Dernières lectures : Le sorceleur tome 2 l’épée de la providence – The innkeeper serie d’Ilona Andrews – La source de Estelle Vagner – Le nuage d’obsidienne

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Le sorceleur tome 2, L’épée de la providence

de Andrzej Sapkowski

4/5

On retrouve Géralt le sorceleur sur la route comme à son habitude, qui va de rencontre en rencontre, de pays en pays. Il va retrouver au fil de ses aventures, son ami le barde Jaskier, son amour la sorcière Yennefer et il va aussi rencontrer son destin, en la personne de Ciri, une fillette pas commune.

Après avoir lu le tome 1 je retrouve Géralt dans une nouvelle suite d’histoires indépendantes les unes des autres. Il y aura une chasse au dragon qui n’est pas ce qu’il semble être, une histoire qui me rappelle fortement les hobbits et la comté, un triangle amoureux avec Yennefer au centre, une histoire d’amour contrarier entre un seigneur et une sirène. On retrouve l’humour, les histoires fantasy bien racontées, l’univers de Géralt qu’on découvrait dans le premier tome, un recueil de nouvelles. Les deux dernières nouvelles font le lien avec une des histoires importantes racontées dans le premier tome. Geralt rencontre Ciri qui serait sa destinée, et qui permet de faire le lien entre les différentes petites nouvelles des deux premiers tomes et la suite des histoires de Géralt et de son entourage, qui seront développés dans les prochains tomes. J’ai donc hâte de lire la suite.

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The innkeeper serie

de Ilona Andrews

3/5

Dina est une “innkeeper”, elle est humaine mais s’occupe d’un bed and breakfast pas comme les autres, une auberge destinée aux extraterrestres de passage. L’univers est vaste, les créatures extraterrestres multiples et nombreuses. Un pacte très ancien permet à la Terre de vivre sans être détruite, colonisée ou exploitée par une race extraterrestre plus évoluée. Aucun extraterrestre ne doit révéler aux être humains de la Terre leur existence. En contrepartie, ils peuvent considérés la terre comme une escale paisible lors de leur voyage intergalactique. Ils doivent alors être discret et ne séjourner que dans les b&b tenus par les innkeepers qui sont liées biologiquement, magiquement et spirituellement à leur auberge. Relation qui leurs octroi des pouvoirs issus de leurs auberges qui leurs permettent de protéger et accueillir les extraterrestres. Leur mission première est la protection de leurs hôtes, qu’ils doivent servir au mieux.

J’aime énormément les deux autres séries écrites par Ilona Andrews et son mari, à savoir la série Kate Daniels, sa première série qui se terminera en aout avec le 10e et dernier tome et la série The hidden legacy composée de trois tomes. Les deux séries m’ont énormément plut, je me suis donc lancée dans cette 3e série encore inédite, the innkeeper. Je dois dire que l’histoire de Dina the innkeeper ne m’a pas autant plut. Le premier tome est réussi, on retrouve ce mélange d’urban fantasy, d’originalité, d’humour et de personnages intéressants. Dina est une jeune femme qui sous des apparences fragile reste une puissante innkeeper aux pouvoirs plus puissants qu’il n’y parait. Sa relation symbiotique avec son auberge est intéressante.

Les personnages qui gravitent autour de l’héroïne sont tous tout aussi intéressants, Sean le voisin loup garou, Arland un vampire guerrier de l’espace ou Lady Caldonia une dame dangereuse. J’ai moins aimé le second tome, l’histoire ne m’a pas passionnée des masses, j’ai ressenti quelques longueurs, même si j’ai aimé retrouver les personnages du premier tome et faire la rencontre du cuisinier de l’auberge, qui apporte de l’humour. J’ai préféré le 3e tome, dans lequel Dina tente de protéger de l’extinction l’un des derniers représentant d’une race victime d’un génocide, en lui accordant asile. J’ai beaucoup aimé le personnage de Maud, la sœur de Dina et surtout sa fille, moitié vampire, Hélène au caractère bien trempée, et aux réactions bien étranges; Une série sympathique même si elle ne m’a pas autant divertie que les deux autres séries écrites par l’auteur, ça reste une lecture détente agréable. L’auteur écrit d’ailleurs une histoire centrée sur Maud et sa fille, disponible gratuitement sur le blog de l’auteur.

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La source

d’Estelle Vagnier

3/5

Suite aux évènements des deux premiers tomes de la série, on retrouve Kayla en compagnie de Jeremiah et Jade en route vers la Source, qui permettra à Kayla d’obtenir tout le potentiel de ses pouvoirs et espérer ainsi avoir une chance de vaincre son ennemi éternel.

J’ai donc terminé la série de roman jeunesse que j’avais commencé l’année dernière. J’avais aimé l’héroïne, attachante, sympathique. J’ai aimé voir une héroïne forte et indépendante, et les personnages secondaires étaient aussi attachants, entre Jade, Jeremiah ou encore Max.

J’ai trouvé l’histoire intéressante, originale et bien ficelée. La fin est assez originale aussi et pas décevante, comme c’est souvent le cas dans les séries fantastiques young adult.

L’écriture est parfois un peu trop orale, il n’y a pas beaucoup de description, c’est pas toujours bien écrit, mais cette trilogie offre une lecture détente et agréable.

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Le nuage d’obsidienne

de Eric McCormack

4/5

Harry Steen, la cinquantaine, est de passage au Mexique pour une convention professionnelle. Par une après-midi pluvieuse, Harry trouve refuge dans une librairie poussiéreuse. Il découvre en se baladant entre les piles de livres, un ouvrage nommé Le nuage d’obsidienne qui mentionne le village écossais de Duncairn, un lieu dans lequel Harry a vécu un épisode de jeunesse qui a bouleversé sa vie et qui a déterminé sa destinée. Harry se replonge alors dans son passé.

La découverte d’un livre qui rappelle à un homme un évènement qui a définit le restant de sa vie. On fait la connaissance de Harry à travers ses souvenirs, son enfance dans les quartiers pauvres de Glasgow auprès de parents aimants dans les années 30, ses études universitaires dans les années 40, son passage dans le fameux village de Duncairn dans lequel il vécut une histoire qui le bouleversa au point de chambouler sa vie entière. Au lieu de devenir un instituteur à Duncairn, Harry deviendra marin, débarquera en Afrique, rencontrera un médecin canadien, partira en Amérique du sud pour enseigner l’anglais à des mineurs.

J’avais adoré L’épouse hollandaise du même auteur, qui fut un coup de cœur. Le nuage d’obsidienne ne m’a pas autant plut que l’épouse hollandaise, mais j’ai beaucoup aimé ma lecture. On retrouve ici le style mystique de McCormack, son écriture fluide, une fois commencé le roman se lit d’une traite, les pages tournent toutes seules. Toute une vie défile à travers les pages du roman, l’enfance, la jeunesse, l’entrée dans l’âge adulte, la maturité.

Comme dans l’épouse hollandaise, on voyage beaucoup, en Afrique, en Amérique du sud, en écosse, au canada.  Entre deux moments importants dans la vie de Harry, l’auteur s’interroge à travers le personnage d’Harry sur l’amour, ce qu’il représente, sur la passion, la raison, le raisonnable, le sens de la vie, les espérances, la différence entre la vie que l’on mène et la vie que l’on s’était imaginée. Un beau roman.

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Iron and magic

de Ilona Andrews

3,5/5

Hugh, ancien bras droit de Roland, le plus puissant être vivant, ne se remet pas d’avoir été exclu par celui qu’il considérait comme son père. Mais il est aussi le leader des Iron dogs, et il a la responsabilité de la survie de ses hommes qui placent la loyauté au dessus de tout. Sans argent, sans moyens ni appui depuis sa déchéance, Hugh recherche désespéramment un refuge. L’un de ses hommes lui parle alors d’un château occupé par une sorte de sorcière, Elara et tout son peuple. Elle a besoin de soutien logistique pour assurer la sécurité de son peuple face à une menace qu’elle ne peut gérer et il a besoin d’un refuge pour lui et ses hommes. Afin de faire illusion d’une parfaite alliance aux yeux de tous leurs ennemis respectifs, Elara et Hugh scellent leur association par un mariage. La cohabitation n’est pas facile, Elara et Hugh ayant des personnalités fortes, chacun possédant ses propres démons et un passé trouble.

Voila le premier tome d’une nouvelle série urban fantasy écrite par Ilona Andrews, spin off de la série des Kate Daniels, puisqu’on retrouve Hugh, le bras droit de Roland, le père de Kate. Après le tome 7 de la série des Kate Daniels, Hugh se voit écarter par Roland qui n’a pas apprécié ses initiatives concernant sa fille Kate.

J’ai beaucoup aimé ce premier tome. Hugh qui était un méchant dans la série des Kate Daniels ne se transforme pas en gentil agneau dans ce roman dont il est le héros. On en apprend beaucoup sur son enfance, ses origines, sa rencontre avec Roland, sa relation avec ses hommes les Iron dogs, armée légendaire de Roland. J’ai beaucoup aimé la relation avec Elara, les deux caractères difficiles se clash à tout bout de champs. Elara fait penser à Danaerys de Game of throne sur le plan physique, mais la comparaison s’arrête la. On découvre rapidement qu’elle n’est pas qu’une simple sorcière mais une créature mystérieuse, dangereuse, hors norme. On apprend aussi qu’elle traine des démons, un lourd passé, et qu’elle et son peuple se sont autrefois séparés d’un autre groupe, pourquoi, on ne nous le dit pas encore.

On retrouve ce qui fait le succès des séries écrites par Andrews, l’action, un univers bien décrit et bien défini, des personnages forts et beaucoup d’humour. Les deux personnages principaux sont passionnants à suivre, mais les personnages secondaires ne sont pas en reste. Comme dans les autres séries de l’auteur, elle ne néglige pas les personnages qui gravitent autour du couple principale, et j’ai hâte d’en apprendre plus sur certains d’entre eux.

 

 

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Dernières lectures: Les délices de Tokyo et Kayla Marchal l’exil

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De Durian Sukegawa

4/5

Sentaro est gérant d’un petit boui boui qui vend des dorayakis, des petites crêpes japonaises fourrées à la pâte de haricot confit. Il gère les lieux pour le compte d’un patron envers qui il a une dette. Un jour, une vieille dame, Tokue, se présente et se propose pour être engagée comme aide aux cuisines. Au début, Sentaro ne l’engage pas, la dame est vieille et n’a pas l’air bien solide, et ses mains toutes recroquevillées ne plaident pas en sa faveur. Mais après qu’elle lui ai fait gouter à sa pâte de haricots confits qu’elle confectionne elle même, Sentaro est convaincu: Tokue est engagée et viendra un matin sur deux pour lui apprendre et l’aider à faire les haricots confits, processus qui prend plusieurs heures. Dès lors, les ventes explosent et la clientèle augmente.

J’avais vu le film il y a quelques semaines, et j’avais adoré, alors quand j’ai vu que c’était adapté d’un roman, j’ai pas hésité. Le roman reprend donc la trame du film, Sentaro qui vend des dorayakis pour le compte d’un patron envers qui il a une dette. Il rencontre Tokue, vieille dame qui sait confectionner de la pâte de haricot confit comme personne et qui va transmettre son savoir à Sentaro. Au fil des pages, on découvre de Tokue a souffert dans sa jeunesse de la lèpre et à travers son personnage et son histoire, on découvre comment la lèpre a touché le Japon après la seconde guerre mondiale, et comment les malades étaient traités. Emmener dans des sanatoriums, on traitait les malades comme de vrais prisonnier. Ils avaient interdiction de sortir du camp, coupaient tout les ponts avec leurs familles pour qui ils étaient une honte, les malades se voyaient attribués de nouveaux noms et prénoms et toutes leurs affaires étaient brûlés à leur arrivée. Tokue raconte son histoire, son arrivée au sanatorium à l’âge de 14 ans, son mariage avec un autre malade qui sera stérilisé pour qu’il n’y ait pas d’enfant, son absence totale de contact avec sa mère, qui l’accompagna en pleure sur le quai qui l’emmenait au sanatorium de Tokyo.

J’ai adoré le roman, qui se concentre plus que le film sur la destinée des malades de la lèpre au Japon, ceux qui étaient touchés que légèrement, ceux qui conservaient de graves séquelles, la joie que les ex malades, guéri depuis longtemps, ont ressenti lorsqu’en 1996, la loi de confinement des anciens malades a été abrogée, et leur tristesse quand ils se sont rendus compte qu’à leur âge, ils ne pouvaient plus espérer ni reprendre contact avec leurs familles, ni refaire une vie en dehors du sanatorium.

L’apprentissage des haricots confits ne représente qu’une petite partie du roman, c’est plus une métaphore d’apprentissage de la vie. Tokue essaye de transmettre à Sentaro qui pourrait être son fils et à Wakana qui pourrait être sa petite fille, les leçons de vie qu’elle a apprise dans sa dure existence. C’est d’ailleurs dommage que dans le roman, la relation entre Tokue et Wakana ne soit pas plus développé, elle l’est est peu plus dans le film, car dans le roman, c’est surtout le point de vue de Sentaro qui est mis en avant, du coup on approfondie pas le personnage de Wakana suffisamment.

La première moitié du roman est parfois un peu étrange dans sa construction, dans les mots choisis, comme si la traduction du japonais au français nous fait perdre un peu de la poésie ou de la qualité d’écriture. La seconde moitié est mieux écrite, et la fin poignante, avec les déclarations de Tokue, les visites de Sentaro et Wakana au sanatorium, et les dernières pages sont très touchantes, pleines de poésie et de douceurs. Un jolie roman.

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de Estelle Vagnier

3.5/5

Kayla Marchal est une jeune morph, c’est-à-dire une humaine capable de se changer en animal et dans son cas, en loup. Les morph vivent répartis en clans et meutes, chaque clan vivant selon leurs propres règles. Kayla n’a pas connu sa mère, morte assassinée quand elle avait un an, et a été élevée durement par son grand père, le chef de meute, l’alpha. Mais alors que tous les autres membres de la meute se sont transformés en loup dès la puberté, Kayla n’a toujours pas réussi. Depuis elle est au mieux ignorée au pire battue par ses pairs. Pour son 18e anniversaire Kayla est mise à la porte par son grand père, qui décide qu’elle ne peut plus vivre parmi eux tant qu’elle n’aura pas réussi à se métamorphosée en loup. Se sentant trahie par sa seule famille, Kayla n’a pas d’autre choix que de prendre la route. En s’arrêtant en ville, elle fait la connaissance d’une nouvelle meute et décide de rester. Elle fait alors la connaissance d’autre morph.

J’ai découvert ce titre d’urban fantasy sur amazon, et après avoir lu quelques avis positifs, je me suis lancée. C’est écrit par une française et j’aime bien donnée une chance aux écrivains français dans le domaine de l’urban fantasy ou du fantastique, on a parfois de bonnes surprises.

Ici au départ, on ne sort pas trop des sentiers battus, un monde de morph (ou changeforme), des clans, des meutes, une héroïne jeune et jolie un peu naïve et un triangle amoureux en apparence.

Mais pas d’inquiétude, finalement je ne trouve pas que l’auteur soit tombé dans le piège du triangle amoureux et c’est tant mieux. Car même si les trois héros masculins sont décrits comme de vrais apollons, Kayla ne ressent rien pour deux d’entre eux, et c’est assez vite que le lecteur s’en rends compte.

J’ai beaucoup aimé finalement. L’univers est bien décrit, bien maitrisé par l’auteur, les clans, les meutes, la mythologie et l’histoire de ce peuple qui vit parmi les humains ou pas, sans pour autant se mélanger. Ce premier tome présente cet univers et ces caractéristiques, son passé et ses conflits intérieurs. Il présente aussi les personnages et si j’ai adhéré dès les premières pages à ce roman, c’est surtout pour son héroïne, Kayla, qui m’a plut. Elle n’est pas une pauvre jeune fille sans défense qui doit toujours être sauvée in extremis par de beaux mâles en puissance, en tant que morph elle a une force supérieur à la majorité et en tant que futur Alpha, elle a une puissance souvent supérieur aux communs des morph. C’est elle qui raconte l’histoire, elle a de l’humour, de la répartie, mais n’est pas sans défauts, car la belle Kayla n’est quasiment pas sortie de son clan durant ces 18 premières années, et coté relationnel elle n’est pas très douée.

Alors évidemment elle n’est pas très douée pour communiquer avec les garçons, elle perd souvent tous ses moyens. Mais j’ai justement aussi beaucoup aimé sa fraicheur, son naturel, son manque d’assurance, ses maladresses, après tout elle a 18 ans tout juste et ne connait pas grand-chose du monde extérieur.

C’est un roman qui se lit facilement, l’auteur ne s’embête pas de descriptions lourdes, juste ce qu’il faut, il y a de nombreux rebondissements plus ou moins importants, souvent de l’action, toujours bien écrit, et les dialogues sont souvent drôles. Bref, je l’ai lu en une nuit et une matinée, je l’ai commencé  à 00h30 je me suis arrêtée à contre cœur à 5h du matin et heureusement pour moi on était vendredi soir, donc après une grasse matinée je me suis remise à la lecture pour terminer ce roman assez vite.

Ce n’est pas souvent que je tombe sur un roman qui me tient en otage comme ça, pour qui je n’arrive pas à reposer le livre, avec les pages qui tournaient presque toutes seules. Bon après ce n’est pas le roman du siècle, mais c’est une histoire qui m’a beaucoup divertie, qui m’a bien changé les idées, et ce sont des personnages pour lesquels je me suis tout de suite attachée et que j’ai eu un peu de mal à quitter. La fin du roman nous fait bien comprendre que l’ont vient de voir seulement le haut de l’iceberg concernant le monde des morphs et des clans, et que toute une histoire bien plus importante se joue. J’ai vraiment hâte de lire la suite et de retrouver cet univers, en espérant que l’auteur garde la même fraicheur, et ne noircisse pas trop l’univers et la destinée des personnages comme c’est souvent le cas dans la fantasy que j’ai pu lire jusqu’ici. Le roman n’est paru que début avril, donc je me doute que je ne lirais pas la suite dans les semaines à venir, en espérant que l’auteur à déjà écrit le second tome, à suivre…

 

Magic Shift et Burn for me d’Ilona Andrews

Magic shift

4/5

Kate Daniels commence sa nouvelle vie de femme “rangée”, avec Curran son futur mari et Julie sa fille adoptive. Fini la Meute et les problèmes politiques qui vont avec. Kate ne devient pas non plus une gentille femme au foyer, elle est toujours Mercenaire, pour gagner sa vie et pour garder la forme. Et voilà qu’elle découvre qu’une horde de goules déambulent à la frontière d’Atlanta, ville qu’elle s’est appropriée grâce à ses pouvoirs, à la fin du tome précédent, pour éviter que son puissant père ne mette la main dessus en premier. Du coup elle se sent une nouvelle responsabilité, celle d’assurer la sécurité de la ville.

J’étais plus que contente de retrouver les personnages de cette série d’urban fantasy, ma préférée du genre. J’adore le personnage de Kate, son humour, son don de se mettre toujours dans le pétrin, sa façon de foncer tête la première dans la bagarre. J’adore sa relation avec Curran, cet équilibre entre les deux, il n’y a jamais de dominant, chacun équilibre l’autre, chacun apporte quelque chose, on est loin des relations homme fort/femme faible, qu’on trouve souvent dans les romans de ce genre. J’adore leur couple, l’évolution à chaque tome.

Les intrigues sont toujours aussi prenantes à suivre, les rebondissements, l’action, les pages tournent toutes seules. Et comme toujours dans ces romans, les personnages secondaires sont toujours aussi passionnant à suivre, que ce soit Julie qui grandit, Doolitle, Jim, Derek, Andrea, Ghastek, tous sont toujours aussi bien approfondi, aussi bien ancrés dans l’intrigue, aussi bien reliés au récit. On fait mieux connaissance avec Luther, aperçut rapidement dans le tome 4 et qui apporte beaucoup d’humour, un personnage intéressant que j’espère revoir dans les prochains tomes. Et puis j’adore lire les conversations entre Kate et son père, le puissant Roland, qui appelle sa fille “blossom of my heart”, et qui l’accueille avec des “my day is brighter”, j’adore! On ne sait pas encore trop à quoi s’attendre de sa part, vis à vis de sa fille, mais je ne peut pas admettre qu’il lui veuille du mal, en tout cas je l’espère!

Une série à laquelle je suis accroc, pour qui j’ai un attachement très particulier. Je me suis mise à relire les premiers tomes, en attendant de lire le prochain, probablement en aout 2016.

description

(couverture rejetée par les éditeurs, mais tellement mieux que celle qu’ils ont conservés, même si elle n’est pas géniale…)

Burn for me
4/5

Dans un monde qui pourrait être le notre, certaines personnes naissent avec des pouvoirs magiques. C’est dû à un sérum inventé à la fin du 19e siècle, qui développait des capacités surhumaines chez certaines personnes, et qui se sont transmises de génération en génération. Il y a plusieurs niveaux dans les dons que développent ces personnes, les plus puissant étant ceux qu’on appellent les “primes” et qui sont considérés comme des gens privilégiés, puisque grâce à leurs pouvoirs ils se sont fait une fortune et un nom. De nos jours Nevada Baylor est née avec quelques dons, notamment celui de savoir si on lui ment ou pas. Nevada vit avec sa mère, sa grand mère, ses deux jeunes sœurs et ses deux jeunes cousins. En tant qu’ainée, c’est elle qui a repris l’agence de détective crée par ses parents. Alors qu’elle ne s’occupe que de mari volage et d’arnaque à l’assurance, elle est contactée par Augustine Montgomery, un “prime” qui se trouve être le propriétaire financier de l’agence Baylor. Nevada n’a pas d’autre choix que d’accéder à sa demande, celle de rechercher et de ramener vivant le jeune Adam Pearce, un “prime” mégalo et quelque peu cinglé qui vient de mettre le feu à une banque grâce à ses pouvoirs, entrainant la mort d’un vigile. Retrouver Pearce n’est pas trop difficile pour Nevada, elle a de l’expérience dans le domaine, et son don l’aide aussi un peu, mais elle se sait incapable de ramener un prime aussi puissant que Pearce. Elle croise alors la route de Mad Rogan, un autre prime connu pour sa violence, qui a aussi pour objectif de mettre la main sur Pearce.

Comme j’ai adoré la série des Magic, j’ai été très contente de voir que l’auteur entamait une nouvelle série d’urban fantasy. Mais quand j’ai vu la couverture de ce premier tome à sa sortie en octobre 2014, j’ai fait l’impasse. La couverture, en plus d’être très moche, me donnait vraiment l’impression de me lancer dans un roman harlequin, (ici pour les curieux, je ne peux même pas mettre la couv sur ce blog, je la trouve trop à vomir, c’est pas possible!!) au point que durant plusieurs mois, j’étais persuadé qu’il s’agissait d’une pure romance, surtout que le titre n’arrangeait rien. Du coup, je n’étais pas intéressée jusqu’à ce que je découvre qu’il s’agissait bien d’urban fantasy.

Bien évidemment, il y a de la romance dans ce roman, mais pas plus que dans la série des Kate Daniels, c’est surtout l’histoire, l’intrigue et un univers bien particulier qui est mis en avant, ainsi que le caractère des personnages principaux et secondaires.
J’ai donc beaucoup aimé, j’ai retrouvé tout ce qui a fait le succès de la série des Kate Daniels: Une héroïne attachante et forte mais pas sans faille, des personnages secondaires intéressants qui seront surement encore plus développés dans les prochains tomes, comme Bern le cousin geek de Nevada, la grand mère Frida qui apporte beaucoup d’humour, Augustine le patron froid mais pas si inhumain que ça, ou sa secrétaire qui sera surement un peu plus développée dans le prochain tome, et puis Mad Rogan bien sur, sa relation avec Nevada est explosive et drôle, j’ai beaucoup aimé.

L’univers est bien dessiné, on devine que l’auteur s’est un peu freinée et s’est contentée de faire une belle présentation sans trop approfondir, histoire que le lecteur puisse se familiariser avec ce monde dans lequel certaines personnes ont des pouvoirs paranormaux. Ici, c’est du à un sérum inventé à la fin du 19e siècle. Ceux qui l’ont testés ont développer des pouvoirs, télékinésie, pyrotechnie, ou encore télépathie. Certains ont des pouvoirs plus développés que d’autre, d’où une hiérarchie parmi ses nouveaux mages, les plus puissants étant les primes, dont les ainés ne se marient qu’avec d’autre primes afin de conserver un maximum de pouvoir dans les générations suivantes.

En bref, de l’humour, de chouettes personnages, une relation entre Mad et Nevada très prometteuse, une bonne intrigue, un univers intéressant dont les bases sont bien posées, de l’humour, de l’action, et des pages qui tournent toutes seules, vivement la suite!

Magic breaks de Ilona Andrews

4.5/5

coup de coeur

7e tome des aventures de Kate Daniels, Curran, Jim, Doolittle, Andrea, Rapahel, Julie, Derek, Ascanio, et bien d’autre, dans cet Atlanta “post shift”, où la magie a repris ses droits sur la technologie. Dans ce nouveau tome, Kate doit affronter Hugh, qui n’est pas mort malgré ce qu’elle lui a fait subir dans Magic rises, et qui complote contre elle et les siens. Elle sent aussi venir le temps où elle devra enfin affronter son père, Roland, cet homme quasi indestructible qui a traversé les siècles, qui a tuer sa mère, et qui a pour réputation de ne jamais laisser vivre les enfants qu’il pourrait avoir.

ça fait bien un an que j’attends de pouvoir lire ce 7e tome! Je l’ai acheté en format kindle, le jour de sa sortie à minuit pile, je ne pouvais pas attendre une semaine minimum de le recevoir par la poste, et je l’ai terminé en deux jours.

J’adore cette série de romans, d’abord grâce à l’héroïne. Kate est une femme de caractère, une guerrière, elle a été élevée à la dure, dans le seul but de devenir une arme future contre son père. J’adore son faux air blasée, j’adore son sens de la répartie, sa manière de se battre, j’adore sa force, l’a voir mettre au tapis des adversaires sans pour autant vouloir en mettre plein la vue, Kate est aussi discrète et n’aime pas attirer l’attention des autres. Son duo avec Curran est toujours autant intéressant à lire, leur relation évolue, devient plus forte, plus grande avec les épreuves, l’intérêt de leur relation ne retombe jamais avec les romans qui passent. Ce que j’ai toujours apprécié dans leur relation, c’est l’équilibre qui existe entre eux. Contrairement à beaucoup de romans d’urban fantasy, ils ne sont pas tout l’un pour l’autre, oubliant les autres, oubliant le monde qui les entoure. Ils ne vivent pas que pour l’autre, leur relation est saine. Kate a des responsabilité, elle élève Julie, une ado qu’elle a recueilli, elle a beaucoup de gens qui dépendent d’elle, elle a un boulot prenant qu’elle ne peut pas laisser tomber, certaines obligations. Pareil pour Curran, lui aussi à des responsabilité, tout un peuple qui attend ses directives.

Autre chose que j’adore toujours autant dans ces romans, c’est les nombreux personnages secondaires, Jim le chef de la sécurité un brin parano, Ascanio un ado rebelle, Doolittle le docteur du groupe qui applique sa science, ses soins et sa sagesse. Il y a beaucoup de rôles secondaires qui ont plus ou moins d’importance selon les tomes, et qui sont quoiqu’il arrive, toujours bien développés, bien intégrés dans le récit. Et j’ai été très contente de faire la connaissance du couple Thomas et Robert, et surtout de retrouver Christopher, moitié fou moitié génie.

Dans Magic breaks, comme dans les tomes précédents, il y a pas mal de révélations, pas mal de rebondissements, et surtout beaucoup d’actions, on ne s’ennuie jamais à suivre les personnages dans l’Atlanta post shift, pleines de phénomènes et de créatures magiques, souvent pour le pire, plus que pour le meilleur. Dans ce 7e tome, LA chose la plus marquante reste la rencontre avec Roland, après tout ces romans à en entendre parler, à voir Kate trembler en pensant au jour où elle le rencontrerait. Coté suspense, j’avais compris depuis un moment que cette rencontre ne se ferait pas dans la violence et le sang, l’image que Kate a de son père est erronée, déformée, le personnage s’avère beaucoup plus complexe que ça, et leur confrontation sera aussi beaucoup plus complexe qu’une simple bataille ou combat un contre un. Je ne fut donc pas surprise par leur entretien, et j’ai adoré lire leur conversation.

Encore un très bon cru de la part de Ilona Andrews, cette série est véritablement attachante tout comme ses personnages, un vrai plaisir que de lire les aventures de Kate et Curran, l’évolution des personnages et de l’intrigue est très bien sentie, et on ne voit pas le temps passé en leur compagnie, et l’humour est toujours présent. Y’a plus qu’à attendre l’année prochaine pour le prochain tome, que je m’empresserais de lire, comme d’habitude.

Kate Daniels – Magic rises (tome 6)

de Ilona Andrews

4.5/5

coup de coeur

Kate et Curran voit leur quotidien chamboulé quand Maddie, une enfant shapeshipter vient d’atteindre l’adolescence et voit son état dégénéré. C’est un processus qui arrive souvent chez les jeunes shapeshifpters, qui retournent à un état sauvage et violent à l’adolescence, obligeant les parents de ces derniers malchanceux à les tuer purement et simplement. Seul le panacée, une substance à base de plantes et de magie, peuvent arrêter ce processus et les guérir. Curran décide alors d’accepter la demande d’un pack européen de Shapeshifter qui lui demande de venir arbitrer un conflit entre plusieurs pack et d’assurer la sécurité d’une femme enceinte, dont l’héritier aura une grande importance dans la résolution du conflit. Kate et Curran savent que c’est un piège, mais ils ne peuvent pas ne pas sauter sur l’occasion de pouvoir ramener du panacée. Avec une dizaine d’alliés, ils partent pour l’autre coté de l’atlantique.

C’est une série d’urban fantasy que j’adore, l’une de mes séries préférées. Pour ceux qui ne connaissent pas, l’histoire se déroule dans un futur proche dans lequel la magie, qui était endormie depuis l’antiquité, s’est à nouveau réveillé, reléguant la technologie au placard. Dorénavant, des vagues de magie intenses et des vagues tech se succèdent, détruisant souvent les constructions. Évidemment, plus d’avion, les voitures sont soumis à la déferlante de vagues magiques, tout comme l’électricité et le téléphone. Je ne parlerais pas de tout ce qui fait ce monde originale, les différentes espèces, les différentes structures, les différents personnages, autre secrets et autres révélation, c’est quand même le 6e tome!

Quant est il de ce nouvel épisode que j’attends depuis un an maintenant? c’est toujours aussi géniale à lire. C’est une des choses qui démarque la série d’Ilona Andrews des autres nombreuses séries d’urban fantasy, les tomes passent et la qualité est toujours présente, que ce soit dans les intrigues ou dans les évolutions de personnages.

L’héroïne est toujours aussi attachante. Kate est une personne forte, qui n’est pas la plus belle des femmes, mais qui a un sacré caractère. Sans parler de son origine plutôt effrayante, qu’elle est obligée de caché pour sa propre sécurité mais aussi pour ne pas faire flipper son entourage, peu savent sa véritable identité. J’adore Kate, j’adore sa combativité, son humour, son sang froid, sa façon de combattre.

L’un des points fort de cette série c’est aussi la relation entre Kate et Curran, il faut attendre le tome 4 pour que les deux guerriers qui se cherchent et se tournent autour finissent par former un couple. En générale, une fois que les deux héros se sont enfin trouvés les choses deviennent moins passionnantes, ici ce n’est pas du tout le cas, c’est toujours aussi intéressants de les voir en couple, de lire leurs disputes, leurs différences, comment ils gèrent leur vie.

Les personnages secondaires sont aussi une force dans ces romans, j’adore quasiment tout les personnages secondaires, que ce soit le médecin sage et tranquille Doolittle (que j’imagine toujours sous les traits de Morgan Freeman), Julie, l’ado rebelle que Kate à prise sous son aile, Derek, un ami de confiance, Andrea sa meilleure amie, et puis Mahon, Jim, Raphael, et j’en passe, il y en a beaucoup mais tous ont été développés et tous sont attachants à leurs façon avec leurs défauts.

Et puis, dans chaque tome, il y a une intrigue bien travaillé, et qui passionne, ce ne sont pas seulement les relations entre les personnages, les intrigues sont tout aussi prenantes et on ne s’ennuie pas une seconde quelque soit le volume.

Toujours autant d’humour, toujours autant de rebondissements, et comme souvent, j’adore aussi les rencontres parfois étranges que fait Kate dans ses aventures et ici c’est sa rencontre avec Astamur le berger et Astany que Kate décrit comme une sorte d’hobbit. Leur rencontre est vraiment drôle à lire.

En bref, encore un tome qui m’a absolument enchanté, j’ai été vraiment très contente de retrouver Kate et Curran, et tous les autres personnages, ils m’avaient manqué! toujours autant d’action, toujours autant d’humour, et quelques moments plus sombres. Ce qui est bien aussi avec cette série, c’est que chaque tome développe des intrigues indépendantes, même si une intrigue reste toujours ouverte au fil des tomes, ce qui est plaisant, on ne finit jamais sur un cliffangher insupportable. Vivement la suite! encore au moins trois autres tomes devraient sortir dans les années à venir. Je recommande fortement cette série à ceux qui ne l’ont pas encore lu!