Star wars – Le réveil de la force

Star Wars - Le Réveil de la Force : Affiche

de JJ Abrams

Daisy Ridley, Oscar Isaac, Adam Driver, John Boyega, Harrison Ford, Carrie Fisher, Mark Hamill, Peter Mayhew

4,5/5

30 ans après les évènements du Retour du jedi avec la fin de l’empire et la victoire de la résistance, les choses ne vont pas si bien que ça dans la galaxie. Le premier ordre, héritier de l’empire, devient de plus en plus puissant, avec à sa tête le redoutable Snoke et son bras droit, Kylo Ren qui maitrise la force. La résistance menée par la générale Leia Organa, a du mal à faire front, et recherche pour les aider, Luke Skywalker, qui s’est retiré loin du monde, dans un lieu secret. Poe Dameron, un pilote de la résistance, retrouve une carte permettant de localiser Luke. il est aidé par Finn un stormtrooper déserteur qui ne supporte pas l’empire. Finn fera équipe avec la jeune Rey, une pilleuse d’épave sur la planète qui a retrouvée le droïde BB8 qui tient les indices pour retrouver Luke. Le premier ordre mené par Kylo Ren se lance à la poursuite de Finn et Rey pour retrouver le droïde. Son maitre désire retrouver le maitre jedi afin d’anéantir pour de bon l’ordre Jedi.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Oscar Isaac

Après la trilogie de 1999, je n’attendais plus grand chose de la saga Star Wars, je me disais qu’un jour peut être, quelqu’un referait naitre la mythique histoire. La trilogie de 1999 a le mérite de nous éclairer sur l’avant Empire, l’organisation de la république, les origines de Luke, Leia et Vador, la jeunesse de Obi Wan, et la transformation d’Anakin en Vador. Sur le fond c’était intéressant, mais alors le résultat reste trois films aseptisés, trois films froid, dépourvue de chaleur humaine, sans saveur. Des effets spéciaux envahissants et voyants, qui prennent la place des personnages, une héroïne féminine qui passe son temps à défilé, à regarder l’horizon en attendant son bien aimé, et à jouer les plantes vertes sans intérêt, des scènes digne de l’amour est dans le pré, avec les roulades dans l’herbe fleuri d’un gnangnatisme effroyable…Bref, seule l’épisode 3 sauve un peu les meubles.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Daisy Ridley, John Boyega

Mais qu’en est il de ce nouvel opus, qui inaugure une nouvelle trilogie? j’y suis allée, sans a priori, sans attentes particulières, juste l’impression que ça ne pouvait pas être aussi nul que la trilogie précédente, presque sur que les erreurs du passé on servi à améliorer les choses. En ce premier jour d’exploitation, la salle est remplie de fans, on sent l’excitation et l’impatience des spectateurs, les gens retiennent leurs souffles, ils crient et applaudissent quand retentit les premières notes de musique de John Williams.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Harrison Ford, John Boyega, Peter Mayhew

J’ai tout simplement adoré ce nouvel opus! Tout y est, les courses poursuites en vaisseaux spatiaux à travers la galaxie, la vitesse lumière, les stormtroopers, les méchants, la force, la fuite, les combats, des droïdes tout mignons.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Adam Driver, Daisy Ridley, John Boyega

Mais surtout des effets spéciaux servent l’histoire et les personnages sans prendre le dessus, il y a de l’humour qui marche, des personnages intéressants pour qui ont prend le temps de les présenter, de les développés…L’action et les rebondissements n’empêchent pas le spectateur de prendre le temps de connaitre les personnages, Kylo Ren le méchant du jour au passé trouble, Finn (la salle à hurler de rire quand ils ont entendu le vrai nom de Finn) qui apporte beaucoup d’humour et qui reste attachant, bb8 le nouveau droïde pour qui ont craque, Poe joué par le géniale Oscar Isaac, et surtout l’héroïne du film Rey.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo Daisy Ridley, John Boyega

Rey qui est forte, courageuse, intelligente, qui sait piloter et réparer n’importe quel vaisseau spatial, j’ai adoré ce personnage, combattante, sans être invincible, après tout elle n’est pas guerrière à la base! j’ai adoré sa rencontre avec Han Solo et Chewie qui ont repris leurs activités clandestines.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo

Mais bien sur, à vouloir coller à l’atmosphère et aux codes de la première trilogie star wars, L’éveil de la force est plus un hommage à la trilogie d’origine, qu’un renouveau de la saga. Les codes de la trilogie sont repris, les clins d’œil sont nombreux, on ne reprend pas les même mais on recommence quand même. Encore une dictature qui fait penser au 3e reich, et qui prend le contrôle de la galaxie à la place de la république, encore des droïdes, encore une étoile de la mort plus puissante et plus grande, des méchants torturés, des personnes ordinaires qui deviennent des héros, des personnes extraordinaires qui découvrent leurs talents, encore la résistance qui tente de se battre contre la grosse armée de l’empire/le nouvel ordre.

Star Wars - Le Réveil de la Force : Photo John Boyega, Oscar Isaac

Bref, on ne peut pas dire que JJ Abrams révolutionne le monde de star wars, mais on ne lui demandait pas de le faire non plu! quel plaisir que de retrouver cet univers, ces décors, ces planètes, retrouver ses personnages attachants, même si parfois on retrouve des parallèles énormes entre l’éveil de la force et l’épisode 4, j’ai adoré les rebondissements, les scènes d’action, l’humour qui fait mouche. J’ai adoré les personnages, Finn, Poe, et surtout Rey et puis ça fait plaisir de revoir Harrison Ford dans la tenue de Han Solo, de retrouver sa complicité avec Chewbacca, revoir la princesse Leia, et puis Luke en ermite qui rappelle Obi Wan… comme le dis Han Solo dans le film, ça fait du bien de rentrer chez soi!

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Spy / Ex machina

Spy : Affiche

de Paul Feig

Melissa McCarthy, Jude Law, Jason Statham, Rose Byrne, Allison Janney, Miranda Hart, Bobby Canavale.

4/5

 Susan Cooper est une agent secret qui travaille pour la CIA. Elle aurait pu être agent de terrain grâce à d’excellente note lors de son entrainement, mais ça fait dix ans qu’elle travaille au sous sol, à être les yeux et les oreilles de l’agent Finn, l’un des meilleurs agents en activité. Amoureuse transie, elle adore le guider lors de mission périlleuse, mais ne peut s’empêcher d’être déçu par sa vie. Pas de mari, pas d’enfant, et son rêve d’être agent de terrain et vivre des moments palpitants ont l’air définitivement enterrés. Lors d’une mission, l’agent Finn est tué par Rayna, l’héritière d’un grand terroriste. Elle doit alors trouvé un acheteur pour une bombe nucléaire hérité de son père. Mais Rayna connait toutes les identités des agents actifs et la CIA ne peut donc envoyer an agent sans prendre de gros risque. Susan voit une chance de changer de carrière et de sortir du sous sol. N’ayant pas d’autre choix, Elaine Crocker, la chef des opérations, envoie Susan à Paris, sur les traces de Rayna, sous la couverture d’une vendeuse de logiciel informatique.

Spy : Photo Melissa McCarthy, Peter Serafinowicz

Au départ, je n’étais pas très motivée, je n’avais pas vu la bande annonce, je ne savais pas à quoi m’attendre. Et puis l’envie d’un film divertissant et drôle fut plus fort, et je n’ai pas regretter mon choix! Spy est hilarant du début à la fin. J’ai adoré Melissa McCarthy, elle nous avait prouvé plus d’une fois son sens de la comédie, et ici elle est vraiment très drôle, sans jamais en faire des caisses. J’ai beaucoup aimé son personnage, beaucoup de gens peuvent s’identifier à Susan, cette femme qui à 40 ans, n’est pas satisfaite de sa vie. Ancienne professeur, elle a voulu plus d’action et plus d’adrénaline en devenant agent secret. Mais ça fait dix ans qu’elle reste dans les sous sol de l’agence, juste pour les beaux yeux de  l’agent Finn, dont elle est folle amoureuse. J’ai adoré voir Susan partir en mission, ses désillusions, des couvertures de femmes célibataires obsédée de chats, à descendre dans des hôtels miteux, alors que Finn était toujours en smoking à descendre dans des hôtels de luxe.

Spy : Photo Rose Byrne

J’ai adoré la voir prendre de l’assurance très vite, le terrain c’est son milieu, ça lui va comme un gant et toute sa formation d’agent de terrain ressort. Susan est parfois douce, mais petit à petit son langage devient dure, ses réflexes sont plus affutés.

Spy : Photo Melissa McCarthy

Pendant deux heures on court dans les rues de Paris, Rome, Budapest, on croise Rick Ford, un agent secret complètement débile joué par Jason Statham très drôle, on croise Allison Janney en directrice de la CIA intransigeante, ou encore Rose Byrne, la méchante de service qui m’a fait un peu penser à son rôle dans Mes meilleures amies. J’ai bien ri pendant deux heures, sans temps morts, il n’y a pas de ralentissements dans l’intrigue comme dans l’action, sans que ça tombe dans l’absurde total, même si c’est une comédie, ici le métier d’agent secret n’est absolument pas réaliste!

Spy : Photo Jude Law, Melissa McCarthy

Spy : Photo Jason Statham, Melissa McCarthy

En bref, une comédie hilarante et très réussie, j’ai adoré le casting, Melissa McCarthy est géniale, et tous les seconds rôles sont particulièrement réussi, que ce soit la géniale Allison Janney, Jude Law, Jason Statham qui est très drôle, Rose Byrne, et Miranda Hart, qui joue toujours des personnages décalés. L’humour ne retombe jamais, et j’en suis sortie avec les joues douloureuses à force de rire ou de sourire. Pendant deux heures, on sort complètement de sa propre tête, et on ne pense à rien du tout, parfait divertissement!

Ex Machina : Affiche

de Alex Garland

Alicia Vikander, Oscar Isaac, Domhnall Gleeson

3.5/5

Calen est programmeur pour la plus importante entreprise de moteur de recherche. Il gagne un tirage au sort organisé par l’entreprise, dont la récompense est de partir chez le big boss, Nathan, dans un centre de recherche personnel, afin de passer ensemble une semaine. Pour Caleb c’est un rêve qui devient réalité, car Nathan est un génie de la programmation et de l’informatique et c’est tout simplement le héros de Caleb. Il débarque donc en hélicoptère dans un domaine perdu au milieu de la nature sauvage. Nathan s’avère sympathique et accueillant quoique un peu bizarre. Caleb n’est pas très à l’aise mais sa curiosité intellectuelle l’emporte. Nathan lui explique alors qu’il travail sur une intelligence artificielle, qui dépasse les technologies actuelles. Il présente à Caleb Ava, une intelligence artificielle qui a pris une forme humanoïde. Caleb est alors chargé de lui faire passer un test afin de savoir si cette intelligence artificielle possède une conscience qui lui ait propre.

Ex Machina : Photo Domhnall Gleeson, Oscar Isaac

J’en avais entendu du bien, et j’avais envie d’un film qui me surprenne. Ex machina est un huis clos, dans ce centre ultra moderne, où tout le confort est possible, où tous les gadgets dernier cris sont disponibles. Mais l’endroit est froid, dépourvu d’âme et de touche personnel. Nathan est un génie, c’est un bosseur, et son but reste encore de créer une intelligence artificielle parfaite, qui peut évoluer seule, et qui a sa propre conscience.

Ex Machina : Photo Oscar Isaac

Le film consiste, jour après jour, à nous montrer Caleb qui doit discuter avec Ava, afin de la tester et de voir si sa façon de penser est identique à celle d’un être humain. Petit à petit Caleb s’attache à Ava et se laisse prendre au jeu.

Ex Machina : Photo Domhnall Gleeson, Oscar Isaac

Plus le film avance et plus Caleb est mal à l’aise avec Nathan. Il s’attache beaucoup a Ava et remet en question l’intérêt d’une intelligence artificielle. Les questions de morale et d’éthique se pose à lui. Le film est donc assez glaçant, prenant, la tension entre les personnages, dans ce triangle étrange, est de plus en plus palpable, de plus en plus fort et dérangeant.

Ex Machina : Photo Domhnall Gleeson

Quelques surprises viennent surprendre le spectateur, même si j’avais déjà deviné certaines choses (SPOILER: surprise de voir Ava si froide et détachée, pas surprise de voir que la servante de Nathan est en fait un robot). Un film qui fait réfléchir sur l’intelligence artificielle avec un trio d’acteurs excellents Alicia Vikander et Oscar Isaac en tête. Une intelligence artificielle réussie, Ava développe une conscience mais reste un brin sociopathe!

A most violent year

A Most Violent Year : Affiche

de JC Chandor

Oscar Isaac, Jessica Chastain, Albert Brooks

4/5

1981, à New York, la ville connait des taux records de criminalité. Abel Morales vit le rêve américain. Il a construit seul et en partant de rien une entreprise prospère de vente de fuel domestique. Marié à Anna qui s’occupe des comptes, et père de deux fillettes, Abel est fier de pouvoir dire qu’il en est arrivé là en restant sur le droit chemin, sans jamais enfreindre la loi. Il décide de passer un marché très dangereux sur le plan financier, pour acquérir un terrain très important pour la suite de sa carrière, mais il a un mois seulement pour finaliser la vente sans quoi il perd tout. Alors qu’il vit le mois le plus stressant de sa carrière, le procureur lui tombe dessus, sa banque le lâche, et les chauffeurs de ses camions sont constamment pris pour cible et tabassés. Tout ça durant l’année la plus violente de l’histoire moderne de New York.

A Most Violent Year : Photo Jessica Chastain, Oscar Isaac

L’histoire d’Abel qui partit de rien à fondé une entreprise prospère. Et pour évoluer, pour aller de l’avant, pour ne pas rester sur place, stagner et donc forcément régresser et tout perdre, Abel prend des risques, Abel s’attire la jalousie de ses concurrents.

On plonge tout de suite dans le quotidien de cet entrepreneur new yorkais, partit de rien et à deux doigts de devenir riche et puissant ou tout perdre en quelques jours. On sent la tension parcourir le film du début jusqu’à la dernière seconde, on tremble pour Abel, on a envie de le voir réussir, on a peur de voir le film sombrer dans les clichés du mélo drame, où les personnages principaux vont forcément vivre des drames hors normes.

A most violent year nous plonge dans le New York des années 80; les permanentes gominées, les longs manteaux de cachemire aux épaulettes larges, les grosses berlines démesurées, les bijoux en or grossiers. On vit aussi avec Abel tout ses ennuis, on se sent acculé contre le mur tout comme lui, au fur et à mesure que s’accumule les obstacles et les ennuis: le procureur qui veut le poursuivre, les comptes financiers qui doivent être vérifiés, les concurrents qui sabotent son travail, qui tabassent les conducteurs de ses camions de fioul, le syndicat des chauffeurs qui met la pression pour que les conducteurs roulent armés…On a envie d’abandonner la lutte, on se demande comment Abel et sa femme Anna vont finir…

Certaines scènes sont vraiment impressionnantes, la course poursuite à pied et ensuite en métro entre Abel et un saboteur, ou encore la fuite de Jullian, un conducteur trop souvent pris pour cible, qui fuit sur le pont entre les voitures stoppés par les embouteillages, ou encore les personnages qui admirent la vue depuis l’entrepôt, qui donne sur Manhattan, les pieds dans la poudreuse. Entre deux attaques, entre Abel qui tente de survivre dans le monde des affaires sans avoir recours aux magouilles, on nous présente un New York qui ne fait pas envie. La radio crache sans cesse les faits divers de violences qui secoue la ville quotidiennement, les fusillades dans les écoles, les policiers pris pour cible, les cambriolages, viols, vols, meurtres, les rues délabrées, les métro couverts de tags…c’est pire que Gotham dans ses pires heures!

J’ai adoré les personnages aussi, Abel, entêté, qui ne veut faire appel à aucune option qui le ferait sortir du droit chemin malgré l’enjeu énorme pour lui et sa famille, ni armer les chauffeurs, ni faire appel à la famille mafieuse de sa femme. J’ai aussi adoré Anna, la femme d’Abel, très loin de l’épouse qui reste à la maison avec les enfants, et qui tremble en attendant la suite de l’histoire. Fonceuse, maline, elle a un sang froid infaillible, prenant des initiatives pour pallier le manque de réaction de son mari, elle n’hésite pas dans les décisions qu’elle prend, un personnage féminin très intéressant.

En bref, un très bon film, un suspens haletant, une tension palpable, des personnages têtues, ambitieux, déterminés, aux valeurs qui ne laissent place à aucun compromis. Le tout filmé dans un New York perturbé, qui connait un taux de criminalité qui frôle des records. J’ai aussi beaucoup aimé la fin, loin de tout mélodrame exagéré, saupoudré d’un peu de cynisme, et de quelques notes d’humour nerveux. A ne pas manquer, Oscar Isaac confirme son talent de comédien et Jessica Chastain s’offre l’un de ses meilleurs rôles au cinéma.

Two faces of january

The Two Faces of January : Affiche

de Hossein Amini

Viggo Mortensen, Kirsten Dunst, Oscar Isaac

3/5

Au début des années 50 en Grèce, les MacFarland, un couple des plus charismatiques se promène dans les ruines antiques. Ils sont américains, riches et en vacances. Ils croisent le chemin de Rydar, jeune américain qui s’est improvisé guide touristique en attendant de savoir ce qu’il souhaite faire de sa vie. Il en profite aussi pour charmer les jeunes filles et surtout profiter de sa connaissance de la langue grecque pour arnaquer les touristes trop crédules. Rydal accepte l’invitation à diner des MacFarland, désireux d’en savoir plus sur le mari Chester, qui lui rappelle son défunt père et accessoirement pour pouvoir admirer la jolie épouse, Colette. Alors que Rydal voit dans le couple riche de futurs victimes de ces petites arnaques, il découvre vite que les MacFarland ne sont pas beaucoup plus honnête que lui.

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Oscar Isaac, Viggo Mortensen

Comment résister à un film adapter d’un roman de Patricia Highsmith avec dans le rôle principal Viggo Mortensen? Il faut dire que je suis une grande fan de cet acteur, et qu’on ne l’a pas vu au cinéma depuis un bon moment!

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Viggo Mortensen

Le film nous conte donc la descente aux enfers de trois personnages, si sur d’eux au départ de l’intrigue. Petit à petit, ce couple si beau et charismatique, si riche, se désagrège au contact de la réalité qui les rattrape, des obstacles qui surgissent sur leur route. Leur complicité et même leur amour ne résiste que difficilement aux nouvelles épreuves qui frappent à leur porte.

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Viggo Mortensen

Pareil pour le jeune et insouciant Rydal, qui a fuit sa famille et ses responsabilité pour vivre la vie de bohème en Grèce, s’improvisant guide, charmant les jeunes héritières, ou arnaquant les touristes pour quelques dollars. Lui qui croyait pouvoir arnaquer ce couple américain se retrouve embarquer dans une descente aux enfers, impliqué dans les problèmes du couple Macfarland.

The Two Faces of January : Photo Kirsten Dunst, Oscar Isaac, Viggo Mortensen

Avec two faces of january, on voyage pas mal, en Grèce, en Crète, entre ruines antiques et petits villages typiques, on finira dans les ruelles d’Istanbul. Trois très bons acteurs, dont les visages perdent de leur superbes, dont les allures perdent de leur tenues, au fur et à mesure de leur fuite sous un soleil de plomb, à travers la Grèce.

The Two Faces of January : Photo Oscar Isaac, Viggo Mortensen

Si le film reste intéressant à suivre, et jolie à voir, l’intrigue est quelques peu décevante. L’ambiance, les désillusions des personnages et leurs réveils brutales au contact de la réalité, aurait pu rappeler un film d’Hitchcock, mais il manque une tension qui prend aux tripes les spectateurs. Je m’attendais à un retournement de situation, à une révélation finale, simple mais surprenante. Au  final, une histoire classique, une fin crédible mais ordinaire. Il manque quelque chose pour en faire un bijou, c’est dommage.