Alien covenant

Alien: Covenant : Affiche

de Ridley Scott

Micheal Fassbender, Katherine Waterston, Billy Crudup, Danny Mcbride

3.5/5

2104, le vaisseau le Covenant fait route vers la planète Origae 6 afin d’établir une nouvelle colonie. A son bord, une dizaine de membre d’équipage et 2000 colons, tous en sommeil prolongés le temps du voyage. Pour surveiller tout ce monde, Mother l’ordinateur centrale et Walter un androïde qui s’occupe de la maintenance du vaisseau. Après un grave accident inévitable, plusieurs membres d’équipage meurt dans leurs caissons, dont le capitaine de la mission. Désormais réveillée, le reste de l’équipe doit faire leur deuil et doivent surtout réparer les petites avaries. Alors que personne n’a envie de retourner dans leur caisson pour encore 7 années de voyage, le vaisseau repère une planète à portée de main qui semble réunir tous les éléments pour accueillir les colons. Le nouveau capitaine décide d’aller voir sur place si la planète est aussi parfaite qu’elle en à l’air.

Alien: Covenant : Photo Katherine Waterston

Alien: Covenant : Photo Guy Pearce, Michael Fassbender

J’aime beaucoup les Alien. Même si j’ai beaucoup aimé Prometheus, le préquel à la série des aliens, je préfère les 4 premiers films. Avec Alien covenant, on est dans la suite directe de Alien prometheus.

C’est visuellement très réussi, les scènes sur le vaisseau, sur la planète, les scènes avec les monstres, les scènes d’action sont très réussies, rien à redire. Par contre, on remarquera certaines petites choses pas toujours très originales, comme le soldat qui part “pisser” ou l’autre qui part “se rafraichir”, on sait tous ce qui arrive aux gens lorsqu’ils s’éloignent du groupe pour s’isoler, dans ce genre de film!

Alien: Covenant : Photo Amy Seimetz, Carmen Ejogo

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Il y a eu quelques petites incohérences, comme la scène dans laquelle l’héroïne reçoit du sang d’alien mais qui n’entraine pas des brulures d’acide, contrairement à son collègue. Il y a aussi quelques facilités, comme les personnages qui s’isolent pour mieux se faire zigouiller, ou encore le coup de faire sortir l’alien du vaisseau à coup d’ouverture de porte pour le faire aspirer par le vide de l’espace, comme c’était le cas à la fin du premier et du second film. Et puis comment ces gens si expérimentés peuvent se permettre d’aller explorer une planète inconnue sans prendre de précaution en mettant des combinaisons étanches? comment ces personnes si professionnelles ont pu vouloir aller établir la colonie sur une planète inconnue alors que la planète sélectionnée au départ à passer des test pendant une dizaine d’année avant d’être choisie?

Alien: Covenant : Photo

Alien covenant est dans la lignée de prometheus, on retrouve ce qui fait le succès des Aliens, des créatures bien dégueulasses et bien agressives, des combats sanguinolent, pas mal de gore et de scènes d’action, sans qu’elles soient pour autant trop longues ou à rallonge, ce qui est appréciable. Le coup du double humanoïde Walter/David est très intéressant, leurs personnalités et leurs évolutions est ce qui est le plus intéressant dans le scénario au finale, même si le coup du jumeau diabolique c’est du déjà vu cent fois et ne surprend donc pas. Reste quand même un bon film divertissant, prenant, certains aspects sont très intéressants et le casting bien choisi, j’irais surement voir le prochain volet.

Seul sur Mars – Petite sœur – Sicario – et en bonus ressortie de Blade runner

Seul sur Mars : Affiche

Seul sur Mars

de Ridley Scott

Matt Damon, Jessica Chastain, Kristen Wiig, Jeff Daniels, Kate Mara, Sean Bean, Chiwetel Ejiofor

4/5

Une équipe d’astronaute vient de passer plusieurs jours sur mars à effectuer des relevés scientifiques. Une tempête inattendue les obligent à quitter la planète rouge plus tôt que prévue et dans la précipitation. Mais Mark, le botaniste de l’équipe, reçoit un débris qui l’assomme. La commandante de l’équipe part à sa recherche mais les relevés de sa combinaison annonce que Mark est probablement mort du à la décompression de sa combinaison. Le commandant n’a pas d’autre choix que d’abandonner les recherches  pour sauver le reste de son équipe, en difficulté pour le décollage. Alors que toute l’équipe est partie depuis plusieurs heures, Mark se réveil bien en vie seul sur une planète déserte, sans moyen de communication. il organise donc la vie de naufragé.

Seul sur Mars : Photo Donald Glover

J’aime beaucoup le cinéma de Ridley Scott, même si je n’aime pas tout ses films. Quand on lit le résumé de Seul sur Mars et qu’on voit la bande annonce, on pense à Interstellar ou à Gravity. Seul sur mars n’a pas la dimension métaphysique ou complexe de Interstellar, mais est plus intéressant que le trop simple gravity. J’ai beaucoup aimé suivre les aventures du pauvre astronaute qui ne se laisse pas démonter quand il se réveil seul sur Mars, sans être sur d’un retour possible sur Terre. La vie sur Mars s’organise, le rationnement, la station de survie, la récup de tout ce qui peut être recyclé pour lui assurer une meilleure vie, et essayer de communiquer avec la Terre.

Seul sur Mars : Photo Aksel Hennie, Sebastian Stan

Entre deux scènes qui nous montrent Matt Damon essayer de s’adapter à la vie martienne, notamment par la culture de pommes de terre de manière bien naturel finalement, on voit aussi les grosses pontes de la Nasa découvrir que l’astronaute Mark est en vie, et gérer un moyen de communication avec Mars, gérer la communication avec le reste de l’équipe d’astronautes qui a abandonné Mark sur Mars et qui sont toujours dans l’espace, et gérer aussi la communication avec la presse et le reste du monde.

Seul sur Mars : Photo Matt Damon

Seul sur Mars : Photo Matt Damon

Le film possède sa dose de suspense, de scènes rigolotes, de moments plus dramatiques et reste scientifiquement assez juste, même si parfois on peut sentir quelques raccourcis, quelques facilités et une utopie gentillette. On arrive pas toujours à se rendre compte du temps qui passe sur Mars, entre la prise de contact avec la Terre et le moment de tenter un retour sur Terre. J’ai beaucoup aimé la fin, et si le film ne m’a pas autant plut que Interstellar, il reste beaucoup plus ancré dans la réalité, et servi par un excellent casting.

Notre petite soeur : Affiche

Notre petite sœur

de Hirokazu Kore Eda

Haruka Ayase, Masami Nagasawa, Kaho, Suzu Hirose

4,5/5

Sachi, Yoshino et Chika sont trois sœurs d’une vingtaines d’années, qui vivent dans la grande et vieille maison familiale à Kamakura. L’ainée est infirmière et reste la figure la plus adulte de la maisonnée, Yoshino est la cadette, travaille à la banque et reste un peu délurée, quant à Chika la plus jeune, elle reste encore assez enfantine dans son comportement. Lorsqu’elles apprennent la mort de leur père, qui les a abandonné il y a bien longtemps pour refaire sa vie avec une autre femme, les trois sœurs décident de remplir leur devoir et de se rendre à l’enterrement. Elles font la connaissance de Suzu, leur demi sœur de 14 ans. Désormais orpheline, elles décident de l’invité à vivre avec elles à Kamakura.

Notre petite soeur : Photo

Encore une fois Hirokazu Kore Eda tape juste. Cette chronique familiale nous raconte tout simplement le quotidien de ces trois jeunes femmes qui se cherchent, entre amours déçues, relations étranges avec une mère absente, leur relation avec cette maison vieillotte mais qui fait partie d’elles. J’ai adoré les suivre et faire connaissance avec leur jeune sœur qui s’adapte bien naturellement dans sa nouvelle vie avec ses trois grandes sœurs.

Notre petite soeur : Photo

C’est doux, tendre, les personnages sont tous très attachants, et comme il l’avait déjà fait dans son film Still walking, Kore Eda sait nous hypnotiser avec les scènes du quotidien, comme le traditionnel bain, faire la cuisine, les recettes familiales de la liqueur de prune…

Notre petite soeur : Photo

Comme souvent aussi Kore Eda sait nous raconter l’enfance avec poésie. Dans ce film comme dans Still walking, les femmes ont une importance capitale, elles sont fortes, douces et déterminées, entre la mère, les quatre sœurs, la grande tante, les hommes n’ont que peu d’importance et sont souvent montrés sous un jour peu flatteur, mis à part quelques personnages masculins très secondaires. Encore un très bon film de ce réalisateur japonais!

Sicario : Affiche

Sicario

de Denis Villeneuve

Emily Blunt, Benicio del Toro, Josh Brolin

4/5

L’agent Macer travaille au FBI à la section des kidnappings, sur le terrain. Alors qu’une de ses enquêtes est liées à l’un des plus gros cartel de drogues du Mexique, elle est temporairement détachée auprès de Matt Graver et de son équipe, soi disant rattaché au département de la défense. Elle se retrouve alors en plein dans la lutte contre les cartels de drogue mexicains, les barbouzes, et doit alors essayer de démêler le vrai du faux.

Sicario : Photo Daniel Kaluuya, Emily Blunt

J’avais entendu parler en bien de ce film que j’avais un peu oublié lors de sa sortie, heureusement les vacances m’ont aidé à le voir. Sicario nous parle des cartels de drogues puissant, des problèmes frontaliers entre les USA et le Mexique, les flics corrompus des deux cotés, et puis la gestion de ce problème par les américains, la version officielle, et la version officieuse, façon barbouze, avec CIA impliquée et autre manipulations et contournement des lois.

Sicario : Photo Benicio Del Toro

Sicario : Photo Benicio Del Toro, Jon Bernthal, Josh Brolin

Le film possède une tension très forte par moment, une musique discrète mais qui renforce le suspense et la tension palpable tout le long du film. Certaines scènes sont très prenantes, la violence n’est jamais gratuite mais reste dure, la vie de l’agent Macer est dénuée de tout romantisme déplacé, et reste réaliste. Le tout servi par un excellent casting, Emily Blunt est géniale dans le film, et Benicio del Toro crève l’écran. J’ai beaucoup apprécié l’absence de concession dans le film, aucune tiédeur, aucun compromis, notamment pour ce qui concerne la fin, et ça fait du bien.

Blade Runner

de Ridley Scott

Harrison Ford, Sean Young, Rutger Hauer, Edward James   Olmos, Daryl Hannah

3,5/5

Dans un futur lointain, les animaux sont artificiels, les humains sont encouragés à partir vivre sur les colonies spatiales et les robots humanoides, appelés répliquants, sont devenus banals. Mais certains types trop similaires aux vrais êtres humains sont difficiles à repérer et pour certains, devenus violents, cherchant à se libérer de leur état d’esclaves. Les blades runner sont des policiers qui se consacrent à la traque et à l’exécution des robots illégaux. Rick Deckard, un blade runner réputé mais quelque peu retiré des affaires, est appelé à la rescousse, lorsque plusieurs répliquants rebelles sont recherchés pour être exécuter.

Blade Runner : Photo

J’avais vu ce classique de la SF il y a longtemps, au point que je ne me souvenais plus des détails. J’ai profité de sa ressortie au cinéma pour me rafraichir la mémoire. Le film se passe en 2019, donc ça fait un peu sourire de voir comment la vie et la société humaine est décrite, avec un Los Angeles constamment pluvieux, un soleil tamisé probablement par la pollution, les animaux qui ont disparus de la planète remplacés par des animaux artificiels qui coutent les yeux de la tête, et les répliquants, ces nouveaux esclaves des temps modernes.

Blade Runner : Photo Edward James Olmos, Harrison Ford

Visuellement, les décors, les rues bondées, j’ai trouvé ce futur très réussi, même si peu réalistes au final. C’est marrant de voir certains détails devenus obsolètes, dans la vision du futur de l’époque de création du film, comme la marque Pan Am, toujours présente dans les affiches publicitaires de la ville.

Blade Runner : Photo Sean Young

C’est surtout le visuel du film qui est assez impressionnant, malgré quelques effets spéciaux un peu vieillot, par contre, certaines lenteurs, certaines scènes contemplatives sont parfois ennuyeuses, et un peu longuettes, d’ailleurs, dans la salle de cinéma, une petite dizaine de personnes sont sorties durant la projection! Je suis quand même bien curieuse de voir ce que donnera Blade runner 2!

 

Cartel

Cartel : Affiche

de Ridley Scott

Michael Fassbender, Penelope Cruz, Cameron Diaz, Javier Barden, Brad Pitt

3/5

Un avocat pénaliste a tout ce qu’un homme rêve d’avoir, du succès professionnel, de l’argent et une sublime femme qu’il aime. Mais quand on en a beaucoup on en veut encore plus et il décide d’accepter la proposition de son ami et client, Reiner, affilié à un puissant cartel, et de participer à une grosse opération de trafic de drogue. Mais l’acheminement de la drogue ne se déroule pas comme prévu et le cartel ne fera pas dans la dentelle.

Cartel : Photo Cameron Diaz, Javier Bardem

J’adore Ridley Scott, Alien, Blade runner, Gladiator, Les associés, Kingdom of heaven, Mensonges d’état, j’adore son style, j’adore sa façon de nous raconter une histoire et sa manière de filmer, même si ce n’est pas toujours une réussite. Malgré les critiques plutôt mitigées, voir mauvaises, j’ai tenté Cartel. Alors, il est vrai que le film ne plaira pas à tout le monde et que je ne le considérerais pas comme un de ses films majeurs.

Cartel : Photo Michael Fassbender, Penélope Cruz

Le film est tiré d’un roman, et je ne me prononcerais pas sur le coté adaptation puisque je ne l’ai pas lu, mais le scénario tient quand même sur un ticket de métro. Un homme qui a tout préfère miser sur une possibilité de se faire beaucoup d’argent en ne faisant quasiment rien et qui perdra tout. Une descente aux enfers classique en somme. L’image des trafiquants de drogue, l’image du jeune premier qui se croit plus malin que tout le monde et qui finit par se bruler les ailes, l’image de la femme naïve, victime des décisions des autres, tout est classique, déjà vu et sans surprise.

Cartel : Photo Brad Pitt, Michael Fassbender

Cartel est cependant pas du tout un film d’action, c’est en fait un film bavard, les conversations entre les personnages sont longues et philosophiques, entre l’avocat et son ami trafiquant Reiner, entre l’avocat et son contact Westray, entre l’avocat et un collègue avocat mexicain, entre l’avocat et un diamantaire hollandais. Ces conversations sont assez hypnotiques et prenantes, et du coup on ne s’ennuie pas une seconde mais pour autant on se demande parfois où ces discussions nous mènent. On a l’impression que le réalisateur n’a pas su choisir entre faire un film dans le pure sens du terme, ou prendre du plaisir à filmer ce qu’il veut comme il veut et tirer ce qui lui a plut du roman.

Ce qui m’a un peu gênée dans ce film, c’est la naïveté des personnages et de leurs réactions. L’avocat est spécialisé dans le droit pénal et passe son temps à sortir des gens de prison: pour autant, il prend des décisions un peu crétines sur les bords, à la limite de la naïveté et de l’idiotie, il à l’air de tombé tout le temps des nues, tout comme sa femme Laura, qui préfère faire l’autruche quitte à passer pour une innocente idiote. Je n’ai pas trop compris leurs réactions et leurs façons de vivre. Reste un film qui nous permet de profiter de la réalisation de Ridley Scott qui s’amuse à mettre en scène de très bons (et jolies) acteurs.