Projet 52 2021: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021

Cette semaine le thème est porte bonheur. Comme la plupart des gens je pense, j’ai choisi le muguet. J’adore le muguet, c’est une fleur très discrète et très jolies, on pourrait regarder les jolies petites clochettes blanches des heures. Mais bien sur c’est surtout le parfum que j’adore, avec le jasmin c’est le parfum floral que je préfère. Dommage que le muguet ne dure pas bien longtemps et ne pousse qu’une fois par an!

Le 1er mai était la semaine dernière, donc voici le brin de muguet qu’on m’a offert pour ce 1er mai 2021:

Bon week end!

Dans la combi de Thomas Pesquet

Marion Montaigne - Dans la combi de Thomas Pesquet.

De Marion Montaigne

La BD était dans mes étagères depuis un bon moment avant que je me décide enfin à la lire. On suit Thomas Pesquet, le spationaute, dans son quotidien. De son rêve d’enfant jusqu’à son voyage dans l’espace, Thomas Pesquet nous raconte son envie, son excitation quand il apprend la campagne de recrutement à l’ESA, les nombreux tests à passer, son entrainement, l’attente avant d’être appelé pour sa première mission spatiale, la préparation, le départ….

On en apprend énormément sur la vie d’un spationaute, l’absurdité des tests de sélection, les entrainements difficiles, les examens médicaux pénibles. On apprend beaucoup sur la station spatiale, l’organisation à bord, les interactions permanentes avec les contrôles au sol, les détails techniques du quotidien comme manger, aller au toilette, travailler ou dormir quand on est en impesanteur, les effets sur le corps après une sortie dans l’espace ou après avoir passé plusieurs mois en impesanteur.

Pesquet nous raconte aussi son retour sur Terre son envie de repartir. Je n’avais pas autant ri en lisant une BD depuis très longtemps (ri en lisant tout court), il y a beaucoup d’humour, beaucoup d’autodérision aussi, avec un Thomas Pesquet qui se la raconte, qui montre son assurance, qui se la pète mais qui en bave souvent, avec les entrainements, les tests médicaux. Réaliser son rêve et devenir spationaute demande énormément de travail et d’efforts et la BD nous montre aussi tout un côté beaucoup moins glamour du métier.

C’est un joli coup de coeur cette lecture, le dessin n’est pas le plus joli que j’ai vu mais sert très bien le sujet et permet d’illustrer tous les détails qui ont leur importance. Je relirais la BD avec plaisir. Avis aux amateurs, l’agence spatiale européene vient de lancer une campagne de recrutement pour devenir spationaute.

Projet 52-2021: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021

Cette semaine, le thème est “lever les yeux”, j’ai pas réussi à trancher entre deux photos, celle que j’ai pris de la bibliothèque François Mittérand, avec la façade qui se confond dans le ciel bleu, photo prise en levant la tête bien à la verticale, et une photo du lever de lune lors d’une super lune, il y a un an. A force d’hésiter je poste les deux!

Bon week end !

Projet 52-2021: 1 photo, 1 semaine, 1 thème

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021

Cette semaine, le thème est pétale. Quand j’étais petite, j’adorais faire sécher des fleurs et des pétales entre les pages de gros livres. Je les ai conservé en partie depuis toutes ces années, dans une boite, en voici une photo;

bon week end!

Dernières séries vues: House of cards version UK – Alien resident – Mrs Wilson

House of Cards (1990) - Série TV 1990 - AlloCiné

Ian Richardson, Susannah Harker, Miles Andersen

Après le départ de Margaret Thatcher, le parti conservateur au pouvoir doit élire un nouveau premier ministre. Francis Urquhart, le chief whip du parti conservateur fait jouer ses relations, ses connaissances, son talent pour faire élire Henry Collinridge au poste de premier ministre en échange d’une promesse d’un poste de ministre au sein du cabinet. Cependant, si Collinridge est élu il l’est avec une faible majorité, et afin de garder une stabilité, il décide de suivre le conseil de son plus proche ami et ne remanie pas la composition du cabinet. Urquhart est prié de rester à son poste de chief whip afin de bien garder le troupeau. Mais Urquhart compte bien se venger de cette trahison. Avec le soutien de son épouse, il commence à manipuler les uns et les autres à coup de mensonges et de chantages dans le but de grimper les échelons.

House of Cards - Série (1990) - SensCritique

House of cards, dans l’esprit du plus grand nombre, c’est d’abord la série américaine avec Kevin Spacey et Robin Wright. J’ai vu et beaucoup aimé les trois premières saisons, un peu moins les saisons suivantes et pas du tout vu la dernière saison. House of cards version us, est en fait un remake d’une série anglaise qui date de 1990, et grace à Arte j’ai enfin pu la voir.

House of Cards: Season 1 (1990) — The Movie Database (TMDb)

La série suit la carrière politique de Francis Urquhart. L’anglais dans sa plus pure tradition, costume classique, accent guindé, Urqhuart est le chief whip du parti conservateur, son rôle est l’équivalent de celui d’un berger gardant ses chèvres, il doit faire en sorte que les députés de son parti votent quand il faut voter, vote ce qu’ils doivent voter, il assure la discipline. Très à l’aise dans son poste, Urquhart a en réalité de bien plus grandes ambitions et en aidant Collinridge à devenir premier ministre il espère un renouveau dans sa propre carrière.

L’originalité de la série, c’est la manière dont Urquhart s’adresse aux téléspectateurs. Il se tourne vers la caméra et s’adresse à nous pour nous expliquer sa stratégie, ou pour nous dire ce qu’il pense réellement de telle ou telle personne, parfois se contentant de nous lancer un regard entendu ou plein de saracasme.

100 best miniseries of all time | Stacker

L’acteur Ian Richardson dans le rôle de Urquhart est excellent, il incarne l’archétype du londonien bourgeois, ses costumes sombres et strictes, son parapluie, sa façon de se tenir et de parler. Les moments où il s’adresse à la caméra sont excellents. Dans le rôle de la jeune journaliste aux dents longues que Urquhart va utiliser, on retrouve celle qui incarna Jane, la soeur ainée de Elizabeth Bennett dans la mini série Orgueil et Préjugés. La saison 1 tourne autour de Urquhart et du fonctionnement de la chambre des communes, la saison 2 (to play a king) s’intéresse plus au poids que peut représenter le roi d’Angleterre face au premier ministre (dans la série, la reine est un roi fraîchement couronné). Enfin dans la saison 3 (the final cut), Urquhart se voit rattraper par certains démons du passé et lutte pour conserver le pouvoir avec pour obsession de dépasser le records de longévité en tant que premier ministre, record détenu par Thatcher. Si toutes les saisons sont intéressantes j’ai une préférence pour la 1ère.

House of Cards”: Arte diffuse la version originale de la série

Si la mise en scène est assez statique, les décors peu divers, le jeu des acteurs et l’intrigue sont excellents, l’immersion dans les dessous du monde politique anglais est passionnant et les interractions entre Urquahrt et les téléspecateurs rendent la forme plus orginale et le personnage de Urquhart moins méprisable.

Resident Alien - Série TV 2021 - AlloCiné

Alan Tudyk, Sara Tomko, Alice Wetterlund, Elizabeth Bowen, Linda Hamilton

Un extraterrestre débarque sur Terre avec pour mission de détruire toute vie humaine sur la planète. Mais en arrivant sur Terre, un accident le fait se crasher quelque part dans les montagnes du Colorado. Il doit alors rechercher et rassembler les morceaux de son appareil éparpillés dans les montaignes et pour ne pas se faire repéreer il tue et prend l’apparence du Dr Vanderspeigle, un médecin new yorkais installé pour des raisons obscures dans sa résidence secondaire, une maison isolée au bord d’un lac. Mais il reçoit alors la visite du shérif qui lui demande son aide concernant la mort suspecte du médecin de la ville. Contre son gré, il fait la connaissance des habitants de la petite ville de Patience, Asta l’infirmière en chef du cabinet médicale, le shérif et son adjointe, le maire, D’Arcy la barmaid locale, et surtout Max, le petit garçon du maire qui possède le don rare de pouvoir voir l’extraterrestre tel qu’il est vraiment alors que tous les autres le voit sous les traits du dr Vanderspeigle.

https://media.ouest-france.fr/v1/pictures/bfeca7a30079e608fabebfb5581af4b5-34e95341-b49d-4996-94ed-c755c55842c8.jpg?width=1260&sign=60fccc16baad68aa9143ae9feaf9b6cd09e50da2f633f952e6d364e5e7a79c12&client_id=bpservices

J’ai regardé sans trop d’attente cette série de SF qui me semblait légère et sympathique et c’est exactement ce qu’est Resident alien.

La star de « Resident Alien », Sara Tomko, sur l'autorisation de se mettre  en colère – et la vérité sur Harry – Series 80

Il y a beaucoup d’humour, l’extraterrestre ne s’attendait pas à devoir rester plus de 5 minutes le temps d’allumer son arme funeste et le voila obliger de prendre apparence humaine et d’apprendre la langue et les moeurs sociales des humains en regardant la télé et en particulier la série New York district dont il devient fan.

Au fil des épisodes ont découvre les vies et les blessures des personnages, notamment Asta qui deviendra l’ami du “dr Vanderspeigle”, sans se douter qu’il s’agit d’un extraterrestre venu détruire les êtres humains. Les incompréhensions entre le shérif et son adjointe, les blessures passées que D’Arcy cammoufle derrière son humour et ses soirées alcoolisées, le couple que le maire forme avec sa femme loin d’être aussi parfait qu’il ne parait, et surtout Asta qui sort d’une relation violente avec son ex et dont on découvre les secrets de jeunesse dans des flash backs au fil des épisodes.

Resident Alien - actu-cinema-et-series-tv

La série aime utilser les flash backs mais toujours avec parcimonie et toujours en étant très utile pour l’intrigue et pour approfondir le caractère et le passée des personnages. On découvre aussi avec les flash backs les raisons de la présence de l’extraterrestre et le pourquoi de sa mission sur Terre.

C’est drôle, sympathique, on s’attache aux personnages doucement mais surement en apprenant à les connaitre au fil de dix petits épsiodes que constituent la saison 1. Il y a beaucoup d’humour, parfois un peu barré, et on ne s’ennui pas une minute, les épisodes défilent tout seul. Je verrais avec plaisir la suite.

Mrs. Wilson - Série TV 2018 - AlloCiné

Ruth Wilson Iain Glenn, Fiona Shaw

En 1963, Alicia Wilson, dactylo, rendre déjeuner avec son mari dans leur petit pavillon de banlieue comme tous les midis. Mais à peine est-elle arrivée que son mari fait un malaise et meurt d’un arrêt cardiaque. Alors que Mme Wilson organise les funérailles et essaye de se consoler avec ces deux fils, elle découvre que son mari était marié à une autre femme. Elle se remémore alors sa rencontre avec celui qui deviendra son mari, 20 ans plus tôt. Alicia, 21 ans débarque de sa campagne natale pour Londres où elle espère une vie plus passionnante que celle qui lui était promise en province. C’est la seconde guerre mondiale et Alicia souhaite participer à l’effort de guerre. Elle est engagée dans les services secret où elle retranscris toute la journée les traductions du colonel Wilson. 30 ans plus agé qu’Alicia, le colonel Wilson entame une relation avec la jeune femme.

MRS. WILSON On MASTERPIECE | KPBS

Mrs Wilson est tirée d’une histoire vraie, celle ded la grande mère de l’actrice Ruth Wilson, qui joue le rôle de sa propre grand mère. On découvre l’histoire étonnante de cette jeune femme, un peu naîve, rêvant d’une vie plus excitante que celle d’une femme mariée d’un fermier local à la campagne. A Londres, elle travaille, vit seule, participe à son petit niveau à l’effort de guerre et bientot entame une relation avec le colonel Wilson de 30 ans son ainé, marié mais en instance de divorce.

Mrs. Wilson » sur France 3 : chronique d'une désillusion amoureuse -  Redon.maville.com

Les 4 épisodes font le va et vient entre le présent et le passé. Mrs Wilson en 1963 mène une vie modeste, mère de deux grands fils. Elle va bientôt découvrir la double vie de son défunt mari, et mener l’enquête. Quelle est la part de vérité dans les dires de son mari toutes ses années et quelle est la part de mensonge. Avec de nombreux flash backs, on découvre petit à petit la vie du couple Wilson après leur rencontre, les difficultés, les allégations de son mari, les doutes d’Alicia.

La mini-série britannique Mrs Wilson diffusée ce soir sur France 3 (trois  épisodes). - Leblogtvnews

Au final, il s’agit d’une histoire banale de bigamie, l’histoire d’un homme qui commence par un petit mensonge dans le cadre de ses fonctions d’espion et finit par devenir un grand mythomane. Si au départ on pense avoir à faire à une histoire d’espionnage, de service secret, de complot, au fil des épisodes on se rend compte que l’histoire de ce couple atypique n’a rien de si exotique ou excitant, au contraire. Petit à petit, les illusions tombent et la vérité est moins palpitante que ce à quoi on s’attend en regardant le premier épisode. La série reste prenante, difficile de ne pas enchainer les épisodes, on a envie d’aller au bout du chemin avec Alicia Wilson, d’aller au bout de sa quête de vérité. La série est visuellement très réussie et parfaitement interprété. Outre l’excellente Ruth Wilson, on retrouve Iain Glenn (Jorah Mormont, Game of throne) et Fiona Shaw.

Projet 52-2021: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021

Cette semaine, le thème est géographie et j’ai pensé aux photos que j’ai souvent l’habitude de prendre à travers le hublot quand je prend l’avion. J’ai choisi une photo lors du décollage depuis l’aéroport de Nice en 2017. On peut y voir à l’extrême droite l’aéroport de Nice, au milieu le cèlèbre complexe immobilier la marina La baie des anges à Villeneuve Loubet (il faut zoomer pour apercevoir la structure), et à l’extrême gauche le port Vauban à Antibes. On voit tout au fond les Alpes.

Bon week end!

Projet 52 2021: 1 photo, 1 semaine, 1 thème

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021

Cette semaine, le thème est poésie. J’ai pensé qu’à une chose chez moi, un livre que j’ai depuis l’école primaire: un recueil de petits poèmes sur le thème des fleurs et des animaux écrit par Robert Desnos, avec de très jolies illutrations à l’aquarelle de Ludmila Jirincova. J’aimais beaucoup le feuilleter quand j’étais petite. Voici une des pages, le poème Le bouton d’or avec la jolie illustration qui l’acccompagne. Le livre n’est hélas plus en très bon état, je l’ai beaucoup manipulé quand j’étais petite et je l’ai aussi beaucoup utilisé pour y faire sécher des roses entre les pages (d’où les tâches).

Bon week end!

Projet 2021-52: 1 photo, 1 semaine, 1 thème

Nouvelle semaine concernant le challenge photo 2021, organisé chez Ma. Pour plus de détails, voici le programme ici: projet 52 2021

Cette semaine le thème est “il était une fois”. Je pense évidemment aux contes. Je voulais poster une photo d’un recueil de nombreux contes, le chat botté, la princesse au petit pois, Cendrillon, Riquet à la houppe, la belle et la bête… un album qu’on m’a offert quand j’étais petite et qui m’a toujours marqué par les illustrations surtout, ce fut l’un de mes premiers livres offert rien que pour moi, et je l’ai encore aujourd’hui en bon état, mais je ne l’ai pas sous la main à l’heure où je rédige cette note, donc je me contente de poster la photo de cette album illustré du conte Cendrillon transposé dans les années 20 et illustré par Roberto Innocenti.

Bon week end!

Projet 52-2021: 1 semaine, 1 photo, 1 thème

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Cette semaine c’est printemps, thème très inspirant pour moi, je pense toujours fleurs, j’adore cette saison quand la nature renait. J’ai hésité avec des photos des premières fleurs de mon balcon, jacynthes, jonquilles et tulipes, puis j’ai décidé d’utiliser cette photo prise d’un arbre en fleur la semaine dernière dans la rue.

Bon week end!

Derniers films vus: Ava, Network, Ni vu ni connu, Frantz, Moon

Toujours pas de réouverture des cinémas à l’horizon, bien au contraire, toujours le confinement, et en pleine 3e vague, heureusement certaines chaines de télé diffusent encore quelques rares bons films, et puis merci internet bien sur….

Ava

de Tate Taylor

Jessica Chastain, John Malkovitch, Colin Farrell, Geena Davis

2,5/5

Après des études brillantes, Ava, sportive de haut niveau, laisse tomber un avenir prometteur en s’engageant dans l’armée pour deux ans, suite à une dispute familiale grave. S’ensuit 8 années durant lesquelles Ava coupe totalement les ponts avec sa mère, sa soeur et son fiancée. En réalité Ava est devenue une tueuse professionnelle pour le compte d’une organisation secrète. Mais depuis quelques temps, Ava est dans le colimateur de son supérieur, après avoir découvert qu’elle discutait avec ses cibles avant de les tuer, devenue curieuse de savoir pourquoi ses cibles sont devenues des êtres à abattre. Après une mission complètement foirée, Ava échappe de justesse à la mort. Elle soupçonne fortement que sa mission a été intentionnellement sabotée par son supérieur pour se débarrasser d’elle. Elle décide alors d’accepter les vacances offerts par son mentor et rend visite à sa famille. Elle découvre que sa mère a été hospitalisé et que sa soeur s’est installée avec son ex fiancée.

Ava: Geena Davis

En grande fan de Jessica Chastain, j’ai bien évidemment regardé Ava produit par Netflix. Je ne partais pas très enthousiaste car jusqu’ici les films produits par netflix ne m’ont pas laissé des souvenirs impérissables et hélas, Ava ne fait pas exception.

Dès le générique du film on comprend qu’on n’a pas affaire à un chef d’oeuvre, un générique long, poussif, vieillot, qui me rappelle les génériques de films d’espionnages des années 90. Une compilation d’articles de presse, de dossiers, de photos qui permettent en trois minutes de faire comprendre aux spectateurs la vie d’Ava avant de devenir tueuse professionnelle: brillantes études, sportive de haut niveau, carrière dans l’armée…c’est vraiment pas subtile.

Ava: Jessica Chastain

Tout est un peu cliché dans le film, on espère faire d’Ava une sorte de Jason Bourne au féminin. Atomic blonde avec Charlize Theron avait réussi le pari. Ici le film manque d’originalité, de nouveauté, une femme qui se bat, qui frappe et se fait frapper, quelques scènes d’actions correctes, des images qui rappellent un peu Alias, une histoire de famille des plus classique, des personnages secondaires pas assez approfondis. Jessica Chastain se débrouille comme elle peut avec un scénario un peu faible et des dialogues ordinaires. Malgré un casting prestigieux, chacun fait le minimum syndicale, John Malkovitch est moyen dans un rôle là encore cliché. Seule Geena Davis s’en sort bien. Un film court qui n’ennuit pas mais vite oublié.

Network, main basse sur la télévision: Faye Dunaway, Peter Finch

de Sidney Lumet

Ned Beatty, William Holden, Faye Dunaway, Robert Duvall

4,5/5

Dans les années 70, la chaine de télé UBS est rachetée par un conglomérat CCA. Franck Hackett décide de renvoyer Howard Beale, le journaliste présentateur du journal télé de UBS, en perte d’audience malgré les protestations de Max Schumacher son ami et rédacteur en chef. Howard, en dépression depuis la mort de sa femme, ne supporte pas l’idée de se retrouver au chomage et annonce en direct son attention de se suicider dans l’indifférence générale.

Peter Finch et William Holden

Je connaissais Network de nom, film culte qui dénonce les dérives des médias de masse et de la télévision en particulier. Rachat des chaines par des conglomérats, obsessions des audiences dans l’unique but de vendre au plus chères les plages de pub qui entrecoupent les nouvelles, mort du véritable journalisme au profit du sensationnel et du spectacle pour faire monter l’audience. Les thèmes abordés m’ont rappelé un peu le film Révélation de Micheal Mann, notamment le personnage de Schumacher qui rappelle beaucoup le personnage d’Al Pacino dans le film.

Le casting est puissant, Faye Dunaway est excellente dans le rôle d’une productrice qui ne pense qu’à l’audience, l’argent, le pouvoir, et qui semble n’avoir aucune émotion si ce n’est quand il s’agit de lire les audiences des émissions qu’elle produit. William Holden incarne parfaitement le journalisme à l’ancienne qui voit sa profession sacrifiée sur l’autel de l’argent et du pouvoir.

Faye Dunaway et William Holden

Le film n’est pas forcément fort sur la forme et sur le rythme, mais sur le fond et sur le casting, c’est une vraie réussite. Le film date de 1976 et pourtant son analyse sur les médias, les chaines d’info, la course à l’audience, le rachat des chaines par des conglomérats économiques, les informations qui ne servent qu’à une chose, vendre de la pub et faire du fric, tout est toujours d’actualité aujourd’hui, d’où un film qui n’a pas prit une ride malgré la mode vestimentaire et capillaire des personnages.

Le film possède également quelques scènes cultes, notamment les scènes dans lesquelles le journaliste Howard Beale déclame les vérités dans sa nouvelle émission télé, et surtout la scène dans la salle de conférence vide et sombre dans laquelle le grand chef, Jensen, interprété par l’excellent Ned Beatty, hurle en cinq minutes ce qu’il faut retenir du film, une explication sur la réalité du monde, bien au dela de la mort du journalisme. Un film à voir.

Frantz

de François Ozon

Pierre Niney, Paula Beer

3,5/5

Après la fin de la première guerre mondiale, dans une petite ville d’Allemagne, Anna ne se remet de la mort tragique de son fiancée, Frantz, mort dans les tranchées en 1918. Elle vit dans la maison des parents de son défunt fiancée, qu’elle considére comme ses parents et se rend tous les jours sur la tombe de Frantz. Un jour un français, Adrien Rivoire leur rend visite. Il explique avoir très bien connu Frantz avant la guerre lors de leurs études à Paris. Si au début le père de Frantz rejette les visites d’Adrien, il finit par apprécier le jeune homme tout comme sa femme et Anna qui ont l’impression de faire revivre Frantz au travers des souvenirs qu’Adrien leur raconte.

Frantz: Ernst Stötzner

Frantz aborde les thèmes de la guerre, ces causes absurdes, ces effets catastrophiques. Pourquoi Frantz, ce jeune homme intellectuel, doué au violon, aimant rire et lire s’est retrouvé enterré sous les gravats, criblé de balles dans les tranchées. La culpabilité du père qui par patriotisme a poussé le fils à partir défendre l’honneur de son pays, la tristesse infinie d’Anna qui a pense avoir perdu la chance de tout bonheur avec la mort de Frantz, et cet Adrien plein de douleur et de remords qui rend visite à la famille de Frantz, et dont on découvre doucement les souvenirs passés.

Frantz: Pierre Niney, Paula Beer

C’est surtout sur le plan visuel que le film est réussi, une magnifique photographie en noir et blanc. Et puis l’autre point fort du film c’est Paula Beer dans le rôle d’Anna, touchante tout en douceur, pleine de douleur et n’arrivant pas à faire son deuil.

Moon

de Duncan Jones

Sam Rockwell

3,5/5

Dans un futur proche, la Terre n’a plus les ressources énergétiques nécessaires à la survie de l’homme moderne. Heureusement sur la Lune, un minerai permet d’alimenter la planète sans limite. La société Lunar est la seule société à exploiter les minerais grace à une base installée de manière permanente. Tout est automatisé sur place, des forages, jusqu’à l’acheminement pour l’envoi sur Terre. Cependant, en plus des machines et de l’intelligence artificielle nommée GERTY, un humain est présent pour parer tout problème, Sam Bell. Pour éviter de former trop souvent du personnel, l’ingénieur chargé de s’installer sur la base signe un contrat de trois ans durant lesquelles l’ingénieur embauché s’investit 24/24 sans retour sur Terre. Mais alors qu’il arrive à quelques semaines du terme de son contrat et de son retour très attendu sur Terre, Sam a des hallucinations et ne tardent pas à avoir un accident.

Moon: Nathan Parker

J’adore Sam Rockwell. Je l’avais surtout remarqué dans Galaxy quest, Confession d’un homme dangereux, les associés. Puis ensuite, je l’ai adoré dans H2G2 le guide galactique, l’assassinat de Jesse James et plus récement, Sam Rockwell m’a beaucoup marqué dans Vice, Three billboards, Jojo rabbit et Le cas Richard Jewell.

Moon: Nathan Parker

Moon a la particularité d’être un huis clos sur cette base perdue sur la lune. Sam Bell commence à avoir du mal à vivre loin de la Terre et à hâte de voir enfin sa femme et sa fille. Mais voilà qu’il a des hallucinations, GERTY semble cacher des secrets, et bientôt Sam Bell découvre la terrible vérité. Le temps passe vite avec Moon, Sam Rockwell est toujours excellent, l’histoire tient bien la route, reste originale sans révolutionner le genre. Jusqu’au bout on se demande comment tout ça va finir. Un bon film de science fiction.

Ni vu ni connu

de Yves Robert

Louis de Funès, Moustache, Pierre Mondy, Claude Rich

4/5

Dans les années 50 dans le petit village de Montpaillard, le braconnier Blaireau fournie la ville entière en poissons et gibiers dans les périodes où la chasse et la pêche sont interdites. Mais Parju, le garde champêtre rève de mettre un terme aux agissements du braconnier mais ce dernier est trop malin pour se faire prendre. Parmi les notables de la ville certains souhaitent protéger les activités de leurs pourvoyeurs de gibiers et de poissons, et d’autres estiment qu’il faut absolument y mettre un terme!

Ni vu ni connu - Film Blu-Ray - DvdCritiques

Voilà l’un des premiers films de De Funès dans lequel il joue l’un des rôles principaux et qui a lancer sa carrière. Le film est drôle, léger, sympathique, tous comme les personnages, les riches propriétaires de vins qui rêvent de voir leur fille rebelle se marier, le directeur de la prison (joué par Pierre Mondy) qui chouchoutent les prisonniers, les laissant même aller au cinéma le soir, le maire qui souhaite arrêter Blaireau pour montrer à ses administrés qu’il fait son boulot, l’avocat de la ville qui souhaite devenir maire à la place du maire, le professeur de piano timide qui n’ose pas déclarer sa flamme (joué par Claude Rich) et bien sur Blaireau, ingénieux, malin, adroit, avec l’aide de son toutou gentillement appelé “fou le camp”.

Louis De Funès dans "Ni vu ni connu" - Louis De Funès, un acteur génial

Réalisé par Yves Robert dont j’aime beaucoup les films (le château de ma mère, la gloire de mon père, le grand blond avec une chaussure noire, un éléphant ça trompe énormément et nous irons tous au paradis). Un film que je reverrais avec plaisir.