Dernières séances: Les proies – Seven sisters – Atomic blonde

Les Proies : Affiche

Les proies

de Sofia Coppola

Nicole Kidman, Kirsten Dunst, Elle Fanning, Colin Farrell

3.5/5

1864, la guerre de sécession qui divise le nord et le sud des États Unis fait rage depuis trois ans. L’école pour jeunes filles sudiste de madame Farnsworth reste cependant ouverte malgré le départ en nombre de ces élèves. Reste cinq jeunes filles de 12 à 16 ans, qui passent leurs journées à effectuer des corvées pour assurer le bon fonctionnement de la maison et à suivre les leçons dispensées par la seule institutrice encore présente, mademoiselle Morrow. Un jour la plus jeune des élèves part à la cueillette aux champignons et tombe sur le caporal nordiste John McBurney. Blessé à la jambe, il est condamné à mourir sans aide. La jeune fille décide alors de le ramener à l’école, où il devient très vite le centre d’attention de toutes les résidentes.

Les Proies : Photo Colin Farrell, Nicole Kidman

Les films de Sofia Coppola ne sont pas tous des réussites. Lost in translation reste mon préféré dans toute sa filmographie, et c’est même l’un de mes films favoris tout court. J’ai beaucoup aimé Virgin suicides que j’ai trouvé très intéressant, Marie Antoinette était esthétiquement très réussi, the bling ring m’a un peu ennuyé, et somewhere malgré ses défauts avait un certain charme. On peut aimer ou pas le cinéma de Sofia Coppola, mais ce qui est sûr c’est qu’on retrouve toujours son style, des thèmes de prédilection, une façon de narrer l’histoire, un style dans la mise en scène.

Les Proies : Photo Addison Riecke, Angourie Rice, Elle Fanning, Emma Howard, Kirsten Dunst

C’est le cas pour Les proies, on devine tout de suite qu’il s’agit d’un film de Sofia Coppola. Les personnages féminins, La lumière, la mise en scène, visuellement le film est très réussi.

Dans cette école perdue au milieu de la guerre, les pensionnaires sont refermées sur elle-même, n’ont pas beaucoup de nouvelles du monde extérieur. La directrice passe son temps à exercer son autorité avec bienveillance, les élèves tentent de vivre avec l’ennui du quotidien et l’institutrice voit sa jeunesse s’éloigner de plus en plus sans perspective d’avenir enfermée dans cette école. L’arrivée d’un homme jeune et séduisant va raviver la passion chez chacune des résidentes. La directrice trouve rafraichissant de pouvoir discuter avec un homme, l’adolescente de 16 ans y voit son potentiel premier amour et les hormones lui donne l’audace, les plus jeunes voient dans le caporal la figure paternel ou fraternel que les jeunes filles n’ont plus, isolées dans leur écoles féminines. Quant à l’institutrice elle voit dans la figure du caporal, sa seule chance de prendre la clé des champs, d’être libérée de son statut d’enseignante, de sa directrice, de cette école, elle voit là sa chance de reprendre sa liberté. Au final, si l’institutrice est prête à se donner au caporal qu’elle ne connait que depuis quelques jours, ce n’est pas parce qu’elle en est amoureuse. Lui ou un autre peu importe, du moment que ce dernier, pas trop mal de sa personne, l’emmène loin vers une nouvelle vie.

Les Proies : Photo Addison Riecke, Angourie Rice, Elle Fanning, Emma Howard, Kirsten Dunst

J’ai beaucoup aimé le film, les personnages sont plus complexes qu’il n’y parait. Le jeune caporal comprendra vite l’adoration que lui porte les filles de l’école et saura en jouer pour obtenir ce qu’il veut, mais il finira par se bruler les doigts. Il aura bien cherché le sort qui l’attend, bien que disproportionné, on peut comprendre autant la colère du caporal que la détresse des personnages féminins qui sont poussées à certaines extrémités. Je m’attendais à une scène peut être plus sanglante, qui se serait rapproché de misery. J’ai été surprise par l’humour présent dans le film, dans la salle les spectateurs ont ri plus d’une fois, un humour grinçant et noir qui m’a plu.

Seven Sisters : Affiche

Seven sisters

de Tommy Wirkola

Noomi Rapace, Willem Dafoe, Glenn Close

3.5/5

Dans un futur proche la surpopulation de la Terre pose de graves problèmes. Les autorités décident d’instaurer la politique de l’enfant unique afin de réduire la population. Mais suite à des manipulations génétiques sur les produits alimentaires, les naissances multiples augmentent, ce qui rend encore plus difficile l’application de la loi. Pour respecter ces nouvelles mesures, Nicolette Cayman met en place une procédure de cryogénisation, afin de mettre en stase les enfants nés “illégalement” ainsi que les frères et sœurs de jumeaux, triplés et autre naissances multiples. Karen Settman donne naissance à 7 filles mais meurt suite à un accouchement difficile. Terrence, le grand père, décide d’élever secrètement les 7 sœurs dans son appartement. Pendant toute leur enfance, les filles prénommées chacune selon un jour de la semaine, apprennent à rester vigilantes et ne pas trahir leur secret. 30 ans plus tard, les 7 femmes se partagent donc une seule et même identité. Chacune des filles sortent assumées l’identité unique selon leur jour de sortie. Mais tout bascule lorsque Lundi ne rentre pas après sa journée de travail.

Seven Sisters : Photo Noomi Rapace

Seven sisters nous parle d’une réalité qui pourrait être la nôtre. Une population trop nombreuse, pas assez de nourriture pour contenter tout le monde, une agriculture génétiquement modifiées aux conséquences graves, un réchauffement climatique qui n’arrange rien. La politique de l’enfant unique permet aux autorités de prendre le contrôle, d’espionner tout  le monde tout le temps. Pour lutter contre les fraudes, chaque citoyen est constamment contrôlé, pour se rendre au travail, pour rentrer dans les immeubles, pour prendre les transports, pour passer des check point de contrôle d’un quartier à l’autre…c’est un véritable régime totalitaire qui est mis en place sous l’excuse de la survie de l’humanité.

Seven Sisters : Photo Lara Decaro, Willem Dafoe

Noomi Rapace tient le film sur ses seules épaules ou presque, en incarnant les sept sœurs Settman. Lundi, mardi, mercredi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche ont le même visage, mais chacune à sa propre personnalité, ses propres talents, ses propres défauts.  Il y a beaucoup de plan dans lesquelles on voit plusieurs sœurs Settman ensemble, et c’est très bien fait. Les scènes de combats sont très bien réalisées et surtout crédibles. La plupart des sœurs Settman ne  sont pas des guerrières mais quand l’instinct de survie et l’adrénaline interviennent, elles sont capables de choses hors normes.

Seven Sisters : Photo Noomi Rapace

Quelques pointes d’humour, pas mal d’action, des problèmes de société très crédibles qui sont abordés, même si c’est parfois un peu superficiel, une actrice douée dans le rôles de ces sept soeurs au caractère différent. J’ai aussi beaucoup aimé que le film prenne le temps de mettre en place une société futuriste à travers certains détails, les bracelets électroniques d’identité, les miroirs qui vous indiquent les problèmes de santé rien qu’en se regardant dedans, les téléphones portables holographique dans les paumes…

Par contre l’accroche sur les affiches du film « vous ne devinerez jamais la fin » ne tient pas ses promesses, je n’ai pas été surprise par le scénario:

Seven Sisters : Photo Noomi Rapace

SPOILER

Je ne m’attendais pas à ce que la plupart des sœurs Settman meurt, mais par contre découvrir que les enfants n’étaient pas cryogéniser dans l’attente d’un futur meilleur mais bruler vifs pour se débarrasser des corps, ne m’a pas surpris du tout.

FIN SPOILER

Seven sisters est bien fichu, bien joué, ça reste une série b de très bonne facture, avec un scénario plutôt intelligent, tout en restant divertissant.

Atomic Blonde : Affiche

Atomic blonde

de David Leitch

Charlize Théron, James McAvoy, John Goodman, Eddie Marsan, Sofia Boutella

3.5/5

1989, quelques jours avant la chute du mur, Lorraine Broughton, agent pour le MI6, s’envole à Berlin pour mettre la main sur « la liste », un microfilm qui contient tous les noms des agents secrets des différents pays embarqués dans la guerre froide et indique qui sont les traites, les agents doubles, les agents triple etc…Pour l’aider elle prend contact avec un autre agent basé à Berlin depuis plusieurs années. La belle Lorraine se rend très vite compte qu’elle est tombée dans un sacré nid d’espions…

Atomic Blonde : Photo Charlize Theron

Quand je suis allée voir le film je ne m’attendais pas à aimer, on m’avait dit des choses très mitigées à son sujet, on m’avait dit que c’était trop de musique pour rien, trop bruyant, trop trop…Et bien en fait, j’ai bien aimé ! Quand on attend trop d’un film on est souvent trop exigeant et donc souvent déçue mais quand on n’attend pas grand-chose d’un film, on est souvent agréablement surpris ce qui est le cas avec Atomic blonde.

Atomic Blonde : Photo Charlize Theron

J’ai adoré l’ambiance année 80, Berlin est, Berlin ouest, le mur, les espions russes, anglais ricains, français qui recherchent tous la même liste. J’ai beaucoup aimé Lorraine Broughton, c’est le fantasme de toute actrice de pouvoir jouer une femme belle, forte, déterminée, sûre d’elle, sur de son intuition, maline, qui sait se battre avec violence et efficacité. Les tenues, la musique, les coupes de cheveux…

Atomic Blonde : Photo Charlize Theron, Sofia Boutella

Charlize Theron joue avec beaucoup de plaisir les agents secrets impitoyables. Les scènes de combat au corps à corps sont impressionnantes, réalistes tout en en mettant plein les yeux. Bien sûr on retrouve dans la manière de les tournées, l’influence des Jason Bourne avec des combats à main nue ou à l’aide de certains objets trouvés sur place, des combats plus réalistes. J’ai beaucoup aimé notamment la scène de combat filmée dans un immeuble de Berlin est vers la fin du film.

Atomic Blonde : Photo Charlize Theron, James McAvoy

Coté scénario, on ne peut pas dire que ce soit originale. Pour un film d’espionnage, c’est classique, déjà vu mais bien fait (guerre froide, berlin est/ouest, microfilm contenant la liste des agents…).

Un film d’action et d’espionnage classique dans son histoire, bien fait et bien filmé, avec des scènes d’action au top et des personnages intéressants, notamment Lorraine et Percival joué par James McAvoy. Le tout rythmé par une superbe bande son année 80.

 

 

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Les figures de l’ombre

Les Figures de l'ombre : Affiche

Les figures de l’ombre

de Theodore Melfi

Taraji P Henson, Octavia Spencer, Janelle Monae, Kevin Costner, Kirsten Dunst, Mahershala Ali

4/5

Katharine Goble a toujours été très doué en mathématique et très en avance sur les autres enfants de son âge. Grace à des parents motivés et à ses enseignants, Katherine a la possibilité de faire de très hautes études malgré le fait qu’elle soit une femme afro américaine dans les années 30. Elle et ses deux amies, Dorothy et Mary, elles aussi très douées, femme et noires, elle travaille dorénavant pour la Nasa. Comme partout aux Etats Unis, la ségrégation fait rage. Ainsi les employés afro américaines de la Nasa travaille dans un bâtiment à part. Alors que le pays fait la course avec l’URSS pour la conquête de l’espace, tout s’accélère pour la Nasa, qui doit envoyé bientôt John Glenn faire un premier voyage dans l’espace. Le chef du programme spatial demande alors le meilleur employé mathématicien pour les calculs. Katherine y est envoyé. De son coté, Mary Jackson intègre le département ingénieur, tandis Dorothy Vaughan aimerait bien avoir le titre de responsable de son service, puisqu’elle l’est déjà officieusement. Elle se met à étudier sérieusement le langage informatique fortran, persuadé qu’elle doit devenir une spécialiste de l’informatique si elle ne veut pas devenir obsolète au sein de la Nasa.

Les Figures de l'ombre : Photo

j’ai failli ne pas voir ce film, car ce jour là il faisait très beau et j’ai eu comme une envie d’aller me promener au soleil plutôt que de m’enfermer dans une salle obscure. Mais au bout de quelques minutes dehors, la foule très dense m’a soulé et quelque peu énervé. J’avais envie de calme pour mon week end, du coup finalement, je suis allée au cinéma, sans être bien convaincu.

Les Figures de l'ombre : Photo Glen Powell, Octavia Spencer, Taraji P. Henson

Au bout de 20 minutes de film, j’étais contente de mon choix, contente de voir ce film. Le film parle du quotidien difficile des femmes afro américaines des années 60, mais sans tomber dans les clichés habituels. Ici on ne parle pas de rébellion, de lutte pour les droits civiques, il n’y a pas de drames personnels, de grosses scènes dramatiques, on ne voit pas la lutte pour l’égalité des droits. On ne nous montre pas des femmes mariées à des macho ou à des hommes violents, qui ne souhaitent pas voir leurs femmes aller bosser. Ici, la ségrégation est racontée d’un point de vue intimiste, quotidien. Aller à la bibliothèque, passer devant le juge pour défendre sa cause, boire du café pendant sa pause au travail, aller au toilettes, des actes anodins qui ne le sont pas pour les afro américains des années 60.

Les Figures de l'ombre : Photo Taraji P. Henson

J’ai adoré suivre l’évolution de ces trois femmes très intelligentes, très scientifiques, très déterminée. Voir Katherine s’énerver de devoir faire plusieurs fois par jour 1km pour juste aller au toilette, la voir subir le raciste et la condescendance de ces collègues hommes et blancs, voir Mary devoir passer devant le juge pour pouvoir avoir le droit de suivre le cours supplémentaire qui lui permettrait de devenir ingénieur à la Nasa, ou Dorothy travailler plus dure et avoir des idées plus innovante, notamment en matière d’informatique pour obtenir le grade qu’elle était en droit d’avoir depuis longtemps. J’ai adoré leur soutien mutuel, leur courage, leur travail, leur passion.

Les Figures de l'ombre : Photo Jim Parsons, Kevin Costner, Taraji P. Henson

La scène de la bibliothèque avec Dorothy, la scène au tribunal avec Mary et la scène avec Katherine devant ces collègues m’ont beaucoup plut. Ce que j’ai aimé aussi c’est ce coté rien n’est tout blanc ou tout noir. Les collègues hommes blancs de Katherine l’ignore, la regarde comme une bête curieuse, l’oblige à se servir d’une cafetière différente de la leur à cause de sa couleur. Mais en même temps, quand ils apprennent à la connaitre, ils l’acceptent sans pour autant le lui dire. Ou encore la supérieur de Dorothy qui la traite avec condescendance, mais qui au final n’est pas si méchante au fond. Et les Etats Unis qui refuse d’accorder le même droit aux noirs et aux femmes, mais qui enterrent tous les préjugés quand il s’agit d’être le plus efficace possible, et battre l’URSS dans la course à l’espace.

Les Figures de l'ombre : Photo Janelle Monáe, Octavia Spencer, Taraji P. Henson

Les Figures de l'ombre : Photo

Les trois actrices principales incarnent parfaitement ces trois femmes hors normes et quand on voit que les personnages ont vraiment existé on ne peut qu’être admirative. Des femmes, noires, dans les années 60, qui ont réussi à accomplir ce qu’elles ont accomplis, c’est avec admiration que j’ai regardé les dernières minutes du film. Un film intéressant, intelligent, dont le sujet est prenant, avec de bons acteurs, j’ai passé un excellent après midi!

 

Two faces of january

The Two Faces of January : Affiche

de Hossein Amini

Viggo Mortensen, Kirsten Dunst, Oscar Isaac

3/5

Au début des années 50 en Grèce, les MacFarland, un couple des plus charismatiques se promène dans les ruines antiques. Ils sont américains, riches et en vacances. Ils croisent le chemin de Rydar, jeune américain qui s’est improvisé guide touristique en attendant de savoir ce qu’il souhaite faire de sa vie. Il en profite aussi pour charmer les jeunes filles et surtout profiter de sa connaissance de la langue grecque pour arnaquer les touristes trop crédules. Rydal accepte l’invitation à diner des MacFarland, désireux d’en savoir plus sur le mari Chester, qui lui rappelle son défunt père et accessoirement pour pouvoir admirer la jolie épouse, Colette. Alors que Rydal voit dans le couple riche de futurs victimes de ces petites arnaques, il découvre vite que les MacFarland ne sont pas beaucoup plus honnête que lui.

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Oscar Isaac, Viggo Mortensen

Comment résister à un film adapter d’un roman de Patricia Highsmith avec dans le rôle principal Viggo Mortensen? Il faut dire que je suis une grande fan de cet acteur, et qu’on ne l’a pas vu au cinéma depuis un bon moment!

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Viggo Mortensen

Le film nous conte donc la descente aux enfers de trois personnages, si sur d’eux au départ de l’intrigue. Petit à petit, ce couple si beau et charismatique, si riche, se désagrège au contact de la réalité qui les rattrape, des obstacles qui surgissent sur leur route. Leur complicité et même leur amour ne résiste que difficilement aux nouvelles épreuves qui frappent à leur porte.

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Viggo Mortensen

Pareil pour le jeune et insouciant Rydal, qui a fuit sa famille et ses responsabilité pour vivre la vie de bohème en Grèce, s’improvisant guide, charmant les jeunes héritières, ou arnaquant les touristes pour quelques dollars. Lui qui croyait pouvoir arnaquer ce couple américain se retrouve embarquer dans une descente aux enfers, impliqué dans les problèmes du couple Macfarland.

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Oscar Isaac, Viggo Mortensen

Avec two faces of january, on voyage pas mal, en Grèce, en Crète, entre ruines antiques et petits villages typiques, on finira dans les ruelles d’Istanbul. Trois très bons acteurs, dont les visages perdent de leur superbes, dont les allures perdent de leur tenues, au fur et à mesure de leur fuite sous un soleil de plomb, à travers la Grèce.

The Two Faces of January : Photo Oscar Isaac, Viggo Mortensen

Si le film reste intéressant à suivre, et jolie à voir, l’intrigue est quelques peu décevante. L’ambiance, les désillusions des personnages et leurs réveils brutales au contact de la réalité, aurait pu rappeler un film d’Hitchcock, mais il manque une tension qui prend aux tripes les spectateurs. Je m’attendais à un retournement de situation, à une révélation finale, simple mais surprenante. Au  final, une histoire classique, une fin crédible mais ordinaire. Il manque quelque chose pour en faire un bijou, c’est dommage.