Amis, amants, chocolat

de Alexander McCall Smith

3.5/5

On retrouve Isabel Dalhousie, toujours la rédactrice en chef de la revue d’éthique appliquée, toujours à philosopher sur tout, toujours vivant à Edimbourg. Elle remplace d’ailleurs, pour une semaine, sa nièce Cat, qui part en vacances en Italie pour assister au mariage d’une amie. L’occasion pour Isabel de se rapprocher un peu plus d’Eddie, l’assistant de Cat, trop réservé à son gout. C’est aussi l’occasion pour Isabel de gouter à la vie active, au boulot manuel, et d’arrêter de penser un peu trop à tout et n’importe quoi. C’est aussi la rencontre avec Ian, un homme qui vient de subir une greffe du coeur et qui aimerait tant connaitre son donneur, surtout depuis qu’il a parfois des visions d’un homme qui pourrait être le dernier souvenir du donneur. Isabel ne peut s’empêcher de se mêler de ce qui ne l’a regarde pas.

Comme pour le premier tome, ce n’est pas vraiment pour l’intrigue policière que je lis les aventures d’Isabel. Dans ce tome, l’enquête menée par l’héroine est encore moins policière et encore moins intéressante que dans le premier tome je trouve. Malgré ça, on ne s’ennuit pas au coté d’Isabel, les pages tournent vite, et j’ai adoré me promener à nouveaux dans les rues d’Edimbourg en sa compagnie, lire les conversations qu’elle peut avoir avec Grace, qui est tout l’opposé d’Isabel, voir ces disputes avec Jamie, la voir rencontrer un bel italien et d’être tenter, réfléchir sur sa vie, sur ce qu’elle est, sur ce qu’elle pourrait être, voir Isabel ni renoncé, ni se décourager ni se laisser aller à la déprime ou à l’apitoiement.

En bref, c’est toujours une lecture très sympathique, aux personnages de plus en plus attachants. J’adore le cadre, l’ambiance, les intrigues qui n’ont finalement pas grand chose d’une vraie intrigue policière, les rencontres d’Isabel, ces discussions, avec elle même et avec d’autre, ces réparties parfois cinglantes (notamment avec la nouvel copine de Jamie). Je ne pense pas attendre longtemps avant de me lancer dans le tome 3!

Lu dans le cadre du challenge Alexander McCall Smith organisée par Emy

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et la lecture rentre aussi dans le cadre du challenge British mysteries organisé par Lou et Hilde

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Le club des philosophes amateurs

d’Alexander McCall Smith

3.5/5

Isabel Dalhousie, la quarantaine, vit à Edimbourg. Cultivée, célibataire, Isabel passe ses journées à lire des articles des membres de son club de philosophie, avant de pouvoir les faire publier dans la revue d’éthique appliquée. Un soir alors qu’elle se trouve à l’opéra, un homme tombe du dernier balcon juste sous ses yeux. Tout porte à croire qu’il s’agit d’un accident. Mais Isabel ne peut s’empêcher de s’intéresser à ce jeune homme, qui a croisé son regard juste avant de mourir. Elle ne peut s’empêcher de fouiner, de s’interroger, de se glisser dans la vie de ce jeune homme, car contrairement à la majorité, elle n’est absolument pas convaincu par la thèse de l’accident.

Si vous chercher un livre policier pure, ce livre n’est peut être pas celui qu’il vous faut. En effet, il faut attendre d’avoir dépassé les 150 premières pages avant de voir l’héroïne se convaincre qu’il s’agit d’un meurtre et de se lancer véritablement dans une enquête.

Ici, les enquêtes policières ne sont que prétextes pour nous présenter un personnage tout à fait attachant ainsi que son entourage. Isabel, amoureuse de sa magnifique ville, vit dans une maison des plus agréable et mène une vie des plus agréable. Elle se lève tous les matins pour boire son café en compagnie de Grâce, une gouvernante qui a des idées bien arrêté sur la non ponctualité des bus d’Edimbourg, elle se promène souvent dans son quartier, Brunsfield, avant de rejoindre Cat, sa nièce qui tient une épicerie fine et qui a de terrible gout en matière d’homme, et puis elle dine souvent chez elle en compagnie de Jamie, l’ex de Cat, qu’Isabel aime beaucoup et aimerait bien le revoir au bras de sa nièce, à la place de son copain actuel, Toby, qui ne porte que des pantalons couleur fraise écrasée.

Isabel aime donc beaucoup philosopher, elle passe beaucoup de temps à penser avec elle même, à s’interroger sur tel acte, sur tel fait, sur telle morale, l’injustice, la jalousie, l’amour, la vengeance, le châtiment…On apprend petit à petit à connaitre cette Isabel, qui ne s’est jamais remis d’une rupture dans sa jeunesse, qui est restée célibataire depuis, et qui adore mettre son nez dans les affaires d’autrui et heureusement!

J’ai beaucoup aimé suivre ces pensées, la voir imaginer Toby mourir sous une avalanche, dans son éternel pantalon fraise écrasé qu’Isabel ne supporte pas, la voir demander des conseils à Grâce, qui ne connait pas la subtilité, la voir diner avec Jamie, tellement gentil, l’écouter parler de musique, de peinture (décidément après 44 scotland street l’auteur aime bien nous parler du peintre Peploe!) et la suivre déambuler dans les rues d’Edimbourg, j’ai adoré me balader virtuellement dans cette ville que j’ai visité l’été dernier et que j’avais beaucoup aimé!

Rien de palpitant dans ce roman, on se laisse aller à flâner avec les personnages dans les rues et parcs d’Edimbourg, et petit à petit, dans cette société bourgeoise dominée par les cabinet d’avocat et de finances,  où tout le monde se connait un peu au finale, Isabel va de rencontre en rencontre pour découvrir la vérité derrière cette chute spectaculaire à l’opéra.

En bref, un jolie petit roman attachant et agréable à lire, je lirais surement les suites pour voir ce que devient cet chère Isabel Dalhousie!

Lu dans le cadre du challenge Alexander McCall Smith

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et la lecture rentre aussi dans le cadre du challenge British mysteries organisé par Lou et Hilde

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