Dernières séances: Phantom thread – Black panther

Phantom Thread : Affiche

Phantom thread

de Paul Thomas Anderson

Daniel Day Lewis, Lesley Manville, Vicky Krieps

4/5

Dans l’Angleterre des années 50, Reynolds Woodcock est connu pour être l’un des plus talentueux couturier de Londres. Avec sa sœur Cyril dont il est très proche, ils forment une équipe parfaite : elle s’occupe de l’intendance et des finances et lui s’occupe de trouver l’inspiration et de créer. Entouré de toute une équipe de couturières, Reynolds s’emploie à habillé la bonne société, entre célébrités et membres de l’aristocratie. Un jour il rencontre par hasard Alma, une serveuse dans un salon de thé, lors d’un séjour à la campagne. Entre les deux c’est le coup de foudre et Alma devient vite sa maitresse et sa muse.

Avec Paul Thomas Anderson, ce n’est pas toujours le grand amour. Il y a eu Boogie nights, puis magnolia qui m’a un peu ennuyé, Punch drunk love qui ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, There will be blood qui fut excellent, The master qui m’a ennuyé et Inherent vice que j’avais beaucoup aimé.

Avec Phantom Thread, je ne me suis pas du tout ennuyée. On est tout de suite happé par la vie de ce couturier exigeant, capricieux, passionné, à la routine bien huilée. Le film m’a immédiatement fait penser au film français Falbalas de Jacques Becker, qui raconte l’histoire d’un couturier qui a sa propre maison, qui reçoit les grands bourgeois parisiens pour les habillés, qui fait des défilés pour présenter sa collection, qui est épauler par une femme, qui en rencontre une qui devient sa muse. Comme dans phantom thread, on peut y voir le quotidien d’une maison de couture, les commandes, les petites mains qui construisent les robes et donnent corps aux visions du couturier, les défilés, les essayages. Comme dans Falbalas on y voit une histoire d’amour, de muse, d’inspiration.

Phantom Thread : Photo Vicky Krieps

Phanthom thread m’a aussi fait penser au film La secrétaire, de Steven Shainberg, avec James Spader et Maggie Gyllenhaal qui raconte l’histoire d’amour très étrange entre un avocat et sa nouvelle secrétaire, une relation qui me rappelle celle de Reynolds et Alma. Dans Phantom Thread, Alma charme très vite Reynolds et inversement, mais leur relation ne ressemble à aucune autre. La maison dans laquelle ils vivent lui appartient, il est plus âgé qu’Alma, il s’est déjà construit, a appris à  se connaitre, à ses petites habitudes, ses manies, il sait ce qu’il aime n’aime pas. Alors Alma a du mal à trouver sa place, entre le quotidien bien rodé de Reynolds, sa sœur, les clientes…au départ Alma s’en contente, trouve ça drôle, mais petit à petit elle doit trouver un moyen d’attirer l’attention du couturier.

Phantom Thread : Photo

Reynolds fait un peu penser au roi dans les contes des mille et une nuit. Avant Alma, Reynolds enchainait les conquêtes, les muses, et quand il se lassait d’elle, c’est sa sœur Cyril qui était en charge de faire la rupture. Alma comprend très vite qu’elle n’échappera pas à cette destinée, que Reynolds finira par se lasser et comme Sharazade, elle doit trouver un moyen d’attirer son attention et de le rendre accroc à sa présence. La méthode qu’elle trouvera transformera leur relation et me fera alors penser au couple du film La secrétaire.

Phantom Thread : Photo

J’ai donc beaucoup aimé Phantom thread, j’ai aimé l’ambiance année 50, les magnifiques robes, le quotidien d’une maison de couture, avec ces clientes riches, les défilés, les essayages, les couturières qui travaillent dure dans l’ombre du maitre. J’ai beaucoup aimé la relation entre Reynolds et Cyril, le dominant du « couple » n’est pas celui qu’on croit, j’ai adoré le fait que Cyril ne soit pas la sœur fanatique dévouée à son frère, bien au contraire. Le personnage d’Alma est intrigant, intéressant, passionnant à suivre. Il y a une sobriété et une élégance dans la mise en scène et la lumière. Et puis le casting est parfait, Daniel Day Lewis bien sur mais aussi Leslie Manville qui jour Cyril et Vicky Krieps, qui joue Alma qu’on reverra surement au cinéma, du moins je l’espère.

 

Black Panther : Affiche

Black panther

de Ryan Coogler

Chadwick Boseman, Micheal B Jordan, Lupyta Nyong’o, Danai Gurira, Daniel Kaluuya, Letitia Wright, Angela Bassett, Forest Withaker, Andy Serkis, Martin Freeman, Isaac de Bankolé

3.5/5

Pour le reste du monde, le Wakanda est un pays africain pauvre peuplé surtout de bergers et d’agriculteurs. En réalité, le Wakanda est probablement le pays le plus riche de la planète terre grâce à un minerais le vibranium, un métal rare aux propriétés exceptionnelles. Grace à ce minerai, le Wakanda a développé des technologies bien supérieures à ce que connait le reste de l’humanité. T’Challa est proclamé roi du Wakanda après la mort de son père. Son premier objectif est de mettre la main sur Klaue, un terroriste qui connait la véritable puissance du Wakanda et qui a volé récemment du vibranium. Alors que T’Challa doit prouver à tout son peuple qu’il est digne de représenter son pays, des divergences naissent au sein du peuple. Certaines personnes aimeraient que le Wakanda se révèle au grand jour et partage avec les autres leurs technologies et leurs savoirs.

Black Panther : Photo Chadwick Boseman, Danai Gurira

Black panther est un marvel dont on entend beaucoup parler en ce moment et j’ai beaucoup aimé. Ici on est loin des États Unis, de l’Amérique. Black Panther c’est le Wakanda, ce pays d’Afrique que tout le monde croit sous développé mais qui cache en réalité des technologies, des sciences et des savoirs bien supérieurs au reste du monde. C’est politiquement intéressant de nous montrer un pays d’Afrique et ce qu’il devient dans le cas où son sous sol contiendrait des richesses importantes et que c’est son peuple direct qui exploite ses richesses. Ici, les colons blancs ne sont jamais venu piller les énergies naturelles…

Black panther parle aussi de la condition noire. Au Wakanda il est hors de question pour les femmes comme pour les hommes de s’habiller et se coiffer comme les occidentaux. Les femmes ont le crane rasé ou la coupe afro, les couleurs et la mode africaines sont portées par les femmes et les hommes. J’ai beaucoup aimé voir la civilisation du Wakanda, son organisation, leurs règles sociales, ce mélange de moderne avec leur technologie et de la tradition avec l’intronisation du roi T’Challa.

Black Panther : Photo

Ce qui m’a beaucoup plut aussi dans Black Panther, c’est le rôle des femmes. T’Challa est un super héros intéressant et qui réunit toutes les caractéristiques du super héros des marvel, mais en sortant du film ce n’est pas au héros que je pensais le plus mais à toutes les femmes qui l’entourent. Que ce soit Nakia, la fiancée de black panther, une femme d’action au fort tempérament, Shuri, la sœur de black panther qui n’a pas froid aux yeux mais qui se démarque surtout par son esprit scientifique et ses inventions révolutionnaires, ou surtout Okoye, une guerrière dont la vie est dédiée à la protection du roi. Car au Wakanda, ce sont les femmes qui protège le roi et qui constituent un groupe de guerrières impitoyables quasiment imbattables. Le personnage de Okoye est impressionnant, c’est la classe, la force, la détermination et l’assurance. D’ailleurs une petite scène permet au film de se positionner  sur la mode capillaire qui fait de plus en plus polémique en ce moment, la volonté de laisser pousser ses cheveux au naturel et de ne plus essayer à tout prix à les lisser. Dans cette scène, Okoye qui doit se fondre dans la masse dans une soirée mondaine, porte une perruque qu’elle s’empresse de jeter en l’air une fois sa couverture tombée, en disant “quelle humiliation”.

Black Panther : Photo Danai Gurira, Florence Kasumba, Lupita Nyong'o

Black panther c’est surtout le woman power, on en oublierait presque le rôle principal tant les figures féminines du film sont marquantes. C’est assez rare pour le souligner, surtout dans le monde des super héros. Quelques touches d’humour,  une originalité au niveau de la société du Wakanda intéressante, un visuel particulièrement réussi avec les décors et les costumes.

Black Panther : Photo Letitia Wright, Lupita Nyong'o

Pour le reste, le scénario reste une typique des films de super héros classiques. Des méchants, des gentils, de bonnes attentions, des dilemmes, une histoire d’amour très secondaire, de l’humour et de nombreuses scènes d’action, avec un casting assez impressionnant, avec des acteurs plus connus que d’autre comme Withaker, Bassett, de Bankolé, Freeman… un bon cru marvel donc, avec un super héros que se fait voler la vedette!

 

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Dernières séances: Pentagon papers et L’insulte

Pentagon Papers : Affiche

de Steven Spielberg

Meryl Streep, Tom Hanks, Bob Odenkirk

3/5

1970. la guerre du Vietnam fait rage et la polémique sur le bien fondé de cette guerre monte dans l’opinion publique. C’est dans ce contexte que le NY times reçoit d’une source anonyme, un rapport de 7000 pages contenant une analyse commandée par le gouvernement américain dans lequel il est écrit que la guerre contre le Vietnam n’a pas lieu d’être et qu’elle est destinée à l’échec. Après la publication de plusieurs extraits qui compromettent le gouvernement Nixon et qui attisent la colère du peuple américain, le New York times se voit contraint par une ordonnance du tribunal de ne plus rien publier. C’est alors que le Washington post, récupère le rapport par l’entremise de la même source. Le Washington post doit il publier? le peut il malgré l’injonction à l’encontre du NY times? pour Ben Bradlee, le rédacteur en chef c’est l’opportunité d’une vie, pour le conseil d’administration c’est un suicide financier. Reste la propriétaire du journal, Katherine Graham qui doit trancher.

Pentagon Papers : Photo Carrie Coon, Tom Hanks

 

Le Washington post est surtout connu pour avoir révélé au public le scandale du watergate en 1974. Le film Les hommes du président avec Dustin Hoffman et Robert Redford relatait les détails de cette enquête. Ici, l’histoire se situe avant le watergate. On y voit la vie d’un journal de la presse écrite dans le début des années 70, qui va se faire connaitre en révélant le rapport confidentiel commandé par le gouvernement américain et qui conclut que la guerre au Vietnam ne sert à rien et est perdue d’avance. Un rapport qui sera enterré afin de continuer la guerre.

Pentagon papers raconte donc un des premiers scandales qui met en cause le gouvernement américain, qui remet en question l’intégrité des hommes de pouvoir. L’une des premières fois dans l’histoire des États Unis où le peuple américain va être confronté aux mensonges d’état et à leur conséquence, celle d’envoyer à la mort ou à l’infirmité des milliers de jeunes adultes dans une guerre vaine.

Pentagon Papers : Photo Bob Odenkirk, Tom Hanks

Mais le film de Spielberg ne parle pas vraiment du scandale de la guerre du Vietnam, il effleure le sujet, il effleure aussi les informations contenues dans le rapport dévoilé. Spielberg s’intéresse surtout au journalisme. Nous sommes en 1970 et déjà la presse écrite est confrontée à une crise. C’est une entreprise qui vivote financièrement, qui n’a peut être déjà plus d’avenir, la concurrence de la télévision se fait sentir, difficile pour les journaux moins connu de survivre. Spielberg nous montre aussi le quotidien d’un journal, la salle de rédaction, les grattes papiers, les journalistes qui couvrent des évènement mondains, le bruit des machines à écrire, l’excitation de vieux briscards face à un scoop. On y voit le conseil d’administration, le rédacteur en chef qui a les pleins pouvoirs sur le contenue du journal, les machines d’imprimeries gigantesques qui se situent sous les salles de rédac et font trembler les bureaux des journalistes la nuit, jusqu’aux livreurs qui balancent les piles de journaux fraichement imprimés à travers la ville. Tout une époque.

Pentagon Papers : Photo Meryl Streep, Tom Hanks

Ce coté la est intéressant c’est ce qui m’a le plus plut. Meryl Streep fait du Meryl Streep, c’est à dire qu’elle joue parfaitement son rôle de femme propriétaire du journal. Une femme qui était destinée à rester dans sa demeure de riche, à organiser des fêtes mondaines, à élever ses enfants et à jouer les grand mères avec les petits enfants, mais c’était sans compter le suicide de son mari qui aura pour conséquence de la propulser à la tête de ce journal. On peut lire ici ou là que Pentagon papers est un film féministe. Je ne trouve pas. Nous sommes en 1970, et des femmes comme Katherine Graham ne sont peut être pas la majorité, mais ce ne sont pas des raretés non plus. Pentagon papers, de ce coté là, nous présente comment la femme était vu dans cette société encore ancrée dans les années 60, pas encore tout à fait libérer par les années 70. Katherine dirige mais c’est vraiment le hasard, et dans le film elle reste un personnage en retrait, qui ne sait pas s’affirmer devant des dizaines d’hommes en costumes qui l’intimident encore. On peut y voir la femme de Ben Bradlee qui ne servira qu’à faire des sandwich aux collaborateurs de son mari, et une journaliste femme. On ne peut pas dire que ce soit un film féministe même si on sens que spielberg à voulu, avec certaines scènes, montrer sans subtilité, à quel point Katherine Graham est un modèle à suivre pour les femmes, des scènes qui tombent un peu comme un cheveu sur la soupe, notamment à la fin du film….

Reste un film sur un épisode de l’histoire des États Unis qu’on connaissait beaucoup moins que celui du watergate, avec une vision sur la presse écrite des années 70 intéressante. Le point fort du film, outre Meryl Streep, c’est Tom Hanks qui incarne à la perfection le rédacteur en chef qui ne lâche rien. Un film trop classique et un peu trop bavard pour qu’il reste dans les annales.

L'Insulte : Affiche

 

de Ziad Douairi

Adel Karam, Kamel El Basha, Rita Hayek, Diamand Bou Abboud

4/5

Au Liban de nos jours, Tony Hana, chrétien libanais, vit dans un appartement de Beyrouth avec sa femme enceinte de leur premier enfant.  Yasser Salameh, palestinien, est contremaitre pour une société de travaux publiques dont la mission est de remettre aux normes les bâtiments des vieux quartiers et de construire de nouveaux immeubles. Yasser est très méticuleux et travailleur. Mais alors qu’il veut réparer la gouttière du balcon de Tony pour que ce dernier respecte les normes légales, Tony ne supporte pas la présence du palestinien. Entre les hommes la tension monte, Tony se montre agressif et violent, Yasser le traite de sale con. Obliger d’aller s’excuser auprès de Tony par son patron afin de tourner la page, Yasser se résout difficilement à le faire. Mais avant que Yasser ait pu s’excuser, Tony est verbalement violent envers Yasser, des paroles qui ne peuvent être effacées.

L'Insulte : Photo Adel Karam, Diamand Bou Abboud, Kamel El Basha

 

L’insulte nous permet, au travers d’un procès qui peut sembler banal, de faire connaissance avec la situation politique au Liban. Tony est un homme qui semble bon et honnête, mais qui a aussi des idées politiques limites. Il passe ses heures perdues à regarder de vieux discours haineux d’un ancien leader politique qui estime que les palestiniens réfugiés au Liban ne sont que des parasites qui viennent voler le pain et le travail des libanais. C’est dans ce cadre qu’il réagit avec violence et agressivité face à Yasser, uniquement parce que ce dernier était palestinien. Si Yasser avait été libanais, il n’y aurait eu aucune dispute entre les deux hommes. On suit aussi le point de vue de Yasser, un homme qui a tout perdu, qui a vécut les horreurs de la guerre, qui a été dépossédé de ses biens et qui a du travailler dure pour reconstruire une vie au Liban. C’est grâce à son travail qu’il a gagné le respect de son pays d’accueil, respect que l’on voit dans sa relation avec son patron, un libanais, qui essaye de calmer les choses entre les deux hommes.

L'Insulte : Photo Adel Karam, Kamel El Basha

Le réalisateur ne prend pas parti entre les deux personnages. Tony, le libanais chrétien, peut nous paraitre raciste, agressif, s’enfonçant peu à peu dans un orgueil mal placé, influencer par les propos haineux d’un leader politique qui n’est plus sur le devant de la scène. Mais tout n’est pas tout noir tout blanc chez ces personnages. Tony est aussi un mari sensible, un homme très honnête qui n’hésite pas à dire la vérité devant le juge même si cela lui dessert et dont on comprend un peu le comportement lorsque l’on découvre un épisode difficile de son enfance. J’ai beaucoup aimé la sagesse apportée par le père de Tony.

L'Insulte : Photo Adel Karam, Camille Salamé

 

Yasser est un personnage attachant, on sent qu’il a eu une vie difficile, qu’il a lutté toute sa vie, qu’il aime son travail, qu’il s’est intégré mais malgré tout, certains racismes se font encore sentir parfois. Lui aussi à un orgueil mal placé, lui aussi s’emporte peut être trop. Le procès d’un simple fait devient vite politique en cour d’appel, où de grands avocats prennent la parole et tente de rendre l’histoire plus politique. C’est par ce procédé qu’on en apprend beaucoup sur le Liban, son passé récent, ses polémiques, ses problèmes sociaux. On effleure la corruption politicienne, les relations internationales, la position du Liban par rapport à la Palestine, l’urbanisme, la justice libanaise…

L'Insulte : Photo Kamel El Basha

Un film assez intense, sans tomber dans la facilité de l’émotion ou du tire larme, avec de très bons acteurs, Adel Karam et Kamel El Basha.

Dernière séance: 3 billboards outside Ebbing Missouri

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Affiche

de Martin McDonagh

Frances McDormand, Woody Harrelson, Sam Rockwell, Lucas Hedges, Peter Dinklage, Clarke Peters

4,5/5

Ca fait 9 mois que Mildred Hayes a perdu sa fille, sauvagement assassinée par un inconnu sur une route déserte. La police n’a jamais eu la moindre piste et le crime reste impuni. Mildred, en colère, décide de louer les 3 panneaux publicitaires à l’entrée de la ville pour y afficher un message critiquant l’inefficacité de la police en citant le nom du chef de la police local, William Willoughby.

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Photo Frances McDormand

Tout le monde en parle depuis quelque temps, surtout depuis les Golden globes qui ont consacré le film avec le golden globes du meilleur film, du meilleur scénario, de la meilleur actrice et du meilleur acteur masculin dans un second rôle.

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Photo Sam Rockwell, Woody Harrelson

Tout le monde le dit favori pour les oscars, et franchement, je vois pas quel film mériterait plus l’oscar que 3 billboards. La première chose que je me suis dit en sortant de la séance, c’est que ça allait être difficile de faire mieux pour 2018.

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Photo Frances McDormand, Sam Rockwell

3 billboards se présente comme un film policier, mais l’enquête policière n’est pas très présente, ici pas de suspect, pas d’enquête, pas d’indice. On nous parle de l’Amérique profonde, celle qui est loin des paillettes, avec les communautés, le racisme, l’ignorance.

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Photo Frances McDormand, Woody Harrelson

Le point fort du film ce sont les personnages, que ce soit le chef de la police Willoughby qui doit faire face à une maladie incurable et à des agents de police raciste et inculte, Dixon l’agent de police qui se prend pour un cow boy et qui baigne dans la violence, Mildred qui a soif de vengeance et de justice, tous les personnages sont dans le gris. Pas de manichéisme, il n’y a pas de bons et de méchants, chacun à sa part de noirceur, de bêtises, de sagesse, de coup de génie.

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Photo Frances McDormand

Frances Mcdormand crève l’écran dans le rôle de cette mère hors norme que rien n’effraie quand il s’agit de rendre justice à sa fille. Elle mérite l’oscar mais elle n’est pas seule à crevée l’écran dans 3 billboards, j’ai adoré la performance de Woody Harrelson dans le rôle du chef de police et Sam Rockwell dans le rôle de Dixon, qui confirme ici son talent. Chaque personnage, avec ses défauts, ses faux pas, ses atrocités parfois, sont attachants chacun à sa façon, profond, très vrai.

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Photo Frances McDormand, John Hawkes, Lucas Hedges

L’autre point fort c’est le scénario. On ne sait pas ce qui va se passer d’une scène à l’autre, j’ai été surprise plusieurs fois par la tournure des choses, ce qui n’est pas souvent le cas, l’histoire, les faits, sont au plus proche de la réalité, c’est à dire imprévisibles. Dans la réalité, tout peut arriver et en même temps il arrive aussi que rien n’arrive.

3 Billboards, Les Panneaux de la vengeance : Photo Frances McDormand

Les dialogues sont aussi très forts et le film a surtout réussi à doser comme il faut la violence, la réalité, la noirceur et l’humour, car le film est très souvent drôle, notamment avec le franc parler de Mildred.

J’ai adoré 3 billboads, un film sur l’humanité, dans toute sa splendeur et dans toute son horreur. J’ai pas vu le temps passé, j’étais complètement dans le film, l’intrigue, les personnages. Harrelson, Rockwell et McDormand mériteraient tous les trois d’avoir un oscar pour leurs performances. A ne pas manquer.

Dernière séance: Le grand jeu

Le Grand jeu : Affiche

de Aaron Sorkin

Jessica Chastain, Idris Elba, Kevin Costner, Chris O’Dowd

3.5/5

Molly Bloom est une battante et une gagnante. Elle a été élevée par un père exigeant, intransigeant, qui voulait faire d’elle la championne olympique de ski à bosse. Mais une grave chute met fin à sa carrière. Elle décide de prendre une année sabbatique avant de commencer ses études de droit afin de devenir avocate.  Pour gagner sa vie, Molly est repérée et embauchée par un joueur de poker invétéré qui organise des parties privées de poker qui réunit des grosses célébrités hollywoodiennes. Molly gagne beaucoup d’argent en pourboire et apprend beaucoup sur ce monde rien qu’en ouvrant les yeux et les oreilles. Un jour, son boss l’a renvoi et elle décide alors de voler de ses propres ailes en organisant ses propres parties.

Le Grand jeu : Photo Idris Elba, Jessica Chastain

Je suis une fan inconditionnelle de Jessica Chastain, j’adore son jeu, j’adore ses films, et j’adore son état d’esprit et ses déclarations. Bref je suis fan. Après l’excellent Miss Sloane l’année dernière, elle continue sur sa lancée en jouant encore une femme forte dans Le grand jeu. Il faut dire que c’est son truc les femmes fortes avec Zero dark thirsty, Interstellar, A most violent year, Miss Sloane…

Le Grand jeu : Photo Jessica Chastain

Dans Le grand jeu, tirée d’une histoire vraie, elle interprète Molly Bloom, une jeune femme déterminée, forte, qui ne se décourage pas, qui ne se laisse pas intimidée. Ici elle part de rien, apprend beaucoup, monte ses propres parties de poker; c’est un mélange de boulot, de courage, de culot. J’ai beaucoup aimé le personnage de Molly, une bosseuse, intelligente, qui ose, qui prend des risques. L’histoire est prenante, intéressante, même si le langage un peu trop pro qui tourne autour du poker ne m’a pas des masses parlé. Il y a certains moments tendus et l’humour est souvent présent.

Le Grand jeu : Photo Jessica Chastain

Ce qui m’a moins plut, c’est la mise en scène. Aaron Sorkin est connu pour être un scénariste de talent avec Des hommes d’influences, Social network, La guerre selon Charlie Wilson et surtout la série télé politique A la maison blanche. Mais si il est un scénariste de talent, je n’ai pas trouvé que ce soit le cas en tant que réalisateur. La mise en scène est au mieux classique, au pire un peu ringarde. En regardant certaines scène ou certains plans, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir  presque l’impression de regarder un de ces téléfilms qui passe les après midi. Certaines choses auraient pu être mieux traitées. Certaines choses sont abordées sans subtilité,  amenées avec de gros sabots pour être sur que le spectateur ne passe pas à côté et c’est parfois lourdingue et manque de finesse.

Une histoire intéressante avec une Jessica Chastain à la hauteur de son talent même si je l’a préfère dans Miss Sloane ou A most violent year. Une meilleure réalisation aurait permis de donner une autre dimension à ce film.

 

Derniers concerts 2017: Depeche mode à Bercy et Hurts à Utrecht, Hollande

Le mois de novembre 2017 était le mois des concerts, puisque j’ai assisté à 4 concerts en 2 semaines. Décembre 2017 ne battra pas le record mais j’en ai tout de même vu deux pour finir l’année en beauté, une année qui finalement aura été assez pauvre en concert, du moins avant que le mois de novembre se pointe.

J’ai commencé le mois avec un des plus gros groupe de rock qui soit encore en activité, j’ai nommé Depeche mode. J’adore ce groupe, j’écoute très souvent leurs albums, les plus vieux comme les plus récents, et le dernier en date Spirit est excellent pour ne pas changer.

Comme lors de la tournée en 2014, le concert se déroulait à Bercy mais contrairement à 2014 je ne suis pas venue tôt. Au lieu de venir faire la queue à partir de midi, nous sommes venu pour 19h-19h30. Donc bien sur nous ne sommes pas aussi bien placés qu’il y a trois ans, où j’avais pu être au 2e rang de la barrière, pas loin du groupe pour mon plus grand plaisir.

Cette fois si donc, nous sommes plutôt barrière soundesk, bref, assez loin de la scène. Au départ, durant la première partie, qui fut bien nulle il faut le dire, j’avais un peu peur de ne rien voir, mais finalement ce fut très correcte. J’ai pu voir les pas de danse, les déhanchements de Dave, ses petites choré, de ce coté là j’ai rien raté. L’arrivée sur scène du groupe est à l’image de Dave, un peu fou un peu mégalo, un peu show man, et bien sur sans oublier ses pas de danses. J’ai adoré le concert, visuellement c’était top, avec un écran géant qui retransmettait parfois des images de la scène, parfois des clips qui accompagnent certaines chansons. Il y en avait pour tout le monde coté setlist, du vieux comme du neuf, 3 titres parmi le dernier album en date, Spirit, avec Cover me, Going backwards et bien sur Where’s the revolution. J’étais contente d’entendre A pain that i’m used to que j’adore ou encore la sublime Precious, et bien sur un florilège d’anciens tubes comme Walking in my shoes,  Stripped, In your room, A question of time, Useless, j’étais très contente d’entendre It’s no good et Never let me down again mais un peu déçue qu’ils ne jouent pas Behind the wheel!

Enfin ils nous jouent Enjoy the silence avec le public qui reprend en chœur les paroles tout comme pour la dernière qui clôture le concert, l’inévitable Personal Jesus et on a eu droit à un petit bout de la chanson The message de Grandmaster flash, que j’adore, à la fin de Barrel in the gun! Depeche mode en concert c’est toujours quelque chose.

Enfin pour mon dernier concert de l’année, je vais voir Hurts, un groupe anglais qui n’est pas très connu voir pas du tout connu en France (d’ailleurs leur tournée ne passe même pas par chez nous), mais qui sont considérés comme des stars dans les pays de l’est et en Russie. Une de mes amies est une fan inconditionnelle. Nous sommes deux parisiennes à nous rendre donc à Bruxelles, chez mon amie belge qui nous accueille la veille. Le jour J on mange dans un excellent resto italien avant de prendre la route pour un peu plus de deux heures, direction Utrecht en Hollande. Au départ on avait prévu de visiter un peu la ville, mais on démarre plus tard que prévu. A 18h30 on arrive dans la salle qui se trouve être dans un centre commerciale. Ronda est une salle qui peut accueillir environ 1700 personnes, une petite salle donc.

C’est probablement le concert le plus civilisé auquel j’ai pu assister! Lorsque nous arrivons, tout les spectateurs font la queue devant la porte, en file indienne, impeccable, tout le monde a laisser son manteau aux vestiaires, personne ne fait la queue au bar et les toilettes sont immaculés. Quand les portes s’ouvrent, les gens entre deux par deux, sans courir, ni se bousculer, j’avais jamais vu ça! Au bar dans la salle, il faudra attendre la 1ere partie pour que les gens aillent chercher un verre, des bières sont servis dans des gobelets en plastique mais imitation cristal dans le design, les gens sont tous sur leur 31, et même les vigiles, qui me semblent un peu jeunes et un peu minces, sont habillés en chemise et petit pull en laine par dessus. Alors ça fait jolie dans le décor, mais j’imagine mal les deux jeunes soulever qui que ce soit l’air de rien en cas d’évacuation. D’ailleurs après une première partie très sympathique (Tom Walker un anglais), une personne fait un malaise dans la fosse…

Hurts, originaire de Manchester fait son entrée sur scène. J’ai beaucoup aimé les deux premiers albums, je connais un peu moins les deux suivants, en particulier le dernier. Mais on comprend le style du chanteur dès les premières secondes. Costume noir, chemise blanche, cheveux gominés en arrière pour Theo le chanteur, barbe hipster et bombers pour le guitariste pianiste, Adam. Theo entre, les mains derrière le dos, en terrain conquis, se positionne devant la foule, il prend la température, il entend la plupart des gens hurlés, il est satisfait, il souri, et il nous sort un petit numéro de playboy sur de lui qui me fait rire, son personnage est bien rôdé. Au vue des albums, je ne m’attendais pas à ce que ça bouge à ce point dans la fosse, les gens sautent beaucoup ce qui me surprend, l’énergie du chanteur est très communicative, l’ambiance est très joyeuse, et Theo passera son temps avec regarder dans les yeux tout ceux qui voudront bien croiser son regard, on sent qu’il a besoin d’une relation avec les spectateurs.

Vers la seconde moitié du show, sur certains titres, il jettera dans le public des roses blanches, ce qui est assez drôle à voir. C’est surtout les filles qui se jettent dessus un peu hystériques. Theo en lancera une qui atterrira sur le piano d’Adam ce qui le fera bien rire, et essaiera d’en donner une à un homme mais bien sur une jeune blonde s’est jetée dessus comme si sa vie en dépendait! Hurts en live c’est quand même très sympa, plein d’humour et de séduction et aussi pas mal de second degré! Un week end court en Belgique/Hollande mais ça m’a quand même fait beaucoup de bien de changer d’air.

Derniers films vus: L’ombre d’un doute – Le 7e juré – Pain, amour et fantaisie – La belle équipe- Zootopie – Compartiment tueur – The homesman – L’étoffe des héros – Gold

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L’ombre d’un doute

d’Alfred Hitchcock

Avec Teressa Wright, Joseph Cotten, Macdonald Carey, Patricia Collinge

4/5

C’est l’histoire de charlotte, une jeune fille qui vient de terminer ses études avec brio. Elle vit chez ses parents avec ses deux jeunes frères et sœurs et ensemble ils forment une famille heureuse et unie. Un jour, oncle Charlie, le jeune frère de sa mère, vient leur rendre visite et pour Charlotte c’est le bonheur totale car elle a toujours eu une relation très forte avec son oncle. Elle l’a toujours idolâtré mais ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’il est aussi recherché pour avoir assassiné 3 veuves riches pour leur prendre leur argent. Petit à petit Charlotte va apprendre les sombres secrets de son oncle.

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Il parait que c’est le film préféré d’Hitchcock parmi sa filmographie. Au début, je n’étais pas plus emballée que ça par l’histoire. Charlotte est trop excitée, trop souriante, trop joyeuse, on dirait presque un personnage de dessin animé et elle en est un peu agaçante. Elle aide sa mère en cuisine, ne râle jamais, adore ses petits frères et sœurs, ménage son père, est toujours de bonne humeur, toujours gaie, trop parfaite. Mais le film reste assez envoutant à regarder dès les premières minutes. Comme le spectateur sait dès le départ que l’oncle Charlie n’est pas un homme honnête, c’est intéressant de le suivre dans la famille du bonheur, de le voir charmer les membres de la maison pour se les mettre dans la poche, de cacher tout ce qui pourrait le trahir, et surtout de voir charlotte qui doute et remet en cause son amour inconditionnel pour son oncle. Car la petite fille qui était sous le charme de l’oncle parfait est devenue grande et voit avec d’autre yeux.

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J’ai donc beaucoup aimé ce film, beaucoup aimé la relation entre Charlotte et son oncle, voir leur duo se déformer et se dissoudre à coup de vérité et de révélations. Joseph Cotten qui incarne l’oncle Charlie est très bon et très charismatique, il a su insuffler ce charisme malsain à son personnage.

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Les deux enfants sont aussi attachants, la petite sœur notamment qui passe son temps à lire, ou encore le père qui apporte beaucoup d’humour, et qui passe tout son temps libre à essayer de mettre au point le meurtre parfait avec son ami le voisin. Un film noir, avec ses scènes devenues cultes (comme la fin dans le train), qui contient beaucoup d’humour noir et une belle touche de cynisme.

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Le 7e juré

de George Lautner

Avec Bernard Blier, Danièle Delorme, Francis Blanche,

4.5/5

Début des années 60, Grégoire Duval, pharmacien, père de famille, bien implanté dans le monde sociale de sa petite ville de province, vient de commettre un meurtre. Alors qu’il se baladait le dimanche sur les bords du fleuve, il tombe sur une jeune femme à moitié nue qui bronze seule. Grégoire qui a toujours été très sage, craque et se jette sur la jeune femme. Quand elle se met à crier, Grégoire panique et l’étrangle pour la faire taire. Le lendemain, il est étonné de ne ressentir ni culpabilité ni peur. Très vite, le petit ami de la victime est inculpé du meurtre et envoyé aux assises. Grégoire à la mauvaise surprise d’être intégré au jury qui devra juger l’accusé. Mais finalement, il voit là l’occasion de faire en sorte d’innocenter le malheureux grâce à ses interventions.

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Un film qui réunit Bernard Blier et George Lautner, je ne pouvais pas dire non, même si je connaissais déjà l’histoire, puisque j’avais vu un téléfilm remake avec Jean Pierre Daroussin. Mais alors que le téléfilm s’intéressait plus sur les regrets du personnage principal et sur les répercussions personnelles, le film de Lautner va plus loin. Ici le sujet n’est pas l’enquête policière ni la culpabilité que pourrait ressentir le personnage principal, mais plutôt une introspection sur le sens de la vie, son intérêt, ses regrets de jeunesse, les routes que l’on a prise et sur lesquelles on aimerait rebrousser chemin pour tourner dans le sens inverse.

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Grégoire est un homme qui se laisse vivre et dont les jours passent sans qu’il ne s’en rende compte. Dans sa petite ville de province, il y a sa pharmacie, sa femme qu’il trouve froide et sans émotion, ses enfants qui commencent à vivre leur vie et qui n’ont plus beaucoup besoin de lui, ses amis, toujours les même, avec qui il joue au bridge, toujours le même jeu, à la même table du même café, à faire les même gestes.

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Mais il faudra que Grégoire commette un acte odieux pour qu’il s’interroge enfin sur sa vie. Au lieu de regretter son acte, de s’angoisser, de se torturer, de s’interroger sur la vie de sa victime, de se sentir coupable, Grégoire pense plutôt à sa vie perdue, à son amour de jeunesse auquel il a renoncé par peur, à son regret d’avoir épousé sa femme pour qui il ne ressentait pas autant d’amour mais qu’il épouse parce qu’il « en avait marre de s’embrasser dans le froid de l’hiver ». Il a de temps en temps quelques sentiments de culpabilité, mais sans plus.

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Les dialogues brillant de Lautner et le jeu de Blier donne toute sa valeur au film, on entend des choses bien juste, bien vraie, sans jamais que ça soit déprimant ou dramatique et la fin vient mettre un terme aux misères de ce personnage paumé.

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Pain, amour et fantaisie
de Luigi Comencini
Avec Vittorio De Sica, Gina Lollobrigida

3.5/5

Dans l’Italie d’après guerre, dans un village perdue au milieu de nulle part, le maréchal des logis Antonio Carotenuto vient de prendre ses nouvelles fonctions. Il n’est plus un jeune premier, mais il n’est toujours pas marié à son grand désespoir. Il tombe très vite sous le charme de la jeune et sauvage Maria, une jeune fille pauvre, vivant dans une petite bicoque avec ces jeunes frères et sœurs ainsi que sa vieille mère. Mais Maria est amoureuse de Pietro, un jeune carabinier très timide qui n’ose pas avouer ses sentiments.
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Je suis tombée par hasard sur ce film, diffusé dans la séance du cinéma de minuit, sur france 3. L’émission diffuse très souvent des films intéressants, mais difficile de les voir un dimanche soir à minuit…Et bien j’ai beaucoup aimé, l’histoire est simple, c’est une comédie romantique sans grande ambition, mais on passe un excellent moment à regarder les quiproquos amoureux. On est dans le début des années 50, Maria est pauvre et jeune, et tous les hommes célibataires, du plus jeune au plus vieux aimerait en faire son épouse. Le maréchal Antonio ne fait pas exception, il joue les romantiques à fond, espérant tomber sur le grand amour au détour d’une rue.
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J’ai beaucoup aimé voir la vie de village aussi, tout se sait, tout se raconte, les vieilles dames sont pleines de superstitions et de croyances, les ragots vont bon train mais ici, toujours avec une bonne intention. La scène du “miracle de saint Antoine” est très drôle, car le film est avant tout une comédie, et les dialogues bien écrits.
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Gina Lollobrigida est pleine d’énergie et très convaincante dans le rôle de la sauvageonne Maria, qui n’a pas sa langue dans sa poche, mais j’ai surtout adoré Vittorio De Sica, avec son sourire ultra bright, son brushing, son envie de tomber amoureux et de trouver sa future épouse, son personnage est très attachant et en même temps plein d’humour. Il est excellent dans ce rôle.
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La belle équipe
de Julien Duvivier
Jean Gabin, Charles Vanel

3.5/5

5 ouvriers parisiens au chômage ont la chance de gagner au loto. Après avoir tous acheté des petites choses qu’ils ne pouvaient pas se permettre, Jean propose de mettre tout l’argent en commun afin d’acheter un vieux lavoir en ruine sur les bords de marne, afin de le retaper et d’en faire une guinguette. La bonne entente entre les hommes et leur solidarité font qu’ils travaillent dure, chacun dans son domaine, pour faire de la ruine une vraie maison confortable. Bientôt, avec le retour des beaux jours, ils pourront ouvrir leur guinguette. Mais les aléas de la vie viennent séparer certains des compagnons, et surtout Gina, la femme de l’un d’entre eux, refait surface pour essayer d’extorquer de l’argent à son mari.
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J’ai beaucoup aimé la belle équipe. Le film nous raconte surtout une amitié solide entre cinq hommes. Jean le meneur, Charles influençable, ou encore Mario, un réfugié espagnole qui est menacé d’expulsion par la police et qui est le seul à être en couple avec son grand amour, Huguette. Ils ont la chance de gagner à la loterie une jolie somme qui leur permet de s’acheter ce qui sera leur futur guinguette. Bricolage, dure labeur, solidarité, entraide, les choses commencent à se casser la figure quand petit à petite, la vie fait que certains membre du groupe disparaisse, laissant seul Jean et Charles. Et les choses s’approchent dangereusement du gouffre, quand Gina, la femme de Charles qui l’avait quitter, revient pour toucher sa part du magot.
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J’ai beaucoup aimé donc, on s’attache aux personnages et l’histoire est doucement ternie par les aléas de la vie, tout change, rien ne peut rester statique. A noter que la fin lors de sa sortie cinéma, a été changé à la demande des producteurs. Ces derniers souhaitaient une fin heureuse et optimiste. Mais Arte, qui a diffusé le film, nous montre le film dans la version voulue par le réalisateur, avec une fin bien plus pessimiste, et qui donne tout son sens et sa valeur au film je trouve.

Zootopie : Affiche

Zootopie

de Byron Howard, Rich Moore

4.5/5

Judy Hopps est une lapine qui a toujours rêvé de devenir policière.  Mais dans son monde, les lapins et autre petits animaux ne deviennent pas flics. Malgré des parents qui tentent de la dissuader de suivre son rêve, Judy intègre l’académie de police de Zootopie, la grande capitale, grâce à une politique d’ouverture et de discrimination positive. Judy sort très bien notée, mais dès son premier jour elle est affectée aux contraventions. Elle rencontre alors Nick, un renard quelque peu arnaqueur et voleur, comme souvent le sont les renards. Judy qui aimerait bien résoudre l’affaire de la disparition de certains animaux à travers la ville, se voit obliger de s’allier à Nick pour l’aider dans son enquête.

Zootopie : Photo

Zootopie : Photo

J’ai adoré zootopie. La ville qui rassemble tous les animaux, que l’on soit petit ou gros, prédateurs ou non. J’ai adoré les personnages, la très attachante Judy qui rêve de devenir flic et le très malicieux Nick, le renard débrouillard. J’ai adoré leur duo, l’enquête policière, la plongée dans la ville, qui change en fonction des habitats des animaux qui y vivent. Il y a tout un message classique, celui de se battre pour réaliser ses rêves et d’y croire, de ne pas avoir peur de la différence, et de ne pas croire les préjugés. Ici, Nick a toujours souffert de la méfiance des autres, uniquement parce que c’est un renard, Judy n’a jamais été prise au sérieuse, parce que les lapins ça cultivent les carottes et c’est gentils.

Zootopie : Photo

Zootopie : Photo

Il y a aussi pas mal de chose pour satisfaire le public plus adultes, comme une dose de cynisme, une louchette d’humour plus noire, c’est très drôle, il y a pas mal de petites références notamment au Parrain ou surtout à la série Breaking bad, ou de petites touches sarcastiques, comme le discours des parents de Judy en début de film “tu vois Judy si ta mère et moi on est si heureux c’est qu’on a abandonné tous nos rêves!”   ou encore les désillusions de la vie dans une grande ville, avec la relation distante de Judy et ses voisins.

Compartiment tueurs

de Costa Gavras

Catherine Allegret, Jacques Perrin, Yves Montant, Jean Louis Trintignant, Charles Denner, Simone Signoret, Pierre Mondy

4/5

Dans un train de nuit reliant Marseille à Paris, 8 passagers se partagent un compartiment. Parmi eux, Bambi une jeune fille qui va à Paris pour travailler, Eliane une comédienne entre deux âges, ou encore Daniel, un passager clandestin. Mais au matin, alors que tous les passagers débarquent, on découvre le cadavre d’une des voyageuses du compartiment, morte étranglée. L’inspecteur Grazziani mène l’enquête et essaye de retrouver tous les voyageurs du compartiment.

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J’ai beaucoup aimé ce film policier. Quand je vois de quoi était capable le cinéma français dans les années 40, 50, 60, 70 et même 80 et que je vois ce qu’on nous sort comme film maintenant, ça fait peur et c’est bien triste…

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Compartiment tueur c’est donc un film policier aux allures classiques. Un huit clos, un meurtre, une enquête, un inspecteur, des interrogatoires, un suspense. On ne découvre l’identité du coupable et le pourquoi du meurtre qu’à la toute fin. J’ai adoré Montant dans le rôle de l’inspecteur calme qui enquête méthodiquement, le commissaire joué par Pierre Mondy qui ne pense qu’à son avancement ou encore Bambi jouée par la jolie Catherine Allegret. On ne voit pas le temps passé, les dialogues sont bien écrits, les rebondissements présents sans être absurdes, un dénouement bien ficelé, tout comme l’enquête. Un film de genre très réussi.

The Homesman : Affiche

The homesman

de Tommy Lee Jones

Tommy Lee Jones, Hilary Swank, Miranda Otto, Meryl Streep

3/5

Au 19e siècle, dans l’ouest américain, Mary Bee Cuddy est une femme célibataire qui a très bien su gérer sa terre et sa ferme, mais qui cherche maintenant désespéramment un mari pour l’aider dans l’exploitation et avec qui fonder une famille. Mais si tout le monde respecte Mary, aucun homme ne veut l’épouser. Au village, 3 femmes sont devenues folles suites à des traumatismes ou des vies horribles, chacune ayant son histoire. Abandonnées par leurs époux, elles sont confiées au pasteur du village. Un pasteur et sa femme, installée dans une grande ville, acceptent de les prendre en charge et de les renvoyer dans leurs familles respectives, à l’est. Mais encore faut il trouver des volontaires pour les y emmener, car la ville en questions se situe à plusieurs semaines de voyages. Mary décide alors de se porter volontaire. Très pieuse, Mary estime que c’est son devoir. Juste avant de partir, elle sauve la vie à George Briggs, laissé pendu à une corde. Elle lui propose alors 300 dollars pour l’aider dans son voyage.

The Homesman : Photo Hilary Swank

J’aime bien les westerns modernes en générale, et j’aime beaucoup le cinéma de Tommy Lee Jones. Ici, tous les personnages sont destinées à leur perte. On découvre l’histoire des trois femmes folles, comment ces trois femmes ont perdu la raison suite à des traumatismes pour certaines, ou à une vie horrible pour d’autre, ces scènes sont assez horribles à voir, glauques et dures. Pas difficile de comprendre comment elles sont devenues folles.

The Homesman : Photo Meryl Streep, Tommy Lee Jones

Et puis il y a Mary, une femme forte, déterminée, qui a su s’installer seule sur des terres sauvages, qui a su les exploiter dans une région difficile et à les rendre rentables. Mary est à l’abri du besoin, mais elle est aussi très pieuse et estime que son devoir de femme c’est de se marier pour avoir des enfants. Elle aussi commence à perdre la boule dans cette vie dure, isolée, sans personne pour l’épouser.

The Homesman : Photo Hilary Swank, Tommy Lee Jones

Le périple à travers les paysages désertiques, violent, dramatiques de l’ouest des États Unis est parfois beau, parfois agressif, parfois flippant. La fin m’a surprise, je ne m’y attendais pas. Un film dure et assez déprimant au final.

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L’étoffe des héros

de Philip Kaufman

4/5

Le film raconte l’histoire de la conquête spatiale américaine, du point de vue des pilotes, de 1945 à la mission Mercury. Du premier vol qui dépassera le mur du son jusqu’aux premiers astronautes américains qui ont volés dans l’espace en orbite au dessus de la terre, avec en fond, la pression des dirigeants américains face à l’avance que prenait dans ce domaine l’URSS.

L'Etoffe des héros : Photo Sam Shepard

J’ai toujours voulu voir ce film, vu que j’en entends parler depuis petite, mais j’ai jamais eu l’occasion. Au départ, j’avais peur de m’endormir devant, car il dure tout de même 3h! Mais finalement, si les toutes premières minutes ne sont pas les plus palpitantes, j’ai regardé jusqu’au bout sans m’endormir, le film devenant de plus en plus passionnant.

L'Etoffe des héros : Photo

L’étoffe des héros ne parle que de personnages qui existent réellement. Yeager au début du film qui passera le mur du son, dans une ambiance années 50 avec bar spéciale pilote dans le désert californien, les années 50 avec les avions qui deviennent de plus en plus puissants, de plus en plus rapides, et Yeager qui aura de nouveaux pilotes venu le défier sans jamais l’égaler. Puis le début de la conquête spatiale, on voit comment les ingénieurs partent de rien pour la conception des fusées, des navettes, des capsules de retour, des combinaisons, des casques, des détails qui ont leur importance comme faire pipi dans sa combinaison, les premiers pilotes sélectionnés pour passer des tests interminables et en sélectionner qu’une poignée qui aura la chance de partir dans l’espace. On nous montre que la plupart des ingénieurs du programme spatiale sont d’anciens allemands, on voit les russes battre de vitesse plusieurs fois les américains, on voit la pression médiatique.

L'Etoffe des héros : Photo Dennis Quaid, Ed Harris, Lance Henriksen, Scott Glenn

On suit ces pilotes qui ont marqué l’histoire, Alan Shepard, John Glenn, Gordon Cooper, Virgil Grissom. Et Yeager qui lui préfèrera battre des records en ne sortant pas de l’atmosphère terrestre, et qui préfère laisser la conquête spatiale à d’autre. J’ai beaucoup aimé la partie dans laquelle on voit le programme Mercury et suivre chaque astronaute faire son essai les uns après les autres, partir voler en orbite autour de la Terre.

L'Etoffe des héros : Photo Philip Kaufman

Plus le film déroule et plus ça devient passionnant à suivre, il y a aussi pas mal d’humour et puis le casting est en or, à commencer par le charismatique Sam Shepard, suivi de Scott Glen, Ed Harris, Fred Ward et un tout jeune Dennis Quaid. J’ai aussi beaucoup aimé la fin, avec les astronautes accueillis en héros par Lyndon Johnson, après la fin du programme Mercury, avec en conclusion Yeager qui bat un nouveau record, petit clin d’œil à celui qui est peut être au finale, le meilleur pilote.

Gold : Affiche

Gold

de Thomas Arslan

Nina Hoss, Marko Mandic, Lars Rudolphe

4/5

Au 19e siècle au Canada, Emily jeune allemande se joint à un groupe d’émigrés allemand dirigé par un homme d’affaire dont le but est de se rendre dans les Klondike pour faire fortune en profitant de la ruée vers l’or. Un couple de cuisinier d’un certains âge, un homme embauché pour les aider à passer les obstacles et à s’occuper des chevaux, un journaliste qui aimerait écrire un article sur ce voyage. Le petit groupe finance chacun sa partie du voyage en espérant faire fortune à l’arrivée, mais trouver l’or n’est pas chose facile, surtout lorsque le responsable du groupe s’avère ne pas connaitre le chemin comme il l’avait prétendu.

Gold : Photo Nina Hoss

J’étais curieuse de voir ce film surtout parce que l’héroïne est une femme. J’ai beaucoup aimé son personnage, Mary ne se laisse ni effrayée ni intimidée, elle est courageuse, déterminée, ne laisse rien transparaitre et supporte beaucoup de choses. Dans le groupe elle détonne un peu car c’est la seule à être une femme, jeune et en plus jolie et célibataire, mais Mary n’est pas là pour trouver l’amour ou un mari, elle est là pour trouver son filon d’or et faire fortune.

Gold : Photo Marko Mandic, Nina Hoss

On est embarqué dans ce petit groupe de fortune, des gens biens avec leur lots de défauts qui seront exacerbés par les épreuves qu’ils vont endurer dans une nature qui ne pardonne rien, dans un isolement qui peut rendre fou.

Un très bon film interprété par une très bonne actrice.

Bye bye 2017

Comme chaque année, voilà le temps du bilan et surtout des autres tops et classements. Pour commencer voilà le classement des films vu au cinéma pour 2017.

Meilleur film: Après la tempête

Meilleur acteur principal : Fares Fares dans Le Caire confidentiel 

ex aequo avec Harry Dean Stanton dans Lucky

Je retiens aussi Hugh Jackman dans Logan, James MacAvoy dans Split, Steve Carell dans Battle of the sexes, Willem Dafoe dans Florida project, Niels Arestrup dans Au revoir la haut

Meilleur actrice principale : Jessica Chastain dans miss Sloane 

Je retiens aussi Noomi Rapace dans Seven sisters,  Florence Pugh dans The young lady, Emma Stone dans Lalaland

Meilleure mise en scène  : Dunkerque de Christopher Nolan

Je retiens aussi Terrence Malick pour Song to song, Denis Villeneuve pour Blade runner 2049, Kathryn Bigelow pour Detroit

Meilleure musique : Lalaland 

Meilleur acteur masculin dans un second rôle : Niels Arestrup, Au revoir la haut

Meilleur actrice féminine dans un second rôle : Kirin Kiki, Après la tempête

TOP 10

1

Après la tempête : Affiche

 

Après la tempête de Hirokazu Kore Eda

2

Lucky : Affiche

Lucky de John Caroll Lynch

3

Miss Sloane : Affiche

Miss Sloane de John Madden

4

Dunkerque : Affiche

Dunkerque de Christopher Nolan

5

Detroit : Affiche

Detroit de Kathryn Bigelow

6

La La Land : Affiche

La la land de Damien Chazelle

7

Get Out : Affiche

Get out de Jordan Peele

8

The Florida Project : Affiche

The Florida project de Sean S Baker

9

Le Caire Confidentiel : Affiche

Le Caire confidentiel de Tarik Saleh

10

Dans un recoin de ce monde : Affiche

Dans un recoin du monde de Sunao Katabushi

 

Et je retiens:

Song to song: Pour les images, la réalisation, un objet d’art, mais pas un film sans défaut.

Atomic blonde: J’ai beaucoup aimé le style, les scènes d’action, pour la classe du personnage joué par Charlize Théron

A ghost story: Pour son originalité et sa 2e moitié notamment la fin.

Star wars the last jedi: Beaucoup de divergences autour du film, beaucoup de déception pour beaucoup. Pour ma part, je n’ai pas tout aimé, de très bonnes choses et certaines scènes mauvaises, un parti pris sur le plan scénaristique que je ne juge pas tant que je n’ai pas vu la trilogie dans son ensemble. L’épisode 9 pourrait justifier ce film comme il pourrait l’enfoncer encore plus, à suivre.

Les figures de l’ombre : Une histoire qu’il faut connaitre, des femmes qui m’ont marqué une histoire prenante tirée de faits réels

Split : Pour la performance d’acteur de James McAvoy, pour sa tension prenante, et puis ça annonce la suite de incassable en beauté

Le grand méchant renard : très drôle, touchant et charmant

The young lady : Pour la performance de son actrice principale, une atmosphère glaçante

Blade runner 2049 : Une suite honorable, visuellement c’est très réussi et sur le plan scénaristique c’est bien trouvé

Les gardiens de la galaxy 2 : Que j’ai préféré au premier

Thor 3 : Le coté déjanté m’a plut

et Alibi.com: Une comédie bien ficelée, bien menée, bien jouée, avec une fin logique, c’est tellement rare aujourd’hui dans le cinéma français

TOP FLOP

Beaucoup de films moyens mais parmi ceux que j’ai vu il y en a 2 que j’ai vraiment détesté:

Conspiracy

Baby driver

TOP SÉRIES

Mindhunter saison 1

Très bonne première saison, d’excellents acteurs et des épisodes qui filent sans que je vois le temps passé. Prenante.

Alias Grace

Une mini série très captivante, on est emportée par la narration de la jeune Grace comme l’est le psychiatre qui l’interroge sur son passé.

Stranger things saison 2

Excellente saison tout comme l’avait été la première saison, avec un épisode particulièrement flippant et tendu.

Game of throne saison 7

Comme d’habitude, excellente saison, costume, musique, mise en scène, paysages, personnages, acteurs, histoire, probablement la meilleure série du 21e siècle.

Romans

2017 est une année assez faible en lecture. Je n’ai pas eu de gros coup de cœur ni de bonnes surprises. Seul les romans de Ken Bruen sortent vraiment du lot, j’adore toujours autant son écriture.

TOP 5:

1

Chemin de croix de Ken Bruen

2

En ce sanctuaire de Ken Bruen

3

L’incolore Tsukuru tazaki et ses années de pélerinage de Murakami

4

White hot et Wildfire de Ilona Andrews

5

La mort dans les nuages de Agatha Christie

Top concerts

Beaucoup de très bons concerts cette année!

1

Prophets of rage zénith, paris

2

Depeche mode Bercy, paris

3

Kasabian zénith, paris

4

White lies Troxy, Londres

5

Algiers la maroquinerie, paris

6

Royal blood zénith, paris

7

Hurts ronda, Utrecht

8

U2 stade Pierre Baudoin, Bruxelles

 

En 2017, j’ai changé de boulot. Je continue toujours la natation 2 fois par semaine, j’ai changé mes habitudes alimentaires depuis l’été 2016 ce qui m’a permis de perdre 11 kilos en un peu plus d’un an. J’ai découvert deux nouveaux pays, le Portugal et la Norvège. J’ai adoré Lisbonne et sa région, j’ai beaucoup aimé les fjords norvégiens malgré un niveau de vie beaucoup trop élevé.

Je suis retournée sur la cote d’azur entre Nice et Cannes, j’ai découvert des lieux magnifiques sous un beau ciel bleu. Je suis retournée en Écosse, toujours une région qui m’enchante, je suis retournée à Londres, Bruxelles, Lyon, j’ai découvert Bristol. En 2017 j’ai assisté à de supers concerts, Algiers, Kasabian, Hurts, Depeche mode, Royal blood, White lies, U2 et surtout Prophets of rage.

En 2017 j’ai été deux fois au théâtre, Tristan Lopin et Nawell Madani, deux comiques, deux spectacles très drôles que je recommande. J’ai visité le château de Chantilly, le palais de justice, la Sainte chapelle, j’ai assisté à un concert de musique classique dans la chapelle royale du château de Versailles.

Voilà pour le bilan 2017. Espérons que 2018 apporte autant de bonnes choses! Et vous quel est le bilan de votre année? J’aime beaucoup parcourir la blogosphère à cet époque pour lire les top et flop des autres blogueurs.

Je vous souhaite à tous une très bonne année 2018!