Dernière séance: Sorry we missed you de Ken Loach

Sorry We Missed You : Affiche

de Ken Loach

4/5

Kris Hitchen, Debbie Honeywood, Rhys Stone, Katie Proctor, Ross Brewster

Rick et Abbie forment un couple solidaire et aimant. Avec leurs deux enfants, Sebastian et Lisa, ils vivent en location. Rick rêve de devenir propriétaire pour garantir un toit pour sa famille. Mais à la suite de la faillite de l’entreprise pour laquelle Rick travaillait, il n’a fait qu’enchainer les contrats à durée déterminée, les intérims ou les remplacements, en tant qu’ouvrier, paysagiste, électricien…Sans contrat stable, aucune banque ne veut prêter de l’argent à Rick. Il décide alors de se lancer dans un nouveau type de travail, être livreur mais sans rendre compte à des patrons. Pas de contrat de travail, pas de devoir, pas de droits, mais malgré les apparences, Rick rend quand même compte à une sorte de superviseur, et la moindre erreur ou faiblesse l’oblige à régler des amandes et à être noter de manière négative dans son dossier personnel. Rick travaille 14h par jour pour rembourser l’achat d’un camion de livraison, et sa femme Abby a du renoncer à sa voiture, ce qui rend son travail d’infirmière à domicile très pénible. L’absence des parents et leurs fatigues grandissantes se répercutent sur leur vie de famille. Sebastian, qui est déjà un ado rebelle, a un comportement de plus en plus destructeur, et la petite Lisa se sent de plus en plus angoissée et responsable du bien être de sa famille…

Sorry We Missed You : Photo Debbie Honeywood, Rhys Stone

J’aime beaucoup les films de Ken Loach, même si je suis loin d’avoir tout vu. La plupart des films de Loach sont assez dure à voir, car le réalisateur met en scène des personnages souvent attachants vivre des situations socialement difficiles, des gens biens broyés par un système impitoyable. Ken Loach sait aussi faire des comédies et avec brio, notamment avec Looking for Éric ou encore La part des anges.

Ici, on est à nouveau face à des gens biens, honnêtes, travailleurs, mais qui vont se retrouver broyer par un système injuste, un système qui est fait pour enfoncer les gens pauvres ou qui ont des situations précaires. Ici Rick travaillait bien dans l’entreprise qui l’employait, il allait enfin réaliser son rêve d’avoir sa propre maison pour mettre à l’abri sa famille, mais le voila de nouveau sur le marché du travail et si Rick n’a jamais été au chômage, si il a toujours du travail, le manque de contrat à durée indéterminée l’empêche d’obtenir un prêt.

Sorry We Missed You : Photo Kris Hitchen, Ross Brewster

Dans Sorry we missed you, Ken Loach se penche sur le phénomène de plus en plus important des achats par internet et des livraisons incessantes. L’uberisation de la livraison à domicile. On fait miroiter à Rick qu’en devenant l’un de ces livreurs, il n’aurait plus à rendre compte à un patron, il n’aurait plus à se retrouver dans une hiérarchie défavorable. Plus Rick travaillera plus il gagnera d’argent, payer à la livraison. Mais finalement dès le départ, Rick comprend que ce n’est pas aussi simple. Il faut acheter un camion, il faut se pointer au dépôt aux aurores 6 jours sur 7, il faut scanner tous les colis lors de la réception jusqu’à la livraison. La machine calcule tout, le temps de livraison, le respect des horaires indiqués par les clients…Maloney, le chef du dépôt, prend le rôle du “patron”, en punissant les livreurs qui arrivent en retard, ceux qui n’ont pas livrés les colis à l’heure, ceux qui ont eu des plaintes. Tout est prétexte à une amende, retenue sur le salaire du livreur. Ton camion tombe en panne, un accident de la route, une perte de colis, un retard, l’impossibilité de venir un jour quelque soit l’urgence, tout engendre une amende, même si le livreur est victime d’une agression violente, les colis volés devront être remboursés par le livreur…Tous les inconvénients d’un boulot contrôlé par un patron et aucun avantage des salariés d’une entreprise, aucune couverture sociale, aucune assurance, aucun contrat, aucun congé. Rick tombe dans un engrenage, où chaque coup dure de la vie se répercute sur son revenu. Des conséquences que Rick ne peut supporter puisque cela impacte directement le paiement du loyer, l’achat de nourriture, le paiement des écoles des enfants.

Sorry We Missed You : Photo Katie Proctor, Rhys Stone

Rick souffre mais Abby elle aussi est sur le point de craquer. Ken Loach se penche en arrière plan sur le traitement des personnes âgées qui n’ont aucune aide de leur famille. Abby est une infirmière à domicile qui tente malgré toutes les difficultés de rester humaine avec celles que la société qui l’emploie appelle “clientes”. Tout cela se répercute sur la vie de famille qui devient difficile. Sebastian joue les rebelles et ne pense pas du tout à la vie difficile que mène ses parents, et Lisa angoisse tous les jours concernant le futur de sa famille: ses parents vont ils divorcés, son frère va t-il partir pour ne plus revenir?

Sorry We Missed You : Photo Katie Proctor, Kris Hitchen

Ken Loach tape encore une fois dure et pointe du doigt une société de moins en moins humaine de plus en plus dure, et ce sont toujours les mêmes qui trinquent. Kris Hitchen qui joue Rick et Debbie Honeywood qui joue Abby sont excellents dans le rôle des parents, et les enfants ne sont pas en reste. A voir.

Deux week end à Londres

Je n’ai pas eu le temps de parler ici de deux week end que j’ai passé à Londres durant le 1er trimestre de l’année. A la fin du mois de janvier et à la fin du mois de mars.

A la fin du mois de janvier, je suis partie trois jours à Londres. Chaque année ou presque, je passe toujours deux ou trois jours à Londres en début d’année, grâce aux promo eurostar. D’habitude j’attends la fin du mois de février pour partir, et en générale j’ai toujours du beau temps. Cette fois ci le temps n’était pas très agréable!

Je connais bien la capitale anglaise maintenant, alors quand je m’y rend j’essaye de ne pas trop en faire et de profiter. Hôtel dans le quartier d’Algate, je me suis promenée à Little Venice près de Regent Park le long des canaux, quelques premiers signes printaniers, de jolies maisons cossues à admirer, des péniches colorées. Je débouche dans un quartier beaucoup plus populaire dans Marylebone road avant de revenir vers Marylebone high street, puis Marylebone lane qui nous ramène dans le quartier d’oxford street. Je trouve refuge dans Wardour street chez Princi, que je ne connaissais pas. Très bonne pizza vendu à la part, et des pâtisseries très tentantes.

Durant ce petit week end, j’ai pris le temps de rendre visite à la librairie waterstone, de faire quelques magasins, de me promener dans Kensington, de visiter la Leighton house museum que j’aime beaucoup et en particulier une des peintures exposées dans ce musée. Vu la météo à ce moment là, j’ai privilégié les musées et j’ai donc été faire l’expo Pierre Bonnard à la tate modern, de jolies tableaux dont les sujets sont un peu trop répétitifs (sa maison de campagne, des jardins et sa femme qui dort, sa femme qui se peigne, sa femme qui prend son bain…). J’ai testé un resto Clos Maggiore à covent garden, qui s’avère un peu trop snob, bien que les serveurs soient tous très gentils. Les plats sont bons mais ce n’est pas non plus le repas de ma vie, et vu les prix, j’aurais pu m’en passer!

Enfin, j’ai pu visiter Houses of parliament, c’est un peu cher (18£) mais ça vaut le coup d’œil. File d’attente, fouille comme à l’aéroport, audioguide, photos autorisées uniquement dans le premier hall. On peut voir entre autre, le central lobby dont le plafond est magnifique, la chambre des lords en rouge, la chambre des communes en vert. La visite est très intéressante, j’ai beaucoup aimé. Dernière promenade à Hampstead pour profiter du beau temps avant le retour.

 

Le second week end n’était pas tout à fait prévu à l’avance, en tout cas pas autant à l’avance que dans mes habitudes. Cette fois ci c’est en avril, il fait beaucoup plus chaud et surtout beaucoup plus beau. On se rend à la sky tower pour profiter de la vue, shopping, relève de la garde à Buckingham palace, promenade à Borough market pour acheter du très bon miel, balade à Chiswick house, ou plutôt son grand parc car la maison est fermée ce jour là. Je déjeune à Dishoom, un resto indien qui propose des plats qui n’ont rien à voir avec les resto indiens habituels en France. C’est très bon.

Retour un peu chaotique car problème de manif sur les voies et retard des eurostars depuis la veille au soir. Heureusement on en a pas trop souffert au final.

Une soirée à l’opéra Garnier, La traviata

Il y a deux semaines, je me suis rendue un dimanche soir à l’opéra pour voir La traviata de Verdi. J’ai réservé les places en juin dernier, avec difficulté car les places sont parties en un temps record.

La traviata c’est l’histoire de Violetta, inspirée par la Marguerite Gautier de La dame aux camélia de Dumas. Violetta est une femme qui parcours les salons, les bals, les fêtes, une courtisane qui profite de la vie sans penser aux lendemains. Elle finira par tomber amoureuse et laisser de coté sa vie de courtisane, mais sa santé dépérira petit à petit…

costume de Paquita, un ballet que j’avais vu et beaucoup aimé il y a deux ans;

J’ai appris quelques semaines avant la représentation, que La traviata avait été revu et modernisé. L’action ne se déroule pas au 19e siècle mais de nos jours. Violetta n’est pas une courtisane mais une instagrameuse, youtubeuse reconnue, suivie par des millions de gens, devenue égérie d’une grande marque de parfum…

Je dois dire que sur le papier l’idée ne me plaisait pas trop. Les premières minutes sur scène, c’est deux écrans géants posés sur la scène, qui nous montre la vie des réseaux sociaux de Violetta. Son compte instagram, ces soirées, ces fêtes, sa vie sociale, et puis son médecin qui lui demande par sms interposé de passer le voir pour discuter des résultats de ses dernières analyses. Car Violette est gravement malade.

Visite de l’opéra Garnier

Avait-je envie de passer trois heures un dimanche soir à voir la déperdition d’une jeune femme atteinte d’un cancer? non pas vraiment. On est loin de l’idée de ce que je m’en faisais, des costumes du 19e siècle, les robes, les salons bourgeois, les fêtes. Non ici, les tableaux qui s’enchainent sur scène c’est une boite de nuit parisienne, le départ de la fête dans une vraie voiture Uber, un kebab ouvert toute la nuit, une start up, une boite de nuit aux mœurs bizarres, ou alors des tableaux minimalistes avec un décor qui se résume en un carré en trois dimensions blanc pour représenter la vie à la campagne, dans lequel le héros écrase du raisin dans un bac en bois, ou encore Violetta qui trait une vache, là comme ça sur un fond blanc. Sans parler du dernier tableau qui alterne entre séance de chimio et lit médicalisé.

Si La traviata est modernisé sur le plan de l’époque, des décors et des costumes, la musique, les chants et l’histoire ne sont pas transformés. Alors quand on lit les sous titres des chants dans lesquels Violetta demande à écrire une lettre, dans laquelle Violetta demande à sa servante de partir apporter le courrier, ça semble bien anachronique. Et puis cette histoire de sacrifice avec Violetta qui accepte de rompre avec son grand amour sur la demande de son père afin de servir les intérêts de sa famille, semble aussi hors du temps.

Heureusement, comme je voyais bien la scène, je pouvais parfois me concentrer en admirant tous les musiciens et le chef d’orchestre, et écouter les chanteurs tous très bons bien sur.

C’est dommage il n’y a aucun intérêt à moderniser de cette manière une pièce comme la traviata. Si on veut parler des problèmes de société actuels, libre aux auteurs, chorégraphes et autres de créer des opéras, spectacles, pièces, au lieu d’adapter un opéra. L’histoire ne colle pas avec notre époque, ni les réactions des personnages, ni les émotions ni les dialogues. Le rendu est bizarre et ce coté moderne avec les réseaux sociaux et les décors tristes et souvent laids tout comme les costumes, font perdre tous le charme de cet opéra.

Quant aux sièges de l’opéra Garnier, c’est honteux, une vraie arnaque. On se trouvait au dernier rang de l’amphithéâtre, qui se trouve tout en haut de la salle, face à la scène. On avait une très bonne visibilité de la scène et de l’orchestre mais la largeur des rangs est grotesque, un vrai foutage de gueule. Imaginé qu’on rajoute tout simplement une rangée entre deux rangées. Les sièges sont petits mais surtout impossible de plier ses jambes lorsqu’on s’assoit sans taper la tête de la pauvre personne qui se trouve devant nous, aux spectateurs d’alterner entre se prendre le bois du siège de devant dans les genoux, ou écartés les jambes façon grand écart. Les deux entractes étaient plus que les bienvenus pour s’étirer un peu, surtout que le 2e acte durait 1h05. Quand on voit la moyenne d’âge des spectateurs, ils ne devraient pas être autorisés à vendre des places comme celle ci, elles ne devraient même pas avoir droit de s’appeler “place”, surtout quand elles valent quand même 50€ à la vente. D’ailleurs une vieille dame fera un malaise dans le 2e acte, et on apprendra qu’un médecin est en permanence présent lors des représentations, car en plus des sièges qui sont de vrais instruments de torture pour le corps humain, la chaleur dans la salle n’arrange rien.

Avant première: Joker

Joker : Affiche

de Todd Philips

Joaquin Phoenix, Robert de Niro, Frances Conroy, Zazie Beetz

4/5

Gotham City s’enfonce doucement mais surement dans une misère de plus en plus dure et permanente. Parmi les laissés pour compte, Arthur Fleck tente de rester positif comme le lui a appris sa mère. Mais Arthur n’a pas beaucoup de joie dans sa vie. Il partage un appartement miséreux avec sa vieille mère, il travaille comme clown là où on veut bien l’envoyer, il n’a pas d’amis ni de relation sociale à cause de son handicap, Arthur souffrant de névrose et de problèmes nerveux qui se déclenchent par des rires crispés qui mettent mal à l’aise les gens qui croisent sa route. Les coups dures s’enchainent sans temps mort pour le pauvre Arthur qui pourtant ne se laisse pas déprimé, jusqu’au jour où c’est le coup dur de trop…

Joker : Photo Joaquin Phoenix

Vendredi soir je me suis rendue à l’avant première du Joker, film qui raconte comment le gentil Arthur Fleck est devenu le terrible Joker, l’un des ennemis les plus redoutables de Batman. Pour ceux qui n’aime pas les films de super héros, vous pouvez y aller, Joker n’a aucun point commun avec les films DC ou Marvel.

Joker : Photo Joaquin Phoenix

La bande annonce du Joker est probablement l’une des plus belles bande annonce que j’ai pu voir depuis que j’en vois. Je l’a trouve même supérieure au film.

Ici c’est l’histoire d’un pauvre homme qui accumule les malchances. Arthur Fleck, pour des raisons qu’on apprendra dans la 2e moitié du film, souffre de nombreuses névroses et surtout d’un problème du système nerveux. Lorsqu’il est crispé ou stressé, Arthur se met à rire très bruyamment, un rire nerveux qui va jusqu’à l’étouffement parfois. Arthur n’a pas d’amis, pas de vie sociale, ses collègues de travail ne sont pas à l’aise avec lui. Comme le dira Arthur à sa psy, ce qu’il y a de plus difficile quand on a une maladie mentale ce n’est pas la maladie mais les gens qui attendent qu’on se comportent normalement.

Joker : Photo Joaquin Phoenix

Pour Joker, aucune règle des films de super héros n’est appliquée. Le début du film est même un peu lent. On découvre la vie et le quotidien de cet homme qui n’a rien pour lui et peu d’espoir d’améliorer sa vie. Les coups durs s’enchainent, les choses empirent jour après jour pour Arthur comme pour le reste des habitants de Gotham qui n’ont pas la chance de faire partie de l’élite. La colère monte chez Arthur comme dans le reste de la ville.

Joker : Photo Joaquin Phoenix

L’évolution chez Arthur est lente, logique, normale, inévitable. Toute sa vie Arthur Fleck aura nager à contre courant, luttant contre tous les obstacles que la vie lui envoi, luttera contre tous ce qui lui tombe dessus, jusqu’à ce que la fatigue l’emporte et que Arthur n’ai plus la force de lutter, plus la force de rester poli, gentil, aimable, joyeux, comme le lui a toujours demandé sa mère. Les coups que se prend Arthur, physiquement et surtout psychologiquement le mèneront à son point de rupture, jusqu’à ce qu’il lâche prise et se laisse enfin porter par le courant, se libérant de la société, du monde, des autres, une libération salvatrice pour Arthur, dans la violence et le sang.

Joker : Photo Robert De Niro

Sans surprise Joaquin Phoenix est excellent dans le rôle d’Arhur, il y a un coté danseur dans sa façon d’interpréter Joker, on a parfois l’impression qu’un chorégraphe le suit dans sa gestuelle, surtout lorsqu’il perd pied et tombe de plus en plus dans la violence. J’ai été aussi contente de pouvoir voir Frances Conroy, que j’avais adoré dans le rôle de la mère dans la série Six feet under.

Pour finir, juste en dessous, la bande annonce avec la chanson Smile de Jimmy Durante. Si il devait y avoir l’oscar de la meilleure bande annonce, celle ci le remporterait sans problème.

 

Avant première : Les misérables de Ladj Ly

Les Misérables : Affiche

de Ladj Ly

4.5/5

Damien Bonnard, Alexis Manenti, Djibril Zonga, Issa Perica, Almamy Kanoute

Au lendemain de la victoire des bleus au championnat du monde de foot, c’est l’été dans une cité à Montfermeil. La chaleur, les enfants et les ado qui tentent de s’occuper comme ils peuvent, et Stéphane brigadier à la BAC qui vient de se faire muter depuis Cherbourg. La banlieue parisienne il ne connait pas. Il est accueilli par ses deux nouveaux coéquipiers, Gwada et Chris, qui tournent dans la cité depuis plusieurs années. Sa première journée sera très difficile, Chris a parfois des méthodes de petite frappe, certains de ces propos sont parfois limites. Gwada et Chris font l’état des lieux du quartier pour mettre dans le bain Stéphane sur la criminalité. Ils sont appelé pour le vol d’un lionceau qui a disparu d’un cirque de passage. Il semblerait que ce soit le jeune Issa qui soit le coupable…

Les Misérables : Photo

J’ai reçu une invitation les labels des spectateurs ugc. On est invité à une projection surprise et à la fin on nous demande de noter le film. Si ce dernier obtient une note suffisamment bonne, il obtient le label des spectateurs ugc lors de sa sortie en salle, le 20 novembre prochain.

Je ne sais pas si il aura le label, mais pour ma part j’ai beaucoup aimé Les misérables. On suit d’un coté le quotidien de cette cité, les jeunes en vacances qui cherchent à se divertir et à chasser l’ennui, la vie du quartier, les différentes communautés, et de l’autre la BAC, les deux vétérans qui connaissent les lieux et les gens par cœur, les plus âgés qui tiennent la cité, les frères “mus” qui ont “nettoyé” la cité des dealers de drogue, et Stéphane qui débarque et qui doit prendre ses repères et apprendre les mœurs du coin.

Les Misérables : Photo

La première moitié du film apporte pas mal de touches d’humour, on dédramatise pas mal. On ne s’ennuie pas  une seconde à suivre aussi bien les jeunes de la cité que la police. Issa qui vole un lionceau pour s’en occuper, un autre jeune ado qui se passionne pour filmer la cité avec son drone, Salah qui tient le kebab du coin et qui a le respect de toute la cité. Chris avec ses paroles parfois limites et son crane rasé fait penser à un Vic McKay français (le héros de la série policière The shield). Tout dérape en milieu de film et les conséquences pour la vie de la cité et surtout pour les trois flics de la bac sont lourdes. J’ai beaucoup aimé la fin, les scènes de guérillas urbaines, c’est assez réaliste.

“Les Misérables” de Ladj Ly en lice pour concourir à l’Oscar du meilleur film étranger

Les misérables c’est très bien réalisé, le film raconte une histoire prenante autour de personnages tous attachants malgré leurs défauts, interprétés par d’excellents acteurs, que ce soit les trois flics ou les très jeunes comédiens et en particulier le jeune Issa Perica. Une réalité des banlieues qui n’a absolument pas changée depuis La Haine en 95.

Le film a obtenu le prix du jury à Cannes et a été sélectionné pour représenter la France aux oscars 2020. A voir.

Dernières lectures: fantasy, mangas, policiers…

Je n’ai pas parlé de mes lectures depuis belle lurette sur ce blog, voici une première partie sur mes lectures de ces derniers mois. Beaucoup d’urban fantasy, de mangas et de BD, des lectures plutôt légères et divertissantes…

4.5/5

Ce manga seinen (pour adultes) raconte le quotidien d’un petit boui boui qui n’ouvre que entre minuit et l’aube. Elle ne propose qu’un seul plat au menu mais le propriétaire peut vous cuisiner “tous ce que vous souhaitez du moment que j’ai les ingrédients pour le faire”. On y rencontre des artistes, des gens qui travaillent de nuit, des yakusas, des insomniaques…chacun y raconte un bout de sa vie, certaines personnes rencontrent leur moitié ou leur nouveau meilleur ami, tous le monde commande le plat qui lui fait envie et parfois ils découvrent de nouvelles saveurs en regardant ce que le voisin de comptoir mange.

J’avais repéré ce manga il y a un bout de temps mais j’ai jamais été plus loin. C’est l’ami d’une amie qui en a dit le plus grand bien et m’a donc convaincu de le lire et j’ai adoré! On suit le quotidien de ce restaurateur qui cuisine devant ces clients, en fonction des envies des uns et des autres. Une stripteaseuse cœur d’artichaut, un yakuza sympathique, un gérant de boite de nuit, une voisine obèse qui n’arrive jamais à mener à bien un régime, une star de la chanson, une catcheuse etc etc.

c’est souvent drôle, le temps passe, les relations entre les clients se font et parfois se défont, certains passent tous les soirs, puis silence radio pendant des mois. Et puis tous ces plats japonais qui donnent envie de se lancer dans la cuisine nippone ou d’aller se commander un des plats. Le manga est découpé en plusieurs histoires indépendantes mais dont certains personnages reviennent régulièrement, soit pour être le personnage principale de l’histoire, soit en arrière plan. Le tome 2 est déjà en cours de lecture.

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de Agatha Christie

4/5

A Londres dans les années 40, la famille Leonides, d’origine grecque, vivent tous dans la même grande maison familiale un peu biscornue. Le patriarche, Aristide, y vit avec sa seconde épouse, ses enfants, leurs conjoints, et leurs enfants respectifs, chacun ayant transformé une aile de la maison en appartement autonome. L’une de ses petites filles Sophia, a travaillé à l’étranger et y a rencontré Charles, qui souhaite l’épouser. De retour en Angleterre, Charles n’a pas perdu son envie de mariage et part rencontrer la famille de Sophia. Mais Aristide est retrouvé mort, empoisonné par une trop grande dose de médicament. La police est persuadée qu’il s’agit d’un meurtre et très vite on en conclut que seul un membre de la famille a pu agir. Sophia estime que tant que la vérité n’aura pas été établit concernant la mort de son grand père, elle ne pourra épouser Charles. Ce dernier se met donc a enquêter de son coté.

Il parait que c’est le roman qu’Agatha Christie a préféré écrire. L’enquête est intéressante à suivre, on découvre la personnalité des différents membres de la famille Leonides: la pulpeuse et naïve Brenda la seconde épouse de Aristide, Philip le fils ainé d’Aristide, froid et réservé, Roger le frère cadet, émotif et dépendant, sa femme, une scientifique au sang froid imposant, Magda, actrice de théâtre qui en fait trop, Edith, la sœur de la première madame Leonides qui est restée auprès de son beau frère pour s’occuper des enfants après la mort de sa sœur. Et enfin les deux enfants de Philip et Magda, Eustache et Joséphine. Cette dernière, malgré son jeune âge (12 ans) semble en savoir long sur les secrets de la famille et Charles tentera de devenir son confident.

La fin sans rien révéler, est surprenante! je ne m’y attendais pas. Une adaptation cinéma qui date de 2017 existe avec Max Irons, Gillian Anderson, Christina Hendricks, et Glen Close. Je ne sais pas ce qu’elle vaut mais je suis très curieuse de la voir.

Rick and Morty, T1

3.5/5

Pour ceux qui ne connaissent pas le dessin animé, l’histoire est celle de Rick, un scientifique de génie, qui a su inventé un moyen de voyager à travers les galaxies. Durant des années, Rick a disparu, parti à la découverte de l’univers sans penser à la famille qu’il laissait derrière lui, notamment sa fille Beth. Devenue à son tour maman de deux ados et mariée à un homme faible, elle retrouve un jour son père qui débarque comme si de rien. Rick fait donc la connaissance de ses petits enfants et se prend d’amitié pour Morty, le petit dernier qui vient de débuter son adolescence, qui est frêle, peu sur de lui, un élève moyen voir médiocre. Rick décide alors d’emmener Morty dans ses voyages intergalactiques.

On retrouve l’humour décalé, les personnages barrés, les histoires et décors farfelues. Beth la mère de famille vétérinaire, le mari un peu idiot, faible, peureux et lâche, la grande sœur, grande gueule et téméraire, et Morty. Moi qui adore le dessin animé, je ne pensais pas aimé la BD et bien si c’est tout aussi bien que la version animé et ça fait plaisir de retrouver les personnages entre deux saisons.

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La dernière heure se passe probablement de nos jours au Japon, dans une réalité alternative. Le Japon est en guerre, mais les jeunes lycéens d’un coin paumé d’une ile éloignée des combats ne savent même pas contre qui leur pays se bat. Dans leur coin de paradis, les ado se sentent loin des problèmes de la guerre, ils espèrent au fond que tout se termine bientôt. Mais un jour leur professeur leur annonce que le gouvernement a décidé d’enrôler de force certains lycéens sur le front. Chaque lycée doit contribuer à l’effort de guerre: un élève sera chaque jour désigné au hasard pour se rendre sur le champ de bataille de l’autre coté de la mer, durant la dernière heure de cours, entre 16 et 17h. Le tirage au sort exclu cependant deux étudiants, un garçon et une fille, amis d’enfance. Pourquoi sont ils exemptés d’office? personne ne le sait et les adultes ne veulent pas en parler…

J’ai été attiré par ce manga, par l’histoire mais aussi parce que cette série ne contient que 5 volumes, je n’ai pas la patience de me lancer dans un manga aux nombres de tomes indéterminés.

Tout est assez mystérieux ici. On suit le quotidien des habitants d’une ile isolée, loin des conflits. Leur pays est en guerre, mais aucun habitant de l’ile n’a l’air de savoir qui est l’ennemi, quelle est la situation, pourquoi on en est arrivé là. Le manga nous raconte l’histoire du point de vue des ado, alors même si les adultes savent quelque chose le lecteur ne sais pas grand chose à la fin de ce premier tome. Les seuls éléments qui viennent perturbés le quotidien banal de l’ile, c’est le rationnement alimentaire et l’arrivée dans le lycée d’une ado qui était scolarisée sur le continent et qui a été témoin de certaines atrocités liées à la guerre.

Le tirage au sort quotidien pour désigner un élève dans le but de l’envoyer au front est assez glaçant. Ces ado qui ne sont pas encore des adultes et qui doivent partir comme ça, pour un lieu qu’ils ne connaissent pas, combattre des ennemis dont ils ne savent même pas la nature, sans savoir s’ils reviendront vivant le soir même. J’ai beaucoup aimé ce premier tome, les personnages, les passages qui nous parlent du quotidien banal dans lesquels l’héroïne essayent de préparer des repas dignes de ce nom avec le peu d’aliments disponibles, et les passages qui nous parlent des tirages au sort, du départ des étudiants, de l’attente de leurs camarades qui espèrent leur retour. A suivre.

Tokyo Alien Bros, Tome 1 :

L’histoire d’un extraterrestre débarquée sur terre pour étudier les humains. A Tokyo, sous la forme d’un jeune adulte, l’alien semble plutôt procrastiner qu’autre chose, passant ses journées à en faire le moins possible. Il reçoit alors la visite de son grand frère, venu inspecter son travail et estimer si l’étude de la terre et de ses habitants servent à quelque chose.

Ce qui m’a attiré, c’est d’abord l’histoire qui me rappelle un peu celle de Niea under seven, un manga animé que j’aimais bien. Ce qui m’attirait aussi c’est le coté un peu déjanté que laissais sous entendre l’histoire. Au final je suis un peu déçue par ce premier tome. Un frère qui a l’air trop léger, un autre qui semble trop sérieux et un fil conducteur qui laisse penser que le plus léger des deux n’est pas celui qu’on pense. Ce 1er tome reste agréable à lire, mais finalement j’ai un sentiment de déjà vu/lu avec ce manga et ces personnages, je ne pense pas continuer.

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de Helen Harper

Tome 1 et 2

3/5

A Oxford, le monde connait depuis toujours l’existence des sorciers et sorcières et sont intégrés à la société. La grande majorité d’entre eux souhaitent tous intégrer l’Ordre, organisation qui gère la formation et la carrière des sorciers, certains deviennent des enquêteurs, d’autre des chercheurs, d’autres des scientifiques qui tentent d’œuvrer pour le bien de l’humanité. Ivy Wilde elle, ne fait pas partie de l’ordre et ne désir pas en faire partie. Autrefois, après un an passé en formation pour intégrer l’ordre, elle fut renvoyée pour tricherie et manipulation. En réalité Ivy a été victime d’un autre élève. Depuis Ivy a tourné le dos à l’ordre et elle est devenue chauffeur de taxi. Et ça lui va très bien, elle est son propre patron, rentre quand elle a fait la recette du jour et peut passer autant de temps que possible à exercer son activité préférée, à savoir se prélasser dans son canapé à regarder sa série télé préférée en compagnie de son familier, un chat. Mais un quiproquo et un malentendu l’oblige à s’allier à un sorcier puissant de l’ordre le temps d’une enquête pour vol.

J’ai été emballée par le premier tome. Ivy est une sorcière très attachante, qui ne se prend pas au sérieux. Elle a du surmonter son renvoi injuste de l’Ordre à cause d’un camarade sans scrupule et arriviste. Ivy adore sa vie de feignante, elle regarde sa série préférée, se prélasse dans son canapé. C’est aussi une sorcière très puissante, puisqu’elle a réussi à donner la parole à son chat mais à son grand regret, puisque ce dernier ne sait dire que “faim”, “manger”, “caresse connasse”!

il y a beaucoup d’humour. Sa rencontre forcée avec le sorcier Winter est assez drôle puisque leurs caractères sont diamétralement opposés. Ivy est feignante, partisan du moindre effort, adore toute activité qui permet de se détendre, alors que Winter est travailleur, sportif, ne sait pas rester sans rien faire et ne pense qu’à son boulot. Leur duo est plutôt sympa. J’ai également lu le deuxième tome. J’ai bien apprécié l’intrigue qui nous emmène sur le tournage de la série favorite d’Ivy, une téléréalité sur la magie. On retrouve les personnages du premier tome, l’humour toujours présent, une enquête. Ivy Wilde n’est pas une lecture qui restera inoubliable, mais ça détend, ça fait sourire, et le personnage principale est sympathique.

 

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de T.A. White

4/5

Dans un futur plus que lointain, les hommes vivent dans toute la galaxie et les races extraterrestres sont nombreuses. Kira Forrest est une “salvager”. En compagnie de son meilleur ami, une sorte d’intelligence artificielle qui l’accompagne partout, Kira arraisonne les vaisseaux de guerre en perditions et abandonnés afin de récupérer des pièces très recherchées ou parfois des renseignements conservés dans les ordinateurs de bord pour les revendre. Beaucoup de risque et pas souvent de jackpot, mais pour Kira qui fut autrefois une héroïne de guerre, rien ne lui parait bien dangereux. Une panne sur son vaisseau l’oblige à s’arrêter sur un satellite très fréquenté sur lequel elle va malencontreusement rencontrer des personnes de son passé qu’elle aurait préféré éviter.

J’ai adoré ce premier roman d’une nouvelle série écrite par TA White. J’ai découvert cet auteur sur le blog de l’écrivaine Ilona Andrews qui recommandait une autre série de l’auteur, pathinder’s way (voir plus bas). En regardant les romans de TA White, le résumé de Rules of redemption m’a vraiment attiré.

On entre tout de suite dans le vif du sujet. Une héroïne qui en a vu d’autre, forte et qui aime le risque mais qui évite la foule. Les satellites ou planètes connus de la galaxie, très peu pour elle, elle préfère les endroits retirés et peu fréquentés, surtout pour ne pas croiser certaines personnes de son passé. On découvre au fil des chapitres qu’elle fut autrefois un officier dans une guerre qui a fait des millions de morts à travers la galaxie. On découvre qu’elle était une héroïne aux yeux de ses collègues mais qu’elle a choisi de disparaitre avant la fin de la guerre pour des raisons qu’on nous dévoile petit à petit, décision qui a terni sa réputation.

On suit Kira qui ne se sent attachée qu’à son ami intelligence artificiel Jin, qui l’a suit depuis toujours. Il y a beaucoup d’humour, beaucoup d’action, les personnages secondaires sont tous assez attachants. La majorité de l’action se passera sur l’une des planètes du peuple Tuann, des extraterrestres aux pouvoirs extraordinaires, surnommé sorciers par les humains.

J’ai surtout beaucoup aimé le personnage de Kira, dont la personnalité est assez originale; Elle n’est pas sociale et n’a pas les caractéristiques d’une héroïne compatissante. Elle peut être dure. J’ai vraiment hâte de lire la suite.

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de T.A. White

3.5/5

Dans un monde brisé par un cataclysme mystérieux des décennies plus tôt, chaque village, chaque région vivent assez indépendamment les uns des autres, les relations se rétablissant parfois dans un but de commerce et d’échange pour mieux vivre. Dans les Highlands, les villages vivent reclus les uns par rapport aux autres pour une raison simple, le Brouillard. Un phénomène mystique inexpliqué qui recouvre tout les chemins sans criée gare et qui enferme ceux qui s’y trouve pour ne jamais retrouvé leur chemin. La plupart s’égare indéfiniment. Celui qui est pris par le Brouillard, n’est jamais revu. Les pathfinders sont des personnes qui ont reçu une instruction et une formation leur permettant de relier les villages sans se perdre et même d’affronter le Brouillard. Les pathfinders ont aussi des connaissances très pointues concernant toutes les créatures souvent très dangereuses et agressives qui peuplent la terre depuis le cataclysme. Shea fait partie des pathfinders. Autrefois une élève très prometteuse pour faire partie de l’élite, une erreur lors de sa formation l’a rétrogradé et elle fut punie en devenant le guide d’un village reculé. C’est grâce à Shea uniquement que les habitants du village ne sont pas séparés du reste du monde et qu’ils peuvent commercer avec d’autres villages pour assurer leur survie, et pourtant personne n’apprécie Shea ni ne la respecte. Alors que trois hommes partis sans Shea pour négocier avec un autre village ne sont jamais revenu, le chef du village demande à Shea de partir à leur recherche…

Du même auteur que Rules of redemption, mais un tout autre univers, on est loin de l’espace et de la technologie des vols intergalactiques ici. Les Highlands, les Lowlands, un cataclysme qui a brisé les terres, un Brouillard mystique et malsain, des créatures dangereuses, des villageois arrogants et ignorants…Shea dans ces aventures pour sauver des hommes qui ne l’aime pas, découvrira les Trateris, un peuple de différents clans qui ont fusionné afin de conquérir toutes les terres libres et désolés. Les trateris sont un peuple nomade, organisé, performant, composé de guerriers endurant et dirigé par Fallon leur chef de guerre. Pour lui avoir sauver la vie, Shea est devenue  la cible de Fallon et elle est obligée de se cacher sous l’identité d’un homme afin de ne pas être découverte.

J’ai bien aimé l’histoire et les personnages, quelques touches d’humour, quelques rebondissements très réussis, mais cependant j’ai trouvé parfois certaines longueurs que je n’ai pas du tout eu avec Rules of redemption. J’ai lu également le second tome et j’ai bien aimé également, dans la même veine que le premier tome, avec les même cotés positifs et les mêmes défauts.

 

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de Agatha Christie

4/5

Monsieur Shaitana est connu de la bonne société londonienne pour ses fêtes, son excentricité, son coté mystique. Il aime jouer les hommes mystérieux et s’intéresse beaucoup aux criminels notamment aux meurtriers. Alors lorsqu’il rencontre le célèbre Hercule Poirot, il décide de l’inviter à un diner. Parmi les invités, madame Oliver l’auteure de romans policiers, le superintendant Battle de scotland yard, la jeune miss Meredith, madame Lorimer, le major Despard, ou encore le docteur Roberts. Après le repas, Shaitana décide de séparer ces invités en deux groupes; Dans le salon, il installe madame Lorimer, Miss Meredith, le docteur Roberts et le major Despard pour jouer une partie de bridge. Dans la pièce voisine, séparée par une porte close, madame Oliver, Poirot, Battle et le colonel Race jouent une autre partie. Mais quand les invités veulent prendre congé de leur hôte, on découvre monsieur Shaitana, poignardé à mort dans le fauteuil qu’il n’a pas quitter de la soirée; Il est clair pour tout le monde que seul l’un des quatre joueurs de bridge présent dans la pièce a pu assassiner shaitana, mais qui et pourquoi?

j’ai beaucoup aimé ce cru Hercule Poirot! Cartes sur table fait l’objet d’une adaptation dans l’un des épisodes de la série Hercule Poirot et j’ai été surprise de voir les grosses différences concernant l’intrigue, les personnalités des personnages et même le dénouement!

On retrouve tous les ingrédients des romans de Christie, Poirot qui enquête, les interrogatoires, la découverte des secrets des personnages, l’humour très british surtout avec le personnage de madame Oliver.

La fin est donc très différente de l’adapatation télé, le coupable n’est pas le même dans le roman et dans son adaptation, les relations entre les personnages sont elles aussi différentes, c’est assez surprenant, certaines choses étant même l’exacte contraire selon qu’on lit le roman ou qu’on voit l’épisode télé. Donc même si vous avez vu l’adaptation, n’hésitez pas à le lire, beaucoup de choses y sont totalement différentes;

 

 

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de Ilona Andrews

3.5/5

Depuis le début du 20e siècle, un sérum crée par l’homme a permis à ceux qui se le sont injectés de développer des pouvoirs de différentes natures, les rendant plus puissant, plus fortunés, plus forts. Certains humains ne développent aucun pouvoir, d’autre se transforment en monstres incontrôlables. Les familles qui ont développées des pouvoirs constituent une sorte d’élite à part entière, mais les êtres humains dépourvus de patrimoines génétiques altérés par le sérum ne sont pas laissés de coté pour autant. Les familles qui possèdent ces facultés les transmettent de génération en génération, d’où des mariages arrangés entre personnes qui possèdent des pouvoirs complémentaires afin de renforcer la puissance de la famille. Chaque famille constitue une “maison”. Les Baylor sont tous détenteurs de pouvoirs puissants. Dans cette nouvelle série, Catalina, la petite sœur de Nevada (l’héroïne de la première trilogie) a repris le flambeau et dirige la maison Baylor. Elle est à la tête de l’agence de détective familiale. Possédant un pouvoir très rare, elle est appelée d’urgence pour sauver du suicide un jeune ado dont la mère vient d’être assassinée. Sa sœur survivante demande alors à Catalina de l’aider à découvrir qui sont les responsables. 

J’adore les romans d’urban fantasy de Ilona Andrews, j’ai beaucoup aimé la série des Kate Daniels (10 tomes), et j’ai aussi beaucoup aimé la série des Hidden Legacy (3 tomes). Comme souvent avec Andrews, les couvertures de ces romans sont d’une laideur repoussante, et c’est bien dommage! Heureusement le contenu n’a rien à voir. Ici, on reprend l’histoire des Hidden legacy, ce monde dans lequel une partie de l’humanité est dotée de pouvoirs surnaturelle grâce à la création d’un sérum modifiant les ADN, plusieurs décennies plus tôt. Catalina fait partie de ces familles qui ont des pouvoirs importants, c’est la petite sœur de Nevada, l’héroïne des trois premiers tomes, et l’histoire se centre autour de son personnage, qui a pris la tête de la famille à la suite du mariage de sa sœur ainée.

Comme pour tous les autres romans d’Andrews, on retrouve les mêmes ingrédients qui font que ça marche. Une héroïne à la personnalité très intéressante, pas forcément invincible mais qui a ses faiblesses et ses points forts, une flopée de personnages secondaires qui sont bien développés et bien intégrés à l’intrigue, une histoire policière intéressante à suivre, des rebondissements, de l’action, de la romance et surtout de l’humour.

 

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de Jennifer Estep

3/5

Au royaume de Bellona, Evie n’est personne ou presque. Fille d’un couple princiers, dans la lignée des rois et reines du trône de Bellona, elle est recueillie par la reine lorsqu’elle a une dizaine d’année, après avoir assistée impuissante à l’assassinat de ses deux parents, sur leur terre loin de la capitale. Depuis qu’elle a été recueillie, Evie est à peine tolérée par les gens de la cour. Elle n’a ni appuie, ni famille, et aucun pouvoirs magiques. Elle fait partie d’une minorité qui n’a pas eu la chance de naitre avec certains pouvoirs qui auraient pu lui assurer une situation à la cour royale de Bellona. Une grande fête se prépare au château, la reine va annoncée les fiançailles de sa fille ainée avec le fils du roi d’un royaume voisin. Mais alors que l’annonce n’est pas encore faite, la princesse abat ces cartes et avec l’aide de ses pouvoirs redoutables et de certains complices, elle tue toute l’assemblée, dont sa mère, sa sœur, son fiancé, et tout ceux qui l’accompagne. Evie survie in extremis grâce à son pouvoir qu’elle a toujours caché aux autres car trop rare, celui d’annulé par le toucher les pouvoirs des autres. Elle échappe ainsi à une mort douloureuse. N’ayant plus rien ni personne, elle se réfugie en ville dans les logements de l’arène. Elle décide alors de se faire embaucher comme aide cuisinière pour l’équipe de gladiateur de la ville.

Rien de bien originale pour cet urban fantasy, mais j’ai tout de même apprécié ma lecture, c’est vraiment pour se détendre. Un peu de roi, de reine, de royaumes qui cherchent alliance, d’un roi maléfique qui menace le monde, de château, de mariage royale; On ajoute à tout ça un gros morceau du scénario de Gladiator et on obtient Kill the queen.

L’héroïne évolue beaucoup dans ce premier tome. Orpheline après le massacre de ses parents par des tueurs mystérieux, Evie ne doit sa place au sein de la cour royale uniquement car elle fait partie de l’arbre généalogique des rois et reines de Bellona. Elle a l’opportunité de recevoir une éducation similaire à celle d’une princesse, mais est au mieux ignorée par les autres, car il n’y a aucun intérêt à s’allier d’amitié avec elle. Et pourtant, comme toute héroïne de ce genre de roman, elle possède en réalité un pouvoir très particulier, qui pourrait bien lui permettre de devenir très puissante.

La grande majorité du roman suit donc Evie dans sa nouvelle vie d’exilée, dans l’arène où en plus de faire des pâtisseries aux cuisines, elle s’entraine pour devenir un gladiateur. l’auteur s’est beaucoup inspiré du film de Ridley Scott, avec un copié collé d’une scène du film: Evie qui doit se donner en spectacle devant la méchante princesse devenue reine et qui porte un masque pour ne pas être reconnue.

Le tome 2 m’a moins plut, mais reste tout autant divertissant. Un 3e tome devrait paraitre en 2020.

 

 

Dernière séance: Ad astra de James Gray

Ad Astra : Affiche

de James Gray

Brad Pitt, Donald Sutherland, Tommy Lee Jones, Ruth Negga, Liv Tyler

4/5

Dans un futur plus ou moins proche, Roy Mcbride a suivi les traces de son père et est devenu astronaute. Il est un des ingénieurs chargé de la maintenance d’un super télescope qui part de la surface de la terre pour monter jusqu’à la limite de l’atmosphère terrestre. Pour son métier, il a renoncé à toute vie sociale et surtout amoureuse, mettant un terme à sa relation, préférant se concentrer sur ses missions et l’espace. Il échappe de justesse à la mort suite à une surcharge d’énergie mystérieuse qui a frappé la Terre. Roy se voit alors confié la mission de découvrir l’origine de ce phénomène. Ses supérieurs lui explique que la Surcharge qui a causé des dizaines de milliers de morts, pourraient se reproduire. Son origine serait humaine et viendrait tout droit de la station abritant le projet Lima en orbite autour de Neptune, projet ayant pour but de découvrir une vie extraterrestre au delà du système solaire. Roy est envoyé sur Mars via la Lune afin de prendre contact avec Clifford McBride, le père de Roy, qui était à la tête du projet Lima et présumé mort depuis une dizaine d’année. Roy découvre que son père est probablement en vie, et peut être responsable de la Surcharge.

Ad Astra : Photo

J’avais beaucoup aimé la bande annonce et j’adore les films qui se passent dans l’espace. Par contre, je ne suis pas une grande fan des films de James Gray. Je reconnais que ces films ont certaines qualités, j’ai surtout aimé La nuit nous appartient, mais souvent je trouve la lumière sombre et la manière de raconter l’histoire lente et parfois ennuyeuse.

Ad Astra : Photo Brad Pitt, Donald Sutherland, Sean Blakemore

Pour Ad astra, Gray se lance dans un monde différent de ses précédents films. On suit Roy astronaute passionné, dont le but est de marcher dans les pas de son père, ce père qu’il n’a que très peu connu puisqu’il est parti pour une mission à l’autre bout du système solaire alors qu’il n’était qu’un adolescent.

Image associée

J’ai beaucoup aimé le personnage de Roy. Il ne ressent rien, compartimente tout, ne se laisse submerger par aucune émotion. Dans ce futur technologique, Roy comme tous les astronautes, est constamment sous contrôle de son rythme cardiaque, et doit subir des évaluations psychologiques par ordinateur tous les jours. Roy n’a qu’un but, accomplir ses missions, il ne vit que pour l’espace et être dans l’espace. Pas de relation, pas de famille, pas de distractions. Seulement être à la hauteur de la réputation de héros que son père a gagner plusieurs dizaines d’années plus tôt.

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Sous couvert d’un film de science fiction, Gray se concentre sur la relation filiale entre Roy et son père, cet homme parti trop tôt, que Roy idéalise. Sa mission de prendre contact avec son père se transforme en quête personnelle. Pour Roy, rencontrer ce père qu’il croyait mort pourrait lui permettre de mieux se comprendre, comprendre qui il est. Rencontrer cet homme qui malgré son absence a eu une influence énorme sur ses choix et sa personnalité lui est presque vitale et devient une obsession.

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J’ai beaucoup aimé Ad astra, probablement l’un des meilleurs rôle de Brad Pitt, probablement sa meilleure performance aussi. La mise en scène est brillante, les scènes dans l’espace sont magnifiques, ce mélange de sublime et de claustrophobie. Les scènes sur la Lune, Mars et en orbite autour de Neptune valent le coup d’œil, sans parler de la scène spectaculaire dans laquelle Roy tombe du super télescope. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère qui se dégage du film tout le long de la quête de Roy, son évolution, les difficultés qu’il doit contournés. Seule la fin peut paraitre un peu facile ou un peu too much.