Derniers films vus

Cela fait longtemps que je n’ai pas parlé des films vu en dehors du cinéma. Parmi tous les films vu ci-dessous, j’ai une grosse préférence pour Bellissima de Luchino Visconti, L’homme qui tua Liberty Valance de John Ford, L’héritière de William Wyler et Chantons sous la pluie de Stanley Donen et Gene Kelly. Avec une mention pour Ascenseur pour l’échaffaud pour son atmosphère particulière.

L’héritière

L'Héritière : Affiche

de William Wyler

Olivia de Havilland, Montgomery Clift, Ralph Richardson, Miriam Hopkins

4,5/5

Au milieu du 19e siècle, Catherine Sloper vit avec son père, un médecin réputé dans le quartier chic de Washington square. Le docteur Sloper ne s’est jamais vraiment remis de la mort de sa femme, morte en donnant naissance à Catherine. Contrairement à sa mère, Catherine n’est pas ce qu’on appelle une jolie femme et à force d’entendre son père répété qu’elle n’a pas hérité de la beauté de sa mère, Catherine est devenue une femme peu sur d’elle, timide et effacée. Sa tante espère voir sa nièce faire un beau mariage, alors quand le jeune et beau Morris Townsend fait la cour à Catherine pour finalement la demander en mariage, Catherine et sa tante sont les plus heureuses des femmes. Mais pour le docteur Sloper, ce mariage est hors de question, car il comprend très vite que Morris est surtout un beau parleur sans le sou et qu’il est attiré par la belle fortune dont Catherine héritera.

L'Héritière : Photo Montgomery Clift, Olivia de Havilland, Ralph Richardson
L'Héritière : Photo Olivia de Havilland

Olivia de Haviland est morte il y a peu de temps et en hommage arte a diffusé le film pour lequel elle a eu un oscar. J’ai beaucoup aimé le film adapté d’un roman de Henry James. L’évolution de Catherine est crédible et très intéressante à suivre. Jeune fille naïve, timide et effacée, Catherine se laisse facilement convaincre que le beau oisif Morris est sincèrement amoureux d’elle. J’ai beaucoup aimé voir la relation entre Catherine et son père, bien plus complexe. Un père qui aime sa fille mais qui en même temps ne peut s’empêcher de la rabaisser, voyant en elle la cause de la mort de sa femme. Un mari qui a trop idéalisé l’épouse disparut au fil des ans. A une époque où réussir sa vie pour une femme passe forcément par un mariage, pour Catherine et sa tante il est plus facile de croire les mots du charmant Morris plutôt que d’affronter la réalité. Pire, la tante finira même par essayer de convaincre Catherine qu’il vaut mieux épouser un hypocrite menteur, profiteur de dot, plutôt que de rester célibataire. J’ai adoré la scène en pleine nuit quand Catherine attend désespérément l’arrivée de Morris, et voir son visage se décomposé quand elle comprend qu’il ne viendra pas, ou encore la scène finale, assez magistrale.

A l’est d’Eden

A l'est d'Eden : Photo Elia Kazan

de Elia Kazan

James Dean, Julie Harris, Raymond Massey

4/5

Au début du 20e siècle, alors que la première guerre mondiale fait rage en Europe, Adam Trask élève seul ces deux fils, Cal et Aaron, des jumeaux. Ils exploitent ensemble leurs terres de Salinas en Californie. Adam à toujours dit à ses fils que leur mère était morte à leur naissance mais alors qu’ils sont presque adultes, Cal découvre que leur père leur a toujours menti. Il découvre que leur mère est bien vivante et tient une maison close dans une ville voisine. Cal estime que leur père a toujours préféré et mieux aimé son frère Adam alors que lui est toujours considéré comme le vilain petit canard de la famille. Lorsque leur père se retrouve dans une situation critique suite à de mauvais investissements, Cal décide de mettre en œuvre certaines de ses idées afin de renflouer l’affaire de son père et peut être ainsi gagner son affection.

A l'est d'Eden : Photo Elia Kazan, James Dean, Julie Harris

Je n’ai pas lu le roman, mais le film adapte seulement une partie de la saga écrite par Steinbeck. Le film aborde les relations fraternelles, avec comme souvent celui que tout le monde encense, le fils prodigue qui ne peut que s’améliorer à force d’entendre les louanges et encouragements du père et celui qui malgré des qualités indéniables, n’a pas la perfection apparente de son frère et qui doit faire ses preuves sans se laisser démonter par les remontrances et critiques constantes. Si Adam prend souvent la défense de son frère mal aimé, on devine qu’au fond il apprécie la situation. La relation entre les deux frères ne fera que se complexifier lorsque le soi disant vilain petit canard s’avère être supérieur au fils prodigue qui ne supporte pas le moindre échec ou surprise.

A l'est d'Eden : Photo Elia Kazan, James Dean, Raymond Massey

La fin est touchante, notamment autour de ce père qui a toujours voulu faire bien. Malgré ses efforts et l’amour qu’il leur porte, il n’a pas pu s’empêcher de traiter différemment ses deux fils. Un jolie film dans lequel on peut voir James Dean dans l’un des rares rôles qu’il a interprété.

L’homme qui tua Liberty Valance

L'Homme qui tua Liberty Valance : Affiche John Ford, John Wayne

de John Ford

John Wayne, James Stuart, Vera Miles

4.5/5

En 1910, le sénateur Stoddard et sa femme se rendent dans l’ouest dans une petite ville, pour assister à l’enterrement de Tom Doniphon. La presse suit le sénateur dans son déplacement et s’interroge sur la raison de la venue de Stoddard loin de Washington. Stoddard accepte alors de raconter à un journaliste comment il est arrivé dans cette ville des décennies plus tôt, fraichement diplômé de la fac de droit, rêvant d’apporter la loi et la justice dans une région où seule la loi du plus fort s’appliquait. Mais à peine arrivé qu’il est déjà confronté au bandit Liberty Valance, payé par les grands propriétaires terriens pour faire le ménage par la violence.

L'Homme qui tua Liberty Valance : Photo John Wayne

J’ai beaucoup aimé l’homme qui tua Liberty Valance. Ce n’est pas un simple western classique. Stoddard plein d’idéalisme, est persuadé de pouvoir apporter la justice et faire en sorte que la loi s’applique dans une région qui l’ignore. Il découvre une région dans laquelle les grands propriétaires terriens font la loi, embauchant des petites frappes comme Liberty Valance pour faire fuir les petits fermiers et récupérer des terres immenses.

L'Homme qui tua Liberty Valance : Photo

En arrière plan de l’histoire de Stoddard, on découvre le quotidien d’une région de l’ouest à une époque charnière. Les propriétaires terriens qui règnent en maitre, les petits paysans et fermiers qui se font tuer sans personne pour les défendre, les hors la loi qui ici se mettent au service des plus riches, les grands propriétaires. C’est aussi l’entrée de cette région de l’ouest dans l’Union et un changement légal important qui va s’amorcer.

J’ai beaucoup aimé la relation entre l’idéaliste et éduqué Stoddard et le cynique et blasé Doniphon. La fin est d’ailleurs très belle je trouve.

Bellissima

Bellissima : Affiche

de Luchino Visconti

Anna Magnani, Walter Chiari, Tina Apicella

4.5/5

Maddalena est une femme mariée et mère d’une petite fille à Rome dans les années 50. La petite famille vie très modestement entre la belle famille et les voisines curieuses. Lorsqu’elle apprend qu’une audition va être organisée pour sélectionner une petite fille afin de jouer dans le nouveau film d’un très grand réalisateur, beaucoup de mamans tentent leur chance en emmenant leurs fillettes à cinecitta. Maddalena veut absolument que sa fille, qu’elle considère comme étant la plus jolie des fillettes, soit choisie. Elle espère ainsi que sa fille puisse entamée une carrière au cinéma et éviter une vie pauvre de femme au foyer comme la sienne.

Bellissima : Photo

Je suis tombée par hasard sur ce film en zappant à la télé et au bout de cinq minutes j’ai été complétement subjugué par le film. Chaque scène nous montre la détermination, la folie, la passion, l’énergie de cette mère prête à tout pour voir sa fillette réussir. Elle traine sa petite à l’autre bout de la ville pour se promener dans les allées de cinecita, elle va de salon de beauté en atelier de couture pour donner toutes ses chances à sa fille. Elle se ruine, dépense ses économies et celle du ménage, affronte la colère de son mari. Rien ne l’a décourage. Il y a quelque chose de complètement hypnotisant à suivre cette mère partout, toujours souriante et positive. C’est un film très bavard, surtout les babillages de l’héroïne, qui tente de convaincre tout le monde, et elle même en premier, des talents de sa fille, qui en réalité n’est ni plus jolie ni plus talentueuse qu’une autre.

Bellissima : Photo

J’ai beaucoup aimé les scènes avec la belle famille, la manière de s’emporter pour tout et rien, de casser la vaisselle et de redevenir calme et sereine la seconde suivante. La scène dans laquelle son mari en a assez des excès de sa femme concernant leur fille est tragique et drôle en même temps. Les cris, les airs de tragédienne de la mère, les menaces de coups qui ne viennent jamais du mari, les voisines qui déboulent pour tenter d’apaiser le couple mais qui viennent surtout pour voir le spectacle. L’actrice principale, Anna Magnani est excellente, j’ai adoré la voir défaite lorsqu’elle comprend que sa fille n’a pas de talent et j’ai trouvé sa réaction touchante quand elle décide que finalement, la vie d’actrice n ‘est pas pour sa fille, sa fille n’est pas à vendre! un jolie film.

Gilda

Gilda : Photo Charles Vidor, Rita Hayworth

de Charles Vidor

Rita Hayworth, Glenn Ford

3/5

Johnny Farrell, joueur professionnel, fait la rencontre à Buenos Aires de Ballin, un homme d’affaire. Ensemble ils ouvrent un casino qui marche bien mais en parallèle, Ballin est à la tête d’une organisation secrète qui a pour but de prendre le monopole de l’exploitation d’un métal rare, le tungstène. Après un voyage d’affaire, Ballin revient avec sa nouvelle épouse, Gilda. Elle est en faite l’ex fiancée de Farrell qu’elle avait quitté du jour au lendemain. Farrell ne le sait pas mais Gilda pensait agir pour le bien de Farrell en le quittant.

Gilda : Photo Rita Hayworth

J’en avais beaucoup entendu parler de ce film, célèbre notamment pour la scène dans laquelle elle chante en retirant un gant noir. Le film est intéressant à suivre, Farrell est tiraillé par l’amour qu’il ressent pour Gilda et la haine pour cette femme qui l’a quitté sans raison. C’est l’histoire classique du triangle amoureux entre Ballin, l’homme d’affaire impitoyable, Farrell l’homme de main passionné et Gilda qui a appris à faire tourner en bourrique les hommes. La deuxième partie du film change de ton et la fin est assez rocambolesque!

Soupçons

Soupçons : Photo Alfred Hitchcock

Alfred Hitchcock

Cary Grant, Joan Fontaine

4/5

Lina McLaidlaw est une jeune femme issue d’une famille aisée et bourgeoise. Lina qui est sage et trop sérieuse rencontre et tombe sous le charme du séduisant John Aysgarth. Tchatcheur, séducteur, sur de lui, John arrive toujours à mener les gens par le bout de leur nez et arrive sans peine à charmer la naïve Lina. Très vite John flirte, séduit, disparait et revient pour la demander en mariage. Lina décide d’accepter sans en avertir ses parents. Après un voyage de noce, le jeune couple s’installe dans une grande et belle maison. Mais très vite Lina découvre que son mari est sans le sou, qu’il vit bien au dessus de ses moyens grâce à des combines et des arrangements. Lina commence à se poser des questions et comprend vite qu’elle ne connait pas très bien celui avec qui elle vient de se marier. John ne cache pas son amour de l’argent et Lina commence à se demander jusqu’où son mari est prêt à aller pour s’enrichir.

Soupçons : Photo

Soupçon a pour particularité de nous faire suivre l’histoire uniquement du point de vue de Lina. En tant que spectateur, nous n’en savons pas plus qu’elle sur son mari et ses intentions, ce qui est très appréciable, car tout comme Lina, nous ne savons pas si John est un homme prêt à tout pour devenir riche, si il est capable de tuer son meilleur ami, si il est capable de comploter contre sa femme en organisant son meurtre.

Soupçons : Photo

Lina est un personnage intéressant à suivre. A une époque où le mariage est très important socialeme, Lina n’a pas de prétendant. Intelligente, éduquée, avertie, un peu trop sérieuse, elle comprend que ces qualités ne sont pas celles recherchées par les hommes qui souhaitent se marier. D’ailleurs elle découvre que ces propres parents pensent que Lina finira vieille fille. Alors quand John débarque dans sa vie, virevoltant, séducteur, la parole facile, elle tombe rapidement amoureuse. Mais tombe t-elle vraiment amoureuse de John? ne tombe t-elle pas amoureuse de l’idée de l’amour, de l’idée du mariage, ne se ment-elle pas à elle même après avoir entendu ses parents exprimer l’idée qu’elle finira vieille fille?

Comme Lina, on doute. On doute de l’honnêteté de John, est il juste un homme léger, incompétent, inconséquent, ou est-il un véritable psychopathe, sans scrupule, prêt à tuer. Jusqu’à la fin on se pose la question, tout comme Lina, qui est tenter de quitter son mari à plusieurs reprises mais qui se refuse à subir un échec personnel aussi important, et qui coute que coute restera aux cotés de son mari, assassin ou pas.

Tant qu’il y aura des hommes

Tant qu'il y aura des hommes - Film (1953) - SensCritique

de Fred Zinnemann

Montgomery Clift, Burt Lancaster, Deborah Kerr, Frank Sinatra

3.5/5

En 1941, Robert Lee Prewitt est envoyé dans une caserne à Hawai. Ancien boxeur talentueux, son capitaine souhaite qu’il intègre l’équipe de la caserne pour gagner des combats et promouvoir ainsi sa carrière. Mais Robert ne souhaite plus boxer depuis qu’un de ses coups à rendu aveugle son adversaire. Il doit alors supporter les brimades de son capitaine qui lui en veut. Robert se fait quelques amis, découvre la vie à Hawai lors de ses permissions, le tout peu de temps avant l’attaque meurtrière de Pearl Harbor.

https://focus.nouvelobs.com/2020/04/22/3/0/2953/1474/1377/667/75/0/f992cae__yfC-cZ6-yO2o64xi-AQyHHx.jpg

Un film culte notamment pour la fameuse scène d’amour sur la plage. Le titre français n’a aucun sens, je préfère de loin le titre original. Je retiens surtout l’excellent Burt Lancaster dans le rôle  du sergent chef, un personnage qu’on croise souvent dans les films de guerre, le soldat aguerri qui fait preuve de compassion et d’autorité pour maintenir l’ordre mais qui n’est pas suffisamment gradé pour ne pas connaitre le vrai quotidien des soldats qu’il doit gérer. Le film qui date de 1953 n’aborde pas les polémiques et les subtilités du roman dont il est tiré (attirance homosexuel entre soldats ou encore l’histoire malsaine entre le capitaine et sa pauvre épouse).

Etat de siège

ETAT DE SIEGE: Amazon.fr: Yves Montand,, Renato Salvatori, COSTA GAVRAS:  DVD & Blu-ray

de Costa Gavras

Yves Montand, Renato Salvatori

3/5

Dans un pays d’amérique du sud, dans les années 70, des militants d’extrême gauche qui luttent pour renverser le gouvernement en place, enlève Philip Santore, un haut fonctionnaire de l’AID, une agence international dont le but officiel est d’aider les pays en développement. Les militants font comprendre à Santore qu’ils sont au courant de sa véritable mission qui consiste à former les gouvernements à la torture et à l’intimidation. Envoyé par les États Unis pour s’assurer que les partis de gauche n’arrivent pas au pouvoir et aider les partis fasciste à s’imposer par la violence et la manipulation des populations. Alors que les militaires recherchent activement Santore, les militants l’interroge sur ses activités.

Etat de siège (1973) — Chacun Cherche Son Film

Costa Gavras avait déjà réalisé des films politiques avec Z et l’Aveu. Le film dans sa forme n’est pas très cinématographique, il alterne quelques scènes de la junte militaire qui doit gérer la crise suite à l’enlèvement de Santore et les échanges entre le chef des militants et Santore. Ce sont ces dernières scènes qui sont les plus intéressantes.  Le film n’est donc pas marquant dans sa forme mais j’ai beaucoup aimé les échanges entre les deux protagonistes. Une belle réflexion sur la manipulation des populations et sur la manipulation effectuée par les États Unis sur certains pays afin de contrôler les gouvernements en place. Un film à voir pour mieux comprendre l’influence des États Unis sur l’arrivée au pouvoir de régimes autoritaires.

Chantons sous la pluie

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Gene Kelly, Debbie Reynolds, Donald O’Connor

4,5/5

Dans les années 20 Don est un acteur célèbre du cinéma muet. Il forme avec sa partenaire de jeu Lina un couple crée par la production uniquement pour faire rêver la population. Mais l’apparition du cinéma parlant vient chambouler la donne. Le producteur, Don et son meilleur ami acteur également, Cosmo, comprennent qu’il va falloir s’adapter ou disparaitre comme le cinéma muet est sur le point de le faire. Si tout le monde décide de s’adapter, on découvre également que Lina a une voix de crécelle insupportable. Don et Cosmos décident de doubler la voix de Lina avec une jeune danseuse que Don vient de rencontrer et dont il tombe amoureux.

Chantons sous la pluie : Photo

J’avais vu le film quand j’étais petite et j’en gardais peu de souvenirs. Je l’ai revu récemment et j’ai adoré. Le film nous plonge dans l’arrivée révolutionnaire du cinéma parlant. Producteurs, scénaristes, réalisateurs et surtout acteurs doivent s’adapter au cinéma parlant ou disparaitre avec la fin du cinéma muet et pas de chance pour ceux qui se découvrent une voix horrible.

Chantons sous la pluie » (1952), de Gene Kelly et Stanley Donen. Le sommet  de la comédie musicale - AgoraVox le média citoyen
Heclat on Twitter: "@tbarnaud #SondageDanse Chantons sous la pluie avec la  danse acrobatique de Donald O'Connor "Make 'Em Laugh".… "

Les scènes dansées et chantées sont vraiment très réussies et s’imbriquent sans défaut dans une histoire bien menée et intéressante, et pas seulement une simple histoire d’amour ou de quiproquo. Le trio qui s’acharne à transformer le film muet “the duelling cavalier” en film parlant est attachant et donne la célèbre chanson “good morning”. On est impressionné aussi par le talent et la prestation de Donald O’Connor, excellent danseur notamment lors de la scène “make’ em laugh” (chanson que ceux de ma génération on pu entendre à un million de fois dans la pub des matelas Merinos). Chantons sous la pluie est un des plus grand feel good movie. Il a ce petit don de remonter le moral, de faire sourire, de retrouver sa bonne humeur, ce que peu de films arrivent à faire avec succès.

Ascenseur pour l’échaffaud

Ascenseur pour l'échafaud : Affiche

de Louis Malle

Jeanne Moreau, Maurice Ronet, Lino Ventura

4/5

A Paris, Julien ancien parachutiste à la légion étrangère, vit une liaison secrète avec Florence, la femme de son patron. Très amoureux l’un de l’autre, ils décident de mettre au point le meurtre parfait. Le soir, Julien assassine son patron dans son bureau, au dernier étage d’un immeuble parisien. Tout en se forgeant le parfait alibi, Florence et Julien sont assurés de ne pas être impliqués dans ce meurtre. Mais alors que Florence attend Julien dans un café, ce dernier retourne au bureau en catastrophe pour récupérer un indice compromettant et se retrouve coincé dans l’ascenseur. Tandis que Julien prend son mal en patience en espérant trouver un moyen de sortir de l’ascenseur, Florence arpente les rues de Paris à la recherche de Julien, se demandant si ce dernier ne la pas tout simplement abandonnée.

ASCENSEUR POUR L'ÉCHAFAUD – Louis Malle (1958)
Ascenseur pour l'échafaud, Louis Malle, 1957 - le blog d'alexandre clement

Considéré comme l’un des premiers films de la nouvelle vague (dont je ne suis pas une grande fan), Ascenseur pour l’échaufaud est un film d’atmosphère. Entre la jolie Jeanne Moreau qui arpente en long et en large les rues de Paris perchée sur ses hauts talons avec en voix off ses émotions et ses doutes et Julien coincé dans son ascenseur pour une erreur stupide, on suit également un jeune couple de paumés qui enchaine bêtise sur bêtise, ainsi qu’un inspecteur incarné par Ventura. Un film noir, avec une lumière extraordinaire tout en nuance de noir et de blanc, le tout sublimé par la musique de Miles Davis, qui joue un rôle très important dans la réussite du film.

The old guard

The Old Guard : Affiche

de Gina Prince Blythewood

Charlize Theron, Kiki Layne, Matthias Schoenaerts

3/5

Andy alias Andromaque la Scythe, vit depuis l’antiquité et est immortelle. Au fil des siècles, elle a rencontré de très rares autres personnes comme elle. Lorsque l’un des immortelles meurt et ressucite pour la première fois, Andy et les autres immortelles font des rêves leur permettant de se retrouver. Ainsi depuis plusieurs siècles, Andy fait équipe avec Booker, Joe et Nicky. Ensemble, ils mettent leurs expériences et leurs savoirs faire de guerriers pour faire le bien sur Terre. Un jour, un agent de la CIA les engagent pour mieux les piéger. Il travaille en réalité pour une entreprise privée pharmaceutique qui tente de percer scientifiquement le secret de leur immortalité afin d’en faire profiter le monde. Au même moment Nile, une soldat en Afghanistan, se découvre immortelle après s’être remise miraculeusement de plusieurs blessure. Andy décide d’aller à sa rencontre et de l’intégré à son groupe.

The Old Guard : Photo Charlize Theron, KiKi Layne, Luca Marinelli, Marwan Kenzari, Matthias Schoenaerts

Charlize Théron aime les rôles de femmes fortes. Ici elle incarne la légendraire guerrière antique Andromaque la Scythe qui arpente la terre sans vieillir ni mourir depuis plusieurs millénaires. Pour donner un sens à cette vie sans fin, elle décide de faire le bien autour d’elle. Le film se laisse voir, quelques scènes d’action bien réussies, une histoire qui avance, des énigmes qui sont résolues, Charlize Theron convaincante, mais l’histoire ne casse pas trois pattes à un canard, le scénario est assez classique, un sentiment de déjà vu, l’impression de voir un reboot de Highlander! Un divertissement sympathique, mais je ne ferais pas un scandale si la suite ne voit pas le jour.

Nevada Smith

Nevada Smith : Affiche Henry Hathaway

de Henry Hathaway

Steve McQueen, Karl Malden, Suzanne Pleschette

3,5/5

Dans l’ouest sauvage Max Sand est un jeune cow boy qui vit avec ses parents et les aide à s’occuper de la ferme. Un jour il rentre chez lui pour découvrir ses deux parents qui ont été torturés violemment jusqu’à la mort par un groupe de malfrats sadiques. Bien qu’il ne connaisse pas grand chose à la traque et au tir, il se lance sur les traces des agresseurs pour venger sa famille. Durant les années qui suivent Max qui se fait appeler Nevada Smith, fait des rencontres parfois cruelles parfois chaleureuses, lui permettant d’apprendre, de s’agguérir et de traquer encore et toujours les meurtriers. Il finit par en retrouver un premier dans un saloon, avant d’aller chercher le second dans un bagne.

Nevada Smith : Photo Henry Hathaway, Steve McQueen

La quête vengeresse d’un très jeune homme qui grandit et apprend au fil des rencontres. Rien ne l’arrête dans sa traque, dans sa soif de vengence jusqu’ à oublier de vivre sa vie. Le film nous permet de voyager dans de beaux paysages. On passe du monde du saloon à la tribu indienne en passant par le bagne dans le bayou, le héros parcours ainsi une grande partie du pays. Un film initiatique dans le lequel le héros apprend au fil de ses rencontres bonnes ou mauvaises. Le film se laisse voir.

L’age ingrat

L'Âge ingrat de Gilles Grangier (1964) - UniFrance

de Gilles Grangier

Jean Gabin, Fernandel, Marie Dubois

3,5/5

Au début des années 60 Marie et Antoine étudiants, décident de se marier. Les parents de Marie habitant Paris, sont invités à se rendre dans la demeure des parents d’Antoine sur la côte d’azur afin que tous le monde se rencontre et fasse connaissance. Un soir les deux amoureux se disputent se qui entraine une dispute entre les deux pères qui imaginent la querelle de leurs enfants comme la fin de leur union. Des insultes impardonnables sont prononcées ce qui provoquent le départ des parents de Marie.

Base de données de films français avec images
Francomac™: Grangier-1964-L'âge ingrat

Petit film sympathique qui ne marquera pas l’histoire du cinéma mais qui à déjà le bon point de divertir et de détendre. C’est la confrontation du parisien joué par Gabin avec le sud joué par Fernandel. Une petite comédie qui explore l’amour de jeunes gens, l’immaturité, la jalousie, l’égo de deux pères qui voient leurs enfants respectifs leurs échapper définitivement; et aussi une touchante relation fusionelle entre le père et sa fille Marie. L’occasion aussi de voir Gabin et Fernandel et la belle Marie Dubois avant son rôle dans La grande vadrouille.

Symphonie pour un massacre

Symphonie pour un massacre - Film (1963) - SensCritique

de Jacques Deray

Charles Vanel, Jean Rochefort, Claude Dauphin

4/5

4 gangsters décident de se lancer dans le trafic de drogue. Ils mettent en commun 500 000 dollars. Un 5e complice doit se rendre à Marseille pour ramener la marchandise en échange de l’argent mais un traitre se trouve parmi eux

Symphonie pour un massacre, de Jacques Deray (1963)
DVDFr - Symphonie pour un massacre : le test complet du Blu-ray

Un film de gangster très réussi où les trahisons et coup dans le dos pleuvent. Un jolie suspense, de belles images et une belle photographie dans un beau noir et blanc, on découvre scène après scène qui arnaque qui et jusqu’au bout les surprises s’enchainent, le tout servis par un bon casting avec Jean Rochefort qui traverse toute la France et Charles Vanel que j’aime beaucoup.