Dernières séances: Happy birthdead – Battle of the sexe – C’est tout pour moi

Happy Birthdead : Affiche

de Christopher Landon

Jessica Rothe, Israel Broussard

3/5

Tree est une étudiante insouciante, populaire, légèrement garce sur les bords avec ses camarades qui le lui rend bien. Le lendemain d’une soirée trop arrosée, Tree essaye d’ignorer que c’est son anniversaire, un jour qui lui rappelle de mauvais souvenirs. Le soir, alors  qu’elle se rend à une soirée étudiante, elle se fait sauvagement assassinée par un inconnu masqué. Le lendemain, elle a la surprise de se réveiller en vie. En fait, Tree revit en boucle la même journée en boucle qui se termine toujours par son meurtre. Le seul moyen d’y mettre fin est de découvrir le tueur pour empêcher son meurtre.

Happy Birthdead : Photo Israel Broussard, Jessica Rothe

Bon le coup de revivre la même journée tant que le personnage principal n’a pas réglé un certain problème c’est vu et revu avec surtout le célèbre Un jour sans fin avec Bill Murray, d’ailleurs cité dans le film;

Happy Birthdead : Photo Jessica Rothe

Pour apprécier le film, il ne faut pas trop le prendre au sérieux, c’est surtout une comédie qui surfe sur le second degré. Une sorte de scream. L’héroïne va vivre une bonne série d’assassinats, étrangler, pendue, poignarder, exécuter, noyer…

Happy Birthdead : Photo Jessica Rothe

Tree est un cliché étudiante à elle toute seule: jeune, jolie, bêcheuse, elle est garce avec ses “copines”, qui ne le sont pas moins avec elle. Elle est populaire, envoi chier ceux qui ne lui plait pas, fait ce qu’elle veut comme elle veut avec qui elle veut sans se soucier des conséquences et va jusqu’à faire du beau prof de sciences, un homme marié, son amant, juste pour jouer. J’ai beaucoup aimé que l’héroine ne soit pas une naïve et faible femme, elle est déterminée, maligne, elle ne se laisse pas faire, envoi balader tout le monde, n’a pas de scrupules, elle est assez rigolote au finale.

Même si tout n’est pas parfait, Happy Birthdead reste une série b sympa à regarder, on rit pas mal dans le film, ça casse pas des briques mais ça divertit bien et on a hâte de découvrir qui se cache derrière les meurtres.

Battle of the Sexes : Affiche

Battle of sexes

de Jonathan Dayton, Valerie Faris

Emma Stone, Steve Carrell, Andrea Riseborough

3/5

En 1972, Billy Jean King est la détentrice de plusieurs titre du grand chelem, mais elle ne supporte plus d’être traitée comme un sous sportif parce qu’elle est une femme. Beaucoup moins payées que les hommes, la fédération de tennis refuse d’augmenter leurs primes. Elle décide alors, avec toutes les meilleures joueuses américaines, de se séparer de cette fédération et de créer leur propre organisme, la WTA vient de naitre. Elle est contactée par l’ancien grand champion de tennis, Bobby riggs, qui voudrait organiser un match d’exhibition entre lui et Billy Jean, afin de prouver au monde que même la meilleur joueuse femme ne peut pas battre un joueur homme. Réticente au départ, elle finit par accepter.

Battle of the Sexes : Photo Lewis Pullman, Steve Carell

Battle of sexes mélange l’histoire personnelle de Billy Jean et son histoire professionnelle. On peut y voir la création de la WTA, sa popularité auprès du public, son talent de joueuse de tennis, son mari mais aussi la découverte de son homosexualité qu’elle cache pour ne pas faire du tort à sa cause, celle de faire en sorte que les joueuse femmes de tennis soient tout autant respectées que les hommes.

Battle of the Sexes : Photo Andrea Riseborough, Emma Stone

J’ai aussi beaucoup aimé le personnage très bien interprété par Steve Carrell, Bobby Riggs, un joueur de tennis qui s’est rangé, mais qui reste accroc à toutes sortes de pari. Il ne peut s’empêcher de parier sur tout et rien au grand dam de sa femme. Sous des airs de misogynie il ne pense qu’à gagner son pari, le match est pour lui un moyen de faire un pari médiatisé, ce qui lui donne sa dose d’adrénaline.

Battle of the Sexes : Photo Emma Stone, Steve Carell

Beaucoup d’humour donc, le duel de parole entre les deux joueurs est savoureux, mais le film à au moins 20 minutes de trop, notamment concernant son histoire d’amour avec la coiffeuse Maryline. Beaucoup de scènes qui ne servent pas vraiment l’histoire mais qui surtout casse le rythme et finit par ennuyer un peu. Reste de bons acteurs servant une page de l’histoire du sport que je ne connaissais pas.

C'est tout pour moi : Affiche

C’est tout pour moi

de Nawell Madani, Ludovic Colbeau Justin

Nawell Madani, Mimoun Benabderrhamane, François Berléand, Leyla Doriane

3/5

Lila et sa grande soeur Malika, ont grandi dans un quartier populaire de Bruxelles, élevées par leur père. Depuis petite, Lila et Malika ont été passionné par la danse, en particulier le hip hop.  En devenant adulte, Malika est passée à autre chose contrairement à Lila, qui rêve de partir à Paris tenter sa chance en passant un casting pour cat’s. Mais son père n’est pas du tout d’accord, aussi Lila décide de partir malgré tout. A Paris, elle enchaine les coups durs et les malchances. Ces grosses mésaventures l’amènent à connaitre la comédie et surtout le stand up. Délaissant la danse, Lila se lance dans le théâtre.

C'est tout pour moi : Photo

C'est tout pour moi : Photo Nawell Madani

J’adore Nawell Madani, j’ai vu son spectacle il n’y a pas longtemps et j’ai éclaté de rire du début à la fin. Alors quand elle a sortie son film j’ai voulu le voir. C’est tout pour moi est en grande partie autobiographique puisque beaucoup d’éléments de la vie de Nawell se retrouvent dans le personnage de Lila. Comme Nawell, Lila a grandi passionnée par la danse, elle est partie pour Paris contre l’avis de sa famille pour tenter de percer dans la danse, comme Lila, elle a été déçue par le milieu et est finalement tombé amoureuse du stand up. Beaucoup de points communs donc, mais aussi beaucoup de choses ajoutées, comme le passage de Lila en prison.

C'est tout pour moi : Photo François Berléand, Nawell Madani

C’est tout pour moi, c’est drôle, rythmée, on ne s’ennuie pas, mais il y a aussi beaucoup de scènes émouvantes, voir tristes, notamment dans la relation entre Lila et son père, qu’elle espère rendre fière. Nawell Madani confirme son talent, mais on découvre aussi Mimoun Abderrhamane, qui joue le père de Lila, et qui s’avère excellent acteur. D’autant plus impressionnant quand on sait que ce n’est pas du tout un acteur à la base, mais un chauffeur de taxi. Une bonne comédie dramatique au finale, au vu des nombreux moments émouvants.

Advertisements