Visite du musée Méliès à la cinémathèque

Ayant reçu un billet gratuit je me suis rendue au musée Méliès à la cinémathèque. Ce fut une bonne idée! J’avais pu visiter le musée des frères Lumières à Lyon il y a quelques années et j’avais trouvé ma visite très intéressante. J’avais pu y voir des exemplaires des premières caméras et autre appareils plus anciens, on y découvre les techniques de mouvement de l’image et on peut y voir des photos à la qualité assez extraordinaire qui datent du début du 20e siècle.

Au musée Méliès on peut y voir aussi des instruments qui vont de l’illusionnisme aux premiers pas du cinéma, des lanternes magiques jusqu’aux premières caméras, on découvre le parcours de Méliès, de ses dessins caricaturaux pour des journaux, à ses films les plus connus, en passant par des dessins, des instruments, des techniques depuis l’illusion d’optique jusqu’au premiers films de fictions. On y voit les films des frères Lumières qui se concentrent surtout sur des scènes de la vie quotidienne, pour découvrir ensuite les films de Méliès, des petits films de quelques minutes qui représentent des scénettes montrant des tours de passe passe ou de prestidigitation comme le fameux film « l’escamotage d’une dame au théâtre Robert Houdin » dans lequel Méliès utilise la technique dit de « l’arrêt de la caméra ».

Le film de deux minutes symbolise le début des effets spéciaux au cinéma. Car Méliès est peut être le premier à vouloir mettre en image une histoire, une fiction, en particulier mettre en image des scènes qui n’existent pas dans notre quotidien, des scènes de fantasy ou de science fiction.

On peut admirer les premiers « story board », dessiné par Méliès pour les décors, costumes et quelques scènes de ce que deviendra les films par la suite. L’apothéose reste la projection de son film le plus célèbre, Voyage dans la lune dans lequel on suit des scientifiques qui partent pour la lune, explorent, découvrent des créatures avec qui ils rentrent en conflits, avant de rentrer précipitamment sur Terre pour être fêter comme des héros. Le film dure 16 minutes et on y voit les bases de la science fiction.

La création de sa boite de production « Star film », les story boards, l’amour des effets spéciaux, l’escamotage de la dame au théâtre Robert Houdin, les studios immenses de Montreuil qui ont malheureusement disparus aujourd’hui, Méliès a fait en peu de temps énormément pour le cinéma, la fiction et la science fiction. C’est le précurseur des effets spéciaux, on peut voir dans certains films et dessins de Méliès des sources d’inspiration pour tellement de choses que j’ai pu voir au cinéma ou même à la télé, notamment certains mangas.

Outre tous ce que Méliès apporte, on peut y voir de nombreuses autres contributions d’artistes différents de la même époques comme cet étonnant dessins en ombres chinoises de Lotte Reiniger qui date des années 20 et qui m’a fait énormément pensé aux dessins animés de Michel Ocelot (notamment Princes et princesses), on peut y voir aussi un petit film de Méliès montrant un train qui prend le départ sur un flanc de montagne et par dans l’espace, ce qui m’a beaucoup fait penser au manga « galaxy express 999 ». Le musée nous montre les films qui ont pu s’inspirer directement de ce qu’a produit Méliès: On peut y admirer des pages de story board de Star wars qui date de 1975 et dont le style ressemble beaucoup aux premiers story board de Méliès, des dessins des costumes pour le film Peau dâne….

Toute cette magie, cette illusion, cette imagination et inventivité pour finir loin du cinéma. Méliès à en effet perdu beaucoup d’argent à cause de ceux qui savent commercer, négocier, capitaliser, là où Méliès ne pense qu’à la créativité. La première guerre mondiale ne l’aida pas financièrement et il se retrouve obliger de vendre tout ce qu’il possède à Pathé. Il finira sa vie avec sa seconde femme à s’occuper de leur boutique de sucreries et de jouets installée dans la gare Montparnasse. C’est assez miraculeux qu’on ait encore la possibilité de voir Voyage sur la lune et quelques autres films de Méliès et d’avoir encore des dessins, des appareils et autres objets qui furent donnés à la cinémathèque par les descendants de Méliès.

Si vous avez l’occasion d’y aller, n’hésitez pas!

Lumières en seine à Saint Cloud

Pour les tous premiers jours de l’année 2022, je suis allée au parc de saint cloud, après le coucher du soleil, afin d’aller admirer les lumières installées dans le parc durant les fêtes de fin d’année. Quand je m’y suis rendue, c’était les tout derniers jours de l’évènement. J’en avais entendu parler avant, mais honnêtement, le prix d’entrée m’avait énormément rebuté, en effet c’est 18 euros l’entrée, et même 20 euros si vous y allez le week end. Je trouve ça énorme. Certes le parcours est suffisamment long, il faut environ 1h30 pour en faire le tour, et les lumières sont très sympas, mais de là à faire payer 18 euros l’entrée, c’est vraiment exagéré.

Pour ma part, j’ai eu des entrées gratuites, alors je n’ai pas hésité et même si j’avais la flemme d’y aller, je n’ai pas regretté. Tout un parcours nous permet de faire un grand tour dans le parc, en passant devant de très belles illuminations, des miroirs, le traîneau du père noël, les ailes d’un ange, il y a pas mal de tableaux qui permettent aux petits comme aux grands de se mettre en scène et de se prendre en photo. Un labyrinthe, un tapis de milliers de led lumineuses qui changent de couleur et d’intensité, beaucoup de jeu de miroir avec les bassins d’eau, des bassins aux nénuphars, des bassins aux cygnes, des animations de feu, un passage de guirlandes de lumières bleues….il y a quelques lieux pour se reposer, manger ou boire, un manège carrousel pour les enfants, et puis du haut d’une colline, une jolie vue sur Paris avec en prime vue sur la tour Eiffel.

Bref, c’est très relaxant à faire, très sympa, on plonge complètement dans l’univers proposé, on oublie un peu ses soucis durant le temps que ça dure, j’ai trouvé la balade apaisante à faire, et surtout il n’y avais pas énormément de monde, on avait tous l’espace qu’on voulait (faut dire que j’y suis allée un jeudi après les vacances scolaires). Une belle soirée.

Dernières sorties: expo Botticelli au musée Jacquemart André, la pièce Les producteurs de Alexis Michalik au théâtre de Paris

Pour ces derniers jours de l’année 2021, j’ai pu voir une pièce de théâtre très réussie, une expo sur Botticelli et en prime quelques photos des décorations de noël sur Paris.

Début décembre, je suis allée voir la dernière pièce de théâtre de Alexis Michalik, Les producteurs. J’ai vu quasiment toutes les pièces mises en scènes par Michalik, Roméo + Juliette, La mégère un peu près apprivoisée, Intramuros, Le cercle des illusionnistes, Le porteur d’histoire, Edmond. Je les ai toutes adoré, et celle là ne fait pas exception.

Les producteurs c’est une adaptation du film de Mel Brooks qui raconte l’histoire d’un producteur de pièces sur Broadway qui enchaîne les flops et perd beaucoup d’argent. Alors qu’il est sur le point de mettre la clé sous la porte il rencontre un comptable qui lui explique qu’avec un véritable flop assuré, il pourrait se faire beaucoup d’argent. Les deux s’associent et recherchent alors la pièce la plus nulle qui soit. J’ai beaucoup aimé la pièce, il y a énormément d’humour, c’est très drôle, parfaitement interprété par d’excellents acteurs, il y a des moments chantés et dansés et c’est très réussi. La chorégraphie qui met en scène la vie quotidienne d’un comptable est très drôle. On passe un très très bon moment, on oublie ses soucis et je ne me suis pas ennuyée une seconde. Encore une fois une réussite pour Michalik qui s’éloigne ici de son style habituel.

J’ai été voir l’expo Botticelli au musée Jacquemart André. J’ai toujours voulu visiter ce musée, mais le prix d’entrée étant un peu trop élevé je n’y suis jamais allée. Comme j’ai eu des places offertes j’en ai profité. Le musée est très beau et l’expo sur Botticelli très intéressante, il y a de belles pièces, certains tableaux m’ont donné l’impression de voir des illustrations de contes de fées, certains recueils que je lisais quand j’étais enfant.

Si l’expo est sympa et les lieux très beaux, je suis quand même contente d’avoir bénéficié de ces places car 18€ l’entrée c’est un peu cher.

Enfin en bonus, quelques photos prises des illuminations de noël à Paris.

Petit week end à Lyon

En novembre dernier, je suis allée rendre visite à une de mes amies qui vit sur Lyon depuis quelques années. Départ un vendredi après midi et le voyage aller ne fut pas sans péripéties. Le départ est prévu à 15h49 mais en arrivant à gare de Lyon, les accès aux halls 1 et 3 sont fermés par la police suite à un bagage abandonné. Heureusement, mon train part hall 2 et apparemment, aucun train partant du hall 2 n’est impacté par les opérations de police. Mais alors que je pensais avoir échappé aux problèmes, au bout d’une heure de trajet le train s’arrête. Un « accident de personne » à la gare de Le Creusot nous oblige à nous arrêter un bon moment avant de finalement nous informer que le train va faire marche arrière pour rejoindre un embranchement pour prendre une autre ligne. Arrêt express à Chalons sur Saône après un très long trajet, puis gros arrêt à Mâcon avec embouteillage de tous les tgv impactés par l’accident de personne et les gros retards depuis gare de Lyon du début d’après-midi, tous les trains attendent leur tour de pouvoir entrer de nouveau sur le tronçon adapté aux trains grande vitesse. Bref, de nombreuses péripéties, de nombreuses annonces sncf de la part de notre chef de cabine, de nombreux commentaires de la part des passagers qui auront garder quand même un certain calme, j’arrive à Lyon à 22h50 au lieu de 17h50 complètement crevée et soulagée d’être arrivée jusqu’à Lyon (car certaines personnes dont la destination était Le Creusot se sont vues proposées des « couchages » à Lyon).

Le samedi, on prend notre temps le matin, grasse matinée, avant d’aller chercher des bo buns et samosa chez le thaï du coin pour manger chez mon amie devant kaamelott, puis nous ressortons pour nous balader dans le vieux Lyon et profiter d’éclaircies inattendues et bienvenues (la météo avait annoncée de la pluie et de la grisaille). On visite le musée du cinéma et des miniatures, très sympa. De nombreux objets, maquettes, costumes, prothèses qui ont été utilisé sur les tournages de nombreux films, Alien, Robin des bois, Star wars, Gremlins, Retour vers le futur….le musée est abrité dans un vieux bâtiment historique. Le dernier étage est consacré aux miniatures, des couloirs, des rues, des épiceries, des bars tabacs, c’est impressionnant de détails, chaque pièce a du demander de nombreuses heures de travail minutieux.

Musée du cinéma et des miniatures, le monstre d’Alien, un Gremlins, le parapluie de Mary Poppins, et le costume de Robin des bois.
pièces miniatures au musée du cinéma et des miniatures

En ressortant, on profite des dernières lueurs de soleil, j’achète du miel au citron dans une boutique spécialisée, puis on se rend à la pâtisserie Maison Antoine, pour manger de très bons gâteaux. Le soir, on se rend au théâtre de l’odéon, pour voir la pièce Intra Muros, pièce de théâtre mise en scène en 2017 par Alexis Michalik dont j’ai vu toutes les autres pièces (sauf la toute dernière), la mégère un peu près apprivoisée, Roméo et Juliette, le porteur d’histoire, le cercle des illusionnistes, Edmond. Comme toutes les autres pièces de Michalik, j’ai adoré Intra muros, une histoire prenante, d’excellents acteurs, toujours une mise en scène originale, énergique, très vivante. ça m’a fait plaisir de revoir des acteurs sur scène, de me laisser prendre par l’histoire d’une pièce de théâtre, une excellente soirée.

Dimanche dernier jour, juste le temps de prendre le petit déjeuner, d’aller faire un grand tour au parc de la tête d’or profiter des couleurs automnales, puis retour gare pour prendre mon tgv, qui cette fois-ci n’aura aucun problème et arrivera même avec 2 minutes d’avance.

Quelques jours de congés: Parc Edmond de Rothschild, Expo Vivian Maier

Avec le 11 novembre, j’en profite pour poser des jours de congés pour faire un long « week end » de 5 jours. Au programme, piscine, cinéma, parc pour profiter des couleurs de l’automne sous un beau soleil, expo et la compagnie de bons amis de passage à Paris.

Le mercredi, après une séance intensive de natation tôt le matin pour profiter de la piscine presque vide, je décide de profiter du beau temps et de me promener dans un beau parc afin d’admirer les dernières couleurs de l’automne avant que toutes les feuilles ne tombent. J’hésite entre différents parcs, mais la plupart sont quand même difficile d’accès quand on se base sur les transports en commun.

Je souhaitais aller au parc de bagatelle dans le bois de Boulogne, mais l’itinéraire en bus est un peu compliqué, la journée déjà bien entamée, et le soleil se couche maintenant vraiment très tôt. Je me rabat sur le jardin Albert Kahn plus facile d’accès en transport, mais alors que je suis presque arrivée je découvre que le jardin est fermé pour travaux. Je regarde alors sur google map pour voir ce que je peux faire à proximité et je découvre l’existence d’un parc « Edmond de Rothschild ». Ce fut une jolie découverte, ce n’est pas le plus beau des parcs mais très sympa à faire avec même certains « arbres remarquables ».

Vendredi j’ai rendez-vous avec mon amie de Lyon de passage à Paris. Le programme est simple, aller voir l’expo Vivian Meier au Luxembourg. Mais sans réservation c’est plus difficile, on fera la queue pratiquement une heure pour entrer. Vivian Maier a eu un destin assez particulier. De mère française et de père américain, elle a passé une partie de son enfance en France où elle a connu une amie de sa mère, Jeanne Bertrand, photographe professionnelle. De retour aux Etats-Unis, elle devient gouvernante et passera tout son temps libre à prendre des photos des gens ordinaires dans les rues notamment de New York et Chicago. Bien que elle n’aimait pas particulièrement son travail, elle se sentait très proche de la famille dans laquelle elle a travaillé de longues années. Elle a toujours gardé un contact avec notamment les enfants qu’elle a éduqué et qui se sont occupé d’elle jusqu’à sa mort. Ils l’a comparait d’ailleurs à Mary Poppins. Elle a également voyagé à travers le monde pendant 6 mois, entre autre en Thaïlande, Canada, Egypte, Yemen…

Une grande partie de l’expo présente des photos des années 50 et 60, majoritairement des photos en noir et blanc. Des portraits, des photos prises dans la rue, montrant le quotidien des gens ordinaires, dans les rues ordinaires de New York et Chicago. J’ai trouvé fascinants de voir ces photos de femmes et d’hommes des années 50, leurs tenues, leurs postures, leurs accessoires, leurs expressions.

J’ai trouvé l’expo très intéressante, voir des photos si réussies, prises par une femme qui a appris seule la technique, qui savait capter certaines choses essentielles. Il y avait beaucoup de monde par contre, si cette expo vous intéresse je vous conseille de réserver, en tout cas elle vaut le détour. On finit la journée au jardin du Luxembourg puis par une balade du panthéon jusqu’à Chatelet en passant par Saint Michel et le palais de justice.

Enfin le samedi je rejoint deux amis belges de passage à Paris. Chocolat chaud au Fumoir devant le Louvre avant de faire une longue balade, Notre Dame de Paris et ses alentours, puis les quais de seine du 36 quai des orfèvres jusqu’aux invalides en passant par le musée d’Orsay. ça fait du bien de voir des amis que je ne vois pas aussi souvent que d’habitude à cause du covid.

Saint Malo

Pour cause de Covid, encore, cette année les voyages j’ai fais une croix dessus. Soyons objectif, le virus est toujours présent, les restrictions nombreuses, variées, importantes et surtout changeantes. Des pays qui passent de aucunes restrictions pour les touristes à des quarantaines et des pcr obligatoires. Préparer des voyages dans ces conditions la, c’est compliqué, risqué, difficilement remboursables. J’avais déjà bataillé dure pour obtenir le remboursement pour certains de mes voyages prévus en 2020… Quitter la France pour prendre l’air en 2021, j’ai laissé tomber.

A la fin du mois de juin je suis allée passer une journée à Saint Malo. J’avais très envie de voir la mer et la Bretagne me tente beaucoup depuis longtemps. De chez moi, aller en Normandie ou en Bretagne en train, c’est finalement le même temps de trajet malgré des distances différentes, la Normandie étant desservie par des ter alors que la Bretagne par des tgv.

Je n’avais jamais mis les pieds à Saint Malo. Je n’ai qu’une journée et je préfère arriver tot et rentrer tot plutôt que le contraire, du coup départ par le TGV de 7h03 à la gare Montparnasse. 2h47 plus tard, j’arrive à Saint Malo. Avec la SNCF le problème, c’est que le prix des tgv devient très vite très élevés si tu ne réserves pas des mois à l’avance. Hélas, je n’ai pas la possibilité de me projeter longtemps à l’avance dans ces temps maussades et covidés, donc c’est deux semaines en avance que je décide de prendre mes places et j’en ai déjà pour 100 euros aller retour. Franchement ça fais cher la journée à Saint Malo, mais bon je suis tellement en manque de changement d’air…bref, j’arrive et la météo ne sera pas bonne mais toujours meilleur qu’à Paris le même jour ceci dit (pluie dilluvienne toute la journée).

Donc c’est un vent frais presque froid et une petite pluie qui m’accueille et là je suis très contente d’avoir apporté dans mon sac mon ciré coupe vent acheter il y a longtemps, car ici le parapluie ne sert à rien d’ailleurs personne ne l’a sorti, le vent tue ces petites choses inutiles ici.

Depuis la gare, il faut marcher une quinzaine de minutes le long d’une avenue qui passe par des chantiers, un port, avant d’arriver à l’entrée du centre dit « intra muros », qui se trouve entouré de remparts. Dans intra muros, on ressent moins le vent. Je me balade dans les ruelles du centre historique, je m’arrête acheter des caramels à la maison Guella, puis direction la plage de Bon secours. Une fois ressorti de l’abri des remparts, on ressent de nouveau le vent. J’avais décidé de me rendre sur le grand Bé, une sorte de presqu’ile dont le chemin est accessible depuis la plage qu’à marée basse. Cependant le vent souffle tellement fort que j’ai du mal à marcher et le sable s’il ne vous blesse pas les yeux, fouette les jambes, c’est pas très agréable. Finalement, je laisse tomber la promenade vers le grand Bé, le vent étant plus fort à mesure que j’avance. Je m’installe sur un rebord en bord de plage et me contente d’admirer la vue. Je croise un homme en t shirt, tong et serviette de bain autour de la taille, se diriger sans hésiter vers la piscine d’eau de mer sur la plage, accessible à marée basse. L’homme se jette à l’eau sans frissonner et entame des longueurs sous l’oeil admiratif des passants.

Je passe un bon moment sur la plage avant de me rendre à Bergamote un salon de thé qui sert à déjeuner à midi. Je savais que l’endroit est prisé et qu’il vaut mieux réserver à l’avance. Je n’ai pas de réservation alors je me rends à 11h30 en espérant pouvoir me caser dans un coin. Manger à l’intérieur ne me tente pas vraiment car je n’oublie pas le covid. Malgré le mauvais temps je préfère manger en terrasse ce qui arrange le serveur car ils sont complet pour ce midi. Il y a quand même une protection de toit ce qui permet d’être protégé des petites gouttes de pluie et je me trouve dans un petit coin donc à l’abri du vent. Galette aux légumes, oignon et champignons, limonade citron maison, et en dessert crêpe au caramel beurre salé. Tout était délicieux, le service super sympa et rapide, les serveurs à l’écoute, top.

Pour le temps qu’il me reste avant mon retour je visite la cathédrale de Saint Malo. On apprend que Jacques Cartier est passé par là avant son second départ pour le Canada. L’église est très ancienne, c’est surtout les vitraux qui m’ont plut, la rosace et les vitraux autour sont très colorés sans représenter une scène particulière. En sortant je me balade dans les ruelles autour, très jolies, dont certaines s’éloignent du style très gris du centre ville, puis je monte sur les remparts, je passe devant la tour bidouane et je remonte le long de la plage du bon secours jusqu’au bastion de la Hollande, un jardin au bout des remparts. On peut y voir les canons ou encore une jolie vue sur la mer, la plage et au loin Dinard. Il existe un bateau taxi pour se rendre à Dinard, une traversée qui dure moins de dix minutes, mais je n’ai pas beaucoup de temps avant mon retour et la mer est bien agitée! Je préfère me concentrer sur Saint Malo.

Je reviens sur mes pas, et je me retrouve sur la grande plage du sillon par laquelle on peut accéder au fort national. Sur cette plage je subi un peu moins le vent, j’en profite pour rester un bon moment à me balader au bord de l’eau, il y a beaucoup moins de monde que sur la plage du bon secours. Un dernier tour dans le centre ville et c’est déjà l’heure du retour à la gare. Contrairement à l’allée, je prends d’abord un TER jusqu’à Rennes puis le TGV direct jusqu’à Paris, le retour est plus rapide que l’allée.

J’ai beaucoup aimé Saint Malo, à refaire un jour de beau temps. Les remparts, les petites ruelles typiques quand on s’éloigne un peu des commerces, les plages spacieuses. La prochaine fois, j’espère pouvoir grimper sur le grand Bé et également prendre le bateau taxi pour me rendre à Dinard, j’irais bien également visité la demeure du corsaire.

Exposition Louis de Funès à la cinémathèque

Je me suis rendue à l’expo consacrée à l’un de mes acteurs favoris, Louis de Funès, expo prévue à la base en avril dernier mais repoussée à juillet pour cause de covid.

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L’exposition reprend la carrière de De Funès, en suivant une chronologie parfois ponctuée de thèmes récurrents dans la filmo de De Funès, comme la nourriture, ou la danse. On découvre ses inspirations, entre autre les grands comiques anglo saxons mais aussi sa mère, ses nombreux boulots qu’il a enchainé et qu’il commente dans une interview rigolote, fourreur mais il n’a pas dépassé l’apprentissage, comptable mais deux autres comptables devaient vérifiés son travail toujours plein d’erreurs, dessinateur industriel dans une usine de voiture mais licenciement du personnel, et bien sur pianiste dans des bars et clubs à la mode.

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On peut voir des photos de famille, sa mère, son frère mort durant la guerre, son père, sa femme, des photos de jeunesse, puis ses premiers films, ses nombreux petits rôles ou apparitions avant le début de la gloire. Certains films sont bien sur mis à l’honneur: La traversée de Paris qui offre à De Funès son premier grand rôle marquant, les gendarmes avec certains objets tirés de la série, la voiture volante de fantomas, la baguette de chef de la Grande vadrouille, la robe de la reine d’Espagne de la Folie des grandeurs, la voiture démolie de Bourvil dans le Corniaud…beaucoup d’objets, de photos de tournage, de story board, de notes, et de lettres…

On peut y voir de nombreux extraits de films et d’interview, notamment lors du tournage du film Jo, dans lequel Claude Gensac alias « ma biche » est interrogée sur ce que signifie d’être souvent la femme de De Funès dans ces films. Elle répondra que c’est exigeant car pour que le comique marche il faut y aller de toutes ses forces, de toutes ses tripes et son âme, que c’est pas facile mais que ça vaut la peine, car ensuite on rigole et quand on rigole sur son lieux de travail, ça produit une ambiance et une atmosphère extraordinaire. Tous ça dit sous les yeux d’un De Funès touché qui répondra à la place de Claude Gensac à la question « faites vous partie du prochain Oury? » et De Funès répondra « non et c’est bien dommage » avec une sincérité touchante.

L’expo n’est pas sans défaut elle reste assez incomplète. Bien sur on s’arrête plus longuement sur les plus gros succès de l’acteur, mais j’aurais aimé que certains films secondaires ou pas connu soient plus mis en avant, comme Taxi roulotte et corrida, ou encore la belle américaine même si il n’y joue qu’un petit rôle. Certains films de la filmographie principale ne sont pas cités comme Le petit baigneur (ou alors j’ai raté un bout) ou faites sauter la banque. Derrière un gag ou une situation comique De Funès sait nous dépeindre l’âme humaine, mettre en lumière ses défauts et faiblesses. Comme il le dit dans une interview, ses nombreux petits boulots, à son insu, lui auront servi énormément pour devenir l’acteur qu’il est devenu, car il aura appris beaucoup de choses sur le genre humain. « Comme quoi? » lui demandera un journaliste, « comme la lâcheté, la sournoiserie, la tromperie » répondra t-il en rigolant.

La petite boutique propose certaines choses pour repartir avec un souvenir. Quelques sacs en tissu qui rappelle la filmo de De Funès, mais à 19,90€ j’ai trouvé que c’était un peu cher. Quelques affiches et cartes postales, mais j’ai été un peu déçue qu’il n’y ai pas plus de reproduction d’affiches de films en format cartes postales. Je suis finalement repartie avec une carte postale, un exemplaire du télérama hors série consacré à l’acteur et qui me semble bien fourni, et la nouvelle écrite par Marcel Aymé « la traversée de Paris ». Une expo sympathique qui m’a fait passer un moment agréable. N’hésitez pas à aller y faire un tour à la sortie du déconfinement, l’expo est prévue jusqu’au 31 mai 2021.

Dernière séance (de l’année?) et balade parisienne

En début de semaine, j’ai posé une journée pour me faire un peu plaisir en ces temps moroses. Depuis le mois de mars et le premier confinement de l’année, je ne suis retournée que deux fois au cinéma pour voir Tenet et Dans un jardin qu’on dirait éternel. Deux très bons films, c’est déjà ça. Avec la fin de l’été, je m’étais dis que je retournerais plus souvent au cinéma, avec quelques sorties intéressantes se profilant à l’horizon tel que surtout Kaamelott, mais hélas, tout comme le dernier James Bond, Kaamelott a été reporté à « une date ultérieure ». En voulant me faire un ciné ce lundi, le choix n’étaient pas folichon. J’ai hésité entre le dernier Dupontel (mais peur que le film tourne un peu trop dans les bons sentiments), Drunk (mais le sujet m’intéressais peu), 30 jours max, et Lupin III. Je me suis laissée tentée par Lupin III car pas sur qu’il reste longtemps à l’affiche alors que 30 jours max va surement attirer plus de gens. J’ai finalement bien fait car jeudi soir les cinémas refermaient à nouveaux pour au moins quatre semaines…

Lupin III: The First : Affiche

Lupin III de Takashi Yamazaki

4/5

Une petite quinzaine d’année après la fin de la seconde guerre mondiale, le célèbre gentleman cambrioleur Lupin III est de retour dans le pays d’origine de son illustre grand père, afin de voler le journal du grand défunt archéologue Bresson, qui renfermerait les indices permettant de mettre la main sur une terrible arme créée par une civilisation depuis longtemps disparue dont la technologie est bien supérieure à celle des hommes du 20e siècle. Mais Lupin n’est pas le seul intéressé, il y a aussi un groupuscule néo nazi qui rêve de faire renaitre de ses cendres le IIIe reich et aussi une certaine Leatitia, jeune fille qui cherche aussi a s’accaparé le journal.

Lupin III: The First : Photo

J’aime beaucoup le personnage de Lupin crée par Maurice Leblanc, j’avais adoré lire les dents du tigre et surtout l’aiguille creuse. Et j’adore également le manga Lupin III. On retrouve aussi ce personnage en compagnie de toute sa bande dans le film de Miyazaki, Le chateau de cagliostro, sous le nom d’Edgar.

Lupin III: The First : Photo

Le film d’animation a été une bonne pioche. Au départ la 3D ne m’attirait pas des masses, mais finalement le résultat est très réussi. Les images, la lumière, les décors, c’est visuellement très beau.

Cette fois-ci Lupin se balade à Paris sur les traces de son illustre grand père Arsène Lupin. On retrouve les accolytes habituels de Lupin III, Daisuke et son célèbre chapeau, Daemon et son katena, la sexy et arnaqueuse Fujiko et aussi l’ennemi de Lupin l’inspecteur Zenigata qui est obsédé par l’arrestation du voleur.

Lupin III: The First : Photo

L’histoire est sympa, les personnages attachants, beaucoup d’action, beaucoup d’humour, des rebondissements parfois farfelus et irréalistes mais on s’en fout, le tout fonctionne très bien, j’ai beaucoup aimé la scène finale et la petite phrase du créateur de Lupin III, pour lui rendre hommage, Monkey Punch étant décédé l’année dernière. On passe un très bon moment.

Après ma séance ciné, j’ai profité d’une belle journée ensoleillée, et j’ai bien fait vu que trois jours plus tard, nous étions tous reconfinés pour quatre semaines.

Je me suis baladée sur le parvis de la bibliothèque François Mittérand, puis au parc de bercy avant de me rendre à Alma Marceau pour déjeuner rapidement avant de marcher le long des quais de seine jusqu’au niveau du Louvres en passant devant les bateaux mouches à l’arrêt, le grand palais, le pont alexandre III, l’assemblée nationale, le ministère des affaires étrangères, place de la concorde, le musée d’orsay.

Je me suis baladée dans saint germain, je passe notamment devant la maison de Delacroix, avant de repartir vers chatelet pour une ou deux courses. Je passe par le quartier opéra et la rue sainte Anne où j’observe les restaurants asiatiques avant de rentrer chez moi suffisamment tot pour éviter l’heure de pointe.

Les jardins de Bagatelle, Etretat, Honfleur

Comme déjà dit dans un post précédent, avec le covid, la pandémie, etc etc, impossible de voyager cette année. Je me suis seulement permise de faire des excursions à la journée. Dieppe, Giverny, Rouen, j’ai dernièrement passé une après midi au parc de Bagatelle et une journée en Normandie.

Parc Bagatelle

Le parc de Bagatelle est un jardin que j’avais très envie de voir depuis longtemps. Depuis chez moi, un bus me rapproche de l’entrée du parc et un second bus me dépose à 5 minutes de marche, histoire de gagner du temps. Le parc de bagatelle est collé au bois de boulogne et l’entrée n’est pas libre, il faut s’acquitter de 2,50€. Très peu de monde ce jour là, j’ai adoré ma balade. Bagatelle c’est donc un grand parc et une demeure qui date du 18e siècle et qui a vu le jour suite à un pari entre le comte d’Artois et Marie Antoinette. Au 19e siècle, la propriété était occupée par Richard Wallace (dont on peut admirer la demeure londonienne the Wallace collection). Ce qui est dommage c’est qu’il n’est pas possible d’entrée à l’intérieur de la villa. Le jardin est de style romantique ou anglais, loin des lignes géographiques strictes des jardins à la française et c’est tant mieux!

Bagatelle est connue pour sa roseraie, magnifique. Toutes les couleurs, toutes les formes, tous les styles et même la lauréate du meilleur parfum! On peut y croiser de nombreux paons, des chats un peu partout, des oies qui jouent le rôle de tondeuses naturelles, des specimens d’arbres très intéressants comme ce  sophora du japon pleureur. Il y a une belle cascade d’eau qui plonge dans un bassin remplie de carpes, et un étang aux nénuphars.

On peut facilement se balader des heures ou se poser sur un banc a admirer les différentes plantes et fleurs qui y poussent.

Finalement, je suis allée passer une journée en Normandie. En voiture, il faut environ 2H10 pour se rendre à Etretat, notre première étape. Hélas, ce jour là le temps est vraiment loin de l’été! il pleut des cordes, le vent souffle fort, il fait même froid! heureusement, j’étais bien équipée. Sur la plage il n’y a quasiment personne ce qui fait du bien, mais entre le vent et la pluie c’est pas l’idéale pour se promener. Mais c’est quand même très appréciable de pouvoir observer de près les vagues déchainées qui s’écrasent sur les falaises célèbres d’Etretat et de sentir l’air de la mer. Dans le centre ville, on fait une ou deux boutiques, j’achète des caramels mous et des conserves de thon et de sardines de la conserverie La belle iloise. Pour déjeuner on se rend au restaurant La flotille.

Etretat

Malgré la pluie, le vent, le froid, et qu’on ne croise pas trop de monde dans les rues, les places de stationnement sont toutes occupées. Au restaurant il ne reste qu’une table libre et après qu’on se soit installés, les gens s’accumulent et font la queue pour attendre une table. Crevettes roses fraiches en entrée, daurade grillée au feu de bois et pommes de terres braisées en plat et crêpe compote de pomme maison, chantilly et caramel beurre salée en dessert, tout était très bon. La pluie s’est enfin arrêtée, on part faire un dernier tour sur la plage. La mer est toujours autant agitée, mais sentir l’air marin c’est un vrai bonheur.

Honfleur

Je serais bien restée toute l’après midi à respirer l’air de la mer, mais le reste de la troupe est plutôt frileuse alors on file. On passe par des petites routes qui traversent la forêt, puis on arrive au Havre. On passe par des routes désertes qui traverse la zone portuaire du Havre, puis on arrive à Honfleur. Il y a déjà beaucoup plus de monde dans les rues, il y a quelques rayons de soleil. On se balade dans les ruelles du centre ville, on mange une glace, puis il est déjà temps de rentrée. Je referais bien une journée à Etretat, un jour où la pluie n’est pas au rendez-vous!

Petit bol d’air d’été

En ces temps maussades, tous mes projets de voyages pour cette année sont tombées à l’eau. Au départ je pensais en sauver au moins un de la noyade mais aucun rescapé parmi mes projets d’évasion. Les derniers mois ont été pénibles et contrairement à certaines personnes qui ont la chance de s’échapper quelques jours ailleurs, je n’ai pas eu cette chance, j’ai laissé tomber toutes idées de court séjour, même en france. Les déplacements sont compliqués, la situation changeante et instable, les prix assez élevés. Alors que j’espérais pouvoir me rendre une journée à saint Malo, les cas de covid ont explosés dans la région et le nombre de touristes aussi, sans parler du prix des trains. Je m’étais même dit « tiens pourquoi je ne pars pas plus souvent en France finalement? », ba le prix du train aller retour m’a rappelé pourquoi je ne voyage pas souvent dans l’hexagone, à moins de réserver trois mois à l’avance les prix des tgv sont chers quand il s’agit de certaines régions.

Bref, j’ai revu mes ambitions à la baisse et pour commencer j’ai décidé d’aller visiter le château de Fontainebleau fin juillet. J’ai toujours voulu le visiter mais j’en avais jamais eu le temps. Depuis gare de Lyon, un transilien permet d’arriver à la gare Fontainebleau-Avon en 40 minutes. Avec un pass navigo classique vous pouvez également prendre la navette depuis la gare qui vous dépose au pied du château en plein centre ville en un peu moins de 10 minutes.

J’ai beaucoup aimé ma visite. L’entrée est à 12 euros mais on en a pour son argent. La chambre du roi, des différentes reines, les appartements de Napoléon, la salle de réception, les boudoirs, salles d’armes, et même la salle de bain. Tous est très bien conservés, les meubles, les tapisseries, les objets d’arts, vases, pendules, lustres,…Certaines tapisseries sont magnifiques et il ne faut surtout pas oublier de lever les yeux, les plafonds sculptés et décorés sont tous plus beaux et impressionnants les uns que les autres. J’ai en particulier adoré la galerie de Diane avec le globe terrestre appartenant à Napoléon.

Avec le covid, le masque est obligatoire  à l’intérieur et un chemin tracé ne permet pas de revenir sur ses pas et de croiser les autres visiteurs. Le gel hydroalcoolique est présent partout. La visite m’a pris une bonne heure, puis je visite ensuite les jardins. Il y a les parterres classiques à la française, les fontaines d’eau, la vue sur le domaine. De là il est très agréable de s’assoir sur un banc à l’ombre des arbres, à admirer les fontaines ou le grand étang aux carpes, avec une légère brise rafraichissante, car si ce n’est pas encore la canicule ce jour là le soleil tape dure.

Je fais ensuite le tour de l’étang aux carpes, où un couple fait de la barque près du belvédère.  Je me balade dans le jardin anglais, plusieurs spécimens d’arbres, des saules pleureurs, des petits cours d’eau, une fontaine de diane planquée dans les sous bois, des panneaux de bambous, une source d’eau particulièrement claire, si transparente que j’ai bien failli ne pas la voir. On peut se balader pendant des heures sans problèmes. Des parterres d’herbes vertes sont à disposition des familles qui souhaitent pique niquer. Attention aux nombreux canons à eau qui permettent de maintenir le vert des arbres et des parterres et qui parfois se mettent en plein sur la route des promeneurs.

Une fois ma visite finie, je me balade un peu dans le centre ville avant de reprendre la navette et le train pour Paris. C’est vraiment un jolie coin, qui permet de s’échapper de Paris, de prendre un peu l’air, de changer de décor à seulement 40 minutes du centre de Paris. A savoir, les jardins du château sont gratuits. J’y retournerais surement.

Parmi les différentes options pour partir à la journée depuis chez moi, j’avais retenu plusieurs possibilités. Cependant la canicule m’a découragé. Je suis finalement partie avec une amie à Dieppe pour la journée à la mi aout, sortie un peu mitigée. Depuis la gare saint Lazare, on prend un ter jusqu’à Rouen puis changement de train pour Dieppe. J’avais une envie de voir la mer et Dieppe est l’une des rares ville proche de paris, desservie par un train dont la gare ne se situe pas loin de la mer. Le quartier de la gare, comme souvent dans les villes n’est pas intéressant, mais très vite on se retrouve au bord du port de plaisance. En face, on déjeune dans le restaurant le New haven, réputé pour les plats de poisson. Premier restaurant depuis mars pour ma part, (sauf excepté les petits boui boui parisiens dans lesquels je déjeune parfois pendant mes pauses déjeuner) et c’est délicieux.

On se balade ensuite le long du bord de mer, sur la jetée accaparée par les nombreux pêcheurs qu’on observe, puis sur la plage de galet. J’en profite pour plonger mes jambes dans l’eau fraiche de la manche et avec la chaleur du jour j’aurais très bien pu me baigner si j’avais mon maillot de bain, l’eau n’étant pas si froide que ça. Après ça on se balade le long de la mer, on passe dans le petit centre historique de la ville avec quelques belles bâtisses, on visite l’église et puis bien vite on a fait le tour. J’ai préféré me balader à Dieppe plutôt qu’à Deauville, mais Dieppe n’a rien d’extraordinaire finalement. Malgré un retour un peu pénible (pas de clim dans notre wagon entre Rouen et Paris) j’ai apprécié manger du bon poisson et voir la mer.

Enfin durant cet été assez triste il faut le dire, je me suis rendu à Giverny pour visiter la maison et surtout les jardins de Claude Monet. J’avais déjà visité les lieux il y a 7 ou 8 ans au printemps et j’avais beaucoup aimé. Depuis Saint Lazare il faut prendre un train pour une durée de 45 minutes jusqu’à Vernon puis de la gare prendre une navette pour 15 minutes jusqu’au domaine de Claude Monet. Il faut réserver à l’avance sa place, le nombre de visiteurs étant limités par créneau. La visite ne se fait pas de manière aussi sereine avec le covid, un parcours est établi pour que les visiteurs ne puissent pas revenir sur leur pas mais la balade est toujours aussi belle.

Dans la première partie du jardin, ce sont les étangs, les ruisseaux, les saules pleureurs, les fameux paysages qui ont inspirés les nymphéas de Monet. Les petits ponts de bois vert, les glycines, les nénuphars, et puis toutes ses fleurs dans les tons de roses, violets, oranges, blancs, rouges, bleus. On traverse une route pour accéder à la deuxième partie du jardin, le clos normand. Ici, pas d’arbres pour ombrager les allées, c’est plein soleil et on sent la différence de température. Les tournesols, les cosmos, les dahlias, les lys, les glaïeuls, les roses, et ces allées recouvertes de lavande qui se frotte à nos jambes, malgré le masque on peut sentir le délicieux parfum de la lavande!

On finit notre visite par la maison, salons en enfilade, des chambres à coucher, et surtout cette salle à manger jaune poussin et la cuisine bleu qui donnent sur les jardins. C’est toujours aussi sympa à faire Giverny. On a moins de liberté pour se balader mais il y a aussi beaucoup moins de touristes.

Pour le retour, la navette ne vient pas comme promis à l’heure indiquée. On est sauvé par l’arrivée du petit train, une alternative à la navette. Le trajet coute 1 euro de moins que la navette. Avec ce temps c’est très agréable de faire la route par le petit train puisqu’il n’y a pas de vitre on est à l’air libre. La route est plus longue par contre, car il passe par certains coins de la ville de Vernon avant de nous ramener à la gare. On passe par de vieilles bâtisses en bord de seine avec des vestiges de pont en pierre qui date du moyen age, on a droit à quelques anecdotes historiques, et on passe devant les vestiges des remparts et du donjon de Vernon.

C’était très sympa mais les détours nous font presque raté notre train dans lequel on monte de justesse, pour nous rendre à Rouen. On arrive en ville vers 12h45, on se balade dans le centre historique, on passe devant l’abbatiale saint Ouen, on admire les jolies immeubles à colombages de toutes les couleurs. On déjeune dans une crêperie la rouennaise, excellent, avant de se balader encore dans le centre ville, on passe par la patisserie Vatelier pour acheter leur spécialité, la tarte au caramel, puis nous reprenons le train pour Paris. J’ai beaucoup aimé Rouen, c’est une jolie ville, très agréable, dont le centre historique vaut le détour. Je n’ai pas eu le temps de tout faire ni voir, vu l’heure à laquelle je suis arrivée et le temps qu’on a pris pour déjeuner. J’y retournerais surement bientôt.