Dernières séances: The avengers 3 – L’homme qui tua don Quichotte – Deadpool 2

Avengers: Infinity War : Affiche

The avengers: Infinity war

de Anthony et Joe Russo

Chris Pratt, Robert Downey Jr, Elizabeth Olsen, Chris Hemsworth, Josh Brolin, Mark Ruffalo, Benedict Cumberbath, Chris Evans, Scarlett Johansson, Zoé Saldana…

3/5

On retrouve les héros Marvel, de Iron man à Hulk en passant par Black widow, Black panther, Captain america, Thor…Cette fois ci, les héros se réunissent pour empêcher Thanos de mettre la main sur les pierres d’infinité, qui permettent à celui qui les possède de devenir indestructible et tout puissant.

Avengers: Infinity War : Photo Chris Hemsworth, Chris Pratt, Zoe Saldana

Bon l’univers Marvel n’est pas toujours parfait. Je n’ai pas aimé les deux premiers Thor, je n’ai pas aimé les deux premiers volets de Captain america, je ne suis pas allée voir le énième spiderman, ni le docteur strange. Mais j’ai beaucoup aimé dernièrement le dernier Thor, Black panther et surtout les Gardiens de la galaxie dont les personnages viennent rejoindre les avengers ici.

Avengers: Infinity War : Photo Winston Duke

J’ai préféré ce 3e volet au second, mais il n’empêche que j’ai été un peu blasée. Je ne peux pas dire que je sois déçue car je ne m’attendais pas à grand chose. Avengers 3e du nom à son lot de scènes d’action, de poursuites, de combat, de blessés. Le film réussi le pari de parler un peu de chaque personnage Marvel, tout le monde à son petit “quart d’heure” de gloire, Thor, Tony Stark, Banner, captain America, Black panther, Black widow, docteur Strange, Spiderman, et les petits nouveaux, les Gardiens de la galaxy, qui ont une bonne place dans le film. Chacun a droit à sa bagarre, à sa blague, à son moment.

Avengers: Infinity War : Photo Benedict Cumberbatch, Benedict Wong, Mark Ruffalo, Robert Downey Jr.

Certaines scènes sont plus réussies que d’autre, j’ai trouvé le film plus drôle que le précédent, du moins j’ai plus ri que pour the avengers l’ère d’ulltron qui m’avait un peu ennuyé et dont l’humour ne m’avait pas du tout atteint.

Avengers: Infinity War : Photo Chris Pratt, Pom Klementieff

Un film long mais nécessaire au vue des nombreux personnages principaux et secondaires qui se côtoient. Si ce 3e volet est meilleur que le second, ça reste un film Marvel qui ne restera pas dans mes préférés. Sans rien révéler, la scène finale avec Thanos qui s’amuse à jouer les dieux est pas mal du tout. Les spectateurs sont surpris de ces choix et surtout de finir le film comme ça, même si personne n’est dupe que tout finira par rentrer dans l’ordre dès le prochain film (nan mais qui a crut une seconde que ça allait rester comme ça?? surement personne…). Avengers 4 devrait sortir en mai 2019.

 

L'Homme qui tua Don Quichotte : Affiche

L’homme qui tua Don Quichotte

de Terry Gilliam

Jonathan Pryce, Adam Driver, Joanna Ribeiro, Olga Kurylenko, Stellan Skarsgard

3.5/5

Toby, réalisateur mégalo et égoïste, débarque en Espagne pour tourner une pub. Devenu célèbre en peu de temps, Toby a pris la grosse tête. Il découvre par hasard un dvd pirate du film qu’il avait lorsqu’il était étudiant et qui lui avait permis de se faire un nom et une carrière. Il se rappelle alors comment il avait mobilisé tout un village isolé pour faire un film sur Don Quichotte. Délaissant le tournage, il décide d’aller voir le village en question…

L'Homme qui tua Don Quichotte : Photo Adam Driver, Jonathan Pryce

On l’aura attendu ce film, Terry Gilliam est enfin délivré de son obsession. Je me souviens avoir suivi les déboires, retards et finalement annulation du tournage de son film. Et j’avais été voir le documentaire qui a été filmé sur le tournage du film, Lost in la mancha. J’avais adoré ce documentaire, c’était passionnant et en même temps tragique. La pluie alors qu’il ne pleut jamais, les avions militaire qui débarquent en plein tournage, les acteurs qui ont des problèmes de santé… Un vrai cauchemar. J’ai été étonné qu’il ne lâche pas l’affaire à aucun moment.

L'Homme qui tua Don Quichotte : Photo

Si les critiques sont plutôt mitigées, moi j’ai finalement bien aimé le résultat même si j’aurais adoré voir sa version du film à l’époque où c’était Jean Rochefort qui jouait Don Quichotte. J’ai beaucoup aimé la première moitié du film, le cynisme du héros Toby, le tournage, le monde des producteurs, des financiers, j’ai aimé ce coté déjanté et l’escapade de Toby jusqu’au village Los suenos (les rêves), ses retrouvailles mitigées avec les locaux, et en flash back le tournage du film sur Don Quichotte, qui s’est déroulé dix ans plus tôt et qui a laissé des traces.

L'Homme qui tua Don Quichotte : Photo Jonathan Pryce

J’ai aussi beaucoup aimé le duo Don Quichotte/Toby, leurs aventures extrêmes, j’ai aimé l’humour, les paysages somptueux, les décors naturels, cascades d’eau, forêts, plaines désertiques, on suit avec plaisir la route que prend Toby et Don Quichotte, voyage à travers le temps pour mieux se comprendre. J’ai un peu moins aimé la partie qui se situe dans le château du méchant russe, partie dans laquelle Toby se transforme petit à petit en héros.

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On peut voir dans le film plusieurs clins d’œil aux projets avortés de Gilliam, comme l’allusion aux problèmes de pluie diluvienne que Gilliam avait vécu lors du tournage avec Jean Rochefort. Ou encore la phrase d’introduction au début du film “Après 25 ans de dure besogne et de foire d’empoigne”.

J’ai finalement beaucoup aimé le film. On retrouve le style de Terry Gillliam, j’ai aussi trouvé le film très drôle, bien joué par Jonathan Pryce et Adam Driver, avec en bonus les magnifiques paysages du Portugal et de l’Espagne.

Deadpool 2 : Affiche

de David Leitch

Ryan Reynolds, Josh Brolin, Zazie Beetz, Julian Dennison, Morena Baccarin

3.5/5

On retrouve Deadpool toujours à traquer les méchants et à les déchiqueter de toutes les manières possibles avec son humour bien à lui. Son bonheur est total lorsque sa fiancée lui annonce vouloir des enfants. Mais les choses ne se déroulent pas comme prévu et Deadpool fini en prison haute sécurité, ses pouvoirs de mutant en moins. Tout ce complique lorsque un être mystérieux venu du futur débarque déterminé à vouloir tuer le co-détenu de Deadpool, un enfant mutant de 12 ans.

Deadpool 2 : Photo promotionnelle Ryan Reynolds

Je n’avais pas particulièrement apprécié le premier film, j’avais bien aimé mais en allant le voir je m’attendais à rire plus. L’humour du film ne m’a finalement pas atteint comme il l’aurait du. Le 2e volet est bien meilleur de ce coté là.

Le début du film, sans rien révélé, m’a surpris, je ne m’y attendais pas, sauf 30 secondes avant que la surprise se produise, j’ai commencé à me dire “ah tiens, je crois que la ça va…” et paf la surprise! Dans la salle j’ai bien senti la surprise générale. Le film est drôle même dans ces moments dramatiques, du générique chanté par Céline Dion, avec une présentation de l’équipe technique complètement barrée, jusqu’à la fin et les scènes post générique.

 

Deadpool 2 : Photo Zazie Beetz

L’histoire est complétement cinglée, l’humour complétement barré. On passe un scénario qui reprend les codes des films de super héros mais uniquement dans le but de faire de l’humour. On sent que les scénaristes assument complètement leur scénario en faisant passé la pilule des points faibles par l’humour en se moquant d’eux même. Alors oui c’est drôle mais c’est pas parce que les personnages se moquent des défauts qu’il faut que le spectateur les oublie!

Deadpool 2 : Photo Josh Brolin

J’aime beaucoup Josh Brolin, donc j’étais contente de le voir dans ce rôle de vengeur du futur et j’ai beaucoup aimé le personnage mutant de Domino dont le super pouvoir est d’avoir une chance hors norme, un peu comme le personnage de la série télé Drôle de chance.

Deadpool 2 : Photo Julian Dennison

Un très bon cru ce Deadpool 2, avec un Ryan Reynolds complètement dingue qui se moque de sa propre carrière (green lantern), l’humour est présent même dans les scènes plus dramatiques, quelques surprises, des références incalculables aux autres films de super héros partout, Deadpool passe son temps à se moquer des autres super héros Marvel, en particulier Wolverine qu’il semble jalousé. J’ai passé un très bon moment devant Deadpool 2, que j’ai trouvé bien meilleur que le premier volet.

 

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Life de Daniel Espinosa

Life - Origine Inconnue : Affiche

de Daniel Espinosa

Jake Gyllenhaal, Rebecca Fergusson, Olga Dihovisnaya Ryan Reynolds, Hiroyuki Sanada

3/5

Dans la station spatiale internationale c’est l’effervescence. La sonde revenant de mars avec à son bord des échantillons de sol est réceptionnée par l’équipe d’astronautes. Les échantillons pourraient contenir des traces de vie extraterrestre. Hugh Derry est le spécialiste chargé d’étudier les échantillons. Il découvre alors une cellule endormie mais toujours vivante, qui après avoir reçut les bons stimuli, se met à se développer. Sur Terre comme sur la station l’excitation est à son comble. Après plusieurs semaines, la cellule grandit de plus en plus, mais un accident dans le labo met fin brutalement à l’évolution de cette vie. Hugh Derry essaye de la ranimer avec des mini électrochoc. La créature se réveille et se met à attaquer Hugh. La créature est encore petite mais très puissante et surtout intelligente, elle tente par tout les moyens de sortir du labo.

Life - Origine Inconnue : Photo Hiroyuki Sanada, Olga Dihovichnaya

Life - Origine Inconnue : Photo Jake Gyllenhaal

Bon ben voilà un scénario qui fait fortement penser à Alien. Ici rien de nouveau, rien d’originale, une bande d’astronautes, tous des gens très intelligents, enfermés sur la station spatiale, en compagnie d’une cellule alien minuscule devenue de plus en plus grande, et qui attaque tous ce qui bouge. En peu de temps, la cellule devient agressive et surtout très intelligente, peut être un peu trop. La créature résiste au feu, elle résiste au froid, au vide et à l’absence d’oxygène de l’espace quand elle se retrouve à l’extérieur de la station, elle déjoue tout les tours des humains, résiste à tout, est plus maligne que tout le monde. Bon que la créature soit résistante et maligne, d’accord, mais qu’elle résiste au froid de l’espace et à son manque d’oxygène pour un temps assez long c’est un peu trop.

Life - Origine Inconnue : Photo Rebecca Ferguson

Alors bien sur on retrouve tout les rouages qui sont habituels à ce genre de film, le huis clos, les astronautes qui se font butés un à un par la créature, la palme du dégueulasse revenant au pauvre Ryan Reynolds. Les habituels plans pour essayer de tuer la créature, les habituels problèmes en tout genre, les habituels sacrifices héroïques pour sauver le plus grand nombre. La fin ne surprend même pas, avec le mélange dans les capsules de sauvetage, je m’attendais à la confusion entre les deux et à la catastrophe provoquée. Et puis j’ai trouvé assez naïf que ces professionnels fassent joujou avec une entité biologique extraterrestre inconnue sans qu’il y ai le moindre protocole d’auto destruction de la cellule étudiée. Bref, de bons acteurs, un film bien fait dans son genre, mais qui ne restera pas dans les mémoires je pense.

The voices

The Voices : Affiche

de Marjane Satrapi

Ryan Reynolds, Gemma Atherton, Anna Kendrick, Jacki Weaver

4/5

Jerry travaille comme manutentionnaire dans une petite ville où il ne se passe jamais rien d’intéressant, Milton. Amoureux de Fiona, une anglaise qui travaille à la compta de son entreprise, Jerry espère pouvoir sortir avec elle. Mais ce que personne ne sait à part la psychiatre de Jerry qui le suit toutes les semaines, c’est qu’il parle avec ces deux animaux de compagnie avec qui il entretient des conversations, le gentil chien Bosco, et le psychotique chat M Moustache.

The Voices : Photo Ryan Reynolds

La bande annonce m’avait bien plut, donc je n’ai pas trop hésité même si je ne suis pas fan fan de Ryan Reynolds! ici il joue à la perfection le gentil garçon de province, qui aurait pu être tellement sympa, un peu trop naïf, un peu trop simplet, mais gentil si ce n’est sa tendance à l’assassinat sanguinolent!

The Voices : Photo Ryan Reynolds

Le film commence donc presque comme un vieux film des années 50, tout est beau, tout est gentillet, Jerry va au boulot avec le sourire, il est toujours content de tout, heureux pour rien, alors que ces collègues ont la mine blasée, un air de subir le quotidien sans pouvoir rien y faire. Les filles du bureau s’amusent comme elles peuvent dans cette ville de province, le vendredi soir c’est soirée karaoké, où tout le monde se retrouve, Fiona, l’anglaise un peu pimbêche mais pas méchante, qui aime être le centre d’attention, et qui fait tourner en bourrique le gentil Jerry parce que c’est si facile de s’amuser à ses dépends, Lisa, l’héroïne de conte de fée, trop bonne, trop gentille, et Allison, qui s’amuse à voir ses deux collègues essayer de charmer Jerry.

The Voices : Photo Gemma Arterton, Ryan Reynolds

The Voices : Photo Ryan Reynolds

Et puis en milieu de film, tout vole en éclat, Jerry laisse ses instincts meurtriers et sa nature reprendre le dessus, sa folie n’est plus aussi gentillet, plus aussi sympathique, là où sa folie transformait un quotidien morne en joyeuse journée, elle fait  disparaitre des évènements tragiques, sanglants, glauques et moches sous le tapis! (la scène des boites tupperware est bien dégueulasse).

The Voices : Photo Anna Kendrick, Ella Smith, Gemma Arterton, Ryan Reynolds

Un film complètement barré donc, plein de folie parfois douce, parfois affreuse et meurtrière. J’ai surtout beaucoup aimé le personnage de Fiona, (même si sa fuite dans les bois est complètement idiote), j’ai aussi beaucoup aimé Allison même si on ne l’a voit pas autant. Les scènes de conversation, entre Jerry et ses animaux qui reflètent l’inconscient de Jerry sont souvent drôles et tragiques à la fois, entre le chien Bosco optimiste, encourageant et enjoué, et le chat M Moustache, pessimiste, réaliste et un peu cruel (même si franc). Mon seul regret dans ce film, est la fin, qui n’est pas mauvaise mais je m’attendais à quelque chose de plus réel (un Jerry qui retombe dans le monde réel tel qu’il est, mais je suppose que la réalisatrice voulait finir sur une note plus gai et farfelue!).