Projet 52-2022: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Organisé par Ma, les détails du challenge photo c’est ici. Chaque semaine, c’est une photo selon un thème déterminé à l’avance.

Cette semaine le thème est « porte ou fenêtre ». Voici la vue sur Lisbonne depuis une fenêtre du château Sao Jorge, dans les hauteurs de la ville. J’ai adoré mon court séjour de Lisbonne, il y a quelques années.

Bon week end!

The office US

2005-2013

9 saisons

Le quotidien d’une entreprise de vente de papier à Scranton Pennsylvanie, filmé par une équipe de tournage qui souhaite faire un documentaire sur la vie d’employés de bureaux.

Dunder Miflin, entreprise de vente de papiers pour professionnels, est composée de plusieurs branches régionales. Une de ses branches, Scranton, est dirigée par Michael Scott, manager farfelu qui a ses propres règles de ressources humaines. Parmi ses employés, des comptables, des commerciaux, une réceptionniste, un DRH, un responsable qualité, une responsable relation client…le premier jour est marqué par l’arrivée d’un intérimaire, Ryan.

Version américaine d’une série culte anglaise, The office US a durée 9 saisons. Je me suis lancée dans cette série que je connaissais de nom mais que je n’avais encore jamais vu, en début d’année. Chaque épisode dure environ 20 minutes, il est donc facile d’enchaîner la série que j’ai vu entièrement en quelques mois et en prenant mon temps.

The office est filmé du point de vue de l’équipe de tournage. En effet, chaque employé de Dunder Miflin doit se prêter au jeu du documentaire et porte donc des micros. Lorsqu’ils ne sont pas dans le périmètre des bureaux, l’équipe de tournage se permet de suivre les protagonistes un peu partout grâce à des micros paraboliques. Les employés sont parfois interrogés individuellement par l’équipe de tournage pour recueillir leurs avis, commentaires ou critiques sur un sujet particulier. La mise en scène est donc assez originale puisque souvent le caméraman doit tourner à travers des stores vénitiens ou cacher derrière des voitures en stationnement pour capturer les instants clés de la vie privée ou les moments de faiblesses des protagonistes.

Au début, la série peut être assez déroutante, car l’humour n’est pas toujours franc ou volontaire, ce n’est pas une sitcom. Il faut quelques épisodes avant de se prendre au jeu et de s’intéresser au quotidien parfois banale des personnages. Mais surtout c’est le nombre de personnages qui peut dérouter au départ. Il faut se souvenir de qui est qui et retenir les prénoms de tous, car aucun personnage ne prend le dessus sur les autres.

Personnellement au bout de quelques épisodes, j’étais conquise. J’ai adoré tous les épisodes de la série. La grande majorité des personnages restent présent du début à la fin, excepté quelques personnages qui vont et viennent dans la série et quelques rare personnages qui partiront avant la fin. On les voit donc évoluer. The office révèle la nature humaine dans tout ce qu’elle a de plus banale, jalousie, ambition, mesquinerie, certaines personnes ne peuvent s’empêcher de creuser la moindre faiblesse détectée chez l’autre afin de se sentir meilleur que son voisin, mais ce sont aussi des personnages qui sont parfois capable d’une gentillesse, d’une humanité, d’une solidarité qu’on n’aurait pas soupçonné. L’appartenance à la même entreprise peut aussi créer des liens et un soutien mutuel hors norme. Ces personnes vont après tout, passer 9 ans ensemble, 8 heures par jour et vont découvrir les choses les plus secrets ou intimes de son voisin de bureau.

Entre certaines absurdités, scandales ou catastrophes, on voit évoluer ou pas les personnages. Stanley le commercial blasé, cynique qui attend la retraite « depuis le jour de mes 18 ans », qui se demande où sont passé les travailleurs comme lui qui bossent toute leur vie sans rien dire jusqu’à la retraite et qui « ont le bon gout de mourir discrètement d’une crise cardiaque », qui ne sourit et ne semble heureux que si on lui offre de la bouffe et dont le seul rêve est d’être appelé comme jury dans un procès car « quoi de mieux que d’être payé à se rendre dans une salle climatisée pour juger ses concitoyens avec repas gratuit à la clé? »

Il y a Phillys, une autre commercial qui pourrait passer pour une gentille dame un peu enrobée, mais qui peut s’avérer être un vraie garce. Avec sa voie mielleuse et gentillette, elle peut dire des choses bien moches concernant ses collègues. Elle n’hésite pas à copier sans vergogne sa collègue Pam tout en l’insultant pour son mauvais goût, ou à exercer du chantage sur une autre collègue pour lui voler sa place de chef du comité des fêtes.

Tous les personnages de The office sont intéressants et attachants à sa façon, le DRH Toby, faible, détesté par le manager qui n’a pourtant pas le pouvoir de le virer, qui a une vie assez pathétique. Il abandonnera tous pour vivre son rêve, partir vivre au Costa Rica, mais rien ne se passe comme il le souhaitait. Il avouera lui-même qu’un DRH ça n’a aucun pouvoir et ne peux rien changer dans une entreprise.

Ryan l’intérimaire qui se trouve trop bien pour ce poste dans une société qui manque de prestige à ses yeux, mais qui tombera de très haut pour ne jamais vraiment se relevé. Oscar, le comptable qui fera son coming out malgré lui à cause de l’indiscrétion de Michael qui ne sait jamais garder un secret. Angela, la chef comptable à la moralité rigide toujours prompte à critiquer les autres, sans pour autant être irréprochable elle-même. Creed, un homme mystérieux à la limite de la folie, Kevin comptable incompétent qui ne pense qu’à manger, Kelly dont les conversations ressemblent à ceux d’une ado qui ne pense qu’à sa tenue et à se trouver un mari parfait, Meredith mère célibataire alcoolique qui n’a pas peur du qu’en dira-t-on, Darryl contremaître dans les entrepôts qui va monter les échelons grâce à quelques bonnes idées…

Et puis bien sur les personnages les plus emblématiques de la série, le trio Dwight, Jim, Pam. J’ai adoré ces trois personnages et l’évolution de leur relation. Jim et Dwight sont deux commerciaux aux ambitions différentes. Dwight est un lèche botte sans frontière pour réaliser son rêve, devenir manager à la place du manager et en même temps Dwight est d’une loyauté à toute épreuve. Il possède aussi une ferme de betterave en parallèle, hérité de sa famille. Jim lui est plutôt du genre à faire le minimum syndicale du moment qu’il reste bien vu de la direction et qu’il continue à toucher son chèque à la fin du mois. Il ne fera preuve d’ambition uniquement dans le but d’obtenir un meilleur salaire, mais n’aura jamais l’envie de monter les échelons au final. Une grande majorité des épisodes surtout dans la première moitié de la série met en scène les conflits entre Jim et Dwight, Jim ne ratant jamais l’occasion de faire tourner en bourrique Dwight en lui faisant croire n’importe quoi. Jim a une très forte complicité avec Pam qui comme Jim, s’ennuie à son poste et ne rate pas une occasion de l’aider dans ses mauvaises blagues contre Dwight. J’ai adoré le couple formé par Jim et Pam, leur complicité, leur amitié.

Et puis bien sur Michael Scott joué par l’excellent Steve Carrell. Michael est un manager qui peut être facile à vivre car on comprend au fil des épisodes que ce n’est pas le travail qui compte mais les relations entre collègues. Gaffeur, à la limite de l’imbécilité complète, Michael n’arrive jamais à garder une confidence ou un secret pour lui, mettant les pieds dans le plat, parfois volontairement, parfois par accident mais à chaque fois sans exception. Si au début on peut voir Michael comme un manager complètement incompétent, aux idées farfelues voir débiles, on comprend petit à petit son comportement. Michael n’a qu’une ambition finalement, trouver l’âme sœur pour fonder une grande famille, car Michael se sent seul, abandonné, en manque d’affection. Il n’a personne dans sa vie et serait capable d’accepter une relation avec une femme qu’il n’apprécie même pas plutôt que de se retrouver seul. Il n’ambitionne qu’à être aimer de tous et ne supporte pas qu’une seule personne puisse le détester. Michael fini par être touchant, émouvant, on s’attache à lui à ses bourdes, à ses mauvais choix. C’est facile de s’attacher à ce personnage, quand il apprécie quelqu’un il est loyale et protecteur. Et s’il échappe miraculeusement au licenciement au fil des années c’est uniquement parce qu’entre cent gaffes il est aussi à l’origine de certains coups de génie lui permettant de se faire remarquer positivement par la direction.

Si la série est surtout drôle, j’ai énormément ri au fil des saisons, The office ne manque pas de moment tendre, émouvant et touchant. La caméra de l’équipe de tournage capte parfois des moments d’une tendresse qui ferait fondre n’importe qui. Il y a des moments très émouvant notamment quand Pam fait une expo de ses dessins et invite tous ces collègues mais que personne ne vient sauf Michael qui aura des mots très touchant pour Pam. Ou quand Jim consolera Dwight après une déception amoureuse.

J’ai adoré The office, en 9 saisons la qualité ne change pas. Malgré le départ de Steve Carell à la fin de la saison 7, les saisons 8 et 9 ne sont pas pour autant moins bonnes. Certains personnages font leur arrivées avant et après le départ de Michael, comme Erin la nouvelle réceptionniste un peu spéciale, Jo la nouvelle PDG jouée par Kathy Bates, Robert California le nouveau PDG joué par James Spader, ou encore Nelly, une anglaise, jouée par l’excellente Catherine Tate. Outre les guest star et Steve Carrell, tout le casting est exceptionnel.

Apprendre à connaître tous ces personnages bien plus complexes qu’ils n’y paraissent, les voir évoluer, changer, monter ou descendre les échelons de l’entreprise, changer de métier, trouver l’âme sœur ou la perdre, devenir parent…J’ai énormément ri au fil des épisodes, mais j’ai aussi été ému par certains épisodes ou rebondissement, je me suis énormément attachée à tous ces personnages et je peux vous dire que j’ai versé ma petite larme lors du dernier épisode qui clôt la série en beauté. Culte.

Projet 52-2022: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

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Cette semaine le thème est « point météo ». J’ai choisi une photo prise il y a quelques jours mais qui représente bien la météo du jour, bien que le ciel soit bien plus clair et propre sur la photo ci-dessous. Aucun filtre, ni retouche, le ciel était d’un bleu très profond, je n’en vois pas souvent des comme ça, dans ma région!

bon week end!

Projet 52-2022: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

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Le thème cette semaine est « a l’heure du petit déjeuner ». J’ai pensé à cette matinée à Glasgow où j’ai pris un super bon petit déjeuner dans un café avec un accueil très chaleureux. Pain perdu, sirop d’érable, fruits et yaourt, au calme.

Bon week end !

Dernière séance: Les crimes du futur de David Cronenberg

de David Cronenberg

Viggo Mortensen, Lea Seydoux, Kristin Stewart, Scott Speedman, Tanaya Beatty, Nadia Litz

3,5/5

Dans un futur indéterminé, une partie de l’humanité est confrontée à de nombreuses mutations et transformations étranges. Certaines personnes développent des changements organiques, de nouveaux organes indépendants apparaissent, rendant certaines modalités comme dormir ou manger, difficiles, nécessitant certaines machines perfectionnées. Saul fait partie de ces personnes qui se réveillent avec certains nouveaux organes. Pouvant être dangereux pour sa santé, il est obligé de les faire retirer comme des tumeurs. C’est Caprice, sa partenaire et ancienne chirurgienne, qui s’en occupe. Artiste performeur, Saul met en scène les extractions chirurgicales devant un public, élevant cette pratique au rang d’art avant gardiste. Il intéresse énormément Wippet et Timlin, les fondateurs d’un nouveau service, le bureau du registre des nouveaux organes qui tentent de répertorier et enregistrer les nouveaux organes. Il est également abordé par un certain Lang Dotrice, qui souhaite par l’intermédiaire de Saul, mettre en lumière une évolution en partie créée par la main de l’homme et en partie par la nature, une évolution des organes digestives permettant à l’Homme de manger et digérer le plastique.

De Cronenberg, je suis loin d’avoir tous vu, mais j’ai beaucoup aimé Dead Zone, Existenz, les promesses de l’ombre, A history of violence. Que penser de ce film, en compétition à Cannes cette année? Je m’attendais à un film bizarre, à l’atmosphère étrange et c’est exactement ce que j’ai vu.

Ce futur ne semble pas jolie à voir, tout y es assez glauque. A l’instar des organes internes d’une partie de la population qui voit leur corps s’écrouler et se transformer pas dans le bon sens du terme (ici les mutations ne donnent pas naissance à des pouvoirs cools), la ville dans laquelle les personnages évolue semble s’écrouler aussi: des immeubles délabrés, des peintures qui s’écaillent, des appartements qui ressemblent à des squats abandonnés, des murs recouvert de graffitis qui semblent d’une autre époque.

Cronenberg nous montre une humanité qui vit avec ces nouvelles mutations. Certaines personnes doivent pour manger et digérer ou pour dormir, se munir de machines sophistiquées qui permettent de remplacer et compenser certaines fonctions du corps. D’autre ne ressentent plus aucune douleur physique et pratiquent des mutilations au couteau comme si de rien. Les mutations semblent emmener les humains vers de nouvelles fonctionnalités qui ne sont pas encore connues.

On retrouve le visuel de Cronenberg, notamment dans ces films des années 80. Les machines ressembles à des choses organiques faites de tendons et de chairs, on a droit à des scènes un peu gore de chirurgies, des autopsies, des corps qui s’ouvrent, qui exposent les chaires et les organes, le sang qui coulent. Passer les premières scènes, je pensais que ça me donnerait un peu la nausée mais finalement non, car ces scènes me semblent tellement exagérées et me semblent visuellement « vintage » ou d’une autre époque, que j’ai l’impression de voir un film de SF des années 80. Même la musique ajoute cette dimension nostalgique.

Le film soulève des questions comme l’environnement, la planète malade rendant malade les humains qui y vivent et qui sont la cause de leur propre mal. Il y a aussi des questionnements autour de l’art, des « performeurs », leurs légitimités et la question de qu’est ce que l’art finalement.

Viggo Mortensen retrouve pour la 4e fois si je ne me trompe pas, David Cronenberg pour incarner cet artiste étrange, ambigu et en plein doute sur beaucoup de chose. Comme d’habitude Mortensen est excellent dans son rôle. J’avais entendu des critiques très positives concernant Kristen Stewart, personnellement je n’ai jamais adhérer à son jeu d’actrice et ce film ne fait pas exception. Moi qui ne suis pas une fan de Léa Seydoux, j’ai trouvé qu’elle s’en sortait un peu mieux que Stewart.

Reste un film étrange, un peu bizarre. On ne s’ennuie pas et c’est appréciable de voir un film qui ne prend pas le temps de nous raconter un peu grossièrement le contexte de cette société du futur, on découvre petit à petit ce monde et ces particularités, par petite touche, tout le long du film.

Projet 52-2022: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Organisé par Ma, les détails du challenge photo c’est ici. Chaque semaine, c’est une photo selon un thème déterminé à l’avance.

Le thème de cette semaine c’est animal. J’ai hésité entre les macareux ou les vaches à franges que j’ai vu en écosse, ou les chevaux islandais, mais j’ai pas pu résister à ressortir une photo prise depuis le bateau qui m’a emmené nager parmi les dauphins en plein océan pacifique à Kaikoura en Nouvelle Zélande, le plus beau voyage que j’ai pu faire. Voici donc une photo prise de retour sur le bateau après avoir nager en compagnie de toute une troupe de dauphin, tôt le matin,

Bon week end!

Dernière séance: Coupez!

de Michel Hazaniavicius

Romain Duris, Finnegan Oldfield, Berenice Bejo, Gregory Gadebois, Lyes Salem, Mathilda Lutz, Jean Pascal Zadi

4/5

Sur le tournage d’un film de zombie, les techniciens sont fatigués, les acteurs usés et le réalisateur hystérique, jusqu’à ce que de vrais zombies débarquent sur le lieu de tournage…Retour en arrière, trois mois plus tôt, Rémi un réalisateur de doc, docu fiction, pub et autres commandes, réalise à la demande. Il voit bien que sa fille, qui rêve d’être réalisatrice a perdu toute admiration pour son père, qui n’a rien d’un vrai artiste. Quand on lui demande de réaliser un film de zombie qui sera diffusé sur internet en live et en un seul plan séquence de 30 minutes, Rémi refuse, mais quand il découvre qu’un jeune acteur que sa fille admire fait partie du casting, il décide de prendre le risque et accepte.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en allant voir le film. Je pensais avoir affaire à un tournage de film de zombie envahie par de vrais zombies mais en fait non, il s’agit d’une commande de concept de film par les japonais. 30 minutes en direct en un seul plan séquence, un exercice casse gueule qui n’attire pas beaucoup les réalisateurs, de peur de se ridiculiser mais que ne ferait pas un père pour impressionner sa fille et la voir fier de lui.

J’ai adoré coupez, c’est original, le film se découpe en plusieurs parties, le fameux plan séquence tel que les spectateurs ont pu le voir en direct, la préparation du tournage durant les trois mois précédents, le casting, le scénario, les répétitions, les conversations avec les commanditaires japonais du projet, puis le tournage en lui même, c’est à dire le fameux plan séquence de 30 minutes mais du point de vue de l’équipe technique, des coulisses, des producteurs, l’envers du décor en somme.

J’ai rarement autant ri au cinéma, en particulier durant les deux dernières parties du film. Le plan séquence de 30 minutes du début est un peu bizarre, on ne sait pas vraiment à quoi on a affaire, une farce, une parodie, un mauvais film, un ovni étrange, mais passée la première demi-heure je n’ai plus vu le temps passé, c’est prenant et vraiment très très drôle. Le casting est plein de seconds rôles réussis, Lyes Salem dans le rôle du producteur, Jean Pascal Zadi dans celui du compositeur du film et puis on retrouve le jeune Finnegan Oldfield vu l’année dernière dans Gagarine. Une bonne surprise.

England enfin!

Après 2 ans et demi sans mettre les pieds en Angleterre à cause du covid, j’ai enfin pu me rendre à Londres! ça fait tellement plaisir de revoir cette ville que j’adore et que je connais si bien que j’ai l’impression de rentrer chez moi!

Pour ces retrouvailles, je reste 3 jours et 2 nuits. Je prends l’eurostar de 9h du matin un jeudi et c’est la première fois depuis le brexit aussi. Rien ne change en fait, si ce n’est qu’au lieu de présenter sa carte d’identité je présente mon passeport. Depuis la fin des restrictions, le nombre d’eurostar quotidien n’a pas retrouvé son plein niveau. Il n’y a pas autant d’eurostar qu’avant. D’ailleurs la salle d’attente si elle est bien remplie, ne l’est pas autant qu’avant. Après 2h20 de route, j’arrive à Saint Pancras et là aussi rien à changer si ce n’est une quasi haie d’honneur de douaniers qui nous attendent. Une fois ma oyster card rechargée je prend le métro et comme me l’avait dit une de mes amies, quasiment personne ne porte de masque dans les transports. Ça ne me gêne pas énormément, car je ne me sens pas autant oppressée que dans le métro parisien, mais personnellement je porterais mon masque dans les métros et bus pendant mon séjour.

Il n’est que 11h quand j’arrive à l’hôtel et ma chambre n’étant pas prête je me décharge au moins de ma valise pour repartir légère. Je loge dans le quartier de Aldgate, j’ai le choix entre plusieurs lignes de métro et je me rends d’abord à Westminster. Je passe devant Big Ben dont les travaux sont presque finis et je traverse le pont pour me rendre de l’autre côté de la Tamise. Sur le mur d’enceinte de l’hôpital St Thomas, juste derrière moi, il y a des milliers de petits cœurs roses dessinés en hommage aux victimes du covid 19.

Je repars vers la gauche pour commencer la Queen walk. J’avais déjà parcouru cette route piétonne qui longe la Tamise de Westminter jusqu’à Borough market, il y a quelques années, mais c’était par une très belle et très froide journée d’hiver. Aujourd’hui les arbres sont en feuille, il fait très beau avec des températures agréables. Je passe devant l’aquarium, the london eye, city hall, blackfriars bridge, millenium bridge, on a une belle vue sur St Paul…Il y a énormément de food truck, de petits resto, on y trouve burgers, poissons grillés, grillades, sandwichs, hot dog, salades, boissons, toutes les cuisines tout les styles et de grandes tables en plein air pour manger sur le pouce. Beaucoup de travailleurs en pause déjeuner, des groupes de lycéens en uniformes, des touristes et des badauds.

Je passe devant un skate park avec des skateurs qui s’entraînent sous le regard des promeneurs, je passe également devant une cérémonie de remise de diplômes. Des jeunes gens en longues robes noirs qui recouvrent des costumes chics ou des robes de cocktail, tous dehors à boire une coupe de champagne, à se prendre en photo avec parents et grands parents tous avec le regard rempli de fierté…Je reprends ma route et m’arrête au borough market. Il y a énormément de monde et je recherche dans le marché un vendeur de miel chez qui j’avais acheté des produits que j’avais beaucoup aimé et il existe toujours pour mon grand plaisir.

Queen’s walk

De retour dans le métro, je pars du coté de Leicester square pour manger chez Robata, un resto coréen, délicieux, avant de me rendre à Victoria à la chestnut bakery, pour prendre un carrot cake et un café. Petite pause à mon hôtel pour me reposer et puis je décide de me rendre à Canary wharf en bateau. Mais en arrivant à tower hill pier, un employé m’indique que je peux payer par CB directement à la borne avant d’embarquer, sauf que ça ne fonctionne pas, ma CB ne doit pas être compatible. Bref, je rate le bateau sous les désolés sincères de l’employé, mais rien n’est bien grave je prend le métro aérien DLR, qui slalome entre les gratte ciel jusqu’à Canary wharf. J’aime bien me balader dans ce quartier, je croise énormément de costumes cravates et tailleurs pro tous amassés dans des pubs et aux abords des pubs à boire des verres. Il est 18h c’est la sortie des bureaux. Je ne sais pas comment ça se passe en Angleterre mais à voir la foule je me dis que le télétravail n’est plus si développé, ou alors le télétravail se concentre peut être plus sur les vendredis et le jeudi soir est devenu le nouveau vendredi soir.

Carrot cake – Chestnut bakery
Canary wharf un jeudi soir

Je me fraye un chemin le long des canaux et je finis ma course sur le Westferry circus pour admirer la vue avant de descendre sur le canary wharf pier, bien déterminée à prendre le bateau aujourd’hui. Il n’y a quasiment personne et une très gentille employée de la compagnie de bateau me renseigne pour acheter un billet avant d’embarquer. C’est un uber boat qui me ramène à tower hill. Je suis une des rares passagères, le temps qui était devenu nuageux dans l’après midi, s’éclaircit pour laisser place à un beau coucher du soleil, on passe sous tower bridge, une balade très sympa à faire, j’ai adoré le calme. A mon retour je recroise l’employé qui était désolé, surpris de me voir descendre du bateau, à qui j’explique mon parcours!

Tour en bateau de Canary wharf à Tower pier
Tower of London

Vendredi matin, je sors tôt et part pour tottenham court road faire un peu de shopping. Je pense surtout à Primark, mais honnêtement je ne trouve rien d’intéressant à acheter si ce n’est quelques petits trucs basiques, quelques accessoires. Je n’ai pas le courage de faire d’autres boutiques à Oxford street, je me balade d’abord à Neal’s yard, puis je vais à Covent garden. Il y a deux boutiques que j’aime bien faire à covent garden, TK Max, un magasin qui vend les invendus et autres fins de collections de marques à des prix très avantageux, j’en ressors avec un joli pull d’une marque que j’aime bien pour pas cher, puis la boutique du musée des transports londonien. J’aime beaucoup leur boutique, j’ai souvent acheté des choses sympa chez eux. Je m’achète une jolie reproduction d’affiche vintage du métro et un puzzle du plan de Londres avec les sites les plus connus. Je fais une pause dans le café de la boutique pour y boire un expresso. Je passe par hasard devant une des adresses que j’avais repéré, connus pour ces cinnamon buns, Buns from home et c’est délicieux! Je me rends ensuite pas très loin de là pour une pause dej dans un resto calme pour y manger un fish and chips, avant de me débarrasser de mes courses à l’hôtel et m’alléger un peu.

autour de Covent garden
Neal’s yard
Cutty sark
Greenwich pier

L’après-midi, je reprends le métro DLR pour me rendre à Greenwich plus précisément Cutty sark. Cette après-midi il fait encore beau, soleil, quelques rares nuages de beau temps. Je me rends à la Queen house qui se trouve juste à coté du musée de la marine, juste en face de l’observatoire royale. Si vous avez l’occasion de vous rendre à Greenwich, je vous conseille la visite de l’observatoire, c’est une visite qui m’avait beaucoup plut, mais je vous conseille également le musée de la marine, je l’avais visité il y a quelques années j’avais adoré et il a l’avantage d’être gratuit.

Observatoire royal
Greenwich

La queen house est sympa à faire, quelques portraits intéressants de la reine Elisabeth 1ère en particulier et le célèbre tulip staircase. Une fois sortie, je profite un peu des lieux extérieurs avant de retourner par bateau. Cette fois ci, ce n’est pas uber boat comme hier, c’est une autre compagnie, j’avoue ne pas trop comprendre leur système mais les prix sont quasi identiques. Cependant en achetant mon ticket pour revenir à Tower hill je découvre qu’ils soldent les prix des billets à – 50% et j’en profite. Par contre, c’est peut être parce qu’il fait très beau, mais il y a beaucoup plus de monde que la veille. Et au lieux d’un bateau uber qui fonctionne un peu comme un taxi, c’est plutôt un bateau de touriste, avec ses annonces pour expliquer ce qu’on voit depuis le bateau et une vitesse beaucoup plus lente.

Queen’s house – tulip staircase

De retour à tower hill, je me dis que j’ai encore le temps, qu’il fait encore bien jour et que je peux pousser jusqu’à brick lane, mais alors que je marche depuis 10 minutes, un énorme coup de pompe me frappe avec un mal à la tête, je décide plutôt de rentrer et me reposer, laissant les londoniens allez fêter le vendredi soir.

The shard
Queen’s Mary rose garden – Regent park

Samedi, c’est bien reposé que je me lève mais c’est aussi mon dernier jour. Mon train n’est qu’à 16h30, j’ai le temps de profiter un peu de la journée. Je me lève tôt et pars à Regent park plus précisément dans la roseraie de la reine en plein cœur du parc. J’aime beaucoup cet endroit, c’est toujours paisible et calme. Comme on est au mois de mai, pas mal de roses sont déjà sorties mais pas toutes. Certaines sentent très bons, je me balade entre les rosiers, je croise quelques rouges gorge et écureuils, je me balade dans le jardin japonais avec ses petits ponts de bois entourés de glycine, je m’installe sur un banc pour manger l’un des cinnamon buns acheté la veille.

Granary square

Puis je reprends le bus pour Saint Pancras et aller me balader dans le nouveau quartier derrière la gare, vers Granary square. J’aime beaucoup ce coin, je me balade un peu le long des canaux, je passe le pont pour aller voir la terrasse d’un café face à un canal, puis je repars direction l’hôtel pour faire le check out et déposer ma valise à l’accueil. Je pars me balader dans la city, Leadenhall market, les grattes ciel qui se mélangent aux quelques bâtiments très anciens qui restent encore debout, le bruit des nombreux travaux d’envergures. Je me rends au Garden at 120. J’avais déjà été plusieurs fois au sky garden, une terrasse immense au sommet d’un gratte ciel. Ici, c’est un immeuble beaucoup moins haut mais aussi beaucoup moins pris d’assaut par la foule et la vue est tout aussi impressionnante. Au 15e étage une terrasse à ciel ouvert, un jardin, quelques fleurs, de la verdure et une vue à 360 degrés, St Paul, Canary Wharf, london eye, la city, tower bridge…

Gardent at the 120
La city

Je me balade dans la City entre les building, je pousse jusqu’à the royal exchange. Je ferais un dernier tour à covent garden pour racheter des cinnamon buns frais, puis direction St Pancras après avoir récupéré ma valise. Les contrôles sont assez rapides, la salle d’attente est loin d’être pleine et j’aurais même les deux sièges de libre rien que pour moi dans le train. Il y avait quand même beaucoup de monde dans les rues de Londres mais les eurostar sont moins nombreux au quotidien et les trains beaucoup moins bondés qu’avant le covid, je ne sais pas si c’est à cause de l’épidémie ou si c’est le Brexit qui a refroidi les français…

Leadenhall market

J’étais vraiment très contente de revenir à Londres. J’ai remarqué depuis ma dernière visite qu’il y avait beaucoup plus de pistes cyclables qu’avant, mais contrairement à Paris les cyclistes pour la grande majorité respectent le code de la route, les passages piétons et autres feux rouges. Il y a quelques trottinettes mais je n’en ai vu aucune sur les trottoirs et j’en ai vu beaucoup moins qu’à Paris, chanceux piétons londoniens. Par contre, il y a de plus en plus d’endroits qui n’acceptent plus les paiements en cash mais uniquement les paiements par carte bleue et donc à chaque paiement, un café, une pâtisserie, ma banque me prélève des frais bancaires et ça ce n’est pas possible. Beaucoup de commerces n’ont même plus de caisse ou n’ont pas assez de liquidité pour rendre la monnaie…Comme à chaque fois que je vais à Londres, j’essaye de faire des choses ou visiter des lieux que je n’ai jamais vu ou fait. Cette fois ci j’ai pu visiter le Garden at 120, la Queen House et j’ai pris le bateau depuis le Canary pier. Malgré le nombre de fois que j’ai visité Londres, je suis encore loin d’avoir tout vu, alors vivement la prochaine visite!

Dernières séances: Sentinelle sud – The duke

de Mathieu Gerault

Neils Schneider, Sofian Khammes, India Hair, Denis Lavant

4/5

Christian Lafayette, soldat dans l’armée française, vient de rentrer d’Afghanistan. Traumatisé par la violence qu’il a vécu pendant la guerre il essaye de reprendre une vie de civile normale, bien décidé à convaincre les psy qu’on peut le renvoyer sur le terrain. Mais les choses ne sont pas si simple: toute la brigade a été victime d’une mission qui a très mal tournée en Afghanistan. Hubert, un de leur ami soldat est revenu endommagé par la guerre, le « père », leur supérieur hiérarchique, est sous le coup d’une enquête suite à la débâcle lors de leur dernière mission, Lafayette doit faire face à ses démons et à un stress post traumatique. Il doit aussi gérer son ami d’enfance et frère d’arme, Mounir, qui n’a pas eu la chance de revenir intact d’Afghanistan.

Sentinelle sud est un film bien plus complexe qu’il n’y parait et qui aborde des thèmes bien nombreux. A travers le personnage de Mounir, le film nous parle des blessures de la chaire, de cette vie qui ne sera plus jamais la même, des espoirs et des rêves qui s’envolent. Le film nous parle également de l’identité et la quête d’identité avec les personnages de Mounir et Lafayette. Mounir, d’origine algérienne, a toujours souffert du mal être que son père ressentait dans un pays qu’il souhaitait faire sien mais qui ne l’a jamais accepté comme il était. Changer pour satisfaire autrui ne fonctionne jamais.Lafayette, orphelin qui ne connait quasi rien de ces origines, il a grandit au côté de Mounir et de sa famille au point qu’il se considère comme un membre de leur famille, parlant arabe aussi bien que son frère d’arme. Lafayette cherche partout quelque chose à laquelle se raccrocher, sa famille d’adoption officieuse, la famille que représente l’armée avec ces « frères d’armes » ou « le père », ce grand père qui n’était pas vraiment son grand père mais qui lui lègue une terre dans laquelle il pourrait bien y faire ses racines.

De désillusion en déception, Lafayette va devoir essayer de maintenir la tête hors de l’eau, et par la même occasion celle de son « frère » Mounir.

J’ai beaucoup aimé Sentinelle, des personnages qui tentent de s’en sortir sur fond de trafic de drogue et de mystère à résoudre: que s’est-il vraiment passé en Afghanistan ce jour là dans ce village perdu? le « père » est-il aussi dévoué à ses poulains, l’armée a t-elle quelque chose à cacher? Lafayette cherche la vérité tout en se cherchant lui même; un beau film, bien réaliser, de belles images avec d’excellents acteurs, en particulier Sofian Khammes, Niels Schneider. A voir.

de Roger Michell

Jim Broadbent, Helen Mirren, Fionn Whitehead

3/5

En 1961, M. Kempton Bunton vit modestement dans un quartier populaire du nord de l’Angleterre en compagnie de sa femme et de son plus jeune fils, qui bosse dans la rénovation de vieux bateaux. M. Bunton, toujours entre deux jobs, ne supporte pas les injustices sociales et passe son temps à manifester pour x ou y raison, au plus grand désarroi de son épouse, qui travaille dure comme femme de ménage chez un riche couple. Un jour, le portrait du duc de Wellington, que la national portrait gallery vient d’acquérir pour 140 000£, disparait. M. Bunton le cache dans le fond de sa vieil armoire…

Tiré d’une histoire vraie, le film raconte le quotidien de M. Bunton, un vieil homme autodidacte qui aime écrire des pièces de théâtre. M. Bunton tente toujours de garder sa bonne humeur et sa détermination quand il s’agit de défendre une cause perdue, la dernière en date étant le boycott de la redevance télé.

Je ne m’attendais pas à grand chose en allant le voir, j’y suis surtout allée parce que j’adore Jim Broadbent et Helen Mirren. C’est d’ailleurs les deux atouts du film, en particulier Jim Broadbent. Ce couple qui s’aime mais qui ne se comprend pas toujours, cache une lourde souffrance, celle de la mort de leur fille. L’histoire n’a rien d’exceptionnelle, la réalisation plutôt ordinaire et certains effets manque de subtilités, je pense surtout aux scènes autour du procès vers la dernière demi heure de film, dans lesquelles la caméra ne cesse de faire des gros plans sur certains visages pour montrer à quel point ils sont touchés par l’histoire de M. Bunton et par son humour.

Jim Broadbent vaut à lui seul de voir The duke. J’ai bien aimé le suivre dans son quotidien, dans ses luttes pour une meilleure justice sociale, toujours à défendre le plus faible, j’ai bien aimé le suivre dans sa maison, le voir écrire ses pièces, regarder sa télé, discuter avec ses fils ou sa femme. Il est touchant et drôle, toujours aussi bon acteur. Reste un film sympathique et distrayant.

Projet 52-2022: 1 semaine, 1 thème, 1 photo

Organisé par Ma, les détails du challenge photo c’est ici. Chaque semaine, c’est une photo selon un thème déterminé à l’avance.

Cette semaine le thème est « fleuri », un thème que je ne pouvais pas manqué vu que je passe mon temps à photographier des fleurs!

Jai hésité avec des lobelias des bleu très profond mais finalement j’ai choisi des coquelicots qui pousse pas loin de chez moi.

Bon week end!