The hateful eight de Quentin Tarentino

Les Huit salopards : Affiche

Kurt Russell, Samuel Jackson, Jennifer Jason Leigh, Channing Tatum, Tim Roth, Walton Goggins, Micheal Madsen

3,5/5

Vers la fin du 19e siècle, quelques années après la guerre de sécession, le chasseur de prime John Ruth escorte à Red Rock la criminel Daisy Domergue, pour qu’elle soit pendu. La diligence dans laquelle ils voyagent rencontre une tempête de neige. Alors qu’ils se dirigent vers un relais, la mercerie de Minnie, pour s’abriter, ils croisent sur la route le major Marquis Warren, un ancien officier nordiste devenu chasseur de prime, et Chris Manning un ancien soldat sudiste qui se dirige vers Red Rock pour commencer son nouveau job de shérif. Tous ce monde débarque dans la mercerie de Minnie, pour passer deux ou trois jours, le temps que la tempête de blizzard passe son chemin. Dans la mercerie de Minnie, d’autre voyageurs sont déjà installés au coin du feu…

Les Huit salopards : Photo Jennifer Jason Leigh, Kurt Russell

Le 8e film de Tarentino est donc un western un genre de film qu’il aime, et qui transpire souvent dans ses autres films. Pour ma part, je suis fan des films de Tarentino, de son style, de son originalité, de son humour parfois étrange parfois dérangeant, fan de sa violence absurde, de son choix d’acteurs, de sa façon qu’il a de nous raconter des histoires. J’aime quasiment tout je crois, j’ai adoré Reservoir dogs, Pulp fiction, Jackie Brown, Kill Bill, j’ai beaucoup aimé Django unchained et Boulevard de la mort mais moyennement aimé Inglorious basterds.

Les Huit salopards : Photo Jennifer Jason Leigh, Kurt Russell

Qu’en est il du dernier en date? le résultat est assez moyen au final, je le mettrais dans ma catégorie moyennement aimé, comme pour Inglorious basterds. Le film dure 2H48, mais j’y suis allée sans hésiter et sans boire de café avant, sur que j’étaiis de ne pas piquer du nez, vu que j’allais voir du Tarentino. Finalement, le film est beaucoup trop long par rapport à l’histoire, certaines scènes sont redondantes, lentes, inutiles, on aurait pu avoir un résultat plus rythmé, plus efficace en coupant la moitié du temps du film. Car l’histoire est assez simple au final, les rebondissements peu présent, le tout un peu trop classique.

Les Huit salopards : Photo Jennifer Jason Leigh, Kurt Russell

C’est souvent trop bavard dans certaines scènes, surtout dans la première heure, avec les scènes en diligence. Tout n’est pas négatif pour autant, on retrouve les répliques bien travaillés, les réparties qui tombent bien, l’humour décalé, même si pas toujours présent. On retrouve l’absurde et le cinglé dans le film, on retrouve aussi la violence décalée, presque dessin animé, le coup du café empoisonné, les coups de flingue qui s’accélère dans la dernière de mi heure du film. Et puis toujours un casting intéressant, un Channing Tatum très bon, toujours le plaisir de revoir Kurt Russell et Micheal Madsen, mais en terme de performance, je retiens surtout Samuel Jackson, Walton Goggins et Jennifer Jason Leigh que j’ai adoré revoir, ici dans un rôle qui m’a fait penser à Carrie au bal du diable, en plus gore!

Les Huit salopards : Photo Jennifer Jason Leigh

En bref, un film un peu trop long, une histoire un peu trop classique, avec un casting géniale, on retrouve le style Tarentino, même si ce ne sera pas du tout mon film préféré du monsieur, plutôt en bas de la liste qu’en haut, et en bonus tout de même, la musique géniale d’Ennio Morricone.

 

Django unchained

I like the way you die, boy

Django Unchained : affiche

de Quentin Tarentino

Jamie Foxx, Christopher Waltz, Leonardo Dicaprio, Kerry Washington, Samuel L Jackson

4.5/5

coup coeur

1858, deux ans avant la guerre de sécession, le Dr King Schultz est chasseur de prime et à la poursuite de trois frères recherchés pour meurtre. Il libère un esclave qui vient d’être vendu et qui est le seul à pouvoir identifier les trois frères qui ont été ses bourreaux dans le passé. Django accepte de l’aider, et en échange, le Dr Schultz lui promet de l’affranchir et de l’aider à découvrir à qui sa femme a été vendue.

Django Unchained : photo Christoph Waltz, Leonardo DiCaprio, Samuel L. Jackson

Je l’ai longtemps attendu ce film, depuis le temps qu’on en parle, les teasers, les bandes annonces, j’avais hâte de le voir.

De Tarentino j’ai tout vu et je garde un gros faible pour Reservoir dogs, Pulp Fiction, Jackie Brown et plus récemment Le boulevard de la mort qui m’a beaucoup plut.

Django Unchained : photo Christoph Waltz, Jamie Foxx

Je suis tout de suite rentrée dans le film, dans l’histoire, les personnages m’ont tout de suite intéressés, Christopher Waltz est excellent dans le rôle du docteur allemand Schultz mais il faut dire que son personnage est génial, j’ai adoré le dr Schultz, son intelligence, ses réparties, sa culture, son humanité, son humour, rien qu’avec ce personnage et la performance de Christopher Waltz, c’était un pari gagné pour Tarentino.

Django Unchained : photo

Le casting est donc l’un des points forts du film avec Jamie Foxx en esclave affranchi qu cherche vengeance, Samuel L Jackson en esclave ambigu et bien sur Leonardo Dicaprio en méchant propriétaire de plantation de coton sadique. Dicaprio qui est encore méchamment ignoré par les oscars, ce qui est bien dommage…

Django Unchained : photo Christoph Waltz, Jamie Foxx

Tarentino a toujours su bien s’entourer, et choisir ces acteurs, mais ce n’est que ça qui fait la réussite de ses films bien sur. Il y a toujours une histoire prenante et bien menée, toujours des dialogues magnifiques, ciselés avec talent, qui marque les esprits, chaque phrase est écrite avec soin et intelligence, les scènes cultes sont donc assez fréquentes dans ces films. L’humour cotoie toujours la violence poussée jusqu’à l’absurde, qui fait qu’au final le spectateur n’est jamais traumatisé ou choqué, ça sort trop du cadre de la réalité pour que ce soit le cas, même si dans Django unchained, certaines scènes sont plus dures qu’à l’ordinaire, notamment les scènes mettant en avant les esclaves et ce qu’ils subissent, que ce soit dans les combats organisés entre esclaves pour distraire la galerie, ou les horribles coups de fouet reçu par Kerry Washignton. L’horreur de l’esclavage a déjà été montré plus d’une fois dans des films, mais là, ces scènes, sans être particulièrement différentes, possèdent une force particulière.

Django Unchained : photo

Tarentino c’est aussi une mise en scène puissante, de magnifiques plans, on sent tous son travail et aussi l’hommage qu’il rend au genre du western spaghettis, certains plans m’ont fait un peu penser à Mon nom est personne de Sergio Leone. La mise en scène est vraiment très réussi sur ce film.

Django Unchained : photo Jamie Foxx, Kerry Washington

Et bien sur la cerise sur le gâteau dans les films de Tarentino, c’est la BO et encore une fois c’est réussi. Un peu différent parfois de ce qu’il fait, mais pas tant que ça au finale, j’ai beaucoup aimé les morceaux choisis.

Django Unchained : photo Leonardo DiCaprio

Comme il s’agit tout de même d’un hommage aux westerns spaghettis, qui est un genre de films que j’adore et qui est souvent sous estimé, Tarentino fait référence au maitre du genre, Sergio Leone et emprunte plusieurs morceaux musicaux à Ennio Morriconne.

Django Unchained : photo Christoph Waltz

En bref, sublime casting avec surtout Christopher Waltz, sublime réalisation, sublime BO, sublime images, sublime hommage. Le film dure 2h40 mais franchement je n’ai pas vu le temps passé; je pensais que le film comporterais peut être certains passages à vides, ou périodes plus mous, mais ça démarre sur les chapeaux de roue (j’adore la scène d’ouverture avec le dr Schultz qui libère les esclaves) et le rythme ne retombe jamais, pas une seconde. Tout ce qui fait que j’aime Tarentino se trouve dans Django, la mise en scène, l’humour, l’absurde, les acteurs, les personnages. A voir absolument, si vous aimez Tarentino, ou si vous aimez les westerns spaghettis, ou si vous aimez les deux!