trop dans les détails de l’origine de ces créatures, ni dans quel état est le reste du monde, mais certains indices nous laissent penser qu’une grande partie de l’humanité n’est plus et que les créatures sont probablement extraterrestres.

Sans un bruit : Photo John Krasinski, Noah Jupe

J’ai beaucoup aimé Sans un bruit, c’est intéressant de suivre la famille et l’adaptation à leur nouvel environnement, les jeux, les relations humaines, les repas, les promenades, la manière de se nourrir et de se ravitailler, avec interdiction d’émettre le moindre son.

Sans un bruit : Photo Emily Blunt

La scène de l’accouchement et tout ce qui suit est particulièrement prenant, tendu, flippant, on a peur pour tous les membres de la famille. Le film n’en fait pas plus que nécessaire, et la fin m’a rappelé un peu mars attacks! Emily blunt est excellente dans le rôle de cette mère courage. Milicent Simmonds qui joue la fille ainée muette de la famille, est sourde et muette dans la vraie vie et est particulièrement douée à l’écran.

 

Sicario La Guerre des Cartels : Affiche

de Stefano Sollina

Benicio Del Toro, Josh Brolin, Catherine Keener

2,5/5

Quelques années après les évènements de Sicario, on retrouve l’ancien procureur Alejandro. Avec Matt Graver, les deux hommes s’attaquent encore aux cartels de drogue à la frontière mexicaine, qui financeraient indirectement des actes terroristes perpétués sur le sol américain. Ils décident de s’en prendre à Carlos Suarez, et pour cela ils doivent s’éloigner des procédures et de la loi. Avec l’accord du gouvernement, les deux hommes décident de monter les cartels les uns contre les autres pour les affaiblir.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Josh Brolin

Au départ, j’étais très sceptique, je n’imaginais pas de suite à Sicario. Et puis après avoir vu les critiques majoritairement positives, j’ai décidé de laisser une chance au film malgré l’absence au casting d’Emily Blunt qui ne reprend pas son rôle de l’agent Kate Macer.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Benicio Del Toro, Isabela Moner

Finalement, je n’ai pas apprécié plus que ça cette suite, que j’ai trouvé inutile. Son plus gros défaut c’est qu’elle n’apporte pas grand chose. Le film ouvre sur une scène de terrorisme perpétrée par des arabes musulmans, le nouvel ennemi Hollywoodien, et on se demande ce que ça vient faire dans un film qui parle de cartels mexicains. Tous les clichés passent en quelques minutes, l’explosion dans un supermarché, des tapis de prières bien étalés par terre à la frontière mexicaine…J’ai continué le film en me disant qu’il y aura peut être un lien, une explication, un bouc émissaire ou quoi mais non. En réalité, le film délaisse très vite les terroristes qui sont finalement délogés, originaires des États Unis et qui n’ont pas grand chose à voir avec les cartels, bref, tout ça pour rien donc.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Benicio Del Toro

Le reste du film reprend un peu les codes du premier Sicario, la musique très angoissante qui ajoutait une dimension supplémentaire aux scènes de suspenses et qui continuent à jouer son rôle ici, la façon de filmer les trajets en voiture vu depuis le ciel, caractéristique du premier Sicario, l’ambiguïté du rôle de la CIA façon barbouze à passer outre toutes les lois existantes notamment avec le personnage de Graver. Moi qui suit fan de Catherine Keener, elle interprète ici un rôle sans importance et assez insipide. Quant à Josh Brolin j’ai trouvé qu’il en faisait trop, son personnage était plus subtile dans le premier film.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Benicio Del Toro, Josh Brolin

Seul Benicio del Toro sort son épingle du jeu, j’ai beaucoup aimé le revoir dans le rôle d’Alejandro. Hélas, la scène d’exécution dans le désert (sans vouloir en dire trop), est un peu absurde, on se dit “c’est n’importe quoi”, en voyant la scène même si elle n’est pas impossible…Dommage donc que le scénario ne soit pas à la hauteur d’un personnage aussi intéressant que celui d’Alejandro, surtout quand il est interprété par un si bon acteur. La fin du film laisse penser à une possible suite, en espérant qu’elle soit meilleure.

Dernières séances: The avengers 3 – L’homme qui tua don Quichotte – Deadpool 2

Avengers: Infinity War : Affiche

The avengers: Infinity war

de Anthony et Joe Russo

Chris Pratt, Robert Downey Jr, Elizabeth Olsen, Chris Hemsworth, Josh Brolin, Mark Ruffalo, Benedict Cumberbath, Chris Evans, Scarlett Johansson, Zoé Saldana…

3/5

On retrouve les héros Marvel, de Iron man à Hulk en passant par Black widow, Black panther, Captain america, Thor…Cette fois ci, les héros se réunissent pour empêcher Thanos de mettre la main sur les pierres d’infinité, qui permettent à celui qui les possède de devenir indestructible et tout puissant.

Avengers: Infinity War : Photo Chris Hemsworth, Chris Pratt, Zoe Saldana

Bon l’univers Marvel n’est pas toujours parfait. Je n’ai pas aimé les deux premiers Thor, je n’ai pas aimé les deux premiers volets de Captain america, je ne suis pas allée voir le énième spiderman, ni le docteur strange. Mais j’ai beaucoup aimé dernièrement le dernier Thor, Black panther et surtout les Gardiens de la galaxie dont les personnages viennent rejoindre les avengers ici.

Avengers: Infinity War : Photo Winston Duke

J’ai préféré ce 3e volet au second, mais il n’empêche que j’ai été un peu blasée. Je ne peux pas dire que je sois déçue car je ne m’attendais pas à grand chose. Avengers 3e du nom à son lot de scènes d’action, de poursuites, de combat, de blessés. Le film réussi le pari de parler un peu de chaque personnage Marvel, tout le monde à son petit “quart d’heure” de gloire, Thor, Tony Stark, Banner, captain America, Black panther, Black widow, docteur Strange, Spiderman, et les petits nouveaux, les Gardiens de la galaxy, qui ont une bonne place dans le film. Chacun a droit à sa bagarre, à sa blague, à son moment.

Avengers: Infinity War : Photo Benedict Cumberbatch, Benedict Wong, Mark Ruffalo, Robert Downey Jr.

Certaines scènes sont plus réussies que d’autre, j’ai trouvé le film plus drôle que le précédent, du moins j’ai plus ri que pour the avengers l’ère d’ulltron qui m’avait un peu ennuyé et dont l’humour ne m’avait pas du tout atteint.

Avengers: Infinity War : Photo Chris Pratt, Pom Klementieff

Un film long mais nécessaire au vue des nombreux personnages principaux et secondaires qui se côtoient. Si ce 3e volet est meilleur que le second, ça reste un film Marvel qui ne restera pas dans mes préférés. Sans rien révéler, la scène finale avec Thanos qui s’amuse à jouer les dieux est pas mal du tout. Les spectateurs sont surpris de ces choix et surtout de finir le film comme ça, même si personne n’est dupe que tout finira par rentrer dans l’ordre dès le prochain film (nan mais qui a crut une seconde que ça allait rester comme ça?? surement personne…). Avengers 4 devrait sortir en mai 2019.

 

L'Homme qui tua Don Quichotte : Affiche

L’homme qui tua Don Quichotte

de Terry Gilliam

Jonathan Pryce, Adam Driver, Joanna Ribeiro, Olga Kurylenko, Stellan Skarsgard

3.5/5

Toby, réalisateur mégalo et égoïste, débarque en Espagne pour tourner une pub. Devenu célèbre en peu de temps, Toby a pris la grosse tête. Il découvre par hasard un dvd pirate du film qu’il avait lorsqu’il était étudiant et qui lui avait permis de se faire un nom et une carrière. Il se rappelle alors comment il avait mobilisé tout un village isolé pour faire un film sur Don Quichotte. Délaissant le tournage, il décide d’aller voir le village en question…

L'Homme qui tua Don Quichotte : Photo Adam Driver, Jonathan Pryce

On l’aura attendu ce film, Terry Gilliam est enfin délivré de son obsession. Je me souviens avoir suivi les déboires, retards et finalement annulation du tournage de son film. Et j’avais été voir le documentaire qui a été filmé sur le tournage du film, Lost in la mancha. J’avais adoré ce documentaire, c’était passionnant et en même temps tragique. La pluie alors qu’il ne pleut jamais, les avions militaire qui débarquent en plein tournage, les acteurs qui ont des problèmes de santé… Un vrai cauchemar. J’ai été étonné qu’il ne lâche pas l’affaire à aucun moment.

L'Homme qui tua Don Quichotte : Photo

Si les critiques sont plutôt mitigées, moi j’ai finalement bien aimé le résultat même si j’aurais adoré voir sa version du film à l’époque où c’était Jean Rochefort qui jouait Don Quichotte. J’ai beaucoup aimé la première moitié du film, le cynisme du héros Toby, le tournage, le monde des producteurs, des financiers, j’ai aimé ce coté déjanté et l’escapade de Toby jusqu’au village Los suenos (les rêves), ses retrouvailles mitigées avec les locaux, et en flash back le tournage du film sur Don Quichotte, qui s’est déroulé dix ans plus tôt et qui a laissé des traces.

L'Homme qui tua Don Quichotte : Photo Jonathan Pryce

J’ai aussi beaucoup aimé le duo Don Quichotte/Toby, leurs aventures extrêmes, j’ai aimé l’humour, les paysages somptueux, les décors naturels, cascades d’eau, forêts, plaines désertiques, on suit avec plaisir la route que prend Toby et Don Quichotte, voyage à travers le temps pour mieux se comprendre. J’ai un peu moins aimé la partie qui se situe dans le château du méchant russe, partie dans laquelle Toby se transforme petit à petit en héros.

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On peut voir dans le film plusieurs clins d’œil aux projets avortés de Gilliam, comme l’allusion aux problèmes de pluie diluvienne que Gilliam avait vécu lors du tournage avec Jean Rochefort. Ou encore la phrase d’introduction au début du film “Après 25 ans de dure besogne et de foire d’empoigne”.

J’ai finalement beaucoup aimé le film. On retrouve le style de Terry Gillliam, j’ai aussi trouvé le film très drôle, bien joué par Jonathan Pryce et Adam Driver, avec en bonus les magnifiques paysages du Portugal et de l’Espagne.

Deadpool 2 : Affiche

de David Leitch

Ryan Reynolds, Josh Brolin, Zazie Beetz, Julian Dennison, Morena Baccarin

3.5/5

On retrouve Deadpool toujours à traquer les méchants et à les déchiqueter de toutes les manières possibles avec son humour bien à lui. Son bonheur est total lorsque sa fiancée lui annonce vouloir des enfants. Mais les choses ne se déroulent pas comme prévu et Deadpool fini en prison haute sécurité, ses pouvoirs de mutant en moins. Tout ce complique lorsque un être mystérieux venu du futur débarque déterminé à vouloir tuer le co-détenu de Deadpool, un enfant mutant de 12 ans.

Deadpool 2 : Photo promotionnelle Ryan Reynolds

Je n’avais pas particulièrement apprécié le premier film, j’avais bien aimé mais en allant le voir je m’attendais à rire plus. L’humour du film ne m’a finalement pas atteint comme il l’aurait du. Le 2e volet est bien meilleur de ce coté là.

Le début du film, sans rien révélé, m’a surpris, je ne m’y attendais pas, sauf 30 secondes avant que la surprise se produise, j’ai commencé à me dire “ah tiens, je crois que la ça va…” et paf la surprise! Dans la salle j’ai bien senti la surprise générale. Le film est drôle même dans ces moments dramatiques, du générique chanté par Céline Dion, avec une présentation de l’équipe technique complètement barrée, jusqu’à la fin et les scènes post générique.

 

Deadpool 2 : Photo Zazie Beetz

L’histoire est complétement cinglée, l’humour complétement barré. On passe un scénario qui reprend les codes des films de super héros mais uniquement dans le but de faire de l’humour. On sent que les scénaristes assument complètement leur scénario en faisant passé la pilule des points faibles par l’humour en se moquant d’eux même. Alors oui c’est drôle mais c’est pas parce que les personnages se moquent des défauts qu’il faut que le spectateur les oublie!

Deadpool 2 : Photo Josh Brolin

J’aime beaucoup Josh Brolin, donc j’étais contente de le voir dans ce rôle de vengeur du futur et j’ai beaucoup aimé le personnage mutant de Domino dont le super pouvoir est d’avoir une chance hors norme, un peu comme le personnage de la série télé Drôle de chance.

Deadpool 2 : Photo Julian Dennison

Un très bon cru ce Deadpool 2, avec un Ryan Reynolds complètement dingue qui se moque de sa propre carrière (green lantern), l’humour est présent même dans les scènes plus dramatiques, quelques surprises, des références incalculables aux autres films de super héros partout, Deadpool passe son temps à se moquer des autres super héros Marvel, en particulier Wolverine qu’il semble jalousé. J’ai passé un très bon moment devant Deadpool 2, que j’ai trouvé bien meilleur que le premier volet.

 

Dernières séances: Senses 1,2,3,4 et 5

Senses 3&4 : Affiche

de Ryusuke Hamagushi

Sachie Tanaka, Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura

3/5

De nos jours à Kobe, 4 jeunes femmes de 37 ans sont amies et se retrouvent régulièrement pour des activités en groupe, quand leurs emplois du temps respectif le permet. Akari est infirmière, divorcée sans enfants et célibataire, Jun est mariée et sans enfants, Sakurako est mariée, mère d’un ado et femme au foyer, enfin Fumi est mariée et travail dans la communication d’évènements. Lors d’une soirée un peu arrosée en compagnie de nouvelles connaissances, les masques tombent un peu. Fumi avoue devant ses amies incrédules à quel point son travail la pèse et parle sans détour de la vie de femme célibataire. Jun se lance à son tour et choque son entourage en avouant qu’elle a entamé une procédure de divorce depuis un an et que les choses se passent mal. S’en suit tout une remise en question des 4 jeunes femmes sur leurs amitiés et se demandent si elles se connaissent aussi bien qu’elles le pensaient.

Senses 3&4 : Photo Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura, Sachie Tanaka

Senses se divisent en trois films, Senses 1&2, Senses 3&4 et enfin Sense 5, la première partie étant celle qui dure le plus longtemps avec une séance de 2h20. Ce premier film prend le temps de présenter les 4 jeunes femmes, leurs vies, leurs vies de couple, leurs vies professionnelles, et puis leur relation lorsqu’elles se retrouvent ensemble. J’ai vraiment eu un peu de mal avec les réactions des personnages principaux. Les femmes sont toujours dans la retenue, jamais elles ne craquent vraiment, se laissent aller et leurs sentiments sont étudier avec froideur, presque cliniquement, ce qui donnent parfois des scènes d’analyse un peu étrange, presque inhumaine. Heureusement certaines scènes plus “humaines”, nous permettent de mieux appréciées la personnalité des personnages.

Senses 3&4 : Photo Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura, Sachie Tanaka

Akari est une infirmière exemplaire, qui a l’expérience mais qui s’emporte aussi beaucoup par rapport à ses autres amies. Elle est aussi plus intransigeante, ne voit pas les nuances et reste trop dans l’excès. Tout le contraire de Fumi qui exprime le moins ce qu’elle ressent. Même avec son mari, ça manque de vie, d’émotion, aucune expression de joie ou de tristesse. Tout semble glisser sur elle et pourtant dans certaines scènes on devine que ça boue sous la surface.

Senses 5 : Photo Hazuki Kikuchi

Je ne me suis pas ennuyée durant le premier film, malgré la durée on a envie d’en savoir plus sur chacune des femmes. J’ai beaucoup aimé voir la vie de famille de Sakurako, une femme qui semble effacée qui ne vit que pour entretenir la maison, préparer à manger afin que son mari et son fils ado n’aient rien à faire d’autre que de s’occuper de leurs personnes. Heureusement que les sorties de groupe lui permettent de sortir de chez elle. Sakurako est l’épouse japonaise par excellence. J’ai beaucoup aimé sa relation tout en finesse avec sa belle mère. Jun reste le personnage le plus mystérieux, c’est elle qui disparaitra sans raison à la fin du premier film. Son couple est étrange, on a du mal à cerner son mari, les scènes au tribunal sont rudes pour Jun et nous permettent de mieux comprendre son mal être. J’ai beaucoup aimé la scène dans laquelle son mari vient la voir à l’improviste.

Senses 5 : Photo Hazuki Kikuchi, Maiko Mihara, Rira Kawamura, Sachie Tanaka

J’ai été surprise de voir que le second film, qui ne dure qu’1h25 était bien plus ennuyant. Autant je n’ai pas vu le temps passé avec les 2h20 du premier, autant j’ai eu du mal à garder les yeux ouverts pour le second. Les scènes sont bien plus longues et certaines choses n’ont pas trouvé d’intérêt à mes yeux. J’ai adoré les scènes autour de Sakurako, sa relation avec sa belle mère plus approfondie, le petit drame que vit la famille à travers les bêtises du fils, la lâcheté du père. Par contre, pour ce qui est du reste, j’ai trouvé les choses un peu vide, notamment la fin lorsque les personnages viennent à une lecture et qu’on se tape toute la nouvelle lu par la romancière. Nouvelle qui ne m’a pas intéressée et qui m’a fait sentir le temps passé.

Senses 3&4 : Photo

En allant voir le dernier épisode, je m’attendais à autre chose. Les couples se révèlent, les personnalités aussi. Sakurako décide de faire ce qu’elle a envie et sa manière d’avouer sa nuit passée dehors à son mari est encore une fois froide. La réaction du mari qui se retient devant sa femme est surprenante, surtout une fois qu’il se retrouve dehors et que le mari craque devant des passants qui font semblant de ne rien voir. Je n’ai pas toujours compris les réactions et paroles des personnages. Autant on peut comprendre Sakurako, autant Akari est fidèle à elle même, autant je n’ai pas trop compris la décision de Fumi.

J’ai été tout de même déçu par ce dernier film. Je pensais voir un peu plus de conclusion, une fin, un point, mais la fin du film est semblable aux deux autres épisodes, se terminant comme si juste derrière un autre épisode était prévu sauf que non. J’ai été déçu aussi par l’absence de Jun, un personnage très intéressant. Il y a de beaux moments dans ces films, de belles scènes, quelques face à face intenses, de beaux portraits de femmes jouées par d’excellentes actrices et des moments de mise en scène réussis, mais à la fin on se dit, “tout ça pour ça”. Il manque vraiment un gros quelque chose pour en faire un bon film.

Dernières séances: L’ile aux chiens – Place publique

L'Île aux chiens : Affiche

L’ile aux chiens

de Wes Anderson

4/5

Bryan Cranston, Bill Murray, Edward Norton, Scarlett Johansson, Liev Schreiber, Jeff Goldblum, Tilda Swinton, Greta Gerwing, Yoko Ono

4/5

Dans un futur proche, les chiens de la ville de Megasaki au Japon, sont bannis des rues et des foyers pour être exilés sur une ile qui sert de décharge géante. En effet, le maire qui est le descendant d’une famille qui a toujours adulée les chats et donc détestée les chiens, profite du fait que ces derniers soient contaminés par une grippe canine, pour retourner la population contre eux et les isolés. Sur l’ile, la vie des chiens est difficile. Poubelle, détritus, eaux usées, les chiens sont livrés à eux même loin de leurs maitres. Un jour, un orphelin que le maire a adopter par charité, décide de se rendre sur l’ile pour retrouver son chien, qui fut le premier à être envoyé sur l’ile aux chiens.

L'Île aux chiens : Photo

L'Île aux chiens : Photo

Wes Anderson nous présente un nouveau film animé après l’excellent fantastic mr fox. J’ai beaucoup aimé l’ile aux chiens, même si je garde une préférence pour fantastique mr fox, dont j’avais préféré l’histoire.

L'Île aux chiens : Photo

Techniquement, c’est magnifique, chaque scène est construite avec précision. On suit la meute de chiens qui tente de survivre sur cette ile polluée, en essayant de garder l’espoir de jours meilleurs. Les conversations entre les chiens sont souvent teintées d’humour, notamment lorsque l’un des chiens raconte les rumeurs et autres cancans qu’il a entendu. Il y a des moments très drôles, d’autres plus émouvants, c’est inventif, originale, on s’attache très vite à ces chiens malades, à leur amitié avec le petit garçon à la recherche de son chien Spot.

L'Île aux chiens : Photo

Un message écologique, la dénonciation de la corruption politique, Wes Anderson permet à son film d’être vu par les petits et grands, chacun y trouve son compte selon le niveau de lecture, avec un casting voix royale.

Place publique : Affiche

Place publique

de Agnès Jaoui

Agnès Jaoui, Jean Pierre Bacri, Héléna Noguerra, Lea Drucker

3/5

Castro, animateur d’émission à succès, se fait vieux et ne supporte pas les signes de vieillesse. Il se rend dans une maison de campagne en dehors de Paris pour la pendaison de crémaillère de sa productrice et amie, Nathalie, qui organise une grande fête. Il y a aussi Hélène, l’ex femme de Castro qui est aussi la sœur de Nathalie, Nina la fille de Castro et d’Hélène, Vanessa la nouvelle copine de Castro, un agriculteur du coin qui fait des légumes bio, un jeune youtubeur que Nathalie aimerait produire…Tandis que la fête se déroule, les rancœurs et les non dits se dévoilent…

Place publique : Photo Jean-Pierre Bacri, Yvick Letexier

Je ne vais pas voir tous les films de Bacri ou de Jaoui, mais en générale je suis plutôt bonne publique devant leurs films. J’aime beaucoup Bacri dans le rôle du bougon, du cynique, du blasé. Dans Place publique il joue Castro, un animateur télé qui présente une émission populaire dans laquelle il invite des gens célèbres pour passer au crible leurs vies privées. Il a dépassé les 60 ans depuis quelque temps et n’arrive pas à accepter son age. Le temps passe vite devant ce film dont l’histoire est sans grande prétention. Pas de mise en scène particulière, pas de rebondissements surprenants, juste une fête, des parisiens mégalo centrés sur leurs petits problèmes, des personnages attachants malgré tout, et le petit monde des médias, hypocrite, changeant, bipolaire.

Place publique : Photo Agnès Jaoui, Léa Drucker

Nathalie la productrice de télé opportuniste, Hélène la militante qui n’a pas oublié ses idéaux, Castro devenu cynique et blasé avec les années, Nina qui se venge de ses parents dans les romans qu’elle écrit. C’est drôle, les dialogues sont bien écrits, il y a une réflexion autour de l’age et de la vieillesse, la manière dont on se voit et dont les autres nous voit. La scène dans laquelle Castro apprend que leur ami de 60 ans sort avec la fille de Nathalie qu’il a connu bébé résume bien le tout. Castro trouve ça normal que l’ami en question soit attirée par une petite jeune et qu’il a bien raison d’en profiter, que d’être vieux c’est moche, être jeune c’est la beauté. Nathalie outrée, lui balance alors la nouvelle des producteurs qui veulent continuer de produire son émission mais avec un animateur jeune car Castro est devenue trop vieux. Castro se voit encore jeune, mais les gens extérieurs le voit différemment.

D’ailleurs je n’ai rien lu sur ça sur internet, mais pour moi le personnage de Castro est tout simplement calqué sur Ardisson, même coupe de cheveux, même fringues noirs, même style d’émission qui dure depuis des années, même âge, même habitude de sniffer de la coke…Un film bien interprété, drôle, qui détend et diverti, c’est déjà pas mal.

 

Dernières séances: Ready player one – The third murder

Ready Player One : Affiche

de Steven Spielberg

Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn, Tj Miller, Simon Pegg, Mark Rylance

3.5/5

En 2045, le monde est en crise et l’humanité victime de dépression dans une société qui n’a pas oublié la consommation à grande échelle. Pour oublier un monde déprimant et un quotidien morose, la majorité de la population se réfugie dans l’OASIS, un monde virtuel dans lequel les participants accèdent à l’aide d’une paire de lunette, les propulsant dans cet univers fantasmé. Dans l’OASIS, un chômeur peut devenir un champion adulé, une mère au foyer peut devenir une aventurière, une femme obèse peut être une femme au corps de rêve. L’OASIS fut créer 20 ans plus tôt par un génie de l’informatique James Halliday, que tous les joueurs de l’OASIS vénèrent. A sa mort, le créateur a laissé un message à tous les joueurs: des easter eggs (bonus cachés) ont été disséminés partout dans l’univers de l’OASIS. Celui qui découvrira les 3 easter eggs deviendra le propriétaire de l’entreprise qui gère l’OASIS et donc milliardaire. Pour le jeune Wade Watts, qui vit pauvrement avec sa tante, trouver les easter eggs c’est l’objectif de sa vie. Après avoir trouvé le premier egg grâce à une intuition payante, il attire l’attention de IOI, la société rivale de l’OASIS qui espère mettre la main sur le contrat de propriété du jeu le plus utilisé au monde.

Ready Player One : Photo Tye Sheridan

Ready player one est un vrai film de geek, avec des références aux années 80 à gogo, Indiana Jones, les Goonies, les films de John Hugues…Au délà des années 80, le film fait défiler toutes sortes de références, Last action hero, les films de samaourai cultes japonais, certains manga  qui ont marqué leur époque comme Akira, Gundam…et bien sur Ready player one c’est aussi un gros hommage aux jeux vidéo et à ces codes, avec les bonus, les avatars, les easter eggs ou bonus cachés, les munitions, les vies supplémentaires, les sauvegardes, les solutions et autres “trucs” pour passer un niveau ou battre un boss…

Ready Player One : Photo Tye Sheridan

Le scénario du film  n’est pas des plus original et reste dans la veine des films pour ado des années 80, à savoir une équipe de gentils ado ou jeunes adultes, le coté David contre Goliath, le gros méchant qui ne laisse pas de place au doute (on retrouve un peu les éléments du film les Goonies). Le film se veut une gentille analyse d’un monde dans lequel le virtuel est devenu plus important que le réel. Ici, la majorité des adultes n’ont pas de quoi se réjouir ou espérer de meilleures lendemain et la majorité se réfugie donc dans ce jeu virtuel géant, dans lequel chacun peut être ce qu’il souhaite être, jusqu’à l’apparence. Mais heureusement pour Ready player one, le film ne tombe jamais dans la facilité de dire que le virtuel c’est le mensonge, le mal et la réalité le bien. Les deux mondes doivent se compléter.

Ready Player One : Photo Tye Sheridan

Ready player one rend hommage aux films des années 80 sans pour autant faire un film des années 80. Il s’inscrit dans son époque en nous présentant une société qui pourrait être la notre d’ici quelques décennies. Un film divertissant et sympa à voir, avec notamment le jeune Tye Sheridan découvert dans l’excellent Mud.

The Third Murder : Affiche

The third murder

de Hirokazu Kore Eda

Masaharu Fukuyama, Koji Yakusho, Suzu Hirose

4/5

Un avocat accepter de reprendre une affaire, celle d’un homme qui a avoué le meurtre d’un chef d’entreprise. Accusé de meurtre et de vol, il encourt la peine capitale. Alors que l’avocat essaye de garder une distance et de ne penser qu’à la stratégie qui lui permettra d’éviter la peine de mort à son client, il découvre certains faits qui l’amènent à se demander qu’elle est la vérité autour de ce meurtre.

The Third Murder : Photo

Ceux qui suivent mes chroniques ciné savent que je suis une fan inconditionnelle (ou presque) de monsieur Hirokazu Kore Eda. J’en ai vu beaucoup et finalement, il n’y a que Air doll qui ne m’a pas emballé. Mon favoris reste Still walking, et juste après Après la tempête. Ses films parlent souvent de la famille, des relations entre les différentes générations. Dans third murder, l’histoire est surtout policière, un meurtre, un procès, un coupable qui avoue, tout semble simple et pourtant non.

The Third Murder : Photo Masaharu Fukuyama

Au travers de cette histoire dont on découvre les dessous au fur et à mesure, Hirokazu Kore Eda nous présente le métier d’avocat, celui de juge, la justice hypocrite comme certains aspects de la société japonaise. Ici, l’ordre et l’équilibre sont plus important que la vérité. Finir un procès dans les temps et sans remous c’est plus important que la justice.

The Third Murder : Photo Koji Yakusho, Masaharu Fukuyama

Le film est beaucoup plus sérieux et dramatique que les chroniques familiale qu’on a l’habitude de voir, mais l’histoire est intéressante et prenante, les acteurs tous très bons, et malgré tout une pointe d’humour avec le personnage du père de l’avocat, ou encore le personnage de la secrétaire du cabinet d’avocat qui apporte beaucoup d’humour. Seul bémol le lenteur du film. Les nombreuses scènes de conversation entre l’avocat et le coupable par exemple, sont souvent inutilement longues, pas dans le contenu des dialogues, au contraire, mais dans la façon qu’ils ont de se parler, un morceau de phrase, un long silence, suivant de la suite de la phrase, etc etc. Somnoleurs s’abstenir sous peine d’endormissement.