Cette sacrée vertu

de Winifred Watson

3.5/5

Miss Pettigrew, la quarantaine, est une gouvernante qui se présente un matin auprès de Miss Lafosse. Pour miss Pettigrew, c’est l’emploi de la dernière chance, avant que sa logeuse ne la mette à la porte. Mais dès que miss Pettigrew franchit la porte de l’appartement de Miss Lafosse, tout n’est que voltige, folie douce, aventure, rebondissements, amants mécontents, frivolité. Miss Pettigrew se prend tout de suite d’amitié pour la sublime et sympathique Miss Lafosse.

C’est le dernier jour pour le mois anglais et il me reste encore quelques heures pour parler du roman que j’ai finis de lire aujourd’hui. Le roman se déroule sur une journée ou presque, dans laquelle Miss Pettigrew va pour la première fois dans sa vie, se laisser vivre et mettre de coté sa vertue et son éducation rigide. Il faut dire que ces habitudes morales seront écartées assez facilement au final. Miss Pettigrew se laisse vite emporté par la vie trépidante de Miss Lafosse, qui possède trois amants, qui ne sait pas choisir, qui passe la moitié de sa journée à se préparer, se maquiller, se coiffer et s’habiller, entre deux visites impromptues, pour aller chanter dans un cabaret le soir, en attendant que sa carrière d’actrice décolle. Femme entretenue, frivole, aux moeurs légères, Miss Pettigrew s’adapte pourtant très vite, et s’attache rapidement à Miss Lafosse, tellement gentille, accueillante et surtout ayant désespérément besoin d’aide et d’assistance, pour se débarrasser d’un amant trop malhônnete, ou pour l’aider à choisir lequel parmi ses prétendants fera un bon mari, sans pour autant enfermer la pétillante Miss Lafosse dans une vie trop bourgeoise et ennuyeuse, ce qui ne lui conviendrait absolument pas.

C’est sur, c’est une lecture agréable, légère, rapide, les pages tournent sans temps morts, et les chapitres découpés en fonction des horaires et de l’emploi du temps chargé de Miss Lafosse, grasse matinée, amie déprimée à consoler, amants à éconduire, cocktails, diner, soirée, Miss Pettigrew se sent utile et quelques verres de sherry, lui donnera l’audace nécessaire pour se révéler particulièrement efficace et ingénieuse pour sauver Miss Lafosse et son amie de situation désespérées.

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En bref, une gentille comédie vaudeville, aux personnages sympathiques, même si la transformation rapide de Miss Pettigrew est un peu rapide et radicale en une petite journée!

Lu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou et Titine

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Give me all the bliss and joy in your mind!!

Vendredi et samedi soir, je suis allée au stade de France pour voir mon groupe favoris, mes chouchous, venus à paris pour leur tournée des stades. La tournée the 2nd law a débuté en septembre dernier avec la sortie de leur nouvel album. Hélas cet album ne m’a pas vraiment convaincu, j’en ai déjà parler sur ce blog, mais mis à part quelques chansons, il y a beaucoup trop de titres que je n’aime pas pour apprécier cet album autant que les autres, qui reste celui que j’aime le moins même si j’adore certains morceaux (isolated system, supremacy, survival).

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Mais Muse, c’est surtout un groupe à voir en live, c’est sur scène qu’ils se révèlent et c’est sur scène que leurs chansons prennent leur véritable sens. En live, même des chansons comme Follow me ou madness deviennent intéressantes à écouter. Et depuis 2009, et un certain concert privé que j’ai vu au théâtre du châtelet, (qui reste l’un de mes meilleurs concerts au monde), je suis accroc, addict, je ne peux pas me passer d’eux, des émotions qu’ils me procurent, et je ne peux pas ne pas aller les voir dès qu’ils passent pas loin de chez moi.

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Vendredi soir, nous étions en gradins, puisque la plupart d’entre nous travaillent, personne ne pouvait arriver tôt au stade. Du coup, on prend place tranquillement, alors que la première partie est sur le point de monter sur scène. De Paramore, je n’entendrais rien, vu que j’ai passé la demi heure à faire la queue aux toilettes, trois toilettes pour un quart de stade, fallait bien une demi heure…

On est placé en tribune basse, mais nous sommes tout de même un peu loin de la scène. On en profitera donc pour mieux apprécié le spectacle dans son ensemble.Dans les gradins ont a de l’espace, et je vais en profiter pour me défouler un max, je me déchainerais sur toutes les chansons ou presque, surtout que Bliss et Stockholm syndrome sont jouées et qu’elles font partie de mes préférées!

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Sur Animals, le clip nous montre un homme d’affaire qui pète les plombs. Pour le show, un homme en costume cravate fait son entrée sur scène et balance de faux billets dans la foule à l’effigie des membres de Muse. Il passe par l’avancée et finit par s’écrouler terrassé par une crise cardiaque. Autre mise en scène sur Feeling good, où une femme d’affaire au téléphone marche sur l’avancée en s’énervant et finit par se suicider avec la pompe à essence installée sur scène! Pas mal du tout.

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Si la setlist est très bonne, et le show bien foutu, l’ambiance est un peu molle, mais ça on s’y attendait, le vendredi soir étant une date supplémentaire, c’est comme à chaque fois le moins bons des deux concerts. Mais je n’étais pas mécontente d’être en gradin ce soir là, d’avoir l’espace et surtout l’énergie nécessaire pour me défouler comme je le voulais!

Le samedi, on remet ça mais cette fois ci, on arrive tôt devant le stade, 9 heure du matin pour ma part, un peu plus tard que certains de mes amis, arrivés à 7heures. Cette fois ci bien sur, on vise la barrière, nous sommes dans la fosse! La matinée passe étonnamment vite, et on part par groupe de deux pour manger à midi, histoire de ne pas se faire piquer nos places, on part se réchauffer au macdo du coin puis on reprend nos places. La journée passera vite finalement, on passe notre temps à aller voir ou à être visiter par des amis qui attendent à d’autre portes. Puis à 16h la tension monte, les vigiles commencent comme d’habitude à nous faire reculer de 5 mètres pour permettre l’ouverture des portes, et l’attente commence, il faut attendre 17h pour entrer. Et comme d’habitude avec le stade de France, c’est le bordel, certaines portes ouvrent avant d’autre, certains vigiles fouillent plus lentement que d’autre, et certaines personnes n’arriveront pas à la barrière. Personnellement, après une sacrée course, concentrée pour ne pas me fracasser la gueule dans les escaliers, j’arrive au centre de l’avancée, le meilleur endroit quand on est dans un stade, et je me place juste derrière une amie qui tient la barrière. Être à la barrière ou juste derrière une amie ne change pas grand chose, car on se trouve encore sur le montant de la barrière et on ne sera donc pas trop gênée par le reste de la foule. J’ai une vue parfaite sur l’avancée de la scène.

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Puis l’attente reprend, debout sans sortir de la fosse, de 17h à 21h, à attendre, à supporter les trois premières parties, une jeune femme seule avec sa guitare sèche (pollymoney), un peu répétitif, le style de chanson que tu peux entendre dans Dawson pour illustrer les états d’âme des héros, puis dizzee rascal avec son dj, puis Biffy Clyro, toujours torse nu, mais les cheveux long en moins (on les a souvent en première partie de Muse).  Puis enfin, avec un quart d’heure de retard, ils arrivent. Là je suis épuisée plus par les dernières heures debout, que par la journée à attendre, et je me demande si j’aurais la force de tenir. Heureusement il y a de l’air et les vigiles nous donnent des petites bouteilles d’eau pour boire de temps en temps, mais n’empêche, mes pieds me tuent plus que tout!

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Et comme d’habitude on n’oublie tout dès qu’ils commencent! La différence avec la veille? l’ambiance surtout, on sent le public complètement excité, que des fans, des vrais, qui vont s’exciter sur les bonnes chansons, et puis la setlist, juste géniale!! Map of problematique, Butterflies and hurricane, United state of eurasia et surtout la bonne chose de la soirée, Dead star!!! je l’avais eu à l’emirates stadium à Londres, mais le public avait été d’un mou au point que j’avais peur que ça décourage Muse de nous la faire à Paris.  A Londres, tout le monde s’était emballé devant madness et follow me, et était resté de marbre devant Dead star, ce fut le contraire à Paris, coup de folie sur dead star, et j’étais la première à partie en transe! Oublier les bobos aux pieds, l’esprit passe outre, et je me suis déchainée sur cette chanson que j’ai toujours rêvé d’entendre en live, elle est faite pour ça, au delà de mes espérances!

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En sortant du stade, je suis trempée de sueur, je suis crevée, j’ai toute mes douleurs qui refont surface, j’ai la gorge en feu, je suis super contente, mais les affaires reprennent, je quitte mes amis un peu comme une voleuse, pas question de recommencer le cirque d’hier (catastrophe pour rentrer chez moi!), je trace ma route comme une folle pour pouvoir chopper un métro avant que la police montée ne nous bloque pour réguler le flux. Il est déjà 23h30, et quand on sait que 80 000 personnes sortent en même temps du stade, c’est pas forcément simple et rapide de rentrer chez soi, avant que le dernier train ne quitte la gare! Heureusement, j’arrive chez moi tranquillement à 00h30, (la veille ce fut 2H du mat), et je m’écroule après une bonne douche.

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Concert de folie donc, Matt chante à la perfection, ce sont tous les trois de parfait musiciens, et leur show n’a fait que s’améliorer et monter en puissance depuis le début de la tournée. Je retiens le premier pour m’avoir permis de me défouler à fond et le second pour sa setlist géniale et la vue imprenable que j’avais sur Matt Dom et Chris, tout devant! ça m’a permis aussi de voir un Matt complètement fou sur la fin qui balance en l’air sa guitare trois fois, avant de la balancer sur Dom qui l’a prend en pleine tête. Écroulé sur la batterie, j’ai cru pendant une seconde qu’il ne se relèverait pas, mais il fait un salut avant de quitter la scène juste avant le Bis. Matt a du se faire un peu engueuler! Double soirée magique donc, qui m’a permis aussi de revoir certains amis qui ne viennent pas souvent sur Paris. Pour moi, c’est mon dernier concert sur cette tournée, finit Muse. Sauf concert exceptionnel, (qui sait? ) je ne les reverrais que pour leur prochaine tournée, au mieux en 2015-2016, ça va être dure sans eux…

Et muse étant un groupe purement anglais, je peux dire que je les ai vus dans le cadre du mois anglais, organisé par Lou et Titine!

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The fall

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5 épisodes

A Belfast, le meurtre du jeune femme reste non résolu. On décide d’envoyer le superintendant Stella Gibson, pour reprendre l’affaire. Elle est alors persuadé que ce meurtre est lié à un autre crime du même genre, commis quelques mois auparavant. Elle parle de serial killer, mais son supérieur ne veut pas se lancer la dedans sans être sur. Le meurtre de Sarah Kay confirme les soupçons de Gibson, et la police de Belfast met en place une cellule dédiée à la capture de ce prédateur.

Photo Gillian Anderson

Comment résister à une série policière anglaise avec pour actrice principal Gillian Anderson que j’adore? On suit donc cette inspecteur, Gibson, froide, solitaire, on apprend à la connaitre, elle ne s’attache pas, ne recherche pas de partenaire à long terme mais seulement pour la soirée, ne cherche pas à fonder une famille, ou à se faire des amis. Elle est là pour quelques semaines, le temps de boucler cette affaire, avant de repartir ailleurs, sur un autre meurtre. Bref, Gibson est sans attache. Elle est aussi intelligente, douée  et va vite comprendre à quoi elle a affaire.

Photo Gillian Anderson

Photo Gillian Anderson, John Lynch, Niamh McGrady

La série est tout de suite glaçante, à voir cet homme si ordinaire, marié, deux jeunes enfants, qui gagne sa vie en conseillant des personnes qui passent par des moments difficiles, le voir s’occuper de ces enfants, et qui passe la nuit à chercher sa nouvelle victime. D’ailleurs, le premier épisode est très stressant et dure à voir, le meurtre de Sarah Kay est d’autant plus horrible qu’il a été à deux doigts d’être évité. Les scènes de meurtre, (il y en a deux), sont d’ailleurs très crues, très fortes, et surtout très réalistes, ce qui les rend difficile à voir, et peut mettre mal à l’aise le spectateur.

Suivre l’enquête est passionnant et apprendre à connaitre les personnages est prenant, surtout Stella Gibson, ou Spector, le meurtrier. Sa relation avec sa fille fait vraiment froid dans le dos, quand on sait ce qu’il fait de ses nuits, et sa manie de planquer dans le faux plafond de la chambre d’enfant, les carnets et autres reliques qu’il garde de ces victimes.

En bref, une excellente série policière, glaçante, à l’atmosphère pesante, avec des acteurs vraiment excellents. Je ne vais pas en dire trop, et je suis contente d’apprendre qu’une saison 2 est en route. Par contre, comme souvent avec les séries anglaises, il faudra s’armer de patience pour la voir, puisque le tournage ne débutera qu’en janvier 2014, pour une diffusion fin 2014, dans le meilleur des cas.

Vu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou et Titine.

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La bienfaitrice

de Élisabeth Von Arnim

2,5/5

Anna vient d’avoir 25 ans et n’est toujours pas mariée, ce qui n’est pas acceptable aux yeux de la société anglaise de ce début du 20e siècle, ni pour sa belle sœur Susie, la femme de son frère, qui aimerait bien enfin se décharger d’Anna auprès d’un mari bien nanti. Tout change pour Anna lorsqu’elle reçoit en héritage de la part de son oncle Joaquim, une maison au milieu de nulle part en pleine Poméranie, en Allemagne, propriété qui permettrait à Anna de toucher 200 £ par an. Elle part donc en Allemagne pour voir en quoi consiste son héritage, en compagnie de Susie, Letty sa nièce et Melle Leech, la préceptrice de Letty. En arrivant dans sa nouvelle demeure, elle se sent enfin libre et indépendante, n’ayant plus besoin de personne pour subvenir à ses besoins et lui acheté la moindre chose. Elle est tellement heureuse, qu’elle décide d’ouvrir sa grande maison à douze dames de bonne famille qui aurait tout perdu, pour qu’elles soient enfin heureuses.

J’avais trouvé Avril enchanté plutôt sympathique et le résumé de ce roman en plus des bonnes critiques que j’ai lu sur plusieurs blogs, m’a donné envie de le lire.

On suit Anna, une jeune anglaise en terre allemande qui est plus qu’heureuse d’être libre, financièrement indépendante, sans avoir besoin de se chercher un mari. Elle décident d’accueillir douze femmes qui n’ont pas été heureuse et qui ne demandent qu’à vivre en paix. Anna est un personnage sincère, naïf, idéaliste, utopiste, rêveuse. J’ai bien aimé la voir partir sans trop réfléchir, prendre possession de son bien, et s’installer avec Letty et Melle Leech, la voir accueillir trois femmes plus une princesse désargentée qui accepte de devenir la gouvernante de la maison.

J’ai aimé la spontanéité de Letty, pour le meilleur et pour le pire, je l’ai trouvé attachante malgré ces bêtises. J’ai adoré lire les mesquineries de Madame von Treumann et la baronne, leur manière de dénigrer certaine personnes, la manière de critiquer Anna qui est pourtant celle qui subvient à tous les besoins financiers de ces dames qui vivent à ces crochets sans se rendre le moins du monde utiles.

Lire la cohabitation avec ces dames ingrates était intéressant. Là où Anna espérait gagner des amies, et vivre en harmonie et dans le bonheur avec elles, elle n’a gagner que deux sangsues qui ne seront jamais heureuses nulle part, trop aigries pour ça, entre une baronne tout le temps grincheuse, et une von Treumann qui tente désespérément à  marier son fils à Anna.

J’ai surtout adoré lire les conversations avec la princesse Ludwig, intelligente et pleine de bon sens, notamment la longue conversation qu’elle entretient dans le salon, avec les invités d’Anna, et les phrases à double sens, ou encore sa manière subtile pour éviter à Anna de se retrouver en tête à tête avec Karlchen, le fils opportuniste de Von Treumann.

On retrouve le style d’écriture de Von Arnim, son amour des descriptions de la nature, des jardins, et la cohabitation entre Anna, la princesse Ludwig, Von Treumann, la baronne et Kurhauber m’a un peu rappelé les vacances en commun des héroines de Avril enchainé.

Ce roman est donc très plaisant à lire et l’humour subtile de Von Arnim est toujours agréable à lire. Cependant, je n’ai pas réussi à m’attacher à Anna, que je trouve enfantin dans son comportement, qui a des réactions que j’ai du mal à saisir parfois, et qui a trop tendance à pardonner tout et n’importe quoi. Et puis surtout, ce qui m’a dérangé dans cette lecture simple, c’est la présence constante du mariage. Aucune femme ne peut rester célibataire, c’est un concept qui est inenvisageable pour tous les personnages, femme ou homme. Encore plus inenvisagable si la célibataire en question est jeune et jolie, si encore elle était laide, ça passerait peut être mieux, mais dans le cas de la jolie Anna, personne dans son entourage ne l’imagine restée célibataire, au point qu’on parle toujours d’elle comme une futur madame.

On sent cette pression de devoir absolument trouver un mari. La princesse Ludwig expliquera même à Anna, que le mariage n’est pas seulement fait pour avoir des enfants, et se mettre à l’abri du besoin, mais surtout parce qu’une femme seule est forcément perdue, incomplète, sans guide pour l’aider et donc vulnérable. Cette théorie on l’a lit tout au long du roman, jusqu’à en devenir lassant. Le roman finit par nous expliquer que l’idée de départ d’Anna, de vivre enfin libre et indépendante, sans avoir l’obligation de se trouver un mari pour la mettre financièrement en sécurité, était purement infantile, un rêve éveillé qui ne peut être que celui d’une petite fille qui ne vit pas dans la réalité mais dans le rêve. On comprend qu’à force d’entendre ces idées de tout cotés, Anna finisse par épouser son Von Lohm, à qui elle avait pourtant dit non une première fois, ne le considérant que comme un bon ami. L’auteur  nous montre donc que l’envie d’Anna d’être libre de toute contrainte, et libre sans avoir à rendre compte à un mari, est un échec, le bonheur ne se trouve pas totalement sans un mari.

En bref, une lecture agréable, une jolie plume, quelques moments de pure humour british, des rebondissements qui rendent le roman intéressant et jamais ennuyant, mais des idées sur la condition féminine et sur le mariage un peu étranges et trop dépassées pour me rendre les personnages attachants.

Lu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou et Titine.

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Parade’s end

Mini série télé

Benedict Cumberbatch, Rebecca Hall, Adelaide Clemens, Miranda Richardson, Rupert Everett

De Tom Stoppard

3/5

Début du siècle, en Angleterre, Christopher Tienjens rencontre la jolie Sylvia dans un train dans lequel ils deviennent amants. Quelques temps plus tard, Christopher et Sylvia se marient puisque cette dernière est enceinte. Sachant que Sylvia a un autre amant, il n’est pas sur d’être le père mais son honneur de gentleman le pousse à l’épouser. Quelques années plus tard, entre Christopher et Sylvia les choses ne vont pas très bien et elle décide, pour le provoquer plus qu’autre chose, de fuguer avec son amant. De son coté Christopher sauve les apparences en expliquant que sa femme est partie en Allemagne voir sa mère. Il rencontre alors la jeune Valentine, qui milite pour le vote des femmes en tant que suffragette.

J’avais vu le premier épisode il y a un bon moment, je n’avais pas accroché plus que ça et je n’avais pas trop de motivation pour voir la suite. J’ai profité de la diffusion en vo sur arte pour voir le reste de la série.

Le premier épisode ne m’a pas vraiment convaincu donc, je l’ai trouvé un peu décousue, un peu distant, je n’arrivais pas à rentrer dans l’intrigue. Les épisodes suivants m’ont plus plut, même si il y a parfois quelques longueurs qui auraient pu nous être épargné.

Les personnages ne sont pas particulièrement attachant, Christopher est un peu froid, Sylvia est une vraie peste. J’ai eu du mal à comprendre son comportement, la voir pourrir la vie de son mari qui n’a rien fait pour mériter ça, mais il faut dire que leurs mariage partait sur de mauvaises bases, avec ce coté forcée par la grossesse de sylvia et le doute quant à la paternité de l’enfant.

Sylvia est un personnage facile à détester, capricieuse, gâtée, girouette, qui ne supporte pas d’avoir un mari qui lui pardonne tout pour éviter tout conflits, elle qui est persuadé qu’une bonne et franche engueulade aurait permis une amélioration dans leur couple.

Valentine est un ange de lumière la parfaite jeune fille qui attendra plus de cinq années que son Christopher veuille bien se lancer et la prendre pour maitresse. Les autres personnages ne sont pas plus attachant entre MacMaster qu demande à Christopher de l’argent à tout va, ou Madame Duchemin, détestable au possible.

Heureusement le casting est impeccable. Encore une fois Benedict Cumberbatch nous montre que c’est un excellent acteur et Rebecca Hall est juste magnifique dans le role de son épouse intelligente mais un peu cinglée sur les bords.

En bref, une série un peu longuette, mais servie par d’excellents acteurs. L’occasion de voir les changements qui se passent au début du 20e siècle avec la première guerre mondiale qui apportera tellement de changement sociaux, et puis les beaux décors et surtout les magnifique costumes sont plaisant à voir.

Vu dans le cadre du mois anglais organisé par Lou et Tititne

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Institution British – L’afternoon tea

Dans le cadre du mois anglais, je voulais parler d’une institution particulièrement anglaise, l’afternoon tea, que j’ai eu la chance de tester deux fois!

La première fois ce fut l’été dernier, au Saint James hôtel. Je n’avais pas été déçu, ni par les scones, ni par le thé, ni par les petits sandwichs, par contre les pâtisseries ne m’avaient pas beaucoup plut! L’ambiance était agréable, et ça n’a l’air de rien mais c’est très copieux!

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Afternoon tea au Saint James hotel

Le seconde fois ce fut encore mieux, à l’Athenaeum hôtel, il y a à peine deux semaines. Je devais me rendre à Londres pour un concert et j’en ai profité pour tester ces lieux qui avaient reçu un prix pour leur afternoon tea, et je dois dire qu’il n’est pas volé!

L’accueil, l’atmosphère chaleureuse et calme, les murs recouverts de plantes, le canapé super confortable, les serveurs au petit soin, qui vous propose de vous resservir à volonté. Les petits sandwichs, les scones nature et orange, les crumpets, que je n’avais jamais gouté, les différents thés proposés que l’on peut aussi gouter à volonté, et puis le plateau de pâtisseries qui, cette fois ci, ne m’a pas déçue, tout était délicieux, à commencer par le fameux Victoria sponge cake, un gâteau que j’adore!

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Afternoon tea à l’athénaeum hotel

On parle, on discute, on se repose, on profite des lieux, personne ne nous dérange, et quand on a réussi à tout engloutir, le serveur nous propose café, jus de fruits frais, tout ce qu’on désire, c’est compris dans le prix, et on peut dire que les serveurs sont d’une grande gentillesse, rien à redire!

L’afternoon tea est une expérience que tout gourmand ou amoureux de l’Angleterre devrait faire au moins une fois dans sa vie!

Petite présentation dans le cadre du mois anglais organisé par Lou et Titine.

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Carrot cake maison

Dans le cadre du mois anglais, je voulais partager mon nouvel essai dans la pâtisserie! Après avoir gouter à plusieurs carrot cake, (le meilleur que j’ai gouté reste celui du Camelias tea room à Londres), j’ai voulu me lancer et en faire un moi même. Et j’en suis assez contente!

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voilà la recette que j’ai utilisé:

Il vous faut:

175g de farine

4/5 carottes

280g de sucre

3 œufs

1 sachet de levure

1 demi cuillère à café de sel

1 cuillère à café de cannelle

1 demi cuillère à café de muscade

2 cuillère à soupe d’eau chaude

10 cl d’huile

150 g de noix

Environ 100g de sucre glace

300 g de philadlphia (cream cheese)

extrait de vanille (quelques gouttes).

Épluchez quatre ou cinq carottes, les râper grossièrement dans un bol.

Dans un autre bol, mélanger la farine, la levure, le sel, la cannelle, la muscade.

Dans un récipient à part, mélanger le sucre et les œufs, jusqu’à ce que le mélange mousse. Ajouter deux cuillère à soupe d’eau chaude, mélanger puis ajouter 10 cl d’huile. Ajouter petit à petit la farine mélangé avec les épices. Ajouter les carottes. Mixer grossièrement les cerneaux de noix et les mélanger au reste. Versé dans un moule beurré et mettre au four pour une heure.

Pour faire le glaçage:

Mélanger dans un récipient la cream cheese (philadelphia nature), le sucre glace et la vanille. Étaler sur le dessus du cake, une fois refroidi. En ajouter une couche au milieu du cake si vous voulez un gâteau à deux étages. Pour décorer, mixer le reste de noix et parsemé le dessus du cake.

Facile et délicieux!

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Recette effectuer dans le cadre du mois anglais organisé par Lou et Titine.

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