Baby driver

Baby Driver : Affiche

de Edgar Wright

Jon Hamm, Kevin Spacey, Ansel Elgort, Lily James, Jamie Foxx,

2/5

Baby est accroc a son ipod et à la musique, est aussi chauffeur dans des braquages organiser par un certain Doc. Ce dernier organise les coups, engage les braqueurs et toujours baby, surdoué en conduite. Il doit en réalité payer sa dette  à Doc, à qui il a voler une voiture quand il était ado. Encore un dernier coup avant d’avoir réglé sa dette. Il espère alors prendre la route en compagnie de la fille qu’il aime, Déborah.

Baby Driver : Photo Jamie Foxx

J’avais le choix entre Ma cousine Rachel et Baby driver. Je n’ai pas choisi sagement! Vous l’avez compris avec son petit 2/5 je n’ai pas du tout aimé ce film.

Tout est mauvais, l’histoire, les rebondissements, le rythme, et l’acteur principal ne casse pas des briques.

Baby Driver : Photo Ansel Elgort, Kevin Spacey

Beaucoup d’invraisemblances et de clichés. Des braquages de banques et de bureaux de postes avec des masques de président ou d’acteur, des courses poursuites en voiture, la fameuse phrase “un dernier gros coup et je raccroche”…. Encore un gang de braqueur, un chef maffieux puissant et mystérieux, des braqueurs qui jouent les gros dures, le couple de braqueur avec la bimbo latino, le jeune héros qui a vécut un traumatisme dans sa jeunesse et qui rêve de prendre la route vers l’horizon. Qui de nos jours peut encore croire que prendre la route et rouler vers l’infini peut apporter le bonheur???

Baby Driver : Photo Eiza Gonzalez, Jon Hamm

Chaque personnage et chaque situation sont de vrais clichés, rien n’est originale ou complexe dans la personnalité des personnages, leurs gestes sont prévisibles, tout comme les rebondissements. La 2e moitié est looongue et interminable, avec des courses poursuites sans fin, des méchants à terre qui se relèvent cent fois avant de mourir enfin. La fin est naïve et à la limite du ridicule (notamment concernant le personnage de Baby).

Baby Driver : Photo Ansel Elgort, Lily James

Quant aux acteurs, on se demande comment Kevin Spacey a pu accepter un rôle aussi cliché et déjà vu, on se demande ce que fais Jon Hamm ici, Jamie Foxx est presque ridicule. On se demande comment un scénariste à pu encore aujourd’hui écrire un personnage comme celui de Déborah, la jeune et jolie blonde un peu naïve, amoureuse et prête à prendre la fuite avec un criminelle après un diner au resto, mouais. Reste Baby joué par un Ansel Elgort fade et sans relief.

Baby Driver : Photo Edgar Wright, Jamie Foxx, Kevin Spacey

Seule point intéressant du film, la course poursuite en ouverture du film, mais ça ne permet pas de faire tenir un film. Si vous voulez voir un film de voitures, de courses poursuites, de personnages au lourd passé, autant se refaire Drive. On aurait pu croire au bout d’un moment que le film est en fait à prendre au second degré et qu’il faut le prendre à la rigolade, mais Baby driver se prend trop au sérieux pour croire qu’il y a une seconde lecture. En plus j’ai trouvé le temps long sur la fin, j’étais bien contente d’en finir. Passez votre chemin.

Elvis & Nixon

Elvis & Nixon : Affiche

de Liza Johnson

Micheal Shannon, Kevin Spacey

3.5/5

L’histoire vraie d’une rencontre entre Elvis Prestley et le président Nixon en 1971. Elvis décide de devenir un agent fédérale non rattaché, et demande dans une lettre à rencontrer le président des Etats Unis. Les deux meilleurs amis d’Elvis essayent alors d’organiser une rencontre rapide, avec l’aide de deux conseillers de Nixon qui aimerait bien exploiter cette rencontre à des fins politiques.

Elvis & Nixon : Photo Kevin Spacey, Michael Shannon

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce film, je n’avais vu qu’un ou deux extraits. Mais étant fan des deux acteurs principaux, j’y suis allée un peu les yeux fermés. Au final, j’ai bien aimé le film, même si au fond il n’y a pas grand chose dedans. On découvre un Elvis des années 70, qui commence à avoir un peu d’embonpoint, qui est dans sa phase bling bling années 70, qui est un peu déconnecté de la réalité et qui rêve de pouvoir arranger les problèmes de son pays en parlant au président Nixon. On apprend quelques anecdotes sur la vie d’Elvis, qui viennent naturellement se coller au récit, on découvre l’entourage proche d’Elvis aussi, comme son meilleur ami Jerry, et quelques scènes de quotidien d’une maison blanche en effervescence pour accueillir the king.

Elvis & Nixon : Photo Colin Hanks, Evan Peters

Micheal Shannon ne ressemble pas du tout à Elvis mais on s’en fout un peu, il est très bon dans son rôle, et Kevin Spacey imite les mimiques de Nixon, même si on remarque que la mise en scène fait tout son possible pour ne pas rester trop longtemps sur le visage de Spacey, histoire que le spectateur ne se rendent pas compte de la non ressemblance. On s’attarde que quelques secondes sur le visage souvent de profil ou sur un détail comme les yeux ou la bouche. J’ai trouvé le procédé un peu bizarre, d’autant que pour Micheal Shannon qui ne ressemble pas du tout à Elvis, ça ne dérangeait personne de filmer l’acteur en gros plan.

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J’ai trouvé le duo d’acteur très bons, les seconds rôles aussi (Colin Hank a la même voix que son papa), et on rit plus d’une fois. Y’a pas mal d’humour, mais au finale, j’ai préféré toute la partie du film qui organise cet entretien entre les deux hommes, plutôt que l’entretien lui même. La discussion entre Elvis et Nixon est parfois drôle, parfois un peu ennuyeuse, mais elle représente qu’une petite partie du film au final. Un jolie hommage au King tout  de même, et un film intéressant et bien tournée, même si ce n’est pas le film de l’année.

House of cards saison 1 et saison 2

Voilà, j’ai enfin terminé les deux saisons de House of cards.  J’avais commencé la série au début de sa diffusion, j’avais les vu les trois premiers épisodes, puis allez savoir pourquoi, occupée à autre chose, j’ai un peu laisser les choses de coté! Je me suis remise à la série cette été, et en juillet, la saison 1 était bouclée, puis en aout la saison 2.

Photo

L’histoire est celle de Frank Underwood, un député démocrate, qui a fait élire grâce à son influence au congrès, le nouveau président des Etats Unis. Alors qu’il s’attend à obtenir le poste promis en récompense, secrétaire d’état aux affaires étrangères, il a la mauvaise surprise d’apprendre que le président n’honorera pas sa promesse, et donne le poste à quelqu’un d’autre. Il décide alors, avec sa femme Claire, de tout faire pour se venger de cette administration et de monter en grade à la maison blanche.

Photo Kevin Spacey, Michel Gill

Tout de suite j’ai été emballée par cette série. L’histoire est prenante, les imbroglio politiques sont intéressants, les manipulations, les mensonges, les compromis, les alliances, les amis d’aujourd’hui sont les ennemis de demain et vice versa. La politique est un monde impitoyable.

Photo Kate Mara

House of cards nous dépeint aussi les rouages et les différentes strates du pouvoir législatif avec le congrès, et du pouvoir exécutif avec la maison blanche, et c’est passionnant à suivre. Les procédures électorales, ou comment contourner les lois.

Photo Robin Wright

Mais surtout, ce qui fait le succès de la série, ce sont ces personnages. Frank Underwood est un personnage complexe, intelligent, sournois et malin. Avec sa femme Claire, ils forment le parfait duo, sans remords, sans scrupules, tout est bon pour atteindre leur but, être important et avoir encore plus de pouvoir. Ils se complètent, se soutiennent, se disent tout. Derrière les moyens malsains qu’ils mettent en œuvres pour atteindre leur but, leur complicité de couple est exemplaire et sans faille, assez étonnant et impressionnant cette complicité totale.

Autour de ce couple venimeux, entre un Frank Underwood qui sait convaincre son monde et manipuler son entourage, et une Claire toute en douceur et sourire mais qui est plus dangereuse qu’un crotale, d’autre personnages gravitent autour. Des personnages ambitieux, talentueux ou pas, qui veulent aussi leur place au soleil, qui sont plus ou moins prêt à tout mais jamais autant que le couple Underwood. Des personnages qui sont prêt à passer un pacte avec le diable, mais qui finiront toujours par le payer, et rarement à obtenir leurs récompenses. Peter Russo, député alcoolique qui rêve de grandeur, Zoe Barnes, journaliste débutante prête à tout pour être une star dans les news politiques, ou encore Jacqueline Sharp, député aux dents longues qui met ses scrupules de coté. Tous le monde se sert les uns des autres, tout le monde le sait, c’est du donnant donnant, la loi du plus fort, la loi de la jungle.

Outre les personnages, la série reste originale dans sa forme puisque Frank Underwood se tourne souvent vers la caméra, regardant droit dans les yeux les spectateurs pour nous dire ce qu’il pense vraiment de telle personne, ou pour nous traduire les politesses politiques qui cachent des vérités peu reluisantes. Frank Underwood prend alors un ton dure, plein de cynisme et de franc parler, ses pensées les plus sombres nous sont révélées.

Les deux saisons sont excellentes, sans temps morts, j’ai enchainé les deux saisons sans me lasser une seconde des stratagèmes de Underwood, et Kevin Spacey et Robin Wright sont excellents.

Dans la saison 2, le personnage de Claire Underwood est plus approfondi, on découvre une femme qui aurait pu vivre une tout autre vie, si elle avait choisi l’homme qu’elle aimait dans sa jeunesse, un photographe de renom avec qui elle aurait pu vivre une histoire d’amour et d’eau fraiche, mais alors qu’elle le revoit le temps d’un week end et qu’elle est tentée de le rejoindre, se posant des questions sur son choix, elle découvre très vite que ce genre de vie n’est pas pour elle, que son envie d’importance, de pouvoir est plus fort, et qu’une vie d’amour et d’eau fraiche l’ennuierait très vite au final.

Dans la saison 2 on voit aussi de plus près le couple présidentielle, un président très influençable, une première dame qui l’est tout autant. Voir les Underwood évoluer et abattre les obstacles les uns après les autre reste hypnotisant à voir, palpitant à suivre, et vivement la suite!