Dernière lecture: La mort dans les nuages d’Agatha Christie – L’ile de Peter de Alex Nikolavitch – Wildfire de Ilona Andrews – Agatha Raisin la quiche fatale de MC Beaton

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La mort dans les nuages

de Agatha Christie

4/5

Hercule Poirot rentre à Londres par le vol de 8h45. A son bord que le gratin: une lady, une vénérable, une jeune femme qui a gagné au loto, un dentiste, un père et son fils célèbres archéologues français, un écrivain, un médecin…et une vieille dame qui à l’atterrissage ne se réveille pas. Hercule Poirot n’est pas content, comment un meurtrier à pu avoir l’audace d’assassiner sous ses yeux? hors de question de se laisser humilier de la sorte pour le détective belge. Ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne découvre qui a fait le coup.

Un bon cru que cet Hercule Poirot! le célèbre détective prend l’avion et bien entendu, un meurtre à lieu durant le vol. J’ai beaucoup aimé suivre l’enquête, surtout que Poirot est très actif dans ce tome ci. Il fait des filatures, part à Paris, revient en Angleterre, côtoie la haute société, des archéologues, un romancier, un dentiste. J’ai aussi beaucoup aimé la collaboration amicale entre l’inspecteur Japp, l’inspecteur Fournier et Poirot. Son duo avec la jeune et jolie Jane Grey est très sympathique. Il y a quelques touches d’humour, du suspense, on ne s’ennuie pas! J’ai revu l’adaptation télé peu de temps après et pour le coup, le roman est bien meilleur.

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L’ile de Peter

de Alex Nikolavitch

2.5/5

L’inspectrice Wednesday et son coéquipier parcours les rues de Manhattan. Ils gardent à l’œil un certain Joab, un chef de gang. Ce dernier est à la recherche d’un certain petit homme à lunette et au ventre rebondi appelé Mouche. Elle retrouve le Mouche en question mais  alors que Mouche semble s’évaporer dans une vapeur étrange, Wednesday et Joab sont entrainés dans son sillage et se réveillent sur une ile tropicale aussi étrange que mystérieuse. Wednesday y découvre des pirates, des indiens, un crocodile qui fait tic tac, et un homme enfant qui semble boudé au sommet de l’ile…

Le principe de départ est originale,  une flic de New York propulsée sans le vouloir sur une ile perdue dans l’espace temps et qui s’avère être l’ile de Peter Pan, une ile aux propriétés magiques, surnaturelles, figée dans le temps depuis plusieurs siècles. J’ai eu l’impression qu’il s’agissait d’un mix entre Peter Pan et la série Lost. Les personnages sont plutôt intéressants, notamment celui du capitaine crochet et de Mouche, qui racontent leurs passés de marin et de pirate avant de se retrouver coincés sur l’ile et de devenir des personnages légendaires. J’ai bien aimé les parties où l’on découvre un peu la vie passé de Crochet et de Mousse, surtout ce dernier d’ailleurs, un roman entièrement consacré à leur vie de pirates partis piller les bateaux avant d’entendre parler de cette ile mystérieuse et d’en faire leur obsession aurait été plus intéressant que l’histoire que j’ai lu. Reste un roman originale et un peu étrange, avec quelques bonnes idées, mais qui manquent de développement.

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Wildfire

de Ilona Andrews

3.5/5

3e tome des aventures de Nevada et de Rogan. Dorénavant Nevada ne peut plus se cacher et doit absolument se déclarer comme Prime et déclarer sa famille comme une Maison pour obtenir la protection des Primes de Houston et ainsi éviter les attaques de sa grand mère paternelle qui a retrouver leur trace. La grand mère de Nevada voudrait bien récupérer ses petits enfants pour reconstituer sa Maison. Nevada décide alors d’enregistrer comme Maison Baylor toute sa famille afin d’assurer leur sécurité. Entre temps, elle reçoit la visite de Rayna, l’ex fiancée de Rogan. Elle vient demander de l’aide à Nevada pour retrouver son mari qui a mystérieusement disparu.

Les couvertures de cette série sont toujours aussi moches mais encore une fois une lecture pleine de rebondissement, d’action, d’humour. On découvre enfin quels sont les pouvoirs de certains membres de la famille de Nevada, on a droit à un tête à tête entre Nevada et sa diabolique grand mère qui garde le sens de la famille malgré tout, on retrouve des personnages attachants comme Bug, Cornelius, Mathilda, par contre dommage que l’on ne voit pas Augustine auquel je m’étais un peu attaché. L’intrigue est prenante, la disparition du mari de Rayna est intéressante et bien ficelée. Et puis bien sur la relation entre Rogan et Nevada est très réussie dans son évolution. Une série Urban fantasy sympathique, distrayante, pleine d’action et d’humour avec des personnages bien développés. Il devrait y avoir un 4e tome selon l’auteur, si les ventes du 3e tome sont à la hauteur des attentes, la maison d’édition en commandera un 4e et si ce n’est pas le cas l’auteur le publiera sur son site. Mais aux dernières nouvelles les ventes étaient plus qu’excellentes. A suivre.

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Agatha Raisin tome 1, la quiche fatale

de MC Beaton

3/5

 

Agatha Raisin aura bientôt 50 ans et vient de vendre son entreprise de relations publiques pour qu’elle puisse couler une retraite dorée et réaliser son rêve, celui d’acheter un cottage dans les cotswolds. Agatha dit donc adieu à la vie trépidante de Londres pour s’installer dans un jolie cottage dans un charmant petit village. Agatha se rend vite compte que les habitants, si ils sont tous très polis avec elle, ne cherchent pas du tout à la connaitre. Les relations restes superficielles. Elle décide alors de participer à un concours de quiches et pour s’assurer la victoire elle décide d’acheter sa quiche chez l’un des meilleurs traiteurs londonien plutôt que de la faire elle même. Hélas, le président du jury ne déclare pas Agatha vainqueur et en plus il a le mauvais gout de mourir empoisonné plus tard chez lui après avoir mangé les restes de la quiche. Bien que la police décide de se prononcer pour un accident, Agatha renifle le meurtre et commence à fouiner.

J’avais entendu parler des romans, mais j’ai d’abord regarder l’adaptation télé. La série m’a beaucoup plut, j’ai trouvé ça drôle, pétillant, surtout grâce à l’actrice qui joue Agatha, Ashley Jensen. Du coup j’ai eu envie de lire le premier tome.

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On se rend compte assez vite en lisant le livre, que le roman a été écrit il y a un moment (début 90), et qu’il n’y avait donc ni internet ni téléphone portable pour aider à résoudre les enquêtes. Le personnage d’Agatha, quoique parfois agaçant dans son comportement, reste attachante. Sure d’elle, déterminée, volontaire, elle a créer seule une entreprise florissante et décide de couler des jours calmes à la campagne. Mais très vite elle déchante, elle s’attendait à de véritables amitiés avec les gens du coin, mais elle trouve leur relation avec elle superficielle et distante, alors qu’en réalité, Agatha ne se rend pas compte que progressivement, elle tisse des liens profond avec certains membres du village.

J’ai bien aimé ma lecture au finale, l’intrigue policière est sympa à suivre, on découvre la vie de village, les points négatifs, les points positifs, on apprend à connaitre les différents personnages qui entourent Agatha, comme l’inspecteur de police qui s’attache très vite à Agatha, son ancien employé Roy, qui apporte pas mal d’humour, la femme du révérend, les piliers du pub local…

Il y a quelques traits d’humour, pas mal de rebondissements, les questionnements d’Agatha concernant sa nouvelle vie. Une lecture sympa, mais dommage que les tomes ne sortent pas en poche, ce sont des formats entre deux, qui coute quand même 14 eur l’unité. Je lirais peut être la suite si ils sortent en poche ou si je les trouve d’occasion.

 

 

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Dernière lecture: Kayla Marchal tome 2: L’ascension de Estelle Vagner – Le joueur de croquet de HG Wells – Hidden legacy tome 2: White hot – Park life de Shuichi Yoshida

L’ascension

de Estelle Vagner

3.5/5

Le tome 2 des aventures de Kayla Marchal. On retrouve donc Kayla et Jade qui découvrent la vie des polymorphes et du clan des protecteurs. Elle est sensée s’entrainer à développer son pouvoir et à trouver sa deuxième forme animale, mais hélas pour elle rien ne fonctionne. Alors qu’elle pensait enfin trouvée sa place parmi les polymorphes, elle comprend très vite qu’elle n’est pas acceptée par les autres. Encore une fois, elle a l’impression de ne pas être à sa place et de ne pas être acceptée. Heureusement elle trouve du réconfort auprès de Jade, mais Max lui manque énormément. Les mois passent et elle n’a aucune nouvelle…les choses auraient pu continuer ainsi si Kayla n’avait pas découvert le véritable but des polymorphes protecteurs. Elle décide alors qu’il est temps d’aller voir ailleurs.

j’avais beaucoup aimé le premier tome des aventures de Kayla. Les dialogues sont parfois un peu trop ado mais il faut dire que l’héroïne n’a que 18 ans. J’ai moins aimé le début du roman, lorsque Kayla et sa nouvelle copine Jade sont coincés dans les quartiers des Protecteurs et qu’elles sont obligées de suivre des cours. Le coté lycée n’était pas des plus passionnant, mais heureusement cette partie là passe très vite. On se retrouve donc ensuite dans le vif du sujet, et dans tous ce qui a fait que j’ai aimé le premier tome: de l’action, des rebondissements, de l’aventure, de l’humour. On découvre grâce à Jeremiah, l’univers des Traditionalistes.

Avec les rêves de plus en plus vivant et détaillés de Kayla, on découvre enfin ses vies antérieures, notamment le passé de Kania et Max/Mydan, mais aussi une autre vie antérieure plus lointaine. Les rêves apprennent à Kayla sa destinée et les sacrifices qu’elle a fait et qu’elle devra surement faire encore.

Une lecture très sympa, parfois légère, parfois drôle, Kayla évolue doucement, et les personnages secondaires sont pour la plupart attachant. Je lirais le 3e tome avec plaisir.

 

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Le joueur de croquet

de HG Wells

4/5

Dans les années 30, George est un homme de la bonne société, oisif et lisse. Il dépend du bon vouloir de sa riche tante, avec qui il passe tout son temps. George boit, voyage, et joue du croquet, sport dans lequel il excelle. Bref, George est un anglais respectable. Il est un jour aborder sur la terrasse d’un hôtel par le docteur Finchatton, qui lui demande s’il peut lui raconter ses mésaventures récentes afin d’avoir l’opinion d’un homme extérieur. Finchatton lui raconte comment il est devenu médecin dans une petite ville paumée. Il a été témoin de certains faits qui l’ont persuadé que le mal à l’état pure agissait dans la région, au point de hanter ses nuits et ses rêves et de perturbé sa tranquillité.

Je suis tombée sur ce court roman un peu par hasard et j’ai tenté le coup. Le roman se passe exclusivement sur la terrasse de cet hôtel dans lequel le héros, George, va rencontrer Finchatton, persuadé d’avoir été contaminé par le mal qui règne dans la ville où il est établi. Un petit roman étrange. J’ai été intéressée par l’histoire de Finchatton; est t-il tout simplement fou, l’est-il devenu en se laissant convaincre que le mal est contagieux, ou a t-il vraiment été témoin du mal qui prendrait véritablement forme? Tout est sujet à questionnement dans ce roman, même le médecin psychiatre de Finchatton n’est pas dénué d’ambiguïté; est-il fou lui aussi? a t-il été contaminé par Finchatton? et si c’est le cas, George va t-il être contaminé aussi?

Ce qui sauve George de la folie finalement, c’est tout simplement son caractère. George est un anglais dilettante, qui ne se prend pas la tête, qui a des idées très terre à terre et zéro imagination. Ce qui intéresse George c’est d’en faire le minimum, de se prélasser le maximum et de satisfaire sa tante qui tient les cordons de la bourse, alors le mal, la folie et la contagion il s’en fout, et c’est finalement ça qui le sauve.

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Hidden legacy tome 2: White hot

de Ilona Andrews

4/5

Nevada Baylor est toujours détective privée et tente de se remettre des évènements récents (Burn for me tome 1). Mad Rogan n’a pas reparue dans sa vie et c’est tant mieux, du moins le pense t-elle. La routine a repris  le dessus jusqu’à ce que Cornelius Harrison sonne à sa porte. Sa femme a été sauvagement assassinée en compagnie de plusieurs autres collègues de travail. Il aimerait venger la mort de sa femme, d’autant que son employeur ne semble pas intéressé de le faire. Nevada accepte l’affaire et doit pour enquêter, remettre les pieds dans le monde des Primes, ces êtres qui ont des pouvoirs importants et qui les placent au dessus du commun des mortels.

Bon je ne comprend toujours pas les couvertures affreuses pour cette série. En plus d’être vraiment très moches, elles donnent l’impression qu’on est sur le point de lire des romans arlequins ou érotiques, alors que non, ce n’est pas le cas. C’est d’ailleurs à cause de la couverture que je ne m’étais lancée dans la lecture du tome 1 Burn for me, que un an après sa sortie alors que je suis très fan des romans d’Ilona Andrews. Heureusement j’ai lu des articles qui m’ont fait réalisé que c’était bien de l’urban fantasy avant tout.

Dans la série des Hidden legacy, nous sommes dans un monde qui pourrait être le notre aujourd’hui mais qui a été chamboulé à la fin du 19e siècle par l’invention d’un sérum qui permet aux êtres qui se l’injecte de développer des pouvoirs extraordinaire comme la télékinésie, la télépathie, contrôler les éléments, ou autre. Certains développent des pouvoirs à un niveau très élevé, d’autre à un niveau minuscule. Ces pouvoirs pouvant se transmettre d’une génération à l’autre, ces personnes sont très vite rangées dans des cases selon le niveau de la magie. Moyen, élevée, ou encore Prime, qui sont les plus puissants. Ce ne sont plus des “familles” mais des “maisons”, qui suivent leurs propres règles, qui ont leurs propres institutions, même si ils respectent un minimum les êtres humains lambda et leurs lois pour ne pas soulever la haine et la rébellion de la population. Pour les membres des “maisons”, les mariages sont arrangés selon les pouvoirs des uns et des autres, dans l’espoir qu’une union engendrera des enfants puissants, avec des mélanges de différents types de pouvoir. C’est dans ce contexte qu’on fait connaissance dans le précédent tome de Nevada, dont le pouvoir est de savoir si quelqu’un ment ou pas. C’est un pouvoir rare et facile à cacher. Seule sa famille le sait et pour le reste du monde Nevada n’est qu’une simple petite détective privée qui s’occupe surtout d’infidélité.

J’ai adoré ce tome. On retrouve Nevada et toute sa petite famille, la mère ancienne militaire, la grand mère Frida qui adore bricoler les tanks dans le garage, Catalina et Arabella, les deux jeunes sœurs de Nevada et Leon et Bern ses deux cousins. On en apprend plus sur les origines de Nevada, d’où vient son pouvoir, on en apprend plus aussi sur les sœurs et cousins de Nevada qui ont eux aussi des pouvoirs intéressants.

Il y a beaucoup d’actions, beaucoup d’humour aussi, les dialogues sont toujours très drôles à lire, comme c’est déjà le cas dans les autres romans de Ilona Andrews (Kate Daniels). J’aime vraiment les romans urban fantasy de cette auteur, surtout pour ses héroïnes, toujours des personnages forts, déterminés, indépendants. Contrairement à son personnage de Kate Daniels, Nevada ne sait pas se battre et n’a pas de capacité physique particulière, mais son pouvoir devient de plus en plus maitrisé et puissant. Et surtout Nevada gère beaucoup de choses, j’adore son indépendance d’esprit, son coté malin. J’ai adoré son évolution. Avec des pouvoirs de plus plus puissant, elle devient quelqu’un qu’elle n’est peut être pas prête à assumer.

J’ai beaucoup aimé l’intrigue aussi, Cornelius est un personnage sympathique tout comme sa petite fille entourée d’animaux magiques; et puis bien sur le roman tourne beaucoup autour de la relation entre Nevada et Rogan qui évolue énormément. C’est drôle, bourré de rebondissement et d’action, on ne voit pas les pages tournées. Il se sera passé quasiment 3 ans pour que la suite sorte mais heureusement le tome 3 écrit dans la foulée sortira fin juillet 2017. J’ai hâte de le lire,  on devrait notamment voir la confrontation entre Nevada et sa grand mère paternelle.

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Park life

de Shuichi Yoshida

3.5/5

Un employé de bureau, son chef direct, une jeune employée de bureau, un vieux monsieur qui s’amuse avec son drone, une dame qui fait du jogging, un homme d’âge mur qui fait des exercices d’équilibre, tout ce monde se croise dans le parc Hibiya à Tokyo.

Park life parle du quotidien d’un jeune tokyoïte comme beaucoup d’autre. Célibataire, solitaire, employé de bureau, pas trop d’ambition. Il passe alors toutes ses pauses dans le parc à coté de son bureau, parfois seule, parfois en compagnie de son chef avec qui il a des discussions sur le sens de la vie. Il y a aussi la mystérieuse jeune femme qui vient tous les jours boire son café dans le parc avec qui il sympathise.

On le suit dans l’appart d’un couple d’amis qui se sont séparés et qui lui ont laissé les clés pour un temps indéterminé. ça tombe bien, puisque sa mère est de passage à Tokyo et squatte son appartement, comme elle le fait tout les ans pour quelques jours, pour respirer un autre air que celui de sa maison et pour voir d’autre tête que celle de son mari. La relation mère fils est parfois drôle.

Il y a une ambiance douce amère qui se dégage du roman, des petites choses du quotidien qui n’ont pas de réels importance. Le roman est court, il n’est pas exceptionnelle, mais j’imagine qu’entre les mains d’un bon scénariste et d’un bon réalisateur, ça pourrait faire un chouette film plein de douceur.

 

Dernières lectures: Les délices de Tokyo et Kayla Marchal l’exil

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De Durian Sukegawa

4/5

Sentaro est gérant d’un petit boui boui qui vend des dorayakis, des petites crêpes japonaises fourrées à la pâte de haricot confit. Il gère les lieux pour le compte d’un patron envers qui il a une dette. Un jour, une vieille dame, Tokue, se présente et se propose pour être engagée comme aide aux cuisines. Au début, Sentaro ne l’engage pas, la dame est vieille et n’a pas l’air bien solide, et ses mains toutes recroquevillées ne plaident pas en sa faveur. Mais après qu’elle lui ai fait gouter à sa pâte de haricots confits qu’elle confectionne elle même, Sentaro est convaincu: Tokue est engagée et viendra un matin sur deux pour lui apprendre et l’aider à faire les haricots confits, processus qui prend plusieurs heures. Dès lors, les ventes explosent et la clientèle augmente.

J’avais vu le film il y a quelques semaines, et j’avais adoré, alors quand j’ai vu que c’était adapté d’un roman, j’ai pas hésité. Le roman reprend donc la trame du film, Sentaro qui vend des dorayakis pour le compte d’un patron envers qui il a une dette. Il rencontre Tokue, vieille dame qui sait confectionner de la pâte de haricot confit comme personne et qui va transmettre son savoir à Sentaro. Au fil des pages, on découvre de Tokue a souffert dans sa jeunesse de la lèpre et à travers son personnage et son histoire, on découvre comment la lèpre a touché le Japon après la seconde guerre mondiale, et comment les malades étaient traités. Emmener dans des sanatoriums, on traitait les malades comme de vrais prisonnier. Ils avaient interdiction de sortir du camp, coupaient tout les ponts avec leurs familles pour qui ils étaient une honte, les malades se voyaient attribués de nouveaux noms et prénoms et toutes leurs affaires étaient brûlés à leur arrivée. Tokue raconte son histoire, son arrivée au sanatorium à l’âge de 14 ans, son mariage avec un autre malade qui sera stérilisé pour qu’il n’y ait pas d’enfant, son absence totale de contact avec sa mère, qui l’accompagna en pleure sur le quai qui l’emmenait au sanatorium de Tokyo.

J’ai adoré le roman, qui se concentre plus que le film sur la destinée des malades de la lèpre au Japon, ceux qui étaient touchés que légèrement, ceux qui conservaient de graves séquelles, la joie que les ex malades, guéri depuis longtemps, ont ressenti lorsqu’en 1996, la loi de confinement des anciens malades a été abrogée, et leur tristesse quand ils se sont rendus compte qu’à leur âge, ils ne pouvaient plus espérer ni reprendre contact avec leurs familles, ni refaire une vie en dehors du sanatorium.

L’apprentissage des haricots confits ne représente qu’une petite partie du roman, c’est plus une métaphore d’apprentissage de la vie. Tokue essaye de transmettre à Sentaro qui pourrait être son fils et à Wakana qui pourrait être sa petite fille, les leçons de vie qu’elle a apprise dans sa dure existence. C’est d’ailleurs dommage que dans le roman, la relation entre Tokue et Wakana ne soit pas plus développé, elle l’est est peu plus dans le film, car dans le roman, c’est surtout le point de vue de Sentaro qui est mis en avant, du coup on approfondie pas le personnage de Wakana suffisamment.

La première moitié du roman est parfois un peu étrange dans sa construction, dans les mots choisis, comme si la traduction du japonais au français nous fait perdre un peu de la poésie ou de la qualité d’écriture. La seconde moitié est mieux écrite, et la fin poignante, avec les déclarations de Tokue, les visites de Sentaro et Wakana au sanatorium, et les dernières pages sont très touchantes, pleines de poésie et de douceurs. Un jolie roman.

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de Estelle Vagnier

3.5/5

Kayla Marchal est une jeune morph, c’est-à-dire une humaine capable de se changer en animal et dans son cas, en loup. Les morph vivent répartis en clans et meutes, chaque clan vivant selon leurs propres règles. Kayla n’a pas connu sa mère, morte assassinée quand elle avait un an, et a été élevée durement par son grand père, le chef de meute, l’alpha. Mais alors que tous les autres membres de la meute se sont transformés en loup dès la puberté, Kayla n’a toujours pas réussi. Depuis elle est au mieux ignorée au pire battue par ses pairs. Pour son 18e anniversaire Kayla est mise à la porte par son grand père, qui décide qu’elle ne peut plus vivre parmi eux tant qu’elle n’aura pas réussi à se métamorphosée en loup. Se sentant trahie par sa seule famille, Kayla n’a pas d’autre choix que de prendre la route. En s’arrêtant en ville, elle fait la connaissance d’une nouvelle meute et décide de rester. Elle fait alors la connaissance d’autre morph.

J’ai découvert ce titre d’urban fantasy sur amazon, et après avoir lu quelques avis positifs, je me suis lancée. C’est écrit par une française et j’aime bien donnée une chance aux écrivains français dans le domaine de l’urban fantasy ou du fantastique, on a parfois de bonnes surprises.

Ici au départ, on ne sort pas trop des sentiers battus, un monde de morph (ou changeforme), des clans, des meutes, une héroïne jeune et jolie un peu naïve et un triangle amoureux en apparence.

Mais pas d’inquiétude, finalement je ne trouve pas que l’auteur soit tombé dans le piège du triangle amoureux et c’est tant mieux. Car même si les trois héros masculins sont décrits comme de vrais apollons, Kayla ne ressent rien pour deux d’entre eux, et c’est assez vite que le lecteur s’en rends compte.

J’ai beaucoup aimé finalement. L’univers est bien décrit, bien maitrisé par l’auteur, les clans, les meutes, la mythologie et l’histoire de ce peuple qui vit parmi les humains ou pas, sans pour autant se mélanger. Ce premier tome présente cet univers et ces caractéristiques, son passé et ses conflits intérieurs. Il présente aussi les personnages et si j’ai adhéré dès les premières pages à ce roman, c’est surtout pour son héroïne, Kayla, qui m’a plut. Elle n’est pas une pauvre jeune fille sans défense qui doit toujours être sauvée in extremis par de beaux mâles en puissance, en tant que morph elle a une force supérieur à la majorité et en tant que futur Alpha, elle a une puissance souvent supérieur aux communs des morph. C’est elle qui raconte l’histoire, elle a de l’humour, de la répartie, mais n’est pas sans défauts, car la belle Kayla n’est quasiment pas sortie de son clan durant ces 18 premières années, et coté relationnel elle n’est pas très douée.

Alors évidemment elle n’est pas très douée pour communiquer avec les garçons, elle perd souvent tous ses moyens. Mais j’ai justement aussi beaucoup aimé sa fraicheur, son naturel, son manque d’assurance, ses maladresses, après tout elle a 18 ans tout juste et ne connait pas grand-chose du monde extérieur.

C’est un roman qui se lit facilement, l’auteur ne s’embête pas de descriptions lourdes, juste ce qu’il faut, il y a de nombreux rebondissements plus ou moins importants, souvent de l’action, toujours bien écrit, et les dialogues sont souvent drôles. Bref, je l’ai lu en une nuit et une matinée, je l’ai commencé  à 00h30 je me suis arrêtée à contre cœur à 5h du matin et heureusement pour moi on était vendredi soir, donc après une grasse matinée je me suis remise à la lecture pour terminer ce roman assez vite.

Ce n’est pas souvent que je tombe sur un roman qui me tient en otage comme ça, pour qui je n’arrive pas à reposer le livre, avec les pages qui tournaient presque toutes seules. Bon après ce n’est pas le roman du siècle, mais c’est une histoire qui m’a beaucoup divertie, qui m’a bien changé les idées, et ce sont des personnages pour lesquels je me suis tout de suite attachée et que j’ai eu un peu de mal à quitter. La fin du roman nous fait bien comprendre que l’ont vient de voir seulement le haut de l’iceberg concernant le monde des morphs et des clans, et que toute une histoire bien plus importante se joue. J’ai vraiment hâte de lire la suite et de retrouver cet univers, en espérant que l’auteur garde la même fraicheur, et ne noircisse pas trop l’univers et la destinée des personnages comme c’est souvent le cas dans la fantasy que j’ai pu lire jusqu’ici. Le roman n’est paru que début avril, donc je me doute que je ne lirais pas la suite dans les semaines à venir, en espérant que l’auteur à déjà écrit le second tome, à suivre…