Dernières séances: After my death – Leto – Asterix et Obélix et le secret de la potion magique

After My Death : Affiche

de Kim UI Seok

Jeon Yeo Bin, Seo Young Hwa, Jeon So Nee

3,5/5

Le quotidien d’un lycée est perturbé par la disparition d’une élève. Tout porte à croire que cette dernière s’est suicidée en se jetant dans le fleuve du haut d’un pont. Les parents de la jeune disparue sont sous le choc, les professeurs interrogent les camarades de classe et la police essaye de retrouver un cadavre. Young Hee est la dernière camarade à avoir parler à la disparue. Les professeurs, la police, la mère de la victime et les autres élèves s’acharnent sur Young Hee, tous persuadés qu’elle est la responsable de son suicide.

After My Death : Photo

Je pensais en allant voir ce film, que l’histoire serait plus tournée policier. En fait After my death ne cache pas son jeu, c’est un film sur le mal être adolescent et le suicide. Young hee passe par des sentiments contradictoires, culpabilité, colère, dépit, tristesse. On découvre petit à petit le passé des deux adolescentes, les étapes qui les ont menés là où elles se trouvent, leurs mal être.

After My Death : Photo

After my death parle aussi de la société coréenne, la place des adolescents, la vision qu’en ont les adultes, la pression qu’ils exercent sur eux. Et puis le rôle de l’école, le proviseur entouré des professeurs, qui ne pensent pas une minute aux conséquences du drame que vivent les ado, aux effets que la disparition de l’une d’entre elles pourraient avoir sur les autres élèves. Seules les apparences comptent dans cette société, les apparences d’une école qui sait gérer ses élèves, les apparences de parents qui ont su gérer leur enfant, les apparences de la police qui a su faire la lumière sur cette affaire, même si cela doit passer par un camouflage de la vérité.

After My Death : Photo

La scène de la cérémonie d’adieu avec les élèves qui doivent venir uniquement pour tenir leur rôle auprès de la famille de la défunte, sous la supervision des professeurs comme une pièce de théâtre, est assez fascinante. On peut sentir la tension, la détresse, lors des rituels d’adieu exécuté par une sorte d’organisatrice. Tout est millimétré avec précision, chacun tient son rôle. La scène dans les toilettes est assez choquante. Un film parfaitement maitrisé, avec des acteurs impressionnants, sur un sujet difficile. C’est assez sombre et déprimant, à ne pas voir en cas de déprime passagère.

 

Leto : Affiche

de Kiril Serebrennikov

Teo Yoo, Roman Bilyk, Irina Starchenbaoum

3.5/5

Dans la Russie du début des années 80, on suit Mike Naoumenko, chanteur compositeur dans un groupe de rock underground qui se fait connaitre sur la scène d’un théâtre dédié aux groupes de rock. Lui et sa femme Natalia vivent la vie de bohème lorsqu’il rencontre Viktor, un jeune chanteur qui monte son groupe et qui aimerait beaucoup travailler avec Mike, qui est considéré comme un génie.

Leto : Photo Roman Bilyk, Teo Yoo

Leto : Photo Irina Starshenbaum, Roman Bilyk

Je ne connaissais pas du tout ni l’histoire ni ses personnages. Mike, Natalia et Viktor ont réellement exister et on connu un certains succès. On s’attache très vite aux personnages, la douce Natalia, le très doué et très zen Mike et le nerveux et très prometteur Viktor. J’ai aimé les suivre dans leurs discussions, leurs trajets, les voir écrire des paroles, les voir écouter les grands groupes et artistes de l’époque. Natalia et Mike forment un couple assez étrange, fusionnelle et en même temps très libre. La mise en scène est vraiment intéressante, le noir et blanc apporte plus de profondeur et de poésie que si le film avait été en couleur. Certaines séquences irréelles qui sont “chantés” sur des chansons phares de l’époque sont vraiment prenantes, notamment la scène qui se déroule dans le train ou celle qui se passe dans le bus ou dans l’appartement de Mike et Natalia. Un film qui se laisse voir et qui nous emporte dans une autre époque, nous racontant une histoire que je ne connaissais pas.

Astérix - Le Secret de la Potion Magique : Affiche

de Alexandre Astier et Louis Clichy

4/5

Alors que Panoramix part à la cueillette du gui pour faire des stocks de potion magique, il tombe d’un arbre et manque de se rompre le cou. Il n’a que le pied cassé mais Panoramix se rend compte du temps qui passe et se demande ce qu’il adviendra des irréductibles gaulois si il n’y a plus personne pour préparer la potion. Il décide alors de partir à la recherche d’un successeur parmi les jeunes druides de la Gaule. Sulfurix, ancien rivale de Panoramix entend parler de son projet et tente tout pour s’accaparer le secret de la potion qui rend invincible.

Astérix - Le Secret de la Potion Magique : Photo

Astérix - Le Secret de la Potion Magique : Photo

Personnellement je suis une grande fan des dessins animés d’Asterix et Obélix des années 80. Astérix et Cléopatre, Astérix et les gaulois, Astérix et les 12 travaux…Je n’étais pas du tout motiver pour aller voir une version moderne, en image de synthèse. Les dessins à l’ancienne me manquent, ils ont un certains charmes dans leurs imperfections qu’on ne retrouve plus. Mais comme c’est Alexandre Astier qui est au commande, je me laisse tenter et je n’ai pas regretter. Certes, avec Christian Clavier on est loin du grand Roger Carel. mais le reste m’a beaucoup plut. On sent ici le style et l’humour d’Astier, on retrouve beaucoup  l’humour de Kaamelott, les répliques, les dialogues, l’absurdité de certaines conversations. D’ailleurs, il y a quelques acteurs habitués de Kaamelott que l’on retrouvent dans le doublage des voix.

Astérix - Le Secret de la Potion Magique : Photo

On ne s’ennuie pas une seconde, il y a quelques références (notamment la trompette des romains qui reprend le thème du générique de Kaamelott), on retrouve César, les centurions, le village des irréductibles, les bonnes femmes des gaulois, la potion magique. Le méchant Sulfurix est un bon méchant, l’intrigue est bien menée. J’ai adoré la traversée du territoire pour aller à la rencontre des druides candidats. On rit beaucoup, on voit pas le temps passer, c’est très réussi.

 

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Dernière lecture: Broadway limited Un shim sham avec Fred Astaire

Broadway limited un shim sham avec fred astaire

de Malika Ferdjoukh

4,5/5

Après le premier tome, Broadway limited un diner avec Cary Grant, on retrouve la belle brochette de personnages qui navigue dans le New York de la fin des années 40. On retrouve la pension Giboulée, sa propriétaire excentrique, Charity, Chic, Manhattan, Page, Hadley, leurs ambitions et leurs rêves. Tous essayent de percer, de trouver sa place, de réaliser ses espoirs, Page commence des cours de théatre prestigieux, Hadley enchaine les petits boulots en gardant l’espoir de retrouver l’amour de sa vie, Chic enchaine les défilés de mode, Manhattan laisse tomber ses ambitions professionnelles pour mieux se rapprocher de ce père qui les a abandonné elle et sa mère, Jocelyn file le parfait amour avec Dido mais découvre certains aspects de l’amérique qu’il n’avait pas soupçonné. Enfin Charity se laisse charmer jusqu’au sommet des plus hauts building new yorkais sans voir la chute venir…

J’adore les romans de Malika Ferdjoukh, j’en ai lu beaucoup et aucun ne m’a déçu. Mon préféré reste la série des Quatre sœurs, mais j’ai aussi beaucoup aimé Sombres citrouilles, Faux numéro ou encore Chaque soir à 11h.

J’avais déjà beaucoup aimé le premier tome de Broadway Limited dans lequel on faisait connaissance avec les très nombreux personnages, la vie dans le New York des années 40, les boites, les clubs de jazz, les restaurants, les théâtres, les cinémas, le métro, les taxis, les rendez vous, les jobs, les auditions…Malgré un très grand nombre de personnage, chacun y trouve sa place, ils sont tous parfaitement travaillés, le détail de leurs vies, de leurs passés, les rendent très crédibles et leurs défauts les rendent très attachants. Dans ce second tome, on continue de suivre la pauvre Hadley qui rêve de retrouver l’homme de sa vie qu’elle a perdu de vue à cause d’un malentendu, Chic qui court d’un défilé à l’autre pour pouvoir se faire quelques sous, Page qui commence à apprendre le métier d’actrice dans un cour prestigieux, ou encore Manhattan qui vient de retrouver son père. Chacune a ses blessures, des attentes, des espoirs, des rêves.

On retrouve l’humour de l’auteur, les répliques et les dialogues intelligents et percutants, on retrouve l’écriture fluide, pleine d’idée, avec son lots de références. On croisera Grace Kelly qui n’est pas encore connue, Ann Bancroft, Billy Holiday, Woody Allen, Marlon Brando ou encore Fred Astaire. Dans ce second tome les choses deviennent plus sombres notamment avec la chasse aux sorcières auprès des artistes soupçonnés de communisme. Dénonciations anonymes, carrières détruites pour se venger, le patriotisme à l’excès et les États Unis qui frôle la dictature…la liberté américaine n’est qu’une façade et le personnage de Jocelyn, français exilé, commence doucement à le comprendre avec sa copine Dido qui milite pour la fin du Maccarthisme, ou encore lorsqu’il découvre qu’en Amérique, les couples mixtes sont interdits et que le racisme est très présent.

On apprend beaucoup de choses sur la vie des personnages qu’on a appris à aimer dans le précédent tome et j’étais très contente de découvrir un peu le passé de la propriétaire de la pension Giboulée. J’ai hâte de lire la suite des aventures de Chic, Manhattan, Hadley, Page, Jocelyn, Dido… Merci à Malika Ferdjoukh et vivement le tome 3.

Petit week end à Bruxelles, Editors au cirque royal

La semaine dernière, je me suis rendue en Belgique chez une amie, petit séjour qui n’était pas prévu. A la base, je devais y aller pour voir Editors en concert, l’un de mes groupes favoris, mais je n’avais pas réussi à avoir de place. Finalement on s’est débrouillé pour en trouver deux!

Editors c’est l’histoire d’un coup de foudre, je les avais vu en première partie du concert de Muse au stade de France en 2010. Je ne connaissais pas, je ne m’y intéressais pas, attendant avec impatience que Muse arrive sur scène, et dès les premières secondes j’ai eu le coup de cœur pour ce groupe, pour le chanteur, sa voix, sa gestuelle, et depuis je n’ai pas cesser de les suivre. J’aime énormément chacun de leur album et je n’ai pas été déçu une seule fois, ni par leurs albums ni par leurs concerts.

photos mediocres prises avec mon telephone faute de mieux…

  1. J’arrive donc mercredi après midi à Bruxelles. On fait d’abord du shopping et aussi quelques librairies d’occasion avant de rejoindre un ami  pour aller diner dans un très bon restaurant italien, escalope de veau au citron et pâtes, léger et très bon. On finit la soirée dans un café bar dans le quartier de Saint Gilles pour discuter jusqu’à minuit.

Le lendemain on prend notre temps, on se balade, on fait des magasins de seconde main dans lesquelles je trouve quelques dvd pour 1 eur ou 50 centimes, il faut fouiller un peu mais ça vaut vraiment le coup! On déjeune dans un resto grec avant de filer à Louvain la neuve faire un peu de shopping, le temps n’étant pas terrible avec un crachin qui ne nous lâche pas. On prend un dernier verre puis direction Bruxelles pour aller voir Editors au cirque royal.

 

C’est une très jolie salle, on est en gradin cette fois-ci. D’un coté je suis contente de pouvoir m’assoir n’étant pas en grande forme, d’un autre coté je sais que je vais être un peu frustrée de devoir rester assise durant le concert, même si ce n’est pas sur Editors que je m’agite le plus. Ma copine passe aux toilettes et c’est vraiment honteux de voir que c’est payant alors qu’on a déjà payé suffisamment pour l’entrée de la salle, sans parler que l’hygiène est assez déplorable.

La première partie, c’est Andy Burrows, un chanteur que j’ai déjà vu plusieurs fois en première partie. Disons que le monsieur à une jolie voix mais que chacune de ses chansons se ressemblent comme deux gouttes d’eau, la même soupe un peu niaise, bref on s’ennuie et on est bien content quand ça se termine. Vient enfin Editors et c’est toujours la même qualité. Tom Smith à toujours autant de charisme sur scène, sa façon de bouger, de chanter, sa voix, tout est au top. La setlist m’a énormément plut car, comparé à celle de Paris, certaines chansons changent et les titres que je n’ai pas eu à Paris, j’ai pu les entendre à Bruxelles. Des titres de leur dernier album que j’aime beaucoup, certains de leur album précédent que j’ai encore plus aimé, et bien sur certains titres incontournables. Je suis très contente aussi de réentendre No one but the wind chantée par un Tom Smith seul avec sa guitare, une très belle chanson et comme à Paris ce fut un moment intense. Pour la dernière chanson de la setlist, Tom interpelle un jeune garçon d’environ 6 ou 7 ans, qui a passé tout le concert sur les épaules de son père a tapoter le crane avec ses mains en rythme. Tom l’invite sur scène mais l’enfant semble un peu perdu et flippé sans son père, du coup il monte également sur scène et les deux passeront la dernière chanson avec le groupe, un moment très sympa!

Deux jours qui m’ont fait le plus grand bien et encore un superbe concert d’Editors!

Avant-première: Une affaire de famille de Hirokazu Kore Eda

Une Affaire de famille : Affiche

de Hirokazu Kore Eda

Lily Francky, Sakura Ando, Kiki Kirin, Mayu Matsuoka, Kairi Jyo, Miyu Sasaki

4,5/5

Osamu et Nobuyo vivent dans une maison de bric et de broc à Tokyo, coincée entre des blocs d’immeubles en compagnie de la grand mère, propriétaire officielle de la maison, Aki la sœur cadette de Nobuyo, et Shota, le fils de Osamu et Nobuyo. Nobuyo est ouvrière dans un pressing, Osamu est ouvrier dans le bâtiment et voleur à l’étalage en compagnie de son fils à ses heures perdues. Un soir, alors qu’il rentre chez lui, Osamu découvre une fillette de 6 ans seule devant la porte de chez elle, sans manteau dans un froid glaciale. Il décide de la ramener chez lui. Le soir, toute la famille s’occupe de la fillette, découvre une maigreur, des bleus, des traces de coups, et d’un commun accord, décident de la garder parmi eux. Très vite, la petite Juri s’adapte à sa nouvelle vie.

Une Affaire de famille : Photo Mayu Matsuoka, Miyu Sasaki, Sakura Andô

Je suis donc allée, la semaine dernière, à l’avant première du dernier film d’un de mes réalisateurs préférés, Hirokazu Kore Eda. J’ai vu beaucoup de ses films et je les ai tous beaucoup aimé, en particulier Still Walking, Tel père tel fils, Notre petite sœur, et Après la tempête. Hirokazu Kore Eda est en ce moment à Paris pour réaliser son prochain film, il est donc venu présenter Une affaire de famille à l’ugc Chatelet. Après la projection, le réalisateur s’est prêté à une série de question réponse. J’ai d’ailleurs moi même posé une question au maitre, à savoir, “pourquoi dans tous vos films ou presque, les personnages sont toujours en train de manger ou faire la cuisine?”. Ceux qui ont vu les films du réalisateur japonais savent que souvent, il film ces moments de repas familiale, que ce soit les personnages qui cuisinent, ou qui partagent un repas, ou qui grignotent. Ma question l’a fait rire et il a répondu que c’est parce que pour lui, les repas sont des moments importants de partage dans les familles, que la famille est réunie par le repas, que la cuisine est la pièce chaleureuse qui permet l’échange, les confidences entre les membres d’une famille. Et aussi parce que personnellement il adore manger.

Hirokazu Kore Eda

Une Affaire de famille : Photo Miyu Sasaki

Qu’en est-il du film? et bien sans surprise j’ai adoré. Encore une fois, Hirokazu Kore Eda s’intéresse à ce que signifie la famille, les liens du sang, l’absence de lien du sang, les relations intergénérationnelles, les secrets de famille, les non dits qui en disent plus que les discours. On découvre petit à petit, par des moments subtiles, la vérité concernant les liens qui unissent la famille, Nobuyo et Osamu, la “grand mère”, ou encore les deux enfants.

Une Affaire de famille : Photo Kairi Jyo, Lily Franky, Mayu Matsuoka, Miyu Sasaki, Sakura Andô

Contrairement à beaucoup de ses films sur les familles, il nous parle d’une famille marginale, qui peine à joindre les deux bouts, pas très honnête, qui vit au jour le jour sans trop penser au lendemain. Encore une fois l’actrice Kiki Kirin interprète la grand mère de la famille et elle le fait toujours aussi merveilleusement bien. La grand mère est un personnage qui unit les membres de la famille les uns aux autres, c’est elle le lien.

Une Affaire de famille : Photo

Une Affaire de famille : Photo Kiki Kirin

Hirokazu Kore Eda est aussi un réalisateur qui sait parfaitement diriger des enfants et tirer le meilleur parti d’eux même. Il les laisse complétement libres, leur annonçant les dialogues le jour même et les laissant parfois sans leur dire ce qu’il va se passer pour laisser les enfants réagir spontanément. Les deux jeunes enfants du film sont vraiment excellents dans leurs rôles et touchants.

Une Affaire de famille : Photo Lily Franky, Miyu Sasaki, Sakura Andô

J’ai adoré suivre le quotidien de cette famille pas comme les autres, apprendre à les connaitre petit à petit, leur passé, leurs défauts, leurs blessures, au fil des saisons qui passent, l’hiver, le printemps, l’été, les repas en famille, les moments de grâce, de joie, beaucoup d’humour. La fin est très touchante, notamment lorsque le jeune garçon, Shota, qui a compris  certaines choses, quitte doucement l’enfance pour aller vers l’âge adulte sans s’en apercevoir. Lorsqu’il quitte Osamu pour prendre le bus, le regard de Shota vers Osamu en dit plus long que toutes les conversations qu’il a pu avoir durant le film. A ne pas manquer, sortie le 12 décembre.

Deux expo: Delacroix au musée du Louvre + Musée Yves Saint Laurent

En mai dernier, j’ai pu voir deux expo sur Paris, celle sur Eugène Delacroix au musée du Louvre et l’expo au musée Yves Saint Laurent.

Grace à une amie et son boulot généreux, on ne paye pas l’entrée pour l’expo Delacroix. Eugène Delacroix est un de mes peintres, voir mon peintre préféré. J’ai été voir ses peintures exposées au Louvre des dizaines de fois, j’ai pu admirer certaines de ces toiles à Londres, notamment dans la Wallace collection, j’ai bien sur visité la maison de Delacroix à Paris.

L’expo commence par des tableaux importants dans la carrière de l’artiste. De ce coté là on est gâté, toutes les peintures les plus connus sont là.

On peut aussi admirer les gravures tirées de l’histoire de Méphistophélès. Mais ce qui est très intéressant, c’est les dessins à l’aquarelle tirés du carnet de voyage de Delacroix. On apprend tout le périple du peintre, qui fut invité à voyager jusqu’en Espagne avant de partir au Maroc.

Il raconte son voyage en compagnie d’une mission diplomatique, son arrivée au Maroc, puis son passage en Algérie. Tout était nouveau et différent pour lui, les parfums, la lumière, les paysages, les habitants, les traditions, les fêtes, l’accueil chaleureux, le privilège d’être accepté un peu partout. Après l’Andalousie, il arrive à Tanger, puis Meknès. Il passera à Oran et Alger. C’est assez passionnant de pouvoir lire le récit de ce long voyage dans les carnets écrits par Delacroix. Les dessins des carnets donnent l’impression de voir une vrai BD. J’ai aussi énormément aimé pouvoir lire les lettres que Delacroix écrit à ses amis en particulier George Sand, ses états d’âmes, sa mélancolie.

 

Avec un ami, je me suis rendu un samedi après midi au musée Yves Saint Laurent à Paris. Le musée est situé dans un hôtel particulier et à l’entrée on a droit à un petit film présentant le couturier et son œuvre.

A l’étage, on peut admirer certaines des robes du couturier, ou encore des dessins, des accessoires, des peintures. Au sous-sol, plusieurs petites vidéos présentent le travail de Saint Laurent, toutes les mains qui ont travaillé avec lui sur les différents aspects, de la conception jusqu’au défilé. Au dernier étage, ce sont les bureaux du couturier. La visite est intéressante, sympa à faire un samedi pluvieux comme c’était justement le cas ce jour là!

 

Dernières lectures: Le démon – La vérité sur l’affaire Harry Québert – Le sang des elfes

Le démon par Bruen

de Ken Bruen

3,5/5

On retrouve le fameux détective de Galway, Jack Taylor, qui vient de voir son rêve américain s’effondrer. Alors qu’il était sur le point de passer les contrôles, la douane lui annonce que l’Amérique ne veut pas de lui à cause de son casier judiciaire. Dépité, le voilà qui retombe dans son vice préféré, le jameson. C’est au bar de l’aéroport qu’il rencontre un homme étrange et très vite, les cadavres s’accumulent autour de Jack. Toutes les personnes qu’il croise semblent se faire violemment assassiner par l’homme de l’aéroport. L’homme semble insaisissable. A ce demander si ce ne serait pas le diable en personne…

Ceux qui suivent ce blog on du s’apercevoir que j’adore les aventures de Jack Bruen. J’ai adoré chaque tome que j’ai lu.

Pour ce qui est de ce dernier tome je suis un peu plus partagée. J’ai retrouvé les démons de Taylor, le xanax, le jameson, l’auto flagellation, la mélancolie, le cynisme, l’humour noir, les répliques acerbes, le franc parler. On retrouve l’état des lieux sur l’Irlande d’aujourd’hui vu par Taylor, témoin des changements sociales de son pays. On retrouve les personnages qui tournent autour de Taylor, son meilleur ami qui est devenu maitre zen, son amie de longue date, flic de Galway, gay et mariée depuis peu à un riche aristocrate ou encore son ennemi de toujours, le père Malachy…

La première moitié du livre m’a beaucoup plut, et le personnage maléfique du roman semble avoir toujours une longueur d’avance. Au début cela semble logique et on se dit que connaissant Taylor, il va encore passer par de sales moments avant de reprendre le dessus, mais là, plus les pages tournent plus le méchant de l’histoire semble omniscient, au point qu’on se demande si ce n’est pas un être démoniaque ou le diable en personne.

Dans la dernière partie on se rend compte que ce personnage est vraiment un être surnaturel. Si tout le roman m’a plut, ce choix m’a déconcertée. Pour moi, les aventures de Taylor ne doivent rien avoir de surnaturelle, pas de manière aussi évidente. Taylor est donc dans l’incapacité de vaincre cet ennemi et je trouve ça un peu frustrant. Je pense qu’il s’agisse d’un tome un peu à part et que les tomes suivants seront de nouveau des histoires policières sombres. Par contre, il semble qu’il n’y ait plus de maison d’édition française qui s’occupe de la traduction française. Il me reste un tome qui a été traduit, Sur ta tombe. Pour les autres romans, aucune traduction française n’est prévu, je tenterais de les lire en anglais, à voir si la version originale est abordable.

La vérité sur l'affaire Harry Quebert Poche

de Joel Dicker

3/5

Marcus Goldman est un jeune écrivain dont le premier roman est devenu best seller. Le succès, l’attention des médias, les soirées, le statut de VIP… Un an après sa sortie, Marcus doit écrire très vite un second roman mais il n’a plus aucune inspiration. Et si son premier roman était un coup de chance? et si il n’avait en fait aucun talent? Le doute, la page blanche, la pression de son éditeur qui lui rappelle ses obligations légales, Marcus se tourne vers son ancien mentor et professeur, un écrivain auteur d’un roman qui marqua l’histoire de la littérature, les origines du mal.Harry Québert. Il se réfugie dans sa belle maison du New Hampshire. Mais quelques jours plus tard, la police découvre enterré dans le jardin d’Harry, le corps de Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans qui avait disparu dans des circonstances étranges, 30 ans plus tôt.  Harry est arrêté pour meurtre et Marcus décide d’enquêter sur cette mort afin d’innocenter Harry.

J’en avais entendu parler un peu partout, il faut dire que tout les blogs en on parlé et les librairies ont toujours mis ce roman très en avant. Je n’étais pas particulièrement attirée par ce roman, ni curieuse, mais une de mes amies a tellement insisté sur le coté prenant de l’histoire que j’ai fini par me laisser tenter.

Le roman nous parle de Marcus Goldman, un écrivain qui a laissé son premier succès lui monter à la tête et qui subit une forte pression concernant l’écriture d’un second roman. Syndrome de la page blanche, doutes, questionnements. On en apprend plus sur son passé, son enfance, adolescence, sa manie de mentir et de laisser les gens croire qu’il est un élève exceptionnel alors qu’en fait c’est une fraude.

Puis bien sur, le sujet principal avec Harry, son passé, sa rencontre avec Nola, ses relations avec les autres habitants de la petite ville dans laquelle il s’est installé dans les années 70 et l’enquête que mène Marcus, persuadé de l’innocence de son ami.

Quelques touches d’humour, notamment avec le couple propriétaire du café du coin, des allées et retours entre le présent et le passé, des révélations au compte goutte…Il y a quelques longueurs, des répétitions, des détails inutiles qui n’apportent pas grand chose; ça se lit vite, les pages tournent rapidement et on soupçonne tous le monde. Mais j’ai eu l’impression, durant toute ma lecture, de lire un épisode de cold case. Au final, l’histoire n’est pas vraiment originale. C’est plutôt un roman qui se laisse lire sans difficulté, mais qui ne marque pas plus que ça. Je l’ai lu durant l’été, me reste à voir la série télé adaptée du roman.

La saga du sorceleurSorceleur, T3 : Le Sang des elfes

de Andrzej Sapkowski

4/5

On retrouve Geralt de Riv le sorceleur, qui a enfin rencontré son destin, en la personne de Ciri, la princesse de Cintra qui a miraculeusement survécu à la destruction de sa ville. La petite Ciri a vu durant sa fuite, pas mal d’horreurs et a perdu sa grand mère, la reine Calanthe. En compagnie de Geralt, Ciri se rend à Kaer Morhen, le lieu qui sert de quartier général des sorceleurs. La bas, durant plusieurs mois, Ciri apprend à devenir une sorceleuse, avant d’être confiée à Yennefer, la célèbre sorcière, lorsqu’il s’avère que Ciri possède peut être des pouvoirs magiques. Mais dans l’ombre, tous les rois et reines rêvent de mettre la main sur Ciri, lorsqu’ils apprennent que l’héritière de Cintra est en vie. En effet, Cintra est un lieu stratégique important que tout le monde convoite.

On entre dans le vif du sujet avec ce tome, les deux premiers romans étant composés de nouvelles courtes permettant de faire connaissance avec l’univers, la société et les mœurs de l’histoire, et de faire connaissance avec les personnages, Geralt, Ciri, Yennefer, Jaskier…

On suit beaucoup Ciri, son apprentissage avec les sorceleurs, et son évolution physique et intellectuelle avec Yennefer. Il y a de l’humour, de l’action, j’ai beaucoup aimé la relation entre Geralt et Ciri, et entre Ciri et Yennefer. Les aventures sont prenantes, on ne s’ennuie pas une seconde. J’aimerais bien continuer de lire cette série de romans, le personnage de Ciri est une jeune fille forte, déterminée, indépendante, mais en me renseignant un peu sur les autres romans, j’ai un peu peur que ça devienne un peu trop sombre, notamment concernant la destinée de Ciri. A suivre.

Les animaux fantastiques 2 – Les crimes de Grindewald

Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald : Affiche

de Peter Yates

Eddie Redmayne, Johnny Depp, Jude Law, Katherine Waterstone, Zoe Kravitz, Dan Fogler, Ezra Miller

3,5/5

1927, Grindewald, qui est sur le point d’être transféré dans une prison en Europe, arrive à s’échapper. Trois mois plus tard, Norbert est à Londres et espère avoir de nouveau l’autorisation de voyager à l’international afin de s’occuper des animaux magiques, sa passion. Mais le ministère lui demande de travailler avec son frère, un auror, afin de retrouver Grindelwald et Croyance qui a survécu aux évènements New yorkais. Traquer des personnes ne l’intéresse pas, mais très vite, il reçoit la visite de Jacob et Queenie. Il apprend alors que Tina est à Paris à la recherche de Croyance. Il décide de se rendre à Paris.

Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald : Photo Johnny Depp, Zoë Kravitz

Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald : Photo Eddie Redmayne, Jude Law

J’avais bien aimé le premier opus sans pour autant me laisser un souvenir impérissable. J’avais bien aimé l’ambiance new yorkaise des années 20, les tenues, les clubs, les décors, j’ai aimé retrouvé l’ambiance du monde des sorciers de JK Rowling.

Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald : Photo Callum Turner, Eddie Redmayne

La différence avec ce second opus, c’est que cette fois ci, l’histoire a un véritable lien avec le monde Harry Potter. Le premier film se concentrait sur une histoire indépendante, sans grandes conséquences, et qui se contentait d’effleurer très légèrement l’univers Harry Potter. Ici, on entre vraiment dans le vif du sujet en se concentrant sur l’histoire de Grindewald et son lien avec Albus Dumbledore. On entendait souvent parler de ce passé dans les romans Harry Potter.

Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald : Photo Johnny Depp

L’histoire est donc plus intéressante, elle ne se concentre pas sur l’histoire mignonne mais sans grand intérêt de Norbert qui tente de rédiger son fameux manuel sur les animaux magiques. J’ai bien aimé le personnage de Leta Lestrange, son histoire personnelle est très intéressante. En fan d’Harry Potter, comment ne pas apprécier de retourner, le temps de quelques scènes, à Poudlard, avec un Dumbledore jeune en professeur de défense contre les forces du mal, de voir les étudiants sorciers, d’en apprendre un peu sur son lien avec Grindewald.

Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald : Photo Claudia Kim, Ezra Miller

J’ai trouvé johnny Depp très bien dans ce rôle, il n’en fait pas trop, et son discours au père Lachaise pour rallier un maximum de partisans est convaincant et ambigu, le meilleur moyen pour convaincre des sorciers d’adopter sa cause, en profitant de leur doute et de leur peur. Le film est donc plus sombre mais sans oublier quelques touches d’humour.

Les Animaux fantastiques : Les crimes de Grindelwald : Photo Joshua Shea, Jude Law

Replonger dans l’univers crée par Rowling est donc un vrai plaisir ici. Beaucoup de liens, de rappels, de clins d’œil à l’univers originel, Poudlard, Dumbledore, le ministère de la magie, visuellement c’est très réussie…A suivre.