Témoin muet Agatha Christie

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De Agatha Christie

4/5

Miss Arundel, une vieille demoiselle comme on en fait plus, est affublée de neveux et nièces qui sont tous après son argent. Bella et son mari, un docteur grec, Richard, un vaurien plein de charme, et Thérésa, la sœur de Richard, qui ne sait pas vivre autrement que dans le luxe. Miss Arundel reçoit tout ce beau monde dans sa maison pour le week end de pâques. Un soir, la voilà qui tombe dans les escaliers. Elle aurait pu facilement mourir, mais elle a la chance de s’en sortir sans mal. C’est encore la faute du chien, Bob, qui laisse toujours trainé sa balle dans les escaliers, c’est bien connu dans la maison. Mais miss Arundel n’est pas tranquille et décide d’écrire à Hercule Poirot.

Un bon vieux Hercule Poirot! c’est comme retrouver un vieil ami. J’ai beaucoup aimé cette histoire qui part d’une mort naturelle, passe par une tentative d’homicide avant de se lancer dans une enquête pour meurtre. Les habituelles suspects défilent, les neveux et nièces assoiffés d’argent qui courent après l’héritage. Et une vieille dame lucide, qui ne supporte pas les vautours qui se disent être sa famille.

Toujours une enquête intéressante à lire, les incontournables interrogatoires, les innombrables suspects. J’ai pris plaisir à écouter Hasting nous raconter cette histoire, la manière dont il a de percevoir les choses et sa nouvelle amitié avec le chien de la victime, Bob. Et son amitié avec Hercule Poirot. Hasting en a assez de l’arrogance de son ami, de sa clairvoyance là où Hasting ne comprend rien. Mais il aime quand même le voir résoudre toutes les énigmes les unes après les autres. Il y a pas mal de rebondissements, et surtout beaucoup d’humour, comme d’habitude.

Encore un très bon roman policier de la part d’Agatha Christie, entre Londres et la campagne anglaise.

La la land de Damien Chazelle

La La Land : Affiche

de Damien Chazelle

Ryan Gosling, Emma Stone, JK Simmons

4/5

A Los Angeles, Mia tente de percer dans le cinéma. Son rêve est de devenir une grande actrice, mais ça fait 6 ans qu’elle est arrivée en Californie et qu’elle enchaine les castings et les échecs. De son coté, Sebastian est un pianiste de jazz très talentueux, mais sa passion pour le jazz l’empêche de faire le moindre compromis et a du mal à vivre de son art. Son rêve est d’ouvrir un club de jazz. Les deux rêveurs passionnés vont se rencontrer à plusieurs reprises…

La La Land : Photo Emma Stone, Ryan Gosling

La La Land : Photo

De Damian Chazelle, j’avais adoré Whiplash, un film qui nous parlait déjà de passion à la limite de l’obsession. Dans Lalaland, Chazelle nous parle encore de passion, de personnes qui sont entières et qui vivent leurs passions sans concession ni compromis, passions qui se heurtent parfois difficilement à la dure réalité. La première moitié du film est acidulée, colorée, c’est la partie la plus légère du film. On y voit Sebastian et Mia qui vivotent, qui survivent grâce à des boulots alimentaires, qui gardent encore espoir de percer dans leurs domaines, de vivre de leurs passions.

La La Land : Photo

Le couple Mia/Sebastian est touchant, drôle, attachant, j’ai aimé les voir évoluer à l’écran, leur rencontre, leur histoire. Ils mènent un peu la vie de bohème, vivant leur jeunesse et leur amour pleinement, vivant au jour le jour. Mais Lalaland est aussi une bonne comédie, car on rit beaucoup, surtout durant la première moitié du film. Le duo enchaine les scènes très drôles et Ryan Gosling a un vrai talent comique.

La La Land : Photo Emma Stone

Les scènes chantées et dansées on souvent un petit coté Jacques Demy en plus de nous rappeler les comédies musicales américaines des années 50.

La La Land : Photo Ryan Gosling

Comme pour Whiplash, la musique du film est très réussie, notamment le morceau de piano joué régulièrement au cours du film par Ryan Gosling.

La La Land : Photo Emma Stone, Ryan Gosling

J’ai tout aimé dans Lalaland, les acteurs, l’humour très présent, les décors, les costumes, la musique, le couple Mia/Sebastian, et même la fin qui me semble logique, c’est le coté un peu réaliste dans cette belle histoire.

Your name de Makoto Shinkai

Your Name : Affiche

de Makoto Shinkai

4.5/5

Mitsuha, 17 ans, vit avec sa petite sœur et sa grand mère dans une toute petite ville de la campagne japonaise. Sa mère est morte quand elle était petite et son père a quitter le domicile pour faire campagne en politique et devenir le maire de la ville. Mitsuha est héritière d’une vieille famille aux traditions anciennes et importantes, surtout pour sa grand mère, mais l’adolescente rêve de vivre dans une grand ville comme Tokyo. De son coté, Taki, lycéen, vit à Tokyo avec son père. Il espère devenir un jour architecte. Mais un jour, il se réveille dans le corps de Mitsuha et Mitsuha se réveille dans le corps de Taki. Ces expériences étranges se reproduisent à plusieurs reprises, et les deux ados résignés, décident de se laisser des messages dans leur téléphones portables respectifs afin d’expliquer à l’autre ce qui s’est passé lors de leur journée d’échange. Les deux ado ont pris gout à cet échange et à vivre une vie différente le temps de quelques heures. Mais un jour, Taki ne se réveille plus dans le corps de Mitsuha. Il est alors décidé à aller la voir pour la rencontrer.

Your Name : Photo

Je n’étais pas très motivée pour voir ce film surtout parce que la bande annonce ne m’avait pas totalement convaincu, et puis en lisant les critiques très positives de pratiquement tous le monde, que ce soit la presse ou des spectateurs, je me suis dis qu’il fallait faire l’effort d’aller le voir. Et j’ai bien fait!

Your Name : Photo

On retrouve dans Your name, des thèmes qui reviennent souvent dans les films précédent du réalisateur, en tout cas ceux que j’ai pu voir c’est à dire 5 cm par seconde et Voyage vers Agartha. On retrouve une héroïne qui a perdu un de ses parents, on parle de deuil, d’âme sœur, de chemin qui se rencontre puis se sépare, le poids de la destinée et la part de hasard dans les vies des personnages. On retrouve aussi la beauté des paysages de Shinkai, notamment tout ce qui tourne autour des ciels étoilés.

Your Name : Photo

J’ai beaucoup aimé Your name. Mitsuha est une ado tiraillée entre ses devoirs ancestrales hérités de sa grand mère et son envie de modernité, d’une vie sans contrainte, d’une vie loin de la campagne étriquée dans laquelle elle vit pour l’énergie d’une grande ville. Les scènes d’échanges entre Mitsuha et Taki sont vraiment réussi, bien exploité, très drôle surtout. Mitsuha apporte son coté féminin et spontanée dans la vie un peu timide de Taki et Taki apporte plus de force et de colère dans la vie de Mitsuha. La moitié du film est donc vraiment réussi et très drôle, avec les échanges par mail et journal virtuel entre Taki et Mitsuha qui se tiennent au courant de la journée qu’ils ont passé dans le corps de l’autre. Le film change de ton quand on découvre une chose surprenante dans l’intrigue et le fil de l’histoire. Les choses deviennent un peu plus sombre, un peu plus dramatique, du moins pour un temps.

Your Name : Photo

Your Name : Photo

Les dessins sont très beaux aussi, il y a une très belle lumière. J’ai beaucoup aimé me promener dans la maison familiale, dans la campagne de Mitsuha et dans les rues peuplées de Tokyo, notamment dans le quartier de Shinjuku.

Un film très réussi donc, bien supérieur à 5cm par seconde que j’avais trouvé un peu frustrant et que Voyage vers Agartha qui était intéressant mais il manquait un petit quelque chose pour en faire un coup de coeur. Your name m’a énormément plut, entre moment très drôles et passages un peu plus émouvant, on s’attache beaucoup aux personnages. Je pense que ce film vu un peu tardivement, va venir bouleversé un peu mon classement des films vus en 2016.

 

Le médecin d’Ispahan

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de Noah Gordon

2.5/5

Rob est un jeune enfant de 9 ans, qui vit dans le Londres médiéval du 11e siècle. Étant l’ainé, il s’occupe de ses deux plus jeunes frères et de sa petite sœur tandis que ses parents s’acharnent à ramener de quoi manger chaque soir, entre une mère aimante qui vend des broderies, et son père menuisier qui peine à trouver du travail. Rapidement, Rob se retrouve orphelin. Sa mère d’abord qui meurt des suites d’un accouchement difficile et de son père ensuite, mort de fatigue et de maladie. La guilde, organisation qui s’occupe des menuisiers et de leurs familles, dispatche les enfants dans différentes familles, ou en apprentissage, tandis que Rob est “confié” à un barbier chirurgien, les médecins de l’époque. Ce dernier avait besoin d’un apprenti et Rob est déjà bien content de ne pas avoir été vendu comme esclave pour rembourser les frais d’enterrement de ses parents. Il quitte donc Londres et part de ville en ville avec son nouveau Maitre qui lui apprend les quelques rudiments de médecine qu’il connait, mais il doit aussi faire le show dans les villes qu’ils visitent, savoir jongler, distraire et vendre l’élixir maison sensé guérir tous les maux mais qui n’est rien d’autre qu’un alcool artisanale. En grandissant, Rob développe le désir de devenir médecin, jusqu’à ce que ça devienne une obsession. Une fois adulte, doué dans son travail, il décide de traverser le monde pour se rendre à Ispahan, l’un des rares endroit à enseigner la vraie médecine.

J’ai croisé à plusieurs reprise ce roman dans les rayons des librairies et j’ai fini par lire quelques avis sur des blogs avant de me décider à l’acheter. Les différents avis étaient plutôt positifs même si personne n’avait eu de coup de cœur.

Finalement, les 583 pages auront été facile à lire, l’écriture est fluide et les pages tournent rapidement. Le coté historique est assez intéressant, on plonge dans l’histoire d’Ispahan, le chah, les mullahs, la loi et la justice, les différents quartiers selon les ethnies, et bien sur l’école de médecine dirigée par Ibn Sina plus connu en Europe sous le nom d’Avicenne, qui fut l’un des plus grands scientifiques de son époque. On suit le jeune Rob dans bien des aventures et des voyages, de l’Angleterre moyenâgeux, où la chasse aux sorcières est courante, l’ignorance reine, et la misère trop souvent rencontrée, à Ispahan, riche en couleurs, en savoir, en connaissances, en odeurs et épices, en soleil et chaleur, en passant par la longue caravane qui fera passer Rob par la France, avant de passer l’hiver dans un village juif où il en profitera pour apprendre le persan et les pratiques juives.

Dis comme ça, le roman avait de grande chance de beaucoup me plaire, j’adore les romans d’aventure historique dans lesquels on voyage au coté d’un personnage qui évolue au fil des rencontres qu’il fait. Mais en réalité ce fut un peu la douche froide. Le roman se divise en plusieurs parties, son enfance et adolescence en Angleterre auprès du barbier chirurgien qui va le former, son voyage jusqu’en Perse, son apprentissage à Ispahan. Si on apprécie pas tant que ça le roman, c’est sa froideur. Pendant tout le roman on ne s’attache pas aux personnages. L’écriture y ait pour beaucoup, l’auteur décrit ses personnages, les drames qui les touchent, les évènements de manière détaché et sans émotion. Il passe d’ailleurs parfois très vite sur certains sentiments ou émotions qui sont sensés être important. On a presque une impression de synthèse dès qu’il s’agit des émotions, du caractère de ces personnages, comme si l’auteur manquait d’empathie, qu’il écrivait de manière très distante et détaché, alors qu’il apporte parfois beaucoup de précision et de détails concernant des techniques médicales ou les pratiques et traditions juives. Ce coté très détaillé ne m’a pas intéressé non plus. Autant les pratiques médicales peuvent être intéressante à lire dans une certaine mesure, autant les nombreux détails technique sur les pratiques et traditions de la religion juive sont lourds à lire, parfois ennuyant.

On a l’impression de ne pas lire un roman. Finalement il me faudra environ 550 pages, pour me sentir un peu proche de son héros Rob, et des personnages qui l’entourent comme Mary. Ce n’est que vers la fin que je me suis un peu attaché à eux, mais sans plus. Alors que le roman aurait pu dégagée une belle chaleur, notamment l’amitié entre Rob et Mirkin qui aurait pu être une belle histoire mais qui reste encore une fois froide et mal développée. L’histoire d’amour entre Rob et Mary est tout aussi froide que le reste, et les scènes entre les deux personnages sont décrites un détachement comme j’en ai rarement vu, comme si il décrivait encore une autre technique médicale.

En bref, un roman facile à lire, une écriture fluide, une histoire qui aurait pu être passionnante, mais aucune émotion qui se dégage des personnages ou de l’histoire, une impression de lire un manuel, j’ai refermé le roman soulagé, j’ai même pensé à abandonner la lecture. Si vous voulez vous évader à Ispahan, je vous conseille plutôt le roman de Jean Christophe Ruffin, Sauvez Ispahan.

Quelques minutes après minuit

Quelques minutes après minuit : Affiche

de Juan Antonio Bayona

Lewis MacDougall, Sigourney Weaver, Felicity Jones, Liam Neeson

3/5

Connor est un jeune garçon qui vit seul avec sa mère dans une petite ville d’Angleterre. Il doit gérer le quotidien avec une mère gravement malade et une solitude pesante à l’école. Tous les soirs, Connor fait le même cauchemar, celui dans lequel sa mère est sur le point de tomber dans un gouffre sans fond, dans un cimetière, et Connor qui retient la main de sa mère, finit par la lâcher. Un soir cependant, à 00h07, il a la visite d’un monstre. C’est l’arbre millénaire du cimetière en face, qui prend vit en se transformant en monstre. Il explique à Connor qu’il viendra le soir à la même heure, lui raconter trois histoires qu’il a vécut dans son passé, et qu’ensuite il viendrait écouter la 4e histoire, celle que Connor devra raconter, son cauchemar qu’il vit toutes les nuits.

Quelques minutes après minuit : Photo Sigourney Weaver

Quelques minutes après minuit raconte le quotidien difficile de Connor. Sa mère est gravement malade, son père pas très présent, sa grand mère trop autoritaire. Il n’a aucun amis et l’école est synonyme de solitude intense. Seul le dessin lui permet de trouver un certain équilibre, art dans lequel il excelle. Mais le film verse aussi dans le fantastique, puisque l’arbre millénaire qui se trouve en face de chez Connor, prend vie chaque soir pour venir raconter à Connor une histoire de son passé. L’if millénaire a vu et vécut beaucoup de chose. Ces histoires peuvent passer pour des contes mais sont loin des stéréotypes habituels. Ici les princes peuvent devenir des monarques justes et aimés du peuple tout en étant des meurtriers de sang froid, des sorcières assoiffées de pouvoir peuvent être aussi des reines douées et aimées…Connor qui a grandit avec des histoires de gentils contre des méchants, y perd son latin. Les histoires racontées par l’arbre n’ont pas de sens morale à ses yeux. Il apprendra ainsi la leçon de l’arbre, que tous le monde a des cotés blancs et des cotés noirs, qu’il n’y a pas de parfait héros et de total méchant, que chacun est un peu de chaque et peuvent devenir par leurs actes, le méchant du jour, et le héros d’hier.

Quelques minutes après minuit : Photo Felicity Jones, Lewis MacDougall

Visuellement parlant le film est très réussi. Comment ne pas aimer le désordre artistique de la maison de Connor et sa mère? que ce soit le salon ou sa chambre. Et les histoires racontées par l’arbre/monstre sont très joliment mise en scènes par des aquarelles qui prennent vie, et qui font un peu penser parfois au style de Michel Ocelot. Les acteurs sont tous très bon, le jeune Connor est un personnage intéressant à suivre. Il vit des moments difficiles auprès d’une mère mourante, et préfère attirer les foudres du caïd de son école pour devenir le souffre douleur et ainsi souffrir physiquement plutôt que mentalement. Le message du film est simple mais juste, et Connor exorcisera sa culpabilité (vouloir que sa mère survive mais vouloir aussi qu’elle meurt vite pour ne plus avoir peur de la perdre jour après jour) grâce à l’intervention de l’arbre/monstre.

Quelques minutes après minuit : Photo Lewis MacDougall

Le film m’a un peu fait penser au labyrinthe de pan, en mélangeant réalisme dure et scènes fantastiques, mais ici le résultat n’est pas aussi réussi que pour Le labyrinthe de pan. Le film verse beaucoup trop dans le pathos, le mélo et le tire larme et c’est bien dommage. On cherche a faire pleurer le spectateur par tous les moyens et le résultat est un peu déprimant.

Dernières séances: Vaiana

Vaiana, la légende du bout du monde : Affiche

Vaiana

de

3.5/5

Vaiana, fille du chef, vit sur son ile avec ses parents et sa grand mère. Il fait bon vivre sur l’ile entourée de récifs de coraux, les fruits poussent en abondance, les pêcheurs ramènent tout le poisson nécessaire, les fleurs et palmiers poussent partout, tout le monde est heureux. Vaiana est dès son plus jeune âge bercée par les légendes de son peuple, notamment la légende de Maui, le demi dieu. D’après sa grand mère, Maui aurait autrefois volé le cœur de la déesse ce qui engendrera avec le temps la stérilité de la terre et des eaux. Vaiana a toujours été très attirée par l’eau et par la navigation, mais son père lui interdit formellement de dépasser la barrière de corail. Vaiana grandit et prend peu à peu ses nouvelles responsabilités de futur chef du village. Mais l’appel du large est toujours fort, et le jour où la terre ne donne plus de fruit et que les pêcheurs ne rapportent plus de poisson, Vaiana sait qu’elle doit rapporter le cœur et pour cela trouver d’abord Maui le demi dieu.

Vaiana, la légende du bout du monde : Photo

Voici le dernier né des studios Disney. Cette fois ci l’héroïne est une jeune femme polynésienne, et l’histoire se situe dans un passé lointain, sans réelles précisions. On suit donc Vaiana, fille du chef du village, qui habite une ile paradisiaque dont le peuple ne s’éloigne jamais de la cote et ne dépasse jamais la barrière de corail. Vaiana est tout le temps attirée par la mer, par l’exploration, et aimerait beaucoup naviguer, au grand désespoir de son père qui souhaite voir sa fille prendre sa suite en tant que chef.

Vaiana, la légende du bout du monde : Photo

Je n’étais pas particulièrement motivée pour aller voir Vaiana, mais finalement, j’ai beaucoup aimé. L’héroïne ne s’éloigne pas beaucoup des stéréotypes des héroïnes Disney récentes, une jeune fille jolie, loin d’être bête, qui se découvre une destinée, et qui va prendre des risques pour l’accomplir, quitte à aller contre l’autorité parentale. De ce coté là rien de nouveau, mais Vaiana reste attachante. Pareil pour son compagnon de route, Maui le demi dieu qui apporte beaucoup d’humour, notamment grâce aux interactions avec ses tatouages qui prennent vie.

Vaiana, la légende du bout du monde : Photo

Les paysages et décors naturels sont particulièrement réussi, le vert des forêts tropicales, le sable, la mer, tout y est très beau, on a très envie de se rendre en Polynésie à la fin du film! J’ai aussi beaucoup aimé toute la légende autour de la déesse de la nature, les légendes et histoires que racontent la grand mère de Vaiana. Visuellement le film est très beau, notamment les magnifiques nuits étoilées au milieu de l’océan. Bien sur, ça reste un Disney classique et donc son lot de chanson. J’étais plutôt contente de n’entendre que peu de chansons sur Raiponce, ou encore dans le dernier que j’ai vu (mais un style très différent) Zootopie.

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Mais avec les ravages de la reine des neiges, forcément Disney réitère son envie de pousser la chansonnette avec un peu trop de chanson à mon gout, mais encore une fois, ça passe, notamment avec l’humour introduit par le personnage de Maui, qui dira à Vaiana que si elle se met encore à chanter, il piquera une crise. On sent la volonté d’attirer les enfants avec des chansons, mais d’instiller un peu d’humour en se moquant des même chansons pour plaire aux adultes qui accompagneraient malgré eux leurs enfants au cinéma.

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C’est un film qui rentre dans la dernière vague Disney à savoir des héroïnes fortes, jeunes, jolies, courageuses et déterminées, qui ont souvent une destinée à accomplir et une place à trouver dans le monde et qui n’ont pas du tout besoin de la présence d’un prince ou d’un héros à leur coté. Un film visuellement très beau, très sympathique, qui a le mérite de faire rire et de faire voyager.

Bye bye 2016

Comme chaque année, voici le temps de regarder en arrière une dernière fois, pour se rappeler ce qu’on a fait de beau en 2016. On se concentrera sur les points positifs, pas la peine de se remémorer les mauvais moments, et cette année sera marqué par le plus beau des voyages!

Et puis bien sur, à la fin de cet article, c’est le sacro-saint classement de fin d’année. Quels sont les films qui m’ont marqué, quelles sont les lectures que je retiendrais.

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Gent en Belgique

Alors l’année a commencée chez mes amis belges avant de commencer le mois de janvier avec un nouveau boulot. ça fait donc un an que j’ai changé de poste et ça ne m’a apporté que des choses positives. Sans pour autant occuper un poste géniale, j’ai pu profiter de certaines choses et opportunités que je n’aurais jamais eu à mon ancien poste, et je ne suis plus entourée de personnes poisons et toxiques, à la limite de la “cinglerie”, donc ça fait du bien! Cette année j’ai aussi découvert Prague, dont la population agressive ne m’a pas donné envie d’y retourner, Lyon qui fut une belle découverte, et l’Ile de Skye en Écosse durant mes vacances d’été: je reste toujours très attachée à l’Écosse, il y a quelque chose de quasi magique dans l’air dans ce coin du royaume uni, quelque chose que je ne retrouve pas dans les autres régions du pays.

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Londres

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Prague

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Isle of skye, Ecosse

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Lyon

Cette année, je n’ai pas fait autant de concert que ce que j’aurais voulu. J’ai quand même pu voir mon groupe favoris sur scène 4 fois, Muse, mais aussi Stereophonics, Archive et White lies. J’ai aussi pu voir deux expo qui m’ont beaucoup plut, celle sur le jade au musée Guimet et celle sur les jardins orientaux à l’institut du monde arabe. Je note également la magnifique pièce de théâtre mise en scène par Michalik, Edmond qui se joue encore et je la recommande chaudement!

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Archive, White lies et Muse

Mais si je devais ne retenir qu’une seule chose, c’est mon voyage en Nouvelle Zélande. Ce fut une révélation, une claque, aucun voyage ne m’aura autant enchanté, et je n’aurais jamais autant été zen et détendu que dans ce pays. Les néo zélandais sont zen, calmes, tranquilles, il n’y a pas de problème mais que des solutions, on prend le temps de vivre, et cette façon de vivre rejaillit sur tous. Ce fut que de magnifiques paysages, j’ai été époustouflé plus d’une fois et malgré les mois qui passent, je ne m’en remet toujours pas. Je retiendrais les plages désertes du parc Abel Tasman, les paysages du Milford sound, et surtout ce rêve incroyable devenu réalité, celui de nager avec des dauphins sauvages en plein océan pacifique.

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Nouvelle Zélande

L’année dernière vers  la mi décembre, j’avais pris la résolution de faire de la natation deux fois par semaine. Et bien je peux vous dire que je n’ai pas abandonné, je continue à faire deux séances par semaine. Je n’ai jamais commencé l’aquagym (plus cher et les horaires plus contraignants) mais je fais des longueurs, ça me convient parfaitement, j’adore nager, et mon niveau d’endurance s’est largement amélioré avec les mois. En plus, c’est un sport qui me détend énormément, c’est devenu vraiment une drogue, et je déteste rater une séance!

Cette année, au cinéma, je n’ai pas vu autant de films que j’aurais voulu, mais voici mon classement pour 2016:

TOP 16 cinéma

16- Moi Daniel Blake (GB)

J’aime toujours autant le cinéma de Ken Loach, même si ce n’est pas mon préféré

15- Mademoiselle  (corée)

Pas aussi dithyrambique que la presse, quelques longueurs, mais un film très bien mis en scène.

14- Dernier train pour Busan (corée)

Derrière une histoire de zombie, le film décortique la nature humaine et c’est très bien fait.

13- Le garçon et la bête (jap)

Très bon animé par Mamoru Hosoda après ses excellents Les enfants loups, Summer wars et La traversée du temps

12- 1er contact (us)

Un film de SF qui parle de destinée, de temporalité, de langage et communication, une réussite pour Denis Villeneuve.

11- Tout en haut du monde (fr)

Très beau dessin animé, l’animation française est toujours au top

10- Strangers (corée)

Après The chaser, Na Hong Jin verse de nouveau dans le policier horreur avec réussite et d’excellents acteurs

9- Captain fantastic (us)

Viggo Mortensen et toute sa petite famille m’ont touché, dans ce beau film sur l’éducation et les choix que l’on peut faire

8- Louise en hiver (fr)

Encore l’animation française qui tape fort, de la part d’un des meilleurs dans le domaine, Jean François Laguionie, je suis fan

7- Your name (jap)

Vu début 2017 mais sortie fin 2016, un animé touchant et très drôle, qui sonne juste, et visuellement très réussi

6- Hana & Alice mènent l’enquête (jap)

Une belle histoire d’amitié entre deux ados, c’est drôle et touchant

5- Star wars rogue one (us)

Je n’en attendais pas grand chose, j’ai été très agréablement surpris! un très bon star wars, qui se démarque des trilogies.

4- Comancheria (us)

Excellent film sur les Etats Unis, loin des fantasmes

3- Les délices de Tokyo (jap)

Très beau, poétique, touchant, comme sait le faire la réalisatrice Naomi Kawase

2- Manchester by sea (us)

Un film dure, avec un Casey Affleck excellent

1- Assassin (chine)

Visuellement à tomber et une belle histoire, Hou Hsia Hsien est le maitre de la mise en scène

The Assassin : Affiche


TOP 10 Romans 2016

10- Le sorceleur de Andrzej Sapowski tome 1

Un premier tome prometteur qui présente un univers et des personnages intéressants

9- Magic binds de Ilona Andrew tome 8

Encore une aventure de Kate Daniels et de son entourage, toujours bourré d’action et d’humour

8- Les intrus de la maison haute de Thomas Hardy

Deux belles nouvelles, Hardy a un véritable don de conteur

7- The expanse de James S A Corey

Un space opéra prenant, des personnages attachants, j’attends de lire la suite

6-Les délices de Tokyo de Durian Sukegawa

Comme pour le film, le roman est touchant et poétique, avec quelques différences

5-La main droite du diable de Ken Bruen

Le 5e tome des aventures de l’irlandais alcoolique Jack Taylor, l’un de mes tomes préférés

4- La ronde de l’amour de Somerset Maugham

Très beau roman sur les souvenirs de jeunesse, l’art d’écrire et le pourquoi de la célébrité littéraire, très intéressant et toujours la belle plume de Maugham

3- Black swan green de David Mitchell

Très beau roman sur l’adolescente dans une Angleterre des années 80. Encore un très bon roman de Mitchell

2- Des souris et des hommes de John Steinbeck

Un style pure et direct, des personnages attachants, une histoire prenante, j’ai adoré

1- Une odeur de gingembre de Oswald Wynd

Mon coup de cœur de l’année, une histoire dure comme l’héroïne d’ailleurs, et une envie de lire la page suivante jusqu’au bout

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En ce qui concerne le top des films de l’année 2016, je m’octroie la possibilité de bousculer le classement, car il me reste encore 3 films à voir et qui viennent tout juste de sortir.

Pour 2017, j’espère continuer à voyager, à découvrir de nouveaux lieux, à rencontrer de nouvelles personnes. Comme le dit ma grand mère, les voyages c’est la meilleure des écoles, je ne vais pas la contredire! J’espère faire de belles découvertes littéraires, de pouvoir continuer à jardiner sur mon petit balcon, et surtout de pouvoir continuer mes séances de natation, un sport qui m’a fait énormément de bien!

Voilà, j’en profite pour vous souhaiter une très bonne année 2017, à bientôt!!!