Dernières lectures: En ce sanctuaire de Ken Bruen – Tortilla flat de John Steinbeck – Le tour du monde du roi Zibeline de Jean Christophe Ruffin

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En ce sanctuaire

de Ken Bruen

4/5

On retrouve encore une fois le détective privé le plus torturé de Galway. Depuis la mort de Serena May dont il se sent responsable, Jack Taylor ne boit plus et pourtant ce ne sont pas les coups durs qui manquent dans sa vie. Cette fois ci, les mauvaises nouvelles sont annoncées dans une lettre, dans laquelle un dingue a décider de tuer certaines personnes par vengeance. Deux flics, une bonne sœur, un enfant… Lorsque Taylor prend connaissance de la lettre la liste est déjà entamée et les cadavres s’accumulent dans l’indifférence totale.

J’ai encore une fois adoré ce roman. Après autant de tomes tournant autour de Jack Taylor, j’ai toujours l’appréhension d’en commencer un autre, persuadé que je vais finir par être déçue. Peur de voir l’auteur tourner en rond car après tout, le lecteur en aura peut être marre de voir le héros de l’histoire se torturer, se souler, se droguer, se faire du mal, finir à l’hosto, repartir enquêter sur des histoires sordides…Mais au fil des tomes aucune lassitude.

J’adore retrouvé le style, l’écriture de Bruen, ces phrases courtes et efficaces, une écriture pleine de noirceur de cynisme, de réparties cinglantes, comme l’est son héros Jack Taylor, auquel on ne peut s’empêcher de s’attacher malgré les défauts nombreux du monsieur. En fait quand on y pense, Jack Taylor est presque un saint, il ne s’intéresse pas à l’argent, ni à s’enrichir, il ne cherche ni la gloire ni la reconnaissance, il rêve seulement qu’on lui fiche la paix, mais ne peut s’empêcher d’intervenir face à une injustice.

Ici, Taylor replonge dans l’alcool après plusieurs tomes d’abstinence, suite à des révélations qui le font vaciller de colère. J’ai encore une fois adoré retrouvé son ami, toujours aussi énigmatique, j’aime la relation qu’il a avec Taylor. Vivement le prochain tome…

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Tortilla flat

de John Steinbeck

3.5/5

Tortilla flat c’est un quartier sur la cote californienne au début du 20e siècle. La première guerre vient de se finir, et les habitants du quartier sont toujours aussi pauvres. Certains s’en sortent mieux que d’autre. Danny, un homme pauvre qui dort là où il peut, apprend un matin qu’il a hérité de son père de deux maisons dans le quartier de tortilla flat. Deux ruines diraient certains mais pour Danny ce sont de vrais châteaux. Une des maisons brule par accident, reste encore à Danny un toit, sous lequel ne tarde par à venir certains amis de Danny, comme Pilon, Pablo, Jesus Maria, Big Joe, ou encore Pirate. Mais être propriétaire entraine des responsabilités que Danny n’a pas forcément envie d’assumer.

J’avais adoré Des souris et des hommes et j’ai donc continuer ma découverte de l’auteur avec Tortilla flat. La plupart du roman nous présente les différents personnages qui gravitent autour de Danny. Ici, la morale n’est pas très présente, les habitants du quartier vivent en toute liberté, peu importe la morale sociale des hommes. Ainsi, les amis de Danny sont parfois voleurs, vils, menteurs, malhonnêtes même entre eux, mais dans les coups durs souvent, ils peuvent compter les uns sur les autres. Parfois ils peuvent être sans pitié, et parfois ils peuvent se mettre en quatre quand ils découvrent une famille qui n’a plus de nourriture à donner aux enfants faute de récolte annuelle. Parfois ils peuvent se battre pour un rien ou se voler entre eux, et parfois ils peuvent s’émouvoir devant l’historie d’un inconnu père d’un bébé mourant.

Au final, Tortilla flat c’est surtout des petites anecdotes, des petites histoires de quartier qui décrivent la vie d’une petite ville pauvre dans le début des années 20. C’est aussi toute une philosophie sur la liberté de l’homme. Quand Danny était pauvre et sans toit, il était finalement plus heureux que lorsqu’il devient propriétaire. Car du moment où il possède une maison, les demandes des autres, les responsabilités, les factures, les actes administratifs lui tombent dessus, ce qui entrainera la dépression de Danny qui au final, était bien plus heureux quand il dormait sous des cartons dans la forêt, rencontrait ses amis au hasard des chemins, et dont la seule préoccupation du jour était de trouver de quoi manger et surtout de quoi boire. L’incendie volontaire de la maison de Danny par les survivants de l’histoire viennent rendre la liberté de chacun de faire ce que chacun désire. J’ai de loin préféré Des souris et des hommes, qui est une histoire plus construite que Tortilla flat qui ressemble plus à des nouvelles qu’à un roman.

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Le tour du monde du roi Zibeline

de Jean Christophe Ruffin

3/5

Au 18e siècle, Auguste Benjowski, un noble polonais, rencontre aux États Unis un Benjamin Franklin vieillissant. En compagnie de sa femme, Auguste s’emploie à lui raconter son histoire. Sa jeunesse dans le château familiale avec un père rustre, ses campagnes militaires à travers l’Europe, son exil en Sibérie, sa rencontre avec sa femme, sa fuite à travers les mers, jusqu’en Chine puis au Japon, avant d’échouer en France puis à Madagascar.

J’aime beaucoup les romans de Jean Christophe Ruffin, en particulier les romans historiques. J’avais adoré Rouge Brésil, L’abyssin et Sauvez Hispahan, mais j’avais moins accroché à des romans plus contemporains comme Le parfum d’Adam. Du coup quand l’auteur sort un roman historique qui parle de voyage et de pays étrangers, j’étais motivée au point d’aller l’acheter sans passer par la case livre de poche, même si je l’ai quand même acheté d’occasion.

Et bien finalement, j’ai été un peu déçue. On lit les aventures assez extraordinaires d’Auguste, j’ai beaucoup aimé la partie dans laquelle il raconte son enfance dans le château familiale froid et lugubre, au coté d’un père un peu barbare et du fantôme de sa mère qu’il n’a jamais vraiment connue. Il passe ses années pré adolescentes auprès d’un précepteur français, qui lui inculque les valeurs du siècle des lumières, ce qui lui vaudra d’être renvoyer comme un malpropre par le père, mais qui aura un impact énorme sur le jeune Auguste.

Auguste laisse ensuite la place à sa femme Aphanasie, qui raconte sa vie de jeune fille dans un camp pour exilés en Sibérie. Cette partie là aussi était assez intéressante, la vie dans la ville-camp, son père alcoolique et méprisant, sa mère qui a souffert d’un mariage sans amour ni respect, et ses sœurs ainées, toutes mariées par leur père en fonction de leur statut social, sans qu’elles aient eu leur mot à dire sur le choix du conjoint et qui subissent leurs mariages comme une agression perpétuelle. Aphanasie va alors rencontrer Auguste et tout va changer.

C’est à partir de leur départ de Sibérie que les choses se gâtent un peu. C’est pourtant la partie que je pensais le plus aimé, moi qui avait adoré les romans de l’auteur qui racontaient des voyages, des périples, des rencontres. Ici, les choses restent trop superficielles. Il arrive à nous faire imaginer la vie des exilés sur le bateau que prennent Auguste, Aphanasie et d’autres exilés pour fuir, on sent les difficultés du voyage en mer, mais la façon de raconter l’histoire joue un rôle important dans le fait que je n’ai pas particulièrement accroché. Auguste raconte les étapes de son voyage sans passion ni émotion, tout comme Aphanasie. Il y a peu de dialogue, il n’ y a pas beaucoup de vie dans les phrases énoncées par les personnages. C’est un peu froid et on a donc du mal à s’attacher aux personnages. Ils iront entre autre au Japon et en Chine, mais il n’y a que très peu de description. Autant dans ces précédents romans on avait l’impression d’y être rien qu’en lisant les descriptions des paysages, les senteurs, les détails des villes, de la population, des rencontres, autant ici il n’y a rien de tout ça. Au Japon il n’y a quasi pas de détails, de descriptions, les personnages que les héros rencontres sont quasi invisibles car très peu décrits, et le manque de dialogue n’arrangent rien. Pareil lorsqu’ils sont en chine. Seul leur voyage à Madagascar prend une autre dimension, on ressent plus les paysages, l’atmosphère, le peuple, leur tradition, les interactions qu’ils ont avec les héros, même si il n’y a pas beaucoup de place pour présenter ces nouveaux personnages. D’ailleurs on n’en sait pas beaucoup sur ceux qui entourent Aphanasie et Auguste, les personnes qui passent des années en mer à leur coté sont à peine d’écrites, exception faite de l’amie qu’Aphanasie se fait à Paris, le temps de leur passage.

Et puis je n’ai pas compris l’intérêt qu’il y avait à les faire raconter leur histoire à Benjamin Franklin. Que vient il faire là dedans? Pas grand chose. J’attendais la fin du livre pour voir la raison de leur venue, mais au finale, cette raison n’a pas vraiment lieu d’être, aucun intérêt. La fin du livre et de la destinée d’Auguste est bien décrite et assez poétique, ça rattrape un peu le reste, mais je ne peux m’empêcher d’être déçu, le potentiel était intéressant pourtant, on aurait pu avoir là un grand roman d’aventure à la mesure de Sauvez Hispahan/l’Abyssin ou Rouge Brésil, dommage.

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Dernières séries: Mindhunters saison 1 – Stranger things saison 2 – Anne Shirley saison 1 – Captive (mini série) – Les grandes espérances (mini série)

Affiche

Stranger things

saison 2

Un an a passé depuis que Will est revenu de l’autre monde et que Eleven a disparue. Les enfants ont repris leur quotidien, du moins en apparence. Will est angoissé par des visions de l’autre monde et de la créature qui règne la bas, il semblerait que cette créature n’en a pas fini avec Will et ce dernier se sent de plus en plus menacé, se sentant parfois glisser dans cet univers parallèle. Quant à Mike, persuadé que Eleven n’est pas morte, il passe son temps libre à essayer de la contacter avec son talkie walkie.

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J’ai retrouvé avec plaisir cette série, dont la saison précédente m’avait énormément plut. On suit d’un coté le monde des enfants, qui tente de reprendre leurs vies, leurs jeux, leurs passions avec Will qui n’ose pas parler de ses visions pour ne pas effrayer son entourage, et Mike qui espère revoir Eleven. De l’autre coté, les adultes essayent aussi de reprendre leur vie, avec la mère de Will qui a du mal à ne pas jouer les mères poules avec le retour de Will. Elle vit une jolie histoire d’amour avec Sam, un homme gentil et aimant auquel Will et son frère Jonathan se sont habitués.

Photo Caleb McLaughlin, Finn Wolfhard, Gaten Matarazzo, Noah Schnapp

Les 2 axes importants restent d’un coté Will qui doit faire face aux attaques du monde parallèle, et le shérif qui “élève” en cachette Eleven qu’il a recueillie à la fin de la saison 1. Eleven grandit, elle contrôle de mieux en mieux son pouvoir, et son parcours initiatique au cours de cette saison est très intéressant.

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Sans trop en dire, j’ai adoré cette saison avec toujours autant de référence à la culture des années 80, toujours autant de références aux films de l’époque. Les enfants jouent toujours aussi bien, mention spéciale à Will, Eleven et Dustin. Si l’histoire devient parfois très sombres, la série n’oublie pas de distiller des traits d’humour très appréciables.

Photo Gaten Matarazzo, Noah Schnapp, Sadie Sink, Winona Ryder

J’ai adoré David Harbour, il mériterait des récompenses pour son rôle de shérif. Les scènes centrées autour de Eleven sont assez puissantes, notamment les conflits entre elle et le shérif.

Affiche

L’épisode 8 est particulièrement tendue, cardiaque s’abstenir, j’ai sentie ma tension montée d’un cran, on se croirait dans le jeu résident evil, c’est vraiment très très bien fait.

Photo Caleb McLaughlin, Finn Wolfhard, Gaten Matarazzo, Noah Schnapp

Une saison 2 vraiment bien faite, plein de tension, de suspense, de moment flippant, d’autre un peu dégueu, toujours autant d’humour et de référence aux années 80 trop nombreuses pour les citer, le tout avec que des acteurs extraordinaires, casting parfait rien à redire. Vivement la suite, mais la saison 3 ne sera pas diffuser avant 2019…

Affiche

Mindhunter

saison 1

1977, l’agent du FBI Holden Ford est missionné à quantico pour donner des cours aux jeunes agents sur les négociateurs en cas de prise d’otage. Il est alors très intéressé par le cours d’à coté, donné par l’agent Bill Tench, sur la psychologie du tueur. A l’époque où le terme de serial killer n’est pas encore inventé, les deux agents sont envoyés ensemble en mission à travers les états unis pour donner des cours superficielle sur la psychologie des tueurs auprès des commissariats de police. Ils décident alors de profiter de leurs passages dans certains états pour rendre visite à des tueurs sadiques afin d’essayer de comprendre pourquoi ils tuent.

Photo Jonathan Groff

Mindhunter raconte les débuts du profilage et de la science criminelle comportementale. Je n’étais pas sur d’aimer au départ, mais j’ai tout de suite été entrainée, chaque épisode me prenait en otage, une fois commencé, la saison n’a pas fait long feu puisque j’ai enchainé les épisodes en quelques jours.

Photo Anna Torv, Holt McCallany

J’ai beaucoup aimé le duo d’agent. L’agent Ford, jeune, ambitieux, il me faisait parfois pensé à Muler, dans sa manière déterminée de croire qu’il a toujours raison. Froid et détaché devant les tueurs qu’il interview, on a parfois l’impression de voir un sociopathe, même si humanisé un peu par sa relation avec une étudiante. L’agent Tench lui est plus âgé, plus professionnel, plus avisé, il a un coté plus blasé aussi, mais il se sent plus facilement touché par les témoignages des tueurs et de leurs crimes horrible, que ne l’est l’agent Ford, ce qui l’inquiète un peu parfois. Leur duo est vraiment prenant, leur amitié étrange.

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Les interviews des criminelles sont parfois rudes, les deux agents enquêtent également en parallèle sur certaines affaires criminelles. Dans les commissariats dans lesquels ils donnent leurs cours, les inspecteurs ont toujours une affaire de meurtre trop horrible, traumatisant et irrésolue. Les deux agents fédéraux tentent alors de mettre à profit sur le terrain les éléments de profilage et de psychologie qui se sont détachés de leurs nombreuses interviews de meurtriers en série.

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J’ai aussi beaucoup aimé l’intervention de la psychologue Wendy Carr, professeur à l’université que l’agent Tench consulte parfois sur certaines affaires et qui finit par rejoindre leur duo, lorsque la hiérarchie décide enfin d’ouvrir une cellule spéciale dédié à l’étude des crimes et du profilage.

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Une série prenante avec trois acteurs principaux assez impressionnant, que ce soit Holt McCallany qui joue Holt, personnage très attachant, ou Jonathan Corft dans le rôle du presque sociopathe agent Holden, et bien sur la charismatique Anna Torv dans le rôle de Wendy Carr. La fin de la saison 1 promet une suite tout aussi prenante, j’ai hâte de voir ça.

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Anne of green gables

saison 1

Beaucoup connaissent l’histoire d’Anne Shirley, tirée des romans de Lucy Maud Montgomery, grâce à l’adaptation en mini série connu en France sous le titre “le bonheur est au bout du chemin”, diffusée souvent sur M6. Je n’ai jamais raté une rediffusion, la jeune Anne avec ces cheveux roux, l’ile du prince Edouard, Marilla et Matthew…

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Pour ceux qui ne connaissent pas, c’est l’histoire de la jeune Anne, orpheline. Au début du 20e siècle, après être passée de famille d’accueil en famille d’accueil pour jouer les esclaves auprès de familles trop nombreuses, Anne est adoptée par Matthew et Marilla Cuthbert, frère et sœur propriétaires d’une ferme sur l’ile du prince Édouard. Alors que Anne espère enfin vivre dans un bel endroit, on lui annonce que Marilla et Matthew cherchaient à adopter un garçon pour les aider à la ferme et non une fille. Mais finalement, Matthew se laisse complètement charmé par le babillage de Anne qui ne cesse de parler. Marilla finit aussi par s’attacher à Anne et ils décident alors de l’adopter.

Photo Amybeth McNulty

Anne, c’est une fillette pleine d’amour, intelligente, brillante, imaginative. J’avais adoré les téléfilms, voir Anne s’intégrer sur l’ile parmi la population, la voir délirer avec son imagination débordante, son esprit romanesque, son coté hystérique, la voir accumulée les bêtises, impossible de ne pas s’attacher à son personnage. Pareil pour Marilla et Matthew, Marilla intransigeante, parfois un peu froide, et Matthew qui ne dit jamais rien, mais tellement gentil et doux avec Anne.

Photo Amybeth McNulty

La version des années 80 est très réussie, c’est drôle, tendre, attachant, plein de joie et de gaieté, c’est le genre de film qu’on va revoir avec plaisir pour se remonter le morale un jour de pluie. De plus les deux acteurs jouant Marilla et Matthew, Colleen Dewhurst et l’excellent Richard Farnsworth sont vraiment excellents. Alors quand j’ai appris qu’une nouvelle série allait être tournée, j’étais très curieuse de la voir et en même temps je me disais comment c’était possible d’imaginer d’autres acteurs dans les rôles de Marilla et Matthew.

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Qu’en est il de cette nouvelle version? Je suis personnellement assez mitigée. La jeune actrice qui joue Anne m’a plut, elle est passionnée, un peu hystérique, romanesque, mais il y a certaines choses qui ne m’ont pas plut, notamment la façon de vouloir plaire aux camarades de classes quand elle commence l’école, la Anne de mes souvenirs ne se laissait pas faire, et surtout c’est elle qui influençait les autres et pas le contraire, même si très vite, les choses changent.

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Les deux acteurs qui jouent Marilla et Matthew se défendent bien, j’ai préféré le jeu de RH Thompson qui joue Matthew Cuthbert.

Les différences de jeu, quelques libertés dans les caractères des personnages, tout ça ne m’ont pas dérangés, après tout c’est une nouvelle adaptation, mais par contre ce qui m’a dérangé, c’est l’excès de drama qui es ajouté. Anne qui a des souvenirs de son affreux passé à l’orphelinat, Anne qui est traumatisée par des souvenirs lorsqu’elle était dans la famille Hammond où on l’a traitait comme une esclave à se faire battre…mais surtout tout ce coté dramatisé à l’extrême comme la mort du père de Gilbert et surtout lorsque Anne est renvoyée à la gare, tout une série d’évènements rajoutés pour amplifier le coté drama et le suspense…

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On sent la volonté de faire pleurer dans les chaumières. Toutes ces scènes qui sont dramatisées à l’extrême attriste l’atmosphère de la série. On perd le charme, le coté banale du quotidien de Anne durant son enfance.  Certaines scènes notamment entre les adolescentes, sont plus réalistes comme lorsque Anne a ses règles pour la première fois, les discussions entre fille à l’école, j’ai trouvé ce coté là assez intéressant et les relations pas toujours facile entre filles, crédible.  J’ai quand même aimé vu que j’ai regardé les épisodes en peu de temps. Malgré les défauts et les rajouts pour dramatiser on prend plaisir à voir cette série, même si j’ai un peu peur pour la saison 2 avec encore une fois, toute une histoire de brigand qui viendrait s’incruster dans la vie de Anne, Marilla et Matthew. Cette intrigue ne me dit rien qui vaille, d’autant que Anne of green gable c’est avant des histoires simples du quotidien, rien d’aussi hors norme. A voir donc comment sera la suite…

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Captive (Alias Grace)

mini série

Au 19e siècle, Grace est condamnée à perpétuité pour le double meurtre du propriétaire et de la gouvernante de la maison dans laquelle elle travaillait comme bonne. Son complice, un homme à tout faire, a perpétré les meurtres et Grace est accusée de l’y avoir poussé. Après 15 ans de prison, Grace travaille tout les jours comme bonne dans la maison du directeur de la prison, grâce à la demande de la maitresse de maison qui en fait une curiosité à montrer à ses invités. On lui demande alors de coopérer et de discuter tous les jours avec un psychologue américain. Ce dernier est engagé par un comité de soutien pour Grace qui aimerait que le psychiatre fasse un rapport favorable à sa libération. En effet, le doute plane toujours sur le rôle qu’à pu jouer Grace. Entre les dires des avocats, l’absence de témoins, et les trous de mémoire de Grace, le psychiatre espère démêler le vrai du faux. Grace se plonge alors dans son passé et raconte son arrivée avec sa famille, sur les cotes du Canada…

Photo Rebecca Liddiard, Sarah Gadon

J’ai commencé à regarder le premier épisode et je n’ai pas réussi à me détacher de l’histoire de Grace. Telle Shéhérazade, elle raconte sa courte vie épisode après épisode et on est pendue à ses lèvres. Je n’ai pas vu le temps passé. Grace nous raconte sa traversée de l’atlantique aux cotés de trop nombreux frères et sœurs dans des conditions infernales, d’un père alcoolique et violent et d’une mère qui mourra pendant la traversée, ce qui traumatise la jeune Grace. Rien ne lui sera épargné en arrivant au Canada, et c’est surtout les hommes qui feront son malheur. Grace est naïve et très ignorante, mais comprend vite que son père a bien failli commettre un inceste sur sa personne. Elle est donc bien contente d’être embauchée comme bonne dans une maison “respectable”, maison dans laquelle Grace apprendra beaucoup de chose, grâce à son amie Mary, une bonne avec qui elle partage sa chambre. Grace vivra à ses coté les moments les plus heureux de sa vie et apprendra beaucoup grâce à Mary, mais vivra aussi un traumatisme que l’on devine très important pour la suite des évènements.

Photo Edward Holcroft

J’ai été transporté complètement dans la vie de Grace, une histoire tirée d’un fait divers réel. On découvre la vie d’une domestique au 19e siècle, le dure labeur, l’ignorance dont on peut faire preuve faute de guide, de mère ou d’étude. Le poids de la réputation aussi et du difficile équilibre entre satisfaire ses maitres et ne pas se laisser embobiner.

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Grace nous raconte son passé pour mieux comprendre ce qu’il s’est passé pendant le double assassinats, mais c’est aussi l’occasion de montrer la place de la femme dans cette société où l’on est rien si on est pas un homme. Le personnage de la gouvernante, Nancy, voit son statut sociale s’élever. De simple bonne, on pourrait la prendre pour une “vraie dame” ou même la maitresse de la maison, grâce à ses robes et autre froufrous, jusqu’à ce qu’on découvre qu’elle s’est élevée en couchant simplement avec le maitre de maison, un homme célibataire et seul.

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Mais c’est surtout à travers le personnage de Grace. Enfant, elle dépendra de son père, un homme violent et alcoolique. Plus tard, c’est autour du fils de la maitresse de maison, durant son premier emploi qui lui tourne autour, et elle n’arrivera à le fuir qu’en acceptant de travailler ailleurs. Elle dépendra ensuite de son nouveau maitre de maison, à la moralité douteuse et de tous les autres hommes qui l’entourent. Car Grace est aussi une très jolie fille. Même plus âgée, Grace dépendra encore des hommes, avec le psychiatre qui doit décider de sa culpabilité, les gardiens qui l’agressent souvent, et la personne qui viendra à sa rencontre lors du dernier épisode.

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Grace raconte sa vie par épisode et on est suspendues à ses lèvres, comme le sera le psychiatre qui deviendra de plus en plus dépendant des séances avec Grace, développant une obsession, un désir de protection et peut être même une sorte d’amour pour Grace. On attendra la fin pour savoir de quelle manière Grace est coupable, si elle est folle ou manipulatrice sans scrupule…

Les scènes racontant le passées de Grace sont aussi passionnantes que les scènes d’entretien avec le psychiatre, qui m’ont rappelé un peu le style des interviews des agents fédéraux dans Mindhunters. Les épisodes déroulent sans effort, difficile de stopper une fois entamée. C’est très bien filmé, très bien écrit, et surtout très bien joué, en particulier je retiens l’actrice Sarah Gadon qui joue Grace et qui est extraordinaire dans ce rôle.

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Les grandes espérances

mini série

Au 19e siècle, le jeune Pip est élevé par sa sœur et son mari. Il est destiné à devenir forgeron un jour, comme son beau frère, s’ils trouvent l’argent nécessaire pour payer son apprentissage, ce qui ferait sa fierté mais pas celle de sa sœur qui a de plus grandes ambitions. Pip voit alors son destin prendre un autre tournant lorsque miss Havisham, une femme célibataire et très riche, décide de prendre Pip comme enfant de compagnie pour sa fille adoptive, Estella. Chez miss Havisham, le jeune Pip découvre la richesse, les livres, le luxe, et ses ambitions sont revues à la hausse.

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Je n’ai pas lu le roman de Dickens, mais j’ai pu voir récemment la  mini série. On suit donc Pip d’abord dans son enfance pauvre auprès d’un père adoptif bon et juste qui aimerait voir Pip suivre ses traces en devenant forgeron, et auprès de sa sœur égoiste et hautaine qui espère voir son ascension sociale grâce à Pip qui depuis peu de temps passe tous ses après midi chez la richissime Miss Havisham.

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L’histoire est très intéressante, avec des personnages forts et parfois complexes. Miss Havisham surtout, cette femme qui autrefois belle, jeune et riche devait se marier mais qui fut abandonner le jour même des noces par un prétendant qui n’en avait qu’après son argent. Depuis, les décorations du mariage n’ont pas été enlevée. Miss Havisham est aussi une femme qui hait les hommes et s’acharne à élever sa fille adoptive en lui inculquant l’art de l’hypocrisie, de la manipulation et du mensonge dans le but de devenir une pro de la manipulation auprès des hommes.

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Les décors, les costumes, les personnages autant principaux que secondaires, l’intrigue, tout fut vraiment réussi. La seconde partie suit Pip à l’âge adulte, son évolution, son ambition, l’influence de Miss Havisham sur son caractère, sa relation avec Estella, et certaines révélations sur les origines de certains personnages ou encore sur certains évènements du passé qui auront la plus grande influence sur la vie des personnages.

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Le casting aussi est très bon avec David Suchet entre autre, mais je retiens surtout Gillian Anderson dans le rôle de Miss Havisham. On a vraiment l’impression de voir un fantôme, une femme au bord de la folie, un air éthérée. Une belle mini série sur le parcours initiatique d’un jeune homme qui finit par retrouver ses valeurs.

Star wars the last jedi

Star Wars - Les Derniers Jedi : Affiche

de Rian Johnson

Daisy Ridley, John Boyega, Oscar Isaac, Carrie Fisher, Mark Hamill, Adam Driver

3,5/5

Suite aux évènements du réveil de la force, on retrouve Rey aux cotés de Luke Skywalker auprès de qui elle espère en apprendre plus sur ses pouvoirs et ses origines, tandis que la résistance essaye de se cacher le temps de reprendre des forces mais c’est sans compter l’acharnement de Kylo Ren…

Bon bien sur en bonne fan de Star wars je suis allée voir le 8e épisode de la saga dès son premier jour de sortie. J’avais beaucoup aimé le Réveil de la force. Pour ce film, je n’avais pas d’attente particulière, ni en bien ni en mal et je n’ai pas été déçue. Tout comme Le réveil de la force était calqué sur le schéma du premier épisode de la guerre des étoiles, The last jedi est calquée sur pas mal de point sur l’empire contre attaque.

Star Wars - Les Derniers Jedi : Photo Carrie Fisher

Visuellement The last jedi est réussi, que ce soit sur une ile verdoyante isolée ou sur une planète faite de glace, les scènes de batailles spatiales sont elles aussi assez réussies, notamment celle dans laquelle un des vaisseaux de la résistance défonce un destroyer de l’Empire, heuuu pardon, du Premier ordre, en passant à la vitesse lumière. La scène est visuellement impressionnante et en met plein les yeux.

Star Wars - Les Derniers Jedi : Photo Adam Driver

Le film ne manque pas d’humour aussi notamment lorsque Rey effectue son apprentissage chez Luke, mais il y a aussi un peu d’humour distiller tout au long du film et c’est appréciable.

Star Wars - Les Derniers Jedi : Photo Gwendoline Christie, John Boyega

Le film sur sa construction, est un peu répétitif. The last jedi est donc inutilement trop long sur certains points: en gros, la résistance est en position de faiblesse, le Premier ordre les retrouve, il y a affrontement, la résistance essaye de fuir, la résistance fuit, la résistance ce cache pour reprendre son souffle, le Premier ordre les retrouve etc etc et à chaque étape, la résistance perd un sacré nombre de personnes. Ce schéma répétitif, prétexte à la lutte et aux combats peut paraitre parfois un peu lourd, mais heureusement il n’y a pas que ça. J’ai beaucoup aimé l’évolution des personnages et leurs interactions.

SPOILERS

Rey apprend beaucoup sur elle, sur ses capacités, j’ai beaucoup aimé sa relation avec Luke, qui est calquée sur la relation qu’il avait avec Yoda dans l’empire contre attaque. L’une des interrogations laissées en suspens dans le film précédent concernaient les origines de Rey. Les hypothèses les plus fréquentes disaient que Rey était la fille de Luke, ou en tout cas une descendante de Anakin Skywalker. On découvre ici qu’en réalité elle n’est la fille de personne en particulier. Au départ j’étais un peu déçue, mais au finale, je trouve ça plus intéressant. La force ne touche pas seulement les descendants et héritiers des grandes figures de star wars, mais des gens qui n’ont aucune famille illustre peuvent très bien se découvrir des dons puissants, comme le jeune garçon balayeur à la fin du film qui s’avère avoir la force avec lui.

Star Wars - Les Derniers Jedi : Photo Benicio Del Toro

J’ai aussi beaucoup aimé sa relation avec Kylo Ren. C’est très appréciable de voir que ce personnage n’est pas une simple copie de Dark Vador. Ambigu, en conflit avec lui même, il mettra beaucoup moins de temps que Dark Vador pour se rebeller contre son maitre. J’ai d’ailleurs trouvé la fin de Snoke un peu expédiée mais c’est une manière de mettre un terme aux parallèles trop tentant avec la trilogie d’origine. Si ce 8e opus se calque sur l’empire contre attaque, le 9e aura plus de liberté quant à son scénario.

Star Wars - Les Derniers Jedi : Photo

Ici, Rey et Kylo se rejoignent, ils se trouvent beaucoup d’affinités et de points communs, j’ai aimé les scènes dans lesquelles ils communiquent et j’ai adoré la scène dans laquelle ils combattent ensemble, mais j’ai aussi apprécié qu’il ne cède pas et qu’il reste du coté obscur. Oui, il se débarrasse de Snoke et se bat aux cotés de Rey mais uniquement pour prendre la place de son maitre et dominer la galaxie à sa place. Quant à Rey, elle est pour lui une sorte d’alter ego avec qui il pourra régner, car Kylo redoute malgré tout la solitude.

Star Wars - Les Derniers Jedi : Photo Adam Driver

Toute l’histoire autour de Poe et Finn est moins intéressante du coup. Poe se rebelle face aux décisions de la résistance. Lui aussi va évoluer et gagner en sagesse, mais pour y arriver il décidera seule d’une mission confiée à Finn, une mission qui n’aura servie à rien puisqu’elle échouera. Elle fera même plus de tort à la résistance qu’autre chose. Les scènes qui se déroulent sur la planète casino ne servent donc pas à grand chose, si ce n’est l’introduction du personnage joué par Benicio del Toro que j’ai beaucoup aimé, et qui rappelle par certains cotés Han Solo. Je ne sais pas si on le reverra dans le 9e épisode, mais j’espère que oui, parce que son personnage était vraiment intéressant et surtout il n’y a aucun intérêt à l’introduire aussi longuement ici, si ce n’est pas pour le revoir plus tard…

Star Wars - Les Derniers Jedi : Photo Mark Hamill

Star Wars - Les Derniers Jedi : Photo Daisy Ridley

J’étais très contente de voir Princesse Leia tout au long du film, parce que j’étais persuadée qu’elle allait mourir dès le début, au vue de la disparition récente de Carrie Fisher. Par contre, si Leia ne meurt pas, j’ai trouvé la scène dans laquelle elle survit un peu too much. Explosion de son vaisseau suivi de son corps dérivant dans l’espace, Leia arrive à se servir de la force pour se ramener toute seule à bord du vaisseau, même si elle devra passer quelque temps HS. D’un coté j’ai trouvé la scène limite ridicule, les jedis ne sont pas immortels, mais d’un autre coté j’étais contente de voir Leia faire appel à la force pour une fois et de voir à l’écran qu’elle est bien une jedi au même titre que son frère Luke.

Star Wars - Les Derniers Jedi : Photo Oscar Isaac

Les fans de star wars ne peuvent qu’être content de revoir Yoda dans une scène avec Luke et de voir à l’écran les retrouvailles entre Leia et Luke. La scène de duel entre Luke et Kylo rappelle bien sur le duel au sabre laser entre Obi Wan Kenobi et Dark Vador, mais j’ai adoré les différences, notamment le fait que Kylo se bat en réalité face à une projection de Luke. Ce fut une petite surprise intéressante, même si on est un peu déçu de voir Luke mourir suite aux efforts trop dure qu’il a fourni pour se projeter aussi loin…J’ai trouvé intéressant de découvrir un Luke qui n’a pas été à la hauteur dans son passé. Comme Obi wan, il n’a pas su éloigner du coté obscur son apprentie, Anakin. Ici Luke n’a pas su éduqué Kylo Ren, cédant à la peur face à son pouvoir.

FIN SPOILERS

C’est donc un épisode dans la lignée du 7e opus, tout aussi réussi avec ces qualités et ses défauts. Beaucoup de parallèles voir de copies avec l’empire contre attaque, quelques scènes inutiles, le personnage de Poe qui est sous utilisé et c’est bien dommage surtout quand on est fan de l’acteur Oscar Isaac, quelques répétitions inutiles, mais j’ai beaucoup aimé l’évolution des personnages, leurs interactions, l’humour, l’absence de manichéisme, que ce soit avec le personnage de Kylo Ren, le personnage de Benicio del Toro, Rey, ou encore Luke Skywalker et son gros ratage dans l’éducation de Kylo Ren dû à la peur qu’il a ressenti. J’ai beaucoup aimé certaines scènes qui sont vraiment belles à voir, comme l’explosion à la vitesse lumière ou encore la fin avec Luke qui fixe les deux soleils, petit clin d’œil à sa jeunesse lointaine sur Tatooine. Ce n’est pas la perfection mais j’ai hâte de voir la suite.

 

Dernières séances: Happy birthdead – Battle of the sexe – C’est tout pour moi

Happy Birthdead : Affiche

de Christopher Landon

Jessica Rothe, Israel Broussard

3/5

Tree est une étudiante insouciante, populaire, légèrement garce sur les bords avec ses camarades qui le lui rend bien. Le lendemain d’une soirée trop arrosée, Tree essaye d’ignorer que c’est son anniversaire, un jour qui lui rappelle de mauvais souvenirs. Le soir, alors  qu’elle se rend à une soirée étudiante, elle se fait sauvagement assassinée par un inconnu masqué. Le lendemain, elle a la surprise de se réveiller en vie. En fait, Tree revit en boucle la même journée en boucle qui se termine toujours par son meurtre. Le seul moyen d’y mettre fin est de découvrir le tueur pour empêcher son meurtre.

Happy Birthdead : Photo Israel Broussard, Jessica Rothe

Bon le coup de revivre la même journée tant que le personnage principal n’a pas réglé un certain problème c’est vu et revu avec surtout le célèbre Un jour sans fin avec Bill Murray, d’ailleurs cité dans le film;

Happy Birthdead : Photo Jessica Rothe

Pour apprécier le film, il ne faut pas trop le prendre au sérieux, c’est surtout une comédie qui surfe sur le second degré. Une sorte de scream. L’héroïne va vivre une bonne série d’assassinats, étrangler, pendue, poignarder, exécuter, noyer…

Happy Birthdead : Photo Jessica Rothe

Tree est un cliché étudiante à elle toute seule: jeune, jolie, bêcheuse, elle est garce avec ses “copines”, qui ne le sont pas moins avec elle. Elle est populaire, envoi chier ceux qui ne lui plait pas, fait ce qu’elle veut comme elle veut avec qui elle veut sans se soucier des conséquences et va jusqu’à faire du beau prof de sciences, un homme marié, son amant, juste pour jouer. J’ai beaucoup aimé que l’héroine ne soit pas une naïve et faible femme, elle est déterminée, maligne, elle ne se laisse pas faire, envoi balader tout le monde, n’a pas de scrupules, elle est assez rigolote au finale.

Même si tout n’est pas parfait, Happy Birthdead reste une série b sympa à regarder, on rit pas mal dans le film, ça casse pas des briques mais ça divertit bien et on a hâte de découvrir qui se cache derrière les meurtres.

Battle of the Sexes : Affiche

Battle of sexes

de Jonathan Dayton, Valerie Faris

Emma Stone, Steve Carrell, Andrea Riseborough

3/5

En 1972, Billy Jean King est la détentrice de plusieurs titre du grand chelem, mais elle ne supporte plus d’être traitée comme un sous sportif parce qu’elle est une femme. Beaucoup moins payées que les hommes, la fédération de tennis refuse d’augmenter leurs primes. Elle décide alors, avec toutes les meilleures joueuses américaines, de se séparer de cette fédération et de créer leur propre organisme, la WTA vient de naitre. Elle est contactée par l’ancien grand champion de tennis, Bobby riggs, qui voudrait organiser un match d’exhibition entre lui et Billy Jean, afin de prouver au monde que même la meilleur joueuse femme ne peut pas battre un joueur homme. Réticente au départ, elle finit par accepter.

Battle of the Sexes : Photo Lewis Pullman, Steve Carell

Battle of sexes mélange l’histoire personnelle de Billy Jean et son histoire professionnelle. On peut y voir la création de la WTA, sa popularité auprès du public, son talent de joueuse de tennis, son mari mais aussi la découverte de son homosexualité qu’elle cache pour ne pas faire du tort à sa cause, celle de faire en sorte que les joueuse femmes de tennis soient tout autant respectées que les hommes.

Battle of the Sexes : Photo Andrea Riseborough, Emma Stone

J’ai aussi beaucoup aimé le personnage très bien interprété par Steve Carrell, Bobby Riggs, un joueur de tennis qui s’est rangé, mais qui reste accroc à toutes sortes de pari. Il ne peut s’empêcher de parier sur tout et rien au grand dam de sa femme. Sous des airs de misogynie il ne pense qu’à gagner son pari, le match est pour lui un moyen de faire un pari médiatisé, ce qui lui donne sa dose d’adrénaline.

Battle of the Sexes : Photo Emma Stone, Steve Carell

Beaucoup d’humour donc, le duel de parole entre les deux joueurs est savoureux, mais le film à au moins 20 minutes de trop, notamment concernant son histoire d’amour avec la coiffeuse Maryline. Beaucoup de scènes qui ne servent pas vraiment l’histoire mais qui surtout casse le rythme et finit par ennuyer un peu. Reste de bons acteurs servant une page de l’histoire du sport que je ne connaissais pas.

C'est tout pour moi : Affiche

C’est tout pour moi

de Nawell Madani, Ludovic Colbeau Justin

Nawell Madani, Mimoun Benabderrhamane, François Berléand, Leyla Doriane

3/5

Lila et sa grande soeur Malika, ont grandi dans un quartier populaire de Bruxelles, élevées par leur père. Depuis petite, Lila et Malika ont été passionné par la danse, en particulier le hip hop.  En devenant adulte, Malika est passée à autre chose contrairement à Lila, qui rêve de partir à Paris tenter sa chance en passant un casting pour cat’s. Mais son père n’est pas du tout d’accord, aussi Lila décide de partir malgré tout. A Paris, elle enchaine les coups durs et les malchances. Ces grosses mésaventures l’amènent à connaitre la comédie et surtout le stand up. Délaissant la danse, Lila se lance dans le théâtre.

C'est tout pour moi : Photo

C'est tout pour moi : Photo Nawell Madani

J’adore Nawell Madani, j’ai vu son spectacle il n’y a pas longtemps et j’ai éclaté de rire du début à la fin. Alors quand elle a sortie son film j’ai voulu le voir. C’est tout pour moi est en grande partie autobiographique puisque beaucoup d’éléments de la vie de Nawell se retrouvent dans le personnage de Lila. Comme Nawell, Lila a grandi passionnée par la danse, elle est partie pour Paris contre l’avis de sa famille pour tenter de percer dans la danse, comme Lila, elle a été déçue par le milieu et est finalement tombé amoureuse du stand up. Beaucoup de points communs donc, mais aussi beaucoup de choses ajoutées, comme le passage de Lila en prison.

C'est tout pour moi : Photo François Berléand, Nawell Madani

C’est tout pour moi, c’est drôle, rythmée, on ne s’ennuie pas, mais il y a aussi beaucoup de scènes émouvantes, voir tristes, notamment dans la relation entre Lila et son père, qu’elle espère rendre fière. Nawell Madani confirme son talent, mais on découvre aussi Mimoun Abderrhamane, qui joue le père de Lila, et qui s’avère excellent acteur. D’autant plus impressionnant quand on sait que ce n’est pas du tout un acteur à la base, mais un chauffeur de taxi. Une bonne comédie dramatique au finale, au vu des nombreux moments émouvants.

Novembre, le mois des concerts…

C’est bien connu, en automne, la saison des concerts bat son plein. A partir du mois d’octobre, beaucoup de dates s’enchainent. Cette année, je n’ai pas assisté à beaucoup de concerts, rien depuis le mois de février avec White lies au Troxy à Londres, et ça commençait à sérieusement me manquer. Les aléas du calendrier ont fait que finalement, trois groupes que j’aime beaucoup ont prévu des concerts sur Paris en novembre, et ces trois concerts se sont déroulés 3 soirées d’affilées, du jeudi au samedi, au même endroit, le zénith, un vrai challenge!

J’ai commencé le jeudi soir donc, avec Royal blood, un groupe composé seulement de deux musiciens, un chanteur bassiste et un batteur. Malgré leur petit nombre, ils font plus de bruit à deux qu’un groupe de 5. Je les avais vu une fois à l’olympia il y a deux ans, et j’avais adoré leur concert plein d’énergie, c’était brut. Cette fois ci, ils montent sur scène en ayant un second album à leur actif et pas des moindres! Ce fut un excellent concert, les deux musiciens sont très contents d’être présent, se donnent à fond, j’ai adoré l’ambiance. Un groupe que je reverrais avec plaisir et qui nous a joué une bonne partie de leur second album et bien sur le titre qui les avait fait connaitre, Figure it out.

   

Le vendredi c’est prophets of rage. C’est un groupe très récent mais composé d’anciens membres de groupes mythiques: composé des représentants de Public ennemy (Chuck D), de Cypress hill (B-Real), et de Rage against the machine (Tom Morello, Tim Commerford entre autre). J’adore Public ennemy, Cypress hill et surtout Rage against the machine, j’aimais énormément la présence sur scène de Zach de la Rocha, et ne pas avoir pu voir sur scène rage against the machine est l’un de mes plus gros regrets!

Avant Prophets of rage on a droit à une première partie composée de deux filles, ça sonne dure, la chanteuse me rappelle un peu Mat Bastards (skip the use), le son est un peu violent, je suis bien contente d’avoir mes bouchons d’oreille. Vient ensuite une vingtaine de minutes de mix avec DJ Lord, on pense tous que ça sert à annoncer l’entrée du groupe mais non. 10 minutes plus tard les gens se lassent et vont et viennent chercher de la bière…

Enfin Prophets of rage arrive et joue sur scène les plus gros tubes de ces trois groupes, et aussi les titres de leur nouvel album collectif que j’aime énormément d’ailleurs. La plupart de la setlist est composée des gros tubes de rage gainst the machine, notamment avec les titres know your ennemy, guerilla radio, take the power back, bombtrack, Sleep now with the fire, bullet in the head, bulls on parade, et bien sur les mythiques killing in the name of et ma chouchoute, Testify.

L’un de mes fantasmes de fan de concert était de pouvoir sauter avec une foule motivée sur killing in the name of et surtout sur testify, dont je ne me lasse pas de regarder les vidéos live et d’envier les spectateurs sautant à l’unisson dans une foule connaisseuse du groupe. Et bien vendredi soir ce fut chose faite, j’ai donc adoré ma soirée!!

On a eut droit aussi au gros tube de public ennemy Take back the power, la géniallissime How could i just kill a man de cypress hill, et un medley recouvrant les titres entre autre de Insane in the brain ou Jump around, comment ne pas sauter sur ça?? impossible…ce fut un excellent concert, rien à redire, Chuck D, B-Real et Tom Morello sont inépuisables, infatigables, Tom Morello manie toujours aussi bien la guitare, c’est un plaisir de le voir sur scène, avec au dos de son instrument une pancarte indiquant “fuck trump”, car si le groupe s’est formé, c’est surtout pour souligner un engagement politique, Rage against the machine étant connu pour leur coté très de gauche, limite communiste, leurs paroles anti système et au vue de ce qu’il se passe dans leur pays, on comprend leur envie de vouloir s’exprimer à nouveau sur le sujet. D’ailleurs, les chansons de leur album collectif, prophets of rage, parle aussi de ces thèmes là, notamment Hail to the chief que j’ai adoré, avec un Chuck D qui imite la parade nazi. Chuck D, B Real et Tom Morello assurent en grande partie le show, pas une seconde de répit ou de temps mort et le son est parfait pour une fois, ni trop fort ni trop faible, tout est équilibré, c’est la perfection! (sauf nos voisins de devant dans la fosse, la quarantaine, on a l’impression que c’est leur seule sortie de l’année, un petit groupe dont l’un des mecs passera les 80% de son temps le dos tourné à la scène a renverser avec sa copine tous les verres de bière qu’ils iront achetés au fur et à mesure que le liquide se déverse sur le sol, entrainant des flaques énormes et des pauvres spectateurs glisser dessus, bref, si vous aviez envie de vous bourrer la gueule en regardant le plafond, autant ne pas payer 66eur une place de concert…).

On finit la soirée avec la cultissime Killing in the name of dont les paroles sont toujours d’actualité (comme toutes les chansons de Rage against the machine d’ailleurs).

Pour finir la semaine, on retourne samedi soir au zénith voir Kasabian. Après Muse, c’est peut être le groupe qui me fais le plus bouger! On arrive au zénith avant le début de la première partie, et encore une fois on est bien content d’avoir nos bouchons d’oreille, car le son de cette première partie est vraiment trop néfaste pour mes oreilles.

Heureusement Kasabian finit par faire son entrée. Eux aussi on l’air content d’être là, comme à leur habitude, Sergio et Tom se parlent, se sourient se font des bisous, s’appelle brother, bref c’est le grand amour toujours entre les deux et ça fait plaisir.

 

Ce soir aussi pas de temps mort, pas de ralenti dans le rythme, ça s’enchaine, la fosse est bien déchainée ce soir là. L’ambiance est toujours aussi bonne dans les concerts de Kasabian, de ce coté là rien à redire! La setlist enchaine les nouveaux et anciens titres, et franchement les enchainements de titres font mal au corps, tellement on se sent obliger de bouger et sauter, surtout qu’ils terminent avec le doublé Vlad the impaler et Fire. Sergio descendra deux fois dans la fosse, une fois derrière la barrière de sécurité, et une fois directement dans la fosse, près des gradins, c’est toujours sympa à voir! Les courbatures mettront deux jours à disparaitre!

Enfin dernier concert du mois, une semaine après le trio de concerts, je me rends avec une amie à la maroquinerie dans le 20e. C’est une toute petite salle de concert, j’y avais déjà mis les pieds plusieurs fois. On va y voir le groupe américain (mais installé à Londres) Algiers. J’ai adoré les deux albums de ce groupe et j’étais très curieuse de les voir sur scène. On arrive ric rac, après la première partie, du coup la salle est pleine a craquée.

 

On arrive a trouver une petite place en hauteur, je pourrais voir surtout le chanteur guitariste et pianiste Franklin Fisher et Ryan Mahan, les deux autres membres du groupe étant cachés par une colonne, mais ce sont surtout Ryan et Franklin qui font le show. Je serais bien mieux installée, à la barrière, pour le bis. La salle est surchauffée, mais on finit par s’habituer. J’ai adoré entendre les chansons d’Algiers en live, ces chansons que j’ai tellement écouté les matins en allant au travail. Franklyn Fisher à une superbe voix et quasiment toutes les chansons impliquent qu’il pousse sa voix loin ce qui rend le concert assez impressionnant. Ils se donnent tous à fond sur scène, Franklyn Fisher tourbillonne, tombe par terre, se redresse, alterne guitare, piano, chant, arrange quelques problèmes techniques.

 

Les gouttes de sueur tombent grosses comme des balles de golf chez le chanteur, le premier rang ne doit pas être bien sec ! Ryan Mahan ira jusqu’à surfer sur la foule. Le public adore et en redemandera deux fois, avec deux bis, le premier attendu le second plus étonnant et bien sur bienvenu! Franklyn Fisher descend dans la fosse 2 fois, dont lors de la dernière chanson. Je le cherche du regard mais je ne le vois pas remonter sur scène, la foule commence à se diriger vers la sortie, et nous aussi jusqu’à ce que ma copine me montre le chanteur juste devant nous, assis sur la balustrade entrain de discuter avec un des spectateurs. Je lui tapoterais l’épaule pour attirer son attention et lui dire juste que c’était géniale. Un grand sourire de sa part tout dégoulinant de sueur encore, et puis il est temps de rentrer, on est lundi soir, et demain je bosse!

Dernières séances: Detroit de Katherine Bigelow – Logan Lucky de Steven Soderbergh – Thor ragnarok de Taika Waitiki- Au revoir la haut de Albert Dupontel

Detroit : Affiche

Détroit

de Kathryn Bigelow

John Boyega, Will Poulter, Algee Smith, Jason Mitchell, Hannah Murray

4/5

Détroit en juillet 1967, rien ne va plus, c’est l’état de siège. Sur fond de guerre du Viet Nam contestée par la population, les afro américains n’en peuvent plus du racisme surtout de la part des forces de police. Alors que la ville est à feu et à sang et que les rues ressemblent à un pays en guerre, Larry Reed, chanteur du groupe the dramatics, rêve de percer dans la musique. Avec son groupe, il espère taper dans l’œil d’un grand producteur présent dans le théâtre où il est senser se produire. Hélas, les émeutes les oblige à quitter le théâtre. Larry et son meilleur ami Fred trouvent refuge dans l’hôtel Algiers. Ils sympathisent avec deux jeunes femmes blanches et d’autre afro américain présent. Mais tout dérape lorsque la police local et la police d’état débarque dans l’hôtel à la recherche d’une soi disant arme.

Detroit : Photo Algee Smith

Je suis assez admirative du cinéma de Kathryn Bigelow, j’aime sa façon de filmer, beaucoup de ses films sont prenant et certains ont marqués des générations. Avec Detroit on retrouve son talent de réalisatrice, sa mise en scène au service d’un épisode de l’histoire américaine que je ne connaissais pas. Je connaissais la grande histoire, celle des émeutes sur fond de guerre du Viet Nam, du racisme, de la violence des forces de l’ordre. Mais je ne connaissais pas l’histoire de l’hôtel Algiers.

Detroit : Photo Algee Smith

Larry et Fred qui ne pensent qu’à leur musique et qui digèrent mal de ne pas avoir pu tenter leur chance quelques heures plus tôt vont se retrouver séquestrer avec deux jeunes femmes blanches et quelques autres hommes par trois policiers, qui derrière une soi disant volonté de faire appliquer la loi, vont agir comme des psychopathes sadiques.

Detroit : Photo Will Poulter

Le film est dure à voir, c’est dure de voir cette brochette de personnes qui n’ont rien demander à personne subir des humiliations, des coups violents, des menaces. Ils ne savent pas si ils vont sortir de l’hôtel vivant et plus les heures passent plus l’espoir de survivre s’amenuise notamment quand la police d’état, voyant les choses déparées, décident de tout simplement quitter les lieux.

Detroit : Photo

On a tout simplement l’impression de voir un épisode d’esprit criminel, un épisode dans lequel on suivrait les victimes d’un kidnappeur psychopathe se faire torturer de toutes les manières possibles en espérant que les agents du FBI arriveront à temps pour les sauver de leurs bourreaux. Sauf qu’ici les autorités supérieures ont préféré tourner les talons…

Detroit : Photo

Au delà de l’histoire de cet hôtel et de ces occupants, Bigelow raconte aussi comment n’importe quel homme peut exercer son sadisme en toute impunité quand il le fait sous couvert d’un uniforme ou d’un statut qui l’érige à un état de figure autoritaire. Ils représentent l’état, les victimes savent qu’ils pourront leur faire ce qu’ils veulent et qu’ils s’en sortiront quand même car protéger par leur plaque de flic.

Detroit : Photo

Le film est donc dure mais nécessaire, de voir comment la justice n’a rien fait contre ses psychopathes malgré toutes les preuves, tous les témoignages, et de se dire que 50 ans plus tard les choses n’ont pas tellement changées. Les acteurs sont tous très bon, tellement humain dans leur réaction et Katheryn Bigelow confirme encore tout son talent.

Logan Lucky : Affiche

Logan Lucky

de Steven Soderbergh

Channing Tatum, Adam Driver, Daniel Craig, Kathy Holmes, Seth MacFarlane

3,5/5

Jimmy et Clyde Logan sont frères et subissent la malédiction familiale qui veut que les hommes de la famille ne réussissent rien et ratent toujours tout. Jimmy aurait du devenir un célèbre joueur de foot millionnaire mais après une blessure, ses rêves s’effondrent, Clyde perd un bras (enfin la main et l’avant bras) après avoir combattu en Irak. Jimmy bosse sur le chantier du grand stade du coin mais se fait virer à cause d’une jambe boiteuse. Il décide alors de monter un coup avec son frère, voler l’argent des recettes de la journée la plus rentable du fameux stade qui va accueillir la course Nascar la plus populaire du pays. Pour mettre leur plan à exécution, ils ont besoin de l’aide de Joe Bang. Le seul soucis c’est qu’il est en prison.

Logan Lucky : Photo Adam Driver, Channing Tatum, Riley Keough

Logan Lucky : Photo Adam Driver, Channing Tatum

L’histoire dit comme ça, donne l’impression qu’il s’agit d’un film on ne peut plus classique. Des losers qui tentent de faire un gros coup pour engranger plein de fric en peu de temps, parce qu’ils en ont marre que la société et la malchance leur crachent dessus.

Logan Lucky : Photo

Mais Logan lucky c’est un peu plus que ça. L’histoire est bien ficelé, les détails du coup sont originaux, quelques détails sont surprenant. Mais surtout c’est très drôle, bien écrit et le film contient quelques références bien rigolotes. Quelques scènes sont très drôles notamment l’émeute dans la prison avec une revendication concernant game of throne qui m’a bien fait rire.

Logan Lucky : Photo Channing Tatum, Farrah Mackenzie

Un film de braquage mais très différent de Ocean eleven. Sans être le film de l’année, on passe un très bon moment.

Thor : Ragnarok : Affiche

Thor ragnarok

de

Chris Hemsworth, Tom Hiddleston, Mark Ruffalo, Jeff Goldblum, Tessa Thompson, Cate Blanchett, Idris Elba, Karl Urban, Anthony Hopkins

3,5/5

Deux ans après les évènements de Avengers l’ère d’Ultron, Thor rentre de ses aventures sur Asgard pour découvrir que son frère Loki n’est pas mort et que son père a disparu. Thor et Loki partent sur Terre pour retrouver leur père. Odin leur annonce qu’il est sur le point de mourir, son heure étant venue, et que sa mort va libérer leur sœur ainée, Hela, que les deux frères ne connaissaient pas. Hela ne pense qu’à une chose, conquérir et vaincre et est bien décidée à reprendre sa place sur le trône d’Asgard. Elle détruit sans effort le marteau de Thor. Les deux frères se retrouvent sans le vouloir sur Sakaar, une planète décharge sur laquelle le Grand Maitre règne. Mégalomane, le Grand Maitre organise des jeux dans son arène comme au temps des romains. Thor est alors vendu comme esclave. Il doit affronté la créature imbattable qui s’avère être Hulk coincé dans sa forme de bête depuis deux ans.

Thor : Ragnarok : Photo Tom Hiddleston

Je n’ai pas aimé le premier volet, je n’ai pas été voir le second et Avengers l’ère d’Ultron m’avait un peu ennuyé. J’ai quand même été voir ce film sur les conseils d’une amie fan et aussi sur le fait que le film me semblait différent des épisodes précédents et qui me semblait beaucoup plus drôle et barré que le premier volet des aventures du héros aux cheveux longs.

Thor : Ragnarok : Photo Chris Hemsworth, Mark Ruffalo, Tessa Thompson

De ce coté là je n’ai pas été déçue, dès les premières minutes j’ai adhéré à l’humour du film. La scène dans laquelle Loki se fait passer pour Odin sur Asgard, Loki et Thor qui débarquent à Paris, Thor qui rencontre docteur Strange, Jeff Goldblum en Maitre mégalo déjanté, la valkyrie alcoolique, la relation entre les deux frères, et puis Hulk en bête stupide.

Thor : Ragnarok : Photo Chris Hemsworth, Tom Hiddleston

Sans rien révolutionner, Thor ragnarok est drôle et très divertissant. L’action est bien distillée durant tout le film, l’humour très présent, un épisode Thor qui ne se prend pas au sérieux. Un bon divertissement dont les décors et la musique rappellent les années 80, décennie à la mode en ce moment.

Au revoir là-haut : Affiche

Au revoir la haut

de Albert Dupontel

Albert Dupontel, Nahuel Perez Biscayart Laurent Lafitte, Mélanie Thierry, Emilie Duquenne, Niels Arestrup

4/5

Première guerre mondiale, le soldat Maillard attend dans les tranchées que la guerre se termine. Jusqu’ici il a eut la chance de ne pas être sérieusement blessé. Hélas, alors que les allemands comme les français se tiennent tranquille dans l’attente d’une armistice imminente, le lieutenant Pradelle, qui aime trop jouer à donner des ordres, relance les hostilités en tuant deux de ses hommes et en faisant croire que l’attaque vient des allemands. Dans le no man’s land entre les deux camps, les combats reprennent. Seul le soldat Maillard à tout vu. Sauvé in extremis de la mort par son compagnon d’arme le soldat Pericourt, ce dernier a le bas du visage arraché par un obus. La guerre prend fin, le lieutenant Pradelle s’en sort avec les honneurs, tandis que Maillard fait tout pour aider son compagnon Péricourt, qui n’a plus de machoire. Les mois passent, Pericourt, issu d’une famille riche, se fait passer pour mort, et décide de se venger de l’Etat qui les a envoyé au casse pipe, en organisant une énorme arnaque…

Au revoir là-haut : Photo Albert Dupontel

Je n’ai lu aucun roman de Pierre Lemaitre, mais j’aime beaucoup le cinéma atypique de Dupontel. Comparé à d’autre de ces films, Au revoir la haut (qui est l’adaptation du roman de Lemaitre qui a obtenu un prix goncourt) est plus classique dans son histoire et dans sa forme, bien que la réalisation soit originale.

Au revoir là-haut : Photo Albert Dupontel

J’ai au finale beaucoup aimé le film. L’histoire est très intéressante, elle s’intéresse en arrière plan aux laissés pour compte de la guerre des tranchées, les mutilés, et surtout les “sans gueules”, ces hommes dont une partie du visage a été arraché, mais qui n’en sont pas mort pour autant, comme Pericourt dans le film, qui ne peut plus parler ou presque, qui ne s’alimente que grâce à un tuyau implanté dans la gorge et dans laquelle on injecte de la nourriture liquide, effrayant. J’ai beaucoup aimé suivre du point de vue du soldat Maillard, le quotidien de Pericourt aidé de la petite Louise une orpheline qui s’est attachée à Pericourt.

Au revoir là-haut : Photo Laurent Lafitte, Niels Arestrup

Les acteurs sont très très bons notamment, Nahuel Pérez Biscayriat qui joue Pericourt et dont les émotions passent rien que dans son regard. Albert Dupontel toujours aussi bon et puis Niels Arestrup que j’aime énormément. La mise en scène, les détails comme les masques, sont très soignés. On ne voit pas le temps passé à suivre le destin étrange de ces personnages brisés par la vie.

Une semaine chez les vikings norvégiens

A la mi aout, je suis partie pour une semaine à Bergen en Norvège. Bergen est une ville basée sur la cote ouest norvégienne et c’est un peu le point de départ pour visiter les fjords. Au départ, je pensais partir 4 ou 5 jours, mais finalement en prenant un appartement sur airbnb, la location pour une semaine complète nous revenait moins cher que de le louer quelques jours.

Pour me rendre à Bergen, nous avons pris l’avion pour Oslo. Il n’y a pas de vol direct depuis Paris pour Bergen alors nous avons décider de continuer la route en train jusque sur la cote ouest. L’itinéraire entre les deux villes est connue pour ses très beaux paysages. A la gare d’Oslo, on essaye de se trouver de quoi manger, mais nous avons déjà un aperçu des prix très élevés norvégiens. Impossible de se trouver un sandwich à moins de 10 euros.

Les jolies maisons typiques, dans le quartier de notre appartement

Le voyage en train sera plutôt une catastrophe car après un peu moins de 2h de trajet, des pannes de courant nous obligent à abandonner le train. Le conducteur, entre deux soupirs désespérés, nous annonce que des bus, van, taxi sont mis à disposition des passagers afin de rejoindre une autre gare, à 2h de route de là, pour reprendre un train jusqu’à Bergen. On es assez dépitées, car avec le temps nuageux, la nuit tombe assez vite sur la région et on ne verra pas trop les paysages qu’on nous avait promis. Malgré tout en collant les mains à la vitre, je peux voir les glaciers et leur parfaite réflexion sur des lacs miroirs. Mais avec les reflets des néons du train, impossible de prendre des photos. Notre arrivée à Bergen est assez chaotique, personne pour nous renseigner, pas un employé de la gare, et tout le monde se jette sur les taxis. Il est 1h30 du matin, et après 10 minutes d’attente, on se jette sur le prochain taxi pour enfin arriver dans notre appartement.

Bryggen, sur le port

Le lendemain, après la journée difficile d’hier, on décide de rester tranquillement à Bergen pour visiter la ville. Après avoir pris des renseignements pour organiser nos prochaines journées à l’office du tourisme, on visite Bryggen, les vieilles maisons qui font la célébrité de la ville sur le port. On se rend ensuite dans un resto le Pingiven, ou le pingouin en français. C’est un resto qui est connue pour les spécialités norvégiennes. Pour ma part, je prendrais du renne avec des légumes. Bon c’est une viande assez forte, plus que le mouton, et même si c’est assez bon au bout de quelques bouchées c’est un peu écœurant. On passe l’après midi à faire quelques magasins et on termine par prendre le funiculaire qui grimpe au sommet d’une colline. Une fois la haut la vue vaut le coup d’œil puis on fait une promenade dans le coin, entre forêt et lac.

Vue sur Bergen

Promenade dans les hauteurs de Bergen

Vendredi, les choses sérieuses commencent avec une excursion qui dure la journée. Nous avions réservé la veille le fameux Norway in a nutshell. Un circuit que l’on peut faire par soi même en réservant les différents transports un à un, mais c’est plus simple comme ça. On prend un train depuis Bergen jusqu’à Myrdal. De là, on prend un train touristique qui passe par de somptueux paysages.

Paysages vue entre Myrdal et Flam

Le train s’arrête au pied d’une cascade impressionnante. On peut descendre du train et approcher la cascade grace à une plateforme. Une musique un peu mystique se fait entendre et une danseuse se met à danser sur le toit d’une maison perchée près de la cascade, comme une petite fée, ce qui fait rire les touristes, c’était très sympa! On reprend la route jusqu’à Flam. Après une pause pendant laquelle on s’installe dans un petit café, on prend un bateau qui traverse le Aurlandsfjord et le Nærøyfjord, les images parlent d’elles même.

 

Fjords vue depuis le bateau

La traversée dure 2h jusqu’à Gudvangen  où un bus nous attend pour nous faire descendre une route de montagne en épingle avec des cascades et autre vue superbes jusqu’à Voss. Enfin un train nous ramène jusqu’à Bergen. Norway in the nutshell ne permet pas de faire des balades ou des randonnées, mais permet de voir de superbes paysages sans se fatiguer et de voir un condensé  des paysages norvégiens en peu de temps. Je retiens surtout le voyage en train flamsbana qui permet de voir des paysages sublimes, tout comme la traversée des fjords en bateau.

Vue sur le chemin, Norway in the nutshell

Le samedi on se lève plus tard vu que la veille on s’est levé tôt. On se balade, on fait un peu de shopping, on déjeune tardivement au tgi friday, une chaine de burger us avant de finalement prendre le cable car, une cabine téléphérique qui grimpe plus haut que le funiculaire. De la haut on a une vue assez impressionnante, par contre il n’y a pas vraiment de balade possible à faire mis à part la descente à pied de la colline qui est faite quand même pour les gens avertis, vue l’état des chemins.

Vue depuis une des collines autour de Bergen

Dimanche on se lève assez tôt direction la gare routière pour prendre un bus pour les chutes Steinsdalsfossen, des chutes d’eau où les visiteurs peuvent passer dessous sans même se mouiller! Sur la route les paysages sont grandioses, des rivières aux couleurs hypnotisantes, des montagnes, des lacs dans lesquels se reflètent des montagnes…Le bus nous dépose juste au pied de la chute et un chemin nous permet de monter et de passer sous la cascade. Le bruit est impressionnant! Heureusement il n’y a pas énormément de touristes et le soleil se dévoile, O miracle!

Chute d’eau Steinsdalsfossen

Une fois redescendu on part faire une balade grâce à un chemin qui passe à travers champs le long de jolies maisons et qui débouche sur un lac. On traverse quelques rues et on se retrouve au bord d’un fjord et d’un lac. L’endroit est très jolie et le temps étrange, averses, grosses éclaircies, averses, à nouveau un beau soleil, etc etc jusqu’à l’arrivée de notre bus qui nous récupère à l’entrée du fjord pour nous ramener à Bergen. Sur la route retour, des trombes d’eau se  mettent à tomber.

Sur les bords du lac et du fjord à Norheimsund

Le jour suivant, on prend un bateau dès 8h du matin pour une croisière sur la cote de Bergen et l’entrée des fjords. Durant les 2h que dure le trajet, on peut admirer des maisons de bois rouge typiques au bord de l’eau, une plateforme pétrolière, on passe au plus près de la cote, puis avec une poignée de voyageurs, on descend sur l’ile de Skjerjehamn. On est gentillement accueillis par une jeune femme qui nous distribue un plan de l’ile et qui nous dirige vers un café dans lequel on a droit à une boisson chaude et une gaufre. L’ile est petite et on fait vite le tour. Le soleil est de sortie depuis ce matin, mais alors que la promenade se termine et qu’on se dirige vers l’embarcadère, la pluie se met à tomber et pas qu’un peu. Heureusement on est bien à l’abri mais le temps à retarder le bateau retour et on attendra une bonne demi heure supplémentaire. Ce n’est pas si grave, il y a quelque chose de très reposant à regarder la pluie tomber dans la mer, tout en étant bien à l’abri.

Skjerjehamn

De retour à Bergen, on déjeune dans l’un des restaurants du port de Bergen, fish me. On voulait manger au moins une fois du saumon mais les restaurants traditionnels ou réputés de la ville n’en avait pas au menu bizarrement, on en trouvait au marché au poisson et dans quelques restaurants autour. Ici, quelques tables, des serveurs débordés, des gens qui passent et repassent pour prendre en photo les vitrines remplies de poissons frais, de crabes, de coquilles saint jacques. On choisi toutes les deux le saumon, servi avec quelques pommes de terres grenailles et un peu de salade. Le saumon est cuit à la minute sur un gril et c’était très bon, même si je n’ai pas ressenti de réelle différence entre le pavé de saumon que j’achète chez mon poissonnier et celui que j’ai mangé à Bergen, si ce n’est la cuisson parfaitement maitrisée.

Gamle Bergen

L’après midi il pluviote par intermittence. On décide de prendre le bus pour se rendre à Gamle Bergen, un musée à ciel ouvert dans lequel est reconstitué des maisons historiques, un  peu comme le Skansen à Stockholm mais en beaucoup plus petit. Le bus nous dépose à une bonne quinzaine de minute du village historique et quand nous arrivons il n’y a quasi personne. Une partie du village est gratuite, on fera même de la balançoire accrochée à un arbre installée juste en face de la baie de Bergen. Dans le village même, plusieurs maisons sont ouvertes au public, la maison du notable de la ville, du dentiste, du coiffeur, de l’imprimeur, l’école, l’épicerie locale, la boulangerie, la salle des fêtes… Tout comme c’était le cas à Stokcholm, il y a quelques acteurs qui déambulent en costumes d’époques.

Dans la maison du notable on discute avec le fils du propriétaire, qui nous explique que son père est dans le textile; il nous propose de toucher des échantillons de tissu pour choisir nos futures robes! L’acteur à le sens de l’humour, comme on le verra aussi un peu plus tard. Il nous demande si on a fait notre choix et devant notre hésitation, il nous explique que c’est normal pour nos cerveaux de faibles femmes, prendre une décision de ce genre c’est trop nous demander et nous ferions mieux de revenir avec notre père ou notre mari pour nous aider à choisir! On se rend ensuite dans l’épicerie, tenue par une commerçante de 1926 qui nous présente les produits tout nouveaux comme le coca cola, “une boisson tout à faire sur maintenant que les fabricants on retiré la cocaïne”. En milieu de visite, les acteurs nous propose de nous réunir dans la rue principale et nous font un petit spectacle très drôle. La riche maitresse de maison, fin 19e, fait son marché auprès d’un commerçant ambulant qui en même temps vient faire la cour à la bonne Anna. C’était très sympa et très drôle tout en nous montrant un peu le quotidien de l’époque.

 

Maison de Edvard Grieg

Mardi c’est notre dernier jour en Norvège. On part prendre un petit déjeuner dans un café recommandé dans plusieurs guides. Mais nous sommes un peu déçues. Il s’avère que Blom café ressemble beaucoup aux cafés typiquement bobo parisien avec une certaine clientèle, qui mise tout sur la qualité du café mais qui finalement ne vend pas grand chose d’autre. Ici, donc il n’y a pas grand chose en vitrine, et on sent que les autres clients ne sont que des habitués. Pour le petit déj, on demande chacune un croissant qui cuit au four (ou qui décongèle plutôt à mon avis), je commande un cookie aux céréales et un cappucino. Le café est bon et reste moins cher que d’autre adresse que j’ai pu faire jusqu’ici à Bergen. Le cookie est très bon, mais par contre le croissant n’a rien d’exceptionnel et surtout il est fourré au nutella, ce qui le rend particulièrement sucré et gras. Sans compter que le serveur n’est pas des plus chaleureux!

Pour le reste de la matinée on part prendre le tramway pour aller visiter la villa de Edvard Grieg, un musicien et compositeur du 19e. Son nom ne me disait pas grand chose, par contre tout le monde connait quelques unes de ses compositions; Le tramway nous rapproche le plus possible de la maison, mais il reste à parcourir 25 minutes de route qui n’ont rien de folichon. La maison est jolie mais on en fait vite le tour. Beaucoup de meubles, beaucoup de photos et de dessins d’époque. On coupe la visite pour se rendre dans une annexe dans laquelle on nous propose un concert. Un pianiste vient nous jouer quelques morceaux du compositeur et qui en profite pour nous raconter des anecdotes sur la vie d’Edvard Grieg et ses compositions. C’est assez captivant et écouter du piano en live c’est toujours intense. Le petit concert ne dure que 30 minutes mais j’en garde un très bon souvenir. Ensuite, on continue  notre visite en se promenant dans le parc de la maison. Si autour de la villa le jardin est ordonnée et symétrique, un chemin menant au bord de l’eau nous entraine dans un coin plus boisé. C’est calme, très beau, dans le plus pure style romantique du 19e siècle. On passe le reste de la journée à Bergen, on déjeune et on profite du beau temps qui est revenu, probablement grâce au vent qui a tout balayé sur son passage.

Vue embrumée de Bergen

Ce premier voyage en Norvège n’est pas totalement concluant au final. J’ai adoré les fjords, on a pu voir des paysages à coupés le souffle, de chouettes balades en bateau, mais au finale, alors que nous sommes restés une semaine on a pas pu profiter de la nature autant qu’on le souhaitait. La bas, a chaque fois que l’on veut sortir de la ville pour aller dans les sites qui en vaut le détour, il faut prendre le train ou le bus et chaque déplacement coute très cher. Pour comparer, quand je vais en écosse, si je veux accéder à une randonnée enchanteresse, voir des décors somptueux, je n’ai qu’à prendre un bus local pour 10/15 min, payer le prix d’un ticket de bus à 6/7eur max et me voilà transporter complètement, je peux me balader comme je veux, les randonnées sont nombreuses et toutes tentantes. En Norvège, chaque déplacement coute cher. Avec Norway in the nutshell qui coute quand même plus de 100 eur, on a droit à un panel de paysages différents, mais au finale on ne fait que changer de transport toute la journée: le train, le bus, le bateau, un autre bus, un autre train, tout s’enchaine sans temps morts. Aucune possibilité de faire une randonnée. La traversée des fjords en bateau dure 2h, mais une fois débarqué il faut très vite monter dans les bus et repartir. J’ai beaucoup aimé le gamle bergen, le village du 19e siècle reconstitué, et j’ai beaucoup aimé la matinée passée dans la maison d’Edvard Grieg. Je garde également un très bon souvenir de ma balade au bord de l’eau un peu plus loin que la chute Steinsdalsfossen; On s’est balader entre le fjord et la mer, c’était une sensation mystique surtout avec le soleil qui illuminait les lieux, soleil qu’on a pas beaucoup vu en une semaine!

J’ai trouvé que les norvégiens ne sont ni chaleureux ni froids, certaines sont très sympathiques, on sent le style scandinave partout, les décorations épurées, les couleurs neutres, les tenues discrètes et simples. Mais je ne pense pas retourner en Norvège pour une simple raison: les prix. Tout est très très cher du simple ticket de bus, aux excursions, en passant par la nourriture et les boissons. Les sandwichs coutent dans les 10 eur, les plats dans les restaurants entre 25 et 35 euros, les excursions entre 70 et 150 pour les plus simples, et les prix peuvent s’envoler encore plus haut…