White bird in the blizzard

White Bird : Affiche

de Gregg Araki

Eva Green, Shailene Woodley, Christopher Meloni

3.5/5

1988. Kat est une ado de 17 ans. Son quotidien c’est son petit ami, ses deux meilleurs amis, le lycée et ses parents, un couple étrange, un père effacé, une mère dépressive à la limite de la folie. Mais Kat ne s’intéresse pas du tout aux états d’âmes de sa mère, jusqu’au jour où elle rentre du lycée pour découvrir que sa mère a disparut.

White Bird : Photo Gabourey Sidibe, Shailene Woodley

White bird est un film qui parle de l’adolescence à travers le personnage de Kat. A 17 ans, elle n’est pratiquement plus une ado, mais pas encore une adulte. Kat apprend à mieux se connaitre à travers les autres, son petit ami, ses deux meilleurs amis, et grâce à certaines expériences. Quand sa mère disparait, elle ne ressent quasiment aucun manque ni émotion. Auto centrée sur elle même, elle n’est préoccupée que par son petit ami, qui semble s’être éloigné d’elle depuis la disparition de sa mère.

White bird c’est aussi un film sur Eve la mère de Kat, une jeune femme belle, élégante, aux airs de star de cinéma comme l’a décrit sa fille, qui se retrouve enfermée, voir emprisonnée dans un mariage ennuyeux, avec un mari qu’elle finit par méprisé totalement, sans qu’elle ne sache vraiment pourquoi. Une femme qui n’a dans la vie que le ménage de sa maison, le diner de son mari tout les soirs, et sa fille Kat, qui avec les années devient de plus en plus belle, comme si cette fille qui a achever de l’enterrer dans cette vie terne, lui volait sa jeunesse et sa beauté. Kat représente l’espoir de la jeunesse, la promesse d’une vie future, alors qu’Eve elle, a jouer son tour, et qu’elle a perdu. La déprime évolue en dépression, qui frise la folie mentale, notamment dans les scènes entre la mère et la fille.

White bird nous parle aussi du rôle que l’enfant occupe dans un couple lorsque celui ci ne fonctionne pas. Doit elle être triste pour son père qui ne comprend pas pourquoi sa femme se sent si mal, doit elle être inquiète pour sa mère qui semble perdre pied, et plonger dans une dépression agressive. Kat n’est pas du genre à s’angoisser pour la souffrance que ressent ses parents bien au contraire, mais ne supporte pas entendre sa mère se plaindre à elle de ses malheurs conjugaux. Kat n’a pas à supporter le mal être perturbant de sa mère, mais à 17 ans, elle ne peut pas non plus faire l’autruche et se désintéresser complètement de leurs problèmes.

Entre les affres de l’adolescence et de la vie d’épouse et de mère, le film avance aux travers de flashback, dans lesquels on découvre la relation entre Eve et Kat, Eve et son mari, dans lesquels on découvre la vie de cette famille moyenne et ordinaire. On devine au bout d’une petite moitié de film, qu’elle est le destin de Eve, les indices s’accumulant sans trop de subtilité, reste une petite révélation finale quant au détail qui déclencha tout.

White bird nous montre une Shailene Woodley très douée dans le role de cette presque adulte, un Christopher Meloni qui joue parfaitement un père de famille effacé et terne en apparence. Et puis une Eva Green toujours aussi douée, qui crève toujours autant l’écran, et qui confirme une fois de plus son talent. Assez effrayant, d’ailleurs de la voir jouer si bien la folie (cf Penny Dreadful!). White bird in the blizzard reste intéressant, certaines scènes et détails font froid dans le dos, et offre de beaux rôles à d’excellents acteurs, mais reste au final, une histoire pas très originale même si il n’y a aucun cliché dans les personnages ce qui est appréciable.

Advertisements