Dernières séances: The young lady – La colère d’un homme patient – Les gardiens de la galaxie 2

The Young Lady : Affiche

The young lady

de William Oldroyd

Florence Pugh, Cosmo Jarvis, Paul Hilton, Naomie Ackie

4/5

Au 19e siècle, en Angleterre, Katherine épouse Lord Lester. Comme beaucoup de jeune fille de son époque, c’est un mariage arrangé par les deux familles, où chacun y trouve son compte. Katherine n’est ni choquée, ni malheureuse ou heureuse d’épouser cet homme qu’elle ne connait pas. Mais lors de leur nuit de noce, son époux ne la touche pas, pas plus que les jours et les semaines qui suivent. Elle vit dans la grande demeure familiale auprès d’un beau père austère et d’un mari silencieux qui ne l’autorise pas à sortir dans le domaine prendre l’air. Jour après jour, Katherine passe son temps engoncée dans un corset qui la maintien bien droite, assise dans le sofa ou le fauteuil, sans que personne ne lui parle, à lutter contre le sommeil de l’ennui. Un jour, son beau père et son mari quitte la demeure pour régler des affaires urgentes. Katherine apprécie enfin sa tranquillité. Elle rencontre le nouveau palefrenier, Sebastian, qui devient très vite son amant.

The Young Lady : Photo Florence Pugh

A lire le résumé sur les différents sites, on pourrait croire à une énième histoire du style Lady Chatterley, une femme aisée enfermée dans un mariage stérile, qui décide de prendre un amant pour enfin ne plus être frustrée. Ici on est loin de Lady Chatterley.

Katherine n’a rien d’une jeune fille émotive et effrayée quand elle se marie à Lord Lester. On sent qu’elle a été élevée loin de toute idée romantique du mariage. C’est un accord, un arrangement, un acte de commerce. Katherine sait qu’on attend d’elle qu’elle soit une bonne maitresse de maison et surtout pourvoyeuse de petits héritiers de la famille Lester.

The Young Lady : Photo Florence Pugh, Naomi Ackie

Katherine se retrouve dans une maison vide, un mari fantomatique, un beau père pas content de voir sa belle fille pas capable de provoquer le désir de son mari. Chaque jour ressemble à un autre, avec sa femme de chambre, Anna qui vient la réveiller à heure fixe, qui la coiffe, l’habille, les repas en silence, les longues heures assises dans le salon, seule, à lutter contre un sommeil provoquer par un ennui profond. Pour seul bruit de fond, le tic tac de l’horloge qui tape sur le système de la prisonnière.

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Katherine est un personnage étrange, elle ne ressent pas vraiment d’émotion. Elle frôle surement la folie par ces longues semaines enfermées à ne parler à personne, à ne voir personne, à ne rien faire. Avec le départ du beau père et du mari, Katherine se sent libre de sortir, de faire la sieste si elle s’ennuie, de s’allonger ou de se prend un amant. Elle revit. Mais en réalité, Katherine n’a pas vraiment de sentiment ni d’émotion. Elle est très attachée à Sebastian, mais on ne peut pas appeler ça de l’amour. Ses différents crimes la laisse marquée, mais on sent à chaque nouveau pas qu’elle fait vers l’horreur, qu’elle saura surmonter et passer au travers, ce qui n’est pas le cas de Sebastian. En réalité, Katherine est probablement une sociopathe. Elle aurait pu faire une parfaite maitresse de maison chez les Lester, et donner tous les héritiers que son beau père souhaitait, si seulement son mari l’avait laisser un peu libre et s’il avait pris la peine de consommer son union.

The Young Lady : Photo Cosmo Jarvis, Florence Pugh

Difficile donc de s’attacher au personnage de Katherine, même si on peut comprendre certains de ses actes, ou sa frustration à chaque obstacle venant se mettre en travers de la vie indépendante et tranquille qu’elle recherche. Encore plus difficile de s’attacher à Sebastian, un homme rustre, qui s’avèrera être un lâche et un faible, notamment lorsqu’il demande à Katherine de faire une chose dont il n’a pas le courage, pour lui reprocher ensuite cet acte.

The Young Lady : Photo Florence Pugh

Le film reste prenant, il ne dure qu’1h30, on ne s’ennuie pas une une seconde. Malgré certaines horreurs, le film n’est jamais lourd ou pesant. Tout y est froid, la maison, le mobilier, les tenues, à l’image de Katherine. On est très curieuse de voir comment les choses vont finir pour ces personnages, Katherine, Sebastian, mais aussi la femme de chambre. Il n’y a pratiquement aucune musique et la mise en scène est impeccable, et va à la perfection avec le caractère de Katherine jouée par une excellente Florence Pugh.

Les Gardiens de la Galaxie 2 : Affiche

Les gardiens de la galaxie vol. 2

de James Gunn

Chris Pratt, Zoe Saldana, Bradley Cooper, Vin Diesel, David Bautista, Michael Rooker, Karen Gillan, Kurt Russell, Pom Klementieff

4/5

On retrouve Peter Quill, en compagnie de sa fine équipe. Ils viennent de finir une mission pour le compte des Souverains, engagés pour se débarrasser d’un monstre. Mais avant de repartir, Rocket décide de voler quelques batteries par simple défi et s’attire les foudres de leur reine, Ayesha. Elle envoie sa flotte à leur poursuite et sont sur le point d’être annihilés lorsqu’ils sont sauvés in extremis par un mystérieux vaisseau. Il s’agit en réalité de Ego, le géniteur de Peter, qui a passé la moitié de sa vie à le recherché. Peter décide de faire connaissance avec son père et part sur la planète d’Ego, en compagnie de Gamorra et de Drax, laissant Rocket, bébé groot et Nébula faite prisonnière, sur la planète Berhert, pour que Rocket puisse réparer les dégâts.

Les Gardiens de la Galaxie 2 : Photo

Si le premier film était pas mal le second est bien meilleur.

J’ai beaucoup aimé l’humour, j’ai beaucoup plus ri dans ce film que dans le premier volet. J’adore chacun des personnages, Drax et sa franchise parfois blessante, Rocket et son cynisme, Gamorra et sa relation avec sa sœur Nebula, et bien sur Quill. Il y a certaines scènes vraiment très drôles, notamment quand Quill se fait lire ses émotions par Mantis, ou encore toutes les scènes impliquant bébé Groot. Moi qui était déçue de voir ce personnage détruit à la fin du premier film pour le revoir renaitre à état de brindille, j’étais contente de voir que, à l’état de “bébé” le personnage est encore plus réussi et attachant, impossible de ne pas craqué pour bébé groot.

Les Gardiens de la Galaxie 2 : Photo Chris Pratt, Dave Bautista, Karen Gillan, Zoe Saldana

Les Gardiens de la Galaxie 2 : Photo Chris Pratt, Dave Bautista, Zoe Saldana

On passe un excellent moment, on en apprend plus sur les origines de Quill, j’ai beaucoup aimé l’évolution dans la relation entre les deux sœurs Gamorra et Nebula, j’ai trouvé leur relation très touchante. Pareil pour Yondu et Quill, avec une fin très touchante. Sous des airs très comique, les personnages ont beaucoup évolués dans leurs caractères et dans leurs sentiments, que ce soit Rocket, Gamorra ou Quill.

Les Gardiens de la Galaxie 2 : Photo Michael Rooker

Un second volet bourré d’humour, d’action, de rebondissements, on ne s’ennuie pas, on ne se lasse pas, avec des personnages plus en profondeurs. Je l’ai trouvé bien au dessus du premier volet. On s’attache beaucoup aux personnages, j’ai beaucoup ri, toujours avec ses références et sa musique des années 80, et j’ai hâte de voir le 3e volet.

La Colère d’un homme patient : Affiche

La colère de l’homme patient

3/5

de Raul Arevalo

Antonio de la Torre, Luis Callejo

José est un homme taciturne qui passe son temps dans un café de son quartier au point qu’il a sympathisé avec les propriétaires. En réalité José est un homme brisé qui a passé 8 ans à attendre pour venger un crime qui a brisé sa vie.

La Colère d’un homme patient : Photo Antonio de la Torre, Luis Callejo

J’y suis allée sans trop savoir à quoi m’attendre, j’avais seulement vu la bande annonce. On suit donc ce personnage de José qui attend 8 ans pour se venger. De qui, pourquoi, ce sont des questions auxquelles le film répond au fur et à mesure qu’on avance dans l’histoire. Il attendra 8 ans qu’un des responsable sorte de prison, afin de trouver les autres responsables, dont les identités n’ont jamais été découverte par la police à l’époque des faits.

La Colère d’un homme patient : Photo Antonio de la Torre

Le film ne dure qu’1h30 mais j’ai senti le temps passé, au point qu’à un moment je me suis demandée si je ne m’étais pas trompée dans la durée du film. C’est pas si lent que ça, mais ça tarde à démarrer. On ne s’intéresse pas énormément aux personnages. On découvre au milieu du film pourquoi José est celui qu’il est aujourd’hui, si froid, si taciturne, on découvre l’horreur que certaines personnes de sa famille on vécut et comment ça a briser sa vie. Si l’un des responsables a passé 8 ans en prison, José a lui aussi passé 8 ans enfermé même s’il n’avait pas de cellule.

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Le film nous parle de pardon, de remord, et pose la question. Un homme qui a commis un crime inhumain dans sa jeunesse a t-il le droit de rester impuni en vivant une vie honnête et irréprochable? José découvre qu’un des coupables est devenu un fermier honnête, parfait mari et futur père dévoué. Mais doit -il rester impuni d’un crime commis 8 ans auparavant parce qu’il va soudain devenir père?

Un sujet intéressant servi par de bons acteurs. Mais au finale le temps passe lentement avec José, et on ne s’attache pas vraiment à sa mission de vengeance.

 

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