Jane Eyre

Jane Eyre : affiche

de Cary Fukunaga

Mia Wasikowska, Micheal Fassbender, Judy Dench, Jaimie Bell, Sally Hawkins, Imogene Poots

3/5

Jane Eyre, orpheline, est recueillie par son oncle maternelle. Si son oncle l’apprécie beaucoup, ce n’est pas le cas de sa tante et de ses cousins, qui profitent des absences nombreuses du chef de famille, pour s’en prendre physiquement et psychologiquement à la jeune Jane, qui grâce à un caractère fort, ne se laisse jamais faire. Après la mort de son oncle, sa tante se débarrasse de Jane dans une institution pour jeune fille, sévère et rude. Jane finalement, grandi et enseigne à son tour aux plus jeunes filles. Elle décide de passer une annonce pour devenir gouvernante et sortir enfin de cette institution prison. Grâce à l’éducation qu’elle a reçu malgré tout, elle est engagée à Thornfield, pour devenir la gouvernante de la pupille d’un certain monsieur Rochester. Les premiers mois se passent à merveille pour Jane, qui est heureuse de vivre dans une belle demeure et d’enseigner à une enfant attachante, jusqu’au retour du maitre des lieux, l’austère et cynique monsieur Rochester. 

Jane Eyre : Photo Cary Fukunaga

J’ai toujours adoré cette histoire, j’avais adoré le roman, et j’avais aussi adoré le film de Zeffirelli, qui avait un certain charme. J’ai aussi vu la mini série de la BBC de 2006 avec Ruth Wilson qui est très bien dans son genre, même si certains passages m’ont fait tiqué, notamment la fin.

Jane Eyre : Photo Mia Wasikowska

J’ai pu voir cette nouvelle adaptation cinéma grâce à sa diffusion sur arte, il y a quelques semaines et je dois dire que je n’ai pas été transporté par le film. J’adore Michael Fassbender, mais ici il n’apporte rien de plus à son personnage, ne se distingue en rien des autres adaptations. Mia Wasikowska possède un charme étrange de lutin, un peu comme les descriptions de Jane dans le roman, je trouve que l’actrice incarne parfaitement le personnage. Mais ce qui m’a gêné dans ce film c’est le manque totale d’originalité, de possession artistique. C’est hyper classique, j’ai même eu l’impression d’avoir déjà vu le film, je me suis posée la question de savoir si je n’avais finalement pas déjà vu le film à sa sortie ciné, mais non. C’est juste que cette version ressemble tellement aux versions précédentes, que je confonds les images, les scènes. La lumière, les décors, les costumes, ressemblent à ceux des autres adaptations.

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J’aime toujours autant l’histoire et les acteurs sont dans l’ensemble très bon, mais ça manque d’émotion , de passion, on ne sent pas de possession, d’adaptation. Je peux même dire que je me suis légèrement ennuyée durant la diffusion, à deux doigts de m’endormir. Bref, si j’ai envie de revoir Jane Eyre sur ma télé, je lui préférerais la version de 1996 ou de 2006.

Vu dans le cadre du challenge Mois anglais

Stoker

Stoker : Affiche

de Park Chan Wook

Mia Wasikowska, Nicole Kidman, Matthew Goode, Jacki Weaver

4/5

India vient d’avoir 18 ans et vient aussi de perdre tout juste son père. Elle se retrouve seule dans leur grande maison familiale, en compagnie d’une mère avec qui elle n’a jamais été très proche. A l’enterrement, India et sa mère font connaissance avec Charles, le frère cadet du défunt, que personne n’a encore jamais vu. Si la mère est très contente de cette présence masculine, India ne se sent pas à l’aise et refuse de sympathisé avec cet oncle sortie de nulle part.

Stoker : photo Nicole Kidman

Park chan wook est à l’origine de l’excellent Old Boy, et de lui j’ai aussi vu et aimé, Je suis un cyborg, Thirst, Lady vengeance, Sympathy for mrr vengeance. Cette fois ci, il s’est entouré d’un casting anglais et américain et _ça marche toujours autant.

Stoker : photo Matthew Goode, Mia Wasikowska	, Nicole Kidman

Le film est donc très réussi, on est tout de suite dedans, dans cette atmosphère étrange et dérangeante, avec cette jeune fille, femme enfant qui a gardé ces habitudes de petite fille. Pas très sociable, elle est étrange et en a conscience. Avec la mort de son père, la personne qu’elle préférait, India est donc bien seule quand son oncle débarque d’on ne sait où. Mia Wasikowska est excellente dans ce role de jeune femme qui se découvre, découvre sa nature et ses origines. Nicole Kidman aussi est très bonne dans le role d’une mère fraichement veuve, mais qui se sent encore jeune et espère un nouveau départ, qui n’a aucune envie de s’enfermer dans la dépression et qui espère que ces charmes opèrent toujours. Même si Nicole Kidman a toujours un visage trop figé, il faudrait arrêter le botox.

Stoker : photo Matthew Goode, Mia Wasikowska

Avec Mia Wasikowska, c’est Matthew Goode qu’on retient dans le role de cet oncle étrange, qui à l’air de tout voir et tout comprendre chez India, plus qu’elle même. Il est vraiment excellent dans le role de ce sociopathe, il nous offre une figure vraiment effrayante, il fait froid dans le dos, rien qu’avec un sourire ou un regard, sans rien faire de plus.

Stoker : photo Matthew Goode

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Si l’histoire est prenante, les personnages intéressant et complexes, et l’atmosphère hypnotique, c’est surtout la réalisation, la mise en scène et la photographie que je retiens. C’est magnifiquement filmé, chaque plan est travaillé, chaque plan est ultra soigné, et l’esthétique du film impeccable, certaines scènes sont justes sublimes.

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En bref, une histoire et des personnages un peu glauques superbement bien interprétés, mentions spéciale à Mia Wasikowska et Matthew Goode, Stoker reste surtout un magnifique objet à regarder, à l’esthétisme hypnotique.