Voyage au pays du long nuage blanc partie III : l’ile du sud et le fjordland

Kia ora!

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Le mont Cook vu depuis l’avion

Après les plages paradisiaques du parc Abel Tasman et après la merveilleuse expérience avec les dauphins de Kaikoura, nous repartons pour notre dernière étape en Nouvelle Zélande, le fjordland, dans le sud de l’ile du sud. On reprend donc l’avion jusqu’à Christchurch puis un autre avion jusqu’à Queenstown. Le vol se fait par temps très clair et on peut voir le mont Cook avant d’atterrir en rasant les montagnes à Queenstown. La ville est connue pour ses activités à sensations fortes mais nous ne restons pas car notre but en venant dans la région, c’est surtout de faire une croisière dans les Milford sounds. Le problème avec cette attraction c’est qu’elle se trouve à égale distance de Queenstown et de Te Anau, mais comme il n’y a qu’une route, en réalité on met environ deux heures depuis Te Anau mais 5h depuis Queenstown! On récupère donc la voiture de location et on met le cap sur Te Anau. Les paysages sur notre route sont à coupés le souffle, on longe le lac Waikatipu, on s’arrête quelques minutes au bord de l’eau puis on traverse des paysages désertiques, des vallées, des collines abruptes, on a l’impression d’être dans le Rohan, dans le Gondor, en particulier sur les champs de Pelennor.

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Lac Waikatipu, sur la route entre Queenstown et Te Anau

Contrairement à Queenstown, Te Anau est une toute petite ville très calme et peu peuplée même en touristes. La route que l’on prend est juste magnifique, le temps est encore parfait et les paysages grandioses. A notre arrivée, il nous reste le temps de se promener sur le bord du lac Te Anau, de faire quelques courses et un peu de shopping dans les boutiques tenues pour la plupart par des chinois. On ne se couche pas trop tard car le lendemain c’est la croisière sur le Milford sound et il faut donc se mettre en route à 6h45!

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Sur Milford road, au lever du soleil

Le mardi matin donc c’est réveil à l’aube, en fait il fait encore bien nuit. La route entre Te Anau et Milford est réputée pour être magnifique mais on se réserve les arrêts pour notre retour pour ne pas se mettre en retard. On s’arrêtera une fois le temps de voir les sommets des montagnes se colorés de rose avec le soleil qui se lève. On est bien en avance car finalement on a pas eu les embouteillages qu’on nous avait promis. Car comme pour tout en Nouvelle Zélande, les gens nous mettent en garde contre la foule mais on ne croise jamais ce genre de problème, ça me change de Paris. Ici on a jamais eu besoin de patienter pour trouver une place de parking, une table au restaurant, une place sur la plage et donc sur cette route aucun soucis, si ce n’est le passage du tunnel Homer à quelques kilomètres de l’arrivée. Le tunnel en question est à voie unique, donc c’est chacun son tour pour passer, avec un système de feu rouge pour réguler la circulation mais un véhicule de travaux hyper lent, nous a obligé d’attendre un bon quart d’heure. Une fois arrivée à Milford il n’y a plus qu’à embarquer sur notre petit bateau. La sortie en mer est annoncée pour durée 1h40 mais en fait elle durera quasiment 2h15 et ce fut enchanteur.

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Le Milford sound

Partout des paysages à coupés le souffle, le fameux Mitre peak, des cascades d’eau, des phoques qui se prélassent sur les rochers, un pingouin qu’on a à peine le temps de voir plonger. Encore une fois, le ciel est d’un bleu profond, le soleil brille alors que la région est connue pour ses nombreuses précipitations (200 jours de pluie par an). On dit que les cascades d’eau sont plus impressionnantes à voir un jour de pluie mais j’ai vraiment apprécié la météo, la lumière, les couleurs, on a droit à plusieurs arc en ciel. Le bateau ira jusqu’à se tenir sous une cascade pour qu’on prenne “la douche”, puis on nous sert des verres d’eau tout droit issu de la cascade. Une eau pure au gout quelque peu ferreux. Puis le bateau ira jusqu’à l’entrée de la mer de Tasman où l’eau prend une teinte étrangement verte, avant de revenir à notre point de départ.

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Les cascades du Milford sound, les phoques, et l’entrée de la mer Tasman

On déjeune dans le seul café du port, d’une salade de pomme de terre, de chips et d’une sorte de beignet à la cannelle délicieux tout comme le cappuccino car il faut dire que dans ce pays ils savent faire le café, en particulier les cappuccinos. On repart donc faire la route de Milford et si à l’aller la route était vide, au retour il y a quand même plus de monde. On s’arrête tous les kilomètres ou presque tellement c’est beau surtout autour de Milford, les montagnes avec leurs sommets enneigés, les cascades d’eau, les fleuves qui dévalent sous nos pieds.  Les gens s’arrêtent souvent pour remplir leurs bouteilles avec l’eau venue tout droit des sommets encore enneigés. On s’arrêtera donc à plusieurs reprises le long de la route, pour profiter de la vue, des paysages et parfois des sentiers aménagés pour faire des promenades plus ou moins longues. Finalement, on retourne sur Te Anau en fin de journée, on se promène au bord du lac, on fait quelques achats et le soir je finis cette journée à regarder le ciel étoilée. Notre hôtel ressemble beaucoup aux motels américains qu’on voit dans les films, c’est à dire que nos chambres se situent au niveau du sol, avec une porte d’entrée donnant sur notre place de parking et une porte arrière donnant sur une cour. De ce coté là, il n’y a aucune source lumineuse. Il suffit que je referme la porte pour que je puisse observer sans pollution lumineuse, le ciel. Plus on reste dans l’obscurité, plus nos yeux s’habituent et voient de plus en plus d’étoiles, le ciel prend une profondeur inhabituelle. On admire même la voie lactée et une étoile filante. Le ciel est très pure, j’aurais aimé pouvoir observer les étoiles à Milford, avec la réflexion de l’eau ça devait être encore plus impressionnant!

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Sur la route de Milford

Le lendemain, encore une belle journée qui s’annonce, beau ciel dégagé, grand soleil, on se rend à quelques kilomètres au sud de Te Anau à Manapouri sur les bords du lac. On se promène dans la forêt alentour, on admire les montagnes qui bordent le lac. L’après midi on roule le long de la route principale, on croise plaines jaunes, collines vertes, moutons, vaches, daims, et on tombe sur une pancarte qui indique Rakatu wetlands. On ne sait pas trop ce que c’est, mais les paysages sont assez impressionnants alors on tente et on remonte une petite route pierreuse très lentement. C’est en fait un domaine naturelle protégé réhabilité par les néo zélandais pour favoriser certaines plantes endémiques. On se promène dans les sentiers tracés au milieu des hautes herbes jaunies, on traverse quelques petits ponts et même des échaliers. La végétation est assez extraordinaire ici et surtout des marécages nous entourent qui rappellent fortement les dead marshes qu’on peut voir dans le seigneur des anneaux, même si il n’y a heureusement aucun cadavres d’elfes sous les eaux. La rivière Waiau est à seulement quelques mètres, un panneau nous avertit d’ailleurs qu’en cas de pluie, le niveau de la rivière peut monter subitement et submergé le chemin, mais ce jour là il fait très beau.

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Lac Manapouri et ses alentours

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Rakatu wetlands

On rebrousse chemin et on prend un autre sentier qui monte au sommet d’une colline qui nous permet d’avoir une vue d’ensemble. Le chemin continue et des randonnées sont possibles, mais elles durent plusieurs heures et vu qu’on n’a rien mangé depuis le petit déjeuner, qu’on a presque plus d’eau et qu’on a que des barres de céréales comme nourriture, on ne s’aventure pas au delà.

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Le pont au dessus de la Waiau river, débutant le Kepler track

On reprend la route, on s’arrête de temps en temps pour admirer la vue, on fait une balade dans la forêt qui nous permet de rencontrer un petit oiseau bien malin, on y croise un couple sympathique qui sait amadouer les oiseaux en retournant la terre pour faire remonter les petits insectes, puis on retourne doucement sur Te Anau pour diner tôt dans un petit resto de la ville d’un rumsteack et de frites, un plat bien consistant après une journée de diète!

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Foret dans le Kepler track

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Le célèbre Takahé

Dernier jour dans le Fjordland, on prend la route pour le départ du Kepler track, une randonnée qui se fait normalement en 4 jours mais comme les longues randonnées c’est pas mon truc, on se contente de faire une promenade sur l’un des tronçons. On traverse donc la Waiau river par un pont suspendu, puis on se promène deux heures dans une forêt enchanteresse, des arbres magnifiques, de la mousse partout, un chemin qui longe la rivière mais qui, pour une fois, ne grimpe pas trop, le parcours est donc agréable. Après avoir déjeuner sur le pouce on se rend sur les bords du Mistletoe lake pour se promener dans la forêt autour, avant de retourner sur Te Anau pour visiter le sanctuary bird qui nous permet de croiser un Kaka (un perroquet local), des Takahe qui sont des oiseaux néo zélandais qui ne volent pas et un Ruru, un hibou.

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Devonport, Auckland

Pour finir notre voyage, nous repartons le lendemain à Auckland, notre point de départ. On fait halte dans la ville de Queenstown qui ne nous fait pas regretter notre choix de dormir à Te Anau. A Queenstown, c’est sur qu’il y a l’embarras du choix pour manger, la ville est plus grande et les boutiques sont très intéressantes, mais il y a une foule pas possible, première fois que je vois autant de monde en même temps en Nouvelle Zélande! Pour le vol Queenstown/Auckland, on a pris nos billets via Jetstar, une low cost. Le prix était très intéressant comparé aux prix de air new zealand, mais bien sur il y a toujours un prix à payer! D’abord, les règles concernant les bagages à main sont très strictes, le bagage à main et le sac à main doivent peser en tout 7 kilos ensemble, c’est à dire pas grand chose! Heureusement la valise en soute peut peser 32 kilos, mais comme je ne veux pas y mettre les objets de valeur, j’essaye de tout caser dans les bagages à main sans dépasser les 7 kilos…tous ça pour rien car finalement l’hôtesse au sol qui nous enregistre n’en a rien à faire du poids du sac à main! L’autre problème c’est surtout les deux heures de retard annoncées tout ça pour un vol de 1h50…On passe le temps en faisant les boutiques de l’aéroport et en prenant le temps de manger. Finalement on arrivera en fin de journée, le soleil se couche, donc le temps de passer à l’hôtel poser nos affaires, on sort vite fait pour se chercher un petit truc à grignoter. Nous sommes dans le bas de queen street contrairement à notre premier soir, le quartier est un peu plus populaire entre chinois et indiens. Je discuterais un peu avec le caissier indien d’une supérette avant de rentrer m’écrouler à l’hôtel.

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Une belle souris d’agneau, spécialité du pays

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Dernier jour en Nouvelle Zélande, après quelques derniers achats sur queen street, on part pour la marina prendre le ferry pour Devonport, un quartier qui se situe face à la baie d’Auckland. C’est un quartier assez chic,  les maisons sont magnifiques, il y a des airs de petit village. On déjeune dans un resto d’une souris d’agneau et de sa purée de pomme de terre un vraie délice, puis on grimpe au sommet du mont Victoria, pour profiter de la vue sous un soleil brillant. On redescend, on longe encore de magnifiques maisons avant d’aller se poser sur une petite plage. J’avais en tête de  pousser jusqu’à Cheltenham beach, dont j’avais entendu parler, mais nous sommes passablement fatiguées, l’après midi est presque terminée, du coup on s’installe sur la première plage qu’on croise et c’est déjà pas si mal du tout!

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Devonport, ses belles maisons, sa vue sur la baie d’Auckland

Le soir, terminée les vacances, direction l’hôtel pour récupérer les valises puis aéroport pour notre vol Auckland Hong Kong, Hong Kong Paris. A l’aéroport, l’hôtesse au sol de Air New Zealand nous explique que nos valises ne doivent pas dépasser 20 kilos, car sur la partie Hong Kong – Paris c’est cathay pacific qui prend le relais et qu’ils ne plaisantent pas. Comme ma valise fait 23.5 kilos, c’est la merde, elle nous explique avec sourire et des sorry qu’ils faut qu’on allège nos valises. De ce coté là j’ai de l’expérience, j’arrive à caser plein de trucs dans les bagages à mains, je me rajoute une veste supplémentaire autour de la taille et ma valise fait à nouveau 20 kilos. Quand je demande à l’hôtesse si le poids de mon bagage à main ne dépasse pas, elle me dit que c’est ok, m’appelant darling toutes les cinq secondes, l’hôtesse la plus gentille que j’ai croisée!

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Vue de l’avion, à l’approche de la France

Bon le retour fut quand même pénible, je ne vous le cache pas, on a patienter plusieurs heures à l’aéroport, on avait toute une journée de visite dans les jambes, on était fatiguées avant même d’embarquer. Ensuite, notre vol fut annoncé avec une heure de retard et à ça il faut rajouter 12h de vol jusqu’à Hong Kong durant lesquelles je discuterais avec mon voisin, un médecin des Philippines qui travaille sur des bateaux de croisière, puis 12 heures jusqu’à Paris avec 1h30 d’escale entre les deux, bref ce fut looooooong et crevant, j’étais bien contente d’arriver chez moi, surtout après avoir passé 40 heures sans me laver.

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Vue de l’avion, au dessus de la Chine

Que dire donc pour résumer ce voyage? Que ce fut le plus beau, le plus magique, le plus époustouflant de mes voyages. J’avais adoré l’ambiance New yorkaise, j’avais plus qu’adorer  me plonger dans la culture japonaise, mais je crois que la Nouvelle Zélande m’a encore plus marqué. La gentillesse des gens, leur accueil, la manière si facile d’engager la conversation alors que je ne parle pas dans ma langue natale, cette façon si cool et décontracté qu’ils ont de vivre leurs vies. La beauté et la diversité des paysages, chaque région est différente et puis ces grands espaces, il est tellement facile de se retrouver seule ou presque, une plage, une foret, un lac, on ne ressent jamais la foule, on ne se sent jamais oppressée ou envahie, je me suis retrouvée parfois sur des plages complètement seule, on se sent serein, calme avec pour seul bruit de fond, le vent, le bruit de l’eau ou le chant des oiseaux! Je n’ai jamais attendu ni pour un resto, ni pour une place de parking, quand on vit sur Paris, qu’on prend les transports en communs aux heures de pointes tous les jours, on apprécie encore mieux ces grands espaces, cette population tranquille. 1 million d’usagers sur le rer A tout les jours, 4 millions d’habitants en Nouvelle Zélande, la différence est abyssale! J’ai aimé l’ile du nord, Rotorua, le parc géothermique Wai O Tapu, la couleur de l’eau des Huka falls, la promenade un peu mystique dans la foret Rotoponamou, me promener dans la Comté. Mais j’aurais finalement préférée l’ile du sud, les fjords de Milford sound, la plage de rêve d’Anchorage beach du parc Abel Tasman, ma rencontre avec les dauphins dusky dans le pacifique à Kaikoura qui reste mon plus beau souvenir. J’ai rencontré et discuté avec plusieurs néo zélandais, la dame sur le bateau qui nous menait à travers les Marlborough sounds très contente de changer de drapeau national, la vieille dame émerveillée par les oiseaux sur l’ile de Motuaka, l’épicier indien à Auckland, mes hôtes dans le bed and breakfast de Kaikoura, la vendeuse chinoise dans la boutique de souvenir à Auckland, le vieux monsieur dans la boutique à l’entrée de la route menant aux huka falls, la très gentille hôtesse à l’aéroport d’Auckland, et j’en passe quelques autres. Les paysages néo zélandais sont impressionnants et m’ont beaucoup marqué, j’espère y retourner un jour…

 

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6 thoughts on “Voyage au pays du long nuage blanc partie III : l’ile du sud et le fjordland

  1. Effectivement, ca doit être un voyage marquant ! Quel paysage. ta remarque à deux reprises sur la foule me fait rire : en effet, il n’y a pas foule dans ces paysages ! Vraiment magnifiques couleurs et paysage. Quel dépaysement ! J’avoue que les longs voyages en avions, je les trouve aussi très pénibles….

    • Oui ça m’a vraiment marqué ce voyage, les paysages, les gens, la propreté, le respect de la nature, les différents paysages et climats selon les régions, et ce sentiment d’être seule souvent! je ne pensais pas qu’on puisse trouver des plages si proches des villes, complètement désertes en plein été! le voyage en avion a surtout été pénible au retour, probablement parce qu’on quittait ce pays, mais aussi parce qu’on avait toute une journée de visite dans les jambes!

    • De rien! je voulais garder une trace sur internet de ce voyage assez extraordinaire et certaines photos que j’ai prise. J’ai cherché des blogs de voyages de personnes qui sont allés en Nouvelle Zélande quand je préparais le voyage, j’espère que le mien servira à d’autre personne qui souhaitent s’y rendre!

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