Dernières lectures : Le sorceleur tome 2 l’épée de la providence – The innkeeper serie d’Ilona Andrews – La source de Estelle Vagner – Le nuage d’obsidienne

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Le sorceleur tome 2, L’épée de la providence

de Andrzej Sapkowski

4/5

On retrouve Géralt le sorceleur sur la route comme à son habitude, qui va de rencontre en rencontre, de pays en pays. Il va retrouver au fil de ses aventures, son ami le barde Jaskier, son amour la sorcière Yennefer et il va aussi rencontrer son destin, en la personne de Ciri, une fillette pas commune.

Après avoir lu le tome 1 je retrouve Géralt dans une nouvelle suite d’histoires indépendantes les unes des autres. Il y aura une chasse au dragon qui n’est pas ce qu’il semble être, une histoire qui me rappelle fortement les hobbits et la comté, un triangle amoureux avec Yennefer au centre, une histoire d’amour contrarier entre un seigneur et une sirène. On retrouve l’humour, les histoires fantasy bien racontées, l’univers de Géralt qu’on découvrait dans le premier tome, un recueil de nouvelles. Les deux dernières nouvelles font le lien avec une des histoires importantes racontées dans le premier tome. Geralt rencontre Ciri qui serait sa destinée, et qui permet de faire le lien entre les différentes petites nouvelles des deux premiers tomes et la suite des histoires de Géralt et de son entourage, qui seront développés dans les prochains tomes. J’ai donc hâte de lire la suite.

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The innkeeper serie

de Ilona Andrews

3/5

Dina est une “innkeeper”, elle est humaine mais s’occupe d’un bed and breakfast pas comme les autres, une auberge destinée aux extraterrestres de passage. L’univers est vaste, les créatures extraterrestres multiples et nombreuses. Un pacte très ancien permet à la Terre de vivre sans être détruite, colonisée ou exploitée par une race extraterrestre plus évoluée. Aucun extraterrestre ne doit révéler aux être humains de la Terre leur existence. En contrepartie, ils peuvent considérés la terre comme une escale paisible lors de leur voyage intergalactique. Ils doivent alors être discret et ne séjourner que dans les b&b tenus par les innkeepers qui sont liées biologiquement, magiquement et spirituellement à leur auberge. Relation qui leurs octroi des pouvoirs issus de leurs auberges qui leurs permettent de protéger et accueillir les extraterrestres. Leur mission première est la protection de leurs hôtes, qu’ils doivent servir au mieux.

J’aime énormément les deux autres séries écrites par Ilona Andrews et son mari, à savoir la série Kate Daniels, sa première série qui se terminera en aout avec le 10e et dernier tome et la série The hidden legacy composée de trois tomes. Les deux séries m’ont énormément plut, je me suis donc lancée dans cette 3e série encore inédite, the innkeeper. Je dois dire que l’histoire de Dina the innkeeper ne m’a pas autant plut. Le premier tome est réussi, on retrouve ce mélange d’urban fantasy, d’originalité, d’humour et de personnages intéressants. Dina est une jeune femme qui sous des apparences fragile reste une puissante innkeeper aux pouvoirs plus puissants qu’il n’y parait. Sa relation symbiotique avec son auberge est intéressante.

Les personnages qui gravitent autour de l’héroïne sont tous tout aussi intéressants, Sean le voisin loup garou, Arland un vampire guerrier de l’espace ou Lady Caldonia une dame dangereuse. J’ai moins aimé le second tome, l’histoire ne m’a pas passionnée des masses, j’ai ressenti quelques longueurs, même si j’ai aimé retrouver les personnages du premier tome et faire la rencontre du cuisinier de l’auberge, qui apporte de l’humour. J’ai préféré le 3e tome, dans lequel Dina tente de protéger de l’extinction l’un des derniers représentant d’une race victime d’un génocide, en lui accordant asile. J’ai beaucoup aimé le personnage de Maud, la sœur de Dina et surtout sa fille, moitié vampire, Hélène au caractère bien trempée, et aux réactions bien étranges; Une série sympathique même si elle ne m’a pas autant divertie que les deux autres séries écrites par l’auteur, ça reste une lecture détente agréable. L’auteur écrit d’ailleurs une histoire centrée sur Maud et sa fille, disponible gratuitement sur le blog de l’auteur.

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La source

d’Estelle Vagnier

3/5

Suite aux évènements des deux premiers tomes de la série, on retrouve Kayla en compagnie de Jeremiah et Jade en route vers la Source, qui permettra à Kayla d’obtenir tout le potentiel de ses pouvoirs et espérer ainsi avoir une chance de vaincre son ennemi éternel.

J’ai donc terminé la série de roman jeunesse que j’avais commencé l’année dernière. J’avais aimé l’héroïne, attachante, sympathique. J’ai aimé voir une héroïne forte et indépendante, et les personnages secondaires étaient aussi attachants, entre Jade, Jeremiah ou encore Max.

J’ai trouvé l’histoire intéressante, originale et bien ficelée. La fin est assez originale aussi et pas décevante, comme c’est souvent le cas dans les séries fantastiques young adult.

L’écriture est parfois un peu trop orale, il n’y a pas beaucoup de description, c’est pas toujours bien écrit, mais cette trilogie offre une lecture détente et agréable.

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Le nuage d’obsidienne

de Eric McCormack

4/5

Harry Steen, la cinquantaine, est de passage au Mexique pour une convention professionnelle. Par une après-midi pluvieuse, Harry trouve refuge dans une librairie poussiéreuse. Il découvre en se baladant entre les piles de livres, un ouvrage nommé Le nuage d’obsidienne qui mentionne le village écossais de Duncairn, un lieu dans lequel Harry a vécu un épisode de jeunesse qui a bouleversé sa vie et qui a déterminé sa destinée. Harry se replonge alors dans son passé.

La découverte d’un livre qui rappelle à un homme un évènement qui a définit le restant de sa vie. On fait la connaissance de Harry à travers ses souvenirs, son enfance dans les quartiers pauvres de Glasgow auprès de parents aimants dans les années 30, ses études universitaires dans les années 40, son passage dans le fameux village de Duncairn dans lequel il vécut une histoire qui le bouleversa au point de chambouler sa vie entière. Au lieu de devenir un instituteur à Duncairn, Harry deviendra marin, débarquera en Afrique, rencontrera un médecin canadien, partira en Amérique du sud pour enseigner l’anglais à des mineurs.

J’avais adoré L’épouse hollandaise du même auteur, qui fut un coup de cœur. Le nuage d’obsidienne ne m’a pas autant plut que l’épouse hollandaise, mais j’ai beaucoup aimé ma lecture. On retrouve ici le style mystique de McCormack, son écriture fluide, une fois commencé le roman se lit d’une traite, les pages tournent toutes seules. Toute une vie défile à travers les pages du roman, l’enfance, la jeunesse, l’entrée dans l’âge adulte, la maturité.

Comme dans l’épouse hollandaise, on voyage beaucoup, en Afrique, en Amérique du sud, en écosse, au canada.  Entre deux moments importants dans la vie de Harry, l’auteur s’interroge à travers le personnage d’Harry sur l’amour, ce qu’il représente, sur la passion, la raison, le raisonnable, le sens de la vie, les espérances, la différence entre la vie que l’on mène et la vie que l’on s’était imaginée. Un beau roman.

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Iron and magic

de Ilona Andrews

3,5/5

Hugh, ancien bras droit de Roland, le plus puissant être vivant, ne se remet pas d’avoir été exclu par celui qu’il considérait comme son père. Mais il est aussi le leader des Iron dogs, et il a la responsabilité de la survie de ses hommes qui placent la loyauté au dessus de tout. Sans argent, sans moyens ni appui depuis sa déchéance, Hugh recherche désespéramment un refuge. L’un de ses hommes lui parle alors d’un château occupé par une sorte de sorcière, Elara et tout son peuple. Elle a besoin de soutien logistique pour assurer la sécurité de son peuple face à une menace qu’elle ne peut gérer et il a besoin d’un refuge pour lui et ses hommes. Afin de faire illusion d’une parfaite alliance aux yeux de tous leurs ennemis respectifs, Elara et Hugh scellent leur association par un mariage. La cohabitation n’est pas facile, Elara et Hugh ayant des personnalités fortes, chacun possédant ses propres démons et un passé trouble.

Voila le premier tome d’une nouvelle série urban fantasy écrite par Ilona Andrews, spin off de la série des Kate Daniels, puisqu’on retrouve Hugh, le bras droit de Roland, le père de Kate. Après le tome 7 de la série des Kate Daniels, Hugh se voit écarter par Roland qui n’a pas apprécié ses initiatives concernant sa fille Kate.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Hugh qui était un méchant dans la série des Kate Daniels ne se transforme pas en gentil agneau dans ce roman dont il est le héros. On en apprend beaucoup sur son enfance, ses origines, sa rencontre avec Roland, sa relation avec ses hommes les Iron dogs, armée légendaire de Roland. J’ai beaucoup aimé la relation avec Elara, les deux caractères difficiles se clash à tout bout de champs. Elara fait penser à Danaerys de Game of throne sur le plan physique, mais la comparaison s’arrête la. On découvre rapidement qu’elle n’est pas qu’une simple sorcière mais une créature mystérieuse, dangereuse, hors norme. On apprend aussi qu’elle traine des démons, un lourd passé, et qu’elle et son peuple se sont autrefois séparés d’un autre groupe, pourquoi, on ne nous le dit pas encore.

On retrouve ce qui fait le succès des séries écrites par Andrews, l’action, un univers bien décrit et bien défini, des personnages forts et beaucoup d’humour. Les deux personnages principaux sont passionnants à suivre, mais les personnages secondaires ne sont pas en reste. Comme dans les autres séries de l’auteur, elle ne néglige pas les personnages qui gravitent autour du couple principale, et j’ai hâte d’en apprendre plus sur certains d’entre eux.

 

 

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Dernière lecture: La mort dans les nuages d’Agatha Christie – L’ile de Peter de Alex Nikolavitch – Wildfire de Ilona Andrews – Agatha Raisin la quiche fatale de MC Beaton

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La mort dans les nuages

de Agatha Christie

4/5

Hercule Poirot rentre à Londres par le vol de 8h45. A son bord que le gratin: une lady, une vénérable, une jeune femme qui a gagné au loto, un dentiste, un père et son fils célèbres archéologues français, un écrivain, un médecin…et une vieille dame qui à l’atterrissage ne se réveille pas. Hercule Poirot n’est pas content, comment un meurtrier à pu avoir l’audace d’assassiner sous ses yeux? hors de question de se laisser humilier de la sorte pour le détective belge. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne découvre qui a fait le coup.

Un bon cru que cet Hercule Poirot! le célèbre détective prend l’avion et bien entendu, un meurtre à lieu durant le vol. J’ai beaucoup aimé suivre l’enquête, surtout que Poirot est très actif dans ce tome ci. Il fait des filatures, part à Paris, revient en Angleterre, côtoie la haute société, des archéologues, un romancier, un dentiste. J’ai aussi beaucoup aimé la collaboration amicale entre l’inspecteur Japp, l’inspecteur Fournier et Poirot. Son duo avec la jeune et jolie Jane Grey est très sympathique. Il y a quelques touches d’humour, du suspense, on ne s’ennuie pas! J’ai revu l’adaptation télé peu de temps après et pour le coup, le roman est bien meilleur.

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L’ile de Peter

de Alex Nikolavitch

2.5/5

L’inspectrice Wednesday et son coéquipier parcours les rues de Manhattan. Ils gardent à l’œil un certain Joab, un chef de gang. Ce dernier est à la recherche d’un certain petit homme à lunette et au ventre rebondi appelé Mouche. Elle retrouve le Mouche en question mais  alors que Mouche semble s’évaporer dans une vapeur étrange, Wednesday et Joab sont entrainés dans son sillage et se réveillent sur une ile tropicale aussi étrange que mystérieuse. Wednesday y découvre des pirates, des indiens, un crocodile qui fait tic tac, et un homme enfant qui semble boudé au sommet de l’ile…

Le principe de départ est originale,  une flic de New York propulsée sans le vouloir sur une ile perdue dans l’espace temps et qui s’avère être l’ile de Peter Pan, une ile aux propriétés magiques, surnaturelles, figée dans le temps depuis plusieurs siècles. J’ai eu l’impression qu’il s’agissait d’un mix entre Peter Pan et la série Lost. Les personnages sont plutôt intéressants, notamment celui du capitaine crochet et de Mouche, qui racontent leurs passés de marin et de pirate avant de se retrouver coincés sur l’ile et de devenir des personnages légendaires. J’ai bien aimé les parties où l’on découvre un peu la vie passé de Crochet et de Mousse, surtout ce dernier d’ailleurs, un roman entièrement consacré à leur vie de pirates partis piller les bateaux avant d’entendre parler de cette ile mystérieuse et d’en faire leur obsession aurait été plus intéressant que l’histoire que j’ai lu. Reste un roman originale et un peu étrange, avec quelques bonnes idées, mais qui manquent de développement.

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Wildfire

de Ilona Andrews

3.5/5

3e tome des aventures de Nevada et de Rogan. Dorénavant Nevada ne peut plus se cacher et doit absolument se déclarer comme Prime et déclarer sa famille comme une Maison pour obtenir la protection des Primes de Houston et ainsi éviter les attaques de sa grand mère paternelle qui a retrouver leur trace. La grand mère de Nevada voudrait bien récupérer ses petits enfants pour reconstituer sa Maison. Nevada décide alors d’enregistrer comme Maison Baylor toute sa famille afin d’assurer leur sécurité. Entre temps, elle reçoit la visite de Rayna, l’ex fiancée de Rogan. Elle vient demander de l’aide à Nevada pour retrouver son mari qui a mystérieusement disparu.

Les couvertures de cette série sont toujours aussi moches mais encore une fois une lecture pleine de rebondissement, d’action, d’humour. On découvre enfin quels sont les pouvoirs de certains membres de la famille de Nevada, on a droit à un tête à tête entre Nevada et sa diabolique grand mère qui garde le sens de la famille malgré tout, on retrouve des personnages attachants comme Bug, Cornelius, Mathilda, par contre dommage que l’on ne voit pas Augustine auquel je m’étais un peu attaché. L’intrigue est prenante, la disparition du mari de Rayna est intéressante et bien ficelée. Et puis bien sur la relation entre Rogan et Nevada est très réussie dans son évolution. Une série Urban fantasy sympathique, distrayante, pleine d’action et d’humour avec des personnages bien développés. Il devrait y avoir un 4e tome selon l’auteur, si les ventes du 3e tome sont à la hauteur des attentes, la maison d’édition en commandera un 4e et si ce n’est pas le cas l’auteur le publiera sur son site. Mais aux dernières nouvelles les ventes étaient plus qu’excellentes. A suivre.

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Agatha Raisin tome 1, la quiche fatale

de MC Beaton

3/5

 

Agatha Raisin aura bientôt 50 ans et vient de vendre son entreprise de relations publiques pour qu’elle puisse couler une retraite dorée et réaliser son rêve, celui d’acheter un cottage dans les cotswolds. Agatha dit donc adieu à la vie trépidante de Londres pour s’installer dans un jolie cottage dans un charmant petit village. Agatha se rend vite compte que les habitants, si ils sont tous très polis avec elle, ne cherchent pas du tout à la connaitre. Les relations restes superficielles. Elle décide alors de participer à un concours de quiches et pour s’assurer la victoire elle décide d’acheter sa quiche chez l’un des meilleurs traiteurs londonien plutôt que de la faire elle même. Hélas, le président du jury ne déclare pas Agatha vainqueur et en plus il a le mauvais gout de mourir empoisonné plus tard chez lui après avoir mangé les restes de la quiche. Bien que la police décide de se prononcer pour un accident, Agatha renifle le meurtre et commence à fouiner.

J’avais entendu parler des romans, mais j’ai d’abord regarder l’adaptation télé. La série m’a beaucoup plut, j’ai trouvé ça drôle, pétillant, surtout grâce à l’actrice qui joue Agatha, Ashley Jensen. Du coup j’ai eu envie de lire le premier tome.

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On se rend compte assez vite en lisant le livre, que le roman a été écrit il y a un moment (début 90), et qu’il n’y avait donc ni internet ni téléphone portable pour aider à résoudre les enquêtes. Le personnage d’Agatha, quoique parfois agaçant dans son comportement, reste attachante. Sure d’elle, déterminée, volontaire, elle a créer seule une entreprise florissante et décide de couler des jours calmes à la campagne. Mais très vite elle déchante, elle s’attendait à de véritables amitiés avec les gens du coin, mais elle trouve leur relation avec elle superficielle et distante, alors qu’en réalité, Agatha ne se rend pas compte que progressivement, elle tisse des liens profond avec certains membres du village.

J’ai bien aimé ma lecture au finale, l’intrigue policière est sympa à suivre, on découvre la vie de village, les points négatifs, les points positifs, on apprend à connaitre les différents personnages qui entourent Agatha, comme l’inspecteur de police qui s’attache très vite à Agatha, son ancien employé Roy, qui apporte pas mal d’humour, la femme du révérend, les piliers du pub local…

Il y a quelques traits d’humour, pas mal de rebondissements, les questionnements d’Agatha concernant sa nouvelle vie. Une lecture sympa, mais dommage que les tomes ne sortent pas en poche, ce sont des formats entre deux, qui coute quand même 14 eur l’unité. Je lirais peut être la suite si ils sortent en poche ou si je les trouve d’occasion.

 

 

Dernière lecture: Kayla Marchal tome 2: L’ascension de Estelle Vagner – Le joueur de croquet de HG Wells – Hidden legacy tome 2: White hot – Park life de Shuichi Yoshida

L’ascension

de Estelle Vagner

3.5/5

Le tome 2 des aventures de Kayla Marchal. On retrouve donc Kayla et Jade qui découvrent la vie des polymorphes et du clan des protecteurs. Elle est sensée s’entrainer à développer son pouvoir et à trouver sa deuxième forme animale, mais hélas pour elle rien ne fonctionne. Alors qu’elle pensait enfin trouvée sa place parmi les polymorphes, elle comprend très vite qu’elle n’est pas acceptée par les autres. Encore une fois, elle a l’impression de ne pas être à sa place et de ne pas être acceptée. Heureusement elle trouve du réconfort auprès de Jade, mais Max lui manque énormément. Les mois passent et elle n’a aucune nouvelle…les choses auraient pu continuer ainsi si Kayla n’avait pas découvert le véritable but des polymorphes protecteurs. Elle décide alors qu’il est temps d’aller voir ailleurs.

j’avais beaucoup aimé le premier tome des aventures de Kayla. Les dialogues sont parfois un peu trop ado mais il faut dire que l’héroïne n’a que 18 ans. J’ai moins aimé le début du roman, lorsque Kayla et sa nouvelle copine Jade sont coincés dans les quartiers des Protecteurs et qu’elles sont obligées de suivre des cours. Le coté lycée n’était pas des plus passionnant, mais heureusement cette partie là passe très vite. On se retrouve donc ensuite dans le vif du sujet, et dans tous ce qui a fait que j’ai aimé le premier tome: de l’action, des rebondissements, de l’aventure, de l’humour. On découvre grâce à Jeremiah, l’univers des Traditionalistes.

Avec les rêves de plus en plus vivant et détaillés de Kayla, on découvre enfin ses vies antérieures, notamment le passé de Kania et Max/Mydan, mais aussi une autre vie antérieure plus lointaine. Les rêves apprennent à Kayla sa destinée et les sacrifices qu’elle a fait et qu’elle devra surement faire encore.

Une lecture très sympa, parfois légère, parfois drôle, Kayla évolue doucement, et les personnages secondaires sont pour la plupart attachant. Je lirais le 3e tome avec plaisir.

 

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Le joueur de croquet

de HG Wells

4/5

Dans les années 30, George est un homme de la bonne société, oisif et lisse. Il dépend du bon vouloir de sa riche tante, avec qui il passe tout son temps. George boit, voyage, et joue du croquet, sport dans lequel il excelle. Bref, George est un anglais respectable. Il est un jour aborder sur la terrasse d’un hôtel par le docteur Finchatton, qui lui demande s’il peut lui raconter ses mésaventures récentes afin d’avoir l’opinion d’un homme extérieur. Finchatton lui raconte comment il est devenu médecin dans une petite ville paumée. Il a été témoin de certains faits qui l’ont persuadé que le mal à l’état pure agissait dans la région, au point de hanter ses nuits et ses rêves et de perturbé sa tranquillité.

Je suis tombée sur ce court roman un peu par hasard et j’ai tenté le coup. Le roman se passe exclusivement sur la terrasse de cet hôtel dans lequel le héros, George, va rencontrer Finchatton, persuadé d’avoir été contaminé par le mal qui règne dans la ville où il est établi. Un petit roman étrange. J’ai été intéressée par l’histoire de Finchatton; est t-il tout simplement fou, l’est-il devenu en se laissant convaincre que le mal est contagieux, ou a t-il vraiment été témoin du mal qui prendrait véritablement forme? Tout est sujet à questionnement dans ce roman, même le médecin psychiatre de Finchatton n’est pas dénué d’ambiguïté; est-il fou lui aussi? a t-il été contaminé par Finchatton? et si c’est le cas, George va t-il être contaminé aussi?

Ce qui sauve George de la folie finalement, c’est tout simplement son caractère. George est un anglais dilettante, qui ne se prend pas la tête, qui a des idées très terre à terre et zéro imagination. Ce qui intéresse George c’est d’en faire le minimum, de se prélasser le maximum et de satisfaire sa tante qui tient les cordons de la bourse, alors le mal, la folie et la contagion il s’en fout, et c’est finalement ça qui le sauve.

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Hidden legacy tome 2: White hot

de Ilona Andrews

4/5

Nevada Baylor est toujours détective privée et tente de se remettre des évènements récents (Burn for me tome 1). Mad Rogan n’a pas reparue dans sa vie et c’est tant mieux, du moins le pense t-elle. La routine a repris  le dessus jusqu’à ce que Cornelius Harrison sonne à sa porte. Sa femme a été sauvagement assassinée en compagnie de plusieurs autres collègues de travail. Il aimerait venger la mort de sa femme, d’autant que son employeur ne semble pas intéressé de le faire. Nevada accepte l’affaire et doit pour enquêter, remettre les pieds dans le monde des Primes, ces êtres qui ont des pouvoirs importants et qui les placent au dessus du commun des mortels.

Bon je ne comprend toujours pas les couvertures affreuses pour cette série. En plus d’être vraiment très moches, elles donnent l’impression qu’on est sur le point de lire des romans arlequins ou érotiques, alors que non, ce n’est pas le cas. C’est d’ailleurs à cause de la couverture que je ne m’étais lancée dans la lecture du tome 1 Burn for me, que un an après sa sortie alors que je suis très fan des romans d’Ilona Andrews. Heureusement j’ai lu des articles qui m’ont fait réalisé que c’était bien de l’urban fantasy avant tout.

Dans la série des Hidden legacy, nous sommes dans un monde qui pourrait être le notre aujourd’hui mais qui a été chamboulé à la fin du 19e siècle par l’invention d’un sérum qui permet aux êtres qui se l’injecte de développer des pouvoirs extraordinaire comme la télékinésie, la télépathie, contrôler les éléments, ou autre. Certains développent des pouvoirs à un niveau très élevé, d’autre à un niveau minuscule. Ces pouvoirs pouvant se transmettre d’une génération à l’autre, ces personnes sont très vite rangées dans des cases selon le niveau de la magie. Moyen, élevée, ou encore Prime, qui sont les plus puissants. Ce ne sont plus des “familles” mais des “maisons”, qui suivent leurs propres règles, qui ont leurs propres institutions, même si ils respectent un minimum les êtres humains lambda et leurs lois pour ne pas soulever la haine et la rébellion de la population. Pour les membres des “maisons”, les mariages sont arrangés selon les pouvoirs des uns et des autres, dans l’espoir qu’une union engendrera des enfants puissants, avec des mélanges de différents types de pouvoir. C’est dans ce contexte qu’on fait connaissance dans le précédent tome de Nevada, dont le pouvoir est de savoir si quelqu’un ment ou pas. C’est un pouvoir rare et facile à cacher. Seule sa famille le sait et pour le reste du monde Nevada n’est qu’une simple petite détective privée qui s’occupe surtout d’infidélité.

J’ai adoré ce tome. On retrouve Nevada et toute sa petite famille, la mère ancienne militaire, la grand mère Frida qui adore bricoler les tanks dans le garage, Catalina et Arabella, les deux jeunes sœurs de Nevada et Leon et Bern ses deux cousins. On en apprend plus sur les origines de Nevada, d’où vient son pouvoir, on en apprend plus aussi sur les sœurs et cousins de Nevada qui ont eux aussi des pouvoirs intéressants.

Il y a beaucoup d’actions, beaucoup d’humour aussi, les dialogues sont toujours très drôles à lire, comme c’est déjà le cas dans les autres romans de Ilona Andrews (Kate Daniels). J’aime vraiment les romans urban fantasy de cette auteur, surtout pour ses héroïnes, toujours des personnages forts, déterminés, indépendants. Contrairement à son personnage de Kate Daniels, Nevada ne sait pas se battre et n’a pas de capacité physique particulière, mais son pouvoir devient de plus en plus maitrisé et puissant. Et surtout Nevada gère beaucoup de choses, j’adore son indépendance d’esprit, son coté malin. J’ai adoré son évolution. Avec des pouvoirs de plus plus puissant, elle devient quelqu’un qu’elle n’est peut être pas prête à assumer.

J’ai beaucoup aimé l’intrigue aussi, Cornelius est un personnage sympathique tout comme sa petite fille entourée d’animaux magiques; et puis bien sur le roman tourne beaucoup autour de la relation entre Nevada et Rogan qui évolue énormément. C’est drôle, bourré de rebondissement et d’action, on ne voit pas les pages tournées. Il se sera passé quasiment 3 ans pour que la suite sorte mais heureusement le tome 3 écrit dans la foulée sortira fin juillet 2017. J’ai hâte de le lire,  on devrait notamment voir la confrontation entre Nevada et sa grand mère paternelle.

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Park life

de Shuichi Yoshida

3.5/5

Un employé de bureau, son chef direct, une jeune employée de bureau, un vieux monsieur qui s’amuse avec son drone, une dame qui fait du jogging, un homme d’âge mur qui fait des exercices d’équilibre, tout ce monde se croise dans le parc Hibiya à Tokyo.

Park life parle du quotidien d’un jeune tokyoïte comme beaucoup d’autre. Célibataire, solitaire, employé de bureau, pas trop d’ambition. Il passe alors toutes ses pauses dans le parc à coté de son bureau, parfois seule, parfois en compagnie de son chef avec qui il a des discussions sur le sens de la vie. Il y a aussi la mystérieuse jeune femme qui vient tous les jours boire son café dans le parc avec qui il sympathise.

On le suit dans l’appart d’un couple d’amis qui se sont séparés et qui lui ont laissé les clés pour un temps indéterminé. ça tombe bien, puisque sa mère est de passage à Tokyo et squatte son appartement, comme elle le fait tout les ans pour quelques jours, pour respirer un autre air que celui de sa maison et pour voir d’autre tête que celle de son mari. La relation mère fils est parfois drôle.

Il y a une ambiance douce amère qui se dégage du roman, des petites choses du quotidien qui n’ont pas de réels importance. Le roman est court, il n’est pas exceptionnelle, mais j’imagine qu’entre les mains d’un bon scénariste et d’un bon réalisateur, ça pourrait faire un chouette film plein de douceur.

 

Trilogie A court of thorns and roses de Sarah J Maas

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de Sarah J. Mass

3.5/5

Feyre a grandit dans l’aisance avec ces deux grandes sœurs, jusqu’au jour où sa mère meurt de maladie et que son père perd toute la fortune familiale sur une opportunité marchande digne d’un coup de poker. Depuis l’âge de 11 ans, Feyre vit donc dans un cottage minable, perdu dans la forêt. Les jours sont rudes, entre une sœur naïve et trop douce, une autre qui refuse de s’abaisser à faire des tâches ménagères, et un père perdu dans la mélancolie et le souvenir des jours heureux, Feyre est seule pour s’occuper de tout. Depuis l’âge de 14 ans, elle chasse pour apporter à sa famille affamée de quoi se nourrir. Un jour dans les bois, après avoir tué un daim, elle tue d’une flèche un loup étrangement grand. Mais un soir, Feyre et sa famille reçoivent la visite d’une bête menaçante. C’est un fae, un être supérieur et immortelle qui vit sur les terres de Prythian, le monde des faes. Depuis la guerre entre les deux races, un traité à été signé, séparant les humains, anciens esclaves des faes et les faes. La bête en question explique qu’en tuant l’un des leurs, Feyre a une dette envers les faes. Elle n’a pas d’autre choix que de le suivre et de s’adapter à ce monde inconnu.

Au départ, l’histoire fait penser à la Belle et la bête, l’héroïne nous rappelle un peu Katniss dans Hunger games, mais très vite les choses divergent. Au fil des trois tomes, on peut voir comment évoluent les personnages, notamment Feyre, qui évolue beaucoup et qui change aussi sa façon de voir les personnes qui l’entourent.

Dans chaque tome, il y a des moments que j’ai préféré à d’autre. J’ai pu constaté parfois un ralentissement dans l’intrigue ou certaines scènes qui n’apportent pas grand chose, voir rien, et dont on aurait pu se passer. Tamlin, Rhys, Lucien, Nesta, Ellen, Amren, Cassian, Azriel ou Mor, qui constituent le noyau dur des personnages importants qui entourent Feyre, sont tous intéressants et bien travaillés. Ce qui est plaisant quand on lit cette trilogie c’est l’absence de manichéisme dans les personnages. Nesta est détestable au début, mais on découvrira ses points forts, Ellen semble trop fragile mais saura faire preuve de force dans les moments critiques. Tamlin apparait comme le prince charmant sans tâche mais on découvrira qu’il peut se comporter en véritable salaud, sans pour autant être un méchant à part entière. C’est d’ailleurs aussi le cas pour pas mal de personnages secondaires considérés comme méchants, mais qui ne le sont pas totalement au final.

J’ai beaucoup aimé me plonger dans cet univers, dans les différents royaumes, les différents high lords, les différents paysages. Certaines choses m’ont agacés comme le fait que l’auteur prenne parfois un peu trop de temps pour détailler les différentes tenues et accessoires que portent les personnages féminins. Ou encore cet étrange habitude que l’auteur a de faire vomir la majorité des personnages féminins pour tout un tas de raison (choc émotionnelle, cauchemar, témoin de scène violente…). Certaines scènes m’ont beaucoup plut, notamment celles qui se situent sous la montagne à la fin du premier tome, ou encore la scène de poursuite dans la grande bibliothèque à Vélaris. On voyage entre les différentes cours, chacune ayant un paysage ou une spécificité différente.

Y’a pas mal d’humour aussi, surtout avec les joutes verbales entre Rhys et Feyre, avec la relation d’amitié intense entre Rhys, Cassian, Mor et Azriel, ou encore avec la franchise de Amren. Une lecture sympathique, des personnages attachants, une héroïne très intéressante, une histoire prenante, pas mal de rebondissements et d’humour. Une lecture divertissante plutôt réussie. Le 3e tome conclu l’histoire mais il y a certaines choses concernant pas mal de personnages qui restent en suspens et qui seront probablement développées dans les prochains romans de l’auteur dont le premier sortira l’année prochaine.

Dernières lectures: Le sorceleur tome 1, le dernier vœu de Andrzej Sapkowski – Les neiges du Kilimandjaro de Ernest Hemingway – Des souris et des hommes de Steinbeck – Magic binds de Ilona Andrews

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Le sorceleur, le dernier vœu

de

3.5/5

Géralt de Riv est un sorceleur, un être humain qui a acquis des pouvoirs surnaturels après une formation durant son enfance, incluant de boire certaines potions et de subir certaines transformations. Parfois les enfants meurt de ce traitement, parfois ils survivent comme Géralt, et deviennent des sorceleurs qui acceptent, moyennant finance, de débarrasser certaines villes ou campagne de monstres et créatures malfaisantes. Avec son cheval et son épée, Géralt parcours le monde entre deux missions qui lui permettent de se faire un peu d’argent.

Le dernier vœu est le premier tome d’une série de fantasy très connue, qui a inspiré un jeux vidéo et que j’ai découvert sur le blog du Capharnaum éclairé. Dans ce premier tome ce n’est pas une intrigue unique qui occupe les pages, mais plusieurs petites nouvelles qui mettent en scène Géralt. Mais même si ce sont des nouvelles, ce ne sont pas juste de simples petites intrigues indépendantes les unes des autres. Elles permettent de faire connaissance doucement et tranquillement avec le héros, de connaitre son entourage, notamment son meilleur ami Jaskier le barde, avec qui il vit quelques aventures, Nenneke, la prêtresse du temple de Melitele, qui connait depuis très longtemps Géralt et qui connait ses blessures intérieures, ou encore la femme qu’il aime plus que tout, Yennefer, dont la première rencontre nous ait raconté dans la dernière nouvelle.

Pour devenir l’un des meilleurs sorceleurs du monde, si ce n’est pas le meilleur, Géralt a subit des transformations plus importantes que les autres, du fait de sa grande résistance aux potions. Depuis, il a perdu toute coloration des cheveux, mais aussi une partie de son humanité. Il s’oblige ainsi à suivre une ligne directrice, il met en place un système de valeurs à ne surtout pas transgresser, pour se rappeler qu’il est bien encore un être humain.

Les histoires de ce premier tome m’ont toutes plut, mais j’ai mes préférées, notamment Un grain de vérité, dans laquelle Géralt va rencontre Nivellen, un homme transformé par un sort en bête hideuse. C’est tout simplement une revisite de La belle et la bête, sans tomber dans le romantisme. Ici, la bête Nivellen a su tirer parti de son apparence,  de sa fortune et de son château. L’histoire est bien tournée et l’humour bien présent. J’ai aussi beaucoup aimé Le moindre mal, dans laquelle on fait connaissance avec une femme surnommée Pie grièche, qui est à la tête d’une troupe de nains brigands. Vous l’aurez compris, ici c’est une revisite de Blanche neige. Sauf que la pauvre princesse à du fuir sa belle mère qui voulait sa mort, à subit des violences extrêmes avant de pouvoir trouver les moyens de se rebeller et de se sauver, en devenant la chefs des brigands. L’histoire est très prenante, mais j’ai trouvé le passé de la Pie Grièche vraiment glauque…

Heureusement, les nouvelles Une question de prix et Le bout du monde apportent plus d’humour, surtout la nouvelle Le bout du monde, avec Jaskier, le barde poète qui n’en rate pas une. Je lirais très vite la suite je pense, peut être pas tous les tomes, on verra si l’histoire me lasse, mais en tout les cas, les deux prochains tomes sont déjà dans ma PAL.

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Les neiges du Kilimandjaro

de Ernest Hemingway

3/5

Un homme atteint de gangrène attend les secours dans son campement en Afrique. Parti avec sa maitresse, une femme très riche, l’homme devient cynique, méchant, mélancolique, au fil que les heures passent et que la gangrène envahit son système. En attendant des secours qui ne viendront peut être jamais, l’homme blessé se remémore certains épisodes de sa vie, se souvient de ses amours, analyse sa relation actuelle.

Pour ma première lecture d’Hemingway, j’ai choisi ce recueil de nouvelle. La plus connue, qui a été adapté en film, Les neiges du Kilimandjaro, se lit bien. Les scènes se déroulant dans le présent, durant lesquels ont peut lire les paroles souvent dure du héros, sont les plus intéressantes. J’ai moins aimé les flashback dans son passé, même si on comprend un peu mieux le personnage, son coté cynique. Il passe son temps à dénigrer la femme dont il est sensé être amoureux, celle qui le soigne et reste à ses cotés en attendant les secours. Il passe son temps à dénigrer les gens riches en incluant sa maitresse, tout en nous faisant comprendre que lui même n’a fait que rechercher toute sa vie leur compagnie. Bref, on ne se prend pas de sympathie pour les personnages, mais la fin est assez frappante.

L’autre nouvelle qui m’a beaucoup plut, probablement plus que Les neiges du Kilimandjaro, c’est l’heure triomphale de Francis Macomber. On suit un couple marié de la haute société en safari en Afrique. Les Macomber sont accompagnés par un guide professionnel, monsieur Wilson. En quelques pages ont en apprend beaucoup sur ces trois personnages. Wilson est un guide et chasseur passionné par son métier mais assez froid, respectueux des règles et des animaux malgré son métier de chasseur, chaque chasse est abordé comme un duel. Les animaux sont décrit comme des créatures gracieuses et dignes, et le couple Macomber dégouline de défauts humains. Margaret Macomber est une femme assez exécrable, mais son mari n’est pas mieux. Entre les deux, c’est une lutte entre dominant et dominé, Margaret profitant de la moindre faiblesse de son mari pour s’affirmer, et Francis capable de tout dès qu’il a repris confiance en lui. Le trio infernal est passionnant à suivre et la fin surprend le lecteur comme rarement, c’est la nouvelle que j’ai préféré.

Pour ce qui est des autres nouvelles, ce sont parfois deux ou trois pages de rien du tout. On passe des États Unis à Madrid, en passant par la Suisse, mais je n’ai accroché à aucune autre de ces nouvelles. Pour la plupart, il ne s’y passe rien, ça ne raconte pas grand chose, comme l’impression de lire des amorces de romans, qui auraient ensuite été abandonné par l’écrivain, plutôt que de véritables nouvelles.

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Des souris et des hommes

de John Steinbeck

4.5/5

Dans les années 30 aux États Unis, George et Lennie sont  deux amis d’enfance qui ne se quittent jamais. Ensemble ils vont de ranch en ranch pour travailler comme ouvrier agricole. George doit toujours s’occuper de Lennie, un colosse qui ne sait pas contrôler sa force physique et qui est attardé mentale depuis l’enfance. Naïf et enfantin dans son comportement, George le traine comme un boulet, mais ne peut se résoudre à l’abandonner. Ils finissent par se faire engager dans un nouveau ranch, le temps de se faire un peu d’argent. Car George et Lennie ont un rêve, celui de s’acheter un petit lopin de terre pour vivre tranquille dans leur coin, loin du monde, un endroit sur lequel ils feront ce qu’ils veulent, quand ils veulent, sans rendre de compte à personne.

C’est mon premier roman de Steinbeck. Ce fut une lecture assez particulière. L’histoire se déroule sur deux ou trois jours, tout au plus, et quasiment en huis clos, dans ce ranch, et en particulier dans le baraquement des ouvriers. George est un homme pauvre, intelligent, dans la moyenne, qui aurait pu se faire une petite vie simple quelque part, s’il n’avait pas ce besoin de trainer partout Lennie, un colosse qui ne maitrise pas sa force, qui est attardé sur le plan mental, et qui a le comportement d’un enfant simplet. George et Lennie sont amis d’enfance, et George considère Lennie comme un petit frère. Lennie se rend utile dans les ranchs grâce à sa force supérieure, mais il s’attire des ennuis, créer des catastrophes, et oblige George à prendre le large.

Steinbeck décrit particulièrement bien et avec peu de mots l’ambiance et le décor des baraquements des ouvriers agricole du ranch, on imagine sans difficulté comme les ouvriers sont installés, comment ils vivent, comment ils interagissent entre eux. Il y a une sorte de hiérarchie parmi les ouvriers, comme Slim, l’homme de sagesse, vers qui tout le monde se tourne quand il y a une décision à prendre. On fait connaissance avec Candy, l’homme à tout faire depuis qu’un accident l’a privé d’une de ses mains, Curley, le fils du patron un peu égocentrique, qui se croit invincible, et qui ne sait pas contrôler sa femme qui avait des rêves d’actrice, ou encore Crooks, palefrenier noir qui vit à l’écart des autres hommes.

Tout au long du récit, George et Lennie évoquent leur rêve simple et pourtant si inaccessible, celui d’acheter un petit lopin de terre qu’il a repéré et qui est dans leur moyen s’ils arrivent à bosser plus d’un mois dans le même ranch, ce qui n’est pas simple avec Lennie. Ils rêvent d’avoir leur petite maison, avec un poêle bien chaud au milieu, de la terre autour pour élever quelques poules, quelques cochons, quelques brebis, quelques lapins, vivre à l’abri du monde, de ses méchancetés, vivre sans avoir de compte à rendre à un patron, sans devoir trimer toute la journée.

On n’est pas surpris par la fin, je m’y attendais, l’atmosphère est décrit très justement par Steinbeck, avec des mots simples il retranscris toute la dureté de son récit, de ces hommes, de leurs destinées impitoyables, de leurs vies qui n’en est pas vraiment une. Les dernières pages sont très belles.

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Magic bind

de Ilona Andrews

4/5

9e tome des aventures de Kate Daniels, qu’on retrouve ici en plein préparatif de son mariage avec Curran, préparatifs qui ne l’intéresse pas. Les sorcières l’appellent toutes les cinq minutes ou presque pour lui annoncer l’apocalypse et la guerre avec son père, le puissant Roland. Les visions des sorcières sont toutes plus horribles et pessimistes les unes que les autres. Sa meilleure amie Andrea est sur le point d’accoucher, Julie joue les héroïnes solitaires, et Christopher révèle sa véritable nature. Sans parler que Saiman est enlevé par Roland, ce qui constitue un acte de guerre…

Bref, encore beaucoup d’actions, beaucoup de rebondissements, beaucoup de petits drames, j’adore toujours autant suivre Kate dans sa vie. J’adore toujours autant tous les personnages qui l’entoure, Derek, Julie, Jim, Andrea, Barabas, Christopher, Ghastek, bien que tous ne soient pas toujours très présent, la part belle est faite à Christopher ou Julie. J’ai adoré la présence de la tante de Kate, c’est à dire la sœur de Roland, qui revient d’entre les morts sous forme de fantôme, pour donner des conseils à Kate afin qu’elle batte son père sur le terrain de la guerre. J’ai adoré leurs discussions, leurs interactions. Et la relation père-fille est toujours aussi passionnante, entre un père très très énervé par les agissements de sa fille chérie, et un père souriant et fier quand il assiste à son mariage, complètement paradoxale! Difficile de savoir comment il réagira et comment finiront les choses…

L’humour est d’ailleurs très présent malgré les menaces qui grondent, l’action ne retombe pas, les pages défilent toutes seules. Je trouve toujours cette série de romans aussi prenante. Les personnages sont tous très attachants et intéressant à suivre dans leurs défauts et dans leurs qualités, Kate est un personnage féminin fort mais pas sans faille, j’adore toujours autant la relation entre Kate et Curran, qui forment l’un de mes couples de roman préféré, leur relation est toujours parfaitement équilibré, pas de dominant ici, et ça fait du bien à lire. Une série vraiment réussie, et j’ai hâte de lire la suite de leurs aventures.

Dernières lectures: Prenez soin du chien de JM Erre – Le pacte obscur t1 de Bettina Nordet

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Prenez soin du chien de JM Erre

3.5/5

A Paris, rue de la Doulce Belette, les locataires de deux immeubles qui se font face ne se supportent pas. Au mieux ils se méprisent au pire ils se détestent. Parmi eux, Max Corneloup qui écrit des feuilletons pour la radio et qui est persuadé que son voisin d’en face, Eugène Fluche, peintre sur œufs, l’espionne. Madame Ladoux, concierge au numéro 5, écrit toutes les semaines à sa mère, morte il y a plusieurs année et déteste cordialement Madame Polenta, la concierge trop sexy du numéro 6. Il y a aussi M. Zamora un cinéaste aux idées dingues, Madame Poussin et son fils autiste, Madame Sabaté et son fils psychopathe Bruno ou encore Madame Brichon dont le chien Hector a été assassiné, ce qui l’a rend complètement hystérique.

ça fais je ne sais combien d’année que j’ai quelques romans de monsieur Erre dans ma PAL  et je n’ai jamais pris encore le temps d’en lire un! J’ai décidé de commencer par son premier livre donc. C’est à ce genre de roman que je m’attendais en le commençant, une histoire loufoque, des dialogues cinglés, des personnages qui le sont encore plus, des situations ridicules, beaucoup d’humour, beaucoup d’absurde.

Erre nous présente des personnages tout ce qui a de plus communs, de plus banal. Max Corneloup est un célibataire qui aspire à une vie ennuyeuse et morne, mais il va vite déchanté quand il se met dans la tête que son voisin d’en face l’espionne jour et nuit. Le voisin en question, Eugène Fluche, qui passe sont temps à peindre des œufs s’imagine la même chose et une guerre silencieuse et passive commence. Les deux immeubles sont bourrés de personnages complètement grotesques ou absurdes, comme Zamora, un réalisateur de film qui n’utilise que des images d’autres films montées ensembles pour raconter une autre histoire, ou encore un écrivain raté de romance érotique que personne ne lit. Ou encore une concierge qui passe son temps à écrire les derniers potins à sa mère en maison de retraite, sauf que cette dernière est morte depuis plusieurs mois.

Le roman cache une petite réflexion sur le processus d’écriture, comment créer une histoire, comment créer des personnages, comment les faire interagir, et quelles destinées leurs donner. Prenez soin du chien se compose quasi uniquement que de lettres, mails, extraits de presse et journaux intimes écrits par les personnages, pour faire avancer une intrigue policière absurde, qui se déroule sur plusieurs mois, raconté avec un humour encore plus absurde, j’adore ce genre de littérature, même si la fin du roman c’est du grand n’importe quoi, je ne compte pas en rester là avec les romans de JM Erre.

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Le pacte obscur de Bettina Nordet

1.5/5

Jana, flic à Marseille, voit sa vie chamboulée quand elle rencontre un certain Kell, qui l’entraine dans une folle course poursuite jusqu’en Australie, pour fuir des poursuivants violents et tenaces. Jana ne tarde pas à comprendre que ses poursuivants n’ont rien d’humains, tout comme son sauveur Kell, qui s’applique sans faille pour assurer la sécurité de Jana mais qui en même temps, ne peut pas la saquer, lui lançant constamment des regards de pures haines que Jana ne s’explique pas. Jana ne va pas tarder à découvrir le pourquoi de tous ça…

Après la jolie surprise que fut Kayla Marchal, j’ai voulu tenter à nouveaux un roman fantasy écrite par une française, mais cette fois ci la surprise fut bien mauvaise. Autant avec Kayla Marchal, j’ai aimé l’univers, les personnages, la maitrise de l’auteur, l’intrigue, la fraicheur des dialogues, autant ici c’est la douche froide.

On fait connaissance avec Jana une femme flic qui vit à Marseille que je n’ai jamais comprise, jamais appréciée. Elle est attaquée par des créatures qui s’avèreront être des loups garous et décide de suivre son sauveur inconnu et brutal, ok à la rigueur. Elle le suit partout jusqu’à prendre l’avion jusqu’en Australie alors qu’elle ne sait pas du tout qui il est, là j’ai tiqué, mais là encore je me suis dis ok à la rigueur passons. Elle découvre vite que Kell ne ressent que haine et mépris pour elle, pour des raisons qu’elle ignore, il ne ressent ni compassion ni sympathie pour elle… sauf lorsque monsieur se trouve sur une terre sacrée, j’entends par là cimetière et église, là le Kell se transforme en homme gentil, affable, attentionné, etc etc. Mais comment peut on comprendre alors le comportement de Jana? à l’abri pour quelques heures dans une église, en compagnie d’un homme qu’elle ne connait pas, qui a été horrible avec elle, alors qu’elle est poursuivie par des créatures impitoyables, qu’elle ne comprend rien à ce qui lui arrive, elle apprend par un coup de téléphone que ces parents sont morts assassinés par ses poursuivants. Bon, et la première chose qu’elle trouve à faire? ba s’envoyer en l’air avec Kell, cet homme qui l’a malmène depuis quelques jours, qui ne dit rien de son identité, mais qui sur le sol de l’église devient bizarrement gentil et ça lui suffit à la Jana, elle ne versera même pas une larme pour ses pauvres parents, et tous ça en l’espace de quelques minutes. Quelques heures dans l’église, quelques secondes au téléphone et bam…Alors là, j’ai fait une pause dans ma lecture, je me suis dis WTF?? du grand n’importe quoi, zéro crédibilité, franchement déçue. J’ai du attendre deux, trois jours avant de reprendre ma lecture, ne voulant pas m’arrêter au milieu.

Ajouter à ça des dialogues mal fichu, un humour qui tombe trop souvent à plat, des références aux séries, mangas, films pas toujours pertinentes, une héroïne de 28 ans qui sort des expressions et des mots parfois vieillots, ringards, une héroïne qui parfois parle comme une populo qui essaye de faire de l’humour et parfois parle de manière guindée, comme si l’auteur selon son humeur, changeait le style de la demoiselle. Jana raconte l’histoire à la première personne du singulier, et parfois nous répète sur un ou deux paragraphes le résumé de l’intrigue,  ce qui est parfois un peu lourdingue.

La deuxième moitié est un peu plus intéressante, quand l’héroïne arrête de fuir et découvre un autre monde. Mais là encore son personnage me pose problème. J’ai tiqué quand elle nous joue l’adolescente fleur bleue transi d’amour pour un nouveau personnage, mais j’ai pardonné quand j’ai compris qu’elle était sous l’emprise d’une influence magique. Ceci dit, pardonné à moitié, parce qu’on sent que l’auteur se cherche des excuses pour faire en sorte que son héroïne Jana, se tape des mecs, histoires d’introduire quelques scènes hot, ce qui ne fait qu’accentué ce coté ridicule du personnage. Jana reste un personnage pour lequel je ne me suis pas du tout attachée, dont le comportement n’est pas souvent crédible, qui est très souvent énervante.

L’auteur introduit dans cette deuxième moitié toute une mythologie, tout un monde fantastique, par le biais d’un archiviste censé expliquer à Jana les tenants de ce monde nouveau pour elle, donc manière assez didactique de nous présenter ce monde, ce qui n’est pas le mieux pour nous lecteurs. J’ai tout de même continuer ma lecture, un peu moins péniblement que dans la première partie du roman. Dans le dernier quart, les rebondissements se multiplient, les choses s’accélèrent enfin, on ne s’ennuie pas contrairement à la première partie qui fut plus laborieuse, mais mon avis reste très mitigé malgré tout.

Parce que même quand une histoire ou une idée est bonne (ce qui n’est pas forcément le cas ici), quand le roman repose à 90% sur son personnage principal, si ce personnage ne plait pas aux lecteurs c’est une lecture foutue. Surtout pour un roman d’urban fantasy dont l’ambition est de divertir, une héroïne ou un héros réussi c’est la base d’un roman d’urban fantasy réussi.

Dans le cas du Pacte obscur, l’histoire, l’idée n’est pas si mauvaise, mais je n’ai pas pour autant trouvé tout ça bien originale. Je n’ai pas beaucoup de motivation à en découvrir plus ou à en apprendre plus sur ce monde que l’auteur nous présente. Il y a quelques personnages secondaires qui m’ont plut et qui seront probablement plus développés dans les suites, mais le fait que cet univers ne m’a pas particulièrement intéressé et surtout le fait que je ne me suis pas du tout attaché à l’héroïne au comportement pas toujours crédible, je ne pense pas lire la suite…

Dernières lectures: Les délices de Tokyo et Kayla Marchal l’exil

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De Durian Sukegawa

4/5

Sentaro est gérant d’un petit boui boui qui vend des dorayakis, des petites crêpes japonaises fourrées à la pâte de haricot confit. Il gère les lieux pour le compte d’un patron envers qui il a une dette. Un jour, une vieille dame, Tokue, se présente et se propose pour être engagée comme aide aux cuisines. Au début, Sentaro ne l’engage pas, la dame est vieille et n’a pas l’air bien solide, et ses mains toutes recroquevillées ne plaident pas en sa faveur. Mais après qu’elle lui ai fait gouter à sa pâte de haricots confits qu’elle confectionne elle même, Sentaro est convaincu: Tokue est engagée et viendra un matin sur deux pour lui apprendre et l’aider à faire les haricots confits, processus qui prend plusieurs heures. Dès lors, les ventes explosent et la clientèle augmente.

J’avais vu le film il y a quelques semaines, et j’avais adoré, alors quand j’ai vu que c’était adapté d’un roman, j’ai pas hésité. Le roman reprend donc la trame du film, Sentaro qui vend des dorayakis pour le compte d’un patron envers qui il a une dette. Il rencontre Tokue, vieille dame qui sait confectionner de la pâte de haricot confit comme personne et qui va transmettre son savoir à Sentaro. Au fil des pages, on découvre de Tokue a souffert dans sa jeunesse de la lèpre et à travers son personnage et son histoire, on découvre comment la lèpre a touché le Japon après la seconde guerre mondiale, et comment les malades étaient traités. Emmener dans des sanatoriums, on traitait les malades comme de vrais prisonnier. Ils avaient interdiction de sortir du camp, coupaient tout les ponts avec leurs familles pour qui ils étaient une honte, les malades se voyaient attribués de nouveaux noms et prénoms et toutes leurs affaires étaient brûlés à leur arrivée. Tokue raconte son histoire, son arrivée au sanatorium à l’âge de 14 ans, son mariage avec un autre malade qui sera stérilisé pour qu’il n’y ait pas d’enfant, son absence totale de contact avec sa mère, qui l’accompagna en pleure sur le quai qui l’emmenait au sanatorium de Tokyo.

J’ai adoré le roman, qui se concentre plus que le film sur la destinée des malades de la lèpre au Japon, ceux qui étaient touchés que légèrement, ceux qui conservaient de graves séquelles, la joie que les ex malades, guéri depuis longtemps, ont ressenti lorsqu’en 1996, la loi de confinement des anciens malades a été abrogée, et leur tristesse quand ils se sont rendus compte qu’à leur âge, ils ne pouvaient plus espérer ni reprendre contact avec leurs familles, ni refaire une vie en dehors du sanatorium.

L’apprentissage des haricots confits ne représente qu’une petite partie du roman, c’est plus une métaphore d’apprentissage de la vie. Tokue essaye de transmettre à Sentaro qui pourrait être son fils et à Wakana qui pourrait être sa petite fille, les leçons de vie qu’elle a apprise dans sa dure existence. C’est d’ailleurs dommage que dans le roman, la relation entre Tokue et Wakana ne soit pas plus développé, elle l’est est peu plus dans le film, car dans le roman, c’est surtout le point de vue de Sentaro qui est mis en avant, du coup on approfondie pas le personnage de Wakana suffisamment.

La première moitié du roman est parfois un peu étrange dans sa construction, dans les mots choisis, comme si la traduction du japonais au français nous fait perdre un peu de la poésie ou de la qualité d’écriture. La seconde moitié est mieux écrite, et la fin poignante, avec les déclarations de Tokue, les visites de Sentaro et Wakana au sanatorium, et les dernières pages sont très touchantes, pleines de poésie et de douceurs. Un jolie roman.

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de Estelle Vagnier

3.5/5

Kayla Marchal est une jeune morph, c’est-à-dire une humaine capable de se changer en animal et dans son cas, en loup. Les morph vivent répartis en clans et meutes, chaque clan vivant selon leurs propres règles. Kayla n’a pas connu sa mère, morte assassinée quand elle avait un an, et a été élevée durement par son grand père, le chef de meute, l’alpha. Mais alors que tous les autres membres de la meute se sont transformés en loup dès la puberté, Kayla n’a toujours pas réussi. Depuis elle est au mieux ignorée au pire battue par ses pairs. Pour son 18e anniversaire Kayla est mise à la porte par son grand père, qui décide qu’elle ne peut plus vivre parmi eux tant qu’elle n’aura pas réussi à se métamorphosée en loup. Se sentant trahie par sa seule famille, Kayla n’a pas d’autre choix que de prendre la route. En s’arrêtant en ville, elle fait la connaissance d’une nouvelle meute et décide de rester. Elle fait alors la connaissance d’autre morph.

J’ai découvert ce titre d’urban fantasy sur amazon, et après avoir lu quelques avis positifs, je me suis lancée. C’est écrit par une française et j’aime bien donnée une chance aux écrivains français dans le domaine de l’urban fantasy ou du fantastique, on a parfois de bonnes surprises.

Ici au départ, on ne sort pas trop des sentiers battus, un monde de morph (ou changeforme), des clans, des meutes, une héroïne jeune et jolie un peu naïve et un triangle amoureux en apparence.

Mais pas d’inquiétude, finalement je ne trouve pas que l’auteur soit tombé dans le piège du triangle amoureux et c’est tant mieux. Car même si les trois héros masculins sont décrits comme de vrais apollons, Kayla ne ressent rien pour deux d’entre eux, et c’est assez vite que le lecteur s’en rends compte.

J’ai beaucoup aimé finalement. L’univers est bien décrit, bien maitrisé par l’auteur, les clans, les meutes, la mythologie et l’histoire de ce peuple qui vit parmi les humains ou pas, sans pour autant se mélanger. Ce premier tome présente cet univers et ces caractéristiques, son passé et ses conflits intérieurs. Il présente aussi les personnages et si j’ai adhéré dès les premières pages à ce roman, c’est surtout pour son héroïne, Kayla, qui m’a plut. Elle n’est pas une pauvre jeune fille sans défense qui doit toujours être sauvée in extremis par de beaux mâles en puissance, en tant que morph elle a une force supérieur à la majorité et en tant que futur Alpha, elle a une puissance souvent supérieur aux communs des morph. C’est elle qui raconte l’histoire, elle a de l’humour, de la répartie, mais n’est pas sans défauts, car la belle Kayla n’est quasiment pas sortie de son clan durant ces 18 premières années, et coté relationnel elle n’est pas très douée.

Alors évidemment elle n’est pas très douée pour communiquer avec les garçons, elle perd souvent tous ses moyens. Mais j’ai justement aussi beaucoup aimé sa fraicheur, son naturel, son manque d’assurance, ses maladresses, après tout elle a 18 ans tout juste et ne connait pas grand-chose du monde extérieur.

C’est un roman qui se lit facilement, l’auteur ne s’embête pas de descriptions lourdes, juste ce qu’il faut, il y a de nombreux rebondissements plus ou moins importants, souvent de l’action, toujours bien écrit, et les dialogues sont souvent drôles. Bref, je l’ai lu en une nuit et une matinée, je l’ai commencé  à 00h30 je me suis arrêtée à contre cœur à 5h du matin et heureusement pour moi on était vendredi soir, donc après une grasse matinée je me suis remise à la lecture pour terminer ce roman assez vite.

Ce n’est pas souvent que je tombe sur un roman qui me tient en otage comme ça, pour qui je n’arrive pas à reposer le livre, avec les pages qui tournaient presque toutes seules. Bon après ce n’est pas le roman du siècle, mais c’est une histoire qui m’a beaucoup divertie, qui m’a bien changé les idées, et ce sont des personnages pour lesquels je me suis tout de suite attachée et que j’ai eu un peu de mal à quitter. La fin du roman nous fait bien comprendre que l’ont vient de voir seulement le haut de l’iceberg concernant le monde des morphs et des clans, et que toute une histoire bien plus importante se joue. J’ai vraiment hâte de lire la suite et de retrouver cet univers, en espérant que l’auteur garde la même fraicheur, et ne noircisse pas trop l’univers et la destinée des personnages comme c’est souvent le cas dans la fantasy que j’ai pu lire jusqu’ici. Le roman n’est paru que début avril, donc je me doute que je ne lirais pas la suite dans les semaines à venir, en espérant que l’auteur à déjà écrit le second tome, à suivre…