Vacances à Oban, Écosse

Cet été, encore et toujours l’écosse pour les vacances! Je quitte Paris en pleine canicule sans aucun regret!

Comme à chaque fois, je me dis que pour mon prochain voyage dans les Highlands je prendrais l’avion et pas le train et comme à chaque fois les horaires et les prix des avions qui se rendent à Glasgow ne me conviennent pas. C’est cher, les vols sont quasiment toujours avec escales, les horaires pas commodes, bref, je finis par y aller en train. Direction Londres saint Pancras puis Euston station à 8 minutes à pied, ce qui me permet de remarquer qu’à Londres il fait quasiment aussi chaud qu’à Paris.

   

Université de Glasgow

Suit 4h30 de train pour me rendre à Glasgow où je passe la première nuit de mon voyage, histoire de ne pas enchainer 10 heures de train le même jour. A Glasgow, je me perds un peu suite à des blocages de rues. Il s’agit en réalité des championnats d’Europe jumelé aux championnats d’Europe d’athlétisme. L’athlétisme se déroule à Dublin et les autres sports, nage en eaux libre, natation, golf, plongeon et autre, se déroulent à Glasgow. La journée est presque terminée, je fais un tour au centre ville histoire de me dégourdir les jambes, je récupère les tickets de train pour mon voyage du lendemain, je fais quelques boutiques mais je n’achète rien et je décide de diner tôt à Wagamama. J’ai toujours voulu tester cette chaine de restaurants asiatiques. Finalement le résultat est mitigé: les gyozas qui m’ont fait de l’œil s’avèrent loin d’être aussi bon et appétissants que ceux de mon resto japonais préféré à Paris. Les sobas avec des morceaux d’agneau rôti et légumes sautés ne sont pas mal du tout, mais comme souvent les anglais noient leurs plats sous une pluie d’épices en tout genre, ce qui couvre le gout des aliments.

Kelvingrove gallery

Le lendemain, j’ai la matinée de libre avant de prendre mon train de 12H21. L’année dernière j’avais prévu de visiter l’université de Glasgow et la Kelvingrove gallery mais il avait tellement plut qu’au bout de 10 minutes de marche j’étais littéralement trempée jusqu’aux os et avait du renoncer. Cette année, il fait bien nuageux, mais pas de pluie, alors je prends le bus jusqu’à l’université pour me faire gagner du temps. Je n’ai pas été déçu par ma visite. Certes à 9h30 rien n’est ouvert au public, si ce n’est les portes et couloirs menant dans les divers cours et jardins. Et c’est déjà pas mal, j’ai pu voir le cloitre, magnifique, une entrée digne d’un château avec ces tapisseries et statues, et à travers une fenêtre j’ai pu apercevoir une salle d’examen ou encore de majestueux vitraux. Il faudra y retourner avec l’aide d’une visite guidée afin de voir probablement des endroits qui valent le coup.

Vue sur Kelvingrove gallery depuis l’université de Glasgow

Après mon petit tour, je me rends à la Kelvingrove gallery, un musée gratuit à environ 15 minutes à pied de l’université. Le musée est sympa à faire bien que je ne reste pas longtemps, faute de temps. Après ça direction la gare et le train pour Oban, une ville côtière, j’avais comme une envie de voir la mer cette fois ci. L’année dernière j’avais choisi Fort William, plus au nord et au bord d’un loch. Oban et Fort William sont desservie par le même train au départ de Glasgow, mais il faut choisir son wagon car à Crianlarich, à mi chemin, le train se sépare, une moitié part pour Fort William au nord, l’autre pour Oban à l’ouest.

Oban

Oban me semble plus grande que fort William bien que le monsieur de mon bed & breakfast m’affirme le contraire. En tout les cas, ce qui est sur, c’est que Oban est bien plus animée que Fort William. Beaucoup plus de magasins, d’artisanat, un Boots, et même des enseignes qu’on ne voyaient pas à Fort William, comme New look, WHSmith, ou encore Waterstone.  Coté restaurants il semble également qu’il y ait plus de choix. Par contre, il y a aussi plus de monde je trouve et plus de touristes de tout horizons!

Coquille saint Jacques et cabillaud au fish au Waterfront fish house restaurant

Mon bed & breakfast se situe dans un quartier résidentiel, à 5 minutes de la gare mais perchée sur une colline, donc des rues pentues à remonter avec la valise. Pour le reste de l’après midi je me promène au centre ville, je fais quelques boutiques, je repère les lieux et puis je me rends dans un restaurant de poissons réputés. Comme la plupart des resto en écosse, il ouvre à 17h30 et propose des menus moins chers que le service de 19h. Ce fut très bon, coquilles saint jacques en entrée, filet de cabillaud avec pommes de terre, champignons et brocolis.

L’ile de Iona et l’abbaye d’Iona

Dimanche enfin les choses plus sérieuses commencent. L’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi Oban c’est les excursions en mer qui sont proposées. J’ai réservé l’excursion Three isles tour. On prend le ferry pour l’ile de Mull pour 45 minutes, puis un bus nous fait traverser l’ile de Mull jusqu’à la pointe sud. 1h15 de route avec notre conductrice qui nous raconte pleins d’anecdotes et d’histoires concernant l’ile. Montagnes, vallées, ruisseaux, chutes d’eau, paon sur le bord de la route, moutons, vaches écossaises, daims…une fois au sud de l’ile de Mull, on prend un autre ferry pour 10 minutes afin de se rentre sur l’ile de Iona. Très belle ile calme et tranquille, avec son abbaye du 13e siècle, ses ruines, ses plages de sables blancs. Je me promène le long de la mer, je visite l’abbaye dont le café propose des pâtisseries délicieuses (le cake au citron est très bon), puis je part me reposer sur le sable blanc d’une des plages en attendant 15h.

Iona

A 15h un bateau plus petit nous emmène sur l’ile de Staffa à environ 40 minutes de Iona, dernière étape de notre tour. Le bateau tangue énormément et n’avance pas vite. Je me demande pourquoi lorsqu’une annonce faite au micro nous donne l’explication, des dauphins nous suivent ! Tout le monde s’excite, les dauphins nagent à coté du bateau, juste sous la surface de l’eau, et s’amusent à sauter et nous faire le spectacle. Je ne m’attendais pas à voir de dauphins c’était top!

Dauphins, macareux, ile de Staffa

Une fois sur l’ile de Staffa, nous avons un peu près une heure de libre. Staffa est connue pour ses formations rocheuses étranges suites à des éruptions de lave, qui ressemblent un peu à la giant causeway en Irlande du nord. L’intérêt principal, ce sont les “puffins”, des macareux moines. Les gens peuvent les approcher de très près, j’avais très envie de les voir, mais on m’avait prévenu qu’en générale ils partaient pour d’autres horizons chaque année à la fin du mois de juillet et nous sommes la première semaine d’aout. Je me dis qu’au pire, j’aurais vu des dauphins et puis non finalement les macareux sont encore là. On les voit s’avancer vers nous, se cacher dans des terriers d’herbe, prendre leur envol, plonger dans l’eau et revenir. De l’autre coté de l’ile on peut se balader sur les fameuses formations rocheuses, mais j’ai un peu le vertige, et je ne vais pas jusqu’au bout. La journée fut longue mais bien remplie, une excursion que je ne regrette pas! Au départ lors de notre arrivée à Mull, il faisait vraiment moche, pluie, brouillard vent, mais il a suffit qu’on prenne la route vers Iona et la météo s’est bien améliorer on a même eu quelques rayons de soleil!

Staffa et les macareux

Le lendemain, je prends mon temps et j’en fais pas trop. Après le traditionnel petit déjeuner écossais, je me rends à la McCaig tower, une sorte de monument inspiré du Colisée de Rome, construit au 19e par un banquier de Oban qui voulait en faire un musée et une galerie d’art, mais qui sera finalement un square public. Planter dans les hauteurs de la ville, on y a une vue magnifique sur la baie et les environs.

 

Dunolie castle et alentour

Je redescend ensuite dans le centre ville, je fais un tour dans les boutiques souvenirs, la librairie waterstone, new look, le whsmith, les confiseries du coin, le port, le centre d’information pour me renseigner sur certaines excursions puis il est l’heure de déjeuner. A Oban la spécialité est le poisson local et les crustacés, notamment, le crabe, les langoustines et les moules. Je me rends sur le bord de mer pour tester dans un resto les langoustines. C’est un peu cher mais je tente, je n’en ai jamais mangé et apparemment ici elles sont plus que fraiches. C’était pas mal, le plat est généreux.

Langoustines et gaufres

ça reste un plat léger dans le sens où les langoustines sont servis sans rien si ce n’est un morceau de pain, du coup j’ai la place pour un dessert. Je me rends à Oban chocolate company, un salon de thé très connue et très apprécié ici pour ces chocolats artisanaux fait sur place, ces cakes et surtout le chocolat chaud et les gaufres fraiches. Je prendrais un thé à la fleur de jasmin délicieux, avec des gaufres fraises fraiches, chantilly maison et sirop d’érable, à ne surtout pas rater si on passe dans la région!

 

Oban sous le soleil

Pour l’après midi, je me rends au Dunolie castle. C’est une balade au bord de l’eau très agréable depuis le centre ville, une petite vingtaines de minutes via un chemin forestier. Le château en lui même est sympathique, composée d’une villa ancienne, une belle foret, de beaux jardins, et les ruines du château d’origine, tout en haut d’une colline, face à la baie d’Oban. Dans la foret autour on peut voir énormément d’oiseaux de différentes espèces, des vaches écossaises et des moutons. Bien sur pas de diner ce soir la, j’ai ma dose! je finis la journée en me baladant au centre ville sous un beau soleil.

Duart castle

Mardi je reprends le ferry pour Craignure sur l’ile de Mull. Une navette doit emmener les voyageurs du ferry jusqu’au Duart castle, qui se trouve à 10 minutes de route ou à une heure à pied. Mais comme je n’ai pas réservé de place dans la navette, je dois attendre que le chauffeur face 1 premier voyage et revienne chercher ceux qui n’ont pas réservé. L’attente est à peine de 15 à 20 minutes, il fait beau, on est face à la mer, tout vas bien. Sur la route, on peut voir des vaches, des moutons, le chauffeur nous indique que parfois des daims traversent. Il nous raconte aussi que face à Duart castle, il y a un château construit récemment par une suisse française. Ce qui se passe derrière les murs est un vrai mystère et la proprio n’est jamais venu. Le château est ouvert au public deux jours par an, histoire d’éviter de payer des impôts.

Vue depuis Duart castle

J’ai adoré ma visite de Duart castle, demeure du clan Maclean. On nous montre des photos avant la restauration, les ruines étaient inhabitables. La cuisine, la chambre de maitre, le secrétaire, la salle à manger d’apparat, les cachots, la chambre de bonne, la salle de bain qui date de 1911, les photos de famille depuis l’apparition de la photo au 19e siècle jusqu’aux dernières générations actuelles. J’ai beaucoup aimé certaines vieilles photos, les enfants devenant eux même parents puis grand parents etc…quelques robes du 19e siècle sont exposées et sont incroyablement bien conservées je trouve. Comme souvent dans les vieux châteaux écossais, on a droit à une histoire rocambolesque digne d’un film. Ici c’est l’histoire d’un des maitres de maison qui n’était pas content de son épouse, qui ne lui donnait toujours pas d’héritier. Il voulait se remarier mais il devait d’abord se débarrasser de sa femme qui avait le mauvais gout de ne pas mourir. Il l’emmena alors sur un rocher au large du château, qui devait bientôt se retrouver submergé par la marée et noyer sa femme. Mais cette dernière à force de hurler attira un bateau de pêcheurs. Elle fut sauvée et ramenée chez son frère qui reçut une lettre de son beau frère lui annonçant alors la mort de sa sœur et sa venue pour lui apporter le cercueil afin qu’elle soit enterrée avec sa famille; mais quand il arriva, il fut bien sur surpris de voir sa “défunte” femme bien vivante assise à la table de famille.

Mull et autour

La visite du château est très intéressante, très bien faite. Et les extérieurs sont tout aussi charmants. On peut se balader sur des chemins au milieu des herbes et des fleurs sauvages jusqu’au bord de mer, faire le tour du château et visiter aussi une forêt plantée récemment. Le salon de thé est très accueillant, on peut soit y boire une boisson chaude, une pâtisserie ou même déjeuner. J’avais prévu d’aller à Tobermory, la ville principale de l’ile de Mull à une heure de route en bus après le château mais finalement je sus restée à duart castle jusqu’au milieu d’après midi, avec le vent, la bonne odeur de la mer, la bonne odeur de l’herbe mouillée, le soleil, le bruit du vent dans les arbres, c’est reposant, tranquille, une superbe journée! Je retourne à Oban en fin d’après midi, je me balade, j’organise ma journée du lendemain et finalement, même si je n’ai pas très faim, je décide d’aller diner à l’ouverture du resto à Coast. Après plusieurs jours de poissons et crustacés, j’avais envie d’essayer le fameux bœuf angus Aberdeen. Mais je fut très déçu par ce restaurant soi disant réputé! les serveuses sont plutôt agréables, mais la viande est dure comme du béton, les légumes qui l’accompagne assez insipides, je ne finis même pas mon assiette. Je prends tout de même un dessert, une sorte de dessert au citron, shortbreead et sorbet cassis. Le dessert est très froid, il doit être dans le frigo prêt à être servit, depuis des heures. C’est assez liquide, sans intérêt aussi bien sur la consistance que sur le gout. En plus d’être très cher, c’est décevant c’est très rare chez moi de ne pas finir un plat au resto, et encore moins les desserts.

 

Ile de Iona

Pour mon dernier jour, je décide de retourner sur l’ile de Iona. Lors de l’excursion organisée par west coast motor, je n’ai pas eu assez de temps pour profiter pleinement de l’ile et j’avais très envie de la voir sous le soleil. Car aujourd’hui, comme hier le beau temps est toujours là. Après un crachin matinale, le temps s’éclaircit et je pars prendre pour la 3e fois le fameux ferry qui relie Oban à l’ile de Mull.

Pour se rendre sur l’ile d’iona, vous pouvez passer par west coast motors et prendre l’excursion à 38 livres qui comprend le ferry, le bus jusqu’à Fionnphort, le ferry jusqu’à l’ile d’iona. Vous pouvez le faire par vos propre moyens, mais entre le prix des ferry et le prix du bus, vous en avez tout de même pour 28 livres. vous économisez donc 10 livres, sauf que si vous voulez avoir un bus local qui vous amène à Iona à votre descente du ferry, il faudra prendre le ferry de 7h30 du matin donc bon courage. Je décide de la jouer tranquille et prendre l’excursion clé en main, qui me permet de prendre le ferry de 9h50, ce qui déjà m’oblige à me lever à 7h.

il y a une petite blague sur l’ile de Mull qui dit que les pluies sont tellement localisées dans la région que dans une voiture décapotable, le conducteur peut être sec et le passager trempé. Et ce n’est pas faux ! alors que nous sommes à quelques minutes de notre arrivée sur l’ile de Mull,  à l’avant du ferry il se met à pleuvoir alors que sur l’arrière du bateau est au sec! Notre chauffeur une fois dans le bus, nous parle de l’ile, comme lors de mon excursion du dimanche. Le quotidien des élèves de l’ile, le fait qu’aucun femmes n’accouchent sur l’ile mais doit se rendre sur le continent 6 semaines avant le terme car pas d’hôpital sur Mull, on passe devant l’ancienne maison de Phil Collins. nous repassons par la même route prise le dimanche dernier, qui mène à Fionnphort.

Une fois sur l’ile de Iona, je remonte la route qui passe le long de l’abbaye, je passe quelques barrières de bois dans les champs que l’on referme derrière soi pour empêcher les animaux de sortir, et j’arrive sur l’une des plus belles plages de l’ile. On se croirait presque dans les caraibes, le ciel est bleu, la mer turquoise et le sable fin et blanc. Mais les températures nous rappellent  l’ordre! une seule personne osera se baigner sous les applaudissements des autres visiteurs!

De retour à Iona, je dine au restaurant de poissons que j’avais testé lors de mon premier jour et je dis au revoir à Oban. Le lendemain, le parcours du combattant m’attend, 3h30 de route jusqu’à Glasgow, 4h20 jusqu’à Londres, puis 2h15 avec l’eurostar pour Paris. L’organisation eurostar coté londonnien est toujours aussi chaotique (une seule file quelque soit l’heure de départ du train et donc un temps d’attente pour passer les contrôles difficile et le train pour Bruxelles et pour Paris qui partent à 3 minutes d’écart sur le même quai). Finalement, en arrivant 30 minutes avant le départ, je monte dans le train 5 minutes avant le départ.

Je ne regrette pas mon choix pour cet été. Contrairement à Fort William, Oban offre moins de possibilité de randonnée autour. Sur l’ile de Mull, quelques randonnées possibles mais qui sont jugées difficiles. J’ai donc beaucoup moins marché que lors de mes voyages écossais précédents, mais Oban offre des excursions en mer sur les iles de Staffa ou Iona qui valent vraiment le détour. J’avais une envie de voir la mer! Je retiens la rencontre avec les dauphins et avec les macareux, les plages de sable blanc de Iona, l’ile de Staffa, la visite de Duart castle, et les restaurants de poissons!

 

 

Advertisements

Dernières séances: Under the silver lake – Le monde est à toi – The guilty – The silent voice – Blackkklansman – Burning

Avec beaucoup de retard, voici mes avis sur les derniers films vu au cinéma.

Under The Silver Lake : Affiche

de David Robert Mitchell

Andrew Garfield, Riley Keough, Topher Grace

3/5

A Los Angeles, Sam est un loser qui se laisse vivre. Sans emploi, sans but, il vit au jour le jour sans se soucier des relances concernant le loyer. Il rencontre sa nouvelle voisine Sarah, dont il tombe très vite amoureux, mais alors qu’ils viennent juste de faire connaissance, elle disparait du jour au lendemain sans laisser de trace. Sam décide de tout faire pour la retrouver et explore les fêtes underground de Los Angeles. Partout où il passe il s’imagine voir des signes cachés, des codes secrets, des messages à déchiffrer, persuadé que résoudre ces énigmes le mèneront à Sarah.

Under The Silver Lake : Photo Andrew Garfield

Du même réalisateur, j’avais vu son précédent film, It follows, qui n’avait rien à voir avec Under the silver lake. Le héros, Sam, nous plonge dans un Los Angeles psychédélique, les appartements motels, les grandes artères de Los Angeles, le soleil, les palmiers, les fêtes underground dans des cimetières, sur des toits d’hôtels, dans des maisons immenses, dans des salles souterraines…

Under The Silver Lake : Photo

Parfois le film dans son atmosphère, me rappelle les films policiers noirs des années 40/50, avec ce personnage solitaire qui tombe sans le vouloir dans des histoires qui ne le concernent pas mais qui l’intrigue.

C’est aussi une plongée dans la pop culture, avec ces codes, ces mystères, ces objets cultes. Sam joue à Mario des années 90, des boites de céréales avec les joujoux cachés au fond des corn flakes ou ces jeux au dos des boites, il y a plusieurs références pendant le film. Visuellement le film est très réussi, l’atmosphère est étrange, mystérieuse, tendue malgré la nonchalance de son personnage principal. L’intrigue est un peu bordélique, on suit Sam dans les rues d’un Los Angeles festif et très jeune à la recherche de sa jolie blonde, suivant des codes, des messages cryptées, des indices et des signes qui pourraient ne pas du tout en être. Sam est il dingue ou les “signes” qu’il voit partout sont réels? L’histoire n’a rien de surnaturelle au finale, bien que certaines scènes semblent tout droit sorti d’un film fantastique ou d’un film d’horreur (avec un petit clin d’oeil à It follows), ou alors tout droit sortie de l’esprit quelque peu instable du jeune Sam et des substances pas toujours très nettes qui croisent son chemin (comme le cookie-invitation par exemple).

Under The Silver Lake : Photo Andrew Garfield, Grace Van Patten

L’histoire ne semble pas totalement aboutie ou maitrisée pour faire de Under the silver lake le film culte auquel je m’attendais. Malgré sa durée, on ne s’ennuie pas une seconde. Il manque un petit quelque chose, une histoire moins bordélique peut être, pour faire de Under  the silver lake un film culte qui marque les esprits.

Le Monde est à toi : Affiche

de Romain Gavras

Karim Leklou, Isabelle Adjani, Oulaya Amara, Vincent Cassel, Philippe Katherine, François Damiens

4/5

François galère dans une cité de banlieue à faire du deal de drogue et à vivre avec sa mère, une arnaqueuse et voleuse. Il a un rêve, celui de décrocher le monopole dans la distribution des mister freeze au Maroc. Avec l’aide de son ami avocat, il décroche le marché et doit virer une somme d’argent pour sceller leur accord, mais sa mère a dépenser sans lui dire, les 80 000€ qu’il avait mis de coté. Il décide alors d’accepter un gros coup pour se refaire, qui consiste à ramener pour le compte du caïd de la cité, des kilos de cannabis depuis l’Espagne.

Le Monde est à toi : Photo Vincent Cassel

Difficile de ne pas aimer Le monde est à toi, d’abord avec le personnage principale, François, qui a grandit dans les cités de la banlieue parisienne auprès d’une mère manipulatrice. La relation mère fils est intéressante à suivre, avec Isabelle Adjani dans le rôle de cette mère célibataire, capable de tout, surtout du pire, qui a toujours su manipuler son fils sur le plan émotionnel. François, qui n’a pas ou peu connu son père, n’a jamais su prendre ses distances avec une mère à la fois poule, qui infantilise son fils adulte, à lui préparer son petit déjeuner et lui servir des céréales, à l’obliger à faire le clown devant ses amis, comme si il avait encore 10 ans.

Le Monde est à toi : Photo Gabby Rose, Karim Leklou

Dès les premières minutes ont est captivé par l’histoire de François, sa vie dans la cité, sa relation avec sa mère, son rêve d’émancipation, s’émanciper de la banlieue, s’émanciper de sa mère, s’émanciper des perspectives d’avenir qu’offre la cité. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage interprété par Vincent Cassel, loin de ces rôles de durs à cuire. Ici, son personnage est un lent, vieilli et ralenti par des années passées en prison qui l’ont coupé un peu de la vie moderne. Il monologue souvent tout seul, un peu naïf et très attachant.

Le Monde est à toi : Photo François Damiens, Isabelle Adjani, Vincent Cassel

L’histoire est prenante, les acteurs très bons et les personnages vraiment intéressants à suivre. Le tout avec des notes d’humour très réussi sur fond de “la vie ne m’apprend rien” de Balavoine qui va très bien au film.

The Guilty : Affiche

de Gustav Moller

Jacob Cedergren, Jessica Dinnage

3.5/5

Un officier de Police à Copenhague, suspendu le temps d’un procès, est obliger de faire ses heures de garde au service d’appels d’urgence. L’officier s’y ennui ferme et a hâte de reprendre sa place dans la brigade criminelle. Lors de son dernier soir de garde, il reçoit l’appel d’une jeune femme qui lui fait comprendre qu’elle vient de se faire enlever par son compagnon et que sa fille est restée seule à la maison. Le policier tente de tout faire pour l’aider, peu importe le règlement.

The Guilty : Photo Jakob Cedergren

Je pensais que the guilty était une sorte de film d’action haletant, via un téléphone portable, en fait pas du tout. Le filme est un huis clos en temps réel. Durant 1h30 on est au plus près de ce policier qui tente tout pour découvrir qui est la jeune femme qui appel à l’aide et comment faire pour la sauver des mains de son ravisseur. Tous ce passe au téléphone, avec la victime, avec le ravisseur, avec la petite fille de la victime, seule chez elle, avec les autres services policiers. On ressent la frustration et l’angoisse du policier, qui ne peut agir, ni s’éloigner de son poste d’appel, qui ne peut se rendre sur le terrain.

The Guilty : Photo

Au final, The guilty a réussi à rendre l’histoire qui peut paraitre banale, haletante, prenante, un peu stressante. Le suspense est réussi, tout repose sur l’acteur principale, constamment filmer en gros plan, les yeux, les mains, les lèvres du personnage, qui permettent de faire passer ses émotions, ses doutes, ses frustrations. Le tout est réussie, on ne s’ennuie pas une seconde.

Silent Voice : Affiche

de Yaoko Yamada

3.5/5

Dans son école primaire, Ishida est heureux. Il a  sa bande de potes avec qui il fait les 400 coups, ses professeurs, sa maman qui l’élève seule avec sa grande sœur. Son petit quotidien est chamboulé par l’arrivée dans sa classe de Nishimiya, une petite fille sourde. Cette dernière tente de s’intégrer sans utiliser le langage des signes que les autres enfants ne connaissent pas. Si certains élèves tentent de sympathiser avec la douce et gentille Nishimiya, petit à petit les élèves en ont un peu marre de devoir l’assister régulièrement. Ishida lui ne s’est jamais intéressé à Nishimiya, mais petit à petit il se met à la martyriser. Certains élèves tournent la tête, d’autre en profite pour l’embêter également dans une moindre mesure. Mais les conséquences seront terribles pour toute la bande d’amis. Ishida, aujourd’hui lycéen, tente de réparer ses erreurs passées.

Silent Voice : Photo

Je ne rate presque jamais les sorties ciné des films d’animation japonais. Mon avis sur silent voice est un peu mitigé. J’ai beaucoup aimé l’histoire, la trop gentille Nishimiya, les relations sociales des jeunes enfants, les règles sociales des écoles et des élèves entre eux. Le film raconte le quotidien difficile d’un enfant qui ne s’intègre pas. La vie des écoliers n’est pas facile, certains enfants sont martyrisés, d’autres adulés et entre les deux, la majorité qui se fond dans la masse.

Silent Voice : Photo

On suit le pauvre Ishida qui au lycée n’est plus le leader qu’il était à l’école primaire. Ces camarades lui ont tous tournés le dos après les évènements passés et le harcèlement de Nishimiya. Il n’a jamais oublié et tente de la revoir afin de se faire pardonner. On retrouve donc les enfants devenue adolescents, se remettre en question. Ceux qui détournaient la tête sont ils aussi coupable que ceux qui harcelaient Nishimiya?

Silent Voice : Photo

Certaines scènes sont belles, les personnages attachants, mais il y a aussi quelques longueurs, un peu trop de mélancolie, un coté mélo, certaines choses dramatisés de manière exagérée rend le film un peu trop tire larme. Silent voice reste tout de même un jolie animé.

BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan : Affiche

de Spike Lee

John David Washington, Adam Driver, Laura Harrier, Topher Grace

4/5

A la fin des années 70, Ron Stallworth vient d’entrée dans la police de Colorado springs. Il est le seul afro américain policier et est ambitieux. Alors qu’il s’ennuie à son bureau, il tombe sur une publicité dans un journal, pour entrer dans le Klukluxklan. Il convint ses supérieurs d’infiltrer le kkk avec l’aide d’un de ses collègues blanc.

BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan : Photo

J’avais hâte de voir le dernier Spike Lee. Blackkklansman est une comédie sociale qui profite de l’infiltration du klukluxklan pour faire une peinture de la situation des afro américain à la fin des années 70. Les luttes pour les droits civiques afin de consolider les derniers acquis et en obtenir d’autre, les étudiants qui se réunissent le soir afin de militer pour leurs droits, le racisme des policiers blancs.

BlacKkKlansman - J'ai infiltré le Ku Klux Klan : Photo Adam Driver, John David Washington

Certaines scènes sont très drôles, Spike Lee se moque de la bêtise et de l’absurdité des membres du klukluxklan. John David Washington est excellent dans le rôle de ce flic ambitieux qui décide d’infiltrer le KKK, tout comme Adam Driver. J’ai aussi beaucoup aimé le beau clin d’œil à la série The wire au début du film. Les images réelles qui viennent conclure le film dans le générique de fin et qui montre les manifestations des fascistes racistes américains, les affrontements entre noirs et policiers, viennent plomber l’ambiance mais montrent aussi que en 2018 les choses n’ont pas changé depuis les années 70.

Burning : Affiche

de Lee Chang Dong

Yoo Ah In, Steven Yeun, Jeon Jong Seo

3,5/5

A Séoul, Jongsu croise par hasard Haemi, une ami d’enfance qui a grandit dans le même village de campagne. Haemi séduit rapidement Jongsu mais doit partir pour un voyage en Afrique. A son retour de voyage, Jongsu réalise qu’Haemi lui a manqué. Alors qu’il vient la chercher à l’aéroport comme convenu, Haemi reevient accompagner de Ben, un coréen qu’elle a rencontrer à l’aéroport durant l’escale. Ce dernier très riche et sur de lui, s’immisce dans leur relation naissante. A chaque fois que Jongsu rencontre Haemi, Ben est toujours là. Jusqu’au jour où Ben avoue un secret étrange à Jongsu…

Burning : Photo Jeon Jong-seo

Tiré d’une nouvelle de Murakami, le film se divise en deux parties. on suit d’abord ce triangle particulier entre Haemi, Ben et Jongsu. Haemi est une jeune femme isolée, qui vit de petits boulots mal payé. Son voyage en Afrique l’a bouleverse complétement. C’est aussi une jeune femme mélancolique et souvent triste. Jongsu a des soucis familiaux, entre une mère partie 16 ans plus tôt qui réapparait et un père poursuivi en justice pour avoir agresser un policier. Ben est très riche et membre d’une famille qi semble uni, mais semble avoir une personnalité bien sombre.

Burning : Photo Steven Yeun, Yoo Ah-In

La première heure est parfois un peu longue, on fait connaissance avec les trois personnages principaux et il ne se passe pas grand chose. Ce n’est qu’au milieu du film qu’un évènement change la donne. Burning prend un tout autre sens et change de genre.

Burning : Photo Yoo Ah-In

Les trois acteurs sont vraiment excellents. Jeon Jong Seo est touchante en jeune femme perdue, Steven Yeun parfait en homme froid et Yoo Ah in attachant en jeune homme peu sur de lui et amoureux. Du même réalisateur j’avais vu et beaucoup aimé Poetry et Secret sunshine.

L’âme des horloges de David Mitchell

L'âme des horloges par Mitchell

4,5/5

1984, Holly Sykes a 15 ans et après une énième dispute avec sa mère, décide de fuguer du foyer familiale estimant que quelques jours à s’inquiéter de son sort fera du bien à sa mère. Ses errements lui rappelleront certains aspects de son enfance qu’elle ne s’explique pas. Ces quelques jours auront un impact immense sur le reste de sa vie. 1991, Hugo Lamb est un étudiant de bonne famille mais qui ne possède pas l’héritage aristocrate de ces camarades de classe de l’université d’Oxford qu’il fréquente. Ambitieux, sans pitié, Hugo cache derrière une camaraderie factice, un manque totale d’empathie. En cette fin d’année 1991, il fera deux rencontres déterminantes. 2015, Crespin Hershey n’est plus que l’ombre de lui même. Autrefois écrivain à succès, il n’écrit plus rien de valable, son mariage est un échec il jalouse le succès des autres écrivains plus jeunes, notamment celui d’une certaine Holly Sykes. Tous ces personnages sont malgré eux entrainés dans une guerre invisible qui les dépasse et qui met en scène deux groupes qui vivent depuis des centaines de siècles…

Depuis que j’ai découvert David Mitchell avec les 1000 automnes de Jacob de Zoet, j’ai adoré tous les romans de cet auteur, Cloud atlas, Écrits fantômes, Number9dream, Black swan green. L’âme des horlogers ne fait pas exception, c’est encore un gros coup de cœur.

Comme pour les autres romans de l’auteur, on retrouve certains personnages secondaires de ces autres romans comme Marinus qui était dans Les 1000 automnes de Jacob de Zoet, ou encore Hugo Lamb qui apparaissait dans le roman Black Swan green. Si les intrigues diffèrent toujours, et qu’il n’y a pas de liens entre elles, les personnages restent toujours l’élément qui lient les différents romans.

Certains thèmes aussi reviennent, comme la réincarnation, la transmigration, l’humanité. Mitchell aime décrire l’humain, ce dont il est capable, du pire et du meilleur, de sa capacité à se sacrifier pour autrui, de sa capacité à s’autodétruire, de sa générosité, de son égoïsme, de son égocentrisme, de son ambition.

Comme dans cloud atlas, le roman est divisé en plusieurs parties se passant à des époques différentes et mettant en scènes des personnages différents. C’est plusieurs parties plus tard qu’on découvrira de manière détournée ce qui est arrivé au personnage qui tenait le rôle principale de la première partie.

On débute en 1984 avec l’histoire qui peut sembler banale d’Holly, une ado de 15 ans qui fugue suite à une dispute violente avec sa mère. Comme beaucoup d’ado de son age, Holly est persuadée avoir tout compris de la vie, des gens, que son petit copain est l’homme de toute sa vie future.

L’histoire tournera toujours autour d’Holly et de certaines dispositions qu’elle possède et qui fait d’elle un personnage à part. En 1991, on la retrouve en Suisse au travers des yeux et de l’histoire d’Hugo Lamb, un étudiant d’Oxford en vacances avec ces camarades qui ont l’avantage d’être tous issu de l’aristocratie anglaise, alors que lui ne l’est pas. On découvre un étudiant qui sous un aspect sympathique et solidaire n’est en fait qu’un loup solitaire, imbu de lui même, ambitieux et prêt à tout, limite sociopathe.

En 2004 on retrouve Holly Sykes au travers des yeux de son fiancé, Ed Brubeck, reporter de guerre. En 2015 on retrouve Holly au travers de Crispin Hershey, la cinquantaine, écrivain autrefois de génie qui  peine aujourd’hui a sortir un livre suffisamment potable pour être éditer. Il surf sur son succès d’antan, digère son récent divorce, alors qu’une certaine Holly Sykes bat tout les records de vente avec son historie personnelle.

On retrouve ensuite Holly en 2025 dans une partie beaucoup plus fantastique, parlant de transmutation, l’un thème récurrent de Mitchell, ces âmes qui peuvent changer de corps à volonté, ou ces âmes qui se réincarnent à chaque mort.

Enfin on retrouve Holly en 2043. Mitchell nous dépeint un futur apocalyptique. Là aussi c’est un thème qui revient régulièrement dans ses romans, une humanité qui se disloque, qui paye les excès des générations passées, un futur assez noire sans grand espoir. Une dernière partie assez sombre et déprimante.

J’ai été pris par l’intrigue, par les différents personnages tous intéressants, toutes leurs histoires prenantes. On a du mal à reposer le roman et les pages tournent toutes seules comme c’est souvent le cas avec les romans de Mitchell. Il y a quelque chose de particulier qui se dégage de ses romans; L’âme des horloges est un roman qui nous colle à la peau, qu’on a du mal à oublier la dernière page tournée. C’est assez fascinant de voir la vie d’Holly Sykes, de son adolescence à ces derniers jours, parfois de manière indirecte, aux travers des vies et témoignages des autres personnages qui vont croisés sa route.

J’ai particulièrement aimé la partie centrée sur Crispin Hershey, c’est bourré d’humour cinglant, de cynisme, d’humour noir. Crispin Hershey, ce romancier si prometteur qui n’a pas sur transformer l’essai et qui nous raconte ses déboires et désillusions en s’adressant directement aux lecteurs. Il m’a rappelé Timothy Cavendish, l’éditeur raté du roman Cloud Atlas.

Un gros coup de cœur donc pour ce roman de David Mitchell, qui devient l’un de mes romanciers préférés, puisque j’ai aimé tous ses romans jusqu’ici. Me reste dans ma pal son dernier Slade House.

Dernières séances: Au poste – Paranoia – Have a nice day – Les indestructibles 2 – Une pluie sans fin – Hotel Artemis

Au Poste ! : Affiche

de Quentin Dupieux

Benoit Poolvoerde, Gregoire Ludig

4/5

Un homme est convoqué au poste pour enregistrer son témoignage suite au décès d’un homme en bas de son immeuble. Le commissaire prend en charge son interrogatoire. La nuit va être pour les deux hommes, entre flash back et rebondissements inattendus…

Au Poste ! : Photo Benoît Poelvoorde, Grégoire Ludig

J’étais prévenu que l’humour de Quentin Dupieux était spécial, mais la bande annonce m’a donné envie d’aller voir ce film d’à peine 1h13 et il en faut pas plus pour un résultat réussi. J’aime beaucoup l’humour absurde et là j’en ai eu plus qu’il n’en faut. Des dialogues complètements barrés, des rebondissements surprenants, une soirée pas banale, Benoit Poolvoerde et Gregoire Ludig sont très bons dans les rôles du suspect et celui du commissaire. Les règles de la narration sont décortiquées et détournées. J’ai adoré les décors rétro, on a l’impression d’être dans un film des années 70 mais les personnages ont tout de même leurs smartphones en main…

C’est originale, drôle, ça sort de l’ordinaire et en bien, un petit bijou.

 

Paranoïa : Affiche

de Steven Soderbergh

3,5/5

Une jeune femme vient de refaire sa vie dans une nouvelle ville. Nouvel appart, nouveau boulot, elle ne semble pas avoir d’attache ou d’amis intimes. Alors qu’elle ressent le besoin de parler du harcèlement violent qu’elle a subi dans son passé, elle se rend dans un centre médicale spécialisé dans les soins psychiatriques. Mais après un rendez vous avec une des psychiatres, elle se retrouve enfermée contre son gré pour 72h soi disant pour la protéger de ses envies de suicide. Alors qu’elle est là depuis 24h, elle découvre qu’un des infirmiers est justement l’agresseur qu’elle a fuit. Mais est il réellement là ou est ce que c’est le fruit de son imagination?

Paranoïa : Photo Claire Foy, Polly McKie

Je pensais que Paranoia allai jouer sur l’ambiguïté du personnage principal, à savoir est elle folle, ou est ce réellement une victime? finalement le film ne tarde pas à nous révéler la réponse à la question et ne joue pas du tout sur l’ambiguïté de sa santé mentale. On est donc très vite dans un thriller classique. L’atmosphère de l’asile psychiatrique est étouffant, on se sent claustrophobe et il est facile de se mettre à la place de l’héroïne enfermée contre sa volonté.

Paranoïa : Photo Claire Foy

Sous couvert de thriller qui prend bien les tripes, Paranoia dénonce une pratique américaine horrible, voir terrifiante, celle d’obliger des gens sains d’esprit à être enfermé dans des asiles psychiatriques privés contre leurs gré sous prétexte qu’ils ont une mutuelle prête à payer les nuitées forcées. Vous redevenez sain d’esprit quand la mutuelle est à sec.

Paranoïa : Photo Jay Pharoah

Claire Foy est excellente dans ce rôle, son personnage ne se laisse pas démonter et la folie n’est jamais loin.

Les Indestructibles 2 : Affiche

de Brad Bird

4/5

La célèbre famille des indestructibles se voit interdite de sauver le monde, car ils provoquent trop de dégâts, leur image n’est plus au beau fixe. Bob et Hélène et leurs trois enfants ne peuvent plus mettre leurs uniformes et aller sauver la ville pour le compte de l’état. Cependant un fan multimilliardaire décide d’améliorer l’image des héros afin de les réintroduire dans la société. Il choisit Hélène pour devenir le porte parole des super héros et redorer leurs  images. Bob doit donc rester à la maison pour s’occuper des enfants, notamment Jack Jack, leur petit dernier, un bébé turbulent qui découvre ses pouvoirs.

Les Indestructibles 2 : Photo

Je ne me souvenais quasi plus de l’intrigue du premier Indestructible. J’ai beaucoup aimé retrouver la famille, la mère avec ses sa force, sa détermination, le père débordé par les enfants, Violette en pleine adolescence, dans un décor fin 60 début 70.

Les Indestructibles 2 : Photo

Humour, action, on ne s’ennuie pas, c’est un très bon divertissement et mon préféré reste Jack Jack le petit dernier de la famille, difficile de ne pas craquer.

Have a Nice Day : Affiche

de Liu Jian

3,5/5

Dans la chine profonde, un jeune homme qui fait le chauffeur pour la mafia locale, agresse un jour un de ses collègues et lui vole une grosse somme d’argent destiné au chef du gang. Son but est de payer une opération de chirurgie esthétique très chère afin de réparer les dégâts du à une première opération exécutée par un charlatant. La nouvelle ne tarde pas à faire le tour de la ville et tout le monde se met à la recherche du voleur et surtout du butin.

Have a Nice Day : Photo

Film d’animation chinois loin des films d’animations asiatiques que l’on peut voir en France au cinéma. Ici, c’est la réalité d’une Chine capitaliste qui est dépeinte. Dans un coin reculé, entre commerces et usines, chacun essaye d’obtenir sa part du gâteau.

Have a nice day se déroule sur une longue journée, entre tueur à gage aux ordres du chef de gang, cousins qui tentent de reprendre l’argent du voleur pour leurs comptes, inconnus qui profitent de certaines opportunités.

Have a Nice Day : Photo

L’idée, l’histoire et le contexte social, tous ça est très intéressant, mais je pense que ça aurait été mieux servit par un film avec de vrais acteurs plutôt qu’en version animé.

Une Pluie sans fin : Affiche

de Dong Yue

Duan Yihong, Jiang Yiyan, Du Yuan

3,5/5

1997, Hong Kong est sur le point d’être rétrocédé à la Chine. Loin des lumières de Hong Kong, Yu Guowei est chef de la sécurité d’une vieille usine dans une ville industrielle grise et morne. Très intéressé par des cadavres de femmes sauvagement assassinées dans les alentours de l’usine, Yu décide de mener l’enquête avec son assistant. Il rêve de prêter main forte à la police et de peut être, devenir policier si il arrive à faire ses preuves. La résolution des meurtres devient vite une obsession de tous les instants pour Yu.

Une Pluie sans fin : Photo Duan Yihong, Jiang Yiyan

Le début d’Une pluie sans fin me fait fortement penser au film coréen the strangers, la pluie, des meurtres sanglants, un flic dépassé. Mais la comparaison s’arrête la. Une pluie sans fin débute comme un film policier. Yu n’est qu’un chef de la sécurité d’une usine décrépite et rêve de devenir un vrai policier afin d’enquêter légitimement. Il doit se contenter d’enquêter avec l’aide de son assistant comme il peut, à diffuser des fausses informations en espérant faire sortir le tueur de sa  cachette, à voler des pièces à conviction sur les scènes du crime et à discuter le plus souvent avec le lieutenant en charge de l’enquête, un vieux monsieur fatigué qui fait tout son possible pour découvrir l’identité du tueur. Entre deux rebondissements dans l’enquête, Yu passe souvent discuter avec Yanzi, une prostituée qui rêve de partir s’installer à Hong Kong pour ouvrir un salon de coiffure.

Une Pluie sans fin : Photo Duan Yihong

La première partie du film est celle qui m’a le plus plut. L’enquête, la détermination de Yu, sa façon un peu pathétique de coller le lieutenant en charge de l’enquête, ses idées pour déloger le coupable qui sont finalement assez intéressantes et la course poursuite dans l’usine entre Yu et le coupable encapuchonné. La deuxième moitié du film est plus lente et plus ennuyeuse, et la fin aussi triste que le climat de la petite ville industrielle. Les illusions et espoirs sombres sur fond d’une catastrophe climatique. J’ai bien aimé les dernières minutes et le casting est impeccable.

Hotel Artemis : Affiche

de Drew Pearce

Jodie Foster, Sterling K Brown, Sofia Boutella, Dave Bautista, Jeff Goldblum

4/5

Dans un futur proche à Los Angeles, des émeutes comme la ville n’en a jamais connu ont lieux suite à l’augmentation des tarifs d’eau potable par la société privée qui la gère. Dorénavant, l’eau est devenu un produit que seuls les plus riches peuvent se procurer. Alors que la ville est à feu et à sang, deux frères en profitent pour braquer une banque. Le braquage tourne mal. Blessés, ils se rendent à l’hôtel Artemis. Dans les derniers étages de cet ancien hôtel, se cache en réalité une clinique privée. Chaque chambre est privée et anonyme et permet à ceux qui se sont abonnés de se faire soigner en toutes discrétion à l’abri de la justice et de la police. Les lieux répondent à des règles très strictes que l’infirmière Thomas, une vieille dame portée sur la bouteille, appliquent avec l’aide d’Everest, un homme de main costaud.

Hotel Artemis : Photo Dave Bautista, Jodie Foster

Jodie Foster dans un film au cinéma, c’est de plus en plus rare, alors je n’ai pas hésité. J’ai finalement beaucoup aimé le film. Sur fond de révolte sociale de plus en plus violente suite à une privatisation de l’eau potable à Los Angeles, (ce qui a pour conséquence un nombre de plus en plus important qui n’ont plus accès à l’eau courante, chose qui pourrait tout à fait se produire dans un futur pas si lointain), plusieurs criminels de hauts vols se retrouvent dans les couloirs de l’hôtel Artemis. Bien à l’abri et loin des violences de la rue, les criminels qui ont payé un abonnement peuvent venir se faire soigner sans que la police ne soit au courant, comme les deux frères braqueurs de banque ou Nice une tueuse à gage de luxe.

Hotel Artemis : Photo Jodie Foster

On suit donc à travers les couloirs, les ascenseurs d’un autre temps, les chambres individuelles décorées selon un pays ou une ville, l’infirmière Thomas qui procure des soins futuristes un peu brutalement mais avec efficacité.

Hotel Artemis : Photo Sofia Boutella, Sterling K. Brown

J’ai beaucoup aimé l’atmosphère de l’hôtel, les décors, les personnages, en particulier l’infirmière Thomas jouée par Jodie Foster, son passé, sa façon de gérer l’hôtel Artemis, sa façon de gérer les criminels, sa relation avec Everest. Pas mal d’action, de suspense, et une fin ouverte.

Dernières lectures : Le sorceleur tome 2 l’épée de la providence – The innkeeper serie d’Ilona Andrews – La source de Estelle Vagner – Le nuage d’obsidienne

Résultat de recherche d'images pour "l'épée de la providence"

Le sorceleur tome 2, L’épée de la providence

de Andrzej Sapkowski

4/5

On retrouve Géralt le sorceleur sur la route comme à son habitude, qui va de rencontre en rencontre, de pays en pays. Il va retrouver au fil de ses aventures, son ami le barde Jaskier, son amour la sorcière Yennefer et il va aussi rencontrer son destin, en la personne de Ciri, une fillette pas commune.

Après avoir lu le tome 1 je retrouve Géralt dans une nouvelle suite d’histoires indépendantes les unes des autres. Il y aura une chasse au dragon qui n’est pas ce qu’il semble être, une histoire qui me rappelle fortement les hobbits et la comté, un triangle amoureux avec Yennefer au centre, une histoire d’amour contrarier entre un seigneur et une sirène. On retrouve l’humour, les histoires fantasy bien racontées, l’univers de Géralt qu’on découvrait dans le premier tome, un recueil de nouvelles. Les deux dernières nouvelles font le lien avec une des histoires importantes racontées dans le premier tome. Geralt rencontre Ciri qui serait sa destinée, et qui permet de faire le lien entre les différentes petites nouvelles des deux premiers tomes et la suite des histoires de Géralt et de son entourage, qui seront développés dans les prochains tomes. J’ai donc hâte de lire la suite.

Résultat de recherche d'images pour "clean sweep ilona andrews"

The innkeeper serie

de Ilona Andrews

3/5

Dina est une “innkeeper”, elle est humaine mais s’occupe d’un bed and breakfast pas comme les autres, une auberge destinée aux extraterrestres de passage. L’univers est vaste, les créatures extraterrestres multiples et nombreuses. Un pacte très ancien permet à la Terre de vivre sans être détruite, colonisée ou exploitée par une race extraterrestre plus évoluée. Aucun extraterrestre ne doit révéler aux être humains de la Terre leur existence. En contrepartie, ils peuvent considérés la terre comme une escale paisible lors de leur voyage intergalactique. Ils doivent alors être discret et ne séjourner que dans les b&b tenus par les innkeepers qui sont liées biologiquement, magiquement et spirituellement à leur auberge. Relation qui leurs octroi des pouvoirs issus de leurs auberges qui leurs permettent de protéger et accueillir les extraterrestres. Leur mission première est la protection de leurs hôtes, qu’ils doivent servir au mieux.

J’aime énormément les deux autres séries écrites par Ilona Andrews et son mari, à savoir la série Kate Daniels, sa première série qui se terminera en aout avec le 10e et dernier tome et la série The hidden legacy composée de trois tomes. Les deux séries m’ont énormément plut, je me suis donc lancée dans cette 3e série encore inédite, the innkeeper. Je dois dire que l’histoire de Dina the innkeeper ne m’a pas autant plut. Le premier tome est réussi, on retrouve ce mélange d’urban fantasy, d’originalité, d’humour et de personnages intéressants. Dina est une jeune femme qui sous des apparences fragile reste une puissante innkeeper aux pouvoirs plus puissants qu’il n’y parait. Sa relation symbiotique avec son auberge est intéressante.

Les personnages qui gravitent autour de l’héroïne sont tous tout aussi intéressants, Sean le voisin loup garou, Arland un vampire guerrier de l’espace ou Lady Caldonia une dame dangereuse. J’ai moins aimé le second tome, l’histoire ne m’a pas passionnée des masses, j’ai ressenti quelques longueurs, même si j’ai aimé retrouver les personnages du premier tome et faire la rencontre du cuisinier de l’auberge, qui apporte de l’humour. J’ai préféré le 3e tome, dans lequel Dina tente de protéger de l’extinction l’un des derniers représentant d’une race victime d’un génocide, en lui accordant asile. J’ai beaucoup aimé le personnage de Maud, la sœur de Dina et surtout sa fille, moitié vampire, Hélène au caractère bien trempée, et aux réactions bien étranges; Une série sympathique même si elle ne m’a pas autant divertie que les deux autres séries écrites par l’auteur, ça reste une lecture détente agréable. L’auteur écrit d’ailleurs une histoire centrée sur Maud et sa fille, disponible gratuitement sur le blog de l’auteur.

Résultat de recherche d'images pour "la source estelle vagner"

La source

d’Estelle Vagnier

3/5

Suite aux évènements des deux premiers tomes de la série, on retrouve Kayla en compagnie de Jeremiah et Jade en route vers la Source, qui permettra à Kayla d’obtenir tout le potentiel de ses pouvoirs et espérer ainsi avoir une chance de vaincre son ennemi éternel.

J’ai donc terminé la série de roman jeunesse que j’avais commencé l’année dernière. J’avais aimé l’héroïne, attachante, sympathique. J’ai aimé voir une héroïne forte et indépendante, et les personnages secondaires étaient aussi attachants, entre Jade, Jeremiah ou encore Max.

J’ai trouvé l’histoire intéressante, originale et bien ficelée. La fin est assez originale aussi et pas décevante, comme c’est souvent le cas dans les séries fantastiques young adult.

L’écriture est parfois un peu trop orale, il n’y a pas beaucoup de description, c’est pas toujours bien écrit, mais cette trilogie offre une lecture détente et agréable.

Résultat de recherche d'images pour "le nuage d'obsidienne"

Le nuage d’obsidienne

de Eric McCormack

4/5

Harry Steen, la cinquantaine, est de passage au Mexique pour une convention professionnelle. Par une après-midi pluvieuse, Harry trouve refuge dans une librairie poussiéreuse. Il découvre en se baladant entre les piles de livres, un ouvrage nommé Le nuage d’obsidienne qui mentionne le village écossais de Duncairn, un lieu dans lequel Harry a vécu un épisode de jeunesse qui a bouleversé sa vie et qui a déterminé sa destinée. Harry se replonge alors dans son passé.

La découverte d’un livre qui rappelle à un homme un évènement qui a définit le restant de sa vie. On fait la connaissance de Harry à travers ses souvenirs, son enfance dans les quartiers pauvres de Glasgow auprès de parents aimants dans les années 30, ses études universitaires dans les années 40, son passage dans le fameux village de Duncairn dans lequel il vécut une histoire qui le bouleversa au point de chambouler sa vie entière. Au lieu de devenir un instituteur à Duncairn, Harry deviendra marin, débarquera en Afrique, rencontrera un médecin canadien, partira en Amérique du sud pour enseigner l’anglais à des mineurs.

J’avais adoré L’épouse hollandaise du même auteur, qui fut un coup de cœur. Le nuage d’obsidienne ne m’a pas autant plut que l’épouse hollandaise, mais j’ai beaucoup aimé ma lecture. On retrouve ici le style mystique de McCormack, son écriture fluide, une fois commencé le roman se lit d’une traite, les pages tournent toutes seules. Toute une vie défile à travers les pages du roman, l’enfance, la jeunesse, l’entrée dans l’âge adulte, la maturité.

Comme dans l’épouse hollandaise, on voyage beaucoup, en Afrique, en Amérique du sud, en écosse, au canada.  Entre deux moments importants dans la vie de Harry, l’auteur s’interroge à travers le personnage d’Harry sur l’amour, ce qu’il représente, sur la passion, la raison, le raisonnable, le sens de la vie, les espérances, la différence entre la vie que l’on mène et la vie que l’on s’était imaginée. Un beau roman.

Résultat de recherche d'images pour "iron and magic by ilona andrews"

Iron and magic

de Ilona Andrews

3,5/5

Hugh, ancien bras droit de Roland, le plus puissant être vivant, ne se remet pas d’avoir été exclu par celui qu’il considérait comme son père. Mais il est aussi le leader des Iron dogs, et il a la responsabilité de la survie de ses hommes qui placent la loyauté au dessus de tout. Sans argent, sans moyens ni appui depuis sa déchéance, Hugh recherche désespéramment un refuge. L’un de ses hommes lui parle alors d’un château occupé par une sorte de sorcière, Elara et tout son peuple. Elle a besoin de soutien logistique pour assurer la sécurité de son peuple face à une menace qu’elle ne peut gérer et il a besoin d’un refuge pour lui et ses hommes. Afin de faire illusion d’une parfaite alliance aux yeux de tous leurs ennemis respectifs, Elara et Hugh scellent leur association par un mariage. La cohabitation n’est pas facile, Elara et Hugh ayant des personnalités fortes, chacun possédant ses propres démons et un passé trouble.

Voila le premier tome d’une nouvelle série urban fantasy écrite par Ilona Andrews, spin off de la série des Kate Daniels, puisqu’on retrouve Hugh, le bras droit de Roland, le père de Kate. Après le tome 7 de la série des Kate Daniels, Hugh se voit écarter par Roland qui n’a pas apprécié ses initiatives concernant sa fille Kate.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Hugh qui était un méchant dans la série des Kate Daniels ne se transforme pas en gentil agneau dans ce roman dont il est le héros. On en apprend beaucoup sur son enfance, ses origines, sa rencontre avec Roland, sa relation avec ses hommes les Iron dogs, armée légendaire de Roland. J’ai beaucoup aimé la relation avec Elara, les deux caractères difficiles se clash à tout bout de champs. Elara fait penser à Danaerys de Game of throne sur le plan physique, mais la comparaison s’arrête la. On découvre rapidement qu’elle n’est pas qu’une simple sorcière mais une créature mystérieuse, dangereuse, hors norme. On apprend aussi qu’elle traine des démons, un lourd passé, et qu’elle et son peuple se sont autrefois séparés d’un autre groupe, pourquoi, on ne nous le dit pas encore.

On retrouve ce qui fait le succès des séries écrites par Andrews, l’action, un univers bien décrit et bien défini, des personnages forts et beaucoup d’humour. Les deux personnages principaux sont passionnants à suivre, mais les personnages secondaires ne sont pas en reste. Comme dans les autres séries de l’auteur, elle ne néglige pas les personnages qui gravitent autour du couple principale, et j’ai hâte d’en apprendre plus sur certains d’entre eux.

 

 

Dernières séances: Opération Beyrouth – Sans un bruit – Sicario 2

Opération Beyrouth : Affiche

John Ham, Rosamund Pike

3.5/5

Beyrouth au début des années 70, la vie est belle pour les expatriés européens et américains. Adam Skiles, un diplomate américain, organise une soirée où tout le gratin est invité. Avec sa femme Nadia, il s’active pour que la soirée reste dans les mémoires et serve sa carrière. Il reçoit cependant la visite de collègues travaillant pour l’ambassade et surtout pour les services secrets. Ils souhaitent emmener sans tarder Karim, un enfant de 13 ans que Adam et sa femme ont recueillis et espèrent adopter bientôt. La CIA veut l’interroger car il est en réalité le frère d’un homme connu pour ses actes de terrorisme dans la région. Karim l’aurait rencontré récemment. Adam n’a pas le temps de réagir, que des terroristes attaquent sa maison pour enlever Karim. Dans la bataille Nadia est tuée. 10 ans plus tard, Adam a fondé son entreprise de négociation entre employeur et employés. Depuis 10 ans, il n’a plus mis un pied au Liban, a mis un terme à sa carrière de diplomate, et n’a plus eu de nouvelle de Karim. Il est alors contacté par la CIA. Cal, un ami du Liban agent secret, a été capturer par des terroristes libanais. Ces derniers souhaitent négocier sa libération uniquement avec Adam.

Opération Beyrouth : Photo Jon Hamm, Rosamund Pike

On retrouve le héros de la série Mad men dans le rôle d’un diplomate qui a tout perdu, sa femme, son métier, sa position, son optimisme et qui doit revenir sur les terres sur lesquelles il a vécu tous ces drames pour aider un vieil ami qu’il a laisser derrière lui.

Opération Beyrouth : Photo Jon Hamm

Sur fond de guerre du Liban dans les années 80, on déambule dans les rues de Beyrouth défoncées et entre les immeubles en ruines ou criblés de balles. Entre l’OLP, les israéliens qui veulent envahir le Liban, et la CIA qui veut sécuriser sa présence dans la région et assurer ses intérêts personnels,  on suit le personnage d’Adam qui se retrouve dans une situation géo politique qu’il ne maitrise plus.

Ici il n’y a pas de gentils, tout le monde ne pense qu’à son intérêt propre, la paix, la stabilité, tout le monde s’en fou. Faire de l’argent, favoriser sa carrière et s’en sortir sans trop de casse.

Opération Beyrouth : Photo Rosamund Pike

John Ham et Rosamund Pike jouent très bien leurs rôles, j’ai apprécié de voir le seul rôle féminin important être un agent de la CIA maligne, intelligente et débrouillarde, sans qu’il y ait forcément une romance quelque part. Un bon film d’espionnage, sans grande surprise ni originalité, servis par de bons acteurs.

Sans un bruit : Affiche

de John Krasinsky

Emily Blunt, John Krasinzky, Milicent Simmonds

4/5

Dans un futur très proche, la Terre est frappée par l’invasion d’une race probablement extra terrestre, qui attaque tout être vivant. Puissantes, rapides, les créatures semblent être uniquement attirer par le bruit qui leur permet de repérer leurs futures victimes au millimètre près. Les rares survivants doivent donc vivre dans le silence absolu. Les Abott survivent au jour le jour, en espérant qu’aucun membre de la famille ne fasse le bruit de trop. La famille se prépare surtout à l’accouchement prochain de la mère de famille, et à l’arrivée d’un nouveau qui ne pourra pas rester silencieux à volonté.

Sans un bruit : Photo Millicent Simmonds, Noah Jupe

J’adore Emily Blunt, j’étais contente de la voir dans un film, on ne l’a voit pas si souvent que ça. Sans un bruit n’est pas un film d’horreur mais plutôt un film angoissant. On ne rentre pas trop dans les détails de l’origine de ces créatures, ni dans quel état est le reste du monde, mais certains indices nous laissent penser qu’une grande partie de l’humanité n’est plus et que les créatures sont probablement extraterrestres.

Sans un bruit : Photo John Krasinski, Noah Jupe

J’ai beaucoup aimé Sans un bruit, c’est intéressant de suivre la famille et l’adaptation à leur nouvel environnement, les jeux, les relations humaines, les repas, les promenades, la manière de se nourrir et de se ravitailler, avec interdiction d’émettre le moindre son.

Sans un bruit : Photo Emily Blunt

La scène de l’accouchement et tout ce qui suit est particulièrement prenant, tendu, flippant, on a peur pour tous les membres de la famille. Le film n’en fait pas plus que nécessaire, et la fin m’a rappelé un peu mars attacks! Emily blunt est excellente dans le rôle de cette mère courage. Milicent Simmonds qui joue la fille ainée muette de la famille, est sourde et muette dans la vraie vie et est particulièrement douée à l’écran.

 

Sicario La Guerre des Cartels : Affiche

de Stefano Sollina

Benicio Del Toro, Josh Brolin, Catherine Keener

2,5/5

Quelques années après les évènements de Sicario, on retrouve l’ancien procureur Alejandro. Avec Matt Graver, les deux hommes s’attaquent encore aux cartels de drogue à la frontière mexicaine, qui financeraient indirectement des actes terroristes perpétués sur le sol américain. Ils décident de s’en prendre à Carlos Suarez, et pour cela ils doivent s’éloigner des procédures et de la loi. Avec l’accord du gouvernement, les deux hommes décident de monter les cartels les uns contre les autres pour les affaiblir.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Josh Brolin

Au départ, j’étais très sceptique, je n’imaginais pas de suite à Sicario. Et puis après avoir vu les critiques majoritairement positives, j’ai décidé de laisser une chance au film malgré l’absence au casting d’Emily Blunt qui ne reprend pas son rôle de l’agent Kate Macer.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Benicio Del Toro, Isabela Moner

Finalement, je n’ai pas apprécié plus que ça cette suite, que j’ai trouvé inutile. Son plus gros défaut c’est qu’elle n’apporte pas grand chose. Le film ouvre sur une scène de terrorisme perpétrée par des arabes musulmans, le nouvel ennemi Hollywoodien, et on se demande ce que ça vient faire dans un film qui parle de cartels mexicains. Tous les clichés passent en quelques minutes, l’explosion dans un supermarché, des tapis de prières bien étalés par terre à la frontière mexicaine…J’ai continué le film en me disant qu’il y aura peut être un lien, une explication, un bouc émissaire ou quoi mais non. En réalité, le film délaisse très vite les terroristes qui sont finalement délogés, originaires des États Unis et qui n’ont pas grand chose à voir avec les cartels, bref, tout ça pour rien donc.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Benicio Del Toro

Le reste du film reprend un peu les codes du premier Sicario, la musique très angoissante qui ajoutait une dimension supplémentaire aux scènes de suspenses et qui continuent à jouer son rôle ici, la façon de filmer les trajets en voiture vu depuis le ciel, caractéristique du premier Sicario, l’ambiguïté du rôle de la CIA façon barbouze à passer outre toutes les lois existantes notamment avec le personnage de Graver. Moi qui suit fan de Catherine Keener, elle interprète ici un rôle sans importance et assez insipide. Quant à Josh Brolin j’ai trouvé qu’il en faisait trop, son personnage était plus subtile dans le premier film.

Sicario La Guerre des Cartels : Photo Benicio Del Toro, Josh Brolin

Seul Benicio del Toro sort son épingle du jeu, j’ai beaucoup aimé le revoir dans le rôle d’Alejandro. Hélas, la scène d’exécution dans le désert (sans vouloir en dire trop), est un peu absurde, on se dit “c’est n’importe quoi”, en voyant la scène même si elle n’est pas impossible…Dommage donc que le scénario ne soit pas à la hauteur d’un personnage aussi intéressant que celui d’Alejandro, surtout quand il est interprété par un si bon acteur. La fin du film laisse penser à une possible suite, en espérant qu’elle soit meilleure.

Escapade lyonnaise

Avec les ponts du mois de mai je suis descendue voir mon amie lyonnaise. Cette fois ci, comme j’ai déjà bien visité la ville à plusieurs reprises, on décide de se détendre et de ne pas en faire trop. J’arrive un lundi soir, après une journée de travail. Le lendemain, on décide de faire la grasse matinée, petit déjeuner puis on déjeune des restes du repas de la veille. L’après midi on se rend dans le quartier de la cité internationale pour voir the avengers 3. Je n’ai pas été le voir avant, car le second volet m’avais un peu déçu…. Après la séance qui nous laisse dubitatives, on se promène dans le parc de la tête d’or sous un beau soleil.

Puis on marche jusqu’au vieux Lyon pour retrouver un ami. On s’installe au salon de thé Terre Adelice, spécialisé dans les glaces. C’est férié, nous sommes dans le quartier touristique de Lyon, il fait beau et chaud, je n’espérais pas trouver de table libre. Nous avons attendu à peine cinq minutes pour être installés. Les glaces sont délicieuses et le service plutôt rapide vu le monde. Après une longue balade digestive, c’est l’heure de diner, on se rend chez Icho, le restaurant japonais qu’on avait déjà testé lors de mon dernier passage. Cette fois ci je prend le bœuf c’est tout aussi délicieux que le saumon et en dessert la tarte citron yuzu passe très bien. Le service est toujours aussi sympathique.

Le lendemain, on prend une sorte de brunch chez Diploid dans le vieux Lyon. Ce sera pain de campagne avec crème de parmesan, tranche d’avocat frais, roquette et œuf poché. On mange en regardant les cuisiniers s’activent. Je termine par le blondie, un gâteau qui ressemble un peu à un crumble avec des pommes caramélisées, très bon. Après ça on prend la route pour Pérouge, un village médiévale à environ 45 minutes de Lyon. La ville est petite, mais c’est très sympa de se promener dans les ruelles, on admire les vieilles bâtisses, les fleurs, l’église du 13e siècle, les terrasses des resto. Je goutte la spécialité du coin, la tarte au sucre, pas aussi gras et sucré que ce qu’on peut croire et qui doit très bien passé avec un petit thé ou café l’après midi. De retour sur Lyon on se balade et on termine la journée au salon de thé Sur le bout de la langue. On voulait le chocolat chaud valrhona, mais au vu de la chaleur on prend une coupe de glace chocolat noir, lait noisette, surmontée de chantilly, avec un énorme cookie maison délicieux coupé en deux et posé sur la glace, un délice mais faut pas avoir un appétit de moineau pour la finir! Après ça, une bonne balade digestive.

  

Pour mon dernier jour, on voulait se rendre dans un restaurant dont on avait entendu beaucoup de bien mais il est fermé pour pont du mois de mai, alors on se rabat sur le Diploid, encore une fois. Cette fois ci il y a un peu plus de monde que la veille mais rien d’affolant. Je prend l’assiette pancakes salés, crème d’avocat, saumon fumé, salade, et œuf poché, délicieux, et je termine par un cheesecake citron très très bon. On passe le reste de l’après midi à se balader le long du Rhône durant une bonne heure, jusqu’à l’entrée du parc de la tête d’or qu’on traverse un peu avant de se rendre dans une jardinerie. J’y achète quelques graines pour planter chez moi et c’est déjà la fin de journée et l’heure de reprendre mon tgv.