Dernières lectures: Du policier, de la jeunesse, du manga et de la littérature anglaise

Afficher l'image d'origine

Le train bleu

D’Agatha Christie

4/5

Comme chaque année, les londoniens de la bonne société fuient les hivers anglais pour se rendre sur la rivièra. Et quoi de plus chic que de s’y rendre en prenant le luxueux train bleu. Dans les compartiments de luxe, on peut y croiser Mme Kettering, fille d’un millionnaire américain qui est décidée à entamer une procédure de divorce dès son retour de vacance. Elle voyage en compagnie de sa femme de chambre et de son cœur de feu, un célèbre collier de rubis, cadeau de son père. Mais lorsque le train arrive à Nice, Mme Kettering est retrouvée assassinée, et les rubis envolés. Malheureusement pour le meurtrier, se trouvait à bord du train un certain Hercule Poirot…

J’avais vu il y a un bon moment, l’adaptation bbc de ce roman, mais en commençant ma lecture, je ne me souvenais plus du tout du coupable, et c’est tant mieux!

On suit donc la belle et déterminée Mme Kettering monter à bord du train bleu en compagnie de ses rubis. J’ai beaucoup aimé les personnages qu’on croise dans ce roman, mr Kettering qui n’aime plus sa femme, et qui se rend compte que sa maitresse reste avec lui uniquement pour son argent, j’ai beaucoup aimé Katherine Grey, issu d’une bonne famille qui a été ruinée et qui a du passer les dix dernières années de sa vie comme dame de compagnie pour une vieille femme acariâtre, mais qui a eu la bonne surprise d’hériter de la fortune de la vieille dame, fortune dont personne ne soupçonnait l’existence. Elle décide de profiter de la vie en s’offrant un voyage en train bleu. J’ai aussi beaucoup aimé sa visite chez des cousins lointains, qui se rappellent à son bon souvenir quand ils découvrent sa nouvelle fortune. Lady Tamplin est agaçante au possible à la limite du supportable, alors que sa fille Lennox est attachante et sympathique.

J’ai adoré suivre l’enquête d’Hercule Poirot, très actif et très présent, les interrogatoires, les indices, les coups de colère, l’amitié, l’indulgence et l’attachement qu’il ressent pour les plus jeunes, notamment envers Katherine, Lennox et Zia. Un de mes Agatha Christie préféré!

Discussion entre Hercule Poirot et son majordome George:

– la personnalité d’un criminel, George, est une chose passionnante. Les meurtriers sont souvent des gens charmants.

– j’ai entendu dire que la compagnie du docteur Crippen était très recherchée. Et pourtant il a coupé sa femme en petits morceaux.

-vos observations sont toujours pertinentes Georges.


-l’écureuil mon bon George, ramasse des noisettes. Il les emmagasine à la fin de l’automne afin d’en profiter plus tard. L’humanité,  George, devrait tirer des leçon du comportement de ses frères inférieurs. C’est ce que j’ai toujours fait. J’ai été le chat guettant la souris, le bon chien flairant sa piste sans jamais la quitter. J’ai emmagasiné un petit fait par ci, un petit fait par là. Et à présent je vais dans ma réserve chercher une certaine noisette, une noisette que j’ai mise de coté il y a environ 17 ans. Vous me suivez George?

– J’étais loin de penser monsieur, que l’on puisse garder des noisettes aussi longtemps. Mais je sais qu’à présent on fait des merveilles avec les bocaux à conserves.

Poirot le regarda et sourit.


Afficher l'image d'origine

Les ombres de Kerohan

de NM Zimmermann

3.5/5

Au 19e siècle, Viola 12 ans et Sébastian 7 ans, viennent de perdre leur mère. Leur père les envoi chez leur oncle qui habite le manoir familiale en Bretagne, le temps de régler certaines affaires. Le plus dure pour les deux enfants, c’est qu’ils doivent s’installer pour un temps indéterminé chez un oncle qu’ils ne connaissent pas, seuls. Après un long voyage en train, ce n’est pas leur oncle qui les attends dans une gare déserte, mais un homme étrange, le docteur Vesper, un ami de leur oncle. Ils arrivent au manoir tard dans la nuit. Viola s’inquiète vite de leur quotidien dans ce manoir désolé. Son oncle est rarement présent, et sa tante et cousine toujours enfermées dans leur chambre. Seule la gouvernante s’occupe de les nourrir et de l es coucher le soir. Sebastian par contre ne parle que de créatures étranges et de fantômes qu’il aperçoit parfois. Viola pense que son petit frère a trop lu de contes mais elle se rend vite compte que le manoir renferme bien des mystères.

J’ai lu beaucoup de romans de cette romancière jeunesse, et j’ai beaucoup aimé la plupart de ces romans. J’avais eu notamment un gros coup de cœur pour sa trilogie Eden city, le premier roman que j’avais lu d’elle. Et j’avais aussi beaucoup aimé ces autres romans, Disparition, Alice Crane, Dream box ou encore Sous l’eau qui dort. NM Zimmermann a un univers originale et bien à elle, un univers sombre, parfois trop pour du jeunesse, mais en tant qu’adulte, j’aime beaucoup! Certaines histoires sont très sombres, d’autre vraiment flippantes.

Dans les ombres de Kerohan, on part s’installer dans un manoir de Bretagne au 19e siècle. Ce roman est destiné à un public plus jeune que les romans que j’ai lu jusqu’ici, c’est donc un peu moins sombre, moins dure, mais il y a toujours un univers fantastique, des personnages ambigus. C’est l’une des choses que j’aime énormément dans les romans de cet auteur, les personnages ne sont pas du tout manichéens.

On est tout de suite mis dans l’ambiance avec ce manoir perdu au milieu de nulle part, ce voyage en train presque fantomatique, et ces deux pauvres enfants, trop jeunes pour pouvoir s’en aller, mais assez grand pour se rendre compte que quelque chose cloche. J’ai beaucoup aimé Viola et son frère Sébastian, Viola très pragmatique, qui a les pieds sur terre, et ne veut pas se laisser influencer par l’imaginaire enfantine de son frère qui est beaucoup plus ouvert face aux choses surnaturelles.

C’est un huis clos de plusieurs semaines qui se déroule dans le manoir. Les deux enfants se sentent fragiles et dans l’insécurité suite au décès de leur mère et à la fuite de leur père dans les affaires. Les enfants doutent quant au retour de leur père. Et puis ces évènements surnaturels étranges, mystérieux et qui deviennent très vite angoissants.


Afficher l'image d'origine

Le bras de la vengeance

de Thomas De Quincey

3/5

1816, dans une petite ville allemande tranquille, des meurtres sanglants sont perpétrés. Les tueurs semblent attaquer que durant la nuit. Des vieilles personnes ou des personnes un peu plus jeunes, des femmes, des hommes, des célibataires, des personnes mariées, tout le monde y passe. Il semble que les tueurs n’agissent pas au hasard, puisqu’ils épargnent certains membres de la famille, quand ils s’attaquent à une maison. Mais qui se cache derrière ses meurtres horribles?

L’histoire est racontée par l’un des personnages du roman et il nous plonge dans un village allemand qui connait durant plusieurs mois l’horreur, avec des meurtres violents et sanglants, qui semblent frapper un peu au hasard. Les victimes sont toutes tuées dans leur propre maison. Alors que le narrateur nous relate ces meurtres qui secouent la ville et qui ne semblent pas se calmer, il nous raconte aussi en parallèle, l’arrivée d’un jeune homme remarquable, beau, intelligent, issu d’une bonne famille avec des origines anglaises, et qui a servit l’armée de l’empereur. Il est accueilli chez le narrateur, le temps pour lui de faire quelques années d’études bien méritées. Il nous raconte comment l’une des plus jolies et des plus gentilles filles de la ville est tombée sous son charme et vice versa, au grand désespoir d’un autre jeune homme qui espérait l’épouser.

C’est tragique, mélancolique, finalement les meurtres passent au second plan dans la deuxième moitié de l’histoire. Une nouvelle qui commence comme une histoire d’horreur et qui finit à la limite du roman gothique. Une lecture intéressante qui n’ennuie pas, l’écriture est fluide et on a bien entendu, envie d’aller jusqu’au bout et savoir le pourquoi de ces meurtres.


Afficher l'image d'origine

Orange tome 1

4/5

Naho, 16 ans, lycéenne ordinaire, reçoit une bien étrange lettre en ce premier jour de rentrée scolaire. La Naho du futur, âgée de 26 ans, lui écrit. Elle espère que la Naho de 16 ans pourra éviter de faire les erreurs qu’elle a commise pour ne pas avoir les même regrets. Chaque matin ou presque, Naho reçoit donc une lettre, dans laquelle son elle du futur lui raconte les évènements importants et les décisions qu’elle doit prendre.

Ce manga je l’ai découvert sur le blog d’ori, et son avis m’a vraiment donné envie de le lire. En générale, j’aime bien les mangas, mais je ne me lance dans quasiment plus de série, car la plupart du temps elles sont interminables, et au bout d’une dizaine de tomes, c’est souvent une lassitude que je ressens. Dans le cas d’Orange, la série ne comporte que cinq tomes, ce qui m’a encore plus motivée.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome, Naho est, comme souvent dans les mangas dits pour fille, une jeune ado peu sur d’elle, qui n’ose pas, mais finalement elle reste un personnage très crédible, et pas aussi fleur bleue et mièvre que certains autre mangas shojos que j’ai pu lire. On s’attache vite à son groupe d’amis, tous ayant des caractères différents. Voir Naho prendre le risque d’oser faire ou dire des choses parce que la lettre de son elle du futur le lui conseille, est intéressant à voir. Ces décisions changent finalement peu de choses, ou de manière très subtil, c’est un peu comme l’effet papillon, sur le moment ces choix différents n’entrainent que très peu de changement dans le quotidien de Naho, mais on devine qu’un effet boule de neige peut tout changer pour la Naho du futur. C’est aussi une lecture assez émouvante, notamment quand on lit les passages se situant 10 ans dans l’avenir et qu’on voit ce qu’il est advenu du groupe d’amis de Naho. Hâte de lire la suite.


Afficher l'image d'origine

Le bras atrophié et Les intrus de la maison haute

de Thomas Hardy

4/5

Le bras atrophié: Dans une ferme, Rhoda la laitière fut autrefois la maitresse du maitre des lieux, mr Lodge, mais pour des raisons qu’on ignore, il n’a jamais voulu l’épouser. Aujourd’hui Rhoda est solitaire parmi les autres laitières, et élève seule le fils qu’elle a eut avec mr Lodge. Un jour ce dernier revient en ville avec sa toute jeune épouse, Gertrude, jolie et joyeuse. Rhoda est aigrie de se retrouver mère célibataire. Une nuit, Rhoda rêve qu’elle agrippe violemment le bras de Gertrude. Le lendemain, Gertrude vient se présenter à Rhoda. Finalement entre les deux femmes, une certaine amitié est en train de naitre. Mais Gertrude découvre sur son bras, une marque laide qui ne fait que s’aggraver. Serait-ce une malédiction issu du rêve de Rhoda?

Les intrus de la maison haute: Darton, un riche fermier, se rend de nuit à la Maison Haute, pour rejoindre sa fiancée Sally. Dans quelques jours ils célèbreront leur mariage, pour le plus grand plaisir de la mère de Sally, contente de voir sa fille épouser un si bon parti. Mais voilà, alors que le fiancé tarde, le frère de Sally, parti plusieurs années auparavant faire fortune en Australie, débarque sans prévenir. Il revient chez lui aussi pauvre qu’un mendiant avec sa femme Hélène, et leurs deux enfants. Au même moment, Darton arrive aussi et semble être reconnaitre la jolie Hélène. Sally ne manque pas le regard que pose son fiancé sur sa nouvelle belle sœur…

J’ai beaucoup aimé ces deux nouvelles, l’auteur sait installé une atmosphère et sait développer des personnages en très peu de pages, c’est très réussi.

J’ai beaucoup aimé Le bras atrophié, l’amitié entre ces deux femmes qui n’étaient pas faite pour se rencontrer, une Rhoda aigrie d’être mère célibataire sans avoir pu se faire épouser par son amant, et la belle et jeune Rhoda, qui voudrait que son mariage marche mais dont le monde s’écroule doucement brique par brique, quand elle comprend que sa marque sur le bras ne disparaitra pas. On ressent le désespoir de Gertrude, ses visites chez le vieux sorcier, sa motivation à aller jusqu’au bout pour essayer de sauver son mariage, plutôt que de rester sans rien faire à attendre que le temps passe.

Mais je pense que j’ai préféré la seconde nouvelle. Dans Les intrus de la maison haute, on s’attache très vite aux personnages, on apprend à les connaitre, aussi bien que si on avait lu un roman de 300 pages, et c’est un vrai exploit je trouve. Sally est un personnage indépendant et intéressant à suivre, j’ai beaucoup aimé lire les rebondissements, l’intrigue, lire les choix malheureux de Darton. Deux nouvelles aussi riche que des romans, Thomas Hardy a un don pour raconter les histoires.

Advertisements

Harry Potter and the cursed child

Afficher l'image d'origine

de John Tiffany, Jack Thorne, JK Rowling

3.5/5

On retrouve l’univers de Harry Potter, juste après la fin du tome 7, c’est à dire avec Harry , Ginny, Ron et Hermione qui accompagnent leurs enfants au poudlard express pour une nouvelle année scolaire. Albus, le dernier enfant des Potter, monte dans le poudlard express en compagnie de Rose, la fille de Ron et Hermione. Tout deux connaissent très bien l’importance de son premier voyage dans ce train, puisque c’est là que Harry Ron et Hermione se sont rencontrer pour la première fois pour ne plus se quitter. Alors qu’ils entrent dans un premier compartiment, Albus sympathise très vite et naturellement avec un certain Scorpius, le fils de Draco Malfoy. Rose refuse de lui parler, mais Albus et Scorpius sympathisent très vite. S’ensuit alors toute une série de malchances pour Albus. Il est rejeté par sa cousine pour s’être lier à Scorpius, il est envoyé chez les serpentard, et comble du malheur, avec le début de l’adolescence, rien ne va entre lui et son père Harry.

Voilà donc un roman qui se présente comme le 8e tome des aventures d’Harry Potter. Je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée de dire ça. Il s’agit ici d’une pièce de théâtre mettant en scène surtout Albus, le fils de Potter, et Scorpius le fils de Malfoy. Et bien sur, on retrouve les personnages qui ont fait la saga Harry Potter, avec Harry, Ron, Hermione, MacGonagall, Malfoy, et quelques autres. La pièce de théâtre est donc ici édité sous forme de livre. Le style n’est donc pas le même , puisqu’ici ce sont surtout des dialogues. Mais la forme ne m’a finalement pas gêné car les dialogues sont suffisamment bien construit pour faire passer en quelques mots, tous les sentiments, émotions et ressentit des personnages. Il y a souvent des apartés en italiques pour décrire en deux mots les décors, l’arrière plan, le paysage, si y’a besoin.

L’histoire quant à elle, à de bons et mauvais coté. On retrouve l’univers des romans d’Harry Potter, mais de manière bien différente. Ici on aura pas du tout l’occasion de voir évoluer cette nouvelle génération d’élèves en cours, au quidditch, a noel, à des bals de fin d’année, rien de tout ça. on fait référence ici ou la à un cours ou au quidditch, mais rien de plus. L’intrigue tourne autour d’un time turner volé par Albus et Scorpius pour essayer de sauver la vie de Cédric Diggory dans le passé, après avoir entendu son père, Amos, se lamenté de la mort de son fils. S’en suis toute une série de va et viens dans le temps, notamment bien sur autour du tome 4 et du tournoi des trois sorciers. Albus et Scorpius essaieront de faire disqualifier Cédric afin que ce dernier ne soit pas obliger de rencontrer Voldemort et d’en mourir. Mais bien sur les conséquences quand ils reviennent dans le présent sont souvent catastrophiques et parfois rigolote, comme Ron et Hermione qui ne sont pas mariés, Hermione en vieille professeur aigri par la vie, ou en guerrière. J’ai été contente d’ailleurs de pouvoir voir Severus Rogue dans l’une de ses réalités alternatives.

 Je n’ai pas trop aimé les derniers chapitres SPOILER SUR LA FIN:

je n’ai pas trop accroché au retour de Voldemort, retourner à l’époque où les parents de Harry se font tuer. La scène dans laquelle Harry assiste au double meurtre est triste et émouvante, mais pourquoi faire tourner l’intrigue autour de Voldemort? j’aurais aimé autre chose plutôt que de revenir sur le passé. Et puis la fille de Voldemort qu’il aurait eu avec Bellatrix Lestrange?? je trouve ça pas très crédible non plus…

FIN SPOILER.

La très bonne idée de cette histoire ce n’est donc pas l’utilisation des time turner et les retours incessants dans le temps (même si j’ai apprécié voir un Ron et Hermione alternatifs), mais plutôt l’amitié fusionnel entre Albus et Scorpius. Leurs deux pères se détestaient dans leur jeunesse, de véritables ennemis, mais ils se sont tout de suite apprécié et se sont tout de suite trouvés des points communs. Tous les deux ont des pères célèbres auxquels ils sont constamment comparer par les autres, tout les deux subissent une pression sociale par rapport à leurs pères. Tous les deux sont des déceptions pour leurs pères. Albus ne s’entend pas du tout avec son père, et Scorpius sait pertinemment qu’il est loin d’être le fils que Draco à toujours rêver d’avoir, avec son impopularité et son coté geek. J’ai beaucoup aimé leurs amitiés. Mais plutôt que de nous parler de Harry et de son entourage, il aurait peut être mieux valu partir sur des personnages complètement différent afin de se détacher des sept tomes. L’univers Harry Potter est suffisamment large et développer pour pouvoir parler d’autre chose, la jeunesse de Dumbledore, ou alors la jeunesse de Rogue, Lilly et James, ou beaucoup d’autre personnages historiques, à d’autre périodes dans le temps comme pour le film Les animaux fantastiques qui sortira à la fin de l’année, Voldemort n’est pas le seul grand méchant de l’histoire de la magie.

Bien qu’il y ait quelques incohérences, quelques petites choses pas crédible, on passe un bon moment, la lecture est agréable, le rythme ne retombe pas, on a pas le temps de s’ennuyer. Et pour ceux qui se posent la question, le niveau anglais est très accessible, sans aucun problème.

 

Matilda de Roald Dahl

Afficher l'image d'origine

3,5/5

Matilda est une petite fille pas comme les autres. Alors qu’elle n’a que cinq ans, elle sait lire toute seule et à déjà englouti tous les livres pour enfants de la bibliothèque municipale et même une bonne quantité de romans adultes que la bibliothécaire lui conseille. Mais à la maison, ses dons n’impressionnent personne, sa mère passe ses journées à jouer au loto et son père est un vendeur malhonnête qui n’a d’intérêt que pour son fils. Les soirées familiales consistent à s’abrutir devant la télévision en mangeant des plateaux repas. Matilda vient juste d’entrée à l’école. Elle sympathise avec ces camarades et apprécie beaucoup sa maitresse d’école, mademoiselle Candy, même si elle s’ennuie beaucoup en classe. Mais surtout, Matilda comme toute l’école redoute la directrice, mademoiselle Legourdin, aussi terrifiante que méchante.

Voilà un roman jeunesse culte que beaucoup d’enfants ont lu. Personnellement, je ne saurais trop dire pourquoi, je n’ai jamais lu les romans de Roald Dahl. Peut être que c’est du à une sortie scolaire à la bibliothèque quand j’étais à l’école primaire durant laquelle une bibliothécaire nous a lu un extrait de Charlie et la chocolaterie et je me souviens m’être ennuyé. Est ce parce que c’était une autre personne que moi même qui me lisait l’histoire ou parce que je n’adhérais pas à l’extrait qu’on me lisait, mais du coup je n’ai jamais lu de romans de Dahl.

Dans le cadre du mois anglais, j’ai décidé de lire ce roman qui est dans ma pal depuis quelques années; Au départ, je me suis un peu identifiée à Matilda, une petite fille qui adore lire, qui passe son temps à la bibliothèque, qui a fait le tour de la littérature enfantine et qui commence à explorer les romans adultes. ça m’a rappeler mon enfance, moi aussi je passais tous mes mercredi après midi à la bibliothèque, moi aussi je me suis lassée de la littérature jeunesse pour me tourner vers les rayons pour adulte. Bon, moi je ne suis pas un génie comme Matilda, mais disons que ma bibliothèque jeunesse était assez restreinte et peu renouveler et que du coup je m’étais tourner vers les romans adultes un peu avant l’âge…

Les premiers chapitres sont mignons à lire, Matilda est un personnages sympathique et attachant. Son entrée à l’école est assez rigolote, surtout avec melle Legourdin et les atrocités qu’elle inflige aux autre élèves. J’ai aussi sourit en lisant les petites vengeances de Matilda sur son père.

Par contre, j’ai un peu décroché quand Matilda développe un pouvoir télékinétique, et qu’elle reçoit les confidences de sa maitresse melle Candy.

Reste une histoire sympathique avec les jolies illustrations de Quentin Blake mais pas un coup de cœur, j’ai eu un peu de mal avec la fin. J’avais vu le film au cinéma en 1997 qui m’avait plut à l’époque, mais que je n’ai pas revu depuis.

Lu dans le cadre du mois anglais

Beedle le barde de JK Rowling

Afficher l'image d'origine

4/5

Beedle le barde c’est cinq petits contes qui sont lus aux jeunes enfants sorciers depuis des siècles et des siècles.

Le sorcier et la marmite sauteuse

La fontaine de la bonne fortune

Le sorcier au coeur velu

Babbitty Lapina et la souche qui gloussait

Le conte des trois frères

Chaque histoire tourne autour de la magie, a sa morale ou pas, et se termine par les commentaires d’Albus Dumbledore qui donne son avis, qui interprète le conte, et les possibles messages cachés. Il apporte aussi des éléments sur la façon dont certains contes ont pu être exploité de de bonnes ou mauvaises fins.

Les contes sont courts, joliment illustrée, facile à lire, une lecture qui m’a bien détendu. J’ai beaucoup aimé lire ces petits contes, certains tentent de passer le message de la bonne entente entre sorciers et moldus, essayent de faire comprendre aux jeunes sorciers qu’il ne faut pas rejeter les moldus. Certains contes finissent mal comme Le sorcier au coeur velu, et qui par sa fin sombre, essaye de faire comprendre aux jeunes sorciers, les dangers de la magie, et de certains défauts humains.

Globalement, j’ai aussi beaucoup aimé les commentaires de Dumbledore, qui nous parle parfois de certaines anecdotes de sa vie, de son enfance, certaines remarques sont drôles. Je n’ai détesté aucun des cinq contes, mais j’ai une préférence pour le conte de la fontaine de la bonne fortune. Babbitty Lapina est très sympa, assez drôle, quant à celle des trois frères, je l’avais bien entendu déjà lu dans les romans d’Harry Potter.

A lire pour les fans de Harry Potter, mais aussi pour les jeunes enfants qui aiment les contes! On y retrouve tous les éléments des contes qu’on a pu connaitre, nous moldus, les morales parfois sanglantes, ce petit coté parfois lugubre ou sombre, mais aussi les contes qui finissent bien.

Lu dans le cadre du challenge, le mois anglais, organisé par Lou et Cryssilda

La passe miroir, tome 2 – Les disparus du clair de lune

La Passe-miroir - La Passe-miroir, T2

de Christelle Dabos

4/5

Après les évènements du premier tome, on retrouve Ophélie, toujours sur l’arche du pole, en compagnie de son fiancé de fortune M. Thorn, sa tante Roselinde, et la tante de son fiancé Bérénilde. Désormais Ophélie s’est installée en compagnie de Bérénilde et de Roselinde, au plus près de la cour de l’esprit de famille Farouk et elle occupe la lourde tache de conteuse officielle. Elle doit donc raconter tous les soirs ou presque, une histoire devant Farouk et toute la cour. Mais très vite, certaines personnes haut placées disparaissent. Thorn, toujours aussi mystérieux, Bérénilde préoccuper par sa grossesse et par Farouk, Ophélie doit s’habituer aux coutumes de la cour, aux caprices de Farouk tout en enquêtant un peu sur les disparitions étranges de certaines personnes hauts placées.

J’avais adoré le premier tome, l’univers crée est passionnant, originale, ce monde fracturé avec des arches qui flottent en gravité dans le ciel, ces esprits de familles quasi immortels, ce monde sans époque précise. J’ai adoré la timidité et le sang froid d’Ophélie, la froideur et le sens pragmatique de Thorn, j’ai adoré voir Bérénilde se radoucir à l’approche de son accouchement et de la voir se rapprocher d’Ophélie quand elle comprend les sentiments que son neveu ressent pour elle.

J’ai adoré revoir Archibald et son sens de l’humour, l’intrigue est bien menée, les mystères se dévoilent doucement, j’ai beaucoup aimé en savoir plus sur les esprits de famille, avec notamment les souvenirs de Farouk malgré sa mémoire défaillante. Et puis bien sur j’ai beaucoup aimé voir Ophélie s’affirmer, la voir évoluer et grandir. Sa relation avec Thorn est très touchante. Lui fait vraiment peine à voir face à Ophélie, le voir essayer d’exprimer ses sentiments, le voir se démener pour toujours essayer de protéger Ophélie, voir le respect qu’il a pour elle, c’est mignon, et la voir elle à son tour, comprendre doucement qu’elle ressent finalement quelque chose pour Thorn, leur relation évolue doucement ce qui la rend plus forte et plus intéressante.

J’ai hâte d’en savoir plus sur les esprits de famille, les origines de la déchirure, le pourquoi de l’effondrement des arches, l’identité de ce dieu mystérieux, et puis bien sur très hâte de retrouver tous ces personnages auxquels je me suis beaucoup attachés! Espérons que cette fois ci, on n’ai pas à attendre deux ans pour lire la suite et en savoir plus!

Alice Crane de NM Zimmermann

 

Tome 1, Alice Crane, les corbusards de NM Zimmermann

Tome 2, Alice Crane, Les anciens dieux de NM Zimmermann

4/5

Alice Crane, médecin légiste et petit génie, vient de démarrer à son nouveau poste, la morgue d’Edencity. Passionnée par la science, Alice espère qu’elle a trouvé sa place avec ce job, jusqu’à ce qu’elle perde l’un de ces cadavres. Elle devient vite la risée de la morgue, entre son patron qui ne l’aimait déjà pas beaucoup et ses collègues qui l’ignorent encore plus, la perte de ce cadavre n’arrange pas les choses. Mais son monde rationnel régit par la science, s’effondre quand elle aperçoit dans la rue son cadavre, bien vivant, se promenant l’air de rien. En décidant de le suivre, Alice entre dans un monde qu’elle ne soupçonnait pas, celui des corbusards, ces être surnaturels que personne n’imagine exister. Les vampires, les mages, les gargouilles, les djinns…Alice quitte son monde calme et routinier pour pénétrer une sphère pleine de mystère mais aussi d’instabilité.

L’auteur nous crée ici un monde bien développé, prenant et originale, dans lequel évolue ses personnages, un monde qu’elle nous avait déjà présenté dans sa précédente trilogie, Edencity, une trilogie qui m’avait énormément plut.

Ici, elle reprend l’univers qu’elle a crée via le regard de personnages inédits, comme Alice qui suit son cadavre miraculeusement ressuscité, qui tel le lapin blanc emmène Alice Crane dans un monde qui va changer sa vie. Les personnages principaux de sa précédente trilogie apparaissent parfois furtivement, parfois de manière plus prononcé.

Avec Alice, on découvre Edencity, ses différentes races qui composent les êtres surnaturelles qui vivent parmi les humains sans que ces derniers ne soient au courant. On fait connaissance avec l’Organisation, cette agence chargée de gérer les relations entre les corbusards et les humains, s’assurant de la sécurité de ces derniers. Alice sera la cible de mauvaises personnes et collera au train de James Flynn, cet agent de l’Organisation qui va assurer sa sécurité le temps d’éliminer les intrus.

Dans le second tome, Alice travaille désormais pour la mystérieuse Organisation, en tant que biologiste. Suite à un chantage, elle n’a pas d’autre choix que d’avancer dans ses travaux sur les corbusards, sans trop savoir où elle met les pieds. Une première moitié se concentre surtout sur les états d’âme de l’héroïne, qui s’en veut de devoir mentir à James, qui est devenu un ami proche. Alice n’a pas trop de mal à faire bonne figure devant les uns et les autres, et son génie lui permet d’avoir une vision claire de ce qui se passe autour d’elle et de pouvoir analyser avec perspicacité les informations qu’elle déterre. Avec un sang froid sans faille, elle avance petit à petit, comprend qui parmi les êtres qui l’entourent, sont les plus dangereux. Elle arrive à manipuler son monde par son intelligence, et à comprendre bien plus que certains autre personnages qui sont plongés dans cet univers depuis plus longtemps qu’elle.

J’ai beaucoup aimé la seconde moitié, plein de rebondissement, d’action, de découvertes, et de révélations. J’ai beaucoup aimé la relation qu’elle a avec James et surtout la relation intelligente qu’elle a avec Démétrius. Alice n’est pas une héroïne, elle essaye avant tout de se maintenir en vie dans un monde où elle n’est peut être pas indispensable, et tente en second plan de ne pas nuire par ses travaux, à des tiers qu’elle ne connait pas  ou trop peu.

Un roman prenant donc, un univers toujours aussi intéressant, les pages tournent toutes seules, mais le roman est peu trop court. J’attends la suite avec impatience!

Broadway Limited tome 1 : Un diner avec Cary Grant

de Malika Ferdjoukh

4.5/5

https://leschoixdetrilliandotcom.files.wordpress.com/2013/11/untitled-2.jpg?w=660

Jocelyn Brouillard, jeune français de 17 ans, débarque en automne 1948 à New York pour étudier la musique au Penhaligon collège, grâce à une bourse. Il laisse la France et sa famille aimante derrière lui, pour découvrir l’Amérique, ses contradictions, sa musique, sa modernité, ses étrangetés. Il débarque dans la pension Giboulée, et est accueilli par plusieurs jeunes filles, légèrement plus âgées que  lui. La directrice Madame Merle, est déconcertée. Elle avait accepté Jocelyn comme locataire en pensant qu’il s’agissait d’une fille, car à la pension Giboulée, on n’accepte que des gens du beau sexe! Mais grâce à un pot de soupe d’asperge et à un talent certain au piano, Jocelyn arrive à se faire accepter à l’essai par la propriétaire, Artemisia, surnommée le dragon. Jocelyn commence alors sa découverte de New York avec l’aide de ces colocataires, Manhattan, Chic, Paige, Hadley, qui tentent toutes de percer dans le monde du théâtre et de la danse, chacune avec ses qualités et ses problèmes personnels.

J’ai tout simplement adoré ce roman! Au début, j’étais un peu perdu, il y a un nombre assez important de personnages qui débarquent tous en même temps, les jeunes femmes qui vivent à Giboulée, Paige, Chic, Manhattan, Hadley, Ursula, Etchika, Charity, les femmes qui dirigent et gèrent la pension, Artemisia, Madame Merle, Ester, et les voisins, Monsieur Bezerides et sa fille Dido. Sans parler de tous les personnages secondaires que l’on croise au fil des aventures des personnages…j’ai mis un premier tiers du roman pour me familiariser avec toutes les jeunes femmes, leurs histoires personnelles, leurs ambitions à chacune, leurs parcours. Jocelyn fait le lien entre chaque personnage, mais le livre consacre des chapitres à chacune, Hadley qui a autrefois danser avec Fred Astaire, et qui se retrouve cigarette girl dans une boite la nuit, vendeuse de beignet le jour, afin de subvenir à ses besoins et à ceux de son neveu, dont la mère est partie au soleil pour se soigner d’une grave maladie; Il y a Chic, qui court les prétendants riches entre deux publicités qui lui permettent de vivre; Paige, qui rêve de grands rôles au théâtre et qui s’est épris d’un riche Addison qui a bien 20 ans de plus qu’elle, et enfin Manhattan, danseuse dans une troupe de théâtre et qui vient de retrouver son père déserteur…

Chaque histoire est prenante, chaque personnage possède une profondeur, un passé, une souffrance, une ambition, un rêve, le roman est un souffle de jeunesse, plein d’espoir, de rêve, de désir, d’attente. On passe Halloween, Thanksgiving, jusqu’à la veille de noël.

On s’attache progressivement aux personnages, en particulier Manhattan et Hadley, dont on apprend beaucoup de choses sur leurs passés et leurs vies. Je suppose que dans les tomes suivant on en apprendra peut être plus sur certaines autres pensionnaires qui ne sont pas vraiment approfondie dans ce roman ci (ou alors elles sont destinées à rester en arrière plan?). Outre les découvertes de Jocelyn, comme sa visite dans un supermarché, l’achat de bas pour sa sœur, le jazz, la place des noirs dans la société américaine, la visite de l’Empire state building, on suit aussi le parcours de ses filles qui rêvent de percer dans le monde du spectacle, et ce n’est pas facile! Les histoires personnelles de Manhattan, mais surtout celle de Hadley, sont romanesques comme pas possible, sans jamais tomber dans la mièvrerie, sans qu’il y ait un coté trop fleur bleue, ce sont de belles histoires et de belles rencontres.

Certains passages sont entrainants, d’autre complètement passionnant! Le roman est un véritable hommage aux comédies romantiques des années 40 et 50, avec ces amours contrariés, ces quiproquo et ces rencontres ratés, comme le passage dans la librairie, qui est un crève cœur, le poétique bal de fin d’année de Jocelyn et Dido, ou encore la rencontre entre Hadley et Arlan dans le train Broadway limited. Le nombre de référence aux films de l’époque, aux acteurs de théâtre et de cinéma, peuvent perdre pas mal de lecteurs. Rare sont ceux qui peuvent se vanter de connaitre tout les noms, titres, chansons, qui sont cités en référence dans le roman! On retrouve encore une fois la jolie plume de Malika Ferdjoukh, son style virevoltant, son sens de la répartie, son humour. Un véritable bonheur à lire, en espérant que la suite ne soit pas trop longue à nous arriver!