New York

Découverte de New York pour la première fois en juin 2011 et ce fut comme je l’imaginais.

Arrivée à JFK (combien de fois j’ai entendu le nom de cet aéroport au cinéma), c’est d’abord la douane qu’il faut passer, et on a vraiment l’impression d’entrer dans un pays totalitaire; empreinte de tous mes doigts sans compter l’empreinte optique; pas un bonjour ni un “bon séjour parmi nous” de la part des douaniers, c’est à la chaine qu’on passe tous par les bureaux et c’est vraiment très long.

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Ensuite, direction notre hotel, en plein chinatown. Le climat est plutot nuageux et surtout très humide et chaud. Après un trajet long mais direct depuis l’aéroport en métro, l’acceuil à l’hotel est chaleureux. La chambre est simple mais confortable et surtout PAS DE PUNAISE DE LIT!! l’émission d’envoyé spécial consacrée à New York et les problèmes d’hygiènes m’avaient un peu foutu les jetons.

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Le temps de s’installer et l’après midi était déjà bien entamée, on a juste eu le temps de rendre une visite à la gigantesque librairie The strand, un petit tour à Forbidden planet et on a passer le reste de la fin de journée à Washington square jusqu’au coucher du soleil. On a trouvé ensuite refuge dans une pizzeria bondée, pizza plutot bonne d’ailleurs, avant d’aller faire dodo.

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Le lendemain, les choses sérieuses commencent, mais avant petit déjeuner dans un diner typiquement américain, le genre de boui boui qu’on voit souvent dans les films: tabourets au comptoir et tout ce qui va avec. Tenu par des chinois, il se trouve à l’angle de mulberry et de grand street et on peut y manger de délicieuses pancakes ou encore de très légers muffins anglais, le tout pour pas cher. Ensuite, direction grand central pour voir le célèbre hall principal avant de se balader dans le quartier, passer devant le Chrysler bulding et surtout monter en haut de l’empire state bulding. L’entrèe n’est pas donnée (20$) mais ça vaut le coup, la vue est imprenable sur tout Manhattan.

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A most violent year

A Most Violent Year : Affiche

de JC Chandor

Oscar Isaac, Jessica Chastain, Albert Brooks

4/5

1981, à New York, la ville connait des taux records de criminalité. Abel Morales vit le rêve américain. Il a construit seul et en partant de rien une entreprise prospère de vente de fuel domestique. Marié à Anna qui s’occupe des comptes, et père de deux fillettes, Abel est fier de pouvoir dire qu’il en est arrivé là en restant sur le droit chemin, sans jamais enfreindre la loi. Il décide de passer un marché très dangereux sur le plan financier, pour acquérir un terrain très important pour la suite de sa carrière, mais il a un mois seulement pour finaliser la vente sans quoi il perd tout. Alors qu’il vit le mois le plus stressant de sa carrière, le procureur lui tombe dessus, sa banque le lâche, et les chauffeurs de ses camions sont constamment pris pour cible et tabassés. Tout ça durant l’année la plus violente de l’histoire moderne de New York.

A Most Violent Year : Photo Jessica Chastain, Oscar Isaac

L’histoire d’Abel qui partit de rien à fondé une entreprise prospère. Et pour évoluer, pour aller de l’avant, pour ne pas rester sur place, stagner et donc forcément régresser et tout perdre, Abel prend des risques, Abel s’attire la jalousie de ses concurrents.

On plonge tout de suite dans le quotidien de cet entrepreneur new yorkais, partit de rien et à deux doigts de devenir riche et puissant ou tout perdre en quelques jours. On sent la tension parcourir le film du début jusqu’à la dernière seconde, on tremble pour Abel, on a envie de le voir réussir, on a peur de voir le film sombrer dans les clichés du mélo drame, où les personnages principaux vont forcément vivre des drames hors normes.

A most violent year nous plonge dans le New York des années 80; les permanentes gominées, les longs manteaux de cachemire aux épaulettes larges, les grosses berlines démesurées, les bijoux en or grossiers. On vit aussi avec Abel tout ses ennuis, on se sent acculé contre le mur tout comme lui, au fur et à mesure que s’accumule les obstacles et les ennuis: le procureur qui veut le poursuivre, les comptes financiers qui doivent être vérifiés, les concurrents qui sabotent son travail, qui tabassent les conducteurs de ses camions de fioul, le syndicat des chauffeurs qui met la pression pour que les conducteurs roulent armés…On a envie d’abandonner la lutte, on se demande comment Abel et sa femme Anna vont finir…

Certaines scènes sont vraiment impressionnantes, la course poursuite à pied et ensuite en métro entre Abel et un saboteur, ou encore la fuite de Jullian, un conducteur trop souvent pris pour cible, qui fuit sur le pont entre les voitures stoppés par les embouteillages, ou encore les personnages qui admirent la vue depuis l’entrepôt, qui donne sur Manhattan, les pieds dans la poudreuse. Entre deux attaques, entre Abel qui tente de survivre dans le monde des affaires sans avoir recours aux magouilles, on nous présente un New York qui ne fait pas envie. La radio crache sans cesse les faits divers de violences qui secoue la ville quotidiennement, les fusillades dans les écoles, les policiers pris pour cible, les cambriolages, viols, vols, meurtres, les rues délabrées, les métro couverts de tags…c’est pire que Gotham dans ses pires heures!

J’ai adoré les personnages aussi, Abel, entêté, qui ne veut faire appel à aucune option qui le ferait sortir du droit chemin malgré l’enjeu énorme pour lui et sa famille, ni armer les chauffeurs, ni faire appel à la famille mafieuse de sa femme. J’ai aussi adoré Anna, la femme d’Abel, très loin de l’épouse qui reste à la maison avec les enfants, et qui tremble en attendant la suite de l’histoire. Fonceuse, maline, elle a un sang froid infaillible, prenant des initiatives pour pallier le manque de réaction de son mari, elle n’hésite pas dans les décisions qu’elle prend, un personnage féminin très intéressant.

En bref, un très bon film, un suspens haletant, une tension palpable, des personnages têtues, ambitieux, déterminés, aux valeurs qui ne laissent place à aucun compromis. Le tout filmé dans un New York perturbé, qui connait un taux de criminalité qui frôle des records. J’ai aussi beaucoup aimé la fin, loin de tout mélodrame exagéré, saupoudré d’un peu de cynisme, et de quelques notes d’humour nerveux. A ne pas manquer, Oscar Isaac confirme son talent de comédien et Jessica Chastain s’offre l’un de ses meilleurs rôles au cinéma.

New York in november

Voyage fait en novembre 2012

Le voyage était prévu depuis longtemps, à l’occasion de l’anniversaire d’une amie. Un bon prix pour l’hotel, un bon prix pour l’avion, le seul soucis étant que 5 jours avant notre départ, l’ouragan Sandy a fait des siennes.

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Espérant que la tempête annoncée ne soit pas aussi violente qu’annoncé, j’ai attendu devant ma télé pour m’apercevoir le lendemain que la tempête sandy avait fait de sacrés dégâts; gros problèmes au sud de manhattan où l’électricité ne fonctionne plus et où le métro est innondé. Même Newark, l’aéroport par lequel je dois arriver est noyé sous les eaux. Finalement, après quelques doutes, on est rassurés par les conditions vendredi soir, et c’est samedi matin qu’on s’envole pour la ville qui ne dort jamais!

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Arrivée par Newark, on prend ensuite un train qui nous ramène à Penn station sur la 34e rue. Les ennuis commencent car le sud de Manhattan a encore des problèmes d’eaux dans les sous sol du métro. Donc pas de transport et notre hotel se trouve très au sud de l’ile, à Chinatown, pas le choix, on trimballent nos valises en marchant. Nous sommes accostées à plusieuers reprises par des voitures noires qui s’avèrent être des taxis privées et qui nous proposent de nous emmener. Car avec l’ouragan Sandy, il y a une forte pénurie d’essence et certains en profitent pour s’improviser taxis de secours en proposant des prix exorbitants. Mais on a quand même la bonne surprise de découvrir que le quartier à retrouver ses lumières et que la vie a bien repris.

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Le soir après tous ces efforts on est trop fatigué pour sortir du quartier, on décide d’aller diner dans un lieux qu’on connait, georgia’s east side bbq, qui est un tout petit resto qui ne paye pas de mine mais qui est souvent blindé. On avait été mangé là lors de notre premier séjour à new york en 2011. On prend des burgers avec frites maisons et colslaw, puis on rentre se coucher.

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Le lendemain, on attaque les choses sérieuses! Le matin on retourne dans le nord à pied. On se sent plutot en forme après la nuit ultra longue qu’on a passé. Nous remontons à pied un sacré bout de chemin pour finir en métro à Harlem. Passage à Mornigside park et ses escaliers pour retomber sur Amsterdam avenue pour un brunch bien mérité chez the Kitchenette, après plus de deux heures de marche.

Ensuite on remonte Amsterdam avenue pour passer par le campus de Columbia qui est assez impressionnant puis redescente vers central park pour faire une longue promenade et rencontrer des écureuils qui adorent prendre la pose quand ils voient les appareils photos dégainés!

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On se lance dans une très longue marche pour se rendre à la high line dans le Meatpacking district pour découvrir qu’elle est fermée pour cause de passage de sandy mais la balade ne fut pas inutile, car à NY on découvre toujours quelque chose.

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