Derniers films vus: L’ombre d’un doute – Le 7e juré – Pain, amour et fantaisie – La belle équipe- Zootopie – Compartiment tueur – The homesman – L’étoffe des héros – Gold

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L’ombre d’un doute

d’Alfred Hitchcock

Avec Teressa Wright, Joseph Cotten, Macdonald Carey, Patricia Collinge

4/5

C’est l’histoire de charlotte, une jeune fille qui vient de terminer ses études avec brio. Elle vit chez ses parents avec ses deux jeunes frères et sœurs et ensemble ils forment une famille heureuse et unie. Un jour, oncle Charlie, le jeune frère de sa mère, vient leur rendre visite et pour Charlotte c’est le bonheur totale car elle a toujours eu une relation très forte avec son oncle. Elle l’a toujours idolâtré mais ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’il est aussi recherché pour avoir assassiné 3 veuves riches pour leur prendre leur argent. Petit à petit Charlotte va apprendre les sombres secrets de son oncle.

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Il parait que c’est le film préféré d’Hitchcock parmi sa filmographie. Au début, je n’étais pas plus emballée que ça par l’histoire. Charlotte est trop excitée, trop souriante, trop joyeuse, on dirait presque un personnage de dessin animé et elle en est un peu agaçante. Elle aide sa mère en cuisine, ne râle jamais, adore ses petits frères et sœurs, ménage son père, est toujours de bonne humeur, toujours gaie, trop parfaite. Mais le film reste assez envoutant à regarder dès les premières minutes. Comme le spectateur sait dès le départ que l’oncle Charlie n’est pas un homme honnête, c’est intéressant de le suivre dans la famille du bonheur, de le voir charmer les membres de la maison pour se les mettre dans la poche, de cacher tout ce qui pourrait le trahir, et surtout de voir charlotte qui doute et remet en cause son amour inconditionnel pour son oncle. Car la petite fille qui était sous le charme de l’oncle parfait est devenue grande et voit avec d’autre yeux.

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J’ai donc beaucoup aimé ce film, beaucoup aimé la relation entre Charlotte et son oncle, voir leur duo se déformer et se dissoudre à coup de vérité et de révélations. Joseph Cotten qui incarne l’oncle Charlie est très bon et très charismatique, il a su insuffler ce charisme malsain à son personnage.

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Les deux enfants sont aussi attachants, la petite sœur notamment qui passe son temps à lire, ou encore le père qui apporte beaucoup d’humour, et qui passe tout son temps libre à essayer de mettre au point le meurtre parfait avec son ami le voisin. Un film noir, avec ses scènes devenues cultes (comme la fin dans le train), qui contient beaucoup d’humour noir et une belle touche de cynisme.

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Le 7e juré

de George Lautner

Avec Bernard Blier, Danièle Delorme, Francis Blanche,

4.5/5

Début des années 60, Grégoire Duval, pharmacien, père de famille, bien implanté dans le monde sociale de sa petite ville de province, vient de commettre un meurtre. Alors qu’il se baladait le dimanche sur les bords du fleuve, il tombe sur une jeune femme à moitié nue qui bronze seule. Grégoire qui a toujours été très sage, craque et se jette sur la jeune femme. Quand elle se met à crier, Grégoire panique et l’étrangle pour la faire taire. Le lendemain, il est étonné de ne ressentir ni culpabilité ni peur. Très vite, le petit ami de la victime est inculpé du meurtre et envoyé aux assises. Grégoire à la mauvaise surprise d’être intégré au jury qui devra juger l’accusé. Mais finalement, il voit là l’occasion de faire en sorte d’innocenter le malheureux grâce à ses interventions.

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Un film qui réunit Bernard Blier et George Lautner, je ne pouvais pas dire non, même si je connaissais déjà l’histoire, puisque j’avais vu un téléfilm remake avec Jean Pierre Daroussin. Mais alors que le téléfilm s’intéressait plus sur les regrets du personnage principal et sur les répercussions personnelles, le film de Lautner va plus loin. Ici le sujet n’est pas l’enquête policière ni la culpabilité que pourrait ressentir le personnage principal, mais plutôt une introspection sur le sens de la vie, son intérêt, ses regrets de jeunesse, les routes que l’on a prise et sur lesquelles on aimerait rebrousser chemin pour tourner dans le sens inverse.

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Grégoire est un homme qui se laisse vivre et dont les jours passent sans qu’il ne s’en rende compte. Dans sa petite ville de province, il y a sa pharmacie, sa femme qu’il trouve froide et sans émotion, ses enfants qui commencent à vivre leur vie et qui n’ont plus beaucoup besoin de lui, ses amis, toujours les même, avec qui il joue au bridge, toujours le même jeu, à la même table du même café, à faire les même gestes.

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Mais il faudra que Grégoire commette un acte odieux pour qu’il s’interroge enfin sur sa vie. Au lieu de regretter son acte, de s’angoisser, de se torturer, de s’interroger sur la vie de sa victime, de se sentir coupable, Grégoire pense plutôt à sa vie perdue, à son amour de jeunesse auquel il a renoncé par peur, à son regret d’avoir épousé sa femme pour qui il ne ressentait pas autant d’amour mais qu’il épouse parce qu’il « en avait marre de s’embrasser dans le froid de l’hiver ». Il a de temps en temps quelques sentiments de culpabilité, mais sans plus.

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Les dialogues brillant de Lautner et le jeu de Blier donne toute sa valeur au film, on entend des choses bien juste, bien vraie, sans jamais que ça soit déprimant ou dramatique et la fin vient mettre un terme aux misères de ce personnage paumé.

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Pain, amour et fantaisie
de Luigi Comencini
Avec Vittorio De Sica, Gina Lollobrigida

3.5/5

Dans l’Italie d’après guerre, dans un village perdue au milieu de nulle part, le maréchal des logis Antonio Carotenuto vient de prendre ses nouvelles fonctions. Il n’est plus un jeune premier, mais il n’est toujours pas marié à son grand désespoir. Il tombe très vite sous le charme de la jeune et sauvage Maria, une jeune fille pauvre, vivant dans une petite bicoque avec ces jeunes frères et sœurs ainsi que sa vieille mère. Mais Maria est amoureuse de Pietro, un jeune carabinier très timide qui n’ose pas avouer ses sentiments.
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Je suis tombée par hasard sur ce film, diffusé dans la séance du cinéma de minuit, sur france 3. L’émission diffuse très souvent des films intéressants, mais difficile de les voir un dimanche soir à minuit…Et bien j’ai beaucoup aimé, l’histoire est simple, c’est une comédie romantique sans grande ambition, mais on passe un excellent moment à regarder les quiproquos amoureux. On est dans le début des années 50, Maria est pauvre et jeune, et tous les hommes célibataires, du plus jeune au plus vieux aimerait en faire son épouse. Le maréchal Antonio ne fait pas exception, il joue les romantiques à fond, espérant tomber sur le grand amour au détour d’une rue.
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J’ai beaucoup aimé voir la vie de village aussi, tout se sait, tout se raconte, les vieilles dames sont pleines de superstitions et de croyances, les ragots vont bon train mais ici, toujours avec une bonne intention. La scène du “miracle de saint Antoine” est très drôle, car le film est avant tout une comédie, et les dialogues bien écrits.
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Gina Lollobrigida est pleine d’énergie et très convaincante dans le rôle de la sauvageonne Maria, qui n’a pas sa langue dans sa poche, mais j’ai surtout adoré Vittorio De Sica, avec son sourire ultra bright, son brushing, son envie de tomber amoureux et de trouver sa future épouse, son personnage est très attachant et en même temps plein d’humour. Il est excellent dans ce rôle.
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La belle équipe
de Julien Duvivier
Jean Gabin, Charles Vanel

3.5/5

5 ouvriers parisiens au chômage ont la chance de gagner au loto. Après avoir tous acheté des petites choses qu’ils ne pouvaient pas se permettre, Jean propose de mettre tout l’argent en commun afin d’acheter un vieux lavoir en ruine sur les bords de marne, afin de le retaper et d’en faire une guinguette. La bonne entente entre les hommes et leur solidarité font qu’ils travaillent dure, chacun dans son domaine, pour faire de la ruine une vraie maison confortable. Bientôt, avec le retour des beaux jours, ils pourront ouvrir leur guinguette. Mais les aléas de la vie viennent séparer certains des compagnons, et surtout Gina, la femme de l’un d’entre eux, refait surface pour essayer d’extorquer de l’argent à son mari.
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J’ai beaucoup aimé la belle équipe. Le film nous raconte surtout une amitié solide entre cinq hommes. Jean le meneur, Charles influençable, ou encore Mario, un réfugié espagnole qui est menacé d’expulsion par la police et qui est le seul à être en couple avec son grand amour, Huguette. Ils ont la chance de gagner à la loterie une jolie somme qui leur permet de s’acheter ce qui sera leur futur guinguette. Bricolage, dure labeur, solidarité, entraide, les choses commencent à se casser la figure quand petit à petite, la vie fait que certains membre du groupe disparaisse, laissant seul Jean et Charles. Et les choses s’approchent dangereusement du gouffre, quand Gina, la femme de Charles qui l’avait quitter, revient pour toucher sa part du magot.
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J’ai beaucoup aimé donc, on s’attache aux personnages et l’histoire est doucement ternie par les aléas de la vie, tout change, rien ne peut rester statique. A noter que la fin lors de sa sortie cinéma, a été changé à la demande des producteurs. Ces derniers souhaitaient une fin heureuse et optimiste. Mais Arte, qui a diffusé le film, nous montre le film dans la version voulue par le réalisateur, avec une fin bien plus pessimiste, et qui donne tout son sens et sa valeur au film je trouve.

Zootopie : Affiche

Zootopie

de Byron Howard, Rich Moore

4.5/5

Judy Hopps est une lapine qui a toujours rêvé de devenir policière.  Mais dans son monde, les lapins et autre petits animaux ne deviennent pas flics. Malgré des parents qui tentent de la dissuader de suivre son rêve, Judy intègre l’académie de police de Zootopie, la grande capitale, grâce à une politique d’ouverture et de discrimination positive. Judy sort très bien notée, mais dès son premier jour elle est affectée aux contraventions. Elle rencontre alors Nick, un renard quelque peu arnaqueur et voleur, comme souvent le sont les renards. Judy qui aimerait bien résoudre l’affaire de la disparition de certains animaux à travers la ville, se voit obliger de s’allier à Nick pour l’aider dans son enquête.

Zootopie : Photo

Zootopie : Photo

J’ai adoré zootopie. La ville qui rassemble tous les animaux, que l’on soit petit ou gros, prédateurs ou non. J’ai adoré les personnages, la très attachante Judy qui rêve de devenir flic et le très malicieux Nick, le renard débrouillard. J’ai adoré leur duo, l’enquête policière, la plongée dans la ville, qui change en fonction des habitats des animaux qui y vivent. Il y a tout un message classique, celui de se battre pour réaliser ses rêves et d’y croire, de ne pas avoir peur de la différence, et de ne pas croire les préjugés. Ici, Nick a toujours souffert de la méfiance des autres, uniquement parce que c’est un renard, Judy n’a jamais été prise au sérieuse, parce que les lapins ça cultivent les carottes et c’est gentils.

Zootopie : Photo

Zootopie : Photo

Il y a aussi pas mal de chose pour satisfaire le public plus adultes, comme une dose de cynisme, une louchette d’humour plus noire, c’est très drôle, il y a pas mal de petites références notamment au Parrain ou surtout à la série Breaking bad, ou de petites touches sarcastiques, comme le discours des parents de Judy en début de film “tu vois Judy si ta mère et moi on est si heureux c’est qu’on a abandonné tous nos rêves!”   ou encore les désillusions de la vie dans une grande ville, avec la relation distante de Judy et ses voisins.

Compartiment tueurs

de Costa Gavras

Catherine Allegret, Jacques Perrin, Yves Montant, Jean Louis Trintignant, Charles Denner, Simone Signoret, Pierre Mondy

4/5

Dans un train de nuit reliant Marseille à Paris, 8 passagers se partagent un compartiment. Parmi eux, Bambi une jeune fille qui va à Paris pour travailler, Eliane une comédienne entre deux âges, ou encore Daniel, un passager clandestin. Mais au matin, alors que tous les passagers débarquent, on découvre le cadavre d’une des voyageuses du compartiment, morte étranglée. L’inspecteur Grazziani mène l’enquête et essaye de retrouver tous les voyageurs du compartiment.

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J’ai beaucoup aimé ce film policier. Quand je vois de quoi était capable le cinéma français dans les années 40, 50, 60, 70 et même 80 et que je vois ce qu’on nous sort comme film maintenant, ça fait peur et c’est bien triste…

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Compartiment tueur c’est donc un film policier aux allures classiques. Un huit clos, un meurtre, une enquête, un inspecteur, des interrogatoires, un suspense. On ne découvre l’identité du coupable et le pourquoi du meurtre qu’à la toute fin. J’ai adoré Montant dans le rôle de l’inspecteur calme qui enquête méthodiquement, le commissaire joué par Pierre Mondy qui ne pense qu’à son avancement ou encore Bambi jouée par la jolie Catherine Allegret. On ne voit pas le temps passé, les dialogues sont bien écrits, les rebondissements présents sans être absurdes, un dénouement bien ficelé, tout comme l’enquête. Un film de genre très réussi.

The Homesman : Affiche

The homesman

de Tommy Lee Jones

Tommy Lee Jones, Hilary Swank, Miranda Otto, Meryl Streep

3/5

Au 19e siècle, dans l’ouest américain, Mary Bee Cuddy est une femme célibataire qui a très bien su gérer sa terre et sa ferme, mais qui cherche maintenant désespéramment un mari pour l’aider dans l’exploitation et avec qui fonder une famille. Mais si tout le monde respecte Mary, aucun homme ne veut l’épouser. Au village, 3 femmes sont devenues folles suites à des traumatismes ou des vies horribles, chacune ayant son histoire. Abandonnées par leurs époux, elles sont confiées au pasteur du village. Un pasteur et sa femme, installée dans une grande ville, acceptent de les prendre en charge et de les renvoyer dans leurs familles respectives, à l’est. Mais encore faut il trouver des volontaires pour les y emmener, car la ville en questions se situe à plusieurs semaines de voyages. Mary décide alors de se porter volontaire. Très pieuse, Mary estime que c’est son devoir. Juste avant de partir, elle sauve la vie à George Briggs, laissé pendu à une corde. Elle lui propose alors 300 dollars pour l’aider dans son voyage.

The Homesman : Photo Hilary Swank

J’aime bien les westerns modernes en générale, et j’aime beaucoup le cinéma de Tommy Lee Jones. Ici, tous les personnages sont destinées à leur perte. On découvre l’histoire des trois femmes folles, comment ces trois femmes ont perdu la raison suite à des traumatismes pour certaines, ou à une vie horrible pour d’autre, ces scènes sont assez horribles à voir, glauques et dures. Pas difficile de comprendre comment elles sont devenues folles.

The Homesman : Photo Meryl Streep, Tommy Lee Jones

Et puis il y a Mary, une femme forte, déterminée, qui a su s’installer seule sur des terres sauvages, qui a su les exploiter dans une région difficile et à les rendre rentables. Mary est à l’abri du besoin, mais elle est aussi très pieuse et estime que son devoir de femme c’est de se marier pour avoir des enfants. Elle aussi commence à perdre la boule dans cette vie dure, isolée, sans personne pour l’épouser.

The Homesman : Photo Hilary Swank, Tommy Lee Jones

Le périple à travers les paysages désertiques, violent, dramatiques de l’ouest des États Unis est parfois beau, parfois agressif, parfois flippant. La fin m’a surprise, je ne m’y attendais pas. Un film dure et assez déprimant au final.

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L’étoffe des héros

de Philip Kaufman

4/5

Le film raconte l’histoire de la conquête spatiale américaine, du point de vue des pilotes, de 1945 à la mission Mercury. Du premier vol qui dépassera le mur du son jusqu’aux premiers astronautes américains qui ont volés dans l’espace en orbite au dessus de la terre, avec en fond, la pression des dirigeants américains face à l’avance que prenait dans ce domaine l’URSS.

L'Etoffe des héros : Photo Sam Shepard

J’ai toujours voulu voir ce film, vu que j’en entends parler depuis petite, mais j’ai jamais eu l’occasion. Au départ, j’avais peur de m’endormir devant, car il dure tout de même 3h! Mais finalement, si les toutes premières minutes ne sont pas les plus palpitantes, j’ai regardé jusqu’au bout sans m’endormir, le film devenant de plus en plus passionnant.

L'Etoffe des héros : Photo

L’étoffe des héros ne parle que de personnages qui existent réellement. Yeager au début du film qui passera le mur du son, dans une ambiance années 50 avec bar spéciale pilote dans le désert californien, les années 50 avec les avions qui deviennent de plus en plus puissants, de plus en plus rapides, et Yeager qui aura de nouveaux pilotes venu le défier sans jamais l’égaler. Puis le début de la conquête spatiale, on voit comment les ingénieurs partent de rien pour la conception des fusées, des navettes, des capsules de retour, des combinaisons, des casques, des détails qui ont leur importance comme faire pipi dans sa combinaison, les premiers pilotes sélectionnés pour passer des tests interminables et en sélectionner qu’une poignée qui aura la chance de partir dans l’espace. On nous montre que la plupart des ingénieurs du programme spatiale sont d’anciens allemands, on voit les russes battre de vitesse plusieurs fois les américains, on voit la pression médiatique.

L'Etoffe des héros : Photo Dennis Quaid, Ed Harris, Lance Henriksen, Scott Glenn

On suit ces pilotes qui ont marqué l’histoire, Alan Shepard, John Glenn, Gordon Cooper, Virgil Grissom. Et Yeager qui lui préfèrera battre des records en ne sortant pas de l’atmosphère terrestre, et qui préfère laisser la conquête spatiale à d’autre. J’ai beaucoup aimé la partie dans laquelle on voit le programme Mercury et suivre chaque astronaute faire son essai les uns après les autres, partir voler en orbite autour de la Terre.

L'Etoffe des héros : Photo Philip Kaufman

Plus le film déroule et plus ça devient passionnant à suivre, il y a aussi pas mal d’humour et puis le casting est en or, à commencer par le charismatique Sam Shepard, suivi de Scott Glen, Ed Harris, Fred Ward et un tout jeune Dennis Quaid. J’ai aussi beaucoup aimé la fin, avec les astronautes accueillis en héros par Lyndon Johnson, après la fin du programme Mercury, avec en conclusion Yeager qui bat un nouveau record, petit clin d’œil à celui qui est peut être au finale, le meilleur pilote.

Gold : Affiche

Gold

de Thomas Arslan

Nina Hoss, Marko Mandic, Lars Rudolphe

4/5

Au 19e siècle au Canada, Emily jeune allemande se joint à un groupe d’émigrés allemand dirigé par un homme d’affaire dont le but est de se rendre dans les Klondike pour faire fortune en profitant de la ruée vers l’or. Un couple de cuisinier d’un certains âge, un homme embauché pour les aider à passer les obstacles et à s’occuper des chevaux, un journaliste qui aimerait écrire un article sur ce voyage. Le petit groupe finance chacun sa partie du voyage en espérant faire fortune à l’arrivée, mais trouver l’or n’est pas chose facile, surtout lorsque le responsable du groupe s’avère ne pas connaitre le chemin comme il l’avait prétendu.

Gold : Photo Nina Hoss

J’étais curieuse de voir ce film surtout parce que l’héroïne est une femme. J’ai beaucoup aimé son personnage, Mary ne se laisse ni effrayée ni intimidée, elle est courageuse, déterminée, ne laisse rien transparaitre et supporte beaucoup de choses. Dans le groupe elle détonne un peu car c’est la seule à être une femme, jeune et en plus jolie et célibataire, mais Mary n’est pas là pour trouver l’amour ou un mari, elle est là pour trouver son filon d’or et faire fortune.

Gold : Photo Marko Mandic, Nina Hoss

On est embarqué dans ce petit groupe de fortune, des gens biens avec leur lots de défauts qui seront exacerbés par les épreuves qu’ils vont endurer dans une nature qui ne pardonne rien, dans un isolement qui peut rendre fou.

Un très bon film interprété par une très bonne actrice.

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Séance de rattrapage: Ave César de Joel et Ethan Coen – Le Havre de Aki Kaurismaki – Le trou de Jacques Becker – Falbalas de Jacques Becker – French cancan de Jean Renoir

Ave, César! : Affiche

Ave César !

de Ethan et Joel Coen

Josh Brolin, Scarlett Johansson, George Cloney, Tilda Swinton, Alden Ehrenreich

4/5

Dans les années 50. Eddie Mannix est un producteur d’un grand studio de cinéma hollywoodien. Tout repose sur lui, il gère tout, le tournage du film, la vie privée et l’image publique des acteurs, la réputation du studio, les journalistes qui cherchent le scoop…Alors que l’industrie de l’aviation cherche à le débaucher, Eddie supervise le tournage d’un péplum sur les romains et leur rencontre avec Jésus. La star du film, Baird Whitlock, disparait sans laisser de trace et Eddie reçoit une demande de rançon.

Ave, César! : Photo Alden Ehrenreich, Ralph Fiennes

Ave, César! : Photo Josh Brolin, Scarlett Johansson

A la sortie du film au cinéma, je n’ai pas été le voir, j’avais entendu beaucoup de choses mitigées et finalement j’avais laissé passer le coche. Ba heureusement qu’une de mes amies a insisté pour que je le vois. J’ai beaucoup aimé Ave César. J’ai déjà beaucoup aimé Josh Brolin qui devient de plus en plus un acteur qui compte par le choix de ces films et par ses interprétations. J’ai adoré le personnage d’Eddie Mannix, passionné par l’industrie du cinéma, même si ça ne se voit pas sous ses airs blasés et professionnels. Il gère tout, à tout heure, s’arrange pour garantir une image positive de tous ses acteurs, fait disparaitre les éléments compromettants, protège les stars des journalistes.

Ave, César! : Photo Channing Tatum

Ave, César! : Photo George Clooney

Le film m’a un peu fait penser à la série Action qui critiquait le monde du cinéma avec son personnage principal, Peter dragon, le producteur. Ave Cesar rend hommage à l’époque des grands studios hollywoodiens, avec leur plateau gigantesque, rend hommage au cinéma US des années 50 avec le tournage d’un western, d’une comédie musicale, ou les grands drama romantiques en noir et blanc. Tout y passe, les financiers qui ne connaissent pas grand chose au cinéma mais qui financent tout et donc décident de tout, les acteurs stars qui sont très loin de l’image parfaite qu’en ont les spectateurs, la réalité des tournages, du figurant à la star en passant par la monteuse, le réalisateur, la maquilleuse. C’est très drôle, intelligent, le film est court mais chaque minute est bien utilisé.

Le Havre : affiche

Le Havre

de Aki Kaurismaki

André Wilms, Katie Outinen, Jean Pierre Darroussin, Blondin Miguel, Elina Salo, Evelyne Didi

4.5/5

Au Havre, Marcel Marx, cireur de chaussure, voit sa femme se faire hospitaliser pour une maladie grave. Il découvre également un jeune africain, Idrissa, immigré clandestin qui a échappé à la police. Marcel décide de tout faire pour l’aider à se rendre en Angleterre pour rejoindre sa mère. Marcel sera aider dans sa tâche par des habitants amis de longue date, mais devra faire aussi avec les délations de certains voisins.

Le Havre : photo Aki Kaurismäki

Le Havre : Photo Aki Kaurismäki

J’en avais entendu parler lors de sa sortie au cinéma. En voyant la bande annonce sur Arte, j’ai su tout de suite que le film allait me plaire. J’ai adoré Le Havre, sorte de conte moderne. Impossible de ne pas aimer le film, à commencer par l’acteur André Wilms qui incarne Marcel. L’acteur a une présence forte et impressionnante. Tout m’a plut dans ce film, les acteurs, les personnages, l’atmosphère parfois étrange. Les décors et accessoires nous renvoi aux années 50, certaines voitures, tenues et coiffures renvoi aux années 80 et en même temps, il y a des téléphones portables. On devine que le film se passe de nos jours, mais certains éléments nous renvoi à d’autre décennies.

Le Havre : photo Aki Kaurismäki

Il y a beaucoup d’originalité dans la mise en scène, les décors, il n’y a pas beaucoup de dialogue, les personnages ne disent que l’essentiel. J’ai adoré parcourir les rues du Havre en compagnie de Marcel, de le voir aller dans des camps de migrants clandestins à la recherche d’un membre de la famille du petit qu’il cache chez lui, aller à la prison, aller à l’hôpital voir sa femme malade. Le film nous parle de solidarité entre membres d’un même quartier, de trahison et de dénonciation. Les personnages sont tous attachants et le film a un coté conte de fée sur certains aspects de l’histoire. Un très beau film.

Le Trou : Affiche

Le trou

de Jacques Becker

Philippe Leroy Beaulieu, Marc Michel, Jean Keraudy, Michel Constantin

4/5

Gaspard, un jeune homme bourgeois condamné pour tentative de meurtre sur sa jeune épouse, est transféré dans une nouvelle cellule à la prison de la santé. Il se retrouve à cohabiter avec 4 autres détenus, qui ont prévus de s’évader de prison en creusant un tunnel. Ils n’ont pas d’autre choix que de le mettre dans la confidence. Gaspard sympathise avec eux et tente lui aussi de s’évader.

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Considéré comme l’un des meilleurs film de Jacques Becker, on suit les prisonniers dans le quotidien d’une prison, presque comme un documentaire. Le quotidien, le levé, le repas, le coucher, la surveillance, les gardiens, les tâches journalières pour occuper les détenus, et la fameuse mission pour mettre au point le plan d’évasion.

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C’est au final très prenant, très intéressant, on sent une tension qui monte, et surtout on voit la complicité, la solidarité entre prisonniers. La fin est vraiment tendue, avec un rebondissement de dernière minute, les affres de la nature humaine qui remontent à la surface et effacent la solidarité première. La dernière phrase prononcée et le dernier plan du film sont lourd de sens.

Falbalas : Affiche Jacques Becker

Falbalas

de Jacques Becker

Raymond Rouleau, Micheline Presle, Gabriele Dorziat, Jeanne Fusier Gir, Jean Chevrier

4/5

Micheline, jeune provinciale, va se marier avec un notable lyonnais. Elle monte à Paris pour préparer son mariage et tombe amoureuse de l’ami de son futur mari, Clarence créateur haute couture qui doit lui confectionner sa robe. Dragueur invétéré, il enchaine les conquêtes et séduit sans remord la jeune Micheline afin de se redonner de l’inspiration pour sa nouvelle collection. Il met un terme à leur relation et se lance dans ses nouvelles créations pour son prochain défilé. Micheline comprend la nature du monsieur et décide de se faire faire sa robe de marié chez lui comme prévu et de l’ignoré. Mais Clarence, en continuant de la côtoyer, se rend compte qu’il est amoureux d’elle et essaye de la reconquérir.

Falbalas : Photo Gabrielle Dorziat, Jacques Becker, Raymond Rouleau

L’histoire d’amour entre Micheline et Clarence n’a rien de bien glamour. Il l’a drague ouvertement, elle est flattée et séduite, ils ont une très courte liaison. Après ça, lui passe à autre chose, elle qui n’est pas du monde des artistes mais une bourgeoise bon chic bon genre, a du mal à comprendre ce qui vient de se passer. Alors qu’elle tente de continuer son petit train de vie, elle se rend compte qu’elle n’est pas amoureuse de son futur mari. Quant à Clarence il se rend compte qu’il ne peut plus chasser Micheline de son esprit et tente de la reconquérir.

Falbalas : Photo Jacques Becker, Micheline Presle

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Micheline est finalement le personnage le plus intéressant du film. Elle évolue beaucoup durant les quelques semaines que dure l’histoire. Elle tombe amoureuse, a le cœur brisé, découvre qu’elle n’aime pas assez son futur mari pour envisager de l’épouser, mais ne renonce pas pour autant. Finalement, elle se décide à dire la vérité au fiancé, qui lui pardonne tout, mais Micheline finit par renoncer et au futur mari et à Clarence. Ce que souhaite Micheline à la fin du film, c’est partir seule.

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Le point le plus intéressant dans Falbalas, ce n’est pas les relations entre les personnages, mais l’univers de la mode. On voit comment fonctionne une maison haute couture dans les années 40. Le créateur, ses muses, ses dessins, les petites mains qui font le travail, et la hiérarchie qui existe parmi les couturières avec les plus âgées qui ont une autorité et une présence très forte. La création d’une collection, et bien sur le défilé finale avec la traditionnelle robe de marié.

French Cancan : Affiche

French Cancan

de Jean Renoir

Jean Gabin, Françoise Arnoul, Maria Felix,

4.5/5

Au début du 20e siècle, Danglard est patron d’une salle de spectacle populaire à Montmartre. Danglard fait un peu fortune, mais passionné par le spectacle il pense à ouvrir un nouveau cabaret, le moulin rouge, et y remettre à la mode une danse d’antan que plus personne ne danse, le french cancan, afin d’attirer des spectateurs plus bourgeois. Il découvre par hasard la jeune Nini, blanchisseuse, et voit en elle une future danseuse. Il l’engage et l’envoi chez Guibole, la prof de danse qui accepte d’entrainer et de former les danseuses de son cabaret pour le french cancan.

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Montmartre, le monde du spectacle, les cabarets, le paris de la belle époque, les jeunes femmes qui brûlent leur jeunesse et leur beauté, des thèmes qui rappellent un peu le film Moulin rouge de Baz Luhrmann dont il s’est forcément inspiré.

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Pour un film français de 1955, le fait qu’il soit tourné en couleur est déjà assez marquant, mais il faut souligner le soin donné à la reconstitution du Montmartre de la belle époque. Les rues pavées, les escaliers, les petites collines, les travaux, les terrasses de café où les bourgeois se pressent. Danglard est un personnage très intéressant, passionné par le monde du spectacle, j’ai  beaucoup aimé son discours à la fin du film, qui se résume par the show must go on. C’est son seul vrai intérêt dans la vie, monter des spectacles, les produire, les voir naitre.

French Cancan : Photo

Autour de lui toute une galerie de personnage plus ou moins important, comme la jeune Nini, qui passe de blanchisseuse à danseuse du moulin rouge. J’ai beaucoup aimé son évolution, elle qui se destinait à épouser son ami du moment, le boulanger, et probablement devenir une épouse derrière la caisse de la boulangerie, à élever leurs enfants. Elle découvre le monde du spectacle et le monde tout court au bras de Danglard, et doit au final choisir sa vie: danseuse star du french cancan ou épouse de boulanger. Le premier choix c’est celui de la passion, de l’art, et puis un moyen pour Nini de s’affirmer, d’être indépendante, libre. Le second choix c’est celui de la raison et de la sécurité, un mari aimant et rassurant, une vie de famille paisible et plan plan. Pas de strass et de paillette, mais la vie d’artiste est aussi moins rassurante, plus dangereuse, comme le montre sa rencontre fréquente avec une vieille dame mendiante à qui Danglard donne toujours quelque chose et qui était autrefois une danseuse talentueuse.

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French Cancan : Photo

Le film nous passe tous les petits travers de la bourgeoisie parisienne, sa folie, son insouciance dans ce Montmartre début du siècle. Avec en final un magnifique spectacle de french cancan dans lequel Nini prend sa décision. Un spectacle plein d’énergie et de folie, avec des danseuses qui se donnent à fond entourer de spectateurs surexcités. Un beau film, qui se laisse voir avec grand plaisir et avec qui on ne voit pas le temps passé, un ton léger, plein d’humour et de tendresse et dans lequel on peut entendre la chanson célèbre La complainte de la butte, écrite et composée pour le film. A voir.

Le cinéma de Hirokazu Kore Eda

Dans le cadre du challenge Un mois au Japon, je vous présente l’un des réalisateurs japonais que je préfère, Hirokazu Kore Eda, et ça tombe bien, ce mercredi sort en France son tout nouveau film, Après la tempête. Ce réalisateur né en 1962 à Tokyo est connu en France surtout depuis la sortie de son 4e film Nobody Knows.

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Je l’ai connu grâce à ce film donc, Nobody knows raconte l’histoire vraie de 4 très jeunes enfants livrés à eux même après que leur mère les aient abandonnés pour pouvoir se marier avec un autre homme. C’est probablement le film le plus dure de Kore Eda, parmi ceux que j’ai pu voir. L’histoire se situe à la fin du 20e siècle et une mère décide de laisser tomber ces jeunes enfants pour refaire sa vie. Tout le monde savait, les voisins, le propriétaire de l’appartement, les gens du quartier, mais personne n’osait rien dire par peur du scandale.

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Le film que j’ai préféré reste à ce jour Still Walking sortie en 2008, qui raconte sur une journée, la réunion d’une famille, à l’occasion de l’anniversaire de la mort du fils ainé. Autour des parents vieillissants, la fille cadette, son mari et leurs enfants et le fils cadet avec sa nouvelle femme et le fils de cette dernière. Sous un beau soleil d’été, la famille se réunit, et certaines rancœur refont surface.

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C’est un très beau film sur la famille, le couple, les relations intergénérationnelles. Kore Eda nous présente cette famille, le caractère de chacun, tout en douceur et poésie. Si certains moments sont émouvants, il y a aussi beaucoup d’humour tout au long du film. Comme souvent dans le cinéma de Kore Eda, on a droit à des scènes de la vie quotidienne, le bain, la cuisine. D’ailleurs le film ouvre l’appétit, car toutes les scènes tournent autour des différents repas de la journée, et de la préparation des plats.

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J’ai beaucoup aimé I wish, l’histoire de deux frères obliger de vivre séparément depuis le divorce de leurs parents,  et qui vont tout faire pour se rejoindre à mi chemin le temps d’une journée. C’est un peu naïf, peut être le film le plus facile d’accès pour des enfants. Mais encore une fois, c’est poétique, doux, chaleureux, et attachant.

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Tel père tel fils sortie en 2013, raconte la rencontre de deux familles que tout opposent, une riche et cultivée, l’autre pauvre et simple. Les deux familles se rencontrent à la demande d’un hôpital qui leur annonce que lors de la naissance de leurs fils respectifs, les bébés ont été échangés.

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Le film pose la question de l’amour d’un parent pour son enfant. Est il plus fort par le lien du sang, ou par le fait d’avoir élevé l’enfant? Les deux familles sont bien sur bouleversées. Comment choisir entre le fils qu’ils ont toujours connu, aimé, élevé, et le fils qui est finalement leur chair et leur sang? là encore, le réalisateur a su abordé cette question avec humanité et justesse, sans pour autant tombé dans le mélo, le film, encore une fois, ne manque pas d’humour.

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Notre petite sœur sortie en 2015 est le dernier film en date que j’ai vu du réalisateur. L’histoire de trois sœurs adultes qui vivent dans la maison familiale à Kamakura, chacune vivant librement leur vie, jusqu’à l’annonce de la mort de leur père, qu’elles n’ont pas revu depuis que ce dernier a décidé de quitter leur mère pour refaire sa vie. Elles découvrent alors qu’elles sont une demi sœur de 14 ans qui se retrouve seul ou presque. Elles décident de l’accueillir chez elles.

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Là encore toujours cette poésie, légèreté, tendresse pour ses personnages, douceur, là aussi beaucoup d’humour, on s’attache beaucoup à tous les personnages, et on adore suivre les différents rituels, le bain, la cuisine, l’alcool de poire, les différentes saisons.

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Finalement le seul film que je n’ai pas trop aimé c’est Air doll sortie en 2008, l’histoire d’une poupée gonflable qui prend vie et se pose la question de sa création. Une sorte de Pinocchio moderne. Je n’en garde pas beaucoup de souvenir, je ne l’ai jamais revu depuis sa sortie cinéma, mais je me souviens avoir pas trop accroché.

Si vous voulez vous faire une idée, son dernier film Après la tempête est sortie hier. Je l’ai vu et j’ai adoré, je vous en reparle très vite!

Derniers films vu : Marie octobre – Voici le temps des assassins – Trois enfants dans le désordre – Adieu poulet

Voici quelques films que j’ai pu voir dernièrement à la télé ou en dvd et qui m’ont beaucoup plut.
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Marie Octobre
de Julien Duvivier
Danielle Darrieux, Lino Ventura, Paul Meurisse, Bernard Blier, Serge Reggiani
15 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, Marie Octobre décide de réunir tous les anciens membre de son réseau de résistance, dirigé à l’époque par le charismatique Castille. Elle réunit le temps d’une soirée tous ses anciens camarades dans la maison de Castille, qui avait été tué lors d’une fusillade dans sa maison, suite à une descente surprise par la gestapo. Après un diner innocent où tout le monde raconte ce qu’il est devenu, Marie Octobre annonce la véritable raison de cette réunion. Elle a en effet découvert que si Castille était mort sous les balles de la Gestapo, c’est parce que le réseau a été trahie par un de ses propres membres. Parmi eux se trouve donc celui qui les a dénoncé à la Gestapo et qui est responsable de la mort de Castille.
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Marie Octobre, c’est donc un huis clos. Toute l’intrigue se déroule dans le salon de la grande maison de Castille, on a l’impression pendant 1h30, d’être dans le dénouement d’un épisode de Hercule Poirot quand tous les suspects se retrouvent dans le salon pour la révélation finale. Tous on plus ou moins réussi leur vie, avocat, médecin, industriel, propriétaire d’une imprimerie, serrurier, patron d’une boite de striptease, boucher, contrôleur des impôts et prêtre. Marie Octobre est directrice d’une maison de couture. Tous le monde a fait sa vie, son chemin, tout le monde à tourner la page de la guerre. Jusqu’à ce que Marie Octobre annonce que la mort de leur ancien chef et mentor est du à la trahison de l’un d’entre eux.
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Le film est donc une suite de conversations, de disputes, d’interrogatoires cachés. Tout le monde soupçonne n’importe qui, les doutes fusent, les accusations aussi. Le petit groupe qui semblait si soudé et solidaire vont faire surgir tout les petits secrets des uns et des autres, chacun va devoir justifier un pan de leur vie.
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On ne voit pas le temps passé durant le huis clos. Bien sur, il y a certaines grosses ficelles, on est pas plus surpris que ça par le final, mais on se laisse prendre au jeu avec plaisir, et on se laisse aller dans l’enquête de Marie Octobre, sans trop creuser la question, ne voulant pas découvrir trop vite la vérité. Un très bon film policier donc, servi par un casting de luxe, Ventura, Blier, Reggiani, et surtout Danielle Darrieux et Paul Meurisse.
Voici le temps des assassins : Affiche
Voici le temps des assassins
de Julien Duvivier
Jean Gabin, Danièle Delorme, Gérard Blain

4/5

André Chatelin est un restaurateur de renom qui tient son restaurant au cœur des halles de Paris. Tout Paris veut gouter à la cuisine du grand chef, les poissonniers, maraichers et bouchers des halles à midi, les grands bourgeois le soir. Il reçoit un jour la visite de Catherine, la fille de son ex femme. Elle lui annonce que sa mère est morte. Avec ces airs de petit ange, André décide de recueillir cette fille qui aurait pu être la sienne s’il n’avait pas divorcé. Petit à petit, Catherine tente de charmer André…
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C’est l’histoire classique du vieux solitaire qui rencontre une jeune fille aux airs angéliques et qui se laisse prendre dans sa toile. Elle éloigne de lui tous ceux qui lui sont proches, celui qu’il considère comme son fils d’adoption, étudiant en médecine et qui bosse dure pour payer ses études, ou encore sa mère. On donnerait sans concession le bon Dieu à cette jeune fille qui semble si fragile, si innocente. André, joué par Gabin, se laisse complètement avoir par l’air d’ange de Catherine, qu’il considère d’abord comme la fille qu’il aurait pu avoir, mais qu’il refuse de voir comme une possible épouse.
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J’ai adoré donc l’ambiance des halles, les maraichers, les bouchers, qui viennent déjeuner tous les jours chez Chatelin, son amitié pour le jeune Gérard, son fils spirituel étudiant en médecine. Petit à petit, Catherine arrive à isolé Chatelin.
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Catherine est une garce de la pire espèce, prête à tout pour sortir du ruisseau et de la pauvreté. Petit à petit, on apprend le passé de Catherine, entre une mère aux mœurs plus que légère, et un père absent, Catherine à grandi entourée des amants de passage d’une mère droguée et accroc. Finalement, on peut la comprendre cette Catherine, qui ne rêve que de mener une vie tranquille, calme et sécurisée. Mais dans sa volonté de garder son secret, elle est capable du pire.

Voici le temps des assassins, outre ce portrait de femme déterminée et froide, nous plonge dans ce Paris des années 50, quand les halles étaient encore des halles, et que Rungis n’était pas encore ce qu’il est. Certaines scènes sont tournées en extérieur dans le paris d’époque. Un très bon film, tendu, noir.

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Trois enfants dans le désordre

de Leo Joannon

Bourvil, Jean Lefèvre

3.5/5

Eugène Laporte est un entrepreneur efficace et honnête. Il est la victime d’un complot d’un concurrent et est arrêté pour haute trahison. La seule chance qu’il a de sauver la plus grosse partie de son entreprise et de son argent, est de reconnaitre trois enfants naturels, qui n’ont jamais été reconnu par des pères. Il charge son associé Fernand, de lui dégoter trois enfants non reconnus. Mais alors qu’il est enfin désigné comme père de trois enfants, Eugène se voit blanchi grâce à Élisabeth, l’inspectrice du travail pour qui Eugène en pince. Mais voilà, il a tout de même trois enfants sur les bras dont il ne peut plus se débarrasser, George 8 ans, Zoé 16 ans, et Roger 20 ans. Il doit aussi se coltiner les mères des deux plus grands enfants, tout en convaincant Elizabeth de ne pas rompre leur fiançailles.

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J’ai beaucoup aimé cette comédie. Bourvil ne joue ni les inspecteurs sérieux, ni les idiots naïfs. Ici, c’est un grand entrepreneur, qui réussi dans les affaires avec honnêteté. Jean Lefèvre joue son bras droit, qui ne suit pas toujours les envolées lyriques de son patron, mais qui ferait tout pour son ami et chef. J’ai aussi beaucoup aimé les trois enfants, George en particulier, ce petit garçon intrépide, pragmatique, intelligent et drôle, et très vite, les trois enfants qui ne se connaissaient pas, vont développer des relations amicales très fortes, et se considérer très vite comme de vrais frères et sœurs.

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Beaucoup de rebondissements en peu de temps, beaucoup de surprises, mais sans que cela ennui, sans que cela soit lourd. Le film est assez court, c’est frais, c’est drôle, les personnages sont très attachants. A voir!

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Adieu poulet

de Pierre Granier Deferre

Lino Ventura, Patrick Dewaere, Victor Lanoux, Julien Guiomar

4/5

En pleine élection locale, des hommes de mains du candidat Lardette agressent des colleurs d’affiche du candidat concurrent. L’inspecteur Moitrier qui passe par hasard, se fait tirer dessus par le meneur. Après la mort du policier, le commissaire Verjeat et son bras droit, l’inspecteur Lefèvre, enquêtent sur l’entourage du coupable et tente de le faire sortir de sa cachette. Mais les méthodes employées ne plaisent pas au candidat Lardette, qui ne veut pas que cette histoire rejaillissent sur sa campagne électorale. Verjeat subit alors des pressions de sa hiérarchie.

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Je ne suis pas fan de Patrick Dewaere, sa façon de jouer excessive, mais j’adore Lino Ventura, et beaucoup des acteurs jouant des seconds rôles, comme Julien Guiomar, Victor Lanoux ou Pierre Tornade.

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On est tout de suite pris par l’intrigue policière, surtout grâce à Lino Ventura qu’on a envie de suivre partout, comme le fait son jeune collègue. Le film est court, les rebondissements nombreux, l’intrigue est bien menée, bien ficelée, les dialogues très bon, il y a aussi pas mal d’humour. Et j’adore l’ambiance policière des films de cette époque.

Un très bon casting, des personnages intéressants, une intrigue bien menée, des dialogues bien tournées, on ne s’ennuie pas une seconde et la fin m’a beaucoup plut!

Jane Eyre

Jane Eyre : affiche

de Cary Fukunaga

Mia Wasikowska, Micheal Fassbender, Judy Dench, Jaimie Bell, Sally Hawkins, Imogene Poots

3/5

Jane Eyre, orpheline, est recueillie par son oncle maternelle. Si son oncle l’apprécie beaucoup, ce n’est pas le cas de sa tante et de ses cousins, qui profitent des absences nombreuses du chef de famille, pour s’en prendre physiquement et psychologiquement à la jeune Jane, qui grâce à un caractère fort, ne se laisse jamais faire. Après la mort de son oncle, sa tante se débarrasse de Jane dans une institution pour jeune fille, sévère et rude. Jane finalement, grandi et enseigne à son tour aux plus jeunes filles. Elle décide de passer une annonce pour devenir gouvernante et sortir enfin de cette institution prison. Grâce à l’éducation qu’elle a reçu malgré tout, elle est engagée à Thornfield, pour devenir la gouvernante de la pupille d’un certain monsieur Rochester. Les premiers mois se passent à merveille pour Jane, qui est heureuse de vivre dans une belle demeure et d’enseigner à une enfant attachante, jusqu’au retour du maitre des lieux, l’austère et cynique monsieur Rochester. 

Jane Eyre : Photo Cary Fukunaga

J’ai toujours adoré cette histoire, j’avais adoré le roman, et j’avais aussi adoré le film de Zeffirelli, qui avait un certain charme. J’ai aussi vu la mini série de la BBC de 2006 avec Ruth Wilson qui est très bien dans son genre, même si certains passages m’ont fait tiqué, notamment la fin.

Jane Eyre : Photo Mia Wasikowska

J’ai pu voir cette nouvelle adaptation cinéma grâce à sa diffusion sur arte, il y a quelques semaines et je dois dire que je n’ai pas été transporté par le film. J’adore Michael Fassbender, mais ici il n’apporte rien de plus à son personnage, ne se distingue en rien des autres adaptations. Mia Wasikowska possède un charme étrange de lutin, un peu comme les descriptions de Jane dans le roman, je trouve que l’actrice incarne parfaitement le personnage. Mais ce qui m’a gêné dans ce film c’est le manque totale d’originalité, de possession artistique. C’est hyper classique, j’ai même eu l’impression d’avoir déjà vu le film, je me suis posée la question de savoir si je n’avais finalement pas déjà vu le film à sa sortie ciné, mais non. C’est juste que cette version ressemble tellement aux versions précédentes, que je confonds les images, les scènes. La lumière, les décors, les costumes, ressemblent à ceux des autres adaptations.

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J’aime toujours autant l’histoire et les acteurs sont dans l’ensemble très bon, mais ça manque d’émotion , de passion, on ne sent pas de possession, d’adaptation. Je peux même dire que je me suis légèrement ennuyée durant la diffusion, à deux doigts de m’endormir. Bref, si j’ai envie de revoir Jane Eyre sur ma télé, je lui préférerais la version de 1996 ou de 2006.

Vu dans le cadre du challenge Mois anglais

10 things I hate about you – La reine des neiges – Le temps d’un week end – About time – Z – les diaboliques – Maigret tend un piège – Sirenes

Voici quelques films que j’ai vu ces derniers mois en dehors du cinéma. Il y en a pour tous les gouts, des films de tous les pays, toutes les époques.

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10 things I hate about you de Gil Junger, Heath Ledger, Julia Stiles, Larrisa Oleynik, Allison Janney, Joseph Gordon Levitt. L’un des premiers films de Heath Ledger dans lequel on retrouve Julia Stiles. Le film date de 1999  et transpose Beaucoup de bruit pour rien de Shakespeare dans un lycée américain de 1999. Julia Stiles et Heath Ledger forment un duo très attachant, il y a pas mal d’humour. J’ai adoré voir Allison Janey dans le rôle d’une conseillère d’éducation un peu loufoque, c’est dommage qu’on ne l’a voit qu’au début du film, son personnage avait du potentiel. Reste un film léger, sympathique, drôle, et le couple Ledger/Stiles est très mignon, le genre de film qui fait du bien et qui détend.

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La reine des neiges, de Disney. Je n’étais pas allée le voir au cinéma faute de motivation, à force d’entendre que le film était bourré de chansons longues et interminables. J’ai finalement bien aimé la reine des neiges, je ne m’y attendais pas! Les chansons sont, il est vrai, très présentes, mais au finale, elles restent plutôt bien réparties, parfois courtes, et surtout elles ne sont pas énervantes ou gnangnan comme c’est souvent le cas. C’est visuellement très réussi, ce monde couvert de glace et de neige, et Elsa est un personnage féminin fort et déterminée, tout comme sa sœur Hannah, même si elle se rapproche plus du modèle héroïne Disney que ne l’est Elsa, qui sort des sentiers battus. Je préfère de loin le titre originale, Frozen, qui correspond bien mieux au sujet du film, plutôt que La reine des neiges qui trompe un peu le spectateur. Ici les héroïnes Disney ne sont pas en quête de l’amour et point de prince charmant pour sauver les deux princesses, c’est surtout un film sur l’amour entre deux sœurs, le sens du sacrifice et le besoin d’être soi même pour vivre en paix. Un jolie film et même si les parents du monde entier maudissent la chanson, j’avoue que j’aime bien Let it go!

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Le temps d’un week end de Martin Brest, Al Pacino, Chris O’Donnell. Vu sur Arte, je n’avais jamais eu l’occasion de voir ce film avec Al Pacino, qui lui a permis de remporter l’oscar du meilleur acteur en 1992. C’est un film touchant, qui vaut surtout pour le personnage du lieutenant Slade, aveugle, aigrie, très en colère, qui reste un personnage sans concession, sans compromis ce qui lui vaut d’être assez isolé. J’ai adoré son personnage, sa manière de vivre sa vie à fond durant son séjour à New York, j’ai aussi beaucoup aimé le jeune Charlie, en proie à un dilemme, qui va apprendre beaucoup de chose durant le week end en compagnie du lieutenant, un véritable voyage d’apprentissage. Le film a un coté Le cercle des poètes disparus. A  noter Philip Seymour Hoffman dans un second rôle, bien jeune!

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Les diaboliques de Henri Georges Clouzot. Simone Signoret, Paul Meurisse, Véro Clouzot, Charles Vanel. L’histoire d’une épouse bafouée Véra, propriétaire d’un pensionnat pour garçon, dirigé par son mari, un tyran qui la trompe ouvertement avec une des institutrices, Nicole. Pour autant, les deux femmes deviennent amies, toutes deux victimes de la tyrannie du même homme et quand Nicole demande à Véra de l’aider à tuer le mari, elle accepte. J’ai adoré ce classique que je n’avais jamais vu! Simone Signoret en femme de sang froid, Vera Clouzot en épouse cardiaque, Paul Meurisse en mari tyran et Charles Vanel dans le rôle d’un vieux commissaire qui comprendra tout. Je ne dirais pas grand chose de l’intrigue, mais le film a son lot de rebondissement, de surprise et de révélation, la réalisation est juste parfaite, magnifique noir et blanc, et certaines scènes sont tendues comme c’est pas permis, notamment la scène de la piscine, ou la scène finale dans le pensionnat. Excellent!

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Sirènes de John Duigan. Tara Fitzgerald, Hugh Grant, Sam Neil, Portia de Rossi, Elle MacPherson. Dans les années 30, un couple anglais débarque en Australie. Le mari pasteur, doit s’établir dans la région, mais avant de prendre possession de sa paroisse, il s’arrête avec sa femme dans la propriété d’un artiste connu. Sa mission est de le convaincre de ne pas exposer sa dernière toile, où l’on voit une femme nue crucifiée. Alors que le jeune prêtre essaye de convaincre par la discussion le peintre, sa femme fait la connaissance de la femme du peintre et de ses belles filles, de jeunes femmes légères et libérées, qui ne s’embêtent pas des convenances et du qu’en dira t-on. Elle s’ouvre alors peu à peu à cette liberté de ton qui règne dans la propriété. Je ne connaissais pas ce film, c’est une amie qui est tombée dessus dans un magasin d’occasion et qui a titillé sa curiosité. Ce film est sortie juste avant 4 mariages et un enterrement, et l’affiche du dvd est mensongère au possible, vu que on y voit uniquement Hugh Grant et Elle MacPherson qui nous laissent penser à une romance entre les deux personnages, alors que  l’héroïne du film c’est Tara Fitzgerald (Les virtuoses). Le film se laisse voir tranquillement, Tara Fitzgerald découvre la sensualité, le fantasme, se découvre elle même, et son passage dans cette famille originale d’Australie va lui permettre de faire évoluer son couple dans d’autre sphère. Un certain charme ressort du film qui n’est pas indispensable, à voir pour la talentueuse Tara Fitzgerald.

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About time de Richard Curtis. Rachel McAdams, Billy Nighy, Domnhall Gleeson. Un film anglais gentillet, sympathique, l’occasion de voir la jolie Rachel McAdams, mais surtout l’occasion de voir Billy Nighy que j’adore et qui joue le père de Tim. C’est le personnage qui m’a le plus touché dans le film. Jolie histoire d’amour sans pour autant tomber dans le romantisme niais, je dois tout de même avouer que le film est très lisse, dans le sens qu’il ne se passe pas énormément de chose, c’est un peu vide de ce coté là, de trop nombreuses scènes sans intérêt, les rebondissements sont rares, et reste toujours raisonnables, du coup on se laisse bercer sans jamais être emporté.

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 Z de Costa Gavras. Yves Montand, Jean Louis Trintignant, Charles Denner, Julien Guiomar. L’histoire d’un homme qui se lance dans la politique afin de se faire élire et d’instaurer une vraie démocratie, dans un pays où les militaires et les dictateurs règnent en maitre. Un film culte, un film important dans la filmographie de Costa Gavras que je n’avais pourtant jamais vu. Il a obtenu à l’époque, l’oscar du meilleur film étranger. Le film est passionnant du début à la fin, surtout l’enquête que mène le juge, joué par Trintignant. Le film assez cynique sur sa fin, m’a rappeler un peu I comme Icare, que j’ai préféré à Z. Je n’en dis pas plus sur l’histoire, pour ne pas gâcher le plaisir.

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Maigret tend un piège de Jean Delannoy . Jean Gabin, Annie Girardot, Jean Desailly. Je n’ai jamais été fan du personnage de Maigret, mais là c’est Jean Gabin qui joue le rôle. C’est la chaine D8 qui a passer les trois films interprétés par Jean Gabin cet été, et sur les trois je n’ai vu que celui là. J’ai adoré suivre l’enquête, des femmes qui se font assassinées dans les rues de Paris, la nuit, par un inconnu qui envoi des lettres provocatrices à Maigret. L’enquête est intéressante, on peut y voir Lino Ventura dans un petit rôle, on peut y voir Annie Girardot très jeune et très jolie, des femmes policières qui n’ont pas froid aux yeux, et un Maigret qui joue les commissaires tenaces, intelligent, et patient. Les dialogues sont très réussis, signé Michel Audiard bien sur, un vrai bijoux!

 

Noblesse oblige

Noblesse oblige : Affiche

de Robert Hamer

Dennis Price, Alec Guiness, Valérie Hobson, Joan Greenwood

4/5

Louis a grandi auprès de sa mère, une noble qui a été reniée par sa famille après avoir fait un mariage avec un roturier. Toute sa vie, sa mère ne cesse de rappeler à Louis ses origines, et le fait qu’il pourrait un jour hériter des biens familiaux et du titre de duc. Après la mort de sa mère, et le refus de sa famille à ce qu’elle soit enterrée dans le caveau familiale, Louis est décidé à se venger en éliminant tout les héritiers du titre de duc qui se trouve avant lui sur l’arbre généalogique.

Noblesse oblige : Photo Robert Hamer

Ces deux dernières semaines était organisé une rétrospective sur le thème d’Alec Guinness and friends. Quelques salles d’art et d’essai repassaient 7 films d’humour typiquement anglais tournés dans les années cinquante. Passeport pour pimlico, de l’or en barre, tueur de dames, whisky a gogo, et quelques autres. Avec mes vacances j’en ai profité pour voir au moins l’un de ces films. J’ai choisi noblesse oblige tourné en 1949, vu au cinéma art et essai Mac Mahon.

Noblesse oblige : Photo Robert Hamer

On y suit le pauvre Louis, qui après la mort de sa mère, une noble reniée par sa famille après un mariage roturier, décide de se venger de cette famille qui n’a pas voulu satisfaire les dernières volontés de sa pauvre mère. Petit commis dans un magasin, Louis décide d’éliminer un à un tout les préposés au titre de duc qui se situent avant lui dans la ligne de transmission.

Noblesse oblige est un petit bijoux d’humour noir, de cynisme et d’humour british. Ici pas de franche rigolade ou de fou rire, mais un humour fin et intelligent. Louis est au départ un personnage un peu simpliste, très attaché à sa mère, très naïf, maladroit. Une fois son premier meurtre accompli, il prend de l’assurance, devient plus téméraire, ose plus, et tout en montant l’échelle sociale, voit son accès au titre de duc se rapprocher rapidement. L’acteur Dennis Price, avec ces cheveux bouclés, ses manières et son personnage m’a fait penser plus d’une fois à Guillaume Gallienne dans son flm Guillaume et les garçons à table.

Un empoisonnement, un sabotage, une explosion, des accidents à gogo, tous les héritiers de la famille de Louis sont interprétés par le même acteur, Alec Guinness (loin de son rôle d’Obi Wan Kenobi!), que ce soit un vieux prêtre alcoolique, un séducteur, et surtout une sufragette un peu violente, Alec Guiness a le sens du déguisement, il incarne chaque héritiers de la famille d’Ascoyne, huit personnes différentes dont une femme, chacun avec humour!

J’aurais aimé en voir d’autre notamment, tueur de dames, mais le cycle se termine aujourd’hui. Un très bon film d’humour noir, avec d’excellents acteurs, notamment Dennis Price et Alec Guinness.