Dernières séances: Le crime de l’orient express – A ghost story – Florida project – Lucky – Tout l’argent du monde

Le Crime de l'Orient-Express : Affiche

de Kenneth Brannagh

Kenneth Branagh, Johnny Depp, Judy Dench, Michelle Pfeiffer, Daisy Ridley, Penelope Cruz, Olivia Coleman, Derek Jacobi, Willem Dafoe

3.5/5

Dans les années 30, le célèbre détective privé Hercule Poirot est en vacances à Istanbul lorsqu’il est demandé de toute urgence à Londres pour régler une affaire. Grace à un très bon ami qui se trouve être le directeur de la compagnie de l’orient express, Poirot trouve de justesse une place à bord du célèbre train pour rejoindre le plus vite possible Londres. A bord, mr Ratchett, un homme d’affaire à la mauvaise réputation, lui demande d’assurer sa protection le temps d’arriver à destination, car il a reçu dans le train plusieurs lettres de menaces. Poirot décline et le lendemain Ratchett est retrouvé mort poignardé de douze coups de couteau. Le meurtrier ne peut être qu’un passager du train.

Le Crime de l'Orient-Express : Photo Judi Dench, Olivia Colman

Au départ, j’étais très curieuse de voir ce film, mais le jour de sa sortie je n’attends rien de particulier et je me demandais au final si ça servait à quelque chose de refaire une énième version.

Finalement, j’ai plutôt bien apprécié cette nouvelle adaptation. J’ai en particulier beaucoup aimé la première moitié du film. J’ai aimé le Hercule Poirot de Kenneth Branagh, on retrouve un peu tout ce qui fait qu’on aime ce personnage, la moustache et le soin que le héros y apporte, le coté dandy, le coté mégalo avec cette façon de parler de soi à la 3e personne. J’ai retrouvé son assurance, sa confiance en lui, son humour si particulier et sa méticulosité digne de Monk, notamment avec son obsession des œufs, ou encore son amour de la bonne nourriture.

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Il y a beaucoup de touche d’humour dans cette première partie, j’ai aimé son départ depuis Istanbul, sa rencontre avec le directeur de la compagnie Orient express, son départ. J’ai trouvé les dialogues du film bien tournés, c’est bien écrit, du moins concernant les phrases qui sortent de la bouche de Poirot. Car Kenneth Branagh s’est surtout concentré sur son personnage, un peu au détriment des autres. Les personnages qui occupent le train sont tous joués par de grands acteurs connus, Olivia Coleman, Judy Dench, Michelle Pfeiffer, Johnny Depp, Derek Jacobi, Willem Dafoe, Penelope Cruz, Daisy Ridley… Finalement à la fin du film , on a comme un sentiment de peu les concernant, on ne les vois pas des masses je trouve, certains plus que d’autres (Pfeiffer, Ridley, Josh Gad). Ils jouent leurs rôles sans se démarquer, si ce n’est le couple Andrenyi qui m’a un peu exaspéré, too much dans leurs réactions et leurs agissements.

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J’ai moins aimé la dernière partie, notamment celle dans laquelle Poirot est un peu trop dans l’action, avec une poursuite à pied dans la structure du pont, ou encore avec le personnage du médecin qui lui tire dessus et le blesse au bras. C’était en trop et pas du tout nécessaire. J’ai aussi trouvé ça dommage que la scène finale, dans laquelle Poirot réuni tout le monde pour expliquer les faits et révéler le coupable, se fasse dehors dans un tunnel, plutôt que dans le wagon du célèbre train, car l’intérêt de cette histoire est qu’il s’agit d’un quasi huis clos et le train faisant partie des personnages principaux.

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Au final, une adaptation intéressante malgré quelques défauts, on retrouve la personnalité du détective belge, le luxe décadent de l’orient express, l’humour british, c’est déjà pas mal.

A Ghost Story : Affiche

A ghost story

de David Lowery

Casey Affleck, Rooney Mara

3,5/5

Un couple amoureux vit dans une maison à la campagne. Alors qu’ils vivent heureux, l’homme meurt brutalement dans un accident laissant sa femme veuve. Mais l’homme est toujours présent dans la maison, sous la forme d’un fantôme. Recouvert d’un drap blanc, il est témoin de la vie de sa femme qui essaye de reprendre le dessus. Petit à petit, le temps n’a plus d’emprise sur lui, surtout à partir du moment où sa femme déménage et quitte leur maison. Les locataires se suivent alors dans un monde en évolution, tandis que lui ne change pas.

A Ghost Story : Photo

Pour être honnête j’ai eu du mal au début du film. On suit un couple installé dans une maison, ils ont l’air heureux, on ne sait pas grand chose à leur sujet, ont-ils de la famille, des amis, que font-ils dans la vie, on ne connait pas non plus leurs prénoms. Les premières scènes ont le mérite de mettre le spectateur dans l’ambiance mais le souci c’est que ça ne décolle pas tout de suite. Pour un film qui dure 1h30 je m’attendais à ce que les choses décollent plus vite. Certaines scènes sont inutilement longues et figées, notamment la scène dans laquelle le couple s’enlace dans leur lit après avoir été réveillé par un bruit inconnu. Enlacement, respiration, silence…et rien. Pendant 3 bonnes minutes au moins ce qui est long dans un film. Je m’attendais à une chute, un autre bruit mystérieux, une réplique, une discussion, mais rien et finalement pas de chute puisque la scène suivante n’a rien à voir…Autre scène du même style, dans laquelle on voit l’héroïne assise par terre en train de dévorer une tarte à même le plat, cuillerée par cuillerée, sans prendre le temps de mâcher ou d’avaler et ça dure au moins 3 ou 4 minutes. Je ne vois pas l’intérêt de tout ça, je l’ai regardé manger en me disant que la scène suivante ça allait être l’héroïne qui se lève pour aller vomir et j’ai pas eu tort…

A Ghost Story : Photo Rooney Mara

Mais passée les 30 ou 40 premières minutes durant lesquelles ont s’ennuie, il faut le dire, et durant lesquelles j’ai eu envie plus d’une fois de me lever et de sortir, les choses prennent leurs envols et on voit enfin l’intérêt du film. L’homme du couple meurt brutalement mais se réveille à l’état de fantôme. Il rentre alors chez lui couvert d’un drap, celui de la morgue, dans lequel deux trous lui permettent de voir. J’ai trouvé l’idée osée car on pourrait trouver ça ridicule de voir cet homme déambulé couvert d’un drap sans qu’on ne voit jamais son visage. Mais au final l’idée est bonne. On voit donc ce fantôme mais on ne voit pas les traits de son visage, ni son expression, car étant mort il n’est pas censé avoir une enveloppe, un corps, une apparence et j’ai trouvé le concept intéressant.

A Ghost Story : Photo

Dès lors, il insiste passivement à la vie de la maison qu’il aimait tant de son vivant. Il voit sa fiancée endeuillée, il l’a voit faire les cartons et quitter la maison alors que lui semble être coincé entre les murs. A partir du départ de la fiancée, le fantôme ne vit plus le temps qui passe de manière logique, il peut tourner la tête une seconde à gauche et découvrir que la maison encore meublée juste avant est vide. Il passe de la cuisine au salon et une nouvelle famille s’est installée. Il regarde par la fenêtre et la maison qu’il habitait autrefois est à l’abandon, totalement dévastée.

A Ghost Story : Photo Rob Zabrecky

J’ai beaucoup aimé cette partie à partir du moment où le fantôme se retrouve seul témoin de la vie. Un moment de colère, beaucoup de passivité, un moment de dépression, la solitude. La fin, ou du moins les dix dernières minutes, est originale et intéressante, cette plongée dans le temps, le passé, le futur. L’atmosphère du film est assez prenante alors. Ces dix dernières minutes m’ont un peu rappeler le cinéma de Terrence Malick. Ce n’est ni aussi beau ni aussi bien filmé, mais l’idée aurait pu être la sienne sur ces dernières minutes, ce coté métaphysique et poétique.

Une expérience un peu hors norme donc avec du moins bon et de l’excellent dans un même film. C’est originale et intéressant, même si certaines parties du film m’ont ennuyé.

The Florida Project : Affiche

Florida project

de Sean Baker

Willem Dafoe, Bria Vinaite, Brooklyn Kimberley Prince

4/5

En Floride, non loin du mythique Disney world, des quartiers pauvres constitués de motel bas de gammes s’enchainent dans des couleurs et des design qui rappellent ceux du célèbre parc. Rose, violet, bleu, des marchands de glace avec un toit en forme de magicien, des supermarchés aux allures de fort enchanté, tout est fait pour coller au rêve Disney, inaccessible pour ces gens malgré la proximité. Au magic castle motel, peint tout en rose, Moonee 6 ans, passe ses vacances d’été avec ces deux copains à parcourir les parkings des motels, à quémander de l’argent pour s’acheter une glace, à cracher sur les voitures garées devant le motel et à embêter le manager, Bobby. Haute comme trois pommes Moonee n’a pas sa langue dans sa poche, c’est la reine des 400 coups et des aventures enfantines sous le soleil de plomb de Floride, sous l’œil lointain de sa mère Hailey, qui passe son temps à essayer de récolter l’argent nécessaire au paiement du loyer hebdomadaire.

The Florida Project : Photo Bria Vinaite, Brooklynn Prince

J’en ai beaucoup entendu parler de ce film et sa réputation n’est pas volée. J’ai beaucoup aimé Florida project qui s’acharne à filmer l’enfance. D’ailleurs le réalisateur film les aventures des enfants en se mettant à leurs hauteurs, on voit leurs regards, leurs visions. Moonee est une fillette très attachante. Avec son imagination d’enfant, elle passe ses après midi à rire, à s’amuser, à inventer des tas de jeux et surtout à faire des tas de bêtises avec ces deux copains de motel, et une copine nouvellement arrivée et qui habite au motel d’à coté.

The Florida Project : Photo Brooklynn Prince, Valeria Cotto

J’ai beaucoup aimé suivre Moonee et sa bande dans leurs jeux, dans leurs imaginaires, j’ai beaucoup aimé les entendre discuter, écouter leurs logiques d’enfant, c’est rafraichissant, parfois très drôle, parfois touchant. Mais au delà d’un film quasi documentaire sur l’enfance, Florida project nous montre aussi le quotidien de ces motels, qui servent plus de logements précaires pour des gens trop pauvres pour avoir un appartement classique que de réels hôtels à touristes. D’ailleurs les seuls touristes que l’on peut croiser au magic castle motel, ce sont ceux qui se sont perdus sur la route de Disney world. Un monde socialement triste dans un décor de cartoon, à quelques pas d’un monde de rêve et d’illusions inaccessibles.

The Florida Project : Photo Willem Dafoe

On suit le manager Bobby, qui répare, qui alerte, qui surveille, qui reçoit les nouveaux clients, qui déplace les locataires de chambre en chambre, ces locataires qui sont le plus souvent des petites familles qui vivent au jour le jour en attendant une meilleure situation, qui vient parfois (le départ d’un des camarades de Moonee) ou qui ne vient pas.

The Florida Project : Photo Willem Dafoe

C’est aussi tout une communauté avec ces défauts mais aussi ces qualités. Les parents ne sont pas présentés comme des irresponsables, mais souvent comme des adultes qui n’ont pas eu la vie facile et qui s’acharnent à améliorer les choses, comme la meilleure amie de Hailey, ou encore la grand mère de Jancey, la nouvelle copine de Mooney. Les choses ne sont pas toujours sombres et les gens ne sont pas entièrement ni mauvais ni bons. Hailey n’est pas une mère parfaite, Moonee a une éducation qui laisse à désirer mais on sent son coté attentionnée, son amour pour sa fille, son envie de lui faire plaisir et de lui cacher les misères de leurs vies. Et puis il y a Bobby, qui voit beaucoup de choses dures, qui n’est pas toujours bien traité par les locataires, mais qui est toujours serviable, qui prend son travail très à cœur et qui reste toujours à l’affut, notamment concernant les enfants, livrés à eux même durant la journée.

The Florida Project : Photo Brooklynn Prince, Valeria Cotto

Un film plein de joie, un film sur les enfants, leurs jeux, leur imagination, leur tendresse, leur capacité à oublier, leur tolérance, c’est souvent drôle parfois émouvant. Le casting est lui aussi très réussi, j’aime beaucoup Willem Dafoe dans le rôle de Bobby, Bria Vinaite est très crédible dans celui de la mère célibataire Hailey, mais on retiendra surtout Brooklyn Kimberly Prince dans le rôle de Moonee qui est juste incroyable, rien que pour elle le film vaut le détour.

Lucky : Affiche

Lucky

De John Carroll Lynch

Harry Dean Stanton, Ron Livingston, David Lynch

4,5/5

Lucky est un vieux cow boy de 90 ans. Seul dans sa vieille maison dans le désert, tous les jours se suivent et se ressemblent. Toilette du matin, exercice de yoga, passage dans son café préféré pour sa tasse quotidienne et ses mots croisés, pause télé devant son jeu préféré et soirée dans son bar pour boire un bloody mary. Mais Lucky sent la fin approchée et s’interroge sur le pourquoi de la vie, ce qu’il y a après, l’absence de l’âme, l’absurdité de la vie sur Terre.

Lucky : Photo Harry Dean Stanton

J’en avais entendu parler en bien et grâce à certaines circonstances, j’ai finalement été voir le film. Et j’en suis très contente, car Lucky est l’un des films que j’ai préféré voir cette année, ça faisait longtemps que je n’avais pas eu de coup de cœur.

Lucky : Photo

Lucky est semi autobiographique, le personnage de Lucky est fortement inspiré par la personnalité et la vie de Harry Dean Stanton. On suit cet homme très âgé, qui porte tout les jours la même chemise à carreaux, le même vieux jean, les même bottes de cow boy, la même veste et le même chapeau. C’est un homme solitaire qui a ses habitudes. Il a eut la vie qu’il a eut, sans regrets, pour le pire et le meilleur. Il en est à un stade de sa vie dans laquelle il sait que la fin est forcément proche, malgré le fait qu’il soit en bonne santé. Il fume, ne mange pas grand chose, boit son café avec trop de sucre, fait des exercices tous les jours.

Lucky : Photo Harry Dean Stanton

Au delà de la vie quotidienne de Lucky, le film présente une réflexion sur le sens de la vie, sur l’absurdité de l’existence, le pourquoi de notre présence sur Terre. Lucky ne croit ni à l’âme ni à la vie dans l’au delà.

Lucky : Photo Harry Dean Stanton

J’ai adoré les images, la manière de filmer, j’ai adoré le personnage de Lucky qui est parfois en colère, qui se pose des questions au crépuscule de sa vie, j’ai adoré écouter les conversations parfois philosophiques, parfois métaphysiques des personnages, le gérant du café, la serveuse, la propriétaire du bar, ces amis. Il y a des moments de grâce purs dans Lucky, notamment lorsque Lucky va à une fête d’anniversaire latinos et qu’il improvise de chanter une chanson mexicaine, juste magnifique. Ou encore lorsque Lucky explique sa façon de réagir face à la vie et à la mort. Le film ne manque pas d’humour, c’est très poétique, c’est touchant, la fin est particulièrement réussie, un coup de cœur, un bel hommage à l’acteur Harry Dean Stanton qui est mort en septembre dernier.

Tout l'argent du monde : Affiche

Pour tout l’argent du monde

de Ridley Scott

Christopher Plummer, Michelle Williams, Mark Wahlberg, Romain Duris, Charlie Plummer

3,5/5

Dans les années 70, Paul Getty 3e du nom se balade à Rome et se fait enlever par des malfaiteurs. Paul étant le petit fils de l’homme le plus riche du monde, JP Getty, les kidnappeurs demandent 17 millions de dollars. Mais Getty est un homme qui ne dépense jamais d’argent, il en gagne. Il refuse donc de payer la rançon. Gail, la mère de Paul, fait tout son possible pour faire libérer son fils, mais elle ne possède aucune fortune…

Tout l'argent du monde : Photo Andrew Buchan, Charlie Shotwell, Christopher Plummer, Michelle Williams

Tiré d’une histoire vraie, celle de JP Getty un milliardaire qui refusa de dépenser le moindre centimes pour libérer son petit fils, enlever par des maffieux italiens. On suit la mère, Gail qui fait tout son possible pour libérer son fils, JP Getty qui ne pense qu’à accumuler les œuvres d’art et à accumuler les millions, et le jeune Paul, qui passe des mois entiers entre les mains de maffieux, sans savoir si il en sortira vivant.

Tout l'argent du monde : Photo Charlie Plummer

Tout l’argent du monde est prenant, même en sachant avant de voir le film comment ça se terminerait. On ne s’ennuie pas une seconde. J’ai particulièrement aimé la performance de Christopher Plummer en vieux gripsou, qui fait penser à Burns des Simpsons mais en pire.

Tout l'argent du monde : Photo Christopher Plummer, Mark Wahlberg

Tout l'argent du monde : Photo Michelle Williams

La manière qu’il a de manipuler son monde, son manque total d’empathie, la seule chose qui l’intéresse c’est son argent et comment faire pour en gagner plus sans en perdre. Les décisions du vieil homme  m’a donné plus d’une fois la nausée. J’ai aussi énormément aimé la performance de Michelle Williams, une actrice que j’adore et que je suis au cinéma depuis son départ de la série Dawson.

Un bon film prenant servie par des acteurs talentueux.

 

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Alien covenant

Alien: Covenant : Affiche

de Ridley Scott

Micheal Fassbender, Katherine Waterston, Billy Crudup, Danny Mcbride

3.5/5

2104, le vaisseau le Covenant fait route vers la planète Origae 6 afin d’établir une nouvelle colonie. A son bord, une dizaine de membre d’équipage et 2000 colons, tous en sommeil prolongés le temps du voyage. Pour surveiller tout ce monde, Mother l’ordinateur centrale et Walter un androïde qui s’occupe de la maintenance du vaisseau. Après un grave accident inévitable, plusieurs membres d’équipage meurt dans leurs caissons, dont le capitaine de la mission. Désormais réveillée, le reste de l’équipe doit faire leur deuil et doivent surtout réparer les petites avaries. Alors que personne n’a envie de retourner dans leur caisson pour encore 7 années de voyage, le vaisseau repère une planète à portée de main qui semble réunir tous les éléments pour accueillir les colons. Le nouveau capitaine décide d’aller voir sur place si la planète est aussi parfaite qu’elle en à l’air.

Alien: Covenant : Photo Katherine Waterston

Alien: Covenant : Photo Guy Pearce, Michael Fassbender

J’aime beaucoup les Alien. Même si j’ai beaucoup aimé Prometheus, le préquel à la série des aliens, je préfère les 4 premiers films. Avec Alien covenant, on est dans la suite directe de Alien prometheus.

C’est visuellement très réussi, les scènes sur le vaisseau, sur la planète, les scènes avec les monstres, les scènes d’action sont très réussies, rien à redire. Par contre, on remarquera certaines petites choses pas toujours très originales, comme le soldat qui part “pisser” ou l’autre qui part “se rafraichir”, on sait tous ce qui arrive aux gens lorsqu’ils s’éloignent du groupe pour s’isoler, dans ce genre de film!

Alien: Covenant : Photo Amy Seimetz, Carmen Ejogo

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Il y a eu quelques petites incohérences, comme la scène dans laquelle l’héroïne reçoit du sang d’alien mais qui n’entraine pas des brulures d’acide, contrairement à son collègue. Il y a aussi quelques facilités, comme les personnages qui s’isolent pour mieux se faire zigouiller, ou encore le coup de faire sortir l’alien du vaisseau à coup d’ouverture de porte pour le faire aspirer par le vide de l’espace, comme c’était le cas à la fin du premier et du second film. Et puis comment ces gens si expérimentés peuvent se permettre d’aller explorer une planète inconnue sans prendre de précaution en mettant des combinaisons étanches? comment ces personnes si professionnelles ont pu vouloir aller établir la colonie sur une planète inconnue alors que la planète sélectionnée au départ à passer des test pendant une dizaine d’année avant d’être choisie?

Alien: Covenant : Photo

Alien covenant est dans la lignée de prometheus, on retrouve ce qui fait le succès des Aliens, des créatures bien dégueulasses et bien agressives, des combats sanguinolent, pas mal de gore et de scènes d’action, sans qu’elles soient pour autant trop longues ou à rallonge, ce qui est appréciable. Le coup du double humanoïde Walter/David est très intéressant, leurs personnalités et leurs évolutions est ce qui est le plus intéressant dans le scénario au finale, même si le coup du jumeau diabolique c’est du déjà vu cent fois et ne surprend donc pas. Reste quand même un bon film divertissant, prenant, certains aspects sont très intéressants et le casting bien choisi, j’irais surement voir le prochain volet.

Seul sur Mars – Petite sœur – Sicario – et en bonus ressortie de Blade runner

Seul sur Mars : Affiche

Seul sur Mars

de Ridley Scott

Matt Damon, Jessica Chastain, Kristen Wiig, Jeff Daniels, Kate Mara, Sean Bean, Chiwetel Ejiofor

4/5

Une équipe d’astronaute vient de passer plusieurs jours sur mars à effectuer des relevés scientifiques. Une tempête inattendue les obligent à quitter la planète rouge plus tôt que prévue et dans la précipitation. Mais Mark, le botaniste de l’équipe, reçoit un débris qui l’assomme. La commandante de l’équipe part à sa recherche mais les relevés de sa combinaison annonce que Mark est probablement mort du à la décompression de sa combinaison. Le commandant n’a pas d’autre choix que d’abandonner les recherches  pour sauver le reste de son équipe, en difficulté pour le décollage. Alors que toute l’équipe est partie depuis plusieurs heures, Mark se réveil bien en vie seul sur une planète déserte, sans moyen de communication. il organise donc la vie de naufragé.

Seul sur Mars : Photo Donald Glover

J’aime beaucoup le cinéma de Ridley Scott, même si je n’aime pas tout ses films. Quand on lit le résumé de Seul sur Mars et qu’on voit la bande annonce, on pense à Interstellar ou à Gravity. Seul sur mars n’a pas la dimension métaphysique ou complexe de Interstellar, mais est plus intéressant que le trop simple gravity. J’ai beaucoup aimé suivre les aventures du pauvre astronaute qui ne se laisse pas démonter quand il se réveil seul sur Mars, sans être sur d’un retour possible sur Terre. La vie sur Mars s’organise, le rationnement, la station de survie, la récup de tout ce qui peut être recyclé pour lui assurer une meilleure vie, et essayer de communiquer avec la Terre.

Seul sur Mars : Photo Aksel Hennie, Sebastian Stan

Entre deux scènes qui nous montrent Matt Damon essayer de s’adapter à la vie martienne, notamment par la culture de pommes de terre de manière bien naturel finalement, on voit aussi les grosses pontes de la Nasa découvrir que l’astronaute Mark est en vie, et gérer un moyen de communication avec Mars, gérer la communication avec le reste de l’équipe d’astronautes qui a abandonné Mark sur Mars et qui sont toujours dans l’espace, et gérer aussi la communication avec la presse et le reste du monde.

Seul sur Mars : Photo Matt Damon

Seul sur Mars : Photo Matt Damon

Le film possède sa dose de suspense, de scènes rigolotes, de moments plus dramatiques et reste scientifiquement assez juste, même si parfois on peut sentir quelques raccourcis, quelques facilités et une utopie gentillette. On arrive pas toujours à se rendre compte du temps qui passe sur Mars, entre la prise de contact avec la Terre et le moment de tenter un retour sur Terre. J’ai beaucoup aimé la fin, et si le film ne m’a pas autant plut que Interstellar, il reste beaucoup plus ancré dans la réalité, et servi par un excellent casting.

Notre petite soeur : Affiche

Notre petite sœur

de Hirokazu Kore Eda

Haruka Ayase, Masami Nagasawa, Kaho, Suzu Hirose

4,5/5

Sachi, Yoshino et Chika sont trois sœurs d’une vingtaines d’années, qui vivent dans la grande et vieille maison familiale à Kamakura. L’ainée est infirmière et reste la figure la plus adulte de la maisonnée, Yoshino est la cadette, travaille à la banque et reste un peu délurée, quant à Chika la plus jeune, elle reste encore assez enfantine dans son comportement. Lorsqu’elles apprennent la mort de leur père, qui les a abandonné il y a bien longtemps pour refaire sa vie avec une autre femme, les trois sœurs décident de remplir leur devoir et de se rendre à l’enterrement. Elles font la connaissance de Suzu, leur demi sœur de 14 ans. Désormais orpheline, elles décident de l’invité à vivre avec elles à Kamakura.

Notre petite soeur : Photo

Encore une fois Hirokazu Kore Eda tape juste. Cette chronique familiale nous raconte tout simplement le quotidien de ces trois jeunes femmes qui se cherchent, entre amours déçues, relations étranges avec une mère absente, leur relation avec cette maison vieillotte mais qui fait partie d’elles. J’ai adoré les suivre et faire connaissance avec leur jeune sœur qui s’adapte bien naturellement dans sa nouvelle vie avec ses trois grandes sœurs.

Notre petite soeur : Photo

C’est doux, tendre, les personnages sont tous très attachants, et comme il l’avait déjà fait dans son film Still walking, Kore Eda sait nous hypnotiser avec les scènes du quotidien, comme le traditionnel bain, faire la cuisine, les recettes familiales de la liqueur de prune…

Notre petite soeur : Photo

Comme souvent aussi Kore Eda sait nous raconter l’enfance avec poésie. Dans ce film comme dans Still walking, les femmes ont une importance capitale, elles sont fortes, douces et déterminées, entre la mère, les quatre sœurs, la grande tante, les hommes n’ont que peu d’importance et sont souvent montrés sous un jour peu flatteur, mis à part quelques personnages masculins très secondaires. Encore un très bon film de ce réalisateur japonais!

Sicario : Affiche

Sicario

de Denis Villeneuve

Emily Blunt, Benicio del Toro, Josh Brolin

4/5

L’agent Macer travaille au FBI à la section des kidnappings, sur le terrain. Alors qu’une de ses enquêtes est liées à l’un des plus gros cartel de drogues du Mexique, elle est temporairement détachée auprès de Matt Graver et de son équipe, soi disant rattaché au département de la défense. Elle se retrouve alors en plein dans la lutte contre les cartels de drogue mexicains, les barbouzes, et doit alors essayer de démêler le vrai du faux.

Sicario : Photo Daniel Kaluuya, Emily Blunt

J’avais entendu parler en bien de ce film que j’avais un peu oublié lors de sa sortie, heureusement les vacances m’ont aidé à le voir. Sicario nous parle des cartels de drogues puissant, des problèmes frontaliers entre les USA et le Mexique, les flics corrompus des deux cotés, et puis la gestion de ce problème par les américains, la version officielle, et la version officieuse, façon barbouze, avec CIA impliquée et autre manipulations et contournement des lois.

Sicario : Photo Benicio Del Toro

Sicario : Photo Benicio Del Toro, Jon Bernthal, Josh Brolin

Le film possède une tension très forte par moment, une musique discrète mais qui renforce le suspense et la tension palpable tout le long du film. Certaines scènes sont très prenantes, la violence n’est jamais gratuite mais reste dure, la vie de l’agent Macer est dénuée de tout romantisme déplacé, et reste réaliste. Le tout servi par un excellent casting, Emily Blunt est géniale dans le film, et Benicio del Toro crève l’écran. J’ai beaucoup apprécié l’absence de concession dans le film, aucune tiédeur, aucun compromis, notamment pour ce qui concerne la fin, et ça fait du bien.

Blade Runner

de Ridley Scott

Harrison Ford, Sean Young, Rutger Hauer, Edward James   Olmos, Daryl Hannah

4/5

Dans un futur lointain, les animaux sont artificiels, les humains sont encouragés à partir vivre sur les colonies spatiales et les robots humanoides, appelés répliquants, sont devenus banals. Mais certains types trop similaires aux vrais êtres humains sont difficiles à repérer et pour certains, devenus violents, cherchant à se libérer de leur état d’esclaves. Les blades runner sont des policiers qui se consacrent à la traque et à l’exécution des robots illégaux. Rick Deckard, un blade runner réputé mais quelque peu retiré des affaires, est appelé à la rescousse, lorsque plusieurs répliquants rebelles sont recherchés pour être exécuter.

Blade Runner : Photo

J’avais vu ce classique de la SF il y a longtemps, au point que je ne me souvenais plus des détails. J’ai profité de sa ressortie au cinéma pour me rafraichir la mémoire. Le film se passe en 2019, donc ça fait un peu sourire de voir comment la vie et la société humaine est décrite, avec un Los Angeles constamment pluvieux, un soleil tamisé probablement par la pollution, les animaux qui ont disparus de la planète remplacés par des animaux artificiels qui coutent les yeux de la tête, et les répliquants, ces nouveaux esclaves des temps modernes.

Blade Runner : Photo Edward James Olmos, Harrison Ford

Visuellement, les décors, les rues bondées, j’ai trouvé ce futur très réussi, même si peu réalistes au final. C’est marrant de voir certains détails devenus obsolètes, dans la vision du futur de l’époque de création du film, comme la marque Pan Am, toujours présente dans les affiches publicitaires de la ville.

Blade Runner : Photo Sean Young

C’est surtout le visuel du film qui est assez impressionnant, malgré quelques effets spéciaux un peu vieillot, par contre, certaines lenteurs, certaines scènes contemplatives sont parfois ennuyeuses, et un peu longuettes, d’ailleurs, dans la salle de cinéma, une petite dizaine de personnes sont sorties durant la projection! Je suis quand même bien curieuse de voir ce que donnera Blade runner 2!

 

Cartel

Cartel : Affiche

de Ridley Scott

Michael Fassbender, Penelope Cruz, Cameron Diaz, Javier Barden, Brad Pitt

3/5

Un avocat pénaliste a tout ce qu’un homme rêve d’avoir, du succès professionnel, de l’argent et une sublime femme qu’il aime. Mais quand on en a beaucoup on en veut encore plus et il décide d’accepter la proposition de son ami et client, Reiner, affilié à un puissant cartel, et de participer à une grosse opération de trafic de drogue. Mais l’acheminement de la drogue ne se déroule pas comme prévu et le cartel ne fera pas dans la dentelle.

Cartel : Photo Cameron Diaz, Javier Bardem

J’adore Ridley Scott, Alien, Blade runner, Gladiator, Les associés, Kingdom of heaven, Mensonges d’état, j’adore son style, j’adore sa façon de nous raconter une histoire et sa manière de filmer, même si ce n’est pas toujours une réussite. Malgré les critiques plutôt mitigées, voir mauvaises, j’ai tenté Cartel. Alors, il est vrai que le film ne plaira pas à tout le monde et que je ne le considérerais pas comme un de ses films majeurs.

Cartel : Photo Michael Fassbender, Penélope Cruz

Le film est tiré d’un roman, et je ne me prononcerais pas sur le coté adaptation puisque je ne l’ai pas lu, mais le scénario tient quand même sur un ticket de métro. Un homme qui a tout préfère miser sur une possibilité de se faire beaucoup d’argent en ne faisant quasiment rien et qui perdra tout. Une descente aux enfers classique en somme. L’image des trafiquants de drogue, l’image du jeune premier qui se croit plus malin que tout le monde et qui finit par se bruler les ailes, l’image de la femme naïve, victime des décisions des autres, tout est classique, déjà vu et sans surprise.

Cartel : Photo Brad Pitt, Michael Fassbender

Cartel est cependant pas du tout un film d’action, c’est en fait un film bavard, les conversations entre les personnages sont longues et philosophiques, entre l’avocat et son ami trafiquant Reiner, entre l’avocat et son contact Westray, entre l’avocat et un collègue avocat mexicain, entre l’avocat et un diamantaire hollandais. Ces conversations sont assez hypnotiques et prenantes, et du coup on ne s’ennuie pas une seconde mais pour autant on se demande parfois où ces discussions nous mènent. On a l’impression que le réalisateur n’a pas su choisir entre faire un film dans le pure sens du terme, ou prendre du plaisir à filmer ce qu’il veut comme il veut et tirer ce qui lui a plut du roman.

Ce qui m’a un peu gênée dans ce film, c’est la naïveté des personnages et de leurs réactions. L’avocat est spécialisé dans le droit pénal et passe son temps à sortir des gens de prison: pour autant, il prend des décisions un peu crétines sur les bords, à la limite de la naïveté et de l’idiotie, il à l’air de tombé tout le temps des nues, tout comme sa femme Laura, qui préfère faire l’autruche quitte à passer pour une innocente idiote. Je n’ai pas trop compris leurs réactions et leurs façons de vivre. Reste un film qui nous permet de profiter de la réalisation de Ridley Scott qui s’amuse à mettre en scène de très bons (et jolies) acteurs.