Dernières séances: Wind river – Blade runner 2049

Wind River : Affiche

Wind river

de Taylor Sheridan

Jeremy Renner, Elisabeth Olsen

4/5

Dans la colonie indienne de Wind river dans le Wyoming, Cory Lambert est un chasseur qui traque les prédateurs sauvages qui s’en prennent aux bétails des fermiers alentour. Il se remet difficilement de la mort de sa fille de 16 ans, survenue quelques années plus tôt. Depuis, il est séparé avec sa femme amérindienne et tient le coup en s’occupant de son fils. Alors qu’il traque une famille de puma, il tombe par hasard sur le cadavre de Natalie, une jeune femme de 18 ans, qui fut la meilleure amie de sa fille. Elle est morte de froid après avoir parcourus plusieurs kilomètres de nuit, pieds nus, par -30°. L’autopsie révèle un viol, Natalie aurait alors couru dans la neige pour échapper à ses agresseurs. L’agent du FBI Jane Banner se rend sur place et est aidée par le shérif locale et Cory qui avec ses dons de traqueur, remonte la piste des évènements.

Wind River : Photo Elizabeth Olsen, Graham Greene (II)

Taylor Sheridan est le scénariste des excellents Comancheria et Sicario. J’avais adoré ces deux films. Ici, Sheridan prend les commandes de la caméra. On retrouve le style de Sicario, pas dans la réalisation qui est efficace et simple, mais dans les personnages et l’histoire. Une enquête, une agent fédérale dépasser par le milieu inédit dans lequel elle met les pieds. On retrouve quelques similitudes entre l’héroïne de Sicario et celle de Wind river, des femmes fortes et déterminées, compétentes dans leurs domaines mais qui se retrouvent en terrain inconnus. Sheridan n’épargne pas ses héroïnes sur le plan physique.

Wind River : Photo

J’ai beaucoup aimé Wind river, je m’étais persuadée de certaines choses, je m’attendais à des révélations tordues et inattendues, mais en fait l’histoire de la victime est d’une banalité insupportable. La scène dans laquelle on voit ce qui est arrivée à Natalie est assez insoutenable car très réaliste et très crue, sans effet. Elle renvoie à la scène d’ouverture du film.

Wind River : Photo Jeremy Renner

Wind river est donc dure dans son réalisme, ça en devient trop violent. J’ai vu beaucoup de violence dans les films et les séries, mais j’ai été plus traumatisée par Wind river. Je pense que c’est du au fait que les choses qui arrivent à Natalie sont quasi quotidienne, traité sans fioriture ni effet, c’est d’un réalisme effroyable. Le film marque aussi par sa fin, qui fait un peu de bien. Les acteurs sont excellents et Sheridan nous entraine dans les réserves indiennes, territoires peu exploités par le cinéma. Un film à voir mais dure, à ne pas regarder dans un moment de déprime.

 

Blade Runner 2049 : Affiche

Blade runner 2049

de Denis Villeneuve

Ryan Gosling, Jared Leto, Ana de Armas, Robin Wright, Sylvia Hoeks

4/5

En 2049 l’agent K, un blade runner, est chargé de traquer des réplicants qui ont été membres d’une rébellion contre les humains quelques années auparavant. L’agent K est lui même un réplicant et il est très efficace dans son boulot. Alors qu’il vient de “retirer” un des réplicants recherchés, il découvre l’existence d’un enfant né du ventre d’une femme réplicant. Sa chef veut absolument enterrer l’affaire pour éviter une nouvelle rébellion et assurer l’ordre public. Elle charge K de retrouver la trace de cet enfant né 30 ans auparavant et de le “retirer”. Son enquête le mène sur les traces d’un certain Rick Deckard, ancien blade runner.

Blade Runner 2049 : Photo Harrison Ford, Ryan Gosling

Blade Runner 2049 : Photo Robin Wright, Sylvia Hoeks

Blade runner est un film culte qui a beaucoup influencé le cinéma SF aussi bien sur le plan du scénario que sur le plan du visuel et de la mise en scène. J’avais vu blade runner quand j’étais au lycée et j’avais adoré. Je l’avais revu au cinéma l’année dernière et si je trouve le film toujours très réussi sur le plan visuel, je lui ai trouvé quelques longueurs.

Blade Runner 2049 : Photo Ryan Gosling

Blade runner 2049 dure 2h45 et je ne me suis pas ennuyée une seconde. Peut être que si je vais le revoir une seconde fois je vais aussi trouver que le film a certaines longueurs. Sur le plan visuel et de la musique on retrouve beaucoup de points communs avec Blade runner. La mise en scène est très réussie, les décors aussi. J’ai aussi accroché à l’histoire, je me suis fait avoir comme le pauvre K. J’ai trouvé Ryan Gosling assez inexpressif mais c’est le rôle qui veut ça je suppose. Du coup, les rares scènes où il laisse ses émotions le submerger sont très réussies. On ressent tout son désespoir quand il découvre la vérité sur sa personne, toute sa colère quand il découvre certains éléments.

Blade Runner 2049 : Photo Ryan Gosling

J’ai donc trouvé l’histoire bien tournée, les effets visuels très bien fait, le décor et l’ambiance très proches du blade runner de 1982. Et j’ai aussi beaucoup aimé les personnages, celui de K, celui de l’impitoyable Luv, celui de Robin Wright…quelques clins d’œil à Blade runner sans pénaliser les spectateurs qui n’aurait pas vu le premier film. J’ai trouvé Blade runner 2049 plus sombre aussi, notamment à travers la destinée de K (SPOILER: K est l’élu puis finalement il découvre qu’il n’est personne, ce fut rude pour lui).

Blade Runner 2049 : Photo Ana de Armas, Ryan Gosling

C’est donc un très bon film de SF mais il n’aura surement pas le même impact que Blade runner, puisque Blade runner 2049 n’apporte pas une nouveauté ou une révolution dans le monde de la SF, mais c’est déjà pas mal.

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Dernières séances: Song to song – Le Caire confidentiel

Song To Song : Affiche

Song to song

de Terrence Malick

Ryan Gosling, Rooney Mara , Micheal Fassbender, Nathalie Portman, Holly Hunter, Cate Blanchett

4/5

Cook, un chanteur de rock célèbre, entretient une relation étrange avec Faye, une musicienne qui cherche à percer sur la scène musicale d’Austin. A une soirée, elle fait la rencontre de BV, un musicien très talentueux qui vient de sympathiser avec Cook. Bv a un bon espoir de percer grâce à l’influence de Cook. Il tombe très amoureux de Faye. De son coté, Cook dont la célébrité le rend arrogant, séduit une jeune et jolie serveuse. Après une courte relation, il l’a demande en mariage.

Song To Song : Photo Michael Fassbender, Rooney Mara, Ryan Gosling

Avec Terrence Malick, on ne sait jamais trop à quoi s’attendre. Après 4 premiers films excellents devenus cultes, dont la ligne rouge que je considère comme l’un (si ce n’est pas LE) de mes films préférés, les choses se sont un peu corsées avec lui. Beaucoup de scènes contemplatives, beaucoup d’introspection, beaucoup d’envolées lyriques et de belles scènes visuelles, au détriment d’une intrigue, d’une histoire. C’était le cas avec Tree of life, dont  l’histoire semblait forte et intéressante, mais gâchées par des scènes inutiles (celles avec Sean Penn) ou des envolées hors sujet (comme le trop long interlude sur la création de l’univers). Avec Tree of life, j’ai l’impression qu’on n’est pas passé loin d’un grand film et c’est dommage. Pour To the wonder, les choses sont pires, puisqu’ici il n’y a quasiment pas d’histoire, c’est plat et on s’ennuie assez.

Song To Song : Photo Patti Smith, Rooney Mara

Avec Terrence Malick, quand on voit un film, on a l’impression qu’il se fait surtout plaisir à lui même, si il a envie de filmer tel ou tel truc, tel ou tel sujet et tant pis si ça ne cadre pas avec l’histoire qu’il raconte.

Avec Song to song, j’ai été agréablement surprise finalement. Ici aussi Malick fait dans les envolées lyriques, dans les moments contemplatifs, là aussi il se fait plaisir à filmer tel instant, tel sujet, telle actrice, telle lumière. Mais contrairement à To the wonder ici il y a une histoire et des personnages intéressants. Il n’y a pas énormément de dialogues, c’est surtout les voix off des personnages qu’on entend. Il avait l’habitude de faire ça aussi dans ces autres films, mais les dialogues étaient majoritaires. Ici il y a des dialogues mais ça reste moins présent que les pensées intérieures des personnages.

Song To Song : Photo Rooney Mara, Ryan Gosling

Car BV, Faye, Cook et Rhonda font beaucoup d’introspection personnelle. Le film raconte leurs états d’âme, leurs doutes. Song to song parle très joliment du sens de la vie, de ce que l’on croit vouloir et de ce que l’on veut vraiment, comment les personnages le découvre. BV et Faye tentent de percer dans la musique. Faye est un être qui doute beaucoup d’elle même, de son talent et même de ses envies. Son histoire d’amour avec BV est très belle, Rooney Mara et Ryan Gosling forment un couple beau, uni.

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Cook, lui s’est perdu dans la célébrité. Trop d’assurance, trop d’arrogance. Il se voit et se veut libre, heureux, cool et très généreux, mais en réalité, il est gâté, capricieux, égoïste et joue de sa célébrité pour avoir et dominer. J’ai aussi beaucoup aimé le personnage de Rhonda joué par Nathalie Portman. Elle aussi est perdue au début du film et se perd encore plus finalement au contact de Cook. L’argent ne résout pas tous les problèmes.

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Bien sur c’est un film réalisé par Terrence Malick donc c’est visuellement encore très réussie. Je pense que personne ne dépasse ou n’égale le talent qu’à Malick pour filmer la lumière, les décors, les gens. C’est toujours visuellement aussi beau. Un film et des personnages très intéressants, une réflexion sur la vie qui tient le spectateur. Finalement on ne s’ennuie pas du tout durant les deux heures, comme je le craignais, on est emporté par ses personnages qui évoluent dans le monde du rock et de la scène musicale, des festivals de musique et des studios d’enregistrement. Pour ma part, j’ai eu très envie de voir ce qu’il adviendrait de cette brochette de personnages.

Le Caire confidentiel

Le Caire Confidentiel : Affiche

de Tarek Saleh

Fares Fares, Mari Malek, Yasser Ali Maher, Mohamed Yousri, Slimane Dazi, Hichem Yacoubi

4/5

Au Caire, quelques semaines avant la révolution de 2011, une chanteuse est retrouvée morte, assassinée dans sa chambre d’hôtel. Noureddine Mostefa, un inspecteur de police, est chargé d’enquêter. Très vite, il découvre que la jeune femme était la maitresse d’un député et homme d’affaire très en vue. L’homme en question aurai quitté l’hôtel peu de temps avant la mort de la jeune femme. Il découvre aussi que Salwa, une femme de ménage, a été témoin du meurtre et a vu le visage du meurtrier.

Le Caire Confidentiel : Photo Fares Fares

Le Caire Confidentiel : Photo Fares Fares

J’en avais beaucoup entendu parlé de ce film et j’avais très envie de le voir. Le Caire confidentiel c’est plus qu’un simple film policier avec enquête, meurtre, assassin et indice. C’est un film social, historique, politique, policier, et aussi un portrait de flic, celui de Noureddine. Son personnage, malgré ses défauts, est très intéressant à suivre et attachant.

Le Caire Confidentiel : Photo Fares Fares

Le Caire Confidentiel : Photo Mari Malek

Le Caire confidentiel, c’est une enquête dont la résolution judiciaire est rendue impossible par la corruption de la police, sur fond de révolution que les policiers ne voient absolument pas venir. Il y a quelques touches d’humour, c’est très bien filmé, l’histoire est très bien ficelée, et les touches de politique et de social (corruption, situation des émigrés clandestins) sont très bien amenées et intégrées au récit. Le tout joué par d’excellents acteurs, à commencé par Fares Fares qui joue l’inspecteur Noureddine (que j’avais vu dans le très drôle Cops) et Mari Malek qui joue Salwa. A voir.

 

La la land de Damien Chazelle

La La Land : Affiche

de Damien Chazelle

Ryan Gosling, Emma Stone, JK Simmons

4/5

A Los Angeles, Mia tente de percer dans le cinéma. Son rêve est de devenir une grande actrice, mais ça fait 6 ans qu’elle est arrivée en Californie et qu’elle enchaine les castings et les échecs. De son coté, Sebastian est un pianiste de jazz très talentueux, mais sa passion pour le jazz l’empêche de faire le moindre compromis et a du mal à vivre de son art. Son rêve est d’ouvrir un club de jazz. Les deux rêveurs passionnés vont se rencontrer à plusieurs reprises…

La La Land : Photo Emma Stone, Ryan Gosling

La La Land : Photo

De Damian Chazelle, j’avais adoré Whiplash, un film qui nous parlait déjà de passion à la limite de l’obsession. Dans Lalaland, Chazelle nous parle encore de passion, de personnes qui sont entières et qui vivent leurs passions sans concession ni compromis, passions qui se heurtent parfois difficilement à la dure réalité. La première moitié du film est acidulée, colorée, c’est la partie la plus légère du film. On y voit Sebastian et Mia qui vivotent, qui survivent grâce à des boulots alimentaires, qui gardent encore espoir de percer dans leurs domaines, de vivre de leurs passions.

La La Land : Photo

Le couple Mia/Sebastian est touchant, drôle, attachant, j’ai aimé les voir évoluer à l’écran, leur rencontre, leur histoire. Ils mènent un peu la vie de bohème, vivant leur jeunesse et leur amour pleinement, vivant au jour le jour. Mais Lalaland est aussi une bonne comédie, car on rit beaucoup, surtout durant la première moitié du film. Le duo enchaine les scènes très drôles et Ryan Gosling a un vrai talent comique.

La La Land : Photo Emma Stone

Les scènes chantées et dansées on souvent un petit coté Jacques Demy en plus de nous rappeler les comédies musicales américaines des années 50.

La La Land : Photo Ryan Gosling

Comme pour Whiplash, la musique du film est très réussie, notamment le morceau de piano joué régulièrement au cours du film par Ryan Gosling.

La La Land : Photo Emma Stone, Ryan Gosling

J’ai tout aimé dans Lalaland, les acteurs, l’humour très présent, les décors, les costumes, la musique, le couple Mia/Sebastian, et même la fin qui me semble logique, c’est le coté un peu réaliste dans cette belle histoire.

Dernières séances: X Men apocalypse – The nice guys

X-Men: Apocalypse : Affiche

de Bryan Singer

James McAvoy, Micheal Fassbender, Sophie Turner, Jennifer Lawrence, Oscar Isaac, Nicholas Hoult

3.5/5

3500 ans avant notre ère en Égypte, En Sabah Nur est l’un des premiers  mutants de l’histoire de l’humanité. Extrêmement puissant, il est vénéré comme un dieu par les hommes effrayés par ses pouvoirs. Après des règnes de plusieurs milliers d’années, il se retrouve plongé dans un sommeil après avoir voulu transférer son esprit dans un corps plus jeune. 1983, des fouilles archéologiques permet de déterrer le corps de En Sabah Nur qui se réveille dans un monde qu’il ne connait pas. Déterminé à remodeler le monde à son image, à prendre le pouvoir et à faire en sorte que les mutants du monde entier dominent le monde au détriment des humains, En Sabah Nur choisit 4 mutants pour l’accompagner. De son coté, Charles gère son école pour mutants et garde à l’œil l’étudiante Jean Grey, incroyablement puissante, tandis que Mystique parcours le monde pour aider ses semblables. Magnéto lui, en plein deuil, sombre à nouveau du coté obscur de la force.

X-Men: Apocalypse : Photo Alexandra Shipp, Olivia Munn, Oscar Isaac

J’avais entendu pas mal de mauvaises critiques concernant ce nouveau X men. Avec cette nouvelle trilogie débuter avec X men le commencement, on peut voir les origines de nos héros favoris. Charles Xavier en fils de bonne famille riche qui se sent seul et qui rencontre pour la première fois Mystique, Magnéto qui découvre ses pouvoirs lors de son emprisonnement en centre de concentration. On est en plein dans les années 60, et ce fut un plaisir à voir! le second volet, X men the days of future past, permet de faire un reboot pour la suite, une histoire qui se déroule dans un futur apocalyptique et qui renvoi dans les années 70 Wolverine, afin de prévenir certains évènements qui sont les causes direct de ce futur apocalyptique. L’occasion ici d’effacer tout ce qui a été dis dans la première trilogie de 2000 et d’avoir le champ libre pour réécrire l’histoire.

X-Men: Apocalypse : Photo Jennifer Lawrence, Lucas Till, Nicholas Hoult, Rose Byrne

Donc avec ce volet, on en est en 1983. Jean Grey est encore étudiante à l’école pour mutant de Charles, Charles n’est pas encore chauve, mais roule déja en fauteuil roulant, Magnéto a essayer de se créer une vie de famille simple et paisible en Pologne, mais ça se termine en drame. Mystique est devenue une héroine aux yeux de tous les jeunes mutants, suite aux évènement de X men the days of future past, et parcours le monde pour aider discrètement les mutants victimes de répression ou injustices. En pleine guerre froide, Moira MacTaggart, l’agent de la CIA, découvre le tombeau de En Sabbah Nur. Charles réunit ses amis pour lutter contre ce mutant qui semble invincible. J’ai beaucoup aimé ce nouvel opus des X men, il  faut dire que j’adore l’univers des X men, c’est probablement mes super héros favoris, et ce depuis le collège lorsque je regardais les épisodes du dessins animé des débuts des années 90. J’adore que ce soit plusieurs héros, chacun sa personnalité, son passé, sa destinée, ses blessures et doutes. Dans le dessin animé en question j’adorais l’amitié entre Tornade et Malicia, j’adorais Jubile, Gambit et the beast mais déjà à l’époque mon personnage préféré était Wolverine, son humour, son cynisme. Et si j’ai aimé la première trilogie ciné des années 2000, c’est en grande partie pour le personnage de Wolverine parfaitement joué par Hugh Jackman, comme je l’imaginais.

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J’avais beaucoup aimé les deux premiers volets, j’ai aimé que ça se passe dans les années 60 puis 70. ici l’histoire se déroule en 1983. C’est vrai que certains peuvent penser que le personnage de En Sabbah Nur est un peu too much, mais j’ai adoré voir Jean Grey ado, avec Scott et revoir le personnage de Vif Argent toujours aussi très drôle. J’ai adoré les touches d’humour, les quelques clins d’œil. J’ai adoré retrouver Charles Xavier, Mystique et Magnéto. L’histoire est bien ficelée, le rythme ne retombe jamais, il y a beaucoup d’action sans que ce soit lourdingue ou de trop, on prend le temps de faire évoluée les personnages, Charles et Magnéto qui ont pris quelques années, tout comme Mystique, qui font figure d’anciens, alors que les petits nouveaux s’affirment doucement mais surement, comme Vif argent, Scott ou encore Jean Grey qui reste un personnage très intéressant. Après, le personnage de En Sabbah Nur parait un peu too much, l’intrigue autour de Magneto est un peu lourdingue, encore un drame perso qui le pousse dans les même travers que dans les films précédents, à vouloir se venger, à vouloir se laisser dominer par sa colère, ça tourne un peu en rond de reprendre cette ficelle là. Mais en bref, si vous aimez l’univers X men, si vous avez aimé les autres volets des films X men, y’a pas de raison que vous n’aimiez pas ce volet là.

The Nice Guys : Affiche

de Shane Black

Russell Crowe, Ryan Gosling, Angourie Rice, Margaret Qualley, Kim Basinger, Matthew Bomer

4/5

En 1977 à Los Angeles, l’actrice de porno Misty Mountains est retrouvée assassinée. Le détective Holland March est engagé par une vieille dame pour retrouver Amélia, sa nièce, qui serait liée à l’actrice décédée. Se sentant menacée, et recherché par pas mal de monde, Amélia engage Jackson Heally, une sorte de mercenaire payer pour “intimider” les gens menaçant, afin de se débarrasser de Holland qui est celui qui est le plus tenace. Mais une fois son travaille fini Jackson découvre que Amélia a disparue et propose au détective Holland March de faire équipe pour la retrouver.

The Nice Guys : Photo Angourie Rice, Russell Crowe, Ryan Gosling

J’avais vu la bande annonce mais ne m’avait pas complètement convaincu. Et pourtant j’ai adoré le film. Ryan Gosling joue le rôle d’un détective privée un peu loser, alcoolique, dépressif, veuf, qui a parfois des éclairs de génies dans ses enquêtes de détective, et qui élève seul sa fille de 12 ans, Holly. J’ai adoré ce personnage, presque cartoonesque, j’ai beaucoup aimé sa relation avec sa fille Holly, qui fait figure de parent en s’occupant de son père, trop souvent dans des états de loque au bord du gouffre. Mais Holland reste le papa poule, qui sait reprendre son rôle de père quand il le faut pour sauver la peau de sa fille chérie. J’ai aussi beaucoup aimé Russell Crowe, avec quelques kilos en trop, dans le rôle de ce casseur de bras, qui aide les plus faibles à se défendre des plus dures, moyennant argent bien sur, car les deux personnages masculins sont motivés par la même cause, le fric et rien que le fric.

The Nice Guys : Photo Russell Crowe, Ryan Gosling

The Nice Guys : Photo Kim Basinger

Kim Basinger, à vous de juger…

Ils sont des figures datées de leur époque, regrettant le monde policé des gentlemen et des ladys des années 60, les costumes impeccables, les jeunes femmes fragiles, les enfants innocents, et sont tous les deux déçus et désabusés de voir la jeunesse de 1977 en avance sur leurs âges, pas innocents malgré leur jeunesse, blasés par tout et n’importe quoi avant l’heure. Le film est très drôle, parfois un peu trash presque cartoonesque, j’ai ri plus d’une fois, j’ai passé un très bon moment, une replongée dans les années 70 bien rigolote, aux personnages bien barrés, au casting en or, même si la pauvre Kim Basinger est méconnaissable à force de chirurgie esthétique (on dirait qu’elle porte un masque en latex sur le visage, quel dommage) bref, à ne pas rater si vous aimez rire.

Lost river

Lost River : Affiche

de Ryan Gosling

Christina Hendricks, Saoirse Ronan, Iain De Caestecker, Matt Smith, Reda Kateb, Ben Mendelsohn

3.5/5

A Lost river, tout est en ruine et à l’abandon. La ville se meurt, les gens déménagent, et petit à petit la ville devient fantome. Seuls quelques irréductibles s’acharnent comme Billy, mère célibataire de deux garçons, Bones presque adulte et Franky qui encore tout petit. Il y a la voisine aussi, Rat, que Bones apprécie et qui s’occupe de sa grand mère, qui ne parle plus depuis la mort de son mari. Bones s’attire des ennuis en volant le cuivre des maisons abandonnées alors que les ruines ont été “revendiquées” par la petite frappe du quoi, Bully, qui n’hésite pas à découper les lèvres de ceux qui l’énerve, tandis que sa mère, Billy, accepte l’offre de boulot particulièrement étrange du directeur de la banque qui l’a menace d’expulsion, faute de crédit remboursé.

Contrairement à ce que nous fait croire Allociné, non Lost river n’est pas un film fantastique, pas l’ombre d’un élément surnaturelle dans ce film, bien au contraire. On suit plusieurs personnage dans une ville quasi fantôme, des personnages dont la vie est de plus en plus difficile, qui se sentent acculés au pied du mur, qui perdent peu à peu le reste d’espoir qu’ils possèdent. Alors que la ville se vide des rares habitants restant, Billy la mère célibataire se voit  menacée d’expulsion par le directeur de la banque et accepte une proposition de job étrange et flippant, Rat, la voisine, est coincée dans sa vieille bicoque en ruine à cause de sa grand mère qui ne bouge pas ni ne parle depuis la mort de son mari et passe son temps à regarder de vieux films de son mariage, et Bones, le fils de Billy, qui passe son temps à éviter Bully, qui rêve de lui découper les lèvres.

Rien de fantastique ou de surnaturelle dans ce film, si ce n’est l’atmosphère étrange et pesante, une musique souvent angoissante, une bande originale très intéressante, et une peur pour les personnages, et leurs devenir, on s’attend à chaque minute à les voir sombrer dans une destinée violente, dramatique et sanglante. Mais à chaque fois qu’on s’attend à voir le pire, Ryan Gosling épargne ses personnages. Ici pas de drame démesuré, par de mélo, ce qui rend les faits de l’histoire et le contexte sociale encore plus réaliste.

Quand on connait un peu l’univers de Ryan Gosling, on est pas du tout surpris finalement, de la tournure de l’histoire, de l’ambiance, de ce coté effrayant sans l’être réellement, de ce coté bizarre, parfois un peu morbide, qu’on peut voir dans les clips et les chansons de son groupe Dead man’s bones.

Lost River : Photo

En sortant de la salle, j’avais une forte impression que Gosling s’est inspiré de nombreux films des années fin 80 et début 90, dans son ambiance, son étrangeté. J’ai beaucoup aimé Katherine Hendricks, qui sort du lot dans ce film, même si la jeune Saoirse Ronan n’est pas en reste, et Ben Mendelshon fait froid dans le dos.

Lost River : Photo Christina Hendricks

C’est donc un ovni, avec une jolie maitrise de la caméra , certaines scènes sont vraiment très réussie, quelques moments de grace. Prise à part certains morceau du film sont d’une jolie virtuosité, mais le film dans son ensemble, c’est un peu bordélique, un peu trop bizarre,

PS : J’ai vu le film dans le cadre d’une avant première, avec Ryan Gosling et Reda Kateb venus présentés le film; Pas de photos cette fois ci, j’étais un peu loin dans la salle, puisque j’ai eu des places à la dernière minutes, (on y est allées sachant très bien qu’ à chaque fois, les avant première ne sont jamais vraiment complète, les personnes ayant réservées ne venant pas toujours à la séance, au final), On a tenter le coup à la dernière minute. C’est toujours un plaisir de voir les acteurs de près, même si il n’y a eu aucun échange comme ce fut le cas avec Russell Crowe.

The place beyond the pines

The Place Beyond the Pines : affiche

de Derek Cianfrance

Ryan Gosling, Bradley Cooper, Rose Byrne, Eva Mendes

4/5

Luke, cascadeur travaillant dans une foire ambulante, croise la route de Romina, une conquête d’un soir. Il découvre qu’il est le père de son enfant, un garçon de 1 an, et décide de prendre au sérieux son rôle de père. Il s’établit dans la région, espérant avoir sa place de père auprès de son fils et de Romina pour qui il a beaucoup d’affection. Comprenant qu’il va avoir besoin de beaucoup d’argent pour subvenir aux besoins de son fils, il se laisse convaincre par un récent ami, de braquer des banques. De son coté, Avery Cross, avocat et fils de juge, est depuis quelques mois agent de police. Il patrouille en uniforme, persuadé que de défendre la justice et la loi est sa vocation. Sa route va bientôt croiser celle de Luke…

The Place Beyond the Pines : photo

The Place Beyond the Pines : photo Ryan Gosling

La bande annonce m’avait fait envie et puis il faut dire que le casting est très intéressant, notamment avec Ryan Gosling, et Bradley Cooper. La première partie nous montre le quotidien de Luke, cet homme jeune qui se laisse vivre, qui n’a aucune ambition ni aucun but. On devine qu’il a eut une jeunesse difficile. Il gagne sa vie en faisant des cascades à motos et sa vie va prendre une autre dimension quand il découvre l’existence de son jeune fils. Jusqu’ici, les biens matériels et l’argent ne l’intéressait pas, du moment qu’il avait sa moto, sa seule passion, et qu’il mangeait à sa fin. Si il braque des banques c’est uniquement pour tout donner à son fils et à Romina. Ryan Gosling est donc toujours aussi géniale, toujours aussi doué, même si le personnage de Luke, m’a un peu fait penser à celui de Drive…

The Place Beyond the Pines : photo Eva Mendes

The Place Beyond the Pines : photo Eva Mendes, Ryan Gosling

Dans une seconde partie, tout aussi passionnante à suivre, on fait connaissance d’Avery, cet homme qui ne se sent pas à l’aise à l’idée de reprendre la route tracée par son père le juge. On sent qu’il a voulu faire plaisir en ayant son diplôme d’avocat mais qu’une fois adulte, il décide de faire ce en quoi il croit, c’est à dire policier en uniforme et sur le terrain, sans se préoccuper de ces diplômes ou des rêves ambitieux de son père. Et pourtant, le naïf Avery va se heurter à la corruption et à l’hypocrisie du système qui va alors le changer, le transformer, le pousser à abandonner ses rêves de justice pour ne penser au finale, qu’à sa carrière et à devenir aussi manipulateur que son père, se laissant finalement emporter par la société, et lâchant prise de son fantasme sociale.

The Place Beyond the Pines : photo Bradley Cooper

Voir la destinée de ces deux personnages qui n’ont pas grand chose en commun et qui vont avoir une importance capitale dans leur vie respectives reste très intéressant à voir et le film est donc assez prenant, nous projetant  15 ans en avant dans la dernière partie. Ryan Gosling n’est pas le seul qui brille dans le film, Bradley Cooper est tout aussi excellent dans ce jeune agneau se transformant en loup ambitieux et sans pitié.

En bref, un film coupé en deux, pour nous montrer le portrait de deux hommes qui n’ont pas grand chose en commun mais qui vous influez sur leurs vies respectifs. L’occasion de voir de belles performances d’acteurs.