Conspiracy de Micheal Apted

Conspiracy : Affiche

De Micheal Apted

Noomi Rapace, Micheal Douglas, Orlando Bloom, Toni Collette, John Malkovitch

1,5/5

Alice Racine, interrogatrice pour la CIA, s’est retirée du terrain après un échec professionnel. Elle travaille à Londres sous couverture dans un service d’aide social pour le compte du MI-5, afin de repérer de potentielles menaces. Elle est approchée par la CIA pour interroger d’urgence un potentiel terroriste qui a des liens dans une organisation importante qui menace d’attaquer sous peu. Mais Alice découvre que ces agents de la CIA ne sont pas ce qu’ils prétendent être.

Conspiracy : Photo Noomi Rapace

La programmation cette semaine n’est pas folichonne, du coup je me suis rabattue sur Conspiracy en pensant aller voir un film d’espionnage avec un peu d’action, un film correcte histoire de passer l’après midi.

Conspiracy : Photo Aymen Hamdouchi, Orlando Bloom

Je crois que je tiens la le plus mauvais film de l’année, ça va être dure de faire pire! y’a tellement de défaut que je ne sais pas par quoi commencer!

L’histoire est ridicule, bourrée de cliché et de choses vues revues et rerevues. Zéro originalité, zéro crédibilité. Le ou les scénaristes ne se sont pas cassés la tête. Une menace terroriste saupoudrée de guéguerre entre service secret anglais et américain, avec quelques grammes de trahisons et de complots. Les rebondissements sont dignes des Mystères de l’amour. Qui a crut au personnage de Micheal Douglas? personne je pense. Le coup de se faire tirer dessus hors caméra et de faire croire aux spectateurs qu’il est mort, un effet de manche digne des téléfilms des années 90.

Conspiracy : Photo Noomi Rapace, Toni Collette

Le personnage d’Orlando Bloom est encore moins crédible et les rebondissements autour de ce personnage encore plus ridicules.

Noomi Rapace est au mieux correct, au pire mauvaise selon les scènes. On a du mal à croire aux scènes de combat parfois, elle n’est vraiment pas crédible dans le rôle d’une femme d’action qui frappe et qui tire. Certaines scènes sont même risibles. Notamment la scène dans laquelle Alice Rapace est contactée dans le bus par un superviseur de la CIA avec un journal sur lequel est écrit un numéro au stylo, tout ça pour recevoir un sms avec un lieux de rencontre, tout ça pour retrouver le même gars 15 minutes plus tard… ou encore  la scène dans laquelle la CIA présente avec de gros sabots le passif de l’héroïne, pour nous brosser un portrait de guerrière qui en a vue d’autre.

Conspiracy : Photo John Malkovich

En bref, un scénario mauvais, des rebondissements ridicules, ringards, un manque totale de crédibilité, et des acteurs qui font le minimum syndicale et ça se voit, de Noomi Rapace, à John Malkovitch en passant par Orlando Bloom et Micheal Douglas, franchement tous plutôt mauvais. Le film en devient comique malgré lui, alors ne perdez pas votre temps à moins de le regarder au centième degré.

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Le hobbit – La désolation de Smaug

Le Hobbit : la Désolation de Smaug : Affiche

de Peter Jackson

4/5

Martin Freeman, Ian Mckellen, Richard Armitage, Evangeline Lilly, Orlando Bloom, Aidan Turner, Luke Evans, James Nesbitt, Lee Pace

La suite des aventures de Bilbo et des nains partis pour la montagne solitaire dans le but de reprendre le trésor des nains au dragon Smaug et de récupérer leurs terres.

La première partie m’avait déjà beaucoup plut, j’ai adoré retrouver les personnages Thorin, Fili, Bombur, et tous les autres, et puis Bilbo et Gandalf. J’ai beaucoup aimé le roman, et Peter Jackson a pris pas mal de liberté pour faire d’un récit simple, linéaire et court, quelque chose qui s’étale sur une trilogie. Car en plus des aventures de Bilbo et des nains, il nous parle de l’attaque de Smaug sur Erebor, quelques siècles plus tôt, il nous parle du nécromancien, de sa découverte par Gandalf, ces petites digressions sortent du cadre du roman, mais je ne suis pas du tout contre, ça apporte plus de profondeur au récit, qui passe d’une simple aventure rocambolesque à quelque chose de plus puissant, de précurseur à la guerre de l’anneau. Et je suppose que ça calme un peu la frustration de Peter Jackson de ne pas pouvoir adapté à l’écran Le silmarillon (qu’est ce que j’aimerais voir ça un jour, mais pas sur que Jackson s’y lance un jour).

Le Hobbit : la Désolation de Smaug : Photo

Le Hobbit : la Désolation de Smaug : Photo Martin Freeman

J’ai aussi beaucoup aimé voir cette partie du film puisque ça correspond à une partie du roman que j’avais adoré lire, la rencontre des nains avec les elfes, des elfes moins ouverts, moins sages et moins gentils que ceux de la Lothlorien. J’avais adoré lire leur rencontre et surtout leur fuite dans des barriques de bois. Le film l’a superbement adapté, même si encore une fois, Peter Jackson a pris des liberté en ajoutant deux personnages, Tauriel, une elfe capitaine de la garde et Legolas, le fils de Thranduil, mais qui n’apparait pas dans le roman. Le Legolas de La désolation de Smaug est différent de celui du Seigneur des anneaux, plus dure, plus sévère et moins sympathique, ça change! Le personnage de Tauriel reste intéressant et surtout très plongé dans l’action, en tant que capitaine de la garde elle se bat toute les cinq minutes, mais je ne sais pas trop où Peter Jackson va aller concernant l’amitié très “chaleureuse” entre elle et le nain Kili, assez surprenant!

Le Hobbit : la Désolation de Smaug : Photo

Le Hobbit : la Désolation de Smaug : Photo

Visuellement comme d’habitude c’est très réussi, surtout la partie de la caverne du dragon Smaug, qui croule sous un trésor sans fin, c’est exactement comme ça que je l’imaginais quand je lisais le roman, la rencontre entre Bilbon et Smaug est très réussie. Et les paysages de la Nouvelle Zélande sont toujours aussi époustouflants!

Le Hobbit : la Désolation de Smaug : Photo

Le Hobbit : la Désolation de Smaug : Photo

Bien sur Peter Jackson a rajouté beaucoup d’action et de combats, mais je n’ai rien contre, et ça ajoute plus de dynamisme au récit. Mais comme pour le premier film, j’ai ressenti pas mal de déjà vu, que ce soit dans les personnages, leurs conflits intérieurs, les enchainements d’évènements, les destinées révélées (notamment, le personnage de Barde, ou encore Thorin qui révèle son identité de roi déchu, comme Aragorn, ou alors le rôle de Gandalf avec ces rendez vous manqués, ces détours pour découvrir certaines choses qu’il soupçonnaient déjà etc etc).

Le Hobbit : la Désolation de Smaug : Photo

Le Hobbit : la Désolation de Smaug : Photo Evangeline Lilly, Orlando Bloom

En bref, une suite encore plus dans l’action et la bataille, si vous aimez le seigneur des anneaux et le premier volet des hobbits, aucune raison de ne pas aimer celui là, les mêmes ingrédients, la même recette. ça pourrait laisser froid certains, mais moi ça ne m’a pas déranger, il est vrai que dans les œuvres de Tolkien cette continuité et répétition se fait aussi sentir. Je n’ai pas vu le temps passé, pas une seconde, quelques touches d’humour, mais au vue de la fin du roman, je suppose que le troisième volet sera encore plus sombre. On finit comme pour le premier film, sur un suspense, et le public dans la salle n’était d’ailleurs pas content que ça s’arrête à ce moment, va falloir attendre l’année prochaine!