Lost river

Lost River : Affiche

de Ryan Gosling

Christina Hendricks, Saoirse Ronan, Iain De Caestecker, Matt Smith, Reda Kateb, Ben Mendelsohn

3.5/5

A Lost river, tout est en ruine et à l’abandon. La ville se meurt, les gens déménagent, et petit à petit la ville devient fantome. Seuls quelques irréductibles s’acharnent comme Billy, mère célibataire de deux garçons, Bones presque adulte et Franky qui encore tout petit. Il y a la voisine aussi, Rat, que Bones apprécie et qui s’occupe de sa grand mère, qui ne parle plus depuis la mort de son mari. Bones s’attire des ennuis en volant le cuivre des maisons abandonnées alors que les ruines ont été “revendiquées” par la petite frappe du quoi, Bully, qui n’hésite pas à découper les lèvres de ceux qui l’énerve, tandis que sa mère, Billy, accepte l’offre de boulot particulièrement étrange du directeur de la banque qui l’a menace d’expulsion, faute de crédit remboursé.

Contrairement à ce que nous fait croire Allociné, non Lost river n’est pas un film fantastique, pas l’ombre d’un élément surnaturelle dans ce film, bien au contraire. On suit plusieurs personnage dans une ville quasi fantôme, des personnages dont la vie est de plus en plus difficile, qui se sentent acculés au pied du mur, qui perdent peu à peu le reste d’espoir qu’ils possèdent. Alors que la ville se vide des rares habitants restant, Billy la mère célibataire se voit  menacée d’expulsion par le directeur de la banque et accepte une proposition de job étrange et flippant, Rat, la voisine, est coincée dans sa vieille bicoque en ruine à cause de sa grand mère qui ne bouge pas ni ne parle depuis la mort de son mari et passe son temps à regarder de vieux films de son mariage, et Bones, le fils de Billy, qui passe son temps à éviter Bully, qui rêve de lui découper les lèvres.

Rien de fantastique ou de surnaturelle dans ce film, si ce n’est l’atmosphère étrange et pesante, une musique souvent angoissante, une bande originale très intéressante, et une peur pour les personnages, et leurs devenir, on s’attend à chaque minute à les voir sombrer dans une destinée violente, dramatique et sanglante. Mais à chaque fois qu’on s’attend à voir le pire, Ryan Gosling épargne ses personnages. Ici pas de drame démesuré, par de mélo, ce qui rend les faits de l’histoire et le contexte sociale encore plus réaliste.

Quand on connait un peu l’univers de Ryan Gosling, on est pas du tout surpris finalement, de la tournure de l’histoire, de l’ambiance, de ce coté effrayant sans l’être réellement, de ce coté bizarre, parfois un peu morbide, qu’on peut voir dans les clips et les chansons de son groupe Dead man’s bones.

Lost River : Photo

En sortant de la salle, j’avais une forte impression que Gosling s’est inspiré de nombreux films des années fin 80 et début 90, dans son ambiance, son étrangeté. J’ai beaucoup aimé Katherine Hendricks, qui sort du lot dans ce film, même si la jeune Saoirse Ronan n’est pas en reste, et Ben Mendelshon fait froid dans le dos.

Lost River : Photo Christina Hendricks

C’est donc un ovni, avec une jolie maitrise de la caméra , certaines scènes sont vraiment très réussie, quelques moments de grace. Prise à part certains morceau du film sont d’une jolie virtuosité, mais le film dans son ensemble, c’est un peu bordélique, un peu trop bizarre,

PS : J’ai vu le film dans le cadre d’une avant première, avec Ryan Gosling et Reda Kateb venus présentés le film; Pas de photos cette fois ci, j’étais un peu loin dans la salle, puisque j’ai eu des places à la dernière minutes, (on y est allées sachant très bien qu’ à chaque fois, les avant première ne sont jamais vraiment complète, les personnes ayant réservées ne venant pas toujours à la séance, au final), On a tenter le coup à la dernière minute. C’est toujours un plaisir de voir les acteurs de près, même si il n’y a eu aucun échange comme ce fut le cas avec Russell Crowe.

I’m definitely a mad man in a blue box

Le docteur et moi c’est une grande histoire d’amour, ce fut le coup de foudre au premier regard entre lui et moi, depuis le jour où mon chemin a croisé le coffret dvd de la saison 1 (la saison 2 venait de sortir en dvd) et entre la couverture et le résumé, je n’ai pas réfléchi une seconde avant de l’emmener à la caisse. et dès les premières minutes, malgré son coté un peu déjanté, un peu kitsch dans les effets visuels, je me suis dis que c’était une union faite pour durer.

Même les multiples changements de visages ne m’a pas fait renoncer, pas même le départ du magnifique Monsieur Tennant, pas même le départ de Rose, ou la fin triste de Donna, et pourtant, il faut le dire, si la saison 5 ne m’avait pas déçue, j’ai décroché après les deux ou trois premiers épisodes de la saison 6. Pourquoi? je ne le sais pas vraiment, nos chemins se sont éloignés petit à petit, j’ai laissé passer un, deux, trois épisodes, et avant que je ne m’en rende compte, la saison 7 était passée…

Je me suis même demandé si ce n’était pas une rupture définitive, peut être que Matt Smith m’avait finalement déplut, que je ne supportais pas ce nouveau changement, peut être que mon cerveau rejetait ce nouveau visage, ce nouveau docteur. Les mois passaient et la motivation de me remettre à la série ne revenait pas, jusqu’à ce que tous les soirs, je me surprenne à mettre france 4 et à revoir la saison 3 puis la saison 4 (en vostfr merci bien france 4). Plein de bons souvenirs, pleins d’épisodes qui m’avaient vraiment marqués, Gridlocks, Human nature/family blood, Blink, Partners in crime, silence in the library, the unicorn and the wasp, Turn left…

tout ça m’a à nouveau donner très envie de me replonger dans le monde du docteur, de cet homme fou dans sa petite boite bleue, il est temps que je rattrape mon retard, ne serait-ce que pour être à jour pour pouvoir apprécié l’épisode de noël qui arrive à grands pas et que je ne veux pas rater. Peut être que mon impression reviendra au fil des épisodes, peut être que je vais être déçue par ces deux saisons, je ne sais pas, mais ce qui est sur c’est qu’il faut que je redonne une chance à l’une des séries qui m’a le plus enchanté et fait rêver ces dernières années, une des rares séries télé à pouvoir faire passer en une scène, des émotions aussi diverses que la tristesse, la mélancolie et le fou rire, oui c’est possible avec le docteur! Alors est ce que le docteur sait encore me faire rêver et me surprendre, verdict d’ici quelques semaines j’espère, le temps de voir tout ça, de digérer et de vous dire si oui ou non, cette série est toujours à la hauteur de ce qu’elle fut les 5 saisons précédentes.