Les figures de l’ombre

Les Figures de l'ombre : Affiche

Les figures de l’ombre

de Theodore Melfi

Taraji P Henson, Octavia Spencer, Janelle Monae, Kevin Costner, Kirsten Dunst, Mahershala Ali

4/5

Katharine Goble a toujours été très doué en mathématique et très en avance sur les autres enfants de son âge. Grace à des parents motivés et à ses enseignants, Katherine a la possibilité de faire de très hautes études malgré le fait qu’elle soit une femme afro américaine dans les années 30. Elle et ses deux amies, Dorothy et Mary, elles aussi très douées, femme et noires, elle travaille dorénavant pour la Nasa. Comme partout aux Etats Unis, la ségrégation fait rage. Ainsi les employés afro américaines de la Nasa travaille dans un bâtiment à part. Alors que le pays fait la course avec l’URSS pour la conquête de l’espace, tout s’accélère pour la Nasa, qui doit envoyé bientôt John Glenn faire un premier voyage dans l’espace. Le chef du programme spatial demande alors le meilleur employé mathématicien pour les calculs. Katherine y est envoyé. De son coté, Mary Jackson intègre le département ingénieur, tandis Dorothy Vaughan aimerait bien avoir le titre de responsable de son service, puisqu’elle l’est déjà officieusement. Elle se met à étudier sérieusement le langage informatique fortran, persuadé qu’elle doit devenir une spécialiste de l’informatique si elle ne veut pas devenir obsolète au sein de la Nasa.

Les Figures de l'ombre : Photo

j’ai failli ne pas voir ce film, car ce jour là il faisait très beau et j’ai eu comme une envie d’aller me promener au soleil plutôt que de m’enfermer dans une salle obscure. Mais au bout de quelques minutes dehors, la foule très dense m’a soulé et quelque peu énervé. J’avais envie de calme pour mon week end, du coup finalement, je suis allée au cinéma, sans être bien convaincu.

Les Figures de l'ombre : Photo Glen Powell, Octavia Spencer, Taraji P. Henson

Au bout de 20 minutes de film, j’étais contente de mon choix, contente de voir ce film. Le film parle du quotidien difficile des femmes afro américaines des années 60, mais sans tomber dans les clichés habituels. Ici on ne parle pas de rébellion, de lutte pour les droits civiques, il n’y a pas de drames personnels, de grosses scènes dramatiques, on ne voit pas la lutte pour l’égalité des droits. On ne nous montre pas des femmes mariées à des macho ou à des hommes violents, qui ne souhaitent pas voir leurs femmes aller bosser. Ici, la ségrégation est racontée d’un point de vue intimiste, quotidien. Aller à la bibliothèque, passer devant le juge pour défendre sa cause, boire du café pendant sa pause au travail, aller au toilettes, des actes anodins qui ne le sont pas pour les afro américains des années 60.

Les Figures de l'ombre : Photo Taraji P. Henson

J’ai adoré suivre l’évolution de ces trois femmes très intelligentes, très scientifiques, très déterminée. Voir Katherine s’énerver de devoir faire plusieurs fois par jour 1km pour juste aller au toilette, la voir subir le raciste et la condescendance de ces collègues hommes et blancs, voir Mary devoir passer devant le juge pour pouvoir avoir le droit de suivre le cours supplémentaire qui lui permettrait de devenir ingénieur à la Nasa, ou Dorothy travailler plus dure et avoir des idées plus innovante, notamment en matière d’informatique pour obtenir le grade qu’elle était en droit d’avoir depuis longtemps. J’ai adoré leur soutien mutuel, leur courage, leur travail, leur passion.

Les Figures de l'ombre : Photo Jim Parsons, Kevin Costner, Taraji P. Henson

La scène de la bibliothèque avec Dorothy, la scène au tribunal avec Mary et la scène avec Katherine devant ces collègues m’ont beaucoup plut. Ce que j’ai aimé aussi c’est ce coté rien n’est tout blanc ou tout noir. Les collègues hommes blancs de Katherine l’ignore, la regarde comme une bête curieuse, l’oblige à se servir d’une cafetière différente de la leur à cause de sa couleur. Mais en même temps, quand ils apprennent à la connaitre, ils l’acceptent sans pour autant le lui dire. Ou encore la supérieur de Dorothy qui la traite avec condescendance, mais qui au final n’est pas si méchante au fond. Et les Etats Unis qui refuse d’accorder le même droit aux noirs et aux femmes, mais qui enterrent tous les préjugés quand il s’agit d’être le plus efficace possible, et battre l’URSS dans la course à l’espace.

Les Figures de l'ombre : Photo Janelle Monáe, Octavia Spencer, Taraji P. Henson

Les Figures de l'ombre : Photo

Les trois actrices principales incarnent parfaitement ces trois femmes hors normes et quand on voit que les personnages ont vraiment existé on ne peut qu’être admirative. Des femmes, noires, dans les années 60, qui ont réussi à accomplir ce qu’elles ont accomplis, c’est avec admiration que j’ai regardé les dernières minutes du film. Un film intéressant, intelligent, dont le sujet est prenant, avec de bons acteurs, j’ai passé un excellent après midi!

 

Two faces of january

The Two Faces of January : Affiche

de Hossein Amini

Viggo Mortensen, Kirsten Dunst, Oscar Isaac

3/5

Au début des années 50 en Grèce, les MacFarland, un couple des plus charismatiques se promène dans les ruines antiques. Ils sont américains, riches et en vacances. Ils croisent le chemin de Rydar, jeune américain qui s’est improvisé guide touristique en attendant de savoir ce qu’il souhaite faire de sa vie. Il en profite aussi pour charmer les jeunes filles et surtout profiter de sa connaissance de la langue grecque pour arnaquer les touristes trop crédules. Rydal accepte l’invitation à diner des MacFarland, désireux d’en savoir plus sur le mari Chester, qui lui rappelle son défunt père et accessoirement pour pouvoir admirer la jolie épouse, Colette. Alors que Rydal voit dans le couple riche de futurs victimes de ces petites arnaques, il découvre vite que les MacFarland ne sont pas beaucoup plus honnête que lui.

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Oscar Isaac, Viggo Mortensen

Comment résister à un film adapter d’un roman de Patricia Highsmith avec dans le rôle principal Viggo Mortensen? Il faut dire que je suis une grande fan de cet acteur, et qu’on ne l’a pas vu au cinéma depuis un bon moment!

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Viggo Mortensen

Le film nous conte donc la descente aux enfers de trois personnages, si sur d’eux au départ de l’intrigue. Petit à petit, ce couple si beau et charismatique, si riche, se désagrège au contact de la réalité qui les rattrape, des obstacles qui surgissent sur leur route. Leur complicité et même leur amour ne résiste que difficilement aux nouvelles épreuves qui frappent à leur porte.

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Viggo Mortensen

Pareil pour le jeune et insouciant Rydal, qui a fuit sa famille et ses responsabilité pour vivre la vie de bohème en Grèce, s’improvisant guide, charmant les jeunes héritières, ou arnaquant les touristes pour quelques dollars. Lui qui croyait pouvoir arnaquer ce couple américain se retrouve embarquer dans une descente aux enfers, impliqué dans les problèmes du couple Macfarland.

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Oscar Isaac, Viggo Mortensen

Avec two faces of january, on voyage pas mal, en Grèce, en Crète, entre ruines antiques et petits villages typiques, on finira dans les ruelles d’Istanbul. Trois très bons acteurs, dont les visages perdent de leur superbes, dont les allures perdent de leur tenues, au fur et à mesure de leur fuite sous un soleil de plomb, à travers la Grèce.

The Two Faces of January : Photo Oscar Isaac, Viggo Mortensen

Si le film reste intéressant à suivre, et jolie à voir, l’intrigue est quelques peu décevante. L’ambiance, les désillusions des personnages et leurs réveils brutales au contact de la réalité, aurait pu rappeler un film d’Hitchcock, mais il manque une tension qui prend aux tripes les spectateurs. Je m’attendais à un retournement de situation, à une révélation finale, simple mais surprenante. Au  final, une histoire classique, une fin crédible mais ordinaire. Il manque quelque chose pour en faire un bijou, c’est dommage.