The killers au zénith – Wonderful wonderful tour

Samedi soir, direction le zénith avec deux amies pour voir The killers, le groupe américain venu de Las Vegas. J’avais été les voir une première fois au même zénith il y a 5 ans déjà!

On prend position dans la fosse. Le concert est complet et ça se voit, les gradins sont déjà bien remplis, pareil pour la fosse. On se place sur le coté vers l’avant. Avec le zénith, ce qui est bien, c’est qu’on voit très bien la scène peu importe où on se trouve, pas besoin de venir super à l’avance. Après une première partie un peu soporifique, on entend la chanson Wonderful wonferful, une vieille chanson américaine qui pour ma part me fou toujours un peu le frisson car elle a servit dans un épisode d’X files pour accompagner une scène atroce de tuerie sanglante.

Brian Flowers monte sur scène dans une veste pailletée digne des crooners de Las Vegas! il va enchainer les tubes sans temps mort, il danse, il saute, il évite de justesse la chute en s’approchant du bord de la scène, il boxe, il est infatigable! Même les chansons les plus lentes de leur répertoire sont énergiques, toujours des titres qui mettent la pêche. De temps en temps il s’adresse à la foule, toujours avec humour, il se moque un peu de sa veste, j’ai adoré! J’ai pas vu le temps passé, et j’étais contente d’entendre la plupart de mes titres favoris, Somebody told me, Miss atomic bomb, Human, Smile like you mean it, Tyson Vs Douglas, Runaway, All this things that i’ve done, When you were young, Bones, et l’excellente The man.

j’étais très contente et un peu ému d’entendre A dustland fairytale que j’aime beaucoup, et bien sur il termine par mr Brightside que tout le monde adore. La foule était vraiment un public de fan, tout le monde connaissait les paroles des titres, il y avait une très bonne ambiance dans la fosse. Deux heures de live non stop, avec un bis dans lequel Brian Flowers revient habillé dans un costume doré ultra moulant. Confettis, étincelles de feu, tout y était, une super soirée, j’espère qu’ils repasseront par Paris et pas dans 5 ans cette fois!

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Novembre, le mois des concerts…

C’est bien connu, en automne, la saison des concerts bat son plein. A partir du mois d’octobre, beaucoup de dates s’enchainent. Cette année, je n’ai pas assisté à beaucoup de concerts, rien depuis le mois de février avec White lies au Troxy à Londres, et ça commençait à sérieusement me manquer. Les aléas du calendrier ont fait que finalement, trois groupes que j’aime beaucoup ont prévu des concerts sur Paris en novembre, et ces trois concerts se sont déroulés 3 soirées d’affilées, du jeudi au samedi, au même endroit, le zénith, un vrai challenge!

J’ai commencé le jeudi soir donc, avec Royal blood, un groupe composé seulement de deux musiciens, un chanteur bassiste et un batteur. Malgré leur petit nombre, ils font plus de bruit à deux qu’un groupe de 5. Je les avais vu une fois à l’olympia il y a deux ans, et j’avais adoré leur concert plein d’énergie, c’était brut. Cette fois ci, ils montent sur scène en ayant un second album à leur actif et pas des moindres! Ce fut un excellent concert, les deux musiciens sont très contents d’être présent, se donnent à fond, j’ai adoré l’ambiance. Un groupe que je reverrais avec plaisir et qui nous a joué une bonne partie de leur second album et bien sur le titre qui les avait fait connaitre, Figure it out.

   

Le vendredi c’est prophets of rage. C’est un groupe très récent mais composé d’anciens membres de groupes mythiques: composé des représentants de Public ennemy (Chuck D), de Cypress hill (B-Real), et de Rage against the machine (Tom Morello, Tim Commerford entre autre). J’adore Public ennemy, Cypress hill et surtout Rage against the machine, j’aimais énormément la présence sur scène de Zach de la Rocha, et ne pas avoir pu voir sur scène rage against the machine est l’un de mes plus gros regrets!

Avant Prophets of rage on a droit à une première partie composée de deux filles, ça sonne dure, la chanteuse me rappelle un peu Mat Bastards (skip the use), le son est un peu violent, je suis bien contente d’avoir mes bouchons d’oreille. Vient ensuite une vingtaine de minutes de mix avec DJ Lord, on pense tous que ça sert à annoncer l’entrée du groupe mais non. 10 minutes plus tard les gens se lassent et vont et viennent chercher de la bière…

Enfin Prophets of rage arrive et joue sur scène les plus gros tubes de ces trois groupes, et aussi les titres de leur nouvel album collectif que j’aime énormément d’ailleurs. La plupart de la setlist est composée des gros tubes de rage gainst the machine, notamment avec les titres know your ennemy, guerilla radio, take the power back, bombtrack, Sleep now with the fire, bullet in the head, bulls on parade, et bien sur les mythiques killing in the name of et ma chouchoute, Testify.

L’un de mes fantasmes de fan de concert était de pouvoir sauter avec une foule motivée sur killing in the name of et surtout sur testify, dont je ne me lasse pas de regarder les vidéos live et d’envier les spectateurs sautant à l’unisson dans une foule connaisseuse du groupe. Et bien vendredi soir ce fut chose faite, j’ai donc adoré ma soirée!!

On a eut droit aussi au gros tube de public ennemy Take back the power, la géniallissime How could i just kill a man de cypress hill, et un medley recouvrant les titres entre autre de Insane in the brain ou Jump around, comment ne pas sauter sur ça?? impossible…ce fut un excellent concert, rien à redire, Chuck D, B-Real et Tom Morello sont inépuisables, infatigables, Tom Morello manie toujours aussi bien la guitare, c’est un plaisir de le voir sur scène, avec au dos de son instrument une pancarte indiquant “fuck trump”, car si le groupe s’est formé, c’est surtout pour souligner un engagement politique, Rage against the machine étant connu pour leur coté très de gauche, limite communiste, leurs paroles anti système et au vue de ce qu’il se passe dans leur pays, on comprend leur envie de vouloir s’exprimer à nouveau sur le sujet. D’ailleurs, les chansons de leur album collectif, prophets of rage, parle aussi de ces thèmes là, notamment Hail to the chief que j’ai adoré, avec un Chuck D qui imite la parade nazi. Chuck D, B Real et Tom Morello assurent en grande partie le show, pas une seconde de répit ou de temps mort et le son est parfait pour une fois, ni trop fort ni trop faible, tout est équilibré, c’est la perfection! (sauf nos voisins de devant dans la fosse, la quarantaine, on a l’impression que c’est leur seule sortie de l’année, un petit groupe dont l’un des mecs passera les 80% de son temps le dos tourné à la scène a renverser avec sa copine tous les verres de bière qu’ils iront achetés au fur et à mesure que le liquide se déverse sur le sol, entrainant des flaques énormes et des pauvres spectateurs glisser dessus, bref, si vous aviez envie de vous bourrer la gueule en regardant le plafond, autant ne pas payer 66eur une place de concert…).

On finit la soirée avec la cultissime Killing in the name of dont les paroles sont toujours d’actualité (comme toutes les chansons de Rage against the machine d’ailleurs).

Pour finir la semaine, on retourne samedi soir au zénith voir Kasabian. Après Muse, c’est peut être le groupe qui me fais le plus bouger! On arrive au zénith avant le début de la première partie, et encore une fois on est bien content d’avoir nos bouchons d’oreille, car le son de cette première partie est vraiment trop néfaste pour mes oreilles.

Heureusement Kasabian finit par faire son entrée. Eux aussi on l’air content d’être là, comme à leur habitude, Sergio et Tom se parlent, se sourient se font des bisous, s’appelle brother, bref c’est le grand amour toujours entre les deux et ça fait plaisir.

 

Ce soir aussi pas de temps mort, pas de ralenti dans le rythme, ça s’enchaine, la fosse est bien déchainée ce soir là. L’ambiance est toujours aussi bonne dans les concerts de Kasabian, de ce coté là rien à redire! La setlist enchaine les nouveaux et anciens titres, et franchement les enchainements de titres font mal au corps, tellement on se sent obliger de bouger et sauter, surtout qu’ils terminent avec le doublé Vlad the impaler et Fire. Sergio descendra deux fois dans la fosse, une fois derrière la barrière de sécurité, et une fois directement dans la fosse, près des gradins, c’est toujours sympa à voir! Les courbatures mettront deux jours à disparaitre!

Enfin dernier concert du mois, une semaine après le trio de concerts, je me rends avec une amie à la maroquinerie dans le 20e. C’est une toute petite salle de concert, j’y avais déjà mis les pieds plusieurs fois. On va y voir le groupe américain (mais installé à Londres) Algiers. J’ai adoré les deux albums de ce groupe et j’étais très curieuse de les voir sur scène. On arrive ric rac, après la première partie, du coup la salle est pleine a craquée.

 

On arrive a trouver une petite place en hauteur, je pourrais voir surtout le chanteur guitariste et pianiste Franklin Fisher et Ryan Mahan, les deux autres membres du groupe étant cachés par une colonne, mais ce sont surtout Ryan et Franklin qui font le show. Je serais bien mieux installée, à la barrière, pour le bis. La salle est surchauffée, mais on finit par s’habituer. J’ai adoré entendre les chansons d’Algiers en live, ces chansons que j’ai tellement écouté les matins en allant au travail. Franklyn Fisher à une superbe voix et quasiment toutes les chansons impliquent qu’il pousse sa voix loin ce qui rend le concert assez impressionnant. Ils se donnent tous à fond sur scène, Franklyn Fisher tourbillonne, tombe par terre, se redresse, alterne guitare, piano, chant, arrange quelques problèmes techniques.

 

Les gouttes de sueur tombent grosses comme des balles de golf chez le chanteur, le premier rang ne doit pas être bien sec ! Ryan Mahan ira jusqu’à surfer sur la foule. Le public adore et en redemandera deux fois, avec deux bis, le premier attendu le second plus étonnant et bien sur bienvenu! Franklyn Fisher descend dans la fosse 2 fois, dont lors de la dernière chanson. Je le cherche du regard mais je ne le vois pas remonter sur scène, la foule commence à se diriger vers la sortie, et nous aussi jusqu’à ce que ma copine me montre le chanteur juste devant nous, assis sur la balustrade entrain de discuter avec un des spectateurs. Je lui tapoterais l’épaule pour attirer son attention et lui dire juste que c’était géniale. Un grand sourire de sa part tout dégoulinant de sueur encore, et puis il est temps de rentrer, on est lundi soir, et demain je bosse!

Arcade Fire – Reflecktor – au zénith de Paris

Mercredi 4 juin, après 3 ans d’attente, j’ai enfin pu voir Arcade Fire en concert. J’avais adoré les entendre à Arras, au festival main square 2011, et j’aurais attendu longtemps pour les revoir sur scène, surtout qu’à Arras ce fut assez frustrant, étant loin de la scène.

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Cette fois ci je prends mes précautions et j’arrive devant le zénith à 15h30 sous une pluie diluvienne, parapluie et capuche sont de rigueur, mais heureusement, il n’y a pas de vent. Je rejoints tout devant deux amis venu un peu plus tôt. Si l’attente au début n’est pas trop désagréable, elle deviendra pénible avec la pluie qui redouble d’intensité, et à force de rester immobile, je commence à avoir froid. Ce sera que trois quarts d’heure avant l’ouverture des portes que le soleil pointera son nez pour nous réchauffer un peu. Les portes s’ouvrent, mais comme par hasard la notre est retenu par un vigile trop zélé, et on entrera avec du retard, voyant les gens des autres portes nous passer devant. On court pour essayer de rattraper un peu cette injustice, et on arrive finalement à avoir la barrière, un peu sur le coté, mais la barrière quand même, la journée n’est pas perdu, ouf!

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Leur nouvel album reflecktor a un coté mystique et surtout festif. Du coup le zénith est métamorphosé en véritable boite de nuit, la musique d’attente est au plus fort, la salle plongée dans une demi pénombre, des figurants coiffés de têtes géantes dansent au milieu de la fosse, et les confettis de la veille décorent déjà la salle.

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Le rideau tombe et le show commence. Et là on ne regrette plus l’attente, le froid, le mal de crane (qui s’en va presque avec le début du concert d’ailleurs!), on a droit à un show de plus de deux heures, des titres qui s’enchainent sans temps morts, les violoncellistes, les percussions, les cuivres, les guitares, les claviers, les musiciens de arcade fire sont polyvalents, et talentueux. C’est un plaisir de voir Win chanter en chair et en os, le voir confisquer les téléphones portables de certaines personnes dans le public avant de les rendre sur la chanson flashbulb eyes. J’ai adoré voir Regine, un peu effacer au début, prendre toute son importance dans la seconde moitié du concert, la voir chanter, danser, jouer le jeu, un vrai spectacle son et image que nous propose le groupe.

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On a droit à de gros tubes comme Rebellion, The suburbs, Ready to start, No cars go, Keep the car running, la sublime Neighborhood#1 (tunnels) ou encore The sprawl II, c’est géniale d’entendre tout le public reprendre en chœur les paroles de ces tubes. On a droit à des extraits de leur nouvel album, Normal person, Reflektor, We exist, Afterlife, Joan of arc, Here comes the night avec lâché de confettis.

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Et on finira par le traditionnel Wake up qui finit de mettre le feu au zénith. Plus de deux heures de concert sans temps morts, une ambiance géniale, magnifique, seul bémol, le son était un peu trop fort, et certains instruments étaient un peu noyés du coup (ou peut être que c’est parce que j’étais à la barrière). La salle se vide difficilement, le public continue la fête dans une ambiance boite de nuit, suivi par l’arrivée de Win qui joue les dj et se mêle un peu à la foule. Et pour finir, direction les transports et retour chez moi vers 00h30, le temps de dormir quelques heures avant de repartir au boulot!

Prince au zénith, ça valait le coup mais…

Waouh, 10 jours sans rien poster du tout sur ce blog, je crois que c’est mon record, même quand je pars en vacances je poste plus souvent! Quelques contretemps et désagréments…

Je reprends contact avec la blogosphère en vous parlant du concert de Prince, dimanche dernier, qui a enchainé deux concerts l’un derrière l’autre, 18h et 21h30. Une annonce en début de semaine, une mise en vente deux jours plus tard, pour un concert en fin de semaine, ça laisse peu de temps pour se décider, surtout que le prix des places n’était pas donné, avec un 77€ pour la fosse. Après avoir été convaincu par une amie, j’ai pris ma place pour le concert de 18h, parce que c’est un dimanche et parce que contrairement au chanteur des Foo Fighters, je ne peux pas me vanter d’être ” une rock star”, et de pouvoir faire la grasse matinée un lundi matin.

Prince au zénith, photo trouvé ici, vu que le monsieur ne voulait pas qu’on le prenne en photo, on se demande pourquoi puisque les journalistes y avaient droit…

Alors bien sur, pas la peine d’être devin pour deviner que le second concert, celui de 21h30, sera le meilleur des deux, puisqu’ on peut être sur que le monsieur va en profiter pour déborder et enchainer les bis alors que pour le premier concert il n’y a pas eu de rallonge faute de temps.

Bien évidemment, je ne regrette pas mon choix, ni celui d’avoir été voir Prince, ni celui d’avoir choisi celui de 18h. Je savais pertinemment que le second serait plus long mais je ne voulais pas rester coincée sur Paris, sans pouvoir rentrer faute de transport. Et puis si j’adore Prince je ne suis pas une spécialiste et une fan absolue, donc, j’étais contente d’entendre quelques gros tubes et le voir danser, sourire, exprimer sa joie.

Du coup, arrivée vers 17h30 les portes s’ouvrent, et la fosse comme les gradins se remplissent doucement mais surement. Vers 18h, je me retourne et je suis surprise de voir le zénith bien rempli alors que le concert n’est pas afficher complet. Évidemment, le show début une demi heure en retard, avec les musiciennes qui nous demandent gentillement de ne pas filmer ni prendre de photos car elles préfèrent “voir les visages des gens et communiquer avec le public”, gentille manière de nous dire de ne pas prendre de photos. Donc ce sera un billet sans photo…

Prince et ses musiciennes arrivent enfin sur scène et là je dois dire que je ne fus pas déçu! Les demoiselles sont excellentes, aussi bien à la guitare qu’à la batterie, on sens la technique. Quant à Prince il est en grande forme, il danse, il chante à la perfection, il sourit on sent qu’il est très content d’être là. Avec Prince on sent le passionné de musique, le spécialiste de la guitare, et ça fait de bien à voir et à entendre.

Il enchaine les gros tubes comme Kiss, When doves cry, et bien sur il termine par Purple rain sous un déluge de confettis violet. Donc sacrée ambiance, sacrée musique, plaisir un peu gâché par les vigiles américains, intransigeant avec les personnes filmant la scène, les obligeant à effacer les photos prises, ou les éclairant à l’aide de lampe torches. Je trouve ça un peu limite, après tout c’est devenu une habitude maintenant, chacun prenant un petit souvenir avec quelques photos ou quelques minutes filmées, je ne vois pas où est le mal, surtout que les spectateurs payent pour ça, et pas qu’un peu, les prix des concerts étant devenus de plus en plus cher ces dernières années, et être flasher par des vigiles qui ressemblent à des men in black comme si ils avaient affaire à des criminels, c’est vraiment limite.

Autre point négatif, c’est la durée du concert. 1H30 c’est vraiment juste surtout au prix de la place en fosse (77€). Bien évidemment, je savais à l’avance que ce serait le second concert qui serait le plus rentable, que c’est pour ce concert là que Prince offrirait de nombreux rappels, mais vu à l’heure à laquelle il commençait la deuxième session, je ne pouvais pas me le permettre. Ceci dit, je ne regrette pas le détour, Prince est un guitariste impressionnant, et même si le concert était court, ça valait le coup ne serait-ce que de le voir virevolter sur scène dans une tenue seventies, jouer de la guitare comme un virtuose, mélangeant funk et rock.

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The killers au zénith

Début juin (j’ai mis le temps pour en parler), un lundi soir, j’ai été voir The Killers. Drôle de soir pour un concert, mais ça valait le coup de se fatiguer un peu ! Surtout qu’au départ, je ne devais pas assister à leur concert, programmer en mars dernier et qui fut annulé à cause de « la neige » à paris. Donc, je n’ai pas hésité cette fois à me prendre une place et je regrette pas, j’ai assisté à un super show !

Nous sommes arrivées assez tardivement puisque la première partie chantait sa dernière chanson. Le zénith est déjà assez plein et chose inhabituel, le public est super enthousiaste avec la première partie. Le peu que j’ai entendu avait l’air vraiment sympa, j’irais les écouter pour voir…ensuite commence la longue attente, 45 minutes pour préparer la scène et faire les derniers réglages, sur la fin, j’ai trouvé le temps trop long, et avec la chaleur étouffante ce soir là, je voyais ma motivation partir très vite.

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Mais l’entrée du groupe nous fait tout oublier. J’ai adoré voir un public chaud bouillant, on sent les fans, on sent qu’ils l’ont attendu ce concert. Même à l’arrière de la fosse le public est énergique.

Ils enchainent les vieux tubes et nouvelles chansons (que je connais moins), et aucun moment sera plus lent ou plus mou, c’est énergique et joyeux du début à la fin. Brandon le chanteur bouge beaucoup, se déplace, saute, il communique aussi beaucoup avec le public, se présentant, présentant sa ville de Las Vegas, c’est plaisant d’avoir un leader communicatif.

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Et puis en bons américains qu’ils sont ils ne lésinent pas sur le show visuel avec les lumières mais aussi carrément de mini feux d’artifice et étincelles, et une lancée géante de confettis argentés qui enchante tout le monde.  Je ne vois pas le temps passé et le concert prend fin à 23h (1h45 de show pas mal, surtout quand on voit l’énergie déployé par le groupe), fatiguée mais bien contente que la neige du mois de mars m’ait permis d’assister à ce concert.

Sixto Rodriguez au zénith

Hier soir, je me suis rendu au zénith de Paris, pour voir Sixto Rodriguez, ce chanteur américain des années 70 qui a composé deux excellents albums sans jamais vivre la reconnaissance du public. Ayant fait l’objet récemment d’un documentaire, le monsieur a vu sa notoriété grimper en flèche. J’avais justement vu le documentaire au cinéma, je l’avais trouvé extrêmement bien fait, très intéressant et surtout il m’avait permis de découvrir les chansons de Sixto Rodriguez.

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Depuis, ce documentaire a eut un succès partout où il est passé, et du coup, le chanteur décide de faire une tournée mondiale, à commencer par l’Afrique du sud, pays qui l’avait déjà grandement apprécié dans les années 70 et 80, alors que personne d’autre ne connaissaient son nom.

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Alors quand on a entendu parler de dates parisiennes, on s’est lancé. On n’a pas pu avoir de places pour l’olympia, déjà complet, alors on s’est rabattu sur le zénith, que je trouve un peu trop grand pour ce genre de show, mais c’est mieux que rien.

On n’arrive tranquillement vers la fin de la première partie. Le concert est affiché complet, et dans la fosse comme dans les gradins c’est déjà bien remplie. on se faufile, pas très loin de la scène et on attend l’entrée de Sixto. Bien qu’il ait 70 ans, et une rude vie d’ouvrier dans le bâtiment, je suis quand même étonné de le voir faire son entrée entouré de deux assistants qui le soutiennent. Je commence à me demander si c’est une si bonne idée que ça de le faire tourner à travers le monde à son âge, je sais qu’il vient de faire une grosse tournée aux États Unis et même en Nouvelle Zélande récemment, et ça ne doit pas être facile. Je commence aussi à comprendre le pourquoi des nombreuses rumeurs dans la salle, juste avant, qui parlait d’annulation possible après l’annulation du concert à Toulouse, et là il est facile de deviner que le chanteur septuagénaire est probablement un peu malade ou très fatigué, dans un état encore plus fragile qu’en temps normal je dirais.

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Il entame ses chansons, entre deux gorgées d’eau et deux verres de vins (je crois), gilet en cuir, chapeau, lunette de soleil, on reconnait le Sixto du documentaire, mais l’homme est cassé par une longue vie difficile, et on le sent vacillant. Il chantera ses titres les plus célèbres, quelques reprises, comme la vie en rose de Piaf, ou Like a rolling stone de Bob Dylan. La guitare est approximative, la voix tient étonnement le coup je trouve, même si sur la fin, il a du mal à tenir.

Il finit une de ces chansons avant la fin et articule un vague “c’est tout”, et fait mine de s’assoir avant de se rappeler qu’il n’y a pas de tabouret derrière lui, on se demande bien pourquoi d’ailleurs.

Ces chansons sont toujours formidables à entendre, les paroles sont vraiment intéressantes à écouter et prenantes, mais difficile de ne pas penser durant le concert pourquoi les gens s’obstinent à le pousser sur scène. Est ce lui qui insiste, désireux de pouvoir enfin profiter de la reconnaissance du public tardivement acquise, ou bien est ce son entourage qui le pousse à remonter sur scène? il n’empêche que dans son état, faire une tournée qui soit aussi lourde n’est vraiment pas une bonne chose.

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Dans le public, il y a des fans, qui entonnent ces paroles avec lui, et d’autre, venus en curieux. Le public m’a paru un peu étrange, il y a avait de tout, des bobos parisiens, des bobos étrangers, des journalistes de la télévision, des jeunes, des beaucoup moins jeunes, et choses surprenante, énormément de gens fumant cigarette et joint, alors que d’habitude au Zénith, ce genre de liberté n’est pas souvent prise, ou du moins beaucoup plus discrètement qu’hier soir. Il n’empêche que beaucoup de personnes se situant tout devant sont finalement ressortie assez vite, ne supportant pas les odeurs trop prononcées.

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J’ai donc été contente de le voir sur scène, mais Sixto Rodriguez et ses chansons méritent de petites salles intimistes, et pas de grosses productions comme le zénith. Bref, impossible de ne pas se sentir un peu triste pour lui, impossible de ne pas être touché par ce monsieur de 70 ans à la santé fragile, se produire malgré tout sur scène. Il aura tenu un peu plus d’une heure avant de tirer sa révérence, toujours accompagné de deux assistants pour l’aider à marché.

Skip the use au zénith

jeudi soir je me suis rendu au zénith de paris, avec deux amies, pour voir Skip the use. Ce groupe, je ne le connais que depuis un an, un an et demi, et je le connais beaucoup mieux depuis le concert que j’ai vu d’eux en octobre dernier à l’olympia, concert pour lequel j’étais à la barrière, et qui m’avait vraiment beaucoup plut!

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Au zénith, entre ma fatigue et un problème au genou, on s’est posté plutôt dans le fond, sur le coté, au calme. Ce qui est bien avec cette salle, c’est qu’on voit très bien la scène, peu importe où on se trouve!

On arrive quelques minutes avant le début d’une première partie qui m’a laissé froide, sans commentaire.

Enfin l’arrivée de skip the use réveil la foule, et comme d’habitude, l’énergie de Mat est réellement communicative, il transmet sa bonne humeur, son enthousiasme et son punch, personne ne peut rester indifférent à ça!

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Par contre le zénith est loin d’être complet, ils auraient peut être du faire deux dates à l’olympia (qui était complet et plein à craquer quand j’y avait été), plutôt qu’un zénith.

la setlist est toujours aussi remuante, un parfait défouloir même si je suis beaucoup moins dans l’ambiance, loin de la barrière et surtout parce que un peu trop fatiguée cette semaine. Mat le chanteur communique aussi beaucoup avec le public, toujours pour nous faire rire, à faire des références à d’autre concert, il a un sacré sens de l’humour, et sait parfaitement faire bouger les publics les plus mous.

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Encore une fois j’ai adoré les voir en concert, j’ai adoré leur énergie, leur humour, leur discussion avec le public. cette fois ci Shaka Ponk n’est pas intervenu sur scène comme ça avait été le cas à l’lolympia, mais un des joueurs du psg a voulu se prendre un bain de foule dans la fosse. Pour le bis, on a eu entre autre droit à une reprise très réussie de Smells like a teen spirit de Nirvana qui a enflammée la salle une dernière fois. Je retournerais surement les voir si ils repassent. Skip the use démarre une belle brochette de concerts qui m’attend, surtout pour ce qu est des mois de mai, juin et juillet, j’ai hâte!