Belgique en 2019

J’ai passé deux week end en Belgique cette année, dont je n’ai pas eu le temps de parler ici.

Le premier week end, en début d’année, c’était pour pouvoir assister au concert des White lies, un groupe anglais que j’apprécie beaucoup. Outre le concert en question, j’ai passé ces quelques jours à faire une balade à Leuven et en particulier dans son béguinage transformé en logements étudiants, la visite du musée de la BD à Bruxelles dans un beau bâtiment conçu par l’architecte Horta, des anecdotes étonnantes sur les Schtroumpfs, et une jolie expo sur une BD récente “Maternité rouge”, dont les dessins m’ont particulièrement marqués. Puis un très bon resto portugais et la découverte d’un salon de thé très sympa, Chouconut, délicieux!

 

Le second week end, au mois de juin dernier, était l’occasion d’aller au festival Werchter, un soucis technique nous en a empêcher et on a du revendre nos places à la dernière minute, sans trop de regret finalement.

Je me suis donc surtout reposée, j’ai testé un restaurant coréen, puis j’ai passé une journée entière à Bruxelles seule et j’en ai profiter pour me promener comme une touriste, un peu de shopping et surtout la visite d’une partie des musées royaux des beaux arts, notamment Oldmasters et fin de siècle museum avec entre autre de très beaux tableaux de Sir Edward Coley Burne Jones.

 

Dernières séances: Les filles du docteur March – Séjour dans les monts Fuchun – Les enfants du temps

Les Filles du Docteur March : Affiche

de Greta

Florence Pugh, Saoirse Ronan, Emma Watson, Meryl Streep, Laura Dern

3.5/5

Les March forment une famille heureuse et aimante. Lorsque la guerre de sécession éclate, le docteur March annonce à sa famille qu’il s’est enrôlé dans l’armée et doit partir. Dès lors madame March et ses 4 filles doivent se serrer les coudes. Sans leur père, les revenus sont de plus en plus maigres. Les 4 sœurs tentent d’aider au mieux leur mère, chacune à sa façon, sans oublier leurs rêves et ambitions personnels.

Les Filles du Docteur March : Photo Louis Garrel, Saoirse Ronan

Et bien je n’ai jamais lu le roman de Louisa May Alcott, mais j’ai déjà vu plusieurs adaptations, notamment celle avec Winona Ryder, Susan Sarandon, Claire Danes, Kirsten Dunst et Christian Bale. J’ai aussi vu quand j’étais plus jeune, le manga adapté du roman.

Les Filles du Docteur March : Photo Saoirse Ronan, Timothée Chalamet

On retrouve les célèbres filles du docteur March, ces 4 sœurs si attachées l’une à l’autre et en même si différentes. Meg, l’ainée, est douce, aimable, sociale, Jo est sauvage, excitée, aventureuse, Beth est timide, pleine de retenue, et Amy est emportée, capricieuse. Chacune a un talent et des ambitions. Si Meg n’a jamais pris au sérieux son talent d’actrice qu’elle n’exerce que devant sa famille, Jo a toujours rêvé de devenir une écrivain célèbre. Beth est une surdouée du piano et Amy a un talent de peintre et rêve de devenir une artiste de génie.

Les Filles du Docteur March : Photo Eliza Scanlen, Emma Watson, Florence Pugh, Laura Dern, Saoirse Ronan

Le point fort de cette nouvelle version, c’est le casting. J’ai beaucoup aimé Saoirse Ronan dans le rôle de Jo, cette fille un peu fofolle exubérante, fonceuse, émotive et Florence Pugh est formidable dans le rôle d’Amy, la plus jeune des March, la plus coquette, la plus capricieuse aussi.

Les Filles du Docteur March : Photo Emma Watson, Florence Pugh, Saoirse Ronan

J’ai beaucoup aimé le choix de la réalisatrice de monter son film sans respecter une chronologie linéaire. On passe d’une époque à une autre, en sautant entre les moments où les filles March sont des adultes et les moments où elles sont encore des enfants et des ado. On sent le souhait de la réalisatrice d’aller au delà de la simple histoire de ces filles qui prennent leur envole dans la vie, en parlant féminisme et indépendance de la femme, comme l’était l’auteur Louisa May Alcott, en son temps. Elle inclut des éléments afin de souligner sa vision du monde, son espoir pour le genre féminin.

Les Filles du Docteur March : Photo Eliza Scanlen, Emma Watson, Florence Pugh, Saoirse Ronan

Tout est résumé à travers le personnage de Jo. Elle rêve de devenir une auteure reconnue. Contrairement à Meg, elle n’a jamais abandonnée son rêve de petite fille, ce rêve ne s’est pas transformé en fantasme irréel, comme pour Meg qui se marie et préfère privilégier une vie de famille simple. Jo rejette la demande en mariage de Laurie, pour elle le mariage n’est pas compatible avec ces rêves, elle sait qu’une fois mariée, elle ne pourra plus revenir en arrière. Mais avec le temps qui passe son assurance n’est plus la même. Meg s’est mariée, Amy est partie apprendre la peinture en France, Jo reste seule dans la maison familiale et elle commence à sentir la solitude. Ses sœurs ont toutes pris leurs destinées en main, et ont toutes quittées le foyer ce qui fait douter Jo. C’était très touchant de voir Jo réaliser qu’elle n’est plus une enfant, que la vie n’est pas si simple, que la liberté et l’indépendance ont un prix qu’elle ne souhaite peut être pas payé.

Les Filles du Docteur March : Photo Saoirse Ronan

C’est visuellement très agréable à regarder, les décors, les paysages, les costumes des personnages. En plus d’être agréable à regarder, c’est intéressant de voir que les scènes du “passée” des filles March sont toujours dans des tons lumineux et dorées alors que les scènes du “présent” sont dans des tons bleu acier, plus dures. Les souvenirs sont finalement toujours plus doux que la dure réalité du présent. Le film reste finalement très classique dans sa forme et même dans le fond, je n’ai pas trouvé le film particulièrement féministe finalement. Un casting très bien choisi et une mise en scène pleine de lumière, donne un film très sympa à voir.

Séjour dans les monts Fuchun : Affiche

de Gu Xiaogang

Qian Yufa, Wang Fengjuan, Sun Zhangjian, Sun Zhangwei

4/5

A Fuyan dans le sud d’est de la Chine, une vieille dame fête ses 70 ans. Dans le restaurant de son fils ainé sont réunis ses 4 fils, leurs conjoints, leurs enfants, les amis et les voisins.  On découvre la vie de chacun dans cette ville en pleine transformation. Fuyan va en effet être rattachée  à une plus grande ville voisine et reliée à elle par une nouvelle ligne de métro. Bon signe pour l’économie et l’attractivité de Fuyan pour certains, hausse des prix de l’immobilier qui les condamne à ne jamais devenir propriétaire pour d’autres.

Séjour dans les monts Fuchun : Photo

J’ai beaucoup aimé cette chronique familiale. Le fils ainé se démène dans son restaurant tandis que sa femme insiste pour que leur fille unique épouse le fils d’un ami considéré comme un “bon parti” alors que la jeune femme est déjà amoureuse d’un instituteur, le second fils se démène sur sa barque pour pêcher chaque jour mais vient d’être expulser de son appartement car l’immeuble fait partie des zones à détruire pour la construction futur d’un complexe immobilier luxueux. Grace à son expropriation, le second fils et son épouse vont toucher une belle somme et permettre à leur fils, ouvrier, de devenir propriétaire de son propre appartement, ce qui lui permet d’épouser sa fiancée. Le troisième fils vit de petites combines et perds des sommes importantes à des jeux de hasard au point que les petites frappes locales le cherche partout. Divorcé, il élève seul son fils trisomique. Enfin le 4e fils est toujours célibataire et se voit mettre la pression par ses frères pour qu’il se trouve une femme.

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Chaque famille a ses soucis, ses problèmes et s’ajoute leur mère, qui après une attaque doit s’installer chez l’un des fils. En parallèle de l’évolution urbaine de la région de Fuyan, on assiste aussi aux évolutions sociales de la Chine. Les enfants issus de la politique de l’enfant unique, ont été gâté par leurs parents qui attendent en retour que leur progéniture leur obéissent au doigt et à l’œil. Mais de nos jours, hors de question de se marier avec celui que ses parents ont choisi. Les enfants pensent à leur bonheur et non à faire plaisir à leurs parents.

Séjour dans les monts Fuchun : Photo

2h30 d’une chronique familiale ordinaire sur fond de transformation d’une région, pour le meilleur et pour le pire. Des touches d’humour, des moments difficiles, certains épisodes plus mélancoliques, les parents qui méditent sur le caractère de leurs enfants, loin d’être aussi docile qu’ils l’avaient été avec leurs propres parents, les enfants devenus adultes qui ne voient pas les choses de la vie de la même manière que leurs ainés.

Séjour dans les monts Fuchun : Photo

J’ai adoré les interactions entre les différentes générations, entre les frères, entre les mères et filles…C’est aussi visuellement plein de beauté et de poésie, certains plans séquences sont justes magnifiques, comme la scène dans laquelle le fiancée de Gu Xi nage dans la rivière est très belle. La ville et la vie de cette famille changent au fil des saisons, l’été, puis l’automne, l’hiver, et enfin le printemps, chaque saison filmés différemment apporte son lot de poésie et de beauté. Il s’agit d’un premier film d’une trilogie, la suite racontera le quotidien d’autres personnages, avec peut être certains personnage déjà présents mais peu développés dans ce film ci.

Les Enfants du temps : Affiche

de Makoto Shinkai

4/5

Le jeune Hodaka, 16 ans, a fugué de son île isolée pour venir vivre à Tokyo. Mais à son âge, trouver un travail et même un lieu pour dormir s’avère plus difficile que ce qu’il avait imaginé. Trouver à manger, une chambre d’hôtel, éviter la police qui arrête toujours les fugueurs mineurs. Il rencontre Hina, une jeune ado qui le prend en pitié et lui offre un jour un hamburger. Alors que Hodaka a finit par trouver un toit et un petit job auprès de Keisuke, un homme qui tient un journal à sensation, Hodaka découvre que Hina a un petit talent, celui de faire apparaitre le soleil pour quelques minutes. Alors qu’il pleut presque sans arrêt depuis plusieurs semaines à Tokyo, Hodaka a l’idée de vendre son talent via un site internet afin de se faire un peu d’argent.

Les Enfants du temps : Photo

Makoto Shinkai commence à avoir une jolie liste de long métrage à son actif même si je n’ai pas toujours aimé ces films. 5 cm par seconde était visuellement magnifique, des plans d’une beauté particulière mais l’histoire m’avait un peu ennuyé. Voyage vers Agartha était une jolie aventure pour enfant mais qui manquait d’originalité. Enfin son dernier film m’avait énormément plut, Your name, une vraie petite pépite.

Les Enfants du temps : Photo

J’ai beaucoup aimé les enfants du temps bien qu’il soit inférieur à Your name. On retrouve certaines même qualités, toujours des plans magnifiques, une animation sublime, des personnages intéressants, de l’humour, et pas une seconde d’ennui ou de longueur.

Les Enfants du temps : Photo

Makoto Shinkai film parfaitement les rues de Tokyo, les grattes ciels, les carrefours, la foule, les transports, les parcs citadins…dans la jungle urbaine de Tokyo, les deux ados tentent de survivre seuls sans l’aide d’adultes, pour des raisons différentes. Au delà de l’histoire fantastique qui tourne autour du pouvoir de Hina, le film s’intéresse à la place des ado et des jeunes adultes dans la société et la difficulté de trouver sa place.

Les Enfants du temps : Photo

J’ai beaucoup aimé la première moitié, voir le quotidien de Hodaka en compagnie de Keisuke, ce quadra veuf, père d’une fillette qui habite chez sa grand mère, qui vit un peu comme un marginale a produire son journal rempli d’histoires farfelues, et de Natsumi, jeune femme qui cherche un premier vrai job mais qui enchaine les entretiens sans rien décrocher.

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Les petits moments du quotidien, les rebondissements, l’action, le suspense et beaucoup d’humour. J’avais lu que l’histoire était un peu trop mélodramatique, mais je n’ai pas du tout trouver que ce soit le cas, et les choses prennent une tournure à laquelle je ne m’attendais pas. Un jolie film.

2019

Comme chaque année, voici venu le temps du bilan. Cette année, ce fut des week end à Londres, des week end en Belgique, à Lyon, à Marseille, des expositions intéressantes comme Toutankhamon, Tolkien et De Vinci. Ce fut une semaine en Écosse, ce fut la découverte de la Slovénie. 2019 fut une bonne année pour les concerts, avec White lies, Bastille, Prophets of rage et surtout le spécial concert des 25 ans du groupe Archive, presque 3h de show intense, ce fut incroyable. Et pourtant côté concerts, c’était pas gagné avec la grosse déception qu’a représenté pour moi le nouvel album de Muse et de son absence de tournée en France (à part quelques stades, sans commentaire…).

J’ai découvert quelques nouvelles séries, je retiens The witcher, la mini série Vanity fair, la 3e saison de Stranger things que j’ai beaucoup aimé, la fin de la série Game of throne qui a marqué son temps, Sex education m’a beaucoup plut aussi. Mais mon coup de cœur série reste The OA qui fut une sacrée surprise, je ne m’attendais pas à aimer, ce fut une vrai tristesse d’apprendre que Netflix n’a pas souhaité renouveler la série, une grosse erreur…

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Côté lecture, pas de gros coup de cœur cette année, j’ai beaucoup aimé le premier tome des aventures de Kira dans Rules of redemption, j’ai beaucoup aimé Cartes sur table de Agatha Christie, Les vestiges du jour de Ishiguro, et mon coup de cœur si je devais en avoir un ce serait La cantine de minuit de ABE Yaro.

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2019 c’est aussi la fin d’une décennie, donc en plus de mon habituel classement de film de l’année, je publie également mon top de la décennie.

TOP 2019

 

 

 

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1 – So long my son de Wang Xiao Shuhai

3h pour nous raconter la vie de ce couple incroyable. Leur vie et celle de leur entourage, le tout dans la Chine de la fin des années 70 jusqu’à aujourd’hui. La Chine dans tous ses états avec deux acteurs tellement bons et une mise en scène magnifique et sobre.

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2- Les misérables de Ladj Ly

Un état des lieux d’une cité comme il en existe beaucoup, les liens sociaux entre les habitants et les relations avec la police. C’est fort, bien filmé, et les acteurs sont tous talentueux.

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3- Parasite de Jong Boon Ho

Encore un très bon film de la part de ce réalisateur coréen, sur la différence entre les classes sociales, ceux qui ont tous ou trop et ceux qui n’ont rien.

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4- Proxima de Alice Winocour

J’ai adoré l’histoire de cette astronaute forte et déterminée à réaliser son rêve, sa relation avec sa fille, son dilemme, sa culpabilité, et la fin du film touchante.

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5 – Roubaix une lumière de Arnaud Desplechin

Il y a une poésie et une beauté qui se dégage du film, surtout grâce au talent de Roschdy Zem qui est excellent dans le rôle de ce commissaire doué et zen.

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6 – Joker de Todd Philips

Au delà de l’histoire qui raconte les origines du personnage du Joker, le film relate la descente dans la folie et la violence d’une personne que la vie n’a pas épargnée avec en parallèle, la descente dans la folie et la violence d’une société à qui les puissants ont tout retiré.

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7 – Le voyage du prince de Jean François Laguionie

Encore un dessin animé plein de poésie, de douceur, de philosophie qui nous parle de la recherche du sens de la vie, de la découverte de l’autre et de l’inconnu.

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8 – Midsommar de Ari Aster

Une histoire qui aurait pu n’être qu’un film d’horreur classique mais qui étudie profondément la nature humaine, les relations entre les personnes, avec une mise en scène troublante et une Florence Pugh exceptionnelle.

Once Upon a Time… in Hollywood : Affiche

9 – Once upon a time in Hollywood de Quentin Tarentino

Ce ne sera pas mon préféré de Tarentino mais j’ai beaucoup aimé cette plongée dans la vie de ce duo acteur/cascadeur qui sont bloqués dans les années 60 et ne comprennent pas le changement des années 70. Sans oublié le style Tarentino.

Les Éternels (Ash is purest white) : Affiche

10 – Les éternels de Jia Zhang Ke

Deux acteurs excellents et l’histoire de cette femme au fil des décennies avec toujours la très belle mise en scène de Jia Zhang Ke.

Je retiens également:

Sorry we missed you, un bon Ken Loach sur une nouvelle dérive du monde du travail et toujours les même qui trinquent, jolie histoire de famille et des acteurs excellents.

Ad astra pour ces belles images et la quête personnelle du héros.

Vice, belle prestation de Christian Bale, une histoire politique intéressante.

Gloria Bell, pour son jolie portrait de femme avec une Julianne Moore très attachante. J’ai aimé que le film reste léger et plein d’humour.

Captain Marvel, j’en ai un peu marre des films Marvel mais celui là m’a beaucoup plut.

La favorite, trois actrices excellentes.

Sorry to bother you, une histoire, une mise en scène et un visuel très originaux.

J’ai été déçu par :

Aquaman: l’acteur Jason Momoa sauve le film du naufrage mais le visuel et les personnages féminins sont vraiment mauvais.

Ma vie avec JF Donovan: acteurs tous moyens, des scènes inutiles ou remplies de clichés, une histoire ennuyeuse et mal interprétée. Une déception.

Les enfants de la mer: du grand n’importe quoi, une impression de voir le délire d’un réalisateur sous LSD, une histoire qui ne mène nulle part et un grand ennui!

TOP DE LA DÉCENNIE 2009/2019

Pas facile de choisir quelques films parmi tous ceux que j’ai vu au cinéma ces dix dernières années!

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1- Interstellar de Christopher Nolan

Décidemment, Nolan ne me déçoit jamais jusqu’ici, et Interstellar m’a beaucoup impressionné.

2- Still walking de Hirokazu Kore Eda

Pareil pour ce réalisateur japonais, jamais déçu, et still walking reste mon préféré parmi tous ses films.

3- 3 billboards de Martin McDonagh

Une claque aussi que ce film et la prestation inoubliable de Frances McDormand.

4- Sicario de Denis Villeneuve

Un film marquant et un casting excellent avec surtout l’excellent Benicio del Toro et Emily Blunt dans son meilleur rôle.

5- Lucky de John Carroll Lynch

Incroyable dernier role de l’acteur Harry Dean Stanton, un film qui m’a beaucoup plut et beaucoup marqué.

6- Mud de Jeff Nichols

Avec la défense Lincoln, Mud signe la renaissance de McConaughey qui se détache enfin des nombreuses romcom des années 2000. Un très beau film et une ambiance très particulière.

7- Only lovers left alive de Jim Jarmusch

Avec Jarmusch ça passe ou ça casse et cette fois ci le film m’a vraiment emporté avec une Tilda Swinton remarquable.

8- Drive de Nicolas Winding Refn

Même si le scénario n’a rien d’exceptionnel, le visuel, la mise en scène sont très réussis. Une atmosphère particulière se dégage du film.

9- The assassin de Hou Hsiao Hsien

Un visuel et une mise en scène d’une perfection rare.

10- Polisse de Maiwenn

L’histoire de ces policiers confrontés à ce que l’humanité fait de pire. Marina Fois et Karin Viard signent deux performances difficiles à oublier.

Je retiens également :

Miss Sloane de John Madden pour la performance de Jessica Chastain et une histoire maitrisée.

Batman trilogie de Christopher Nolan je ne pensais pas aimé à ce point une revisite de Batman.

Hana & Alice de Shunji Iwai, un animé poétique qui emporte.

Your name de Makoto Shinkai, j’y suis allée à reculons et je me suis prise une petite claque.

Dunkerque de Christopher Nolan, encore un film de Nolan! la mise en scène originale m’a bluffé.

Une affaire de famille de Hirokazu Kore Eda, peut être son second meilleur film après Still walking.

La isla minima de Alberto Rodriguez, un film policier noir vraiment très réussie.

So long my son de de Wang Xiao Shuhai, le premier de l’année 2019.

Voilà une nouvelle année démarre. Bonne année à tous!

Dernières séances: Le lac des oies sauvages – La vérité

 

Le Lac aux oies sauvages : Affiche

de Yinan Diao

Hu Ge, Gwen Lun Mei, Liao Fan

4/5

Zhou Zenong est le chef d’un gang spécialisé dans le vol des motos. Après un altercation violente entre deux gangsters rivaux, Zhou tire et tue par erreur un policier. Seul et isolé, il est traqué par toute la police du coin. Ses hommes les plus fidèles oscillent entre loyauté aveugle et désir de trahison, il faut dire que la récompense pour dénoncer Zhou est de 300 000 yuan. Zhou s’estime perdu et souhaiterais que sa femme, qu’il n’a pas vu depuis plusieurs années, puisse venir le dénoncer afin qu’elle puisse profiter de la récompense pour élever leur fils. Une prostituée embarquée dans l’histoire un peu par hasard, va croiser le chemin de Zhou.

Le Lac aux oies sauvages : Photo

Le Lac aux oies sauvages : Photo

J’en avais entendu beaucoup de bien mais je ne m’attendais pas vraiment à ça. Le lac aux oies sauvages est en fait une simple chasse à l’homme. En tuant le policier Zhou a tout perdu et sait qu’il n’a aucun espoir pour lui même. Le lac des oies sauvages, c’est une gigantesque partie de cache cache avec la police. La jeune prostituée ou “baigneuse” (car les prostitués prospectent autour du lac et utilise le prétexte de s’amuser au bord de l’eau pour faire leurs passes), va jouer les intermédiaires entre la femme de Zhou et ce dernier pour qu’elle puisse toucher la récompense. Elle va alors jouer à un jeu dangereux, espionner les autres chefs de gangs sans se faire prendre, aider Zhou du moment que ça l’aide elle même, et voir venir.

Le Lac aux oies sauvages : Photo

Si le film n’est pas aussi palpitant que je l’avais imaginé, et si l’histoire n’est pas celle d’une enquête policière comme ce fut le cas avec l’excellent dernier film du réalisateur (black coal), on ne s’ennuie pas car il y a une certaine atmosphère tendue qui tient éveillée. C’est surtout visuellement que le film est un vrai petit bijoux. La scène de cache cache géant dans une sorte de cité bétonnée est excellente, tendue, brillamment mise en scène. J’avais adoré Black coal, je ne suis pas autant emballée par Le lac aux oies sauvages même si c’est visuellement très très réussie.

La Vérité : Affiche

de Hirokazu Kore Eda

Catherine Deneuve, Juliette Binoche, Ethan Hawke, Manon Clavel, Ludivine Sagnier

4/5

Fabienne, une grande actrice vieillissante, vient de sortir ses mémoires et pour l’occasion sa fille, Lumir accompagnée de son mari, un acteur américain pas très connu et de leur fille de 8 ans, viennent à Paris pour lui rendre visite. En plein tournage d’un film, Fabienne doute de son talent face à la jeune étoile montante qui joue le rôle principale du film. La jalousie et les petites mesquineries venant de Fabienne restent discrets pour un œil extérieur mais pas pour sa famille qui l’a connait bien. Lumir, qui a toujours souffert de l’absence de sa mère qui s’intéressait plus à sa carrière qu’à ce que faisait sa fille, tente de mieux la comprendre durant ces quelques jours à Paris.

La Vérité : Photo Catherine Deneuve, Juliette Binoche

Évidement je ne pouvais pas finir l’année sans aller voir le dernier film de Hirokazu Kore Eda, l’un de mes réalisateurs préférés. Le fait que son film se passe à Paris avec des acteurs français ne m’emballait pas trop, puisque l’un des éléments qui fait le charme de ses films, c’est sa manière d’étudier les relations familiales dans la société japonaise. Mais finalement, les difficultés et relations familiales sont un peu les mêmes partout. Dans cette grande maison parisienne, Fabienne vit ses dernières années d’actrice. Elle a du mal à retenir son texte, elle est capricieuse, a la répartie facile, elle sait quoi dire pour faire mal sans en avoir l’air. Pourtant le personnage de Fabienne n’est pas la caricature de la divan jalouse et méchante. Elle vit bien le fait qu’elle vieillit et le fait qu’elle ne sera plus jamais la jeune première. Son statut de “monstre du cinéma”, elle l’apprécie et la flatte. La relation avec sa fille est elle aussi loin des clichés auxquels je m’attendais, il n’y a pas la méchante mère qui ne s’est pas du tout occupée de sa fille d’un coté et la gentille fille dont les problèmes ne sont causés que par le comportement d’une mère égoïste, tout est beaucoup plus subtile dans le film de Hirokazu Kore Eda, ce qui rend le film beaucoup plus intéressant et réussie que ce à quoi je m’attendais.

La Vérité : Photo Catherine Deneuve

Fabienne a ses propres démons, ses regrets, ses erreurs passées qui ont fait souffrir plus d’une personne, mais telle est la vie, faite d’erreur et de regrets. Fabienne reste un personnage sage, qui ne nie pas ses erreurs et assume ses regrets, ce qui est fait est fait. J’ai beaucoup aimé découvrir la personnalité plus complexe qu’il n’y parait de Fabienne, voir la relation mère fille, elle aussi plus complexe.

La Vérité : Photo Juliette Binoche

C’est joliment réalisé, avec les couleurs de l’automne, il y a beaucoup de touche d’humour, de cynisme. Les scènes entre Fabienne et sa petite fille Charlotte sont touchantes. Un jolie film.

Dernières séries télé: La foire aux vanités – The witcher – Rick et Morty saison 4

La Foire aux vanités : Affiche

Au début du 19e siècle, en Angleterre, Becky Sharp n’a pas eu la chance de naitre dans une famille riche. Dans son malheur elle a tout de même la chance d’étudier dans un pensionnat pour jeunes filles de bonnes familles. Mais sans argent ni relation, se faire des amis est presque impossible à l’exception d’Amelia Sedley, douce, généreuse et gentille. A la fin de leurs études, Amelia doit rentrer chez elle, sa destinée étant d’épouser son ami d’enfance, l’héritier d’un ami de la famille. Quant à Becky, sa seule option est de devenir gouvernante chez lord Crawley, mais Becky qui rêve de devenir riche et respectée, fera tout pour monter l’échelle sociale.

Affiche

Je n’ai pas lu le roman de Thackeray donc je ne parlerais pas de la fidélité de l’adaptation mais j’ai beaucoup aimé la série. Olivia Cooke est vraiment excellente dans le rôle de Becky, cette jeune femme qui a eu l’opportunité d’apprendre le français, le piano et l’art de la séduction. Ce seront ses seules armes pour charmer son entourage et espérer grimper l’échelle sociale. Mais dans l’Angleterre géorgienne ou austenienne, difficile pour une femme de changer sa destinée.

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Becky, partout où elle va, arrive à mener son monde par le bout du nez. Tout d’abord chez Amélia, chez qui elle se fait inviter pour une semaine, alors qu’elle n’a nulle part où aller entre la fin des études au pensionnat et le début de son engagement comme gouvernante chez les Crawley. Elle a donc une semaine pour espérer se faire épouser par Jos, le frère un peu trop stupide d’Amélia.

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La série se déroule sur plusieurs années, la jeunesse d’Amélia et Becky, d’abord au pensionnat puis pendant la semaine de vacance durant laquelle Becky perd espoir d’un mariage avantageux, mais comme les chats, elle sait retomber sur ses pattes et ne pas se laisser aller au désespoir. La maison isolée et lugubre des Crawley sera son nouveau terrain de jeu, entre les deux fillettes qu’elle charme très vite et le vieux monsieur Crawley, rustre et un peu grossier mais qui saura vite apprécié les talents de comptable et de commerce de Becky.

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C’est vraiment passionnant à regarder, voir Becky devenir adulte, se marier, affronter les difficultés, charmer, se rendre indispensable, manipuler les âmes les plus faibles ou les plus gentilles. Et en parallèle voir la douce Amélia, perdre son statut, sa fortune, vivre des moments assez terribles.

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La roue ne fera que tourner encore et toujours pour ces deux personnages féminins que tout opposent, les hauts, les bas, les revers de situation, personne n’est à l’abri. J’ai adoré voir ces personnages prendre des décisions, faire des choix, qui auront des conséquences parfois désastreuses, parfois positives, mais toujours importantes, changeant le cour de leurs vies.

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Il y a beaucoup de cynisme, d’humour, les choses se noircissant dans la deuxième moitié. Les costumes, les décors, les reconstitutions, tout est vraiment bien fait, bien réalisé. Chaque épisode apporte son lots de rebondissements, ceux de la vie, et on ne s’ennuie pas une seconde. C’est simple, j’ai regardé la série diffusée sur Arte deux jeudis soirs de suite, entre 21h et minuit, et moi qui n’arrive pas à garder les yeux ouverts passé 22h30, je n’ai pas cligné des yeux durant les 7 épisodes. Une très belle adaptation, avec des acteurs tous excellents, que ce soit Olivia Cooke dans le rôle de Becky, Claudia Jessie dans le rôle d’Amélia, Tom Bateman dans le rôle du fils Rawdon et en bonus Micheal Palin en maitre de cérémonie, le conteur.

Affiche

The witcher

saison 1

Dans un monde qui n’est pas le notre à une époque qui s’apparente au moyen age, le monde est peuplé de “monstres”, de mages, et de quelques rares sorceleur ou witcher. Geralt de Riv est un sorceleur légendaire. Il parcourt les villages, les communautés, les royaumes et vends ses talents de tueurs de monstres, créatures terribles qui menacent la vie des humains. Il rencontrera de nombreux personnages qui influeront grandement sur sa vie et sur celle du monde, comme Yennefer la grande magicienne, Jaskier le barde, ou Ciri, l’héritière du trône de Cintra qui à 12 ans possède déjà des pouvoirs que beaucoup convoitent.

Photo Anya Chalotra

J’ai lu les trois premiers tomes de la saga de Sapkowski. La saison 1 reprend les deux premiers romans, qui se composent de nouvelles nous permettant de suivre Geralt dans ses aventures de sorceleur, ce qui nous permet de comprendre le monde dans lequel il évolue, la politique des différents royaumes, le rôle de la confrérie des mages, ainsi que les personnages importants pour la suite de l’histoire, Yennefer, Ciri, Calanthe, Jaskier…

Photo Henry Cavill

J’ai trouvé l’adaptation des romans très réussie ici, on perd un peu le côté contes de fées revisités. Dans les romans, on peut voir une version de blanche neige ou de la belle et la bête mais version plus trash et moins glamour. Entre les différentes histoires de monstres à affronter ou de malédictions à brisées, on découvre également l’histoire personnelle de Yennefer, ce qu’elle était au début de sa vie, comment elle est devenue une mage redoutable, les prix qu’elle a du payer pour le devenir. On découvre un peu plus légèrement les origines de Geralt (on en sait un peu plus dans les romans), lui aussi a du payer un prix important pour devenir sorceleur (mutation, potions mortelles…). Enfin on découvre en parallèle la vie de Ciri à la cour de la reine Calanthe.

Photo Freya Allan

On peut être un peu déstabilisé par la narration puisque on comprend au bout d’un ou deux épisodes, que les lignes temporelles ne sont pas du tout les mêmes selon les histoires racontées. Le présent est l’histoire de Ciri à partir de la fuite de Cintra, tandis que la majorité des scènes consacrées à Yennefer et Geralt se situent dans un passé, parfois proche, parfois lointain, par rapport à ce que vit Ciri à l’écran. Cette façon de narrer l’histoire est originale et intéressante.

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La fin de la saison réconcilie toute les lignes temporelles, et laisse pensée que la saison 2 nous fera enfin voir la destinée de tous les personnages dans un seul et même présent.

J’ai trouvé les personnages tous très bien incarnés par les acteurs. Henry Cavill est très crédible, c’est exactement comme ça que je l’imaginais. Yennefer était dans mon esprit un peu plus âgée, mais là aussi Anya Chalotra est très convaincante dans le rôle de la belle et terrible Yennefer. J’imaginais également Ciri comme dans la série, si ce n’est que je l’imaginais plus jeune.

Photo Henry Cavill

L’adaptation est assez fidèle, même si il y a quelques libertés prises qui ne viennent que rendre la narration ou l’histoire plus fluide et compréhensible, de ce côté là c’est très réussie. J’aurais aimé un petit peu plus d’humour, et j’ai été un peu déçu par l’acteur qui interprète Jaskier. J’ai littéralement enchainé les épisodes en deux jours, j’ai beaucoup aimé le résultat, la manière de découpé les épisodes nous donne envie d’en savoir plus et de lancer le prochain épisode, même quand on connait l’histoire. Vivement la saison 2.

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Rick et Morty

saison 4

ça fait longtemps que j’attendais de voir la nouvelle saison de ce dessin animé pour qui j’ai eu un coup de foudre! Encore une fois j’ai adoré. On retrouve Rick le génie et son petit fils Morty, partir à travers l’univers pour vivre des aventures toutes plus dingues les unes que les autres. Des histoires de serpents version Roswell, une histoire de toilette privée, une appli qui en fait qu’à sa tête…

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Les épisodes sont tous déjantés, avec des tas de clins d’œil et de référence, terminator, Ocean eleven, les films de science fiction en générale, la série se moque des rebondissements farfelues, des intrigues à tiroirs, de noël, de netflix…

Photo

Encore une fois, j’ai beaucoup ri devant les aventures de toute la famille, des réparties et de la franchise de Rick. 5 épisodes c’est un peu court…!

Dernières séances: Le voyage du prince – A couteaux tirés – Star wars l’ascension de Skywalker

Le Voyage du Prince : Affiche

de Jean François Laguionie

4/5

Un vieux prince parti à l’aventure avec son armée, échoue sur un rivage inconnu, blessé. Il est recueilli par un jeune garçon Tom, qui le ramène chez ses parents, un couple de scientifiques réfugiés dans un ancien musée des sciences naturelles à l’abandon. Le prince comprend qu’il s’agit d’un peuple qui lui ai inconnu. Ici la technologie est différente de son pays, la langue également. Seul Tom comprend et communique avec le prince. Il découvre en compagnie de Tom les qualités et défauts de la société qu’il vient de découvrir. Mais les scientifiques ici ne croient pas à l’existence de peuples différents du leur.

Le Voyage du Prince : Photo

J’aime énormément le travail de Jean François Laguionie que j’avais découvert avec la sortie au cinéma du film l’ile de black mor. Le personnage du vieux prince était déjà présent dans le film Le château des singes, que je n’ai malheureusement pas vu.

Le Voyage du Prince : Photo

Laguionie critique notre société de consommation au travers des coutumes du peuple que le prince vient de découvrir et qu’il apprend à connaitre. La société de sur-consommation, la peur de l’autre et de l’inconnu, le rejet de la différence, sont les thèmes qui ressortent. Beaucoup de choses sont abordés pour être laissées en suspens, comme l’absurdité du quotidien du peuple de Tom, du pourquoi le prince semblait être sur le point d’entrée en guerre avant de sombrer dans la mer et d’échouer sur des rivages inconnus; que devient Tom à la fin du film, où va le prince sur sa machine volante, et que deviennent les parents adoptifs de Tom, restés pour combattre la forêt qui tente d’étouffer la ville?

Le Voyage du Prince : Photo

C’est très beau, très poétique, pas ennuyant, l’animation et le visuel sont vraiment beaux, il y a une vraie douceur dans les personnages, dans les décors, dans les émotions. J’ai adoré suivre le prince à la découverte du monde de Tom, comme un enfant curieux, j’ai beaucoup aimé leur relation presque filiale, les discours sages du prince, et puis la découverte du peuple de la canopée. Le voyage du prince c’est aussi un film sur la quête d’aventure, sur la quête de la vie et de ses rêves selon les caractères de chacun. Si Tom a l’air de se contenter de la vie douce et sans but du peuple de la canopée, le prince lui s’ennuie vite et ne peut s’empêcher de repartir à l’aventure. Un très jolie film plein de poésie et de douceur.

À couteaux tirés : Affiche

de Rian Johnson

Daniel Craig, Jamie Lee Curtis, Chris Evans, Ana de Armas, Micheal Shannon, Don Johnson, Tony Colette, Christopher Plummer

3.5/5

Harlan Thrombey est probablement le plus grand auteur de romans policiers de son temps. Richissime, il est entouré de ses deux enfants, leurs conjoints, ses petits enfants. Toute la famille se retrouve dans la grande demeure perdue au milieu de nulle part pour fêter les 85 ans. La gouvernante et l’infirmière particulière de Harlan sont également présents. Le lendemain matin, le vieil homme est retrouvé mort avec la gorge tranchée. Malgré les apparences, la police conclut à un suicide. Cependant la police reprend les interrogatoires sur la demande d’un célèbre détective privé, Benoit Blanc, qui a été engagé par une personne anonyme qui le somme de prouver qu’il s’agit en fait d’un meurtre.

À couteaux tirés : Photo Ana de Armas, Chris Evans, Don Johnson, Jaeden Martell, Jamie Lee Curtis

Un vieux manoir perdu dans la campagne, un vieil homme richissime entouré de toute une troupe familiale qui vit à ses crochets, un meurtre, un détective privé, on se croirait presque dans un bon vieux agatha christie.

À couteaux tirés : Photo Daniel Craig, Lakeith Stanfield, Noah Segan

Beaucoup de rebondissements, de révélation, on croit tout comprendre du mystère au bout de 40 minutes mais heureusement ce n’est qu’une fausse route. Une rimbambelle de stars pour jouer les différents membres de la famille du mort, chacun ayant une raison de tuer le patriarche.

À couteaux tirés : Photo Ana de Armas, Daniel Craig

Beaucoup d’humour, de suspense, un très bon divertissement, je n’en dis pas plus pour ne pas en dire trop!

Star Wars: L'Ascension de Skywalker : Affiche

de JJ Abrams

Daisy Riley, Adam Driver, Oscar Isaacs, John Boyega

3/5

On retrouve Rey en plein entrainement avec la princesse Leia, pour devenir un vrai Jedi, tandis que Poe et Finn partent en mission pour récupérer des informations vitales concernant le premier ordre. Il semblerait qu’un vieil ennemi des jedi soit de retour et sur le point de devenir le maitre de l’univers si personne ne l’arrête. Quant à Kylo Ren il semble de plus en plus obsédé par Rey qu’il souhaite rallié à sa cause.

Star Wars: L'Ascension de Skywalker : Photo Daisy Ridley

La nouvelle trilogie star wars a toujours divisé les fans. En ce qui me concerne, j’avais beaucoup aimé le premier film bien qu’il ne soit pas sans défaut, et beaucoup moins le deuxième, qui comporte trop de scènes inutiles. Les deux premiers films n’avaient pas fait dans l’originalité surtout avec cette manie de copier coller les 4e et 5e épisodes pour construire les épisodes 7 et 8.

Star Wars: L'Ascension de Skywalker : Photo Adam Driver, Daisy Ridley

Pour ce dernier volet, l’ascension de skywalker gomme un peu les défauts des premiers films, et prend un peu le large avec la manie de copier coller les films épisodes 4, 5 et 6. Ce 9e épisode reste un bon divertissement, il conclu correctement les histoires entamées dans les deux premiers volets. On tente l’humour (bien que je n’ai pas vraiment souri), l’action tout le temps sans en faire des tonnes.

Star Wars: L'Ascension de Skywalker : Photo Adam Driver, Daisy Ridley

Au final, je me rends compte que la chose la plus réussie dans cette trilogie et en particulier dans ce dernier film, c’est Rey et Kilo Ren. J’ai beaucoup aimé ces deux personnages, en particulier Rey, j’ai beaucoup aimé leur relation mystique, leur lien profond auquel ils ne peuvent échapper. Ces deux personnages sont charismatiques, intéressants, bien développés. Mais ce qui est dommage c’est que ça s’arrête là. Les autres personnages du film sont inintéressants, on ne s’y attache pas, ils ne sont pas assez bien développés. Le personnage de Finn était prometteur dans le premier film mais déçoit par la suite, ne jouant que de faire valoir. Poe n’est pas plus convaincant, et je ne parle même pas des autres personnages plus secondaires…

Star Wars: L'Ascension de Skywalker : Photo Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac

Star Wars: L'Ascension de Skywalker : Photo Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac

J’ai préféré cet épisode au 2e, un peu trop fourre tout et bordélique, mais maintenant que j’ai pu voir la trilogie dans son ensemble, je suis tout de même déçu de voir le peu de risque pris. Sur le plan scénario, c’est souvent la facilité, on calque beaucoup sur la trilogie d’origine sans beaucoup s’en démarquer. Mais ça reste un bon divertissement, et le duo Kylo Ren/Rey compense le reste.

 

Les 30 ans de la série Hercule Poirot

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Cette année, la série Hercule Poirot a fêté son 30e anniversaire. Cette série produite par ITV entre 1989 et 2013 contient 13  saisons.

Hercule Poirot fait partie de mes séries préférées, sans conteste. Ce n’est pas une série à la qualité parfaite mais elle a un charme très particulier qui m’a toujours plut. Beaucoup me disent qu’ils n’aiment pas, que c’est ennuyant, que “y’a rien de mieux pour s’endormir”.

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Pour ma part, je suis tombée dessus quand j’étais au collège, un jour où j’étais malade. Je passais la journée à la maison et en fin de matinée, je suis tombée sur la diffusion d’un épisode sur France 3. Et depuis j’adore. Bien sur je n’ai pas eu la possibilité de voir beaucoup d’épisode à l’époque, pas d’internet, pas de dvd et la série ne passait que les jours de semaines pendant les heures de cours.

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Depuis bien sur, je me suis rattrapée. J’ai toujours adoré les romans d’Agatha Christie depuis que je suis petite. J’avais adoré lire notamment deux grands classiques de l’auteur, le crime de l’orient express et le meurtre de Roger Acroyd.

La série a beaucoup évoluée au fil des saisons. Les 8 premières saisons sont différentes des cinq dernières. Les 3 premières saisons sont majoritairement composées d’épisodes courts (40 minutes) dont les histoires sont des adaptations de nouvelles et non de romans, avec quelques exceptions comme La maison du péril ou La mystérieuse affaire de style.

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Dans ces 8 premières saisons, Hercule Poirot est presque toujours entouré de ces trois compagnons de route, à savoir sa secrétaire Miss Lemon, l’inspecteur Japp et son fidèle ami le capitaine Hasting.

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J’ai beaucoup d’affection pour ces trois personnages. L’inspecteur Japp est un policier blasé, fatigué, qui semble toujours un peu fataliste. Et si il apprécie beaucoup Hasting et Poirot, il est parfois agacé de voir le détective Belge le coiffé au poteau dans ses enquêtes.

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Hasting, qui a participé à la première guerre mondiale, est bien trop gentil. Il joue les assistants de Poirot, un peu son faire valoir. Sa naïveté et son coté vieille Angleterre  sont souvent moqués par Poirot. Hasting est aussi un vrai cœur d’artichaut. Pour lui une dame ne peut pas être meurtrière, surtout si elle est jolie. Il dira d’ailleurs dans l’épisode Mystère en mer (saison 1) à propose d’une femme que Poirot soupçonne d’être une meurtrière :

Hasting: « ce ne peut être elle Poirot, c’est une lady ».

Poirot : « parce que les lady ne peuvent pas commettre de meurtre ? »

Hasting: « si mais elles ne se font pas prendre ! »

Quant à Miss Lemon, si elle est officiellement la secrétaire de Poirot et une pro de l’archivage, elle est aussi occasionnellement une enquêtrice hors pair et rendra de nombreux services d’enquête à Poirot, sur de nombreux épisodes comme dans l’aventure de l’appartement bon marché, dans lequel Miss Lemon se transforme en journaliste pour obtenir certaines infos.

 

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La relation amicale entre ces 4 personnages est un des éléments qui fait que j’ai adoré la série et c’est pour ça que j’ai un gros faible pour les 8 premières saisons, mais aussi grâce à l’humour très présent dans ces 8 premières saisons.

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Poirot après avoir du visionner de trop nombreuses diapositives de vacances : « ahhhh Hasting, l’inventeur de la photographie est à l’origine de bien des maux ».

Bien sur l’un des éléments essentiels au succès de la série c’est David Suchet qui incarne un hercule poirot comme je l’imagine : dandy, guindé, précieux parfois, fier, possédant une confiance démesurée en ses petites cellules grises. Flatté quand on le reconnait, il est parfois un peu orgueilleux. Au fil des épisodes et avec l’age, Poirot est toujours très sensible aux histoires d’amour et reste toujours bienveillant envers les jeunes adultes qu’il croise sur sa route. C’est aussi un fin gourmet, qui aime la bonne cuisine au grand désarroi de son tailleur, et déteste la cuisine anglaise:

Hasting: “il y a quelque chose dans la cuisine anglaise que vous aimez Poirot?”

Poirot: “les anglais ne font pas de cuisine, mon ami, il ne font que se nourrir. ils ont de la viande trop cuite, des légumes trop mous, des fromages immangeables. Le jour où les anglais feront leurs propres vins sera le jour où je rentrerais chez moi en Belgique”.

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David Suchet est très bon dans ce rôle. Je n’ai vu que la version française avec la voix de Roger Carel qui double Suchet, ce qui ne gâche rien.

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A partir de la saison 9 les choses changent beaucoup  dans la série. Les épisodes sont plus longs, adoptent un style plus cinématographique, un visuel plus travaillé, il y a plus de moyens de production, les décors, les costumes, les extérieurs… Mais surtout c’est le ton de la série qui change, un ton plus dramatique, plus sombre, et un humour quasi absent, ce que je regrette beaucoup. Japp, Hasting et Lemon n’apparaissent plus (sauf un retour pour la dernière saison). Si la saison 9 est sombre,  à partir de la saison 10 la série renoue un peu avec l’humour avec l’arrivée d’un nouveau personnage, Ariadne Oliver, une auteure de romans policiers à succès, qui s’est liée d’amitié avec Poirot. Je n’apprécie pas énormément son personnage qui peut parfois être un peu agaçant, mais j’ai beaucoup aimé qu’elle apporte un peu de légèreté et d’humour après une saison 9 trop sombre.

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La dernière saison reste pour moi assez triste. Les deux premiers épisodes sont plutôt réussi notamment Une mémoire d’éléphant et puis aussi Poirot joue le jeu, cependant je n’ai pas du tout aimé l’épisode Les travaux d’Hercule. L’épisode Les quatre m’a laissé perplexe, ça m’a fait plaisir de revoir miss lemon, Hasting et Japp qui ont bien vieillis mais l’histoire est un peu tordue. Quant au dernier épisode, je l’ai trouvé déprimant, voir Poirot vieux, fatigué, le cœur fragile, ne pouvant se déplacer qu’en fauteuil roulant…l’histoire est assez glauque, et le tout très triste.

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J’ai vu revu rerevu, à la grande incompréhension de mon entourage, un nombre incalculable de fois les épisodes de cette série, au point que mon lecteur n’arrive plus à lire certains disques.

Hercule Poirot c’est pour moi David Suchet, les personnages de Hasting, Miss Lemon et l’inspecteur Japp, c’est l’humour très british des épisodes et c’est aussi  les voyages. J’ai adoré suivre les personnages en Mésopotamie, en Syrie, en Irak, dans les Cornouailles, à Rhodes, en Égypte, en Turquie, dans le sud de la France, en Normandie, à Paris, en Écosse, à New York…

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Au fil des épisodes, il y a eut beaucoup de stars qui sont passées dans la série, entre autre: Emily Blunt (mort sur le nil), Micheal Fassbender (les indiscrétions d’Hercule Poirot), Damian Lewis (Pension Vanilos), Rupert Penry Jones et Kelly Reilly (Je ne suis pas coupable), Eliott Gould et James d’Arcy (le train bleu), Elizabeth Mcgovern (rendez-vous avec la  mort), Jessica Chastain (le crime de l’orient express)…

Parmi les 71 épisodes, voici mes préférés :

La mystérieuse cuisine de Clapham (saison 1): J’ai beaucoup aimé l’humour dans cet épisode.

Enigme à Rhodes (saison 1): J’ai adoré l’ambiance, l’histoire. Outre l’histoire qui ressemble un peu à l’épisode Les vacances d’hercule Poirot, ou à Mort sur le Nil, j’ai beaucoup aimé le duo que forme Hercule Poirot et miss Lyall, une vacancière qui va seconder Poirot dans son enquête, j’ai beaucoup aimé ce personnage et sa complicité avec Poirot.

La maison du péril (saison 2): L’histoire et l’intrigue sont très bonnes, j’ai beaucoup aimé l’interaction entre Poirot, Japp, Hasting et miss Lemon dans cet épisode.

La disparition de monsieur Davenheim (saison 2): Ici, l’histoire de cette disparition n’a pas beaucoup d’intérêt mais j’ai beaucoup aimé voir Poirot relevé le pari de Japp qui consiste a résoudre l’affaire sans sortir de son appartement, avec uniquement Hasting sur place. Beaucoup d’humour également.

L’aventure de l’appartement bon marché (saison 2): Miss Lemon qui se transforme en journaliste pour obtenir des infos, la rencontre forcée de Japp avec un arrogant agent du FBI, beaucoup d’humour aussi.

La mystérieuse affaire de Style (saison 3): Les retrouvailles de Hasting et Poirot, ça aurait du être normalement le premier épisode de la série, l’histoire se déroulant avant la fin officielle de la première guerre mondiale. L’histoire policière est particulièrement réussi dans cet épisode, et les costumes des années 1910 donne une autre dimension par rapport aux autres épisodes qui se déroulent surtout dans les années 30 et 40.

1, 2, 3… (saison 4): J’ai beaucoup aimé l’histoire et l’intrigue.

Vol de bijoux à l’hôtel métropolitain (saison 5): Beaucoup d’humour dans cet épisode, notamment avec miss Lemon et Japp.

Le noël d’Hercule Poirot (saison 6): l’histoire est très réussie, Poirot qui accepte une enquête uniquement parce qu’il n’a plus le chauffage dans son appartement.

Pension Vanilos (saison 6): la première fois que j’ai vu l’épisode, je n’ai pas accroché, mais en le revoyant, j’adore. Japp et Lemon aident Poirot à résoudre une enquête qui tourne autour de la sœur de miss Lemon. Beaucoup d’humour aussi avec Japp qui accepte de s’installer pour quelques jours chez Poirot, avec regret.

Témoin muet (saison 6): un épisode très sympathique, une intrigue prenante, une adaptation assez réussie du roman.

Le couteau sur la nuque (saison 7): Très bonne intrigue autour de ce meurtre et d’un alibi qui semble parfait.

Les vacances d’hercule poirot (saison 8): j’ai beaucoup aimé cet épisode qui marque les retrouvailles de Poirot, Japp, Hasting et miss Lemon, après une retraite courte du détective.

Je ne suis pas coupable (saison 9): J’ai beaucoup aimé l’histoire de cet épisode, le suspense, et puis le dénouement autour d’une certaine tasse de thé.

Cartes sur table (saison 10): Le personnage énigmatique de Shaitana la victime, la fameuse partie de carte, les différents personnages, j’ai beaucoup aimé l’ambiance de cet épisode, bien que le roman soit complètement différent.

Les indiscrétions d’Hercule Poirot (saison 10): J’ai adoré l’intrigue de cet épisode, on retrouve les éléments classiques chez Agatha Christie, une grande maison anglaise, une famille bourgeoise, un mort qui laisse des secrets de famille et un héritage à se partager. Avec Micheal Fassbender en prime.

Le chat et les pigeons (saison 11): Là aussi j’ai beaucoup aimé l’atmosphère avec ces meurtres qui s’enchainent dans un pensionnat pour jeunes filles de bonnes familles.

Rendez-vous avec la mort (saison 11): une mégère toute puissante sur une famille soumise, tous ça sous le soleil de Syrie. Très bel épisode.

Le crime d’halloween (saison 12): Un épisode parfait pour se mettre dans l’ambiance d’halloween, une intrigue prenante.

Mémoire d’éléphant (saison 13): Là aussi j’ai beaucoup aimé l’intrigue, le suspense, attendre jusqu’à la dernière minute pour découvrir ce qui s’est vraiment passé dans cette famille étrange.