Still the water

Still the Water : Affiche

de Naomi Kawase

Nijiro Murakami, Jun Yoshinaga, Miyuki Matsuda, Makiko Watanbabe, Teta Sugimoto

4/5

Sur l’ile d’Amami, Kyoko aimerait bien que Kaito devienne son petit ami. Les deux adolescents passent beaucoup de temps ensemble, mais des problèmes familiaux les préoccupent chacun de leur coté. Kyoko doit faire face à la maladie de sa mère, qui revient à la maison après une passage à l’hôpital, pour y vivre ces derniers jours. Kaito lui n’arrive pas à accepter que sa mère refasse sa vie avec d’autre hommes depuis le divorce avec son père. Les deux adolescents s’interrogent sur la vie, la mort, la nature.

J’ai été assez surprise par le film, je ne m’attendais pas du tout à ça. Au vue des rares extraits que j’ai pu voir et du résumé un peu à côté de la plaque sur allociné, je pensais aller voir un film un peu décalé, un peu farfelue, un peu léger, alors qu’en fait still the water n’a rien de décalé, rien de farfelue et rien de léger.

 

Il n’empêche que le film a su captiver mon attention, m’emporter avec ces personnages et surtout les magnifiques paysages dans le sud du Japon. Sur l’ile d’Amami, les habitants sont confrontés à un été chaud, à des typhons automnales. Les maisons sont ouvertes sur la nature, sont aérées par les vents. Il y a un coté apaisant et envoutant dans le film.

Le film comporte quelques scènes contemplatives et des moments plus lents, mais jamais il n’ennuie ou ne lasse. Still the water possède quelques moments de grâce, Kyoko qui nage tout habillée dans les eaux turquoises, les balades en vélo de Kyoko et Kaito, les quelques jours que passera Kaito à Tokyo chez son père, la famille de Kyoko qui profite d’un moment de bonheur parfait sous un arbre plusieurs fois centenaire…

L’une des scènes les plus marquantes reste l’agonie de la mère, allongée dans son lit, dans sa maison, orientée vers le jardin pour qu’elle puisse admirer son arbre favori. La scène a une puissance rare, de voir les voisins regrouper autour de la mourante, lui chantant ses chants préférés, et dansant la danse du mois d’aout, tout le monde souriant, comme à une fête pour que la malade garde le morale et le sourire jusqu’à son dernier soupir, les regards entre la mère et la fille sont bouleversants, et la manière de gérer du père incroyable.

En bref, un film qui nous parle de nature, de la vie, de la mort, de deux adolescents qui se découvrent. Naomi Kawase sait filmer la nature, le soleil, la mer et le vent comme rare savent le faire. A voir, ne serait-ce que pour la beauté de ces paysages, ou pour la grace qui se dégage de certaines scènes.

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