Un été à Osage county

Un été à Osage County : Affiche

de John Wells

Meryl Streep, Julia Roberts, Juliette Lewis, Julianne Nicholson, Chris Cooper, Benedict Cumberbatch, Sam Sheppard, Misty Upham, Ewan McGregor, Dermot Mulroney, Margot Martindale, Abigail Breslin

2.5/5

Au fin fond de l’Oklahoma, en pleine été, Beverly, poète et professeur, se déchire encore une fois avec sa femme, Violette, qui vient de finir son traitement pour un cancer. L’un est accroc à l’alcool, l’autre aux calmants. Un matin, Beverly disparait et Violette appel à la rescousse sa famille. Sa sœur ainée, Mattie qui vient avec son mari Charles et leurs fils Charlie, et surtout les trois filles de Violette, Barbara en rupture avec son mari et sa fille ado, Karen qui débarque avec son petit ami du moment, et Ivy, toujours célibataire. Le corps de leur père refait surface, il se serait suicider,  et toute la famille se regroupe pour l’enterrement. Règlements de compte et autre secrets de famille sont au programme, sous une chaleur étouffante.

Un été à Osage County : Photo Abigail Breslin, Benedict Cumberbatch, Chris Cooper, Dermot Mulroney, Ewan McGregor

Au départ je voulais voir Ida, mais l’horaire ne me convenait pas à la dernière minute et j’ai du me rabattre sur un film qui commençait tout de suite. Le choix n’était pas grand et je me suis rabattu sur ce film, uniquement pour la présence de Meryl Streep.

Un été à Osage County : Photo Benedict Cumberbatch, Chris Cooper

L’histoire quant à elle, est ultra classique, une famille qui se retrouve pour l’enterrement du père et qui se déchire. Les non dits, les silences trop longtemps gardé, les personnages en ont marre de tout prendre sur eux et décident de tout déballer. Tout y passe, la mère qui reproche à ces enfants d’avoir été trop gâtée et de ne pas avoir su apprécier leurs chances, Barbara qui annonce sa séparation avec son mari et qui a du mal à gérer sa fille ado, qui ne se sent pas du tout proche de sa mère, Karen qui vit dans un monde fait de faux semblants, ou encore la douce Ivy, qui a toujours été docile et silencieuse, et qui annonce à la famille sa relation avec son propre cousin, dont elle est tombée amoureuse.

Un été à Osage County : Photo Julianne Nicholson, Margo Martindale, Meryl Streep

Certains on reproché à Meryl Streep d’en faire trop, mais c’est tout à fait justifier par la personnalité de son personnage, emportée, passionnée, et légèrement sénile (médicament, dépression, vieillesse). Je ne suis par contre, pas une fan de Julia Roberts. Les racines grises qui pointent leurs nez, les rides qui apparaissent (contrairement aux pubs dans lesquelles elle apparait et où toute trace du temps qui passe est effacé), pas trop de maquillages, vêtements larges et informe, on sent la volonté d’apparaitre au naturel, un peu trop, ça finit par paraitre artificielle, et on a l’impression de voir Julia Roberts dire à chaque scène « regardez je me montre sans fard ni effets », on finit par ne voir que cette volonté et plus le reste.

J’ai par contre beaucoup aimé la performance de Julianne Nicholson, touchante en cinquième roue du carrosse, celle qui a toujours pris sur elle, qui est resté présente pour ses parents, la seule à ne pas avoir pris la poudre d’escampette dès la première occasion, celle qui s’est toujours un peu sacrifiée, celle que l’on ne voit même plus, qui n’a pas d’intérêt aux yeux de sa famille. Son histoire avec son cousin Charlie est attendrissante, touchante et triste, on se prend d’amitié pour cette sœur, qui n’a jamais rien demandé, ne s’est jamais plainte et qui aimerait bien pouvoir vivre un peu sa vie maintenant qu’elle est dans la quarantaine bien entamée.

En bref, un film qui se laisse voir mais qui n’a finalement rien d’originale, de nouveau ou de marquant. Meryl Streep est intéressante à voir dans le rôle de Violette, et quelques rôles secondaires prestigieux sont plaisants, notamment Julianne Nicholson et Chris Cooper. Mais ce n’est pas un film que je retiendrais longtemps en mémoire. Pas indispensable.

Dans la peau de Meryl Streep

de Mia Marsch

2.5/5

Isabelle découvre que son mari l’a trompe après 15 ans de vie commune, June, sa jeune sœur, rêve de retrouver le père de son fils, Charlie 7 ans, qui a disparut le lendemain de leur seule nuit passée ensemble sans laisser de trace. Quant à Kat, leur cousine, elle ne sait pas si elle doit accepter la demande en mariage de Oliver, son ami d’enfance. Les trois femmes qui se retrouvent à l’auberge de la mère de Kat, Lolly. Elle a invité les trois jeunes femmes qui ne se voient pas très souvent, pour leur annoncer qu’elle est atteinte d’un grave cancer. Les trois jeunes femmes encaissent la mauvaise nouvelle, et le sens de la famille refait surface. Les deux soeurs et la cousine retrouvent une vieille complicité oubliée, et se serrent les coudes pour soutenir Lolly dans sa maladie. Elles s’installent dans l’auberge des trois capitaines, qu’elles ont toujours connu, pour faire tourner l’auberge familiale durant le traitement de Lolly. Toutes les semaines, elles visionnent un film de Meryl Streep, l’actrice fétiche de Lolly. Isabelle, June et Kat y puisent des pistes de réflexions à leurs problèmes respectifs.

C’est un collègue qui me l’a prêté, le résumé ne me tentait pas vraiment c’est surtout le fait que les héroïnes décident de regarder les films de Meryl Streep, actrice que j’adore, qui m’a convaincu.

Les pages du roman défilent vite, chaque chapitre est centré sur une des trois jeunes femmes, Isabelle qui vient de découvrir l’infidélité de son mari, et qui redécouvre la personne qu’elle est vraiment sans son mari pour tout diriger. June qui recherche le père de son fils, en espérant découvrir un homme qui l’aime encore et qui a une excuse pour ne pas avoir refait surface après leur unique nuit passée ensemble. Kat qui n’a jamais quitter l’auberge familiale, rêve d’évasion et de voyage, mais doit choisir entre ses rêves et la demande en mariage d’Oliver, son meilleur ami. Chacune à ses petits problèmes sentimentaux, le tout sur fond de maladie, avec Lolly de plus en plus faible.

Finalement, le roman parle peu des films de Meryl Streep. Le diable s’habille en prada, Sur la route de madison, La brulure, Kramer contre Kramer, Bons baisers d’Hollywood, out of Africa, Rendez vous au paradis, Pas si simple, sont donc visionnés par la famille, suivi de commentaires fait par les personnages toujours en rapport avec leurs problèmes personnels. Ce coté là est assez frustrant, puisqu’on ne parle pas énormément des films, les dialogues sont bourrés de clichés, et a part nous sortir régulièrement que Meryl Streep est belle quand elle est jeune et belle quand elle est vieille, c’est vide comme une coquille.

C’est donc une lecture facile, rapide, mais pas vraiment satisfaisante, les dialogues sont simplistes, parfois mauvais, les situations souvent clichées, les rebondissements pas surprenants pour un sou, c’est vraiment du scénario digne des téléfilms de l’après midi, on ne peut pas s’empêcher de regarder jusqu’au bout pour se dire qu’au final, on a bien perdu son temps! Sans parler que certaines scènes, la manière de décrire les réactions ou les émotions des personnages sont souvent culcul et d’un mièvre affligeant, et le style de l’auteur n’arrange rien, j’ai eu parfois l’impression de lire un roman jeunesse dans lequel l’auteur fait bien attention de ne pas utiliser de mot trop compliqués ou de phrase trop longue et l’auteur fait bien attention de nous expliquer les sentiments de ses héroïnes comme si elle racontait l’histoire à un enfant de 5 ans, ce qui est parfois un peu agaçant. Gros bof!