Quelques jours de vacances

J’ai pris quelques jours de vacances pour me détendre et me reposer. Comme souvent, j’ai choisi de partir en Angleterre. Au départ, je voulais partir en février à l’occasion de mon anniversaire, et puis finalement une occasion s’est présentée en mars pour pouvoir assister au concert d’un groupe que j’aime beaucoup, White lies.

Coucher du soleil sur la tour de Londres et tower bridge

 

Katharine’s dock, Londres

Je suis donc partie un samedi matin, j’ai rejoint deux amies pour déjeuner, on s’est baladé, puis nous avons pris un verre dans un bar très sympa sur Katharine’s dock près de Tower hill. Le samedi soir était consacré au concert des white lies, dans une petite salle, le Troxy, situé à Limehouse. La salle est vraiment sympa dans le style art déco, avec étrangement, de la moquette au sol!

Pour la première partie, on a droit à un groupe qui ne restera pas dans mes mémoires. Le chanteur nous l’a joue Elvis à faire des déhanchements et des pas de danse un peu étrange, entre pose immobile et pas chassés, de véritables petites chorégraphies qui auront le mérite de nous faire rire. Par contre le saxophoniste n’avait pas l’air d’être content d’être là. Il avait sa petite chaise pour s’assoir entre chaque morceau de saxo. Quand il est assis, le monsieur à l’air de s’ennuyer ferme, à regarder autour de lui, ou a épousseter son pantalon. Quand il joue, il se lève, mais au bout de deux chansons il ne prendra même plus cette peine, alors que leur passage ne dure qu’une demi heure…

White lies au Troxy, Londres

Pour ce qui est de white lies, ce fut une très bonne soirée! La salle est petite, le concert est complet, l’ambiance est particulièrement chaude ce soir. Je ne pensais pas voir autant de pogo et d’agitation dans un concert de white lies. Harry le chanteur, reste mon chouchou, il est tellement souriant, content d’être là, ça se voit, comme un gosse qui monterait sur scène pour la première fois. On a droit à beaucoup de titres de leur nouvel album dont Swing, jouer pour la première fois en live la veille, et bien sur les incontournables des albums précédents, comme Death, A place to hide ou encore Unfinished business. Bref, une super soirée!

Tableaux de Waterhouse, Turner, Millais, Sargent, Rossetti… à la Tate britain

Dimanche, je prend le petit déjeuner avec une de mes amies qui doit repartir juste après par l’eurostar. Du coup je me retrouve seule. Le temps n’est pas au beau fixe, entre grosses averses et éclaircies, je laisse tomber l’idée de me balader dans les parcs, et je tente ma chance pour un salon de thé, qui s’avère être plein à craquer avec la queue jusque sur le trottoir. Finalement, je décide de me rendre à la Tate britain. J’y suis allée deux fois dans ce musée, mais à chaque fois j’étais pressée par l’heure, et j’arrivais toujours une petite demi heure avant la fermeture. Cette fois ci je prends le temps de m’installer au café du musée, avec une part de cake et un délicieux thé au jasmin.

J’ai été revoir la collection des Turner, et j’en ai profiter pour voir le reste, dont des tableaux de Millais, Rossetti, Waterhouse, Sargent, Constable, Gainsborough, Blake…

Weston Super Mare

Lundi matin je change d’air et je me rends en train à Weston super mare. J’avais très envie de me reposer et prendre le temps de rester tranquille dans une petite ville, pas trop loin de Londres. Au départ, je voulais me baser à Bristol, mais j’ai trouvé le prix des hôtels quasi aussi cher qu’à Londres. Finalement, je me suis dis que je serais mieux dans une plus petite ville, au bord de la mer, et j’ai choisi Weston super mare, sur la même ligne de train que Bristol.

La plage de Weston Super Mare

Weston super mare c’est une sorte de station balnéaire qui doit être pleine à craquer en été, et pourtant malgré le climat encore un peu hivernal, les bed and breakfast qui croisent ma route sont pour beaucoup complets. J’adore les bed and breakfast, jusqu’ici je n’ai jamais été déçue! J’arrive vers 12h, le temps de m’installer et me voilà partie à la découverte de la ville. Je longe la plage, le sable est mouillé, le vent souffle fort, il fait vraiment froid, je suis emmitouflée, et ça ne s’arrange pas avec une pluie qui commence à tomber. Les anglais eux, se baladent la gorge à l’air, les cheveux au vent, l’air de rien! Je suis un peu déçue qu’il pleuve et qu’il fasse si nuageux alors que je suis au bord de la mer, mais finalement au bout d’une dizaine de minute, les nuages se lèvent comme par miracle, la pluie s’arrête et le soleil brille franchement! Le reste de l’après midi, je l’a passe sur le bord de mer, au plus près de l’eau parfois, puis j’irais me balader dans un beau jardin. Le printemps est déjà là, les jonquilles et narcisses sortent de partout et certains arbres sont déjà en fleurs. Je finis la journée avec un beau coucher de soleil sur la plage, avec la bonne odeur de l’air marin et du soleil.

Clifton Bridge

Le mardi sera donc consacré à Bristol. 20 minutes en train depuis Weston, j’ai encore la chance de faire démentir la météo avec une journée ensoleillée. Je décide de me rendre d’abord au clifton bridge, à l’ouest de la ville, un pont suspendu qui fait la réputation de la ville. Je profite du beau temps pour m’y rendre, avant que la météo décide de changer de bord. Le pont enjambe des gorges, l’endroit autour est très vert, c’est beau et reposant, exactement ce qu’il me fallait. Je continue à explorer Bristol avec le clifton village, qui se trouve juste à coté du pont, un quartier calme et retiré, avec ces petites boutiques d’antiquaires, vintages ou de créateurs, ces petits cafés et restaurants. Je passe par une longue allée qui traverse un très vieux cimetière avant de reprendre le bus pour visiter le centre ville, les rues piétonnes, puis remonter pour visiter le musée d’art. De l’extérieur, le musée me semble grand mais finalement j’en ferais vite le tour. On peut y admirer certaines toiles marquantes comme un tableau du peintre Waterhouse, une belle sculpture, des tableaux de Rossetti, ou encore une belle peinture de Leighton.

Galerie marchande dans Clifton village, Bristol 

Tableau de John William Waterhouse

J’en profite pour déjeuner au café du musée, qui reste calme, avec du riz curry et une salade de pomme de terre. Je me balade ensuite en face du musée, dans Brandon hill, un parc en hauteur au sommet duquel on peut admirer la Cabot tower. Puis retour dans le centre ville, je me promène près du canal avant de rentrer à Weston. La ville balnéaire à 18h à un coté lugubre avec un ciel bien nuageux. Il commence à faire nuit, la plupart des magasins sont fermés depuis une heure, et seule le supermarché et quelques enseignes comme costa café ou subway restent ouvertes. Il n’y a quasi personne dans les rues alors moi non plus je ne traine pas et j’ai la surprise de découvrir dans ma chambre trois part de cake au citron, déposées par mon hôte à qui j’avais demandé la veille si elle connaissait une bonne pâtisserie en ville. C’est vraiment gentille de sa part, ça illumine ma fin de journée!

20170307_144010.jpg Mercredi c’est deja le jour du retour, avec quelques problèmes de train sur l’eurostar, qui me fait arriver à Paris avec 1h30 de retard. Ce fut un chouette séjour, très reposant. Je suis restée seule presque trois jours et même si c’est parfois plus sympa de partir avec des amis, être seule, pouvoir se lever quand on veut, se coucher quand on veut, décider de ce qu’on va voir ou pas, prendre son temps si on est fatiguée sans se sentir coupable, ça fait aussi du bien. J’aime bien partir seule de temps en temps. Le but de ces quelques jours c’était de ne pas trop en faire, de prendre son temps et de se reposer, mission accomplie!

 

 

White lies au Trabendo

Samedi soir, après une belle journée ensoleillée, on se rend avec des amis au trabendo, une petite salle juste à coté du zénith. On se rend d’abord dans un bar sur les bords du bassin de la villette avant de remonter à pied jusqu’au trabendo. Le quartier est très sympa pour se balader le long des canaux et des bassins quand il fait beau.

White lies est un groupe de rock pop anglaise, que je suis depuis 2010, depuis que je les ai vu en première partie de Muse au stade de France. Depuis, je les ais revu à la flèche d’or, à la cigale, et au trianon. Cette fois ci c’est donc au trabendo. Leur dernier album, Friends, a un coté années 80 plus poussé que leurs 3 premiers albums. Comme l’avait été leur précédent album, “big tv”, Friends est un album plus joyeux, moins sombre que les deux premiers albums. Le coté électro année 80 surprend un peu sur certains titres, mais globalement, j’aime beaucoup ce nouvel album. Et en live, leurs nouvelles chansons passent encore bien mieux, elles sont plus intenses.

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Le concert démarre d’abord par une première partie plutôt sympa, j’ai été plutôt emballé par The ramona flowers. Puis vers 21h, c’est White lies qui fait son entrée, avec un Harris toujours aussi souriant et attachant.

J’ai été très contente de pouvoir entendre d’anciens titres comme Unfinished business, Death, Bigger than us, To lose my life, Farewell to the fairground ou encore The price of love. L’ambiance était géniale dans la salle, beaucoup de vrais fans, beaucoup de gens qui reconnaissent et apprécient les anciens titres, tout le monde connait les paroles par cœur, même sur les nouvelles chansons, j’ai adoré! Seul bémol, le chanteur semble avoir très vite des problèmes de voix. On sent que sa voix s’éteint, se perd, sa voix devient parfois éraillée. Harris, le chanteur, a une voix assez grave et puissante, mais là on sent que chaque chanson est un défi. Je ne sais pas si il était malade ou aphone, mais on sentait vraiment sa voix se perdre à plusieurs reprises. D’ailleurs, il pose souvent ses doigts sur sa gorge, et à l’air parfois de faire de gros efforts, même si il ne manque jamais de toujours autant sourire et de dialoguer avec le public, comme il l’a toujours fait.

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En sortant, on décide d’aller attendre le groupe à la sortie. On y croise les membres du groupe de the ramona flowers, puis White lies sort assez vite rencontrer leurs fans. Ils sont tous extrêmement abordables, gentils, disponibles, tout le monde pourra parler avec eux, échanger, prendre des photos et faire signer leurs albums, et ils ne partiront que lorsque tous le monde aura eu satisfaction, c’est assez exceptionnelle de pouvoir discuter comme ça avec eux. On leur pose des questions sur leur tournée, et sur leurs projets de festivals cet été. Toujours un groupe très sympa à voir sur scène, je ne manquerais pas de les revoir très vite!