Captain fantastic

Captain Fantastic : Affiche

de Matt Ross

Viggo Mortensen, Samantha Isler, Annalise Basso, Nicholas Hamilton, Shree Crooks, Charlie Stowell, George McKay, Frank Langella

4.5/5

Ben et Lexie ont décidé de vivre avec leurs six enfants, en pleine forêt, dans la nature, et de fuir ainsi la société qu’ils trouvent corrompue et fausse. Au milieu de nulle part, dans leur maison de bric et de broc, ils élèvent leurs enfants selon leur conception. Entrainement physique digne d’un entrainement militaire, et éducation par les livres. Les enfants sont ainsi robustes, ils savent se défendre, chasser, vivre en parfaite autonomie, sont aussi calés en math, physique, philosophie, littérature, politique et savent argumenter et défendre leurs idées. Mais un drame familiale vient bouleverser leur quotidien et la famille est obligée de sortir de sa retraite pour affronter le monde.

Lundi soir j’ai pu assister à l’avant première du film Captain fantastic en présence de Viggo Mortensen, venu défendre son film dans un français parfait.

Captain Fantastic : Photo Charlie Shotwell, George Mackay, Nicholas Hamilton, Samantha Isler

Captain fantastic raconte  la décision d’un couple de partir vivre loin du monde, dans la nature, suite à un problème important (je n’en dirais pas plus). Ils décident de s’exiler en pleine nature, se coupant du reste du monde pour y élever leurs six enfants, loin des lobby, des politiques hypocrites et égocentriques, des problèmes de finances, des centres commerciales, de la violence gratuite. L’éducation qu’ils donnent à leurs enfants est finalement complète, entre entrainement physique intensif, méthode de défense, et apprentissage autonome dans toutes les disciplines, les enfants de Ben sont en avance sur les autres enfants de leur age, ils ont appris à penser par eux même et a argumenter leurs idées, et sont équilibrés et solidaires. Mais du moment qu’ils sortent de leur retraite pour aller affronter le monde exterieur, les enfants sont déboussolés et en décalage. On sent que l’adaptation à une vie plus classique ne serait pas difficile pour les plus jeunes, mais c’est au final le plus grand, adolescent, qui souffre du manque d’interaction sociale avec d’autre jeunes de son age, qui n’est pas adapté socialement, qui a des lacunes concernant le lien social.

Captain Fantastic : Photo Annalise Basso, Shree Crooks, Viggo Mortensen

Matt Ross, dans son film, nous montre une alternative pour élever les enfants, les futurs générations, se rapprocher de la nature, apprendre un contrôler son corps, le maitriser par le sport intensif, et stimuler son intelligence, en permettant à tous, même au plus jeunes, d’étudier des matières pas toujours faciles, de la physique quantique à la philosophie pointue, en passant par des lectures adultes lu par de jeunes enfants. Leur père ne leur ment jamais, ni sur le sexe, ni sur la mort, il n’inculque à ses enfants aucune notion de religion, et essaye de leur apprendre que les politiques et les lobby pourrissent le monde et l’être humain. Mais Ben n’est pas pour autant le père parfait, il dépasse parfois les bornes, en poussant parfois un peu trop ses enfants. Dans le film, c’est finalement leur retour forcé à la civilisation qui va montrer les limites de l’éducation pas si parfaite de Ben. L’ainé à des envie d’études dans de grandes université, après avoir été admis dans toutes les écoles prestigieuses, il rêve de parcourir un peu le monde, ou encore Rellian, dix ans, qui estime que son père n’est pas forcément dans le vraie dans sa manière d’éduquer et qui a besoin d’une pause.

Captain Fantastic : Photo Annalise Basso, George Mackay, Nicholas Hamilton, Samantha Isler, Viggo Mortensen

Cette manière d’éduquer les enfants n’est pas parfaite. Si les enfants de Ben sont plus ouverts, intelligents et malin que la plupart des autres enfants de leur age, le manque social se fait sentir surtout chez les plus âgé, et encore, dans le cas des enfants de Ben, ils ont quand même eu la chance de grandir dans une famille nombreuse. Matt Ross nous fait réfléchir, sur un retour à la nature, aux choses simples, sans téléphone, sans internet, il nous donne une analyse de la société corrompu par les puissants et les lobbies qui sont partout (mais au final n’est ce pas toujours le cas, quelques soit l’époque?). Ceci dit, mis à part le manque social que ressentent les enfants, ou la sensation d’être en décalage avec leur monde et leur époque, ce genre d’éducation n’est valable que si les parents sont des gens aussi cultivés et instruit que le sont Ben et Lexie. On devine bien que Ben à du faire de longues études universitaires pour pouvoir à son tour instruire ses enfants, aussi bien en littérature qu’en physique, et on sait que la mère était avocate. Ce n’est pas le cas de tout le monde.

Captain Fantastic : Photo Annalise Basso, Viggo Mortensen

Captain fantastic, c’est une belle brochette d’enfants et d’ado qui jouent tous vraiment très très bien, on s’attache très vite à cette famille, à ces enfants, on se sent bien avec eux dans leur monde, c’est souvent très drôle, le sujet est très intéressant (mot interdit par le père, car il ne veut rien dire!), ça fait réfléchir tout en étant très divertissant, et Viggo Mortensen toujours aussi doué, et encore une fois tout nu, ça commence à devenir une habitude! Très bon film à ne pas rater. Sortie le 12 octobre.

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Taxi Téhéran – broadway therapy – Jauja – Une belle fin

Un peu de retard dans mes chroniques ciné, donc je condense les derniers films vu au cinéma dans ce billet! y’a du bon, du moyen, du très bon!

Taxi Téhéran : Affiche

Taxi Téhéran de Jafar Panahi

3/5

De nos jours, à Téhéran, le réalisateur iranien Jafar Panahi, s’est transformé en chauffeur de taxi anonyme afin de filmer discrètement les clients et leurs conversations. Il prend à son bord à revendeur de films et séries piratées interdits par le régime, deux vieilles dames qui transportent un poisson rouge dans un bocal pour des raisons de superstition, ou encore sa propre petite nièce, qu’il passe chercher à son école.

Taxi Teheran : Photo

Taxi Téhéran nous donne un aperçu de la société actuelle, à travers des personnages ordinaires. En réalité, le film n’est pas un documentaire, les clients qui montent dans le taxi sont donc des acteurs amateurs, mais le film n’est pas totalement fictif puisque Panahi joue son propre rôle en prenant le volant d’un taxi. Le film veut nous montrer certaines réalités du quotidien d’un iranien, notamment au travers du client qui passe son temps à vendre des dvd piratés introuvables de manière officielle, la conversation qu’il a avec sa nièce et qui nous montre les limites que la politique impose concernant l’art et la création (notamment dans la réalisation de films), ou encore la discussion que Panahi a avec son ami concernant les lois répressives pour les voleurs et autres racketteurs.

Taxi Teheran : Photo

Taxi Téhéran n’est ni une fiction ni un documentaire, il mélange un peu les genres, sans exploité à fond les possibilités. Les petites anecdotes et conversations que Panahi a avec ces “clients”, ne sont pas toujours très pertinentes, énergiques ou prenantes, ces petites anecdotes auraient pu être plus nombreuses et plus actives. Même si le film est très intéressant et qu’il a un intérêt évident, sur le plan cinématographique le film n’est pas très abouti et présente quelques longueurs.

Broadway Therapy : Affiche

3.5/5

Broadway therapy de Peter Bogdanovich

Imogen Poots, Owen Wilson, Jennifer Aniston

Isabella, ancienne call girl devenue star à Broadway, raconte ses débuts à une journaliste, comment elle est passée de prostitué à actrice pleine de succès, et elle commence son récit par sa rencontre avec l’infidèle Arnold, metteur en scène, marié et père de famille, qui a une tendance maladive à tromper sa femme et a aider financièrement ses maitresses.

Broadway Therapy : Photo Imogen Poots, Will Forte

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en allant voir ce film, ce fut finalement une bonne surprise, une comédie drôle et rafraichissante, surtout grâce à la pétillante Imogene Poots, qui raconte son histoire à une journaliste. L’histoire se déroule sur quelques jours, qui vont changés la vie et la destinée de la jolie Isabella, qui rêve de paillette et de planche de théâtre.

Broadway Therapy : Photo Imogen Poots, Owen Wilson

C’est un peu bavard, c’est très énergique, les personnages sont nombreux et virevolte dans le New York de broadway, c’est souvent très drôle, et outre la performance joyeuse d’Imogene Poots, je retiens la perfomance de Jennifer Aniston en psychologue psychopathe, égocentrique et hystérique, elle m’a fait oublier Rachel Green, c’est la première fois qu’elle m’épate au cinéma. Très bonne comédie, histoire de se distraire, bourrée de référence aux films de l’âge d’or hollywoodien.

Jauja : Affiche

Jauja de Lisandro Alonso

Viggo Mortensen, Viilbjorg Malling Agger

3/5

A la fin du 19e siècle, un capitaine et ingénieur d’origine danoise, se trouve en Patagonie pour une mission de construction en compagnie de sa fille la jolie Ingeborg. Au milieu de nulle part, un soir, Ingeborg s’enfuit en compagnie d’une jeune homme. Le père part à sa recherche seul avec son cheval à travers les paysages désertiques de la Patagonie.

Jauja : Photo

Le premier mot qui me vient à l’esprit pour décrire Jauja c’est spéciale, ou étrange. Dans les beaux paysages désertiques et quelques fois lugubres, on suit les efforts d’un père pour retrouver une fille en fuite. Jauja est filmé dans un format peu habituel pour le cinéma, il n’y a quasiment pas de musique, (sauf dans une seule scène) ce qui donne une dimension très réaliste et sans romantisme aucun au voyage que fait Viggo Mortensen. Les quelques jours pendant lesquels le père cherche sa fille sont parfois longuets, certaines scènes sont un peu trop lentes, le réalisateur prend son temps, mais nous spectateur on sent parfois un peu l’ennui. Jauja est un peu trop contemplatif et pas dans le sens envoutant ou hypnotisant, mais plutôt du genre ennuyant.

La dernière demi heure nous plonge dans une dimension fantastique, surnaturelle, la scène de la grotte réveil mon intérêt pour le film mais les dix dernières minutes me plonge dans l’incompréhension totale, en bref, un film bien étrange…

Une belle fin : Affiche

Une belle fin de Uberto Pasolini

Eddie Marsan, Joanne Frogatt, Andrew Buchan

4/5

John May travaille dans les services administratifs d’une des morgues londonienne. Son travail consiste à retrouver des membres de la famille des défunts que personne n’a réclamé et qui semblent seul au monde. La plupart du temps, John ne retrouve personne que ça intéresse et il finit par organiser les obsèques de ces solitaires, écrivant éloge funèbre et choisissant la musique d’accompagnement; il assiste bien sur à chaque fois à la cérémonie. Un jour, le défunt dont il doit s’occuper est son voisin d’en face, mort seul et sans famille. John se rend compte aussi qu’il fait parti de ces solitaires, lui non plus n’a pas de famille, il se pose alors des questions pour quand son heure viendra.

Une belle fin : Photo Eddie Marsan

Une belle fin, ou still life en anglais, est un film touchant d’abord par son personnage John, seul sans famille ni amis. Son quotidien est identique jour après jour, son travail dans son bureau parfaitement rangé, sa pomme de l’après midi, son repas du soir avec sa boite de conserve et son toast grillé, toujours la même façon de s’habiller, toujours sa même sacoche en cuir. Sa vie n’est ni triste ni joyeuse, elle est tout simplement morne, à chercher des indices dans les logements des défunts, à passer quelques coups de fil, et à se faire son propre album de photos de famille, en utilisant les photos des décédés qui ne trouvent aucune famille pour leur rendre un dernier hommage.

Une belle fin : Photo Eddie Marsan

Malgré son sujet et son personnage, Une belle fin n’est pas triste, ce n’est pas un mélo. On retrouve toujours cet humour british, un humour intelligent, fin et assez noir! J’ai passé un très bon moment en compagnie de John May, je me suis beaucoup attachée à son personnage. Le message du film reste assez simple mais très vrai, finir seule et mourir isolé, ça arrive bien plus souvent qu’on ne le pense dans nos sociétés, l’illusion d’avoir une vie joyeuse et remplie disparait doucement avec l’âge, l’isolement se fait sans qu’on s’en aperçoive. Finalement, il n’y a que la fin du film qui est assez émouvante, c’est un très beau film sur un sujet qui aurait pu être déprimant mais qui ne l’est pas, à voir.

Loin des hommes

Loin des hommes : Affiche

de David Oelhoffen

Viggo Mortensen, Reda Kateb

4/5

1954. Daru est instituteur dans une petite école perdu dans les montagnes loin de tout. Il adore faire la classe aux petits élèves algériens qui lui sont confiés. Un jour débarque à sa porte un ami gendarme qui lui annonce que les algériens s’insurgent et demandent leur indépendance. Débordé, il n’a pas le temps d’emmener le jeune Mohamed à la gendarmerie la plus proche qui se trouve à une journée de marche, afin qu’il soit jugé, Mohamed ayant tué son cousin. Daru n’a aucune envie de mener cet inconnu à une mort certaine, mais n’a pas d’autre choix que de l’y emmener, la pression venant à la fois des algériens qui réclament vengeance et des français qui veulent s’en débarrasser.

Loin des hommes : Photo Viggo Mortensen

J’ai voulu voir ce film surtout pour deux raisons, d’abord Viggo Mortensen que l’on ne voit pas assez souvent au cinéma, et ensuite pour Reda Kateb, que j’adore. Le film se situe dans le contexte du tout début de la guerre d’Algérie mais se concentre surtout sur l’histoire de deux hommes, un français d’origine espagnol, ancien commandant lors de la seconde guerre mondiale, et qui aspire à une vie calme perdue au milieu des montagnes, à enseigner les bases à de jeunes enfants algériens. Et Mohamed, ce jeune paysan qui a tué son cousin dans le cadre d’une vengeance familiale, et qui espère se faire tuer par les gendarmes français, pour mettre un terme au cycle de la vengeance familiale. Car le pauvre homme est coincé, il ne peut fuir, sinon ses cousins se vengeront sur les petits frères, et ne peut se rendre car s’il se fait tuer par ses cousins, ses frères auront l’obligation de le venger à leur tour.

Loin des hommes : Photo Reda Kateb, Viggo Mortensen

Le film nous montre donc la rencontre de ses deux hommes qui n’ont rien en commun. C’est un long chemin, d’abord sur une piste trop fréquentée à leur gout, recherché de toute part, puis dans les montagnes, isolés, se nourrissant de ce qu’ils trouvent, s’abritant des intempéries comme ils peuvent. Il rencontreront des algériens qui ont pris le maquis, puis des soldats français. Quelques coups de projecteurs sur les affres de la guerre d’Algérie qui ne fait que commencer, de la prise des maquis par les algériens, qui se réfugient dans les montagnes, et des soldats français qui agissent plus comme des mercenaires aux méthodes douteuses, que comme des soldats en guerre.

Loin des hommes : Photo Viggo Mortensen

J’ai beaucoup aimé la rencontre et l’amitié naissante entre les deux hommes, les voir ensemble, se parler, ils apprennent à se connaitre, leur voyage est très intéressant à suivre. Sans parler des magnifiques paysages du sud, le film est parfaitement réalisé, j’ai beaucoup aimé la mise en scène qui met en valeur les magnifiques paysages, et l’amitié naissante entre les deux protagonistes.

Loin des hommes : Photo Reda Kateb

Un beau film, interprété par deux excellents acteurs, en bonus une belle mise en scène et de beaux paysages.

Two faces of january

The Two Faces of January : Affiche

de Hossein Amini

Viggo Mortensen, Kirsten Dunst, Oscar Isaac

3/5

Au début des années 50 en Grèce, les MacFarland, un couple des plus charismatiques se promène dans les ruines antiques. Ils sont américains, riches et en vacances. Ils croisent le chemin de Rydar, jeune américain qui s’est improvisé guide touristique en attendant de savoir ce qu’il souhaite faire de sa vie. Il en profite aussi pour charmer les jeunes filles et surtout profiter de sa connaissance de la langue grecque pour arnaquer les touristes trop crédules. Rydal accepte l’invitation à diner des MacFarland, désireux d’en savoir plus sur le mari Chester, qui lui rappelle son défunt père et accessoirement pour pouvoir admirer la jolie épouse, Colette. Alors que Rydal voit dans le couple riche de futurs victimes de ces petites arnaques, il découvre vite que les MacFarland ne sont pas beaucoup plus honnête que lui.

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Oscar Isaac, Viggo Mortensen

Comment résister à un film adapter d’un roman de Patricia Highsmith avec dans le rôle principal Viggo Mortensen? Il faut dire que je suis une grande fan de cet acteur, et qu’on ne l’a pas vu au cinéma depuis un bon moment!

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Viggo Mortensen

Le film nous conte donc la descente aux enfers de trois personnages, si sur d’eux au départ de l’intrigue. Petit à petit, ce couple si beau et charismatique, si riche, se désagrège au contact de la réalité qui les rattrape, des obstacles qui surgissent sur leur route. Leur complicité et même leur amour ne résiste que difficilement aux nouvelles épreuves qui frappent à leur porte.

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Viggo Mortensen

Pareil pour le jeune et insouciant Rydal, qui a fuit sa famille et ses responsabilité pour vivre la vie de bohème en Grèce, s’improvisant guide, charmant les jeunes héritières, ou arnaquant les touristes pour quelques dollars. Lui qui croyait pouvoir arnaquer ce couple américain se retrouve embarquer dans une descente aux enfers, impliqué dans les problèmes du couple Macfarland.

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Oscar Isaac, Viggo Mortensen

Avec two faces of january, on voyage pas mal, en Grèce, en Crète, entre ruines antiques et petits villages typiques, on finira dans les ruelles d’Istanbul. Trois très bons acteurs, dont les visages perdent de leur superbes, dont les allures perdent de leur tenues, au fur et à mesure de leur fuite sous un soleil de plomb, à travers la Grèce.

The Two Faces of January : Photo Oscar Isaac, Viggo Mortensen

Si le film reste intéressant à suivre, et jolie à voir, l’intrigue est quelques peu décevante. L’ambiance, les désillusions des personnages et leurs réveils brutales au contact de la réalité, aurait pu rappeler un film d’Hitchcock, mais il manque une tension qui prend aux tripes les spectateurs. Je m’attendais à un retournement de situation, à une révélation finale, simple mais surprenante. Au  final, une histoire classique, une fin crédible mais ordinaire. Il manque quelque chose pour en faire un bijou, c’est dommage.