Stranger things saison 3

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On l’a attendu cette saison 3 et ça valait le coup de patienter car c’est peut être la meilleure saison de la série!

On retrouve tous les personnages quelques semaines après les évènements de la saison 2. C’est l’été, les vacances scolaires, pour Nancy, Jonathan et Steeve, les années lycées sont terminées. Nancy et Jonathan ont décroché des stages dans le journal local de la ville, mais si Jonathan passe son temps à développer des photos, Nancy est réduit à apporter des sandwichs et à servir du café. Quant à Steeve, il a décroché un job de serveur de glace dans le nouveau centre commercial du coin. Centre commercial qui a d’ailleurs entrainé la ruine des nombreux commerçants du centre ville. Du coté des enfants, El, Mike, Dustin, Will, Lucas et Max profitent des vacances, entre cinéma, shopping et premières disputes amoureuses. Mais certaines personnes ont décidé de tout tenter pour ré-ouvrir le portail menant vers les mondes parallèles qu’El avait refermé.

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J’ai adoré cette saison. Cette fois ci on est en 1985, en plein dans les années 80, et les héros ne sont plus de jeunes enfants mais bien des ados. Musique, vêtements, coiffures, la grande ère du centre commercial, l’ombre de la guerre froide qui plane, les communistes… J’ai beaucoup aimé voir les personnages évolués chacun selon son âge. Les enfants, Will, Lucas, Max, El, Mike, et Dustin sont des ados. Jouer à donjon et dragon ne les intéressent plus des masses, mais par contre ils deviennent obsédés par les filles et tentent de comprendre leur psychologie. J’ai trouvé le traitement du passage à l’adolescence très réaliste.

Photo Millie Bobby Brown, Sadie Sink

Pour certains, cette évolution est naturelle, Mike ne pense qu’à El, Max et Lucas ressemblent déjà à un vieux couple, j’ai beaucoup aimé la relation amicale entre El et Max. Mais tout le monde n’a pas tourné le dos à l’enfance et pour Will, voir ses amis évolués, changés, c’est dure. Après ce qu’il a vécu, rester un peu plus dans l’enfance, retrouver ces habitudes de jeu avec ces amis, c’était très important, et Will aura bien du mal à s’adapter aux nouveaux centres d’intérêt de ses amis.

Photo Priah Ferguson

Nancy, Jonathan et Steeve eux, rentrent dans l’âge adulte, et la transition est tout aussi difficile que pour les enfants. Nancy se rend compte que la vraie vie, le monde du travail, c’est dure, sans pitié. Quant à Steeve il comprendra que son statut populaire au lycée ne lui sert à rien. Tous ce qui était important socialement durant ces années lycées n’ont plus aucun sens aujourd’hui. Avec ces notes, Steeve n’a pu s’inscrire dans aucune université et est donc condamné aux petits boulots minables.

Photo Natalia Dyer

L’histoire nous replonge dans les films des années 80 dans lesquelles Hollywood adorait utiliser les soviétiques et l’URSS comme ennemis universels. On retrouve toujours ces scènes de suspense, d’action, de sang et de gores, de créatures dégueulasses, de courses poursuites, on retrouve El et ses pouvoirs. Mais surtout la différence avec les saisons précédentes, c’est l’humour. Les scènes drôles se succèdent, notamment tous ce qui tourne autour de Steeve, sa collègue de travail Robin, Dustin et la sœur de Lucas, Erica. Le petit groupe, perdu dans les méandres du centre commercial apportera beaucoup d’humour. Le duo Hopper et Joyce apporteront aussi beaucoup d’humour, notamment lorsqu’ils seront rejoints par “Smirnoff/Aleksei” et Murray.

Photo Dacre Montgomery

Photo Winona Ryder

Les références sont bien sur toujours aussi nombreuses, Retour vers le futur, The thing, le méchant russe qui ressemble au terminator, et surtout la scène culte du dernier épisode dans laquelle Dustin et sa copine longue distance, Suzie, chantent par radio interposée, la chanson phare du film L’histoire sans fin. Impossible de ne pas rire devant cette scène ridicule à un moment d’extrême danger pour tous les personnages.

Photo Caleb McLaughlin, Finn Wolfhard, Millie Bobby Brown, Noah Schnapp, Sadie Sink

J’ai beaucoup aimé l’intrigue, mais aussi le fait que la série nous parle entre deux scènes de rebondissement, de l’Amérique des années 80, de la psychologie des personnages, que ce soit du passage à l’adolescence et la fin de l’enfance pour certains, ou du passage à l’âge adulte pour d’autre. La fin de l’épisode, avec la lettre écrite par Hopper pour El est en même temps très émouvante et drôle. Une très belle saison pour Stranger things. Seul défaut, on se serait passé du placement de produit coca cola, aussi subtil qu’un rhinocéros dans un magasin de porcelaine. La présence des bouteilles ou canette de la boisson rouge frôle même parfois le ridicule.

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Dernières séries: Mindhunters saison 1 – Stranger things saison 2 – Anne Shirley saison 1 – Captive (mini série) – Les grandes espérances (mini série)

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Stranger things

saison 2

Un an a passé depuis que Will est revenu de l’autre monde et que Eleven a disparue. Les enfants ont repris leur quotidien, du moins en apparence. Will est angoissé par des visions de l’autre monde et de la créature qui règne la bas, il semblerait que cette créature n’en a pas fini avec Will et ce dernier se sent de plus en plus menacé, se sentant parfois glisser dans cet univers parallèle. Quant à Mike, persuadé que Eleven n’est pas morte, il passe son temps libre à essayer de la contacter avec son talkie walkie.

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J’ai retrouvé avec plaisir cette série, dont la saison précédente m’avait énormément plut. On suit d’un coté le monde des enfants, qui tente de reprendre leurs vies, leurs jeux, leurs passions avec Will qui n’ose pas parler de ses visions pour ne pas effrayer son entourage, et Mike qui espère revoir Eleven. De l’autre coté, les adultes essayent aussi de reprendre leur vie, avec la mère de Will qui a du mal à ne pas jouer les mères poules avec le retour de Will. Elle vit une jolie histoire d’amour avec Sam, un homme gentil et aimant auquel Will et son frère Jonathan se sont habitués.

Photo Caleb McLaughlin, Finn Wolfhard, Gaten Matarazzo, Noah Schnapp

Les 2 axes importants restent d’un coté Will qui doit faire face aux attaques du monde parallèle, et le shérif qui “élève” en cachette Eleven qu’il a recueillie à la fin de la saison 1. Eleven grandit, elle contrôle de mieux en mieux son pouvoir, et son parcours initiatique au cours de cette saison est très intéressant.

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Sans trop en dire, j’ai adoré cette saison avec toujours autant de référence à la culture des années 80, toujours autant de références aux films de l’époque. Les enfants jouent toujours aussi bien, mention spéciale à Will, Eleven et Dustin. Si l’histoire devient parfois très sombres, la série n’oublie pas de distiller des traits d’humour très appréciables.

Photo Gaten Matarazzo, Noah Schnapp, Sadie Sink, Winona Ryder

J’ai adoré David Harbour, il mériterait des récompenses pour son rôle de shérif. Les scènes centrées autour de Eleven sont assez puissantes, notamment les conflits entre elle et le shérif.

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L’épisode 8 est particulièrement tendue, cardiaque s’abstenir, j’ai sentie ma tension montée d’un cran, on se croirait dans le jeu résident evil, c’est vraiment très très bien fait.

Photo Caleb McLaughlin, Finn Wolfhard, Gaten Matarazzo, Noah Schnapp

Une saison 2 vraiment bien faite, plein de tension, de suspense, de moment flippant, d’autre un peu dégueu, toujours autant d’humour et de référence aux années 80 trop nombreuses pour les citer, le tout avec que des acteurs extraordinaires, casting parfait rien à redire. Vivement la suite, mais la saison 3 ne sera pas diffuser avant 2019…

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Mindhunter

saison 1

1977, l’agent du FBI Holden Ford est missionné à quantico pour donner des cours aux jeunes agents sur les négociateurs en cas de prise d’otage. Il est alors très intéressé par le cours d’à coté, donné par l’agent Bill Tench, sur la psychologie du tueur. A l’époque où le terme de serial killer n’est pas encore inventé, les deux agents sont envoyés ensemble en mission à travers les états unis pour donner des cours superficielle sur la psychologie des tueurs auprès des commissariats de police. Ils décident alors de profiter de leurs passages dans certains états pour rendre visite à des tueurs sadiques afin d’essayer de comprendre pourquoi ils tuent.

Photo Jonathan Groff

Mindhunter raconte les débuts du profilage et de la science criminelle comportementale. Je n’étais pas sur d’aimer au départ, mais j’ai tout de suite été entrainée, chaque épisode me prenait en otage, une fois commencé, la saison n’a pas fait long feu puisque j’ai enchainé les épisodes en quelques jours.

Photo Anna Torv, Holt McCallany

J’ai beaucoup aimé le duo d’agent. L’agent Ford, jeune, ambitieux, il me faisait parfois pensé à Muler, dans sa manière déterminée de croire qu’il a toujours raison. Froid et détaché devant les tueurs qu’il interview, on a parfois l’impression de voir un sociopathe, même si humanisé un peu par sa relation avec une étudiante. L’agent Tench lui est plus âgé, plus professionnel, plus avisé, il a un coté plus blasé aussi, mais il se sent plus facilement touché par les témoignages des tueurs et de leurs crimes horrible, que ne l’est l’agent Ford, ce qui l’inquiète un peu parfois. Leur duo est vraiment prenant, leur amitié étrange.

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Les interviews des criminelles sont parfois rudes, les deux agents enquêtent également en parallèle sur certaines affaires criminelles. Dans les commissariats dans lesquels ils donnent leurs cours, les inspecteurs ont toujours une affaire de meurtre trop horrible, traumatisant et irrésolue. Les deux agents fédéraux tentent alors de mettre à profit sur le terrain les éléments de profilage et de psychologie qui se sont détachés de leurs nombreuses interviews de meurtriers en série.

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J’ai aussi beaucoup aimé l’intervention de la psychologue Wendy Carr, professeur à l’université que l’agent Tench consulte parfois sur certaines affaires et qui finit par rejoindre leur duo, lorsque la hiérarchie décide enfin d’ouvrir une cellule spéciale dédié à l’étude des crimes et du profilage.

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Une série prenante avec trois acteurs principaux assez impressionnant, que ce soit Holt McCallany qui joue Holt, personnage très attachant, ou Jonathan Corft dans le rôle du presque sociopathe agent Holden, et bien sur la charismatique Anna Torv dans le rôle de Wendy Carr. La fin de la saison 1 promet une suite tout aussi prenante, j’ai hâte de voir ça.

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Anne of green gables

saison 1

Beaucoup connaissent l’histoire d’Anne Shirley, tirée des romans de Lucy Maud Montgomery, grâce à l’adaptation en mini série connu en France sous le titre “le bonheur est au bout du chemin”, diffusée souvent sur M6. Je n’ai jamais raté une rediffusion, la jeune Anne avec ces cheveux roux, l’ile du prince Edouard, Marilla et Matthew…

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Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est l’histoire de la jeune Anne, orpheline. Au début du 20e siècle, après être passée de famille d’accueil en famille d’accueil pour jouer les esclaves auprès de familles trop nombreuses, Anne est adoptée par Matthew et Marilla Cuthbert, frère et sœur propriétaires d’une ferme sur l’ile du prince Édouard. Alors que Anne espère enfin vivre dans un bel endroit, on lui annonce que Marilla et Matthew cherchaient à adopter un garçon pour les aider à la ferme et non une fille. Mais finalement, Matthew se laisse complètement charmé par le babillage de Anne qui ne cesse de parler. Marilla finit aussi par s’attacher à Anne et ils décident alors de l’adopter.

Photo Amybeth McNulty

Anne, c’est une fillette pleine d’amour, intelligente, brillante, imaginative. J’avais adoré les téléfilms, voir Anne s’intégrer sur l’ile parmi la population, la voir délirer avec son imagination débordante, son esprit romanesque, son coté hystérique, la voir accumulée les bêtises, impossible de ne pas s’attacher à son personnage. Pareil pour Marilla et Matthew, Marilla intransigeante, parfois un peu froide, et Matthew qui ne dit jamais rien, mais tellement gentil et doux avec Anne.

Photo Amybeth McNulty

La version des années 80 est très réussie, c’est drôle, tendre, attachant, plein de joie et de gaieté, c’est le genre de film qu’on va revoir avec plaisir pour se remonter le morale un jour de pluie. De plus les deux acteurs jouant Marilla et Matthew, Colleen Dewhurst et l’excellent Richard Farnsworth sont vraiment excellents. Alors quand j’ai appris qu’une nouvelle série allait être tournée, j’étais très curieuse de la voir et en même temps je me disais comment c’était possible d’imaginer d’autres acteurs dans les rôles de Marilla et Matthew.

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Qu’en est il de cette nouvelle version? Je suis personnellement assez mitigée. La jeune actrice qui joue Anne m’a plut, elle est passionnée, un peu hystérique, romanesque, mais il y a certaines choses qui ne m’ont pas plut, notamment la façon de vouloir plaire aux camarades de classes quand elle commence l’école, la Anne de mes souvenirs ne se laissait pas faire, et surtout c’est elle qui influençait les autres et pas le contraire, même si très vite, les choses changent.

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Les deux acteurs qui jouent Marilla et Matthew se défendent bien, j’ai préféré le jeu de RH Thompson qui joue Matthew Cuthbert.

Les différences de jeu, quelques libertés dans les caractères des personnages, tout ça ne m’ont pas dérangés, après tout c’est une nouvelle adaptation, mais par contre ce qui m’a dérangé, c’est l’excès de drama qui es ajouté. Anne qui a des souvenirs de son affreux passé à l’orphelinat, Anne qui est traumatisée par des souvenirs lorsqu’elle était dans la famille Hammond où on l’a traitait comme une esclave à se faire battre…mais surtout tout ce coté dramatisé à l’extrême comme la mort du père de Gilbert et surtout lorsque Anne est renvoyée à la gare, tout une série d’évènements rajoutés pour amplifier le coté drama et le suspense…

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On sent la volonté de faire pleurer dans les chaumières. Toutes ces scènes qui sont dramatisées à l’extrême attriste l’atmosphère de la série. On perd le charme, le coté banale du quotidien de Anne durant son enfance.  Certaines scènes notamment entre les adolescentes, sont plus réalistes comme lorsque Anne a ses règles pour la première fois, les discussions entre fille à l’école, j’ai trouvé ce coté là assez intéressant et les relations pas toujours facile entre filles, crédible.  J’ai quand même aimé vu que j’ai regardé les épisodes en peu de temps. Malgré les défauts et les rajouts pour dramatiser on prend plaisir à voir cette série, même si j’ai un peu peur pour la saison 2 avec encore une fois, toute une histoire de brigand qui viendrait s’incruster dans la vie de Anne, Marilla et Matthew. Cette intrigue ne me dit rien qui vaille, d’autant que Anne of green gable c’est avant des histoires simples du quotidien, rien d’aussi hors norme. A voir donc comment sera la suite…

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Captive (Alias Grace)

mini série

Au 19e siècle, Grace est condamnée à perpétuité pour le double meurtre du propriétaire et de la gouvernante de la maison dans laquelle elle travaillait comme bonne. Son complice, un homme à tout faire, a perpétré les meurtres et Grace est accusée de l’y avoir poussé. Après 15 ans de prison, Grace travaille tout les jours comme bonne dans la maison du directeur de la prison, grâce à la demande de la maitresse de maison qui en fait une curiosité à montrer à ses invités. On lui demande alors de coopérer et de discuter tous les jours avec un psychologue américain. Ce dernier est engagé par un comité de soutien pour Grace qui aimerait que le psychiatre fasse un rapport favorable à sa libération. En effet, le doute plane toujours sur le rôle qu’à pu jouer Grace. Entre les dires des avocats, l’absence de témoins, et les trous de mémoire de Grace, le psychiatre espère démêler le vrai du faux. Grace se plonge alors dans son passé et raconte son arrivée avec sa famille, sur les cotes du Canada…

Photo Rebecca Liddiard, Sarah Gadon

J’ai commencé à regarder le premier épisode et je n’ai pas réussi à me détacher de l’histoire de Grace. Telle Shéhérazade, elle raconte sa courte vie épisode après épisode et on est pendue à ses lèvres. Je n’ai pas vu le temps passé. Grace nous raconte sa traversée de l’atlantique aux cotés de trop nombreux frères et sœurs dans des conditions infernales, d’un père alcoolique et violent et d’une mère qui mourra pendant la traversée, ce qui traumatise la jeune Grace. Rien ne lui sera épargné en arrivant au Canada, et c’est surtout les hommes qui feront son malheur. Grace est naïve et très ignorante, mais comprend vite que son père a bien failli commettre un inceste sur sa personne. Elle est donc bien contente d’être embauchée comme bonne dans une maison “respectable”, maison dans laquelle Grace apprendra beaucoup de chose, grâce à son amie Mary, une bonne avec qui elle partage sa chambre. Grace vivra à ses coté les moments les plus heureux de sa vie et apprendra beaucoup grâce à Mary, mais vivra aussi un traumatisme que l’on devine très important pour la suite des évènements.

Photo Edward Holcroft

J’ai été transporté complètement dans la vie de Grace, une histoire tirée d’un fait divers réel. On découvre la vie d’une domestique au 19e siècle, le dure labeur, l’ignorance dont on peut faire preuve faute de guide, de mère ou d’étude. Le poids de la réputation aussi et du difficile équilibre entre satisfaire ses maitres et ne pas se laisser embobiner.

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Grace nous raconte son passé pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé pendant le double assassinats, mais c’est aussi l’occasion de montrer la place de la femme dans cette société où l’on est rien si on est pas un homme. Le personnage de la gouvernante, Nancy, voit son statut sociale s’élever. De simple bonne, on pourrait la prendre pour une “vraie dame” ou même la maitresse de la maison, grâce à ses robes et autre froufrous, jusqu’à ce qu’on découvre qu’elle s’est élevée en couchant simplement avec le maitre de maison, un homme célibataire et seul.

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Mais c’est surtout à travers le personnage de Grace. Enfant, elle dépendra de son père, un homme violent et alcoolique. Plus tard, c’est autour du fils de la maitresse de maison, durant son premier emploi qui lui tourne autour, et elle n’arrivera à le fuir qu’en acceptant de travailler ailleurs. Elle dépendra ensuite de son nouveau maitre de maison, à la moralité douteuse et de tous les autres hommes qui l’entourent. Car Grace est aussi une très jolie fille. Même plus âgée, Grace dépendra encore des hommes, avec le psychiatre qui doit décider de sa culpabilité, les gardiens qui l’agressent souvent, et la personne qui viendra à sa rencontre lors du dernier épisode.

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Grace raconte sa vie par épisode et on est suspendues à ses lèvres, comme le sera le psychiatre qui deviendra de plus en plus dépendant des séances avec Grace, développant une obsession, un désir de protection et peut être même une sorte d’amour pour Grace. On attendra la fin pour savoir de quelle manière Grace est coupable, si elle est folle ou manipulatrice sans scrupule…

Les scènes racontant le passées de Grace sont aussi passionnantes que les scènes d’entretien avec le psychiatre, qui m’ont rappelé un peu le style des interviews des agents fédéraux dans Mindhunters. Les épisodes déroulent sans effort, difficile de stopper une fois entamée. C’est très bien filmé, très bien écrit, et surtout très bien joué, en particulier je retiens l’actrice Sarah Gadon qui joue Grace et qui est extraordinaire dans ce rôle.

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Les grandes espérances

mini série

Au 19e siècle, le jeune Pip est élevé par sa sœur et son mari. Il est destiné à devenir forgeron un jour, comme son beau frère, s’ils trouvent l’argent nécessaire pour payer son apprentissage, ce qui ferait sa fierté mais pas celle de sa sœur qui a de plus grandes ambitions. Pip voit alors son destin prendre un autre tournant lorsque miss Havisham, une femme célibataire et très riche, décide de prendre Pip comme enfant de compagnie pour sa fille adoptive, Estella. Chez miss Havisham, le jeune Pip découvre la richesse, les livres, le luxe, et ses ambitions sont revues à la hausse.

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Je n’ai pas lu le roman de Dickens, mais j’ai pu voir récemment la  mini série. On suit donc Pip d’abord dans son enfance pauvre auprès d’un père adoptif bon et juste qui aimerait voir Pip suivre ses traces en devenant forgeron, et auprès de sa sœur égoiste et hautaine qui espère voir son ascension sociale grâce à Pip qui depuis peu de temps passe tous ses après midi chez la richissime Miss Havisham.

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L’histoire est très intéressante, avec des personnages forts et parfois complexes. Miss Havisham surtout, cette femme qui autrefois belle, jeune et riche devait se marier mais qui fut abandonner le jour même des noces par un prétendant qui n’en avait qu’après son argent. Depuis, les décorations du mariage n’ont pas été enlevée. Miss Havisham est aussi une femme qui hait les hommes et s’acharne à élever sa fille adoptive en lui inculquant l’art de l’hypocrisie, de la manipulation et du mensonge dans le but de devenir une pro de la manipulation auprès des hommes.

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Les décors, les costumes, les personnages autant principaux que secondaires, l’intrigue, tout fut vraiment réussi. La seconde partie suit Pip à l’âge adulte, son évolution, son ambition, l’influence de Miss Havisham sur son caractère, sa relation avec Estella, et certaines révélations sur les origines de certains personnages ou encore sur certains évènements du passé qui auront la plus grande influence sur la vie des personnages.

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Le casting aussi est très bon avec David Suchet entre autre, mais je retiens surtout Gillian Anderson dans le rôle de Miss Havisham. On a vraiment l’impression de voir un fantôme, une femme au bord de la folie, un air éthérée. Une belle mini série sur le parcours initiatique d’un jeune homme qui finit par retrouver ses valeurs.

Stranger things

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Saison 1 – 8 épisodes

1983, dans une petite ville américaine. Will, Mike, Lucas et Dustin, 12 ans, sont les meilleurs amis du monde. Un soir en rentrant chez lui, Will disparait. Sa mère, son grand frère Jonathan et le shériff organisent les recherches. De leur coté Mike, Lucas et Dustin décident aussi de rechercher leur meilleur ami. Ils rencontrent dans la forêt une jeune fille de leur age, Eleven, au crane rasé. Mike comprend qu’elle est poursuivit par de méchantes personnes et décide de la cacher chez lui. Très vite, il s’avère qu’Eleven a certains pouvoirs et pourrait les aider à retrouver Will.

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Stranger things est une série produite par Netflix et diffusée durant l’été dernier. La série est un hommage aux films des années 80. C’est tout simplement un bon mélange entre DARYL, E.T. l’extraterrestre, avec un peu d’Alien.

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Strangers things c’est quatre gosses d’une dizaine d’année, qui nous rappellent ce que c’était que de grandir dans les années 80: ça joue à donjons et dragons, c’est fan des romans de Tolkien, ça fait des références à star wars, ça se déplace en vélo et on communique avec des talkies walkies. Des enfants avides d’aventures. Les poursuites en vélo face à des hommes du gouvernement méchants, les talkies walkies, la rencontre avec Eleven qui a des pouvoirs surnaturels, que Mike cache dans sa cave…comment ne pas surtout penser à E.T.?

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J’ai adoré l’ambiance années 80, les nombreuses références aux films, romans, jeux de cette époque, j’ai adoré l’amitié si solidaire, si fusionnelle entre les quatre amis, les voir risquer leur vie pour sauver l’un des leurs, leur sens de l’aventure…

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Mais dans stranger things, s’il y a un peu d’humour, c’est avant tout une atmosphère sombre. Les quatre amis sont dans leur monde, mais on voit aussi le monde des adultes. Le shérif est une future épave, entre pilules pour dormir et alcool, il ne s’est jamais remis de la mort de sa fille, Joyce la mère de l’enfant disparu, qui vit des moments difficiles et qui sera épauler par son fils ainé Jonathan, ou encore les parents de Mike, qui se sont mariés pour faire comme tout le monde mais qui vivent comme des étrangers.

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Je pensais que stranger things aurait un ton plus léger mais pas du tout. La série parle aussi d’expériences scientifiques sur des femmes et des jeunes enfants pour développer des dons surnaturels, comme ce fut réellement le cas dans les années 50, 60 et 70. Chaque épisode est tendu, profond, l’intrigue avance vite. C’est très appréciable de sentir que l’histoire avance à chaque épisode, qu’on ne tourne pas en rond, qu’on ne sent pas que les choses ralentissent juste pour gagner du temps. On prend le temps de connaitre les personnages, de se sentir proche d’eux, de s’attacher à eux.

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A chaque épisode la tension augmente, on veut savoir la suite, du coup les 8 épisodes s’enchainent en quelques jours à tout cassé. A noter, le casting excellent à commencer par les enfants et également Winona Rider très bonne dans le rôle de la mère qui recherche son fils, et  David Harbour dans le rôle du shérif.

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Et pour ceux qui hésiteraient, la saison 1 résouts toutes les plus grosses questions et intrigues posées dans le premier épisode tout en laissant quelques questions en suspens pour une saison 2 à venir.