Sense8, la nouvelle série des Wachowsky

Sense8 : Affiche

de Andy et Lana Wachowski

Doona Bae, Ami Ameen, Jamie Clayton, Tina Desai, Tuppence Middleton, Max Riemelt, Miguel Angel Silvestre, Brian J Smith, Freeman Agyeman, Naveen Andrews

Sense 8, la nouvelle série des Wachowsky, a été diffusé sur Netflix en juin 2015. La série se compose de 12 épisodes, et relate le quotidien de 8 personnages principaux à travers le monde, qui vont se découvrir un lien commun. Il y a Nomi à Los Angeles, Sun à Séoul, Will à Chicago, Riley à Londres puis à Reykjavík, Corpheus à Nairobi, Kala à Mumbai, Wolfgang à Berlin, Lito à Mexico, tous ces personnages ont deux points communs, celui d’être né le même jour et celui d’être sensate, c’est à dire de pouvoir communiquer de manière télépathique avec ces différentes personnes, qui forment un cercle particulier. Ainsi, Sun qui est une experte en arts martiaux, peu avoir une discussion télépathique avec l’un des membres de ce cercle, et peu aussi partager le temps d’un instant, ces capacités de combattante. Les huits sensates à travers le globe vont aussi découvrir que certaines personnes dont des sensates comme eux, ont pour objectif de les détruire.

Dure de résumer sense 8 sans trop en dire, sans trop expliquer, parce que le charme de la série réside aussi dans le mystère, on ne sait pas trop où on met les pieds en commençant sense 8. Toute une pléthore de personnages qui sont tous différents les uns des autres, réparties sur le globe, nous sont présentés dès le premier épisode. Mais les choses sont bien faites, tout de suite le spectateur arrive à suivre qui est qui, qui fait quoi, qui est où, tout de suite on sympathise avec ces personnages, leurs quotidiens, leurs problèmes, leurs dilemmes.

La série aborde au travers des personnages, de nombreux problèmes sociaux. L’homosexualité, notamment avec le personnage de Lito, un acteur de films d’action mexicain qui commence à avoir beaucoup de succès, mais qui n’ose pas révélé sa relation amoureuse avec un autre homme de peur d’enterrer sa carrière d’acteur; La transsexualité avec le personnage de Nomi à Los Angeles, qui à subit plusieurs opérations afin de devenir une femme; les mariages en Inde avec le personnage de Kala, qui hésite à épouser l’un des meilleurs partis de la ville, fou amoureux d’elle, alors qu’elle ne ressent que de l’amitié pour lui; le trafic de médicaments pour traiter la séropositivité dans les pays africains, entre revente à des prix exorbitants, et vente de médicament coupés à l’eau, avec le personnage de Capheus, prêt à tout pour apporter de bons médicaments à sa mère malade; la misogynie avec  le personnage de Sun qui évolue dans un milieu d’homme en subissant pas mal d’humiliation et de mépris…

Finalement, l’intrigue autour des sensates, de leurs télépathie, de leur relations, de leur cercle, n’est pas assez développé, et j’ai eu l’impression que cette histoire n’était qu’une excuse pour pouvoir parler des nombreux problèmes sociaux abordés dans les épisodes aux travers des personnages, et une excuse aussi pour faire interagir les personnages entre eux. Ainsi, comme Corpheus est agressé dans les rues de Nairobi par des gangsters, c’est Sun, l’expert en free fight, qui prend sa place grâce à leur relation télépathique, et met KO les adversaires trop nombreux de Capheus. Les personnages se donnent mutuellement conseils, se soutiennent dans les moments difficiles, utilisent leurs points forts, leur talent ou leur connaissance pour aider un des membres de leur cercle de sensates.

Photo Freema Agyeman, Jamie Clayton

Photo Max Riemelt, Miguel Ángel Silvestre

J’ai dès les premières minutes de la série, été emporté par l’atmosphère, intéressé par les nombreux personnages, leurs personnalités, leurs petits ou gros ennuis. L’ambiance de la série est prenante, et le fait que les scènes soient courtes et passent d’un personnage à un autre rend l’épisode toujours très fluide et facile à voir, on ne sent pas le temps passé, et les épisodes filent à une sacrée vitesse.

Photo Brian J. Smith, Doona Bae, Jamie Clayton

L’intrigue des sensates, leurs origines, leurs natures, est un peu expliqués dans les derniers épisodes, mais la fin reste suffisamment ouverte pour une suite, et le renouvellement de la série pour une saison 2 a été officiellement annoncé le 8 aout dernier. Je serais au rendez vous pour suivre les aventures de ces huit personnages, qui m’ont fait pas mal voyagé!

 

 

Cloud atlas

Cloud Atlas : affiche

de Lana Washowski, Andy Washowski, Tom Tykwer

Ben Wishaw, James D’Arcy, Jim Sturgess, Doona Bae, Halle Berry, Tom Hanks, Jim Broadbent, Hugo Weaving, Keith David, Susan Sarandon, Hugh Grant

4/5

En 1880, Adam Ewing découvre que l’esclavage n’est pas une bonne chose, en 1936 Robert Frobisher tente de créer la symphonie de sa carrière, en 1973 la journaliste Louisa Rey tente de révéler au grand jour un énorme scandale, en 2012, le pauvre Monsieur Cavendish se bat pour retrouver une liberté volée, en 2146, Somni découvre le monde, et en l’an 106 après la Chute, Zachry rencontre son destin…

Cloud Atlas : photo Doona Bae, James d'Arcy

Je ne résume pas plus l’histoire de Cloud atlas, elle est difficilement résumable. J’en avais beaucoup entendu parler, et j’avais bien failli le voir lors de mon séjour à New York en novembre dernier, mais les critiques locales parlaient d’un film trop compliqué, ça plus la durée de 3h, on avait laissé tombé. J’ai enfin trouver le temps d’y aller ce week end, et je ne regrette pas;

Cloud Atlas : photo Doona Bae

Cloud Atlas : photo Doona Bae

Je ne connaissais pas grand choses de l’histoire en y allant, si ce n’est que le film se déroulait à différentes époques. Qu’en est t-il du film au finale? et bien j’ai beaucoup aimé, je suis rentrée dedans tout de suite, dès les premières minutes, et je n’ai pas décroché une seconde jusqu’à la fin.

Cloud Atlas : photo Halle Berry, Tom Hanks

Cloud Atlas : photo Halle Berry, Tom Hanks

Cloud Atlas : photo Tom Hanks

Le point fort du film, ce sont les histoires et les personnages, chaque histoire qui se déroule à des époques différentes, sont assez indépendantes les unes des autres, et ne sont finalement reliées que par des thèmes commun, comme la vérité, la liberté, la dignité humaine, l’humanité qui aime tellement faire des différences entre les catégories (les noirs et les blancs, les sang purs et les fabrics). J’ai été entrainé et intéressé par toutes les histoires présentes, la folle histoire d’amour entre Robert et Sixsmith dans les années 30, la folie dévorante de Robert pour sa musique, l’histoire d’Adam qui découvre le vrai visage de l’esclavagisme à la fin du 19e siècle, Louisa qui ne veut pas décevoir la mémoire de son père en enquêtant sur un sujet délicat dans les années 70, monsieur Cavendish, cet éditeur qui a tout raté dans sa vie, mais qui saura se rattraper au finale, l’histoire d’Omni, qui découvre la liberté, l’amour et le sacrifice en 2146 ou encore l’histoire de Zachry et Meronym dans un futur encore plus lointain (je dirais 2252?).

Cloud Atlas : photo Jim Broadbent, Jim Sturgess, Tom Hanks

Cloud Atlas : photo David Gyasi, Jim Sturgess

J’ai beaucoup aimé aussi qu’un même acteur joue des rôles différents selon les époques, qu’ils deviennent le héros de l’histoire à un moment pour être un rôle secondaire à une autre époque. Je retiens en particulier Ben Wishaw dans le rôle de Robert Frobisher, cet acteur est décidément très intéressant à suivre, et puis je retiens aussi James D’arcy dans le rôle de Sixsmith, Jim Sturgess dans le rôle d’Adam et de Hae Joo Chang, Jim Broadbent dans le rôle de Cavendish et puis Halle Berry a trop la classe dans le rôle de Meronym…

Cloud Atlas : photo Ben Whishaw

Cloud Atlas : photo Ben Whishaw

Quant à la complexité du film, je ne l’ai trouvé à aucun moment complexe ou difficile à comprendre, on sent la volonté de simplifier au maximum les choses pour le spectateur, rien n’est laissé dans le doute ou l’incompréhension. Chaque histoire à une fin, une conclusion claire et nette, et on comprend quels sont les thèmes communs à chaque histoire, ce qui rend le film assez symphonique, chaque personnage ayant sa place sans que personne ne vole la vedette aux autres. Le film est donc parfaitement clair et simple à comprendre, reste certains éléments, tel que la marque de naissance chez certains personnages, que le spectateur peut interpréter comme il le souhaite, cela n’a pas vraiment d’importance, réincarnation, destinée, l’humanité qui répète les même erreurs peu importe l’époque…

Cloud Atlas : photo Halle Berry, James d’Arcy

Cloud Atlas : photo Jim Broadbent, Susan Sarandon

Cloud Atlas : photo Jim Broadbent

En bref, un film bien plus simple que ce qu’on m’avait dis, mais une très bonne surprise quand même. Je n’étais pas trop motivée et au finale j’ai été transportée par les différentes histoires, les différents personnages, les différentes époques. La liberté, les différences, les clivages, la dignité, la recherche de la vérité, des thèmes qui se retrouve à toute les époques. Le casting est un des points forts aussi, sans parler que les quelques pointes d’humour et de légèreté m’ont agréablement surpris, certaines scènes sont très drôles (la référence au film Soleil vert m’a bien fait rire dans une scène, et m’a bien dégouté dans une autre!). Le film dure 2h45, je n’ai absolument pas vu le temps passé, je ne me suis pas ennuyé une minute, le rythme ne retombe à aucun moment. Un film qui manque peut être de mysticisme, ou de complexité, le petit plus qui aurait pu faire de cloud atlas un film culte. En tout les cas, j’ai très envie de lire le roman!