Islande le retour

J’ai tellement adoré mon séjour en Islande en mars dernier, que je n’avais qu’une envie y retourner et rapidement! bien sur j’ai laissé passer le printemps et l’été, surtout l’été qui reste une saison très prisée des touristes et avec des prix qui sont plus élevés. Je décide de repartir début septembre pour pouvoir encore profiter de journées assez longues avant que les journées raccourcissent trop. Je décide de partir une semaine et pour être honnête les prix ont pas mal évoluées depuis mon voyage en mars dernier, où je bénéficiais encore de l’effet covid et des restrictions aux frontières. La grosse différence de prix avec mars c’est le prix des hôtels qui ont augmenté. J’avais eu un très bon prix en mars, cette fois ci j’ai quand même payé plus cher.

vue depuis l’hotel, Reykajvik

Je pars donc début septembre avec Icelandair, le voyage se fait sans souci et à l’approche de l’aéroport je peux voir qu’il fait vraiment très beau sur Reykjavik. Un ciel parfaitement dégagé. Le temps de récupérer ma valise et de changer un peu d’euros contre des couronnes islandaises et je pars attendre mon bus. Sur la route qui mène à Reykjavik, j’ai droit à des paysages déjà impressionnants, des plaines lunaires recouvertes de mousse, avec les lumières du coucher du soleil. La mer prend la couleur du ciel, une sorte de bleu pale, c’est juste vraiment beau. Le temps d’arriver à mon hôtel il fait presque nuit.

Le lendemain, après le petit déjeuner à l’hôtel, je sors attendre le mini van qui doit me récupérer pour une excursion en groupe. Nous sommes 7 dans le mini van avec un guide, un couple anglais, un couple américain originaire de Floride et deux jeunes françaises, le but étant d’aller sur la péninsule de Reykjanes, au sud de Reykjavik. Notre guide surnommé Dooley nous raconte beaucoup son enfance dans les années 60, sa vie auprès de ses parents et grands parents, tous vivant sous le même toit. Premier court arrêt avec le lac de Kleifarvatn, un point de vue magnifique avant de continuer et faire un véritable arrêt à Seltun, un site géothermique. On prend le temps de parcourir le chemin qui traverse les différentes manifestations géothermiques, les bassins de boue qui bouillonnent, les eaux sulfurées qui frémissent, les fumerolles, les fumées, la terre qui prend une couleur rouille, orange, jaune, brun. On passe devant le volcan qui était en irruption quelques semaines plus tôt. Puis on se dirige vers le bord de mer et les falaises, à Brimketil. On déjeunera au village de Grindavik, au restaurant salthusid, restaurant dans lequel notre guide à ses habitudes. Je prend le poisson du jour, du cabillaud parfaitement cuisiné servi avec un peu de salade et des pommes de terres, simple et délicieux.

poisson du jour, salthusid

On se rend ensuite au « bridge between continents », une fissure entre les plaques eurasienne et nord-américaine, les deux plaques se séparant doucement laissant apparaître des fissures. C’est assez impressionnant, le paysage est lunaire et entre les deux rives, on peut descendre dans la fissure et marcher sur un sable noir très fin et sous le soleil c’est particulièrement beau je trouve. Un pont relie les deux plaques.

Reykjanes peninsula

Petit détour pour déposer deux d’entre nous au Blue lagoon. En effet avec cette excursion, on a la possibilité d’être déposé à l’aéroport de Keflavik, au blue lagoon ou bien sur revenir au centre ville. Je suis déposée à l’église Hallgrimur dans le centre ville et je redescend la rue principale pour faire quelques boutiques, je fais un détour pour admirer la sculpture en bord de mer, Sun voyager et je pars diner à Lamb street food, que j’avais déjà testé lors de mon précédent voyage. J’aime beaucoup les lieux, c’est spacieux, c’est lumineux et c’est délicieux.

bridge between continents

Le lendemain, il pleut. Je me rends le matin tôt en bus à Laugardalslaug, la piscine municipale la plus grande de Reykjavik. Comme pour toutes les piscines municipales d’Islande, il y a une procédure particulière à respecter. Dans les vestiaires il faut entièrement se déshabiller et se rendre avec sa serviette dans les douches collectives qui sont accolées aux vestiaires. Il faut entièrement se doucher avant d’enfiler son maillot et au retour, il faut entièrement se sécher dans la zone des douches avant de retourner aux vestiaires pour ne pas mettre de l’eau au sol. Cela peut paraître gênant quand on a pas l’habitude, mais personne ne fait attention à vous dans les vestiaires, personne ne vous regarde et vous ne regardez personne non plus. Je fais mon quotas de longueurs. La piscine, en plus d’un bassin olympique intérieur et extérieur, possède un bassin ludique avec toboggan pour les enfants, des bassins d’eau à 12 degrés et des bassins d’eau très chaude, ainsi qu’un sauna.

Sun voyager

Une fois sortie, je prends un bus différent pour aller à Hamraborg, à la frontière de Reykjavik. C’est une gare routière importante, de nombreux bus y passent. Pour ma part, il s’agit de se rendre au Sky lagoon que j’avais déjà fait en mars dernier et pour qui j’avais eu un gros coup de cœur. Il faut tout de même marcher 30 minutes pour arriver au sky lagoon. La structure extérieure est typique de l’architecture traditionnelle islandais avec les murs fait en « turf » (ou tourbe) utiliser comme isolant et avec le toit recouvert d’herbe. Le lagon d’eau chaude entourée de roches volcaniques noires, le grand bassin à débordement tout au bord de la mer avec vue sur l’océan, c’est juste magique. J’y reste un bon moment avant de me rendre dans les lieux dédiés aux « 7 steps ritual ». Il s’agit d’un passage dans un bassin d’eau froide à 12 degrés, puis on entre dans un sauna sec; avec une baie vitrée donnant directement sur la mer, c’est un lieu très apaisant. J’aime beaucoup ce que j’appelle le sauna « sec », je m’assois sur les bancs de bois face à la mer, le silence étant perturbé uniquement par le bruit de l’eau qui tombe sur les pierres brûlantes posées au milieux de la pièce. Je reste 10 minutes dans cette atmosphère chaude et sèche. On sort ensuite dehors, entre des parois de bois et de roches noires volcaniques. Une fausse pluie fine froide nous tombe dessus. On nous donne ensuite un produit de gommage à base de sel et d’huiles essentielles pour se frotter le corps avec avant d’entrer dans le sauna « humide ». Je n’aime pas trop ce genre de sauna remplie de vapeur, mais j’y reste au moins 5 minutes. Je sens des gouttes d’eau dégouliner partout et je sens que le produit de gommage s’active sous l’effet de la chaleur. Après une douche pour éliminer le reste de produit, c’est un retour dans le lagon. J’y reste un bon moment. Je suis arrivée le matin à l’ouverture vers 11h et quand j’en sors deux heures 30 plus tard, je remarque qu’il y a beaucoup plus de monde qu’à mon arrivée, donc je suis bien contente d’être venue aussi tôt.

street art Reykjavik

Après m’être changée je m’installe au café du sky lagoon pour manger un bagel de houmous, un café et une part de cake au citron. Mais le chemin retour se fait sous le déluge! je rentre à l’hôtel trempée. Pour dîner je pars au restaurant Kopar, dans le quartier du vieux port à 5 minutes de l’hôtel. Poisson du jour et dessert, tout est très bon, mais il vaut mieux y aller à l’heure du déjeuner, les prix sont plus intéressants qu’au dîner. Petite ballade digestive sous la pluie moins diluvienne, dans le quartier du parlement.

Le lendemain, je dis au revoir à Reykjavik pour me rendre à Akureyri, la capitale du nord, 2e plus grande agglomération du pays (4e ville du pays) et qui se trouve à 50 km du cercle polaire. Petit déjeuner à l’hôtel et départ vers 10h pour me rendre à l’aéroport de Reykjavik. Contrairement à l’aéroport international de Keflavik qui se situe à 45 minutes de route du centre ville, l’aéroport de Reykjavik se situe à 10 minutes de bus du centre ville. C’est de là que partent les vols intérieurs ainsi que des vols à destination du Groenland. Pour ce genre de vol, il n’est pas nécessaire d’arriver très en avance. 30 minutes avant le départ suffit si vous avez une valise à enregistrer et si vous n’avez rien à enregistrer, il vous suffit d’arriver 15 minutes avant le décollage. Ne voulant pas prendre de risque, j’arrive une heure à l’avance. L’avion à hélice est minuscule, il y a 36 sièges. C’est assez étrange de monter dans un avion aussi petit, ça m’était arrivée une fois lors de mon voyage en Nouvelle Zélande. Le vol dure seulement 40 minutes, on a à peine décoller qu’il faut déjà entamer la descente. L’avantage c’est qu’on ne vole pas haut et qu’on peut admirer les paysages. L’autre option pour se rendre à Akureyri, c’est le bus, mais il faut environ 7 heures de route et le prix du billet de bus n’est pas bien différent de l’avion.

Arrivée à Akureyri, je récupère ma valise. On est tellement peu de voyageurs qu’en 10 minutes tous le monde a déjà quitter l’aéroport. Je pensais prendre le bus n°5 sensé me ramener dans le centre de Akureyri, mais j’apprends d’un membre du personnel que le bus ne prend plus la peine d’aller jusqu’à l’aéroport depuis quelques temps, trop peu de gens le prenait. Il me propose de m’appeler un taxi. 17 euros pour 5 minutes de route, ça fait mal! sur le chemin, tout en parlant avec le chauffeur, je remarque, parallèle à la route une piste goudronnée bien lisse qui doit servir aux piétons et cyclistes. D’après google map, il faut environ 35 à 40 minutes de marche et je note mentalement de revenir à pied à l’aéroport lorsqu’il sera temps de rentrer.

A l’hôtel la chambre est agréable et devant chaque chambre, une citation d’un film est affichée, je trouve ça assez sympa. La déco est centrée autour du cinéma, affiches de film, projecteur… dans le lobby un écran géant diffuse des films en noir et blanc.

Je ressors pour visiter le centre ville, quelques boutiques, quelques resto. Je monte une pente raide afin d’aller au jardin botanique. Je déjeune d’abord au café du jardin, grosse tartine de houmous, un bol d’olives noires et une part de gâteau au chocolat. Le jardin botanique est vraiment très beau. Nous sommes début septembre, c’est déjà l’automne ici, les arbres ont pris les couleurs automnales et ont déjà commencés à perdre leurs feuilles qui jonchent le sol. Il y a encore énormément de fleurs aussi. Je continue de me balader au bord de la mer, Akureyri se situant au fond d’un des fjords les plus profonds d’Islande. Je termine au centre commercial à 15 minutes du centre ville, seul endroit qui possède un supermarché, afin de m’acheter de quoi grignoter pour la soirée.

jardin botanique Akureyri

Dimanche, j’ai prévu une excursion pour la journée. Le guide à bord d’un mini van, vient me récupérer. A bord un groupe de touristes anglais composé de deux couples et d’une dame, et un autre couple plus jeune dont je ne connais pas la nationalité. Le guide nous raconte un peu sa région, il est originaire d’Akureyri et il compare assez souvent sa ville à Reykjavik, la grande concurrente. Je lui poserais la question de savoir si cette rivalité est vraie et si elle peut se comparer à la rivalité Marseille/Paris et il me répondra oui mais que ça reste une rivalité « bon enfant »!

Dettifoss

Notre premier arrêt est la célèbre chute d’eau Godafoss, ou la chute des dieux. Elle est symboliquement importante car c’est le berceau du christianisme en Islande. Il pleut beaucoup à ce moment là, donc personne ne s’attarde plus que de raison et part s’abriter dans la voiture. 2e arrêt, le site de Dimmurborgir, dans la région du lac Myvatn. On peut se balader entre les colonnes de roches volcaniques aux formes étranges dû à l’érosion d’un lac de lave. Tout autour, des petits arbres et arbustes qui ont pris des couleurs automnales magnifiques entre jaune et orange. Il ne pleut plus et on peut donc profiter comme il faut des lieux. C’est vraiment très beau. Notre guide nous explique que la nasa est venu et vient encore lorsqu’il faut s’entraîner pour des simulations de missions sur la lune et mars.

Dimmurborgir

C’est surtout un lieu lié au folklore islandais. Gryla, mi ogre mi troll, qui aimait manger les enfants, y aurait vécu avec ces 13 fils et son chat géant. On raconte qu’elle mangeait les enfants à noël si ils ne lui offrait pas de nouveaux vêtements. Il s’agissait surtout de faire peur aux enfants pour les pousser à terminer leurs ouvrages de tricots et de coutures et les inciter à ne pas sortir seul en hiver, car de nombreux enfants disparaissaient. Les 13 fils de Gryla sont devenus les pères noël locaux. A l’origine ils étaient connus pour voler les réserves de nourritures et ils sont devenus avec le temps des pères noël, distribuant des cadeaux aux enfants sages ou des pommes de terres pourries aux enfants désobéissants.

Hverir

Je croise un mouton perdu dans les rochers, mais le guide nous explique que c’est interdit, qu’il a du s’éloigner de son pâturage et que le propriétaire risque une forte amande. On reprend la route pour aller vers la chute d’eau Dettifoss. C’est la chute d’eau la plus impressionnante que j’ai vu. La plupart des excursions au départ d’Akureyri propose les mêmes étapes en générale, mais la majorité se contente de Godafoss et c’est dommage! Après une marche sur 800 mètres, dans un décor lunaire fais de roches volcaniques noires, on arrive tout au bord de Dettifoss, la chute d’eau au débit le plus puissant d’Europe. C’est impressionnant à voir et à entendre. Et surtout on peut s’approcher au plus près. De là on peut repartir sur un autre sentier sur 600 mètres pour aller voir une autre cascade surnommée Selfoss, tout aussi sympa à voir.

fissure entre les plaque tectoniques

Pour finir on se rend d’abord sur le site de Grjotogja, une grotte souterraine qui a servit au tournage de certaines scènes de game of throne. Au cœur de la grotte il y a un lac souterrain naturellement chaud, qui servait de lieu de baignade avant qu’un séisme ne vienne perturber la température des lieux et rendent l’eau trop chaude pour s’y baigner. Je n’y descend pas, car le « chemin » est assez difficile pour descendre et aussi très très sombre. Je préfère grimper au dessus pour voir la crevasse énorme qui sépare encore une fois les plaques eurasienne et américaine et profiter de la vue. Autre arrêt, à Hvevir, un parc géothermique entouré de montagnes particulièrement impressionnantes. On peut y voir des énormes fumerolles, des bassins de boue bouillonnants…la végétation est fragile et met un temps important à repousser. Notre guide nous demandera de ne pas s’éloigner des sentiers balisés et ne manquera pas d’engueuler un groupe de touristes qui a préféré marcher en dehors des clous, piétinant la végétation.

Myvatn natural bath

Le dernier arrêt est facultatif. On se rend au Myvatn natural bath, une sorte de blue lagoon du nord, moins connu, moins fréquenté et moins grand mais dans lequel on peut se baigner dans les mêmes eaux bleues laiteuses dont les propriétés sont excellentes pour la peau. Le guide nous indique qu’il faut repartir dans 1h20 et nous ne sommes que très peu de personnes à décider de s’y rendre. Les autres s’installent dans le café des bains ou partent en promenade dans le coin. 1h20 c’est peu, mais heureusement, personne à la caisse, c’est très rapidement que je paye mon billet d’entrée et que je me change dans les vestiaires. Les bains sont vraiment sympas, deux bassins, un légèrement plus chaud que l’autre. On peut s’installer tout au bord et profiter de la vue sur les montagnes et les volcans. Je profite des lieux pendant 45 minutes avant de ressortir, me changer et partir au café pour goûter la spécialité locale, une tranche de pain de seigle cuit grâce à la chaleur géothermique de la région, avec une tranche de arctic char fumé, un poisson saumoné que l’on trouve beaucoup dans les lacs de l’arctique, délicieux!

Agneau à Rub 23

De retour à Akureyri, je trouve que les températures ont bien chuté depuis la veille. Je me rends au restaurant Rub 23 pour diner, vu que à part la tranche de pain je n’ai rien mangé de la journée. Filet d’agneau avec des légumes parfaitement cuisinés, une assiette de patates douces et une sorte de cheesecake cuit avec sorbet mandarine miel pour finir, très bon.

Le lendemain, mes plans ne sont pas respectés. Je devais normalement partir pour une heure de bus à Husavik, un petit village en bord de mer. L’intérêt premier était de tester les bains d’eau chaude Geosea, l’équivalent de Sky lagoon à Reykjavik. Mais après la déconvenue du bus à l’aéroport et le fait qu’officiellement il y a très peu de bus par jour, je préfère la jouer tranquille et ne pas trop bouger, et surtout ne pas regarder ma montre pour ne pas rater les bus. La veille en rentrant de l’excursion, le guide nous avait montrer un spa tout neuf (ouverture en mai dernier), le forest lagoon, bâti après la découverte d’une nouvelle source d’eau chaude lors de la construction d’un tunnel de 7 kilomètres sous la montagne. Après un petit déjeuner dans une boulangerie du centre ville et la visite de quelques boutiques, je me rends au forest lagoon, à la sortie de la ville. Il faut compter environ 35 minutes de marche, dont la majorité consiste à traverser le fjords dans sa largeur, le long d’une route. Il faut juste trouver le courage de traverser la route quelques mètres avant l’entrée du lagon mais il faut dire que la circulation n’a rien à voir avec celle de la région parisienne! et bien je ne regrette pas mon choix car ce fut magique, on devait être à peine 7 dans le lagon. Une fois douchée et changée je descends les marches dans le lagon d’eau chaude. Bassin à débordement, on peut s’installer sur des bancs sous l’eau afin d’être confortablement installé pour profiter de la vue, la mer et les montagnes enneigées. Il y a un autre bassin collé avec une eau plus chaude, entouré de verdure et une forêt de pins derrière, aux allures de forêt de princesse Mononoke. On peut d’ailleurs sentir l’odeur du pin partout dans le lagon. Il y a également le fameux puits d’eau froide à 12 degrés mais je ne m’y enfonce que jusqu’aux hanches et un sauna sec dans lequel je reste quelques minutes. Sans sortir du bassin on peut aller au bar commander à boire. Je me prends un verre de jus de pomme et je reste deux bonnes heures dedans. Faut dire que 5 minutes après mon arrivée le soleil est apparue par magie et d’un coup il fait super beau.

Forest lagoon, Akureyri

En sortant des bains, je découvre qu’on peut manger au café du lagon. Tranches de pain de seigle avec saumon fumé, œufs de limpe, oignons grillés, juste délicieux et finalement bien copieux. De retour au centre ville je pars me reposer à l’hôtel, petite sieste de 20 minutes devant hercule poirot, avant d’aller prendre un goûter au Kaffi llmur, cheesecake et café.

Le soir j’ai rendez vous devant l’hôtel principal de la ville pour une excursion. Je retrouve le groupe britannique avec qui je discute et le même guide que la veille. Le but est de se rendre dans la nature pour tenter d’observer les aurores boréales. Le niveau d’émission solaire n’est pas trop mal et le ciel est sensé être dégagé. Finalement au bout de deux heures 30 à lever la tête vers les étoiles dans un froid assez tenace, nous ne verrons pas plus que les constellations! et non pas d’aurores boréales. Le guide nous raconte des anecdotes et histoires pour passer le temps et passera de nombreux coups de fils pour savoir si des collègues ont plus de chances dans d’autres lieux peut être plus dégagés, mais rien, c’est comme ça.

Le lendemain c’est l’heure du départ, retour à Reykjavik. Mon vol est à 8h25 et comme je l’avais décidé en arrivant, je me rends à l’aéroport à pied. 40 minutes ça peut paraître long surtout avec les bagages mais ma valise glisse toute seule sur la piste qui longe le fjord. En regardant le soleil se lever je remarque des mouvements dans l’eau, une nageoire qui tapote la surface. Je pense à une baleine, car le guide de notre excursion nous avait dis qu’une baleine avait été vue dans le fjords la veille, mais je vois très vite qu’il s’agit d’un dauphin. Il est en compagnie d’un animal plus petit et plus pâle aussi, qui ne sortait pas aussi bien de l’eau, du coup je pense qu’il devait s’agir peut être d’un bébé dauphin. Je m’attarde un peu pour prendre des photos et regarder le spectacle. A l’aéroport, personne! un employé me regarde avec étonnement quand je m’approche de l’enregistrement des bagages et il m’enregistre ma valise. Je pense que je suis un peu trop en avance! il faut dire que pour les vols intérieurs, on enregistre les valises 30 minutes avant le départ. Le vol retour se passe dans le même petit avion qu’a l’aller, on peut admirer les paysages et en atterrissant à Reykjavik, on frôle les immeubles du centre ville, c’est assez impressionnant.

Je me rends à pieds à mon hôtel, 25 minutes de marche, puis je pars au salon de thé Sandholt, prendre un petit déjeuner. Il est déjà presque 11h, je me prend un macchiato, un croissant et même un petit sandwich houmous, carotte, salade verte, tomate, très bon, mais je suis surtout marquée par le macchiato, délicieux et le croissant, parfaitement feuilleté, parfaitement bien cuit, croustillant, beurré mais pas trop, c’est bien simple c’est un des meilleurs croissant que j’ai mangé de ma vie! après ça, je prend le bus pour me rendre au jardin botanique de la ville. Des fleurs de saison magnifiques et très variées, de beaux arbres, de jolis points d’eau et un café se situant dans une jolie serre avec bassin d’eau remplie de poissons rouges, au style japonisant, avec une terrasse extérieure entourée de pois de senteurs. Ça doit être très agréable de boire un café ou un thé ici, mais le café est je ne sais pour qu’elle raison, fermé, tant pis!

jardin botanique de Reykjavik

De retour au centre ville, je fais quelques boutiques puis retour hôtel. J’ai la chance d’avoir une chambre à l’avant dernier étage avec balcon et une vue entièrement dégagée. Je décide de faire une bonne sieste, je suis vraiment fatiguée par la journée! et encore hercule poirot à la télé pour me tenir compagnie pendant ma sieste. Je pars dîner tôt, j’hésite entre retourner à Lamb street food ou tester Momo ramen, spécialisé dans les ramen, mais bon je préfère m’assurer une place confortable pour manger mon dernier repas. Je fais un tour dans le vieux port en regardant le soleil se coucher doucement. La nuit est parfaitement clair, les derniers nuages ont tous disparus et je décide de tenter de repérer les aurores boréales. Hélas, je ferais choux blanc cette fois aussi! J’en avais vu lors de mon premier voyage, mais j’aurais aimé revivre ça une seconde fois. Le retour est rude, car comme la dernière fois, les deux seuls vols pour Paris c’est 7h40 et 7h45 (allez savoir pourquoi). Le mini bus que j’ai réservé vient me chercher à 3h30 et le bus pour l’aéroport qui part depuis la gare principal à 4h. Je petit déjeune d’un café et d’un délicieux cinnamon bun acheté la veille dans la célèbre boulangerie Bread and co. J’ai la chance de voyager avec aucun voisin de siège et je peux donc piquer un somme de quelques minutes.

Coucher de soleil sur Reykjavik

Second voyage en Islande et j’ai encore une fois adoré. Les islandais sont parfois un peu brusques mais toujours sympas, avec qui il est facile de parler. Je ne sais pas d’où ça vient, mais les islandais utilisent beaucoup les dattes et le houmous dans les plats présentés dans les resto. J’ai remarqué qu’il y avait bien plus de trottinettes électriques qu’en mars, est ce que c’est parce qu’il fait moins froid qu’en mars ou est ce que c’est un nouveau phénomène? J’ai aussi trouvé que les prix étaient un peu plus élevé qu’en mars dernier, notamment le prix des hôtels. J’ai adoré les différents spa que j’ai fait que ce soit le sky lagoon, le myvatn natural bath ou le forest lagoon, que j’ai vraiment apprécié en partie parce qu’il n’y avait vraiment pas grand monde! Les prix sont très raisonnables je trouve, 40€ l’entrée pour le Myvatn natural bath, 40€ également pour le forest lagoon, ce qui n’est pas cher quand on voit la qualité des prestations du forest lagoon et qu’on peut y passer la journée. Le sky lagoon est plus cher, 70€ environ, mais on a droit à des serviettes à volonté, à un soin gommage et à différents saunas. J’ai beaucoup aimé le nord et la région d’Akureyri, dont les paysages sont impressionnants peut être plus grand et sauvage que dans le sud! j’en ai encore appris pas mal avec les deux guides que j’ai eu lors de mes deux excursions.

Forest lagoon: https://www.forestlagoon.is/en

Myvatn natural bath: https://myvatnnaturebaths.is/

Sky lagoon: https://www.skylagoon.com/

Côté shopping, je n’ai donc pas ramené grand chose dans ma valise! un petit mug en solde, un aimant de frigo, un marque page aimanté, un petit sachet de tisane aux herbes locales et une petite bouteille de crème hydratante du sky lagoon, pour retrouver un peu du bien être qu’on ressent là bas. Un pays que j’aime énormément donc, j’espère y retourner encore!

Dernière séance: 3000 ans à t’attendre

De George Miller

Tilda Swinton, Idris Elba

2/5

Alithéa, anglaise spécialiste dans l’art de la narration et des histoires, est en Turquie pour une conférence. Après avoir acheté une fiole ancienne en cristal, elle découvre qu’elle renferme un djinn, enfermé depuis plus d’un siècle. Il lui explique qu’elle a droit à 3 vœux mais Alithéa connaît les nombreuses histoires des djinns et des vœux qui se retournent souvent contre ceux qui les formules. Le djinn se met alors à raconter son histoire personnelle qui commença 3000 ans plus tôt, au temps de la reine de Saba.

Une histoire de djinn, de vœux, Idris Elba qui raconte son histoire, un djinn coincé dans sa bouteille, ses rencontres avec la reine de Saba et Soliman le magnifique, Tilda Swinton en conteuse professionnelle qui a envie de boire les paroles du djinn mais qui reste en même temps sur ses gardes. Tout ça aurait pu énormément me plaire, me parler, me charmer mais la mayonnaise ne prend jamais vraiment.

La première moitié m’a assez plut, j’ai aimé me plonger dans les histoires du djinn, que ce soit au royaume de la reine de Saba ou à l’époque du royaume ottoman en Turquie au temps des sultans, bien qu’au bout d’un moment les choses deviennent un peu répétitives. Les décors, les costumes, le souci du détails avec ces très nombreux objets, les mosaïques, les vitraux, les tapis, les tissus…C’est visuellement réussi et beau dans ces reconstitutions historiques.

Je pensais vraiment que l’histoire allait quelque part, qu’il y aurait une chute, une révélation, une surprise, un rebondissement dans le scénario, mais en fait rien. A la moitié du film les choses changent, voilà que Alithéa, qui ne pensait rien vouloir, se découvre un désir, un souhait, celui d’aimer et d’être aimée et pourquoi pas par le djinn lui même. Alithéa c’est une femme solitaire, sans famille, peu d’amis. On découvre qu’elle a été mariée mais que ça n’a pas marché et que sa vie telle qu’elle est lui convient très bien. Et voilà que d’un coup, sortie de nulle part, elle décide qu’elle aussi veut découvrir l’amour passionnel et pourquoi pas avec son nouvel ami le djinn qu’elle ne connait que depuis 10 minutes. Et ça je n’ai pas compris. Le véritable sens de la vie c’est l’amour, on se serait cru dans un disney des années 90, on s’attend presque à voir Ariel la petite sirène ou Belle se mettre à chanter une chanson mièvre. Le message reste naïf, facile, presque enfantin, j’ai même failli me lever et quitter la salle mais j’espérais quand même un revirement vers la fin, quelque chose qui donne sens, sans jamais le voir arriver et c’est dommage.

La 2e moitié du film n’est pas mieux, le djinn accompagne Alithéa qui repart en Angleterre pour vivre leur nouvelle histoire d’amour (enfin histoire d’amour si on veut…) mais malheur, l’électromagnétisme de Londres (les antennes relais, la 5G etc etc) perturbe les « chakras » du djinn qui se sent se déliter dans ce pays. J’ai soufflé tout l’air de mes poumons et mes yeux ont roulé dans leurs orbites. Parce que à Istanbul, il n’y a pas de technologie, d’antennes relais ou de 5G bien sur…et d’un coup à l’aide de deux mini séquences, on nous explique que les djinns sont fait d’électromagnétisme….Honnêtement plus les jours passent et plus je trouve des défauts à ce film étrange qui ne charme jamais. On ne s’attache absolument pas aux personnages qui sont bourrés de clichés et l’histoire est absurde. L’impression que George Miller a fumé la moquette avant de tourner son film. Je suis sortie du cinéma déçue.

Projet 52-2022: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Organisé par Ma, les détails du challenge photo c’est ici. Chaque semaine, c’est une photo selon un thème déterminé à l’avance.

Après plusieurs semaines sans participer faute de temps, de chaleur qui paralyse et qui rend un peu amorphe, je reprends le challenge photo. Cette semaine le thème est « en pleine nature ». Quoi de mieux que d’aller piocher une des photos prises lors de mon dernier séjour en Écosse, il y a quelques semaines.

La photo a été prise devant les Steall falls dans la région de Fort Williams après 2h de randonnée.

Bon week end!

Dernières séances: Vesper chronicles – Bullet train

de Krystina Buozite et Bruno Samper

Raffiela Chapman, Eddie Marsan, Rosie McEwen

4/5

Dans un futur lointain, la Terre est ravagée par les trop nombreuses manipulations génétiques faites par l’homme pour modifier l’adn des organismes vivants. Les végétaux et les animaux sont pratiquement tous éteints. Une petite partie très privilégiée de la population s’est retranchée dans des cités protégées appelées citadelles où nourritures, technologie et confort sont de rigueur, tandis que les humains vivants en dehors de ces citadelles sont livrés à eux même, à la violence des autres et à l’absence de nourriture. Ayant besoin de sang jeune à des fins d’expériences et de test, les citadelles échangent volontiers avec les humains restés sur terre, des graines contre des poches de sang, graines qui leur permettent de faire pousser légumes et fruits, mais pour s’assurer la collaboration des laissés pour compte, les graines procurées sont génétiquement modifiées pour qu’elles ne germent qu’une fois et ne permettent pas de nouvelle récolte. Vesper habite avec son père dont le corps est maintenue en vie par des machines, tandis que son esprit, toujours vif, accompagne sa fille partout grâce à un robot ambulant. La plus grande menace est de trouver de quoi manger mais il y a aussi son oncle, une sorte de despote qui mène à la baguette ces ouailles. Il aimerait beaucoup que Vesper qui commence à devenir grande, rejoigne la protection de sa ferme, mais en échange de sa protection et de nourriture, le prix à payer est trop grand. Tout change quand une capsule venant de la citadelle s’écrase. Vesper tombe alors sur Camelia, une jeune femme venant de la citadelle. Elle espère qu’en l’aidant, Camélia pourra lui permettre d’aller vivre dans la citadelle avec son père.

J’étais intriguée par ce film et en même temps je ne savais pas trop à quoi m’attendre n’ayant pas vu de bande annonce et ne connaissant quasi rien de l’histoire. Au final ce fut une bonne surprise. Le visuel du film est vraiment original, ici on sent qu’on n’est pas dans un futur proche mais dans un futur assez lointain voir très lointain. La technologie utilisée même par la population laissée pour compte, est très avancée.

L’histoire de départ n’est pourtant pas très originale. Une catastrophe mondiale déclenchée par une trop grand manipulation génétique et une trop grande envie d’aller toujours trop loin jusqu’à l’autodestruction, a engendrée une terre stérile où faune et flore sont quasiment inexistants. Comme d’habitude l’humanité s’est alors divisée en deux catégories, une minorité qui représente l’élite, vivant dans des cités protégées et inaccessibles aux autres, vivant dans le luxe et le confort, tandis que la majorité restante survit tant bien que mal, entre victimes et despotes qui profitent d’un système brisé pour s’octroyer le peu d’avantages existants.

C’est surtout donc le visuel qui frappe dans le film. Les décors, le quotidien, la vie difficile et morne, les nouvelles formes de vies qui ont su s’adapter au nouvel ordre mondial. Vesper est une héroïne intéressante. Tous ses efforts, et tous les risques qu’elle prend ont pour but d’aider son père, dont le corps, quasiment mort, est maintenue en vie par une machine complexe, tandis que son esprit est toujours aussi vif. La technologie utilisée dans le film par Vesper et les autres laissés pour compte, mixe le savoir et l’organique et donne un visuel qui n’est pas sans rappeler un peu le dernier Cronenberg ‘les crimes du futur’.

Il y a aussi un coté conte pour enfant dans Vesper chronicles avec Vesper bien sur mais aussi la maison au fond des bois dans laquelle elle habite ou encore avec le personnage de Camélia qui, avec ces cheveux presque blancs, son regard elfique et sa peau translucide, ressemble à un être magique, une bonne fée, venue pour aider une héroïne qui mérite une autre destinée que de rejoindre la ferme de son oncle pour engendrer la nouvelle génération de gosses (on ne veut pas savoir comment d’ailleurs), oncle qui ressemble à un ogre de conte de fée d’ailleurs, impeccablement joué par Eddie Marsan, qui pour rien au monde, quitte à tout perdre, ne renoncerait à son pouvoir malsain, dans ce monde perdue.

Bref un film de SF intéressant, qui parle d’écologie, de technologie, de juste équilibre, de despotes, de profiteurs de misère, d’espoir. Un visuel originale, une atmosphère de conte, interprété par d’excellents acteurs. A voir.

Brad Pitt, Bryan Tyree Henry, Aaron Taylor Johnson, Hiroyuki Sanada, Sandra Bullock

de David Leitch

3/5

A Tokyo, Coccinelle, un tueur à gage en pleine crise existentielle, monte à bord du shinkansen pour Kyoto pour une mission imprévue. En effet sa référente, la mystérieuse Maria Beetle, lui demande de remplacer à la dernière seconde un collègue malade. La mission est simple, récupérée une mallette et descendre à la prochaine station. Mais coccinelle n’est pas seul dans le train, les tueurs à gage Mandarine et Citron sont chargés de ramener à bon port le fils d’un des plus grand parrain de la mafia russe qui œuvre au Japon « la mort blanche » ainsi qu’une mallette remplie de fric. Il y a aussi une jeune femme aux allures d’ado qui fait chanter un japonais dans le but d’assassiner la mort blanche, frelon et le loup, deux autres tueurs à gages qui se retrouvent dans le train. Et très vite les cadavres s’amoncellent.

Je m’attendais à un film barré et j’ai eu un film barré, mais un peu trop peut être. Le début est un peu chaotique, avec tous ses personnages qu’on doit apprendre à connaitre, toutes ces situations, tous ces flashback pour comprendre les implications des uns avec les autres. C’est un peu bavard, un peu brouillon.

Je pensais rire plus aussi, le film n’est pas aussi drôle que je pensais même si plusieurs scènes sont très drôles. J’ai surtout accroché au personnage de Coccinelle interprété par Brad Pitt, qui passe son temps à mentionner les leçons de vie apprises chez son psy lors des conversations qu’il a continuellement avec son commanditaire au téléphone, Mme Beetle. J’ai aussi beaucoup aimé le duo Mandarine et Citron (Tangerine et Lemon) qui sont très drôles.

L’histoire et la façon de raconter, avec les flashbacks et les liens qui relient au finale tous ses personnages qui ne semblaient pas avoir grand chose en commun au départ, rappelle un peu le style de Tarantino, Reservoir dogs et Pulp fiction en particulier, mais si le résultat n’est pas désagréable ce n’est pas non plus une totale réussite, n’est pas Tarentino qui veut. Bien sur il faut prendre le film au second degré, rien n’est crédible, (les cadavres qui se multiplies à la barbe et au nez du contrôleur, les autres voyageurs qui disparaissent pour ne laisser que les personnages du film; la gare de Kyoto remplie de yakuzas prêts à en découdre, un trajet Tokyo-Kyoto qui dure des heures…) ni réaliste, et si on ne prend pas le film au sérieux on peut passer un bon moment. Personnellement, c’est assez rare pour le mentionner, mais j’ai préféré la seconde moitié du film qui vire dans l’absurde complet.

Retour aux sources

Après deux étés sans me rendre en Écosse pour cause de covid, j’ai enfin pu renouer avec l’une de mes régions préférées au monde. Depuis 2012, je me rends en Écosse chaque été ou presque (2015 faisant exception, petite infidélité pour visiter le pays de galles).

D’habitude je me rends en écosse une seule semaine en juillet ou août. En 2020 j’avais prévu deux semaines de voyages en juin. J’ai décidé de garder l’itinéraire que j’avais prévu mais en juillet au lieu de juin. L’organisation ne fut pas de tout repos: chercher et trouver des bed and breakfast dans les différents villages sélectionnés, réservés trains, bus, excursions, chercher des bus locaux pour se rendre dans certains lieux reculés, vérifiés que les dits bus existent toujours et n’ont pas disparus pour cause de covid. Contacter certains hôtels et excursions pour lesquelles nous n’avions pas demandé de remboursement à la suite du covid mais accepté un voucher…Pour cette fois, j’ai laissé tomber l’enchaînement de trains que j’avais l’habitude de prendre pour me rendre en écosse et pour gagner du temps j’opte pour l’avion, transavia Paris-Edimbourg. Mais voilà trois semaines avant le départ, transavia annule notre vol, comme c’est le cas pour de nombreuses compagnies cet été. On se rabat en urgence sur un eurostar et sur un train pour Édimbourg au départ de Londres. Puis 2 semaines avant le départ, notre eurostar est annulé, on a heureusement la possibilité de réserver sur un autre train et on a la « chance » de trouver encore des places sur le train suivant. Le 15 juillet au matin, avec une amie, c’est direction gare du nord, pour découvrir une file d’attente énorme et un embouteillage dans les contrôles qui fait qu’on mettra plus d’une heure pour arriver dans la salle d’attente d’eurostar. Le train ne partira pas à l’heure pour permettre à tout ceux qui n’ont pas encore passer les contrôles de monter dans le train mais alors que le départ est sur le point de se faire, on nous annonce des gens sur les voies et l’intervention de la police, puis ensuite une longue attente pour avoir l’autorisation de démarrer. Bref, c’est avec 50 minutes de retard qu’on quitte paris, autant vous dire qu’entre le fait que notre train initial a été supprimé et que notre second train est parti quasiment avec une heure de retard, notre correspondance à Londres King cross est partie sans nous. Avec le justificatif d’eurostar pour prouver notre retard, on part à la recherche d’un agent de notre compagnie de train, car à king Cross, il y a plusieurs compagnies de train qui dessert Édimbourg et on ne peut donc pas monter dans le prochain train au hasard. Un membre du personnel très gentille nous accompagne et coup de chance un train part dans les 20 minutes. Il ne reste que très peu de places libres qui ne soient pas réservées et on s’y installent soulagées. Après 4h30 de route on arrive enfin à notre première destination.

A Édimbourg on a beau temps, température agréable, on prend le bus jusqu’à notre hôtel. Pour ce week end de juillet il y a un festival de musique traditionnelle et de musique pop rock au château d’Édimbourg, du coup il n’y a pas beaucoup d’hôtels dispo. J’ai pu obtenir une chambre dans cet hôtel grâce à mon voucher de 2020. L’inconvénient c’est qu’il faut prendre un bus pour 15/20 minutes. La chambre est moderne et très agréable et au rez de chaussée il ya un pub qui appartient à l’hôtel et qui offre aux clients une boisson gratuite. Le pub est désuet, plein de charme, l’atmosphère est très sympa j’ai beaucoup aimé. Après avoir fait une longue balade dans le centre historique d’Édimbourg, on passera la soirée au pub.

Le lendemain, on prend le petit déjeuner en face de l’hôtel, chez Soderberg, qui propose du bon café et de délicieux cinnamon bun. On repart pour la gare direction Inverness. Après 3h de train on dépose nos bagages dans notre bed and breakfast et direction le centre ville pour faire quelques boutiques souvenirs avant de dîner au restaurant Mustard seed, un resto que j’ai déjà testé plusieurs fois et que j’adore. Soupe à la tomate, saumon grillé avec salade de crabe et pomme de terre et de belles gambas délicieuses. En dessert panna cotta fruits rouges.

Le lendemain, direction la gare d’Inverness pour un tour bus avec Rabbies tour, une compagnie que j’avais déjà testé lors de mon voyage sur l’ile de Skye et que j’avais beaucoup apprécié. Cette fois ci, on se rend sur la cote ouest qui est difficilement visitable sans voiture. Le tour bus se fait dans un petit van avec environ une dizaines d’autres touristes. Après avoir longé le Loch Ness, on passe devant Urqhuart castle, puis 1er arrêt à Eilean donan castle. J’ai déjà visité le château il y a quelques années, très intéressante visite, je recommande. On se contente seulement de l’admirer de l’extérieur et de faire la boutique souvenir.

Prochaine étape, c’est l’Applecross, une route en épingle qui grimpe dans les montagnes et que j’ai toujours eu envie de faire. Le temps est assez maussade, ce qui nous va très bien quand on sait qu’à Paris c’est la canicule et qu’il fait bien 40 degrés. La route est étroite et grimpe. Après de nombreux virages et tournants on arrive au sommet. On se balade dans un épais brouillard, on marche littéralement dans les nuages. On redescend la cote et de retour en bas on s’arrête dans le petit village de Shieldaig dans lequel on fait une ballade au bord de l’eau et où on s’arrête pour s’acheter de quoi manger. On s’arrête déjeuner toujours au bord de l’eau dans un autre village avant de faire un arrêt au départ d’un chemin de randonnée pour voir de près un cerf. On comprend vite que ce dernier a l’habitude de voir les touristes, il est calme et pas du tout craintif. Notre guide lui donne une pomme qu’il mange bien volontiers, les autres touristes se mettent en scène autour du cerf pour se prendre en photo. Personnellement je prend en photo le cerf mais je ne l’approche pas, ça me dérange un peu, surtout qu’une affiche demande aux randonneurs de ne pas nourrir les cerfs. Dernière étape, le loch torridon, au bord duquel on fera une petite pause avant de revenir à Inverness vers 18h. Personnellement j’ai préféré le tour que j’avais fait sur l’ile de Skye car à chaque étape on nous laissait vraiment le temps de profiter des lieux et paysages. J’ai beaucoup aimé la route de l’Applecross et notre pause au sommet, c’était magnifique, mais un peu déçu du temps passé au loch Torrindon, un peu rapide et aucune possibilité de faire une balade. Pour le soir, on dîne au Walrus and the corkcrew, un bar qui sert des plateaux de fromages. Le pain est bon mais les fromages ne m’ont pas particulièrement marqué! une sorte de camembert tellement fort qu’il m’a écœuré, quelques fromages à pâtes dures qui m’ont paru un peu fade. Le cheddar relève le niveau et les olives que j’ai commandé en plus étaient très bonnes. On fini la soirée avec un glace au glacier du coin, Miels.

Le lendemain on quitte Inverness pour Fort William en bus. Deux heures de routes qui longent en grande partie le loch Ness. On part déposer nos valises dans notre bed and breakfast qui se situe dans les hauteurs de la ville. La maison est très jolie et nos hôtes sont accueillants et sympathiques, René et Connie, originaires de Hollande et qui pour rien au monde ne quitteraient l’écosse. Notre chambre est très grande avec une vue magnifique sur le loch Linnhe, ça valait le coup de grimper les pentes raides avec nos valises. On ne s’attarde pas, direction le centre ville pour manger un fish and chips au pub du coin avant de prendre place dans le jacobite steam train plus connu comme étant le train harry potter, le fameux poudlard express qui emmène les élèves à Poudlard. J’avais déjà fait le voyage une fois et j’avais trouvé ça magique. Cette fois ci le temps est beau, ensoleillé, rien à voir avec mon premier voyage. Les paysages sont très beaux depuis le train et on passe par le célèbre Glenfinnan viaduc. Le terminus est Mallaig, une ville cotière. J’avais bien envie de manger une pizza sur le port, une petite cahute dans laquelle j’avais manger une délicieuse pizza lors d’un de mes séjours, mais hélas elle n’ouvre que le soir…On s’installe sur la terrasse d’un café dans lequel on commande carrot cake, walnut and coffee cake et limonade à la rose, on profite de la vue avant de reprendre le train. A l’aller comme au retour on discute voyages avec un couple vraiment sympa et intéressant originaire de Seattle.

Mardi matin, je décide de me lever aux aurores et à 7h je sors doucement de la chambre et je me rends à la piscine municipale qui ouvre à 7h15. J’ai du mal à me passer de mes séances de natation. A cette heure-ci il n’y a pas grand monde, j’ai ma ligne rien que pour moi. Je fais 30 minutes de nage et je barbote un peu avant de retourner à l’hôtel prendre un bain et être prête pour l’heure du petit déjeuner. Un bus nous dépose en 25 minutes au village de Glencoe, départ d’une randonnée pour se rendre au Loch Achtriochtrian. On suit un chemin dans la forêt, entre flanc de montagne et fleuve, il fait très beau aujourd’hui et surtout assez chaud, la canicule qui frappe Paris frappe aussi le Royaume uni. Je sais qu’à Londres les températures se rapprochent de celles de Paris et dans les highlands on atteint les 27. A Paris, 27 degré représente la fraicheur en cette période de canicule, et bien en Écosse c’est synonyme de canicule et dans les gares ont peut voir des alertes concernant les dangers de la chaleur! Après 1h30 de marche on fait une pause au Claigchaig inn, seul point de nourriture et de boisson dans le coin. On prend des boissons fraiches pour se poser un peu et on repart jusqu’au loch avant de repartir à notre point de départ pour déjeuner d’un panini au glencoe café. De retour à Fort William, on se balade au bord du loch Linnhe, on fait quelques boutiques et on part diner au Geographer, filet de poisson, petits légumes et en dessert un Eton mess, un dessert à base de chantilly, de meringue et de fraises fraiches.

Mercredi, dernier jour à Fort William. On se décide pour les steall falls. Pour s’y rendre le bus 42 nous dépose à environ 40 minutes à pied du début de la randonnée qui dure environ 1h aller 1h retour pour atteindre les steall falls. Je m’y étais déjà rendue il y a quelques années, mais je m’étais contentée de me balader jusqu’au début de la randonnée avant de faire demi tour. J’étais seule, il n’y avait pas beaucoup de monde et mon téléphone ne captait aucun réseau téléphonique en cas de problème sans compter la pancarte indiquant que passer ce point, des randonneurs on trouvé la mort. Bref, nos hôtes nous racontent quand même qu’effectivement il y a eu des accidents et qu’une personne avait disparue. Mais à deux ça va mieux et surtout il y a beaucoup plus de visiteurs que lors de ma première visite. Alors c’est sur qu’avec mon équilibre moribond, surtout dans les pentes descendantes, j’ai du parfois ralentir à la vitesse d’un escargot sur certains passages, mais finalement je suis arrivée à destination. J’ai beaucoup aimé la vue, le coin est magnifique et il y a une sorte de sérénité dans l’atmosphère, un calme reposant. On se dépêche quand même sur le chemin du retour, car le bus pour nous ramener en centre ville ne passe qu’une fois par heure. Nous arrivons tout juste pour le bus de 14h, on a le temps de discuter un peu avec le chauffeur avant de repartir pour Fort William et on déjeunera dans un café végétarien, le Wildcat, wrap lentille curry avec une délicieuse part de carrot cake. On finit par se balader dans la ville avant de rentrer.

Jeudi matin c’est le départ pour Oban, on quitte nos hôtes avec qui on a pas mal discuter durant notre séjour. On a droit à quelques anecdotes comme ce couple de japonais qui n’avait pas de valises et qui achetaient et jetaient les choses en fonction de ce dont ils avaient besoin, ou ce couple américain qui pensais que Jesus Christ avait pris son dernier repas dans la région et leur chauffeur de taxi qui décide de les emmener sur les soi disant lieux, un restaurant de fish and chips. Le bus met environ 1h30 pour arriver dans cette ville cotière que je connais bien, j’y suis venue deux fois par le passé. Après avoir déposé nos valises dans notre bed and breafast qui se trouve encore une fois au sommet d’une colline abrupte, on part au oban chocolate factory, un salon de thé spécialisé dans le chocolat. J’y avais déjà été et adoré, notamment leurs gaufres maison mais hélas, le covid étant passé par là je suppose, les lieux ne servent plus de gaufres mais seulement quelques pâtisseries, des glaces et des chocolats chauds. Je prendrais un milk shake et un thé au jasmin. Après avoir fait un peu de shopping dans la rue principale d’Oban, on se rend au Waterfront fishouse restaurant spécialisé dans le poisson situé sur le port. On est bien installé au bord de la fenêtre. Filet de lieu noir sauce soja et kimchi en entrée, saumon avec purée de pommes de terre et petits légumes et panna cotta en dessert. Une très bonne adresse.

Vendredi on se lève tôt car nous partons en excursion pour la journée sur les hébrides intérieures, l’ile de Mull et l’ile de Iona. Le ferry part à 9h50 pour 45 minutes de traversée et je suis contente de prendre la mer et respirer l’air du large. A Mull, un bus nous emmène jusqu’à Fionnphort pour prendre un petit ferry pour 10 minutes pour Iona. L’ile est le berceau du christianisme en Écosse, on peut y voir une très vieille abbaye que j’avais visité il y a quelques années. On peut faire de jolies balades sur l’unique route de l’ile où seules les voitures des habitants permanents on le droit de circuler. Deux gros hôtels, des fermes, la maison des MacLeod et beaucoup beaucoup de moutons. Au bout de la route, un chemin d’herbe nous emmène sur deux plages de sable blanc avec une mer turquoise mais trop froide, pour y tremper pas plus que les pieds! on fait une pause à l’hôtel Argyll pour déjeuner sur le pouces de petits tapas avant d’aller jusque sur la plage et de revenir à temps pour le ferry de retour. Si à l’aller je m’étais contenté de m’assoir tranquillement sur le pont, je décide cette fois-ci de monter sur le toit afin de prendre vraiment l’air. J’apercevrais au loin un dauphin sortir de l’eau. Le soir on décide de diner au pub Cuan Mor, on devra cependant attendre 45 minutes au bar avant d’avoir une table. On mange le plat du vendredi, le fish and chips bien sur, délicieux.

Samedi, il est temps de quitter Oban mais pas avant d’avoir passer la matinée à se balader dans son centre et à déjeuner à EE USK, un restaurant surtout spécialisé dans le poisson et crustacé qui se trouve tout au bord de l’eau. Truite fumée en entrée, filet de bar avec poireau et purée de pommes de terre. C’est le train qui nous dépose à Crianlarich dans les Trossachs. Crianlarich est un tout petit village perdu entre les montagnes couvertes d’arbres. Il n’y a qu’un hôtel, une petite supérette et un pub bien sur. Notre b&b est très mignon, notre chambre donne sur un jolie jardin et nos hôtes sont très chaleureux et accueillants. On a tout juste le temps d’aller à l’hôtel du coin qui possède un restaurant pour aller diner, car en écosse et en particulier dans les tout petits villages, les restaurants ferment tôt.

Le lendemain cependant il pleut des cordes! mon amie n’a qu’une envie c’est dormir, alors après le petit déjeuner je me lance à la découvert du coin, sous mon ciré et une cape de pluie. Je me rends d’abord à la gare, peut être que je peux monter dans un train pour Tyndrum une ville voisine que je pense être un peu plus conséquente que Crianlarich mais le prochain train n’est pas avant 3 bonnes heures. Je me balade donc dans le coin, je trouve une balade à faire qui grimpe dans la montagne et dans la forêt. On déjeunera au pub d’un burger au poulet et le soir à l’hôtel de linguine au scampi. Journée plutôt reposante donc. Lundi par contre, direction la gare le matin pour nous rendre à Bridge of orchy, à 30 minutes en train pour débuter une randonnée sur la west highland way. On grimpe dans la montagne et à travers les arbres. Petits ruisseaux, étendues d’herbes vertes gorgées d’eau, la vue se dégage et on a droit à un panorama sur la région, juste magnifique. Après environ une heure de marche, on arrive à un point culminant avec une vue sublime sur 360 degrés mais je commence à me demander comment faire pour la suite car la west highland way est une route droite sur plusieurs centaines de kilomètres et notre but est de revenir sur bridge of orchy. Je demande le chemin à une jeune femme seule qui arrive au sommet et qui regarde dans son guide pour nous indiquer qu’en redescendant la cote, on arrive à un croisement de route qui nous permettra de revenir sur notre point de départ, en longeant la rivière. Ce fut une très belle balade, la partie grimpette dans la montagne jusqu’au sommet s’est faite sous les nuages et avec un vent rafraichissant, tandis que la route retour sur notre point de départ se fait sous un beau soleil. On déjeune à l’hôtel Bridge of orchy d’un sandwich au saumon fumé avant de rentrer en bus sur Crianlarich.

Le lendemain on dit au revoir à nos charmants hôtes et on reprend le train. A la gare on tombe sur un carnet abandonné. Un homme de Nouvelle Zélande qui raconte son voyage au quotidien depuis le mois de mai. On essaye de voir s’il n’y a pas d’adresse ou de nom mais finalement son propriétaire reviendra sur ses pas et sera très très soulagé de retrouver son carnet de note. Au départ nous avions réservé un b&b à Callander, un petit village à l’est de Crianlarich, mais la veille nous avons reçu un mail des propriétaires nous indiquant qu’ils étaient obligés d’annuler car le personnel était positif au covid. On a bien chercher d’autres b&b dans le coin mais tout semble complet sans surprise, alors on réserve en urgence une chambre sur Glasgow pour les deux prochaines nuits. Je suis un peu déçue de quitter la campagne et la nature pour me rendre dans une grande ville, mais pas le choix. Au moins on a eu beau temps à Glasgow et j’apprécie beaucoup cette ville. Et Glasgow reste très intéressante pour se loger, les hôtels ne sont pas cher du tout. On se balade dans le centre, on fait surtout pas mal de shopping à TK MAX où on fait de supers affaires et à Waterstones ou j’achète un puzzle centrée sur l’univers d’Agatha Christie. On se balade dans Merchant city et au bord du fleuve aussi.

Dernier jour avant notre retour, on retourne sur Edimbourg. On se balade dans le centre, sur canongate et Victoria road et on se rend à Holyrood palace pour visiter la demeure royale. Nous logeons de nouveau dans le même hôtel que lors de notre première nuit, nous passons la soirée au pub. le 15è et dernier jour, c’est le retour, il est temps de rentrer en France. Le train qui nous ramène à Londres longe la côte et permet de voir de jolies paysages. Le retour se fera sans accroc!

J’ai été ravi de ce séjour, j’étais très contente de prendre le temps d’y passer 15 jours. Il y a beaucoup de choses faites ou vues que j’avais déjà fait par le passé, mais j’étais contente de retrouver certains lieux. Et bien sur j’ai été ravi des nouveaux lieux que j’ai pu découvrir. J’ai adoré la vue sur les Stealls falls que l’on a au bout de la randonnée, la balade jusqu’au loch Achtriochtrian et j’ai particulièrement aimé la balade à Bridge of orchy. Les Écossais sont toujours aussi sympas et chaleureux, gentils et accueillants et j’ai rencontré pas mal de personnes intéressantes. Et puis en Écosse on mange quand même bien la plupart du temps en particulier les plats de poissons.

Pour ce voyage qui consiste en une boucle Edimbourg-Edimbourg, pour ceux que ça intéresse voici mon itinéraire:

Édimbourg – Inverness – Fort William – Mallaig – Steall falls – loch Actriochtrian et Glencoe – Oban – Mull – Iona – Crianlarich – Bridge of orchy – Glasgow – Édimbourg.

Bien sur, se déplacer en voiture c’est bien pratique en Écosse et représente un gain de temps et de liberté dans son voyage, mais la grande majorité de l’écosse est quand même très bien desservi par les transports en commun, bus et train.

  • Pour réserver vos billets de train en Écosse, le mieux est de se rendre sur ce site officiel:

uk railway: https://www.nationalrail.co.uk/

  • Pour se renseigner sur les bus en écosse et pour réserver:

city links: https://www.citylink.co.uk/

  • pour les bus locaux (trajets courts) en écosse (en générale pas besoin de réserver) et connaitre les horaires de passages:

https://bustimes.org/regions/S

  • Pour réserver des bed and breakfast vous pouvez utiliser google map et rechercher les bed and breakfast. La recherche peut paraitre un peu fastidieuse mais en générale je recherche les bed and breakfast dans la zone géographique qui me convient, au plus proche des gares ou stations de bus si comme moi vous voyagez sans voiture, et ensuite se rendre directement sur le site du b&b et les contacter par mail pour leur demander la disponibilité et les tarifs, c’est souvent plus intéressants pour les prix et même les disponibilités, que de passer par des sites centralisés. Sachez également qu’il n’y a que peu d’hôtels en écosse, excepté Glasgow et Edimbourg, et que le peu d’hôtels existants sont souvent moyens et plus cher que les bed and breakfast. Je ne suis a ce jour jamais tombée sur un b&b médiocre, sale ou peu accueillant.
  • Si comme moi vous n’avez pas de voiture, pratiquement toute l’écosse est accessible en bus ou train. Il n’y a que la région du nord ouest qui est mal desservis par les transports en commun, il n’y a pas ou peu de bus qui ne passe pas forcément tous les jours. Pour savoir comment se déplacer d’une village à un autre, ou comment se déplacer pour se rapprocher d’un site naturel ou d’un début de randonnée, vous pouvez utiliser ce site qui m’a souvent rendu service:

https://www.rome2rio.com/fr/

il est étonnamment à jour et vous propose toujours les transports en commun s’ils existent. Je vérifie toujours par la suite auprès des sites officielles de bus ou de train et ce site ne se trompe jamais et reste actualisé.

  • En écosse on mange quand même très bien, voici quelques adresses qui m’ont beaucoup plut:

Inverness: Mustard seed pour manger des plats locaux avec des légumes et autres produits de saison pour des prix très corrects.

Fort William: The geographer il y a de tout au geographer, du burger au poisson en passant par le plat de pâtes.

Fort William: wildcat pour manger sur le pouce seulement, les lieux ferment à 17h et il ne propose que des plats végétariens. Pâtisseries excellentes.

Mallaig: crannog pizzeria si vous avez la chance de passer par Mallaig et que la pizzeria est ouverte alors profitez-en , les pizza cuites au four à bois en 2 minutes sont excellentes.

Mallaig: the tea garden très grande terrasse, un endroit très agréable pour manger ou boire avec une jolie vue sur le port. Pâtisseries très bonnes.

Oban: Waterfront fishouse restaurant qui se situe en plein dans le port de Oban, on y sert de très bons plats de poissons ou crustacés. Réserver à l’avance (le matin pour le soir même suffit parfois) ou venez à l’ouverture (12h pile pour le déjeuner ou 17h30 en début de service le soir) si vous voulez une table.

Oban: EE USK situé sur la place de la ville tout au bord de l’eau, la vue avec ces grandes baies vitrées est superbe. on y mange des poissons frais du jour ou des crustacés , c’est très bon mais un peu plus cher que le waterfront fishouse.

Oban: Cuan Mor, un pub classique mais qui a le mérite d’avoir une très grande salle. Malgré tout le soir, difficile d’avoir une table tout de suite mais avec un peu de patience on finit par être installé. C’est beaucoup moins cher que les resto classiques et les plats sont plus simples mais ça reste très bon aussi.

Glencoe: Glencoe café tout petit café avec un extérieur sympa, on peut y manger à tout heure (mais ferme à 17h), des sandwichs, paninis, soupes et quelques cakes. ça dépanne bien quand on revient de randonnée.

Ile de Iona: Argyll hotel un des rares hôtel sur l’ile. Si vous passez par Iona et que vous avez un creux, cet hôtel propose des plats simples ou des sandwich frais. C’est bon pas trop cher et avec une jolie vue sur la mer.

Crianlarich: l’hotel best western le restaurant de l’hôtel propose des plats copieux et pas mal du tout, en particulier les linguine aux scampis.

Crianlarich: the rod and reel seul pub du village, on y mange à tout heure et j’y ai mangé un très bon burger au poulet et l’accueil est simple et sympathique.

Dernières séances: La nuit du 12 – L’année du requin – Nope

de Dominik Moll

Bouli Lanners, Bastien Bouillon, Annouck Grimberg

4/5

Dans un petit village près de Grenoble, une jeune femme de 21 ans, Clara, est retrouvée morte, assassinée brûlée vive en pleine nuit. La PJ de Grenoble est dépêchée sur les lieux. Les suspects s’accumulent mais aucune preuve ne permet de conclure quoique ce soit. Alors que les inspecteurs ne peuvent se sortir de la tête cette mort brutale et absurde, l’enquête piétine…

La bande annonce m’avait beaucoup plut et j’aime beaucoup Bouli Lanners. Le film est prenant dès la première minute, on suit la jeune Clara, on assiste à son horrible mort qui semble absurde, et bien sur on suit l’enquête des inspecteurs de la PJ, de la découverte du corps aux interrogatoires en passant par l’annonce de la triste nouvelle à la famille, l’autopsie, la vérification des alibis, des mobiles, la découverte de la vie privée de la victime.

Dominik Moll nous présente un film noir bien mené, qui ne dérive jamais dans l’excès ou le spectaculaire, le tout servi par un casting parfait, Bouli Lanners en policier fatigué, Bastien Bouillon en responsable de l’enquête, excellent, et Anouck Grimberg parfaite dans le rôle de la juge d’instruction. L’intrigue, l’enquête, les moyens de la police, la psychologie des personnages, la lenteur de l’enquête, la gestion de l’horreur par les enquêteurs, tout est sobre et surtout réaliste et sans fioriture, on est loin des films policiers à l’américaine et c’est appréciable. A travers l’enquête policière le film parle de violence faite aux femmes, des préjugés les concernant, du jugement constant et de cette image archaïque qui perdure quelque soit l’époque. Un film à voir.

de Ludovic et Zoran Boukherma

Marina Fois, Kad Merad, Jean Pascal Zadi

3,5/5

Dans un petit village côtier des Landes, la maréchal des logis chef Maja ne supporte pas trop l’idée de devoir prendre sa retraite de son poste à la gendarmerie. En effet ayant comptabilisé tout les semestres d’activité, la gendarme n’a pas le choix de se retirer de la gendarmerie malgré qu’elle n’ait que 49 ans. Son mari lui n’attend que ça, avoir son épouse enfin que pour lui toute la journée. Mais Maja négocie une prolongation d’une semaine lorsqu’un requin tueur se met à attaquer les vacanciers. Elle met un point d’honneur de régler cette affaire avant de quitter définitivement son poste.

Dès les premières secondes, on sent qu’il s’agit d’une comédie un peu barrée. La voix off un peu étrange qui nous raconte l’histoire du requin tueur, le personnage de Maja, gendarme un peu trop dévouée et obsédée par son travail…la première moitié du film est d’ailleurs très réussie, j’ai beaucoup aimé l’humour subtile, on ne s’ennuie pas en suivant Marina Fois dans sa chasse au requin. Bien sur les références au film Les dents de la mer sont nombreuses, une ville côtière tranquille en pleine saison touristique, une figure d’autorité qui doit prendre la lourde responsabilité d’interdire la baignade aux vacanciers, convaincre de la présence du requin tueur dans les eaux, la pression des notables et des élus qui souhaitent que l’activité puisse reprendre rapidement…

Mais passé la première moitié du film, le ton change complètement, on tombe dans le dramatique et l’ambiance devient plus sombre. J’ai eu du mal à comprendre ce changement d’atmosphère et j’ai trouvé ça un peu dommage, j’aurais préféré que ça reste un film à l’humour décalé, un hommage comique aux dents de la mer. Mais j’ai tout de même trouvé le film original, intéressant et prenant et le casting n’est pas sans intérêt. Marina Fois est toujours excellente, j’ai bien aimé Kad Merad dans le rôle de ce mari un peu trop dévoué et Jean Pascal Zadi et Christine Gautier occupent des rôles secondaires intéressants. Même si le mélange des genres n’est pas très réussi et donne plus l’impression que les réalisateurs ne savent pas ce qu’ils veulent, on passe quand même un bon moment de cinéma et l’année du requin a l’avantage d’avoir un ton décalé et original.

de Jordan Peele

Daniel Kaluuya, Keke Palmer, Steven Yeun, Brandon Perea, Micheal Wincott

4/5

OJ et Emerald Haywood sont frères et sœurs et s’occupent d’un ranch de chevaux dans une vallée déserte de Californie. Depuis la mort brutale et étrange de leur père, ils ont hérité de l’affaire familiale, qui consiste à louer des chevaux à des studios hollywoodiens pour pub, cinéma et télévision. Mais depuis quelques temps des phénomènes étranges se multiplient dans leur région. Persuadé de la présence d’un extraterrestre, le frère et la sœur, aidé d’un technicien, décident d’installer des caméras de surveillance dans l’espoir de vendre la preuve d’un ovni et d’obtenir gloire et célébrité.

Comme tout le monde, j’ai découvert le cinéma de Jordan Peele avec son film Get out que j’avais trouvé excellent, un film comme on en fait plus beaucoup de nos jours. Par contre, si cinématographiquement j’avais trouvé Us, son 2e film, intéressant, j’avais pas trop adhéré l’histoire n’étant pas aboutie.

J’ai lu pas mal de critiques indiquant que ce nouvel opus, Nope, était le meilleur film de Peele. Je ne suis pas d’accord, pour ma part Get out reste son meilleur, mais Nope n’est pas loin derrière. OJ a toujours vécu dans le ranch de son père, qui en a fait une affaire montante dans l’univers de Hollywood. Mais avec son père disparut, OJ a du mal à émerger, à se remettre de la disparition de son père et tout simplement a du mal à prendre la relève. Il a toujours vécut dans l’ombre de son père et manque d’assurance, ce qui n’est pas le cas de sa petite sœur Em, qui elle n’a jamais été poussée vers l’avant par son père, qui a toujours privilégié son fils aîné dans le business du cheval. Et pourtant Em a toute l’assurance que son frère n’a pas forcément devant les clients. Elle sait vendre son image, mais à part ça, elle n’a pas les connaissances ou le sens du travail de son frère.

Derrière le côté SF du film, avec la présence d’un ovni prédateur, le film parle de courage, de ténacité, de volonté, de détermination qu’il faut avoir dans la vie pour s’en sortir. Les épreuves vont révéler le courage d’OJ, il va enfin pouvoir mettre à profit ses qualités. Nope c’est aussi un hommage au film de cow boy avec OJ qui se bat à dos de cheval.

Nope c’est aussi une critique de la société des médias, la loi du buzz, l’envie d’obtenir l’attention du public et l’argent qui va avec en très peu de temps et avec un minimum d’effort. OJ et Em, en découvrant la présence d’un extraterrestre qui se comporte comme un animal prédateur qui marque son territoire et s’en prend à tous ce qui est vivant, n’ont qu’un seul réflexe: comment tirer profit de cette découverte et comment avoir ce qu’il faut pour pouvoir passer chez Oprah, le graal de tous les graals. Ou encore le fanatique de la caméra à la recherche du dernier scoop pour TMZ et qui même en se rendant compte du danger et de la menace qui pèse sur sa vie, ne pense qu’à une chose, filmer pour obtenir une preuve exploitable dans les médias.

Le film est donc très riche. Riche sur le plan des sujets abordés, riche visuellement, riche concernant la mise en scène. Jordan Peele a l’audace de nous présenter son ovni, il a pris le temps de créer un ovni, de ne pas le cacher ou de céder à la facilité de s’en remettre à l’imagination des spectateurs, j’ai trouvé ça courageux et bien réalisé.

Il y aurait beaucoup à dire sur Nope. Un film bien rythmé, une histoire bien menée, des personnages intéressants qu’on a envie de connaître et comprendre, un suspense bien tenu. Le film ne fait absolument pas peur, il faut le savoir, j’ai plus frissonné sur les deux premiers films de Peele. Ici c’est plus le suspense et la surprise, le film distille les petites révélations. Quelques touches d’humour bienvenu comme le réalisateur le fait souvent, et de très bons acteurs en particulier Kaluuya.

Derniers films vus: Quai d’orsay de Bertrand Tavernier – Fais le mort – Persuasion (version Netflix)

de Bertrand Tavernier

Thierry Lhermitte, Niels Arestrup, Raphael Personnaz, Julie Gayet, Thierry Frémont

4/5

Ambitieux et plein de bonne volonté, Arthur Vlammnick intègre le cabinet du ministre des affaires étrangères, Taillard de Worms. Ce dernier, exigeant dans son travail, souhaite des discours qui sortent des sentiers battus afin de marqué son temps. Vlammnick est chargé avec d’autres conseillers d’écrire les discours du ministre en intégrant les mots de langage choisi. Il doit faire avec Maupas, le chef de cabinet flegmatique et la hordes de conseillers, certains blasés, d’autres rongés par l’ambition.

J’avais lu la BD il y a quelques années mais je n’avais pas eu l’occasion de voir le film. Et comme j’adore les films de Tavernier, je n’ai pas manqué son dernier passage télé. Si j’ai préféré lire la BD, j’ai trouvé le film très réussi. Court, bien mené, rythmée comme il faut, on suite les tribulations du naïf Vlammnick qui fait ses premiers pas dans la cour des grands remplie de requins assoiffés. C’est drôle et intéressant à suivre, comme la BD et gros coup de coeur pour Niels Arestrup dans le rôle de Maupas, qui n’a pas volé son césar du meilleur second rôle.

de Jean Paul Salomé

François Damiens, Géraldine Nakache, Lucien Jean Baptiste, Anne Le Ny

3.5/5

Jean Renault a longtemps été la coqueluche du cinéma français. Après un césar remporté pour un de ses tout premiers rôles, son caractère et son souci du détail l’ont rendu « chiants » aux yeux des réalisateurs qui ne veulent plus travailler avec lui. Au fil des années, il a perdu son aura de jeune premier et n’a pas su transformer son premier essai. N’ayant plus aucune proposition, le voilà au chômage. il répond à une annonce de pole emploi. Il faut qu’il se rende à Megève afin de jouer les figurants dans la reconstitution d’un meurtre organisée par la juge d’instruction. son rôle est simple, faire le mort à la place de la victime. Mais son sens du détail le pousse à remettre en question l’enquête et la déclaration du coupable présumé.

Je suis tombée par hasard sur ce film un soir tard à la télé et j’ai tout de suite accrochée. François Damiens joue un acteur raté qui ne réalise pas facilement que sa carrière est en berne et que sa célébrité d’antan a disparue. Le voilà qui doit ravalé son égo pour jouer le mort sur la reconstitution d’un meurtre. J’ai beaucoup aimé François Damiens dans ce rôle, son interaction avec le gendarme, les autres figurants, le coupable et bien sur avec la juge d’instruction. De révélation en secret de famille, le village recèle bien des mystères et non dits. le film vacille entre comédie policière et le genre cluedo. C’est drôle, agréable à regarder, j’ai passé un bon moment.

de Carrie Cracknell

Dakota Johnson, Cosmo Jarvis, Mia McKenna

3.5/5

Au début du 19e siècle en Angleterre, Anne Elliott a laissé passer sa chance de bonheur. 8 ans plus tôt, l’homme qu’elle aimait lui avait proposé le mariage et elle avait décliner l’offre après s’être laissée persuader par sa marraine de ne pas accepter, l’homme en question étant sans fortune ni connexion. Mais aussitôt rejetée, Anne a regretté sa décision et s’est donc laisser vivre sans réel plaisir les 8 années suivantes. Alors que sa famille a des soucis financiers, son père décide de louer leur demeure familiale et de louer une maison plus modeste à Bath. Anne est envoyée chez sa sœur cadette, Mary, qui la réclame. Elle passe donc quelques jours en compagnie de sa sœur, son beau frère, leurs deux enfants, les deux jeunes sœurs de son beau frère, lorsqu’elle apprend la visite d’un certain capitaine Wentworth, son ancien prétendant.

Adapté du roman de Jane Austen que j’ai lu et adoré, j’avais bien aimé l’adaptation de 2007. Cette nouvelle adaptation est un peu différente sans pour autant trahir l’histoire ou l’atmosphère du roman, bien que le ton employé soit plus léger que le roman. Sans rien vraiment révolutionner, cette adaptation nous montre une Anne plus spontanée, plus « moderne » dans la démonstration de ses sentiments. Je n’ai pas tout aimé dans cette version, notamment les scènes dans lesquelles Anne se ridiculise, lorsqu’elle hurle le prénom du capitaine Wentworth après avoir trop bu et qui se cache sous la fenêtre pour ne pas qu’on la voit, ou pire la scène du dîner dans laquelle Anne revoit pour la première fois Wentworth et se ridiculise à dire des choses qui ne se disent absolument pas à cette époque. Une scène qui n’a aucune raison…

Dakota Johnson interprète malgré ces bémols, très bien une Anne plutôt réussie bien que je n’ai pas compris l’obstination du réalisateur à la montrer constamment en compagnie d’une bouteille de vin à noyer son chagrin dans l’alcool…Gros coup de cœur pour Mia McKenna dans le rôle de Mary, elle a su vraiment mettre en valeur son personnage et la rendre moins antipathique que dans le roman.

Le partie pris ici est de montrer Anne s’adresser directement à la caméra et donc au spectateur. Si le concept ne me dérange pas du tout, j’ai trouvé que c’était utilisé un peu trop souvent ce qui déprécie un peu l’effet attendu. On avait déjà eu ce genre d’effet dans l’adaptation de Mansfield park de 1999 mais les choses avaient été fait avec beaucoup plus de subtilité. Seule vraie déception c’est le personnage du cousin Elliott dont les véritables plans et personnalité ne sont pas respectés mais ça ne dérange pas plus que ça l’histoire au final. Une adaptation sympathique, rafraîchissante qui me fait passer un bon moment avec de bons acteurs et de bonnes interprétations.

Dernière séance: Decision to leave

de Park Chan Wook

Park Hae Il, Tang Wei

4/5

En Corée, Hae Joon est capitaine de police. Alors qu’il recherche un homme coupable de meurtre depuis plus d’un an, il doit avec son adjoint enquêter sur une mort suspecte, celle d’un homme à la retraite qui serait tomber accidentellement d’une montagne en faisant de l’escalade. Il rencontre alors sa jeune épouse qui ne semble pas émue par la mort de son mari.

De Park Chan Wook j’ai vu déjà de nombreux films, Lady Vengeance, Sympathy for Mr vengeance, Je suis un cyborg, Stoker, Mademoiselle et puis mon préféré Old boy. Decision to leave tourne d’abord autour du capitaine de police Hae Joon: carrière brillante, respecté, il est marié à une femme qu’il aime, mais ne vivent ensemble que certains week end du fait que leur fils est en internat et que chacun mène sa carrière dans des villes différentes. Quand il se voit confier l’enquête sur la mort de l’alpiniste amateur, il est déjà absorbé par une chasse à l’homme qui l’accapare un peu. Il aurait sûrement conclu à une mort accidentelle rapidement s’il n’avait pas développé une obsession pour l’épouse du défunt, Seo Rae.

J’ai beaucoup aimé Decision to leave. Visuellement c’est très beau, c’est parfaitement mis en scène, quelques originalités, une manière originale de filmer le ressenti de Hae Joon et de Seo Rae. D’ailleurs le film a reçu le prix de la mise en scène au dernier festival de Cannes. La scène finale sur la plage est juste magnifique. Les acteurs sont tous très bons et incarnent des personnages complexes et intéressants, j’ai aimé les découvrir et les connaître petit à petit.

Entre enquête policière, histoire d’amour platonique, Decision to leave manque parfois d’un peu de cohérence notamment dans la motivation de certains personnages. J’ai aimé les touches d’humour en générale apportés par les deux adjoints successifs de Hae Joon. Un beau film, de belles scènes et de belles images.

Projet 52-2022: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Organisé par Ma, les détails du challenge photo c’est ici. Chaque semaine, c’est une photo selon un thème déterminé à l’avance.

Cette semaine le thème est végétal et c’est pas les choix qui manquent! j’adore prendre en photos, arbres, fleurs, plantes qui croisent ma route partout où je vais. J’ai choisi de vous présenter une plante que j’ai depuis de nombreuses années. C’est une plante verte assez commune appelé « Chlorophytum comosum » connut pour ses propriétés dépolluantes de l’air. Au bout de quelques temps, de nouvelles branches poussent qui donnent par la suite de petites fleurs blanches. Ces fleurs finissent par tomber et donnent naissance à une nouvelle petite plante verte. Ce qui donne au bout d’un moment un véritable rideau végétal.

Bon week end

Dernière séance: Irréductible

de Jérôme Commandeur

Jerôme Commandeur, Laetita Dosch, Pascale Arbillot, Gérard Darmon, Christian Clavier, Nicole Calfan

3.5/5

Depuis tout petit, le rêve de Vincent Peltier est de devenir fonctionnaire, après avoir passer une journée au bureau de son père à la préfecture. Aujourd’hui, Vincent vit son rêve tous les jours. A Limoges, Vincent habite en face de son bureau,, son boulot est facile et routinier, ses horaires flexibles, les réunions de bureau se passent au bar du coin, tous les monde le connait et il connait tous le monde. Sa mère est au petit soin, et sa fiancée facile à vivre. Mais un jour le ministre de l’économie annonce une réforme de licenciements dans la fonction publique et Vincent qui n’est ni handicapé ni père de famille, n’y échappe pas: son poste est supprimé. Au ministère à Paris Isabelle Baillencourt est chargée d’accompagner les départs volontaires, en remettant des chèques de départ. Mais Vincent joue les irréductibles, hors de question de renoncer au statut de fonctionnaire. Conseillé par un syndicaliste chevronné, il accepte la mutation plutôt que la démission. Vincent est donc muté dans des coins paumé à faire des tâches ingrates, mais ne craque pas. Baillencourt décide donc de le muter au Groenland…

J’y suis allée sans conviction, j’aime bien Commandeur, alors pourquoi pas et finalement, ce fut une très bonne surprise. Bien sur le film use des clichés concernant le fonctionnaire ou les syndicalistes mais ça reste drôle. Vincent est énervant et en même tellement sympathique et attachant. A Limoge il mène une vie pantouflard, il habite en face de son bureau mais n’arrive pas tôt et fait badger à la pointeuse son ami de l’accueil. Son boulot il le connait par cœur, c’est une routine qu’il apprécie, il sait tous de son domaine et reste dans sa zone de confort. Sa copine, il ne l’aime pas mais à le mérite d’être là. Sa mère est au petit soin.

J’ai adoré le voir tenir tête à Baillencourt, leurs discussions et bataille verbale sont drôle, les réparties sont bien écrites, les deux s’entêtent à ne pas vouloir lâcher. Les acteurs sont tous bons, que ce soit Arbillot dans le rôle de cette carriériste qui tente de faire craquer un simple fonctionnaire ou Dosch dans celui de la jolie scientifique qui a adopté le style de vie suédoise et que rencontre Vincent lors de sa mission au Groenland. Sans parler de Commandeur, ce fonctionnaire endormi qui aime sa vie mais qui ne lâche rien, magouilleur dans l’âme. Et puis de nombreux guest apparaissent tout le long du film dans des petits rôles, Valerie Lemercier, Malik Bentalla ou encore Christian Clavier loin de ses rôles habituels de bourgeois.

Irréductible, c’est drôle, court, rythmé, on ne s’ennuie pas une seconde, on passe un très bon moment, on a envie de voir où Vincent va terminer au fil de ses nombreuses mutations, on ri souvent durant le film et bonus, on voyage un peu partout.