Lost in Japan (4) Kyushu et retour à Tokyo

Notre deuxième semaine au Japon est déjà entamée, et on a pas hâte de rentrer! Ce matin on se lève tôt pour se rendre au sud du pays, l’île de Kyushu. Pour ça, on retourne à Osaka puis on change de shinkansen pour Kumamoto, (3h15 de train). Kumamoto nous accueille avec le soleil et une douceur bienvenue! On décide de marcher depuis la gare, environ une bonne vingtaine de minutes, et en chemin on passe devant une vitrine derrière laquelle une dame nous salue plein d’enthousiasme, j’ai un peu l’impression qu’elle vient de voir son personnage Disney préféré! Jusqu’ici ce sont plutôt les petits écoliers qui nous saluaient.

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Kumamoto castle

Une fois les valises déposées, on repart pour visiter la ville sous un beau soleil et des températures qui frisent les 25 degrés. A Kumamoto, c’est surtout son château qui est connu, les guides en parlent comme l’un des plus beaux châteaux du pays, mais comme pour le pavillon d’or, on est déçu. De l’extérieur, c’est assez impressionnant, mais à l’intérieur, il n’y a quasi rien à voir, tout est bétonné, plastifié, bref, ça fait pas château historique, et on nous fait monter jusqu’au sommet pour apprécier une vue pas plus spectaculaire que ça. On redescend vite fait, et on se rend à une dizaine de minutes du château, à travers un parc, pour visiter the former Hosokawa residence, une maison de samouraï datant du 17e siècle. Notre billet pour visiter le château incluait la visite de cette maison, et heureusement, vu la déception première!

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Hosokawa residence

La visite de la maison commence par l’habituelle abandon de ses chaussures à l’entrée, ce que j’adore faire, je trouve ça très confortable! Je ne m’attendais pas à une maison aussi grande, et les pièces que l’on contourne grâce aux couloirs de bois extérieurs, sont toutes très intéressantes à voir, sans parler des jardins zen; c’est une visite qui m’a énormément plut, c’est la fin de la journée, le soleil éclaire doucement la maison, et surtout, il ne doit y avoir que 3 ou 4 autre visiteurs, on a donc l’impression d’être seul. Je prendrais mon temps pour la visiter cette maison, et un quart d’heure avant la fermeture, on quitte les lieux, apaisés et reposés.

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Hosokawa residence

Après un long détour à travers la ville, retour à l’hôtel, mais pour s’apercevoir que la chambre est bourrée de moustiques. J’en écraserais une bonne dizaine, si ce n’est pas plus, mais plus j’en écrase, plus il en arrive, on se demande si il n’y a pas un nid ou un conduit par lequel ils arrivent en masse. Le lendemain, mon amie se réveille avec des tas de piqures de moustiques énormes sur les bras, alors que moi, rien. On s’en plaint à l’accueil et on nous assure que le nécessaire sera fait, avec force inclinations et sourires.

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Kumamoto

Pour notre deuxième journée, on veut se rendre au mont Aso, un volcan encore en activité, qui se situe à environ 1h30 de route depuis Kumamoto. Au départ, notre objectif était de se rendre à Takachiho, des gorges magnifiques dans lesquelles on pouvait faire de la barque, ou marcher sur les rives, mais maintenant qu’on est un peu mieux rodés sur les distances et autre moyen de transports, sans compter de l’heure à laquelle se couche le soleil, on laisse tomber cette visite qui nécessitait trois heures de bus aller et trois heures retour, sans compter qu’il n’y avait qu’un bus par jour pour nous ramener à temps à Kumamoto et on a pas voulu prendre le risque!

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Le cratère du Mont Aso

A la place on se rend à la gare pour prendre un train régional et aller visiter l’une des attractions les plus populaires et recommandées de la région. On est sensé prendre un express mais on se trompe et on prend un train locale qui nous arrête à une gare perdue au milieu de nulle part. Un japonais qui parle très bien l’anglais nous dit qu’il se rend lui aussi au mont Aso, mais est autant perdu que nous. On demande à la petite gare où un vieux monsieur nous montre les écrans de contrôle pour nous montrer le quai du prochain train pour le mont Aso qui passera dans…1 heure! bon on relativise, il fait super beau, chaud, et pour la première fois de notre séjour on tombe sur des brochures en français! on finit par repartir avec le second train. A l’arrivée, on a très faim mais on ne peut pas s’attabler au petit resto de la gare, notre bus pour le mont démarre dans 20 minutes. A la place on se rend au marché couvert qui propose en plus des produits de la région, des tas de choses à emporter pour manger. Comme on ne se sent pas l’esprit aventureux concernant la nourriture, on prend ce qui ressemble à des petits pains perdus, des brioches et du pain au céréales. Le bus monte dans les hauteurs pendant une petite demi heure, et les paysages sont époustouflants, entre forêt de pins et champs à perte de vue. Le bus fait un petit stop pour qu’on prenne en photos le paysage et un volcan éteint recouvert de végétation. Parmi les touristes, ce sont quelques américains, mais ce sont surtout des chinois qui nous accompagnent. Arrivée à destination, il nous encore prendre un téléphérique, pour 4 petites minutes, qui nous amène directement au bord du cratère.

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Le Mont Aso et ses alentours

La vue de là haut est magnifique et pas un nuage dans le ciel. La fumée épaisse sort du cratère, mais ne vient pas vers nous. L’alerte du volcan est quand même à l’orange (le niveau suivant est le rouge et l’évacuation), on déconseille aux personnes qui ont des problèmes de santé, notamment respiratoires, de monter au cratère. On se tient vraiment au bord du cratère, il n’y a pas vraiment de barrière, il faut donc faire attention. On ne verra pas de lave, mais la fumée est assez impressionnante. On restera un moment au sommet à admirer la vue, puis nous redescendons.  Je passerais tout de même la soirée avec la gorge légèrement irritée et sèche à cause des émanations de souffre.

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Le soir, on dine dans un resto japonais, puis retour dans notre chambre, où on ne voit pas de nouveau moustiques…durant les cinq premières minutes! certes, il y en a moins que la veille, mais encore cette impression qu’ils sont entrés après notre arrivée. Le lendemain, je me réveille avec deux petites piqures, et mon amie encore de nouvelles blessures de guerre. Bref, on remonte à l’accueil et on souligne le problème et cette fois ci, après mille excuses, ils nous proposent de nous changer de chambre, ce qu’on accepte et cette fois ci, pour notre dernière nuit à Kumamoto, aucun moustique ne viendra nous ponctionner.

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Sakurajima

Pour notre dernière journée à Kyushu, on prend le shinkansen pour Kagoshima, la ville qui se trouve à l’extrême sud de l’île, (les lieux les plus au sud du pays étant les îles Okinawa à 25 heures de ferry). A Kyushu, il y avait de magnifiques lieux naturels que j’aurais voulu visiter, mais il fallait se rendre à l’évidence, il nous aurait fallut plus de temps, trois semaines de voyages dont une consacrée à Kyushu, pour pouvoir faire ces lieux, d’autant qu’ils sont assez loin et que les atteindre auraient pris du temps. On aurait pu louer une voiture, mais quand on y a penser c’était trop tard, car les formalités voulaient que l’on fasse traduire le permis de conduire, et que l’attente était de trois semaines. Mais même avec une voiture, notre temps passé sur Kyushu était trop court pour tout faire.

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Sakurajima

Kagoshima a un intérêt particulier, c’est l’île de Sakurajima, avec son volcan en activité, l’un des plus actifs et des plus meurtrier du pays, avec de fréquentes explosions. On se rend donc sur la cote et la marina, pour prendre un ferry, une dizaine de minutes de promenade sur la mer, avant d’arriver sur Sakurajima (la traversée ne coute qu’un euros). Sur l’ile, on ressent encore plus le soleil et la chaleur. On marche le long de la cote, on passe sur une plage, dans un parc, on traverse une promenade avec des bancs qui font fassent à la baie, un peu comme la promenade de Brooklyn. On s’arrête au parc Nagisa qui propose de se reposer les pieds fatigués dans des bains rempli d’eau volcanique. Deux ou trois japonnais sont déjà installés. On s’assoit sur les plateformes en bois, on remonte nos pantalons jusqu’au genou et on plonge pieds et mollets dans la source d’eau très chaude et ça fait un bien fou! Assis face à la mer, on verra même au loin, un groupe de dauphins, la baie étant connu pour leurs passages. Je reste une bonne vingtaine de minutes, jusqu’à ce que le soleil m’ait suffisamment tapé sur la tête et je rentre faire un tour dans le centre touristique, qui explique le fonctionnement du volcan, les différentes éruptions du Sakurajima, et je découvre que les minéraux ont fertilisé la terre à telle point que l’île est connue depuis longtemps pour faire pousser les plus gros radis japonais du pays, (30 kilos le radis!). Dans le centre, il n’y a quasiment personne, et un vieux monsieur très gentil (c’est souvent le cas ici) qui travaille à l’entrée, me demande de noter sur son registre mon pays d’origine. Je regarde la feuille du jour, que des asiatiques pour l’instant.

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Après notre journée à Sakurajima, on reprend le ferry et on se promène aux alentours de l’aquarium.Dans un petit détroit du port, des agents de l’aquarium viennent de débuter un numéro avec quelques dauphins qui viennent des bassins intérieurs; on profite du spectacle gratuit, c’est toujours impressionnant de voir des dauphins d’aussi près, même si cette fois ci ils ne sont pas dans leurs environnement naturel. On décide d’aller manger un bout vite fait, histoire de se reposer un peu et retour à la gare pour rentrer à Kumamoto.

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Senso Ji et les boutiques de souvenirs

Le lendemain, on se lève tôt pour attraper de justesse le shinkansen pour Osaka. Aujourd’hui nous retournons à Tokyo, et le trajet et de presque 7 heures de train. On dit donc au revoir à Kyushu et surtout à son climat ensoleillée et chaud. Le trajet passe beaucoup plus vite que ce que j’aurais crut et une fois que notre correspondance à Osaka a démarré, je demande à un contrôleur de m’indiquer à quel moment le train passera près du mont fuji. Ma dernière chance pour apercevoir cette foutue montagne! mais le temps, à l’approche de Tokyo, est nuageux, et tout ce que je peux voir, c’est la base du mont fuji, qui disparait vite sous les nuages. C’est bien dommage, surtout que le train passe vraiment très près! Une fois à notre hôtel de Tokyo, il ne reste que très peu de temps avant le coucher du soleil, donc je laisse tomber les visites des parcs, et je pars pour le quartier de Ueno, laissant mon amie aller faire du shopping.

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Ginza

Je passe devant la galerie marchande dont les souvenirs sont bien plus chers qu’à Kyoto, et je passe devant le senso ji que je prend en photos. Puis je m’enfonce dans les ruelles attenantes, à la recherche du Chingodo ji, un temple dédié aux animaux sacrés qui sont les héros du dessin animé Pompoko. Je ne trouve pas comme d’habitude à Tokyo, les plans me perdent plus qu’autre chose. Un homme vient alors à ma rescousse, je ne sais pas trop de quelle origine il est, indien, japonais, moitié moitié? ce qui est sur c’est qu’il parle très bien l’anglais et très bien le japonais, et il joue les interprètes auprès des vieux commerçants de la rue, à qui il demande le chemin du Chingodo ji. On finit par trouver, quelques mètres plus loin mais il est fermé. On discute un peu sur le chemin du retour, il adore paris, il y a vécut, mais les gens sont “pas très doué avec l’anglais”!

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japon 1162Tokyo Tower

le soir dernier diner japonais, riz, bouillon de poules, poulet frits, avant de se rendre à la tokyo tower. On monte à l’étage et la vue sur la capitale de nuit est bien plus époustouflante que de jours, avec tous les clignotements rouges aux sommets de tous les buildings, impressionnant.

vlcsnap-2013-11-12-21h35m38s63 vlcsnap-2013-11-12-21h37m41s18Vue depuis la Tokyo Tower

Samedi, notre dernière journée en terre japonaise, on se lève tôt pour profiter de nos dernières heures, je me rends au Shinjuku gyoen, un immense parc, qui se compose de jardins japonais, anglais, de coin beaucoup plus boisés, à la française, il y a même une roseraie, c’est immense, et j’en fais un grand tour, admirant les présentations de chrysanthèmes, il y a même un petit sakura qui a perdu ses feuilles mais qui a quelques fleurs ouvertes, étrangement.

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Je finirais par les serres tropicales qui sont assez impressionnantes. Nénuphars, bananes, fruits tropicaux, il fait une chaleur moite écrasante!

japon 1243  japon 1237Serres tropicales du Shijunku Gyoen

Après le déjeuner, pour l’après midi, je me rends à nouveau au Koishikawa gyoen, mon coup de cœur, pour le revoir une dernière fois et je ne regrette pas ma seconde visite, toujours aussi enchanteur.

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Koishikawa Gyoen

La pluie commence à nouveau à tomber, et on se rend à nouveau au Hyatt park. On y prendra l’afternoon tea, quelques canapés salés, des pâtisseries, des macarons, une limonade particulièrement bonne et un thé vert japonnais, (qui ne sont pas mes thés préférés finalement!). Les petits canapés salés étaient très bons, les pâtisseries très originales et légères, par contre, les macarons n’étaient pas du tout terrible! le service toujours impeccable, on était cette fois ci au Peak lounge. On montera tout de même au 52e étage pour jeter un œil sur la vue, avant de repartir. On fera un dernier tour dans le quartier de Harajujku, une sorte de camden japonais, avec toutes les filles et garçons déguisés dans toutes sortes de tenues farfelues, puis retour à l’hôtel pour récupérer les valises. Le décollage est prévu pour 1h du matin et à l’enregistrement des bagages, trois hôtesses s’occupent de nous aider à poser nos valises sur le tapis, à nous demander nos passeports, efficace et rapide. Après le décollage, il faudra s’armer de patience, parce que nous sommes partis pour 12 heures de vol jusqu’à Dubaï, 6 heures de transit, et 9heures de vol jusqu’à Paris, où nous atterrissons à 19h30, le dimanche soir, la reprise au boulot ne sera pas facile!

japon 1299 japon 1298Afternoon tea ou plutôt high tea (c’est à dire que des sucreries) au Hyatt Park

japon 1309Coucher de soleil depuis l’avion (ou lever je ne sais plus!)

Le Japon est donc un voyage qui m’a marqué, Tokyo, ses cartes et adresses incompréhensibles, la gentillesse des gens, la folie ordonnée de Shibuya, la tranquillité apaisante du Koishikawara gyoen, le repas idyllique que j’ai mangé au hyatt park, la vue impressionnante la nuit depuis la tokyo tower, le nombre incroyable de câbles et fils électriques qui encombrent les rues (apparemment, rien ne passe en sous sol), le coté froid du quartier des affaires, le charme de Kyoto, ses jardins enchanteurs, le soleil et le climat agréable de l’ile de Kyushu, son volcan, ses paysages époustouflants, ses trajets en train le long de collines et de forêts…Le Japon c’est une tout autre culture, et même si la mondialisation est passée par là (macdo, kfc, burger king, mister donuts, starbucks à tout les coins de rues), ça reste un pays à part, sa population toujours aimable, toujours souriante, qui aide bien volontiers les étrangers à se repérer, mais qui reste bien mystérieuse… ses bus aux sièges de lilliputiens, cette contradiction qu’on croise partout entre le très moderne et le vieillot, entre cette impression d’être au 21e siècle et encore coincé dans les années 70/80, ça fait parfois drôle. J’ai adoré croisé tout ces écoliers en uniformes, côtoyer les hommes d’affaires bruyant après quelques verres à décompresser les vendredis soirs, voir les mariages traditionnels si solennels, voir des paysages si beaux et en même temps si familiers, que l’on retrouve dans les films d’animation et autre mangas, ces nombreux passages à niveaux, ces chats qui sont vraiment adorés par les japonais, et qui se baladent partout…Ce fut un voyage riche en couleurs, paysages, odeurs, rencontres. Dommage de ne pas avoir vu le mont fuji, dommage de ne pas avoir eu une semaine de plus pour voir certaines autres petites choses (explorer encore plus l’île de Kyushu ou visiter Kanazawa et Takayama), ce sera l’excuse pour peut être y retourner un jour, dans un futur lointain.

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Lost in Japan (1)

En hommage à un film qui fait partie de mes coups de cœurs, je ne pouvais pas ne pas titrer mon article autrement pour vous raconter mon voyage au japon. Je viens tout juste de rentrer de deux semaines au pays du soleil levant, et j’ai encore du mal à croire que je sois véritablement aller là bas!

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Ce projet fut lancée à noël dernier, alors que je me trouvais chez une de mes amies, à Mons avec qui je parlais voyages; Elle me lance qu’elle aimerait bien aller au japon, je dis que moi aussi, “ça te dis qu’on aille ensemble au japon?”  me demande t-elle, “oui ça me dis bien”, je réponds, “ok”, et voilà, notre projet venait de naitre. Au mois de février le billet d’avion est pris, et comment résister à cette promotion assez extraordinaire sur le site d’emirates airlines? 430 euros l’aller retour avec correspondance par dubai, sur l’A380.

Tout le monde nous disait que la vie au japon était chère, mais après quelques recherches, les hôtels se sont avérés plus que raisonnables et même bon marchés pour certains d’entre eux. Pour nous aider à mettre au point un itinéraire, je suis aidée par certaines personnes, une amie franco japonaise, les guides, internet, et Adalana qui a gentillement répondu à mes mails.

Le départ s’effectue donc à la mi octobre, décollage pour Dubai, puis transit pour trois petites heures avant d’embarquer pour 9 heures de vol. Films, séries télé, musiques, les écrans interactifs installés dans l’avion nous permettent de passer le temps. On passe au dessus des alpes, des balkans, de la Turquie, de l’Irak, de Dubai, de la Chine et enfin on atterri à Narita airport.

ça fait tout drôle de se retrouver dans ce pays si lointain, un pays qui a été longtemps fantasmer aux travers des nombreux mangas que j’ai vu ou que j’ai lu depuis mon enfance. On trouve assez rapidement les transports pour relier l’aéroport au centre ville, et notre hôtel se trouve juste à coté du quartier de Ueno, dans le nord. On arrive vers 19h donc douche et dodo, pour pouvoir commencer sur de bonnes bases la visite de la capitale.

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Le lendemain on se réveille en bonne forme. Notre chambre d’hôtel n’est pas un palace pour le prix que ça nous a couté. On a des lits confortables, une douche qui fuit, une fenêtre qui donne sur le mur du bâtiment d’à coté, qui se trouve à environ 50 cm, 15 cm de poussière sous les lits, une odeur d’humidité, des tâches de champignons sur la tapisserie du mur…il ne faut pas trop gratter sous la surface sinon on ne dort plus!

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Le Meiji Jingu et les mariages traditionnels

Notre première matinée, après l’achat d’un pass métro à la journée, se passe à comprendre le système du métro, qui s’avère très simple si ce n’est l’existence de plusieurs compagnies de métro, parfois privée, que notre pass ne couvre pas, puis direction Meiji jingu, un temple qui se trouve au cœur d’un très beau parc boisé. Il ne fait pas beau sur Tokyo, mais il ne pleut pas (pas encore), on se balade dans le parc avant de visiter le temple, regarder les gens faire des prières, ou écrire des vœux. Et puis surtout, on voit autour de nous des couples qui viennent se marier, en tenues traditionnelles, entourés de toute leurs familles habillées pour l’occasion, procession, poses photos officielles, les touristes peuvent voir les différents mariages se succéder sans pour autant gêner de leur présence. Les couples jouent même le jeux avec les touristes qui les prennent en photos.

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Premier repas en terre japonaise

Après la visite au meiji jingu, on ressort de l’autre coté du parc, près de shinjuku, et on en profite pour visiter le quartier des affaires, la mairie, les buildings, et puis on débouche sur la gare de shinjuku à la recherche d’un resto repéré sur un guide. Mais on comprendra assez vite qu’on ne peut rien trouver de précis à Tokyo, peu importe que vous ayez un plan, le nom du resto en japonais, l’adresse exacte, rien n’y fait, on ne trouve pas, même avec l’aide des habitants qui sont pourtant toujours partant pour nous aider. Donc, affamés, on se glisse dans le premier boui boui qu’on trouve, et on commande des udons (nouilles japonaises) et des choses frits (poulet frit) avec une sorte de gâteau de riz. Rien n’est expliqué en anglais, alors on fait comme on peut. Les udons, c’est pas mauvais, c’est plutôt bons, mais ça bourre l’estomac et je ne terminerais même pas mon bol!

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Gouter à la maison du chocolat

L’après midi, on se rend au palais impérial, qu’on verra de loin vu que l’entrée n’est pas autorisée, on marche un peu dans les jardins, mais la pluie qui commence à tomber nous pousse à trouver refuge et on ne peut résister à la boutique, La maison du chocolat. Je ne savais pas que ça existait au japon, et quand on voit que les prix sont moins élevés qu’en France on hésite pas à s’installer à un petit comptoir. On choisit deux pâtisseries chocolat marron et un chocolat chaud, délicieux, et le serveur au petit soin, sait parler quelques mots de français.

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Un des nombreux passage à niveau en plein centre

Le soir, direction shibuya, et son célèbre carrefour. C’est assez impressionnant, cette foule qui se masse aux abords des routes en attendant que le feu passe au rouge et les voir tous traverser dans tous les sens, sans que personne ne se rentre dedans, et de voir ensuite la voie se vider entièrement pour laisser passer à nouveaux la circulation. Le quartier n’a d’intérêt que pour ceux qui veulent faire du shopping. On dine dans un resto japonais, avant de rentrer se coucher.

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Le carrefour Shibuya

Le lendemain, on prend le train pour une banlieue proche, Mitaka, pour visiter le fameux musée Ghibli. Pour ça, il a fallut réserver depuis la France, et choisir un jour fixe, sans compter que le prix d’entrée est de 10 euros plus cher que si on l’avait acheté sur place (mais sans garantie de pouvoir trouver de la place libre). Ce jour là à Tokyo, il pleut et pas qu’un peu, c’est le déluge! On en profite pour s’acheter ces grands parapluie en plastique transparent que tout le monde utilise, qui ne coute presque rien (environ 4 euros) mais qui ne sont pas fait pour durer (temps de vie approximativement de trois semaines je dirais). Le chat bus vient nous chercher à la gare pour nous déposer devant le musée. On ne s’attardera pas trop dehors, vu le temps, et une fois à l’intérieur de la grande maison, on a d’abord le droit à la projection d’un court métrage de 15 minutes, des studios ghibli. Hélas, on ne comprendra pas tous les détails de l’histoire puisque la diffusion est en japonais sans sous titre (si quelqu’un l’a vu et à de plus amples détails…), mais les dessins sont enchanteurs.

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Le musée Ghibli vue de l’extérieur

La visite se poursuit au rez de chaussée et à l’étage, Le bureau de Miyazaki reconstitué, des aquarelles, des dessins, des photos tirés des films, des bouquins d’art, de littérature, de géographie, de paysages, qui ont été la source d’inspiration des différents films, du matériel de dessin et de peinture, la maison est chaleureuse, mais ce qui fait l’intérêt du musée ce sont ces animations très interactives qui permettent de comprendre le fonctionnement de l’animation, intéressantes même pour les adultes. On finit bien sur par la traditionnelle boutique souvenir, et là je craque sur pas mal de chose. D’autant que comme on l’avait déjà remarqué dans les resto, les boutiques, les supermarchés, les prix sont bien plus bas qu’en France (exemple, une bouteille d’évian dans un distributeur c’est 0,75 centimes d’euros a Tokyo), ou alors c’est du à la monnaie du yen par rapport à l’euro, mais je n’ai pas du tout trouvé la vie chère au Japon.

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Le quartier Akihabara

Après un déjeuner au hard rock café (on en a déjà marre de la nourriture japonaise!), on se rend à Akihabara, le quartier de l’électronique mais surtout des fans de mangas. Des magasins sur plusieurs étages proposent, dvd, mangas, costumes cosplay, cartes à collectionner et figurines, sur des blocs et des blocs; on en commence un, on en fait un second, on y passera une bonne partie de l’après midi! Les figurines de vos dessins animés préférés se succèdent, à des prix ridiculement bas! Certaines restent chères, quand il s’agit de choses plus rares, mais on craque forcément pour nos héros favoris! je m’achète également un adaptateur pour….deux euros! j’en avais trouvé à 10 euros en France, j’ai bien fait de ne pas l’acheter.

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Vue de la mairie de Tokyo

Pour notre dernier jour à Tokyo, la journée commence par l’observatoire de la mairie. Perché au 45e étage du building, on peut observer gratuitement la vue sur la ville. Durant les jours de beaux temps, on peut même apercevoir le mont fuji, mais ce jour là, s’il ne pleut pas, il fait quand même très nuageux. En redescendant, je me perds un peu dans les dédales des rues du quartier des affaires, et je me rends au shinjuku gyoen, un parc qui s’avère fermé ce jour là, du coup je pars à la recherche d’un restaurant de tempura, mais comme à chaque fois que je cherche quelque chose dans Tokyo, impossible de mettre la main dessus. Pas d’indication de rues ou très peu, encore moins de numéros, et quand on sait que la plupart des resto sont dans des building de plusieurs étages, on ne trouve jamais ce qu’on cherche. Après une bonne demi heure à chercher, je laisse tomber, les pieds en compote et le ventre qui gargouille. Je rebrousse chemin et je tombe sur le fameux Hyatt park hotel, celui qui servait de décor au film lost in translation, aperçue depuis l’observatoire de la mairie. Je décide donc de monter mais encore faut il trouver l’entrée principal de l’hôtel, car la tour n’abrite pas que le célèbre palace! Devant l’entrée, 5 hommes en costumes sombre qui me font penser à des yakusas, me donnerait presque envie de rebrousser chemin, mais à mon approche c’est salutation et sourire. L’ascenseur passe du 0 au 41e étage, là où se trouve l’hôtel, et ce n’est alors que succession de lounge, salon, resto. J’hésite, me demandant si je peux vraiment tenter de déjeuner ici, ne sachant rien du menu ou du prix, mais je me dis que ce n’est pas tout les jours qu’on est à Tokyo et au hyatt park sans compter que je commence à en avoir marre des repas à l’arrache! Je prends un 2e ascenseur pour se rendre au 52e étage, au New York grill bar, et une hôtesse est déjà devant la porte pour m’accueillir et me montrer le menu. Le lunch, c’est un buffet avec l’entrée à volonté, un plat au choix parmi la carte et un buffet des desserts à volonté, avec un café pour finir, le tout pour 40 euros. Je me dis que ça en vaut la peine, surtout avec la vue qu’on a depuis la baie vitrée.

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Vue depuis le 52e étage du Hyatt Park

Le buffet pour les entrées est impressionnant: saumon fumé, légumes en tout genre, salade en tout genre, poulet mariné, rosbif épicé…je ne sais plus ou donné de la tête! Le service est bien sur impeccable, un serveur est toujours présent pour me resservir mon verre, pour garder un œil sur mes affaires quand je me sers au buffet. Bref, c’est quand même la classe! La suite du repas ce sont deux grands morceaux d’agneaux grillés, tendre, cuit à la perfection, accompagné de purée de potiron et de légumes grillés et croquant, un pure délice. Et enfin le buffet dessert, tarte aux agrumes, entremet au café, gâteau aux amandes, une sorte de gelée rose qui a le gout du pamplemousse mais en beaucoup plus sucrée, ou encore cheesecake. Je n’ai pas pu gouter aux autres desserts, mais le choix est énorme. je ne regrette pas mon déjeuner, l’accueil, le service et les plats sont parfaits, les lieux magiques, et la vue enchanteresse! Au départ, je voulais seulement aller boire un petit quelque chose le soir dans le bar qui a beaucoup servit au film, mais il faut payer 17euros rien que pour y entrer, ce que je trouve un peu ridicule…

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Lunch au Hyatt park – New York Bar

Après ça, je suis parfaitement reposée, et je me rends au Koishikawara gyoen, un parc peu fréquenté par les touristes et peu fréquenté tout court. C’est tout simplement l’un des parcs que j’ai préféré de tout le japon, je l’ai trouvé reposant, calme, magnifique, enchanteur et surtout apaisant, une atmosphère bien étrange se dégage de se parc, il m’a vraiment marqué. L’allée des érables, les ponts, les ruisseaux, la rizière, les étangs, j’en garde un excellent souvenir.

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Koishikawa Gyoen

Journée quasi parfaite donc, si ce n’est notre retour à l’hôtel le soir. Un cafard gros comme un iphone se tient sur le tiroir de la table de nuit, juste en dessous de la fenêtre laissée ouverte par la femme de ménage. L’horreur, impossible de dormir dans la même pièce! il a fallut faire littéralement un dessin pour se faire comprendre à l’accueil et ils nous ont changé de chambre pour la nuit. N’empêche que nous ne sommes pas tranquille, et nous dormons donc avec la lumière allumée!

Ce fut donc l’avant dernière journée à Tokyo, la dernière étant la veille de notre retour en France, mais j’en parlerais plus tard. Pour l’heure, on se lève aux aurores le lendemain de notre quasi nuit blanche, et on n’est pas mécontents de quitter cet hôtel. Prochaine étape, Hakone.