Saint Malo

Pour cause de Covid, encore, cette année les voyages j’ai fais une croix dessus. Soyons objectif, le virus est toujours présent, les restrictions nombreuses, variées, importantes et surtout changeantes. Des pays qui passent de aucunes restrictions pour les touristes à des quarantaines et des pcr obligatoires. Préparer des voyages dans ces conditions la, c’est compliqué, risqué, difficilement remboursables. J’avais déjà bataillé dure pour obtenir le remboursement pour certains de mes voyages prévus en 2020… Quitter la France pour prendre l’air en 2021, j’ai laissé tomber.

A la fin du mois de juin je suis allée passer une journée à Saint Malo. J’avais très envie de voir la mer et la Bretagne me tente beaucoup depuis longtemps. De chez moi, aller en Normandie ou en Bretagne en train, c’est finalement le même temps de trajet malgré des distances différentes, la Normandie étant desservie par des ter alors que la Bretagne par des tgv.

Je n’avais jamais mis les pieds à Saint Malo. Je n’ai qu’une journée et je préfère arriver tot et rentrer tot plutôt que le contraire, du coup départ par le TGV de 7h03 à la gare Montparnasse. 2h47 plus tard, j’arrive à Saint Malo. Avec la SNCF le problème, c’est que le prix des tgv devient très vite très élevés si tu ne réserves pas des mois à l’avance. Hélas, je n’ai pas la possibilité de me projeter longtemps à l’avance dans ces temps maussades et covidés, donc c’est deux semaines en avance que je décide de prendre mes places et j’en ai déjà pour 100 euros aller retour. Franchement ça fais cher la journée à Saint Malo, mais bon je suis tellement en manque de changement d’air…bref, j’arrive et la météo ne sera pas bonne mais toujours meilleur qu’à Paris le même jour ceci dit (pluie dilluvienne toute la journée).

Donc c’est un vent frais presque froid et une petite pluie qui m’accueille et là je suis très contente d’avoir apporté dans mon sac mon ciré coupe vent acheter il y a longtemps, car ici le parapluie ne sert à rien d’ailleurs personne ne l’a sorti, le vent tue ces petites choses inutiles ici.

Depuis la gare, il faut marcher une quinzaine de minutes le long d’une avenue qui passe par des chantiers, un port, avant d’arriver à l’entrée du centre dit “intra muros”, qui se trouve entouré de remparts. Dans intra muros, on ressent moins le vent. Je me balade dans les ruelles du centre historique, je m’arrête acheter des caramels à la maison Guella, puis direction la plage de Bon secours. Une fois ressorti de l’abri des remparts, on ressent de nouveau le vent. J’avais décidé de me rendre sur le grand Bé, une sorte de presqu’ile dont le chemin est accessible depuis la plage qu’à marée basse. Cependant le vent souffle tellement fort que j’ai du mal à marcher et le sable s’il ne vous blesse pas les yeux, fouette les jambes, c’est pas très agréable. Finalement, je laisse tomber la promenade vers le grand Bé, le vent étant plus fort à mesure que j’avance. Je m’installe sur un rebord en bord de plage et me contente d’admirer la vue. Je croise un homme en t shirt, tong et serviette de bain autour de la taille, se diriger sans hésiter vers la piscine d’eau de mer sur la plage, accessible à marée basse. L’homme se jette à l’eau sans frissonner et entame des longueurs sous l’oeil admiratif des passants.

Je passe un bon moment sur la plage avant de me rendre à Bergamote un salon de thé qui sert à déjeuner à midi. Je savais que l’endroit est prisé et qu’il vaut mieux réserver à l’avance. Je n’ai pas de réservation alors je me rends à 11h30 en espérant pouvoir me caser dans un coin. Manger à l’intérieur ne me tente pas vraiment car je n’oublie pas le covid. Malgré le mauvais temps je préfère manger en terrasse ce qui arrange le serveur car ils sont complet pour ce midi. Il y a quand même une protection de toit ce qui permet d’être protégé des petites gouttes de pluie et je me trouve dans un petit coin donc à l’abri du vent. Galette aux légumes, oignon et champignons, limonade citron maison, et en dessert crêpe au caramel beurre salé. Tout était délicieux, le service super sympa et rapide, les serveurs à l’écoute, top.

Pour le temps qu’il me reste avant mon retour je visite la cathédrale de Saint Malo. On apprend que Jacques Cartier est passé par là avant son second départ pour le Canada. L’église est très ancienne, c’est surtout les vitraux qui m’ont plut, la rosace et les vitraux autour sont très colorés sans représenter une scène particulière. En sortant je me balade dans les ruelles autour, très jolies, dont certaines s’éloignent du style très gris du centre ville, puis je monte sur les remparts, je passe devant la tour bidouane et je remonte le long de la plage du bon secours jusqu’au bastion de la Hollande, un jardin au bout des remparts. On peut y voir les canons ou encore une jolie vue sur la mer, la plage et au loin Dinard. Il existe un bateau taxi pour se rendre à Dinard, une traversée qui dure moins de dix minutes, mais je n’ai pas beaucoup de temps avant mon retour et la mer est bien agitée! Je préfère me concentrer sur Saint Malo.

Je reviens sur mes pas, et je me retrouve sur la grande plage du sillon par laquelle on peut accéder au fort national. Sur cette plage je subi un peu moins le vent, j’en profite pour rester un bon moment à me balader au bord de l’eau, il y a beaucoup moins de monde que sur la plage du bon secours. Un dernier tour dans le centre ville et c’est déjà l’heure du retour à la gare. Contrairement à l’allée, je prends d’abord un TER jusqu’à Rennes puis le TGV direct jusqu’à Paris, le retour est plus rapide que l’allée.

J’ai beaucoup aimé Saint Malo, à refaire un jour de beau temps. Les remparts, les petites ruelles typiques quand on s’éloigne un peu des commerces, les plages spacieuses. La prochaine fois, j’espère pouvoir grimper sur le grand Bé et également prendre le bateau taxi pour me rendre à Dinard, j’irais bien également visité la demeure du corsaire.