Petit séjour en Bretagne

Avec le covid la passion que j’ai pour les voyages vit des temps difficiles, c’est bien simple je n’ai fait aucun voyage depuis décembre 2019 et cette année, impossible de renoncer encore à des voyages mais pour autant je ne me sentait pas de quitter la France, l’évolution de l’épidémie avec les nombreux variants ne me donnait pas le courage d’aller tenter ma chance…J’ai gentillement attendu que l’été passe, j’ai vu tous ceux que je connais ou presque partir en vacances et revenir l’air content, j’ai voulu attendre la rentrée scolaire pour m’assurer que je ne serais pas confronter à une trop grande foule. Covid ou pas, je n’aime pas la foule et en été il n’y a que peu d’endroits qui ne soit pas pris d’assaut et cette année encore moins en France.

Vue depuis la chambre d’hotel

Le choix fut vite fait, je me suis décidée pour la Bretagne. D’habitude en été je vais en écosse, et je pense que ce qui s’en rapproche le plus reste la Bretagne. J’ai toujours voulu visiter la cote de granite rose, mais à chaque fois que j’y ai pensé, la plupart des gens qui y sont allés me disaient que sans voiture, c’est compliqué. L’autre raison reste le prix. Voyager en France ça reste cher et la crise du covid n’a pas arrangé les prix. C’est simple, j’ai payé plus cher le tgv pour faire Paris-Lannion, que l’avion pour la Sicile, Rome, Lisbonne ou Prague.

Plage de Trestraou

Départ pour la Bretagne, gare Montparnasse à 7h30, dure dure le réveil! Je m’arrête à Guingamp pour un ter jusqu’à Lannion. Durant les mois de juillet et aout, le bus E qui relie Lannion à Perros Guirec passe toujours 10 minutes après l’arrivée du train, mais nous sommes le 2 septembre, dorénavant le bus passe une fois par heure. J’attends 35 minutes l’arrivée du bus et pour 1,20€ j’arrive dans le centre de Perros Guirec en 25 minutes.

Pour ce séjour je me suis fait plaisir et j’ai réservé une chambre à l’Agapa hôtel, avec vue sur mer. Comme je ne reste que très peu de jours, j’ai voulu un hotel plus que confortable, proche de la plage et avec une vue sur la mer, voir la mer étant l’élément le plus important du séjour pour moi. Je dois dire que je ne suis pas habituée à un standing aussi top, et l’hôtel fut à la hauteur de mes attentes: l’accueil, le service, la chambre magnifique, la salle de bain top et surtout la baie vitrée avec vue sur la plage principale de Perros Guirec, la plage de Trestraou. Une fois installée, je pars déjeuner au restaurant de l’hôtel, le Belouga. J’avais réservé à l’avance, car le restaurant est toujours complet, il faut dire qu’il n’y a pas énormément de tables. A midi, ce restaurant propose un menu défiant toute concurrence, entrée plat dessert pour 34€ et vu la qualité des plats, ça vaut vraiment le coup. Qui dit menu dis aucun choix dans les plats proposés mais l’annonce du menu de ce jour me convient parfaitement, une entrée à base de saumon gravlax, un suprême de volaille avec une sucrine et quelques légumes parfaitement cuisinés, et en dessert un mont blanc revisité, meringue, crème au cassis, châtaignes confites et crème glacée à la châtaigne, accompagné d’une pâte de fruit à la passion et une guimauve au chocolat. Autant vous dire que tout fut délicieux.

Menu restaurant Le belouga

Après ce repas qui restera dans ma mémoire, je pars me changer et direction le sentier des douaniers qui démarre au bout de la plage de Trestraou qui se situe à 3 minutes à pieds de l’hôtel. Après une matinée un peu nuageuse, le ciel se dégage avec seulement quelques nuages de beau temps et ce vent frais qui souffle l’air marin. Le sentier des douaniers c’est un chemin de randonnée, le GR34 qui longe la côte bretonne. Sur une grande première moitié, je croise régulièrement d’autres promeneurs mais pas de foule, j’ai toute la place, je profite des paysages, je prends des photos, j’admire la mer se fracasser sur les rochers de granit rose, c’est vraiment très beau. Je décide de marcher jusqu’à la plage de Saint Guirec, à environ 55 minutes de marche, mais je mettrais 1h30 à l’atteindre puisque j’emprunte tous les petits sentiers qui se détournent de la route principale pour approcher les roches de granite rose, pour approcher le bord de mer, pour prendre des photos ou faire quelques pauses pour apprécier la vue. Arrivée à Saint Guirec, le ciel est complètement dégagé et le soleil tape fort! comme je l’avais lu quelque part sur internet, il y a peu de coin d’ombre sur la route, alors je ne m’attarde pas trop. Au départ j’avais prévu de me poser sur la plage de Saint Guirec avant de repartir mais finalement, je ferais une pause plus haut sur le chemin à l’abri du soleil.

Sentier des douaniers

La plage de Saint Guirec, contrairement à celle de Trestraou, ressemble plus à une jolie crique qu’à une grosse plage, c’est plus mignon, plus cosy, et surtout la mer est d’un calme plat, une mer d’huile, contrairement à Trestraou avec une mer beaucoup plus agitée. Le retour fut donc plus rapide puisque je file directement à mon point de départ. En récompense, je vais tremper mes jambes dans l’eau de mer. Finalement, je trouve la mer à Perros Guirec beaucoup plus froide qu’à Trouville! il y a quand même quelques courageux, des enfants (mais eux sont universellement immunisé contre le froid), quelques surfeurs, kite surfeurs et quelques baigneurs adultes quand même, pour certains vêtus de combinaisons de surfeurs plutôt que de simples maillots de bain. Après une heure posée sur le sable, je suis trop fatiguée pour me chercher un endroit ou diner, alors je fini au carrefour du coin pour m’acheter un paquet de tortillas et de pistaches.

Phare Men Ruz
Plage de Saint Guirec

Le lendemain, je me lève assez tôt et après un petit déjeuner composé d’une banane et de coca, je me rends à la marina sur la plage de Trestraou. J’ai réservé pour un tour en bateau de 2h30 avec Armor navigation. Rendez vous 9h30. On est déjà pas mal de monde à attendre derrière les cordes, tous masqués ce qui est une bonne chose. On embarque et là je doute sur mon choix. Il fait très nuageux ce matin mais surtout la mer est assez agitée. Je monte sur le bateau et m’assois à l’air libre à l’arrière et déjà ça tangue beaucoup. Je me dis que ça ira mieux une fois le bateau démarré, mais non! d’ailleurs le responsable qui nous donne des explications sur la balade nous indique au micro qu’effectivement ça va tanguer! j’ai un peu peur d’être malade, mais je fais comme j’ai l’habitude quand je prends le bateau dans des eaux un peu agitées, je fixe l’horizon, je respire bien et je me laisse bercer par le tangage du bateau pour ne pas aller à contre sens des mouvements. Je m’inquiète un peu quand je vois un des marins nous distribuer des sacs en papier mais tout ira bien. Première étape, l’ile de Rouzic dite l’ile aux oiseaux, qui abrite une colonie de fous de bassans, le plus grand oiseau marin de France. On apprend que les oiseaux marins possèdent une glande leur permettant de changer l’eau salée en eau douce, on apprend que les fous de bassans se mettent en couple et reste avec le même partenaire toute leur vie, revenant chaque année sur le même nid qu’ils améliorent au fil des ans avec des algues et brindilles. Ils sont connus pour leur façon de pêcher, en plongeant tête la première dans l’eau comme un missile. C’est assez impressionnant à voir, on les admire en plein action de pêche, on repère aussi un ou deux phoques. En longeant l’ile, on a droit à quelques énormes creux qui donnent l’impression d’être dans un manège!

Ile aux oiseaux ou ile Rouzic, colonie des fous de bassans
Ile aux moines

On repart ensuite jusqu’à l’ile aux moines, une ile sur laquelle a vécut pendant 50 ans des moines qui souhaitaient vivre retirer de tout. L’ile fut aussi connue pour être un repère de corsaires. On fait escale, et on accède aux hauteurs de l’ile par une échelle de corde qui donne l’impression d’avancer sur un trampoline. On a 45 minutes pour découvrir l’ile, je l’a contourne d’abord par le bas, jolies vues, puis dans les hauteurs avec un fort et une vue magnifique sur 360 degrés avec un ciel qui s’éclaircie petit à petit. On rembarque tous, mais 1 personne manque à l’appel. Le mari qui ne voit pas revenir sa femme, décide de rester sur l’ile pour l’attendre et rentrera par le bateau de l’après midi. Finalement, alors que le bateau vient de larguer les amarres, la dame apparait enfin et le bateau décide de faire demi tour pour les reprendre.

côte de granit rose, rocher de la bouteille renversée

Pour finir on repart vers Perros Guirec sur des eaux plus tranquilles, ouf! c’est plus sereine que je profite de cette fin de voyage, on longe la cote de granite rose, agrémenter par les explications géologiques du capitaine. N’ayant rien prévu pour déjeuner, je tente ma chance au restaurant de l’hôtel mais c’est complet jusqu’à la fin du week end. je trouve ça dommage que les clients de l’hôtel n’aient pas accès au restaurant plus facilement. Du coup je ne déjeune pas, l’hôtel possède un spa et d’après la personne qui m’a accueillie à mon arrivée, l’heure du déjeuner est une période creuse. Je me change et je descends dans la piscine de l’hôtel. Ce n’est pas ici que je ferais mes longueurs habituelles, la piscine doit faire 20 mètres maximum mais je peux quand même barboter un peu, faire quelques longueurs. 40 minutes pour moi toute seule dans la piscine, puis 10 minutes sur la terrasse au soleil pour sécher.

Plage de Trestignel

Après m’être changée, départ pour la GR34 mais côté est. Je longe le bord de mer, je remonte le chemin de la messe, je passe devant le manoir du sphinx. Depuis cette route, on a de magnifiques points de vue, un paysage très différent de celui du sentier des douaniers de la veille. Il n’y a que très peu de monde et la route est assez facile car on ne fait que descendre en admirant les belles demeures de chaque côté de la route jusqu’à la plage de Trestrignel, jolie plage, je me pose les pieds dans le sable à regarder les baigneurs, à admirer la mer, puis au bout d’un bon moment je reprend la route qui grimpe pour rejoindre la plage de Porz ar Goret et je longe le bord de mer jusqu’au port de Perros Guirec. Je dine le soir au restaurant le Suroit, salade mesclun avocat fraise, crèpe croustillante au poisson, dos de cabillaud avec purée artichaud, puis tarte chiboust fraise. Pour revenir à l’hôtel, c’est 20 minutes à pied à remonter des pentes ardues.

Samedi, je décide de passer la matinée a visiter le centre ville de Perros Guirec, la mairie, une jolie église qui date du 12e siècle, quelques boutiques sympas où j’achète du caramel beurre salée au yuzu (un pur délice, jamais mangé un caramel aussi delicieux), des caramels mous, une boite de thé fraise rhubarbe, deux cartes postales que je trouve particulièrement belles, puis je retourne au port pour manger à la crêperie Ty Breizh, simple et bon, j’ai choisi la galette aux coquilles saint jacques et la crêpe fraise chantilly glace vanille en dessert, très bonne, accompagné d’un délicieux jus de pomme.

Crêperie Ty Breizh
Eglise Saint Jacques Perros Guirec

Je prends ensuite le bus de la ville qui m’emmène à Tregastel. On passe devant la plage de Saint Guirec mais de l’autre côté de ce que j’avais vu le jeudi, on passe par le village de Ploumanac’h puis je descend à Sainte Anne. Je marche sur le bord de mer, les pieds dans le sable, je longe la côte et j’arrive très vite sur un champ de roches de granit. Je m’approche d’un amas de roche un peu éloigné du bord pour monter dessus et voir la vue, mais en me retournant après 2 minutes je m’aperçois que le chemin est déjà sous les eaux, la marée montante à démarrée! je dois retirer mes baskets pour traverser le ruisseau nouvellement présent et le temps de remettre mes chaussures, la mer entoure les roches et le chemin que j’ai pris est englouti.

Baie de Sainte Anne
Plage et vue depuis Coz Pors

Je continue ma route sur la plage, entre les roches de granit, c’est vraiment très beau, on a une très belle vue sur le château des coastères que j’avais vu sur le sentier des douaniers ou lors de la balade en bateau. Je pourrais aller jusqu’à la pointe de l’ile Renote mais j’ai un peu peur de me laisser surprendre par la marée montante et je rebrousse chemin après être monter sur les rochers pour voir la vue sur la région. Je reprend la route jusqu’à la plage de Coz Pors, très jolie plage où je m’arrête pour boire une limonade à la violette, avant de reprendre un petit bout de chemin du sentier des douaniers pour admirer la vue sur la baie, puis retour Perros Guirec par le bus. Je me décharge de mes affaires, je met des tongs et direction la plage une dernière fois. Cette fois-ci je m’enfonce dans l’eau jusqu’à la taille, je ne comptais pas aller jusque là et je pense que si j’avais été en maillot, je me serais surement baignée entièrement! Je dine de pain nordic et de tranche de gouda face à la mer dans ma chambre. Je me réveille vers 2h du matin et j’ai la surprise de voir un ciel parfaitement dégagé et étoilé, on voit même la voie lactée. L’hôtel a la bonne idée de ne pas illuminer la nuit, et de ma fenêtre je peux voir un très beau ciel. Je décide même de sortir dehors sur la terrasse de l’hotel, il n’y a pas un chat. Je verrais même une belle étoile filante avant d’aller me recoucher.

Dimanche, c’est déjà le jour du départ. Je décide de profiter à fond de cette matinée, et à 7h40 me voila en maillot de bain au spa de l’hôtel. A cette heure matinale, je suis bien sur la seule! je croise seulement un employé. Je nage dans la piscine, je fais quelques longueurs, puis je profite du jacuzzi d’où je vois un bout de mer. Comme je ne vais pas déjeuner aujourd’hui, je décide d’aller prendre un vrai petit déjeuner à l’hôtel. Le petit déjeuner en buffet c’est 25 euros, mais ça vaut le coup à condition d’avoir faim. Crêpes, pain perdu, croissant, pain au chocolat, pain aux raisins, pleins de confitures différentes, pâte à tartiner, caramel, pancakes, sirop d’érables, des fruits frais, yaourt, muffin, céréales, fruits secs, pleins de fromages différents, saumon fumé…. je prend du café, un jus de pomme, croissant, pain au chocolat, pain perdu, crêpe et confitures, pain et beurre, tranches de melon, saumon fumé et je commande des œufs brouillés. Tout est très bon. Je comptais aller faire un dernier tour sur la plage, mais ce matin c’est un brouillard très épais qui recouvre tout, je ne vois même pas la mer, du coup je préfère me reposer.

Lannion

Pour le retour ce fut assez fatiguant. D’abord j’ai découvert avant le voyage qu’il n’y a aucun bus pour Lannion le dimanche passé le mois d’aout. Du coup, obligé de prendre un taxi, ce qui me coute quand même 35€ au lieu de 1,20€ en bus, mais bon pas le choix. Je sympathise avec la chauffeure très sympa qui me dépose dans le centre ville de Lannion. J’avais décidé d’arriver tôt à Lannion pour ne pas me stresser en cas d’imprévu et aussi pour visiter la ville, mais j’avais oublié que j’étais très chargée. A Lannion pas de brouillard mais un soleil qui tape assez fort. On sent qu’il va faire chaud. Je trouve quand même le courage de faire la vieille ville de Lannion, assez mignon, puis je me pose au bord du fleuve Leguer, à l’ombre, puis TER jusqu’à Plouget Tregor et le tgv jusqu’à paris Montparnasse.

Alors que dire de ce premier voyage depuis décembre 2019 et de ce premier voyage en Bretagne? J’ai adoré la Bretagne, les paysages sont à la hauteur de ce que j’espérais voir en y allant. J’ai adoré les points de vue depuis le sentier des douaniers, ma sortie en bateau, ma balade vers la plage de Trestrignel, ma balade à Sainte Anne et à Tregastel. Finalement, sans voiture ça reste faisable, le bus de la ville Le Macareux, dessert quand même la plupart des points intéressants et permet de nous rapprocher des points de départ de différentes randonnées. Les plages sont paradisiaques, le sable fin et dorée, la mer transparente, bleue, bien qu’un peu trop froide! le ciel bleu, le soleil, un hôtel top, de bons petits plats, une chouette balade en bateau, du beau temps, des paysages magnifiques qui me rappellent parfois l’écosse, parfois la cote d’azur. Une ambiance calme et sereine, en ce début de septembre beaucoup de personnes âgées, quelques couples. Ce qui est sur c’est que je reviendrais.

Vacances à Oban, Écosse

Cet été, encore et toujours l’écosse pour les vacances! Je quitte Paris en pleine canicule sans aucun regret!

Comme à chaque fois, je me dis que pour mon prochain voyage dans les Highlands je prendrais l’avion et pas le train et comme à chaque fois les horaires et les prix des avions qui se rendent à Glasgow ne me conviennent pas. C’est cher, les vols sont quasiment toujours avec escales, les horaires pas commodes, bref, je finis par y aller en train. Direction Londres saint Pancras puis Euston station à 8 minutes à pied, ce qui me permet de remarquer qu’à Londres il fait quasiment aussi chaud qu’à Paris.

   

Université de Glasgow

Suit 4h30 de train pour me rendre à Glasgow où je passe la première nuit de mon voyage, histoire de ne pas enchainer 10 heures de train le même jour. A Glasgow, je me perds un peu suite à des blocages de rues. Il s’agit en réalité des championnats d’Europe jumelé aux championnats d’Europe d’athlétisme. L’athlétisme se déroule à Dublin et les autres sports, nage en eaux libre, natation, golf, plongeon et autre, se déroulent à Glasgow. La journée est presque terminée, je fais un tour au centre ville histoire de me dégourdir les jambes, je récupère les tickets de train pour mon voyage du lendemain, je fais quelques boutiques mais je n’achète rien et je décide de diner tôt à Wagamama. J’ai toujours voulu tester cette chaine de restaurants asiatiques. Finalement le résultat est mitigé: les gyozas qui m’ont fait de l’œil s’avèrent loin d’être aussi bon et appétissants que ceux de mon resto japonais préféré à Paris. Les sobas avec des morceaux d’agneau rôti et légumes sautés ne sont pas mal du tout, mais comme souvent les anglais noient leurs plats sous une pluie d’épices en tout genre, ce qui couvre le gout des aliments.

Kelvingrove gallery

Le lendemain, j’ai la matinée de libre avant de prendre mon train de 12H21. L’année dernière j’avais prévu de visiter l’université de Glasgow et la Kelvingrove gallery mais il avait tellement plut qu’au bout de 10 minutes de marche j’étais littéralement trempée jusqu’aux os et avait du renoncer. Cette année, il fait bien nuageux, mais pas de pluie, alors je prends le bus jusqu’à l’université pour me faire gagner du temps. Je n’ai pas été déçu par ma visite. Certes à 9h30 rien n’est ouvert au public, si ce n’est les portes et couloirs menant dans les divers cours et jardins. Et c’est déjà pas mal, j’ai pu voir le cloitre, magnifique, une entrée digne d’un château avec ces tapisseries et statues, et à travers une fenêtre j’ai pu apercevoir une salle d’examen ou encore de majestueux vitraux. Il faudra y retourner avec l’aide d’une visite guidée afin de voir probablement des endroits qui valent le coup.

Vue sur Kelvingrove gallery depuis l’université de Glasgow

Après mon petit tour, je me rends à la Kelvingrove gallery, un musée gratuit à environ 15 minutes à pied de l’université. Le musée est sympa à faire bien que je ne reste pas longtemps, faute de temps. Après ça direction la gare et le train pour Oban, une ville côtière, j’avais comme une envie de voir la mer cette fois ci. L’année dernière j’avais choisi Fort William, plus au nord et au bord d’un loch. Oban et Fort William sont desservie par le même train au départ de Glasgow, mais il faut choisir son wagon car à Crianlarich, à mi chemin, le train se sépare, une moitié part pour Fort William au nord, l’autre pour Oban à l’ouest.

Oban

Oban me semble plus grande que fort William bien que le monsieur de mon bed & breakfast m’affirme le contraire. En tout les cas, ce qui est sur, c’est que Oban est bien plus animée que Fort William. Beaucoup plus de magasins, d’artisanat, un Boots, et même des enseignes qu’on ne voyaient pas à Fort William, comme New look, WHSmith, ou encore Waterstone.  Coté restaurants il semble également qu’il y ait plus de choix. Par contre, il y a aussi plus de monde je trouve et plus de touristes de tout horizons!

Coquille saint Jacques et cabillaud au fish au Waterfront fish house restaurant

Mon bed & breakfast se situe dans un quartier résidentiel, à 5 minutes de la gare mais perchée sur une colline, donc des rues pentues à remonter avec la valise. Pour le reste de l’après midi je me promène au centre ville, je fais quelques boutiques, je repère les lieux et puis je me rends dans un restaurant de poissons réputés. Comme la plupart des resto en écosse, il ouvre à 17h30 et propose des menus moins chers que le service de 19h. Ce fut très bon, coquilles saint jacques en entrée, filet de cabillaud avec pommes de terre, champignons et brocolis.

L’ile de Iona et l’abbaye d’Iona

Dimanche enfin les choses plus sérieuses commencent. L’une des raisons pour lesquelles j’ai choisi Oban c’est les excursions en mer qui sont proposées. J’ai réservé l’excursion Three isles tour. On prend le ferry pour l’ile de Mull pour 45 minutes, puis un bus nous fait traverser l’ile de Mull jusqu’à la pointe sud. 1h15 de route avec notre conductrice qui nous raconte pleins d’anecdotes et d’histoires concernant l’ile. Montagnes, vallées, ruisseaux, chutes d’eau, paon sur le bord de la route, moutons, vaches écossaises, daims…une fois au sud de l’ile de Mull, on prend un autre ferry pour 10 minutes afin de se rentre sur l’ile de Iona. Très belle ile calme et tranquille, avec son abbaye du 13e siècle, ses ruines, ses plages de sables blancs. Je me promène le long de la mer, je visite l’abbaye dont le café propose des pâtisseries délicieuses (le cake au citron est très bon), puis je part me reposer sur le sable blanc d’une des plages en attendant 15h.

Iona

A 15h un bateau plus petit nous emmène sur l’ile de Staffa à environ 40 minutes de Iona, dernière étape de notre tour. Le bateau tangue énormément et n’avance pas vite. Je me demande pourquoi lorsqu’une annonce faite au micro nous donne l’explication, des dauphins nous suivent ! Tout le monde s’excite, les dauphins nagent à coté du bateau, juste sous la surface de l’eau, et s’amusent à sauter et nous faire le spectacle. Je ne m’attendais pas à voir de dauphins c’était top!

Dauphins, macareux, ile de Staffa

Une fois sur l’ile de Staffa, nous avons un peu près une heure de libre. Staffa est connue pour ses formations rocheuses étranges suites à des éruptions de lave, qui ressemblent un peu à la giant causeway en Irlande du nord. L’intérêt principal, ce sont les “puffins”, des macareux moines. Les gens peuvent les approcher de très près, j’avais très envie de les voir, mais on m’avait prévenu qu’en générale ils partaient pour d’autres horizons chaque année à la fin du mois de juillet et nous sommes la première semaine d’aout. Je me dis qu’au pire, j’aurais vu des dauphins et puis non finalement les macareux sont encore là. On les voit s’avancer vers nous, se cacher dans des terriers d’herbe, prendre leur envol, plonger dans l’eau et revenir. De l’autre coté de l’ile on peut se balader sur les fameuses formations rocheuses, mais j’ai un peu le vertige, et je ne vais pas jusqu’au bout. La journée fut longue mais bien remplie, une excursion que je ne regrette pas! Au départ lors de notre arrivée à Mull, il faisait vraiment moche, pluie, brouillard vent, mais il a suffit qu’on prenne la route vers Iona et la météo s’est bien améliorer on a même eu quelques rayons de soleil!

Staffa et les macareux

Le lendemain, je prends mon temps et j’en fais pas trop. Après le traditionnel petit déjeuner écossais, je me rends à la McCaig tower, une sorte de monument inspiré du Colisée de Rome, construit au 19e par un banquier de Oban qui voulait en faire un musée et une galerie d’art, mais qui sera finalement un square public. Planter dans les hauteurs de la ville, on y a une vue magnifique sur la baie et les environs.

 

Dunolie castle et alentour

Je redescend ensuite dans le centre ville, je fais un tour dans les boutiques souvenirs, la librairie waterstone, new look, le whsmith, les confiseries du coin, le port, le centre d’information pour me renseigner sur certaines excursions puis il est l’heure de déjeuner. A Oban la spécialité est le poisson local et les crustacés, notamment, le crabe, les langoustines et les moules. Je me rends sur le bord de mer pour tester dans un resto les langoustines. C’est un peu cher mais je tente, je n’en ai jamais mangé et apparemment ici elles sont plus que fraiches. C’était pas mal, le plat est généreux.

Langoustines et gaufres

ça reste un plat léger dans le sens où les langoustines sont servis sans rien si ce n’est un morceau de pain, du coup j’ai la place pour un dessert. Je me rends à Oban chocolate company, un salon de thé très connue et très apprécié ici pour ces chocolats artisanaux fait sur place, ces cakes et surtout le chocolat chaud et les gaufres fraiches. Je prendrais un thé à la fleur de jasmin délicieux, avec des gaufres fraises fraiches, chantilly maison et sirop d’érable, à ne surtout pas rater si on passe dans la région!

 

Oban sous le soleil

Pour l’après midi, je me rends au Dunolie castle. C’est une balade au bord de l’eau très agréable depuis le centre ville, une petite vingtaines de minutes via un chemin forestier. Le château en lui même est sympathique, composée d’une villa ancienne, une belle foret, de beaux jardins, et les ruines du château d’origine, tout en haut d’une colline, face à la baie d’Oban. Dans la foret autour on peut voir énormément d’oiseaux de différentes espèces, des vaches écossaises et des moutons. Bien sur pas de diner ce soir la, j’ai ma dose! je finis la journée en me baladant au centre ville sous un beau soleil.

Duart castle

Mardi je reprends le ferry pour Craignure sur l’ile de Mull. Une navette doit emmener les voyageurs du ferry jusqu’au Duart castle, qui se trouve à 10 minutes de route ou à une heure à pied. Mais comme je n’ai pas réservé de place dans la navette, je dois attendre que le chauffeur face 1 premier voyage et revienne chercher ceux qui n’ont pas réservé. L’attente est à peine de 15 à 20 minutes, il fait beau, on est face à la mer, tout vas bien. Sur la route, on peut voir des vaches, des moutons, le chauffeur nous indique que parfois des daims traversent. Il nous raconte aussi que face à Duart castle, il y a un château construit récemment par une suisse française. Ce qui se passe derrière les murs est un vrai mystère et la proprio n’est jamais venu. Le château est ouvert au public deux jours par an, histoire d’éviter de payer des impôts.

Vue depuis Duart castle

J’ai adoré ma visite de Duart castle, demeure du clan Maclean. On nous montre des photos avant la restauration, les ruines étaient inhabitables. La cuisine, la chambre de maitre, le secrétaire, la salle à manger d’apparat, les cachots, la chambre de bonne, la salle de bain qui date de 1911, les photos de famille depuis l’apparition de la photo au 19e siècle jusqu’aux dernières générations actuelles. J’ai beaucoup aimé certaines vieilles photos, les enfants devenant eux même parents puis grand parents etc…quelques robes du 19e siècle sont exposées et sont incroyablement bien conservées je trouve. Comme souvent dans les vieux châteaux écossais, on a droit à une histoire rocambolesque digne d’un film. Ici c’est l’histoire d’un des maitres de maison qui n’était pas content de son épouse, qui ne lui donnait toujours pas d’héritier. Il voulait se remarier mais il devait d’abord se débarrasser de sa femme qui avait le mauvais gout de ne pas mourir. Il l’emmena alors sur un rocher au large du château, qui devait bientôt se retrouver submergé par la marée et noyer sa femme. Mais cette dernière à force de hurler attira un bateau de pêcheurs. Elle fut sauvée et ramenée chez son frère qui reçut une lettre de son beau frère lui annonçant alors la mort de sa sœur et sa venue pour lui apporter le cercueil afin qu’elle soit enterrée avec sa famille; mais quand il arriva, il fut bien sur surpris de voir sa “défunte” femme bien vivante assise à la table de famille.

Mull et autour

La visite du château est très intéressante, très bien faite. Et les extérieurs sont tout aussi charmants. On peut se balader sur des chemins au milieu des herbes et des fleurs sauvages jusqu’au bord de mer, faire le tour du château et visiter aussi une forêt plantée récemment. Le salon de thé est très accueillant, on peut soit y boire une boisson chaude, une pâtisserie ou même déjeuner. J’avais prévu d’aller à Tobermory, la ville principale de l’ile de Mull à une heure de route en bus après le château mais finalement je sus restée à duart castle jusqu’au milieu d’après midi, avec le vent, la bonne odeur de la mer, la bonne odeur de l’herbe mouillée, le soleil, le bruit du vent dans les arbres, c’est reposant, tranquille, une superbe journée! Je retourne à Oban en fin d’après midi, je me balade, j’organise ma journée du lendemain et finalement, même si je n’ai pas très faim, je décide d’aller diner à l’ouverture du resto à Coast. Après plusieurs jours de poissons et crustacés, j’avais envie d’essayer le fameux bœuf angus Aberdeen. Mais je fut très déçu par ce restaurant soi disant réputé! les serveuses sont plutôt agréables, mais la viande est dure comme du béton, les légumes qui l’accompagne assez insipides, je ne finis même pas mon assiette. Je prends tout de même un dessert, une sorte de dessert au citron, shortbreead et sorbet cassis. Le dessert est très froid, il doit être dans le frigo prêt à être servit, depuis des heures. C’est assez liquide, sans intérêt aussi bien sur la consistance que sur le gout. En plus d’être très cher, c’est décevant c’est très rare chez moi de ne pas finir un plat au resto, et encore moins les desserts.

 

Ile de Iona

Pour mon dernier jour, je décide de retourner sur l’ile de Iona. Lors de l’excursion organisée par west coast motor, je n’ai pas eu assez de temps pour profiter pleinement de l’ile et j’avais très envie de la voir sous le soleil. Car aujourd’hui, comme hier le beau temps est toujours là. Après un crachin matinale, le temps s’éclaircit et je pars prendre pour la 3e fois le fameux ferry qui relie Oban à l’ile de Mull.

Pour se rendre sur l’ile d’iona, vous pouvez passer par west coast motors et prendre l’excursion à 38 livres qui comprend le ferry, le bus jusqu’à Fionnphort, le ferry jusqu’à l’ile d’iona. Vous pouvez le faire par vos propre moyens, mais entre le prix des ferry et le prix du bus, vous en avez tout de même pour 28 livres. vous économisez donc 10 livres, sauf que si vous voulez avoir un bus local qui vous amène à Iona à votre descente du ferry, il faudra prendre le ferry de 7h30 du matin donc bon courage. Je décide de la jouer tranquille et prendre l’excursion clé en main, qui me permet de prendre le ferry de 9h50, ce qui déjà m’oblige à me lever à 7h.

il y a une petite blague sur l’ile de Mull qui dit que les pluies sont tellement localisées dans la région que dans une voiture décapotable, le conducteur peut être sec et le passager trempé. Et ce n’est pas faux ! alors que nous sommes à quelques minutes de notre arrivée sur l’ile de Mull,  à l’avant du ferry il se met à pleuvoir alors que sur l’arrière du bateau est au sec! Notre chauffeur une fois dans le bus, nous parle de l’ile, comme lors de mon excursion du dimanche. Le quotidien des élèves de l’ile, le fait qu’aucun femmes n’accouchent sur l’ile mais doit se rendre sur le continent 6 semaines avant le terme car pas d’hôpital sur Mull, on passe devant l’ancienne maison de Phil Collins. nous repassons par la même route prise le dimanche dernier, qui mène à Fionnphort.

Une fois sur l’ile de Iona, je remonte la route qui passe le long de l’abbaye, je passe quelques barrières de bois dans les champs que l’on referme derrière soi pour empêcher les animaux de sortir, et j’arrive sur l’une des plus belles plages de l’ile. On se croirait presque dans les caraibes, le ciel est bleu, la mer turquoise et le sable fin et blanc. Mais les températures nous rappellent  l’ordre! une seule personne osera se baigner sous les applaudissements des autres visiteurs!

De retour à Iona, je dine au restaurant de poissons que j’avais testé lors de mon premier jour et je dis au revoir à Oban. Le lendemain, le parcours du combattant m’attend, 3h30 de route jusqu’à Glasgow, 4h20 jusqu’à Londres, puis 2h15 avec l’eurostar pour Paris. L’organisation eurostar coté londonnien est toujours aussi chaotique (une seule file quelque soit l’heure de départ du train et donc un temps d’attente pour passer les contrôles difficile et le train pour Bruxelles et pour Paris qui partent à 3 minutes d’écart sur le même quai). Finalement, en arrivant 30 minutes avant le départ, je monte dans le train 5 minutes avant le départ.

Je ne regrette pas mon choix pour cet été. Contrairement à Fort William, Oban offre moins de possibilité de randonnée autour. Sur l’ile de Mull, quelques randonnées possibles mais qui sont jugées difficiles. J’ai donc beaucoup moins marché que lors de mes voyages écossais précédents, mais Oban offre des excursions en mer sur les iles de Staffa ou Iona qui valent vraiment le détour. J’avais une envie de voir la mer! Je retiens la rencontre avec les dauphins et avec les macareux, les plages de sable blanc de Iona, l’ile de Staffa, la visite de Duart castle, et les restaurants de poissons!

 

 

Une semaine chez les vikings norvégiens

A la mi aout, je suis partie pour une semaine à Bergen en Norvège. Bergen est une ville basée sur la cote ouest norvégienne et c’est un peu le point de départ pour visiter les fjords. Au départ, je pensais partir 4 ou 5 jours, mais finalement en prenant un appartement sur airbnb, la location pour une semaine complète nous revenait moins cher que de le louer quelques jours.

Pour me rendre à Bergen, nous avons pris l’avion pour Oslo. Il n’y a pas de vol direct depuis Paris pour Bergen alors nous avons décider de continuer la route en train jusque sur la cote ouest. L’itinéraire entre les deux villes est connue pour ses très beaux paysages. A la gare d’Oslo, on essaye de se trouver de quoi manger, mais nous avons déjà un aperçu des prix très élevés norvégiens. Impossible de se trouver un sandwich à moins de 10 euros.

Les jolies maisons typiques, dans le quartier de notre appartement

Le voyage en train sera plutôt une catastrophe car après un peu moins de 2h de trajet, des pannes de courant nous obligent à abandonner le train. Le conducteur, entre deux soupirs désespérés, nous annonce que des bus, van, taxi sont mis à disposition des passagers afin de rejoindre une autre gare, à 2h de route de là, pour reprendre un train jusqu’à Bergen. On es assez dépitées, car avec le temps nuageux, la nuit tombe assez vite sur la région et on ne verra pas trop les paysages qu’on nous avait promis. Malgré tout en collant les mains à la vitre, je peux voir les glaciers et leur parfaite réflexion sur des lacs miroirs. Mais avec les reflets des néons du train, impossible de prendre des photos. Notre arrivée à Bergen est assez chaotique, personne pour nous renseigner, pas un employé de la gare, et tout le monde se jette sur les taxis. Il est 1h30 du matin, et après 10 minutes d’attente, on se jette sur le prochain taxi pour enfin arriver dans notre appartement.

Bryggen, sur le port

Le lendemain, après la journée difficile d’hier, on décide de rester tranquillement à Bergen pour visiter la ville. Après avoir pris des renseignements pour organiser nos prochaines journées à l’office du tourisme, on visite Bryggen, les vieilles maisons qui font la célébrité de la ville sur le port. On se rend ensuite dans un resto le Pingiven, ou le pingouin en français. C’est un resto qui est connue pour les spécialités norvégiennes. Pour ma part, je prendrais du renne avec des légumes. Bon c’est une viande assez forte, plus que le mouton, et même si c’est assez bon au bout de quelques bouchées c’est un peu écœurant. On passe l’après midi à faire quelques magasins et on termine par prendre le funiculaire qui grimpe au sommet d’une colline. Une fois la haut la vue vaut le coup d’œil puis on fait une promenade dans le coin, entre forêt et lac.

Vue sur Bergen

Promenade dans les hauteurs de Bergen

Vendredi, les choses sérieuses commencent avec une excursion qui dure la journée. Nous avions réservé la veille le fameux Norway in a nutshell. Un circuit que l’on peut faire par soi même en réservant les différents transports un à un, mais c’est plus simple comme ça. On prend un train depuis Bergen jusqu’à Myrdal. De là, on prend un train touristique qui passe par de somptueux paysages.

Paysages vue entre Myrdal et Flam

Le train s’arrête au pied d’une cascade impressionnante. On peut descendre du train et approcher la cascade grace à une plateforme. Une musique un peu mystique se fait entendre et une danseuse se met à danser sur le toit d’une maison perchée près de la cascade, comme une petite fée, ce qui fait rire les touristes, c’était très sympa! On reprend la route jusqu’à Flam. Après une pause pendant laquelle on s’installe dans un petit café, on prend un bateau qui traverse le Aurlandsfjord et le Nærøyfjord, les images parlent d’elles même.

 

Fjords vue depuis le bateau

La traversée dure 2h jusqu’à Gudvangen  où un bus nous attend pour nous faire descendre une route de montagne en épingle avec des cascades et autre vue superbes jusqu’à Voss. Enfin un train nous ramène jusqu’à Bergen. Norway in the nutshell ne permet pas de faire des balades ou des randonnées, mais permet de voir de superbes paysages sans se fatiguer et de voir un condensé  des paysages norvégiens en peu de temps. Je retiens surtout le voyage en train flamsbana qui permet de voir des paysages sublimes, tout comme la traversée des fjords en bateau.

Vue sur le chemin, Norway in the nutshell

Le samedi on se lève plus tard vu que la veille on s’est levé tôt. On se balade, on fait un peu de shopping, on déjeune tardivement au tgi friday, une chaine de burger us avant de finalement prendre le cable car, une cabine téléphérique qui grimpe plus haut que le funiculaire. De la haut on a une vue assez impressionnante, par contre il n’y a pas vraiment de balade possible à faire mis à part la descente à pied de la colline qui est faite quand même pour les gens avertis, vue l’état des chemins.

Vue depuis une des collines autour de Bergen

Dimanche on se lève assez tôt direction la gare routière pour prendre un bus pour les chutes Steinsdalsfossen, des chutes d’eau où les visiteurs peuvent passer dessous sans même se mouiller! Sur la route les paysages sont grandioses, des rivières aux couleurs hypnotisantes, des montagnes, des lacs dans lesquels se reflètent des montagnes…Le bus nous dépose juste au pied de la chute et un chemin nous permet de monter et de passer sous la cascade. Le bruit est impressionnant! Heureusement il n’y a pas énormément de touristes et le soleil se dévoile, O miracle!

Chute d’eau Steinsdalsfossen

Une fois redescendu on part faire une balade grâce à un chemin qui passe à travers champs le long de jolies maisons et qui débouche sur un lac. On traverse quelques rues et on se retrouve au bord d’un fjord et d’un lac. L’endroit est très jolie et le temps étrange, averses, grosses éclaircies, averses, à nouveau un beau soleil, etc etc jusqu’à l’arrivée de notre bus qui nous récupère à l’entrée du fjord pour nous ramener à Bergen. Sur la route retour, des trombes d’eau se  mettent à tomber.

Sur les bords du lac et du fjord à Norheimsund

Le jour suivant, on prend un bateau dès 8h du matin pour une croisière sur la cote de Bergen et l’entrée des fjords. Durant les 2h que dure le trajet, on peut admirer des maisons de bois rouge typiques au bord de l’eau, une plateforme pétrolière, on passe au plus près de la cote, puis avec une poignée de voyageurs, on descend sur l’ile de Skjerjehamn. On est gentillement accueillis par une jeune femme qui nous distribue un plan de l’ile et qui nous dirige vers un café dans lequel on a droit à une boisson chaude et une gaufre. L’ile est petite et on fait vite le tour. Le soleil est de sortie depuis ce matin, mais alors que la promenade se termine et qu’on se dirige vers l’embarcadère, la pluie se met à tomber et pas qu’un peu. Heureusement on est bien à l’abri mais le temps à retarder le bateau retour et on attendra une bonne demi heure supplémentaire. Ce n’est pas si grave, il y a quelque chose de très reposant à regarder la pluie tomber dans la mer, tout en étant bien à l’abri.

Skjerjehamn

De retour à Bergen, on déjeune dans l’un des restaurants du port de Bergen, fish me. On voulait manger au moins une fois du saumon mais les restaurants traditionnels ou réputés de la ville n’en avait pas au menu bizarrement, on en trouvait au marché au poisson et dans quelques restaurants autour. Ici, quelques tables, des serveurs débordés, des gens qui passent et repassent pour prendre en photo les vitrines remplies de poissons frais, de crabes, de coquilles saint jacques. On choisi toutes les deux le saumon, servi avec quelques pommes de terres grenailles et un peu de salade. Le saumon est cuit à la minute sur un gril et c’était très bon, même si je n’ai pas ressenti de réelle différence entre le pavé de saumon que j’achète chez mon poissonnier et celui que j’ai mangé à Bergen, si ce n’est la cuisson parfaitement maitrisée.

Gamle Bergen

L’après midi il pluviote par intermittence. On décide de prendre le bus pour se rendre à Gamle Bergen, un musée à ciel ouvert dans lequel est reconstitué des maisons historiques, un  peu comme le Skansen à Stockholm mais en beaucoup plus petit. Le bus nous dépose à une bonne quinzaine de minute du village historique et quand nous arrivons il n’y a quasi personne. Une partie du village est gratuite, on fera même de la balançoire accrochée à un arbre installée juste en face de la baie de Bergen. Dans le village même, plusieurs maisons sont ouvertes au public, la maison du notable de la ville, du dentiste, du coiffeur, de l’imprimeur, l’école, l’épicerie locale, la boulangerie, la salle des fêtes… Tout comme c’était le cas à Stokcholm, il y a quelques acteurs qui déambulent en costumes d’époques.

Dans la maison du notable on discute avec le fils du propriétaire, qui nous explique que son père est dans le textile; il nous propose de toucher des échantillons de tissu pour choisir nos futures robes! L’acteur à le sens de l’humour, comme on le verra aussi un peu plus tard. Il nous demande si on a fait notre choix et devant notre hésitation, il nous explique que c’est normal pour nos cerveaux de faibles femmes, prendre une décision de ce genre c’est trop nous demander et nous ferions mieux de revenir avec notre père ou notre mari pour nous aider à choisir! On se rend ensuite dans l’épicerie, tenue par une commerçante de 1926 qui nous présente les produits tout nouveaux comme le coca cola, “une boisson tout à faire sur maintenant que les fabricants on retiré la cocaïne”. En milieu de visite, les acteurs nous propose de nous réunir dans la rue principale et nous font un petit spectacle très drôle. La riche maitresse de maison, fin 19e, fait son marché auprès d’un commerçant ambulant qui en même temps vient faire la cour à la bonne Anna. C’était très sympa et très drôle tout en nous montrant un peu le quotidien de l’époque.

 

Maison de Edvard Grieg

Mardi c’est notre dernier jour en Norvège. On part prendre un petit déjeuner dans un café recommandé dans plusieurs guides. Mais nous sommes un peu déçues. Il s’avère que Blom café ressemble beaucoup aux cafés typiquement bobo parisien avec une certaine clientèle, qui mise tout sur la qualité du café mais qui finalement ne vend pas grand chose d’autre. Ici, donc il n’y a pas grand chose en vitrine, et on sent que les autres clients ne sont que des habitués. Pour le petit déj, on demande chacune un croissant qui cuit au four (ou qui décongèle plutôt à mon avis), je commande un cookie aux céréales et un cappucino. Le café est bon et reste moins cher que d’autre adresse que j’ai pu faire jusqu’ici à Bergen. Le cookie est très bon, mais par contre le croissant n’a rien d’exceptionnel et surtout il est fourré au nutella, ce qui le rend particulièrement sucré et gras. Sans compter que le serveur n’est pas des plus chaleureux!

Pour le reste de la matinée on part prendre le tramway pour aller visiter la villa de Edvard Grieg, un musicien et compositeur du 19e. Son nom ne me disait pas grand chose, par contre tout le monde connait quelques unes de ses compositions; Le tramway nous rapproche le plus possible de la maison, mais il reste à parcourir 25 minutes de route qui n’ont rien de folichon. La maison est jolie mais on en fait vite le tour. Beaucoup de meubles, beaucoup de photos et de dessins d’époque. On coupe la visite pour se rendre dans une annexe dans laquelle on nous propose un concert. Un pianiste vient nous jouer quelques morceaux du compositeur et qui en profite pour nous raconter des anecdotes sur la vie d’Edvard Grieg et ses compositions. C’est assez captivant et écouter du piano en live c’est toujours intense. Le petit concert ne dure que 30 minutes mais j’en garde un très bon souvenir. Ensuite, on continue  notre visite en se promenant dans le parc de la maison. Si autour de la villa le jardin est ordonnée et symétrique, un chemin menant au bord de l’eau nous entraine dans un coin plus boisé. C’est calme, très beau, dans le plus pure style romantique du 19e siècle. On passe le reste de la journée à Bergen, on déjeune et on profite du beau temps qui est revenu, probablement grâce au vent qui a tout balayé sur son passage.

Vue embrumée de Bergen

Ce premier voyage en Norvège n’est pas totalement concluant au final. J’ai adoré les fjords, on a pu voir des paysages à coupés le souffle, de chouettes balades en bateau, mais au finale, alors que nous sommes restés une semaine on a pas pu profiter de la nature autant qu’on le souhaitait. La bas, a chaque fois que l’on veut sortir de la ville pour aller dans les sites qui en vaut le détour, il faut prendre le train ou le bus et chaque déplacement coute très cher. Pour comparer, quand je vais en écosse, si je veux accéder à une randonnée enchanteresse, voir des décors somptueux, je n’ai qu’à prendre un bus local pour 10/15 min, payer le prix d’un ticket de bus à 6/7eur max et me voilà transporter complètement, je peux me balader comme je veux, les randonnées sont nombreuses et toutes tentantes. En Norvège, chaque déplacement coute cher. Avec Norway in the nutshell qui coute quand même plus de 100 eur, on a droit à un panel de paysages différents, mais au finale on ne fait que changer de transport toute la journée: le train, le bus, le bateau, un autre bus, un autre train, tout s’enchaine sans temps morts. Aucune possibilité de faire une randonnée. La traversée des fjords en bateau dure 2h, mais une fois débarqué il faut très vite monter dans les bus et repartir. J’ai beaucoup aimé le gamle bergen, le village du 19e siècle reconstitué, et j’ai beaucoup aimé la matinée passée dans la maison d’Edvard Grieg. Je garde également un très bon souvenir de ma balade au bord de l’eau un peu plus loin que la chute Steinsdalsfossen; On s’est balader entre le fjord et la mer, c’était une sensation mystique surtout avec le soleil qui illuminait les lieux, soleil qu’on a pas beaucoup vu en une semaine!

J’ai trouvé que les norvégiens ne sont ni chaleureux ni froids, certaines sont très sympathiques, on sent le style scandinave partout, les décorations épurées, les couleurs neutres, les tenues discrètes et simples. Mais je ne pense pas retourner en Norvège pour une simple raison: les prix. Tout est très très cher du simple ticket de bus, aux excursions, en passant par la nourriture et les boissons. Les sandwichs coutent dans les 10 eur, les plats dans les restaurants entre 25 et 35 euros, les excursions entre 70 et 150 pour les plus simples, et les prix peuvent s’envoler encore plus haut…

Découverte du pays de Galles, Cardiff, Gower et Snowdonia

Pour cet été, comme chaque année, je pars dans le nord de l’Europe, je fuis les journées caniculaires parisiennes, l’air chargé de pollution, de mauvaises odeur, de chaleur et d’humidité, je fuis les nuits aux températures chaudes, qui m’empêchent de dormir. Cette année, au lieu de retourner en Écosse, je tente une nouvelle région du royaume uni qu je n’ai pas encore visité, le pays de Galles, ou Wales.

w1 w20 w26

Cardiff centre

Je pars donc un lundi, en eurostar pour Londres, puis je change de train à Paddington, direction Cardiff, la capitale du pays. Le temps de passer à l’hôtel, et il nous reste une après midi entière pour visiter la ville. Cardiff n’est qu’à seulement deux heures de train depuis Londres, ce qui est pratique.

On se promène dans le centre ville, dans les nombreuses rues piétonnes ou semi piétonnes, on fait un peu de shopping, notamment à Primark, avec couloirs à moitié vides, et cabines d’essayages déserts ça change! J’y repars les bras chargés.

w14 w13 w12

Pause gouter au Pettigrew tea room

On fait une pause au Pettigrew tea room, un salon de thé qui se situe à l’entrée de Bute park, qui longe le château de Cardiff. Les pâtisseries et les thés sont délicieux! On ne s’attarde pas car l’heure de la fermeture approche, et les serveuses ont quand même eut la gentillesse de nous accepter. On part digérer par une longue promenade dans Bute park, un magnifique arborétum, avec des hortensias aux couleurs incroyables. Ces fleurs, on les retrouvera partout lors de notre voyage, au sud comme au nord du pays de Galles.

w3 w5 w7 w10

Promenade dans le magnifique Bute park

On est assez surprises qu’une ville comme Cardiff, qui n’est pas bien grande, possède en son centre un parc aussi immense, et on se demande encore et toujours pourquoi Paris est incapable d’en faire autant. On trouve de très beaux parcs et jardins en région parisienne, à condition d’être prêt à faire une petite heure de transport en commun depuis son centre, ce n’est pas la même chose….

w24 w23

Aberdulais falls, à une heure de route de Cardiff

Le lendemain, on avait prévu de se rendre à Brecon beacons, un parc national au nord de Cardiff, connu pour ses nombreuses cascades et chutes d’eau, mais finalement, entre la météo qui s’annonce très pluvieuse, et l’absence de bus pour s’y rendre durant la semaine, on se décourage, et on préfère changer de destination. J’avais prévu le coup, et on se rabat sur notre 2e choix, Aberdulais falls. Pour cela, il faut prendre un train jusqu’ à la ville de Neath, puis un bus jusqu’à Aberdulais falls. Le bus fut plus difficile à trouver, mais on finit par comprendre. Le bus nous laisse au milieu de nulle part, on demande quand même au chauffeur les horaires pour le retour, vu qu’il n’y a qu’un bus par heure, et on descend. On se perdra un peu avant de retourner sur nos pas et de trouver finalement l’entrée des chutes d’eau. On est quand même surprises de voir que l’entrée est payante, 5£ l’entrée, c’est un peu cher, mais après tout le chemin parcouru, hors de question de faire demi tour!

w22w21

Aberdulais falls

Aberdulais falls est une cascade d’eau, aménagé par l’homme pour renforcer sa puissance et servait de source d’énergie  au siècle dernier. Le site est donc aménagé pour que les visiteurs y accèdent facilement, les sites industriels sont préservés et expliqués. Du coup, les chutes sont jolies à voir, mais on fait vite le tour, et on est un peu déçu de ne pas pouvoir longer les rives de la rivière qui se trouve en amont. Grâce à la pluie très présente ce jour là, le débit de la chute est à son maximum, ce qui ne gâche rien, ça reste assez impressionnant à voir et à entendre aussi! J’achète une jolie petite plante en pot soldée à 1£, dans le centre des visiteurs. Au retour à Cardiff, on a encore un peu de temps pour du shopping, puis on dine dans un pub du coin.

w16 w17 w18 w19

Le open air museum de Saint Fagans, à quelques kilomètres de Cardiff centre.

Notre 3e jour à Cardiff, le climat est encore bien nuageux! On prend notre petit déjeuner au Pettigrew tea room, puis direction le stade de Cardiff pour prendre un bus pour St Fagans, un petit village en dehors de la ville, à une vingtaine de minutes de Cardiff. St Fagans possède un immense parc dans lequel à été déplacé certaines maisons de la région, datant du 16e, 17e, 18e, 19e siècle, permettant de voir le quotidien des habitants selon les époques. Les meubles sont d’époques, leur styles de vie aussi. C’est un musée à ciel ouvert, un peu comme le musée ouvert du Skansen à Stockholm. Les maisons sont intéressantes, on peut les visiter, on les parcours comme si les habitants venaient juste de les désertés, la maison d’un commerçant du 16e siècle, la maison d’un propriétaire terrien du 19e, quelques chaumières, quelques fermes, l’école qui date de la fin du 19e siècle, ou encore une maison de la culture crée par les ouvriers et les miniers pour s’instruire eux et leurs familles. C’est une visite très sympa, qui se termine au château local, entouré d’un magnifique jardin très fleuri inspiré par les jardins italiens. Et St Fagans à l’avantage d’être gratuit.

w39 w40 w37 w36

Le château et les magnifiques jardins de St Fagans

De retour à Cardiff, on déjeune tard ou on dine tôt au choix, dans un resto italien tenu par des italiens, dont la spécialité sont les pizzas au feu de bois qui sont un vrai délice!

Notre dernier jour dans le sud du pays de Galles, on le passe dans la péninsule de Gower,  à l’ouest de Cardiff. Il faut bien une heure en train pour arriver à Swansea, puis prendre un bus pour une bonne demi heure pour three cliff bay. Three cliffs bay, est une très grande plage entouré de falaises.

w32 w31 w30 w27

Vue de puis les falaises menant à Three cliffs bay, et les ruines de Pennard castle.

Pour y accéder, il faut marcher le long des falaises qui tombent à pic dans la mer, des sentiers plus ou moins balisés permettent de s’y rendre, d’abords couvertes d’herbes courtes, puis ensuite se sera des dunes de sables. La première partie de la balade est très agréable, le ciel est bleu et le soleil bien présent, c’est la journée idéale. La vue sur la bai, ou sur la mer est magnifique. On débouche sur une petite plage, mais ce n’est pas encore celle des three cliffs bay, et on continue. La les choses se corsent, les sentiers ne sont pas clairement définies, on se trompent de chemin plus d’une fois, en terminant notre route sur un cul de sac ou sur une pente tellement à pic qu’il est clairement dangereux de s’y engager. On monte des dunes, on les redescends, et finalement, on est bien soulagées d’arriver sur cette plage! c’est la marée basse, on remonte nos pantalons, et on parcours la plage de sable fin pour se rendre tout au bord de l’eau et faire trempette, du moins que les jambes!

w29 w28 w55 w53 w52

w100

Sur la plage de Three cliffs bay, à marée basse.

Avec le soleil et la mer qui n’est pas si froide, je me serais peut être aventurer à me baigner complètement, mais de toute façon je n’étais pas équipée pour! On se promène le long de l’eau, c’est juste magnifique!  il y a pas mal de monde, mais rien à voir avec les plages bondées du sud de la France. Quelques familles, quelques couples, sur la plage immense ça ne se sent pas du tout. On part s’installer sur du sable sec pour sécher un peu et pique niquer, puis en fin de journée, on retourne au bus, puis au train, qui nous dépose à Cardiff à 20h, avec en cadeau de retour, un beau coup de soleil sur le visage!

w49 w50 w51 w56

La gare de Betws y coed, dans le Snowdonia park, et la forêt juste à l’arrière de notre bed & breakfast.

Vendredi matin, on dit au revoir à Cardiff et direction le nord avec le parc national Snowdonia. Pour s’y rendre, on prend un train jusqu’à Llandudno junction, puis un petit train local jusqu’au village de Betws y coed. Snowdonia est un des plus grands parcs nationaux du Royaume Uni. C’est aussi le pays d’origine de Anhtony Hopkins qui a beaucoup contribué à l’entretien du parc par de gros dons. Betws y coed est un village qui se situe au nord est de Snowdonia. On fait le tour du village très rapidement, c’est tout mignon, fleuri, bien entretenu. On arrive en début d’après midi, il y a pas mal de monde dans le centre. On loge dans un bed & breakfast à deux minutes de la gare, et on a de la chance, car le check in devait normalement se faire vers 16h, mais finalement on peut s’installer tout de suite, ouf! On déjeune de fish & chips, avec purée de petit pois, c’est plutôt bon, puis on se promène dans le village, on pousse jusqu’à Pont y pair, un jolie pont de pierre passant au dessus d’une rivière agitée, puis on grimpe dans les collines boisés, les sapins, les arbres, la mousse qui recouvre tout. Le temps est assez nuageux, on ne s’attarde pas trop, un peu fatigué par le voyage. Pour notre première nuit, on a la chance d’avoir un ciel totalement dégagé, et vu le peu de lumière dans le village, on part se promener pour admirer le ciel étoilé, d’autant qu’on a aucune connexion internet dans ce village, on n’avait pas envie de rester enfermé. ça me fait toujours énormément plaisir de pouvoir admirer un ciel étoilé comme celui ci.

w47 w46

Swallow falls, à quelques kilomètres de Betws y coed.

Le lendemain, on a un temps parfaitement dégagé, beau ciel bleu, grand soleil! Après notre petite déjeuner anglais classique, très copieux, on prend le bus pour Swallow falls, une des chutes d’eau les plus connues de la région. Tout comme Aberdulais falls, l’entrée est payante, mais coute moins cher, 1, 50£. Des marches, des rampes, sont aménagées, ça vaut le coup d’œil même si une fois encore, on ne peut pas se promener et remonter la rivière.

w70 w59 w44 w43

Capel curig: le chemin à travers champs rempli de moutons avec échaliers à traverser, avant d’arriver au lac.

Après en avoir bien profiter, on reprend le bus, grâce à notre ticket à la journée, et on se rend à 20 minutes de route depuis Swallow falls vers Capel curig. Sur google image, les paysages avaient l’air époustouflants, mais dans le minuscule village de Capel curig, nous n’avons aucune idée du chemin à prendre. Heureusement on croise la route de la très gentille Anita, qui tient un magasin de randonnée, et nous indique une route de promenade suffisamment courte pour nous occuper une partie de l’après midi, sans qu’on ait besoin de voiture. On prend donc un chemin à travers champs, ponctué de barrière et d’échaliers, c’est assez pittoresque, on côtoie  de près les moutons, le chemin surplombe le paysage, et on finit par débouché sur un jolie lac, on se promène le long du lac, puis dans la foret alentour, c’est  vraiment enchanteur. On fait une pause sur les rochers au bord du lac avant de reprendre le bus pour Llanberis, l’autre “gros” village du nord de Snowdonia, à l’ouest. La route est assez spectaculaire, on grimpe dans les montagnes, les routes serpentent, c’est assez vertigineux!

w58 w64 w57 w62

Llanberis, entre lacs et montagnes.

Une fois à Llanberis, on s’installe dans un café pour déjeuner de jacket potatoes au cheddar, puis on se promènera autour, un grand lac, un plus petit lac, des anciennes mines d’ardoises à flanc de montagnes, des lacs souterrains à l’intérieur des montagnes, c’est magnifique! on passera le reste de la journée là bas, puis on reprendra le bus pour Betws y coed.

w70 w69 w68 w67 w63

Llanberis et le lac intérieur.

Dimanche, c’est déjà notre dernière journée. Dans le fin fond de Snowdonia on ne capte presque jamais internet, et trouver des infos sur les horaires du bus n’est pas facile. Heureusement, on croise la route d’un très gentil conducteur de bus qui fait sa pause qui nous renseigne sur les horaires. Déjà qu’en semaine, les resto et magasins ferment à 17H30, le dimanche on a peur de trouver tout fermer, mais finalement, c’est quasiment les même horaires qu’en semaine. On prend le bus de 10h15 pour Llandudno. Sur la carte la ville ne parait pas très loin, mais en bus, on met une bonne heure pour y arriver, car le bus serpente entre de petits villages à flanc de colline, c’est beau, on a envie de s’arrêter dans chaque village pour s’y promener, il y a des cours d’eau tout le temps, des rivières, des petites cascades, des moutons…

w61

w79 w78 w77

La ville balnéaire de Llandudno et son hommage à Alice.

A Llandudno, on retrouve un peu la civilisation, c’est à dire des cafés, des banques, une connexion internet, ce qu’on ne trouve pas forcément à Snowdonia! On se promène sur la promenade victorienne, le long de la plage, et on débouche sur l’entrée du Great Orme peninsula. Au départ, notre but était de s’y promener, rester au bord de la mer, prendre le tramway victorien qui nous emmène au sommet, mais le tramway est un peu cher, la péninsule est pentue et bien plus grande que ce qu’on s’imaginait. Nous en sommes à la fin de notre voyage, on a plus autant d’énergie et un porte feuille presque vide, du coup, on se promène dans le jardin, on croise des statues représentant des personnages d’Alice au pays des merveilles (la ville servait de lieux de vacances pour la famille d’Alice Liddell, qui inspira Lewis Carroll). On finit par déjeuner dans un resto qui propose de très bon burgers, notamment celui que j’ai testé, le végétarien. Et la serveuse est d’une rare gentillesse ce qui est agréable! On reprend le bus pour se rendre à Conwy, à une quinzaine de minutes de Llandudno. Conwy est une ancienne cité médiévale, qui possède un chateau fort important et en bon état, qui vaut le coup d’oeil. Des remparts qui datent du 13e siècle, entourent la ville. On ne visitera pas le chateau, mais on peut monter en haut des remparts gratuitement et faire le tour de la ville, entre tours et grimpette, on a une magnifique vue sur le chateau et les toits de la ville. On fait le tour sous le soleil, on visite les petites rues de la ville, entre jolies petites boutiques et salon de thé. Nous n’avons pas assez faim pour tester un petit gouter, mais on fait une pause dans un costa café, qui me permet de boire ma dose de bon café quotidien, avant de repartir vers la mer. On se trouve un coin tranquille, avec vue sur les bateaux de la baie, et on nettoie nos poumons une dernière fois avec l’air iodé, avant de reprendre le bus, le dernier de la journée, pour rentrer à notre bed & breakfast, on a pas intérêt à le rater!

w74

Le pays de Galles est une région très très fleurie, partout tout le temps!

 

 

 

w75 w73 w72

Conwy et ses remparts

Notre retour fut un peu long. Après notre dernier petit déjeuner, on doit quitter notre chambre à 10H30, mais notre train ne part qu’à 12H13, du coup, on s’installe dans la gare, on regarde le petit train de vapeur miniature qui fait un petit tour autour de la gare pour le plus grand plaisir des enfants, durant deux longues heures! on doit encore changer de train à Llandudno, puis à Chester, puis à Crewe, mais notre train précédent étant en retard, on rate notre correspondance à Crewe, du coup on prend le direct Londres depuis Chester, ce qui nous fait bizarrement arriver 30 minutes plus tard que prévu. On a juste le temps de passer les contrôles avant de prendre l’eurostar.

w101 w102  w104

J’ai adoré mon séjour, j’ai adoré le pays de Galle. Comme en Écosse, il n’y a que très peu de villes, et beaucoup de petits villages. Dans le sud du pays, le coté citadin est encore très présent, entre Cardiff, Neath ou Swansea. J’ai beaucoup aimé le Bute park de Cardiff, mais si je dois garder une journée dans cette région, c’est celle passée sur le bord de mer, à Three cliff bays, avec cette balade le long des falaises, me tremper les jambes dans la mer, chose que je n’ai pas pu faire depuis des années, marcher les pieds nus dans le sable, avec un beau soleil! Dans le nord, le décor change beaucoup, dans le parc de Snowdonia, on a presque l’impression d’être couper de la civilisation, (j’exagère un peu), pas de connexion internet, pas de banque, pas de chaines, quelques rares magasins de souvenirs, des adresses nourritures très limités, tout qui ferme après 18h, ça fait tout drôle! j’ai particulièrement adoré la journée passée à travers le parc de Snowdonia, surtout notre petite randonnée à Capel curig, ou notre passage à Llanberis et le tout encore sous un très beau ciel bleue. J’ai aussi beaucoup apprécié l’après midi passé à Conwy, avec ces ramparts, et le trajet d’une heure en bus, à travers des coins boisés, des villages tout mignons, des routes étroites, des champs de moutons…Je garde un petit faible pour L’écosse, mais le pays de Galle à beaucoup de choses à offrir. J’aimerais bien pouvoir parcourir à nouveau le snowdonia park, tenter Breccons beacons, et surtout le pembrokshire coast park, peut être une prochaine fois!