Stranger things

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Saison 1 – 8 épisodes

1983, dans une petite ville américaine. Will, Mike, Lucas et Dustin, 12 ans, sont les meilleurs amis du monde. Un soir en rentrant chez lui, Will disparait. Sa mère, son grand frère Jonathan et le shériff organisent les recherches. De leur coté Mike, Lucas et Dustin décident aussi de rechercher leur meilleur ami. Ils rencontrent dans la forêt une jeune fille de leur age, Eleven, au crane rasé. Mike comprend qu’elle est poursuivit par de méchantes personnes et décide de la cacher chez lui. Très vite, il s’avère qu’Eleven a certains pouvoirs et pourrait les aider à retrouver Will.

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Stranger things est une série produite par Netflix et diffusée durant l’été dernier. La série est un hommage aux films des années 80. C’est tout simplement un bon mélange entre DARYL, E.T. l’extraterrestre, avec un peu d’Alien.

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Strangers things c’est quatre gosses d’une dizaine d’année, qui nous rappellent ce que c’était que de grandir dans les années 80: ça joue à donjons et dragons, c’est fan des romans de Tolkien, ça fait des références à star wars, ça se déplace en vélo et on communique avec des talkies walkies. Des enfants avides d’aventures. Les poursuites en vélo face à des hommes du gouvernement méchants, les talkies walkies, la rencontre avec Eleven qui a des pouvoirs surnaturels, que Mike cache dans sa cave…comment ne pas surtout penser à E.T.?

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J’ai adoré l’ambiance années 80, les nombreuses références aux films, romans, jeux de cette époque, j’ai adoré l’amitié si solidaire, si fusionnelle entre les quatre amis, les voir risquer leur vie pour sauver l’un des leurs, leur sens de l’aventure…

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Mais dans stranger things, s’il y a un peu d’humour, c’est avant tout une atmosphère sombre. Les quatre amis sont dans leur monde, mais on voit aussi le monde des adultes. Le shérif est une future épave, entre pilules pour dormir et alcool, il ne s’est jamais remis de la mort de sa fille, Joyce la mère de l’enfant disparu, qui vit des moments difficiles et qui sera épauler par son fils ainé Jonathan, ou encore les parents de Mike, qui se sont mariés pour faire comme tout le monde mais qui vivent comme des étrangers.

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Je pensais que stranger things aurait un ton plus léger mais pas du tout. La série parle aussi d’expériences scientifiques sur des femmes et des jeunes enfants pour développer des dons surnaturels, comme ce fut réellement le cas dans les années 50, 60 et 70. Chaque épisode est tendu, profond, l’intrigue avance vite. C’est très appréciable de sentir que l’histoire avance à chaque épisode, qu’on ne tourne pas en rond, qu’on ne sent pas que les choses ralentissent juste pour gagner du temps. On prend le temps de connaitre les personnages, de se sentir proche d’eux, de s’attacher à eux.

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A chaque épisode la tension augmente, on veut savoir la suite, du coup les 8 épisodes s’enchainent en quelques jours à tout cassé. A noter, le casting excellent à commencer par les enfants et également Winona Rider très bonne dans le rôle de la mère qui recherche son fils, et  David Harbour dans le rôle du shérif.

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Et pour ceux qui hésiteraient, la saison 1 résouts toutes les plus grosses questions et intrigues posées dans le premier épisode tout en laissant quelques questions en suspens pour une saison 2 à venir.

Sense8, la nouvelle série des Wachowsky

Sense8 : Affiche

de Andy et Lana Wachowski

Doona Bae, Ami Ameen, Jamie Clayton, Tina Desai, Tuppence Middleton, Max Riemelt, Miguel Angel Silvestre, Brian J Smith, Freeman Agyeman, Naveen Andrews

Sense 8, la nouvelle série des Wachowsky, a été diffusé sur Netflix en juin 2015. La série se compose de 12 épisodes, et relate le quotidien de 8 personnages principaux à travers le monde, qui vont se découvrir un lien commun. Il y a Nomi à Los Angeles, Sun à Séoul, Will à Chicago, Riley à Londres puis à Reykjavík, Corpheus à Nairobi, Kala à Mumbai, Wolfgang à Berlin, Lito à Mexico, tous ces personnages ont deux points communs, celui d’être né le même jour et celui d’être sensate, c’est à dire de pouvoir communiquer de manière télépathique avec ces différentes personnes, qui forment un cercle particulier. Ainsi, Sun qui est une experte en arts martiaux, peu avoir une discussion télépathique avec l’un des membres de ce cercle, et peu aussi partager le temps d’un instant, ces capacités de combattante. Les huits sensates à travers le globe vont aussi découvrir que certaines personnes dont des sensates comme eux, ont pour objectif de les détruire.

Dure de résumer sense 8 sans trop en dire, sans trop expliquer, parce que le charme de la série réside aussi dans le mystère, on ne sait pas trop où on met les pieds en commençant sense 8. Toute une pléthore de personnages qui sont tous différents les uns des autres, réparties sur le globe, nous sont présentés dès le premier épisode. Mais les choses sont bien faites, tout de suite le spectateur arrive à suivre qui est qui, qui fait quoi, qui est où, tout de suite on sympathise avec ces personnages, leurs quotidiens, leurs problèmes, leurs dilemmes.

La série aborde au travers des personnages, de nombreux problèmes sociaux. L’homosexualité, notamment avec le personnage de Lito, un acteur de films d’action mexicain qui commence à avoir beaucoup de succès, mais qui n’ose pas révélé sa relation amoureuse avec un autre homme de peur d’enterrer sa carrière d’acteur; La transsexualité avec le personnage de Nomi à Los Angeles, qui à subit plusieurs opérations afin de devenir une femme; les mariages en Inde avec le personnage de Kala, qui hésite à épouser l’un des meilleurs partis de la ville, fou amoureux d’elle, alors qu’elle ne ressent que de l’amitié pour lui; le trafic de médicaments pour traiter la séropositivité dans les pays africains, entre revente à des prix exorbitants, et vente de médicament coupés à l’eau, avec le personnage de Capheus, prêt à tout pour apporter de bons médicaments à sa mère malade; la misogynie avec  le personnage de Sun qui évolue dans un milieu d’homme en subissant pas mal d’humiliation et de mépris…

Finalement, l’intrigue autour des sensates, de leurs télépathie, de leur relations, de leur cercle, n’est pas assez développé, et j’ai eu l’impression que cette histoire n’était qu’une excuse pour pouvoir parler des nombreux problèmes sociaux abordés dans les épisodes aux travers des personnages, et une excuse aussi pour faire interagir les personnages entre eux. Ainsi, comme Corpheus est agressé dans les rues de Nairobi par des gangsters, c’est Sun, l’expert en free fight, qui prend sa place grâce à leur relation télépathique, et met KO les adversaires trop nombreux de Capheus. Les personnages se donnent mutuellement conseils, se soutiennent dans les moments difficiles, utilisent leurs points forts, leur talent ou leur connaissance pour aider un des membres de leur cercle de sensates.

Photo Freema Agyeman, Jamie Clayton

Photo Max Riemelt, Miguel Ángel Silvestre

J’ai dès les premières minutes de la série, été emporté par l’atmosphère, intéressé par les nombreux personnages, leurs personnalités, leurs petits ou gros ennuis. L’ambiance de la série est prenante, et le fait que les scènes soient courtes et passent d’un personnage à un autre rend l’épisode toujours très fluide et facile à voir, on ne sent pas le temps passé, et les épisodes filent à une sacrée vitesse.

Photo Brian J. Smith, Doona Bae, Jamie Clayton

L’intrigue des sensates, leurs origines, leurs natures, est un peu expliqués dans les derniers épisodes, mais la fin reste suffisamment ouverte pour une suite, et le renouvellement de la série pour une saison 2 a été officiellement annoncé le 8 aout dernier. Je serais au rendez vous pour suivre les aventures de ces huit personnages, qui m’ont fait pas mal voyagé!

 

 

House of cards saison 1 et saison 2

Voilà, j’ai enfin terminé les deux saisons de House of cards.  J’avais commencé la série au début de sa diffusion, j’avais les vu les trois premiers épisodes, puis allez savoir pourquoi, occupée à autre chose, j’ai un peu laisser les choses de coté! Je me suis remise à la série cette été, et en juillet, la saison 1 était bouclée, puis en aout la saison 2.

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L’histoire est celle de Frank Underwood, un député démocrate, qui a fait élire grâce à son influence au congrès, le nouveau président des Etats Unis. Alors qu’il s’attend à obtenir le poste promis en récompense, secrétaire d’état aux affaires étrangères, il a la mauvaise surprise d’apprendre que le président n’honorera pas sa promesse, et donne le poste à quelqu’un d’autre. Il décide alors, avec sa femme Claire, de tout faire pour se venger de cette administration et de monter en grade à la maison blanche.

Photo Kevin Spacey, Michel Gill

Tout de suite j’ai été emballée par cette série. L’histoire est prenante, les imbroglio politiques sont intéressants, les manipulations, les mensonges, les compromis, les alliances, les amis d’aujourd’hui sont les ennemis de demain et vice versa. La politique est un monde impitoyable.

Photo Kate Mara

House of cards nous dépeint aussi les rouages et les différentes strates du pouvoir législatif avec le congrès, et du pouvoir exécutif avec la maison blanche, et c’est passionnant à suivre. Les procédures électorales, ou comment contourner les lois.

Photo Robin Wright

Mais surtout, ce qui fait le succès de la série, ce sont ces personnages. Frank Underwood est un personnage complexe, intelligent, sournois et malin. Avec sa femme Claire, ils forment le parfait duo, sans remords, sans scrupules, tout est bon pour atteindre leur but, être important et avoir encore plus de pouvoir. Ils se complètent, se soutiennent, se disent tout. Derrière les moyens malsains qu’ils mettent en œuvres pour atteindre leur but, leur complicité de couple est exemplaire et sans faille, assez étonnant et impressionnant cette complicité totale.

Autour de ce couple venimeux, entre un Frank Underwood qui sait convaincre son monde et manipuler son entourage, et une Claire toute en douceur et sourire mais qui est plus dangereuse qu’un crotale, d’autre personnages gravitent autour. Des personnages ambitieux, talentueux ou pas, qui veulent aussi leur place au soleil, qui sont plus ou moins prêt à tout mais jamais autant que le couple Underwood. Des personnages qui sont prêt à passer un pacte avec le diable, mais qui finiront toujours par le payer, et rarement à obtenir leurs récompenses. Peter Russo, député alcoolique qui rêve de grandeur, Zoe Barnes, journaliste débutante prête à tout pour être une star dans les news politiques, ou encore Jacqueline Sharp, député aux dents longues qui met ses scrupules de coté. Tous le monde se sert les uns des autres, tout le monde le sait, c’est du donnant donnant, la loi du plus fort, la loi de la jungle.

Outre les personnages, la série reste originale dans sa forme puisque Frank Underwood se tourne souvent vers la caméra, regardant droit dans les yeux les spectateurs pour nous dire ce qu’il pense vraiment de telle personne, ou pour nous traduire les politesses politiques qui cachent des vérités peu reluisantes. Frank Underwood prend alors un ton dure, plein de cynisme et de franc parler, ses pensées les plus sombres nous sont révélées.

Les deux saisons sont excellentes, sans temps morts, j’ai enchainé les deux saisons sans me lasser une seconde des stratagèmes de Underwood, et Kevin Spacey et Robin Wright sont excellents.

Dans la saison 2, le personnage de Claire Underwood est plus approfondi, on découvre une femme qui aurait pu vivre une tout autre vie, si elle avait choisi l’homme qu’elle aimait dans sa jeunesse, un photographe de renom avec qui elle aurait pu vivre une histoire d’amour et d’eau fraiche, mais alors qu’elle le revoit le temps d’un week end et qu’elle est tentée de le rejoindre, se posant des questions sur son choix, elle découvre très vite que ce genre de vie n’est pas pour elle, que son envie d’importance, de pouvoir est plus fort, et qu’une vie d’amour et d’eau fraiche l’ennuierait très vite au final.

Dans la saison 2 on voit aussi de plus près le couple présidentielle, un président très influençable, une première dame qui l’est tout autant. Voir les Underwood évoluer et abattre les obstacles les uns après les autre reste hypnotisant à voir, palpitant à suivre, et vivement la suite!

Breaking bad – l’homme au chapeau

Série US

AMC – 5 saisons, 2008/2013

Créée par Vince Gilligan

Bryan Cranston, Aaron Paul, Dean Norris, Anna Gunn, Betsy Brandt, Bob Odenkirk, Giancarlo Esposito, Jonathan Banks

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Voilà, fini, ce week end j’ai terminé les 5 saisons qui constituent la série Breaking bad, qui s’était terminée à la fin septembre 2013. Je me souviens encore lorsque la série a commencé sa diffusion, à l’époque je n’avais pas envie de me lancer dans une série dont le personnage principal était atteint d’un cancer. Et puis une fois la série lancée, j’ai décidé que j’attendrais la fin de la série pour la voir, histoire d’être sur que la conclusion ne serait pas du grand n’importe quoi comme ça arrive souvent avec les séries us.

L’histoire en deux mots, est celle de Walter White, un chimiste de talent qui se retrouve à 50 ans, père de famille et prof dans un lycée publique à enseigner la matière qui le passionne depuis toujours à des ado qui ne sont aucunement intéressés. Pour pouvoir nourrir décemment sa famille, il travaille les après midi dans une station de lavage de voiture, exploité par son patron. Tout bascule lorsqu’on lui diagnostique un cancer du poumon inopérable. Il décide alors de monter son propre labo de méthamphétamine pour se faire un petit capital qu’il pourra transmettre à sa famille qu’il ne veut pas laisser ruiner après son départ. Il s’associe à Jesse Pinkman, un ancien élève devenu dealer de drogue.

Photo Anna Gunn, Bryan Cranston

Breaking bad c’est avant tout Walter White, l’histoire de cet homme ordinaire, à la vie ordinaire, qui a perdu toute combativité, toute envie, toute énergie. On comprend très vite dans les premiers épisodes, qu’il était autrefois bien différent, passionné de chimie, le plus doué de sa génération, un vrai héros au yeux de ces pairs, un petit génie de la chimie, qui impressionne par son autorité naturelle et sa confiance en soi inébranlable. Qu’est ce qu’il a bien pu lui arriver pour que cet homme si prometteur, finisse par être un homme si abattu, plat, mou, sans vie, quelqu’un qui s’est laissé porter par le quotidien, en oubliant tout le reste et qui se rend compte qu’il a oublié de vivre pour lui, mettant de coté sa personnalité, s’enfermant dans un role étriqué, loin de tous ce qu’il avait pu imaginer. Pour sortir de cette transe, il lui aura fallu un choc, l’annonce d’un cancer, une espérance de vie limitée, un an ou deux, selon les docteurs, pour qu’il se réveil.

Photo Aaron Paul, Bryan Cranston, Jonathan Banks

Durant 5 saisons, Walt va se souvenir de qui il est et rattraper le retard de ces nombreuses années de léthargie. Retrouver son autorité, retrouver son assurance, tout en retrouvant son véritable amour, la chimie.

Walt devra s’imposer dans le monde de la drogue, laissant au départ à Jesse son associé, le soin de s’occuper de la vente, mais comprendra très vite qu’il va devoir aussi s’occuper en partie de ça, et pour se faire se créera un personnage Heisenberg, l’homme au chapeau, que les dealers de drogue du coin apprendront très vite à connaitre et à respecter.

Dès la saison 1, les décisions de Walt auront très vite de lourdes conséquences, sa rencontre avec Tuco et le coté violence et caïds de la drogue, sa rencontre avec Gustavo Fring et le coté business professionnel de la drogue qui plaira tant à Walt. Plus ça avance, et plus Walt tombe dans la violence lui même, n’hésitant plus à donner la mort, d’abord pour sauver sa propre vie et celle de sa famille, et ensuite pour protéger son empire de la drogue et se débarrasser de ceux qui pourraient le balancer ou de ceux qui le dérange tout simplement. Walt bascule du coté obscur et il aime ça.

Photo Bryan Cranston, Dean Norris

J’ai adoré la manière dont Walt se débarrasse de Tuco dans la saison 1, adorer sa rencontre avec Gustavo Fring et la fin de saison 4 où comment il met un terme à leur arrangement. J’ai adoré le personnage de Mike, son sang froid à toute épreuve, son coté blasé jusqu’au bout, jusqu’à la dernière seconde. La fin de la saison 4 puis la fin de la première partie de la saison 5 sont juste énormes. J’ai aussi un faible pour Saul ‘Better call Saul’, l’avocat véreux mais loyal qui aura un gros faible pour Walt et Jesse.

Photo Bob Odenkirk, Bryan Cranston

“We’re done when I say we’re done.”

J’ai adoré Jesse Pinkman, celui qui attire toute la sympathie du spectateur, malgré tous ce qu’il fait, c’est probablement le plus innocent de tous, celui qui a le plus de sens morale, et son amitié avec Mike est touchante, lui qui voit en Jesse une victime du business plus qu’un associé et qui essaiera de le mettre à l’abri plus d’une fois. Touché aussi par la relation amour / haine qui existe entre Jesse et celui qu’il ne pourra jamais appelé autrement que Mister White, une relation filiale tendu, mais comme tous bon fils qui se respecte ne pourra jamais en vouloir trop longtemps à Walt, j’ai adoré leurs dernières minutes ensemble.

Breaking Bad : photo Bryan Cranston

Les 8 derniers épisodes de la série constituent une fin démentielle, chaque épisode nous prenant aux tripes, j’ai même enchainé les 5 derniers épisodes sans m’arrêter tellement j’avais hâte de voir comment ça se terminerait. Voir Hank découvrir la véritable identité de son beau frère Walt, le gentillet et niais Walt, qui n’est rien d’autre que le mystérieux Heisenberg est presque douloureux à voir. Voir la déchéance du pauvre Jesse aussi.

J’ai adoré voir Walt prendre sa revanche sur ces deux anciens amis, qui sans se rendre compte de leur méchanceté, ont tout pris à Walt 30 ans auparavant, c’est ce couple qui a retirer toute vie à Walt, le laissant sans volonté, un vrai fantôme. L’évolution de Walt, son envie de monter un empire, son envie dévorante d’être le meilleur des meilleurs dans le domaine du business de drogue (ça ou autre chose), quitte à tout sacrifier, vient de là. Car si au début il fait réellement ça pour laisser à sa famille de quoi vivre correctement après sa mort, très vite il est clair que Walt ne fait ça que pour lui, son ego, sa dignité personnelle, sa revanche sur la vie, toutes ces années d’humiliation, de silence, à subir sans rien dire, à se laisser marcher dessus sans broncher. Il faudra attendre le dernier épisode pour que Walt se l’avoue à lui même et l’avoue à sa femme, soulager d’entendre enfin un peu de vérité.

Photo Bryan Cranston

“you asked me if I was in the meth business or the money business. Neither. I’m in the empire business.”

J’ai adoré voir comment Walt met un terme aux agissements de Lydia, après que Mike ait eu la faiblesse de lui laisser sa chance. Comme Mike, je me suis laissée aussi embobiner par Lydia, et ses grands yeux apeurés, mais c’est peut être elle la pire des prédatrices, et aura mérité son sort. On verserait presque une petite larme lorsque l’on voit la dernière minute du show, et Walt dire au au revoir avec émotion à ses instruments de chimie qui lui auront permis de laisser sa trace, avec ces meths bleue, baby blue. Un homme qui se sera rappeler de vivre un peu tardivement, et qui ne regrette probablement pas d’avoir vécu pour lui égoïstement après toutes ses années de léthargie, malgré les morts, les erreurs, les dommages collatéraux. Il était mort, il a ressuscité, un soubresaut dans lequel Walt est devenu acharné, ne lâchant jamais le morceau, ne renonçant jamais, sautant tous les obstacles, toutes les difficultés, sans jamais se décourager.

I guess, I got what I deserve.”

Breaking bad se place dans les séries cultes, elle fait partie de mes préférées, la cohérence de l’intrigue, les petits détails qui se révèlent pertinents, l’évolution des personnages, si logiques, si humaines, si  sombre parfois, la série est noire, policière, dramatique, humaine. Mais pour moi elle se place tout de même en dessous de The wire, dont la qualité d’écriture était au dessus.

Tony Soprano ne visitera plus le Bada Bing…

Hier James Gandolfini est mort à l’âge de 51 ans, d’une crise cardiaque, alors qu’il se trouvait en Sicile, pour un festival cinéma. J’ai été très surprise d’apprendre sa mort, quand on sait qu’il n’a que 51 ans.

Je l’avais déjà vu dans quelques films, dans des rôles secondaires, (USS Alabama, Get shorty…), rien de bien marquant, puis plus récemment, je l’avais vu dans Zero dark thirsty et surtout dans l’excellent In the loop.  Et bien sur, le rôle de sa vie, c’est le personnage de Tony Soprano dans Les Soprano, diffusée par HBO. Je me souviens du pilot, vue sur France 2, un jeudi soir vers 1h du matin. A l’époque, mes options pour voir les séries US étaient très limitées. France 2 faisait “l’effort” de nous proposer d’excellentes séries (Six feet under, The west wing, La femme Nikita, Les Soprano…) à des heures extrêmement tardives, tous les jeudis soir. Décision complètement crétine, avoir sous la main des séries qui ont révolutionné le petit écran, et nous les proposer un soir de semaine, bien après 1h du matin. Souvent, il fallait attendre la fin de l’émission de 2e partie de soirée en direct (et donc qui débordait tout le temps), puis les nombreuses pubs, bandes annonces, météo, et journal télévisé, avant de pouvoir enfin regarder l’épisode. Il fallait être plus que motivée pour tenir le coup et regarder, surtout quand on doit se lever à 7h du matin, le lendemain.

J’ai tout de suite accroché à la série Les Soprano, la série sortait du lot (mais c’était souvent le cas à la fin des années 90 et début 2000), le générique est l’un de mes préférés, je ne crois pas avoir jamais fait l’impasse dessus, aussi bien la chanson Woke up this morning, que le clip, dans lequel on voit Tony Soprano dans sa voiture, prendre le tunnel pour se rendre dans le New Jersey. La bande originale était d’ailleurs excellente.

J’ai adoré suivre durant les 6 saisons, la vie des Soprano. Tony en chef de la mafia locale, qui ne comprends pas pourquoi il fait des malaises jusqu’à ce qu’il découvre que ce sont des crises de panique, doit gérer ses “employés”, ces affaires, sa famille, et doit absolument faire en sorte que ses collaborateurs n’apprennent jamais qu’il voit un psychiatre pour gérer ses crises d’angoisse.

Il aura marqué le monde des séries télévisées avec son personnage de mafieux qui se découvre une fragilité. Il n’avait que 51 ans.

Game fo throne saison 3, frissons et grosse claque!

Ca y est,  Game of throne saison 3 se termine, un an d’attente, quelques semaines de visionnages, et au revoir à l’année prochaine, encore une nouvelle année d’attente pour pouvoir retrouver la série la plus impressionnante, marquante, réussie de ces cinq dernières années si ce n’est pas plus.

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Pour ceux qui ne connaissent pas encore cette merveille, on suit le destin d’une multitude de personnages, dans un monde qui pourrait être le notre au temps du moyen age, (mais qui ne l’est pas), et dont les différents héros s’affrontent dans une lutte pour le pouvoir, pouvoir qui est synonyme de richesse, de sécurité, de confort. Je m’arrête là pour ne pas en dire de trop, se référer à wikipédia pour les petits curieux.

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La saison 1 puis la saison 2 m’avaient déjà époustouflées par sa qualité visuelle, ces images presque cinématographiques, des décors magnifiques. La forme est parfaite, le fond n’est pas en reste, entre des personnages incroyablement riches, profonds, complexes, pleins de défauts, humains, inhumains, des rebondissements toujours surprenants sans être rocambolesques, des manipulations et autre intrigues de cour toujours parfaitement amenées et maitrisées. Il se passe beaucoup de choses dans les épisodes et dans les saisons. Et contrairement à beaucoup de série du moment qui me font parfois trouver le temps un peu long, ici ça n’est jamais le cas. Je suis beaucoup moins patiente qu’autrefois quand il s’agit de regarder une série, il faut que je trouve la motivation nécessaire pour me lancer dans un épisode. Même pour game of throne, parfois je me sens fatiguée le soir, mais une fois l’épisode entamée, les 50 minutes passent si rapidement, qu’il m’est arrivé plus d’une fois de me dire ‘quoi? déjà? ‘, alors que je pensais en être qu’à la moitié, l’épisode était terminé.

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Et il s’en est passé des choses cette saison, encore une fois. Sansa s’est trouvée une nouvelle alliée, elle a crut vivre enfin un rêve l’espace de quelques jours avant de retomber dans le cauchemar, même si cette fois ci, elle gagne au change! Arya se transforme de plus en plus en guerrière, et sa route change au gré des rencontres plus ou moins bonnes. Robb s’affirme en tant que chef, Bran se découvre des capacités étranges, Cersei et Tyrion sont encore victimes de leur père, qui utilise ses enfants comme des pions sur un échiquier, on apprend à connaitre Margery et sa famille, Snow s’acoquine avec Ygritte, Samly nous montre que le savoir est une arme puissante et que c’est peut être grâce à cette arme que l’humanité s’en sortira vivante…Tyrion reste mon personnage préféré!

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Et puis j’ai adoré tout particulièrement les scènes avec Jaime Lannister et Brienne, j’ai adoré voir le respect mutuel qui grandit avec les épreuves, la loyauté entre ces deux personnages que tout opposaient, j’ai adoré la scène dans les bains durant laquelle Jaime se confie sur un passé que personne ne connait. Quant à Davos, j’aime  beaucoup sa relation avec la fille de Stannis et les cours de lecture.

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J’ai aussi adoré les scènes avec Daenerys, autant dans les deux premières saisons ce n’était pas mon histoire ou mes passages préférés, loin de là, autant dans cette saison ce sont de superbes moments. Daenerys c’est la classe incarnée dans son rôle de leader, dans sa détermination, sa confiance en elle, sa manière de clouer le bec au chef des esclaves, à la fin de l’épisode4 And now his watch is ending, est particulièrement impressionnant!

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Quant à l’épisode 9…que dire…je m’étais spoiler sans le vouloir et je savais déjà que SPOILER Robb, et Catelyn mourraient, mais je ne savais ni comment ni pourquoi et je ne savais pas que la pauvre femme de Robb, enceinte, mourrait aussi. La scène est d’une effroyable cruauté. Les quelques minutes précédent le massacre sont tendues, j’ai senti une tension plus que palpable, entre Catelyn qui sent le danger venir, Arya qui se rend compte que quelque chose cloche, qui est à deux doigts de retrouver une partie de sa famille après tant de mois séparés, et puis l’horreur se produit. La scène est ultra violente avec d’abord, la pauvre Jeyne qui se fait poignarder sauvagement dans le ventre et laisser agonisante, Robb qui ne se relèvera plus, et puis ses gorges qui se déchirent comme du papier de soie, celle de la femme de Frey puis celle de Catelyn, sans musique ni fioriture, brute, ce qui rend les choses violentes, dures, vraies, horriblement réalistes. Difficile de m’en remettre et de passer à autre chose, je pense que c’est l’épisode qui m’a le plus choqué de toute l’histoire des série télé, ou du moins depuis vraiment très longtemps. Une claque, une vraie! FIN SPOILER.

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Le dernier épisode est vraiment réussi pour une saison parfaite. J’ai eu des frissons quand Bran part vers le mur, j’ai souri quand Sansa raconte des anecdotes de vengeance à Tyrion et qu’il se laisse attendrir avec Shae par son innocence, j’ai adoré la réunion de famille des Lannister et voir le petit Joffrey envoyé dans sa chambre comme un enfant capricieux. J’ai hâte de voir ce qu’il ressortira de l’appel Valar morgulis que lance Arya, et j’ai été emporté par le triomphe de Daenerys. Le tout accompagné par une magnifique soundtrack, certains morceaux sont justes sublimes.

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La saison 3 est pour moi, très réussie, peut être ma saison préférée jusqu’ici, on monte en puissance, les personnages évoluent,j’ai hâte de voir la suite, de voir ce que le destin réserve à tous ces personnages, qu’on aime et qu’on aime détesté, et je ne vais surement pas attendre l’année prochaine pour savoir tout ça, je vais me remettre à la lecture des romans, maintenant que la saison est finie!