Quelques jours de vacances

J’ai pris quelques jours de vacances pour me détendre et me reposer. Comme souvent, j’ai choisi de partir en Angleterre. Au départ, je voulais partir en février à l’occasion de mon anniversaire, et puis finalement une occasion s’est présentée en mars pour pouvoir assister au concert d’un groupe que j’aime beaucoup, White lies.

Coucher du soleil sur la tour de Londres et tower bridge

 

Katharine’s dock, Londres

Je suis donc partie un samedi matin, j’ai rejoint deux amies pour déjeuner, on s’est baladé, puis nous avons pris un verre dans un bar très sympa sur Katharine’s dock près de Tower hill. Le samedi soir était consacré au concert des white lies, dans une petite salle, le Troxy, situé à Limehouse. La salle est vraiment sympa dans le style art déco, avec étrangement, de la moquette au sol!

Pour la première partie, on a droit à un groupe qui ne restera pas dans mes mémoires. Le chanteur nous l’a joue Elvis à faire des déhanchements et des pas de danse un peu étrange, entre pose immobile et pas chassés, de véritables petites chorégraphies qui auront le mérite de nous faire rire. Par contre le saxophoniste n’avait pas l’air d’être content d’être là. Il avait sa petite chaise pour s’assoir entre chaque morceau de saxo. Quand il est assis, le monsieur à l’air de s’ennuyer ferme, à regarder autour de lui, ou a épousseter son pantalon. Quand il joue, il se lève, mais au bout de deux chansons il ne prendra même plus cette peine, alors que leur passage ne dure qu’une demi heure…

White lies au Troxy, Londres

Pour ce qui est de white lies, ce fut une très bonne soirée! La salle est petite, le concert est complet, l’ambiance est particulièrement chaude ce soir. Je ne pensais pas voir autant de pogo et d’agitation dans un concert de white lies. Harry le chanteur, reste mon chouchou, il est tellement souriant, content d’être là, ça se voit, comme un gosse qui monterait sur scène pour la première fois. On a droit à beaucoup de titres de leur nouvel album dont Swing, jouer pour la première fois en live la veille, et bien sur les incontournables des albums précédents, comme Death, A place to hide ou encore Unfinished business. Bref, une super soirée!

Tableaux de Waterhouse, Turner, Millais, Sargent, Rossetti… à la Tate britain

Dimanche, je prend le petit déjeuner avec une de mes amies qui doit repartir juste après par l’eurostar. Du coup je me retrouve seule. Le temps n’est pas au beau fixe, entre grosses averses et éclaircies, je laisse tomber l’idée de me balader dans les parcs, et je tente ma chance pour un salon de thé, qui s’avère être plein à craquer avec la queue jusque sur le trottoir. Finalement, je décide de me rendre à la Tate britain. J’y suis allée deux fois dans ce musée, mais à chaque fois j’étais pressée par l’heure, et j’arrivais toujours une petite demi heure avant la fermeture. Cette fois ci je prends le temps de m’installer au café du musée, avec une part de cake et un délicieux thé au jasmin.

J’ai été revoir la collection des Turner, et j’en ai profiter pour voir le reste, dont des tableaux de Millais, Rossetti, Waterhouse, Sargent, Constable, Gainsborough, Blake…

Weston Super Mare

Lundi matin je change d’air et je me rends en train à Weston super mare. J’avais très envie de me reposer et prendre le temps de rester tranquille dans une petite ville, pas trop loin de Londres. Au départ, je voulais me baser à Bristol, mais j’ai trouvé le prix des hôtels quasi aussi cher qu’à Londres. Finalement, je me suis dis que je serais mieux dans une plus petite ville, au bord de la mer, et j’ai choisi Weston super mare, sur la même ligne de train que Bristol.

La plage de Weston Super Mare

Weston super mare c’est une sorte de station balnéaire qui doit être pleine à craquer en été, et pourtant malgré le climat encore un peu hivernal, les bed and breakfast qui croisent ma route sont pour beaucoup complets. J’adore les bed and breakfast, jusqu’ici je n’ai jamais été déçue! J’arrive vers 12h, le temps de m’installer et me voilà partie à la découverte de la ville. Je longe la plage, le sable est mouillé, le vent souffle fort, il fait vraiment froid, je suis emmitouflée, et ça ne s’arrange pas avec une pluie qui commence à tomber. Les anglais eux, se baladent la gorge à l’air, les cheveux au vent, l’air de rien! Je suis un peu déçue qu’il pleuve et qu’il fasse si nuageux alors que je suis au bord de la mer, mais finalement au bout d’une dizaine de minute, les nuages se lèvent comme par miracle, la pluie s’arrête et le soleil brille franchement! Le reste de l’après midi, je l’a passe sur le bord de mer, au plus près de l’eau parfois, puis j’irais me balader dans un beau jardin. Le printemps est déjà là, les jonquilles et narcisses sortent de partout et certains arbres sont déjà en fleurs. Je finis la journée avec un beau coucher de soleil sur la plage, avec la bonne odeur de l’air marin et du soleil.

Clifton Bridge

Le mardi sera donc consacré à Bristol. 20 minutes en train depuis Weston, j’ai encore la chance de faire démentir la météo avec une journée ensoleillée. Je décide de me rendre d’abord au clifton bridge, à l’ouest de la ville, un pont suspendu qui fait la réputation de la ville. Je profite du beau temps pour m’y rendre, avant que la météo décide de changer de bord. Le pont enjambe des gorges, l’endroit autour est très vert, c’est beau et reposant, exactement ce qu’il me fallait. Je continue à explorer Bristol avec le clifton village, qui se trouve juste à coté du pont, un quartier calme et retiré, avec ces petites boutiques d’antiquaires, vintages ou de créateurs, ces petits cafés et restaurants. Je passe par une longue allée qui traverse un très vieux cimetière avant de reprendre le bus pour visiter le centre ville, les rues piétonnes, puis remonter pour visiter le musée d’art. De l’extérieur, le musée me semble grand mais finalement j’en ferais vite le tour. On peut y admirer certaines toiles marquantes comme un tableau du peintre Waterhouse, une belle sculpture, des tableaux de Rossetti, ou encore une belle peinture de Leighton.

Galerie marchande dans Clifton village, Bristol 

Tableau de John William Waterhouse

J’en profite pour déjeuner au café du musée, qui reste calme, avec du riz curry et une salade de pomme de terre. Je me balade ensuite en face du musée, dans Brandon hill, un parc en hauteur au sommet duquel on peut admirer la Cabot tower. Puis retour dans le centre ville, je me promène près du canal avant de rentrer à Weston. La ville balnéaire à 18h à un coté lugubre avec un ciel bien nuageux. Il commence à faire nuit, la plupart des magasins sont fermés depuis une heure, et seule le supermarché et quelques enseignes comme costa café ou subway restent ouvertes. Il n’y a quasi personne dans les rues alors moi non plus je ne traine pas et j’ai la surprise de découvrir dans ma chambre trois part de cake au citron, déposées par mon hôte à qui j’avais demandé la veille si elle connaissait une bonne pâtisserie en ville. C’est vraiment gentille de sa part, ça illumine ma fin de journée!

20170307_144010.jpg Mercredi c’est deja le jour du retour, avec quelques problèmes de train sur l’eurostar, qui me fait arriver à Paris avec 1h30 de retard. Ce fut un chouette séjour, très reposant. Je suis restée seule presque trois jours et même si c’est parfois plus sympa de partir avec des amis, être seule, pouvoir se lever quand on veut, se coucher quand on veut, décider de ce qu’on va voir ou pas, prendre son temps si on est fatiguée sans se sentir coupable, ça fait aussi du bien. J’aime bien partir seule de temps en temps. Le but de ces quelques jours c’était de ne pas trop en faire, de prendre son temps et de se reposer, mission accomplie!

 

 

Derniers films vu : Marie octobre – Voici le temps des assassins – Trois enfants dans le désordre – Adieu poulet

Voici quelques films que j’ai pu voir dernièrement à la télé ou en dvd et qui m’ont beaucoup plut.
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Marie Octobre
de Julien Duvivier
Danielle Darrieux, Lino Ventura, Paul Meurisse, Bernard Blier, Serge Reggiani
15 ans après la fin de la seconde guerre mondiale, Marie Octobre décide de réunir tous les anciens membre de son réseau de résistance, dirigé à l’époque par le charismatique Castille. Elle réunit le temps d’une soirée tous ses anciens camarades dans la maison de Castille, qui avait été tué lors d’une fusillade dans sa maison, suite à une descente surprise par la gestapo. Après un diner innocent où tout le monde raconte ce qu’il est devenu, Marie Octobre annonce la véritable raison de cette réunion. Elle a en effet découvert que si Castille était mort sous les balles de la Gestapo, c’est parce que le réseau a été trahie par un de ses propres membres. Parmi eux se trouve donc celui qui les a dénoncé à la Gestapo et qui est responsable de la mort de Castille.
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Marie Octobre, c’est donc un huis clos. Toute l’intrigue se déroule dans le salon de la grande maison de Castille, on a l’impression pendant 1h30, d’être dans le dénouement d’un épisode de Hercule Poirot quand tous les suspects se retrouvent dans le salon pour la révélation finale. Tous on plus ou moins réussi leur vie, avocat, médecin, industriel, propriétaire d’une imprimerie, serrurier, patron d’une boite de striptease, boucher, contrôleur des impôts et prêtre. Marie Octobre est directrice d’une maison de couture. Tous le monde a fait sa vie, son chemin, tout le monde à tourner la page de la guerre. Jusqu’à ce que Marie Octobre annonce que la mort de leur ancien chef et mentor est du à la trahison de l’un d’entre eux.
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Le film est donc une suite de conversations, de disputes, d’interrogatoires cachés. Tout le monde soupçonne n’importe qui, les doutes fusent, les accusations aussi. Le petit groupe qui semblait si soudé et solidaire vont faire surgir tout les petits secrets des uns et des autres, chacun va devoir justifier un pan de leur vie.
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On ne voit pas le temps passé durant le huis clos. Bien sur, il y a certaines grosses ficelles, on est pas plus surpris que ça par le final, mais on se laisse prendre au jeu avec plaisir, et on se laisse aller dans l’enquête de Marie Octobre, sans trop creuser la question, ne voulant pas découvrir trop vite la vérité. Un très bon film policier donc, servi par un casting de luxe, Ventura, Blier, Reggiani, et surtout Danielle Darrieux et Paul Meurisse.
Voici le temps des assassins : Affiche
Voici le temps des assassins
de Julien Duvivier
Jean Gabin, Danièle Delorme, Gérard Blain

4/5

André Chatelin est un restaurateur de renom qui tient son restaurant au cœur des halles de Paris. Tout Paris veut gouter à la cuisine du grand chef, les poissonniers, maraichers et bouchers des halles à midi, les grands bourgeois le soir. Il reçoit un jour la visite de Catherine, la fille de son ex femme. Elle lui annonce que sa mère est morte. Avec ces airs de petit ange, André décide de recueillir cette fille qui aurait pu être la sienne s’il n’avait pas divorcé. Petit à petit, Catherine tente de charmer André…
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C’est l’histoire classique du vieux solitaire qui rencontre une jeune fille aux airs angéliques et qui se laisse prendre dans sa toile. Elle éloigne de lui tous ceux qui lui sont proches, celui qu’il considère comme son fils d’adoption, étudiant en médecine et qui bosse dure pour payer ses études, ou encore sa mère. On donnerait sans concession le bon Dieu à cette jeune fille qui semble si fragile, si innocente. André, joué par Gabin, se laisse complètement avoir par l’air d’ange de Catherine, qu’il considère d’abord comme la fille qu’il aurait pu avoir, mais qu’il refuse de voir comme une possible épouse.
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J’ai adoré donc l’ambiance des halles, les maraichers, les bouchers, qui viennent déjeuner tous les jours chez Chatelin, son amitié pour le jeune Gérard, son fils spirituel étudiant en médecine. Petit à petit, Catherine arrive à isolé Chatelin.
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Catherine est une garce de la pire espèce, prête à tout pour sortir du ruisseau et de la pauvreté. Petit à petit, on apprend le passé de Catherine, entre une mère aux mœurs plus que légère, et un père absent, Catherine à grandi entourée des amants de passage d’une mère droguée et accroc. Finalement, on peut la comprendre cette Catherine, qui ne rêve que de mener une vie tranquille, calme et sécurisée. Mais dans sa volonté de garder son secret, elle est capable du pire.

Voici le temps des assassins, outre ce portrait de femme déterminée et froide, nous plonge dans ce Paris des années 50, quand les halles étaient encore des halles, et que Rungis n’était pas encore ce qu’il est. Certaines scènes sont tournées en extérieur dans le paris d’époque. Un très bon film, tendu, noir.

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Trois enfants dans le désordre

de Leo Joannon

Bourvil, Jean Lefèvre

3.5/5

Eugène Laporte est un entrepreneur efficace et honnête. Il est la victime d’un complot d’un concurrent et est arrêté pour haute trahison. La seule chance qu’il a de sauver la plus grosse partie de son entreprise et de son argent, est de reconnaitre trois enfants naturels, qui n’ont jamais été reconnu par des pères. Il charge son associé Fernand, de lui dégoter trois enfants non reconnus. Mais alors qu’il est enfin désigné comme père de trois enfants, Eugène se voit blanchi grâce à Élisabeth, l’inspectrice du travail pour qui Eugène en pince. Mais voilà, il a tout de même trois enfants sur les bras dont il ne peut plus se débarrasser, George 8 ans, Zoé 16 ans, et Roger 20 ans. Il doit aussi se coltiner les mères des deux plus grands enfants, tout en convaincant Elizabeth de ne pas rompre leur fiançailles.

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J’ai beaucoup aimé cette comédie. Bourvil ne joue ni les inspecteurs sérieux, ni les idiots naïfs. Ici, c’est un grand entrepreneur, qui réussi dans les affaires avec honnêteté. Jean Lefèvre joue son bras droit, qui ne suit pas toujours les envolées lyriques de son patron, mais qui ferait tout pour son ami et chef. J’ai aussi beaucoup aimé les trois enfants, George en particulier, ce petit garçon intrépide, pragmatique, intelligent et drôle, et très vite, les trois enfants qui ne se connaissaient pas, vont développer des relations amicales très fortes, et se considérer très vite comme de vrais frères et sœurs.

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Beaucoup de rebondissements en peu de temps, beaucoup de surprises, mais sans que cela ennui, sans que cela soit lourd. Le film est assez court, c’est frais, c’est drôle, les personnages sont très attachants. A voir!

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Adieu poulet

de Pierre Granier Deferre

Lino Ventura, Patrick Dewaere, Victor Lanoux, Julien Guiomar

4/5

En pleine élection locale, des hommes de mains du candidat Lardette agressent des colleurs d’affiche du candidat concurrent. L’inspecteur Moitrier qui passe par hasard, se fait tirer dessus par le meneur. Après la mort du policier, le commissaire Verjeat et son bras droit, l’inspecteur Lefèvre, enquêtent sur l’entourage du coupable et tente de le faire sortir de sa cachette. Mais les méthodes employées ne plaisent pas au candidat Lardette, qui ne veut pas que cette histoire rejaillissent sur sa campagne électorale. Verjeat subit alors des pressions de sa hiérarchie.

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Je ne suis pas fan de Patrick Dewaere, sa façon de jouer excessive, mais j’adore Lino Ventura, et beaucoup des acteurs jouant des seconds rôles, comme Julien Guiomar, Victor Lanoux ou Pierre Tornade.

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On est tout de suite pris par l’intrigue policière, surtout grâce à Lino Ventura qu’on a envie de suivre partout, comme le fait son jeune collègue. Le film est court, les rebondissements nombreux, l’intrigue est bien menée, bien ficelée, les dialogues très bon, il y a aussi pas mal d’humour. Et j’adore l’ambiance policière des films de cette époque.

Un très bon casting, des personnages intéressants, une intrigue bien menée, des dialogues bien tournées, on ne s’ennuie pas une seconde et la fin m’a beaucoup plut!

Sloane

Miss Sloane : Affiche

de John Madden

Jessica Chastain, Mark Strong, Gugu Mbatha Row, Allison Pills, Sam Waterstone

4/5

Miss Sloane est une lobbyiste de génie, qui évolue dans les hautes sphère d’une des plus grosses boite de lobby de la ville. Froide, stratégique, intelligente, très calée, personne ne l’égale. Une loi qui devrait permettre un meilleur contrôle des ventes d’ arme aux États Unis est sur le point d’être présentée au congrès, et le patron de Sloane lui demande de prendre le groupe pro arme comme client, afin de faire en sorte que la loi ne passe pas. Mais malgré son cynisme et son sang froid, elle aimerait bien voir cette nouvelle loi prendre acte. Elle décide alors d’accepter la proposition d’embauche d’une entreprise concurrente de lobbying, qui a pour but de faire passer cette loi au congrès.

Miss Sloane : Photo Jessica Chastain

J’ai donc été voir Sloane ce weekend, probablement le meilleur film 2017 jusqu’ici. Le film repose pour beaucoup sur le personnage de Sloane, cette carriériste qui fait des choix et qui se tient à la voie qu’elle a choisie. C’est un personnage féminin très intéressant et pas si courant que ça au cinéma de nos jours, je trouve. Une femme indépendante, qui n’a besoin de personne ni de rien. Forte, déterminée, très calée dans son domaine, et surtout très intelligente.

Miss Sloane : Photo David Wilson Barnes, Jessica Chastain

On plonge à ces cotés dans le monde du lobbyisme, les coups bas, les coups tordus, les contournements des lois, le contournement de l’administration, tout est bon pour arriver à ses fins, peu importe les moyens employés. On y voit les grosses pontes du lobby faire la loi à la place des politiques, à coup de manipulation ou de chantage, c’est eux qui mènent la danse.  Au cinéma on ne parle pas souvent des lobbys comme puissance de décision, mais quand il s’y intéresse, ça donne souvent de très bon films, comme Révélation de Michael Mann sur le lobby du tabac, ou encore Thank you for smoking sur les lobby tout court, notamment tabac, alcool, arme à feu.

Miss Sloane : Photo Alison Pill, Michael Stuhlbarg, Sam Waterston

Sloane est sophistiquée, le maquillage et les talons aiguilles toujours de rigueur, elle est calée en tout et mène sa petite équipe au sein de la grosse entreprise, comme personne. Mais elle n’est pas sans faille, notamment sa dépendance à quelques pilules qui lui permettent de rester éveiller, car les journées du lobbyiste aussi en vue qu’elle ne sont jamais terminées et sa réputation ne s’est pas fait sans dommage personnelle, notamment sur le plan de la santé.

Miss Sloane : Photo Mark Strong

J’ai adoré le personnage qu’on ne peut qu’admirer, les dialogues fusent, les scènes s’enchainent sans temps morts ni ennui, la bataille entre pro et anti loi est passionnante et très tendue. Je m’attendais à quelques surprises et rebondissements mais pas à celui là.

Miss Sloane : Photo Jessica Chastain

SPOILER

j’ai beaucoup aimé la fin, la manière dont Sloane gagne sur tout les plans. Elle a manipulé son monde et à réussi son coup, même si le prix à payer est celui de la solitude, mais ça elle le savait depuis le départ et l’a accepter depuis longtemps. Sa manière qu’elle a de faire d’une pierre deux coups est intéressant aussi, puisque à la fin, pour se venger de son ancien patron qui essaye de la détruire et pour faire passer la loi qu’elle défend, elle se met en danger et se fait condamnée à quelques temps de prison. Comme un joueur d’échec, elle sacrifie certains pions pour arriver à ses fins. Mais son passage en prison n’est finalement pas un mal pour elle, car c’est la seule façon qu’elle a trouver de pouvoir se désintoxiquer de ces petites pilules miracles et d’améliorer une santé qui ne pouvait que se dégrader rapidement.

FIN SPOILER

Miss Sloane : Photo Jessica Chastain, Mark Strong

Un très bon film donc, et surtout une actrice que j’aime beaucoup, Jessica Chastain, excellente entourée de seconds rôles tous intéressants et bien interprétés, comme Gugu Mbatha Row, Mark Strong ou encore Allison Pills et Sam Waterstone.

Dernières séances: Split et Logan

Split : Affiche

Split

de NM Shyamalan

James McAvoy

4/5

Marcia et Claire, deux jeunes filles qui ont tout pour être heureuses, se font enlever par un homme mystérieux. Casey, une camarade de classe marginale, se fait aussi enlever malencontreusement. Leur bourreau s’avère être un homme déséquilibré qui possède des personnalités multiples. 23 personnalités différentes qui cohabitent dans un même corps. Normalement, 2 personnalités jugées dangereuses par son psychiatre n’ont pas le droit de prendre la parole. Sauf que ces deux dangereuses personnalités se sont réveillées et ont pris le contrôle. Les jeunes filles vont essayer de rester en vie et en un seul morceau face à cet homme qui semblent déterminés à les tués quand le moment sera venu.

Split : Photo Anya Taylor-Joy, James McAvoy

Je préfère ne pas trop en dire, car il vaut mieux voir le film sans trop en savoir sur l’histoire, comme c’est toujours le cas pour les films de ce réalisateur.

On retrouve certains éléments qui ont fait le succès de Shyamalan, Philadelphie, la musique, l’atmosphère, sa fascination pour les escaliers ! Il y a un sacré suspense tout au long du film, qui débute comme un film d’enlèvement et de séquestration mais qui part sur des chemins de traverses auxquels je ne m’attendais pas. Du coup, ce n’est pas uniquement un film sur des jeunes filles séquestrées qui essayent de sortir de leur prison. L’élément centrale c’est aussi le personnage de Kevin jouer magistralement par James McAvoy, qui interprète donc le gentil Kevin mais aussi les autres nombreuses personnalités, comme un psychopathe maniaque de la propreté, une dame violente, un enfant de 9 ans, et j’en passe.

Split : Photo James McAvoy

L’autre élément intéressant est le personnage de Casey, véritable survivante aux épreuves de la vie. L’actrice qui joue le personnage est vraiment très douée, y’a des chances qu’on entende parler à nouveau d’elle.

Split : Photo Anya Taylor-Joy, Haley Lu Richardson, Jessica Sula

Quant à la fin j’ai adoré le clin d’œil final

SPOILER

j’ai d’abord reconnue la musique du film Incassable, que j’aime beaucoup et là je me suis dis que le mec ne s’était pas casser la tête en reprenant la musique d’un de ces anciens films pas si vieux que ça en plus, et ensuite j’ai compris que c’ était pour introduire un petit clin d’œil, avec Bruce Willis qui débarque l’air de rien dans le rôle de son personnage d’Incassable, pour annoncer apparemment une suite au film, un peu comme le fait les films Marvel. Hâte de voir ça, car j’ai toujours eu un faible pour Incassable.

 

Logan : Affiche

Logan

de James Mangold

Hugh Jackman, Patrick Stewart, Dafne Keene

4/5

Dans un futur proche, les mutants ont quasiment disparus. Pour des raisons mystérieuses, le gêne mutant n’apparait plus dans l’adn humaine. La plupart des mutants ont été exterminés ou torturer jusqu’à ce que mort s’en suive. Logan est un des rares survivants. Avec un autre mutant, ils gardent un œil sur le professeur X, qui a tendance à faire des crises de démence avec l’âge. Des crises qui peuvent être très destructrices. Logan fait profile bas et tente de gagner assez d’argent pour pouvoir acheter un bateau et partir en mer avec le professeur X. il est devenu pour cela chauffeur de limousine. Logan n’est plus au meilleur de sa forme depuis quelques temps, à cause de l’adamantium qui pollue son sang. C’est dans ces conditions qu’il rencontre une jeune femme qui le supplie de l’aider en emmenant sa fille d’environ 9 ans au nord du pays. Elle aurait les mêmes capacités mutant que Logan.

Logan : Photo Hugh Jackman, Patrick Stewart

Logan est mon personnage préféré chez les x men et ce, bien avant que les films de Bryan Singer fassent leur apparition, bien avant que Hugh Jackman interprète le personnage. Je suis fan depuis le dessin animé du début des années 90 diffusée à la télé. J’ai tout de suite accroché à son ton bourru, à son humour, à son cynisme. J’ai été très contente de l’interprétation qu’en a fait Hugh Jackman, je l’imaginais pas autrement. X MEN restent mes super héros préférés.

Logan : Photo Dafne Keen

Logan signe le dernier volet d’une trilogie consacrée au personnage de Logan, et qui se raccorde aussi aux deux trilogies des x men. Je n’avais pas trop accroché au deux premiers films consacré à Wolverine, je les avais trouvé bien en dessous des trilogies x men, même si les films restent des divertissements corrects.

Avec ce dernier volet, c’est un départ en grande pompe. J’ai beaucoup aimé Logan. La bande annonce déjà m’avait énormément plut, me donnant très envie, avec en fond la chanson Hurts version Johnny Cash qui colle parfaitement à l’ambiance du film.

Logan : Photo Hugh Jackman

On retrouve un Logan fatigué, vieillissant, qui n’a plus que le professeur x, qu’il considère un peu comme son père et qui est difficile à gérer au vue de ces nombreuses crises aux conséquences spéciales.

Leur relation est vraiment filiale, entre Logan qui joue les fils dévoué à se fatiguer pour gagner de quoi lui acheter les médicaments qu’il faut pour le maintenir en vie, et le professeur x qui joue les vieux papi relou qui ne veut pas avaler ses cachets.

J’ai adoré la rencontre entre Logan et la fillette, ça permet pas mal de scène drôles, y’a pas mal d’humour même si on sent un ton beaucoup plus sombre que dans les autres films.

Logan : Photo Hugh Jackman, Patrick Stewart

SPOILER

On sait donc que la plupart des x mens sont morts, que le gêne mutant à disparus, suite à une manipulation génétique de la nourriture à l’échelle mondiale, pour annihiler le gène en question. Le gène mutant est donc bien une évolution de l’espèce humaine, et le gouvernement et autre lobbys ont décidé de l’éliminer afin d’élever en centre fermé des enfants nés de manipulation génétique avec les adn des mutants torturés et ainsi créer une armée de mutants obéissants.

Le film est dure voir trop sombre peut être, entre la mort violente du professeur, et la mort martyr de Logan. C’est sur nous ne reverrons plus Hugh Jackman dans les traits de Wolverine, sauf peut être pour des films se situant entre la 2e trilogie des x men et le film Logan qui signe la fin du personnage, mais personnellement, je n’en voit pas l’intérêt, ce serait pousser trop loin les choses.

Un coté plus sombre donc, avec une lumière d’espoir à la fin du film pour une toute nouvelle génération de mutant.

Dernières séances : Tous en scène – Moonlight – L’ascension – Fences – Loving – Alibi.com

Tous en scène : Affiche

Tous en scène

de Garth Jennings

3/5

Buster moon a toujours rêvé d’être un grand producteur de théâtre. Aujourd’hui, il est propriétaire du théâtre qui le faisait rêver quand il était petit. Mais les productions qui se sont enchainées ont toutes été des flops. Aujourd’hui, Buster n’a que son meilleur ami, et sa vieille secrétaire qui le soutiennent encore. Accabler de dettes, la banque est de plus en plus menaçante. Buster a alors l’idée d’organiser un gigantesque casting pour recruter de nouveaux talents. Pour attirer les artistes, il promet la  récompense de 1000 dollars pour le vainqueur, mais une erreur de frappe de sa secrétaire transforme les 1000 dollars en 100 000 dollars. Parmi les artistes en herbes qui décident de tenter leurs chance, il y a Johnny, le fils d’un gangster qui rêve de devenir chanteur, Rosita mère d’une véritable tribu qui en a marre d’être invisible aux yeux de sa famille et qui aimerait pouvoir exprimer sa passion du chant ou encore Mike un crooneur qui ne pense qu’à la récompense.

Tous en scène : Photo

Tous en scène : Photo

Il ne comptera pas dans mes dessins animés préférés. Tous en scène est sympathique, certains personnages plus attachants que d’autre, notamment Buster que j’ai beaucoup aimé, tout comme sa secrétaire âgée ou Johnny dont j’ai trouvé l’histoire avec son père touchante. Mais je n’ai pas été plus emballée que ça, sans trop savoir pourquoi. ça chante beaucoup mais ce n’est pas dérangeant. Je pense avoir été un peu déçu de ne pas avoir rit plus que ça, je pensais trouver plus d’humour mais au final les scènes comiques ne sont pas si fréquentes.

Reste un dessin animé sympathique sur la poursuite de son rêve, le dépassement de soi et de ses peurs, la volonté de s’affirmer et de s’assumer.

Moonlight : Affiche

Moonlight

de Barry Jenkins

Mahershala Ali, Janelle Monae, Naomi Harris, Trevante Rhodes

3.5/5

Chiron 9 ans, vit dans un quartier difficile de Los Angeles. Discret, timide, peu sur de lui, il est souvent la cible des autres élèves de son école. Un jour, poursuivis par d’autre enfants, il se réfugie dans un squat de drogués. Il est retrouvé par hasard par Juan, un dealer de drogue. Chiron trouve refuge auprès de Juan qui vit dans une jolie maison et de Térésa sa compagne. Il trouve en Juan une figure paternelle à suivre, et en Teresa une mère de subsitution, car la mère de Chiron, célibataire, est accroc au craque et Chiron ne se sent pas forcément en sureté lors des crises de manques ou de colère de sa mère. On suit ensuite Chiron à l’adolescence puis à l’âge adulte.

Moonlight : Photo Ashton Sanders, Naomie Harris

Je garde un avis mitigé de Moonlight. Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en allant voir ce film. Moonlight c’est l’histoire d’un petit garçon fragile, souffre douleur de ces camarades de classes, coincé avec une mère droguée. Juan et Teresa se prennent d’affection pour le garçon, qui en grandissant se découvre homosexuel. Avec l’adolescence, les méchancetés des autres élèves ne se sont pas atténués. Puis on suit Chiron à l’âge adulte, complètement transformé…

Moonlight : Photo Alex R. Hibbert, Mahershala Ali

Les acteurs sont excellents, en particulier Mahershala Ali, qui joue le rôle de Juan, que j’ai vu dans de nombreux films, mais que j’ai connu dans la série les 4400. J’aime aussi beaucoup cette acteur dans House of cards. Janelle Monae et Naomi Harris sont toutes les deux excellentes également.

Moonlight : Photo Janelle Monáe

Le rythme du film est assez lent, on s’attend toujours à ce qu’un drame énorme vienne frappé le pauvre Chiron, mais en fait sa vie est montrée sobrement, avec subtilité, sans jamais tomber dans le mélo ou le drame. J’ai été captivé par la première partie sur l’enfance de Chiron, sa rencontre avec Juan, la manière dont il le prend pour modèle, leur relation, la scène dans laquelle Juan lui apprend à nager est très belle. J’ai été aussi pas mal intéressé par la partie ado du film, l’évolution de la mère de Chiron, de plus en plus accroc, leur chute sociale qui va avec. Par contre, j’ai eu du mal avec la dernière partie. La scène dans laquelle Chiron va voir sa mère en désintox est très touchante, et très réaliste, par contre toute la partie de retrouvailles entre Chiron et Kévin est loooooongue, ça n’en finit plus, pour ne pas nous apporter grand chose au final.

L'Ascension : Affiche

L’ascension

de Ludovic Bernard

Ahmed Sylla, Nicolas Wanczzycki

3/5

Samy vit dans la cité des 4000 à la Courneuve et peine à trouver du travail. Il est très amoureux de Nadia, mais cette dernière veut quelqu’un de sérieux qui sache prouver qu’il sait s’engager. Pour prouver qu’il est digne d’elle, Samy lui promet de gravir l’Everest. Samy part pour le Népal sans aucune expérience de la montagne.

L'Ascension : Photo Ahmed Sylla, Nicolas Wanczycki

 Le film est tiré de l’histoire vraie de Nadir Dendoune, franco algérien qui grimpa le mon Everest. Ici pour les besoins du film, il a été décidé que le héros grimperait l’Everest pour convaincre la fille qu’il aime qu’il n’est pas qu’un loser. Toute la partie qui suit les états d’âme de la futur copine est inutile et ennuyeux, limite un peu ridicule (la scène de la déclaration d’amour qu’elle fait à la mère de Samir); le film aurait très bien pu nous épargner cette pseudo histoire d’amour et trouver une autre excuse pour envoyer Samir escalader le mont Everest.

L'Ascension : Photo Ahmed Sylla, Nicolas Wanczycki

Pour le reste, le film est sympathique. On prend plaisir à accompagné Samir dans son périple, à prendre des petits avions qui payent pas de mine, à atterrir sur des pistes dangereuses, à se dépasser physiquement, à voir Samir face aux autres grimpeurs du groupe, tous plus expérimentés que lui. J’ai aussi beaucoup aimé sa relation avec le guide Jeff. Il y a de l’humour, de beaux paysages, c’est sympathique à regarder.

Fences : Affiche

Fences

de Denzel Washington

Denzel Washington, Viola Davis

4/5

Dans les années 50 aux États Unis, Troy et Rose sont mariés depuis 18 ans. Troy travaille dur comme éboueur, Rose, comme toute femme de cette époque, s’occupe du foyer et de leur fils Corey, 17 ans. Chaque vendredi ou presque, ils reçoivent la visite du fils ainé de Troy issu d’une première union, qui vient quémander 10 dollars avant que Troy ne s’éclipse au bar du quartier pour s’amuser avec les amis et décompresser d’une semaine de travail fatigante. Il y a aussi Gabe dont il faut s’occuper, mentalement déficient depuis qu’il est revenu blessé à la tête après la seconde guerre mondiale. Une nouvelle banale et pourtant dramatique, vient bouleversée le quotidien bien huilé de cette famille ordinaire.

Fences : Photo Denzel Washington, Stephen Henderson

Fences a un coté très théâtrale, c’est d’ailleurs l’adaptation d’une pièce de théâtre. Le début du film est un peu trop bavard, mais on finit par s’y faire, on apprend à connaitre la famille, Rose qui s’occupe de la maison et de leur fils, Troy qui a eu une jeunesse très dure, et qui a trouvé la paix de l’esprit en se mariant à Rose. 18 ans de vie commune, et un age auquel Rose pense que les épreuves du couple sont derrière eux et qu’elle va pouvoir vieillir tranquillement auprès de sa famille.

Fences : Photo Denzel Washington, Russell Hornsby, Stephen Henderson

Fences capte le moment dans lequel le père de famille revoit sa vie passée. L’aigreur de n’être qu’un simple éboueur, l’aigreur de ne pas avoir pu devenir le joueur de baseball qu’il aurait du, rejetant la faute sur le fait qu’il était noir et qu’il a été victime de discrimination, l’aigreur de devoir chaque jour aller faire le même boulot, pour que chaque vendredi il ait le droit de se défouler et d’oublier, avant de reprendre la route du travail, l’aigreur d’avoir fait des sacrifices afin de donner la sécurité à une femme et un fils qui lui ont enlever la liberté.

Fences : Photo Viola Davis

Au fur et à mesure que le film avance, on prend le temps de mieux comprendre le personnage de Troy, mais aussi de découvrir le mal être et les fêlures de Rose. Troy est aigrie par beaucoup de chose, il ne voit que ce qu’on lui a pris, mais pas du tout ce que lui a pris aux autres. On découvre petit à petit les mensonges et les faiblesses inexcusables de Troy qui descend de son piédestal, on découvre la force morale de Rose, leur conception du mariage. La où Troy estime que tout lui ai du, et qu’on lui doit tout, Rose voyait l’union comme un sacrifice mutuel.

Fences : Photo Denzel Washington, Viola Davis

Si au début on a l’impression que le film va être long et bavard, on entre sans s’en rendre compte dans le quotidien de cette famille finalement ordinaire. On entre dans leurs vies, leurs problèmes, leurs états d’âme, on s’y intéresse vraiment, on embarque avec eux jusqu’au bout, pour voir où les personnages vont aller. C’est prenant et intéressant. Reste une mise en scène qui peut paraitre étrange, ça donne l’impression de voir une  pièce de théâtre qui prend vie et qui serait filmée, plus qu’un film de cinéma. Un beau film et Viola Davis n’a pas volé son oscar.

Loving : Affiche

Loving

de Jeff Nichols

Joel Edgerton, Ruth Nega

3/5

A la fin des années 50, dans le sud profond des Etats Unis, Mildred et Richard s’aiment. Ils attendent un enfant et Richard décide qu’il est temps d’épouser Mildred. Le problème c’est que Richard est blanc, Mildred est noire, et que le mariage interracial est puni par la loi.

Loving : Photo Joel Edgerton, Ruth Negga

J’aime beaucoup le cinéma de Jeff Nichols, en particulier Mud. Ici, le thème du film est intéressant, avec l’histoire vraie de ce couple mixte qui vont devoir lutter plusieurs années avant de faire accepter leur union. Mariés à Washington qui accepte l’union entre noir et blanc, le couple s’installe en Virginie qui ne reconnait pas la légalité de ce mariage. Richard et Mildred échappe de peu à la prison grace à un avocat, mais sont obligés d’aller vivre dans un autre état, et de ne jamais être dans l’état de Virginie en même temps. L’absurdité de la loi oblige le couple à s’installer à Whashington, pour y élever leurs enfants. Mais Mildred est malheureuse loin des siens, de sa famille, et rêve de campagne et de grands espaces pour élever sa famille.

Loving : Photo Joel Edgerton, Ruth Negga

Le film est donc intéressant par son sujet, notamment quand on entend les arguments du juge local pour prononcer le mariage interracial illégale. Dire que Dieu à créer différentes races et que chaque race existe dans son continent, alors que ce sont les blancs qui ont emmener de force les noirs loin d’Afrique pour faire le sale boulot que les blancs américains ne voulaient pas faire.

Loving : Photo Joel Edgerton, Ruth Negga

En tant que film par contre, le rythme est lent, on suit les personnages un peu froidement, même si je me suis attachée à eux. C’est un peu dommage qu’on entende pas plus les délibérations lors du passage de l’affaire Loving devant la cour supr^me, et entendre les arguments. Ce passage qui marque un tournant dans la jurisprudence américaine est presque occulté. Reste un film intéressant et bien interprété, mais qui ne m’aura pas marqué l’esprit plus que ça.

Alibi.com : Affiche

Alibi.com

de Philippe Lacheau

Philippe Lacheau, Elodie Fontan, Tarek Boudali, Julien Arruti, Nathalie Baye, Didier Bourdon et plein de guest star…

3.5/5

Grégory Van Huffel a monté sa propre entreprise. Il se propose de fournir à qi le souhaite, l’alibi parfait. Celui qui veut échapper à un diner en famille, celui qui a une maitresse, celui qui veut sécher l’école…tous ce passe bien jusqu’au jour où il tombe amoureux de Florence, une jeune femme qui ne supporte pas le mensonge. Et les choses se compliquent quand il découvre que son futur beau père fait appel à ses services pour couvrir une infidélité.

Alibi.com : Photo Julien Arruti, Philippe Lacheau, Tarek Boudali

ça fait longtemps que je connais Philippe Lacheaux que je voyais déjà faire le pitre avec la bande à fifi puis ensuite dans chut chut chut sur w9. J’avais bien aimé Baby sitter, mais j’ai préféré sans hésité alibi.com

Alibi.com : Photo Didier Bourdon, Nathalie Baye

Alibi.com : Photo Elodie Fontan, Nathalie Baye, Philippe Lacheau

C’est drôle, c’est rythmé, c’est cohérent, le scénario tient la route, l’histoire à une conclusion très bonne (ce qui est rare dans le cinéma français), les acteurs sont tous très bon. J’étais contente de revoir Didier Bourdon, toujours aussi bon dans les comédies, Nathalie Baye qui est aussi très drôle, et le trio Philippe Lacheau/Tarek Boudali/Julien Arruti très drôle et très réussi. C’est très divertissant, c’est bourré de référence au cinéma des années 80, c’est très drôle, on oublie tous ces soucis le temps du film. Un très bon moyen de se détendre complétement.

Chemin de croix de Ken Bruen

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de Ken Bruen

4/5

Jack Taylor, le détective privée irlandais est toujours en proie à ses démons. L’alcool, la culpabilité, son passé trouble. Alors qu’il est confronté à un drame personnel, on lui demande d’apporter sa lumière sur une enquête difficile, le meurtre d’un jeune homme qui a été retrouvé crucifié. En même temps, le représentant d’un quartier bourgeois lui demande son aide sur la disparition de plusieurs chiens.

Toujours un plaisir de retrouver Jack Taylor, ses démons, son passé, son alcoolisme, sa solitude, et les horreurs qui croisent sa route. Comme dans chaque tome, Jack est un survivant. Cody, son nouveau pote qu’il considère comme un fils d’adoption, se meurt à l’hopital, et tout son monde s’écroule. Comme pour la météo irlandaise, à chaque fois qu’un rayon de soleil arrive à éclairer la vie de Jack un gros nuage bien sombre vient gacher la fête.

Avec tout les malheurs qu’il a vécut ou dont il a été témoin, on se demande comment Jack réussi à continuer, à vivre chaque jour, à se lever de son lit, et à ne pas retomber dans l’alcool. Car ça fait bien trois tomes qu’il n’a pas bu une goutte, et on se demande comment il tient, tant les mauvaises nouvelles s’enchainent pour lui.

Avec Ken Bruen, même en faisant subir des choses bien difficiles à son personnage central, on ne ressent jamais de malaise, de mélancolie, de tristesse. Les dialogues fusent comme dans chacun de ses romans, toujours le même style littéraire qui me plait: phrase courte, dialogues bien tournés, avec le lecteur qui suit les pensées de Jack, qui avance dans les rues de Galway à ses coté, comme un témoin muet et invisible. On se promène entre les pubs, les resto, les quartiers bobo, les quartiers populaire avec une ville en pleine transformation, des immeubles anciens démolis, des logements beaucoup plus cher qui se construisent à la place.

Encore une fois j’ai adoré. Ici l’intrigue policière est importante et bien menée, c’est sombre, cynique. J’ai adoré retrouver le personnage de Stewart qu’on avait connu dans un tome précédent. Je ne pensais pas le revoir, mais Jack croise sa route et j’ai beaucoup aimé l’évolution de son personnage. Stewart a changé suite à son séjour en prison, il fait dans le minimalisme et la zen attitude, sans pour autant abandonner certains de ces démons. J’ai beaucoup aimé leur duo. Et la fin du roman contient  une très belle scène, celle où Jack règle un problème dans l’océan. Je pouvais voir la scène dans ma tête comme si j’étais au cinéma. Vivement la suite.

Témoin muet Agatha Christie

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De Agatha Christie

4/5

Miss Arundel, une vieille demoiselle comme on en fait plus, est affublée de neveux et nièces qui sont tous après son argent. Bella et son mari, un docteur grec, Richard, un vaurien plein de charme, et Thérésa, la sœur de Richard, qui ne sait pas vivre autrement que dans le luxe. Miss Arundel reçoit tout ce beau monde dans sa maison pour le week end de pâques. Un soir, la voilà qui tombe dans les escaliers. Elle aurait pu facilement mourir, mais elle a la chance de s’en sortir sans mal. C’est encore la faute du chien, Bob, qui laisse toujours trainé sa balle dans les escaliers, c’est bien connu dans la maison. Mais miss Arundel n’est pas tranquille et décide d’écrire à Hercule Poirot.

Un bon vieux Hercule Poirot! c’est comme retrouver un vieil ami. J’ai beaucoup aimé cette histoire qui part d’une mort naturelle, passe par une tentative d’homicide avant de se lancer dans une enquête pour meurtre. Les habituelles suspects défilent, les neveux et nièces assoiffés d’argent qui courent après l’héritage. Et une vieille dame lucide, qui ne supporte pas les vautours qui se disent être sa famille.

Toujours une enquête intéressante à lire, les incontournables interrogatoires, les innombrables suspects. J’ai pris plaisir à écouter Hasting nous raconter cette histoire, la manière dont il a de percevoir les choses et sa nouvelle amitié avec le chien de la victime, Bob. Et son amitié avec Hercule Poirot. Hasting en a assez de l’arrogance de son ami, de sa clairvoyance là où Hasting ne comprend rien. Mais il aime quand même le voir résoudre toutes les énigmes les unes après les autres. Il y a pas mal de rebondissements, et surtout beaucoup d’humour, comme d’habitude.

Encore un très bon roman policier de la part d’Agatha Christie, entre Londres et la campagne anglaise.