Dernière séance: Dans un jardin qu’on dirait éternel

Dans un jardin qu'on dirait éternel : Affiche

 

de Tatsushi Omori

Haru Kuroki, Kirin Kiki, Mikako Tabe, Shingo Tsurumi

4/5

A 20 ans, Noriko est étudiante à l’université et ne sait pas quoi faire de sa vie, contrairement à ses amies qui ont toutes l’air de savoir le chemin qu’elles souhaitent prendre. Indécise, rêveuse, toujours dans le doute, sa mère lui propose de suivre les cours de cérémonie du thé de Mme Takeda. Elle commence les cours en compagnie de sa cousine Michiko. Apprendre la cérémonie du thé c’est difficile, exigeant, et c’est long, un apprentissage de toute une vie. Deux ans passent, les filles ont terminés sans briller leurs études supérieures, et tandis que Michiko prend sa vie en main, Noriko est toujours aussi indécise et perdue sur les routes qu’elle souhaitent suivre.

Dans un jardin qu'on dirait éternel : Photo

2e séance depuis la réouverture des cinémas en juillet dernier. Un film japonais à la séance de midi en plein milieu de semaine, on était trois dans la salle moi comprise!

Dans un jardin qu’on dirait éternel, c’est doux, c’est beau, c’est poétique, mais jamais ennuyant. On suit la jeune Noriko à travers les années qui se cherche et tente de comprendre la signification d’un bandeau affiché chez maitre Takeda “chaque jour est un bon jour”. A travers ce personnage, on a une belle réflexion sur la vie et le sens qu’on lui donne.

Dans un jardin qu'on dirait éternel : Photo

Noriko à 20 ans comme à 30 ans, est indécise, elle ne sait pas ce qu’elle veut faire de sa vie, contrairement à ses amies et surtout contrairement à sa cousine, Michiko qui a un caractère très différent. A la fin de leurs études universitaires, Michiko sait déjà quel métier elle veut faire, à 25 ans, Michiko décide d’accepter un mariage arrangé pour fonder une famille, après avoir compris qu’elle n’avait aucune perspective de promotion, ne possédant ni passion ni vocation. Nochiko n’envie ni le métier de sa cousine, ni le fait d’accepter un mariage arrangé pour devenir mère au foyer, et pourtant Nochiko envie sa cousine, car contrairement à elle, elle prend des décisions et s’y tient, elle choisit une route sans hésiter pour construire sa vie, alors que Nochiko à 30 ans, se laisse toujours porter par la vie, vie au jour le jour, sans projet ni plan.

Dans un jardin qu'on dirait éternel : Photo

Les scènes qui détaillent la cérémonie du thé sont apaisantes et relaxantes à regarder. Tous ces détails, la manière de plier ou déplier sa serviette, de tenir la louche, de verser l’eau, de tourner la tasse, de s’agenouiller, tout ça donne l’impression que ces gestes ont été crée par une personne atteinte de toc. Et puis on se rend compte que tous ces gestes permettent de vider l’esprit de celui qui les exécute, de ne se concentrer que sur une seule chose. Il y a une satisfaction de voir ses mains agirent toutes seules sans que Noriko ait besoin de réfléchir.

 

Dans un jardin qu'on dirait éternel : Photo

On voit passer les saisons, on voit les deux jeunes femmes devenir adultes, s’envoler, construire leurs vies. Noriko cherche le sens des choses. Il y a des moments drôles, d’autres touchants, comme la relation entre les deux cousines et surtout la relation de Nochiko avec son père. Une relation qui donne des moments très émouvants. Il y a des instants de grace dans ce film. Et bien sur c’est l’occasion de voir la dernière apparition au cinéma de Kirin Kiki avant sa mort, actrice qui dans ses dernières années, a souvent jouée les mamans et grand mère, comme dans Les délices de Tokyo et dans de nombreux films de Kore Eda comme dans Après la tempête, Une histoire de famille et surtout Still walking. Ici elle joue maitre Takeda, l’experte de la cérémonie du thé, qui sait distiller des petites leçons de vie à travers les rituels du thé qu’elle enseigne à Noriko. Parfois gentille et compréhensive, parfois plus acerbe pour secouer un peu Noriko. Un très jolie film qui fait du bien.

Dernière séance: Tenet de Christopher Nolan

Tenet : Affiche

de Christopher Nolan

John David Washington, Robert Pattinson, Elizabeth Debicki, Kenneth Brannagh, Micheal Caine

3.5/5

Le protagoniste, espion underground, se voit confier la mission de découvrir ce qui se cache derrière des phénomène de renversement du temps. Un phénomène qui le dépasse, et un seul mot afin de trouver les réponses, Tenet.

Alors que vaut le dernier Nolan ? je suis une grande fan du réalisateur, j’ai vu tous ces films au cinéma depuis Memento et je les ai tous aimé !  Et Tenet est le premier film que je vais voir au cinéma depuis mars 2020 et ça fait vraiment du bien.

Tenet : Photo Jack Cutmore-Scott, John David Washington, Robert Pattinson

Autant le dire tout de suite, Tenet ne sera pas mon préféré parmi les films de Nolan. Comme souvent avec Nolan, il est vrai que le scénario n’est pas des plus simples à suivre, si vous allez au cinéma dans l’intention de somnoler ou de penser à vos prochaines vacances en même temps, c’est pas Tenet qu’il faut aller voir, car à la seconde où le film commence il est conseillé d’éviter de cligner des yeux. Mais je vous rassure si le film est complexe à suivre, surtout dans sa seconde moitié, il n’est pas si compliqué que ça et encore moins “trop bavard” comme j’ai pu le lire quelque part.

Tenet : Photo John David Washington

Le film n’est pas parfait, quelques incohérences, les scènes du temps inversé, c’est un peu étrange ces retours dans le temps qui n’en sont pas. Avec Nolan on a souvent des énigmes laissées en suspens à l’appréciation du spectateur, comme la fameuse toupie dans Inception ou le voyage retour par le trou de ver à la fin d’Interstellar, mais ce ne sont qu’un seul élément et que l’on choisisse une hypothèse plutôt qu’une autre, le film et l’intrigue tiennent la route, tout reste logique et explicable. Dans Tenet les éléments qui prêtent à interprétation sont un peu trop nombreux et tout remettre entre les mains du spectateur c’est un peu trop facile.

Tenet : Photo John David Washington, Robert Pattinson

Dans tenet, autre élément moyen, c’est ce qui tourne autour du personnage féminin, Katherine jouée par Elizabeth Debicki. Avec ces talons aiguilles, ces tailleurs qui semblent sortis tout droit des années 50 tout comme sa coiffure, on a du mal à adhérer. Sans parler de toute l’intrigue banale et bateau, qu’on croirait tout droit sortie d’un mauvais téléfilm, le mari trop riche et violent, la femme sous sa coupe, l’enfant en gage de chantage et de levier de pression. Mouais c’est peu originale et peu intéressant cette femme qui a toujours besoin d’être sauvée. Un personnage féminin bien pauvre je trouve. Tout comme le personnage relou de Sator d’ailleurs, qui se casse la tête durant tout le film pour un objectif bien ridicule au finale.

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Ce qui est bien dommage également c’est l’absence de la musique de Hans Zimmer, l’un des compositeurs contemporains les plus marquants et qui a signé la plupart des films de Nolan. On ne peut pas nier l’importance de la musique dans les films de Nolan, dans Batman, et surtout dans Inception et Interstellar au point de se demander si ces films auraient été aussi réussis avec une autre musique. Bon ben ici, Zimmer était trop occupé sur le nouveau Dune de Denis Villeneuve alors c’est sans lui.

Tenet fails Elizabeth Debicki's Kat in a big, big way

Bon ça c’était pour les points moyens, mais le film a aussi des bons côtés, à commencer par une scène d’ouverture impressionnante dans un opéra ukrainien, des scènes d’action très réussies. Nolan sait maintenir la pression, on a pas le temps de cligner des yeux ou de laisser son esprit vagabonder. Moi qui n’aime pas Robert Pattinson, ici son personnage est réussi et son interprétation aussi, merci à Nolan excellent metteur en scène. Et puis Micheal Caine, même si hélas il n’apparait que 30 secondes.

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En bref un très bon film d’action mais loin de faire partis de mes favoris des films de Nolan. Peut-être l’attente après tous ces mois sans aller au cinéma était trop grande ? A la question que beaucoup de médias se sont posées à la sortie du film, est ce que Tenet va sauver le cinéma, je pense pour ma part, que c’est oui. Depuis la réouverture des cinémas le 1er juillet dernier, le constat est le même partout, pas ou peu de spectateurs, mais il faut dire que la programmation était bien pauvre. Rien à se mettre sous la dent si ce n’est quelques films trop sombres ou dramatiques pour donner envie aux gens d’aller s’enfermer dans une salle obscure après un confinement et de long mois déprimant, ou des films pour enfants. Les gros films attendus n’ont fait que repousser leurs sorties où même passer directement par la case vod comme Mulan avec Disney qui prend les gens pour des cons mais c’est une autre histoire….Les bons chiffres de Tenet au cinéma ont redonné espoir aux distributeurs et producteurs, il a servi de test et a passé l’examen avec succès. D’ailleurs peu de temps après les premiers chiffres du box-office, une date de sortie est annoncée pour le nouveau James Bond et une nouvelle bande annonce est de sortie sur les réseaux sociaux.

Petit bol d’air d’été

En ces temps maussades, tous mes projets de voyages pour cette année sont tombées à l’eau. Au départ je pensais en sauver au moins un de la noyade mais aucun rescapé parmi mes projets d’évasion. Les derniers mois ont été pénibles et contrairement à certaines personnes qui ont la chance de s’échapper quelques jours ailleurs, je n’ai pas eu cette chance, j’ai laissé tomber toutes idées de court séjour, même en france. Les déplacements sont compliqués, la situation changeante et instable, les prix assez élevés. Alors que j’espérais pouvoir me rendre une journée à saint Malo, les cas de covid ont explosés dans la région et le nombre de touristes aussi, sans parler du prix des trains. Je m’étais même dit “tiens pourquoi je ne pars pas plus souvent en France finalement?”, ba le prix du train aller retour m’a rappelé pourquoi je ne voyage pas souvent dans l’hexagone, à moins de réserver trois mois à l’avance les prix des tgv sont chers quand il s’agit de certaines régions.

Bref, j’ai revu mes ambitions à la baisse et pour commencer j’ai décidé d’aller visiter le château de Fontainebleau fin juillet. J’ai toujours voulu le visiter mais j’en avais jamais eu le temps. Depuis gare de Lyon, un transilien permet d’arriver à la gare Fontainebleau-Avon en 40 minutes. Avec un pass navigo classique vous pouvez également prendre la navette depuis la gare qui vous dépose au pied du château en plein centre ville en un peu moins de 10 minutes.

J’ai beaucoup aimé ma visite. L’entrée est à 12 euros mais on en a pour son argent. La chambre du roi, des différentes reines, les appartements de Napoléon, la salle de réception, les boudoirs, salles d’armes, et même la salle de bain. Tous est très bien conservés, les meubles, les tapisseries, les objets d’arts, vases, pendules, lustres,…Certaines tapisseries sont magnifiques et il ne faut surtout pas oublier de lever les yeux, les plafonds sculptés et décorés sont tous plus beaux et impressionnants les uns que les autres. J’ai en particulier adoré la galerie de Diane avec le globe terrestre appartenant à Napoléon.

Avec le covid, le masque est obligatoire  à l’intérieur et un chemin tracé ne permet pas de revenir sur ses pas et de croiser les autres visiteurs. Le gel hydroalcoolique est présent partout. La visite m’a pris une bonne heure, puis je visite ensuite les jardins. Il y a les parterres classiques à la française, les fontaines d’eau, la vue sur le domaine. De là il est très agréable de s’assoir sur un banc à l’ombre des arbres, à admirer les fontaines ou le grand étang aux carpes, avec une légère brise rafraichissante, car si ce n’est pas encore la canicule ce jour là le soleil tape dure.

Je fais ensuite le tour de l’étang aux carpes, où un couple fait de la barque près du belvédère.  Je me balade dans le jardin anglais, plusieurs spécimens d’arbres, des saules pleureurs, des petits cours d’eau, une fontaine de diane planquée dans les sous bois, des panneaux de bambous, une source d’eau particulièrement claire, si transparente que j’ai bien failli ne pas la voir. On peut se balader pendant des heures sans problèmes. Des parterres d’herbes vertes sont à disposition des familles qui souhaitent pique niquer. Attention aux nombreux canons à eau qui permettent de maintenir le vert des arbres et des parterres et qui parfois se mettent en plein sur la route des promeneurs.

Une fois ma visite finie, je me balade un peu dans le centre ville avant de reprendre la navette et le train pour Paris. C’est vraiment un jolie coin, qui permet de s’échapper de Paris, de prendre un peu l’air, de changer de décor à seulement 40 minutes du centre de Paris. A savoir, les jardins du château sont gratuits. J’y retournerais surement.

Parmi les différentes options pour partir à la journée depuis chez moi, j’avais retenu plusieurs possibilités. Cependant la canicule m’a découragé. Je suis finalement partie avec une amie à Dieppe pour la journée à la mi aout, sortie un peu mitigée. Depuis la gare saint Lazare, on prend un ter jusqu’à Rouen puis changement de train pour Dieppe. J’avais une envie de voir la mer et Dieppe est l’une des rares ville proche de paris, desservie par un train dont la gare ne se situe pas loin de la mer. Le quartier de la gare, comme souvent dans les villes n’est pas intéressant, mais très vite on se retrouve au bord du port de plaisance. En face, on déjeune dans le restaurant le New haven, réputé pour les plats de poisson. Premier restaurant depuis mars pour ma part, (sauf excepté les petits boui boui parisiens dans lesquels je déjeune parfois pendant mes pauses déjeuner) et c’est délicieux.

On se balade ensuite le long du bord de mer, sur la jetée accaparée par les nombreux pêcheurs qu’on observe, puis sur la plage de galet. J’en profite pour plonger mes jambes dans l’eau fraiche de la manche et avec la chaleur du jour j’aurais très bien pu me baigner si j’avais mon maillot de bain, l’eau n’étant pas si froide que ça. Après ça on se balade le long de la mer, on passe dans le petit centre historique de la ville avec quelques belles bâtisses, on visite l’église et puis bien vite on a fait le tour. J’ai préféré me balader à Dieppe plutôt qu’à Deauville, mais Dieppe n’a rien d’extraordinaire finalement. Malgré un retour un peu pénible (pas de clim dans notre wagon entre Rouen et Paris) j’ai apprécié manger du bon poisson et voir la mer.

Enfin durant cet été assez triste il faut le dire, je me suis rendu à Giverny pour visiter la maison et surtout les jardins de Claude Monet. J’avais déjà visité les lieux il y a 7 ou 8 ans au printemps et j’avais beaucoup aimé. Depuis Saint Lazare il faut prendre un train pour une durée de 45 minutes jusqu’à Vernon puis de la gare prendre une navette pour 15 minutes jusqu’au domaine de Claude Monet. Il faut réserver à l’avance sa place, le nombre de visiteurs étant limités par créneau. La visite ne se fait pas de manière aussi sereine avec le covid, un parcours est établi pour que les visiteurs ne puissent pas revenir sur leur pas mais la balade est toujours aussi belle.

Dans la première partie du jardin, ce sont les étangs, les ruisseaux, les saules pleureurs, les fameux paysages qui ont inspirés les nymphéas de Monet. Les petits ponts de bois vert, les glycines, les nénuphars, et puis toutes ses fleurs dans les tons de roses, violets, oranges, blancs, rouges, bleus. On traverse une route pour accéder à la deuxième partie du jardin, le clos normand. Ici, pas d’arbres pour ombrager les allées, c’est plein soleil et on sent la différence de température. Les tournesols, les cosmos, les dahlias, les lys, les glaïeuls, les roses, et ces allées recouvertes de lavande qui se frotte à nos jambes, malgré le masque on peut sentir le délicieux parfum de la lavande!

On finit notre visite par la maison, salons en enfilade, des chambres à coucher, et surtout cette salle à manger jaune poussin et la cuisine bleu qui donnent sur les jardins. C’est toujours aussi sympa à faire Giverny. On a moins de liberté pour se balader mais il y a aussi beaucoup moins de touristes.

Pour le retour, la navette ne vient pas comme promis à l’heure indiquée. On est sauvé par l’arrivée du petit train, une alternative à la navette. Le trajet coute 1 euro de moins que la navette. Avec ce temps c’est très agréable de faire la route par le petit train puisqu’il n’y a pas de vitre on est à l’air libre. La route est plus longue par contre, car il passe par certains coins de la ville de Vernon avant de nous ramener à la gare. On passe par de vieilles bâtisses en bord de seine avec des vestiges de pont en pierre qui date du moyen age, on a droit à quelques anecdotes historiques, et on passe devant les vestiges des remparts et du donjon de Vernon.

C’était très sympa mais les détours nous font presque raté notre train dans lequel on monte de justesse, pour nous rendre à Rouen. On arrive en ville vers 12h45, on se balade dans le centre historique, on passe devant l’abbatiale saint Ouen, on admire les jolies immeubles à colombages de toutes les couleurs. On déjeune dans une crêperie la rouennaise, excellent, avant de se balader encore dans le centre ville, on passe par la patisserie Vatelier pour acheter leur spécialité, la tarte au caramel, puis nous reprenons le train pour Paris. J’ai beaucoup aimé Rouen, c’est une jolie ville, très agréable, dont le centre historique vaut le détour. Je n’ai pas eu le temps de tout faire ni voir, vu l’heure à laquelle je suis arrivée et le temps qu’on a pris pour déjeuner. J’y retournerais surement bientôt.

Better call saul

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de Vince Villigan et Peter Gould

Bob Odenkirk, Johnathan Banks, Rhea Seehorn, Micheal McKean, Micheal Mando, Patrick Fabian, Giancarlo Esposito

 

Better call Saul n’a rien à envier à son ainée, Breaking bad, elle réussie même l’exploit de faire peut être mieux.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’univers de la série, Better call saul (spin off de breaking bad) raconte l’histoire du personnage de Jimmy McGill, plus connu sous le nom de Saul Goodman dans Breaking bad. Il était alors un avocat peu scrupuleux, qui défendait les intêrêts de certains membres du cartel de drogue d’Albuquerque. Dans Better call saul on se penche sur le passé de ce personnage secondaire, sa jeunesse, son évolution, comment il est devenu avocat.

Affiche

Il y a beaucoup de similitudes entre les deux séries, le même calme apparent, la même façon de prendre son temps pour développer la psychologie des personnages, la même façon de filmer certaines scènes avec lenteur ou en se concentrant sur un plan ou un objet qui semble anodin mais qui ne l’est pas.

Mais à la différence de Breaking bad, il y a un côté nonchalant et détendu dans Better call Saul, un coté cool. Il n’y a pas de dramatisation à outrance, de tragédie lyrique, pas de violence exagérée. Le ton est plus léger, plus humoristique dans Better call Saul. L’atmosphère plus légère de la série est à l’image du personnage de Saul Goodman qui, dans Breaking bad, apportait déjà une grosse louche d’humour dans une série qui était bien plus sombre. J’avais déjà à l’époque de Breaking bad, un gros faible pour le personnage secondaire de Saul Goodman, alors j’ai été très contente quand j’ai appris le projet de faire de ce personnage le héros d’un spin off.

Photo Bob Odenkirk

L’une des forces de la série c’est que tout ne repose pas sur un seul personnage. En réalité, Better call Saul se concentre sur 4 personnages principaux qui vont parfois se croiser au fil des saisons, Jimmy/Saul, Kim Wexler, Mike Ehrmantraut, Nacho Varga. On ajoutera Gus Fring, Chuck McGill et Harold Hamlin  comme personnages secondaires importants.

Photo Bob Odenkirk, Jonathan Banks

Au départ, on suit les déboires d’un certain Jimmy McGill, un avocat de seconde zone qui a obtenu sa licence via une université en ligne. Pour gagner sa vie, il passe ses journées au tribunal comme avocat commis d’office, payé à la prestation par l’état. Il possède un bureau dans l’arrière-boutique d’une onglerie tenue par une asiatique qui ne l’apprécie pas. Il vit dans l’ombre de son frère ainé, le grand Chuck McGill, avocat très connu et respecté, mais qui depuis quelques mois vit reclus chez lui, persuadé d’être atteint d’une allergie à l’électricité, ce qui l’oblige à vivre comme un ermite. Autour d’eux, Harold Hamlin, l’associé de Chuck, ou encore Kim Wexler, avocate dans le même cabinet et qui tente de monter les échelons de l’échelle sociale. Au tribunal il y a également Mike, le gardien du parking, ancien flic ou encore Nacho Varga, qui travaille pour le cartel de drogue des Salamanca et dont la route va croiser celle de Mike et celle de Jimmy.

Affiche

La série aime faire des allers-retours dans le passé, on en apprendra ainsi beaucoup sur celui de Mike, de Jimmy ou de Kim.

On m’avait dit qu’il fallait insister pour apprécier la série, dépasser la première saison, voir les trois premières, personnellement j’ai tout de suite accrochée. J’ai adoré apprendre petit à petit le passé des personnages, découvrir qui ils sont et comment ils en sont arrivés là. J’ai adoré chacun des personnages, Jimmy avec sa grande gueule, son bagou, son don pour convaincre n’importe qui de n’importe quoi, son culot et son audace. Mike et sa méticulosité, le personnage le plus pro et le plus compétent toute série confondue, Mike est un génie dans son domaine, c’est un samouraï, un ninja, le genre de personnage qui semble toujours maitre de ses émotions et de ses actes mais qui peut parfois péter les plombs. Kim et son professionnalisme, son intelligence, son sang-froid, sa grande détermination et son acharnement à toute épreuve. A l’instar de Mike, elle ne laisse rien paraitre et à un talent fou pour obtenir le must pour ses clients. Enfin Nacho Varga, ambitieux, prudent, lui aussi possède un sang-froid impressionnant et tente tant bien que mal à s’extirper des affaires des Salamanca. Sa relation avec son père est touchante.

Affiche Michael Mando

Photo Michael Mando

Au fil des saisons ces quatre personnages évolueront en fonction de certains évènements mais surtout en fonction des choix et des décisions que prendront chacun. Comme dans Breaking bad, Vince Gilligan (qui a écrit certains des meilleurs épisodes de la série X files) s’intéresse à l’auto détermination des êtres, sur le choix que font les gens. La vie, la destinée de tous est déterminée uniquement par les choix que l’ont fait et les chemins que l’on prend en toute connaissance de cause, comme le fera Jimmy dans la série ou encore Nacho. Ils avaient plusieurs choix et ils ont choisi.

J’ai énormément apprécié ce côté réaliste de la série, réaliste dans le sens qu’il n’y a pas de rebondissements trop extraordinaires, pas de violence hors normes. ça fait du bien de ne pas voir une série jouer sur la surenchère avec des scènes ultra violentes ou des scènes de sexes juste pour accrocher les spectateurs. J’ai apprécié l’humour, le ton léger de la série, l’évolution des personnages, Jimmy qui évolue beaucoup sur le plan professionnel, Kim qui prend son envol et n’hésite pas à contourner les règles qu’elle suivait un peu trop au pied de la lettre, Nacho qui tente de regagner sa liberté, Mike qui sort de sa vie insipide pour enfin exprimer tout son talent.

Affiche Bob Odenkirk, Rhea Seehorn

Better call Saul est étonnamment aussi la série la plus féministe que j’ai vu depuis longtemps. En réalité, ça va au-delà d’un sentiment féministe car ce n’est pas l’opposition homme/femme mais une sorte d’égalité entre les sexes si évidente que tout semble naturel et qu’il n’y a pas besoin de le souligner avec de gros sabot. Kim Wexler est le seul personnage féminin de la série. Perchée sur de hauts talons, avec ses tailleurs impeccables, sa queue de cheval professionnelle et son visage stoïque, elle incarne une avocate ultra performante, déterminée, qui ne lâche rien en toute circonstance. On ne se dit pas en regardant la série, que Kim est un personnage féministe, mais au fur et à mesure on se rend compte du coté très moderne du personnage. Kim est intelligente, maligne, bosseuse, déterminée à réussir sa vie. Ultra compétente, on la voit prendre son envol et son indépendance sur le plan professionnel, quand elle quitte le cabinet HHM pour devenir son propre patron, et emmener avec elle le plus gros client qu’elle avait elle-même apporté au cabinet. Kim est très indépendante, elle n’a besoin de personne. Ce n’est pas une super héroïne, elle ne possède pas de super pouvoir ni de talents hors norme, mais Kim arrive toujours à ses fins. Son couple avec Jimmy est aussi très moderne, personne ne prend le dessus sur l’autre, personne ne domine l’autre, ils se soutiennent l’un l’autre, se complètent. Kim et Jimmy m’ont un peu rappelé Scully et Mulder, Kim avec son sang-froid et son intelligence sort toujours Jimmy des ennuis. Et Jimmy avec son audace et son instinct permet à Kim d’évoluer dans le bon sens en s’écartant un peu du trop droit chemin. Ici, il n’y a pas de personnage féminin qui clame haut et fort qu’une femme ça peut faire aussi bien qu’un homme voir mieux. Non, ici Kim ce n’est ni une femme ni un homme, c’est un être humain. Il n’y a pas de différence.

Photo Patrick Fabian, Rhea Seehorn

Les scénaristes de la série ont créés des intrigues prenantes, et ont le talent de nous tenir en haleine quel que soit l’intrigue. On peut être totalement happé et concentré sur l’intrigue juridique autour de Jimmy et Kim pendant le premier quart d’heure d’un épisode et puis d’un coup être propulsé dans l’intrigue concernant Mike ou Nacho et de se dire « ah oui c’est vrai Mike en était là, j’avais oublié ». Toute les intrigues et tous les personnages m’ont plus, intrigués, intéressés, ce qui fait que je ne me suis pas ennuyée une seconde, il n’y a pas eu un épisode plus faible qu’un autre, pas une saison que j’ai senti moins bonne qu’une autre, tout se passe de manière fluide, comme si les scénaristes savent depuis le début où ils vont aller, et ne laisse donc rien au hasard, ce qui, il faut le dire, n’est pas si souvent le cas. Combien de fois j’ai pu voir une série qui m’emballe beaucoup et qui finalement est rempli d’incohérence, d’intrigues secondaires abandonnées, de morceaux inutiles, qui montrent que les scénaristes se sont laissés aller à écrire au fil de l’eau sans avoir à l’œil l’horizon finale.

Photo Jonathan Banks

Bien sûr, il reste encore une saison pour finir la série. Pour l’instant, Better call Saul est un sans-faute, à la hauteur de Breaking bad, qui fait partie de mes séries favorites, et si elle réussit le petit exploit de finir en beauté, je pense qu’il y a de fortes chances pour que je la considère supérieure à sa grande sœur et finir dans le top 5 de mes séries favorites. Rendez-vous dans un an ou 18 mois, (la crise du covid ayant retardée la date de tournage) pour voir si la dernière saison tient toutes les promesses.

Au revoir Monsieur Morricone

Ennio Morricone, l’un des plus grands compositeur de musique de films, vient de nous quitter à 91 ans. Ces compositions m’ont accompagné quasiment toute ma vie, à travers les films qu’il a mis en musique. Sans lui, certains films considérés comme culte seraient peut être tombé dans l’oublie, car les musiques composées par Ennio Morricone sont aussi importantes que la mise en scène, l’intrigue ou le jeu d’acteur.

Il est surtout très connu du grand public pour les musiques de western, notamment des films de Sergio Leone, le bon la brute et le truand, Pour quelques dollars de plus, Pour une poignée de dollars et bien sur Il était une fois dans l’ouest avec le mythique thème  “l’homme à l’harmonica”.

Il a aussi marqué les esprits avec des musiques qui ont donné une dimension supplémentaire à de nombreux films  comme Les incorruptibles, Mission, Le professionnel, I comme Icare, Le clan des siciliens, La moisson du ciel, Mon nom est personne…

Ciao Monsieur Morricone.

 

 

 

Dernières séances: Le cas Richard Jewell – Jojo Rabbit

Voici les deux derniers films que j’ai vu au cinéma avant le confinement en mars dernier. Depuis la réouverture des cinémas, je ne suis pas encore retournée au cinéma, il faut dire que la programmation reste faible, la plupart des films ayant reportés leurs dates de sorties.

Le Cas Richard Jewell : Affiche

de Clint Eastwood

Sam Rockwell, Kathy Bates

4/5

1996, durant les J.O. d’Atlanta, Richard Jewell, agent de sécurité, découvre un sac suspect dans un parc transformé pour l’occasion en salle de spectacle géant. Contrairement à ses collègues qui ne prennent pas au sérieux la potentielle menace, Richard s’applique à suivre la procédure. La bombe explose mais grâce à l’entêtement de Richard, c’est plusieurs centaines de vies sauvées. De vigile invisible, Richard devient du jour au lendemain un vrai héros que les médias s’arrachent. Mais le FBI, en mal de suspects, se demandent si le coupable ne serait pas tout simplement Richard, qui aurait installée la bombe pour être le héros qu’il a toujours voulu être.

Le Cas Richard Jewell : Photo Paul Walter Hauser, Sam Rockwell

Comme d’habitude (ou presque), je ne rate pas un film d’Eastwood. Je ne suis pas toujours fan de son travail, mais tout de même la majorité des films sont réussi. Le cas Richard Jewel m’a un peu fait penser au film Sully, je me demandais comment il pouvait faire d’un fait divers un peu maigre un long métrage de deux heures. Et comme pour Sully, j’ai trouvé le résultat très réussi. Eastwood sait raconter une histoire, il sait tenir le spectateur en haleine et pas besoin de nombreux rebondissements ou de scènes d’action à répétition ou de scénario tortueux pour y arriver.

Le Cas Richard Jewell : Photo Alan Heckner, Alex Collins, Paul Walter Hauser

Richard Jewell, cet homme qui ne demandait qu’à faire son boulot, qui rêvait de devenir un héros au service des autres, qui a une admiration sans borne pour le gouvernement et les forces de l’ordre, passe de la lumière à l’ombre en à peine 24 heures. Du héros que tout le monde encense et que tous les monde s’arrache, il devient l’ennemi public numéro un, le terroriste qui a voulu briller en faisant exploser une bombe.

Le Cas Richard Jewell : Photo Paul Walter Hauser, Sam Rockwell

Eastwood dénonce au travers du cauchemar vécu par Jewell, le pouvoir sans borne des autorités, de l’intrusion du gouvernement au moindre soupçon, comment sans aucune preuve la machine du FBI peut détruire la vie d’un homme et celle de son entourage. Eastwood dénonce aussi le pouvoir des médias, comment ce pouvoir qui a dénoncé des abus et des crimes peut aussi, si ce pouvoir est mal employé par des gens sans scrupule, détruire des vies, influencer l’opinion publique dans le sens qu’il souhaite. Car Richard Jewell, sans l’aide de son avocat dévoué, aurait pu finir ses jours en prison sans aucune preuve ni fondement, tant la détermination du FBI était de le faire condamné. Les méthodes employées sont honteuses et ridicules, presque de la science fiction.

Le Cas Richard Jewell : Photo Kathy Bates, Paul Walter Hauser, Sam Rockwell

Je suis également une grande fan de Sam Rockwell et quel bonheur de le voir à l’écran! il est excellent, comme d’habitude, dans le rôle de cet avocat teigneux qui retrouve son énergie un peu perdu en défendant Richard devant le FBI et les médias réunis. La relation entre l’avocat et Richard est touchante tout comme la relation que Richard a avec sa mère. Un très bon film bien rythmée, très bien interprété, qui n’ennuie pas une seconde.

Jojo Rabbit : Affiche

de Taika Waititi

Roman Griffin Davis, Scarlett Johansson, Sam Rockwell, Thomasin McKenzie, Rebel Wilson, Taika Waititi

3,5/5

Durant la seconde guerre mondiale, Jojo est un jeune garçon allemand qui vit avec sa mère. Son père a du partir au début de la guerre et n’a plus donné de nouvelles depuis. Sa mère, joyeuse et loufoque, essaye tant  bien que mal d’apporter de la légèreté pour ne pas que Jojo se rende compte des horreurs de la guerre. Inscrit aux jeunesses hitlérienne, Jojo apprend a vivre dans les bois et à tuer des juifs. En plus de son meilleur ami, un petit garçon grassouillet, Jojo passse son temps a parler à son ami imaginaire qui n’est autre qu’Hitler lui même. Mais son petit monde s’écroule quand Jojo découvre que sa mère cache depuis des mois une jeune fille juive, autrefois l’une des meilleures amies de sa grande soeur, morte avant le début de la guerre.

Jojo Rabbit : Photo Roman Griffin Davis, Taika Waititi

Jojo Rabbit : Photo Roman Griffin Davis, Thomasin McKenzie

J’avais entendu des critiques positives et parfois négatives concernant ce film. J’ai pour ma part bien aimé, on se s’ennuie pas, c’est drôle, parfois émouvant, y’a du suspense, on se sent pris par l’histoire. J’ai beaucoup aimé suivre l’histoire du point de vue de Jojo et son regard d’enfant qui ne comprend pas tout. On lui a appris que les juifs étaient l’ennemi, que Hitler était un héros allemand, il apprend à repérer et tuer les juifs dans son camp de scout version nazi, mais en même temps Jojo est un enfant comme les autres, il n’a ni haine ni violence, tous ça n’est que théorie et quand on l’oblige à tuer un lapin pour lui apprendre à tuer, il en es incapable.

Jojo Rabbit : Photo Roman Griffin Davis, Sam Rockwell, Scarlett Johansson

Sa relation fusionnelle avec sa mère jouer par scarlette Johanssen est touchante. Plus Jojo apprend à connaitre et apprécié la locataire clandestine plus il s’éloigne de son ami imaginaire Hitler. Son amitié honnête et naturelle avec son copain est très touchante également. La mise en scène et l’histoire sont parfois loufoque, il faut dire que le réalisateur est à l’origine de Vampires en toute intimité qui était assez barré comme film.

Jojo Rabbit : Photo Roman Griffin Davis, Scarlett Johansson

Le film se perd un peu dans les différents genre, entre comédie et drame, on ne sait pas trop où veut aller le réalisateur. Il n’exploite pas suffisamment le coté un peu dingue ou loufoque du film, comme si il hésitait entre différents style, un mélange qui déstabilise un peu. Rien que pour le jeu de Sam Rockwell que j’adore, dans le rôle d’un officier allemand mis au rebu pour cause de blessure, Jojo Rabbit vaut le coup d’oeil.

Grand week end à Londres

Dernier voyage avant le confinement et toute cette période déprimante, voici le résumé de mon dernier week end à Londres au mois de décembre dernier. Dans le contexte actuel, impossible de savoir quand je pourrais repartir quelque part alors en attendant…

Je devais normalement partir à Londres le vendredi 6 décembre dernier, juste pour le week end à l’occasion du double concerts de White lies qui, pour les 10 ans de leur album To lose my life, ont prévu de jouer l’intégralité de l’album. Mais grève oblige, Eurostar me fait savoir que les 5 et 6 décembre, la grande majorité des eurostars sont annulés. J’ai la possibilité de changer mon billet, je décide donc de finalement partir mercredi 4 décembre après-midi et de rajouter deux nuits d’hôtels supplémentaires. D’un côté, je ne suis pas trop pour devoir payer deux nuits d’hôtels en plus, surtout à la dernière minute et d’un autre côté je suis contente de pouvoir profiter un peu plus de Londres!

J’arrive donc le mercredi en fin de journée. Le temps de déposer mes affaires à l’hôtel, je repars dans le centre retrouver une amie venue de Bruxelles. Le soir, on se contente de diner et de se promener aux alentours d’oxford street et regent street afin d’admirer les lumières de noël.

Je loge cette fois-ci dans un Holiday Inn qui se situe dans un quartier qui ressemble plus à un chantier géant qu’à autre chose. Du coup les prix étaient “corrects” pour Londres. Il faut savoir qu’à Londres je ne reprends jamais deux fois le même hotel. A chaque séjour, je trouve un hotel confortable dans un quartier peu connu ou qui semble éloigné du centre mais qui ne l’est pas tant que ça car bien desservi par les transports. Mais ce genre d’hotel ne reste jamais bon marché longtemps, le quartier peu connu devient vite à la mode ou autre et les prix s’envolent…Pour ce quartier ci, qui se trouve sur la central line, le quartier ne ressemble pas à grand chose, mais au vue des nombreux chantiers et du fait que la central line passe par là, on peut être sur que d’ici 1 à 2 ans, ça deviendra trop cher pour y séjourner…

Jeudi, le temps est plutôt nuageux mais on a droit à un magnifique lever de soleil depuis l’hôtel. Après un petit déjeuner au pub de Shepherd’s bush, on se rend à tottenham commencer notre matinée shopping, à l’heure où les magasins sont encore plutôt vides. On déjeune ensuite à Arabica café à Borough market. Le serveur était très sympa et on a très bien mangé. Je recommande, tout était délicieux, jusqu’au petit loukoum à la pistache servi avec le café, moi qui n’aime pas ça d’habitude, le loukoum était tellement bon que j’en ai acheté quelques uns à l’épicerie du restaurant, juste à coté. Je vous conseille quand même de réserver, même pour l’heure du déjeuner, car l’endroit est pris d’assaut et vous risquez, en venant à l’improviste, d’attendre ou de vous retrouver au bar, ce qui n’est pas aussi confortable.

On fait le tour du borough market dans lequel j’achète du miel, puis on fait une pause au pub The old thameside inn au bord de la tamise. Ce pub est vraiment sympa si vous passez dans le quartier. J’y avais mangé un délicieux fish and chips il y a deux ans et la vue est très agréable.

On file ensuite à Hyde park corner pour se balader à winter wonderland. C’est un marché de noël prolongé par une énorme fête foraine avec son lot de stands pour gagner des nounours, une patinoire et de manèges comme le grand huit, la maison hantée, les auto tamponneuses, des grands classiques pour les petits et les grands. Il y a aussi des stands pour manger et boire à tout les coins. On ne fera pas de manèges, d’abord parce que mon amie n’aime pas ça, mais surtout car les prix sont assez élevés pour chaque attraction. C’est déjà très sympa de s’y balader, regarder les stands du marché de noël, voir le saumon cuire au feu de bois, voir les enfants s’émerveiller, l’ambiance est très festive.

On finit la journée à Bravas tapas, un restaurant à saint katherine’s dock. On peut donc commander plusieurs petites assiettes qu’on est senser partager, comme en Espagne. Mais ici, les parts sont très petites et les prix trop élevés. J’avais tester un restaurant de tapas au Portugal, on avait très bien mangé pour pas cher, ici, c’est presque des prix de plats classiques sauf qu’on t’apporte un échantillon. Je commande le filet de seabass et pour 15£ on m’apporte un minuscule morceau de poisson. C’était délicieux, mais 15£ pour le quart d’un filet….la seule chose qui remplisse un peu l’estomac, ce sont les tartines à la sauce tomate, du pain qui donne un semblant de satiété. La serveuse, originaire des pays de l’est (ou de la Russie?), était assez désagréable. Elle avait l’air de trouver ça étrange qu’on ne commande pas plus de plats, mais la note grimpait déjà pas mal. L’addition inclue le service, 12% du total de la note, ce qui fait beaucoup. Autant on a pas eu de mal à payer celle de Arabica café parce que le service était très bien et que le serveur était super sympa, autant là on ne voit pas trop où est le service. Du coup on recalcule pour ne payer que les prix des plats sans aucun service inclus, car ce n’est pas obligatoire, il faut le savoir.

Vendredi, il va faire moche toute la journée. Après le petit déjeuner, je laisse mon amie partir faire du shopping et moi je vais faire une longue balade à Holland park. Ce parc est toujours aussi agréable, il y avait très peu de monde ça fait du bien!

ça m’a fait un bien fou de me balader au calme. Pour les deux dernières nuits, on change d’hôtel. Cette fois-ci ce n’est plus un holiday inn un peu lointain (excentré mais tout de même proche d’un métro), mais une auberge juste en face du célèbre palace saint pancras. L’intérêt c’est son emplacement. La chaine d’auberges YHA est plutôt pas mal en générale. On a pris une chambre privative avec salle de bain, ce n’est pas donné pour ce que c’est, mais dans le quartier on pouvait pas espérer mieux. C’est propre et sécurisé c’est l’essentiel. On se rend dans le quartier de king cross pour déjeuner à Dishoom, un resto indien très connu à Londres, il y a d’ailleurs toujours un monde fou. On nous annonce 1h en moyenne d’attente peut être plus. On nous fait attendre dehors, il fait froid mais on a échapper à la pluie en ce jour maussade. On nous sert un verre de thé à la menthe avant de nous faire entrer au bout de deux minutes, ouf!

 

A l’intérieur, le service est toujours aussi sympa que la première fois où je suis venue, on nous aide avec nos valises, on nous installe au bar du restaurant, autour d’une table haute. Je commande un cocktail à base de fruits de la passion, de limonade, de coriande fraiche, c’est délicieux! on attendra quand même une bonne heure avant d’avoir une table, mais on passe un bon moment, bien installées et puis on a tout notre temps, dehors c’est vent et pluie. Chez Dishoom, les plats sont fait pour être partagés, de l’agneau grillé, un dal de lentille, un paneer végétarien, des samosas à l’agneau, des naans, des épis de maïs grillés, tout était très bon bien que un peu trop épicés. La note est un peu élevée avec tous ce qu’on a pris, mais c’était très bon et il faut dire qu’on a repris des boissons durant tout l’après-midi.

Pour ce vendredi soir, direction Brixton, à la salle de concert O2 pour voir White lies donc. La salle me rappelle un peu l’Olympia en terme de superficie et la fosse est en pente ce qui est utile pour mieux voir la scène. La première moitié du concert est donc consacrée à l’intégralité de l’album To lose my life, qui fête ces 10 ans. On est rejoint par deux amis venus pour l’occasion. Le concert est top, il faut dire que les anglais sont fans, bien plus qu’en France, et le public reprendra en chœur toutes les paroles des chansons, au point de couvrir la voix du chanteur. Mais contrairement au concert de White lies auquel j’avais assisté à Londres au Troxy il y a deux ans, les gens autour de nous ne sont pas très agréables, beaucoup de gens très souls alors que le concert n’a pas commencé, ce qui rend parfois l’ambiance moyenne, surtout le second soir, samedi. Mais on passe quand même une très bonne soirée, et j’adore toujours autant ce groupe sur scène.

Samedi matin, après un petit déjeuner au pub de saint pancras, on se rend à covent garden avant que la foule ne débarque. Je m’achète un agenda et un calendrier à la boutique souvenir du musée des transports, illustrés par des reprographies d’affiches de voyages des années 20, 30, 40, 50. On se balade dans le marché couvert, on passe par la librairie consacrée aux voyages, Stanford, avant de finir au TK Max, un magasin qui vend des vêtements, des chaussures, des jeux, des parfums, des bijoux issus des déstockages et des invendus d’autres marques. Je déniche une paire de bottes en cuir de très bonne qualité de la marque Calvin Klein que je paye 38 euros au lieux de 150€, une très bonne affaire!

On se rend ensuite à Westminster, mais il y a une foule comme j’en ai jamais vu dans ce quartier depuis que je viens à Londres, on n’y reste pas trop longtemps. L’après-midi, promenade à Hyde park, près de la serpentine jusqu’aux jardins italiens, où les écureuils se sont fait volés la vedette par tout une troupe de perruches vertes qui ne sont pas du tout sauvages et n’hésitent pas à manger directement dans la main des gens ou de se poser sur leurs têtes. On finit la journée par la 2e date de White lies toujours à Brixton.

 

Dimanche mon amie reprend l’eurostar aux aurores. Pour ma part, j’ai un billet pour 14h, cependant, avec les grèves des transports à Paris, je sais que les métros et rer sont assurés jusqu’à 18h. Pour être sur de ne pas rater le créneau, je décide de changer mon billet pour partir à 12h24, ce que les agents eurostar font sans problème. Après un petit déjeuner tranquille, je me rends dans le tout nouveau quartier derrière kings cross. J’ai toujours voulu prendre le temps de faire le tour de ce quartier récent, mais je n’en ai jamais trouvé le temps.

 

Ce sont des anciens bâtiments en briques qui servaient à entreposés le charbon, des silos énormes qui servaient à entreposés l’huile et le pétrole, qui ont été entièrement réaménagés autour des canaux. Le quartier était il y a encore quelques années, désert, une zone industrielle à l’abandon. Les anciens entrepôts, à l’instar de la cour saint émilion à Paris, accueillent désormais petites boutiques un peu chics, des bars, des restaurants, des cafés. Des passerelles en hauteur permettent de contournés ces nouvelles boutiques, une allée bordée de végétaux qui rappellent la high line new yorkaise ou la coulée verte au dessus de la gare de Lyon. On redescend ensuite au plus près des canaux sur lesquelles les péniches naviguent. On peut remonter les canaux à pied, le long des berges, soit vers camden soit vers regent park, de belles balades à faire la prochaine fois.

Dans le hall d’attente eurostar il n’y a quasiment personne, je n’ai jamais eu autant l’embarras du choix pour m’assoir, et je n’ai jamais passé aussi vite les contrôles!! je prend le temps de manger un sandwich et boire mon thé avant d’embarquer tranquillement et d’avoir la chance de profiter des deux sièges pour moi toute seule.

 

Films vu pendant le confinement

Pour ne pas déprimer de trop durant cette période stressante et pleine de doute et d’inconnus, j’ai essayé de me distraire le plus possible avec des films légers. Exit donc les films dramatiques, dures, violents ou apocalyptiques. Outre les rediffusions toujours bienvenus des classiques des films policiers ou comiques français, notamment, les films de Louis de Funes en générale, ou les films d’actions du grand Jean Paul Belmondo, j’ai également pioché dans des films que je n’avais pas encore vu.

From Prada to Nada - film 2011 - AlloCiné

From prada to nada de Angel Gracia

Camilla Belle, Alexa Vega

A Los Angeles dans les beaux quartiers, Nora et Mary sont deux soeurs qui ont été gâtées par leur père, qui les élève seul. Nora est une étudiante sérieuse qui suit des études de droit. Elle rêve d’une carrière brillante et à planifiée sa vie sur les dix prochaines années pour être sur que rien ne l’a distrait de son but. Tout le contraire de Mary qui ne pense qu’à faire du shopping et à vivre sans penser au lendemain. Mais tout s’écroule pour les deux soeurs lorsque leur père meurt leur laissant que des dettes. Elles se retrouvent sans le sou obligées d’aller vivre chez leur tante, dans les quartiers pauvres de la ville.

From Prada to Nada : Photo

From prada to nada est une adaptation moderne de raison et sentiments de Jane Austen. Ce n’est pas le film de l’année, mais j’ai vraiment passé un très bon moment en le regardant. Durant 1h30 j’ai oublié tous les soucis, le coronavirus et ses conséquences, j’ai bien ri aussi car pas mal de scènes très drôles dans ce film. Les deux soeurs qui sont d’origine mexicaine, vont découvrir un peu leur origine ethnique chez leur tante et puis bien sur elles vont devoir s’habituer au fait qu’elles ne sont plus riches. Pour financer ses études, Nora se met à travailler comme stagiaire dans une firme, et Mary doit revendre sa belle voiture pour conduire un tacot. J’ai beaucoup aimé l’ambiance, ce côté “bonbon” du film et j’aime beaucoup Camilla Belle, qui joue le rôle de Nora (que j’avais déjà beaucoup aimé dans le film Push). Un film sans prétention mais qui détend, fait rire et distrait bien.

Haute couture : Affiche

the dressmaker de Jocelyn Moorhouse

Kate Winslet, Judy Davis, Hugo Weaving, Liam Hemsworth,

Dans les années 50 Tilly Dunnage revient dans son village natal au fin fond de l’Australie, après avoir passée 20 ans en europe. Elle retrouve sa mère, devenue presque sénile et vivant dans une maison crasseuse et désordonnée. Dans son exil européen, Tilly a appris la haute couture auprès des plus grands couturiers. Mais si elle est revenue ce n’est pas pour monneyer son talent de couturière auprès des femmes du village qui rêvent de porter la dernière mode, mais pour se venger de certaines personnes qui l’ont maltraité dans son enfance. Elle espère aussi découvrir ce qui s’est passé concernant la mort d’un des enfants du village.

Haute couture : Photo Kate Winslet

J’ai adoré dressmaker. Au début j’ai lancé le film sans conviction, persuadée que j’allais changer de programme au bout de cinq minutes mais finalement, j’ai pas une fois clignée des yeux. La première partie est celle que je prèfère, le village poussiéreux, les années 50, Tilly qui attire l’attention de tous en se pavanant dans ses tenues hautes coutures, sa relation avec sa mère, le shérif local qui cache sa passion pour la couture, Tilly qui manipule tout le monde pour arriver à ses fins. C’est parfois farfelue, ça rappelle un peu le style Ballroom dancing de Baz Lurhmann. La deuxième partie est plus triste, j’aurais préféré que le film reste plus léger sur fond de vengeance et garde son sens de l’humour. J’ai beaucoup aimé la fin aussi et le casting est top entre Kate Winslet excellente dans la vamp année 50 qui veut se venger, Judy Davis en mère vieillissante hystérique, ou Hugo Weaving excellent en policier fan de mode qui se laisse aller à vivre sa passion.

 

Shirley Valentine [VHS] [Import allemand]: Pauline Collins, Tom ...

shirley valentine de Lewis Gilbert

Pauline Collins, Tom Conti, Bernard Hill

Dans les années 80 à Livepool. A 40 ans, Shirley ne sait plus qu’elle est le sens de sa vie. Son mari travaille tous les jours dans son entreprise, leur deux enfants sont adultes et indépendants. Shirley s’est mariée jeune et est devenue mère jeune, elle ne sait pas quoi faire de ces jours maintenant que tous vaquent à leurs occupations. Alors quand sa meilleure amie lui propose de l’accompagner en grèce après avoir gagner un voyage pour deux, elle décide de s’y rendre sans en parler à sa famille qui le lui reprocherait. Une mère et épouse de 40 ans ne doit plus rien faire de sa vie! Mais à peine arriver en grèce, son amie l’abandonne pour un homme. Shriley se retrouve seule et si au début c’est déroutant, finalement Shirley y prend gout.

Shirley Valentine - love this movie (With images) | Shirley ...

Je suis tombée complètement par hasard sur ce film que je ne connaissais pas du tout et qui après recherche à un statut de film presque culte. Le film date de 1989 et n’a pas pris une ride! Ici pas de coup de foudre, pas d’héroine qui va tomber amoureuse du prince charmant grec, qui va refaire sa vie, pas de mari méchant et bête, rien n’est aussi simpliste, pas de manichéisme mal placé. Shirley décide d’oser et de prendre sa vie en main. Elle part en grèce sur un coup de tête, se retrouve seule, passe du bon temps, profite du climat, de la mer, de la gentillesse des gens, de la bonne cuisine, elle s’offre une aventure d’un jour juste pour voir. C’est très drôle, très vraie, touchant aussi. La forme est aussi très originale, car l’héroïne s’adresse directement à la caméra pour nous dire à nous spectateur, ce qu’elle pense, ce qu’elle fait. Notamment lorsque comme chaque jour, Shirley traverse la salle de restaurant pour aller s’installer seule à une table avec tous les autres touristes qui l’a regarde comme une bête curieuse “c’est fou comme une femme qui va seule au restaurant ça peut effrayer les gens!”. Une petite réflexion sur la vie, savoir en profiter quand l’occasion se présente, sur le touriste, sur les préjugés des touristes qui débarque dans d’autres pays, sur l’image que donne une femme qui voyage seule.

Taxi roulotte et corrida (1958)

Taxi, roulotte et corrida de André Hunebelle

Louis de Funès, Raymond Bussieres, Pauline Dubost, Annette Poivre

Maurice Berger, chauffeur de taxi à Paris, part en vacances avec sa femme, son fils, sa belle soeur, son beau frère et sa nièce, dans leur roulotte rattachée à leur voiture. A la frontière espagnole, la jolie et séduisante Myriam les repère. Elle décide de placer un énorme diamant issu d’un vol quelques jours plus tôt, dans la poche de la veste de Maurice, car elle se sait recherchée par la police. Mais finalement, récupérer le diamant en Espagne s’avère bien plus compliqué que prévu.

7 photos - TAXI, ROULOTTE ET CORRIDA - 1958

Je suis une très grande fan de Louis de funès. La cinémathèque de Paris avait prévu une grande expo pour le mois d’avril pour lui rendre hommage, mais bien sur, avec les circonstances actuelles c’est annulée. Pour autant certaines chaines ont prévu de passer beaucoup de films de De Funès pour le mois d’avril, dont ce film qui date de 1958 et que je ne connaissais pas et pourtant j’ai quasiment vu tous ces films dont il a le rôle principal. Le seul que je n’ai pas eu l’occasion de voir c’est ni vu ni connu.

CinémArt: Taxi, Roulotte et Corrida de André Hunebelle (1958)

J’avais un peu peur en le regardant, de ne pas aimer, d’être déçue, que si on ne voyait jamais ce film à la télé, c’est qu’il n’était pas à la hauteur, et bien pas du tout. Dès les premières images, c’est drôle, on rit, j’ai apprécié suivre la petite famille partir sur les routes, passer la frontière franco-espagnole, les manigances pour faire passer en contrebande leur tabac pour le mois entier de vacances passer en andalousie. J’ai beaucoup aimé, c’est une comédie réussie, avec des rebondissements qui n’ont rien d’originaux, mais qui sont très réussi, tout s’imbrique bien, s’enchaine bien, sans temps morts, on ne s’ennui pas. En regardant Taxi, roulotte et corrida, on se demande si Gérard Oury ne s’est pas beaucoup inspiré de ce film pour écrire le scénario du futur Le corniaud: un départ depuis la france pour passer des vacances dans un pays étranger, la route, la voiture, un énorme diamant volé, des brigands qui essayent de récupérer le diamant en pensant que leur pigeon est trop facile à berner, un passage à la frontière avec fouille intensive, une belle blonde platine qui joue les vamps…Encore une fois c’est l’occasion aussi de voir les talents de danseur de Louis de Funès, qu’on peut voir dans Rabbi Jacob bien sur mais aussi dans Le grand restaurant. Ici il danse le flamenco et il se débrouille très bien. J’ai été très contente de découvrir un film inédit pour moi de De Funès qui m’a plut, il a un coté très sympathique et attachant comme les personnages d’ailleurs. A voir!

Lolita malgré moi : Affiche

Lolita malgré moi de Mark Waters

Lindsey Lohan, Rachel McAdams, Tina Fey, Laura Chabert, Amanda Seyfried

Cady a passée toute son enfance en Afrique dans la nature, mais à 16 ans, là voila qui doit apprendre à vivre dans une tout autre jungle, celle du lycée. Elle va découvrir un monde social qu’elle ne connaissait pas, celui des ados, des êtres qui peuvent être cruels, sournois, méchants. Elle fait notamment la connaissance de Janis considérée par les autres comme une marginale et avec qui Cady s’entend bien, mais elle fait aussi la connaissance de Regina la reine de l’école et de ces deux copines, les trois plus populaires filles du lycée.

Lolita malgré moi : Photo Mark Waters, Rachel McAdams

Avec la période actuelle, j’ai commencé le confinement par des films joyeux et légers, histoire de me changer les idées. J’avais toujours entendu parler de Lolita malgré moi. Au final, le film n’est pas aussi drôle que ça, mais j’ai passé un moment agréable. Quelques clichés incontournables quand on voit des films sur le monde sociale des ado dans les lyceés américains, mais quelques scènes réussies, certaines sont très drôles et la fin assez réussi.

Le Magnifique - film 1973 - AlloCiné

Le magnifique de Philippe de Broca

Jean Paul Belmondo, Jacqueline Bisset

L’histoire d’un écrivain auteur de romans d’aventure et d’espionnage qui mettent en sècne un héros digne des james bond, séduisant, sur de lui, aventurier, tout ce que l’écrivain n’est pas. Entre deux moments de rédaction, l’auteur est dérangé tantôt par sa femme de ménage, par son éditeur, par le plombier qui ne veut rien réparer ou distrait par sa charmante voisine.

Le nouveau cinéphile: Test Blu-ray - Le Magnifique, avec Jean-Paul ...

Au départ, j’ai trouvé la forme originale. Le film commence comme un film d’espionnage des années 60 ou 70, du genre james bond ou plus parodique comme OSS. Puis alors que le héros se bat sur la plage avec ses ennemis, on aperçoit une dame passer l’aspirateur sur le sable…et on se retrouve dans l’appart délabré de l’auteur, dans un paris pluvieux. Le film aurait pu être orginale et drôle, mais au bout d’un moment, les scènes tombent un peu à plat, c’est un peu longuet, même si au final on ne s’ennui pas et si certaines scènes sont drôles.

16 levers de soleil : Affiche

16 levers de soleil de Pierre Emmanuel Le Goff

Documentaire qui raconte la mission de Thomas Pesquet sur la station spatiale internationale, la préparation du voyage avant, la mission et le retour.

16 levers de soleil : Photo

J’ai trouvé le documentaire fascinant, surtout le début et la fin. C’est impressionnant de voir la préparation de Pesquet pour son départ dans l’espace, les au revoir avec ses proches, la mise en quarantaine, la préparation des astronautes dans la capsule, le “good luck” des techniciens avant de refermer la capsule, le voyage jusqu’à la station, la zénitude des astronautes qui semblent être assis dans leurs canapé. On suit le quotidien de Pesquet durant les six mois dans la station, ses sorties dans l’espace et les 16 levers de soleil quotidien que les astronautes admirent, puis le retour tout aussi impressionnant. Peu d’explication, ce qui permet d’installer une certaine ambiance mais qui peut être parfois un peu frustrant.

Quels sont mes romans préférés

Avec le confinement, c’est pas le temps libre qui manque! En faisant le ménage, j’ai mis à jour la liste des romans que je possède et des romans que j’ai lu, et j’ai décidé de tenter de faire une liste de mes romans préférés. Pas facile de choisir, entre ceux qu’on trouve passionnants, divertissants, ceux qui vous ont marqué il y a longtemps… Je ne ferais pas de classement numéroté, j’ai seulement choisi une vingtaine de romans que je considèrent comme étant mes préférés.

Sous chaque titre, le résumé du roman, mon ressenti en deux mots et surtout, comment j’ai découvert le roman.

The quantock quartet, de Ruth Elwin Harris

Silent Shore (The Quantocks Quartet) de Harris, Ruth Elwin

Cette tétralogie raconte l’histoire de quatre soeurs, au tout début du 20e siècle, qui se retrouvent orphelines du jour au lendemain. Grace à leur héritage et à l’aide de voisins solidaires, les quatre soeurs peuvent rester vivre dans leur maison familiale. Chaque tome se concentre sur la vie d’une des soeurs, ses expériences, ses choix, doutes, de 1920 à 1936. C’est passionant à lire, ça pourrait faire facilement l’objet d’une magnifique adaptation en mini série.

J’ai découvert ce roman complètement par hasard en fouinant dans une librairie d’occasion à Sheffield en Angleterre. Je ne pense pas que ces romans ont été traduit en français et c’est dommage!

Le seigneur des anneaux, de JRR Tolkien

TOLKIEN, J.R.R. - Le seigneur des anneaux (Christian Bourgois ...

Je ne vais pas raconter le résumé de ce roman que tout le monde connait, ne serait-ce qu’au travers des films de Peter Jackson. J’ai pour ma part découvert les romans quand j’étais au collège, une amie m’avait prêté le premier tome. Je n’ai finalement lu les deux tomes suivants plusieurs annéeés plus tard, quelques mois avant la sortie des films. J’ai adoré ces romans et je me suis plongée dans les autres romans de l’auteur, notamment Bilbo et surtout le Silmarillon que j’ai trouvé passionant.

Delirium tremens de Ken Bruen

Delirium tremens - Une enquête de Jack Taylor de Ken Bruen - Poche ...

Premier tome d’une série de roman policier noir mettant en scène le difficile quotidien du détective privé Jack Taylor, à Galway en Irlande. J’ai lu quasiment tous les tomes de la série, sauf ceux qui n’ont pas été traduit en français. J’ai adoré l’écriture tranchante et percutante de Bruen, l’humour cynique et on s’attache vite à Jack Taylor malgré tous ses défauts.

J’ai découvert ces romans sur les blogs respectifs de Dasola et de Capharnaum éclairé. Il est resté longtemps dans ma PAL.

Tom Sawyer / Huckleburry Finn de Mark Twain

Amazon.fr - Les aventures de Tom Sawyer - Twain, Mark, Gaïl ...

J’ai toujours été fan du manga adapté de Tom sawyer quand j’étais petite mais aussi en le revoyant beaucoup plus tard. J’ai donc fini par lire les romans Tom Sawyer d’abord, Huckleburry Finn ensuite. Le premier est très drôle, bourré d’aventures telles qu’on en rêve vivre quand on est enfant. Le 2e est plus sérieux, abordant de manière plus profonde l’esclavage aux Etats Unis. J’ai autant adoré lire Tom que Huck.

Le fugitif de Somerset Maugham

Le fugitif de William Somerset Maugham - Poche - Livre - Decitre

L’histoire d’un médecin anglais au début du 20e siècle, installé sur une ile paumée d’asie du sud est. Il se retrouve embarqué avec un jeune australien mystérieux à bord du navire du capitaine Nichols.

J’ai découvert l’auteur en lisant la passe dangereuse, après avoir vu le film qui a été adapté du roman, le voile des illusions. J’ai adoré la plume de Maugham, sa façon de raconter des histoires, de décrire les caractères de ces personnages. La passe dangereuse m’a donné envie de lire d’autre romans de l’auteur et je suis tombée sur Le fugitif que j’ai adoré. Ce qui m’a surtout marqué c’est l’ambiance, l’atmosphère de ces voyages en mer, des escales dans des contrées exotiques, de ces personnages mystérieux qui ont tous des passés lourds. La ronde de l’amour et Il suffit d’une nuit sont deux autres romans de Maugham que j’ai adoré lire.

Fièvre romaine de Edith Wharton

Fièvre romaine - Edith Wharton - Babelio

J’ai lu plusieurs romans d’Edith Wharton mais j’ai découvert l’auteur en lisant ce recueil de nouvelles que j’ai beaucoup aimé. Je garde un gros faible pour ce livre que j’ai trouvé un peu par hasard à la fnac. J’aime beaucoup le style d’écriture de Wharton.

Le talisman de Walter Scott

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L’histoire se déroule au 12e siècle pendant la 3e croisade. Richard coeur de lion et le sultan Saladin s’affrontent. En parallèle de la grande histoire, on suit également Kenneth, chevalier écossais en mission qui fera tout pour briller auprès de Richard afin d’être digne de demander la main de la cousine du roi dont il est tombé amoureux.

L’histoire rappelle un peu celle du film Kingdom of heaven. Le roman m’a été offert par une amie et j’ai adoré. De l’aventure, de l’humour, des rebondissements, on voit du paysage aux travers des chapitres et j’ai adoré la description de Saladin et de ses troupes, loin de tout manichéisme.

American tabloids de James Ellroy

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L’histoire des Etats Unis de 1958 à 1963. La CIA, le FBI, les complots politiques, la mafia, roman policier, histoire d’amour, drame, suspense, tout y est. L’un des romans les plus riches que j’ai lu, malgré son nombre de pages on ne voit pas le temps passé, c’est passionnant à lire.

Roman découvert à la bibliothèque dont le résumé et le héros, m’ont rappeler un peu ceux du film L.A. confidentiel que j’avais adoré.

La joueuse de go de Shan Sa

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Dans les années 30 en chine, en pleine invasion de la Mandchourie, une jeune joueuse de go rencontre un soldat japonais. Des chapitres courts mais intenses qui altèrnent le point de vue des deux personnages principaux. Le roman m’a marqué en grande partie pour le style de l’auteur, l’écriture est très belle, on se sent emporté par sa plume, presque de la poésie. J’ai lu plusieurs autres romans du même auteur que j’ai bien aimé également mais pas autant que celui la.

J’ai découvert le roman dans le train. Une passagère lisait le livre à coté de moi et elle semblait tellement absorbé par sa lecture que j’ai noté le titre du roman. Pas de regret!

Le guide du voyageur galactique de Douglas Adams

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Le pauvre Arthur Dent vit une journée difficile. Il se réveil pour découvrir que sa maison est sur le point d’être rasé afin de construire une nouvelle autoroute, et personne ne l’a prévenu! Mais ce n’est pas tout, puisque son meilleur ami, le bizarre Ford Escort, lui avoue qu’il est en réalité un extraterrestre et qu’il faut rapidement fuir la terre car elle est sur le point d’être rasée pour faire place à une autoroute intergalactique. Seul objet nécessaire pour le voyage, une serviette de bain. Roman totalement absurde, humour anglais, histoire rocambolesque, j’ai adoré lire chaque page. Il existe cinq romans des aventures de Dent bien que les trois premiers tomes soient les meilleurs.

J’ai découvert ce roman complètement par hasard, en regardant tout les romans du rayon SF de la fnac en commençant par le début de l’alpahabet, en espérant trouver l’inspiration. Le nom de l’auteur étant Adams, je suis rapidement tombée dessus et le résumé m’a tout de suite parlé. Il existe parfois des coups de foudre au premier regard avec des livres qu’on ne connaient pas et qui s’avèrent être l’une de vos âmes soeurs!

Harry Potter de JK Rowling

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Je ne résume pas l’histoire du plus cèlèbre sorcier à cicatrice frontale et lunettes rondes. J’ai lu et adoré chaques tomes, de la grande histoire de lutte contre les forces du mal à tous les petits détails de la vie quotidienne des élèves de l’école de sorcellerie. J’ai d’ailleurs préféré les 6 premiers tomes, car le quotidien scolaire des élèves fait partie des choses que j’ai préféré lire.

J’ai découvert la série un peu tardivement, lors de la sortie du film en 2001. Je ne comptais pas du tout voir le film, mais une camarade de classe lors de ma première année de fac, m’en a tellement parlé qu’elle a finit par me convaincre. Elle m’a prêté les quatres premiers tomes disponibles que j’ai lu durant les vacances de noel d’une traite, sans cligner des yeux.

L’histoire sans fin de Micheal Ende

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L’histoire de Bastien, orphelin de mère dont le père se désintéresse et qui est persécuté par les autres garçons de son école. Petit, un peu grassouillet, Bastien décide de faire l’école buissonnière pour lire un livre étrange, voler dans une librairie. Il se met à lire l’histoire d’un garçon, Atreju, qui vit dans un pays imaginaire et qui a pour mission de sauver l’impératrice dont la maladie entraine la disparition du pays. J’ai adoré lire l’histoire de Bastien et celle d’Atreju, leurs aventures. Ce n’est ni gnangnan ni enfantin, il y a parfois des moments plus sombres. C’est très originale parfois. le film adapté du roman, n’utilise que la moitié du livre, la seconde partie étant complètement ignoré et c’est dommage.

J’ai découvert ce roman par hasard, en cherchant dans les étagères de la bibliothèque municipale, quand j’étais à l’école primaire. La couverture ne m’a pas du tout parlé, mais le résumé m’a convaincu. Un de mes premiers coup de coeur.

Orgueil et préjugés de Jane Austen

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L’histoire des soeurs Bennett au début du 19e siècle en Angleterre, dont la mère ne rêve que d’une chose, leur trouver de bons maris riches. C’est très drôle, intelligent, passionant à lire, j’ai adoré la plume de l’auteur dont j’ai lu presque tous les autres romans. J’ai vu l’adaptation en mini série avec Colin Firth juste après.

J’ai découvert l’auteur après avoir vu le film Emma avec Gwyneth Paltrow que j’ai regardé à la télé sans grande conviction, mais qui m’a donné envie de lire le roman. J’ai ensuite lu Orgueil et préjugés qui reste mon roman d’Austen préféré, comme beaucoup.

Rouge Brésil de Jean Christophe Rufin

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L’histoire de deux enfants Just et Colombe au 16e siècle, qui sont embarqués de force à bord d’un navire français se rendant au Brésil. Le chef d’expédition décide d’utiliser des enfants pour leur servir d’intéreprètes auprès des indiens, car une étude récente montre que seul les enfants sont capables d’assimiler une nouvelle langue en un temps record. La France ambitionne de coloniser le Brésil, en concurrence direct avec le Portugal qui espère la même chose. J’ai adoré la plume de Rufin, l’histoire, les rebondissements, les personnages, on voyage, on s’attache beaucoup aux personnages.

J’ai découvert ce roman en fouillant le rayon roman historique. A l’époque je cherchais un roman qui me rappelle les mystérieuses cités d’or, la conquête de l’amérique, les voyages aventureux, des personnages tout sauf manichéens et je suis tombée sur ce roman qui m’a permis de découvrir Jean Christophe Rufin, un auteur que j’aime beaucoup notamment avec son dyptique, l’abyssin et sauvez hispahan.

L’épouse hollandaise de Erick McCormack

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Au début du siècle, Rowland et Rachel se marient sans se connaitre vraiment. Au bout d’un an de mariage, Rowland, anthropologue, décide de partir en expédition. Plusieurs mois plus tard, Rachel a la surprise de voir débarquer un homme qui se dit être Rowland. Désemparée, Rachel joue le jeu et décide de faire comme si il s’agissait de son mari. J’ai adoré ce roman, un vrai coup de coeur. Le roman renferme plusieurs histoires en réalité, la jeunesse de Rachel, sa vie avec son premier mari, son fils qui décide de partir sur les traces du premier Rowland qui n’est jamais revenu, la vie tumultueuse du vrai Rowland qui a voyager à travers le monde, il y a une atmosphère mystique parfois, c’est très bien écrit, et on voyage beaucoup, un élément qui me plait quand je lis un roman.

J’ai découvert ce roman complètement par hasard en librairie. La couverture m’a attirée, et le résumé à fini de me convaincre.

Des souris et des hommes de John Steinbeck

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L’histoire de deux amis d’enfance dans les années 30 aux Etats Unis, Lennie et Georges, qui travaillent comme main d’oeuvre dans les ranchs. Leur vie de nomade n’est pas facile, d’autant que Georges doit constamment s’occuper de Lennie, attardé mentale, qui se comporte comme un enfant mais dans le corps d’un véritable colosse. Ils travaillent dure dans le but de réaliser leur rêve, l’achat d’une petite ferme afin d’élever des lapins. Je ne pensais pas aimer à ce point ce grand classique américain. J’ai adoré l’histoire de ce rêve américain raté, la relation entre ces deux hommes, la plume de Steinbeck.

Je connaissais bien sur de nom ce roman. J’avais envie de découvrir Steinbeck et j’ai décidé de commencé par l’un des plus connu avec Des souris et des hommes. J’ai également lu Tortilla flat du même auteur que j’ai aimé mais moins. Les raisins de la colère est encore dans ma PAL.

Cloud atlas de David Mitchell

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Plusieurs époques, plusieurs personnages, plusieurs histoires, le roman altèrnent à chaque chapitre, la vie de Cavendish en 2012, Adam Ewing en 1849, Louisa en 1973, Somni 451 en 2144, ou encore Zachri en 2200 et des poussières, les vies de ces personnages s’entremèlent, s’influencent. J’ai adoré lire ce roman de presque 1000 pages, on ne voit pas les pages tourner, j’ai été passionné par la destinée de ces personnages, les vérités qui se révèlent. Un auteur que j’ai découvert et que je n’ai pas lâché, j’ai lu presque tous ses romans et je les ai tous beaucoup aimé.

J’ai découvert ce roman grâce au film des soeurs Wachowski que j’avais beaucoup aimé mais moins que le roman qui est plus sombre et plus pessimiste aussi.

Jane Eyre de Charlotte Bronte

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Au 19e siècle, l’orpheline Jane Eyre devient gouvernante à Thornfield hall, la demeure de monsieur Rochester qui élève seul sa pupille. Après avoir passé dix ans dans un pensionnat austère, Jane adore la vie qu’elle mène a Thornfield hall. La jeune femme rêve d’indépendance et de liberté. Elle apprécie son travail, son élève et son patron monsieur Rochester, qui l’a traite presque comme son égal, mais un secret à Thornfield hall plane et menace. J’ai, comme beaucoup adoré ce roman que j’ai lu lors de ma première année d’étude universitaire. L’ambiance, l’héroine, les rebondissements même si certains sont un peu farfelus, une histoire prenante.

J’ai lu le roman après avoir vu l’adaptation du roman avec Charlotte Gainsbourg et John Hurt, une adapation que j’avais beaucoup aimé.

 

 

Je retiens également les romans suivants que j’ai énormément aimé:

Le silmarillon de JRR Tolkien

Passionnant à lire et relire sur les origines de la terre du milieu.

Femmes et filles de Elisabeth Gaskell

2e roman que j’ai de l’auteur après nord et sud, j’ai beaucoup aimé l’histoire.

Sarah la pas belle de Patricia Maclachlan

Une auteur jeunesse dont j’ai lu énormément de romans et que j’ai tous beaucoup aimé. Tout en douceur et émotion.

Eden city de NM Zimmermann

Une trilogie fantastique prenante, mystique, très originale. Découverte complètement par hasard en furetant dans les allées de la fnac.

4 soeurs de Malika Ferdjoukh

Roman jeunesse qui raconte le quotidien de quatre soeurs. Une écriture originale, une auteur que j’aime beaucoup.

Un roi sans divertissement de Jean Giono

Une histoire que je n’ai pas très bien comprise durant les 3/4 du livre mais une fin qui m’a scotchée. Lecture imposée lorsque j’étais au lycée.

Il suffit d’une nuit et La ronde de l’amour de Sommerset Maugham

Les deux romans de cet auteur que j’ai le plus apprécié avec le fugitif. Il suffit d’une nuit est très court mais percutant et prenant, la ronde de l’amour est une réflexion sur l’écriture et les souvenirs, excellent.

Emilie de la nouvelle lune de Lucy Maud Montgomery

Une trilogie retraçant l’enfance, l’adolescence et les premières années d’adulte d’une héroine très attachante comme sait le raconter Lucy Maud Montgomery.

L’abyssin et Sauvez Ispahan de Jean Christophe Rufin

Un dyptique qui nous raconte des aventures extraordinnaires de personnages tout autant extraordinaires, on voyage beaucoup entre l’égypte, l’abyssinie, Ispahan, la description des lieux et des paysages…on s’y croirait presque!

Cordelia vorkosigan de Lois Bujold MacMaster

Un space opéra excellent, j’ai adoré faire la rencontre de Cordedia Naismith, de Vorkosigan, et de découvrir les aventures plus tard de Miles. Je suis loin d’avoir lu tous les romans de la saga mais jusqu’ici je ne suis pas déçue.

La mort dans les nuages de Agatha Christie

L’un de mes Agatha préféré, bien qu’il rivalise avec Le meurtre de roger acroyd ou Cartes sur table.

Postmortem de Patricia Cornwell

Premier tome d’une série de roman policier mettant en scène le docteur Scarpetta, médecin légiste, et son duo avec le flic Pete Marino. Une série de roman policier palpitant même si passer les 7 ou 8 premiers tomes, ça devient beaucoup moins intéressant. J’ai commencé à lire cette série quand j’étais au collège, par le second tome de la série ‘mémoires mortes’ que j’avais acheté pour rien dans un marché.

 

Gilmore girls 10 ans après

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En 2016, netflix proposait de suivre durant 5 épisodes, les aventures des filles Gilmore dix ans après la fin de la série. On retrouve donc Rory qui a dorénavant le même âge que sa mère au tout début de la série, 32 ans, et qui malgré des études prestigieuses n’a pas su trouver son chemin et se faire sa place dans le domaine de ses rêves. Lorelaï vit toujours avec Luke à Stars Hollow. Elle continue de gérer son auberge tandis que Luke est toujours propriétaire de son café. Quant à Emily elle doit affronter la vie sans son mari Richard, mort tout récemment.

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J’aurais mis 3 ans pour voir ces épisodes spéciaux. La série m’avait laissée un souvenir mitigé. J’avais beaucoup aimé les premières saisons, lorsque Rory est encore une ado timide et studieuse qui essaye de se faire une place dans sa nouvelle école privée, Chilton, voir Lorelaï instable émotionnellement, se prendre la tête avec ses parents lors des réunions de famille tous les vendredis soir dans la grande maison des Gilmore…A partir de l’entrée en fac de Rory j’ai commencé à moins apprécier la série. Autant Lorelaï et Rory sont attachantes dans les premières saisons, autant elles sont agaçantes dans les dernières. A la rigueur, j’apprécie plus Lorelaï qui n’a pas forcément eu une vie facile entre des parents trop exigeants, rancuniers et dures, que Rory qui a eu une vie sans problèmes ni difficultés, mais qui devient petit à petit une fille pourrie gâtée qui va s’inventer des problèmes et développer un sens particulier de l’égoïsme et de l’égocentrisme.

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Plus Rory grandit et plus elle se fiche pas mal des autres. Sa mère, sa grand mère, sa meilleure amie Lane. C’est cette dernière qui m’a le plus marqué, je me suis toujours dis comment Lane pouvait supporter une fille comme Rory. Au début malgré le changement d’école, Lane et Rory restent complices et amies, mais à son entrée à l’université, Rory ne s’intéresse aucunement à la destinée de sa meilleure amie. Lane s’installe avec son copain et fait face à la sévérité de sa mère pour vivre sa vie comme elle l’entend, Lane tombe enceinte alors que ce n’était pas voulu, Lane affronte la maternité…tous ces évènements indiffèrent beaucoup Rory, elle ne s’intéresse jamais à la vie de Lane car trop centrée sur ses petits soucis de petite fille riche.

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Dans ces nouveaux épisodes ont retrouve les éléments qui font qu’on a aimé cette série, ce côté léger, farfelue, la complicité entre les filles Gilmore, et ont retrouve aussi les éléments qui font qu’on se lasse parfois de la série, les scènes de dialogues trop bavardes et trop longues, certains personnages sans grands intérêts, certaines longueurs. Et surtout le caractère souvent exécrables des héroïnes, Rory et Lorelaï. Ici encore une fois, l’égoïsme de Rory en particulier revient à fond. Mademoiselle n’arrête pas de faire des allers retours entre Londres et Star Hollow comme moi je fais des allers retours entre chatelet et gare de Lyon. Elle prend l’avion long courrier comme un autre prendrait le bus pour se rendre dans la ville voisine. Ces allers retours ça en devient vraiment ridicule surtout dans les deux premiers épisodes, ou parfois Rory revient de Londres pour passer la soirée avec sa mère avant de repartir le lendemain matin…

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Évidemment une fois n ‘est pas coutume, Rory ne s’intéresse à personne d’autre qu’à elle même. Sa mère et sa grand mère sont les mieux loties, Rory s’inquiétant parfois pour sa grande mère nouvellement veuve. Mais il ne faut pas lui demander de s’intéresser à la vie de celle qui est sensé être sa meilleure amie, Lane, dont elle n’a rien à faire. Quant à Paris, c’est à peine si elle compatit à ses problèmes, et lorsque Rory se propose d’emmener les deux jeunes enfants de Paris faire un tour au parc, c’est un miracle que les deux jeunes gosses ne se font pas enlever vu comment Rory passe son temps sur son téléphone, jetant à peine un ou deux regards sur les enfants dont elle a la charge pour seulement une ou deux heures…Que dire aussi de la scène dans laquelle Lorelaï et Rory se forcent à aller à la piscine municipale de la ville alors qu’elles détestent ça, uniquement pour se moquer des gens trop gros qui osent se mettre en maillots de bain, et de détourner les yeux de ses personnes esthétiquement intolérables…Je ne sais pas si c’est une volonté du créateur de la série de vouloir faire de ses héroïnes des personnages aussi mesquines…

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Évidemment, ça reste agréable à regarder en gros, vu que j’ai finalement vu tous les épisodes et ça fait toujours plaisir de retrouver certains personnages et de voir ce qu’ils sont devenus. Paris, Lane, Sookie, Michel. Et puis le traitement du deuil est plutôt réussi, la scène dans laquelle Lorelaï se remémore un souvenir heureux avec son père, qu’elle partage par téléphone avec sa mère est touchante.  La fin de la série avec l’annonce “surprise” de Rory ne surprend pas du tout et reste un choix assez facile.