Dernières séances: Men in black international – Nevada – Le daim

Men In Black: International : Affiche

de F Gary Gray

Chris Hemsworth, Tessa Thompson, Emma Thompson, Liam Neeson

2.5/5

Quand Molly était petite fille, elle découvre un petit extraterrestre dans sa chambre. Les men in black débarquent et effacent la mémoire de ses parents qui ont vu certaines choses, mais pas la mémoire de leur petite fille. Molly grandit passionnée par les extraterrestres et les men in black. Toutes ses études et sa vie sont tournées vers la quête des men in black avec l’espoir d’être embauchée. Un jour, elle atteint enfin son but. Elle est envoyée par sa chef au bureau de Londres pour une enquête et fait la connaissance de l’agent H, la vedette régionale. Il a sauvé la Terre avec l’aide de son chef “grand T”, en mettant en déroute la redoutable race extraterrestre “la ruche” quelques années plus tôt.

Men In Black: International : Photo Chris Hemsworth, Tessa Thompson

J’avais bien aimé le Men in black de 1997 avec Tommy Lee Jones et Will Smith, un peu moins les deux volets suivants. Je n’étais pas contre un nouvel épisode. Chris Hemsworth joue les agents héros mégalo, qui s’est endormi sur ses lauriers passées et vit désormais en mode feignasse. Molly c’est la nouvelle agent hyper motivée, elle qui a cherché quasiment toute sa vie à intégrer un jour les MIB. Leur duo fonctionne plutôt bien, l’histoire n’est ni ennuyeuse ni longuette.

Men In Black: International : Photo Chris Hemsworth, Tessa Thompson

Très vite le film prend des airs d’Indiana Jones, en faisant voyager les deux héros à la recherche d’artefacts.  Je ne pense pas en garder un souvenir impérissable. Il y a quelques touches d’humour mais personnellement je n’ai pas beaucoup ri durant le film. Les deux personnages principaux sont assez attachants dans leur genre, et j’irais peut être voir un 2e volet si il sort un jour, mais concernant ce film, il s’oublie assez vite au final.

Nevada : Affiche

de Laure de Clermont Tonnerre

Matthias Schonaerts, Jason Mitchell, Bruce Dern

4/5

Au Nevada, Roman est enfermé pour une période longue durée, et pour un crime lourd. Après avoir été prisonnier dans plusieurs prisons depuis une dizaine d’années, et souvent à l’isolement, une conseillère estime qu’il est temps pour lui et sa future réinsertion de retourner en zone pénitentiaire collectif. Roman, lui s’est habitué à l’isolement et n’approuve pas. Il est envoyé à l’entretien des écuries de la prison. Là, il découvre un programme concernant les chevaux Mustangs. Dans plusieurs états du pays, des mustangs sauvages se reproduisent dans des espaces de plus en plus réduits et leur surpopulation pose problème. Le programme permet aux prisonniers d’apprendre l’élevage des chevaux. Leur mission est de les élever durant plusieurs semaines avant de les mettre aux enchères auprès des municipalités et autres services de police.

Nevada : Photo Jason Mitchell, Matthias Schoenaerts

J’ai beaucoup aimé Nevada. Matthias Schonaerts est excellent dans le rôle de ce prisonnier asociale, nerveux, renfermé. On apprend petit à petit son passé et ce qu’il a fait pour avoir fini en prison. Roman se voit confié le seul cheval capturé qui n’a pas abdiqué. Agressif, il semble être impossible à dompter tout comme Roman. Les deux forment donc un duo plein de colère.

Nevada : Photo Gideon Adlon, Matthias Schoenaerts

La vie carcérale, son quotidien répétitif, violent, terne, l’échappatoire de ces prisonniers avec leurs chevaux. La réalisatrice nous dépeint un monde carcérale ni enjolivé, ni romanesque. Les chevaux permettent de canaliser la violence de ces prisonniers mais pas de messages idéaliste ici, tout est très réaliste. Ce n’est pas un film hollywoodien sur la prison et la réinsertion, le pardon et la repentance. Les prisonniers sont condamnés à des peines lourdes pour des crimes violents et si leur relation avec les chevaux leurs rends leur humanité et calme leur violence, rien n’indique que c’est un remède miracle. Un film intéressant parfaitement interprété.

Le Daim : Affiche

De Quentin Dupieux

Jean Dujardin, Adèle Haenel

3/5

Georges plaque tout sur un coup de tête, femme, boulot, vie et roule vers un patelin paumé pour répondre à une annonce, la vente d’une veste 100% daim à franges, la veste de ses rêves. Pour l’acquérir il vide son compte en banque de toutes ses économies. Il s’installe à l’hôtel du coin. Petit à petit il délire et perd complètement le sens de la réalité.

Le Daim : Photo Adèle Haenel, Jean Dujardin

J’avais adoré le précédent film de Dupieux Au poste. Le soucis avec les films absurdes c’est que parfois ça marche, parfois ça marche moins. George plaque tout, se paye la veste en daim de ses rêves, fait croire à la barman du coin qu’il est là pour réaliser un film et décide que sa mission est de détruire toutes les vestes afin que sa veste à lui soit la seule au monde.

Le Daim : Photo Jean Dujardin

Le film est court, on accompagne George dans sa folie, dans ses actes meurtriers et absurdes pour le compte de son blouson qui lui parle. On retrouve le coté absurde des films de Dupieux, les personnages bizarres qui frôlent la folie ou qui sont complètement dingues pour certains, mais contrairement à Au poste, je n’ai pas retrouvé l’humour ou alors un humour morbide et trop noir.

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