Grand week end à Londres

Dernier voyage avant le confinement et toute cette période déprimante, voici le résumé de mon dernier week end à Londres au mois de décembre dernier. Dans le contexte actuel, impossible de savoir quand je pourrais repartir quelque part alors en attendant…

Je devais normalement partir à Londres le vendredi 6 décembre dernier, juste pour le week end à l’occasion du double concerts de White lies qui, pour les 10 ans de leur album To lose my life, ont prévu de jouer l’intégralité de l’album. Mais grève oblige, Eurostar me fait savoir que les 5 et 6 décembre, la grande majorité des eurostars sont annulés. J’ai la possibilité de changer mon billet, je décide donc de finalement partir mercredi 4 décembre après-midi et de rajouter deux nuits d’hôtels supplémentaires. D’un côté, je ne suis pas trop pour devoir payer deux nuits d’hôtels en plus, surtout à la dernière minute et d’un autre côté je suis contente de pouvoir profiter un peu plus de Londres!

J’arrive donc le mercredi en fin de journée. Le temps de déposer mes affaires à l’hôtel, je repars dans le centre retrouver une amie venue de Bruxelles. Le soir, on se contente de diner et de se promener aux alentours d’oxford street et regent street afin d’admirer les lumières de noël.

Je loge cette fois-ci dans un Holiday Inn qui se situe dans un quartier qui ressemble plus à un chantier géant qu’à autre chose. Du coup les prix étaient “corrects” pour Londres. Il faut savoir qu’à Londres je ne reprends jamais deux fois le même hotel. A chaque séjour, je trouve un hotel confortable dans un quartier peu connu ou qui semble éloigné du centre mais qui ne l’est pas tant que ça car bien desservi par les transports. Mais ce genre d’hotel ne reste jamais bon marché longtemps, le quartier peu connu devient vite à la mode ou autre et les prix s’envolent…Pour ce quartier ci, qui se trouve sur la central line, le quartier ne ressemble pas à grand chose, mais au vue des nombreux chantiers et du fait que la central line passe par là, on peut être sur que d’ici 1 à 2 ans, ça deviendra trop cher pour y séjourner…

Jeudi, le temps est plutôt nuageux mais on a droit à un magnifique lever de soleil depuis l’hôtel. Après un petit déjeuner au pub de Shepherd’s bush, on se rend à tottenham commencer notre matinée shopping, à l’heure où les magasins sont encore plutôt vides. On déjeune ensuite à Arabica café à Borough market. Le serveur était très sympa et on a très bien mangé. Je recommande, tout était délicieux, jusqu’au petit loukoum à la pistache servi avec le café, moi qui n’aime pas ça d’habitude, le loukoum était tellement bon que j’en ai acheté quelques uns à l’épicerie du restaurant, juste à coté. Je vous conseille quand même de réserver, même pour l’heure du déjeuner, car l’endroit est pris d’assaut et vous risquez, en venant à l’improviste, d’attendre ou de vous retrouver au bar, ce qui n’est pas aussi confortable.

On fait le tour du borough market dans lequel j’achète du miel, puis on fait une pause au pub The old thameside inn au bord de la tamise. Ce pub est vraiment sympa si vous passez dans le quartier. J’y avais mangé un délicieux fish and chips il y a deux ans et la vue est très agréable.

On file ensuite à Hyde park corner pour se balader à winter wonderland. C’est un marché de noël prolongé par une énorme fête foraine avec son lot de stands pour gagner des nounours, une patinoire et de manèges comme le grand huit, la maison hantée, les auto tamponneuses, des grands classiques pour les petits et les grands. Il y a aussi des stands pour manger et boire à tout les coins. On ne fera pas de manèges, d’abord parce que mon amie n’aime pas ça, mais surtout car les prix sont assez élevés pour chaque attraction. C’est déjà très sympa de s’y balader, regarder les stands du marché de noël, voir le saumon cuire au feu de bois, voir les enfants s’émerveiller, l’ambiance est très festive.

On finit la journée à Bravas tapas, un restaurant à saint katherine’s dock. On peut donc commander plusieurs petites assiettes qu’on est senser partager, comme en Espagne. Mais ici, les parts sont très petites et les prix trop élevés. J’avais tester un restaurant de tapas au Portugal, on avait très bien mangé pour pas cher, ici, c’est presque des prix de plats classiques sauf qu’on t’apporte un échantillon. Je commande le filet de seabass et pour 15£ on m’apporte un minuscule morceau de poisson. C’était délicieux, mais 15£ pour le quart d’un filet….la seule chose qui remplisse un peu l’estomac, ce sont les tartines à la sauce tomate, du pain qui donne un semblant de satiété. La serveuse, originaire des pays de l’est (ou de la Russie?), était assez désagréable. Elle avait l’air de trouver ça étrange qu’on ne commande pas plus de plats, mais la note grimpait déjà pas mal. L’addition inclue le service, 12% du total de la note, ce qui fait beaucoup. Autant on a pas eu de mal à payer celle de Arabica café parce que le service était très bien et que le serveur était super sympa, autant là on ne voit pas trop où est le service. Du coup on recalcule pour ne payer que les prix des plats sans aucun service inclus, car ce n’est pas obligatoire, il faut le savoir.

Vendredi, il va faire moche toute la journée. Après le petit déjeuner, je laisse mon amie partir faire du shopping et moi je vais faire une longue balade à Holland park. Ce parc est toujours aussi agréable, il y avait très peu de monde ça fait du bien!

ça m’a fait un bien fou de me balader au calme. Pour les deux dernières nuits, on change d’hôtel. Cette fois-ci ce n’est plus un holiday inn un peu lointain (excentré mais tout de même proche d’un métro), mais une auberge juste en face du célèbre palace saint pancras. L’intérêt c’est son emplacement. La chaine d’auberges YHA est plutôt pas mal en générale. On a pris une chambre privative avec salle de bain, ce n’est pas donné pour ce que c’est, mais dans le quartier on pouvait pas espérer mieux. C’est propre et sécurisé c’est l’essentiel. On se rend dans le quartier de king cross pour déjeuner à Dishoom, un resto indien très connu à Londres, il y a d’ailleurs toujours un monde fou. On nous annonce 1h en moyenne d’attente peut être plus. On nous fait attendre dehors, il fait froid mais on a échapper à la pluie en ce jour maussade. On nous sert un verre de thé à la menthe avant de nous faire entrer au bout de deux minutes, ouf!

 

A l’intérieur, le service est toujours aussi sympa que la première fois où je suis venue, on nous aide avec nos valises, on nous installe au bar du restaurant, autour d’une table haute. Je commande un cocktail à base de fruits de la passion, de limonade, de coriande fraiche, c’est délicieux! on attendra quand même une bonne heure avant d’avoir une table, mais on passe un bon moment, bien installées et puis on a tout notre temps, dehors c’est vent et pluie. Chez Dishoom, les plats sont fait pour être partagés, de l’agneau grillé, un dal de lentille, un paneer végétarien, des samosas à l’agneau, des naans, des épis de maïs grillés, tout était très bon bien que un peu trop épicés. La note est un peu élevée avec tous ce qu’on a pris, mais c’était très bon et il faut dire qu’on a repris des boissons durant tout l’après-midi.

Pour ce vendredi soir, direction Brixton, à la salle de concert O2 pour voir White lies donc. La salle me rappelle un peu l’Olympia en terme de superficie et la fosse est en pente ce qui est utile pour mieux voir la scène. La première moitié du concert est donc consacrée à l’intégralité de l’album To lose my life, qui fête ces 10 ans. On est rejoint par deux amis venus pour l’occasion. Le concert est top, il faut dire que les anglais sont fans, bien plus qu’en France, et le public reprendra en chœur toutes les paroles des chansons, au point de couvrir la voix du chanteur. Mais contrairement au concert de White lies auquel j’avais assisté à Londres au Troxy il y a deux ans, les gens autour de nous ne sont pas très agréables, beaucoup de gens très souls alors que le concert n’a pas commencé, ce qui rend parfois l’ambiance moyenne, surtout le second soir, samedi. Mais on passe quand même une très bonne soirée, et j’adore toujours autant ce groupe sur scène.

Samedi matin, après un petit déjeuner au pub de saint pancras, on se rend à covent garden avant que la foule ne débarque. Je m’achète un agenda et un calendrier à la boutique souvenir du musée des transports, illustrés par des reprographies d’affiches de voyages des années 20, 30, 40, 50. On se balade dans le marché couvert, on passe par la librairie consacrée aux voyages, Stanford, avant de finir au TK Max, un magasin qui vend des vêtements, des chaussures, des jeux, des parfums, des bijoux issus des déstockages et des invendus d’autres marques. Je déniche une paire de bottes en cuir de très bonne qualité de la marque Calvin Klein que je paye 38 euros au lieux de 150€, une très bonne affaire!

On se rend ensuite à Westminster, mais il y a une foule comme j’en ai jamais vu dans ce quartier depuis que je viens à Londres, on n’y reste pas trop longtemps. L’après-midi, promenade à Hyde park, près de la serpentine jusqu’aux jardins italiens, où les écureuils se sont fait volés la vedette par tout une troupe de perruches vertes qui ne sont pas du tout sauvages et n’hésitent pas à manger directement dans la main des gens ou de se poser sur leurs têtes. On finit la journée par la 2e date de White lies toujours à Brixton.

 

Dimanche mon amie reprend l’eurostar aux aurores. Pour ma part, j’ai un billet pour 14h, cependant, avec les grèves des transports à Paris, je sais que les métros et rer sont assurés jusqu’à 18h. Pour être sur de ne pas rater le créneau, je décide de changer mon billet pour partir à 12h24, ce que les agents eurostar font sans problème. Après un petit déjeuner tranquille, je me rends dans le tout nouveau quartier derrière kings cross. J’ai toujours voulu prendre le temps de faire le tour de ce quartier récent, mais je n’en ai jamais trouvé le temps.

 

Ce sont des anciens bâtiments en briques qui servaient à entreposés le charbon, des silos énormes qui servaient à entreposés l’huile et le pétrole, qui ont été entièrement réaménagés autour des canaux. Le quartier était il y a encore quelques années, désert, une zone industrielle à l’abandon. Les anciens entrepôts, à l’instar de la cour saint émilion à Paris, accueillent désormais petites boutiques un peu chics, des bars, des restaurants, des cafés. Des passerelles en hauteur permettent de contournés ces nouvelles boutiques, une allée bordée de végétaux qui rappellent la high line new yorkaise ou la coulée verte au dessus de la gare de Lyon. On redescend ensuite au plus près des canaux sur lesquelles les péniches naviguent. On peut remonter les canaux à pied, le long des berges, soit vers camden soit vers regent park, de belles balades à faire la prochaine fois.

Dans le hall d’attente eurostar il n’y a quasiment personne, je n’ai jamais eu autant l’embarras du choix pour m’assoir, et je n’ai jamais passé aussi vite les contrôles!! je prend le temps de manger un sandwich et boire mon thé avant d’embarquer tranquillement et d’avoir la chance de profiter des deux sièges pour moi toute seule.

 

Derniers concerts: Bastille au zénith de Paris – Archive à la seine musicale – White lies au Trabendo – White lies à l’AB -Prophets of rage à l’olympia

Je n’ai pas eu le temps d’en parler ici avant, mais voici les concerts auxquels j’ai assisté entre mars et aout 2019.

En mars dernier je me suis rendue au zénith de paris pour voir Bastille en concert. La soirée commence par la première partie avec Akine une jeune femme entourée de deux musiciens. Hyper nerveuse et stressée, entre deux chansons la jeune dame qui s’exprime très bien en français, nous explique que c’est une angoissée et ça se ressent. Un ouf de soulagement après avoir chanter une de ses chansons, des hésitations étranges dans le choix des titres, c’est touchant à voir et les spectateurs l’encouragent régulièrement. C’est une très jolie voix et cette première partie est donc pas mal du tout. Pareil pour la seconde première partie. Apparemment Lewis Capaldi est connu, il a ses fans et une de ses chansons est première des ventes en Angleterre. D’origine écossaise (ça s’entend quand il parle) Capaldi a une belle voix, ses chansons sont jolies mais se ressemblent assez, des chansons mélancoliques, lentes, lyriques. D’ailleurs, le chanteur le dira lui même, “si vous n’avez pas aimé mes chansons jusqu’ici, vous n’allez pas aimé la suite car c’est la même chose”. Il a beaucoup d’humour, d’autodérision, c’est très drôle de l’entendre parler entre deux titres. Après 30 minutes d’attente, Bastille entre enfin sur scène. Le chanteur Dan Smith est habillé comme un rappeur des années 90, jean, pull à capuche, casquette. D’ailleurs, il danse et il bouge comme un rappeur mais c’est un chanteur de rock, c’est assez étonnant !

J’avais déjà vu le groupe en festival au lollapalooza. Mais cette fois je suis entourée de fans absolus, l’ambiance est plus prenante. J’ai bien aimé la setlist même si je n’ai pas eu toutes mes préférés, comme Oblivion, the driver… mais très contente d’avoir en live Fake it que j’adore énormément. Une très bonne soirée, le groupe est très énergique sur scène, et leur enthousiasme communicatif. Lewis Capaldi et Akine remonteront sur scène pour chanter en duo avec le groupe.

En mai je suis allée voir un de mes groupes préférés, Archive. Les anglais sont de retour en France pour fêter leur 25 ans d’existence. Pour l’occasion ils ont fait plusieurs dates pour un show un peu spéciale, à commencer par la présence de la chanteuse Maria Q qu’on n’avait pas vu sur scène avec le groupe depuis plusieurs années.

 

Le concert est prévu pour commencer à 20h. Pas de première partie et c’est tant mieux, je n’ai pas d’énergie à perdre car Archive a prévu pour l’occasion un concert de plus de 3h!!

La seine musicale qui se trouve sur l’ile Séguin à Boulogne, est une nouvelle salle de spectacle que je ne connaissais pas encore. Après les fouilles, direction la fosse et malgré mon heure d’arrivée tardive, je me retrouve au second rang de la fosse mais tout de même un peu trop sur le côté.

J’ai adoré ce concert, c’était juste magnifique. On a eu droit à beaucoup de leurs chansons et en version longue, de 20h à 23h30 avec une entracte de 20 minutes. You make me feel, Fuck U, Pills, Bullets, King of speed, Violently, Kid corner, Noise, Wiped out, Splinters, Remains of nothing, Dangervisit, Lights, Again, ou encore la magnifique collapse/Collide que je n’avais jamais entendu en live. J’ai adoré voir mon chouchou Pollard chanter et danser, entendre Fuck U reprise par le public, voir et entendre Maria Q et Holly… Une soirée mémorable.

J’ai été voir également White lies, un groupe anglais que je prends toujours plaisir à voir et écouter depuis des années maintenant, à deux reprises: d’abord au trabendo. J’étais placée en hauteur dans la fosse, ce qui me permettait d’être face à la scène sans avoir aucune tête devant moi pour me gêner. Évidement, j’ai eu droit aux traditionnelles personnes qui arrivent à la dernière seconde et qui l’air de rien essaye de vous piquer votre place en vain. Un très chouette moment aussi comme d’habitude avec ce groupe et leur dernier album” Five” m’a beaucoup plut.

J’ai été ensuite les voir une seconde fois à Bruxelles, à l’AB. On arrive peut être 10 minutes avant l’ouverture des portes, il n’y a pas foule et on se retrouve donc au second rang. On est bien placée, il n’y a pas de séparation entre la fosse et la scène, on est donc tout près. Deux amis nous rejoignent. J’appréhende la première partie comme d’habitude, mais pour une fois c’est plutôt une bonne surprise. Ils sont 4 canadiens sur scène, très jeunes, ils ont environ 20 ans, mais on leur donne pour certains (surtout le chanteur), à peine 16 ans. Le groupe s’appelle Boniface et ils se débrouillent très bien. Les chansons sont sympas, rythmées, on ne s’est pas ennuyées. Quant à White lies, comme d’habitude, c’est toujours aussi bien. Une place importante est laissée à leur nouvel album que j’aime beaucoup, et ils reprennent certains titres emblématiques comme Unfinished business, death, farewell to the playground. C’est toujours un plaisir de les voir sur scène, surtout Harry qui sourit comme un enfant qui vient d’ouvrir son cadeau d’anniversaire.

Enfin, je termine cette chronique concert par Prophets of rage à l’Olympia en aout. J’avais adoré les voir en concert au zénith alors je n’allais pas les rater à l’olympia. Avec mon amie on arrive pour la seconde moitié de la première partie, qui arrache un peu les tympans. On n’est plutôt bien placé malgré notre arrivée tardive, sur le coté, adossés au mur, et grâce à la fosse inclinée de l’Olympia, on n’a aucun problème pour voir la scène. J’ai adoré les revoir, toujours la même bonne impression, les tubes de rage against the machine, quelques tubes de cypress hill et public enemy, et leurs nouveaux titres. Pas de bousculades, ont étaient tranquille dans notre coin, on a pu sauter comme on le voulait, on s’est bien défoulée et bien contentes d’être loin des premiers rangs entre pogos sauvages et bières qui volent! contente de les avoir vu car Prophets of rage s’est dissous depuis, après l’annonce du retour sur scène de Rage against the machine.

Quelques jours de vacances

J’ai pris quelques jours de vacances pour me détendre et me reposer. Comme souvent, j’ai choisi de partir en Angleterre. Au départ, je voulais partir en février à l’occasion de mon anniversaire, et puis finalement une occasion s’est présentée en mars pour pouvoir assister au concert d’un groupe que j’aime beaucoup, White lies.

Coucher du soleil sur la tour de Londres et tower bridge

 

Katharine’s dock, Londres

Je suis donc partie un samedi matin, j’ai rejoint deux amies pour déjeuner, on s’est baladé, puis nous avons pris un verre dans un bar très sympa sur Katharine’s dock près de Tower hill. Le samedi soir était consacré au concert des white lies, dans une petite salle, le Troxy, situé à Limehouse. La salle est vraiment sympa dans le style art déco, avec étrangement, de la moquette au sol!

Pour la première partie, on a droit à un groupe qui ne restera pas dans mes mémoires. Le chanteur nous l’a joue Elvis à faire des déhanchements et des pas de danse un peu étrange, entre pose immobile et pas chassés, de véritables petites chorégraphies qui auront le mérite de nous faire rire. Par contre le saxophoniste n’avait pas l’air d’être content d’être là. Il avait sa petite chaise pour s’assoir entre chaque morceau de saxo. Quand il est assis, le monsieur à l’air de s’ennuyer ferme, à regarder autour de lui, ou a épousseter son pantalon. Quand il joue, il se lève, mais au bout de deux chansons il ne prendra même plus cette peine, alors que leur passage ne dure qu’une demi heure…

White lies au Troxy, Londres

Pour ce qui est de white lies, ce fut une très bonne soirée! La salle est petite, le concert est complet, l’ambiance est particulièrement chaude ce soir. Je ne pensais pas voir autant de pogo et d’agitation dans un concert de white lies. Harry le chanteur, reste mon chouchou, il est tellement souriant, content d’être là, ça se voit, comme un gosse qui monterait sur scène pour la première fois. On a droit à beaucoup de titres de leur nouvel album dont Swing, jouer pour la première fois en live la veille, et bien sur les incontournables des albums précédents, comme Death, A place to hide ou encore Unfinished business. Bref, une super soirée!

Tableaux de Waterhouse, Turner, Millais, Sargent, Rossetti… à la Tate britain

Dimanche, je prend le petit déjeuner avec une de mes amies qui doit repartir juste après par l’eurostar. Du coup je me retrouve seule. Le temps n’est pas au beau fixe, entre grosses averses et éclaircies, je laisse tomber l’idée de me balader dans les parcs, et je tente ma chance pour un salon de thé, qui s’avère être plein à craquer avec la queue jusque sur le trottoir. Finalement, je décide de me rendre à la Tate britain. J’y suis allée deux fois dans ce musée, mais à chaque fois j’étais pressée par l’heure, et j’arrivais toujours une petite demi heure avant la fermeture. Cette fois ci je prends le temps de m’installer au café du musée, avec une part de cake et un délicieux thé au jasmin.

J’ai été revoir la collection des Turner, et j’en ai profiter pour voir le reste, dont des tableaux de Millais, Rossetti, Waterhouse, Sargent, Constable, Gainsborough, Blake…

Weston Super Mare

Lundi matin je change d’air et je me rends en train à Weston super mare. J’avais très envie de me reposer et prendre le temps de rester tranquille dans une petite ville, pas trop loin de Londres. Au départ, je voulais me baser à Bristol, mais j’ai trouvé le prix des hôtels quasi aussi cher qu’à Londres. Finalement, je me suis dis que je serais mieux dans une plus petite ville, au bord de la mer, et j’ai choisi Weston super mare, sur la même ligne de train que Bristol.

La plage de Weston Super Mare

Weston super mare c’est une sorte de station balnéaire qui doit être pleine à craquer en été, et pourtant malgré le climat encore un peu hivernal, les bed and breakfast qui croisent ma route sont pour beaucoup complets. J’adore les bed and breakfast, jusqu’ici je n’ai jamais été déçue! J’arrive vers 12h, le temps de m’installer et me voilà partie à la découverte de la ville. Je longe la plage, le sable est mouillé, le vent souffle fort, il fait vraiment froid, je suis emmitouflée, et ça ne s’arrange pas avec une pluie qui commence à tomber. Les anglais eux, se baladent la gorge à l’air, les cheveux au vent, l’air de rien! Je suis un peu déçue qu’il pleuve et qu’il fasse si nuageux alors que je suis au bord de la mer, mais finalement au bout d’une dizaine de minute, les nuages se lèvent comme par miracle, la pluie s’arrête et le soleil brille franchement! Le reste de l’après midi, je l’a passe sur le bord de mer, au plus près de l’eau parfois, puis j’irais me balader dans un beau jardin. Le printemps est déjà là, les jonquilles et narcisses sortent de partout et certains arbres sont déjà en fleurs. Je finis la journée avec un beau coucher de soleil sur la plage, avec la bonne odeur de l’air marin et du soleil.

Clifton Bridge

Le mardi sera donc consacré à Bristol. 20 minutes en train depuis Weston, j’ai encore la chance de faire démentir la météo avec une journée ensoleillée. Je décide de me rendre d’abord au clifton bridge, à l’ouest de la ville, un pont suspendu qui fait la réputation de la ville. Je profite du beau temps pour m’y rendre, avant que la météo décide de changer de bord. Le pont enjambe des gorges, l’endroit autour est très vert, c’est beau et reposant, exactement ce qu’il me fallait. Je continue à explorer Bristol avec le clifton village, qui se trouve juste à coté du pont, un quartier calme et retiré, avec ces petites boutiques d’antiquaires, vintages ou de créateurs, ces petits cafés et restaurants. Je passe par une longue allée qui traverse un très vieux cimetière avant de reprendre le bus pour visiter le centre ville, les rues piétonnes, puis remonter pour visiter le musée d’art. De l’extérieur, le musée me semble grand mais finalement j’en ferais vite le tour. On peut y admirer certaines toiles marquantes comme un tableau du peintre Waterhouse, une belle sculpture, des tableaux de Rossetti, ou encore une belle peinture de Leighton.

Galerie marchande dans Clifton village, Bristol 

Tableau de John William Waterhouse

J’en profite pour déjeuner au café du musée, qui reste calme, avec du riz curry et une salade de pomme de terre. Je me balade ensuite en face du musée, dans Brandon hill, un parc en hauteur au sommet duquel on peut admirer la Cabot tower. Puis retour dans le centre ville, je me promène près du canal avant de rentrer à Weston. La ville balnéaire à 18h à un coté lugubre avec un ciel bien nuageux. Il commence à faire nuit, la plupart des magasins sont fermés depuis une heure, et seule le supermarché et quelques enseignes comme costa café ou subway restent ouvertes. Il n’y a quasi personne dans les rues alors moi non plus je ne traine pas et j’ai la surprise de découvrir dans ma chambre trois part de cake au citron, déposées par mon hôte à qui j’avais demandé la veille si elle connaissait une bonne pâtisserie en ville. C’est vraiment gentille de sa part, ça illumine ma fin de journée!

20170307_144010.jpg Mercredi c’est deja le jour du retour, avec quelques problèmes de train sur l’eurostar, qui me fait arriver à Paris avec 1h30 de retard. Ce fut un chouette séjour, très reposant. Je suis restée seule presque trois jours et même si c’est parfois plus sympa de partir avec des amis, être seule, pouvoir se lever quand on veut, se coucher quand on veut, décider de ce qu’on va voir ou pas, prendre son temps si on est fatiguée sans se sentir coupable, ça fait aussi du bien. J’aime bien partir seule de temps en temps. Le but de ces quelques jours c’était de ne pas trop en faire, de prendre son temps et de se reposer, mission accomplie!

 

 

White lies au Trabendo

Samedi soir, après une belle journée ensoleillée, on se rend avec des amis au trabendo, une petite salle juste à coté du zénith. On se rend d’abord dans un bar sur les bords du bassin de la villette avant de remonter à pied jusqu’au trabendo. Le quartier est très sympa pour se balader le long des canaux et des bassins quand il fait beau.

White lies est un groupe de rock pop anglaise, que je suis depuis 2010, depuis que je les ai vu en première partie de Muse au stade de France. Depuis, je les ais revu à la flèche d’or, à la cigale, et au trianon. Cette fois ci c’est donc au trabendo. Leur dernier album, Friends, a un coté années 80 plus poussé que leurs 3 premiers albums. Comme l’avait été leur précédent album, “big tv”, Friends est un album plus joyeux, moins sombre que les deux premiers albums. Le coté électro année 80 surprend un peu sur certains titres, mais globalement, j’aime beaucoup ce nouvel album. Et en live, leurs nouvelles chansons passent encore bien mieux, elles sont plus intenses.

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Le concert démarre d’abord par une première partie plutôt sympa, j’ai été plutôt emballé par The ramona flowers. Puis vers 21h, c’est White lies qui fait son entrée, avec un Harris toujours aussi souriant et attachant.

J’ai été très contente de pouvoir entendre d’anciens titres comme Unfinished business, Death, Bigger than us, To lose my life, Farewell to the fairground ou encore The price of love. L’ambiance était géniale dans la salle, beaucoup de vrais fans, beaucoup de gens qui reconnaissent et apprécient les anciens titres, tout le monde connait les paroles par cœur, même sur les nouvelles chansons, j’ai adoré! Seul bémol, le chanteur semble avoir très vite des problèmes de voix. On sent que sa voix s’éteint, se perd, sa voix devient parfois éraillée. Harris, le chanteur, a une voix assez grave et puissante, mais là on sent que chaque chanson est un défi. Je ne sais pas si il était malade ou aphone, mais on sentait vraiment sa voix se perdre à plusieurs reprises. D’ailleurs, il pose souvent ses doigts sur sa gorge, et à l’air parfois de faire de gros efforts, même si il ne manque jamais de toujours autant sourire et de dialoguer avec le public, comme il l’a toujours fait.

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En sortant, on décide d’aller attendre le groupe à la sortie. On y croise les membres du groupe de the ramona flowers, puis White lies sort assez vite rencontrer leurs fans. Ils sont tous extrêmement abordables, gentils, disponibles, tout le monde pourra parler avec eux, échanger, prendre des photos et faire signer leurs albums, et ils ne partiront que lorsque tous le monde aura eu satisfaction, c’est assez exceptionnelle de pouvoir discuter comme ça avec eux. On leur pose des questions sur leur tournée, et sur leurs projets de festivals cet été. Toujours un groupe très sympa à voir sur scène, je ne manquerais pas de les revoir très vite!