Découverte de la Slovénie

En juin dernier, je suis partie avec une amie en Slovénie. Quand je discutais de ce projet de voyage, la plupart des gens avaient souvent la même réaction “pourquoi la Slovénie? c’est où? y’a quelque chose d’intéressant à y voir?” et j’avoue que je me suis posée les mêmes questions! c’est l’amie avec qui je suis partie qui a choisit la destination, on réfléchissait à un pays européen pour partir pas trop loin et elle a proposé la Slovénie. Après quelques recherches sur internet j’ai été convaincu.

La Slovénie est donc un pays d’Europe du sud, l’euro est sa monnaie et le pays a des frontières communes avec l’Autriche, l’Italie, la Croatie et la Hongrie. Le pays possède un petit littoral sur le bord de la mer adriatique, à la frontière italienne. La Slovénie est parfois appelé la suisse du sud.

le triple pont, Ljubljana

Contrairement à ce que je pensais, le pays n’est pas si bon marché que ça, notamment le billet d’avion. Je m’y suis prise plusieurs mois à l’avance, mais j’ai quand même payé 250€ aller/retour pour un vol qui dure 1h20. Il n’y a pas beaucoup de vol au départ de Paris: à part Adria airlines, la compagnie du pays, easy jet propose des vols mais le plus souvent avec escale.

Après 1h20 de vol avec un passage au dessus des alpes, on atterri à Ljubljana la capitale. Pour rejoindre le centre ville, il n’y a pas énormément de transports. Un bus public permet de relier le centre en 50 minutes pour 4€ mais il ne passe que toutes les deux heures. On se rabat sur des navettes privées de 8/10 places qui permettent de relier le centre en 25 minutes pour 10€. La navette est un moyen efficace et rapide, dont le prix reste raisonnable, et qui peut même vous déposer devant votre hôtel si vous indiquez l’adresse.

Ljubljana

On loge pour deux nuits dans un appartement qui se trouve dans une très ancienne bâtisse (16e siècle) qui servait autrefois d’auberge pour les voyageurs qui faisait escale pour la nuit. Les murs sont très épais et l’intérieur de l’appart entièrement refait à neuf. De l’extérieur, le quartier ne paye pas de mine, avec les façades pas toujours nickel et les graffitis partout mais on découvre vite que c’est la rue dans laquelle il faut manger, Trubarjeva cesta. Les petits resto ou boui boui sont tous les uns à coté des autres et on y mange très très bien pour pas cher du tout. Une fois les valises posées, on teste le resto d’en face, Abi falafel. Pour 6€ on a droit à une assiette remplie de houmous, de falafel, de salade, de crudité, et plein d’autres petites choses qui remplissent bien l’estomac. La rue en question est à deux minutes à peine du centre historique, composé de rues piétonnes qui longent le bord du fleuve la Ljubljanica. Les rues piétonnes sont pleines de boutiques intéressantes, de cafés, de terrasses, de glaciers et de restaurants. On passe devant le pont aux dragons, le triple pont qui fait la célébrité de la ville, la place Preseren du nom d’un poète slovène. C’est très agréable de se balader sur les rives du fleuve. Il fait chaud et très beau, ce qui n’était pas gagné car il semble que la météo soit souvent capricieuse en Slovénie. On se rend ensuite au funiculaire qui permet de grimper sans effort la colline qui surplombe la ville et qui abrite le château.

Spica, Ljubljana

Ljubljana, château, vue sur la ville

On ne le visite pas, on se contente de se promener autour du château, d’admirer la vue sur la ville, de se balader dans le parc ombragé, avant de redescendre. On mangera nos premières glaces chez Cacao, délicieuses, avant de reprendre la balade le long du fleuve, jusqu’au quartier de Spica. On peut s’assoir sur les bords du fleuve et voir ce dernier se séparer en deux cours d’eau. On est loin de la seine, ici les eaux du fleuve sont claires, on y voit des poissons et des serpents d’eau! On a à peine marché une vingtaine de minutes depuis le centre ville et on a l’impression d’être à la campagne.

 

Ljubljana, parc tivoli

Le lendemain c’est dimanche, on se rend au parc Tivoli, un énorme parc à 10 minutes à peine du centre, en passant par des rues larges et différentes de l’hyper centre. Le parc est rempli de famille ou de groupes venus profiter des coins ombragés car il fait 30 degrés minimum ce jour là! Après un tour, on déjeune d’un sandwich au falafel à la même adresse que la veille, il faut dire que le dimanche, tout n’est pas ouvert, loin de là! D’ailleurs, il faut savoir que le samedi après midi, beaucoup de commerces sont également fermés.

Pour l’après midi, on prend un bus pour les Postojna caves, des grottes que l’on peut visiter depuis plus de deux siècles. Le système de bus slovène est très bien développé, nombreux, réguliers, pas chers et climatisés, mais pas souvent à l’heure! Après une heure de route on débarque comme beaucoup de groupes de touristes. Après un verre en terrasse, on prend part à une visite guidée des grottes. C’est d’abord un train électrique qui nous emmène au centre de la grotte et qui nous donne l’impression d’être dans l’attraction pirates des caraïbes chez Disney, sauf que il n’y a pas de pirates ou de chansons. On est loin dans les profondeurs de la terre, ici la température est entre 8 et 10 degrés, quelque soit la température extérieure.

Postojna caves

C’est aussi très humide, et on peut entendre le plic ploc de gouttes tombant des parois. Les stalagmites et stalactites sont partout, de couleurs différentes selon la composition de la pierre. La guide anglophone est efficace et rapide, mais peu chaleureuse et distante, on sent son ras le bol! Les explications sont basiques et parfois peu intéressantes, mais on profite surtout de l’atmosphère des lieux et on admire les sculptures de la nature. J’ai parfois l’impression d’être dans un épisode du dessin animé Tom Sawyer lorsqu’il se perd avec Becky dans les couloirs d’une grotte souterraine, à la recherche du trésor de Joe l’indien.

Lundi matin on quitte la capitale slovène et notre super appart dans ce super quartier pour nous rendre à la gare routière direction Bled en bus. Bled c’est une ville très prisée en Slovénie sur le bord du lac de Bled, au nord du pays, près des alpes. Le village est petit, les logements pas si nombreux, les routes pas très larges.

Lac de Bled

En ce mois de juin, avec la chaleur et le soleil, il y a déjà pas mal de monde, de touristes, et on se dit qu’en plein été, ça doit être beaucoup moins agréable! Le bus s’arrête à la gare routière de Bled et il nous faut remonter à pied le long du lac durant une vingtaine de minutes pour trouver notre hôtel sur la rive d’en face. La chambre est minuscule, mais elle a l’intérêt de se trouver juste en face du lac. On découvre également qu’un arrêt de bus nous permettra de retourner à Ljubljana sans avoir à retourner dans le centre du village en trimballant nos valises. On déjeune à Ostarija Peglez’n un peu cher, mais en se contentant de plats sans viandes ou poissons, on s’en sort pour des plats à 11€. Pour ce prix j’ai droit à une poêlée de pâtes fraiches au pesto, très bon et très généreux. Il faut dire qu’en Slovénie, on sent l’influence gastronomique de l’Italie, avec des pizzas, pâtes et glaces qui rappellent le pays, et à l’opposé des goulasch et autres ragouts qui rappellent plutôt la cuisine d’Europe de l’est.

Kremsnita

Après une longue promenade autour du lac, on fait une pause à l’hôtel Toplice, un palace dans lequel je peux tester la pâtisserie emblématique du pays. Pour 5 euros, on m’apporte une grosse part de ce gâteau, accompagné de fruits rouges et d’une boule de sorbet. Le kremsnita est une pâtisserie composée d’une énorme couche de crème pâtissière compacte, d’une autre énorme couche de chantilly entourées de pâtes feuilletés. C’est doux, gourmand, mais ça ne me laisse pas un souvenir impérissable!

bord du lac de Bled

Alors qu’on a vraiment bien chaud, on décide de se rendre en face de notre hôtel pour nager dans le lac. Il y a quelques courageux qui se baignent. Il doit faire plus de 30 degré dehors, mais l’eau est un peu fraiche! ce qui est bien c’est que presque partout au bord du lac, des grosses pierres plates permettent de se tremper les pieds doucement et que juste sous la surface de l’eau, un système de poutres en bois permet de s’assoir dessus. Ainsi les jambes, les cuisses et les hanches sont immergés, et à toi de prendre le temps de rentrer doucement dans l’eau. Finalement passé les premières secondes, c’est très agréable de se baigner dans le lac de bled. L’eau est tellement claire qu’on voit le fond sans problème. Une fois dedans on ne veut plus ressortir. Le soir on dine au restaurant le Sova, filet de truite grillée et légume, très bon!

Truite grillée, Sova

Le lendemain, direction les gorges de Vintgar à une vingtaine de minutes en bus de Bled. En dehors de juillet et aout, un seul bus s’y rend, mais on le rate de peu. On se rabat sur les navettes privées, qui sont un peu plus chères (10€ au lieu de 6€). Les gorges sont justes magnifiques! l’entrée est payante et c’est pas donnée, 9€. Des plateformes en bois qui courent tout le long des parois permettent de remonter les gorges. L’aller retour prend environ 1h30 en prenant tout son temps. Les eaux sont turquoises, et on peut y voir de très nombreuses truites remonter le courant, l’endroit est vraiment magnifique, on aimerait pouvoir s’y baigner.

Gorges du Vintgar

De retour à Bled, on déjeune à Public & vegan kitchen, qui sert d’excellent burgers végétariens pour pas cher. On prend notre temps et on entend la conversation de la serveuse qui annonce qu’un orage approche. Le temps de rentrer à l’hôtel, il commence à pleuvoir légèrement et on entend des grondements orageux. Je décide d’aller tout de même me baigner, il fait très chaud ce jour là. Quelques grondements au loin, pas de pluie, des gros nuages. Je me met à l’eau et j’ai trouvé cette expérience géniale, j’ai beaucoup aimé me baigner dans le lac désert, sous les nuages, avec le bruit de l’orage au loin. Des groupes de touristes chinois passent par là surpris de voir quelqu’un dans l’eau. Je fini par rentrer et peu de temps après, l’orage éclate vraiment avec des trombes d’eau qui s’abattent sur Bled.

  

Mercredi, le beau temps est revenu. On se rend au lac de Bohinj, à une demi heure en bus depuis Bled. Le lac de Bohinj est plus haut en altitude, on sent l’air un peu plus frais mais il fait quand même très chaud. Ici c’est plus nature que Bled, il n’ ya pas grand chose au village de Ribcev Laz, et dès qu’on traverse le pont on se retrouve très vite au milieu des champs, des arbres et de la nature. On ne fait pas le tour du lac, car la durée est de 3h30 on se contente de se balader un peu et de s’installer sur un banc tout au bord de l’eau.

Lac de Bohinj

On admire le paysage, on respire et on fait un peu de lecture et des photos. Ce n’est que lorsqu’il se met à pleuvoir quelques gouttes qu’on préfère rebrousser chemin au cas où ça se transformerait en déluge comme la veille. On reprend le bus pour retourner sur Bled, pour faire de nouveau trempette dans le lac. Cette fois ci avec le beau temps il y a déjà plus de gens dans l’eau mais rien de bien dérangeant!

Jeudi c’est retour à Ljubljana. Notre appartement est un peu en dehors du centre historique mais à moins de 5 minutes. La propriétaire nous explique exclusivement en slovène le fonctionnement de l’appartement et je comprend toutes ces indications grâce à sa gestuelle.

Bibliothèque universitaire Ljubljana

On se balade ensuite dans les ruelles piétonnes autour du château, un quartier très sympa à faire car la majorité des touristes ne s’éloignent pas des rives du fleuve. Il fait encore très chaud aujourd’hui. On mange à nouveau une glace, puis pour notre dernier diner, après une longue balade, on mange une excellente pizza au feu de bois. Le lendemain, c’est déjà notre dernier jour, on se balade près des ruines romaines dont il ne reste pas grand choses, avant de faire un tour au marché. On peut manger tout et n’importe quoi pour pas cher, toutes les cuisines du monde y sont représentées. Mais ce vendredi il fait encore plus chaud que la veille, ce qui nous coupe un peu l’appétit. Notre navette vient nous chercher à la gare routière direction l’aéroport.

La Slovénie est un pays très agréable suffisamment petit pour en faire le tour si on est véhiculé. Les transports, notamment le bus et un peu le train, desservent bien les coins les plus connus du pays, mais le temps de trajet est quand même beaucoup plus réduit quand on est en voiture.

 

ruines romaines, Ljubljana

Petit resto thaï Ljubljana

C’est un pays très propres et très surs,  j’ai été agréablement surprise. Magnifiques paysages, des gorges, des montagnes, des lacs, des grottes enchanteresses, une capitale sympa et très agréable, à taille humaine. D’ailleurs, nous croiserons régulièrement les mêmes touristes! La nourriture est très bonne, on peut se baigner dans des lacs aux eaux claires ou en bord de mer. Les gens sont sympathiques, accueillants, anglophones, il est très facile de communiquer avec eux. J’ai adoré me baigner dans le lac de bled, voir les gorges du Vintgar et explorer les grottes de Postnoja. C’est un pays très agréable où il est facile de mixer visites, randonnées, promenades, baignades et détente, paysages urbains et décors naturels. Un pays dont le tourisme n’est pas encore très développé, même si nous avons croisé de nombreux touristes asiatiques. A ramener dans vos valises, le miel de Slovénie, qui est réputé. J’en ai ramené et il est délicieux.

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Avant première : Parasite de Bong Joon Ho

 

Parasite : Affiche

Song Kang Ho, Lee Sun Kyun, Choi Woo Sik, Cho Yeo Jeong, Jong Hyeon Yun

4/5

La famille Park et la famille Kim n’ont qu’un seul point commun, celui d’habiter la même ville. La famille Park  est riche, habite une luxueuse villa design créée par un architecte connu. La famille Kim vit dans un taudis en entresol, leur fenêtre étant la cible de tous les poivrots du quartier qui souhaitent soulager leurs vessies pleines. Un jour, le fils Kim se voit offrir la possibilité de donner des cours d’anglais à la fille lycéenne de la famille Park. Voilà une occasion de gagner décemment sa vie, à condition de réussir la contrefaçon de son faux diplôme. Une fois accepté par la famille, il arrive a faire engager sa sœur comme prof de dessin. Petit à petit, toute la famille Kim, sous des identités bidons, intègre le personnel de la famille Park.

Parasite : Photo

J’étais vraiment contente, bien avant de voir le film, de voir la palme d’or attribuée à Bong Joon Ho. Je suis fan de ses films depuis que j’ai vu au cinéma Memories of murder. Depuis j’ai suivi sa carrière, j’ai pu voir Barking dog, The host, Mother, Snowpiercer, et je n’ai pas encore pu voir Okja.

Parasite : Photo

Bong Joon Ho excelle toujours dans le genre de film qui l’a fait connaitre, celui de la critique sociale. Sous couvert d’un film de genre, que ce soit policier avec memories of murder, horreur avec The host, ou comédie avec Barking dog, le réalisateur coréen en profite toujours pour nous parler des travers de la société coréenne. Dans the host, il nous parle déjà d’un des thèmes de Parasites, le chômage.

Parasite : Photo

Ici, on suit la famille Kim. Le père, ancien athlète de haut niveau ne fait rien de ces journées. Après une période de chômage, il s’est résolu à ne vivre que de petites combines et de boulots aussi courts que peu payés, tout comme sa femme. Le fils ainé a l’ambition d’intégré une très prestigieuse université mais malgré ses révisions il échoue à chaque examen d’entrée. Quant à sa sœur, si elle est douée pour embobiner son monde, elle n’arrive pas non plus à gagner sa vie.

Parasite : Photo

Leur rencontre avec les Park va leur permettre de mettre en pratique leurs talents. Les park n’ont jamais connu le besoin, leur maison est nickel grâce à leur gouvernante, monsieur Park ne se fatigue qu’à son travail de directeur, madame Park ne s’occupe que de l’éducation de ces enfants.

J’ai adoré l’humour caustique, parfois noir du film, comme souvent dans les films de Bong Joon Ho.

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La première partie permet de voir le quotidien des deux familles, de voir la fracture sociale, ceux qui ont tout et réussi toujours tout et ceux qui n’ont rien et échoue partout. La misère attire la misère.  La famille Kim abuse de la confiance des Park qui comme tous les nantis, ne pensent pas qu’il puisse leur arriver quoique ce soit de mal. Tout leur est acquis, ils vivent dans leur bulle loin des problèmes du monde, un peu méprisant mais pas méchants. Ils en sont devenus faibles. Les maitres sont en fait au service des serviteurs qui sont maitres des lieux.

Parasite : Photo

La seconde partie du film m’a surpris. On change de ton et de style. Certaines scènes sont assez flippantes, on est pris par le suspense, on se demande à tout instant ce qui va se passer pour les deux familles.

J’ai beaucoup aimé le film. La réalisation se fait énormément dans la maison des Park, toute vitrée, lumineuse, ingénieuse, rien ne dépasse, rien n’est posé de travers. De l’humour, de l’horreur, du social, deux familles que tout opposent, des acteurs excellents à commencer par Song Kang Ho que j’ai vu dans beaucoup de film et que j’aime beaucoup.

Dernières séances: The avengers 4 -Gloria Bell – The dead don’t die – Douleur et gloire – Séduis moi si tu peux

Avengers: Endgame : Affiche

de Anthony et Joe Russo

Robert Downey jr, Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Brie Larson, Josh Brolin

3.5/5

On retrouve la brochette de super héros Marvel suite au génocide de Thanos qui vient de supprimer des milliards de vie humaines sur Terre. Parmi les super héros restent Natasha, Thor, captain America, iron man, Hulk Nebula et Rocket. Après avoir retrouvé la trace de Thanos, ce dernier avoue que le gant ainsi que les pierres ont été détruites maintenant que son but a été atteint. Par colère Thor tue Thanos. Les survivants retournent donc sur Terre sans espoir de faire revenir tous les disparus. 5 ans plus tard, alors que les gens vivent dans un état catatonique, Ant man refait surface alors qu’il était coincé dans une dimension subatomique. Après avoir pris connaissance de la tragédie, il a une idée de machine à voyager dans le temps. Mais pour que sa théorie prenne vie il a besoin de l’aide de Tony Stark, qui ne semble pas prêt de sortir de sa retraite.

Avengers: Endgame : Photo Chris Evans, Don Cheadle, Jeremy Renner, Karen Gillan, Paul Rudd

J’avoue que si j’avais été emballé par le premier avengers, les 2e et 3e épisodes m’avaient un peu ennuyé, soulé. Mais j’étais quand même très curieuse de voir comment l’histoire allait se finir.

Avengers: Endgame : Photo Robert Downey Jr.

Le film est un peu trop long, d’ailleurs on a un peu mal aux yeux et un début de mal de crâne en sortant. On retrouve tous les ingrédients de ce genre de film, rebondissements, batailles, combats, et humour. Et heureusement qu’il y a de l’humour, sinon je me serais lassée au bout d’une heure. J’ai donc apprécié ce dernier volet, j’ai aimé voir Tony Stark en papa gâteau vivre tranquillement sa vie auprès de Pepper, j’ai beaucoup ri en voyant ce qu’est devenu Thor, un buveur de bière qui a bien 30 kilos de trop, dont les muscles légendaires se sont transformés en graisses après 5 années à boire, manger des cochonneries et à passer ses journées à jouer à des jeux en lignes. La référence à the big lebowski est bien trouvée.

Avengers: Endgame : Photo

La scène finale dans laquelle tous les héros de toutes les dimensions se réunissent pour se battre contre les méchants est classique. La fin ne m’a pas surprise (notamment concernant Tony et captain america). Un film Marvel classique dans lequel on peut voir la destinée des super héros et la fin de certains dont on suit les aventures depuis Iron man en 2008.

Gloria Bell : Affiche

de Sebastian Lelio

Julianne Moore, John Turtuto, Micheal Cera

4/5

Gloria Bell n’est plus une jeune femme mais n’est pas encore à l’âge de la retraite. La cinquantaine bien passée, Gloria est divorcée depuis longtemps et ces deux enfants sont devenus des adultes indépendants qui ne semblent pas avoir besoin d’elle. Gloria adore danser et ne se prive pas de sortir régulièrement le soir dans des boites ou bar dont la clientèle a environ son âge. Elle danse sur les chansons de sa jeunesse, boit des cocktails et arrive toujours à se lier d’amitié avec de parfaits inconnus. Un soir, elle tape dans l’œil d’un homme, Arnold. Elle finit la nuit avec lui sans penser au lendemain. Mais Arnold lui est sous le charme et souhaite la revoir.

Gloria Bell : Photo John Turturro, Julianne Moore

Au départ je n’étais pas du tout motivée pour voir le film. La bande annonce ne m’avait pas donnée envie. Ce fut donc une jolie surprise. Ce petit film sans prétention est bourrée de joie de vivre, de positivisme. Gloria est une femme calme, sereine, qui vit sans penser au lendemain, souriante et pleine de vie. Avec elle on fait connaissance de ces deux enfants, son ex mari, ses amis, on passe la soirée avec elle, on danse avec elle, on sourit.

Gloria Bell : Photo Julianne Moore

Parfois j’ai eu peur que le film change de cap et nous sort des rebondissements, des drames, des tragédies. L’histoire reste au fond d’une grande banalité comme l’est souvent la vie au finale et c’est tant mieux. De l’humour, et une Julianne Moore lumineuse, rigolote, sympathique. Un feel good movie sans tomber dans un coté trop parfait à l’américaine.

The Dead Don't Die : Affiche

de Jim Jarmusch

Bill Murray, Adam Driver, Tilda Swinton

2.5/5

A centerville, une petite ville au milieu de nulle part, le shérif Robertson veille avec deux adjoints. Il n’y a pas grand chose à voir à centerville, le commissariat, les pompes funèbres, la station d’essence, le magasin de bricolage, le diner du coin. Un jour des phénomènes étranges semblent provenir d’une exploitation de la Terre brutale qui aurait déformer l’axe de la Terre. Pour conséquences, les cadavres se transforment en zombies et se mettent à s’attaquer aux habitants.

The Dead Don't Die : Photo Tilda Swinton

La bande annonce m’avait donné envie de voir le dernier Jarmusch. J’aime beaucoup certains films de ce réalisateur et j’adore Bill Murray. Tous les ingrédients étaient réunis pour que j’apprécie le film et ce fut un résultat mitigé.

The Dead Don't Die : Photo Adam Driver, Bill Murray, Chloë Sevigny

J’ai aimé l’absurdité de certaines scènes, comme les personnages qui semblent savoir qu’ils ne sont que dans un film, les références, le personnage d’Adam Driver qui ne cesse de dire que tous cela finira mal parce qu’il a lu le scénario.

The Dead Don't Die : Photo Adam Driver

Mais ça ne suffit pas à faire un bon film. Le coté absurde prend le pas sur tout le reste. J’attendais beaucoup du personnage cool interprété par Tilda Swinton. Mais finalement tout part dans le mur, ça ne vas nulle part, et la scène dans laquelle Tilda Swinton tire sa révérence m’a fait écarquiller les yeux durant cinq bonnes minutes. The dead don’t die aurait pu être culte, cependant le résultat ressemble plus à un nanar, dommage!

Douleur et gloire : Affiche

de Pedro Almodovar

Antonio Banderas, Penelope Cruz, Nora Navas

4/5

Salvador Mallo est un réalisateur espagnole connu et reconnu, mais le grand réalisateur est en pleine dépression. Il ne fait rien de ses journées, prétextant ses douleurs de dos. Son assistante et amie, Mercedes, tente de le motiver, de lui redonner envie de tourner ou de sortir. Le film qui l’a rendu célèbre 30 ans plus tôt va être mis à l’honneur à la cinémathèque de Madrid. Salvador décide pour l’occasion de faire la paix avec l’acteur principal, Alberto. Entre deux médoc contre la douleur et sa découverte de l’héroïne, Salvador se remémore son enfance.

Douleur et gloire : Photo Antonio Banderas, Nora Navas

J’ai beaucoup aimé le dernier film de Almodovar. Je ne connais pas assez Almodovar pour  l’affirmer, mais le personnage de Salvador semble être lui même: coupe de cheveux, âge, réalisateur de film qui a percé dans les années 80…

Douleur et gloire : Photo Asier Flores, César Vicente, Penélope Cruz

J’ai beaucoup aimé les scènes racontant l’enfance de Salvador, sa relation avec sa mère, son adoration dans les yeux du petit garçon qui regarde sa mère laver le linge dans la rivière. Un joli film sur un homme qui repense à sa vie et qui se remet en question.

Séduis-moi si tu peux ! : Affiche

de Jonathan Levine

Seth Rogen, Charlize Theron

3.5/5

Charlotte Field est une femme belle, intelligente, ambitieuse, et secrétaire d’état. Quand elle apprend que le président ne se représentera pas pour un second mandat, Charlotte exprime son intention de se présenter et obtient le soutien futur du président. Alors qu’elle est en chasse avec son équipe pour obtenir le plus de soutiens possible, elle rencontre par hasard Fred Flarsky, son ancien voisin quand elle était au lycée. Elle découvre qu’il est devenu un journaliste rebelle et marginale. Son travail l’inspire et elle décide de l’embauché pour rédiger ses futurs discours. Fred, malgré sa haine des politiciens accepte, car il a toujours eu le béguin pour son ancienne voisine.

Séduis-moi si tu peux ! : Photo Charlize Theron, Seth Rogen

Passez outre le titre affreux de la version française (long shot en vo). Cette comédie un peu romantique ne surprend pas par les rebondissements, mais réussi le job, à savoir une comédie drôle et réussie. J’ai ri tout le long du film, on se détends et on oublie ses problèmes le temps du film. Certes on sait tous comment le film va finir mais on passe un bon moment.

L’adieu de Game of thrones

Après plusieurs semaines d’absence sur ce blog, je reviens pour vous parler de Game of throne,  qui m’a un peu réconcilié avec les séries télé. Ce qui suit ne comporte aucun spoilers, sauf dans la dernière partie de l’article pour lequel je signale le début du spoiler.

Mon avis sans spoilers.

On l’aura attendu 2 ans cette fin de saison. Après 8 saisons, 9 années, une pléthore de personnages, de morts, de rebondissements, de révélations, de tortures, de guerres, de batailles, Game of throne s’est terminée ce lundi matin.

Photo Nikolaj Coster-Waldau

J’aurais personnellement vécu chacune des saisons de game of thrones de manière intense. J’ai adoré chacun des épisodes, j’ai jamais vu le temps passé, j’ai eu des frissons, j’ai ressenti toutes sortes d’émotions auprès de tous ces personnages. J’ai adoré certains, j’ai détesté d’autres, j’ai eu peur pour eux. Toute l’histoire, chacune des saisons a été parfaitement construites, les évolutions des uns et des autres s’est fait naturellement.

Photo Kit Harington, Liam Cunningham

En regardant la première saison et en voyant les rebondissements et la destinée des personnages, je me suis rendu compte que ça faisait très longtemps que je n’avais pas été surpris dans le bon sens du terme par une série.

Daenerys qui passe d’une jeune fille innocente et douce à une guerrière charismatique, Jaime qui s’adoucit au fur et à mesure des épreuves perdant de son sadisme, Arya qui devient implacable, Sansa qui passe de la naïveté à la stratégie…

Photo Conleth Hill, Emilia Clarke, Nathalie Emmanuel

Qu’en est-il de cette fin que tout le monde attendait avec impatience? comme beaucoup j’ai été un peu déçu par les épisodes de cette dernière saison. Visuellement c’est toujours aussi réussi. Winter est bien là, les personnages ont abandonnés depuis longtemps les tenues colorées, décolletées de l’été, pour revêtir des vêtements sombres et fermés. L’une des polémiques sur le visuel c’est le coté trop sombre des scènes, en particulier lors de la première moitié de saison. La bataille contre les white walkers est particulièrement sombre sur le plan de la lumière. Les scènes de guerre sont dignes d’un film de cinéma, de ce coté la rien à dire.

Affiche Isaac Hempstead Wright, Liam Cunningham, Maisie Williams, Rory McCann, Sophie Turner

La destinée des personnages? je n’ai été ni déçu ni contente de ce que décide cette saison pour les personnages encore debout. Et c’est peut être bien là le problème. Durant les 7 premières saisons j’ai ressenti des tas d’émotions devant game of throne, dégout, tristesse, choc, des morts qui chocs qui surprennent, des destinées glauques qui traumatisent. Mais pour cette dernière saison, rien, électrocardiogramme plat en somme. C’est beau, c’est bien fait, il y a une conclusion qui peut satisfaire ou pas, mais on ne ressent pas grand chose.

Photo

Rare sont les séries qui savent conclure correctement. Six feet under, The shield, The wire, Buffy contre les vampires font partis des rares élus. Pour game of throne, je ne peux pas dire que la fin est nulle, mais elle ne restera pas dans les mémoires non plus. C’est le drame de cette série, elle nous a fait tellement ressentir des tas de choses, elles nous a proposé tellement de retournements de situation, de changements de destinées, de chocs, de traumatismes, de surprises…il était difficile de maintenir le niveau, de nous garder dans un état de tension, tout en concluant ce qui devait être conclu.

Photo Lena Headey

Je n’ai donc pas de regret ou de déception, cette série reste l’une des meilleures séries télé de l’histoire des séries télé, sans conteste ni hésitation. Et si la fin n’est pas à la hauteur des 7 saisons précédentes, elle ne démérite pas non plus.

SPOILERS:

Que Bran finisse roi des 6 royaumes du westeros pourquoi pas? je n’ai jamais imaginé Jon sur le trône, lui qui n’a jamais voulu le pouvoir. Il est clair que Bran n’a aucune légitimité mais quand j’entends le discours de Tyrion qui vend son poulain pour le trône, j’avoue avoir aussi été convaincu. Après tout Bran connait l’histoire du monde et possède probablement des dons de médiums alors pourquoi pas?

Affiche Emilia Clarke

J’ai été déçu par l’évolution du personnage de Jon. Depuis qu’il a “bent the knee” devant Daenerys, il est quasi inexistant et en particulier dans cette saison. Son seul moment d’action est quand il poignarde Daenerys…

Photo Peter Dinklage

Je n’ai pas été surpris par l’évolution de Daenerys. Une fois qu’elle a éliminé toutes ces vies innocentes, il n’y avait plus de retour possible. Comme beaucoup de tyrans, elle s’imagine savoir ce qui est bien et juste et ceux qui ne pensent pas comme elle ne mérite pas de vivre. Le pouvoir lui est monté à la tête et elle est devenue la digne héritière de sa famille. J’ai été un peu déçu de la voir mourir aussi vite et facilement. Par contre, j’ai adoré la scène dans laquelle le trône est détruit par les flammes du dragon, le symbole est fort.

Photo Gwendoline Christie, Nikolaj Coster-Waldau

J’ai trouvé la fin de Jaime tout à fait logique. Personne ne le voyait vivre heureux avec Brienne. Depuis longtemps maintenant Jaime vit torturé par ce qu’il a fait dans son passé, et Brienne en est témoin. Il est clair qu’il ne se voyait pas finir autrement qu’en sacrifié auprès de sa jumelle.

Il y a vraiment parfois des raccourcis dans le dernier épisode. La réaction de ver gris par exemple, le fait qu’il n’exécute pas Jon après ce qu’il a fait n’est pas logique, le voir accepter Bran comme roi et Jon envoyé à la garde de nuit sans broncher n’est pas très crédible. Les choses sont expédiées trop rapidement, un épisode supplémentaire n’aurait peut être pas été du luxe.

Photo Isaac Hempstead Wright

Enfin, j’ai aimé voir les dernières minutes. Tyrion a su sortir ses épingles du jeu et le voila devenu la main du nouveau roi, président le conseil du roi au coté de Brienne, Bronn, Sam et Davos. Sansa a enfin ce qu’elle voulait depuis plusieurs saisons, à savoir être la reine de Winterfell. Elle est loin la jeune fille fleur bleue, naïve et rêvant du prince charmant. Enfin, j’ai adoré voir Arya repartir à l’aventure, il est clair que depuis sa formation avec Ja’quen elle ne pouvait pas continuer sa vie en princesse ou lady dans un château.  Jon, lui, laisse le Westeros aux autres et part vivre, probablement une vie simple et ordinaire avec les sauvageons. L’héritier légitime des Targaryens n’aspire qu’à une vie calme loin du pouvoir. Les enfants Stark auront tout tenter pour se retrouver depuis leur séparation et finalement ne resteront pas du tout ensemble, chacun accomplissant sa destinée.

Dernières séances: Us – Shazam – El reino – Liz et l’oiseau bleu

Us : Affiche

de Jordan Peele

3.5/5

Lupita Nyong’o, Winston Duke, Shahadi Wright-Joseph, Evan Alex, Elisabeth Moss

Les Wilson sont une famille heureuse et ordinaire. Avec leurs deux enfants ils se rendent dans leur maison de vacances au bord de la mer. Les lieux rappellent à la mère un épisode de son enfance qui fut traumatisant. Elle aurait disparu dans une fête foraine pendant 15 minutes pendant un moment d’inattention de ses parents. Alors que la mère ressasse cet épisode de sa vie, les Wilson sont terrorisés par l’apparition de 4 individus devant leur maison, qui semblent leurs ressembler étrangement….

Us : Photo Anna Diop, Evan Alex, Lupita Nyong'o, Winston Duke

J’avais beaucoup aimé Get out du même réalisateur. Si l’histoire est différente, Us possède beaucoup d’éléments qui ont fait le succès de Get out. Une histoire étrange, un suspense prenant, une tension, des moments d’horreurs sanglants mélangés à des moments de pures comédies.

Us : Photo Evan Alex, Shahadi Wright Joseph

Us : Photo Evan Alex, Lupita Nyong'o, Winston Duke

Les acteurs sont tous excellents, des parents jusqu’aux enfants. On est pris par l’histoire, on rit à plusieurs reprises, on est tendu avec les personnages, bref un peu comme dans Get out. Sauf qu’ici, Us n’a pas su conclure aussi bien que son frère ainé. Le mystère qui se cache derrière les doppelgängers n’est pas très crédible, l’explication finale ne tient pas debout et on reste donc sur notre faim. Si on laisse tomber l’idée d’une histoire cohérente, on peut facilement se laisser aller à apprécier le film.

Shazam! : Affiche

de David Sandberg

Zachari Levi, Asher Angel, Djimon Hounsou, Mark Strong, Jack Dylan Grazer

3/5

Le jeune ado Billy Batson est orphelin depuis qu’il a perdu de vue sa mère dans une fête foraine quand il avait 5 ans. il n’a jamais cessé de la rechercher sans résultat. Après avoir fuit son dernier foyer d’accueil pour suivre une piste concernant sa mère, Billy est placé dans un nouveau foyer géré par un couple eux même orphelins. Il partage la maison avec Marie, Freddie, Eugène, Pedro et Darla. Mais il ne semble pas vouloir ni s’adapter ni s’intégrer, ne pensant qu’à retrouver sa mère. Un jour, après avoir défendu un de ses “frères” d’adoption à l’école, Billy est propulsé dans une autre dimension. Il rencontre le sorcier Shazam qui lui explique qu’il devient trop vieux pour sa mission et passe ses pouvoirs à Billy. En prononçant le mot “shazam”, Billy se transforme en adulte musclé qui possède des pouvoirs incroyables. Alors qu’il ne pense qu’à profiter des bons cotés de ses nouveaux pouvoirs, il est confronté à un ennemi puissant, Thaddeus, un homme riche qui a toujours voulu s’approprier les pouvoirs de Shazam.

Shazam! : Photo Asher Angel, Jack Dylan Grazer

Le dernier né de DC comics verse plus dans le comique que dans le super héros. J’ai apprécié les scènes autour des ados, de Billy, sa quête pour retrouver sa mère, son amitié naissante avec Freddie, sa relation difficile avec les autres orphelins. Il prendra vite la grosse tête avec ses nouveaux pouvoirs.

Shazam! : Photo Jack Dylan Grazer, Zachary Levi

Ce qui est plus dérangeant c’est le changement entre l’ado Billy et l’adulte héros Shazam. Seul l’apparence est sensé changer mais le Billy adulte, un peu hystérique et excité, n’a pas beaucoup de points communs avec le Billy enfant et c’est un peu déconcertant.

Shazam! : Photo Faithe Herman, Grace Fulton, Ian Chen, Jack Dylan Grazer, Jovan Armand

Shazam! : Photo Jack Dylan Grazer, Mark Strong

J’ai passé un moment sympa, quelques scènes très drôles, on ne s’ennuie pas et si ce film se démarque des films de super héros classiques, il ne s’en éloigne jamais beaucoup, surtout dans la deuxième moitié du film où les signes classiques de ce genre de films reviennent à la charge (course poursuite, bataille, duel, le méchant contre le héros…). Ce n’est pas le film de l’année, mais ça détend.

El Reino : Affiche

de Rodrigo Sorogoyen

Antonio de la Torre, Monica Lopez, Nacho Fresneda

3.5/5

En Espagne, Manuel Vidal Lopez est un membre important de son parti politique. Petit chouchou d’une des grosses pontes, il compte bientôt être propulsé sur le devant de la scène. Mais une histoire de corruption et de détournement d’argent public vient frapper le parti. Certaines personnalités sont inculpées, discréditées, mais le parti fait front, détruit certaines preuves et les incriminés font profil bas. Tout est différent quand Manuel découvre que son tour est venu. Il découvre alors que certains enregistrements ont été fait à son insu dans son bureau, la police est sur son dos tout comme les médias. Refusant de faire profil bas et de jouer les bouc émissaires pour sauver le reste du parti, Manuel s’entête à trouver des preuves compromettantes pour menacer les chefs du parti en cas de chute.

El Reino : Photo

J’en avais entendu du bien de ce film. El reino, c’est tendu, stressant, oppressant de la première image à la dernière. On sent la vie à cent à l’heure de Manuel déjà avant que le scandale n’éclate. Puis c’est la chute. Entre la musique qui imite les battements cardiaques d’un sprinter, les mouvements de caméra qui tanguent donnant l’impression que c’est filmé à l’épaule la majorité du temps, on est vite stressé tout comme l’est le héros. Mais c’est surtout fatiguant pour le spectateur qui voit la sortie de la salle obscure comme une délivrance.

El Reino : Photo

El Reino est un film sur la drogue du pouvoir, la corruption des politiques, mais aussi des médias. Chacun y cherche son intérêt personnel. Manuel est loin d’être un héros qui cherche à faire éclater la vérité sur des pratiques illégales et immorales. Il ne cherche que son intérêt, les moyens qui lui permettront de ne pas faire de prison, de ne pas aller devant un tribunal et surtout de ne pas servir de bouc émissaire au parti, lui qui devait bientôt devenir la star du parti. C’est en partie l’orgueil et la fierté qui le motive.  Un film intéressant, bien interprété, mais un peu trop tendu. Je suis sortie un peu fatiguée de la séance!

Liz et l'oiseau bleu : Affiche

de Naoko Yamada

3/5

Mizore et Nozomi sont deux lycéennes amies depuis le collège. Mizore, timide, renfermée, peu sociale, est très admirative de Nozomi, plus extravertie, entourée d’amis. Elles jouent toutes les deux de la flute dans l’orchestre du lycée. Bientôt ce sera le concours inter lycée, puis la fin de l’année et le départ vers des études supérieures. Elles répètent toutes les deux le morceau de Liz et l’oiseau bleu, inspiré par un conte dans lequel Liz, une jeune femme solitaire, rencontre un jour une femme aux cheveux bleus qui s’installe chez elle. Liz n’est plus seule désormais mais elle réalise que sa nouvelle amie est un oiseau bleu qui renonce à ses ailes pour ne pas laisser seule Liz.

Liz et l'oiseau bleu : Photo

J’avais hâte de voir cet animé et je dois dire que j’ai été un peu déçu. De Naomi Yamada j’avais vu Silent voice, que j’avais trouvé un peu plus prenant. Le film ne dure qu’1h30 mais j’ai senti le temps passé. Il faut dire qu’il ne se passe pas grand chose durant le film. La plupart de l’action se déroule dans l’école de Nozomi et Mizore, en particulier dans la salle de musique. C’est aussi très répétitif, les tentatives d’une lycéenne plus jeune pour se rapprocher de Mizore, Nozomi qui rit et s’amuse tandis que Mizore se touche les cheveux et prend un air triste et mélancolique, la répétition du morceau de musique, les allées et venues dans la salle de musique…et de temps en temps on découvre par morceau l’histoire de Liz et de l’oiseau bleu.

Liz et l'oiseau bleu : Photo

Certains moments sont beaux, la musique de Liz et l’oiseau bleu est paisible et belle à entendre, mais c’est surtout le message du film qui est intéressant. La psychologie des personnages est intelligente et subtile. La relation entre Mizore et Nozomi c’est le passage de l’adolescence vers l’âge adulte, c’est se détacher d’une amitié fusionnelle pour pouvoir s’épanouir pleinement chacune de son coté. L’amitié entre Nozomi et Mizore les ont aidé à se construire ensemble mais elles arrivent à un moment de leur vie où cette amitié va devenir nuisible. Elles comprennent qu’il est temps de s’en détacher afin de vivre pleinement.

Liz et l'oiseau bleu : Photo

Ce côté du film m’a plut, mais j’avoue que je ne le reverrais pas deux fois et que si je l’avais vu chez moi, je me serais probablement endormie…

Dernières séries: Sex education – Poupées russes – The OA

Sex Education : Affiche

Sex education

saison 1

Miles est un ado ordinaire. Dans son lycée il est content de pouvoir dire que ce n’est ni un élève populaire ni un souffre douleur. En fait, Miles passe inaperçu, on lui fou la paix, il n’attire pas l’attention et ça lui convient tout à fait. Avec son meilleur ami Eric, gay et fier de l’être, ils vivent leurs petites vies de lycéens. Mais Miles n’est pas aussi ordinaire qu’il aimerait l’être. Mis à part quelques petits problèmes concernant sa “vie sexuelle”, un épisode dans son enfance qui l’a un peu traumatisé, il y a aussi sa mère qui est une thérapeute sexuelle très connue dans le milieu. Elle travaille depuis leur maison et enchaine les conquêtes sans lendemain. Étant le fils de deux psychologues, Miles est sans le vouloir un fin connaisseur du fonctionnement du corps humain et des problèmes de puberté et de la psychologie du couple. Un jour, un peu par hasard, il donne de bons conseils à un élève en proies à des problèmes de ce genre. Maeve, une élève un peu rebelle et marginale, propose alors à Miles un partenariat. Elle fait sa pub auprès des élèves  et lui envoi des “clients”. Miles les conseils moyennant finances et ils se partagent les bénéfices.

Photo Asa Butterfield, Connor Swindells

Photo Asa Butterfield, Emma Mackey

J’ai surtout regardé la série car je suis fan de Gillian Anderson. Ici elle joue une mère psychologue sexuelle, mère célibataire, et mangeuse d’homme. J’ai beaucoup aimé Sex education, Miles est un ado très attachant qui lutte contre ses propres démons mais qui reste lucide concernant les problèmes des autres.

Photo Asa Butterfield

On parle des problèmes de puberté, de sexualité des ados de manière dédramatisée et rigolote. Petit à petit, on découvre des cotés plus dramatiques de la vie de certains personnages. Ainsi, on découvre la dure réalité du quotidien de Maeve, l’incompréhension de la famille d’Eric, et ce qui a traumatisé Miles quand il était enfant.

Photo Asa Butterfield, Gillian Anderson

C’est bourré d’humour, les personnages sont très attachants, quelques moments sont juste émouvants. J’ai adoré voir la relation évoluée entre Eric et son père, notamment dans l’épisode du bal de l’école. J’ai beaucoup aimé la relation de Miles avec sa mère, qui sous de faux airs de ne pas s’inquiéter, est en fait une vraie maman poule. La saison 1 aurait pu se suffire à elle même mais je suis très contente de revoir bientôt cette brochette de personnages attachants.

Affiche

Poupée russe

saison 1

Un soir, Amy, célibataire, informaticienne conceptrice de jeux vidéos, se rend chez l’une de ses meilleures amies qui organisent une fête pour son 36e anniversaire. Cet anniversaire est spécial, car Amy aura vécu un an plus long que sa défunte mère, avec qui elle avait une relation très particulière. Cependant, alors que la nuit avance elle se fait renversée par une voiture. Sauf qu’au lieu de mourir elle se réveille plusieurs heures plus tôt lorsqu’elle arrive à sa fête d’anniversaire…

Photo Natasha Lyonne

Natasha Lyonne porte en grande partie la série sur ses épaules. Cynisme, attitude blasée, le personnage d’Amy est une new yorkaise solitaire qui n’attend rien de la vie si ce n’est la passer dans les meilleures conditions. Elle ne cherche pas le grand amour, ni à fonder une famille, ni à plaire aux autres. Elle me fait penser à Daria mais avec plus d’humour.

Photo Charlie Barnett

Bien sur quand on lit le résumé de la série on pense tout de suite au film Un jour sans fin avec Bill Murray dans lequel il revit sans cesse la même journée. Ici Amy revit la même soirée encore et encore et finit toujours pas mourir dans des conditions assez atroces: tomber dans les escaliers, tomber dans une cave, noyer dans le fleuve, écraser par une voiture, après la chute d’un ascenseur, écraser par un climatiseur tombé du ciel…

Photo Greta Lee, Rebecca Henderson

Pourtant chaque épisode est différent, les choix que fait le personnage en début de soirée changent toujours le contenu de la soirée et la fin. Les rencontres sont différentes, les évènements aussi. On découvre petit à petit la vie d’Amy, son travail, ses amis, sa vie amoureuse, son passé et surtout sa relation avec sa mère.

Photo Natasha Lyonne

J’ai beaucoup aimé Poupée russe, les épisodes ne durent que 25 à 30 minutes chacun, le temps passe vite avec l’humour noir d’Amy qui profite de ce temps pour remettre de l’ordre dans sa vie, prendre le temps de réfléchir et de faire la paix avec ses démons.

Affiche

The OA

2 saisons

Prairie Johnson, une jeune femme de 21 ans, aveugle, disparait du jour au lendemain sans laisser aucune trace. Aucun indice, aucune piste, rien. 7 ans plus tard, les parents de Prairie retrouvent leur fille qui a retrouvé la vue. Où était Prairie durant ces 7 dernières années et comment a t-elle retrouvé la vue? alors qu’elle s’installe de nouveau chez ses parents, Prairie fait la connaissance de 4 lycéens qui n’ont pas grand chose en commun les uns avec les autres, ainsi que de madame Broderick Allen, professeur de mathématique. Tous les soirs pendant une heure, Prairie les invite à se réunir dans une maison à l’abandon afin qu’elle puisse leur raconter son histoire.

Photo Alice Krige, Brit Marling

La saison 1 de The OA est sortie il y a environ 3 ans mais je n’ai jamais pris la peine de m’intéresser à cette série ou de la regarder. Je ne sais pas comment je me suis décidée à la regarder, peut être que j’ai vu une fois de trop une pub concernant la saison 2 qui vient de sortir, mais ce qui est sur c’est qu’une fois l’épisode 1 entamé, il est difficile de ne pas enchainer les épisodes. J’ai du voir la série dans son intégralité en même pas une semaine.

Affiche

On suit donc Prairie, son retour parmi les siens et son histoire que l’on découvre dès le premier épisode. Son enfance, sa vie, sa disparition, et tout ce qui lui est arrivée durant les 7 années d’absence. Un conseil avant de débuter cette saison, c’est de ne pas trop en savoir avant de se lancer dans cette histoire, c’est plus appréciable, je ne rentrerais donc pas dans les détails de l’intrigue ici.

Affiche

Entre chaque morceau d’histoire conter par Prairie, on suit aussi son retour difficile dans sa famille, sa relation avec ses parents, ses doutes. On apprend à connaitre également les 5 personnes à qui Prairie raconte son histoire. Winchell un ado avec un problème d’agressivité, French un élève modèle qui décroche une bourse au mérite pour aller à la fac, Buck une jeune fille qui prend des médicaments pour devenir un garçon, Jesse un ado livré  à lui même et madame Broderick Allen , une prof de math qui vient de perdre son frère jumeau.

Photo Brit Marling

Ce qui est appréciable dans the OA c’est que très vite on obtient des informations, des réponses aux questions que l’on se pose dans la première partie du premier épisode. Très vite on découvre ce qui est arrivé à Prairie. L’intrigue avance donc vite, on ne fait jamais 2 pas en avant pour reculer de 3 pas en arrière, on ne nous explique jamais une chose pour revenir dessus quelques épisodes plus tard, et ça fait du bien.

Photo Emory Cohen

La narration fait qu’on est piégée par la série comme Prairie est piégée elle même au début de la saison 1. On a envie de mieux connaitre ces personnages, de savoir ce qui s’est passé pour eux et ce qui va se passer pour eux. La narration est fluide et on alterne les souvenirs de Prairie aux éléments présents, du coup les épisodes, qu’ils durent 30 min ou 1h10, passent très rapidement.

Photo Kingsley Ben-Adir

Visuellement c’est très bien réalisé. La musique est discrète et donne une dimension fantastique au récit. C’est doux sans jamais être lent ou ennuyeux. Brit Marling est excellente dans le rôle de Prairie et les personnages secondaires ne sont pas en reste.

Affiche

Si la saison 1 se concentre plus sur les émotions, le ressenti, la saison 2 est plus dans l’action, dans l’intrigue. La saison 2 introduit de  nouveaux personnages dont Karim, détective privé, un personnage très charismatique avec un coté anti héros qui le rend très sympathique. Il y a un coté policier, énigme à résoudre, presque un jeu de rôle ou un escape game dans l’histoire qui est intéressant. On avance beaucoup, on comprend pas mal de choses supplémentaires.

Photo Brit Marling, Kingsley Ben-Adir

La saison 2 est toujours aussi prenante, aussi hypnotisante que la saison 1, je n’ai pas été déçu par la tournure que prennent les choses. Les personnages sont toujours aussi bien travaillés, la réalisation est toujours aussi soignée, et les acteurs toujours aussi bon. Ce qui est sur c’est que pour apprécier the OA il faut accepter de lâcher prise, d’ouvrir son esprit, de ne pas trop réfléchir et de se laisser porter. J’ai adoré me laisser porter par cette histoire et ces personnages et j’ai hâte de voir la suite.

 

Dernières séances: Les éternels – Captain Marvel – Ma vie avec J.F. Donovan

Les Éternels (Ash is purest white) : Affiche

de Jia Zhang Ke

Zhao Tao, Liao Fan

4/5

A Datong en Chine, Qiao est une jeune femme heureuse en couple avec Bin, un chef de la pègre locale. Ici pas de violence, pas de tuerie, la pègre gère tranquillement les affaires sans faire de remous. Qiao envisage déjà l’avenir avec Bin, espérant changer de vie, peut être de lieux, mais Bin lui semble être très content de sa vie, les affaires, les amis, se sentir respecté. Un jour un gang de jeunes adultes rêvant de pouvoir et d’argent s’en prend au chef de la pègre puis à Bin. Alors qu’il est sur le point de mourir battu à mort, Qiao tire en l’air avec l’arme de Bin. Mais en Chine, le port d’arme illégal est un délit important. Qiao refuse de dénoncer son amant et prend cinq ans de prison. A sa sortie tout est différent…

Les Éternels (Ash is purest white) : Photo Liao Fan, Zhao Tao

De Jia Zhang Ke, j’ai beaucoup aimé son documentaire I wish i knew, Still life, A touch of sign et surtout Au delà des montagnes. Ici on retrouve certains éléments récurrents dans le cinéma de Zhang Ke, ces régions qui oscillent entre industries vieillissantes et volonté de modernisation, le monde ouvrier, le monde de la pègre locale. Si le film se centre sur la vie de Qiao et Bin, en arrière plan le film nous dépeint une région en pleine restructuration. Les mines nombreuses ferment toutes les unes après les autres, les mineurs vieillissant se sont fait une raison, sacrifiés pour d’autres objectifs. On parle de déplacement des ouvriers vers des plantations de melon pour leur redonner une place dans la société.

Les Éternels (Ash is purest white) : Photo Zhao Tao

Lorsque Qiao sort de prison et part rejoindre Bin dans une autre région, elle remonte le Yangzy Jiang et s’arrête pas loin du fameux barrage des trois gorges. Nous sommes en 2006 et le barrage est sur le point d’être démoli par le gouvernement entrainant la montée des eaux d’une centaines de mètres ce qui aura pour conséquence la disparition de plusieurs villes. A travers le parcours de Qiao pour retrouver Bin, le réalisateur nous montre comment tout une population est déplacée petit à petit par le gouvernement avant la destruction du barrage. C’est le thème de son film Still Life, dans lequel une jeune femme erre dans la ville destinée à être submergée par les eaux dès la destruction du barrage. Dans Still life c’est déjà l’actrice Zhao Tao qui joue dans ce film. Dans les éternels tout comme dans still life, l’actrice a la même coiffure, le même chemisier jaune citron, le même pantalon, le même sac à main et la même bouteille d’eau. Je ne sais pas si le réalisateur a voulu simplement faire un clin d’œil, mais il est clair que les deux personnages ne sont pas les mêmes.

Les Éternels (Ash is purest white) : Photo Liao Fan

La critique presse parle souvent de “plus belle histoire d’amour” pour décrire le film, ce n’est pas mon avis. L’histoire entre Qiao et Bin est d’un réalisme peu romantique hélas!

J’ai beaucoup aimé suivre le parcours de Qiao, sa vie insouciante, ses années de prison, la manière dont elle reprend sa vie en main, son évolution. Le coté social qu’on retrouve en arrière plan est très intéressant et bien sur Zhang Ke film toujours aussi bien. Au delà des montagnes reste mon film préféré de ce réalisateur mais Les éternels m’a aussi beaucoup plut! Zhao Tao est toujours aussi talentueuse et j’étais contente de revoir Liao Fan que j’avais vu dans l’excellent Black coal.

Captain Marvel : Affiche

de

Brie Larson, Jude Law, Samuel Jackson, Clark Greggs, Annette Bening

4/5

Vers est une jeune femme qui ne se souvient de rien au delà des cinq dernières années. Ses pouvoirs et son sang bleu semblent prouver son appartenance au peuple Kree, un empire galactique en guerre contre les Skrulls, une race qui a la capacité de prendre l’apparence de n’importe qui. Durant les cinq dernières années, Vers a été entrainé par son mentor, Yon Rogg qui lui apprend à se battre et à contrôler ses pouvoirs et ses émotions. Alors qu’elle est en mission pour récupérer un espion Kree, elle tombe dans un guet apens et enlevée par les Skrulls. Les méthodes d’interrogatoire font ressurgir des souvenirs de sa vie passée. En s’enfuyant, elle trouve refuge sur la planète C 53 qui s’avère être la Terre. On est en 1994. Elle fait la connaissance d’un certain Nick Fury, agent du SHIELD…

Captain Marvel : Photo

Au départ, quand j’ai entendu parler du projet, ça ne m’intéressait pas des masses. Et lorsque j’ai vu la bande annonce j’ai été tout de suite emballée, j’avais hâte de voir le film et je ne fut pas déçue.

Captain Marvel : Photo Clark Gregg, Samuel L. Jackson

J’ai adoré le personnage de Vers alliance Carol Danvers, enfin une vrai héroïne. Carol était déjà une femme forte et déterminée, bien avant d’avoir tous ses pouvoirs. En 1994 elle a 30 ans, elle a donc vécu son enfance à une époque où les filles ne pouvaient pas faire tous ce qu’elle voulait, où certaines activités leurs étaient interdits. Puis elle est devenue, avec sa meilleure amie, pilote de chasse en 1989 mais comme elles étaient des femmes, elles étaient cantonnées à la base.

Captain Marvel : Photo Brie Larson, Lashana Lynch

Ce que j’ai aimé dans le personnage de captain Marvel, c’est qu’on est passé à un niveau supérieur dans les personnages féminins forts. En voyant captain Marvel évoluer dans le film, on ne se dit pas que c’est une femme héroïne Marvel, on se dit que c’est un héros Marvel, point. On va au delà de son sexe, on ne se dit plus “c’est une femme qui a des pouvoirs”, on se dit c’est un héros dans toute sa grandeur. On est pas dans un film dit féministe, on est au delà de ces considérations.

Captain Marvel : Photo

Au delà de cet aspect, on retrouve tous les ingrédients des films de super héros: des courses poursuites, de l’humour, des rebondissements, des moments plus calmes entre deux scènes d’action. Les personnages sont tous très réussis, on prend le temps de connaitre Carol Danvers, son histoire, son caractère. J’ai beaucoup aimé les personnages secondaires, notamment sa meilleure amie Maria et surtout Talos, le général Skrull.

Captain Marvel : Photo Ben Mendelsohn

Et puis bien sur quel plaisir de revoir Nick Fury joué par Samuel Jackson. On est en 1994, Nick est un peu moins sérieux, un peu moins mystérieux et joue les sidekick de captain Marvel. Il découvre pour la première fois que les extraterrestres existent et qu’ils sont bien sur Terre. Ici il a 20 ans de moins, encore ses deux yeux et une légèreté qui fait plaisir. Il apporte beaucoup d’humour dans le film.

Captain Marvel : Photo Brie Larson

Coté histoire, c’est bien mené même si les rebondissements et révélations ne m’ont pas surpris. Ce qui est sur c’est que à coté de captain Marvel, tous les avengers réunis ne font pas le poids, j’ai donc hâte de voir the avengers 4!

Ma vie avec John F. Donovan : Affiche

de Xavier Dolan

Kit Harrington, Susan Sarandon, Nathalie Portman, Tremblay, Kathy Bates

2.5/5

En 2017, Rupert Turner a 20 ans, il commence à se faire un peu connaitre en tant qu’acteur et vient de sortir un livre qui raconte sa correspondance secrète avec une star de la télé américaine 10 ans plus tôt. Pendant 5 ans, il a échangé une correspondance avec un acteur célèbre. De passage en Europe, il donne une interview à une journaliste réticente et lui raconte donc son histoire, son enfance, sa relation épistolaire avec cet acteur célèbre.

Ma vie avec John F. Donovan : Photo Jacob Tremblay, Natalie Portman

Durant tout le film on attend qu’une seule chose, que ça démarre, que ça commence mais ça stagne pendant presque deux heures.

La construction du film n’est pas des plus originale, un homme qui raconte à une journaliste dans un café son histoire personnelle, son enfance, sa relation épistolaire avec un homme de 30 ans, et en flash back on suit la vie de cet acteur.

Ma vie avec John F. Donovan : Photo Susan Sarandon

D’un coté on est en 2006, Rupert est mal dans sa peau. A 11 ans il vient de changer de pays, d’école, d’amis. Son rêve est d’être acteur mais les autres enfants le persécutent. Sa mère le déçoit, elle qui a abandonné ses rêves d’actrice pour s’occuper de lui. Il se sent incompris, mal aimé et son seul refuge se trouve dans cette série pour ado qui cartonne et dans laquelle joue son idole, John F Donovan, avec qui il échange des lettres en secret depuis 5 ans. On a du mal à s’attacher à Rupert ou à sa mère. On a l’impression d’être dans les années fin 80 ou début 90 au lieu d’être en 2006 et c’est assez étrange. Je n’ai pas accroché à leurs problèmes, à leur relation, à leurs crises d’hystéries.

Ma vie avec John F. Donovan : Photo Kit Harington

J’ai un peu plus apprécié le personnage de John F Donovan, cet acteur qui est devenu célèbre, qui a des problèmes d’insomnie, qui cache son homosexualité et qui voit sa vie s’écrouler quand son homosexualité est révélé par la presse. Je n’ai pas compris le scandale autour de sa correspondance avec un enfant vivant à l’autre bout de la planète…

Ma vie avec John F. Donovan : Photo Michael Gambon

Kit Harrington s’en sort bien dans le rôle de l’acteur dépressif qui se sent oppressé qui reprend sa vie en main, mais trop tard. J’ai beaucoup aimé Susan Sarandon aussi dans le rôle de la mère de John, un peu trop attachée à sa bouteille de whisky. La scène dans la salle de bain, dans laquelle John prend un bain moussant avec sa mère et son frère qui lui tiennent compagnie est touchante.

Au delà de cette scène le reste du film est une suite de séquences inutiles ou bourrés de clichés parfois pathétiques ou risibles. La scène de Rupert et sa mère qui se jettent dans les bras l’un de l’autre en pleine rue de Londres sous un déluge de pluie est ridicule, inutilement longue. La scène de John qui mange discrètement dans l’arrière cuisine d’un resto et qui a une discussion bateau sur le sens de la vie avec un vieux monsieur qui nous joue les obi wan kenobi d’occasion est aussi ridicule, vide et creuse.

Ma vie avec John F. Donovan : Photo

John F Donovan c’est plein de scènes inutiles devant lesquelles on se dit “ah et alors? c’est tout? ça va peut être mener quelque part” et à la fin du film on se dit “ah et alors? c’est tout? aucun intérêt”. On attend que ça décolle, que ça mène quelque part mais rien. Le rôle de la journaliste qui est très hostile à Rupert au début et qui adore son histoire à la fin ne sert à rien non plus et n’est pas très crédible. On a vraiment l’impression qu’au montage le réalisateur à oublier le but de son film, son histoire, ou bien une bonne grosse partie du film qui aurait pu donner du sens à tout ça.