Minuscule tour à Marseille

Fin janvier, j’ai eu l’occasion de me rendre à Marseille pour à peine 24 heures. Je me lève donc aux aurores  ce vendredi matin et en compagnie de ma tante, de ma belle sœur et de ma mère, on se rend gare de Lyon pour prendre un tgv Ouigo. Ce système de low cost proposé par la sncf nous a permis d’obtenir des aller retour paris Marseille, pris quelques jours auparavant, pour un total de 41€ chacun. 3h20 plus tard, nous voici à Marseille accueillie par un beau soleil, ce qui nous change de la grisaille des semaines précédentes à Paris.

La gare est perchée dans les hauteurs de Marseille et nous donne dès notre arrivée un aperçue de la ville. On descend les ruelles étroites pour déboucher dans le quartier de Belsunce, un quartier populaire dont les commerces donnent l’impression de ne pas avoir bouger depuis les années 70 (ce qui est surement le cas d’ailleurs). On remonte le cours Belsunce pour tourner dans la canebière, direction le vieux port.

On se balade, on admire les poissonniers puis on se pose sur un banc pour réfléchir au programme du jour. Il faut dire que je n’ai jamais aussi peu préparé un voyage que celui la, je ne connais rien de Marseille. On hésite entre visiter le château d’if sur les îles du Frioul ou monter à la bonne mère. Finalement, la sortie en mer nous tente bien surtout qu’il fait très beau et pas froid. On repère un bateau qui indique comme destination les calanques, et là on se dit que ça doit être chouette une balade en mer autour des calanques mais en réalité le bateau est prêté à une autre compagnie qui organise la traversée vers les iles du Frioul. On a juste le temps de prendre nos tickets et le bateau part. On se place sur le toit du bateau, pour admirer la vue et profiter de l’air marin. Il n’y a que très peu de gens autour de nous, la plupart étant dans la cabine fermée du bateau.

 

Au bout de 5 minutes de route on comprend pourquoi! Le capitaine met les gaz et le bateau se met à faire des sauts de plus en plus brutaux. Bref, au bout de quelques minutes nous sommes les seuls sur le toit du bateau, on est trempé par les vagues qui se fracassent sur la paroi du bateau, on est cramponné au barreaux des sièges et ça remue tellement qu’on ne peut même pas envisager de redescendre l’échelle pour trouver refuge! Finalement, ma mère et ma tante nous abandonnent et trouvent le moyen de redescendre l’échelle tandis que ma belle sœur et moi tenons le coup. J’ai un peu peur de me sentir nauséeuse avec le mouvement du bateau mais finalement non, le bateau fini par ralentir. On aura eu un peu peur mais on aura aussi énormément ri! finalement, nous ne sommes pas trop trempées et on ne regrette pas notre petite aventure.

Une fois sur l’ile du Frioul, on se rend compte qu’il n’y a rien à faire! On admire la cote, la mer, les eaux transparentes, puis je cherche un café où nous abriter du vent mais tout est fermé! les passagers du bateau on tous disparus, seul un couple et leur bébé ne savent pas quoi faire. Les horaires de retour ne sont pas indiqués. Au bout de la jetée du port de plaisance, un rempart se dresse. et je décide d’aller m’y promener seule, le reste de la troupe est trop crevée pour m’accompagner. Je monte les marches et de l’autre coté, c’est la mer, je prend l’air du large, ça fait du bien et je découvre que le dernier café de la jetée est ouvert! On retrouve d’ailleurs quelques personnes croisées sur le bateau, notamment une jeune touriste asiatique. On s’installe pour manger une crêpe et surtout  boire une boisson chaude et on repart juste à temps pour reprendre le bateau retour qui cette fois ci navigue beaucoup plus calmement.

De retour au vieux port, on se rend dans le quartier du Panier. Comme nous n’avions qu’une journée, on a du faire des choix, j’aurais voulu pouvoir monter voir notre dame de la garde, aller dans le parc Borely, aller voir la plage du Prado… Le quartier du panier a l’avantage de ne pas être loin du vieux port, car nous dormons le soir dans le quartier Belsunce. On se promène dans les ruelles aux bâtisses colorées qui montent et redescendent. Ici c’est pratiquement piéton partout, les habitants ont décoré les ruelles, les portes et les fenêtres avec de nombreux vases, pots, jardinières, remplies de plantes, fleurs, cactus. En été, ça doit être très agréable de se promener dans les ruelles ombragées. On redescend vers le Mucem. On ne visite pas l’intérieur du musée faute de temps, mais on se balade sur ses toits, sur les ponts qui le relie aux remparts de la ville, puis on remonte la grande avenue qui longe le port afin d’aller se poser au Vapiano du coin. On avait plusieurs adresses de resto toutes tentantes, mais aucun d’entre eux n’ouvraient avant 19h dans le meilleur des cas, ce qui n’était pas possible pour nous.

Pour notre dernière matinée, on se balade dans le quartier, on visite un marché, on retourne une dernière fois sur le vieux port en passant par les remparts qui bordent la mer, avant d’aller déjeuner chez la famille et de repartir à la gare, retour Paris.

J’ai beaucoup aimé Marseille, peu de temps mais bien remplie. Pour une première fois, j’ai eu un petit aperçue de la ville. Le quartier du panier, du vieux port, les iles du frioul, la mer. Parfois certains quartiers m’ont beaucoup rappelé l’Algérie! j’ai beaucoup aimé l’ambiance, c’est une ville très vivante, très animée, sans avoir l’impression d’être trop nombreux comme à Paris.

 

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Petit week end à Bruxelles, Editors au cirque royal

La semaine dernière, je me suis rendue en Belgique chez une amie, petit séjour qui n’était pas prévu. A la base, je devais y aller pour voir Editors en concert, l’un de mes groupes favoris, mais je n’avais pas réussi à avoir de place. Finalement on s’est débrouillé pour en trouver deux!

Editors c’est l’histoire d’un coup de foudre, je les avais vu en première partie du concert de Muse au stade de France en 2010. Je ne connaissais pas, je ne m’y intéressais pas, attendant avec impatience que Muse arrive sur scène, et dès les premières secondes j’ai eu le coup de cœur pour ce groupe, pour le chanteur, sa voix, sa gestuelle, et depuis je n’ai pas cesser de les suivre. J’aime énormément chacun de leur album et je n’ai pas été déçu une seule fois, ni par leurs albums ni par leurs concerts.

photos mediocres prises avec mon telephone faute de mieux…

  1. J’arrive donc mercredi après midi à Bruxelles. On fait d’abord du shopping et aussi quelques librairies d’occasion avant de rejoindre un ami  pour aller diner dans un très bon restaurant italien, escalope de veau au citron et pâtes, léger et très bon. On finit la soirée dans un café bar dans le quartier de Saint Gilles pour discuter jusqu’à minuit.

Le lendemain on prend notre temps, on se balade, on fait des magasins de seconde main dans lesquelles je trouve quelques dvd pour 1 eur ou 50 centimes, il faut fouiller un peu mais ça vaut vraiment le coup! On déjeune dans un resto grec avant de filer à Louvain la neuve faire un peu de shopping, le temps n’étant pas terrible avec un crachin qui ne nous lâche pas. On prend un dernier verre puis direction Bruxelles pour aller voir Editors au cirque royal.

 

C’est une très jolie salle, on est en gradin cette fois-ci. D’un coté je suis contente de pouvoir m’assoir n’étant pas en grande forme, d’un autre coté je sais que je vais être un peu frustrée de devoir rester assise durant le concert, même si ce n’est pas sur Editors que je m’agite le plus. Ma copine passe aux toilettes et c’est vraiment honteux de voir que c’est payant alors qu’on a déjà payé suffisamment pour l’entrée de la salle, sans parler que l’hygiène est assez déplorable.

La première partie, c’est Andy Burrows, un chanteur que j’ai déjà vu plusieurs fois en première partie. Disons que le monsieur à une jolie voix mais que chacune de ses chansons se ressemblent comme deux gouttes d’eau, la même soupe un peu niaise, bref on s’ennuie et on est bien content quand ça se termine. Vient enfin Editors et c’est toujours la même qualité. Tom Smith à toujours autant de charisme sur scène, sa façon de bouger, de chanter, sa voix, tout est au top. La setlist m’a énormément plut car, comparé à celle de Paris, certaines chansons changent et les titres que je n’ai pas eu à Paris, j’ai pu les entendre à Bruxelles. Des titres de leur dernier album que j’aime beaucoup, certains de leur album précédent que j’ai encore plus aimé, et bien sur certains titres incontournables. Je suis très contente aussi de réentendre No one but the wind chantée par un Tom Smith seul avec sa guitare, une très belle chanson et comme à Paris ce fut un moment intense. Pour la dernière chanson de la setlist, Tom interpelle un jeune garçon d’environ 6 ou 7 ans, qui a passé tout le concert sur les épaules de son père a tapoter le crane avec ses mains en rythme. Tom l’invite sur scène mais l’enfant semble un peu perdu et flippé sans son père, du coup il monte également sur scène et les deux passeront la dernière chanson avec le groupe, un moment très sympa!

Deux jours qui m’ont fait le plus grand bien et encore un superbe concert d’Editors!

La dolce vita en Sicile

En ce début d’automne, je suis partie avec une amie quelques jours en Sicile. Comme nous ne pouvions rester que très peu de jours, il a fallut choisir et on s’est décidé pour la région de Catane sur la côte est de l’ile. On fait donc l’impasse sur les iles éoliennes, Palerme et quelques autres sites réputés. On atterri après 2H30 de vol sur Catane, deuxième plus grosse ville de Sicile. Nous ne restons pas à Catane, direction Taormina, notre destination finale. Depuis l’aéroport de Catane, un bus permet de se rendre directement à Taormina. Il faut compter 1h30 de route, mais l’avantage du bus par rapport au train, c’est que le bus nous dépose dans le centre ville perché dans les hauteurs, alors que le train nous laisse entre Taormina et Giardini Naxos, à 45 minutes à pied du centre ville, par des routes qui grimpent.

Vue depuis le balcon de notre chambre, l’Etna et la mer

Arbuste de jasmin

On arrive donc en fin d’après midi à Taormina. Notre bed and breakast est top, chambre confortable, salle de bain moderne et un balcon qui donne sur la mer, sur la ville et sur l’Etna. Pour le peu de temps qu’il nous reste ce jour, on visite le centre ville, la fameuse rue Umberto Corso, rue piétonne qui enchaine les restaurants, les bars, les boutiques, et les glaciers. Les balcons sont très fleuris, les céramiques décorent les murs. On dine dans une pizzeria, la Napoletana, très très bon.

Pizza, La napoletana, Taormina

Taormina, Umberto Corso, Piazza ix aprile

Le lendemain, on prend le petit déjeuner sur le balcon de notre chambre, puis on visite le teatro greco, qui date du 3e siècle avant JC. L’entrée n’est pas donnée, 10 €, mais ça valait le coup, l’arène est bien conservée et la vue sur la baie de Taormina est époustouflante. On continue la visite en passant par les ruelles piétonnes, on passe sous les jasmins en fleurs, les bougainvilliers roses, les palmiers, les orangers, les mandariniers. On croise quelques chats à l’air blasé. On visite ensuite le jardin communale, un beau parc crée par une écossaise tombée amoureuse de la région au 19e siècle, de magnifiques arbres, une belle vue sur la mer.

Teatro greco, Taormina

Jardin communale, Taormina

On prend ensuite le bus jusqu’à la gare Giardini Naxos pour prendre le train direction Syracuse. Le quartier de la gare de Syracuse est désert et pas très accueillant, mais quelques pas plus tard, les choses deviennent vite intéressantes. On passe devant les ruines du temple d’Apollon. On se balade dans les ruelles du quartier d’Ortygie, c’est vraiment un beau quartier.

Vestiges du temple Apollon, Syracuse

déjeuner sur le pouce, Caia Piada, Syracuse

On déjeune à Caia piada qui sert des sortes de pain très fin et un peu sec fourré à la mozzarella, tomates et olives, délicieux. On continue la balade, on descend sur une toute petite plage avant de longer les remparts d’un château, juste au bord de mer. On passe par la place Duomo, puis la fontaine de Diane et il est déjà temps de reprendre le train pour Taormina après une très bonne glace à la pistache. On découvre que durant notre visite à Syracuse, il a plut sur Taormina, on y a échappé. On dine à la trattoria tiramisu, pâtes tomates aubergines, légumes grillés, et tiramisu bien sur, pour le dessert.

Syracuse

 

Bord de mer et fontaine de papyrus, Syracuse

Tiramisu!

Mercredi, on se lève plus tôt, nous avons rendez-vous avec un guide qui va nous conduire en jeep sur l’Etna. On est rejoint par un couple français de Toulouse et un couple Suisse. Le matin dans les rues de Taormina, il n’y a pas encore la foule de touristes et les vendeurs ambulants, il n’y a que les commerçants qui ouvrent leurs boutiques et les camions de livraisons. Notre guide, un sicilien qui parle parfaitement français, nous emmène au point de ralliement de toutes les jeeps. Les participants sont divisés en groupes selon leurs langues, les allemands, les anglophones, et les français. On représente le plus petit groupe. On roule vite sur les routes jusqu’à l’Etna.

L’Etna

Quelques villages, des châtaigniers qui croulent sous les châtaignes qui ne demandent qu’à être cueillies, les premières traces de coulées de lave refroidies depuis longtemps. Notre guide nous présente la flore endémique de l’ile, typique de l’Etna, les pierres de basaltes utilisées partout dans la région, il nous explique le fonctionnement des volcans, les cratères principaux et secondaires, le pourquoi de la couleur noire, rouge, nous montre des pierres volcaniques bleutées, dorées, selon la composition du sol. On part en balade dans des décors parfois lunaires, parfois avec une végétation particulière, à environ 1700 mètres d’altitude.

C’était très intéressant et surtout impressionnant de grimper autour des cratères secondaires, de sentir la chaleur du à un phénomène de condensation, de se balader sous un beau ciel bleu et d’un coup être entouré de nuages et de brouillard. Après un bon moment, on reprend la route pour visiter une très ancienne grotte formée par des coulées de lave, autrefois utilisé par des bandits de grands chemins pour cacher leurs butins avant de servir de réserves pour conserver la glace entreposée durant l’hiver. On descend muni de casques et de lampes torches. Puis on termine par une balade en foret à la recherche de champignons.

J’ai beaucoup aimé la sortie, les deux couples qui nous accompagnent sont sympas et agréables et notre guide nous emmène toujours loin des autres groupes qui participent à l’excursion. Il finit par nous emmener dans un chalet en bas d’une station de ski afin de faire une pause pipi et nous propose alors de soit de rester comme prévu dans l’auberge afin de manger et boire, soit de repartir tout de suite afin de faire une dégustation dans une boutique qui se situe à cinq minutes de route. On choisit bien sur la dégustation. Pâte à tartiner aux pistaches, miel au citron, miel à l’eucalyptus, pesto à la pistache, et quelques alcools locaux. Je ne repart pas les mains vides, les pâtes à tartiner à la pistache, le miel citron et le pesto à la pistache m’ont plus que convaincu!

 

Isola bella, plage, Taormina

On retourne ensuite à Taormina. Depuis le centre ville, on reprend un téléphérique qui nous emmène sur le bord de mer. Isola bella est une très jolie plage de galets reliée à une ile. La mer est présente de tous les cotés. Nous ne nous baignerons pas, mais il y a pas mal de gens qui se jettent à l’eau. On se balade les pieds dans la mer, le soleil est agréable sans être trop chaud. En été l’endroit doit être pris d’assaut. En dehors de Taormina, des plages de sables existent, mais nous nous contentons d’Isola bella. C’est très reposant d’écouter le bruit des vagues, de profiter des lieux.

Taormina

Jeudi est déjà notre dernier jour. Après notre petit déjeuner sur le balcon face à la mer et à l’Etna, on fait un tour dans le centre ville encore bien vide mais pas pour longtemps. Mon amie grimpe les 300 marches qui mènent à la madonna della rocca, mais personnellement, je n’en ai pas le courage! je me balade dans les ruelles du centre, je m’assois face à la mer sur la place piazza IX aprile puis on se rejoint pour profiter du calme de la ville une dernière fois.

 

Brioche, expresso et granité citron au Bam bar, Taormina

On prend place en terrasse avec expresso, brioche à 1€ et granité citron, les spécialités du Bam Bar, et ça valait le coup. A midi, il est déjà temps de repartir pour l’aéroport de Catane, retour Paris. J’ai adoré la Sicile, les gens sont calmes, accueillants, agréables. Taormina est une très jolie ville, les ruelles colorées, les buissons de jasmins, de bougainvilliers, les agrumes partout, la vue depuis le teatro greco. J’ai beaucoup aimé la visité de Syracuse aussi, dommage que nous ayons pas eu le temps de visiter le parc archéologique qui se situait dans un tout autre quartier de la ville. L’excursion sur l’Etna m’a beaucoup plut avec l’organisme Go Etna, notre guide est passionné et savait parfaitement nous expliquer l’activité du volcan et répondre à nos questions. J’ai adoré passer du temps les pieds dans l’eau à écouter le bruit des vagues. Je suis loin d’avoir fait le tour de l’ile, il y a énormément de choses à voir et j’aimerais bien revenir une prochaine fois plus longuement et profiter encore de la douceur de vivre et de leur très très bonne gastronomie!

Vacances à Oban, Écosse

Cet été, encore et toujours l’écosse pour les vacances! Je quitte Paris en pleine canicule sans aucun regret!

Comme à chaque fois, je me dis que pour mon prochain voyage dans les Highlands je prendrais l’avion et pas le train et comme à chaque fois les horaires et les prix des avions qui se rendent à Glasgow ne me conviennent pas. C’est cher, les vols sont quasiment toujours avec escales, les horaires pas commodes, bref, je finis par y aller en train. Direction Londres saint Pancras puis Euston station à 8 minutes à pied, ce qui me permet de remarquer qu’à Londres il fait quasiment aussi chaud qu’à Paris.

   

Université de Glasgow

Suit 4h30 de train pour me rendre à Glasgow où je passe la première nuit de mon voyage, histoire de ne pas enchainer 10 heures de train le même jour. A Glasgow, je me perds un peu suite à des blocages de rues. Il s’agit en réalité des championnats d’Europe jumelé aux championnats d’Europe d’athlétisme. L’athlétisme se déroule à Dublin et les autres sports, nage en eaux libre, natation, golf, plongeon et autre, se déroulent à Glasgow. La journée est presque terminée, je fais un tour au centre ville histoire de me dégourdir les jambes, je récupère les tickets de train pour mon voyage du lendemain, je fais quelques boutiques mais je n’achète rien et je décide de diner tôt à Wagamama. J’ai toujours voulu tester cette chaine de restaurants asiatiques. Finalement le résultat est mitigé: les gyozas qui m’ont fait de l’œil s’avèrent loin d’être aussi bon et appétissants que ceux de mon resto japonais préféré à Paris. Les sobas avec des morceaux d’agneau rôti et légumes sautés ne sont pas mal du tout, mais comme souvent les anglais noient leurs plats sous une pluie d’épices en tout genre, ce qui couvre le gout des aliments.

Kelvingrove gallery

Le lendemain, j’ai la matinée de libre avant de prendre mon train de 12H21. L’année dernière j’avais prévu de visiter l’université de Glasgow et la Kelvingrove gallery mais il avait tellement plut qu’au bout de 10 minutes de marche j’étais littéralement trempée jusqu’aux os et avait du renoncer. Cette année, il fait bien nuageux, mais pas de pluie, alors je prends le bus jusqu’à l’université pour me faire gagner du temps. Je n’ai pas été déçu par ma visite. Certes à 9h30 rien n’est ouvert au public, si ce n’est les portes et couloirs menant dans les divers cours et jardins. Et c’est déjà pas mal, j’ai pu voir le cloitre, magnifique, une entrée digne d’un château avec ces tapisseries et statues, et à travers une fenêtre j’ai pu apercevoir une salle d’examen ou encore de majestueux vitraux. Il faudra y retourner avec l’aide d’une visite guidée afin de voir probablement des endroits qui valent le coup.

Vue sur Kelvingrove gallery depuis l’université de Glasgow

Après mon petit tour, je me rends à la Kelvingrove gallery, un musée gratuit à environ 15 minutes à pied de l’université. Le musée est sympa à faire bien que je ne reste pas longtemps, faute de temps. Après ça direction la gare et le train pour Oban, une ville côtière, j’avais comme une envie de voir la mer cette fois ci. L’année dernière j’avais choisi Fort William, plus au nord et au bord d’un loch. Oban et Fort William sont desservie par le même train au départ de Glasgow, mais il faut choisir son wagon car à Crianlarich, à mi chemin, le train se sépare, une moitié part pour Fort William au nord, l’autre pour Oban à l’ouest.

Oban

Oban me semble plus grande que fort William bien que le monsieur de mon bed & breakfast m’affirme le contraire. En tout les cas, ce qui est sur, c’est que Oban est bien plus animée que Fort William. Beaucoup plus de magasins, d’artisanat, un Boots, et même des enseignes qu’on ne voyaient pas à Fort William, comme New look, WHSmith, ou encore Waterstone.  Coté restaurants il semble également qu’il y ait plus de choix. Par contre, il y a aussi plus de monde je trouve et plus de touristes de tout horizons!

Coquille saint Jacques et cabillaud au fish au Waterfront fish house restaurant

Mon bed & breakfast se situe dans un quartier résidentiel, à 5 minutes de la gare mais perchée sur une colline, donc des rues pentues à remonter avec la valise. Pour le reste de l’après midi je me promène au centre ville, je fais quelques boutiques, je repère les lieux et puis je me rends dans un restaurant de poissons réputés. Comme la plupart des resto en écosse, il ouvre à 17h30 et propose des menus moins chers que le service de 19h. Ce fut très bon, coquilles saint jacques en entrée, filet de cabillaud avec pommes de terre, champignons et brocolis.

L’ile de Iona et l’abbaye d’Iona

Dimanche enfin les choses plus sérieuses commencent. L’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi Oban c’est les excursions en mer qui sont proposées. J’ai réservé l’excursion Three isles tour. On prend le ferry pour l’ile de Mull pour 45 minutes, puis un bus nous fait traverser l’ile de Mull jusqu’à la pointe sud. 1h15 de route avec notre conductrice qui nous raconte pleins d’anecdotes et d’histoires concernant l’ile. Montagnes, vallées, ruisseaux, chutes d’eau, paon sur le bord de la route, moutons, vaches écossaises, daims…une fois au sud de l’ile de Mull, on prend un autre ferry pour 10 minutes afin de se rentre sur l’ile de Iona. Très belle ile calme et tranquille, avec son abbaye du 13e siècle, ses ruines, ses plages de sables blancs. Je me promène le long de la mer, je visite l’abbaye dont le café propose des pâtisseries délicieuses (le cake au citron est très bon), puis je part me reposer sur le sable blanc d’une des plages en attendant 15h.

Iona

A 15h un bateau plus petit nous emmène sur l’ile de Staffa à environ 40 minutes de Iona, dernière étape de notre tour. Le bateau tangue énormément et n’avance pas vite. Je me demande pourquoi lorsqu’une annonce faite au micro nous donne l’explication, des dauphins nous suivent ! Tout le monde s’excite, les dauphins nagent à coté du bateau, juste sous la surface de l’eau, et s’amusent à sauter et nous faire le spectacle. Je ne m’attendais pas à voir de dauphins c’était top!

Dauphins, macareux, ile de Staffa

Une fois sur l’ile de Staffa, nous avons un peu près une heure de libre. Staffa est connue pour ses formations rocheuses étranges suites à des éruptions de lave, qui ressemblent un peu à la giant causeway en Irlande du nord. L’intérêt principal, ce sont les “puffins”, des macareux moines. Les gens peuvent les approcher de très près, j’avais très envie de les voir, mais on m’avait prévenu qu’en générale ils partaient pour d’autres horizons chaque année à la fin du mois de juillet et nous sommes la première semaine d’aout. Je me dis qu’au pire, j’aurais vu des dauphins et puis non finalement les macareux sont encore là. On les voit s’avancer vers nous, se cacher dans des terriers d’herbe, prendre leur envol, plonger dans l’eau et revenir. De l’autre coté de l’ile on peut se balader sur les fameuses formations rocheuses, mais j’ai un peu le vertige, et je ne vais pas jusqu’au bout. La journée fut longue mais bien remplie, une excursion que je ne regrette pas! Au départ lors de notre arrivée à Mull, il faisait vraiment moche, pluie, brouillard vent, mais il a suffit qu’on prenne la route vers Iona et la météo s’est bien améliorer on a même eu quelques rayons de soleil!

Staffa et les macareux

Le lendemain, je prends mon temps et j’en fais pas trop. Après le traditionnel petit déjeuner écossais, je me rends à la McCaig tower, une sorte de monument inspiré du Colisée de Rome, construit au 19e par un banquier de Oban qui voulait en faire un musée et une galerie d’art, mais qui sera finalement un square public. Planter dans les hauteurs de la ville, on y a une vue magnifique sur la baie et les environs.

 

Dunolie castle et alentour

Je redescend ensuite dans le centre ville, je fais un tour dans les boutiques souvenirs, la librairie waterstone, new look, le whsmith, les confiseries du coin, le port, le centre d’information pour me renseigner sur certaines excursions puis il est l’heure de déjeuner. A Oban la spécialité est le poisson local et les crustacés, notamment, le crabe, les langoustines et les moules. Je me rends sur le bord de mer pour tester dans un resto les langoustines. C’est un peu cher mais je tente, je n’en ai jamais mangé et apparemment ici elles sont plus que fraiches. C’était pas mal, le plat est généreux.

Langoustines et gaufres

ça reste un plat léger dans le sens où les langoustines sont servis sans rien si ce n’est un morceau de pain, du coup j’ai la place pour un dessert. Je me rends à Oban chocolate company, un salon de thé très connue et très apprécié ici pour ces chocolats artisanaux fait sur place, ces cakes et surtout le chocolat chaud et les gaufres fraiches. Je prendrais un thé à la fleur de jasmin délicieux, avec des gaufres fraises fraiches, chantilly maison et sirop d’érable, à ne surtout pas rater si on passe dans la région!

 

Oban sous le soleil

Pour l’après midi, je me rends au Dunolie castle. C’est une balade au bord de l’eau très agréable depuis le centre ville, une petite vingtaines de minutes via un chemin forestier. Le château en lui même est sympathique, composée d’une villa ancienne, une belle foret, de beaux jardins, et les ruines du château d’origine, tout en haut d’une colline, face à la baie d’Oban. Dans la foret autour on peut voir énormément d’oiseaux de différentes espèces, des vaches écossaises et des moutons. Bien sur pas de diner ce soir la, j’ai ma dose! je finis la journée en me baladant au centre ville sous un beau soleil.

Duart castle

Mardi je reprends le ferry pour Craignure sur l’ile de Mull. Une navette doit emmener les voyageurs du ferry jusqu’au Duart castle, qui se trouve à 10 minutes de route ou à une heure à pied. Mais comme je n’ai pas réservé de place dans la navette, je dois attendre que le chauffeur face 1 premier voyage et revienne chercher ceux qui n’ont pas réservé. L’attente est à peine de 15 à 20 minutes, il fait beau, on est face à la mer, tout vas bien. Sur la route, on peut voir des vaches, des moutons, le chauffeur nous indique que parfois des daims traversent. Il nous raconte aussi que face à Duart castle, il y a un château construit récemment par une suisse française. Ce qui se passe derrière les murs est un vrai mystère et la proprio n’est jamais venu. Le château est ouvert au public deux jours par an, histoire d’éviter de payer des impôts.

Vue depuis Duart castle

J’ai adoré ma visite de Duart castle, demeure du clan Maclean. On nous montre des photos avant la restauration, les ruines étaient inhabitables. La cuisine, la chambre de maitre, le secrétaire, la salle à manger d’apparat, les cachots, la chambre de bonne, la salle de bain qui date de 1911, les photos de famille depuis l’apparition de la photo au 19e siècle jusqu’aux dernières générations actuelles. J’ai beaucoup aimé certaines vieilles photos, les enfants devenant eux même parents puis grand parents etc…quelques robes du 19e siècle sont exposées et sont incroyablement bien conservées je trouve. Comme souvent dans les vieux châteaux écossais, on a droit à une histoire rocambolesque digne d’un film. Ici c’est l’histoire d’un des maitres de maison qui n’était pas content de son épouse, qui ne lui donnait toujours pas d’héritier. Il voulait se remarier mais il devait d’abord se débarrasser de sa femme qui avait le mauvais gout de ne pas mourir. Il l’emmena alors sur un rocher au large du château, qui devait bientôt se retrouver submergé par la marée et noyer sa femme. Mais cette dernière à force de hurler attira un bateau de pêcheurs. Elle fut sauvée et ramenée chez son frère qui reçut une lettre de son beau frère lui annonçant alors la mort de sa sœur et sa venue pour lui apporter le cercueil afin qu’elle soit enterrée avec sa famille; mais quand il arriva, il fut bien sur surpris de voir sa “défunte” femme bien vivante assise à la table de famille.

Mull et autour

La visite du château est très intéressante, très bien faite. Et les extérieurs sont tout aussi charmants. On peut se balader sur des chemins au milieu des herbes et des fleurs sauvages jusqu’au bord de mer, faire le tour du château et visiter aussi une forêt plantée récemment. Le salon de thé est très accueillant, on peut soit y boire une boisson chaude, une pâtisserie ou même déjeuner. J’avais prévu d’aller à Tobermory, la ville principale de l’ile de Mull à une heure de route en bus après le château mais finalement je sus restée à duart castle jusqu’au milieu d’après midi, avec le vent, la bonne odeur de la mer, la bonne odeur de l’herbe mouillée, le soleil, le bruit du vent dans les arbres, c’est reposant, tranquille, une superbe journée! Je retourne à Oban en fin d’après midi, je me balade, j’organise ma journée du lendemain et finalement, même si je n’ai pas très faim, je décide d’aller diner à l’ouverture du resto à Coast. Après plusieurs jours de poissons et crustacés, j’avais envie d’essayer le fameux bœuf angus Aberdeen. Mais je fut très déçu par ce restaurant soi disant réputé! les serveuses sont plutôt agréables, mais la viande est dure comme du béton, les légumes qui l’accompagne assez insipides, je ne finis même pas mon assiette. Je prends tout de même un dessert, une sorte de dessert au citron, shortbreead et sorbet cassis. Le dessert est très froid, il doit être dans le frigo prêt à être servit, depuis des heures. C’est assez liquide, sans intérêt aussi bien sur la consistance que sur le gout. En plus d’être très cher, c’est décevant c’est très rare chez moi de ne pas finir un plat au resto, et encore moins les desserts.

 

Ile de Iona

Pour mon dernier jour, je décide de retourner sur l’ile de Iona. Lors de l’excursion organisée par west coast motor, je n’ai pas eu assez de temps pour profiter pleinement de l’ile et j’avais très envie de la voir sous le soleil. Car aujourd’hui, comme hier le beau temps est toujours là. Après un crachin matinale, le temps s’éclaircit et je pars prendre pour la 3e fois le fameux ferry qui relie Oban à l’ile de Mull.

Pour se rendre sur l’ile d’iona, vous pouvez passer par west coast motors et prendre l’excursion à 38 livres qui comprend le ferry, le bus jusqu’à Fionnphort, le ferry jusqu’à l’ile d’iona. Vous pouvez le faire par vos propre moyens, mais entre le prix des ferry et le prix du bus, vous en avez tout de même pour 28 livres. vous économisez donc 10 livres, sauf que si vous voulez avoir un bus local qui vous amène à Iona à votre descente du ferry, il faudra prendre le ferry de 7h30 du matin donc bon courage. Je décide de la jouer tranquille et prendre l’excursion clé en main, qui me permet de prendre le ferry de 9h50, ce qui déjà m’oblige à me lever à 7h.

il y a une petite blague sur l’ile de Mull qui dit que les pluies sont tellement localisées dans la région que dans une voiture décapotable, le conducteur peut être sec et le passager trempé. Et ce n’est pas faux ! alors que nous sommes à quelques minutes de notre arrivée sur l’ile de Mull,  à l’avant du ferry il se met à pleuvoir alors que sur l’arrière du bateau est au sec! Notre chauffeur une fois dans le bus, nous parle de l’ile, comme lors de mon excursion du dimanche. Le quotidien des élèves de l’ile, le fait qu’aucun femmes n’accouchent sur l’ile mais doit se rendre sur le continent 6 semaines avant le terme car pas d’hôpital sur Mull, on passe devant l’ancienne maison de Phil Collins. nous repassons par la même route prise le dimanche dernier, qui mène à Fionnphort.

Une fois sur l’ile de Iona, je remonte la route qui passe le long de l’abbaye, je passe quelques barrières de bois dans les champs que l’on referme derrière soi pour empêcher les animaux de sortir, et j’arrive sur l’une des plus belles plages de l’ile. On se croirait presque dans les caraibes, le ciel est bleu, la mer turquoise et le sable fin et blanc. Mais les températures nous rappellent  l’ordre! une seule personne osera se baigner sous les applaudissements des autres visiteurs!

De retour à Iona, je dine au restaurant de poissons que j’avais testé lors de mon premier jour et je dis au revoir à Oban. Le lendemain, le parcours du combattant m’attend, 3h30 de route jusqu’à Glasgow, 4h20 jusqu’à Londres, puis 2h15 avec l’eurostar pour Paris. L’organisation eurostar coté londonnien est toujours aussi chaotique (une seule file quelque soit l’heure de départ du train et donc un temps d’attente pour passer les contrôles difficile et le train pour Bruxelles et pour Paris qui partent à 3 minutes d’écart sur le même quai). Finalement, en arrivant 30 minutes avant le départ, je monte dans le train 5 minutes avant le départ.

Je ne regrette pas mon choix pour cet été. Contrairement à Fort William, Oban offre moins de possibilité de randonnée autour. Sur l’ile de Mull, quelques randonnées possibles mais qui sont jugées difficiles. J’ai donc beaucoup moins marché que lors de mes voyages écossais précédents, mais Oban offre des excursions en mer sur les iles de Staffa ou Iona qui valent vraiment le détour. J’avais une envie de voir la mer! Je retiens la rencontre avec les dauphins et avec les macareux, les plages de sable blanc de Iona, l’ile de Staffa, la visite de Duart castle, et les restaurants de poissons!

 

 

Une semaine en Algérie

Avec le printemps, je suis partie quelques jours en Algérie en avril, accompagnée par une amie belge. Nous atterrissons en fin de journée sur Annaba, qui se situe au bord de mer à l’est du pays. Nous restons deux jours sur celle qu’on appelait Hippone Regus du temps des romains. Le lendemain matin, une amie nous emmène en voiture visiter la basilique Saint Augustin. Saint Augustin est un romain d’origine berbère qui vécut à Annaba et qui fut l’un des pères fondateurs de l’Église catholique.

La basilique saint augustin date de la fin du 19e siècle et surplombe Annaba. Construite au sommet d’une colline, on peut voir les ruines romaines d’Hippone. La basilique fut entièrement rénovée très récemment. On visite ensuite le dispensaire qui est collée à l’église, dans lequel vit des retraités sans argent ou famille dans un confort que beaucoup n’ont pas. Des chambres spacieuses, individuelles, des lits médicalisés, on croise quelques bonnes sœurs sympathiques, un chat qui joue les pacha, de vieilles dames émouvantes contentes de nous voir…

Basilique Saint Augustin

A Annaba à cette période de l’année, c’est très fleurie. Les orangers croulent sous les fruits, on voit déjà les premiers nèfles, le bougainvilliers, le chèvrefeuille et le jasmin sont partout, c’est très agréable. On continue la visite en se rendant au pied du téléphérique qui grimpe durant un bon quart d’heure jusqu’à la ville de Seraidi, tout en haut d’une petite montagne. Le voyage est impressionnant, surtout au retour en descendant. On passe au dessus de potagers, de moutons, de vaches, de coqs, de cours d’eau. Au sommet, on ne fait pas de tour dans le village, un épais brouillard nous motivent à redescendre rapidement, d’autant que l’intérêt est plus le trajet que la destination, la vue sur la baie est très belle. Une fois redescendue on se rend sur le bord de mer. Le sable fin, la couleur de l’eau, voir le littoral, les pêcheurs, les rochers, ça vaut le coup d’œil. Plusieurs plages se succèdent face à la ville.

Téléphérique pour Seraïdi

Centre ville Annaba

Le lendemain, on se rend dans le centre ville, on passe par “le cour”, une énorme place centrale sur laquelle les gens boivent un café ou lisent le journal. A chaque extrémité, des arbres plus que centenaires trônent, impressionnant à voir. On passe par la gare style art déco, très jolie, avant de nous rendre à nouveau sur le bord de mer pour continuer la balade commencée la veille, le long de l’eau. On finit par prendre un bus qui nous emmène loin du centre au bord de mer toujours. Après une petite grimpette, on arrive au sommet d’une colline sur laquelle on peut visiter une grotte très ancienne. D’après les fouilles, des hommes préhistoriques y ont vécu. On peut admirer la vue sur la mer des deux cotés de la colline. En redescendant on croise un vieux berger qui précède son troupeau de moutons. On passe derrière lui et les moutons semblent perplexes, entre les ordres du berger d’avancer et nous qui sommes sur le bord de la route, c’était assez drôle de les voir nous regarder avec curiosité. Finalement le 3e cri de ralliement du berger aura raison des moutons. De retour en ville, on se balade sous un beau soleil au bord de la mer, la corniche contourne un rocher qui sépare les deux grandes plages du centre ville. On a terminé avec Annaba. C’est une ville agréable, avec ces grandes plages de sable fin, les eaux turquoises de la méditerranée, les maisons qui croulent sous les orangers, bougainvilliers, les cages à oiseaux que tout le monde trimballent partout, présentes devant la porte de chaque boutique, les palmiers…

Bord de mer, Annaba et environ

Le lendemain, direction la gare routière pour prendre le bus pour Constantine à environ deux heures de route. Constantine est une ville historique, l’une des plus ancienne cité du monde encore debout aujourd’hui. Elle s’appelait autrefois Cirta, capitale de la Numidie avant JC puis l’empereur Constantin 1er la baptise Constantine.

Constantine, vue sur les gorges, pont suspendu

Elle est construite principalement sur deux rochers reliés par des ponts, elle est d’ailleurs surnommée la ville des ponts suspendus. Le temps d’arrivée et de nous reposer, c’est déjà l’après midi. On part se promener le long des gorges et on grimpe jusqu’au monument au mort, qui rend hommage aux personnes mortes durant la première et seconde guerre mondiale. De la haut on a une vue sur les gorges et l’un des ponts suspendus les plus impressionnants de la ville. On redescend jusqu’au centre ville.

Pont suspendu de Constantine, vue sur les gorges, monument aux morts

Le jour suivant on démarre tôt pour nous rendre a Timgad à deux heures de route de Constantine. Sur la route, c’est collines verdoyantes, prairies recouvertes de petites fleures jaunes, lac de sel, puis enfin Timgad, une ancienne cité romaine qui abritait beaucoup d’anciens officiers de l’armée romaines à la retraite et qui date de l’année 100.

Timgad

Le site est immense, avec une arche en parfaite état, une arène, une bibliothèque, des temples, des termes. C’est impressionnant de se balader entre les ruines, les colonnes, les bâtiments. On finit la journée à manger des brochettes, les meilleures qui soient, puisque nous sommes dans une région reconnue pour la qualité de la viande. Sur la route on passe devant le tombeau de la medrasen, un mausolée numide qui date du 3e siècle avant JC. L’édifice est dans un état de délabrement important, mais reste impressionnant à voir.

Tombeau de la Medrassen, mausolée royale, 3e siècle avant JC

Le lendemain hélas, c’est brouillard et nuages. Le matin, on se promène en centre ville, et en insistant gentillement on arrive à entrer dans le théâtre de la ville, qui date du 19e siècle. La salle est très belle, le plafond aussi, même si le lustre a été décrochée pour entretien.

On est accueilli par une équipe qui répète une pièce pour enfant , avec qui on discute un peu. On se balade dans le centre ville, on fait quelques boutiques, puis on monte dans les vieilles ruelles de la ville qui abritent un marché, des boutiques, des stands, des ruelles toutes piétonnes. On s’arrête au marché aux fleurs, qui vend de magnifiques cactus, du jasmin, du bougainvillier, des mufliers, et des bouteilles d’eau de fleur d’oranger et d’eau de rose, car c’est justement la période de la distillerie de ces deux essences, spécialité de la région au début de chaque printemps. On peut d’ailleurs voir des distilleries au travail. On se dirige ensuite à saint jean, un quartier commerçant, dans lequel je m’achète des bijoux. L’après midi on visite le palais du Bey, ancien palais des rois du temps des turcs.

Palais du Bey

On décide de visiter le musée nationale Cirta, qui retrace l’histoire de la ville depuis la préhistoire. Le musée n’est pas très grand, mais il y a des pièces intéressantes surtout du temps de la préhistoire et de l’époque romaine. On peut y voir des coquilles d’escargots avec un trou toujours au même endroit, que les hommes faisaient pour atteindre l’escargot et le manger. Des outils, des pierres gravées d’écriture cunéiformes, des statues du temps de l’empire romain et des numides, des bijoux, des mosaïques. On fait ensuite un tour en voiture en ville, on passe devant de magnifiques immeubles récents refaits à neuf ou le dernier pont en date, très moderne.

Pour notre dernier jour, on va d’abord à la mosquée Emir Abdelkader. L’émir Abdelkader est un résistant qui a repousser les français lorsqu’ils sont venus occuper l’Algérie au 19e siècle. La mosquée aura mis 30 ans pour être livrée mais ça valait le coup, elle est magnifique. L’intérieur, avec son dôme, ses mosaïques, ses vitraux, ses lustres, et l’extérieur, son jardin, sa fontaine, la vue depuis le parvis. On continue en visitant le quartier de bellevue, un quartier résidentiel, qui permet de voir de très belles villas.

Mosquée Emir Abdelkader

Bellevue

Dans l’après midi, on sort dans le centre de Constantine. On traverse à pied le pond sidi Rashid, puis on traverse les ruelles piétonnes de la vieille ville, on passe devant de grandes villas anciennes du temps des turcs qui sont en pleines restaurations ou à l’abandon complet et qui rappellent un peu la casbah d’Alger. On fait une pause à la terrasse d’un restaurant qui donne directement sur les gorges au dessus d’un pont suspendu, la vue est impressionnante.

Le lendemain, direction l’aéroport, on laisse derrière nous les magnifiques paysages, que ce soit le littoral, la mer, les plages, ou les gorges et autre montagnes ocres, les ruines romaines, les fleurs, la nourriture excellente. Ici les fruits et légumes sont sans comparaison, les oranges, les citrons, les tomates, les courgettes, les aubergines, les dattes, un vrai délice, rien à voir avec les fruits et légumes que l’on trouve en Europe.

Tombeau du roi Massinissa, roi berbère avant JC qui unifia la numide, à l’extérieur de Constantine

L’accueil, les visites, la politesse des gens, la nourriture, les spécialités, les paysages; les sites historiques restent impressionnant à voir et à visiter, les ruines romaines sont nombreuses et bien conservées, j’ai choisi Timgad, mais il existe bien d’autres sites à visiter. J’aurais aimé visiter le sud du pays, le désert, les peintures rupestres, mais il faut du temps et plus d’argent pour ça, peut être un jour…

 

 

Une semaine chez les vikings norvégiens

A la mi aout, je suis partie pour une semaine à Bergen en Norvège. Bergen est une ville basée sur la cote ouest norvégienne et c’est un peu le point de départ pour visiter les fjords. Au départ, je pensais partir 4 ou 5 jours, mais finalement en prenant un appartement sur airbnb, la location pour une semaine complète nous revenait moins cher que de le louer quelques jours.

Pour me rendre à Bergen, nous avons pris l’avion pour Oslo. Il n’y a pas de vol direct depuis Paris pour Bergen alors nous avons décider de continuer la route en train jusque sur la cote ouest. L’itinéraire entre les deux villes est connue pour ses très beaux paysages. A la gare d’Oslo, on essaye de se trouver de quoi manger, mais nous avons déjà un aperçu des prix très élevés norvégiens. Impossible de se trouver un sandwich à moins de 10 euros.

Les jolies maisons typiques, dans le quartier de notre appartement

Le voyage en train sera plutôt une catastrophe car après un peu moins de 2h de trajet, des pannes de courant nous obligent à abandonner le train. Le conducteur, entre deux soupirs désespérés, nous annonce que des bus, van, taxi sont mis à disposition des passagers afin de rejoindre une autre gare, à 2h de route de là, pour reprendre un train jusqu’à Bergen. On es assez dépitées, car avec le temps nuageux, la nuit tombe assez vite sur la région et on ne verra pas trop les paysages qu’on nous avait promis. Malgré tout en collant les mains à la vitre, je peux voir les glaciers et leur parfaite réflexion sur des lacs miroirs. Mais avec les reflets des néons du train, impossible de prendre des photos. Notre arrivée à Bergen est assez chaotique, personne pour nous renseigner, pas un employé de la gare, et tout le monde se jette sur les taxis. Il est 1h30 du matin, et après 10 minutes d’attente, on se jette sur le prochain taxi pour enfin arriver dans notre appartement.

Bryggen, sur le port

Le lendemain, après la journée difficile d’hier, on décide de rester tranquillement à Bergen pour visiter la ville. Après avoir pris des renseignements pour organiser nos prochaines journées à l’office du tourisme, on visite Bryggen, les vieilles maisons qui font la célébrité de la ville sur le port. On se rend ensuite dans un resto le Pingiven, ou le pingouin en français. C’est un resto qui est connue pour les spécialités norvégiennes. Pour ma part, je prendrais du renne avec des légumes. Bon c’est une viande assez forte, plus que le mouton, et même si c’est assez bon au bout de quelques bouchées c’est un peu écœurant. On passe l’après midi à faire quelques magasins et on termine par prendre le funiculaire qui grimpe au sommet d’une colline. Une fois la haut la vue vaut le coup d’œil puis on fait une promenade dans le coin, entre forêt et lac.

Vue sur Bergen

Promenade dans les hauteurs de Bergen

Vendredi, les choses sérieuses commencent avec une excursion qui dure la journée. Nous avions réservé la veille le fameux Norway in a nutshell. Un circuit que l’on peut faire par soi même en réservant les différents transports un à un, mais c’est plus simple comme ça. On prend un train depuis Bergen jusqu’à Myrdal. De là, on prend un train touristique qui passe par de somptueux paysages.

Paysages vue entre Myrdal et Flam

Le train s’arrête au pied d’une cascade impressionnante. On peut descendre du train et approcher la cascade grace à une plateforme. Une musique un peu mystique se fait entendre et une danseuse se met à danser sur le toit d’une maison perchée près de la cascade, comme une petite fée, ce qui fait rire les touristes, c’était très sympa! On reprend la route jusqu’à Flam. Après une pause pendant laquelle on s’installe dans un petit café, on prend un bateau qui traverse le Aurlandsfjord et le Nærøyfjord, les images parlent d’elles même.

 

Fjords vue depuis le bateau

La traversée dure 2h jusqu’à Gudvangen  où un bus nous attend pour nous faire descendre une route de montagne en épingle avec des cascades et autre vue superbes jusqu’à Voss. Enfin un train nous ramène jusqu’à Bergen. Norway in the nutshell ne permet pas de faire des balades ou des randonnées, mais permet de voir de superbes paysages sans se fatiguer et de voir un condensé  des paysages norvégiens en peu de temps. Je retiens surtout le voyage en train flamsbana qui permet de voir des paysages sublimes, tout comme la traversée des fjords en bateau.

Vue sur le chemin, Norway in the nutshell

Le samedi on se lève plus tard vu que la veille on s’est levé tôt. On se balade, on fait un peu de shopping, on déjeune tardivement au tgi friday, une chaine de burger us avant de finalement prendre le cable car, une cabine téléphérique qui grimpe plus haut que le funiculaire. De la haut on a une vue assez impressionnante, par contre il n’y a pas vraiment de balade possible à faire mis à part la descente à pied de la colline qui est faite quand même pour les gens avertis, vue l’état des chemins.

Vue depuis une des collines autour de Bergen

Dimanche on se lève assez tôt direction la gare routière pour prendre un bus pour les chutes Steinsdalsfossen, des chutes d’eau où les visiteurs peuvent passer dessous sans même se mouiller! Sur la route les paysages sont grandioses, des rivières aux couleurs hypnotisantes, des montagnes, des lacs dans lesquels se reflètent des montagnes…Le bus nous dépose juste au pied de la chute et un chemin nous permet de monter et de passer sous la cascade. Le bruit est impressionnant! Heureusement il n’y a pas énormément de touristes et le soleil se dévoile, O miracle!

Chute d’eau Steinsdalsfossen

Une fois redescendu on part faire une balade grâce à un chemin qui passe à travers champs le long de jolies maisons et qui débouche sur un lac. On traverse quelques rues et on se retrouve au bord d’un fjord et d’un lac. L’endroit est très jolie et le temps étrange, averses, grosses éclaircies, averses, à nouveau un beau soleil, etc etc jusqu’à l’arrivée de notre bus qui nous récupère à l’entrée du fjord pour nous ramener à Bergen. Sur la route retour, des trombes d’eau se  mettent à tomber.

Sur les bords du lac et du fjord à Norheimsund

Le jour suivant, on prend un bateau dès 8h du matin pour une croisière sur la cote de Bergen et l’entrée des fjords. Durant les 2h que dure le trajet, on peut admirer des maisons de bois rouge typiques au bord de l’eau, une plateforme pétrolière, on passe au plus près de la cote, puis avec une poignée de voyageurs, on descend sur l’ile de Skjerjehamn. On est gentillement accueillis par une jeune femme qui nous distribue un plan de l’ile et qui nous dirige vers un café dans lequel on a droit à une boisson chaude et une gaufre. L’ile est petite et on fait vite le tour. Le soleil est de sortie depuis ce matin, mais alors que la promenade se termine et qu’on se dirige vers l’embarcadère, la pluie se met à tomber et pas qu’un peu. Heureusement on est bien à l’abri mais le temps à retarder le bateau retour et on attendra une bonne demi heure supplémentaire. Ce n’est pas si grave, il y a quelque chose de très reposant à regarder la pluie tomber dans la mer, tout en étant bien à l’abri.

Skjerjehamn

De retour à Bergen, on déjeune dans l’un des restaurants du port de Bergen, fish me. On voulait manger au moins une fois du saumon mais les restaurants traditionnels ou réputés de la ville n’en avait pas au menu bizarrement, on en trouvait au marché au poisson et dans quelques restaurants autour. Ici, quelques tables, des serveurs débordés, des gens qui passent et repassent pour prendre en photo les vitrines remplies de poissons frais, de crabes, de coquilles saint jacques. On choisi toutes les deux le saumon, servi avec quelques pommes de terres grenailles et un peu de salade. Le saumon est cuit à la minute sur un gril et c’était très bon, même si je n’ai pas ressenti de réelle différence entre le pavé de saumon que j’achète chez mon poissonnier et celui que j’ai mangé à Bergen, si ce n’est la cuisson parfaitement maitrisée.

Gamle Bergen

L’après midi il pluviote par intermittence. On décide de prendre le bus pour se rendre à Gamle Bergen, un musée à ciel ouvert dans lequel est reconstitué des maisons historiques, un  peu comme le Skansen à Stockholm mais en beaucoup plus petit. Le bus nous dépose à une bonne quinzaine de minute du village historique et quand nous arrivons il n’y a quasi personne. Une partie du village est gratuite, on fera même de la balançoire accrochée à un arbre installée juste en face de la baie de Bergen. Dans le village même, plusieurs maisons sont ouvertes au public, la maison du notable de la ville, du dentiste, du coiffeur, de l’imprimeur, l’école, l’épicerie locale, la boulangerie, la salle des fêtes… Tout comme c’était le cas à Stokcholm, il y a quelques acteurs qui déambulent en costumes d’époques.

Dans la maison du notable on discute avec le fils du propriétaire, qui nous explique que son père est dans le textile; il nous propose de toucher des échantillons de tissu pour choisir nos futures robes! L’acteur à le sens de l’humour, comme on le verra aussi un peu plus tard. Il nous demande si on a fait notre choix et devant notre hésitation, il nous explique que c’est normal pour nos cerveaux de faibles femmes, prendre une décision de ce genre c’est trop nous demander et nous ferions mieux de revenir avec notre père ou notre mari pour nous aider à choisir! On se rend ensuite dans l’épicerie, tenue par une commerçante de 1926 qui nous présente les produits tout nouveaux comme le coca cola, “une boisson tout à faire sur maintenant que les fabricants on retiré la cocaïne”. En milieu de visite, les acteurs nous propose de nous réunir dans la rue principale et nous font un petit spectacle très drôle. La riche maitresse de maison, fin 19e, fait son marché auprès d’un commerçant ambulant qui en même temps vient faire la cour à la bonne Anna. C’était très sympa et très drôle tout en nous montrant un peu le quotidien de l’époque.

 

Maison de Edvard Grieg

Mardi c’est notre dernier jour en Norvège. On part prendre un petit déjeuner dans un café recommandé dans plusieurs guides. Mais nous sommes un peu déçues. Il s’avère que Blom café ressemble beaucoup aux cafés typiquement bobo parisien avec une certaine clientèle, qui mise tout sur la qualité du café mais qui finalement ne vend pas grand chose d’autre. Ici, donc il n’y a pas grand chose en vitrine, et on sent que les autres clients ne sont que des habitués. Pour le petit déj, on demande chacune un croissant qui cuit au four (ou qui décongèle plutôt à mon avis), je commande un cookie aux céréales et un cappucino. Le café est bon et reste moins cher que d’autre adresse que j’ai pu faire jusqu’ici à Bergen. Le cookie est très bon, mais par contre le croissant n’a rien d’exceptionnel et surtout il est fourré au nutella, ce qui le rend particulièrement sucré et gras. Sans compter que le serveur n’est pas des plus chaleureux!

Pour le reste de la matinée on part prendre le tramway pour aller visiter la villa de Edvard Grieg, un musicien et compositeur du 19e. Son nom ne me disait pas grand chose, par contre tout le monde connait quelques unes de ses compositions; Le tramway nous rapproche le plus possible de la maison, mais il reste à parcourir 25 minutes de route qui n’ont rien de folichon. La maison est jolie mais on en fait vite le tour. Beaucoup de meubles, beaucoup de photos et de dessins d’époque. On coupe la visite pour se rendre dans une annexe dans laquelle on nous propose un concert. Un pianiste vient nous jouer quelques morceaux du compositeur et qui en profite pour nous raconter des anecdotes sur la vie d’Edvard Grieg et ses compositions. C’est assez captivant et écouter du piano en live c’est toujours intense. Le petit concert ne dure que 30 minutes mais j’en garde un très bon souvenir. Ensuite, on continue  notre visite en se promenant dans le parc de la maison. Si autour de la villa le jardin est ordonnée et symétrique, un chemin menant au bord de l’eau nous entraine dans un coin plus boisé. C’est calme, très beau, dans le plus pure style romantique du 19e siècle. On passe le reste de la journée à Bergen, on déjeune et on profite du beau temps qui est revenu, probablement grâce au vent qui a tout balayé sur son passage.

Vue embrumée de Bergen

Ce premier voyage en Norvège n’est pas totalement concluant au final. J’ai adoré les fjords, on a pu voir des paysages à coupés le souffle, de chouettes balades en bateau, mais au finale, alors que nous sommes restés une semaine on a pas pu profiter de la nature autant qu’on le souhaitait. La bas, a chaque fois que l’on veut sortir de la ville pour aller dans les sites qui en vaut le détour, il faut prendre le train ou le bus et chaque déplacement coute très cher. Pour comparer, quand je vais en écosse, si je veux accéder à une randonnée enchanteresse, voir des décors somptueux, je n’ai qu’à prendre un bus local pour 10/15 min, payer le prix d’un ticket de bus à 6/7eur max et me voilà transporter complètement, je peux me balader comme je veux, les randonnées sont nombreuses et toutes tentantes. En Norvège, chaque déplacement coute cher. Avec Norway in the nutshell qui coute quand même plus de 100 eur, on a droit à un panel de paysages différents, mais au finale on ne fait que changer de transport toute la journée: le train, le bus, le bateau, un autre bus, un autre train, tout s’enchaine sans temps morts. Aucune possibilité de faire une randonnée. La traversée des fjords en bateau dure 2h, mais une fois débarqué il faut très vite monter dans les bus et repartir. J’ai beaucoup aimé le gamle bergen, le village du 19e siècle reconstitué, et j’ai beaucoup aimé la matinée passée dans la maison d’Edvard Grieg. Je garde également un très bon souvenir de ma balade au bord de l’eau un peu plus loin que la chute Steinsdalsfossen; On s’est balader entre le fjord et la mer, c’était une sensation mystique surtout avec le soleil qui illuminait les lieux, soleil qu’on a pas beaucoup vu en une semaine!

J’ai trouvé que les norvégiens ne sont ni chaleureux ni froids, certaines sont très sympathiques, on sent le style scandinave partout, les décorations épurées, les couleurs neutres, les tenues discrètes et simples. Mais je ne pense pas retourner en Norvège pour une simple raison: les prix. Tout est très très cher du simple ticket de bus, aux excursions, en passant par la nourriture et les boissons. Les sandwichs coutent dans les 10 eur, les plats dans les restaurants entre 25 et 35 euros, les excursions entre 70 et 150 pour les plus simples, et les prix peuvent s’envoler encore plus haut…

Quelques jours en Ecosse

Cette année pour l’été, je retourne dans ma région fétiche, l’Écosse. Après une semaine de grosse canicule en France début juillet, je suis contente de fuir la nouvelle vague de chaleur parisienne qui s’annonçait durant mon séjour et je file dans le nord! Cette année, je pars toute seule, j’avais très envie de me retrouver seule quelques jours. En générale, je réserve mes séjours écossais très à l’avance avec l’idée de partir seule, et ce n’est que vers les dernières semaines qu’une amie finit par se joindre à moi. Cette fois ci je me retrouve seule. Ce n’est pas la première fois que je pars seule en vacances mais c’est toujours en Grande Bretagne car c’est un pays dans lequel je me sens bien et où je suis sur de ne jamais m’ennuyer. Le seul point pas trop cool quand on est seule, ce sont les repas. Manger seule c’est pas toujours drôle, même si je passais mes repas en compagnie d’amis grâce à internet.

Pour ce voyage, je pars donc en train jusqu’à Glasgow où je vais passer une nuit. L’avantage à Glasgow c’est que les hôtels ne sont pas chers! J’arrive en fin d’après midi, alors je me contente de faire un tour en centre ville, quelques magasins vu que c’est la période des soldes, puis de me trouver un endroit pour diner. J’avais repérée une pizzeria qui avait l’air très tentante mais quand j’arrive sur place, il y a déjà la queue jusque sur le trottoir. Je finis donc la soirée dans ma chaine de pub habituelle.

 

Loch Linnhe à Fort William

Le lendemain il me reste une matinée avant de prendre mon train pour fort William. Mais ce matin il pleut des cordes! Je voulais me rendre à la Kelvingrove gallery mais je suis trempée littéralement jusqu’aux os avant même d’avoir fait la moitié du chemin. Je laisse donc tombée car cette fois ci j’ai prévu de ne pas trop en faire et de privilégier aussi le repos et le confort, plutôt que de remplir mes journées quoi qu’il en coute. Du coup je retourne à l’hôtel me changer et je pars au pub du bout de la rue histoire de prendre un bon petit déjeuner.

Le train pour Fort William est quelque chose que j’aime beaucoup faire et que j’avais déjà fait lors d’un précédent voyage. Les paysages le long de la route sont justes magnifiques. Le train passe au plus près des montagnes, le long de grandes plaines, ou parfois en pleine foret. On peut voir de nombreuses cascades, de nombreux animaux, on passe par de petites gares perdues au milieu de nulle part. C’est vraiment particulier. Le trajet dure 3h30 mais on ne voit pas le temps passé. Arrivée à Fort William, je dépose mes affaires dans un bed and breakfast et je pars me promener en ville. Fort William est construite au bord du loch Linnhe, je me balade le long de la rue principale et je remonte au bord de l’eau jusqu’à l’emplacement de l’ancien fort. Je profite du coucher du soleil avant d’aller au pub du coin pour diner.

Au sommet du Aonach mor

C’est le mercredi que les choses sérieuses commencent. Ce matin il fait très très beau. Je prends le petit déjeuner en discutant avec une pensionnaire qui me raconte le programme de sa journée. Pour ma part après hésitation, je décide de me rendre au sommet du Aonach mor, une montagne accessible par un téléphérique. L’ascension prend une dizaine de minute et une fois là haut la vue est juste superbe! Il y a deux chemins possibles, l’un court qui permet d’avoir une très belle vue avec peu d’effort et l’autre plus long mais pas difficile du tout et qui permet d’avoir une vue sublime sur les montagnes alentours. C’est une visite qui vaut vraiment le coup d’œil. Une fois redescendue, je reprends le bus pour retourner en ville.

 

Tour en bateau sur le loch Linnhe

 Pour l’après midi, je fais un tour en bateau sur le loch Linnhe. On y a une jolie vu sur le Ben Nevis. Nous étions censer voir des animaux tel que l’aigle doré, des phoques ou encore de possibles dauphins mais finalement nous apercevrons une sorte de grand échassier et la tête d’un phoque en train de nager émergeant des eaux. Le pauvre capitaine du bateau qui a l’air désolé qu’on ne voit pas plus que ça, est gêné, mais bon c’est la nature c’est comme ça, j’aurais fait une belle balade quand même!

Le soir je me rends dans un restaurant réputé de la ville connu pour ses plats à base de poisson et de crustacé local. Les prix sont élevés, je paierais 27£ pour un plat et un dessert et au final, j’ai été très déçue par les plats. Je commande de la sole. Le plat est composé de filets de sole roulés avec des feuilles d’épinard à l’intérieur, le tout posé sur une purée et une crème de patate douce. Et bien c’était très fade, on sent que les feuilles d’épinard ne sont pas cuisinées et que le poisson est probablement cuit à l’eau, sans saveur. Je mangerais donc sans plaisir et je me console avec le cheesecake cappuccino, qui rattrape un peu le reste.

Sur la route des Lower steall falls

Jeudi il ne fait pas très beau. Après avoir laisser passer un peu la pluie le temps de finir mon petit déjeuner, je me rends à la gare de Fort William pour prendre le bus. Le but est d’aller voir les Lower steall falls. Pour ça, il faut prendre le bus 42 qui nous dépose un peu au milieu de nulle part. Je ne vous cache pas que pour cette excursion le mieux est d’avoir une voiture, car depuis la descente du bus il vous faudra marcher environ une bonne grosse demi heure pour atteindre le début officiel de la randonnée. Le chemin menant au lower steall falls est d’une durée d’une heure aller et une heure retour. Pour ma part, je me met en route à la descente du bus. Il n’y a quasiment personne sur le chemin. Je ne mettrais pas une demi heure mais une heure, car sur la route les paysages sont grandioses et je m’arrête toutes les cinq minutes pour prendre des photos. On passe entre les montagnes, on passe au dessus de cascades d’eau, le long des gorges, le long d’une rivière, on croise la route de plusieurs moutons…

Sur la route des Lower stealls falls

Une heure plus tard, j’arrive au point de départ officielle de la randonnée. Ici, on croise déjà plus de monde, des voitures ayant amenées de nombreux petits groupes et des familles. Comme je voyage seule, je partage mon expérience: il est vrai que la marche depuis la descente de bus jusqu’au départ de la randonnée pour les lower steall falls est très belle, mais aussi très isolée. Une fois arrivé au parking qui marque le début officielle de la randonnée, je retrouve plusieurs petits groupes, des familles, qui partent sur le sentier et je passe devant ça:

Et la je me dis que je suis seule, dans un coin assez isolé dans lequel je ne capte aucun réseau internet. Je décide quand même d’avancer et d’aviser au fur et à mesure. Mais le bus retour passe soit à 13h soit à 17h. Pour être sur d’être de retour à temps pour le bus de 13h je me donne une heure limite à laquelle je devrais faire demi tour. Car dans le coin il n’y a ni café, ni distributeur ni même toilette, et que je ne me vois pas rester dans le coin toute la journée jusqu’à 17h! Mais finalement, je n’atteindrais jamais cette heure limite de retour car au bout de dix minutes de marche après le fameux panneau “danger de mort”, je tombe sur un passage qui me semble bien difficile, un amas rocheux luisant d’eau qui m’a l’air glissant à souhait, avec à sa droite, un jolie gouffre assez flippant! je me rappelle que je suis seule ici, et je préfère faire demi tour! Aucun regret au final, car les paysages sur la route m’ont tellement plut que la balade valait plus que le détour!

 

 

Sur la route des Lower stealls falls

J’attendrais une demi heure que le bus reviennent me chercher et me ramène à Fort William. Je passe le reste de l’après midi à me promener et à m’installer dans un resto du coin, Browns restaurant. Je serais moins déçue que pour le restaurant de poisson, même si ça ne me laisse pas un souvenir impérissable.

Old Inverlochy castle

Vendredi, dernier jour avant le retour, je me rends à pied au Old Inverlochy castle, les ruines d’un vieux château fort. Une fois sur place, je découvre un lieu complètement vide, je suis seule au milieu des ruines. Je me balade tranquillement et en ressortant de l’autre coté de la cour, je surprends pleins d’oiseaux qui virevoltent partout, c’est très sympa. Finalement je reprends la west highland way, une route de randonnée qui traverse une partie de la région, et je retourne au centre ville de Fort William. J’en profite pour passer à la gare pour prendre mon billet de train pour Mallaig. Le train passe par la même route que le célèbre jacobite steam train qui a servit pour le tournage d’Harry Potter. Les paysages sont très beau et on passe sur le Glenfinnan viaduct, le fameux pont qu’on voit dans les films.

Glenfinnan viaduct et le Neptune stair case, vu du train pour Mallaig

Une fois à Mallaig, je pars un peu à l’aventure. Je n’ai pas vraiment prévu grand chose et je me rends au port pour me renseigner sur les balades en bateau possible. Un ferry part dans 20 minute. J’ai juste le temps d’aller dans un café m’acheter un panini. Je profiterais de l’attente pour discuter avec le caissier, un écossais d’origine de Glasgow qui me fait savoir qu’il adorerais visiter les alpes. Le ferry traverse la mer pour se rendre à Inervie, un petit village qui n’est accessible qu’en bateau. Il y a quelques maisons, une église, un pub et une poste et c’est tout! On peut se balader dans la forêt autour, au bord de la mer sur les plages de galets, une cascade d’eau fait pas mal de bruit à l’arrière d’une des maison. Pour ceux qui rêvent d’être isolé du monde c’est parfait. On peut voir un bateau faire livraison de certains produits alimentaires, des futs de bière et de bombonnes de gaz, et on peut voir la postière remettre le courrier au capitaine du bateau.

La traversée en bateau entre Mallaig et Inervie

Nous sommes une toute petite poignée de personnes à descendre pour profiter des lieux le temps que le bateau revienne. Le plus gros des passagers sont soient des locaux soit un groupe important venus faire du camping plusieurs jours; je ne capte pas de réseau internet avec mon téléphone, ce qui ne m’étonne pas, mais je ne capte pas non plus de réseau téléphonique ce qui me surprend un peu! En attendant le retour du bateau, je vois trois enfants sauter du ponton directement dans l’eau glacée. Ils feront plusieurs sauts avant de se cramponner au ponton pour voir le bateau arrivé, sans même avoir la chaire de poule, ils n’ont pas l’air d’avoir froid le moins du monde alors que la température de l’air doit être aux alentours de 12/13° et qu’ils ruissellent encore d’eau de mer!

Inervie

Je suis quand même bien contente de revenir à Mallaig. Je n’aime pas la foule, mais là c’était peut être un peu trop! Une fois de retour au port, il me reste une bonne heure avant le départ de mon train, le dernier de la journée! Je me renseigne sur les endroits où je pourrais manger et je tombe sur le site d’une boulangerie qui m’a l’air vraiment délicieuse! Mais lorsque j’arrive, elle est déjà fermée. Heureusement, juste à coté, tenue par les même propriétaires, une pizzeria me fait de l’œil; c’est une sorte de cahute en bois avec à l’intérieur un grand comptoir avec vue sur la baie, et de l’autre un monsieur qui fait les pizzas devant les clients et qui les enfournent dans un four à feu de bois. Pour 8.50£ j’ai droit a une pizza mozza buffala basilic. La sauce tomate est maison et délicieuse, la pâte fine et croustillante, la mozza fondante. C’est un délice! l’un de mes rares repas que j’apprécierais vraiment lors de mon séjour.

Les paysages et les cerfs vu du train pour Glasgow

Le voyage touche à sa fin, samedi matin je me lève tôt, je discute un peu avec le propriétaire du bed and breakfast dans son immense cuisine personnelle, pendant qu’il me prépare gentillement des toasts beurrés, puis je me met en route. D’abord le train entre Fort William et Glasgow que je recommande vraiment. Ce n’est pas la première fois que je fais le trajet et il vaut vraiment le coup d’œil. On passe par des paysages somptueux, des plaines désertiques, des montagnes majestueuses, des lochs, des marécages, des ruisseaux, des forêts, et si vous faites le trajet le matin, vous avez toutes les chances d’apercevoir des daims (ou des cerfs? ), seul et en groupe, qui passent assez près du train.

Le reste du voyage est moins intéressant, entre Glasgow et Londres mais assez stressant puisque le train est en retard de presque une heure, ce qui m’oblige à courir jusqu’à saint pancras pour ne pas rater l’eurostar. Si je devais vous donner un conseil pour vous rendre dans les Highlands, c’est de prendre l’avion jusqu’à Glasgow et finir la route en train. L’écosse me plait toujours autant, c’est vraiment une région qui me repose l’esprit, j’adore les balades, les paysages, les gens toujours gentils et accueillants, facile à aborder. Encore une fois des paysages enchanteurs, notamment au sommet du Aonoch Mor et le long de la route qui mène aux lower stealls falls!