Gilmore girls 10 ans après

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En 2016, netflix proposait de suivre durant 5 épisodes, les aventures des filles Gilmore dix ans après la fin de la série. On retrouve donc Rory qui a dorénavant le même âge que sa mère au tout début de la série, 32 ans, et qui malgré des études prestigieuses n’a pas su trouver son chemin et se faire sa place dans le domaine de ses rêves. Lorelaï vit toujours avec Luke à Stars Hollow. Elle continue de gérer son auberge tandis que Luke est toujours propriétaire de son café. Quant à Emily elle doit affronter la vie sans son mari Richard, mort tout récemment.

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J’aurais mis 3 ans pour voir ces épisodes spéciaux. La série m’avait laissée un souvenir mitigé. J’avais beaucoup aimé les premières saisons, lorsque Rory est encore une ado timide et studieuse qui essaye de se faire une place dans sa nouvelle école privée, Chilton, voir Lorelaï instable émotionnellement, se prendre la tête avec ses parents lors des réunions de famille tous les vendredis soir dans la grande maison des Gilmore…A partir de l’entrée en fac de Rory j’ai commencé à moins apprécier la série. Autant Lorelaï et Rory sont attachantes dans les premières saisons, autant elles sont agaçantes dans les dernières. A la rigueur, j’apprécie plus Lorelaï qui n’a pas forcément eu une vie facile entre des parents trop exigeants, rancuniers et dures, que Rory qui a eu une vie sans problèmes ni difficultés, mais qui devient petit à petit une fille pourrie gâtée qui va s’inventer des problèmes et développer un sens particulier de l’égoïsme et de l’égocentrisme.

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Plus Rory grandit et plus elle se fiche pas mal des autres. Sa mère, sa grand mère, sa meilleure amie Lane. C’est cette dernière qui m’a le plus marqué, je me suis toujours dis comment Lane pouvait supporter une fille comme Rory. Au début malgré le changement d’école, Lane et Rory restent complices et amies, mais à son entrée à l’université, Rory ne s’intéresse aucunement à la destinée de sa meilleure amie. Lane s’installe avec son copain et fait face à la sévérité de sa mère pour vivre sa vie comme elle l’entend, Lane tombe enceinte alors que ce n’était pas voulu, Lane affronte la maternité…tous ces évènements indiffèrent beaucoup Rory, elle ne s’intéresse jamais à la vie de Lane car trop centrée sur ses petits soucis de petite fille riche.

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Dans ces nouveaux épisodes ont retrouve les éléments qui font qu’on a aimé cette série, ce côté léger, farfelue, la complicité entre les filles Gilmore, et ont retrouve aussi les éléments qui font qu’on se lasse parfois de la série, les scènes de dialogues trop bavardes et trop longues, certains personnages sans grands intérêts, certaines longueurs. Et surtout le caractère souvent exécrables des héroïnes, Rory et Lorelaï. Ici encore une fois, l’égoïsme de Rory en particulier revient à fond. Mademoiselle n’arrête pas de faire des allers retours entre Londres et Star Hollow comme moi je fais des allers retours entre chatelet et gare de Lyon. Elle prend l’avion long courrier comme un autre prendrait le bus pour se rendre dans la ville voisine. Ces allers retours ça en devient vraiment ridicule surtout dans les deux premiers épisodes, ou parfois Rory revient de Londres pour passer la soirée avec sa mère avant de repartir le lendemain matin…

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Évidemment une fois n ‘est pas coutume, Rory ne s’intéresse à personne d’autre qu’à elle même. Sa mère et sa grand mère sont les mieux loties, Rory s’inquiétant parfois pour sa grande mère nouvellement veuve. Mais il ne faut pas lui demander de s’intéresser à la vie de celle qui est sensé être sa meilleure amie, Lane, dont elle n’a rien à faire. Quant à Paris, c’est à peine si elle compatit à ses problèmes, et lorsque Rory se propose d’emmener les deux jeunes enfants de Paris faire un tour au parc, c’est un miracle que les deux jeunes gosses ne se font pas enlever vu comment Rory passe son temps sur son téléphone, jetant à peine un ou deux regards sur les enfants dont elle a la charge pour seulement une ou deux heures…Que dire aussi de la scène dans laquelle Lorelaï et Rory se forcent à aller à la piscine municipale de la ville alors qu’elles détestent ça, uniquement pour se moquer des gens trop gros qui osent se mettre en maillots de bain, et de détourner les yeux de ses personnes esthétiquement intolérables…Je ne sais pas si c’est une volonté du créateur de la série de vouloir faire de ses héroïnes des personnages aussi mesquines…

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Évidemment, ça reste agréable à regarder en gros, vu que j’ai finalement vu tous les épisodes et ça fait toujours plaisir de retrouver certains personnages et de voir ce qu’ils sont devenus. Paris, Lane, Sookie, Michel. Et puis le traitement du deuil est plutôt réussi, la scène dans laquelle Lorelaï se remémore un souvenir heureux avec son père, qu’elle partage par téléphone avec sa mère est touchante.  La fin de la série avec l’annonce “surprise” de Rory ne surprend pas du tout et reste un choix assez facile.

 

Dernières séances: Scandale – 1917

Scandale : Affiche

de Jay Roach

Charlize Theron, Nicole Kidman, Margot Robbie, John Lithgow, Allison Janney

3.5/5

En 2016, Gretchen Carlson, une présentatrice phare de la chaine d’info fox news est licenciée sans raison. Elle attaque alors le pdg Robert Ailes en justice pour harcèlement sexuel. Elle espère que beaucoup d’autres présentatrices de la chaine déposeront à leur tour plainte contre ce patron dont tout le monde connait les pratiques, consistant à harceler et agresser sexuellement des jeunes présentatrices qui sont obligées de se soumettre si elles ne veulent pas renoncer à leurs rêves de carrière. La célèbre Megyn Kelly, qui vient de passer une année entière à se faire insulter via twitter par Trump suite à une interview qu’il n’a pas apprécié, hésite à dénoncer le comportement de Ailes. La jeune et ambitieuse Kayla espère pouvoir présenter sa propre émission en rencontrant Ailes mais elle ne se doute pas du prix à payer.

Scandale : Photo Margot Robbie, Nicole Kidman

Le film suit surtout la journaliste présentatrice télé Megyn Kelly, respectée, admirée par ses collègues, qui a sa propre équipe, son émission, et ses entrées dans le monde politique. Elle fait partie des rares journalistes qui vont pouvoir poser des questions aux différents candidats à la primaire républicaine, à l’époque où Trump n’était pas encore président. Scandale montre comment Ailes, homme le plus puissant d’une des chaines les plus puissantes du pays, influençait l’opinion des américains, influençait les votes des téléspectateurs. Le film montre également le lien très étroit entre Trump et Fox news.

Scandale : Photo Kate McKinnon, Margot Robbie

Si Scandale nous parle donc de l’éthique bancale de fox news, ces liens avec les politiciens, le monde et les coulisses des médias télé, le sujet principal reste l’affaire de harcèlement sexuel. Comment les jeunes femmes sont recrutées en partie sur leurs physiques sous prétexte que c’est un “média visuel”, comment Ailes obligent les présentatrices à se maquiller à outrance, à porter uniquement des robes moulantes au dessus du genou, à se positionner uniquement derrière des bureaux vides pour être sur que la caméra puisse filmer les jambes, comment il leur interdit de porter des pantalons….En 2016 donc…

Scandale : Photo Charlize Theron, Liv Hewson

Gretchen, interprétée par une Nicole Kidman aux traits figés, est le symbole des présentatrices vieillissantes dont on se débarrassent à la moindre occasion pour prendre un modèle plus jeune, Megyn Kelly représente la présentatrice qui a réussi à devenir une vraie icône des médias, respectée et admirée, quant à la jeune Kayla elle représente les petites nouvelles, belles et charmantes mais qui doivent oser pour se démarquer. Va t-elle céder au harcèlement pour sécuriser sa carrière?

Scandale : Photo Connie Britton, John Lithgow

Le fond est donc très intéressant, on ne s’ennuie, parfois ça part un peu dans tous les sens avec cette volonté de parler et montrer les nombreuses anecdotes véridiques sur le quotidien des femmes de télé. C’est rythmée, mais je n’ai pas compris pourquoi Charlize Theron avait été “changée” physiquement à ce point. Avec des prothèses pour qu’elle puisse ressembler le plus possible à la vrai Megyn. On a l’impression que les trois actrices ont des visages en plastiques, qu’il y a quelque chose de faux dans leurs physiques. Reste un film intéressant et bien ficelé qui dénonce une pratique loin de disparaitre.

1917 : Affiche

de Sam Mendes

George MacKay, Dean Charles Chapman, Mark Strong, Benedict Cumberbatch

4.5/5

En 1917, dans les tranchées franco allemande en pleine première guerre mondiale, Schofield et Blake sont choisis pour mener une mission périlleuse. En une dizaine d’heures ils doivent rejoindre le 2e bataillon Devon qui se trouve à une dizaine de kilomètres du camp, afin de prévenir le colonel de ne pas donner l’assaut contre l’armée allemande, prévue à l’aube. En effet, le général a reçu la preuve qu’il s’agit d’un piège et que les 1600 hommes vont se faire massacrés. Schofield est choisi en particulier pour sa motivation à mener à bien la mission, car son frère ainé fait partie des 1600 hommes. Pour cela, encore faut-il que les deux hommes traversent un no man’s land, traversent ensuite les tranchées allemandes en espérant que ces derniers sont partis.

1917 : Photo Dean-Charles Chapman, George MacKay

1917 est tourné comme un long plan séquence, ou plutôt deux longs plans séquence, bien qu’en réalité le réalisateur utilise une technique qui donne cette impression en reliant plusieurs plans séquence courts pour en former un long et unique plan.

1917 : Photo

Dès les premières secondes c’est  prenant, on est cloué au siège. On suit donc en temps réel ces deux hommes qui espèrent sortir de la guerre indemne, une guerre qu’ils ne comprennent pas, qui n’est pas la leur dans un pays qui n’est pas le leur. De l’arrière du camp où les choses sont encore assez calmes pour essayer de se reposer quelques heures, on suit les deux hommes prendre leur ordre de mission, parcourir les tranchées pour se rendre dans les coins plus chauds, traverser le no man’s land, traverser les tranchées allemandes, subir épreuves et difficultés.

1917 : Photo Mark Strong

1917 : Photo George MacKay

Si sur le plan de l’histoire on a pas de grosses surprises (mais un peu quand même), si les acteurs sont excellents, (les deux et puis la classe de Mark Strong, qui ne gâche rien), c’est surtout sur le plan visuel que c’est une vraie réussite. Déjà la qualité des images, des plans séquences, cette façon de suivre en temps presque réel les deux soldats sans qu’il y ait pour autant des moments de lenteur ou d’ennui, cette impression d’être avec eux, sans qu’il y ait des images saccadées qui donneraient mal au crâne, je retiens surtout certains plans marquants (la plongée de la main dans le cadavre d’un allemand, l’explosion des tranchées souterraines à cause d’un rat gros comme un chat) en particulier la longue scène de nuit dans un village en ruine, avec ce jeu d’ombres et de lumières apporté par les fusées éclairantes ou un incendie, sur fond de musique de cathédrale, c’est envoûtant et prenant de voir le sergent courir entre les ruines à la faveur des lumières de guerre.

Un film prenant, hypnotisant, un visuel incroyable, à voir.

Dernières expositions: Toutankhamon à la Halle de la Vilette – De Vinci au Louvre – Tolkien à la BNF

L’année dernière, je me suis rendue à plusieurs expositions sans avoir le temps d’en parler ici, dommage! j’avais beaucoup aimé l’expo sur la lune au grand palais, celle sur les météorites au jardin des plantes et celle de Tokyo à travers les mangas à la halle de la villette.

Pour ce dernier trimestre 2019, je me suis rendue dans les tous derniers jours, à l’expo consacrée à Toutankhamon à la halle de la villette. J’ai préféré attendre que l’engouement retombe un peu mais en réalité il n’est jamais retombé!

Malgré un billet réservé pour 17h, j’attends environ 20 minutes dehors avant de pouvoir rentrer. On est obliger de passer par une salle sombre afin de visionner un film de 5 minutes qui présente l’expo en racontant rapidement la découverte du tombeau par l’archéologue Carter. Le film n’est pas très intéressant, un peu cheap et donne un coté disneyland à l’expo… On devine qu’il permet uniquement de réguler les spectateurs.

Il y a du monde, comme la plupart des gens le disent dans les commentaires, mais est ce que ça m’a gâché le plaisir? pas vraiment finalement. Les gens sont peu ordonnés et logiques, ça va dans tous les sens, une personne qui se met au beau milieu d’un passage entre deux vitrines, pour observer de loin une statuette et qui se plaint quand les gens la bouscule, un autre qui s’arrête dans un couloir noir dans lequel il ne se trouve absolument rien et qui se demande pourquoi des gens lui rentre dedans…mais finalement, j’ai quand même pu voir de magnifiques pièces qu’on ne peut pas voir tous les jours. Elles sont mises en valeur par des lumières parfaitement maitrisées.

On a déjà vu dans d’autres musées et notamment le Louvre, des pièces similaires à celle présentées ici, mais jamais dans un état aussi bien conservés. Les bijoux, les statuettes, les objets qui étaient enfermés dans la tombe de Toutankhamon n’ont aucun signe du temps qui passe, pas une égratignure, pas une éraflure, pas une mosaïque, pierre, dorure, qui manquerait à l’appel, les statuettes ont toutes leurs couleurs et leurs dorures, parfois on a même l’impression que se sont des faux et qu’ils sortent tout juste de l’usine, tout comme la momie de Toutankhamon et le sarcophage. Une chaise semble tout droit sortie des mains de l’artisan. C’est assez impressionnant de voir ces pièces dans l’exact même état qu’ils étaient lorsque le tombeau fut refermé il y a plus de 3000 ans.

L’attente et affronter la foule, ça valait la peine pour pouvoir admirer de près ces pièces exceptionnellement bien conservées. La visite est assez chère, 22€ pour un tour qui peut durer entre 45 minutes et une heure si on prend tout son temps. Il y a peu de lecture durant l’expo, les explications proposées racontent la découverte de la tombe, la vie de Toutankhamon ou du moins ce que l’on en sait et beaucoup d’explication sur la vie après la mort selon les égyptiens de l’antiquité.

Bien sur l’expo se termine par la sacrosainte boutique souvenirs. Quelques reproductions de bijoux qui sont vraiment jolies mais à des prix fous (3000 eur des bracelets ou des bagues…), et des petites choses plus abordables, en particulier pour les enfants.

 

De Vinci au Louvre

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Début décembre, je me suis rendue au Louvre. L’expo De Vinci attire tellement de monde que les organisateurs ont prévu des visites uniquement sur réservation afin d’éviter les files et répartir la foule. Finalement, l’expo est ouverte depuis un mois environ et je n’ai pas senti la foule. Il y avait beaucoup de monde mais ça allait. Après un rapide passage dans la file, on peut admirer les œuvres les plus emblématiques de De vinci, la Cène, la belle ferronnière, le portrait de Saint Jean Baptiste, la vierge, l’enfant Jésus et sainte Anne, la vierge aux rochers, la Scapigliata…

Pas mal de croquis, des livres qui renferment les dessins, modèles, schémas de De vinci, son travail concernant le squelette, les muscles, le crâne ou les yeux. Des schémas de constructions ou de machines, avec son écriture intacte. beaucoup de dessins aussi, son travail concernant des détails de ce qui deviendront ces œuvres finales.

Et puis le fameux homme de Vitruve qu’on rate complètement, obligé de rebrousser chemin et de demander à un employé du musée où il se trouve. Il faut dire que le dessin n’est pas très grand et qu’il a été accroché juste à coté de l’immense tableau la cène, qui occupe tout un pan du mur.

Une expo qui retrace la vie de De Vinci, l’art, la science, la religion…

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Tolkien à la BNF

Je me suis rendue fin octobre à l’expo sur Tolkien à la bibliothèque nationale de France. Aucune photo car elles n’étaient pas autorisées et c’est dommage car il y avait de magnifiques peintures et illustrations.

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L’expo est très complète, on découvre l’œuvre de Tolkien, notamment avec Bilbo et le seigneur des anneaux, avec de magnifiques illustrations et dessins de la main de Tolkien, on nous parle des différents thèmes des romans, les elfes, les nains, les arbres, la nature, le mode de vie des hobbits. L’expo parle aussi un peu du Silmarillon et le pays perdu des elfes. Une partie est consacrée aux œuvres plus enfantines de Tolkien, comme Lettres au père noël, ou Mr Bliss.

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Enfin une partie est consacrée à la vie de Tolkien, sa jeunesse, ses études, les influences, sa famille. C’est une expo très complète, avec de jolies pièces à admirer, on ne se lasse pas de regarder certaines illustrations. A la librairie de la bibliothèque on peut se procurer carnet, des reprographies sous formes de cartes ou d’affiches plus grandes. Lorsque je m’y suis rendue au début de l’expo, il n’y avait pas grand monde, c’était tranquille, mais je sais que maintenant il y a certains jours où il faut faire la queue pour accéder à l’expo.

Belgique en 2019

J’ai passé deux week end en Belgique cette année, dont je n’ai pas eu le temps de parler ici.

Le premier week end, en début d’année, c’était pour pouvoir assister au concert des White lies, un groupe anglais que j’apprécie beaucoup. Outre le concert en question, j’ai passé ces quelques jours à faire une balade à Leuven et en particulier dans son béguinage transformé en logements étudiants, la visite du musée de la BD à Bruxelles dans un beau bâtiment conçu par l’architecte Horta, des anecdotes étonnantes sur les Schtroumpfs, et une jolie expo sur une BD récente “Maternité rouge”, dont les dessins m’ont particulièrement marqués. Puis un très bon resto portugais et la découverte d’un salon de thé très sympa, Chouconut, délicieux!

 

Le second week end, au mois de juin dernier, était l’occasion d’aller au festival Werchter, un soucis technique nous en a empêcher et on a du revendre nos places à la dernière minute, sans trop de regret finalement.

Je me suis donc surtout reposée, j’ai testé un restaurant coréen, puis j’ai passé une journée entière à Bruxelles seule et j’en ai profiter pour me promener comme une touriste, un peu de shopping et surtout la visite d’une partie des musées royaux des beaux arts, notamment Oldmasters et fin de siècle museum avec entre autre de très beaux tableaux de Sir Edward Coley Burne Jones.

 

Dernières séances: Les filles du docteur March – Séjour dans les monts Fuchun – Les enfants du temps

Les Filles du Docteur March : Affiche

de Greta

Florence Pugh, Saoirse Ronan, Emma Watson, Meryl Streep, Laura Dern

3.5/5

Les March forment une famille heureuse et aimante. Lorsque la guerre de sécession éclate, le docteur March annonce à sa famille qu’il s’est enrôlé dans l’armée et doit partir. Dès lors madame March et ses 4 filles doivent se serrer les coudes. Sans leur père, les revenus sont de plus en plus maigres. Les 4 sœurs tentent d’aider au mieux leur mère, chacune à sa façon, sans oublier leurs rêves et ambitions personnels.

Les Filles du Docteur March : Photo Louis Garrel, Saoirse Ronan

Et bien je n’ai jamais lu le roman de Louisa May Alcott, mais j’ai déjà vu plusieurs adaptations, notamment celle avec Winona Ryder, Susan Sarandon, Claire Danes, Kirsten Dunst et Christian Bale. J’ai aussi vu quand j’étais plus jeune, le manga adapté du roman.

Les Filles du Docteur March : Photo Saoirse Ronan, Timothée Chalamet

On retrouve les célèbres filles du docteur March, ces 4 sœurs si attachées l’une à l’autre et en même si différentes. Meg, l’ainée, est douce, aimable, sociale, Jo est sauvage, excitée, aventureuse, Beth est timide, pleine de retenue, et Amy est emportée, capricieuse. Chacune a un talent et des ambitions. Si Meg n’a jamais pris au sérieux son talent d’actrice qu’elle n’exerce que devant sa famille, Jo a toujours rêvé de devenir une écrivain célèbre. Beth est une surdouée du piano et Amy a un talent de peintre et rêve de devenir une artiste de génie.

Les Filles du Docteur March : Photo Eliza Scanlen, Emma Watson, Florence Pugh, Laura Dern, Saoirse Ronan

Le point fort de cette nouvelle version, c’est le casting. J’ai beaucoup aimé Saoirse Ronan dans le rôle de Jo, cette fille un peu fofolle exubérante, fonceuse, émotive et Florence Pugh est formidable dans le rôle d’Amy, la plus jeune des March, la plus coquette, la plus capricieuse aussi.

Les Filles du Docteur March : Photo Emma Watson, Florence Pugh, Saoirse Ronan

J’ai beaucoup aimé le choix de la réalisatrice de monter son film sans respecter une chronologie linéaire. On passe d’une époque à une autre, en sautant entre les moments où les filles March sont des adultes et les moments où elles sont encore des enfants et des ado. On sent le souhait de la réalisatrice d’aller au delà de la simple histoire de ces filles qui prennent leur envole dans la vie, en parlant féminisme et indépendance de la femme, comme l’était l’auteur Louisa May Alcott, en son temps. Elle inclut des éléments afin de souligner sa vision du monde, son espoir pour le genre féminin.

Les Filles du Docteur March : Photo Eliza Scanlen, Emma Watson, Florence Pugh, Saoirse Ronan

Tout est résumé à travers le personnage de Jo. Elle rêve de devenir une auteure reconnue. Contrairement à Meg, elle n’a jamais abandonnée son rêve de petite fille, ce rêve ne s’est pas transformé en fantasme irréel, comme pour Meg qui se marie et préfère privilégier une vie de famille simple. Jo rejette la demande en mariage de Laurie, pour elle le mariage n’est pas compatible avec ces rêves, elle sait qu’une fois mariée, elle ne pourra plus revenir en arrière. Mais avec le temps qui passe son assurance n’est plus la même. Meg s’est mariée, Amy est partie apprendre la peinture en France, Jo reste seule dans la maison familiale et elle commence à sentir la solitude. Ses sœurs ont toutes pris leurs destinées en main, et ont toutes quittées le foyer ce qui fait douter Jo. C’était très touchant de voir Jo réaliser qu’elle n’est plus une enfant, que la vie n’est pas si simple, que la liberté et l’indépendance ont un prix qu’elle ne souhaite peut être pas payé.

Les Filles du Docteur March : Photo Saoirse Ronan

C’est visuellement très agréable à regarder, les décors, les paysages, les costumes des personnages. En plus d’être agréable à regarder, c’est intéressant de voir que les scènes du “passée” des filles March sont toujours dans des tons lumineux et dorées alors que les scènes du “présent” sont dans des tons bleu acier, plus dures. Les souvenirs sont finalement toujours plus doux que la dure réalité du présent. Le film reste finalement très classique dans sa forme et même dans le fond, je n’ai pas trouvé le film particulièrement féministe finalement. Un casting très bien choisi et une mise en scène pleine de lumière, donne un film très sympa à voir.

Séjour dans les monts Fuchun : Affiche

de Gu Xiaogang

Qian Yufa, Wang Fengjuan, Sun Zhangjian, Sun Zhangwei

4/5

A Fuyan dans le sud d’est de la Chine, une vieille dame fête ses 70 ans. Dans le restaurant de son fils ainé sont réunis ses 4 fils, leurs conjoints, leurs enfants, les amis et les voisins.  On découvre la vie de chacun dans cette ville en pleine transformation. Fuyan va en effet être rattachée  à une plus grande ville voisine et reliée à elle par une nouvelle ligne de métro. Bon signe pour l’économie et l’attractivité de Fuyan pour certains, hausse des prix de l’immobilier qui les condamne à ne jamais devenir propriétaire pour d’autres.

Séjour dans les monts Fuchun : Photo

J’ai beaucoup aimé cette chronique familiale. Le fils ainé se démène dans son restaurant tandis que sa femme insiste pour que leur fille unique épouse le fils d’un ami considéré comme un “bon parti” alors que la jeune femme est déjà amoureuse d’un instituteur, le second fils se démène sur sa barque pour pêcher chaque jour mais vient d’être expulser de son appartement car l’immeuble fait partie des zones à détruire pour la construction futur d’un complexe immobilier luxueux. Grace à son expropriation, le second fils et son épouse vont toucher une belle somme et permettre à leur fils, ouvrier, de devenir propriétaire de son propre appartement, ce qui lui permet d’épouser sa fiancée. Le troisième fils vit de petites combines et perds des sommes importantes à des jeux de hasard au point que les petites frappes locales le cherche partout. Divorcé, il élève seul son fils trisomique. Enfin le 4e fils est toujours célibataire et se voit mettre la pression par ses frères pour qu’il se trouve une femme.

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Chaque famille a ses soucis, ses problèmes et s’ajoute leur mère, qui après une attaque doit s’installer chez l’un des fils. En parallèle de l’évolution urbaine de la région de Fuyan, on assiste aussi aux évolutions sociales de la Chine. Les enfants issus de la politique de l’enfant unique, ont été gâté par leurs parents qui attendent en retour que leur progéniture leur obéissent au doigt et à l’œil. Mais de nos jours, hors de question de se marier avec celui que ses parents ont choisi. Les enfants pensent à leur bonheur et non à faire plaisir à leurs parents.

Séjour dans les monts Fuchun : Photo

2h30 d’une chronique familiale ordinaire sur fond de transformation d’une région, pour le meilleur et pour le pire. Des touches d’humour, des moments difficiles, certains épisodes plus mélancoliques, les parents qui méditent sur le caractère de leurs enfants, loin d’être aussi docile qu’ils l’avaient été avec leurs propres parents, les enfants devenus adultes qui ne voient pas les choses de la vie de la même manière que leurs ainés.

Séjour dans les monts Fuchun : Photo

J’ai adoré les interactions entre les différentes générations, entre les frères, entre les mères et filles…C’est aussi visuellement plein de beauté et de poésie, certains plans séquences sont justes magnifiques, comme la scène dans laquelle le fiancée de Gu Xi nage dans la rivière est très belle. La ville et la vie de cette famille changent au fil des saisons, l’été, puis l’automne, l’hiver, et enfin le printemps, chaque saison filmés différemment apporte son lot de poésie et de beauté. Il s’agit d’un premier film d’une trilogie, la suite racontera le quotidien d’autres personnages, avec peut être certains personnage déjà présents mais peu développés dans ce film ci.

Les Enfants du temps : Affiche

de Makoto Shinkai

4/5

Le jeune Hodaka, 16 ans, a fugué de son île isolée pour venir vivre à Tokyo. Mais à son âge, trouver un travail et même un lieu pour dormir s’avère plus difficile que ce qu’il avait imaginé. Trouver à manger, une chambre d’hôtel, éviter la police qui arrête toujours les fugueurs mineurs. Il rencontre Hina, une jeune ado qui le prend en pitié et lui offre un jour un hamburger. Alors que Hodaka a finit par trouver un toit et un petit job auprès de Keisuke, un homme qui tient un journal à sensation, Hodaka découvre que Hina a un petit talent, celui de faire apparaitre le soleil pour quelques minutes. Alors qu’il pleut presque sans arrêt depuis plusieurs semaines à Tokyo, Hodaka a l’idée de vendre son talent via un site internet afin de se faire un peu d’argent.

Les Enfants du temps : Photo

Makoto Shinkai commence à avoir une jolie liste de long métrage à son actif même si je n’ai pas toujours aimé ces films. 5 cm par seconde était visuellement magnifique, des plans d’une beauté particulière mais l’histoire m’avait un peu ennuyé. Voyage vers Agartha était une jolie aventure pour enfant mais qui manquait d’originalité. Enfin son dernier film m’avait énormément plut, Your name, une vraie petite pépite.

Les Enfants du temps : Photo

J’ai beaucoup aimé les enfants du temps bien qu’il soit inférieur à Your name. On retrouve certaines même qualités, toujours des plans magnifiques, une animation sublime, des personnages intéressants, de l’humour, et pas une seconde d’ennui ou de longueur.

Les Enfants du temps : Photo

Makoto Shinkai film parfaitement les rues de Tokyo, les grattes ciels, les carrefours, la foule, les transports, les parcs citadins…dans la jungle urbaine de Tokyo, les deux ados tentent de survivre seuls sans l’aide d’adultes, pour des raisons différentes. Au delà de l’histoire fantastique qui tourne autour du pouvoir de Hina, le film s’intéresse à la place des ado et des jeunes adultes dans la société et la difficulté de trouver sa place.

Les Enfants du temps : Photo

J’ai beaucoup aimé la première moitié, voir le quotidien de Hodaka en compagnie de Keisuke, ce quadra veuf, père d’une fillette qui habite chez sa grand mère, qui vit un peu comme un marginale a produire son journal rempli d’histoires farfelues, et de Natsumi, jeune femme qui cherche un premier vrai job mais qui enchaine les entretiens sans rien décrocher.

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Les petits moments du quotidien, les rebondissements, l’action, le suspense et beaucoup d’humour. J’avais lu que l’histoire était un peu trop mélodramatique, mais je n’ai pas du tout trouver que ce soit le cas, et les choses prennent une tournure à laquelle je ne m’attendais pas. Un jolie film.

2019

Comme chaque année, voici venu le temps du bilan. Cette année, ce fut des week end à Londres, des week end en Belgique, à Lyon, à Marseille, des expositions intéressantes comme Toutankhamon, Tolkien et De Vinci. Ce fut une semaine en Écosse, ce fut la découverte de la Slovénie. 2019 fut une bonne année pour les concerts, avec White lies, Bastille, Prophets of rage et surtout le spécial concert des 25 ans du groupe Archive, presque 3h de show intense, ce fut incroyable. Et pourtant côté concerts, c’était pas gagné avec la grosse déception qu’a représenté pour moi le nouvel album de Muse et de son absence de tournée en France (à part quelques stades, sans commentaire…).

J’ai découvert quelques nouvelles séries, je retiens The witcher, la mini série Vanity fair, la 3e saison de Stranger things que j’ai beaucoup aimé, la fin de la série Game of throne qui a marqué son temps, Sex education m’a beaucoup plut aussi. Mais mon coup de cœur série reste The OA qui fut une sacrée surprise, je ne m’attendais pas à aimer, ce fut une vrai tristesse d’apprendre que Netflix n’a pas souhaité renouveler la série, une grosse erreur…

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Côté lecture, pas de gros coup de cœur cette année, j’ai beaucoup aimé le premier tome des aventures de Kira dans Rules of redemption, j’ai beaucoup aimé Cartes sur table de Agatha Christie, Les vestiges du jour de Ishiguro, et mon coup de cœur si je devais en avoir un ce serait La cantine de minuit de ABE Yaro.

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2019 c’est aussi la fin d’une décennie, donc en plus de mon habituel classement de film de l’année, je publie également mon top de la décennie.

TOP 2019

 

 

 

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1 – So long my son de Wang Xiao Shuhai

3h pour nous raconter la vie de ce couple incroyable. Leur vie et celle de leur entourage, le tout dans la Chine de la fin des années 70 jusqu’à aujourd’hui. La Chine dans tous ses états avec deux acteurs tellement bons et une mise en scène magnifique et sobre.

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2- Les misérables de Ladj Ly

Un état des lieux d’une cité comme il en existe beaucoup, les liens sociaux entre les habitants et les relations avec la police. C’est fort, bien filmé, et les acteurs sont tous talentueux.

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3- Parasite de Jong Boon Ho

Encore un très bon film de la part de ce réalisateur coréen, sur la différence entre les classes sociales, ceux qui ont tous ou trop et ceux qui n’ont rien.

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4- Proxima de Alice Winocour

J’ai adoré l’histoire de cette astronaute forte et déterminée à réaliser son rêve, sa relation avec sa fille, son dilemme, sa culpabilité, et la fin du film touchante.

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5 – Roubaix une lumière de Arnaud Desplechin

Il y a une poésie et une beauté qui se dégage du film, surtout grâce au talent de Roschdy Zem qui est excellent dans le rôle de ce commissaire doué et zen.

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6 – Joker de Todd Philips

Au delà de l’histoire qui raconte les origines du personnage du Joker, le film relate la descente dans la folie et la violence d’une personne que la vie n’a pas épargnée avec en parallèle, la descente dans la folie et la violence d’une société à qui les puissants ont tout retiré.

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7 – Le voyage du prince de Jean François Laguionie

Encore un dessin animé plein de poésie, de douceur, de philosophie qui nous parle de la recherche du sens de la vie, de la découverte de l’autre et de l’inconnu.

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8 – Midsommar de Ari Aster

Une histoire qui aurait pu n’être qu’un film d’horreur classique mais qui étudie profondément la nature humaine, les relations entre les personnes, avec une mise en scène troublante et une Florence Pugh exceptionnelle.

Once Upon a Time… in Hollywood : Affiche

9 – Once upon a time in Hollywood de Quentin Tarentino

Ce ne sera pas mon préféré de Tarentino mais j’ai beaucoup aimé cette plongée dans la vie de ce duo acteur/cascadeur qui sont bloqués dans les années 60 et ne comprennent pas le changement des années 70. Sans oublié le style Tarentino.

Les Éternels (Ash is purest white) : Affiche

10 – Les éternels de Jia Zhang Ke

Deux acteurs excellents et l’histoire de cette femme au fil des décennies avec toujours la très belle mise en scène de Jia Zhang Ke.

Je retiens également:

Sorry we missed you, un bon Ken Loach sur une nouvelle dérive du monde du travail et toujours les même qui trinquent, jolie histoire de famille et des acteurs excellents.

Ad astra pour ces belles images et la quête personnelle du héros.

Vice, belle prestation de Christian Bale, une histoire politique intéressante.

Gloria Bell, pour son jolie portrait de femme avec une Julianne Moore très attachante. J’ai aimé que le film reste léger et plein d’humour.

Captain Marvel, j’en ai un peu marre des films Marvel mais celui là m’a beaucoup plut.

La favorite, trois actrices excellentes.

Sorry to bother you, une histoire, une mise en scène et un visuel très originaux.

J’ai été déçu par :

Aquaman: l’acteur Jason Momoa sauve le film du naufrage mais le visuel et les personnages féminins sont vraiment mauvais.

Ma vie avec JF Donovan: acteurs tous moyens, des scènes inutiles ou remplies de clichés, une histoire ennuyeuse et mal interprétée. Une déception.

Les enfants de la mer: du grand n’importe quoi, une impression de voir le délire d’un réalisateur sous LSD, une histoire qui ne mène nulle part et un grand ennui!

TOP DE LA DÉCENNIE 2009/2019

Pas facile de choisir quelques films parmi tous ceux que j’ai vu au cinéma ces dix dernières années!

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1- Interstellar de Christopher Nolan

Décidemment, Nolan ne me déçoit jamais jusqu’ici, et Interstellar m’a beaucoup impressionné.

2- Still walking de Hirokazu Kore Eda

Pareil pour ce réalisateur japonais, jamais déçu, et still walking reste mon préféré parmi tous ses films.

3- 3 billboards de Martin McDonagh

Une claque aussi que ce film et la prestation inoubliable de Frances McDormand.

4- Sicario de Denis Villeneuve

Un film marquant et un casting excellent avec surtout l’excellent Benicio del Toro et Emily Blunt dans son meilleur rôle.

5- Lucky de John Carroll Lynch

Incroyable dernier role de l’acteur Harry Dean Stanton, un film qui m’a beaucoup plut et beaucoup marqué.

6- Mud de Jeff Nichols

Avec la défense Lincoln, Mud signe la renaissance de McConaughey qui se détache enfin des nombreuses romcom des années 2000. Un très beau film et une ambiance très particulière.

7- Only lovers left alive de Jim Jarmusch

Avec Jarmusch ça passe ou ça casse et cette fois ci le film m’a vraiment emporté avec une Tilda Swinton remarquable.

8- Drive de Nicolas Winding Refn

Même si le scénario n’a rien d’exceptionnel, le visuel, la mise en scène sont très réussis. Une atmosphère particulière se dégage du film.

9- The assassin de Hou Hsiao Hsien

Un visuel et une mise en scène d’une perfection rare.

10- Polisse de Maiwenn

L’histoire de ces policiers confrontés à ce que l’humanité fait de pire. Marina Fois et Karin Viard signent deux performances difficiles à oublier.

Je retiens également :

Miss Sloane de John Madden pour la performance de Jessica Chastain et une histoire maitrisée.

Batman trilogie de Christopher Nolan je ne pensais pas aimé à ce point une revisite de Batman.

Hana & Alice de Shunji Iwai, un animé poétique qui emporte.

Your name de Makoto Shinkai, j’y suis allée à reculons et je me suis prise une petite claque.

Dunkerque de Christopher Nolan, encore un film de Nolan! la mise en scène originale m’a bluffé.

Une affaire de famille de Hirokazu Kore Eda, peut être son second meilleur film après Still walking.

La isla minima de Alberto Rodriguez, un film policier noir vraiment très réussie.

So long my son de de Wang Xiao Shuhai, le premier de l’année 2019.

Voilà une nouvelle année démarre. Bonne année à tous!

Dernières séances: Le lac des oies sauvages – La vérité

 

Le Lac aux oies sauvages : Affiche

de Yinan Diao

Hu Ge, Gwen Lun Mei, Liao Fan

4/5

Zhou Zenong est le chef d’un gang spécialisé dans le vol des motos. Après un altercation violente entre deux gangsters rivaux, Zhou tire et tue par erreur un policier. Seul et isolé, il est traqué par toute la police du coin. Ses hommes les plus fidèles oscillent entre loyauté aveugle et désir de trahison, il faut dire que la récompense pour dénoncer Zhou est de 300 000 yuan. Zhou s’estime perdu et souhaiterais que sa femme, qu’il n’a pas vu depuis plusieurs années, puisse venir le dénoncer afin qu’elle puisse profiter de la récompense pour élever leur fils. Une prostituée embarquée dans l’histoire un peu par hasard, va croiser le chemin de Zhou.

Le Lac aux oies sauvages : Photo

Le Lac aux oies sauvages : Photo

J’en avais entendu beaucoup de bien mais je ne m’attendais pas vraiment à ça. Le lac aux oies sauvages est en fait une simple chasse à l’homme. En tuant le policier Zhou a tout perdu et sait qu’il n’a aucun espoir pour lui même. Le lac des oies sauvages, c’est une gigantesque partie de cache cache avec la police. La jeune prostituée ou “baigneuse” (car les prostitués prospectent autour du lac et utilise le prétexte de s’amuser au bord de l’eau pour faire leurs passes), va jouer les intermédiaires entre la femme de Zhou et ce dernier pour qu’elle puisse toucher la récompense. Elle va alors jouer à un jeu dangereux, espionner les autres chefs de gangs sans se faire prendre, aider Zhou du moment que ça l’aide elle même, et voir venir.

Le Lac aux oies sauvages : Photo

Si le film n’est pas aussi palpitant que je l’avais imaginé, et si l’histoire n’est pas celle d’une enquête policière comme ce fut le cas avec l’excellent dernier film du réalisateur (black coal), on ne s’ennuie pas car il y a une certaine atmosphère tendue qui tient éveillée. C’est surtout visuellement que le film est un vrai petit bijoux. La scène de cache cache géant dans une sorte de cité bétonnée est excellente, tendue, brillamment mise en scène. J’avais adoré Black coal, je ne suis pas autant emballée par Le lac aux oies sauvages même si c’est visuellement très très réussie.

La Vérité : Affiche

de Hirokazu Kore Eda

Catherine Deneuve, Juliette Binoche, Ethan Hawke, Manon Clavel, Ludivine Sagnier

4/5

Fabienne, une grande actrice vieillissante, vient de sortir ses mémoires et pour l’occasion sa fille, Lumir accompagnée de son mari, un acteur américain pas très connu et de leur fille de 8 ans, viennent à Paris pour lui rendre visite. En plein tournage d’un film, Fabienne doute de son talent face à la jeune étoile montante qui joue le rôle principale du film. La jalousie et les petites mesquineries venant de Fabienne restent discrets pour un œil extérieur mais pas pour sa famille qui l’a connait bien. Lumir, qui a toujours souffert de l’absence de sa mère qui s’intéressait plus à sa carrière qu’à ce que faisait sa fille, tente de mieux la comprendre durant ces quelques jours à Paris.

La Vérité : Photo Catherine Deneuve, Juliette Binoche

Évidement je ne pouvais pas finir l’année sans aller voir le dernier film de Hirokazu Kore Eda, l’un de mes réalisateurs préférés. Le fait que son film se passe à Paris avec des acteurs français ne m’emballait pas trop, puisque l’un des éléments qui fait le charme de ses films, c’est sa manière d’étudier les relations familiales dans la société japonaise. Mais finalement, les difficultés et relations familiales sont un peu les mêmes partout. Dans cette grande maison parisienne, Fabienne vit ses dernières années d’actrice. Elle a du mal à retenir son texte, elle est capricieuse, a la répartie facile, elle sait quoi dire pour faire mal sans en avoir l’air. Pourtant le personnage de Fabienne n’est pas la caricature de la divan jalouse et méchante. Elle vit bien le fait qu’elle vieillit et le fait qu’elle ne sera plus jamais la jeune première. Son statut de “monstre du cinéma”, elle l’apprécie et la flatte. La relation avec sa fille est elle aussi loin des clichés auxquels je m’attendais, il n’y a pas la méchante mère qui ne s’est pas du tout occupée de sa fille d’un coté et la gentille fille dont les problèmes ne sont causés que par le comportement d’une mère égoïste, tout est beaucoup plus subtile dans le film de Hirokazu Kore Eda, ce qui rend le film beaucoup plus intéressant et réussie que ce à quoi je m’attendais.

La Vérité : Photo Catherine Deneuve

Fabienne a ses propres démons, ses regrets, ses erreurs passées qui ont fait souffrir plus d’une personne, mais telle est la vie, faite d’erreur et de regrets. Fabienne reste un personnage sage, qui ne nie pas ses erreurs et assume ses regrets, ce qui est fait est fait. J’ai beaucoup aimé découvrir la personnalité plus complexe qu’il n’y parait de Fabienne, voir la relation mère fille, elle aussi plus complexe.

La Vérité : Photo Juliette Binoche

C’est joliment réalisé, avec les couleurs de l’automne, il y a beaucoup de touche d’humour, de cynisme. Les scènes entre Fabienne et sa petite fille Charlotte sont touchantes. Un jolie film.